lundi 23 avril 2018

Impôts : Attention ils vont continuer d’augmenter, voici pourquoi

Emmanuel Macron l’a promis, il n’y aura pas de nouveaux impôts. Toutefois, depuis quelques années une mutation s’opère sans bruit… Et elle risque très fortement de vous retomber dessus.

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Impôts : une hausse inévitable ?

Emmanuel Macron l’a assuré à plus d’une reprise et lors de sa dernière interview disputée face au duo Plenel-Bourdin. Il n’y aura pas de création d’un nouvel impôt, fût-il local ou national, au cours de son mandat. Les ménages de France ne devraient pas non plus faire face à une augmentation de la pression fiscale d’ici à 2022. Pas de hausse d’impôt donc, ni de la CSG !

Vraiment ? Pour Frédéric Farah, économiste parfois classé à gauche, chercheur affilié au PHARE et enseignant à l’université Panthéon-Sorbonne, la déclaration semble trop belle pour être vraie. « On peut rester réservé. Même sans prêter au président de la République une quelconque volonté d’enfumage, gardons à l’esprit que ces annonces sont tablées sur une situation contextuelle favorable », indique l’économiste pour qui une croissance plus forte que les années précédentes et des rentrées plus soutenues ne suffiront pas. « Sur la durée d’un quinquennat, beaucoup de choses peuvent arriver et parmi elles beaucoup peuvent résulter sur la création d’un nouvel impôt. Certains épisodes climatiques entraînent la création d’impôt sécheresse, par exemple », rappelle-t-il. A ses yeux il est tout simplement exclu qu’Emmanuel Macron ne vienne pas à l’impôt en temps et en heure.

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« C’est mécanique », assure Frédéric Farah, « Macron utilisera l’impôt pour financer sa politique ». Malgré les belles promesses du locataire de l’Elysée, « Il y sera contraint », explique le chercheur. Et pour cause ! Il ne dispose plus que d’un seul outil pour se donner les moyens de son action : la fiscalité. « Emmanuel Macron ne peut plus jouer sur la monnaie pour créer de la compétitivité. Il ne peut pas avoir recours aux cotisations qui alourdissent le ‘coût’ du travail. Il ne lui reste donc que l’impôt », détaille l’enseignant.

La CSG va continuer d’augmenter

CSG-retraite

Naturellement, l’un des impôts qui s’en trouvera impacté c’est la CSG. « La CSG va monter en puissance. Compte-tenu de la situation structurelle du pays, dont la population vieillit, il ne peut pas en être autrement », précise l’enseignant-chercheur. (...) Du fait de la démographie française, mais aussi de la situation de chômage chronique qui touche le pays, la sécurité sociale dépense toujours plus. « A l’origine, la CSG ne représentait rien dans le financement de la sécurité sociale parce que l’Etat avait recours aux cotisations sociales plutôt qu’à l’impôt. Aujourd’hui, elle pèse pour près de 20% », explique l’économiste affilié au PHARE pour qui il ne faut pas écarter la potentielle création d’une 5ème branche qui prendrait en charge la dépendance. « La création d’une nouvelle cotisation ferait hurler les organisations patronales. Quant à la possibilité de revenir sur des réformes coûteuses perçues comme des cadeaux fiscaux aux plus aisés, elle n’est pas envisageable : dans la vision du président ce serait prendre un risque pour la dynamique économique du pays. Il ne reste que la CSG », souligne-t-il, un peu résigné.

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Ce n’est qu’une question de « timing politique », précise l’économiste, car une telle mesure serait suicidaire aujourd’hui. Mais, à ses yeux, les retraités constituent une cible facile pour l’exécutif. « Emmanuel Macron demande un effort aux retraités, ce qui n’est pas dénué d’une certaine logique : il s’agit d’une base fiscale fixe, qui n’a pas la possibilité de s’échapper, contrairement à d’autres. » Tout cela résulte, pour le chercheur, d’une volonté politique. Celle de ne plus créer du pouvoir d’achat par la hausse des revenus, parce que le salaire est désormais compris comme un coût, mais par la baisse des charges sur la paie. « Sauf que cette baisse des charges rogne nécessairement le budget de la sécurité sociale… qui est compensé par une hausse de la CSG et un plus grand recours à l’impôt. C’est ce que Frédéric Lordon appelle le capitalisme à basse pression salariale. »

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D’autant plus qu’en dépit des promesses de l’exécutif, Emmanuel Macron ne devrait avoir aucune difficulté à justifier la création d’un nouvel impôt ou l’augmentation de la pression fiscale déjà subie par les ménages. Plusieurs avocats fiscalistes l’ont pointé du doigt, le phrasé du président est pensé pour qu’il n’ait rien à s’interdire. « Les gouvernements successifs promettent souvent qu’ils n’imposeront pas plus les ménages. Dans les faits il lui suffirait de faire un audit pour pouvoir réutiliser une rhétorique classique qui viendrait légitimer le nouvel impôt»

 

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Une mutation économique et européenne

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Derrière tout cela se cache une mutation profonde de notre système social, à l’origine basé sur les cotisations et qui glisse maintenant vers l’impôt. Une mutation dérangeante en cela, au moins, qu’elle s’opère en silence, sans faire l’objet d’un débat réel. « On va vers une couverture plus universelle, certes, mais moins généreuse… une sorte de filet minimal parce que l’économie commanderait au social », analyse l’économiste, qui s’inscrit en faux avec cette vision des choses. « Si l’économie commandait véritablement au social, nous n’aurions jamais pu faire la sécurité sociale au sortir de la guerre, quand les caisses étaient vides », rappelle-t-il. Avant d’ajouter : « C’est le social qui a permis la moyennisation de nos modes de vie»

Selon lui, cette mutation qui progresse dans le sens d’une « modernisation inégalitaire assumée » croise la construction européenne. « Le traité de Maastricht, entré en vigueur en novembre 93, a créé l’Union économique et monétaire de l’UE et donc, de facto, l’euro. C’est lui qui impose la limitation des dépenses sociales, notamment en bloquant la possibilité de coupler une hausse des cotisations sociales avec un travail sur la monnaie pour garder une compétitivité », conclut l’économiste.


 

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Contribution_sociale_généralisée

http://www.planet.fr/impots-impots-attention-ils-vont-continuer-daugmenter-voici-pourquoi.1546498.1556.html

https://aphadolie.com/2018/04/22/impots-attention-ils-vont-continuer-daugmenter-voici-pourquoi/

https://www.legifrance.gouv.fr/affichSarde.do;jsessionid=2AD5F1EF2C38248965B7494100840B1F.tpdjo16v_3?reprise=true&page=1&idSarde=SARDOBJT000007110277&ordre=null&nature=null&g=ls

samedi 21 avril 2018

Agenda UPR/ ACTUALISATION

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Samedi 21 avril:

Dès 14h, réunion régionale et réunions départementales UPR Creuse, haute- Vienne & Corrèze

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Mercredi 25 avril:

UPR Creuse: distribution de tracts sur le marché de BOURGANEUF, rendez- vous à 10h devant la mairie.

Samedi 28 avril: conférence de François Asselineau à BOURGES!

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Mardi 1° mai:

Rassemblement national à Paris derrière la banderole UPR (lieu et horaire à préciser, nous attendons encore l'autorisation de la Préfecture...). Pour les covoiturages, contactez vos délégués départementaux!

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Venez, participez, aidez- nous!

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mercredi 18 avril 2018

UN ENNEMI DE L’ÉTAT DE DROIT (français et international) SIÈGE À L’ÉLYSÉE !

TRIBUNE LIBRE / Par Georges Gastaud* et Annie Lacroix-Riz**

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Texte soutenu par Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, Médaille de la Résistance, officier de la Légion d’honneur, et Pierre Pranchère, Combattant volontaire de la Résistance, ancien député communiste.

 L’oligarque que les manips médiatiques et l’usage machiavélique du repoussoir lepéniste ont placé à l’Élysée n’aura pas mis un an à révéler sa vraie nature : celle d’un redoutable ennemi de ce qu’il est convenu de nommer « l’ État de droit ».

Sur le terrain linguistique, Macron viole imperturbablement l’Article II-a de la Constitution qui dispose que « la langue de la République est le français » : « Make the planet great again ! » est l’intitulé d’un site officiel de l’Elysée, « France is back ! » est le slogan que Macron a promu dans ses discours, prononcés en anglais de Versailles à Davos, devant les P.-D.G. de multinationales ; sans parler du Business Globish incompréhensible qui larde de pédantisme « managérial » les allocutions de l’ex-Young leader devenu trader chez Rothschild. Comment se fait-il qu’aucun député, qu’aucun sénateur, qu’aucun média de masse, qu’aucun quotidien national ou régional n’ait durement pointé ces infractions graves et répétées à la Constitution, traitée en chiffon de papier, et à la langue française, que Macron a feint d’honorer devant une Académie française majoritairement frappée de servitude volontaire ?

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Et voilà que désormais, Macron viole ouvertement l’Article II de la Loi laïque de 1905 (qui fait partie du « bloc de constitutionnalité ») en discourant devant les évêques pour affirmer que « le lien entre l’Etat et l’Eglise a été abîmé » et qu’il entend désormais le « réparer » en dialoguant systématiquement avec la hiérarchie catholique. Or cet article de la Loi séparant l’Etat des Eglises dispose que « la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte ». En conséquence de quoi, nul président de la République, nulle personnalité censée représenter l’Etat, ne sont autorisés à cultiver, dans l’exercice de leurs fonctions, un « lien » parfaitement ILLEGAL ET ANTICONSTITUTIONNEL entre l’Etat républicain et tel ou tel culte, qu’il soit catholique, protestant, juif (on pense aux éternels « dîners du CRIF », cette machine à blanchir les crimes de guerre de Netanyahou) ou musulman (on pense à la volonté acharnée de certains de établir un « Islam de France » : c’est-à-dire en clair, à mettre en place un concordat totalement contraire à la lettre comme à l’esprit de la loi de 1905.

Bien entendu, la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, qui se prétend laïque, se tait, comme si le cléricalisme, cette sempiternelle alliance antipopulaire du Trône et de l’Autel, n’avait pas été de tout temps l’ennemi de l’égalité hommes/femmes. Là encore, peu nombreuses sont les réactions qui vont à l’essentiel : la FORFAITURE que constitue ce discours d’un chef de l’Etat qui piétine la légalité constitutionnelle ; au contraire, le Parlement et la grande presse sont majoritairement complices, voire enthousiastes ; quant à l’« opposition », elle est plutôt discrète si l’on excepte quelques dignes voix insoumises qui gagneraient en efficacité si, sortant de la seule indignation, elles rappelaient précisément le texte de la loi de 1905 en pointant son indubitable violation par le chef de l’exécutif. On espère au moins que les catholiques progressistes et laïques protesteront puisque Macron a même eu le culot, ce 9 avril 2018, de dicter aux évêques ce que devrait désormais être leur « engagement », bafouant ainsi le principe laïque – protecteur des convictions de chacun ! – que V. Hugo formulait ainsi : « l’Etat chez lui, l’Eglise chez elle ». On savait certes que la cinquième « république », décadente et en voie de dissolution dans l’UE néolibérale, cléricale et atlantique, est devenue incapable de susciter des Jean Moulin ou des Ambroise Croizat : on constate qu’elle peine désormais à secréter, ne serait-ce qu’un nouveau Gaston Monnerville appelant à destituer les fauteurs de forfaitures suprêmes ! A quand donc une combative manifestation nationale des vrais républicains appelant le peuple à refuser le dynamitage en marche de la République souveraine, laïque, sociale, une, démocratique et indivisible dont l’actuelle constitution se réclame encore en principe !

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Cette même légalité que Macron interprète dans sa forme la plus inexorable quand il s’agit, contre « la rue », de matraquer les écolos de Notre-Dame-des-Landes, de traquer des migrants calaisiens, de soutenir d’indignes doyens attentant aux franchises universitaires, ou de briser la grève cheminote par tous les moyens possibles, qu’ils soient médiatiques, économiques (propagande éhontée sur les autoroutes pour le covoiturage, utilisation de fait de jaunes sans honneur pour tirer des trains, réquisition maximale des « bus Macron »…) et, n’en doutons pas, répressifs et policiers le moment venu si la mollesse de nos réactions ordinaires laisse accroire à Macron-Thatcher que la chose est devenue « jouable ».

Citoyens qui lisez ceci, ne haussez pas les épaules en disant : « détails que tout cela : vu ce qui se passe sur le terrain social, les entorses à la langue et à la laïcité institutionnelle sont peu de chose ». Faux ! Toutes ces défaisances de ce qui subsiste de la nation républicaine marchent du même pas : en réalité, la liquidation des maigres garanties constitutionnelles que la Cinquième « République » en voie d’auto-dilution dans une UE de plus en plus dictatoriale, accordait aux citoyens, accompagne logiquement la casse méthodique des conquêtes sociales de la Résistance et de l’indépendance nationale, qui les rendait possibles.

 

Avec qui plus est, sous la poussée belliciste de Hollande et de la « gauche » impérialiste, type Libé, la décision aventuriste de frapper la Syrie souveraine au risque d’affronter l’armée russe et de déstabiliser la paix mondiale. A l’instar de Bush et de Trump, Macron ignorerait ainsi le droit international en contournant cyniquement l’ONU (les veto russe et chinois sont dits « scandaleux » quand ils protègent le Proche-Orient contre les faucons étatsuniens alors que le veto américain est tout naturel quand il protège le boucher Netanyahou d’une condamnation de la « communauté internationale » : parlementaires français et presse sont, là encore, très majoritairement complices de ce deux poids/deux mesures monstrueux !).

S’il en est temps encore, il urge de comprendre ce dont Macron est le nom : celui d’une casse tous azimuts, au profit de l’oligarchie capitaliste, de l’héritage progressiste français. D’une casse « en même temps » sociale, industrielle, nationale, scolaire, universitaire, diplomatique et institutionnelle qui ne fait que s’aggraver depuis, au moins, l’élection (sous influence de l’argent étranger ?) de Nicolas Sarkozy. Une casse qui deviendra vite irréversible si la gauche populaire continue d’éluder l’indispensable lutte pour une sortie, par la voie progressiste, de cette construction euro-atlantique qui mène notre pays vers la mort, le reniement et le déshonneur.

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C’est pourquoi il est indécent d’entendre la gauche politico-syndicale établie bêler à l’unisson sur la « légitimité » de Macron, pour lequel, il est vrai, Mme et MM. Groison, Laurent, Berger, Martinez, etc., ont appelé à voter le 6 mai 2017 en présentant le bulletin Macron comme un rempart antifasciste. Et en oubliant pour l’occasion que l’actuelle « majorité parlementaire » a été « élue » sur la base d’une participation extrêmement minoritaire des citoyens (44% des inscrits se sont déplacés, 56 % ont boycotté de fait le second tour des législatives : c’est le taux le plus bas de participation jamais atteint sous les quatre dernières républiques !).

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En outre, aurions-nous déjà oublié que ce « président » pseudo-« jupitérien », officie dans le cadre du Traité de Lisbonne, ce clone de la « constitution européenne » qu’avait pourtant rejetée le 29 mai 2005, et avec elle le drapeau et l’hymne européen mentionnés dans le TCE et officialisés par Macron, le vote du peuple souverain ?

Oui, un « président de la République » aussi mal « élu » et violant à ce point la loi républicaine (fût-ce celle d’une « démocratie » bourgeoise de plus en plus rabougrie), oui, un « président de tous les Français » lançant contre les cheminots une contre-réforme que ne mentionnait nullement le « pacte présidentiel », oui, un « chef de l’Etat » inscrivant l’état d’urgence liberticide dans la loi ordinaire, harcelant sans relâche le monde du travail et la jeunesse populaire (c’est-à-dire 90% de la nation !), oui, un président qui annonce déjà qu’il violera au besoin le droit international en Syrie (Macron a déclaré qu’il frapperait l’Etat syrien, quoi que décide le Conseil de Sécurité !), autrement dit, un chef des armées et de la diplomatie qui annonce cyniquement qu’il est prêt à enterrer l’ONU sans égards pour la paix mondiale, oui, un « président » censé protéger la Constitution et exécuter la loi commune, mais qui, dans les faits, les viole constamment en toute impunité, oui un tel « président » est illégitime. Les militants, anciens résistants et intellectuels communistes que nous sommes, resteront-ils encore longtemps presque seuls à le dire ?

Que ceux qui accablent ordinairement le communisme de l’épithète infamante de « totalitarisme » mais qui refusent de voir la fascisation galopante de l’agonisante « démocratie française », prennent donc dix secondes de recul avec l’anticommunisme obsédant qui leur obstrue la vue ; qu’ils méditent une minute, en l’appliquant à Macron, le mot de Lénine : « L’impérialisme, c’est la réaction sur toute la ligne », et ils verront vite qu’il ne s’agit pas là hélas, d’une formule polémique et « datée », mais bien d’un constat incontestable, plus vrai et plus actuel que jamais, dont tous les démocrates véritables doivent tirer au plus tôt, avec courage et détermination, toutes les conséquences militantes.

 

*philosophe, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

**historienne, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris VII

https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/untitled-36/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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En tant que démocrates et patriotes, nous partageons une bonne partie de cette analyse, mais pour nous le Frexit ne sera possible que par un rassemblement le plus large possible, donc au- delà des clivages partisans. Pour ce qui concerne Macron et son rapport à l'état de droit, nous partageons le point de vue exprimé ici: en bafouant la Constitution et le droit international de façon récurrente, il doit faire l'objet, selon nous, d'une procédure de destitution. Voir:

Syrie : Asselineau appelle à la destitution de Macron par l’article 68 de la constitution (version intégrale)

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https://www.upr.fr/actualite/syrie-asselineau-appelle-a-la-destitution-de-macron-par-larticle-68-de-la-constitution-version-integrale

P.G.

mardi 17 avril 2018

Ce qu’a dit Emmanuel Macron face à Bourdin et Plenel

Syrie, mouvements sociaux, laïcité… Dimanche 15 avril, le chef de l’État a abordé de nombreux sujets lors d’une interview télévisée de près de trois heures sur BFMTV, RMC et Mediapart.

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Frappes en Syrie

Emmanuel Macron a justifié les frappes menées dans la nuit de vendredi à samedi 14 avril contre des sites présumés liés à des armes chimiques en Syrie par la nécessité de « reconquérir » une légitimité notamment vis-à-vis « des Russes », « qui ont construit méthodiquement l’impuissance de la communauté internationale ». « C’est se mettre en capacité de dire :”les démocraties et la communauté internationale ne sont pas du côté des faibles” ». Le chef de l’État a toutefois affirmé que la France n’avait « pas déclaré la guerre au régime » syrien.

► SNCF

Emmanuel Macron a refusé l’idée d’une « coagulation des mécontentements » (des cheminots, des zadistes, des étudiants, du personnel hospitalier…). C’est « un amalgame de choses différentes (…) Les un(e) s sont lié(e) s à des décisions prises, les autres à un mal-être qui existait avant mon élection », a-t-il défendu. Au sujet de la grève des cheminots, « c’est une colère que je comprends, que je respecte, mais qui est liée à une décision que nous prenons, que j’assume, une réforme que nous mènerons jusqu’au bout » a-t-il déclaré, confirmant que l’État reprendrait « progressivement » une partie de la dette de la SNCF « à partir du 1er janvier 2020 ».

► Étudiants et zadistes

« J’entends toutes les colères », a dit Emmanuel Macron, qui a toutefois jugé « illégitime » celle des opposants à l’évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes : « Je considère que cette colère n’est pas légitime. (…) Il y a des gens qui n’aiment pas l’ordre républicain. » Idem pour celle qui s’exprime dans les universités bloquées, où « les étudiants sont bien souvent minoritaires, ce sont des groupes qui ne sont pas des groupes étudiants qui viennent et ce sont ceux dont j’ai dit »qu’ils étaient « des professionnels du désordre ».

 

► Fiscalité

« Il n’y aura pas de création d’un nouvel impôt local ni d’un impôt national. » Interrogé sur sa réforme de l’ISF, Emmanuel Macron a dit « assumer totalement les gestes fiscaux lorsqu’il (l’argent) est réinvesti dans l’économie, dans le but de garder les talents et d’en attirer ». Il a en outre promis d’être « intraitable » sur la fraude fiscale et a défendu le « verrou de Bercy »(c’est-à-dire le monopole du ministère du budget en matière de poursuites pour fraude – NDLR), interrogeant seulement la création d’« un seuil au-delà duquel, de manière systématique, on transmet les dossiers à la commission d’infraction fiscale », dans un souci de « transparence ».

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► Islam et islamisme

« Cette religion est nouvelle dans la République. » Interrogé sur l’islam, Emmanuel Macron a dit « constater » la peur suscitée par cette religion. Appelant à « pacifier le lien entre les religions », il a également affirmé mener un « travail de reconquête » des « enfants de la République qui sont prêts à céder à la tentation du djihad ».

► Port du voile

Emmanuel Macron a déclaré ne « pas avoir une réponse univoque sur ce point ». « Pourquoi le voile nous insécurise ? Cela n’est pas conforme à la civilité qu’il y a dans notre pays. Nous sommes attachés à l’égalité entre l’homme et la femme. On doit l’expliquer, on doit convaincre. Je ne veux pas de loi qui l’interdise dans la rue, ce serait contre-productif. La société, elle n’est pas laïque et doit leur permettre de porter leur voile. Ce que je veux c’est qu’aucune femme ne soit obligée de porter le voile. C’est une bataille pour l’émancipation. »

► Europe

« Je veux en Europe que nous ayons une démocratie forte et vivante, c’est-à-dire que celui qui a un mandat, qu’il l’assume, qu’il décide. (Sinon), ceux qui sont aux franges de la démocratie (les démocraties illibérales) peuvent dire : ''vous le voyez bien, les démocrates sont des faibles''. Moi je pense qu’on peut être démocrate et fort. »

https://www.la-croix.com/France/Politique/Ce-qua-dit-Emmanuel-Macron-face-Bourdin-Plenel-2018-04-16-

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Passionnant! Je suis bien content d'avoir ignoré cette émission: outre les arguments de communication du type "en même temps" qui visent à sidérer l'opinion, je savais qu'un certain nombre de questions dérangeantes ne lui seraient pas posées, comme par exemple:

  

https://www.les-crises.fr/on-a-besoin-de-vous-questions-pour-un-macron/

Il y en a d'autres évidemment, comme par exemple:

"Comment conciliez- vous le concept de souveraineté européenne avec votre rôle constitutionnel qui fait de vous le garant de l'indépendance nationale? Allez- vous modifier la constitution?" Même type de question pour le drapeau européen etc.

P.G.

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samedi 14 avril 2018

Les médias américains exigent une agression à grande échelle contre la Syrie

TRIBUNE LIBRE / par James Cogan

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Une bonne partie des médias américains et internationaux exigent que l’Administration Trump fasse suivre sa rhétorique d’actes et lance une offensive militaire massive contre le gouvernement syrien de Bachar al-Assad soutenu par la Russie. L’irresponsabilité de cette agitation éditoriale est soulignée par le fait que ces appels à « l’action » sont indifférents à la possibilité qu’une attaque contre la Syrie puisse provoquer une guerre avec la Russie dotée d’armes nucléaires.

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Un échantillon de titres montre l’état d’esprit qui anime la presse de l’establishment américain. « Quelques missiles de croisière de Trump n’arrêteront pas les crimes de guerre de la Syrie » (Washington Post) ; « Pour une deuxième frappe sur la Syrie, Trump devra utiliser les grands moyens » (Foreign Policy) ; « En Syrie, Trump confronté aux limites de la fanfaronade » (New York Times).

Le prétexte pour que l’Administration Trump ordonne une escalade majeure des opérations militaires américaines en Syrie est l’allégation non vérifiée et douteuse que l’armée syrienne a utilisé des armes chimiques lors d’une attaque le week-end dernier contre la ville rebelle de Douma. Des images filmées par des forces antigouvernementales — que certains médias se sont vus obligés de republier avec l’avertissement qu’ils ne pouvaient en vérifier l’authenticité — prétendent montrer des enfants souffrant des effets d’une arme à base de chlore.

Le gouvernement d’Assad et la Russie, qui compte des milliers de militaires sur le terrain soutenant les forces syriennes, nient avec véhémence ces accusations. Ils ont souligné les problèmes évidents : de quelque point de vue que ce soit, l’utilisation d’armes chimiques serait à la fois militairement inutile et stratégiquement préjudiciable à leurs intérêts. Les forces islamistes soutenues par les États-Unis avaient été complètement déroutées et ont depuis livré Douma.

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Le seul bénéficiaire de l’attaque chimique présumée, comme cela a été démontré tout au long de la semaine, sont les fractions des classes dirigeantes américaine, européenne et internationale qui veulent empêcher la défaite totale des « rebelles » et utiliser le soutien de Moscou au gouvernement Assad comme moyen d’intensifier les préparatifs de guerre contre la Russie même.

En avril 2017, l’Administration Trump avait répondu à des allégations, réfutées par la suite et selon lesquelles le gouvernement syrien aurait utilisé des armes chimiques, en tirant 59 missiles de croisière sur une base aérienne où l’on savait que du personnel russe opérait. Trump s’est ensuite vanté d’avoir informé le président chinois, Xi Jinping, d’une attaque qui aurait pu déclencher une guerre nucléaire alors qu’ils mangeaient ensemble un gâteau au chocolat dans son manoir de Floride.

Un an plus tard, Trump publie des « tweets » belliqueux et des déclarations répondant aux dernières allégations non moins frauduleuses de gaz toxique, promettant que le gouvernement syrien paierait un « grand prix » et accusant l’Iran et la Russie de complicité dans l’attaque chimique présumée. Aux Nations Unies, l’ambassadrice américaine Nikki Haley a promis que les États-Unis « répondront », indépendamment de tout veto à l’ONU par la Russie et la Chine contre une action militaire.

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Le New York Times et le Washington Post, et à travers eux l’appareil de renseignement militaire et le Parti démocrate pour lesquels ils écrivent, ont envoyé un message clair à Trump qu’une attaque limitée comme celle de 2017 serait dénoncée comme une chose pire qu’inutile. Ils ne demandent rien moins que le renversement du régime d’Assad et, si nécessaire, l’utilisation de la force militaire contre les forces russes et iraniennes en Syrie.

Le 11 avril, le Washington Post déclarait : « La réalité à laquelle M. Trump n’a pas encore fait face est que, tant que le dictateur qu’il a appelé « l’animal Assad » reste en place, les guerres syriennes vont continuer ».

L’éditorial du Times disait: « Pour réitérer : pour avoir une chance de succès, toute action de représailles internationale doit faire partie d’une stratégie diplomatique cohérente pour stabiliser la Syrie et mettre en place un règlement politique… Le conflit a permis à la Russie, à l’Iran, à la Turquie et à l’État islamique, aujourd’hui dégradé par une coalition dirigée par les Américains, de reprendre pied en Syrie ».

Le magazine Foreign Policy, après avoir entériné une attaque massive soulevait, indifférent, cette question : « Qu’une telle opération à grande échelle amène les États-Unis à une confrontation avec le principal mécène d’Assad, la Russie, est moins clair. La réponse dépend en partie de la sévérité de l’action militaire américaine… »

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Les moyens militaires pour mener une « opération à grande échelle » sont déjà en place au Moyen-Orient, en raison des 25 années d’intrigues et de guerres impérialistes menées par les États-Unis à travers la région. Une vaste gamme d’avions américains est déployée en Irak et dans les États du Golfe. Des navires de guerre et des sous-marins américains, français et britanniques armés de missiles de croisière sont déployés en Méditerranée orientale.

Le gouvernement Macron en France et le gouvernement May en Grande-Bretagne ont indiqué qu’ils étaient prêts à s’engager dans une « coalition des volontaires » réorganisée et à participer à ce qui pourrait dégénérer en une guerre avec la Russie et l’Iran. La monarchie saoudienne, armée jusqu’aux dents par l’impérialisme américain a indiqué qu’elle participerait à une action militaire en Syrie et, implicitement, à un conflit régional plus large. Israël, le principal État client des États-Unis dans la région, soupçonné d’avoir lancé lundi une attaque de missiles sur une base aérienne syrienne, serait aussi inévitablement impliqué.

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Un porte-parole du Département américain de la Défense, Éric Pahon, a déclaré à Foreign Policy : « Nous sommes en train de tout remettre à plat, mais, finalement, c’est la décision du Président. Il a beaucoup d’options qu’il peut prendre, et toutes ne sont pas militaires ».

Le message véhiculé dans les médias américains, cependant, est que si Trump choisit une option non militaire, son administration déjà assiégée fera face à une attaque encore plus féroce de la part de ses adversaires. Seule la guerre les satisfera.

À court terme, un objectif clé est d’assurer la domination américaine sur le Moyen-Orient. À plus long terme, il y a le calcul acharné et irresponsable de paralyser et finalement de faire tomber le gouvernement russe du président Vladimir Poutine.

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Face à la déconfiture des assertions que Moscou aurait tenté d’empoisonner l’agent double Sergueï Skripal avec un agent neurotoxique, les éléments de la classe dirigeante cherchant la confrontation avec la Russie ont utilisé les forces par procuration de l’impérialisme en Syrie pour lancer une nouvelle provocation.

Un autre facteur dans les provocations visant à attiser les tensions avec la Russie est le désespoir avec lequel la classe dirigeante tente de détourner et de réprimer le mouvement croissant des travailleurs pour des salaires, des emplois sûrs et des conditions sociales décentes.

Comme le soulignait mardi la perspective du « World Socialist Web Site » : « Au milieu d’une vague d’agitation syndicale aux États-Unis et en Europe et de crises politiques internes aiguës, les élites dirigeantes voient non seulement dans la guerre un moyen d’inverser une série de revers géopolitiques au Moyen-Orient, mais aussi celui de réprimer l’opposition politique ».

Dans les conditions d’un conflit militaire majeur, les grèves et les manifestations pour les droits sociaux et démocratiques des travailleurs seront inévitablement dénoncées comme « apportant de l’aide à l’ennemi »

source:https://www.wsws.org/fr/articles/2018/04/12/atsy-a12.html

https://reseauinternational.net/les-medias-americains-exigent-une-agression-a-grande-echelle-contre-la-syrie/

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vendredi 13 avril 2018

Images du jour en vrac

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mardi 10 avril 2018

Evacuation à Notre-Dame-des-Landes : affrontements et journalistes tenus à l'écart

L'opération d'expulsion des occupants "les plus radicaux" de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a débuté ce lundi 9 avril aux alentours de 6 heures du matin. Au cours des affrontements entre zadistes et forces de l'ordre, un gendarme a été blessé à l’œil... Pendant que les journalistes ont été escortés en dehors de la zone et interdits de filmer.

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Trois mois après l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, place à l'évacuation d'une partie de la ZAD. Une opération d'expulsion des occupants "les plus radicaux", selon le communiqué du ministère de l'Intérieur, a débuté à l'aube, mobilisant 2.500 gendarmes mobiles. Au total, "une centaine de personnes" doivent être délogées. Peu avant 11h30, la préfète [sic] de la région Pays de la Loire a établi un premier bilan de dix squats démantelés "dont trois en cours" et de "six personnes expulsées sur un même squat". "Les autres étaient vides", a-t-elle indiqué, estimant que l'objectif d'une "quarantaine de squats démantelés" était "presque atteint".

Le tout ne s'est pas fait sans violence. Des affrontements ont eu lieu entre zadistes et force de l'ordre. Un gendarme a été blessé à l’œil, touché par un tir d'artifice. Il a été transporté immédiatement au CHU de Nantes. Une personne a été interpellée sur le lieu-dit des "Fosses noires" pour des jets de projectiles.

Echanges de grenades et de projectiles

Selon la Place Beauvau, une "mission de maintien de l'ordre" a d'abord été lancée par les forces de police aux alentours de 3 heures du matin après que des barricades ont été incendiées par des zadistes, certainement alertés de l'opération à venir. Les militaires ont ensuite dégagé la RD 281 traversant le site, où des obstacles avaient été installés.

Face à eux, des dizaines d'occupants et certains de leurs soutiens appelés en renfort ont tenté d'empêcher l'opération par des tirs de projectiles. En réponse, les gendarmes ont usé de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Des tractopelles ont ensuite suivi pour détruire des logements illégaux installés sur place.

Invité de la matinale d'Europe 1 au même moment, Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, a assuré que des "consignes de retenue" avaient été données aux forces de l'ordre pour éviter toute flambée de violence. Les arrestations, selon lui, viseront les "individus auteurs de violence ou d'actes de rébellion".

Les médias tenus à l'écart

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Sur les réseaux sociaux, entre les deux camps, c'est aussi une bataille de l'image qui se dispute. Du côté des zadistes, via le compte Twitter de la zone, en plus des vidéos en direct montrant les expulsions, on joue de l'humour pour feinter une certaine sérénité face à cette intervention.

Côté gouvernement, l'atmosphère est nettement plus tendue, puisqu'on tente de verrouiller la couverture de l'évènement. En effet, plusieurs journalistes témoignent avoir été mis à l'écart par les forces de l'ordre. Le reporter du Monde Cédric Pietralunga indique que "le ministère de l'Intérieur a invité les journalistes sur place à 'ne pas gêner les manœuvres opérées par la gendarmerie', à rejoindre un 'espace presse' et propose aux rédactions des photos et vidéos de l'opération 'libres de droits'".

En clair, les médias sont interdits de filmer les affrontements, et doivent se contenter des images officielles fournies par les forces de l'ordre. Ils sont également escortés en dehors de la zone où ont lieu les heurts. Le journaliste de France Bleu Antoine Denéchère a indiqué que "la gendarmerie envo[yait] par mail les vidéos et photos de l'opération en cours". Il sera donc vraisemblablement difficile de se faire une idée pour l'observateur neutre : tandis que le porte-parole du ministère de l'Intérieur a évoqué des "affrontements peu intenses" entre les 2.500 gendarmes mobiles et 30 à 50 zadistes, les occupants de Notre-Dame-des-Landes ont tenu un point presse dans lequel ils déclarent ressentir une "vive émotion après cette opération brutale qui met à mal le dialogue qui commençait avec la préfecture."

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L'opération était prévue de longue date : le gouvernement avait annoncé le 17 janvier dernier son intention d'évacuer les "occupants illégaux de parcelles" à la fin de la trêve hivernale. En clair, ceux qui n'ont pas communiqué aux autorités un projet à vocation agricole pour ces terres, comme l'a rappelé le Premier ministre samedi dans une interview accordée au Parisien. La quasi-totalité des occupants ne l'ont pas fait, préférant une gestion collective du territoire et la possibilité de mener des projets non-agricoles.

Ce n'est pas la première tentative d'évacuation de la ZAD. En 2012, l'opération "César" s'était soldée par un échec cuisant. Les 300 occupants de l'époque avaient refusé de quitter les lieux malgré l'intervention policière musclée. Les zadistes avaient communiqué le chiffre d'une "centaine de blessés" dans des affrontements avec les gendarmes. Des violences qui ont coûté cher, en terme d'image, au gouvernement de Jean-Marc Ayrault et à la présidence de François Hollande. Un épisode que l'exécutif actuel veut certainement s'épargner, quitte à empêcher les journalistes d'en être témoins.

La préfète de la Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire Nicole Klein a tenu une conférence de presse ce lundi 9 avril dans
l'après-midi afin de livrer un compte-rendu des opérations de la matinée. Soulignant que l'intervention des forces de l'ordre, "menée avec discernement dans le plus strict respect du droit", n'était "en aucun cas une surprise", la préfète a donné quelques détails chiffrés : sept personnes ont été interpellées par les gendarmes, dont celle qui aurait "blessé légèrement"un gendarme à l’œil. 13 squats ont été évacués, dont six détruits. D'après la préfète, tous les occupants de la ZAD ne sont pas voués à être évacués : elle a affirmé que ceux qui avaient déposé un "projet agricole sérieux" à la préfecture n'étaient pas menacés. Nicole Klein a toutefois prévenu : "En cas de réoccupation, les forces de l’ordre interviendront sans délai. On ne laissera pas se recréer une zone de non droit. Le retour à l’état de droit est non négociable."

https://www.marianne.net/societe/evacuation-notre-dame-des-landes-affrontements-et-journalistes-tenus-l-ecart?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Quand les adeptes de la censure se plaignent d'être censurés...Vous allez voir qu'ils vont nous faire le coup de la presse en danger. C'était bien la peine de faire la campagne de Macron, quel ingrat!   P.G.

 

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Fronde en Corrèze après une campagne d’élagage ordonnée par le conseil départemental

Un singulier « facteur » à VTT s’est présenté, vendredi 6 avril, à l’hôtel de Roquelaure, dans le VIIe arrondissement de Paris, pour délivrer au ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, une missive dénonçant le « massacre des arbres » en cours en Corrèze.

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Parti le 31 mars de Tulle, Sébastien Birou, membre du collectif des Arboristes grimpeurs pour des interventions respectueuses et raisonnées (AGIRR19), a pédalé plus de 400 km pour interpeller M. Hulot. En son absence, le messager de 48 ans et une petite délégation de défenseurs des arbres ont été reçus durant une heure trente par Pastèle Soleille, ingénieure en chef des ponts, des eaux et des forêts et sous-directrice de la qualité du cadre de vie au ministère. Leur interlocutrice a, disent-ils, « bien noté » les « problématiques ».

L’affaire a débuté en septembre 2017 lorsque, au nom de la préservation du réseau routier et de l’installation – d’ici à 2021 – de la fibre optique par réseau aérien, le président (LR) du conseil départemental, Pascal Coste, a adressé une lettre comminatoire aux 28 000 propriétaires riverains de routes départementales.

L’écrit intimait l’« enlèvement des bois empiétant ou surplombant le domaine public », faute de quoi les travaux seraient exécutés « d’office » par le département qui présenterait alors la facture aux riverains concernés. Dix mille arbres ont déjà été coupés dans le cadre de cette opération prévue en trois phases jusqu’en 2021 sur 4 700 km de routes principalement bordées de chênes, de hêtres et de bouleaux, parfois centenaires.

Spectacle de désolation

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Philippe Brugnon, 77 ans, dont l’exploitation se trouve à cheval sur les communes de Goulles et Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, dans le canton de Tulle, a reçu l’injonction en double exemplaire, et l’a ignorée. Les tronçonneuses n’en ont pas moins œuvré dans son voisinage. « L’une des deux routes menant chez moi ressemble désormais à une zone de combat avec ses troncs coupés à 1 m de hauteur », se désespère-t-il.

Pour économiser des frais d’élagage atteignant parfois plusieurs milliers d’euros, certains propriétaires se sont en effet résignés à l’abattage pur et simple de leurs arbres. « Beaucoup l’ont laissé faire par des forestiers peu scrupuleux qui en ont parfois coupé davantage et se sont rémunérés en emportant le bois », confie M. Brugnon.

Le spectacle de désolation de ces arbres « en drapeau » (amputés de la moitié de leurs branches) ou rasés heurte si profondément l’éthique du « facteur Birou » et d’une quinzaine de ses collègues arboristes-grimpeurs, qu’ils ont fondé le collectif AGIRR19.

S’ils reconnaissent la nécessité « d’enlever certains arbres malades ou dangereux en bord de route », les membres d’AGIRR19 se refusent à travailler dans l’urgence à l’encontre des bonnes pratiques. « S’occuper des arbres, c’est un métier, rappelle Benoît Gillie, 33 ans. Nous avons une formation en biologie, physiologie, architecture et pathologies de l’arbre, nous ne voyons donc aucune raison de blesser des arbres sains qui forment des corridors écologiques et patrimoniaux, et ont des fonctions d’ombrage et de maintien des talus. »

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Une pétition en ligne lancée, fin janvier, pour la suspension de la campagne d’élagage a déjà recueilli plus de 26 000 signatures. « C’est la première fois à l’échelle d’un département entier que le pouvoir politique décide de faire élaguer systématiquement et autoritairement tous les arbres appartenant aux riverains en bordure d’une départementale », tempête Louis Dubreuil, 67 ans, paysagiste, membre de la Société française d’arboriculture et conseiller technique de l’Association pour la protection des arbres en bord des routes, qui promet de porter ce contentieux devant la justice si nécessaire.

Réputé pour ses passages en force

Outre le non-respect de l’article L350-3 du code de l’environnement qui a créé, en 2016, un régime de protection spécifique des allées et alignements d’arbres, Antoine Gatet, juriste pour l’association Corrèze environnement, souligne le cadre juridique approximatif dans lequel agit le département.

Les propriétaires riverains n’auraient en effet pas à financer l’opération décrétée par M. Coste. « Le code de la voirie routière impose une obligation d’entretien des routes par le département, or la route, c’est aussi les bas-côtés, les fossés et les talus », explique M. Gatet.Quant à l’élagage destiné à préserver la fibre optique, « il est de la compétence des communes et du département, et relève du code des postes et télécommunications qui prévoit que l’opération doit être effectuée dans le respect de l’environnement et des riverains », dit-il.

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Selon M. Gatet, l’élagage doit être réalisé « à l’échelle communale ou par tronçons cohérents, en fonction de la présence d’espaces ou d’espèces protégés » et en concertation avec les associations environnementales. Ces dernières, nombreuses, demandent donc un moratoire au département. « Les moratoires sont synonymes d’immobilisme et prétexte à ne rien faire avant d’abandonner l’objectif initial », leur a répondu le « Président Coste » dans un courrier du 5 avril.

A 51 ans, cet éleveur, ancien président du syndicat professionnel Jeunes Agriculteurs et ancien secrétaire général de la FNSEA à la tête du département depuis 2015, est réputé pour ses passages en force. Surnommé le « Bulldozer » par ses opposants, il « assume » le ton « abrupt » de ses courriers, seul moyen, dit-il, qu’ils ne servent pas « à caler les armoires ».

Les résultats sont mitigés. « Sur 12 000 propriétaires concernés par la première phase, environ 4 000 nous ont fait savoir qu’ils élagueraient eux-mêmes, 1 000 ont choisi l’opération groupée proposée par le département, mais plus de 7 000 n’ont pas daigné répondre », a-t-il précisé, agacé, au Monde.

Refus de tout moratoire

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Il n’a pas digéré non plus le passage, le 31 mars, du président de la Ligue pour les oiseaux, Allain Bougrain-Dubourg, qui a qualifié l’opération de « grand n’importe quoi » et s’est ému de coupes pratiquées « en pleine période de reproduction ». « Les oiseaux ne sont pas cons, ils vont nicher au cœur de la forêt, loin des routes », se défend M. Coste.

S’il refuse tout moratoire, l’élu a lâché du lest face à la mobilisation. Le 5 avril, dans son courrier aux associations, il s’est engagé à « adapter la méthode », à renoncer aux exécutions d’office de travaux pour 2018 et a promis un « guide des bonnes pratiques de l’élagage ». « On passe du coercitif au contrat de confiance et d’engagement pour atteindre l’objectif d’ici trois ans », martèle-t-il toutefois.

Selon lui, la Corrèze n’est en rien « défigurée » par l’opération qu’il pilote. « Un million et demi d’arbres sont abattus chaque année dans le département pour l’exploitation et la valorisation forestière, et on déplore 10 000 arbres coupés ces six derniers mois ? », feint-il de s’étonner.

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Alerté par la lettre de Corréziens « à l’ancien patron de [leur] département », François Hollande,s’attend à être interpellé sur le sujet, le 14 avril, à Tulle où il dédicacera son dernier livre, Les Leçons du pouvoir (Stock, 288 p., 22 euros). Durant son mandat de président du conseil général de Corrèze de 2008 à 2012, l’ancien président de la République a « parfois » eu à régler des « questions d’arbres à traiter » mais il est surpris par l’« ampleur » et le « caractère systématique » du projet de M. Coste. « A moins qu’il y ait des arbres malades ou représentant des risques pour la sécurité, il faut préserver les équilibres et les paysages », a-t-il déclaré au Monde.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/04/06/fronde-en-correze-apres-une-campagne-d-elagage-ordonnee-par-le-conseil-departemental_5281913_3244.html#YpTehESW2XACtxMG.99

jeudi 5 avril 2018

Réforme de la SNCF : le Front national et Les Républicains ne jouent pas l'opposition

Le Front national et les Républicains ne semblent pas avoir choisi la réforme de la SNCF comme vecteur d'opposition au gouvernement. Entre ceux qui voteront le texte et ceux qui ne soutiennent pas la grève, l'heure est à la modération.

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Alors que la grève contre la réforme de la SNCF est entrée dans son deuxième jour, le Front national (FN) et les Républicains (LR), bien que dans l'opposition, ne font montre que d'un entrain très mesuré pour critiquer la réforme portée par le gouvernement d'Edouard Philippe.

Les députés du FN Louis Aliot et Sébastien Chenu se sont, par exemple, dits opposés à la grève de la SNCF, alors que le parti conteste pourtant la réforme en elle-même. Invité à réagir au mouvement social sur Public Sénat, Louis Alliot a confié qu'il fallait «respecter le droit de grève» mais «ne pas en abuser», ajoutant ne pas être «persuadé qu'au XXIe siècle la grève soit un moyen moderne de faire pression sur les pouvoirs publics».

Sur LCI, le député et porte-parole du parti frontiste, Sébastien Chenu, a expliqué «comprendre que des gens manifestent» mais a estimé que «bloquer les usagers, victimes des politiques d'Emmanuel Macron» n'était pas un mode d'action «opportun». Fustigeant «une façon de faire un peu à l'ancienne», il a regretté que les grévistes n'aient pas bloqué «le Thalys qui amène les députés européens voter le paquet ferroviaire» à Bruxelles.

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Dans une position d'équilibriste, le FN a néanmoins fait savoir qu'il était «aux côtés de ceux» qui contestent la réforme du ferroviaire public «dictée par Bruxelles» et qui «ne correspond pas à la politique d'aménagement du territoire via le transport public» que le parti imagine, a rappelé le député.

La présidente du FN, Marine Le Pen, tout en prenant soin de ne pas évoquer le mouvement de grève, a vilipendé la réforme voulue par Emmanuel Macron. «Plutôt que de se lancer dans des réformes brutales qui s'en prennent aux cheminots, le gouvernement n'aurait-il pas dû commencer par changer la gouvernance et le mode de management de la SNCF qui, tous deux, ont eu l'occasion de montrer leurs limites et leur obsolescence ?», a-t-elle twitté. Difficile en effet pour le FN, qui ne dispose pas de réels relais dans le monde syndical, d'incarner l'opposition sur le terrain de la mobilisation sociale.

Voter la réforme ou s'abstenir, telle est la question chez LR

Côté Républicains, si la majorité des troupes est favorable à l'ouverture à la concurrence, une proposition de longue date de la droite française, quid du vote de la réforme Macron à l'Assemblée nationale ? Le parti devrait s'entendre afin de voter «pour» le texte ou «s'abstenir» a par exemple signalé le 4 avril Damien Abad, un des vice-présidents du parti qui, pour sa part, le votera.

Un autre vice-président des Républicains, Guillaume Peltier, qui avait expliqué dès la mi-mars qu'il ne voterait pas la réforme, a récidivé ce 4 avril sur France Inter. Pour lui, le projet du gouvernement ne s'attaque pas à la question du régime spécial de retraite des cheminots et ne s'engage pas clairement sur le maintien des petites lignes de trains.

Christian Jacob, le président du groupe parlementaire LR à l'Assemblée nationale, a souligné que le groupe trancherait «quand le débat sera terminé». Lui-même s'est dit favorable au «fond» de la réforme, mais a vivement critiqué «la méthode» des ordonnances, devant l'Association des journalistes parlementaires.

«Clairement, nous sommes favorables au principe de cette réforme car elle est dans l'intérêt supérieur du pays», a pour sa part assuré à L'Opinion Geoffroy Didier, secrétaire général délégué des Républicains. Il a néanmoins noté que «des interrogations méritent d'être levées», en particulier sur la question de «la survie des petites lignes».

Damien Abad a précisé plus tard dans la journée qu'il faisait le même diagnostic que Guillaume Peltier mais qu'il n'arrivait pas à la même conclusion en ce qui concerne son vote. «On dit exactement la même chose. Je pense qu'on aura un vote convergent sur le pour ou l'abstention, mais nous verrons, ce sera un débat que nous aurons au sein du groupe», a-t-il ajouté, estimant que la position du groupe devrait être «décidée de manière très majoritaire».

Sur RTL enfin, le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, a lui aussi fait savoir qu'il soutenait la réforme, qu'il juge «nécessaire» car il faut s'attaquer à la «dégradation de la qualité du service», précisant qu'il la voterait.

https://francais.rt.com/france/49441-reforme-sncf-front-national-republicains-jouent-pas-opposition

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mercredi 4 avril 2018

Grèves SNCF : une cagnotte pour soutenir les cheminots et contrer les sanctions des grévistes

Une cagnotte lancée le 23 mars pour soutenir les cheminots en grève a déjà récolté plus de 115 000 euros et augmente d'heure en heure. La direction de la SNCF tente de pallier ce mouvement en prenant des mesures qui suscitent la polémique.

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«Nous avons de la sympathie pour les cheminots grévistes. Ils défendent un de nos biens communs, une entreprise de service public que le gouvernement cherche à transformer en "société anonyme"» ont écrit 32 intellectuels sur le blog des invités de Médiapart le 23 mars en initiant une cagnotte visant à indemniser financièrement, via des dons sur internet, les cheminots qui font grève à compter du 3 avril. Ce pot commun solidaire lancé sur le site de cagnotte en ligne Leetchi avait déjà récolté plus de 115 000 euros le 3 avril au soir, et ne cesse d'augmenter.

Le texte accompagnant le lancement de la cagnotte rappelle que, durant les grèves de 1995 et 1968, «la solidarité entre voisins et collègues [avait mis] en échec le calcul gouvernemental de dresser les usagers contre la grève [des cheminots]». Mentionnant le sacrifice financier des grévistes, le texte insiste sur la nécessité que le mouvement des cheminots dure «pour le succès de leurs revendications». 

En effet, la grève représente une coupe conséquente dans les salaires des personnes mobilisées. Dans un entretien accordé au Parisien le 2 avril, Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-cheminots, a expliqué que si les cheminots suivaient l’ensemble du mouvement, cela représenterait pour eux un tiers de salaire en moins.

Grèves SNCF : une cagnotte pour soutenir les cheminots et contrer les sanctions des grévistes© SNCF
Calendrier grève SNCF

Jours de repos décomptés

Pour tenter de contrer ce mouvement de grève dite «perlée» de deux jours sur cinq, qui devrait s'étendre jusqu'au 28 juin, la direction de la SNCF a recours à plusieurs tentatives : elle a d’abord annoncé qu'elle allait comptabiliser les jours de repos comme jours de grève. Cette mesure a été immédiatement dénoncée par les syndicats. L'Unsa, la CGT et la CFDT envisagent de saisir l'inspection du travail dans un premier temps avant un recours devant la justice si la SNCF s'obstinait à appliquer cette mesure. «Annoncer aux cheminots que les jours de repos ne seront pas payés, ça vise à les dissuader de faire grève, mais cette provocation va plutôt cristalliser le mécontentement dans le sens d'une plus grande mobilisation», a déclaré Roger Dillenseger, le responsable du syndicat Unsa férovière à l'Obs.

Une prime de 150 euros tombe à point nommé

D'autre part, la SNCF a annoncé qu'une prime de 150 euros par mois serait accordée aux cadres pour conduire occasionnellement des trains. Pour les syndicats, il s’agit de «casser le mouvement de grève» avec une «carotte» afin d’inciter les cadres intermédiaires à remplacer les cheminots grévistes.

La SNCF s'est justifiée en expliquant que cette prime répondait à une revendication de longue date des cadres concernés qui effectuaient des remplacements sans bonus. «La concordance des dates est proprement scandaleuse», a dénoncé Rémi Aufrère-Privel, secrétaire général adjoint de la CFDT-cheminots sur franceinfo. «Nous considérons que c’est un moyen de briser la grève», a-t-il ajouté.

Selon Laurent Brun, de la CGT-cheminots, la direction de la SNCF a également envisagé de faire venir d’autres cheminots du Royaume-Uni et «étudierait la possibilité d’effectuer des réquisitions de cheminots, par exemple sur la ligne D du RER, quitte à aller les chercher avec les gendarmes», a-t-il encore affirmé, ajoutant que tout cela avait pour but de «casser la grève et traduisait une perte totale de sang-froid de la part de la direction».

Du côté du gouvernement, les éléments de langage fleurissent depuis le début de la grève. Dénonçant une «culture de la grève» et une «grève incompréhensible», de nombreux élus de la République en marche critiquent vertement le mouvement des cheminots. La ministre des transports, Elisabeth Borne, invitée de Jean-Jacques Bourdin le 3 avril a déclaré être dans une posture de dialogue et ne pas comprendre «cette posture de blocage».

https://francais.rt.com/france/49404-greves-sncf-cagnotte-pour-soutenir-gr%C3%A9vistes

AFFICHE FL EEM

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