jeudi 28 juin 2018

Menaces sur l'académie de Limoges : les syndicats sont de plus en plus inquiets

Alors que les propos du recteur de Bordeaux ne semblent guère rassurants, sept syndicats de l'éducation appelaient à un rassemblement citoyen ce mercredi 27 juin devant le rectorat de Limoges. 

ACT FUSION ACADEMIES

Sept fédérations enseignantes* ont appelé à un « rassemblement citoyen », mercredi 27 juin à 17 heures devant le rectorat de Limoges. Il s'agit de protester contre le projet de fusion des académies, lequel devrait entraîner à court terme la disparition de l'académie de Limoges et l'effacement progressif du rectorat.

Partis politiques et associations sont appelés à se joindre à la manifestation, que les organisateurs veulent aussi large et fédératrice que possible. Car l'échéance approche : le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer devrait rendre ses arbitrages dans quelques jours, et il ne fait guère de doute que les préconisations du rapport Veil** devraient largement inspirer ses décisions.

De quoi alimenter l'inquiétude croissante d'une communauté éducative qui n'a pas été particulièrement rassurée par les récents propos du recteur de Bordeaux. Egalement co-auteur du rapport Veil, le recteur Olivier Dugrip a en effet reçu il y a quelques jours une délégation du SE-UNSA. Selon le syndicat, ses réponses ont été sans ambigüité, ou presque...

Vers un recrutement académique des professeurs des écoles ? 

OUTIL FL EUROREGIONS

« Le recteur nous a répondu que l'administration devait construire un modèle pour 2050 et que celui-ci, datant de 1960, n'était plus adapté au nouveau monde », explique Thibault Bergeron, secrétaire académique du SE-UNSA Limousin.

« Il a aussi précisé que pour lui, la gestion des moyens (enseignants ou personnels administratifs) ne pourrait être qu'académique et donc gérée depuis Bordeaux. Concrètement, c'est la confirmation de nos craintes. Les spécificités rurales seront-elles prises en compte ?  Nos départements seront-ils noyés dans la masse ? », s'interroge le syndicat qui dit redouter « de fortes pertes de postes pour la Creuse et la Corrèze dont les taux d'encadrement sont nettement supérieurs à ceux des départements ruraux de l'académie de Bordeaux. »

Autre sujet sensible  : la modification possible du cadre géographique de recrutement des enseignants. « Le recteur a aussi évoqué un recrutement dans le 1er degré au niveau grande académie. Sans être précis, il a indiqué ne pas souhaiter revenir sur les périmètres actuels d'affectation des enseignants du second degré. Au final, l'entretien s'est conclu après 1 h 30 de discussion. Nous n'avons été ni rassurés ni convaincus. »

(*) Interfédérale CGT-éducation ; FO ; FSU ; SGEN-CFDT ; SE-UNSA ; SNALC ; Sud Education.
(**) Publié en mai dernier, il préconise la fusion des académies actuelles sur le modèle de la carte des nouvelles régions.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/education/2018/06/26/menaces-sur-l-academie-de-limoges-les-syndicats-sont-de-plus-en-plus-inquiets_12900888.html

Réforme territoriale - Vers une France métropolitaine à 13 académies à la rentrée scolaire 2021

Publié le 15/05/2018

MONTAGE REFORMES TERRITORIALES

Malgré le nouveau découpage régional opéré en 2015, l'Education nationale avait conservé ses 26 académies, regroupées toutefois au sein de 13 "régions académiques" correspondant aux 13 nouvelles régions de métropole. Un rapport de l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR) démontre l'échec des régions académiques, dont la dernière mission pourrait être de piloter la fusion de leurs "petites" académies… avant de disparaître.

Deux ans après sa mise en place, "le dispositif des régions académiques parait déjà à bout de souffle", selon un rapport de l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR), daté de mars 2018 et publié le 11 mai. Inutile d'aller plus loin, "le système actuel est arrivé au bout des conséquences qu’il pouvait produire alors même qu’il demande une débauche d’énergie pour fonctionner imparfaitement", ont constaté les auteurs du rapport.
Le diagnostic avait déjà été posé par Jean-Michel Blanquer, en décembre dernier, lors de la commande du rapport. "La réforme territoriale de 2015 a placé l'Education nationale au milieu du gué et le statu quo n'est plus possible", avait alors déclaré le ministre. La lettre de mission, signée avec sa collègue ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, demandait de proposer des "schémas d'organisation adaptés à chacune des 13 régions", ainsi qu'un calendrier de mise en œuvre pour chacun des 13 scénarios envisagés. La mission y répond scrupuleusement.

Aujourd’hui, 26 académies regroupées en 13 "régions académiques"

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Le travail de la mission est intervenu dans un contexte très particulier, deux ans seulement après la création des "régions académiques" par décret du 10 décembre 2015, avec application au 1er janvier 2016. Rappelons-nous : la loi Notr a été promulguée le 7 août 2015 et avant elle celle sur le nouveau découpage régional qui a fait passer le nombre des régions en métropole de 22 à 13. La plupart des administrations publiques s'alignent alors sur cette nouvelle carte, mais pas le ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Celui-ci choisit de conserver une organisation territoriale en 26 académies en métropole (30 France entière), mais les regroupent au sein de 13 "régions académiques" (17 France entière) correspondant aux nouvelles régions, avec à leur tête un recteur de région académique. Or la région académique "n’a pas su trouver sa place", estiment aujourd'hui les auteurs du rapport de l'IGAENR, témoignages à l’appui.

"Adapter les dispositifs retenus à la diversité des situations territoriales"

Dès lors, "il faut s’orienter vers la mise en place de treize académies métropolitaines pour remplacer les treize régions académiques", considèrent-ils. Cette transformation devrait se faire "à l’horizon de la rentrée 2021 au plus tard". Un des objectifs serait de "rétablir une fluidité de relations avec les collectivités régionales".
Il ne s'agit pas pour autant de tout centraliser. Mais bien de distinguer, dans les actuelles circonscriptions académiques, les services qui ne nécessitent pas de proximité particulière (statistiques et programmation, examens et concours, gestion de masse…) des services déconcentrés qui sont en interfaces avec les écoles, les établissements, les personnels et les usagers.
Pour la mission, la démarche de réorganisation devra chercher à "adapter les dispositifs retenus à la diversité des situations territoriales". Partant de ce principe, l'évolution devra s’opérer avec "des scénarios différents selon les régions académiques" et "en tenant compte des contraintes spécifiques à chacune". Les recteurs des régions académiques seraient chargés de construire le projet de fusion. Pour cela, ils auraient pouvoir hiérarchique sur les autres recteurs de leur territoire.

Trois catégories de région académique, trois scénarios

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Les échéances et les modes d’organisation pourront varier selon les cas, mais "sans jamais remettre en cause l’objectif de fusion effective au plus tard pour la rentrée scolaire et universitaire 2021", insiste le rapport. Il distingue en l'occurence trois catégories de région académique : les régions académiques comparables aux académies existantes ; les régions académiques présentant les superficies et les populations scolaire et étudiante les plus importantes ; la région académique Ile-de-France.
Les régions académiques "comparables aux académies existantes" sont celles de Bourgogne‐Franche‐Comté, Hauts‐de‐France, Normandie et Provence‐Alpes‐Côte d’Azur. Les recteurs de ces régions académiques remettraient leur projet de fusion "à la fin de l’année 2018, pour une mise en œuvre progressive en 2019 et 2020". Dans ces cas, "il ne s’agit, ni plus ni moins, que de reproduire à l’échelon régional l’organisation académique actuelle sur la base d’un réaménagement des services académiques dans leurs sites respectifs confirmés".

Quatre régions académiques "étendues"

Les quatre régions académiques "les plus étendues" sont celles d’Auvergne-Rhône-Alpes, du Grand Est, de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie. Ici, la fusion "implique la conception de nouveaux modes de gouvernance" avec des scénarios d’évolution "différents selon les régions académiques". Les recteurs de région académiques remettraient leur projet de fusion "à la fin de l’année 2018 ou au début de l’année 2019 pour une mise en oeuvre progressive à la rentrée 2020".
Comme il s’agit de "territoires où l’enseignement supérieur est particulièrement dense", la mission estime "hautement souhaitable" que soit placé, auprès de chacun d’entre eux, un vice-chancelier des universités, qui pourrait avoir rang de recteur, adjoint au recteur de l’académie.
S’agissant du domaine de l’enseignement scolaire, le recteur de région académique pourrait, s’il le souhaite, désigner à ses côtés un adjoint chargé de l’enseignement scolaire.
S’agissant des régions académiques Occitanie et Grand Est, la mission attire l’attention sur "les difficultés liées à l’éloignement du siège de la future académie et des capitales régionales". "La solution retenue devra prendre en compte ces difficultés d’autant qu’en Occitanie les deux académies actuelles sont d’un poids comparable", alerte-t-elle.

La future académie francilienne devra être cohérente avec le futur Grand Paris

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La région Ile-de-France, découpée aujourd’hui en trois académies, affiche une fois de plus sa singularité. C’est toujours le recteur de la région académique qui élaborerait le projet de fusion, mais avec un calendrier qui devra se caler "en fonction des annonces liées au Grand Paris". Et donc probablement, "pas avant le début de l’année 2021".
Concernant l’organisation de l’enseignement scolaire, le recteur de la future académie de Paris-Ile-de-France "pourra prévoir de s’appuyer sur deux à trois adjoints, territorialisés ou non, qui pourraient être directeurs d’académie ou recteurs adjoints". Par exemple, "si la création de la métropole du Grand Paris entraîne la disparition des départements des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, (il) pourrait s’appuyer sur deux adjoints, l’un compétent pour le Grand Paris et l’autre pour les autres départements d’Ile-de-France, à la coloration plus rurale", suggère le rapport. Et "si le Grand Paris devait recouvrir l’ensemble de la région Ile-de-France, (il) pourrait s’appuyer sur deux adjoints dont les champs de compétence pourraient recouvrir les actuelles académies de Créteil et de Versailles, la ville de Paris conservant pour sa part le directeur académique dont elle dispose déjà".
En matière d’enseignement supérieur, le rapport recommande de commencer par regrouper sous l’autorité du recteur de la région académique, l’ensemble des compétences actuellement exercées par les trois recteurs en matière d’enseignement supérieur. Cela permettrait "une affectation plus fluide des étudiants" et d’ "harmoniser l’offre de formation post-bac en lycée". Les projets de Saclay et Condorcet "doivent être suivis au niveau régional, en cohérence avec les autres autorités que sont le préfet de région et le président du conseil régional", estime le rapport de mission.
A noter l’absence d’élus locaux dans les personnalités rencontrées par la mission, à l’exception de Alain Rousset, président de la région Nouvelle Aquitaine.


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OUTIL FREXIT URGENT

mercredi 20 juin 2018

General Electric : amende dérisoire après «la vente de notre souveraineté nucléaire aux Américains»?

Alexandre Leraître et David Gendreau, réalisateurs du documentaire Guerre fantôme : la vente d'Alstom à General Electric étaient les invités du JT ce 19 juin sur RT France.

ACT ALSTOM RT

Alors que General Electric pourrait devoir payer une amende de 34 millions d'euros pour ne pas avoir tenu son engagement à créer un millier d'emplois en France, les deux réalisateurs ont commenté cette menace du gouvernement et sont revenus pour RT France sur les enjeux de la vente d'Alstom au groupe américain.

Amende «dérisoire» pour un chiffre d’affaires annuel de 100 milliards d’euros

General Electric n'a pas tenu ses promesses : pas de surprise ? «Tout le monde le savait parmi les gens qui connaissaient bien le sujet», a affirmé l'un des deux journalistes qui ont côtoyé aussi bien les syndicats que les employés d'Alstom dans le cadre de leur enquête. Et son collègue d'ajouter : «Ça va leur coûter moins cher de payer une amende dérisoire de 34 millions d’euros sachant qu’ils font un chiffre d’affaires annuel d’à peu près 100 milliards d’euros.»

Citant des sources syndicales, David Gendreau a par ailleurs souligné que beaucoup de sites du groupe étaient aujourd'hui menacés en France.

Rachat d'Alstom : «Déstabilisation des Américains pour contrôler un secteur stratégique»

Insistant sur ce qu'il assimile à «la vente de [la] souveraineté nucléaire [de la France] aux Américains», Alexandre Leraître a rapidement tenu à rappeler les enjeux majeurs liés au rachat d'Alstom par General Electric : «On a vendu [aux Américains] la maintenance des turbines de toutes nos centrales nucléaires, la maintenance des turbines du porte-avion CDG, des systèmes de radars, de la dissuasion nucléaire navale au niveau des sous-marins.» Confirmant les propos de son collègue, David Gendreau a ajouté : «On a perdu une grosse partie de notre indépendance avec cette affaire.»

Les journalistes n'ont pas manqué de rappeler que l’actuelle politique étrangère américaine de Donald Trump prouvait que Washington était capable de «mettre un pays sous embargo». Alexandre Leraître a souligné que les Etats-Unis avaient déjà pris de telles mesures contre la France lors de la guerre en Irak, à laquelle Paris avait refusé de participer, affirmant que l'affaire Alstom pourrait dorénavant permettre à Washington de «faire pression sur la diplomatie française».

Déplorant une dynamique de désengagement de l'Etat français, les journalistes n'ont pas caché leur inquiétude de voir les Américains prendre le contrôle de secteurs stratégiques à coups de «déstabilisations».

L'Etat ne regrette rien... «par atlantisme» ?

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Interrogé sur d’éventuels regrets que pourrait éprouver l’Etat français au vu des conséquences de la vente d’Alstom, David Gendreau a rappelé que la commission d’enquête montée à ce sujet «n’a[vait] mené à rien» poursuivant ainsi : «On n’a pas l’impression qu’ils prennent la mesure [de l'enjeu], par atlantisme peut-être.»

Alexandre Leraître a par ailleurs affirmé avoir des retours expliquant qu’il existait des consignes de discrétion : «Ils veulent qu’on en parle le moins possible.»

Les journalistes ont enfin affirmé que des menaces pesaient sur la souveraineté de la France au vu de certaines affaires en cours autour notamment des entreprises Airbus ou Naval Group. Avec la mise en avant d'histoires de corruption puis la saisie de la justice américaine chargée d'enquêter sur celles-ci, le mode opératoire des affaires en cours se rapprocherait en effet de l'affaire du rachat d'Alstom.

AUTEURS LA GUERRE FANTOME

https://francais.rt.com/entretiens/51748-general-electric-amende-derisoire-vente-souverainete-nucleaire-americains

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lundi 18 juin 2018

L’unification du système des retraites « risque d’aggraver les inégalités » [réédition]

COMMUNICATION REEDITION

Faut-il un système unifié des retraites ? La réponse de Jean-Marie Harribey, économiste, coprésident du conseil scientifique de l’association Attac et membre des Économistes Atterrés.

TL RETRAITES ATTAC

Selon Emmanuel Macron, avec sa réforme des retraites, un euro de cotisation donnera les mêmes droits à tout le monde. Mais c’est doublement faux.

Premièrement, dans un tel système, on évacue toute notion de redistribution et de solidarité. On pousse à son maximum la contributivité de l’individu à sa future retraite : un euro de cotisation sera égal à un euro de pension dans le meilleur des cas.

Ce système, par points ou par comptes notionnels – dans lequel on divise le montant des cotisations versées par l’espérance de vie de l’individu lorsqu’il part à la retraite –, perpétuera voire aggravera les inégalités.

Si on laisse les gens libres de prendre leur retraite quand ils le veulent, les salariés ayant eu les travaux les plus pénibles et étant les moins bien payés seront incités à travailler le plus longtemps possible, pour avoir une retraite la plus décente possible. Sinon, ils auront une retraite très faible. L’affirmation selon laquelle la réforme permettrait une meilleure justice et une meilleure solidarité est donc fausse.

Évolutions

la retraite a 65

Deuxièmement, le gouvernement prétend que notre système actuel serait mal préparé pour affronter les secousses démographiques et économiques. Mais c’est le cas de tous les systèmes de retraite. Les systèmes par points ou par comptes notionnels sont confrontés de la même manière à ces évolutions.

Par exemple, au moment de la crise économique de 2008, le système par comptes notionnels de la Suède a volé en éclats, à tel point que le pays est obligé aujourd’hui d’introduire le recul de l’âge de départ à la retraite. Et selon les dernières informations, les inégalités ont en plus explosé.

Plus vous rapprochez le système de retraites de la contributivité à 100 % – je cotise un euro, je perçois un euro –, plus vous instillez dans la tête des gens que c’est leur propre argent qu’ils récupèrent lorsqu’ils partent à la retraite.

Or, c’est faux. Tous les revenus sont engendrés par l’activité productive du moment. On ne peut pas sortir les pensions d’un congélateur, où on les aurait mises il y a 30 ou 40 ans, lorsque l’on a commencé à travailler.

Accompagner le mouvement

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Donc aucun système de retraite n’est à l’abri d’un chamboulement démographique ou économique. Si jamais il n’y a plus personne pour travailler au moment où je pars à la retraite, j’ai beau avoir versé des cotisations, je ne les retrouverai pas, car ces cotisations ont été utilisées pour verser des pensions pendant que moi je travaillais.

Si la population vieillit et si la proportion de personnes âgées augmente, ce qui sera sans doute le cas dans les décennies à venir, il n’y a que deux solutions : soit on condamne ces personnes à la misère, soit on accompagne ce mouvement, c’est-à-dire que la société assume ces besoins collectifs. Changer de système de retraites n’est pas la solution miracle.

Recueilli par Julien Da Sois
https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Lunification-systeme-retraites-risque-daggraver-inegalites-2018-05-31-1200943418

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samedi 16 juin 2018

La riposte de Limoges à Brive: "entrepreneurs stories now by Limoges" !

ACT BRIVE LIMOGES

Plan social chez Anovo à Brive : les salariés accrochent leurs blouses aux grilles de l'usine

Cet après-midi, jeudi, les salariés d’Anovo sont sortis quelques minutes devant leur usine, s’asseyant sous les blouses blanches qu'ils ont accrochées aux grilles du site en plein plan social.

La direction de cette entreprise spécialisée dans la maintenance d’outils de télécommunication, a annoncé la suppression de 95 postes sur 182.

Pour l’instant, les salariés n’ont pas déposé de préavis de grève mais ils comptent bien maintenir la pression pour obtenir des « sommes permettant des reconversions dans de bonnes conditions ». Les négociations dans le cadre de ce Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) vont commencer la semaine prochaine.

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« Nous en voulons à Ingram, notre groupe, mais aussi à Orange, notre principal donneur d’ordres, qui, par sa politique tarifaire, ne permet pas à un site comme le nôtre de vivre », lance Eric Meilhac, élu CGT.

Les salariés étaient déjà sortis de l'usine pour exprimer leur colère et leur inconpréhension au lendemain de l'annonce des suppressions de postes à Paris, le 30 mai dernier. 

Emilie Auffret

https://www.lamontagne.fr/brive-la-gaillarde/economie/emploi/2018/06/14/plan-social-chez-anovo-a-brive-les-salaries-accrochent-leurs-blouses-aux-grilles-de-l-usine_12887215.html

Trois choses à savoir sur l'événement "Now 2018" qui aura lieu le 28 juin à Limoges

Créer un événement fédérateur d'énergies, en réunissant tous les acteurs économiques du territoire : c'est ce qu'à voulu faire Limoges Métropole en organisant la première édition de "Now 2018".

1- Une soirée au Zénith de Limoges ouverte à tous

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De l’agriculteur au start-upper, du commerçant à l’artisan, toutes les forces vives sont conviées à venir échanger avec les différents intervenants locaux et nationaux de la soirée, le 28 juin au Zénith de Limoges.

« Cet événement a pour objectifs, à la fois de faire émerger de nouvelles propositions d’actions en faveur du dynamisme de l'agglomération avec la création d’un livre blanc, mais également de donner aux entrepreneurs et décideurs locaux la fierté de ce territoire riche et porteur d’avenir, » confie Gérard Vandenbroucke, président de la Communauté d’Agglomération Limoges Métropole

« Notre Agglomération a des atouts : innovation, recherche, entreprises reconnues mondialement (luxe, électronique imprimée, silver économie...), ajoute-t-il. Ce qui nous manque parfois c’est la confiance et l’audace : j’ai souhaité que cet événement nous permette de prendre conscience, grâce à des témoins extérieurs et renommés, que notre territoire a toute la capacité et le potentiel pour rayonner sur la scène nationale et internationale. Cet avenir prometteur commence maintenant, "now" pour reprendre le nom de l'événement. »

2- Une soirée rythmée animée par Jeanne Dussueil

L’événement sera animé par la journaliste Jeanne Dussueil. Ancienne journaliste pour FrenchWeb et Challenges, actuellement chroniqueuse sur BFM Business, elle a ouvert en 2013 Globaliz, nouveau média spécialisé dans l’actualité liée aux secteurs de l’économie, la société, la politique, l’innovation et l’emploi.

3- Six thématiques et six talkers locaux et nationaux

Au cours de la soirée, six talkers locaux et nationaux viendront sur scène pour délivrer, chacun à leur tour, un message fort sur la thématique dont ils sont les spécialistes.

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Carlos Diaz (entrepreneuriat) : depuis 2016, le limougeaud dirige avec Pierre Gaubil et Géraldine LeMeur "The Refiners", un accélérateur installé dans la Silicon Valley pour aider des start-ups françaises à développer leur activité aux Etats-Unis.

Bernard Blaizeau (artisanat) : il a repris en 2004 l’atelier de couture C2000 qui travaille pour de prestigieuses maisons haute-couture. Bernard Blaizeau a aussi créé à Limoges sa propre maison de couture, Lou Kasatché, en 2009, boulevard de Fleurus à Limoges. Gardien d’un patrimoine vivant et ambassadeur du Limousin avec l’association Luxe et Excellence.

Stéphane Gilbert (environnement) : en 2014 il a créé l’entreprise Aquassay à Limoges, une société de services à l’industrie spécialisée en efficacité hydrique. Aquassay accompagne les industriels dans leur transition vers l’efficacité hydrique : moins consommer, mieux produire, moins rejeter.

Marc Touati (économie) : économiste spécialiste de la finance. De janvier 2008 à juin 2012, il a été Directeur Général chargé de la recherche économique et financière de Global Equities. Il  est également un écrivain à succès, avec cinq bestsellers

Pierre Sabatier (silver économie) : Il est président et directeur des études du cabinet indépendant de recherche économique et financière, PrimeView, qu’il a fondé en 2008. Son sujet de prédilection est l’impact du vieillissement des populations sur nos modèles de développement (Etats, entreprises, marchés financiers…)

Stéphane Mallard (intelligence artificielle) : il est  "digital evangelist" chez Blu Age. Son job ? Entre l’Europe et les Etats-Unis, il analyse les aspects les plus disruptifs de la révolution digitale.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/economie/innovation/2018/06/15/trois-choses-a-savoir-sur-l-evenement-now-2018-qui-aura-lieu-le-28-juin-a-limoges_12885662.html

 

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Anovo : mais de quoi se plaignent les employés ?
Nous sommes bien dans "la mondialisation heureuse" !!!

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Quant à l'événement "Now by Limoges" dont l'affiche s'étale en très grand format dans les rues de Limoges, rappelons une chose : LA LOI !
Mais comment peut-on tolérer que des collectivités territoriales bafouent ainsi la loi ? Cette affiche est strictement illégale !



Loi n° 94-665 du 4 août 1994

Article 1
Langue de la République en vertu de la Constitution, la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France.
Elle est la langue de l'enseignement, du travail, des échanges et des services publics.
 
Article 2
Dans la désignation, l'offre, la présentation, le mode d'emploi ou d'utilisation, la description de l'étendue et des conditions de garantie d'un bien, d'un produit ou d'un service, ainsi que dans les factures et quittances, l'emploi de la langue française est obligatoire.
Les mêmes dispositions s'appliquent à toute publicité écrite, parlée ou audiovisuelle.

Article 3
Toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique, dans un lieu ouvert au public ou dans un moyen de transport en commun et destinée à l'information du public doit être formulée en langue française.
 

Article 5
Quels qu'en soient l'objet et les formes, les contrats auxquels une personne morale de droit public ou une personne privée exécutant une mission de service public sont parties sont rédigés en langue française. Ils ne peuvent contenir ni expression ni terme étrangers lorsqu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue française.

S.R.

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Le Statut de la fonction publique, une victoire générale des salariés [réédition]

COMMUNICATION REEDITION

TRIBUNE LIBRE / Annie Lacroix- Riz

HIST FONCTION PUBLIQUE

Le fort intéressant article d’Anicet Le Pors paru dans le Monde diplomatique d’avril 2018, « Les , voilà l’ennemi »[1], me paraît mériter un complément, d’une part sur les modalités du vote parlementaire du Statut général de la Fonction Publique dit « statut Thorez », et d’autre part, sur la portée réelle, très au-delà des salariés d’État, de la création du concept crucial du « minimum vital ».

Son adoption, le 5 octobre 1946, ultime victoire politique pour un PCF dont l’exclusion ministérielle (du 4 mai 1947) était fébrilement préparée, résulta de l’immense soutien des salariés concernés et de l’habileté tactique des parlementaires communistes. Le 2 octobre, ceux-ci firent programmer la discussion du projet de loi pour le 5, date de clôture de la session : c’était peu avant les législatives de novembre, époque où le rejet public du texte eût coûté cher aux parlementaires concernés, singulièrement à la SFIO, majoritaire dans l’électorat de la fonction publique. La vindicte de tous les députés non-communistes, de la droite à la SFIO, dut donc se restreindre à l’« article 32 » relatif au « minimum vital » dont Anicet Le Pors souligne légitimement le caractère crucial. Il l’était d’autant plus qu’il ne visait pas, à terme, les seuls « fonctionnaires d’État » : la CGT à majorité « unitaire » (communiste) avait défini ce « minimum vital » pour en faire bénéficier non seulement les fonctionnaires mais aussi tous les salariés. Il servit en effet de base aux luttes ouvrières qui, certes dans des conditions difficiles de division syndicale, aboutirent à la création du « salaire minimum national interprofessionnel garanti » (SMIG) par la loi 50-205 du 11 février 1950 « relative aux conventions collectives et aux procédures de règlement des conflits collectifs de travail »[2] (SMIG que sa fiche Wikipédia a l’audace de faire remonter à la Charte du travail de 1941 sans mot dire de l’héritage effectif de 1946[3]).

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La discussion parlementaire du 5 octobre 1946 fut vive. Paul Reynaud, conformément à la ligne de combat contre les salaires qu’il avait à divers postes ministériels mise en œuvre dans la décennie 1930 (dont la présidence du Conseil de mars à juin 1940)[4], tonna contre le péril d’extension de l’article 32 aux « salariés de l’industrie et du commerce », qui en exigeraient autant que « les salariés de l’État ». Interprétation que le Ministre d’État Thorez lui confirma explicitement. Ce minimum vital généralisé, s’indigna Reynaud, entraînerait « une hausse générale et considérable des salaires », augmenterait dramatiquement les dépenses publiques, en élargissant à l’excès l’éventail hiérarchique, et « perdr[ait] le franc [au lieu de le] défendre »[5]. Christian Pineau manifesta l’extrême dépit de la SFIO, contrainte de voter un texte « imparfait et empreint d’un esprit totalitaire qui n’est pas le nôtre ». Et il annonça les représailles : « nous entreprendrons, dès que nous en aurons l’occasion, la révision de certaines de ses dispositions essentielles. »[6]

Ce veto de fait divisa la base socialiste, particulièrement les « confédérés » de la tendance (socialiste) « Force ouvrière », majoritaires à la Fédération des Fonctionnaires. Le dirigeant de celle-ci, Pierre Neumeyer, bien qu’associé aux actifs préparatifs de la scission de la CGT (de décembre 1947)[7], avoua cinq mois plus tard à quel point il avait troublé ses mandants dans l’hebdomadaire Force ouvrière : « Je ne crains pas de déclarer, même si je dois me heurter à certains de nos amis, que l’institution du Conseil supérieur de la fonction publique et la mise en application du Statut général de la Fonction Publique constituent indiscutablement un succès syndical. »[8]

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À l’heure où les gouvernants pensent pouvoir enfin, après des décennies d’efforts en vue de « la casse [de] l’intérêt général », mettre à exécution les menaces de Reynaud et Pineau, la connaissance de l’ démontre formellement que les acquis de chaque catégorie de salariés améliorent directement le sort des autres. Nonobstant la propagande qui dénonce quotidiennement dans les « privilèges » des fonctionnaires une insulte à « l’égalité » (entre Bernard Arnaud et tous les salariés?), la catégorie qui demeure dotée d’une situation lui permettant de moins courber la tête et se bat pour conserver ses droits, se bat pour les intérêts de tous. C’est dire si la résistance conjointe des « salariés de l’industrie et du commerce » et des « salariés de l’État » s’impose.

Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7


[1] https://www.monde-diplomatique.fr/2018/04/LE_PORS/58573

[2] JORF, 12 février 1950, https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000693160

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Salaire_minimum_interprofessionnel_garanti

[4] De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2008, index Reynaud.

[5] Journal Officiel des Débats n°109, 6 octobre 1946, p. 4684-4685.

[6] Journal Officiel des Débats n°109, 6 octobre 1946, p. 4709.

[7] Contexte général, « CGT et revendications ouvrières face à l’État, de la Libération aux débuts du Plan Marshall (septembre 1944-décembre 1947). Deux stratégies de la Reconstruction », thèse d’État, Université Paris I, 1981; résumé, La CGT de la Libération à la scission (1944-1947), Paris, Éditions Sociales, 1983, p. 194-197.

[8] Force ouvrière, 6 mars 1947, p. 3.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/le-statut-de-la-fonction-publique-une-victoire-generale-des-salaries-par-annie-lacroix-riz/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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mercredi 13 juin 2018

Les indiscrétions de la semaine en Limousin et en Nouvelle-Aquitaine (semaine du 4 au 10 juin )

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Nouvelle-Aquitaine

InFOrmatique

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FO Nouvelle-Aquitaine, qui défend les agents du Conseil régional, vient d’envoyer une lettre ouverte à Alain Rousset afin de dénoncer le projet de création d’une équipe d’intervention informatique dans les lycées. Jusqu’alors, chaque lycée comptait un technicien. Une trentaine était dénombrée dans l’ex-Limousin. L’idée est donc de les regrouper afin de créer une équipe par département à l’image de ce qui se fait déjà en ex-Aquitaine et en ex-Poitou-Charentes. Lundi, une réunion de concertation s’est tenue à la maison de la région à Limoges sur le sujet. Un comité technique avait validé le principe du rattachement de ces personnels au sein de la direction de l’éducation en mars dernier. D’où la surprise de voir poindre cette lettre ouverte annonciatrice d’une pétition. Du côté de Bordeaux, on indique que rien ne sera fait avant la rentrée 2019 afin de bien s’assurer du bon fonctionnement de cette nouvelle organisation et d’avoir réglé les détails des temps de transport des agents. Un nouveau comité technique sera réuni le 18 juin prochain. À Bordeaux, on n’ose imaginer que cette lettre ouverte n’a été rédigée que pour mettre un peu de pression sur l’exécutif régional avant la prochaine rencontre…

Haute-Vienne

Macron-compatible??

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Le maire de Limoges Émile Roger Lombertie qui s’envole ce dimanche pour Cracovie en Pologne, où il participe à la réunion des Villes créatives de l’Unesco, sera de retour en France jeudi. Le lendemain, il est invité à déjeuner à Matignon avec un certain nombre de grands élus de tous bords et surtout… Macron-compatibles. L’occasion d’évoquer avec le Premier ministre Édouard Philippe les prochaines échéances électorales.

Désenclavement : « Mobilisez-vous?! »

Gaston Chassain, vice-président de Limoges Métropole en charge du développement économique était l’invité, mardi matin, du “8-9 Café Pro” organisé par le Populaire du Centre à Limoges. Il a, à cette occasion, répondu à une question du public sur le désenclavement de Limoges. Pour lui, la balle est dans le camp de la population. « Pour certaines entreprises, pouvoir se rendre rapidement à Paris ou à Bordeaux est une nécessité. Je pense à un moment qu’il va falloir une mobilisation plus forte des gens, parce que les élus seuls, j’ai l’impression qu’on n’y arrive pas… Pour le reste nous avons des atouts comme le prix de l’immobilier, le cadre de vie, les ressources de la recherche à la création d’entreprise. Il n’en faudrait pas beaucoup pour que tout soit parfait… »

Pour un Medef “fier”

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Quatre candidats sont en compétition pour l’accession à la présidence du Medef, principale organisation patronale : Geoffroy Roux de Bézieux, Alexandre Saubot, Olivier Klotz et Patrick Martin. Fabrice Le Saché, 25 ans, qui fait campagne pour Patrick Martin, le président du Medef Auvergne Rhône-Alpes était jeudi à Limoges où il a visité l’entreprise Cybedroïd, qui conçoit des robots humanoïdes de taille humaine, aux côtés du président du Medef Haute-Vienne, Thierry Debourg. « Ce qui nous distingue, a-t-il confié, c’est une approche extrêmement entrepreneuriale du Medef. Notre objectif est de doubler le nombre d’adhérents d’ici 5 ans. Cela passera par un changement d’image. Il faut rajeunir, féminiser, digitaliser ce réseau qui doit être au service des entreprises. Nous n’avons pas le Medef honteux, nous avons le Medef fier?! » 

 

Christianophobie

L’Observatoire de la christianophobie a posté cette semaine sur son site l’acte de vandalisme dont la statue de Saint-Martial a fait l’objet ces derniers jours à Limoges. Ce blog créé en 2010 « se propose depuis cette date de répertorier les actes contre le Christianisme en France et dans le monde ». Il appartient au réseau Riposte Catholique, réputée pour être proche de la frange intégriste de l’église et dont le blog est alimenté par des correspondants de l’association ou de simples sympathisants. Dans le cas du vandalisme de la statue de Saint-Martial, la preuve n’est pas établie qu’il s’agisse d’un acte anticatholique. Le message tagué - « L’état mutile » - ne penche pas en ce sens. 

Corrèze

Cocktail

Brive Festival, ses artistes, son off, son village restauration et maintenant son cocktail. Les organisateurs de Festival Production se sont en effet associés à la célèbre distillerie briviste Denoix pour créer un cocktail spécial. Il sera présenté le 22 juin et sera servi au sein des loges partenaires fin juillet. Il serait constitué uniquement de produits locaux avec un soupçon de liqueur de fenouillette.

Bistrot du cadran

Après la remise sur les rails du Marché au cadran d’Ussel, le monde agricole se mobilise pour le Bistrot du cadran, une structure de restauration hébergée sur le site ussellois. Placé en redressement judiciaire, cet établissement est fermé depuis plusieurs mois. Une proposition de reprise, émanant d’un groupement d’agriculteurs, a été déposée auprès du tribunal de commerce de Brive. Trois des 4 emplois pourraient être repris.

Cèdre

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Le président du Conseil départemental a renoué avec une tradition établie par Jacques Chirac à la fin des années 1970. Alors président du conseil général de la Corrèze, ce dernier avait planté un cèdre de l’Himalaya dans le massif forestier des Agriers, dans le pays d’Eygurande. Charles Ceyrac et Jean-Pierre Dupont (à l’époque RPR) avaient fait de même. Ce n’est pas le cas de François Hollande ou de Gérard Bonnet (PS). Quant à approcher l’arbre planté par Jacques Chirac, seuls les plus initiés savent où il se trouve.

Actionnaire en visite

Laurent Koscielny a rendu visite à la manufacture d’accordéons Maugein, à Tulle, dans la semaine. Marchant toujours avec des béquilles, le défenseur d’Arsenal a visité l’entreprise à laquelle il a apporté un petit coup de pouce financier voilà quelques années, alors qu’elle était dans une mauvaise passe.

Valérie Pécresse

C’est le quotidien Le Figaro qui l’annonce : Valérie Pécresse fera sa rentrée politique en Corrèze, le 25 août. La présidente de la région Ile-de-France a des liens avec le département puisque son époux a des origines du côté de Combressol, et qu’elle-même y vient en vacances depuis 25 ans. Mais elle ne fréquente pas la Corrèze que l’été, puisqu’en septembre dernier, elle a participé au congrès de "Corrèze demain", à Brive. Le positionnement de son mouvement, Libres?!, moins à droite que Les Républicains version Wauquiez, séduit une partie de la droite corrézienne.

Double hommage

Jeudi, au musée Chirac, à Sarran, Pascal Coste a rendu un double et consensuel hommage aux présidents corréziens « Jacques Chirac et François Hollande, des personnes de qualité qui ont servi avec brio la République et ses valeurs ». 

Creuse

Président ou premier ministre en Creuse??

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La préfète Magali Debatte et le chargé de mission du Plan particulier pour la Creuse (PCC) Philippe Ramon ont annoncé vendredi que l’ultime « restitution » du PPC, en décembre, serait présidée par une « Autorité ». Sans préciser s’il s’agira de la plus haute autorité de l’Etat ou de son Premier ministre. En juillet 2017, le fraîchement élu Emmanuel Macron avait dit aux GM & S rencontrés à Bellac qu’il n’était pas le Père Noël. En décembre, la saison et le motif de la visite le feront peut-être évoluer sur cette position. 

 

Et Une Maison de santé de plus?!

Le projet de la Maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) de la Souterraine vient d’être validé, avec son antenne de Fursac. Les travaux ne devraient pas tarder à débuter alors que de l’autre côté de la Creuse, à l’est, les travaux de la MSP d’Évaux-les-Bains s’achèvent.

Moutier-Rozeille marche sur des œufs

Le projet de poulailler industriel porté par un agriculteur de Moutier-Rozeille, sur le village de Lascaux, a fait l’objet d’une réunion publique cette semaine. La municipalité tente d’analyser l’impact de ce projet, les riverains sont dressés sur leurs ergots et ils ont mis dans la boucle la redoutable association animaliste creusoise L-PEA. Une pétition numérique contre ce projet a déjà recueilli 37.000 signatures… Le tout est de savoir dans quel sens voteraient les principales intéressées, c’est-à-dire les 15.000 poules pondeuses pressenties à Moutier-Rozeille.

Espoir au collège de Bourganeuf

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L’ensemble de la communauté éducative du collège Jean Picart le Doux de Bourganeuf n’est pas satisfaite des propositions faites par l’Éducation nationale pour tenter de résoudre les difficultés rencontrées depuis l’arrivée de la nouvelle principale en septembre 2017. Selon l’équipe éducative, les solutions proposées (venue d’un principal adjoint pour l’organisation du Brevet, tenue d’un Conseil pédagogique extraordinaire) « ne répondent en rien à la souffrance et à l’insécurité ». La situation devrait toutefois s’apaiser. La principale a annoncé qu’elle ne serait pas présente à la rentrée prochaine. La communauté éducative a donc « l’espoir d’une rentrée plus sereine avec une nouvelle direction » mais reste vigilante. Un préavis de grève a été déposé pour le mois de juin.

Faux-la-Montagne sous les projecteurs

Asterix décoré

Le village sud creusois de Faux-la-Montagne ne cesse de faire parler de lui. Tel celui d’Astérix et ses comparses, le bourg perché sur le plateau de Millevaches suscite à la fois curiosité et envie. D’où vient le dynamisme de cette commune pourtant pas si différente que les autres bourgades du plateau?? C’est cette énigme que bon nombre de journalistes tentent de résoudre en s’y rendant à l’occasion d’enquêtes et de séjours de plus en plus longs. Il suffit d’une recherche sur Internet pour découvrir pléthore d’articles, enquêtes et immersions journalistiques à la rencontre des habitants et forces vives du village. Derniers en dates, il y a une quinzaine de jours, un reportage dans le 20 heures d’Anne-Sophie Lapix sur France 2 au sujet du dispositif de santé « Mille soins » (présent aussi à Royère-de-Vassivière en Creuse et à Peyrelevade en Corrèze, deux communes limitrophes) et, dans Le Monde, une double page de reportage de Camille Bordenet venue passer une semaine à la rencontre des fameux irréductibles Gaulois hétéroclites qui, par la somme de leurs différences, font la richesse de Faux-la-Montagne. Et sans potion magique?!

L’éloge de la Creuse

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Souvent, les Creusois ne savent pas bien mettre en avant les ressources creusoises. Pourtant elles existent, souligne Christophe Durand, agriculteur bio à Augères (que nous avions rencontré il y a un an) et chantre des haies creusoises. Dans un documentaire qui sera diffusé sur la chaîne Seasons le 16 juin et intitulé Éloge de la haie, il évoque cette richesse locale ainsi que l’eau dont ne manque pas le département. C’est pourquoi il croit dur comme fer au développement d’une filière chanvre en Creuse. Pour lui, « le chanvre est une culture traditionnelle creusoise »

https://www.lepopulaire.fr/limoges/politique/2018/06/10/les-indiscretions-de-la-semaine-en-limousin-et-en-nouvelle-aquitaine_12881135.html

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Le maire de Limoges qui va en Pologne pour un truc super important: la réunion des "villes créatives". On se demande comment Florence ou Venise ont fait pour être reconnues dans le monde entier...
Et au retour, Lombertie va déjeuner, avec d'autres élus, chez Macron, enfin chez nous puisque c'est nous qui payons, pour parler... des prochaines élections, donc des élections de l'UE  (qu'ils vont bien sûr appeler" élections européennes"  !)

La christianophobie continue en France et quand on lit les sous-entendus dans l'article on se demande si certains journalistes ne cherchent pas à minimiser ce genre d'exactions. Que ne ferait-on pas pour détruire l'âme de la France !!!

Honte aussi à Pascal Coste qui a rendu hommage aux présidents qui résidaient en Corrèze  Chirac et Hollande: pour lui, deux "personnes de qualité qui ont servi avec brio la République et ses valeurs" ! Ou il a trop fumé ou nous ne vivons pas dans le même pays et nous ne parlons pas des mêmes personnes !

Et Moutier-Rozeille qui veut produire des poulets de ... pour les pauvres certainement !!!  S.R.

mardi 12 juin 2018

Quand les "jeunes agriculteurs" découvrent l'Union européenne et le libre- échange...

Blocage de Total : «Quelles solutions veulent-ils mettre en place?» s'interroge un jeune agriculteur

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Les agriculteurs bloquent le site de la raffinerie Total de Grandpuits depuis le 10 juin pour protester contre la concurrence de l'huile de palme importée par la compagnie pour produire du biocarburant. Le reporter de RT France les a rencontrés.

Le 10 juin à 23h, plus d'une centaine d'agriculteurs ont se sont rendus à Grandpuits en Seine-et-Marne pour empêcher les camions de carburant de se réapprovisionner dans une raffinerie de Total. Ils s'insurgent contre l'autorisation donnée par le gouvernement à la compagnie pétrolière d’importer 300 000 tonnes d'huile de palme par an de Malaisie et d'Indonésie, pour la fabrication de biocarburant. Mus par leur colère, ils ont charrié des mottes de terre pour bloquer le passage des véhicules. Le matin du 11, deux camions ont dû faire demi-tour.

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Cette décision controversée condamne les producteurs de colza à ne plus être concurrentiels, selon les protestataires. «Demain, si moins de colza est cultivé, l’éleveur n’aura plus assez de colza. Ils vont réimporter du soja OGM. Nous agriculteurs en France, avons l'interdiction de produire des OGM. On nous interdit des choses, mais on va réintroduire des plantes de l'étranger», fulmine Mathieu Beaudoin, le vice-président des Jeunes agriculteurs de Seine-et-Marne, au micro du reporter de RT France Jonathan Moadab.

«Quelles solutions veulent-ils mettre en place pour que nous agriculteurs ne perdions pas de 20 à 40 euros la tonne ?», interroge-t-il. Et le syndicaliste de rappeler que la culture de colza est la seule qui soit rentable pour eux, au contraire, par exemple, du blé. «Si on perd les 40 euros de la tonne, très clairement : moi le premier, j'arrête la culture du colza», menace-t-il. Les différences de normes de production entre les cultures françaises et asiatiques sont telles que les cultivateurs français seraient gravement lésés, selon lui.

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Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a réagi en jugeant leur mouvement illégal et en affirmant qu’il ne changerait rien à l’accord. Ces déclarations alimentent la détermination des manifestants qui ont bloqué 13 raffineries ou dépôts de carburant dans toute la France. Ils avaient prévu de cesser leur action le 13 juin, mais pourraient choisir de prolonger leur mouvement.

https://francais.rt.com/france/51488-blocage-total-quelles-solutions-veulent-ils-mettre-en-place

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Extrait de la dernière chronique de Charles Sannat:

Le problème c’est que la cohérence, cela vaut pour le gouvernement et… pour la FNSEA !

Oui, j’aime bien relever les paradoxes, appuyer là où cela fait mal, titiller les parties (je parle du gouvernement d’un côté et des syndicats agricoles de l’autre, n’allez pas vous imaginer autre chose, je suis un garçon sérieux). C’est mon côté poil à gratter génétique.

La cheftaine de la FNSEA donc appelait de manière fort grandiloquente à « faire le choix de l’Europe », ce qui voulait dire à voter Macron lors des présidentielles.

Parfait.

Voilà un choix « responsable ».

Voilà la voix de la « raison ».

Voilà le chemin de la « sagesse » blablablablablabla…

Sauf que l’Europe est là pour couillonner les paysans, et les organisations syndicales pour faire avaler la pilule aux petits paysans d’en bas.

C’est l’Europe qui organise les accords de libre-échange qui ont pour conséquence de permettre d’importer plein de produits qui viennent directement concurrencer nos propres productions. C’est le cas pour l’huile de palme, comme pour la viande aux hormones d’Argentine ou du Canada.

N’oubliez pas cette terrible citation. Terrible de vérité : « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. » La FNSEA est en plein dedans.

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Au congrès de la CFDT, des réformistes le coeur à marée basse

Lors de ce congrès, les militants sont apparus déstabilisés par Macron pour qui ils avaient votés en nombre, déçus par les réformes en cours. Les cheminots eux, ont été applaudis en nouveaux héros. Un tournant pour la CFDT qui peine encore à endosser sa responsabilité de premier syndicat dans le privé ?

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Ils sont déçus, amers et inquiets pour l'avenir. Et le font savoir à leurs dirigeants. Réunis en congrès à Rennes depuis le 4 juin, les 2300 délégués et militants de CFDT qui portent habituellement avec fierté leur réformisme en bandoulière, tirent un bilan chagrin des réformes en rafale du code du travail auxquelles ils sont exposés depuis quatre ans. Atterrés par cette régression sociale, ils demandent en nombre à leur secrétaire général Laurent Berger de durcir le ton, d"oser le changement" de méthode face à Emmanuel Macron. Tout en saluant le travail de leur confédération puisque la CFDT est devenue dans le secteur privé, le premier syndicat du pays. Une fierté... et une responsabilité.

"Numéro un, pour quoi faire?"

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"Numéro un mais pour quoi faire ?", interroge en effet Grégoire (Intérieur et collectivités locales). Gagner sur les autres ne suffit pas ! " "Comment convaincre de nouveaux militants de nous rejoindre, quand nous ne sommes même pas capables de préserver les acquis sociaux que nous avions ?", renchérit une camarade. Patrick du secteur transport prévient: "Si en octobre, le gouvernement ne tient pas son engagement sur le socle conventionnel promis aux chauffeurs routiers, nous entrerons à notre tour dans un mouvement intersyndical dur."

Sur le terrain, les délégués CFDT vivent d'abord comme une injustice les conséquences des ordonnances travail. Lorsqu'ils négocient ces nouveaux conseils sociaux d’entreprise (CSE), des employeurs se saisissent trop souvent de cette fusion imposée des délégués du personnel, des comités d'entreprise et des CHSCT pour réduire leur nombre de mandats et leurs heures de délégation. Et veulent appliquer au plus juste le droit du travail. "Des camarades vont devoir reprendre leur poste de travail sans protection dans la durée. Ils ne profiteront même pas des nouvelles possibilités de formation, 12 jours payés par an pour valoriser la carrière des élus, que nous avons obtenus dans la loi", se désole une employé des services santé. A cette frustration, se surajoutent, le cas échant, un sentiment d'isolement, des difficultés à expliquer les positions de leur confédération aux salariés et un manque de moyens (même si la CFDT ouvre plus largement l'accès à son trésor de guerre, sa caisse nationale d'action sociale de 126 millions d'euros de réserves de résistance). "Macron incarne un pouvoir vertical qui frappe vite, le risque c'est de faire monter les extrêmes. Plus que jamais nous devons proposer des progrès sociaux...", insiste Francis, syndicaliste à la Poste.

D'aucuns regrettent donc que le projet de résolution (...)  ignore la revendication d'un passage aux 32 heures pourtant votée en 1992 et 1995 et jugée efficace pour partager le travail, tout comme comme l'octroi du chèque syndical qui faciliterait les recrutements de nouveaux adhérents, dans une époque plus individualiste.

Ne rien lâcher sur la SNCF

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Dans cette ambiance soucieuse, sous des applaudissements nourris, c'est le secrétaire général des cheminots CFDT, Didier Aubert, avec sa voix de stentor, sa bonhommie hâbleuse, qui a rassuré en résumant leurs états d'âme en tribune : "Face à un gouvernement qui ne veut pas négocier, il faut savoir élever le rapport de force. La grève continuera aussi longtemps que nous n'aurons pas signé un protocole de sortie avec les employeurs du ferroviaire, et la direction de la SNCF", assume-t-il. D'autant plus déterminé que 95% des 91 000 cheminots sur 145 000 qui ont récemment participé au Vot'action ont glissé un bulletin contre la réforme. Et 90% des roulants, employés, cadres de la SNCF, ont effectué depuis le 2 avril, début de la mobilisation, au moins un jour de grève. Serein, Aubert annonce une nouvelle journée sans cheminots pour le 12 juin, veille d'une table ronde l'Etat, les employeurs du ferroviaire et les syndicats dont ils attendent beaucoup. "Si nous n'obtenons pas satisfaction, nous nous organiserons pour le début de l'été", ajoute-t-il... sans oublier de remercier Laurent Berger pour son aide confédérale.

https://www.marianne.net/politique/au-congres-de-la-cfdt-des-reformistes-le-coeur-maree-basse?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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samedi 9 juin 2018

Les syndicats de la SNCF s’installent dans une grève chronique qui pourrait déborder sur l’été

Beaucoup s’attendaient à une scission de l’intersyndicale et à l’amorce d’une sortie du conflit.

ACT MAINTIEN GREVE SNCF

Et c’est tout le contraire qui s’est produit. Jeudi 7 juin, alors que le mouvement des cheminots contre la réforme de la SNCF en était à son vingt-septième jour de grève, les quatre organisations syndicales représentatives de l’entreprise publique (CGT, UNSA, SUD, CFDT) ont réaffirmé leur volonté unitaire de lutter contre le nouveau pacte ferroviaire qui vient d’être voté au Sénat, mardi 5 juin.

Le calendrier de la grève est donc fermement maintenu et la pression remise sur le gouvernement. Même la proposition de l’UNSA de mettre entre parenthèses le conflit pendant la période du baccalauréat (18 au 23 juin) afin de faciliter les déplacements des candidats n’a pas été retenue par l’intersyndicale.

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« Guillaume Pepy [le président de la SNCF] s’est chargé d’annoncer que le plan de transport sera suffisant et adapté pour permettre aux élèves d’aller passer le bac, a ironisé Thierry Nier, secrétaire général adjoint de la CGT-Cheminots, le premier syndicat de la SNCF. L’entreprise prend ses responsabilités, et nous, on garde le même calendrier. » A l’UNSA, les responsables disent regretter cette décision, mais ne quittent pas le mouvement pour autant.

Inquiétude profonde

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Il paraît désormais clair que la grève en pointillé ira, au moins, au terme de l’agenda présenté, il y a maintenant presque trois mois, par l’intersyndicale, et qui prévoit encore huit journées de grève jusqu’au 28 juin. « Le mouvement pourrait même être reconduit sous une autre forme en juillet et août, croit savoir un bon connaisseur du dossier. Les syndicats réfléchissent à de nouvelles formes de lutte pour cet été : des débrayages seulement le week-end ou une fois par semaine. » La crainte gouvernementale que les cheminots s’installent dans une grève chronique – et de plus en plus difficile à arrêter – semble devenue une réalité.

Quand au mouvement lui-même, il plie mais ne rompt pas. Jeudi 7 juin, le taux de grévistes s’élevait à 14,3 %, un chiffre très légèrement inférieur à celui du 29 mai (14,4 %), précédent jour de grève en semaine. Si Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la SNCF, se félicite que, « pour la première fois depuis le début du conflit, le service a été normal un jour de grève sur les trois principales liaisons TGV, Paris-Lyon, Paris-Marseille et Paris-Lille », les signes d’une inquiétude profonde du corps social cheminot demeurent.

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Le taux de conducteurs grévistes était ainsi très élevé le 7 juin (44 %), après dix semaines de conflit. Quant au niveau de perturbation du trafic des TER (un train sur deux en moyenne, vendredi 8 juin), il montre que la future possibilité de transfert à la concurrence des lignes régionales ne passe pas.

Cette pugnacité antiréforme de la base cheminote conforte les syndicats les plus hostiles à la nouvelle loi ferroviaire (CGT, SUD) et rallie à une ligne dure ceux qui seraient par nature enclins à la négociation (UNSA, CFDT). « Le conseil national du 31 mai dernier nous a donné un mandat clair : rester dans le mouvement unitaire », explique Florent Montheillet, secrétaire fédéral de l’UNSA Ferroviaire. « L’UNSA est pétrifiée, décode un négociateur du patronat. Leur grande trouille est de sortir les premiers du conflit pour ensuite se faire flinguer aux élections professionnelles, en novembre. »

« Journée de la colère cheminote »

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Côté CFDT, le congrès confédéral, qui s’achève à Rennes, vendredi 8 juin, a vu un Didier Aubert, patron de la Fédération des cheminots CFDT, brandissant son écharpe orange « Fier d’être cheminot », grand vainqueur à l’applaudimètre. « Il y a eu des spéculations sur des désaccords entre la CFDT Cheminots et Laurent Berger, qui nous aurait poussés à la conciliation avec le gouvernement, explique son secrétaire général adjoint Rémi Aufrère-Privel. La vérité, c’est qu’il n’y a pas d’ambiguïté et de différences de vues : nous appelons à la plus grande mobilisation pour les préavis de grève qui viennent. »

La semaine prochaine sera marquée par trois moments-clés. Le premier aura lieu lundi 11 juin : c’est la commission mixte paritaire (CMP). Sept sénateurs et sept députés devront se mettre d’accord sur le texte final. La CMP, c’est l’ultime fenêtre pour faire changer la loi. L’UNSA et la CFDT ont d’ailleurs transmis des propositions d’amendements.

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Deuxième étape d’importance : le lendemain, mardi 12 juin, les syndicats appellent à un regain de mobilisation pour une nouvelle séquence appelée « Journée de la colère cheminote ». Enfin, les jours d’après (les 13, 14, 15 juin), pourraient se tenir une ou plusieurs tables rondes tripartites syndicats-patronat-Etat, afin de lancer les négociations sur la future – et fondamentale – convention collective du transport ferroviaire.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/06/08/les-syndicats-de-la-sncf-s-installent-dans-une-greve-chronique-qui-pourrait-deborder-sur-l-ete_5311604_3234.html

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Les médias de l'oligarchie euro- atlantiste ont beau multiplier les reportages sur "l'exaspération des Français" et "l'angoisse des jeunes à la veille du baccalauréat", et faire défiler les "experts" pour convaincre la population des bienfaits de la réforme, rien n'y fait. Non pas que les bureaucraties syndicales ne soient tentées, surtout certains dirigeants traditionnellement "réformistes", d'en finir sans trop perdre la face, mais il semblerait que cette fois- ci, une partie de la base ne lâche rien...Et il n'est sans doute pas faux que les élections professionnelles de la rentrée pèsent lourd dans la prise de décisions. Pour une fois que ces dernières peuvent servir l'intérêt des syndiqués, autant en profiter. C'est sans doute ce que pensent certains cheminots et on les comprend. Rappelons que la majorité des syndicats sont membres de la CES (Confédération européenne des syndicats)...   P.G.

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vendredi 8 juin 2018

Carrefour : des milliers d'emplois supprimés et un ex-PDG qui s'enrichit

Libération s'est penché sur la rémunération de l'ex-PDG de Carrefour, qui multiplie les fermetures de magasins.

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Après son départ en juillet 2017, il a touché près de 16 millions d'euros et une retraite à vie d'environ 500 000 euros par an.

Carrefour vit des heures difficiles : fermetures de magasins et suppression de près de 2 000 postes. Malgré tout, si de nombreux salariés peuvent s'inquiéter de leur avenir, notamment financier, ce n'est pas le cas de l'ancien PDG, parti en juillet 2017, Georges Plassat. C'est lui qui a été le stratège au sein de Carrefour en 2014 pour le rachat de plus de 800 magasins DIA... dont plus de 200 sont aujourd'hui menacés.

Le bon moment pour l'outil Checknews de Libération d'enquêter sur les émoluments reçus par l'ancien patron de l'enseigne, le montant de sa retraite et les futures rémunérations qu'il percevra. Au total, on apprend ainsi que lors de son départ en 2017, Georges Plassat a ainsi touché – entre les actions, les avantages en nature ou le salaire fixe – près de 16 millions d'euros, contre environ 10 millions en 2016. En 2016, Georges Plassat était d'ailleurs le dirigeant du CAC 40 le mieux payé... Difficile de comprendre dès lors les difficultés financières du groupe et les choix opérés.

En effet, Libération ajoute que Georges Plassat touche une retraite à vie de 517 810 euros par an. Un cachet revu à la hausse par le conseil d'administration en avril 2018, «eu égard aux performances du groupe en 2017», selon le quotidien.

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Mais ce n'est pas tout... Georges Plassat devrait toucher courant juin 2018, près d'un an après son départ, une nouvelle rétribution de plus de 800 000 euros de part variable au titre de 2017, sauf si l'assemblée générale des actionnaires en décide autrement le 15 juin prochain. Ce qui semble peu probable. Carrefour a semble-t-il bien appliqué la phrase d'Emmanuel Macron le 15 octobre 2017 : «Si l'on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui dégringole».

Toutefois, la cordée formée par les 2 000 salariés Carrefour, ex-Dia, semble bel et bien se rompre sous l'effet de la politique menée par l'ex-premier de cordée Georges Plassat.

https://francais.rt.com/france/51363-carrefour-des-milliers-d-emplois-supprimes-et-un-ex-pdg-qui-s-engraisse

EUROPE CORDE 1"Le bon moment pour l'outil Checknews de Libération d'enquêter sur les émoluments reçus par l'ancien patron de l'enseigne, le montant de sa retraite et les futures rémunérations qu'il percevra": si cet outil leur sert à faire leur travail, on est content pour eux, mais ce journal euro- atlantiste est bien mal placé pour s'indigner...

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