samedi 26 mai 2018

Fin de l'académie de Limoges : la rectrice joue l'apaisement

Alors que se profile une fusion des académies, la rectrice Christine Gavini-Chevet, en attente d’instructions ministérielles, entend privilégier le dialogue avec des syndicats inquiets.

ACT ACADEMIE LIMOUSIN

Depuis la publication du rapport ministériel préconisant une nouvelle carte des académies calquée sur celle des grandes régions (donc la disparition de l’académie de Limoges), les inquiétudes sont vives, notamment parmi les personnels. Dans ce contexte sensible, la rectrice d’académie Christine Gavini-Chevet a multiplié ces derniers jours les rencontres avec les syndicats (FSU et Unsa). En l’absence d’instructions précises de la part de son ministère, elle dit vouloir privilégier le dialogue social, alors qu’en Limousin, 300 agents et cadres administratifs sont concernés par une réorganisation territoriale aux contours encore flous.

Que savez-vous exactement du projet ?

Le ministre nous a dit qu’il annoncerait ses décisions fin mai. Dans l’attente, je n’ai pour l’heure aucune feuille de route. En tant que recteurs, on nous a présenté le rapport et nous en avons aussitôt informé les syndicats.

La fusion des trois académies de Nouvelle-Aquitaine est-elle désormais inévitable ?

MONTAGE REFORMES TERRITORIALES

Le rapport estime que l’organisation intermédiaire, qui consistait à créer des grandes régions académiques avec des “grands recteurs” tout en conservant les académies actuelles, ne fonctionne pas bien. Pour ma part, je trouve qu’en Nouvelle-Aquitaine, cela marche plutôt pas mal… Mais quoi qu’il en soit, le ministère entend ne plus faire durer ce statu quo. Mais il est important de préciser que les solutions envisagées seront différentes selon les régions et selon leur taille. Il y aura une vraie concertation. Et il faut rappeler que le recteur de Nouvelle-Aquitaine, qui sera un acteur essentiel de la mise en place du projet, connaît bien les enjeux territoriaux, et connaît aussi très bien le Limousin.

Aux yeux du ministère, le Limousin serait devenu une académie trop petite… mais la Nouvelle-Aquitaine pourrait au final s’avérer une académie trop grande ?

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C’est un peu ça. En tout cas, le problème mérite qu’on y réfléchisse. Et nous sommes encore dans l’expectative. C’est-à-dire que les solutions envisageables peuvent aller de la fusion pure et simple des trois académies… à un nouveau partage des compétences qui pourrait accorder davantage de pouvoir au grand recteur. Rien n’est décidé. Nous verrons aussi quel rôle peuvent jouer les départements, qui pourraient devenir un échelon stratégique dans cette nouvelle organisation territoriale.

Mais qui dit transfert de compétences dit aussi transfert de personnels ?

Non, il n’y aura pas de mobilité imposée parmi les personnels administratifs. Nous ne laisserons aucun cadre sans solution. Tous ceux qui seront concernés se verront proposer soit une mobilité fonctionnelle, soit une mobilité géograhique en fonction de leurs souhaits et de leur situation.

AFFICHE FL EEM

Il n’y aura pas de changement dans le périmètre de gestion des enseignants jusqu’en 2022.

Et après 2022 ?

J’ai lu cette date comme vous. Je n’ai pas davantage d’information.

La carte des formations professionnelles est déjà gérée à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine. Qu’en sera-t-il de l’offre pédagogique dans les filières générales ?

Vous savez, on a coutume de dire : “Bordeaux va tout aspirer”… Or l’Education Nationale n’est pas un système politique, c’est une administration d’État. Notre rôle n’est pas de privilégier un tel ou un tel, mais au contraire de restreindre les inégalités territoriales et de veiller à assurer un maillage cohérent. De la même façon, nous avons bien en tête le risque d’isolement des personnels. Nous allons conserver l’échelon départemental et il n’est pas exclu qu’il prenne d’ailleurs de l’importance…

Avez-vous un calendrier précis ?

Non. S’il s’agissait d’une simple question de gouvernance, cela ne nécessiterait pas beaucoup de temps. Or, l’enjeu d’une réorganisation des services, avec toute la dimension humaine qu’il revêt, va bien au-delà d’une seule question de calendrier…

https://www.lepopulaire.fr/limoges/education/2018/05/18/fin-de-l-academie-de-limoges-la-rectrice-joue-l-apaisement_12853052.html

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Je ne sais rien mais je vous dis tout !
Voilà qui résume bien l'intervention de cette dame !!!
Voilà comment on endort les sans dents !!
S.R.

OUTIL FL EUROREGIONS

jeudi 24 mai 2018

24 mai 2016: création du site "Frexit-Limousin"

En fait, son premier nom fut UPR en Creuse, car il était question de créer une page d'information pour les adhérents UPR de la Creuse à l'image des pages facebook existantes à l'époque pour la Haute- Vienne et la Corrèze. C'est donc sous l'appellation "uprencreuse@canalblog.com" que le site fit son apparition. 

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Nous avions préféré le format "blog" plutôt que "facebook", n'étant pas enthousiastes pour la plateforme de M. Zuckerberg au sein de la délégation creusoise, et nous pensions qu'il pouvait être utile d'utiliser un format plus classique, de style "bulletin d'information".

Notre succès, bien que modeste au début, nous a conduit à souhaiter maintenir le site après la fusion des pages facebook de l'UPR Limousin, non en tant que vitrine de la délégation régionale, mais plutôt comme un complément à visée pédagogique de formation/information/réinformation de nos adhérents, militants et sympathisants, et au- delà, de tout lecteur curieux à la recherche d'informations pluralistes.

Nous avons donc acheté un nom de domaine et rebaptisé le site, afin d'adapter ses finalités à celles de la délégation régionale.

Aujourd'hui, avec plus de 126 300 visites en deux ans, et un lectorat quotidien qui varie entre 100 et 400 personnes par jour, nous occupons un espace utile à la fois pour l'échange d'informations entre adhérents, la présentation d'argumentaires et des communications officielles de l'UPR, mais aussi pour un compte- rendu des activités des délégations départementales en Limousin, ce qui permet à tout un chacun de suivre notre travail, et éventuellement de participer à nos actions militantes. Nous publions également des informations locales qui peuvent aider à enrichir notre connaissance du terrain et à faire le lien entre les politiques nationales (et internationales) et leurs répercussions au quotidien dans notre région. Pour cette dernière partie, nous manquons encore de contributeurs en Creuse et en Corrèze. Avis aux amateurs!

Merci à nos fidèles lecteurs. N'hésitez pas à commenter, suggérer des articles, voire critiquer ou proposer des améliorations en écrivant à la délégation régionale!

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P.G.

 

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mercredi 23 mai 2018

Et si les portions gratuites de l'A20 devenaient payantes ?

La gratuité de l’autoroute A20 reliant Vierzon (Cher) à Montauban (Tarn-et-Garonne) via Limoges dans la Haute-Vienne, pourrait être mise en péril. La ministre des transports a évoqué les grandes lignes de la nouvelle loi sur les mobilités (LOM), qui comprend la fin des autoroutes gratuites, pour financer les nouveaux aménagements.

ACT LIMOUSIN A20

Sur les 428 kilomètres de l’autoroute A20, entre Vierzon dans le Cher et Montauban dans le Tarn-et-Garonne, seuls 158 kilomètres sont payants : la portion entre Gignac, au sud de la Corrèze et Montauban. Une autoroute principalement gratuite que les usagers empruntent depuis les années 90. Mais la donne pourrait changer, suite aux déclarations de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui devrait présenter la nouvelle loi sur les mobilités (LOM), avant cet été. 

Vignette payée par les poids lourds

Cette loi, c'est "l’orientation sur les mobilités" (LOM). Elle prévoit de développer les péages pour financer l'entretien des routes nationales et du réseau autoroutier non concédé, – c'est-à-dire gérée directement par l'Etat et non pas une société privée comme c'est le cas pour 75 % du réseau  – dont l'A20, entre Vierzon et Montauban.

Cette loi proposera « une stratégie d'ensemble ainsi qu'une programmation sincère de nos infrastructures sur les deux prochaines décennies », a-t-elle évoqué dans un entretien à l'AFP. « Cette programmation devra s'appuyer sur des ressources financières solides et pérennes, en privilégiant, chaque fois que c'est possible, le paiement par l'usager ou par le bénéficiaire final des projets. »

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Le paiement par l'usager, ce sont donc des péages. Et donc de nouveaux péages sur des routes et autoroutes jusqu'à présent gratuites. Si cette option n'est pas encore gravée dans le marbre, il existe cependant une autre option qui semble séduire le gouvernement : celle d'une vignette payée par les poids lourds, y compris les camions étrangers qui traversent le pays. Une solution qui pourrait générer jusqu'à 550 millions d’euros.

Pour ce plan gouvernemental, les dépenses pourraient aller jusqu’à 1 milliard d'euros par an pour l'entretien et la modernisation des routes, contre 800 millions cette année. Il comportera « des objectifs quantitatifs d'amélioration du réseau routier », fixés tous les cinq ans à partir de 2022, a précisé la ministre.

Driss Chaït

https://www.lepopulaire.fr/limoges/economie/transport/2018/05/19/et-si-les-portions-gratuites-de-l-a20-devenaient-payantes_12854416.html

Voir aussi:

Opération escargot sur l'A20 des agents de la DIRCO ce mardi 22 mai contre la possible mise en péage

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A l'appel de la CGT, les agents de la DIRCO ont bloqué le rond-point de la Croisière, mardi 22 mai, vers 9 heures, puis organisé une opération escargot sur l'A20.

L'annonce a été faite, vendredi, dans un communiqué, envoyé à la presse. Lors de la précédente journée d'action des fonctionnaires, le 22 mars, les personnels chargés de l'entretien des routes nationales et autoroutes non-concédées avaient déjà laissé entendre leur mécontentement. 

(...)

« Paiement par l'usager »

En cause, la loi LOM pour « Orientation de la mobilité » et la possible création d'un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), baptisé « Routes nationales de France ». La structure réunirait dans son giron le réseau national concédé et non-concédé.

(...)

« Un début de privatisation »

Problème, selon la CGT, « ce dispositif prévoit :

• La possibilité de péages sur tout type d’infrastructures, routes nationales mais aussi départementales et communales ! Les sociétés autoroutières postulent déjà auprès des métropoles comme Paris.
• La mise en place de vignette-redevance Poids Lourds, étape préalable avant les voitures et les motos.
• Mise en place de la vidéo-verbalisation et du contrôle-sanction automatique.
• L’externalisation de l’entretien vers les sociétés autoroutières (Eiffage, Vinci, Abertis...) alors même que le coût de ces entreprises est de 230000€/km contre 90000€/km pour le service public des Directions Interdepartementales des Routes (DIR)! »

« On ne va pas se cacher derrières les intentions du gouvernement, c'est un début de privatisation, tance le représentant CGT. L'EPIC serait financé par les péages, les vignettes et la taxe sur les produits pétroliers. Alors pouquoi pas demain une privatisation complète.»

Pour Franck Robert, la création d'un EPIC pose également la question du statut des futurs embauchés. « Qui doit EPIC, dit statut privé et surtout des vacataires en fonction des besoins. Ca fait déjà plusieurs années qu'on embauche des CDD pour la viabilité hivernale. Depuis 10 ans, on a perdu 70 agents et sur le quinquennat, on prévoit 2,5 % d'agents en moins par an. Au final, on aura perdu une centaine de personnels.»

Actuellement, la DIRCO emploie 570 agents. « C'est simple, une fois que le gouvernement aura réglé son sort à la SNCF, il va s'occuper des routes, ajoute le syndicaliste. On parle aussi d'un possible recours aux ordonnances. Au niveau démocratique, ça nous inquiète beaucoup.»

P_20180322_103946Manifestation du 22 mars de la Fonction Publique à Limoges

Cette action correspond également à la journée d'action dans la fonction publique. (...)

Réforme de la SNCF, fin de la présence d'un recteur à Limoges, suppression de 120.000 postes dans la fonction publique, gel du point d'indice, difficultés dans le secteur sanitaire et hospitalier, possibilité d'un recours accru aux vacataires, réforme de l'enseignement supérieur : les raisons de la colère ne manquent pas. 

« Le gouvernement, son dogme, c’est d’attaquer les statuts », jugeait Michel Pouyaud (UNSA), lors la conférence de presse de l'intersyndicale, vendredi dernier. « Il faut que [le gouvernement] arrête de n’avoir qu’une approche budgétaire, tranche Jean-Christophe Bayard (CFDT). Le service public, c’est autre chose que ça. »

Sébastien Dubois

https://www.lepopulaire.fr/limoges/social/2018/05/21/operation-escargot-sur-l-a20-des-agents-de-la-dirco-ce-mardi-22-mai-contre-la-possible-mise-en-peage_12855522.html

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Et quand elle dit que le financement de la programmation des infrastructures « devra s'appuyer sur des ressources financières solides et pérennes, en privilégiant, chaque fois que c'est possible, le paiement par l'usager ou par le bénéficiaire final des projets. » a t-elle oublié qu'elle est au service des Français et que les impôts qu'ils payent pour la gestion du pays ne doivent servir qu'à la gestion du pays et non à la finance et aux multinationales ?

La France n'est pas une entreprise, c'est une Nation souveraine qui ne peut être, en aucun cas, privatisée  !!
  S.R.

OUTIL GOPE SILENCE

lundi 21 mai 2018

Les abeilles meurent par millions, en Creuse comme ailleurs

ACT ABEILLES CREUSE

Le printemps sera bientôt silencieux, vidé de ses oiseaux dont 30 % ont disparu dans nos campagnes, silencieux aussi du bourdonnement des abeilles, domestiques ou sauvages, dont les colonies s’effondrent de manière spectaculaire depuis 25 ans. Cette année, l’hécatombe est d’une telle ampleur qu’elle dépasse la seule possibilité d’une conjoncture malheureuse ; l’empoisonnement massif semble ne plus faire de doute.

« Ça fait 70 ans que je m’occupe de mes ruches. Jamais j’ai vu ça. » A 86 ans, Robert Charles vit un de ses pires printemps d’apiculteur. Sur les cinquante ruches installées dans son verger qui jouxte sa maison à Chiron-Poty, il n’en reste que sept ou huit vivantes. « Vivantes mais fragiles ». Les butineuses sont réduites à peau de chagrin à l’entrée de leur ruche et on peine à entendre le moindre bourdonnement.

« Elles sont mortes, elles ont disparu, on ne sait même pas comment et celles qui restent, elles végètent, comme une personne malade », explique Robert en ouvrant ses ruches vidées de leurs abeilles. « Elles ne sont pas mortes de faim, les cadres sont pleins de miel », nous montre l’apiculteur, certaines ont même des couvains (des larves et nymphes) morts eux-aussi.

Depuis sept décennies qu'il entretient ses ruches, Robert Charles n'a jamais vu autant de mortalité. Il a perdu 80% de ses abeilles entre le mois de mars et aujourd'hui. @Mathieu Tijeras

« D’habitude, on perd 10% de ruches par an, c’est normal », il y a des reines qui ne se renouvellent pas, une mortalité naturelle des abeilles d’hiver dont la brève vie de 3 à 4 mois n’a pour rôle que de tenir les couvains au chaud, des années où la météo n’y met pas du sien, des parasites, des maladies... Mais rien à voir avec l’hécatombe de cette année. « Elles sont parties à la sortie de l’hiver et ne sont jamais revenues », soupire Robert. Toute sa vie, ce vieux Creusois a posé des nichoirs, fait du miel. Ce printemps, tout est vide, « il n'y a rien ».

Ce printemps, la surmortalité des abeilles est très médiatisée et commence à sensibiliser le grand public mais le phénomène dure depuis 25 ans, depuis l'introduction de néonicotinoïdes dans les pratiques culturales. @ Mathieu Tijeras 

Un triste tour du propriétaire : Au milieu de ses deux rangées de ruches décimées, Robert reste sans réponse.
 Quand je suis venu les vérifier une par une, elles étaient toutes mortes, je me suis demandé ce qu’il se passait, je me suis dit qu’on me les avait empoisonnées... En en parlant avec d’autres apiculteurs, j’ai vu que c’était pareil pour eux. »
Il continue la triste revue de son cimetière : « Celle-là est morte ou est en train de mourir. Voyez-donc, tout ça c’est du miel, des alvéoles pleines », au bout de son opinel, mais aucune trace d’abeille. « Le verger était tout en fleurs, elles pouvaient vivre tranquille là et ben voilà... »

A Felletin, à 30 kilomètres de là, David Tournois dresse le même constat : des ruches vides d’abeilles, pleines de miel qui, il y a deux mois, étaient encore bourdonnantes.

Sur le terrain de sa maison, sept ruches : « Je les ai regardées sans les ouvrir au mois de mars, j’en avais cinq vivantes sur sept, et elles rentraient du pollen. Trois semaines plus tard, elles étaient toutes mortes. 100 % de mortalité, j’ai du mal à croire que ce soient des conséquences naturelles... » D’autant que l’apiculteur n’a que des abeilles noires, réputées pour leur rusticité et resistance, « pas d’espèces hybridées ou importées », plus fragiles.

A Felletin, David Tournois aussi a retrouvé ses ruches qui bourdonnaient en mars, décimées en mai, les cadres pleins de miel et quelques cadavres d'abeilles autour @ Mathieu Tijeras

Depuis huit ans qu’il est installé, lui non plus n’a jamais vu pire hécatombe. « Sur mes 80 ruches, 80 % sont mortes. Mes pires années, c’était 30 %. J’ai toujours eu une mortalité dans la moyenne creusoise, mais là. Je me suis posé des questions sur mes compétences, si j’avais fait des erreurs mais en voyant que je ne suis pas le seul... ». 

Ni en Creuse, ni en France. En Limousin, 50 à 100% des ruches sont mortes ce printemps. Un tiers des abeilles ont disparu en Bretagne. La Dordogne, le Doubs, l’Aisne, la Charente-Maritime rapportent des situations catastrophiques inédites.

Probablement empoisonnées par les néonicotinoïdes

« L’hiver a été long mais elles en ont vu d’autres. En mai dernier, il a gelé deux nuits de suite, ça a ruiné toutes les fleurs et les reines avaient coupé leurs pontes mais ça ne les tue pas », souligne David, qui essaie de trouver des explications à cet effondrement des colonies. Ici non plus, pas de frelon asiatique, de varroa, de nosémose ou de loque américaine. Quelques abeilles mortes au fond des ruches, mais pour la plupart, tout simplement évaporées. 

« Les abeilles meurent. C’est un signal ça, mais ils ne s’arrêtent pas pour autant avec leurs produits. Ils les ont encore autorisés quelque temps et les gens vont en faire des provisions »

Robert Charles (Apiculteur à Chiron-Poty, près d'Issoudin-Létrieix en Creuse)

David Tournois s'est lancé il y a huit ans, cette hécatombe a emporté 80% de ses ruches, il ne peut pas, financièrement, repartir de zéro @ Mathieu Tijeras

Pour les apiculteurs d’ici et d’ailleurs, pas de certitude mais de forts soupçons sur les origines de cette surmortalité dont les chiffres grossissent d’année en année : une intoxication massive aux produits phytosanitaires, notamment aux néonicotinoides. Cette famille d’insecticides, les plus utilisés dans le monde par l’agriculture mais aussi les particuliers, agissent sur le système nerveux des insectes, sans distinction. Les abeilles, domestiques comme sauvages, qui butinent les cultures, sont empoisonnées de la même façon que les insectes ciblés : si elles ne meurent pas paralysées, elles meurent d’épuisement, leurs capacités cognitives annihilées par la molécule les rendent incapables de retrouver leur ruche.

Les témoignages de pulvérisations en plein jour, sur des arbres en fleurs, des épandages sur des prairies elles aussi fleuries, vont dans le sens d’un empoisonnement massif. Et qu’importe si l’épandage est ponctuel, le produit reste actif dans le sol, les eaux et les organismes plusieurs années.

« C’est déprimant, confie David, en regardant son terrain. Les pissenlits ont explosé d’un coup, tout est sorti et il n’y a rien dessus. Rien… On a beau interdire ces produits, il y en a autant qui arrivent aussitôt sur le marché. J’entends souvent : “Ça change petit à petit”, “les gens sont de plus en plus sensibilisés”… Ça fait 25 ans qu’on dit que les abeilles meurent et rien ne change ! Au contraire, ça empire. »

Dans un verger devenu muet, devant ses ruches décimées et sa dizaine de nichoirs vides, Robert, vieux passionné de nature nous confie être bien triste pour les générations qui lui succèdent. « Ils ne verront pas beaucoup de choses dans la nature, ils n’écouteront pas beaucoup chanter les oiseaux… Dans le temps on travaillait la terre, il n’y avait pas de produits chimiques, il y avait des abeilles, des oiseaux, maintenant, il n’y a plus rien ! ».

Ce vieux sage n’espère qu’une chose : « Qu’ils arrêtent tous les produits chimiques… S’ils m’entendent. La nature, il ne faut pas essayer de la modifier, elle est bien comme elle est, on veut tout contrôler, modifier et on fait des conneries. »

Sans abeille, fini les légumes, les fruits ou les graines

Ces dernières années, le débat autour de l'interdiction des néonicotinoïdes a divisé la société et le monde agricole. Leur très haute toxicité pour la biodiversité, l’environnement mais aussi l’homme motive plus que jamais une interdiction totale tandis que les agriculteurs martèlent ne pas pouvoir faire sansPourtant, sans abeille, pas de récolte. La pollinisation est indispensable à l’agriculture et au maraichage : plus du tiers de l’alimentation mondiale dépend des insectes pollinisateurs.

D'autres facteurs participent à la disparition des abeilles, des pollinisateurs et plus généralement, des insectes et autres espèces animales de la biodiversité française. Les pratiques d’agriculture intensive participent à l’effondrement des populations. Les épandages de produits phytosanitaires ne sont pas toujours faits dans les conditions qui préserveraient la faune, et ne prennent en compte ni la floraison, ni la météo, ni les vents. Le désherbage se fait parfois en dépit du bon sens, sur des prairies en fleurs qui concentrent alors le plus de biodiversité.

Une triste image : des ruches aux entrées désertes et silencieuses ce printemps @ Mathieu Tijeras

L’élimination systématique des fleurs des champs par exemple, ou des prairies de luzerne et de sainfoin, prive ainsi les insectes butineurs de nourriture entre la floraison du colza, au printemps et celle du tournesol fin juillet, et provoquent des carences alimentaires qui affaiblissent les colonies. Robert Charles en a l'exemple très précis à côté de chez lui : « J’ai un voisin qui a six hectares de luzerne... C’est magnifique. Et bien quand elle est en fleurs, il la fauche avec des rotatives, c’est-à-dire que l’herbe est broyée, si des abeilles butinent, ça passe tout dedans...  ». 

Il y aussi des responsabilités, à conséquences plus restreintes, à trouver du côté des apiculteurs, certains abusent de pratiques qui ont l'effet inverse que celui escompté sur leurs colonies : l’hybridation et l'importation de reines issues de sous-espèces venues d'Italie ou de Grèce, qui promettent un meilleur rendement mais emmènent souvent avec elles des pathogènes inconnus de notre abeille noire endémique. Ces abeilles venues du sud sont également mal adaptées à nos écosystèmes, aux fleurs présentes qui n'ont pas les même périodes de floraison que sur le pourtour méditéranéen. Fragilisées, ces colonies deviennent plus vulnérables aux parasites et aux maladies qui, dans le même temps, deviennent plus résistants.

Les enjeux liés à la disparition des abeilles

  • Pollinisateurs indispensables

Le miel n’est pas le seul produit de notre consommation quotidienne qui risque de disparaître avec les abeilles et les insectes pollinisateurs : elles garantissent un tiers de la reproduction d’espèces végétales de l’alimentation mondiale et 84 % des cultures européennes. Un service gratuit que l’Inra évalue à 153 M€ par an dans le monde.
 Parmi les ruches qui ont résisté à l'hécacatombe, les colonies, très fragilisées ont perdu de nombreuses butineuses @ Mathieu Tijeras

  • Disparition massive et mondiale

13 millions de ruches ont disparu en Europe. En 1990, avant l’usage des néonicotinoïdes, la mortalité annuelle s’élevait à 5 %. On arrive à 80 % actuellement.
En Chine, l’usage intensif de ces produits a mené à la disparition totale de l’espèce. Les agriculteurs doivent aujourd’hui polliniser à la main.

  • Pesticides hautement toxiques

La très haute toxicité des néonicotinoïdes, utilisés dans les grandes cultures, de céréales, fruits et légumes, est signalée par les chercheurs depuis des années.
Leurs propriétés systémiques font qu’ils sont présents dans toutes les parties de la plante traitée mais aussi dans le sol, l’air, l’eau et dans les organismes qui y vivent.
Leur persistance et leur forte affinité avec l’eau les maintiennent actifs sur plusieurs années et sur une large zone.


Les chercheurs ont établi des liens entre ces pesticides et les maladies du spectre autistique, les malformations cardiaques, ce sont également des perturbateurs endocriniens et des molécules cancérigènes.

  • Interdictions ambigues

Le 27 avril, 15 des 28 états de l’UE ont voté l’interdiction totale de trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame) considérés comme dangereux pour les abeilles et déjà soumis à restrictions d’usage depuis 2013. D’autres, comme le sulfoxaflor, restent autorisés au sein de l’UE.
Dans le cadre de la loi pour la reconquête de la biodiversité 2016, la France a ajouté quatre autres néonicotinoides à cette liste qui seront interdits à partir du 1er septembre 2018. Des dérogations seront néanmoins possibles sur certains usages jusqu’au 1er juillet 2020, s’il est considéré qu’il n’y a pas d’alternative possible.

80 % des insectes volants ont disparu en 25 ans

L’Union nationale de l’apiculture française rappelle un chiffre qui se passe de commentaire : 80 % des insectes volants ont disparu en 25 ans. Depuis 25 ans, André Couty, président de l’Abeille creusoise, se bat pour que les apiculteurs soient enfin entendus. « Ça fait 25 ans qu’on voit que les abeilles meurent. Je suis heureux qu’on en parle cette année, qu’il y ait une prise de conscience et que les gens s’intéressent enfin aux abeilles. On commence à nous écouter », confie le président du syndicat apicole de la Creuse, membre de l’Unaf.
 

Les ruches sont vides d'abeilles mais pleine de miel, saines, sans parasites. Les abeilles intoxiquées par le pollen sont parties mourir hors de leur ruche ou ne l'ont tout simplement pas retrouvée (les néonicotinoïdes agissent sur les capacités cognitives des abeilles et les désoriente) @ Mathieu Tijeras

« Expliquez-moi pourquoi les ruchers qui sont situés dans des zones où il n’y a aucun épandage de pesticides, on a des mortalités très restreintes de l’ordre de 6 % et que sur celles qui sont près des zones de cultures ou d’exploitation agricoles, on a 60 à 80 % de pertes ! »

André Couty (président de l'Abeille creusoise)

Cette surmortalité des abeilles n’est pas nouvelle pour André Couty. « Ça nous est déjà arrivé, simplement, on ne nous entendait pas. » Pour lui pas de doute, les phytosanitaires sont les premiers responsables. « À l’automne, les abeilles font des réserves de pollen pour le printemps. Elles butinent sur des prairies qui viennent d’être traitées avant l’hiver. Ce pollen, elles ne le consomment pas, il leur sert à nourrir leur couvain qui va éclore fin février, début mars, explique l’apiculteur. Elles prédigèrent ce pollen pour nourrir leurs larves et s’empoisonnent. » Le reste de l’année, elles s’intoxiquent en continu, ce qui fragilise les colonies, qui sont alors plus vulnérables aux maladies et parasites. Notamment au varroa dont les traitements existants ne sont plus suffisants.

La thèse que les apiculteurs touchés ne seraient pas compétents, André Couty ne veut pas l’entendre. « Je voudrais bien mais expliquez-moi pourquoi les ruchers qui sont situés dans des zones où il n’y a aucun épandage de pesticides, je pense au plateau de Millevaches, à celui de Gentioux, on a des mortalités très restreintes de l’ordre de 6 % et que sur celles qui sont près des zones de cultures ou d’exploitation agricoles, on a 60 à 80 % de pertes ! » Sachant qu’une abeille butine à environ 2 km de sa ruche.

« Pour moi, on ne va nulle part. On vient d’en interdire trois, mais ils en ont trois autres derrière pour les remplacer, ils changent juste le nom.  »

André Couty

L’Unaf a envoyé des abeilles mortes pour analyses dans un laboratoire. « Pas en France », « dans un laboratoire vraiment indépendant » précise André Couty. «Bizarrement, ici, vous pouvez enduire une abeille de pesticide et la leur envoyer, ils ne trouveront pas de trace de pesticide ! ».  L’interdiction des néonicotinoïdes, il n’y croit pas vraiment. On est trop petits, on gêne l’agriculture, pas les agriculteurs parce qu’ils n’emploient que ce qu’on leur permet d’employer, mais on n’a pas voix au chapitre, on n’est pas assez puissants pour faire respecter la loi. »

Papillons, abeilles, bourdons, etc., toutes les populations d'insectes pollinisateurs sont en nette diminution. @ Julie Ho Hoa

Une zone BZZZ ?


Pour donner un coup de pouce aux abeilles et aux autres insectes pollinisateurs, vous pouvez participer à l'action d'Agir pour l'environnement et créer une zone BZZZ, sur votre balcon, dans un jardin, une école, un pied d'immeuble ou ailleurs. Le tout est que cet espace soit semé de fleurs nectarifères et mellifères et que tout produit chimique soit proscrit.  
En 2017, plus de 3.000 zones de BZZZ ont été créées en France. L'opération est renouvelée cette année et vous pouvez vous y associer en cliquant ici : (https://fr.ulule.com/zonedebzzz-saison2)


Vous pouvez aussi tout aussi bien laisser à la nature son petit coin de nature dans votre jardin en épargnant quelques endroits stratégiques. Ne tondez pas les abords immédiats d'une haie par exemple, laissez une plate-bande sauvage où pousseront des fleurs sauvages, l'endroit permettra aux insectes pollinisateurs mais aussi aux oiseaux et aux hérissons de se nourrir et de se cacher.
Optez pour une partie en prairie fleurie, du plus bel effet visuel mais aussi très favorable à la biodiversité en général. Vous pourrez la faucher en juin et en octobre, une fois que les fleurs sont montées en graines, ce qui fournira de la nourriture aux insectes comme aux oiseaux toute la saison. 
Les pissenlits, le trèfle, les orties ou les épiaires ajoutent un peu de couleur et surtout de vie aux jardins, ayez la main douce avec elles, elles vous le rendront au centuple en accueillant les insectes pollinisateurs et se croqueront même en soupe ou en salade !

Julie Ho Hoa
julie.hohoa@centrefrance.com

https://www.lamontagne.fr/gueret/economie/agroalimentaire/2018/05/14/les-abeilles-meurent-par-millions-en-creuse-comme-ailleurs_12841056.html

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Bon, il fait quoi Moreau, parce que là, on ne va pas passer des mois, voire des années à attendre que les technocrates de l'UE prennent une décision, qu'ils ne prendront pas d'ailleurs puisque l'UE est au service des lobbys !
Et est-ce que l'empoisonnement massif est la seule cause ?
Car la Creuse et la Haute-Vienne ne sont pas des départements particulièrement touchés par une agriculture intensive et utilisatrice de ces produits chimiques !
Mais a t-on vraiment envie de savoir pourquoi les abeilles disparaissent ?   S.R.

Voir aussi notre publication: L'hécatombe des oiseaux de nos campagnes s'accélère en Limousin (http://www.frexit-limousin.fr/archives/2018/04/25/36346452.html)

samedi 19 mai 2018

UPR Corrèze - Réunion mensuelle 19 mai 2018 à Brive la Gaillarde!

samedi 19 mai à 14:30 - 16:30

ADTRESSE BRIVE

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LIEU: 7, rue de la Convention, BRIVE.
Pour toute question ou information, vous pouvez utiliser la discussion de cet événement ou bien contacter directement Julien MAGNE (Délégué UPR Corrèze).
Tout le monde est le bienvenu à nos réunions, venez accompagnés si vous le souhaitez !!!

Julien MAGNE, Délégué Départemental UPR Corrèze

Contacts :
julien.magne@upr.fr
06.82.23.25.22

https://www.facebook.com/events/163660387807139/permalink/163661297807048/

réunion upr 19 mai 18

PROJET reunion UPR 19

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jeudi 17 mai 2018

La Commission européenne annonce des coupes dans la PAC pour le budget 2021-2027

L’affaire n’a pas fini de faire jaser. Face au manque à gagner induit par le Brexit et afin de financer ses nouvelles priorités que sont la défense et la politique migratoire, la Commission européenne a fait part de son intention de diminuer de 5 % les crédits alloués à la Politique agricole commune (PAC) au sein du budget pluriannuel 2021-2027. « Une telle baisse, drastique, massive et aveugle, est simplement inenvisageable », a aussitôt réagi le ministère de l’Agriculture dans un communiqué.

ACT PAC LIMOUSIN

« 120 à 140 %  des revenus »

En Limousin, les éleveurs bovins – qui représentent près de la moitié des exploitants agricoles du territoire – gagnent en moyenne 21.000 € par an selon une étude de la DRAAF (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt) de Nouvelle-Aquitaine. Cela représente un revenu d’environ 1.750 € par mois, sur lequel il reste à payer les charges sociales. En outre, ce montant masque de grosses disparités selon Philippe Lascaud, porte-parole de la Confédération paysanne. « Près d’un tiers des agriculteurs touchent moins de 350 € par mois », souligne-t-il. De son côté, Bertrand Venteau, de la Coordination rurale, relève que les subventions de la PAC représentent « 120 à 140 % des revenus des éleveurs bovins » (*).

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Dans ce contexte, « une diminution de la PAC provoquerait beaucoup de casse parmi nos exploitants. D’autant qu’avec l’inflation, la baisse est plus proche des 10 % que des 5 % annoncés », se désole Emmanuel Rabaud, président de la FDSEA Haute-Vienne.

Pour le Limousin Jean-Paul Denanot, député européen, la solution pour maintenir le niveau de la PAC serait d’augmenter le budget de l’Union européenne. « Le Parlement européen plaide pour un budget équivalent à 1,3 % du PIB de l’UE contre 1 % actuellement », rappelle-t-il. Et de conclure : « dans tous les cas le débat ne fait que commencer ».

EN CHIFFRES

327 millions d’euros ont été versés en 2016 aux quelque 13.700 exploitations agricoles du Limousin au titre de la PAC.
 

365 milliards d’euros seront alloués à la PAC au sein du budget pluriannuel 2021-2027, contre 408 pour la période 2014-2020. La France, elle, recevra une enveloppe de 50 milliards d’euros au lieu de 54.

Jonathan Grimmer

https://www.lepopulaire.fr/limoges/economie/agroalimentaire/2018/05/16/la-commission-europeenne-annonce-des-coupes-dans-la-pac-pour-le-budget-2021-2027_12848952.html

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Cet article est un monument !!  Un monument de mensonges, de contre-vérités... !
Pour financer l'Otan et la politique migratoire, il faut que nos agriculteurs se serrent la ceinture quitte à mourir ?
Ou alors, comme le suggère Denanot (député Ueuropéen cela va de soi) il faudrait augmenter le budget de l'UE
,, c'est-à-dire que les agriculteurs (et nous aussi d'ailleurs) devraient payer plus pour avoir moins !!!
Sauf .... sauf, si on sort de l'UE ! Là, nos agriculteurs auront plus et nous on paiera moins !

Quant au ministre, il réagit pour la galerie, puisque depuis que lui et ses copains sont au gouvernement, ils ne font qu'une seule chose : appliquer les directives de l'UE !!!       S.R.

PROJET BOSSUET

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lundi 14 mai 2018

La Creuse ( New Colorado) s'apprête à innover...

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Faute de s'attaquer aux causes du délabrement rural actuel, et afin de poursuivre la fuite en avant européenne de mise à mort de l'agriculture française, les fossoyeurs sont priés d'avancer des idées afin de ralentir le désastre et contenir le mécontentement populaire. C'est ainsi que Macron a demandé aux élus creusois de mettre en place une copie « innovante » sous l’autorité du préfet et d’un délégué interministériel, afin de faire de la Creuse un laboratoire de l'hyperruralité.   P.G.


ACT CREUSE CANABIS

Selon Jean-Baptiste Moreau, Emmanuel Macron lui a "promis" de venir en Creuse "d'ici la fin de l'année" et de rencontrer les GM&S, ceux-là même qu'il avait accusés de "foutre le bordel" l'année dernière.

"C'est une promesse qu'il ma faite, et il me l'a redit au salon de l'Agriculture", explique Jean-Baptiste Moreau. (...)

Enfin une rencontre avec les GM&S après l'épisode du "bordel" ?

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Selon le député de la Creuse, le président de la République rendra également, pour la première fois, visite aux salariés de l'ex-usine GM&S sur le site de production, aujourd'hui LS Industry.

La dernière fois que les salariés ont vu Emmanuel Macron, c'était lors de la visite du président de la République à Bellac en juin 2017 en Haute-Vienne. "Je ne suis pas le Père Noël", avait alors affirmé Emmanuel Macron face à une salariée qui lui disait : "A La Souterraine, sans cette usine, on va mourir"

Plus tard, en octobre 2017 à Egletons, le président de la République avait accusé les GM&S de "foutre le bordel" au lieu de "regarder s'il y a des places [de reclassement]"

Une "impulsion" pour le plan de revitalisation

Le président de la République viendra aussi faire la promotion du plan particulier pour la Creuse, qu'il a annoncé vouloir transformer en laboratoire de la ruralité du futur.

Le projet de faire de la Creuse une base arrière pour l'entraînement des athlètes de VTT aux JO 2024 à Paris, lancé par l'envoyé spécial pour la Creuse Philippe Ramon, est "sur le bureau de Laura Flessel", même s'il n'y a "encore rien d'officiel" selon le député.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/emmanuel-macron-viendra-en-creuse-d-ici-la-fin-de-l-annee-il-ira-pour-la-premiere-fois-sur-le-site-1522046811


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Crédits : La Creuse/Flickr/Ulyces.co

D’après Libération, Eric Correia, élu socialiste, a demandé une autorisation à la préfecture de la Creuse afin de pouvoir cultiver du cannabis médical dans le département de Nouvelle-Aquitaine.[sic] Selon lui, la culture du chanvre pourrait permettre de redynamiser le secteur agricole et l’économie de la région.

Eric Correia, soignant de profession, est président de la communauté d’agglomération du Grand Guéret et conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine. Dans le cadre du Plan Particulier pour la Creuse (PPC), il a demandé au préfet début avril l’obtention d’un statut dérogatoire pour « expérimenter une filière dédiée au cannabis thérapeutique ». Le PPC a démarré en octobre afin de relancer l’activité économique de ce territoire rural, et Correia considère que lancer une filière de cannabis médical pourrait être l’une des meilleures options.

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Il appuie ses propositions avec des chiffres concrets, grâce aux mesures réalisées par le think tank Terra Nova*« 1,6 milliard d’euros de recettes fiscales et une baisse de 500 millions annuels de la dépense publique » si le pays venait à légaliser sous monopole public. En outre, cela permettrait de créer environ 180 000 nouveaux emplois et de « revitaliser la Creuse », a-t-il expliqué sur Nova. Trois fermes de la région ont ainsi déjà fait part de leur volonté d’expérimenter ce projet pilote suite à la proposition de l’élu. Pour Jouany Chatoux, un des agriculteurs : « C’est à mon sens un débouché à ne pas négliger pour l’agriculture française qui souffre tant. »

Correia milite notamment pour un changement de considération du CBD, ou cannabidiol, le deuxième composant principal du chanvre derrière le THC. En évoquant publiquement cette solution pour dynamiser la région rurale, il s’attaque toutefois à un énorme tabou français, qui reste à contre-courant du mouvement européen de dépénalisation du cannabis. La Suisse et l’Angleterre, par exemple, viennent d’autoriser pleinement son usage thérapeutique. En France, le cannabis est toujours classé comme un stupéfiant, même si le gouvernement a annoncé qu’il allait alléger les sanctions des consommateurs dans les prochains mois avec de simples contraventions. Il refuse pour autant de dépénaliser, même au niveau médical.

Source : Libération, Nova

https://www.ulyces.co/news/cet-elu-ps-veut-faire-de-la-creuse-le-paradis-du-cannabis-medical/

*Terra Nova est un "think tank" libéral "de gauche" proche du Parti socialiste et de Macron:

Parmi les personnalités connues participant ou ayant participé à Terra Nova entre 2008 et 2010, se trouvent notamment:

Voir aussi:

L'Insee accepte d'intégrer le trafic de drogue dans son calcul du PIB... mais pas la prostitution

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Conformément aux demandes de l'institut européen des statistiques Eurostat, le calcul du PIB français intègrera désormais les ventes illégales de drogue, au motif que ce sont des transactions commerciales librement consenties.

Faut-il intégrer l'économie souterraine dans le calcul du produit intérieur brut (PIB) français ? Après plusieurs années de débat, l'institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a tranché en décidant d'appliquer une demande en ce sens de l'Union européenne, qui pourrait entraîner une révision du PIB se traduisant par une légère hausse, d'après l'AFP. «[Le nouveau calcul du PIB] va tenir compte de la consommation de stupéfiants et des activités liées à cette consommation sur le territoire national», a annoncé ce 30 janvier 2018 l'organisme public de statistiques, dans un communiqué consacré à une série de modifications comptables actées par l'institut. 

Interrogé par l'AFP, le chef du département des comptes nationaux de l'Insee, Ronan Mahieu, a assuré que ces nouvelles données seraient intégrées aux chiffres du PIB révisés et détaillés, qui seront publiés en mai 2018. Afin de maintenir la continuité des mesures du PIB, la révision portera sur l'ensemble des résultats publiés par l'Insee, c'est-à-dire depuis 1947. «Il s'agira de révisions à la marge», a toutefois assuré Ronan Mahieu, en évoquant un ordre de grandeur de «quelques milliards» d'euros, à rapporter aux 2 200 milliards d'euros du PIB français. «Ça n'influera pas sur le chiffre de la croissance [en 2017]», a-t-il par ailleurs prévenu.

La prostitution écartée du calcul du PIB en raison de la question du consentement

Cette prise en compte, faite à la demande de l'institut européen des statistiques Eurostat, est destinée à aligner les statistiques françaises sur celles des autres pays européens. En 2013, Eurostat avait en effet demandé aux Etats membres d'intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leur calcul de la richesse nationale, estimant qu'il s'agissait de transactions commerciales consenties librement.

L'Insee avait toutefois refusé de comptabiliser la prostitution relevant des réseaux, comme le préconisait Eurostat, estimant que le consentement des prostituées était difficile à garantir.

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Se conformant à la demande d'Eurostat, l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Italie ont déjà décidé d'intégrer ces nouvelles normes. Ce nouveau mode de calcul s'est à chaque fois traduit par une révision à la hausse du produit intérieur brut. L'objectif est d'harmoniser les données fournies par les pays européens, ces activités étant considérées comme légales dans certains Etats, à l'image des Pays-bas, ce qui gonfle leur PIB, et illégales dans d'autres.

https://francais.rt.com/economie/47718-insee-accepte-integrer-trafic-drogue-prostitution

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samedi 12 mai 2018

Militantisme: distribution de tracts à BEYNAT (Corrèze) le 13 mai [rappel]

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Suite à notre belle opération de table d'information à Brive le 9 mai (copieusement préparée par un collage de 90 affiches la veille par Réjane et Philippe) où se sont rejoint les militants de Corrèze, de Creuse et de Haute Vienne, nous préparons un nouveau tractage pour ce dimanche.

Patrick se propose de réaliser un tractage dimanche matin sur le marché de BEYNAT :

https://www.tourismecorreze.com/fr/tourisme_detail/marche_a_beynat.html


Il y sera présent dès 8h30 si vous voulez vous joindre à lui merci de me le signaler afin de s'organiser et éventuellement prévoir un covoiturage.

Bien amicalement,

Julien MAGNE, Délégué Départemental UPR Corrèze

Contacts :
julien.magne@upr.fr
06.82.23.25.22

 

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vendredi 11 mai 2018

Retour à la normale/ images du jour

Le site semble à nouveau fonctionner normalement, merci de me signaler toute anomalie.  P.G.

Les images du jour à partir du site "Les Crises":

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Dcvr7pCW4AA9y-3Et aussi quelques photos de la table d'information de l'UPR le 9 mai dernier à Brive:

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mercredi 9 mai 2018

UPR Corrèze - Table d'information / tractage le mercredi 9 mai à Brive à midi !

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Après le succès de la manifestation nationale du 1er mai à Paris où s'est rendue une délégation de l'UPR Limousin, les militants de Creuse, Corrèze & Haute-Vienne se donnent à nouveau rendez vous à Brive pour une table d'information / tractage qui aura lieu 

mercredi 9 mai à Brive place de la Guierle à partir de midi

Voici un lien avec le plan et une photo du fameux Phare de la place ou nous nous rencontrerons:

https://www.google.fr/maps/@45.1620485,1.5326561,3a,75y,131.6h,86.07t/data=!3m9!1e1!3m7!1sFzgQJ7lkNFAvP3XXVEgg1w!2e0!7i13312!8i6656!9m2!1b1!2i39

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Nous célébrerons la "fête de l'Europe" à notre manière en distribuant des tracts et en échangeant avec les passants sur les questions européennes qui nous tiennent à cœur.

Je compte sur vous si vous êtes dans le coin pour venir nous rencontrer et éventuellement participer quelques minutes ... ou quelques heures ! ;-)


Bien amicalement,

Julien MAGNE, Délégué Départemental UPR Corrèze

Contacts :
julien.magne@upr.fr
06.82.23.25.22

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