dimanche 12 novembre 2017

Incroyable… l’Italie bloque l’acquisition de Next (défense) par un groupe français

Le gouvernement italien s’oppose à la vente de Next, une société italienne d’ingénierie travaillant dans la défense, à Altran. Il évoque une question de “sécurité nationale”.

ARG ITALIE ALTRAN NEXT

C’est à peine croyable… l’Italie bloque une acquisition d’un groupe italien par un français. Pourtant, le groupe naval Fincantieri, qui négocie une alliance avec Naval Group, a eu finalement le droit de racheter STX Saint-Nazaire (certes après beaucoup de tergiversations de Paris). En revanche, Altran n’a pas le droit de racheter la société italienne d’ingénierie Next. Le gouvernement italien a décidé jeudi de s’opposer à cette opération, en évoquant une question de “sécurité nationale”. Le conseil des ministres a choisi “d’exercer les pouvoirs spéciaux sur l’opération d’acquisition par Altran Italia Spa de la totalité du capital social de Next Ast Srl, en s’opposant” à ce rachat.

Cette décision a été prise afin de “protéger les intérêts essentiels de la défense et de la sécurité nationale”, un objectif qui ne peut être atteint dans le cas de Next en imposant des mesures spécifiques, a précisé le conseil des ministres. Le gouvernement italien a la possibilité d’exercer des “pouvoirs spéciaux”, également appelés “golden power”, dans des secteurs considérés comme stratégiques (défense, télécoms…) afin de protéger les intérêts nationaux. Pourtant, Rome n’a pas hésité il n’y pas si longtemps à autoriser la vente de groupes italiens dans la défense à des groupes américains, comme le motoriste Avio à General Electric en décembre 2012 alors que… Safran était candidat.

Next et Altran, une opération qui avait du sens

Le groupe de conseil en technologies Altran avait annoncé fin juillet sa volonté d’acquérir Next Ingegnera dei Sistemi, un groupe de 230 salariés qui travaille notamment dans le secteur de l’aérospatiale et de la défense. Fondée en 1999 et basée à Rome, cette société de logiciels embarqués devait compléter les compétences d’Altran en matière de logiciels intégrés, un segment à forte croissance. Le portefeuille de clients de Next comprend notamment des acteurs clés comme Leonardo, Telespazio, Thales Alenia Space ou Bombardier Transportation.

L’opération devait renforcer le leadership d’Altran en Italie, un marché clé pour le groupe français. La combinaison d’Altran et de Next, actuellement détenue par les trois co-fondateurs et leurs familles, aurait permis d’offrir des solutions de bout en bout de matériel et logiciels embarqués aux clients du secteur de la défense et de l’aérospatiale

“Je suis fier que notre entreprise rejoigne Altran, leader des services d’ingénierie et d’innovation en Italie. Nous connaissons Altran depuis longtemps et, tout au long de ces années, nous avons construit une admiration et un respect mutuels, qui constituent la base de notre collaboration à l’avenir”, avait pourtant expliqué le co-fondateur et PDG de Next, Giulio Cesare Chiarini.

Source : La Tribune, Michel Cabirol, AFP, 03/11/2017

https://www.les-crises.fr/incroyable-litalie-bloque-lacquisition-de-next-defense-par-un-groupe-francais/


 

BASE 14 995X225C’est à peine croyable… Le gouvernement italien défend les intérêts italiens de temps en temps.

Ce n’est pas en France, pays-membre exemplaire de l’UE, et fils prodigue de l’OTAN, que nos dirigeants auraient cette idée incongrue, scandaleuse, et pour tout dire “à peine croyable”.

Les “golden powers”, en italien dans le texte, sont définis par une loi : « i poteri speciali della legge sul “golden power” » (les pouvoirs spéciaux de la loi…)
http://www.giannidragoni.it/insider/palazzo-chigi-blocca-la-vendita-di-next-alla-francese-altran/

Ceux qui condamnent la vente de certaines entreprises françaises devraient applaudir et soutenir la position du gouvernement italien et condamner le gouvernement français de ne pas faire de même.

Cela dit, il faut rester prudents, ce n’est peut-être qu’une péripétie avant le rachat définitif de Next (un peu comme avec Naval Group). De deux choses l’une, ou bien les italiens défendent une entreprise qu’ils estiment stratégique, ce qui n’est pas en soi condamnable. Ou bien, ils refusent l’acquisition par Altran au profit d’intérêts américains, ce qui est beaucoup moins défendable et prouve à quel point nous sommes colonisés et que l’UE n’est qu’un paravent… P.G.

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lundi 23 octobre 2017

Italie : très large victoire pour les autonomistes, ternie par un piratage informatique

Avec respectivement 95% et 98% de «oui», les habitants de Lombardie et de Vénétie ont approuvé lors d'un référendum une autonomie accrue pour leurs régions. Une attaque de hackers a toutefois ralenti la publication des résultats.

ACT ITALIE LOMBARDIELes riches régions italiennes de la Vénétie et de la Lombardie ont voté le 22 octobre à une écrasante majorité en faveur d'une plus grande autonomie, avec une participation suffisamment importante pour leur donner un pouvoir de négociation face à Rome.

Selon les chiffres quasi définitifs, les électeurs ont voté à 95% en faveur du «oui» en Lombardie et à 98% en Vénétie. La participation était elle estimée à respectivement quelque 40% et 57%. Le président de la Lombardie, Roberto Maroni, avait indiqué qu'une participation supérieure à 34% serait un succès. En Vénétie, le scrutin n'était valide que si un quorum de 50% était dépassé.

Le président de la Vénétie, Luca Zaia, a évoqué un «big bang» institutionnel, soulignant que la volonté d'autonomie était partagée «par une population entière» et non portée par un seul parti. Il a toutefois vu la victoire de son camp quelque peu ternie par une attaque informatique. «Nous avons trois niveaux de sécurité, les hackers en ont atteint deux», a-t-il déclaré en annonçant les résultats, expliquant ainsi le retard de leur publication intégrale : «Pour le moment, nous sommes un peu bloqués, nous téléphonons à chaque commune.»

Une victoire attendue du «oui»

Les électeurs devaient dire s'ils souhaitaient que leur région dispose de «formes supplémentaires et conditions particulières d'autonomie», selon la formule inscrite dans la Constitution. La nature et l'ampleur de cette autonomie doit désormais être négociée avec Rome puis validée par le Parlement.

Matteo Salvini, le leader de la Ligue du Nord, ancien parti indépendantiste désormais promoteur de réformes autonomistes, s'est félicité que des millions d'électeurs aient demandé «une politique plus proche, plus concrète et efficace, moins de bureaucratie et de gâchis».

Le «oui» avait aussi le soutien de Forza Italia de Silvio Berlusconi (droite), du Mouvement Cinq étoiles (eurosceptique et anti-système) et de plusieurs syndicats et organisations patronales. Le Parti démocrate (centre gauche, au pouvoir au niveau national) n'avait pas donné de consigne, mais nombreux étaient les ténors dans ses rangs à avoir soutenu le «oui».

https://francais.rt.com/international/44865-italie-tres-large-victoire-pour-autonomistes-ternie-attaque-informatique


 

Voir aussi cet article paru juste avant le scrutin, et qui éclaire la situation:


 

Référendums en Lombardie et en Vénétie : vers une vague séparatiste en Italie ?

Deux riches régions italiennes organisent le 22 octobre un référendum pour une autonomie accrue. Alors que tous les regards sont tournés vers la Catalogne, à quoi faut-il s'attendre et que révèle cette tendance européenne ?

Alors que les remous causés par les velléités indépendantistes de la Catalogne sont au centre de l'actualité, deux référendums d'autonomie sont organisés le 22 octobre prochain en Italie. Le premier concerne la Lombardie, le second la Vénétie. Si le parallèle avec la situation en Espagne est tentant, le contexte, les modalités et les enjeux de ces deux consultations offrent en réalité le parfait contre-exemple du référendum catalan.

Le président de la région Vénétie, Luca Zaia, membre de la Ligue du Nord, un parti qui revendiqua longtemps l'indépendance de la partie septentrionale du pays, est l'un des plus ardents promoteurs de la consultation. Autonomiste convaincu, il a trouvé un soutien de poids en la personne de Roberto Maroni, président de la Lombardie et membre du même parti. Dans une démarche conjointe, les deux hommes sont ainsi parvenus à obtenir que soit organisé le même jour dans leurs régions respectives un référendum pour obtenir davantage d'autonomie, notamment en matière fiscale. Pour ce parti créé à la fin des années 1980 et ayant longtemps peiné à s'implanter dans le paysage politique transalpin, le succès de cette démarche revêt les apparences d'une victoire symbolique.

En apparence, tout porterait donc à croire que la Ligue du Nord, perçue par la majorité de ses opposants politiques comme appartenant à l'extrême droite, trouverait dans l'épisode catalan une inspiration roborative – et une occasion d'inscrire son combat politique dans une dynamique plus large. Et pourtant, Luca Zaia s'est montré on ne peut plus formel : «Tout parallèle avec la Catalogne est une tentative fourbe de décourager le vote en faveur du oui.» 

«Les similarités avec la Catalogne sont minimes, le sentiment indépendantiste n'est pas très diffusé» dans ces deux régions, explique Nicola Lupo, professeur de droit constitutionnel à l'université Luiss de Rome interrogé à ce sujet par l'AFP. Au-delà de la simple différence de sentiment entre les deux pays, c'est avant tout l'impression de désordre et la violence suscitées par l'épisode catalan qui fait craindre à la Ligue du Nord qu'un parallèle entre les deux mouvements ne desserve leur cause.

Face à une quasi-unanimité, quels enjeux concrets ?

Dans les faits, les référendums du 22 octobre, organisés dans le respect de la constitution italienne, ne poursuivent pas les mêmes objectifs que la consultation interdite par la justice espagnole du 1er octobre en Catalogne. Loin des profondes dissensions entre Madrid et Barcelone, Milan et Venise veulent afficher leur bonne entente avec Rome et souligner le sérieux de leurs aspirations.

Les partisans du «oui» ne veulent d'ailleurs pas apparaître comme marginaux et tiennent à souligner l'existence d'un relatif consensus pour soutenir l'autonomie accrue : outre la Ligue du Nord, Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi (classé à droite), le Mouvement Cinq étoiles de Bepe Grillo, qui se revendique anti-système et eurosceptique, des syndicats et organisations patronales ainsi que de nombreux ténors du Parti démocrate (classé au centre-gauche), comme le maire de Milan, pourtant farouche opposant du président lombard Roberto Maroni, se sont prononcés en faveur d'une autonomie élargie.

Si le Parti communiste italien a certes appelé à l'abstention afin de protester contre «un gaspillage d'argent public pour un référendum farce», une quasi-unanimité semble donc bien se dégager. La victoire du «oui» paraît d'autant plus probable que l'intégralité des sondages réalisés jusqu'ici le donnent largement vainqueur. Reste toutefois la question de la participation, qui sera cruciale au moins en Vénétie, où elle doit dépasser les 50% d'électeurs inscrits pour que le scrutin soit valide. S'il n'y a pas de quorum en Lombardie, une participation minimale de «40%» est régulièrement avancée par la presse italienne comme étant le seuil en-dessous duquel le résultat du référendum apparaîtrait comme un échec pour ses partisans, même en cas de victoire du «oui».

Dans un tel contexte, chaque parti tente de convaincre de l'utilité de la consultation. La Ligue du Nord avance qu'elle permettrait à la Lombardie et à la Vénétie d'acquérir des pouvoirs ordinairement réservés à l'Etat en matière de sécurité et d'immigration, thèmes auxquels sont sensibles ses électeurs – une telle délégation de compétences nécessiterait toutefois une révision constitutionnelle, laquelle pourrait d'ailleurs être envisagée sans référendum préalable.

Pour la majeure partie des Lombards et des habitants de la Vénétie, c'est toutefois l'argument fiscal qui serait le plus à même de mobiliser. Les deux régions représentent à elles seules 30% du PIB italien, pour un quart de sa population et leur endettement par habitant est faible (73 euros pour la Lombardie, 219 euros pour la Vénétie, contre 407 pour la moyenne nationale). Avec des économies en meilleur état que dans le reste du pays et incomparablement plus dynamiques que celles des régions du Sud, le calcul est donc simple. L'autonomie permettrait à chaque habitant de récupérer environ la moitié du solde fiscal actuel (différence entre ce que les habitants versent comme taxes et impôts et ce qu'ils «reçoivent» sous la forme de dépenses publiques). Luca Zaia en a d'ailleurs fait un slogan : «Récompenser les régions vertueuses.»

La fracture Nord-Sud : une poudrière attendant l'étincelle séparatiste ?

Les différences entre les régions méridionales et septentrionales de l'Italie sont bien connues, et si la Ligue du Nord en a fait un véritable leitmotiv électoral, même les mouvements politiques traditionnels comme le Parti démocrate accusent régulièrement cette économie à double vitesse de se faire au détriment du Nord.

«Ce référendum se déroule dans un contexte de fracture traditionnelle Nord/Sud avec l'idée de Rome comme un lieu de pouvoir corrompu et centralisateur», précise le professeur Nicola Lupo. Ce sentiment est sans doute renforcé par le fait que Vénétie et Lombardie sont frontalières et proches du Trentin-Haut-Adige, du Frioul-Vénétie julienne et de la Vallée d'Aoste, trois régions à statut spécial et jouissant d'une très forte autonomie.

Ce terreau a longtemps semblé fertile pour permettre aux revendications indépendantistes de croître. Dans ses jeunes années, la Ligue du Nord n'hésitait d'ailleurs pas à évoquer la Padanie, cette région non-administrative de la plaine du Pô censée être unifiée par un passé commun distinct de l'identité italienne, elle même forgée au terme du long processus d'unification du pays tout au long du XIXe siècle. En 1997, les Sérénissimes, groupuscule nationaliste de vénétie, avait occupé la place Saint-Marc à Venise. Retranchés dans le Campanile, ils avaient dû être délogés par les carabiniers. Le régionalisme indépendantiste connaissait alors ses heures les plus fastes depuis l'instauration de la République, après la Seconde Guerre mondiale.

Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous le pont du Rialto. Le Lombard Roberto Maroni, qui milita jadis pour «se libérer de Rome», prône désormais «une réforme dans le cadre de l'unité nationale afin de modifier les rapports entre le gouvernement central et les gouvernements régionaux». La Ligue du Nord a connu une lente transformation idéologique, à la fois cause et conséquence de son abandon de toute revendication séparatiste. Jadis opposée à l'euro et à l'Union européenne, la voilà désormais qui vante «une autonomie accrue dans l'Europe des régions», préférant mettre en avant la question de l'identité culturelle et de l'immigration. Et alors que Bruxelles à d'ores et déjà prévenu la Catalogne qu'elle ne ferait pas partie de l'UE si elle proclamait son indépendance, les autonomistes italiens, bien loin de prendre Barcelone en modèle, se tournent volontiers vers Vienne ou Budapest. Quelques jours avant les élections fédérales autrichiennes, la Ligue du Nord annonçait en effet une «entente absolue» avec le Parti de la Liberté (FPÖ) de Heinz-Christian Strache, réputé pour ses positions anti-immigration. Matteo Salvini, chef du parti et eurodéputé, ne manque pas de saluer régulièrement les mesures adoptées par le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, contre les quotas de migrants de l'Union européenne.

A la recherche solitaire d'une indépendance peu porteuse politiquement, les autonomistes italiens préfèrent désormais s'inscrire dans un mouvement qu'ils espèrent collectif et européen, quitte à reléguer loin à l'arrière plan la question territoriale qui fut pourtant leur matrice idéologique initiale.*

https://francais.rt.com/international/44786-referendums-lombardie-venetie-vers-vague-separatiste-italie


 

Voilà qui confirme les analyses de l'UPR sur le développement des "euro- régions" et le ralliement désormais sans complexes des partis "d'extrême droite" dits "eurosceptiques" à l'Union européenne sous la forme de fédéralisation de régions identitaires, dotées d'une large autonomie. P.G.

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mercredi 11 octobre 2017

Après la Catalogne, un référendum en Italie pour l'autonomie de la Lombardie et de la Vénitie

Si le référendum en Catalogne demandait son indépendance totale, la consultation organisée le 22 octobre prochain en Lombardie et en Vénétie réclame une plus grande autonomie pour ces deux régions, notamment sur le plan fiscal.

Qualifiées d’essentielles pour les moteurs de l’économie italienne puisqu’elles participent à hauteur d’un quart du PIB transalpin, la Lombardie et la Vénétie versent l’équivalent d'environ 75 milliards d’euros par an à l’Etat. Une participation excessive pour la plupart des institutions régionales, toutes tendances confondues, qui souhaitent que la majeure partie de cette contribution reste dans les caisses lombardes et vénitiennes afin de financer l’économie régionale. Utilisée auparavant comme un slogan politique par la Ligue du Nord, parti régionaliste, eurosceptique et populiste de droite, l’idée d’un nord « saigné par les régions moins riches » n’est plus aussi répandue aujourd’hui. Mais avec ce référendum prévu pour le 22 octobre, le concept a été récupéré à des fins électorales.

FL LOMBARDIE

Une forte participation à cette consultation, autorisée par la Cour
constitutionnelle, permettrait aux organisateurs d’entamer des
discussions avec le pouvoir central. Selon un sondage publié ce lundi 2
octobre au matin, 51% des Italiens estiment que les régions devraient
négocier directement avec l’Etat une nouvelle répartition des rôles,
ressources et pouvoir. Toujours selon cette enquête, quatre électeurs
sur dix de la Ligue du nord seraient plutôt sceptiques quant au
bien-fondé de cette consultation notamment en raison de son coût, estimé
à 50 millions d’euros. Un mauvais signal pour les dirigeants du parti
qui considèrent ce référendum comme une sorte de test politique à six
mois des législatives.

https://www.marianne.net/monde/apres-la-catalogne-un-referendum-en-italie-pour-l-autonomie-de-la-lombardie-et-de-la-venitie


 

Mêmes causes, mêmes effets... Le démantèlement des états- nations se poursuit inexorablement, petit à petit, sous l'effet conjugué de l'euro, des politiques d'austérité imposées par Bruxelles (GOPE), et de la compétition des territoires. Les réformes territoriales s'enchaînent, l'objectif étant, en France comme ailleurs en Europe, d'obtenir une "souveraineté" fiscale pour les euro- régions, qui pourront progressivement négocier directement avec la Commission européenne, sans passer par l'échelon national. Une politique bien plus habile que les déclarations unilatérales d'indépendance de certains.

P.G.

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vendredi 29 septembre 2017

Pour les dirigeants européens, le film d’horreur reprend…

Pour Pierre Lévy du mensuel Ruptures, la «refondation de l’Europe» promue par Emmanuel Macron va se transformer en cauchemar pour les dirigeants européens après le scrutin du 24 septembre outre-Rhin.

ARG RUPTURES MACRONLe marketing soit loué : le pitch était presque parfait, le story telling, prometteur, le narrative, bien au point.

Le scénario commençait il y a quelques années comme un film d’horreur ; mais, happy end, finissait en conte de fée. Résumons : crise financière, débâcle économique, tempête sur l’euro ; arrivée massive de migrants ; référendum approuvant le Brexit ; et même, pour les plus imaginatifs, menace d’invasion russe imminente. Il y a quelques mois, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, résumait même d’un mot la grande peur des élites européistes : une «polycrise» qui menaçait l’existence même de l’Union européenne.

Mais c’était sans compter les dieux de l’Olympe, capables des plus merveilleux rebondissements. En décembre 2016, le candidat «populiste» à la présidence de l’Autriche n’obtenait «que» 46%. Trois mois plus tard, les Néerlandais étaient miraculeusement sauvés de l’enfer, puisque le parti de Geert Wilders n’accédait pas au pouvoir (une hypothèse qu’on savait en réalité improbable).

Surtout, lors de la présidentielle française de mai 2017, le glorieux triomphe d’Emmanuel Macron terrassant le dragon Marine Le Pen (qui n’avait aucune chance d’arriver au pouvoir) achevait de combler d’aise les partisans de l’Union européenne. Cette dernière était sauvée. Sauvée ? Mieux que cela : elle marchait majestueusement vers la «refondation historique» annoncée, de la colline athénienne du Pnyx, par Jupiter déguisé en Périclès.

Las… le problème des gens de marketing est qu’il leur arrive de prendre leurs désirs pour des réalités. La méthode Coué prépare parfois des réveils difficiles. Pour le maître de l’Elysée, la gueule de bois a commencé au soir des élections allemandes.

Pendant des semaines, la grande presse a décrit la campagne outre-Rhin comme «ennuyeuse». Au moins n’a-t-on pas pu dire cela des résultats.

Les sociaux-démocrates du SPD tombent à leur plus bas niveau historique depuis… 1890 (à l’exception des années 1932-1933). Mention particulière pour leur chef de file, Martin Schulz, qui fut le flamboyant président de l’europarlement pendant cinq ans et entendait ainsi capitaliser sur les charmes de l’Europe. Décidément, l’UE enthousiasme les électeurs…

Les chrétiens-démocrates dégringolent à leur plus faible score de l’histoire de la République fédérale. Pris ensemble, les deux partis de la coalition sortante rassemblent à peine plus d’un électeur sur deux (contre 70% à 80% jusque dans les années 2000). 

Les (néo-)Libéraux du FDP opèrent une résurrection spectaculaire, derrière leur leader brandissant la société numérique en bandoulière. Mais c’est surtout la poussée de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) qui a créé un choc à Bruxelles et dans les capitales de l’UE. Avec 12,6%, cette formation gagne la troisième place au sein du Bundestag.

Dans la réalité, ni le FDP, ni l’AfD ne sont aussi «anti-intégration européenne» que la presse dominante se plaît à les décrire. Mais cette image, aussi approximative soit elle, a contribué à leur succès ; c’est en tout cas incontestable pour la seconde. C’est cela qui compte pour l’analyse du scrutin, et de ses conséquences pour la période qui s’annonce.

Celles-ci sont de trois ordres. La première dimension relève de la politique intérieure allemande. La configuration parlementaire sortie des urnes est totalement inédite. Elle laisse prévoir que les négociations pour une coalition quadripartite vont être laborieuses. Pendant des semaines, et peut-être des mois, Bruxelles, Paris et consorts vont devoir se passer d’Angela Merkel.

Et quand une majorité sera formée, on peut raisonnablement prédire qu’elle sera tout sauf stable, tant elle sera traversée de contradictions – notamment sur l’Europe. On ne peut même exclure qu’elle prendra fin avant terme.

C’est là la deuxième conséquence du 24 septembre : le scénario du conte de fée s’effondre. Onze jours plus tôt, monsieur Juncker, dans son «discours sur l’état de l’Union» (une marotte importée de Washington) déclamait : «LEurope a de nouveau le vent en poupe […], larguons les amarres et mettons les voiles.» Le capitaine de Bruxelles a été trahi par la météo. Sans l’impulsion dominante de Berlin, la galère européenne pourrait bien être prise dans une nouvelle tempête. 

D’autant que le séisme qu’ont provoqué les électeurs allemands risque d’avoir de prochaines répliques. Les Autrichiens votent à leur tour le 15 octobre. Le FPÖ, généralement classé parmi les populistes eurosceptiques, se voit promettre un score important. Et si tel n’était pas le cas, ce serait au profit du jeune chef qui a fait main basse sur la droite classique (ÖVP), Sebastian Kurz ; or celui-ci cite le Premier ministre hongrois, honni à Bruxelles, comme un modèle…

Et comme si tout cela ne suffisait pas, les élections italiennes sont prévues en 2018, et le Mouvement Cinq étoiles garde le vent en poupe.

La troisième conséquence concerne l’ancien banquier de chez Rothschild devenu le président français. Le 26 septembre encore, il pérorait à la Sorbonne devant un public d’étudiants bon chic bon genre (alors que des centaines de manifestants étaient vigoureusement tenus à l’extérieur, cela s’appelle la culture du débat). Il entendait préciser sa refondation de l’Europe (en particulier de la zone euro, moyennant des transferts financiers massifs entre Etats membres). Monsieur Macron a affirmé qu’il avait préparé son discours avant les élections allemandes, et ne l’avait pas modifié une fois celles-ci passées. Cela s’est vu, tant les perspectives qu’il a décrites paraissent désormais hautement fantaisistes. 

Quelques jours avant le 24 septembre, il confiait du reste à quelques proches : «Si le FDP entre au gouvernement fédéral, je suis mort.» Comprendre : l’UE est morte. Car le chef de l’Etat n’en faisait pas mystère : ses projets de «portée historique» ne peuvent se réaliser qu’en tandem avec l’Allemagne (le gouvernement français ne cache pas que les «réformes» du droit du travail, de même que l’austérité renforcée, visent, dans cet esprit, à complaire à Berlin).

Morte, l’Union européenne ? L’agonie peut – hélas – se prolonger quelque peu. Mais le délitement se confirme. Pour les oligarchies européennes, c’est le cauchemar qui rebondit.

Pour les peuples du Vieux continent, c’est, au contraire, une excellente nouvelle.

https://francais.rt.com/opinions/43895-pour-dirigeants-europeens-film-horreur-reprend


 

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« La grande braderie en marche. TGV, chantiers navals, Française des jeux, la vente de la France par Macron s’accélère »

Nos élites vendent la France, une idée dans laquelle ils ne croient plus du tout.

ARG FRANCE A VENDRE LIQUIDATIOND’ailleurs, le rêve mystique européen de notre Jupiter du palais n’est jamais rien que la destruction consciente de notre pays, de notre indépendance, de notre souveraineté, mais aussi de notre patrimoine sacrifié sur l’autel d’une Europe de plus en plus totalitaire.

La seule chose qui nous sauve, c’est que les Allemands, loin d’être aussi stupides et crétins que les dirigeants français qui sont décidément véritablement en dessous de tout, n’ont pas du tout l’intention, eux, de sacrifier leur leadership et leur domination à des bons sentiments cucul-gnangnan fussent-ils européens.

Pour les Allemands, l’Europe et l’euro sont deux outils de leur suprématie et de leur domination.

Cela veut dire que de la même manière qu’il n’y a jamais de fusion « entre égaux » entre deux entreprises, il n’y aura jamais de rapprochement franco-allemand équilibré, ou égalitaire.

Nous sommes demandeurs.

En réalité, Macron est même un « quémandeur » de plus d’Europe, pensant qu’avec plus d’Europe il marginalisera la grande Allemagne de Merkel.

Il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’à la garde.

Au mieux, il ne fera que vendre à vil prix les actifs qu’il reste à notre pays.

Macron est un fossoyeur, il procède à la liquidation totale de notre pays

Il n’est pas le seul coupable, tout au plus le chef d’orchestre.

Il a été choisi et désigné par le système totalitaire européen pour cela.

Il applique.

Il ruinera le droit social et les avancées d’un siècle de luttes sociales.

Il ruinera notre pays en vendant ses entreprises à bas prix à des entreprises privées qui se gaveront de bénéfices dont notre État en mal de recettes a grandement besoin.

Il ruinera la moralité, en rendant tout égal, en autorisant la GPA ce qui n’est jamais rien qu’un droit à l’enfant, or avoir un enfant et autoriser la GPA c’est légaliser la marchandisation des corps et des enfants qui deviennent des produits comme les autres.

Il ruinera le peu de souveraineté qu’il nous reste pour tout confier à l’Europe.

Tous nos godillots de la politique ont emboîté le pas à cette clique d’europathes.

Il n’y a plus ni gauche, ni droite

L’ultime combat est entre celles et ceux qui pensent qu’une nation est le seul espace possible d’une véritable souveraineté et de la démocratie, et ceux qui pensent que les nations doivent disparaître.

L’ultime combat est le combat entre européistes-mondialistes et souverainistes (ce qui n’a rien à voir avec du nationalisme primaire).

Ce combat, je l’ai souvent évoqué.

Pour toutes celles et ceux qui ont voté Macron, comme prévu, vous allez désormais assister au dépeçage en règle de notre pays, et on ne vous demande plus votre avis, les ordonnances amères et un parlement aux ordres suffisent. Un parlement où l’on rappelle juste à l’ordre une député qui vend des visites de l’Assemblée dans le cadre de son agence de voyage. Un parlement où peut siéger un gus qui en frappe un autre au point de presque le tuer à coup d’hémorragie cérébrale.

De vous à moi, il y a de quoi être plus qu’inquiets pour notre avenir… et la marche sera longue.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 « Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

https://insolentiae.com/la-grande-braderie-en-marche-tgv-chantiers-navals-francaise-des-jeux-la-vente-de-la-france-par-macron-saccelere-ledito-de-charles-sannat/

Voir aussi:

Après le TGV hier, Macron brade aujourd’hui les chantiers navals de Saint-Nazaire. Que fera-t-il demain ?

Prenons les paris, que fera notre Jupiter national demain au réveil ?

Sa pensée trop complexe pour nous va-t-elle le pousser à vendre tout de suite la Française des Jeux, un truc sans risque qui crache 3 milliards d’euros pour notre pays tous les ans ?

C’est sûr que refiler 3 milliards de bénefs pour pas cher, et sans risque, cela devrait susciter quelques vocations, et là encore nous ne devrions pas manquer de candidats.

Revenons-en à nos moutons.

“Le montage subtil de l’Élysée pour céder le contrôle des chantiers STX à Fincantieri”

C’est le titre de l’article du Monde qui est bien gentil. Le montage n’a non seulement rien de subtil mais c’est carrément une immense “entubade” du peuple de France et qui prend les gens pour des cons.

Donc on annonce que “le groupe italien devrait devenir propriétaire de 50 % des chantiers navals de Saint-Nazaire. Le reste sera aux mains du camp français, qui pourra reprendre le contrôle en cas de problème”…

Mais dans les faits, on donne la majorité aux Italiens.

Comment ? Réponse officielle donnée par Le Monde lui-même !

“Officiellement, Fincantieri devrait devenir propriétaire de 50 % du capital, comme souhaité à Paris. Les autres 50 % seront aux mains du camp français. Ils seront répartis entre l’État, le groupe public militaire Naval Group (ex-DCNS) pour 10 % à 15 %, et peut-être des sous-traitants de l’entreprise dans la région de Saint-Nazaire, à titre très minoritaire.

Mais cet équilibre exact sera modifié par un prêt, indiquent des sources concordantes. L’État français devrait prêter 1 % du capital à Fincantieri, qui disposera ainsi, en pratique, de 51 % des droits de vote, et récupérera une part équivalente des dividendes. Le groupe détenu en majorité par l’État italien obtiendra donc le contrôle opérationnel de la société française.”

Et voilà comment on vend sans vendre, et puis quand tout le monde aura le dos tourné, et d’ici 24 mois histoire que les passions se calment, le tout dans le processus “itératif” habituel, le prêt des 1 % se transformera en vente ferme, et les chantiers de Saint-Nazaire ne nous appartiendront plus.

Quand ils iront mal, il faudra à nouveau les nationaliser… avec votre argent.

C’est la socialisation des pertes et la privatisation des profits qui continue.

Charles SANNAT

Source Le Monde ici

https://insolentiae.com/apres-le-tgv-hier-macron-brade-aujourdhui-les-chantiers-navals-de-saint-nazaire-que-fera-t-l-demain/

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mardi 29 août 2017

Tunnel de Tende, l’histoire d’un scandale « XXL »

Les travaux de doublement du tunnel du col de Tende, qui relie la France à l’Italie dans les Alpes-Maritimes, sont le théâtre d’un incroyable imbroglio judiciaire. Le chantier, stoppé en mai à la suite de la découverte d’un vaste trafic de matériaux, vient d’être autorisé à reprendre malgré l’enquête judiciaire en cours.

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L’affaire ressemble à un mauvais scénario de film de série B. Plusieurs centaines de tonnes de matériaux dérobés puis revendus en Italie, des certificats de contrôle d’avancée des travaux falsifiés, des galeries qui menacent de s’écrouler et des grandes entreprises du BTP transalpines mises en examen…

Au départ de cette histoire rocambolesque, un projet de « doublement » du vieux tunnel de Tende qui relie la France à l’Italie en passant sous les Alpes, au niveau de la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes). Inauguré en 1882, ce dernier ne répond plus aux normes européennes de sécurité entrées en vigueur à la suite de la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc.

En 2007, les autorités italiennes et françaises signent un traité pour l’aménagement d’un nouveau tunnel – plus moderne et plus spacieux – juste à côté de l’ancien. Les travaux démarrent en 2014. Ils sont financés à 42 % par la France mais pilotés depuis l’Italie via l’Agence nationale des routes ita­liennes (1). Aucune entreprise française ne prend part au chantier.

200 tonnes de pièces métalliques volées

Les travaux semblaient se dérouler correctement (1 500 m sur 3 200 m avaient déjà été creusés) lorsque, le 24 mai dernier, la police judiciaire italienne ordonne l’arrêt du chantier et met le site sous scellés pour « une durée minimum de cinq mois ».

Une enquête menée depuis plusieurs mois met au jour un vaste trafic : 200 tonnes de pièces métalliques – destinées à la consolidation des galeries – auraient été détournées puis revendues illégalement à diverses entreprises italiennes. Résultat, l’édifice est fragilisé et potentiellement dangereux. 17 personnes sont mises en examen pour « vol aggravé et détournement de matériaux » par le parquet de Cuneo (Italie).

Parmi elles, des responsables de l’Anas et du géant du BTP italien Grandi Lavori Fincosit. Le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, ouvre parallèlement lui aussi une enquête. Côté français, les experts découvrent que le mur de soutènement de la route qui permet d’accéder au nouveau tunnel menace de s’écrouler. Dans la foulée, le Conseil départemental des Alpes-Maritimes débloque 100 000 € au mois de juin afin d’empêcher l’édifice de s’effondrer. Une somme que l’Italie est censée rembourser.

« Notre vallée ne doit pas être un jouet aux mains d’entreprises mafieuses »

Côté italien, l’enquête porte également ses fruits. Les investigations révèlent que des certificats, servant à faire croire que la ferraille volée avait bien été placée dans le tunnel, ont été falsifiés. De même pour les relevés d’appareils mesurant la stabilité de la construction. Par ailleurs, des comptes rendus d’écoutes téléphoniques (retranscrites dans la presse italienne) rapportent que les éléments dérobés étaient des pièces maîtresses principalement utilisées « pour soutenir l’arc de voûte » de la galerie du tunnel. Ces dernières auraient été découpées sur place avant d’être chargées sur des camions.

Dans ces conditions, difficile d’envisager une reprise rapide des travaux. Pourtant, vendredi 11 août, les justices française et italienne ont ordonné la levée des scellés, 80 jours seulement après l’arrêt forcé du chantier. « Les vérifications demandées sont terminées. L’Anas a signé un document dans lequel elle s’engage à remettre en sécurité le site », a justifié la procureure de Cuneo Fransceca Nanni. « Les investigations sur le site ont pu être entièrement réalisées. Dès lors, il n’y avait plus d’intérêt à bloquer le site », s’est justifié de son côté dans Nice-Matin Jean-Michel Prêtre.

Pour lecollectif Sauvons la Roya !, opposé à la création d’un nouveau tunnel, cette reprise anticipée des travaux est « complètement hallucinante » : « Ce sont les mêmes opérateurs, sous le coup d’une accusation de vol aggravé, qui vont reprendre le contrôle du chantier. Notre vallée ne doit pas être un jouet aux mains d’entreprises mafieuses. » Les ouvriers devraient recommencer à creuser dans quelques jours, le temps de régler quelques modalités administratives.

Le projet de doublement du tunnel de Tende

Le nouveau tunnel, large de 6,50 m, est situé à 1 270 m d’altitude. Il sera équipé de deux voies, l’une pour les voitures et la seconde pour la sécurité, ainsi que d’un trottoir. La galerie s’étendra sur 3,2 km dont 1,4 km en France et 1,8 km sur le territoire italien.

Situé à l’extrémité nord de la RD 6204, le nouveau tunnel permettra de relier gratuitement Tende à la commune de Limone en Italie. Sa livraison, initialement prévue pour 2018, a été retardée à 2020 suite à des contretemps liés à l’enquête judiciaire en cours.

Sylvain Labaune

(1) Équivalent de la DDE française avant sa mutation, maître d’ouvrage sur le chantier du doublement du tunnel de Tende.

http://www.la-croix.com/France/Tunnel-Tende-lhistoire-dun-scandale-XXL-2017-08-16-1200870011?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#/link_time=1502893105

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vendredi 14 juillet 2017

Vaccins obligatoires en Italie : 130 familles demandent l'asile politique à l'Autriche

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En Italie aussi, les vaccins sont rendus obligatoires. 53 doses de vaccin deviennent obligatoires pour tous, avec en cas d'opposition le risque de perdre les droits parentaux. D'impressionnantes manifestations se déroulent dans les grandes villes du pays.

Vaccins obligatoires en Italie : 130 familles demandent l'asile politique à l'Autriche

https://www.marianne.net/monde/vaccins-obligatoires-en-italie-130-familles-demandent-l-asile-politique-l-autriche

Depuis la publication d'un décret gouvernemental rendant la vaccination obligatoire pour l'inscription à l'école maternelle et primaire, le mouvement anti-piqures est sur le pied de guerre. Le décret lève la menace d'une déchéance des droits parentaux.

Manifestations, demandes d'asile dans d'autres pays plus souples en matière de vaccins... en Italie, les détracteurs de la piqure ne reculent désormais devant rien. Si la nouvelle ministre française de la Santé réfléchit à rendre obligatoires onze vaccins (contre trois actuellement) pour les enfants, son homologue italienne a déjà passé ce cap. Et pour obliger les parents à faire piquer leurs petits, elle a brandi l'arme de la déchéance des droits parentaux. Selon le décret publié mardi dernier, les "anti-vax", comme on les appelle en Italie, seront signalés au tribunal des mineurs qui ouvrira une procédure à leur encontre pouvant déboucher sur une éventuelle suspension temporaire de l'autorité parentale. Un retour aux années 90 où le ministère de la Santé avait adopté la politique de la tolérance zéro pour faire plier les contestataires. Aujourd'hui comme à l'époque, ces dispositions sont inacceptables pour les détracteurs de la piqure qui défilent depuis une semaine dans les grandes villes de la péninsule en criant "Liberté, liberté".

Ainsi de nombreuses familles ont marché dans les rues de Rome pour défier la ministre de la Santé Beatrice Lorenzin en jurant qu'ils ne feront jamais piquer leurs progéniture. "Cela n'a aucun sens ces trucs de vaccins, nous avons tous eu la rougeole et nous sommes bien vivants", s'énerve Bianca. Cette bobo à la jolie soixantaine soutient les manifestants même si elle n'a pas marché avec eux. Soit, mais tout ce bruit risque d'être peine perdue car Beatrice Lorenzin n'a pas l'intention de faire marche arrière. Le mouvement anti-piqures l'a compris mais ne veut pas pour autant rendre les armes, au contraire. Dans ce bras de fer, les deux parties sont désormais prêtes à tout. Comme les 130 familles qui demandent l'asile politique en Autriche au prétexte que leur liberté de choix n'est pas respectée.

Ces Italiens qui habitent dans la région de Bolzano, aux portes de l'Autriche, ont déjà écrit au chef de l'Etat italien, Sergio Matarella, pour l'informer de leur décision. Ils ont aussi contacté le Conseil des droits de l'homme de l'Onu (HCDH) pour dénoncer une violation de leurs droits inscrits dans la Charte onusienne, c'est à dire leur liberté de choix. Et aussi, bien sûr, le président de la République autrichienne pour lui demander l'hospitalité au nom des lois sur les demandes d'asile politique. "Les vaccins sont une cochonnerie chimique qui met la santé de nos enfants en danger", tonne l'activiste Reinhold Holzer qui s'est proclamé chef de la révolte des parents de la région du haut Adige. L'homme est un vétéran de la lutte anti-piqures. Dans les années 90, Reinhold Holzer s'était réfugié en Autriche avec sa femme et ses enfants, le parquet de Rome l'ayant provisoirement déchu de son autorité parentale car il refusait de faire vacciner ses enfants. Aujourd'hui, il reprend du service en défendant la cause des parents anti-vaccin au nom de la défense de l'environnement et des droits de l'homme. "Les habitants du haut Adige sont très sensibles à la question de l'environnement du coup ils sont très sensibles à la question des vaccins", affirme le paladin anti-piqures. "Comme argument, il y a mieux", ironisent de leur coté, les supporteurs de la piqure.

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Commentaire

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Le parti pris de “Marianne”, journal pro- européen, contre les “activistes” et autres “paladins” anti- vaccins, renforce la suspicion légitime: objectifs de santé publique ou logique de soumission à des intérêts financiers?

La brutalité des méthodes gouvernementales et le caractère concommitant des “réformes” en France et en Italie ne plaident pas en faveur des partisans de la première thèse...

P.G.

 

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vendredi 16 juin 2017

Revue de presse (sélection du 5 au 15 juin 2017) 2° partie

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Après Paris Première, Natacha Polony est virée d’Europe 1

Coup dur pour Natacha Polony qui – après avoir été remerciée par Paris Première la semaine dernière – vient de se faire virer d’Europe 1 par courrier. La journaliste accuse le coup.

La saison 2016-2017 se termine de façon plutôt brutale pour Natacha Polony. La semaine dernière, la journaliste qui n’a jamais eu sa langue dans sa poche, se voyait remerciée par Paris Première. Son émission Polonium n’étant pas reconduite à la rentrée. Aujourd’hui, ce sont nos confrères de Puremedias qui nous apprennent que c’est son autre employeur, Europe 1, qui vient de sèchement lui envoyer une lettre de licenciement sans entretien préalable.

https://fr.news.yahoo.com/après-paris-première-natacha-polony-virée-d-europe-173700539.html

Dans le nouvel entretien d'actualité (#44 enregistré le 13 juin au soir), François Asselineau dresse le bilan du 1er tour des legislatives en France et des législatives au Royaume-Uni-----------------------

https://www.upr.fr/…/entretien-dactualite-44-bilan-legislat…

Libertés[2]

Projet de loi antiterroriste : "On pourra être privé de liberté sur la base d’un soupçon"

 Vu comme une perpétuation de l’état d’urgence, le projet de loi antiterroriste suscite l’inquiétude des défenseurs des libertés publiques qui, comme la magistrate Laurence Blisson, craignent que la logique de suspicion ne menace la démocratie.

 Le projet de loi antiterroriste du gouvernement d’Emmanuel Macron, dont Le Monde a publié le contenu jeudi 8 juin, suscite une vive inquiétude parmi l’opposition, les magistrats et les défenseurs des libertés publiques qui y voient la manifestation d’une "dérive de la répression administrative préventive".

http://www.france24.com/fr/20170609-france-projet-loi-antiterroriste-executif-pourra-priver-liberte-base-soupcon-macron

 

Selon que vous utilisez votre smartphone ou votre ordinateur, le débit Internet disponible sera très différent dans l’Hexagone.

 

Vous trouvez le débit internet trop lent ? Si vous êtes sur un smartphone, c’est étonnant. Si vous êtes sur un ordinateur, en revanche, c’est presque normal. C’est en tout cas la conclusion d’un rapport sur l’état de l’Internet dans le monde, publié fin mai par la société américaine Akamai Technologies, spécialisée dans le développement de réseaux de serveurs.

 

http://www.leparisien.fr/high-tech/data-internet-la-france-bonne-eleve-du-reseau-mobile-et-cancre-du-reseau-fixe-13-06-2017-7047963.php#xtor=AD-1481423552

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Espagne

Référendum sur l'indépendance de la Catalogne annoncé pour le 1er octobre
Si le président de la Catalogne signe ce décret, cela bravera l'interdiction faite par la justice espagnole et pourrait provoquer une réaction forte de la part de Madrid (intervention de l'armée?). La situation est en train de se pourrir, et correspond à la vision d'une Europe des euro-régions, sans Etats-nations, souhaitée par l'UE.

Italie

La banque Monte Paschi sauvée des eaux
Le gouvernement italien a sauvé la banque Monte Paschi, mal en point, pour un montant de 6,6 milliards d'euros, en la nationalisant à 70%. Ce statut permettra au gouvernement d'empêcher la spéculation folle aboutissant à la privatisation des gains et à la nationalisation des pertes.

Algérie

L'armée française prête à intervenir en Algérie?
Le Canard enchaîné a relevé que le Drian rend possible une intervention militaire française sur sol algérien, sous couvert de lutte contre le terrorisme. Encore un acte diplomatique insensé étant donné l'Histoire entre Algérie et France.

Russie

Moscou et Pékin créeront un fonds d'investissement commun en yuans
"La China Development Bank, qui a déjà octroyé 70 milliards de dollars de prêts à l'économie russe (...) a proposé de mettre en place un fonds en yuans, qui doit permettre aux Chinois d'investir davantage en Russie." Poutine a soutenu cette idée.
Cérémonie inaugurale du méthanier Christophe de Margerie
La Russie envoie régulièrement des signaux d'amitié envers le peuple français. Poutine rend hommage au défunt PDG de Total qui a beaucoup fait pour renforcer les amitiés et les partenariats économiques entre les deux pays.
Un chasseur russe intercepte un avion norvégien près de la frontière russe
L'occident teste encore et encore le sang-froid et les mécanismes de défense de l'ours russe...

Chine

L'Inde et le Pakistan rejoignent l'Organisation de coopération de Shanghaï
L'OCS oeuvre au renforcement de la confiance entre les Etats membres, la sauvegarde de la paix, la sécurité et de la stabilité dans la région et le développement de la coopération dans les domaines politiques, économiques et commerciaux. Son extension fait aussi contre-poids aux menaces de l'OTAN.

Royaume-Uni

Theresa May veut une régulation internationale d'internet
Theresa May veut lutter contre les libertés sur internet, et s'attaque à la neutralité d'internet en demandant aux fournisseurs d'accès de s'impliquer. Pour rappel, l'UPR veut la neutralité absolue d'internet, espace de libertés fondamental à la démocratie.
Attentat de Londres : c'est la faute du Brexit !
Des journalistes ont osé faire le lien entre les deux événements... il n'empêche que ce genre d'intox a pu coûter à May sa majorité absolue.

Qatar

Arabie Saoudite, Egypte et Bahreïn rompent leurs liens diplomatiques
L'hôpital qui se fout de la charité: l'Arabie Saoudite rompt ses liens diplomatiques avec le Qatar pour son soutien au terrorisme, alors même qu'elle a financé Daech elle aussi.

Bulgarie

La drogue des combattants de Daech fabriquée par l'OTAN
Le captagon, drogue utilisée par Daech pour transformer ses soldats en d'insensibles machines de guerre, est produit dans un laboratoire de l'OTAN en Bulgarie.

Allemagne

L'Allemagne ne fait plus confiance aux Etats-Unis
29% de la population seulement qualifie de bonnes les relations entre les deux pays. L'ambassadeur allemand en Russie a parlé de surmonter les obstacles ensemble entre les deux pays. Bref, peut-être un début de rapprochement Allemagne-Russie, qui était la hantise du défunt Brzezinski.

Syrie

L'occident bombarde Raqqa au phosphore blanc
Terrorisme de l'occident, qui utilise le phosphore blanc pouvant brûler et tuer des personnes. C'est pourtant interdit dans des zones où les civils sont proches des forces armées.

Union européenne

Défense européenne, la fin d'un tabou
Un fonds européen pour la défense va être créé: conforme à la volonté de la ministre de la défense qui veut une défense européenne et non française. C'est encore un héritage du gaullisme qui est menacé: la vision d'une France militairement souveraine, dotée d'une diplomatie à part entière et indépendante.
Agriculture bio: l'UE veut autoriser les pesticides et réduire les contrôles qualité
A tous les amateurs de bio qui pensent qu'il faut voter pour des candidats européistes : êtes-vous sûrs que ce soit le bon choix que de rester dans une UE infiltrée par les lobbies et sans réel contre-pouvoir démocratique ?

 

vendredi 28 avril 2017

Actualités européennes

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Fermeture de l'usine Whirlpool d'Amiens : que proposent Marine Le Pen et Emmanuel Macron ?

Les deux candidats se sont rendus à Amiens, mercredi 26 avril, séparément, pour répondre aux interrogations des salariés concernés par un projet de délocalisation.

Le Pen promet de "sauver" l'usine

Dans un communiqué publié mercredi en fin de journée, Marine Le Pen se montre déterminée : "Je m'engage à sauver ce site. Whirlpool Amiens ne fermera pas. Je l'ai dit, je le répète, je l'assume et j'en prends l'engagement ferme." La candidate promet, dans un premier temps, d'engager "un bras de fer" avec le groupe américain pour le convaincre de maintenir son site picard.

En cas d'échec, elle exigera que Whirlpool rembourse les sommes versées par l'Etat au titre du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), qu'elle chiffre à 40 millions d'euros. Elle partira à la recherche de "repreneurs industriels sérieux" qui s'engageraient "à préserver les emplois""En attendant, l'usine sera mise sous protection temporaire, via une prise de participation de l'Etat si nécessaire", indique-t-elle.

Macron défend un plan social "à la hauteur"

Lors de sa rencontre avec les salariés de Whirlpool, mercredi, Emmanuel Macron s'est refusé à toute promesse de sauvegarde des emplois, "parce que personne ne peut le faire dignement". "Je serai là pour protéger un plan social qui défend vos intérêts", a-t-il assuré, indiquant qu'il refuserait d'homologuer un plan de sauvegarde de l'emploi "pas à la hauteur".

Il promet de "mettre la pression" sur Whirlpool, avec un "vrai rapport de forces""Le premier point, c'est de se battre pour un repreneur", a ajouté le candidat d'En marche !, estimant qu'il faut miser sur "le reclassement, la formation", qui "ne sont pas des paroles en l'air".

Chez Whirlpool, Macron et Le Pen se sont bien gardés de dire aux salariés que l’article 63 du TFUE organise les délocalisations.

François Asselineau avait expliqué lors d’une interview (extrait) sur Cnews du 14/04/2017 ce qui se passera pour les salariés de Whirlpool.

François Asselineau: « 293 familles vont être plongées dans le désarroi, peut-être dans la précarité. La France n’est plus dirigée par des français mais par des traités européens et c’est une oligarchie financière et industrielle qui dirige le tout. »

http://www.businessbourse.com/2017/04/26/chez-whirlpool-macron-se-gardera-bien-de-dire-aux-salaries-que-larticle-63-du-tfue-organise-les-delocalisations/

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Présidentielle : en Italie, le succès d'Emmanuel Macron laisse rêveur

Comme ailleurs en Europe, l'Italie s'interroge lundi sur la dimension inédite des votes anti-européens en France. "Enjeu : l’Europe", titrait lundi matin La Repubblica. Mais l'enseignement que tirent les Italiens du premier tour de l’élection présidentielle en France c’est d’abord l'échec des partis traditionnels.

http://www.francetvinfo.fr/monde/italie/presindentielle-en-italie-le-succes-d-emmanuel-macron-laisse-reveur_2159824.html?xtor=SEC-766-%5Bpost_sponso%5D-%5Bpresidentielle_macron_rever_Italie

Voilà "le duel qui transforme la France". A l’instar de La Stampa, la presse italienne, comme les partis politiques d’ailleurs, constate au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle en France l’échec clair des partis traditionnels. C’est comme si, en Italie, Renzi et Berlusconi étaient hors-jeu finalement, s’exclame le leader de la Ligue du Nord, qui a déjà encouragé d’un texto la candidate du Front national.

Hormis les critiques acerbes de Matteo Selvini contre Emmanuel Macron, une "marionnette proprette aux mains de Bruxelles" qui propose "du vieux avec du neuf", la droite comme la gauche italienne se prennent, elles, à rêver. Forza Italia se retrouve totalement en Emmanuel Macron, un libéral-démocrate qui comme eux aime l’Europe mais attention, pas celle de l’austérité pilotée par l’Allemagne.

A gauche, à quelques jours des primaires du Parti démocrate, on constate l’échec de Benoît Hamon et chaque candidat ambitionne maintenant le succès d’Emmanuel Macron. Et en particulier le jeune Matteo Renzi, lui qui a cherché en vain à relever le PD, a même anticipé. Mi-février, l’ancien président du Conseil a enregistré le nom de domaine, qui sait, d’un nouveau parti. Son nom : "Incammino.it". Traduction en français : "En marche".

La Commission européenne lance une « procédure d’infraction » contre la Hongrie

Le premier ministre hongrois, participait, mercredi 26 avril, à une séance plénière du Parlement européen. Un peu plus tôt, la Commission européenne avait annoncé l’ouverture d’une « procédure d’infraction » contre son pays au sujet de la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur qu’il a adoptée. Il s’agit d’une première étape qui peut conduire la Hongrie devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Censée mettre fin à « des privilèges » et s’appliquer à tous les instituts étrangers d’enseignement, elle vise en fait directement l’Université d’Europe centrale (CEU), créée en 1991 à Budapest par le milliardaire américain George Soros, d’origine hongroise.

http://mobile.lemonde.fr/europe/article/2017/04/27/la-commission-europeenne-lance-une-procedure-d-infraction-contre-la-hongrie_5118377_3214.html?xtref=acc_dir&xtor=RSS-3208

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jeudi 30 mars 2017

Divers à voir et à lire

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L'invité du jour sur AZUR TV: David Pauchet, délégué régional UPR Provence Alpes Côte d'Azur

 J'en profite pour saluer David à qui nous devons l'essentiel des revues de presse hebdomadaires reproduites sur ce blog.

http://www.azur-tv.fr/content/linvit%C3%A9-du-jour-david-pauchet-d%C3%A9l%C3%A9gu%C3%A9-r%C3%A9gional-upr-paca

 

Asselineau sur fr3 28/03/17

https://www.youtube.com/watch?v=oC5vK6NdK04

 

ASSELINEAU #2017 dans Bourdin Direct sur RMC - 29 mars 2017

https://www.youtube.com/watch?v=kngfsRax1KA

 

François Asselineau « Outremer Politique,

l’entretien » le 29 mars 2017

https://www.youtube.com/watch?v=oS9fKYkBrkc

 

Charles-Henri Gallois : "Asselineau est le seul chef d'état de la présidentielle"

https://www.youtube.com/watch?v=TlVyM0ZJzH0

 

Mélenchon refuse de participer au débat du 20 avril, Macron du même avis

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/03/28/melenchon-refuse-de-participer-au-debat-du-20-avril-macron-du-meme-avis_1558937

 

L’Italie ne veut plus de l’Euro : Beppe Grillo largement en tête dans les sondages

Sondages :  « Le M5S devance le PD » - ‘’5 points gagnés (32,3%) après la scission entre le PD et le MDP’’ (Corriere della Sera). 

Des sondages récents montrent que les politiciens italiens qui soutiennent la zone euro et l' UE se sont effondrés.

Les sondages pro-européens sont très susceptibles d'être de pire en pire alors que le parti PD de Matteo Renzi se fragmente de plus en plus.

 

Le Financial Times rapporte que l'Italie est en désamour avec l' Europe :

Les étrangers sous-estiment souvent la capacité de l'Italie à éviter la calamité. Cela dit, les enjeux sont plus grands aujourd'hui qu'en 1992. Les solutions peuvent se révéler plus difficiles à trouver. La raison réside dans les contextes européen et méditerranéen radicalement différents dans lequel se trouve l'Italie.

Certains des défis de l' Italie contemporaine semblent similaires à ceux du début des années 1990. Le système des partis est de nouveau en fragments. Le Parti démocratique (PD) de centre-gauche s'est divisé le mois dernier. La droite est divisée. Le parti d'opposition le plus populaire est le mouvement anti-establishment Cinq étoiles. Depuis Novembre 2011 quatre premiers ministres ont pris le pouvoir non pas parce que les électeurs les ont choisis, mais à cause d'une situation d' urgence financière, les partis se chamaillant entre factions, et échouant à mettre en place une réforme constitutionnelle.

Matteo Renzi, l'ancien 1er ministre et chef du PD, a subi un coup ce mois-ci quand il est apparu que Tiziano Renzi, son père et Luca Lotti, un proche allié politique, ont été poursuivis dans une enquête judiciaire pour un trafic suspecté des marchés publics.

La comparaison la plus inquiétante entre 1992 et nos jours concerne l'économie italienne, qui devrait cette année être la plus faible croissance de la zone euro. La dette publique est de plus de 132 % du produit intérieur brut. Le chômage est à près de 12 %; le taux de chômage chez les jeunes est de plus de 37 %.

En conséquence, les politiciens italiens questionnent de plus en plus  le bien-fondé de l'adhésion à la zone euro. Tout comme les électeurs italiens. Dans un sondage Eurobaromètre publié en Décembre, 47 % pensent que l'euro « est une mauvaise chose » pour leur pays et seulement 41 %« une bonne chose ». C'est la grande différence d'avec il y a 25 ans.

 

 

 Mise en garde UPR: comme nous l'avions prévu pour Alexis Tsipras en Grèce, nous rappelons que le mouvement de M. Grillo est loin d'être clair sur ses objectifs concernant la sortie de l'euro et la construction européenne...

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