vendredi 22 juin 2018

Grande conférence publique de François Asselineau à Château-Chinon, Bourgogne, le samedi 23 juin 2018 à 14h30.

Grande conférence publique de François Asselineau à Château-Chinon, Bourgogne, France(58120) le samedi 23 juin 2018 à 14h30.
Sujet : "PEUT-ON AVOIR ENCORE CONFIANCE EN LA POLITIQUE ?" - Entrée gratuite ouverte à tous.

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lundi 18 juin 2018

Le ministère de l’Intérieur donne raison au militant UPR qui a pavoisé sa maison du drapeau de la France Libre...[réédition]

COMMUNICATION REEDITION

Le ministère de l’Intérieur donne raison au militant UPR qui a pavoisé sa maison du drapeau de la France Libre malgré l’opposition du maire ! == NOUS APPELONS NOS ADHÉRENTS ET SYMPATHISANTS À L’IMITER !

FA FRANCE LIBRE DRAPEAU

Un adhérent de l’UPR, habitant de Sainte-Terre, en Gironde, a accroché à sa fenêtre un drapeau français à la croix de Lorraine, symbole de la France Libre créée par Charles de Gaulle le 18 juin 1940 et symbole de la Résistance. Notre adhérent a ainsi été le premier à participer à la grande campagne que lance l’UPR pour pavoiser la France de drapeaux de la France Libre (désormais en vente dans notre Boutique UPR : https://boutique.upr.fr/home/167-drapeau-france-libre.html)

Le maire « socialiste » de cette bourgade de 2 000 habitants a cependant prétendu interdire à notre adhérent d’arborer le drapeau de la Résistance ! Il lui a adressé une lettre recommandée pour le lui faire décrocher, au motif qu’il n’avait pas à afficher ses opinions politiques !

L’affaire a connu un certain retentissement dans la presse. Le Figaro, Valeurs Actuelles, Sud-Ouest, notamment, lui ont donné de l’écho.

Nous remercions aussi Natacha Polony, qui a pris la défense de notre adhérent sur LCI, en précisant bien qu’il s’agissait d’une initiative d’un adhérent de l’UPR (et non d’un de ces spécialistes de la récupération politique que l’on a vu aussitôt se manifester pour s’approprier notre campagne…).

VID NATACHA FRANCE LIBRE

VOIR LA VIDÉO AVEC NATACHA POLONY ICI :https://www.upr.fr/actualite/le-ministere-de-linterieur-donne-raison-au-militant-

Le ministère de l’Intérieur donne raison au militant UPR qui a pavoisé sa maison du drapeau de la France Libre malgré l’opposition du maire ! == NOUS APPELONS NOS ADHÉRENTS ET SYMPATHISANTS À L’IMITER !

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APPEL AU PAVOISEMENT GÉNÉRAL !

J’appelle maintenant tous les adhérents et sympathisants de l’UPR qui en ont la possibilité d’arborer à leur fenêtre le même drapeau de la France Libre, et cela à travers toute la France métropolitaine et l’Outre-mer.

Il est possible de se procurer le drapeau de la France Libre sur notre boutique UPR – dans un format de 100 cm x 70 cm – au tarif modique de 10 €.
Il suffit de cliquer ici :
https://boutique.upr.fr/home/167-drapeau-france-libre.html

Vive la République !
Vive la France Libre !

François Asselineau
22 mai 2018

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dimanche 27 mai 2018

75e anniversaire du CNR: l'UPR inaugure son nouveau siège!

Dimanche 27 mai 2018, cela fera 75 ans, jour pour jour, que Jean Moulin, représentant personnel de Charles de Gaulle, parvint à rassembler à Paris les représentants de mouvements de résistance, de syndicats ouvriers et de plusieurs partis politiques, de gauche comme de droite, afin d’officialiser la création du Conseil National de la Résistance (CNR).

TL CNR SIEGE

La création du Conseil national de la Résistance le 27 mai 1943

 Depuis le 18 juin 1940, le général de Gaulle avait voulu unifier les différents mouvements de Résistance qui s’étaient spontanément constitués depuis la défaite, au lendemain de la demande d’armistice par le maréchal Pétain.

Hormis la France Libre de Charles de Gaulle et les Francs-tireurs et partisans (FTP) d’obédience communiste, les mouvements de résistance étaient généralement inorganisés et n’étaient pas suffisamment coordonnés. Nombre de maquis n’entretenaient pas de relations entre eux et ce cloisonnement des mouvements de Résistance empêchait toute action commune organisée, et donc efficace.

Le 1er janvier 1942, le fondateur de la France Libre avait nommé le préfet Jean Moulin comme son représentant personnel, chargé d’unifier l’ensemble de ces mouvements. En juin 1942, il avait mis en place un « Comité des experts », dans le but de parvenir à une synthèse des projets politiques pour l’après-guerre.

Jean-Moulin

Né le 20 juin 1899 à Béziers et mort le 8 juillet 1943 près de Metz, Jean Moulin fut un haut fonctionnaire (préfet d’Eure-et-Loir) et résistant français. Refusant l’occupation nazie, il rejoignit la France Libre à Londres en septembre 1941, en passant par l’Espagne et le Portugal. Il fut reçu par Charles de Gaulle à qui il fit un compte rendu de l’état de la Résistance en France et de ses besoins, notamment financiers et en armement. À l’issue de quelques entretiens, il fut envoyé à Lyon par Charles de Gaulle pour unifier les mouvements de la Résistance. Il fut arrêté à Caluire-et-Cuire, dans la banlieue de Lyon, le 21 juin 1943 et conduit au siège de la Gestapo à Lyon où il fut torturé par Klaus Barbie avant d’être transféré à la Gestapo de Paris. Il mourut dans le train qui le déportait dans un camp de concentration en Allemagne, peu avant le passage de la frontière, le 8 juillet 1943. Son décès fut enregistré en gare de Metz. Il est resté célèbre pour avoir constitué puis dirigé le Conseil national de la Résistance à partir du 27 mai 1943, à la demande et sous l’autorité du général de Gaulle. Considéré comme l’un des principaux héros de la Résistance, il fut nommé général de brigade à titre posthume lors de la Libération, puis général de division en novembre 1964. Ses cendres furent transférées, le 19 décembre 1964, au Panthéon où se trouvent les tombeaux des grands hommes de la République française. La cérémonie, présidée par Charles de Gaulle, président de la République, fut marquée par le discours écrit et prononcé par André Malraux. Ce discours, devenu légendaire, est sans conteste lun des discours les plus bouleversants de l’Histoire de France, en particulier dans sa péroraison qu’il est difficile de réécouter sans avoir les larmes aux yeux.

Compte tenu de l’état d’esprit traditionnellement querelleur des Français, l’unification des mouvements de résistance fut un tour de force. Elle se produisit néanmoins un an plus tard, le 27 mai 1943, lors de la première réunion du CNR qui se tint à Paris. Ce fut sous l’autorité de Charles de Gaulle, qui était le résistant le plus légitime car le plus ancien puisque c’est lui qui avait appelé, le premier, les Français à s’unir pour libérer la France de l’assujettissement à l’étranger.

Les participants de cette première réunion du CNR du 27 mai 1943 furent :

  • Jean Moulin, préfet, représentant personnel de Charles de Gaulle et président du Conseil
  • Pierre Meunier, collaborateur de Jean Moulin
  • Robert Chambeiron, collaborateur de Jean Moulin

Les représentants des huit grands mouvements de résistance :

  • Pierre Villon du « Front national de la résistance » créé par le Parti communiste français, qui allait devenir l’un des principaux rédacteurs du programme du CNR
  • Roger Coquoin pour « Ceux de la Libération »,
  • Jacques Lecompte-Boinet pour « Ceux de la Résistance »,
  • Charles Laurent pour « Libération-Nord »,
  • Pascal Copeau pour « Libération-Sud »,
  • Jacques-Henri Simon pour « Organisation civile et militaire »,
  • Claude Bourdet pour « Combat »,
  • Eugène Claudius-Petit pour « Franc-Tireur » ;

Les représentants des deux grands syndicats d’avant-guerre :

  • Louis Saillant pour la CGT,
  • Gaston Tessier pour la CFTC ;

et les représentants des six principaux partis politiques de la Troisième République :

André Mercier pour le PCF,
André Le Troquer pour la SFIO,
Marc Rucart pour les radicaux,

Georges Bidault pour les démocrates-chrétiens,
Joseph Laniel pour l’Alliance démocratique (droite modérée et laïque),

Jacques Debû-Bridel pour la Fédération républicaine (droite conservatrice et catholique).

 

Le programme du CNR fut adopté à l’unanimité dix mois après, le 15 mars 1944 : il prévoyait de châtier les traîtres, de chasser les « collabos » des administrations et de confisquer les biens de ceux qui s’étaient enrichis avec le marché noir.

Le programme du CNR décida par ailleurs des grandes réformes de la Libération :

  • le rétablissement du suffrage universel ;
  • la restauration de la liberté de la presse, qui avait sombré dans les mains des puissances d’argent ;
  • la nationalisation des grandes compagnies de production d’énergie et des richesses du sous-sol
  • la nationalisation de la Banque de France
  • la nationalisation des quatre grandes banques de dépôt ;
  • la nationalisation des grandes compagnies d’assurance ;
  • un plan complet de sécurité sociale, géré par les intéressés ;
  • une forte augmentation des salaires ;
  • l’autorisation du syndicalisme indépendant ;

En revanche, à la demande des radicaux, le droit de vote des femmes ne figure pas dans le programme. Il sera néanmoins adopté par une ordonnance du 21 avril 1944 de Charles de Gaulle, signée à Alger dans le cadre du Comité français de la Libération nationale.

CNR-1944

Membres du CNR réunis le 10 septembre 1944 de gauche à droite : Robert Chambeiron, Pierre Meunier, Auguste Gillot, Joseph Laniel, Henri Ribière, Jacques Lecompte-Boinet, Gaston Tessier, Pierre Villon, Georges Bidault, André Mutter, Louis Saillant, Pascal Copreau, Paul Bastid, Daniel Mayer, Jean-Pierre Lévy, Jacques Debû-Bridel

Cette 1re réunion du CNR du 27 mai 1943 eut des conséquences politiques et géopolitiques considérables, comme le résuma plus tard Robert Chambeiron, l’un des principaux adjoints de Jean Moulin :

« En métropole, avant le 27 mai, il y avait des résistances ; après, il y a la Résistance.[…] Les Américains ne peuvent plus douter de la légitimité de De Gaulle. La France devient un pays allié à part entière et, à ce titre, sera présente lors de la capitulation des armées nazies, le 8 mai 1945. D’autre part, les Alliés doivent abandonner leur projet d’administrer eux-mêmes la France au fur et à mesure de sa libération. Et, parce qu’il y a eu le CNR et de Gaulle, la France sera, lors de la création de l’Organisation des Nations unies, l’une des cinq grandes puissances à occuper un siège permanent au sein du Conseil de sécurité. »

 

L’UPR s’inscrit depuis 11 ans dans la continuité du CNR

Depuis sa création le 25 mars 2007, l’Union populaire républicaine (UPR) a placé son action politique dans la continuité de celle du Conseil national de la Résistance, en appelant tous les Français à se rassembler provisoirement au-dessus du clivage droite-gauche dans l’objectif essentiel de rendre à la France son indépendance nationale.

Le programme de l’UPR présenté en 2011 a en outre pris explicitement pour modèle le programme du CNR de 1944. Nous avons repris à notre compte ses objectifs fondamentaux de justice sociale et d’égalité des citoyens, notamment :

  • en proposant de renationaliser ou d’interdire de privatiser tous nos grands services publics,
  • en rétablissant la liberté de la presse (en luttant contre leur concentration financière aux mains d’une poignée de grandes puissances d’argent),
  • en inscrivant dans la Constitution les principes de la retraite par répartition et de la Sécurité sociale pour tous,
  • en nationalisant tout établissement financier qui bénéficierait de fonds publics,
  • en rendant aux syndicats leur indépendance (face à l’Union européenne et aux entreprises),
  • en réformant la Constitution dans un sens plus démocratique,
  • en instaurant le référendum d’initiative populaire,
  • en procédant à une relance du pouvoir d’achat par une forte augmentation des salaires,
  • en mettant un terme aux dérives régionalistes et en garantissant l’unité nationale,
  • en rendant à l’État son autorité, son impartialité et en le mettant au service exclusif du peuple français.

 

Inauguration du nouveau siège de l’UPR le dimanche 27 mai 2018

En fidèle successeur du Conseil national de la Résistance, l’UPR fête donc le 75e anniversaire de la 1re réunion de cette instance décisive de la Libération et qui a façonné la France des « Trente Glorieuses », en procédant, le 27 mai 2018, à l’inauguration de son tout nouveau siège parisien.

Situé au 28, rue Basfroi, 75011 Paris, ce siège présente une superficie de 180 m² (contre 42 m² dans l’actuel siège de la rue Érard). Il offrira au public un bel espace d’accueil, où il sera possible :

  • de recueillir toutes les informations nécessaires sur l’UPR,
  • d’obtenir du matériel militant (tracts, affiches, autocollants),
  • d’adhérer ou de verser sa cotisation annuelle,
  • de faire des dons,
  • d’acheter sur place les objets en vente sur la boutique UPR en ligne (en économisant ainsi les frais de port).

Le siège comportera aussi plusieurs bureaux pour les permanents, une salle de réunion ouverte, des locaux techniques et un grand studio en cours d’aménagement (avec une partie régie) pour le lancement de notre nouvelle télévision « UPR-TV », disponible sur Internet et dont le contenu et la fréquence des diffusions vont être considérablement étoffés.

Tous les adhérents et sympathisants souhaitant assister à cette inauguration du siège sont les bienvenus. Le programme est le suivant :

  • 16 h : ouverture des portes du 28, rue Basfroi, 75011 PARIS, et rapide visite des locaux par groupe de 20 personnes maximum (Attention ! Selon l’affluence, nous serons contraints de faire patienter le public et d’organiser une file d’attente)
  • 17 h : discours de François Asselineau, président-fondateur de l’UPR

 

  • 17 h 30 : ouverture du buffet à tous.

Attention : afin de limiter nos frais d’organisation, nous prions les participants d’apporter de la boisson et/ou des plats pour le buffet (gâteaux sucrés, gâteaux apéritifs, fruits, quiches, tartes sucrées ou salées, etc.)

 

  • En parallèle :
    • ouverture de la boutique UPR pour vente sur place
    • François Asselineau signera des dédicaces à toute personne adhérant à l’UPR ou versant sa cotisation annuelle sur place.

https://www.upr.fr/actualite/france/27-mai-2018-lupr-inaugure-son-nouveau-siege-national-a-loccasion-du-75e-anniversaire-de-la-1re-reunion-du-conseil-national-de-la-resistance-vous-etes-tous-invites

jeudi 24 mai 2018

vendredi : distribution de Novichok à Saint Ouen !

Vendredi 25 mai à 19h30 (Espace Maymana à saint-Ouen) :
soirée sur le complotisme
répandu par notre classe dirigeante
avec
François Asselineau
et quelques autres ....

sur le thème :

ob_3fba21_novichok1-pm

Macron, Paillasson et Provocation...
sont dans un bateau...

Pour les pousser à l'eau,
nous vous invitons à participer à une rencontre débat
organisée à l'espace Maymana

par la Librairie Tropiques
avec François Asselineau

qui sera à l'espace Maymana avec quelques invités
tous résolus à combattre sérieusement et efficacement
les complotistes de la classe dirigeante.

Espace Maymana
8, rue Raspail 93400 Saint-Ouen
Métro Garibaldi à 5mn
Téléphone : 01.47.87.29.09

 

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COUP DE THÉÂTRE EN ALLEMAGNE

COUP DE THÉÂTRE EN ALLEMAGNE : dans le plus prestigieux journal allemand, 154 professeurs d’économie demandent le rejet du plan Macron et l’introduction d’une « procédure ordonnée de sortie de l’euro » dans les traités européens.

FA NECROSE EURO

Voici un nouveau signe de la nécrose accélérée de l’euro, qui fait grand bruit dans le monde feutré des marchés financiers mondiaux.

Le 21 mai 2018, ce sont pas moins de 154 professeurs d’économie allemands parmi les plus réputés outre-Rhin qui ont jeté un monumental pavé dans la mare en publiant un « appel » – au ton cinglant et sans appel – pour demander au gouvernement de coalition de Mme Merkel de rejeter le plan Macron de réforme de la zone euro et, par la même occasion, d’œuvrer pour qu’une procédure précise de sortie de l’euro soit ajoutée aux traités européens. (Comme le savent les lecteurs des analyses de l’UPR, une telle clause n’existe pas et il est donc impossible pour un État de sortir juridiquement de l’euro sans sortir de l’UE en même temps, par l’article 50 du TUE).

Cet appel est à prendre d’autant plus au sérieux qu’il est publié dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), le quotidien allemand de référence du patronat allemand et de la fine fleur des élites d’outre-Rhin en matière politique, économique et industrielle. La FAZ  est aussi parfois considérée comme étant une sorte de journal officieux de ce que pensent les membres du gouvernement.

On note aussi que, parmi les signataires, figure le très honorable et prestigieux Jurgen Stark, ancien économiste en chef de la BCE lui-même, ce qui accroît encore le caractère sensationnel de cet « appel ».

Cette publication confirme trois choses fondamentales :

  • le « plan Macron de réforme de la zone euro » ne sera jamais avalisé par les dirigeants allemands, pas plus que par les dirigeants des Pays Bas, de la Finlande et de plusieurs autres pays d’Europe du nord.

 

  • la nécrose de l’euro s’accélère : en réclamant officiellement l’introduction d’une « procédure ordonnée de sortie » de l’euro, les élites du monde économique allemand brisent le tabou absolu : celui du dogme sacro-saint de l’irréversibilité  de l’euro et de la prétendue « construction européenne ». Cette nécrose est d’autant plus rapide que cette publication en forme de coup de théâtre coïncide avec les soubresauts politiques en Italie où les dirigeants de la nouvelle coalition gouvernementale M5S-Ligue ont confirmé qu’il était hors de question de continuer à respecter le pacte de stabilité de la zone euro, mettant aussitôt en émoi les marchés financiers et relançant les hypothèses sur une explosion de l’euro dans les mois qui viennent.

 

  • parmi les 4 plus grands pays de l’Union européenne, la France est en train de s’isoler dans une politique de l’autruche totalement déconnectée des réalités :
    • tandis que le Royaume-Uni conduit sereinement son départ définitif de l’Union européenne, et que les très bons résultats économiques britanniques ridiculisent toutes les prophéties de malheur faites par les opposants au Brexit,
    • tandis que l’Italie s’apprête à ne plus tenir aucun compte des directives venues de Bruxelles et Francfort et de procéder à une croissance des déficits budgétaires qui a toute chance de provoquer une crise majeure de l’euro,
    • tandis que toutes les élites allemandes s’apprêtent et réclament le début de démantèlement de l’euro,
    • seule la France, dirigée par une marionnette aussi veule qu’incompétente, poursuit hagarde une chimère européiste, que le peuple français rejette lui aussi de plus en plus massivement.

 

François Asselineau
22 mai 2018

Traduction effectuée par mes soins, avec les réserves d’usage
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APPEL : L’EURO NE DOIT PAS CONDUIRE À UNE UNION DES RESPONSABILITÉS!

Frankfurter Allgemeine Zeitung – 21 mai 2018

154 professeurs d’économie mettent en garde contre la poursuite du développement de l’union monétaire et bancaire européenne en une union des responsabilités. Nous publions ci-dessous leur appel dans son intégralité.

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Nous – 154 professeurs d’économie soussignés – mettons en garde contre la poursuite du développement de l’union monétaire et bancaire européenne en une union des responsabilités. Les propositions du président français Macron et du président de la commission européenne Juncker, mentionnées dans l’accord de Berlin de la coalition gouvernementale allemande, présentent de grands risques pour les citoyens européens.

1. Si, comme l’indique ce projet, le mécanisme européen de stabilité (MES) était utilisé comme un outil de réassurance pour le recouvrement bancaire (backstop), cela ferait chuter l’incitation des banques et des autorités de contrôle à traiter les créances douteuses. Cela se ferait au détriment de la croissance et de la stabilité financière.

2. Si, comme l’indique ce projet, le MES était transformé par la législation de l’UE en un «fonds monétaire européen» (FME), celui-ci serait sous l’influence de pays qui ne sont pas membres de la zone euro. Étant donné que les pays individuels devraient perdre le droit de veto dans les décisions urgentes de ce FME, les pays créanciers pourraient être mis en minorité. Par exemple, le Bundestag allemand perdrait son droit de contrôle.

3. Si, comme l’indique ce projet, le système de garantie des dépôts bancaires était communautarisé, il ferait aussi peser sur tous les États le coût des erreurs commises par l’ensemble des banques et des gouvernements dans le passé.

4. Le fonds européen d’investissement prévu pour la stabilisation macroéconomique et le projet de fonds d’appui aux réformes structurelles devraient déboucher sur de nouveaux transferts et de nouveaux prêts aux pays de la zone euro qui n’ont pas pris les mesures de réforme nécessaires au cours des années passées. Ce serait une erreur de récompenser ces comportements irresponsables. L’Allemagne a déjà accepté plus de 900 milliards d’euros de passif de la part de la Banque centrale européenne (BCE) par le biais du système de paiement interbancaire Target 2, qui ne rapporte pas d’intérêts et ne peut pas être remboursé.

5. Un ministre européen des finances disposant d’une capacité budgétaire en tant qu’interlocuteur de la BCE contribuerait à rendre la politique monétaire encore plus politisée. Les très gros achats d’obligations de la Banque centrale européenne (2 550 milliards d’euros en septembre 2018) équivalent déjà à un financement public par l’intermédiaire de la banque centrale.

Le principe de responsabilité est la pierre angulaire de l’économie sociale de marché. L’union des responsabilités sape la croissance et menace la prospérité dans toute l’Europe. Cela se voit déjà de façon évidente dans la baisse du niveau des salaires pour un nombre croissant de personnes, principalement des jeunes. Par conséquent, nous demandons au gouvernement fédéral allemand de revenir aux principes de base de l’économie sociale de marché.

Ce qui importe, c’est de promouvoir des réformes structurelles et non pas de créer de nouvelles lignes de crédit et des incitations à la mauvaise conduite économique. Le privilège des obligations d’État dans la provision de risque des banques devrait être aboli. La zone euro a besoin d’une procédure d’insolvabilité ordonnée pour les États et d’une procédure de retrait ordonnée. L’Union des marchés de capitaux devrait être achevée – également parce que les mouvements de capitaux internationaux compensent les chocs asymétriques. À la BCE, la responsabilité et les droits de vote devraient être liés. Les soldes cibles doivent être réglés régulièrement. Les achats d’obligations d’État devraient prendre fin rapidement.

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Cet appel a été lancé par les professeurs d’économie Dirk Meyer, Thomas Mayer, Gunther Schnabl et Roland Vaubel. De nombreux économistes l’ont rejoint, leurs noms sont énumérés ci-dessous.

Dirk Meyer enseigne à l’Université Helmut Schmidt de Hambourg. Thomas Mayer est directeur fondateur de l’Institut de recherche Flossbach von Storch et professeur à l’Université de Witten / Herdecke. Gunther Schnabl enseigne à l’Université de Leipzig. Roland Vaubel est émérite à l’Université de Mannheim.

(...) Liste sur:

https://www.upr.fr/actualite/france/154-professeurs-deconomie-allemands-adjurent-le-gouvernement-allemand-de-rejeter-le-plan-macron-et-quune-clause-de-sortie-de-leuro-soit-ajoutee-aux-traites

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mercredi 16 mai 2018

SYRIE (7 avril 2018) – GAZA (14 et 15 mai 2018) : LE SCANDALEUX « 2 POIDS 2 MESURES » DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE.

FA SYRIE PALESTINE

À un mois d’intervalle, deux crises au Moyen-Orient, l’une en Syrie et l’autre à Gaza, viennent d’illustrer le scandaleux « 2 poids 2 mesures » de la diplomatie française. Une différence de traitement tellement indécente qu’elle explique la dégradation de l’image de la France dans tout le Moyen-Orient. Notre pays apparaît désormais comme tellement de parti pris que cela ne peut avoir pour conséquence que d’accroître le risque d’actes terroristes désespérés sur le sol national.

SYRIE, 7 avril 2018

Dans la nuit du 7 au 8 avril 2018, une attaque chimique présumée aurait été perpétrée dans la ville syrienne de Douma (Ghouta orientale) et y aurait provoqué entre 40 et 100, ou 150 morts (source ici).
Bien qu’aucune enquête indépendante n’ait eu le temps d’être conduite pour témoigner de la réalité même de l’attaque, et bien que ni l’identité ni les photographies d’aucune victime n’ait même été présentée à la presse mondiale, les gouvernements de Washington, Londres et Paris ont aussitôt accusé les forces régulières syriennes et le président Bachar El-Assad d’être les auteurs de cette tuerie, malgré les dénégations formelles de ce dernier, dénégations reprises par les autorités russes.
Moins d’une semaine après, dans la nuit du 13 au 14 avril, les trois mêmes gouvernements occidentaux ont tiré des missiles contre la Syrie, en violation expresse du droit international, et alors même que plusieurs pays occidentaux, dont l’Allemagne, refusaient d’intervenir militairement faute de preuves.
Un mois après, en ce 15 mai 2018, les tenants et aboutissants exacts de cette attaque chimique présumée n’ont toujours pas été élucidés.
Plus grave même, il existe un soupçon que l’ensemble de cette affaire n’aurait été qu’un montage :
  • le 13 avril, le ministre des affaires étrangères russe a affirmé qu’il détenait les « preuves irréfutables » que les services spéciaux d’un État «en première ligne dans la campagne russophobe» étaient impliqués dans la « mise en scène de l’attaque chimique » présumée ;
  • le 19 avril, la télévision russe RT a ensuite  diffusé une vidéo où un garçonnet syrien – Hassan Diab -, qui avait été présenté par les médias occidentaux en train d’être aspergé à grande eau par les Casques blancs, ce qui aurait constitué une « preuve » de l’attaque – témoigne avec son père qu’il ne se serait agi que d’une mascarade organisé par les « Casque blancs ».

GAZA, 14 et 15 mai 2018

Entre le lundi 14 mai 2018 (0h00) et le mardi 15 mai 2018 (13h00), 61 Palestiniens habitant dans la Bande de Gaza sont morts suite aux tirs à balles réelles ou aux tirs de gaz lacrymogènes auxquels ont procédé  les forces armées israéliennes de l’autre côté de la frontière.

Les morts faisaient partie des milliers de manifestants qui voulaient commémorer  le 70e anniversaire de la « Nakba » (terme signifiant la « catastrophe » et désignant la spoliation des terres palestiniennes en 1948 par les Israéliens) et qui voulaient protester contre le transfert de l’ambassade des États-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Le mardi 15 mai 2018, à 13h00 heure locale, le ministère de la Santé a donné la liste exhaustive de l’identité et de l’âge de 58 des 61 victimes recensées, ainsi que les photographies de 30 de ces victimes.

L’identité des Palestiniens tués hier et aujourd’hui.

De gauche à droite et de haut en bas : Ahmed Alrantisi (27 ans), Laila Anwar Al-Ghandoor (8 mois), Ahmed Altetr (28 ans), Alaa Alkhatib Ezz el-din Alsamaak (28 ans), Motassem Abu Louley (20 ans)

1. Laila Anwar Al-Ghandoor, 8 mois (morte d’inhalation de gaz lacrymogènes)

2. Ezz el-din Musa Mohamed Alsamaak, 14 ans

3. Wisaal Fadl Ezzat Alsheikh Khalil, 15 ans

4. Ahmed Adel Musa Alshaer, 16 ans

5. Saeed Mohamed Abu Alkheir, 16 ans

6. Ibrahim Ahmed Alzarqa, 18 ans

7. Eman Ali Sadiq Alsheikh, 19 ans

8. Zayid Mohamed Hasan Omar, 19 ans

9. Motassem Fawzy Abu Louley, 20 ans

10. Anas Hamdan Salim Qadeeh, 21 ans

11. Mohamed Abd Alsalam Harz, 21 ans

De gauche à droite et de haut en bas  : Fadi Abu Salah (30 ans), Motaz Bassam Al-Nunu (31 ans), Jihad Mohammed Othman Mousa (31 ans), Mousa Jabr Abdulsalam Abu Hasnayn (35 ans), Ezz Eldeen Nahid Aloyutey (23 ans), Anas Hamdan Salim Qadeeh (21 ans)

12. Yehia Ismail Rajab Aldaqoor, 22 ans

13. Mustafa Mohamed Samir Mahmoud Almasry, 22 ans

14. Ezz Eldeen Nahid Aloyutey, 23 ans

15. Mahmoud Mustafa Ahmed Assaf, 23 ans

16. Ahmed Fayez Harb Shahadah, 23 ans

17. Ahmed Awad Allah, 24 ans

18. Khalil Ismail Khalil Mansor, 25 ans

19. Mohamed Ashraf Abu Sitta, 26 ans

20. Bilal Ahmed Abu Diqah, 26 ans

21. Ahmed Majed Qaasim Ata Allah, 27 ans

De gauche à droite et de haut en bas : Mahmoud Wael Mahmoud Jundeyah (21 ans), Ibrahim Ahmed Alzarqa (18 ans), Musab Yousef Abu Leilah (28 ans), Jihad Mufid Al-Farra (30 ans), Saeed Mohamed Abu Alkheir (16 ans), Mohamed Hasan Mustafa Alabadilah (25 ans)

22. Mahmoud Rabah Abu Maamar, 28 ans

23. Musab Yousef Abu Leilah, 28 ans

24. Ahmed Fawzy Altetr, 28 ans

25. Mohamed Abdelrahman Meqdad, 28 ans

26. Obaidah Salim Farhan, 30 ans

27. Jihad Mufid Al-Farra, 30 ans

28. Fadi Hassan Abu Salah, 30 ans

29. Motaz Bassam Kamil Al-Nunu, 31 ans

30. Mohammed Riyad Abdulrahman Alamudi, 31 ans

31. Jihad Mohammed Othman Mousa, 31 ans

32. Shahir Mahmoud Mohammed Almadhoon, 32 ans

33. Mousa Jabr Abdulsalam Abu Hasnayn, 35 ans

De gauche à droite et de haut en bas : Shahir Mahmoud Mohammed Almadhoon (32 ans), Khalil Ismail Khalil Mansor (25 ans), Mahmoud Saber Hamad Abu Taeemah (23 ans), Mohamed Ashraf Abu Sitta (26 ans), Mustafa Mohamed Samir Mahmoud Almasry (22 ans), Obaidah Salim Farhan (30 ans)

 34. Mohammed Mahmoud Abdulmoti Abdal’al, 39 ans

35. Ahmed Mohammed Ibrahim Hamdan, 27 ans

36. Ismail Khalil Ramadhan Aldaahuk, 30 ans

37. Ahmed Mahmoud Mohammed Alrantisi, 27 ans

38. Alaa Alnoor Ahmed Alkhatib, 28 ans

39. Mahmoud Yahya Abdawahab Hussain, 24 ans

40. Ahmed Abdullah Aladini, 30 ans

41. Saadi Said Fahmi Abu Salah, 16 ans

42. Ahmed Zahir Hamid Alshawa, 24 ans

43. Mohammed Hani Hosni Alnajjar, 33 ans

44. Fadl Mohamed Ata Habshy, 34 ans

45. Mokhtar Kaamil Salim Abu Khamash, 23 ans

46. Mahmoud Wael Mahmoud Jundeyah, 21 ans

47. Abdulrahman Sami Abu Mattar, 18 ans

48. Ahmed Salim Alyaan Aljarf, 26 ans

De gauche à droite et de haut en bas : Mohammed Hani Hosni Alnajjar (33 ans), Yehia Ismail Rajab Aldaqoor (22 ans), Mohammed Riyad Abdulrahman Alamudi (31 ans), Ahmed Adel Musa Alshaer (16 ans), Fadl Mohamed Ata Habshy (34 ans), Ismail Khalil Ramadhan Aldaahuk (30 ans)

49. Mahmoud Sulayman Ibrahim Aql, 32 ans

50. Mohamed Hasan Mustafa Alabadilah, 25 ans

51. Kamil Jihad Kamil Mihna, 19 ans

52. Mahmoud Saber Hamad Abu Taeemah, 23 ans

53. Ali Mohamed Ahmed Khafajah, 21 ans

54. Abdelsalam Yousef Abdelwahab, 39 ans

55. Mohamed Samir Duwedar, 27 ans

56. Talal Adel Ibrahim Mattar, 16 ans

57. Omar Jomaa Abu Ful, 30 ans

58. Nasser Ahmed Mahmoud Ghrab, 51 ans

59. Non identifié

60. Non identifié

61. Non identifié

Non seulement l’identité précise de 58 des 61 morts a été diffusée à la presse internationale par les autorités palestiniennes mais il n’existe aucun doute non plus sur les faits puisque les autorités israéliennes les ont elles-même reconnus.

Le point de vue officiel israélien
L’armée israélienne, qui a mobilisé des milliers d’hommes autour de la bande de Gaza et en Cisjordanie, affirme certes que les manifestations n’ont pas de caractère pacifique et accuse le Hamas de s’en servir pour mêler à la foule des hommes armés ou disposer des engins explosifs le long de la barrière.  Mais elle n’en reconnaît pas moins le massacre.

Ainsi, l’ambassadrice d’Israël auprès de la Belgique, Mme Simona Frankel , a été convoquée au ministère belge des affaires étrangères, après avoir qualifié de « terroristes » les dizaines de victimes des affrontements à Gaza , dans un entretien sur la radio publique RTBF : « Je regrette beaucoup pour chaque être humain qui est décédé, quelle que soit leur nationalité, même si ce sont des terroristes, 55 terroristes qui viennent près de la barrière (de sécurité) pour essayer de se battre, de passer dans le territoire israélien ».

Interrogée sur le fait de savoir si toutes les victimes étaient toutes des « terroristes », la diplomate a répondu: « Ils le sont tous. Il faut se rappeler que c’est le groupe terroriste Hamas (le mouvement islamiste au pouvoir dans le territoire) qui a pris en otage la bande de Gaza. Le Hamas est le seul coupable de ces morts, du sacrifice de ces hommes, femmes et enfants pour une guerre médiatique ».

Ces propos ont entraîné une vive réaction du chef de la diplomatie belge Didier Reynders, qui a convoqué la diplomate israélienne : « Entendre que toutes les personnes qui ont été tuées étaient des terroristes, cela dépasse l’entendement. Il y a une confusion des genres qui va trop loin ».

 

Pour compléter le point de vue israélien, on soulignera quand même que, face aux 61 Palestiniens tués en un jour et demi sur leur propre territoire, Israël n’a eu à déplorer qu’un seul soldat blessé. Ce qui en dit  long sur la disproportion des forces en présence.

 

CONCLUSION : LE SCANDALEUX « 2 POIDS 2 MESURES » DE LA  DIPLOMATIE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE

Le 7 avril 2018, une attaque chimique présumée sur la ville de Douma, qui aurait provoqué la mort de 40 à 100 personnes en avril 2018 sans que l’on ne connaisse l’identité d’aucune des victimes, a provoqué l’indignation outrée des dirigeants de Washington, Londres et Paris, reprise par la ministre des affaires étrangères de l’Union européenne, Mme Federica Morgherini, qui n’a pas hésité à affirmer que « les preuves disponibles suggèrent qu’il s’agit encore une fois d’une attaque chimique perpétrée par le régime »Alors même qu’un mois après, il existe toujours un doute sur la réalité même de l’attaque, Washington, Londres et Paris ont attaqué militairement la Syrie, un pays souverain, en tirant plus d’une centaine de missiles sans aucune autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU et en violation du droit international

Les 14 et 15 mai 2018, on déplore 61 Palestiniens tués par balles sur le territoire de la Bande de Gaza par des soldats israéliens postés de l’autre côté de la frontière. L’identité de 58 des 61 victimes est connue et les autorités israéliennes reconnaissent la réalité du massacre et leur entière responsabilité, tout en la justifiant par des motifs politiques.

Ce 15 mai au soir, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU et Amnesty International estiment que l’armée israélienne s’est rendue coupable de « crimes de guerre » et la Ligue arabe a appelé le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur « les crimes de l’occupation israélienne » (source ici)

Dans une partie du monde, la réprobation prend de l’ampleur. La Turquie et l’Afrique du Sud ont décidé le rappel de leur ambassadeur en Israël et la Turquie a demandé à l’ambassadeur israélien à Ankara de quitter le territoire turc.. Dans leur sillage, l’Irlande et la Belgique ont convoqué l’ambassadeur israélien. Même le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse soutiennent l’idée d’investigations lancée par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. (source ici).

Cependant, outre les États-Unis qui soutiennent totalement Israël, on peut noter les réactions extraordinairement édulcorées de l’Union européenne et de la France.

L’Union européenne renvoie dos-à-dos Israël et les Palestiniens et refuse de condamner le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, s’est contentée, dans un communiqué de « demander à toutes les parties d’agir avec la plus grande retenue afin d’éviter des pertes de vie humaine supplémentaires ». Renvoyant ainsi Israéliens et Palestiniens dos à dos, et mettant sur le même pied les tirs à balles réelles de l’armée israélienne qui ont fait 61 morts et les envois de projectiles à mains nues par les manifestants palestiniens, qui ont blessé un soldat.

On notera au passage que la République tchèque, la Hongrie et la Roumanie ont récemment bloqué l’adoption d’une déclaration européenne qui critiquait le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. Le principe de l’unanimité a ainsi retiré, pour la énième fois, toute voix audible aux pays européens !

La France s’est illustrée par sa quasi-absence de réaction.

Emmanuel Macron n’a ni convoqué l’ambassadeur d’Israël comme  l’ont fait l’Irlande et la Belgique, ni approuvé l’idée d’une enquête sous l’égide de l’ONU, comme l’ont demandé le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse. La seule réaction est apparue dans un communiqué lénifiant où l’on apprend que le président de la République « a déploré le grand nombre de victimes civiles palestiniennes à Gaza aujourd’hui et ces dernières semaines. Il a condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants. Il a appelé tous les responsables à la retenue et à la désescalade et a insisté sur la nécessité que les manifestations des prochains jours demeurent pacifiques. »

——-

Au-delà d’une « condamnation des violences des forces armées israéliennes » – condamnation qui reste purement verbale – et du sempiternel « appel à la retenue », la France ne fera donc rien pour arrêter le massacre.

En pratiquant ainsi un « 2 poids 2 mesures » qui offusque le sentiment naturel de justice et d’égalité de traitement entre les êtres humains, Emmanuel Macron poursuit une politique qui a pour effet de faire apparaître la France comme une puissance hypocrite, injuste et criminelle.

C’est cette image détestable que la France a désormais acquise dans tout le Moyen-Orient qui peut pousser certains déséquilibrés à se jeter dans des attaques terroristes sur le sol national, comme on a pu – hélas ! – le déplorer à Paris ce week-end.

S’il faut faire preuve d’une répression sans pitié contre les actes terroristes en France, il faut aussi comprendre que ceux-ci risquent  de se poursuivre et de se multiplier tant que la France n’aura pas cessé de soutenir les États qui financent le prétendu « État islamique » et tant qu’elle n’aura pas renoué avec sa vocation d’être le porte-parole de la liberté et de la justice entre les peuples et des nations.

Dans l’immédiat que devrait faire la France pour rétablir son image de pays œuvrant pour la justice et l’égalité entre les peuples et les nations ?

1°) Comme 137 autres États du monde, la France doit reconnaître diplomatiquement l’État palestinien.

Le Conseil national palestinien a déclaré unilatéralement l’indépendance de la Palestine le 15 novembre 1988.

Depuis lors, 137 États du monde (sur les 193 que compte l’ONU, soit 71% des États du globe) ont reconnu cet État de Palestine : 

1. Afghanistan
2. Afrique du Sud
3. Albanie
4. Algérie
5. Angola
6. Antigua-et-Barbuda
7. Arabie saoudite
8. Argentine
9. Azerbaïdjan
10. Bahreïn
11. Bangladesh
12. Belize
13. Bénin
14. Bhoutan
15. Biélorussie
16. Bolivie
17. Bosnie-Herzégovine
18. Botswana
19. Brésil
20. Brunei
21.  Bulgarie
22.  Burkina Faso
23.  Burundi
24. Cambodge
25. Cap-Vert
26. Chili
27. Chine
28. Chypre
29. Comores
30. Corée du Nord
31. Costa Rica
32. Côte d’Ivoire
33. Cuba
34. Djibouti
35. Dominique
36. Égypte
37. Émirats arabes unis
38. Équateur
39. Éthiopie
40. Gabon
41. Gambie
42. Géorgie
43. Ghana
44. Grenade
45. Guatemala
46. Guinée
47. Guinée équatoriale
48. Guinée-Bissau
49. Guyana
50. Haïti
51. Honduras
52. Hongrie
53. Inde
54. Indonésie
55. Irak
56. Iran
57. Islande
58. Jordanie
59. Kazakhstan
60. Kenya
61. Kirghizistan
62. Laos
63. Lesotho
64. Liban
65. Liberia
66. Libye
67.   Madagascar
68.   Malaisie
69.   Malawi
70.   Maldives
71.   Mali
72.   Malte
73.   Maroc
74.   Maurice
75.   Mauritanie
76.   Mongolie
77.   Monténégro
78.   Mozambique
79.   Namibie
80.   Népal
81.   Nicaragua
82.   Niger
83.   Nigeria
84.   Oman
85.   Ouganda
86.   Ouzbékistan
87.   Pakistan
88.   Papouasie-Nouvelle Guinée
89   Paraguay
90.   Pérou
91.   Philippines
92.   Pologne
93.   Portugal
94.   Qatar
95.   République centrafricaine
96.   République démocratique du Congo
97.   République dominicaine
98.   République du Congo
99. République tchèque
100. Roumanie
101. Russie
102. Rwanda
103. Sainte-Lucie
104. Saint-Vincent-et-les Grenadines
105. Salvador
106. Sao Tomé-et-Principe
107. Sénégal
108. Serbie
109. Seychelles
110. Sierra Leone
111. Slovaquie
112. Somalie
113. Soudan
114. Soudan du Sud
115. Sri Lanka
116. Suède
117. Suriname
118. Swaziland
119. Syrie
120. Tadjikistan
121. Tanzanie
122. Tchad
123. Thaïlande
124. Timor oriental
125. Togo
126. Tunisie
127. Turkménistan
128. Turquie
129. Ukraine
130. Uruguay
131. Vanuatu
132. Vatican
133. Venezuela
134. Viêt Nam
135. Yémen
136. Zambie
137. Zimbabwe

Il n’est pas normal que la France – puissance ayant vocation à l’universel – fasse partie de la minorité des 29% des États du monde qui n’ont pas reconnu l’État palestinien.

Il est d’ailleurs totalement illogique et indéfendable de militer officiellement pour la solution à 2 États – comme le fait la France – et de se refuser à reconnaître diplomatiquement l’un des deux.

C’est d’autant moins normal que 8 pays membres de l’UE ont déjà reconnu l’État de Palestine : Bulgarie, Hongrie République tchèque, Pologne, Portugal, Slovaquie, Suède, Roumanie.

2°) Comme Membre permanent du Conseil de sécurité, la France doit  proposer l’envoi d’une mission de Casques bleus de l’ONU à la frontière entre Israël et Gaza.

3°) La France doit immédiatement cesser toute ingérence militaire en Syrie

François Asselineau

15 mai 2018

François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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samedi 5 mai 2018

ENTRETIEN N°61 – Manif 1er mai – Zone euro – Les deux Corées – Macron – Siège UPR – Reçus Fiscaux

Cet entretien d’actualité n° 61 a été enregistré le vendredi 4 mai 2018.

FA EA 1MAI18

00:08 Quel bilan tirez-vous des manifestations du 1er mai ?
19:51 Comment se porte l’économie dans l’Union européenne ?
22:55 Que pensez-vous de la rencontre des deux dirigeants coréens ?
38:33 Que devient Emmanuel Macron ?
56:45 Auriez-vous un mot pour conclure ?
1:07:40 Reçus fiscaux

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Intervenant : François Asselineau président de l’UPR.
Voix hors champ : Sylvain GARGASSON
Miniatures et images : Thomas MIGUEL
Prospection de contenu : Thibaud LONJON
Technique et montage : Sylvain GARGASSON

Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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jeudi 26 avril 2018

Vidéos du jour

VID FA 26AVR18

Première vidéo d'une série consacrée à Emmanuel Macron, un an après son élection à la présidence de la République.

François Asselineau, président de l'UPR, livre son analyse sur cette année écoulée (vidéo enregistrée le 20 mars dernier).

Puisque la vidéo est devenu libre d'accès, je la mets ici, on verra si ça passe... :)

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Macron, un an après : François Asselineau - Polony.tv (20/03/18)

https://www.youtube.com/watch?v=mNPtUh7doys

FA AUD 25AVR18

Voir aussi:

François Asselineau répond en direct à vos questions sur YouTube - 25 avril 2018

https://www.youtube.com/watch?v=XtWWLd3nkQk

François Asselineau répond en direct à vos questions sur YouTube -

25 avril 2018 -----

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dimanche 15 avril 2018

Communiqué UPR

FL COM SYRIE 14AVR18

Emmanuel Macron vient de décider solitairement d’associer la France à des frappes militaires américaines et britanniques unilatérales en Syrie, alors que l’Allemagne, l’Italie et le Canada s’y sont notamment refusés.

Cette décision d’une exceptionnelle gravité a été décidée par Macron :

  • seul et en toute opacité, probablement après quelques conciliabules téléphoniques avec le président des États-Unis et la Première ministre britannique,
  • sur la base d’une accusation dénuée de toute preuve,
  • sur la base d’une accusation possiblement inventée de toute pièce par Washington, comme le furent les prétendues « armes de destruction massive » de Saddam Hussein en 2003,
  • sans aucun mandat de l’ONU,
  • en violation indiscutable du droit international,
  • et sans avoir obtenu l’aval préalable des parlementaires français, en vertu de l’article 35 alinéa 1 de la Constitution qui pose que « la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement ».

Certes, le président de la République a invoqué l’article 35 alinéa 2 pour annoncer que « le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d’intervention de nos forces armées à l’étranger ». Mais :

  • cette disposition ne figurait pas dans le texte d’origine de la Constitution de 1958 approuvée par référendum par 82% des Français ; elle n’y a été ajoutée qu’en 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, par la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 dite « de modernisation des institutions de la Ve République », adoptée sans l’aval des Français, à leur insu, et par la procédure du Congrès.
  • sauf à vider complètement de sens l’alinéa 1, cette disposition de l’alinéa 2 ne saurait concerner que des interventions militaires à l’impact très limité, à vocation purement humanitaire (notamment pour venir au secours de citoyens français), et ne risquant pas de nous entraîner de facto dans une guerre frontale contre un pays souverain comme la Syrie, a fortiori dans une guerre avec la Russie.

La lecture biaisée que fait Emmanuel Macron de l’article 35 de la Constitution est donc totalement inacceptable en l’espèce. Car l’alinéa 2 de l’article 35 prévoyant seulement « un débat qui n’est suivi d’aucun vote », son application dans le cas syrien reviendrait à accepter que Macron, seul, s’arroge le droit d’entraîner potentiellement le peuple français dans une escalade dévastatrice avec la Russie, qui peut déraper à tout moment dans une guerre mondiale aux conséquences incalculables et peut-être cataclysmiques, et cela sans que les parlementaires, représentants de la souveraineté nationale, puissent même donner leur autorisation !

La décision solitaire de Macron est ainsi non seulement contraire à la prudence et à la sagesse dont doit faire preuve un chef d’État lorsque la paix mondiale est en jeu, mais elle est illégale au regard de la Charte de l’ONU et du droit international, et elle bafoue l’esprit même des institutions et de la démocratie.

Le président de la République vient ainsi de faire preuve d’un « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat », selon les termes précis que requiert l’article 68 de la Constitution pour engager la procédure de destitution du chef de l’État.

François Asselineau demande donc aux parlementaires français de se constituer immédiatement en Haute Cour et d’engager la procédure de destitution du président de la République prévue par l’article 68 de la Constitution.

 

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François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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Réaction de François Asselineau sur Russia Today, suite à l’intervention française en Syrie

VID FA RT 14AVR18

Réaction de François Asselineau sur Russia Today, suite à l’intervention française en Syrie

Entretien du 14/04/2018 avec François Asselineau, président de l’UPR. Invité à réagir à l’attaque de la coalition des Etats-Unis, du Royaume-Uni, et de la France, il dénonce l’illégalité de l’intervention, aussi bien au regard du droit international qu’au droit français, et l’irresponsabilité de leurs dirigeants.

https://www.upr.fr/actualite/reaction-de-francois-asselineau-sur-russia-today-suite-a-lintervention-francaise-en-syrie

"Nous sommes dirigés par des espèces de Docteur Folamour à la fois vaniteux et irresponsables"

https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=t5IHpQDF8_U

Screen-Shot-04-14-18-at-06

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