mercredi 11 octobre 2017

Le FN opère un tête-à-queue sur l’Europe

Le parti frontiste tente d’infléchir sa position en termes de souveraineté monétaire mais la rhétorique utilisée traduit un net retour à une vision identitaire de l’UE.

1019456355Elle paraît bien loin, au Front national, l’époque des discours accusant l’Union européenne (UE) de tous les maux et prônant l’indispensable sortie de l’euro. Depuis quelques semaines, dans toutes les bouches frontistes, les mêmes mots concertés les ont remplacés : chacun se vit désormais « européen mais » – pour l’Europe, mais contre l’UE ; pour la « civilisation » européenne, mais contre celle de Bruxelles.

A force de se le répéter, le FN semble désormais pris d’un sentiment européen bien à propos, au point de vouloir « élaborer un projet de traité simplifié », dixit sa présidente, Marine Le Pen. Celle-ci a même offert à son ex-meilleure ennemie, l’Europe, une grande part de son discours de Poitiers, le 1er octobre, avec un mot d’ordre nouveau : réformer, de l’intérieur à présent, la bête tant honnie.

Une ligne de crête difficile à tenir, estime le politologue Jean-Yves Camus : « Comment organisent-ils la préférence nationale ou établissent-ils la souveraineté monétaire sans sortir ? Et comment gèrent-ils les flux migratoires en restant dans l’Europe, tout en disant qu’ils ne feront pas ce qu’elle nous dit ? »

Sans compter, ajoute le spécialiste du parti d’extrême droite, qu’il sera bien plus compliqué pour la France de s’affranchir des règles européennes, comme le font la Pologne ou la Hongrie – sur le plan de l’économie, des frontières, des droits humains… –, sans un ferme retour de bâton de Bruxelles contre l’un des moteurs de sa construction.

« Clarification »

A ces arguments de taille, les réponses manquent encore dans les tirades frontistes en construction. Reste que le parti se devait de revoir sa position après la défaite présidentielle. Le nouveau secrétaire général, Steeve Briois, l’admet : « On avait des progrès à faire sur certains sujets. » En première ligne des failles de la dernière campagne, justement : le discours sur l’Europe.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/10/07/le-fn-et-l-europe-je-t-aime-moi-non-plus_5197568_823448.html#l5fSEdBQYKGGO4Yv.99


Posté par UPR Creuse à 08:32 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mercredi 4 octobre 2017

Les Insoumis ne veulent plus voir le drapeau européen à l'Assemblée

LE SCAN POLITIQUE - Les députés emmenés par Jean-Luc Mélenchon ont déposé un amendement pour modifier le règlement de l'Assemblée visant à ne permettre que la présence du drapeau national et de celui de l'ONU.

XVMf9114574-a84a-11e7-8269-811617cc40e3Lors de son arrivée dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale à la tête des députés de la France Insoumise nouvellement élus le 20 juin dernier, Jean-Luc Mélenchon a été pris d'un coup d'humeur. Au-dessus du perchoir du président de l'Assemblée sont alors mêlés le drapeau tricolore et celui de l'Union européenne. «Franchement, on est obligés de supporter ça? C'est la République française, c'est pas la vierge Marie là», s'emporte alors l'ancien sénateur socialiste, visiblement excédé devant ses collègues surpris. Le chef de file de la France Insoumise et ses députés ont décidé de ne «plus supporter ça» à l'avenir: ils ont déposé un amendement visant à modifier le règlement de l'Assemblée afin que l'emblème européen ne puisse plus figurer dans l'enceinte du Parlement.

Dans l'amendement CL25, déposé le 29 septembre dernier, on peut lire: «Seuls peuvent être présents dans l'hémicycle le drapeau tricolore de la République française, au titre de l'article 2 de la Constitution, et le drapeau de l'Organisation des Nations unies, symbole de l'engagement international de la France pour le multilatéralisme et la paix». «Cet amendement permet de préciser la symbolique actuelle présente dans l'hémicycle. En effet, s'il est bien évidemment fondamental que notre drapeau tricolore bleu, blanc, rouge (article 2 de la Constitution, qui le consacre comme emblème national) soit présent dans l'hémicycle, il apparaît tout aussi fondamental qu'il soit seulement complété par le drapeau de l'Organisation des Nations unies, là aussi en application de la Constitution, au titre du Préambule de 1946», précise l'exposé du texte.

Il s'agirait de permettre à la France de conserver son rayonnement international, en restant «en phase avec son projet politique historique d'indépendantisme et de promotion de la paix». Elle ne peut y parvenir «que si elle dépasse tout ancrage régional et zonal pour seulement aspirer à soutenir et construire la concorde mondiale», estiment les élus. «Seule cette double articulation: peuple français - peuples du monde, France - Organisation des nations unies, permet d'encadrer sereinement les débats de l'Assemblée nationale, dans cet esprit d'indépendance et de promotion de la paix qui, seul, fait honneur à nos valeurs républicaines», arguent encore les députés LFI.

La bête noire des souverainistes de tout poil

Il faut rappeler que ce n'est que durant la présidence Hollande que le drapeau bleu étoilé s'est durablement invité à l'intérieur du Sénat et de l'Assemblée nationale. Lorsqu'il était président de l'Assemblée, Bernard Accoyer avait essayé de l'introduire en vain. Le bureau du Palais Bourbon avait bloqué l'initiative, par le vote de deux PS et un UMP notamment. Un peu plus tard, en 2010, Nicolas Dupont-Aignan avait posé une question à l'Assemblée nationale pour demander que le drapeau européen soit retiré des édifices publics lors de la célébration des fêtes nationales. Le 2 juillet dernier sur France 3, ce dernier estimait encore que le drapeau étoilé n'avait pas sa place à l'Assemblée.

Ce rejet du drapeau européen n'est pas du tout l'apanage de la France Insoumise. En avril dernier, alors qu'il était encore numéro 2 du FN, Florian Philippot l'avait qualifié de «torchon oligarchique». En pleine présidentielle, lors d'un passage sur TF1, Marine Le Pen avait aussi exigé que soit retiré le drapeau européen prévu en arrière-plan. Elle avait également précisé au magazine Causeur qu'elle souhaitait «interdire le drapeau européen sur les bâtiments officiels». Ce que certains maires FN ont d'ores déjà anticipé en l'enlevant du fronton de leurs mairies, comme ce fut fait à Fréjus.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2017/10/03/25001-20171003ARTFIG00205-les-insoumis-ne-veulent-plus-voir-le-drapeau-europeen-a-l-assemblee.php


 

OUTIL EMBLEEME NATIONAL

Contrairement aux "souverainistes" de gauche ou de droite, "radicales" ou pas, l'UPR considère que le drapeau européen ne doit apparaître nulle part parce qu'il est inconstitutionnel. Sans parler de la sortie effective de l'UE par l'article 50 du TFUE.

P.G

Posté par UPR Creuse à 11:24 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

lundi 25 septembre 2017

FN : Philippe Murer, conseiller économique et environnement de Marine Le Pen, démissionne aussi

C'est un départ de plus au Front national. Après Florian Philippot, Philippe Murer a lui aussi annoncé sa démission de "toutes (ses) fonctions au sein du Front national", sur Twitter. "Je ne fais pas partie du cabinet de Florian Philippot mais de celui de Marine Le Pen", a précisé le désormais ancien conseiller économique et environnement de Marine Le Pen, expliquant qu'il ne pourrait "pas rester".

FN-Philippe-Murer-conseiller-economique-et-environnement-de-Marine-Le-Pen-demissionne-aussiPhilippot "a toujours été d'une extrême loyauté". Il estime "que Marine Le Pen est en train de transformer la ligne politique qu'elle porte depuis qu'elle est présidente du Front national et qu'elle partageait avec Florian Philippot", qui "a toujours été d'une extrême loyauté envers" elle et "l'a toujours défendue". "Il est poussé dehors par des cadres comme Collard, Ménard, Aliot, Bay", a-t-il ajouté.

"Une aventure sans issue." Après le départ de Florian Philippot, "une grande partie des 11 millions d'électeurs ayant voté Marine Le Pen seront orphelins", écrit par ailleurs Philippe Murer, qui se dit "triste que Marine (Le Pen) emmène tous les militants du Front national et le peuple français dans une aventure sans issue". "Je ne peux m'y associer et je démissionne de toutes mes fonctions au sein du Front national", conclut-il.

http://www.europe1.fr/politique/fn-philippe-murer-conseiller-economique-et-environnement-de-marine-le-pen-demissionne-aussi-3442025

Voir aussi:

Philippot : "Il faut organiser le Frexit" - "La loi travail vient de l'Union Européenne" 24/09/17

https://www.youtube.com/watch?v=6Skr-N7KaXY

Ajoutée le 24 sept. 2017
Lors de la question sur les alliances, aucune évocation du nom d'Asselineau, alors que tout le monde sait que c'est lui qui proposait clairement le Frexit lors des présidentielles.

Philippot se prononce clairement pour le Frexit et reprend une bonne partie du programme de l'UPR...tout en évoquant un rapprochement avec Nicolas Dupont Aignan. Cherchez l'erreur. P.G.

Posté par UPR Creuse à 06:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

dimanche 24 septembre 2017

FN, divorce pour un plat de Couscous: les raisons cachées du départ de Florian Philippot …

Un peu d'humour, car il vaut parfois mieux en rire...

 

ARG PHILIPPOT LE PEN COUSCOUSSire Florian-le-Philippot voulait se faire un plat de Couscous et dit à Marine sa copine: « Hé Girl, Et si on se faisait un plat de couscous sauce piquante avec des boulettes de viande dedans? »., Grosse boulette! Marine-de-Montretout, pas très à l’aise avec la bouffe #MadeinArabe lui dit:

« Keewaaa! Plaît-il? De la nourriture pas-de-chez-nous? T’imagine même pas, très cher, la crise de nerf si Papa l’apprend! Il va me déshériter le Daron. Non mais, je peux te faire un jambon-beurre si tu veux. On n’est pas raciste pour un grain de blé, mais on ne veut pas de ça chez nous ».

Mais Florian-le-Philippot, n’écoutant que les démons de la famine se laissa tenter par sa voisine Sophie-de-Montel qui l’incita à ne pas se laisser faire. Direction le Kebab de Strasbourg pour une bouffe orientale sans les danseuses du ventre, absentes. Fallait point trop en faire dans la Cité de la choucroute ..

«Ô Rage! Ô Désespoir! Ô Couscous ennemi! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?» s’écria Marine-de-Montretout, furieuse. L’héritière décida de retirer à ce traitre tous ses privilèges. Depuis que ce dernier avait pris ses quartiers dans la Grande demeure de l’héritière, le Père Jean-Marie fut placé dans une maison de repos, et la colère des cousins de la famille face à l’impétrant ne faiblissait pas. Aussi, très tôt ce matin, Florian-le-Philippot alla crier colère sur la grande place du village et à qui veut l’entendre …

« Oyez oyez braves gens! Moi, Florian-Le-Patriote-Consorts, digne héritier de Bruno-le-Maigret mon illustre prédécesseur et ancien Porte-pisse du Château, me voila relégué au rang de Prince-à-rien (sans jeu de mot). Aussi, pour laver cet affront couscoussier, je décide de quitter le Château BleuMarine, et je prends Louis Aliot au duel à l’épée quand il veut! Vive le Couscous libre! ».

Puis s’en alla, sur sa « Montel« , accompagné de sa Sophie, le divorce était acté. L’histoire nous dit « qu’ils trouvèrent refuge chez Nicolas Dupont Aignan en ile-de-France. Ils vécurent, on ne sait pas comment et on s’en balek, mais ils vécurent ». Moralité? Pas besoin. Mais il faut néanmoims rendre hommage au Couscous qui a plus fait contre le Front national que Manuel Valls 1er Ministre. Oui, le temps qu’ils digèrent et se reconcilient, eventuellement, devant un plat Vietnamien, ça va nous faire des vacances. Oui, le couscous est une arme de destruction massive.

Gloire au Couscous!

https://bembelly.wordpress.com/2017/09/21/fn-divorce-pour-un-plat-de-couscous-la-veritable-raison-du-depart-de-florian-philippot/

 

Posté par UPR Creuse à 09:44 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

vendredi 22 septembre 2017

Communiqué de presse de François Asselineau à la suite de la démission de Florian Philippot du Front National

= Jeudi 21 septembre 2017 =
La démission de Florian Philippot du Front National confirme spectaculairement l'analyse que je développe depuis 10 ans sur le rôle de ce parti comme meilleur allié du système en place.

OUTIL COM FADans ma conférence prononcée en avril 2015 (et disponible en ligne ici), j'avais expliqué avec précision que le Front National est une SARL familiale qui ne vise absolument pas à accéder au pouvoir pour rétablir une France libre et souveraine.

Son véritable objectif consiste à tenter d'attirer et de canaliser toute opposition patriotique et gaullienne à l'asservissement de notre pays aux intérêts euro-atlantistes, puis à neutraliser cette opposition en la décrédibilisant par des outrances verbales, des prises de position scandaleuses et un total amateurisme technique. Le débat de second tour de Mme Le Pen face à Macron en a apporté une nouvelle preuve, devant le regard éberlué des Français.
En échange de ce sabotage qui dure depuis un demi-siècle, les membres de la famille Le Pen et leurs affidés sont assurés de bénéficier d'une constante promotion médiatique qui leur procure des mandats électifs, très rémunérateurs et sans responsabilité, jusqu'à un âge très avancé.
J'ai aussi expliqué que tous ceux qui ont découvert le véritable rôle du FN après l'avoir rejoint et qui ont tenté d'y remédier, ou d'y prendre le pouvoir sans faire partie de la famille Le Pen, ont été impitoyablement détruits par la mafia régnante et contraints à la démission.
Dès avril 2015, il y a donc deux ans et demi, j'avais ainsi publiquement annoncé que MM. Chauprade et Philippot finiraient, après tant d'autres, par démissionner ou être exclus du Front National. C'est aujourd'hui chose faite pour les deux.
Cette nouvelle confirmation de mes analyses doit conduire tous ceux qui veulent vraiment rendre à la France sa liberté, son indépendance et sa démocratie, à se détourner des partis de fausse opposition - Front national et France Insoumise en tête -, qui ne proposent jamais d'analyses complètes et cohérentes sur la construction européenne et qui ne proposent jamais de sortir de l'UE et de l'euro.
Comme lors du Conseil national de la Résistance de 1944, l'Union populaire républicaine accueille tous les Français, qu'ils viennent de la droite, du centre, ou de la gauche, dès lors qu'ils acceptent les principes intangibles de notre Charte fondatrice.
François ASSELINEAU
Voir aussi:

VIDÉO - Il y a deux ans, François Asselineau prédisait l'éviction de Florian Philippot du FN

DEVIN - Florian Philippot a annoncé son départ ce jeudi du Front National. Dans une vidéo que nous avons retrouvée, François Asselineau, candidat UPR à l'élection présidentielle de 2017, avait prédit le départ de l'ex vice-président du parti frontiste.

Au vu de l'accentuation des tensions depuis quelques jours au Front National, le départ de Florian Philippot du parti de Marine Le Pen n'est pas réellement une surprise. Mais la prédire deux ans à l'avance... cela semblait plutôt prophétique. C'est pourtant une prévision à laquelle s'était amusé François Asselineau en 2015. 

"Vous verrez ce qui arrivera à Monsieur Philippot"

Lors d'une conférence, en avril 2015, le président de l'Union Populaire Républicaine donnait une conférence devant ses partisans durant laquelle il affirmait que, comme de nombreux cadres du Front National "ayant approchés de trop près" le clan Le Pen, Aymeric Chauprade, alors cadre au FN, et Florian Philippot allaient être évincés. "Vous verrez ce qui arrivera à Monsieur Chauprade et à Monsieur Philippot", prophétisait-il. En novembre 2015, Aymeric Chauprade a annoncé sa démission du FN. Ce jeudi, c'était au tout de Florian Philippot de quitter le parti frontiste.

http://www.lci.fr/politique/video-il-y-a-deux-ans-francois-asselineau-predisait-l-eviction-de-florian-philippot-du-fn-2065119.html

Posté par UPR Creuse à 09:23 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

dimanche 23 juillet 2017

Souverainistes...

59742a80488c7b6f6e8b4567

Le FN maintient l'objectif d'une sortie de l'euro mais la renvoie en fin d'un éventuel quinquennat

Le Front national, qui a tenu les 21 et 22 juillet un séminaire de «refondation» à huis clos, a maintenu le cap de la sortie de l'euro tout en renvoyant l'hypothèse, controversée au sein du parti, à l'issue d'un éventuel quinquennat frontiste.

Selon un communiqué officiel du Front national, publié dans la soirée du 22 juillet, la direction du parti présidé par Marine Le Pen va proposer aux adhérents frontistes, en «tenant compte du message envoyé par les Français lors des élections et, notamment, des inquiétudes exprimées par une partie d’entre eux sur la question de l’euro», de «nouvelles modalités et un nouveau calendrier, afin de retrouver, de manière successive et sur la durée d’un quinquennat, nos différentes souverainetés».

Le FN veut entamer ce processus en travaillant «prioritairement» sur «la souveraineté territoriale et donc la maîtrise de nos frontières migratoires et commerciales». «Afin de se donner le temps nécessaire, le recouvrement de la souveraineté monétaire clôturera ce processus», peut-on encore lire dans ce communiqué dont chaque mot a été pesé au trébuchet.

La sortie de l'euro est ainsi maintenue dans les objectifs du Front national tout en étant repoussée en toute fin de processus. Cette option est chère au numéro deux du FN Florian Philippot et à ses proches. D'autres responsables en revanche, comme l'économiste du parti, Bernard Monnot, et Gilbert Collard, y sont hostiles et plaident pour son abandon.

Selon plusieurs participants à ce séminaire au siège du FN à Nanterre, plusieurs responsables du parti se sont abstenus sur ce texte final, dont Nicolas Bay, Bernard Monnot et Jérôme Rivière.

De l'avis de plusieurs membres des deux camps, la rencontre à huis clos n'a pas tourné à l'affrontement. Les participants ont été invités à ne pas communiquer la teneur des débats à la presse, selon l'un d'eux.

«Il n'y a pas de règlements de comptes, pas du tout, l'ambiance était très positive, et très constructive», a affirmé le 22 juillet sur France Info Florian Philippot.

https://francais.rt.com/france/41277-fn-maintient-objectif-sortie-euro-renvoie-fin-eventuel-quinquennat

Voir aussi ces articles antérieurs:

Grand écart politique ? Philippot aimerait «prendre un café» avec Wauquiez et Mélenchon

https://francais.rt.com/france/41264-philippot-aimerait-prendre-cafe-avec-wauquiez-melenchon

Sur France Info, le vice-président du Front national a déclaré vouloir discuter avec ces deux figures de l’opposition pour «voir ce qui les oppose», estimant que son parti devait s’élargir, tant en direction des «patriotes» de droite que de gauche.

«J'aimerais bien prendre un café avec Laurent Wauquiez, pourquoi pas avec Mélenchon, pourquoi pas avec d'autres. Mais qu'on discute, que l'on voie ce qui nous oppose. On n'est pas en guerre civile. Il faut qu'on soit constructifs, tout en ne niant pas nos divergences qui sont parfois très importantes», a confié le vice-président du Front national (FN) Florian Philippot sur les ondes de France Info, le 22 juillet. 

Pour lui, il existe en effet «des patriotes à droite et des patriotes à gauche», auxquels le FN devrait s'adresser, afin de continuer à «s'élargir».

Le FN penchera-t-il vers le libéral-conservatisme ou l'antilibéralisme ?

Le FN tient justement, ces 21 et 22 juillet, un «séminaire de refondation», devant notamment permettre au parti d'établir une ligne politique claire, après la défaite présidentielle. Depuis le second tour de l'élection, en effet, les cadres du parti ont étalé leurs divergences idéologiques, tues durant la campagne, au grand jour, sur différents sujets tels que la sortie de l'euro ou la place de la question migratoire et identitaire dans le discours frontiste. 

 Dans ce cadre, les propos de Florian Philippot laissent penser que le FN n'a pas tranché à ce jour entre une main tendue vers la gauche antilibérale, telle que celle représentée par le leader de la France Insoumise, ou vers la droite libérale-conservatrice, qu'incarne pour beaucoup de sympathisants Les Républicains Laurent Wauquiez.

D'après Florian Philippot, l'ambiance lors de ce séminaire reste en tout cas «très positive et très constructive», sans aucun «règlement de compte». Par ailleurs, le bras droit de Marine Le Pen a fait savoir que l'innovation, les déserts médicaux, les start-ups ou encore les droits des femmes étaient au menu du grand rendez-vous frontiste.

Dupont-Aignan veut refonder la droite avec Wauquiez, Mariani et Philippot

https://francais.rt.com/france/40461-dupont-aignan-souhaite-dialoguer-avec-wauquiez-mariani-philippot

 Le président de Debout la France estime avoir posé les jalons d'un grand rassemblement de la droite après avoir rallié Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, et veut désormais unir «ceux qui croient en la France et ses valeurs».

Invité de l'émission Dimanche en politique sur France 3 le 2 juillet, le président de Debout la France (DLF) Nicolas Dupont-Aignan a plaidé pour l'union de la droite : «Je souhaite dialoguer avec [Laurent] Wauquiez, avec [Thierry] Mariani, avec tous ceux des Républicains qui ne vont pas à la soupe avec [Emmanuel] Macron, avec [Florian] Philippot, avec d'autres au Front national.»

Devisant sur la disparition de toute opposition à l'Assemblée, il a fait part de son souhait d'enlever «les défauts du Front national et les défauts des Républicains», pour donner une espérance à «ces millions de Français qui ne veulent pas de la politique de [Emmanuel] Macron».

Soutien de la candidate du Front national (FN) Marine Le Pen au deuxième tour de la présidentielle – après avoir recueilli 4,7% des suffrages au premier tour – l'ancien maire de Yerres estime avoir posé les bases de ce rassemblement.

Et il veut croire que «les milliers d'adhésions» à son parti qui ont suivi l'élection présidentielle en sont le signe. Selon lui, ces adhésions proviennent non seulement d'anciens des Républicains (LR) «qui estiment qu'[il] défend une belle idée de la nation, généreuse» et d'anciens frontistes «qui en ont un peu assez du fonctionnement du FN et de ses excès». Pour le député de l'Essonne, DLF est à même de «rassembler» et d'«unir».

Les objectifs de cette alliance qu'il dessine vont d'ailleurs au-delà d'un simple groupe parlementaire à l'Assemblée nationale : «L'enjeu c'est le programme commun de gouvernement que nous pourrons bâtir pour changer la France et traiter les problèmes des pays à la source au-delà de l'effet de com.»

 «Je veux rassembler tous ceux qui croient en la France et ses valeurs, sa civilisation et veulent une autre politique», a-t-il conclu.

=====================================================

Comme le dit souvent François Asselineau, "les souverainistes ne savent pas ce qu'ils veulent et ne veulent pas ce qu'ils savent". 

Vive l'indépendance de la France!

14724565_10205942633963624_8580457542216290092_n

P.G.

 

Posté par ddupr à 17:39 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

samedi 22 juillet 2017

Deux mois après la défaite, un FN plus divisé que jamais veut croire en une «refondation»

5971fe84488c7bcf628b4567

Illustration ©Christian Hartmann/Reuters

Deux mois après la défaite, un FN plus divisé que jamais veut croire en une «refondation»

https://francais.rt.com/france/41238-apres-defaite-front-national-divis%C3%A9-croire-refondation

Les cadres du Front national se réunissent à huis-clos afin de tenter de recoller les morceaux. Mais les sujets de discorde sont nombreux, alors que les partisans et les adversaires d'une sortie de l'euro campent sur leurs positions.

Le Front national (FN) a décidé de crever l'abcès, à huis-clos et dans son siège de Nanterre. Ces 21 et 22 juillet 2017, le «séminaire de refondation» se donne pour but de faire le bilan de l'échec du FN et de resserrer les rangs, alors que des désaccords sur les fondamentaux du parti se font jour, notamment sur la question de la sortie de l'euro.

A quelques heures du séminaire, le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, partisan d'un abandon du projet de sortie de la monnaie unique, n'a pas hésité à maintenir la pression. «Je crois qu'il faut entendre ce qu'ont dit les Français. Nos compatriotes ont eu l'occasion de s'exprimer là-dessus aussi à la présidentielle. C'est une idée sur laquelle nous n'avons pas convaincu», a-t-il ainsi martelé sur France Info.

L'opportunité d'un «Frexit» divise ouvertement la formation partisane, et ce depuis les premiers jours ayant suivi la défaite à la présidentielle, le 7 mai 2017. «Pour nous, la question de l'euro, c'est terminé, le peuple a fait son référendum dimanche dernier [le 7 mai]», avait ainsi tempêté le député Gilbert Collard le 11 mai.

La sortie de l'euro, responsable de la défaite du FN ?

Répondant notamment au bouillonnant député, Florian Philippot avait menacé du tac au tac de quitter le parti au cas où celui-ci abandonnerait le projet de sortir de la monnaie unique européenne. Une mesure programmatique qui a sans doute plombé le FN pendant la campagne présidentielle, Marine Le Pen n'ayant pas réussi à convaincre les électeurs sur une question très technique : sa proposition de mettre en circulation une monnaie nationale souveraine, parallèlement à une monnaie commune, simple unité de compte entre les Etats membres.

Pire, Marine Le Pen, faisant sans doute le constat que le message n'était pas passé auprès des électeurs, a mis de l'eau dans son vin dans l'entre-deux-tours, donnant l'impression de renoncer à l'une de ses mesures phares, brouillant encore un peu plus sa position sur la sortie de l'euro.

Même Florian Philippot a décidé de jeter l'éponge sur le sujet : «Abandonnons cette histoire de double monnaie. A la fin de la présidentielle, ça a été complètement incompréhensible et à juste titre [...] Il faut faire simple», a-t-il déclaré sur BFMTV ce 21 juillet. Une façon de lâcher un peu de lest, alors que Florian Philippot paraît de plus en plus isolé au sein du parti, notamment après que Sophie Montel, une de ses proches, a été évincée de la présidence du groupe FN de la région Bourgogne-Franche-Comté le 30 juin dernier. Signe que l'entente parfaite entre Marine Le Pen et Florian Philippot fait partie du passé ?

Vers un FN moins «anxiogène» ?

Mais ce n'est pas le seul sujet qui risque de fâcher au FN, qui s'engage dans deux jours de débats à huis-clos, ces 21 et 22 juillet. Faut-il changer le nom du parti, jugé par exemple trop anxiogène par Florian Philippot ? Faut-il mettre un terme à l'isolement du FN et opter pour une stratégie d'alliance, mais avec qui ? Faut-il se focaliser sur la thématique migratoire, ou au contraire la minorer ? Autant de questions que ce «séminaire de refondation» a pour ambition de trancher. Or, les dirigeants du parti, qui arrivent avec des positions pour le moins cristallisées et rigides, n'ont que deux jours pour se mettre d'accord, avant d'en référer aux adhérents, lesquels seront consultés à la rentrée.

Le FN semble donc se trouver à la croisée des chemins. Avant de prétendre incarner l'opposition, il lui faut trouver une ligne claire, en plus de sa critique de la politique d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe. Au risque de se trouver cantonné à une opposition au cas par cas, comme par exemple lors de la démission du chef d'état-major des Armées Pierre de Villiers. Les deux jours du séminaire suffiront-ils ?

Posté par ddupr à 10:13 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mardi 4 juillet 2017

L'opposition fustige Macron à Versailles

595a68fd09fac2ef7f8b4567

«Sermon de télévangéliste», discours d'un «ennui mortel»... L'opposition fustige Macron à Versailles

https://francais.rt.com/france/40517-sermon-televangeliste-discours-d-ennui-macron-versailles

Qu'ils aient décidé d'assister au discours d'Emmanuel Macron au Congrès ou qu'ils l'aient boycotté, les parlementaires de l'opposition tirent à boulets rouges sur le président de la République après son discours d'une heure et demie.

L'intervention d'Emmanuel Macron devant le Congrès à Versailles aura permis de mettre d'accord les différentes forces d'opposition à l'Assemblée... contre lui. Des Républicains à la France insoumise, les parlementaires ont fustigé le discours du président. 

Les Républicains : «J'ai perdu mon temps»

«Le président de la République s'est fait plaisir [...] mais il ne nous a rien appris. Tout ça aura tout de même coûté 500 000 euros», a déclaré Daniel Fasquelle, député Les Républicains (LR) du Pas-de-Calais, qui estime avoir «perdu [son] temps». 

«Creux, pompeux, ennuyeux...», a simplement commenté sur Twitter le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.

Front national : «Ça fait cher la conférence de presse»

«Il a fait un discours pour la presse [...] mais on n'en sait pas plus en entrant qu'en sortant et cela n'est pas bon signe pour la suite, [...] cela reste très vague», a déclaré Marine Le Pen. «Ce flou reste très inquiétant», a déclaré la députée des Hauts-de-France. 

«J'ai eu le sentiment d'assister à un sermon de télévangéliste. Ça fait cher la conférence de presse», a ajouté la présidente du Front national. 

La France insoumise : «Interminable pluie de truismes»

Jean-Luc Mélenchon, qui avait décidé de ne pas assister à l'intervention du président, a ironisé sur «l'interminable pluie de truismes» qui s'est selon lui abattue sur Versailles lors de l'allocution d'Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en Congrès, provoquant son «ennui mortel».

«Interminable pluie de truismes à Versailles. Faux marbre, bonapartisme surjoué, européisme bêlant, ennui mortel», a commenté le leader de la France insoumise sur son compte Facebook.

Un sentiment partagé par le député Alexis Corbière, pour qui le président Jupiter a «laissé la place à Hypnos».

________________________________________________

Commentaires

________________________________________________

Les uns et les autres ont raison, mais c'est dans les actes qu'on jugera jusqu'au ira l'opposition: cette pitoyable mise en scène relève moins, à mon sens, du bonapartisme ou d'un quelconque "discours du Trône" que d'un "discours sur l'Etat de l'Union" sur le modèle américain...D'autant que le Président se dit "animé d'un esprit girondin"! Tout un programme.

P.G.

Posté par ddupr à 09:28 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

samedi 27 mai 2017

Actualités européennes (8)

ACTUALITES EUROPEENNES

François Asselineau invité du Grand référendum sur Sud Radio - 25/05/17

Le poids de la France de Macron en Europe et face aux Etats- Unis...

https://www.youtube.com/watch?v=7W84ZKOBUic

Philippe Hoareau (UPR) Candidat 3e circonscription - Le Débat 25 mai 2017 - Réunion 1ère

A la Réunion, un candidat UPR peut participer à un débat, inconcevable en métropole...

 https://www.youtube.com/watch?v=_VROfolgI5Q

Nicolas Bay invité de BFM TV (26/05/2017)

 

Nicolas Bey, secrétaire général du FN confirme que la sortie de l'Euro et de l'Europe n'étaient qu'un des aspects du programme de Marine Le Pen parmi d'autres... et que ce n'est plus d'actualité...

à partir de 13”44

“nous avons un projet économique qui peut être mis en oeuvre en dehors de la question monétaire (...) la question de savoir si on en fait une priorité absolue (...) c'est un sujet très anxiogène (...) il y a beaucoup de mesures qu'on peut prendre bien avant cette question monétaire (...) et plus loin “l'analyse médiatique fait de la sortie de l'euro l'alpha et l'omega de la politique de Marine Le Pen, ça n'a jamais été le cas (...)c'était une des mesures parmi d'autres (...) on a toujours dit sur l'Europe qu'on voulait construire l'Europe différemment (...) on n'a jamais remis en cause l'existence même d'une construction européenne” (...)

 https://www.youtube.com/watch?v=GExXBTwYHOw

Populisme-1

Un article de fond intéressant, paru avant l'élection présidentielle

Populisme, c’est comme les trains, ça peut en cacher un autre … Par Guillaume Berlat

"

Définition de populisme : la parole au peuple

« Cela fait déjà quelques dizaines d’années que le terme de ‘populisme’ est entré dans le vocabulaire politique courant, avec en général des connotations négatives »2. Si l’on s’en tient à son étymologie, le terme « populisme » vient tout simplement du terme latin populus qui signifie peuple.
Historiquement, le populisme est un mouvement politique russe de la fin du XIXe siècle qui lutte contre le tsarisme en s’appuyant sur le peuple et en prônant la transformation des communautés agraires traditionnelles. En politique, le populisme désigne l’idéologie ou l’attitude de certains mouvements politiques qui se réfèrent au peuple pour l’opposer à l’élite des gouvernants, au grand capital, aux privilégiés ou à toute minorité ayant « accaparé » le pouvoir… et qui sont accusés de trahir, de manière la plus égoïste, les intérêts du plus grand nombre."

https://www.les-crises.fr/populisme-cest-comme-les-trains-ca-peut-en-cacher-un-autre-par-guillaume-berlat/

D’ici peu, le Big Brother européen pourrait rendre obligatoire l’amour du prochain, sous peine de poursuites

 Les ministres des Vingt-huit se sont mis d’accord pour interdire les « discours de haine » sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. Les services de Google et YouTube sont également concernés.

Si le texte adopté par les Conseil de l’UE le 23 mai est approuvé par l’europarlement, ces entreprises seront dans l’obligation de bannir les contenus dits agressifs. Officiellement, il s’agit de lutter contre la « radicalisation » conduisant au « terrorisme ». Dans les faits, de nombreux défenseurs des libertés – en l’occurrence de la liberté d’expression – s’inquiètent du champ potentiel des écrits qui pourraient tomber sous le coup de la loi européenne.

https://ruptures-presse.fr/actu/haine-bruxelles-facebook-twitter/

Ryanair_fraude-travailleurs-détachés_arrêt-CJUE-945x445

Fraude au travail détaché et dumping social : la Cour de justice de l’UE et Ryanair contre la France

Le 27 avril, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt contre la France, invalidant une initiative pour lutter contre la fraude au travail détaché. S’appuyant sur cette décision, la compagnie aérienne Ryanair, condamnée à deux reprises par des tribunaux français pour « travail dissimulé », réclame le remboursement de 15 millions d’euros. Illustration chimiquement pure de la façon dont l’UE favorise le dumping social.

https://ruptures-presse.fr/actu/fraude-travailleurs-detaches-dumping-social-ryanair-france-arret-cjue-a-rosa-flussschiff/

fessenheim-945x445

Avec Greenpeace, Bruxelles vient de trouver un petit rapporteur zélé

Greenpeace vient de porter plainte contre la France. L’association environnementaliste a annoncé sa décision le 17 mai. Elle accuse l’Etat d’avoir recapitalisé EDF en violation des règles européennes, et souhaite donc que Bruxelles engage des poursuites.

Le « délit » remonte à mars dernier, lorsque l’entreprise (encore partiellement) publique a réalisé une augmentation de capital de 4 milliards d’euros, à laquelle l’Etat a souscrit à hauteur de 3 milliards. En outre, précise l’ONG, qui ne supporte décidément pas quelque entorse que ce soit à la pure loi du marché, l’actionnaire public a accepté de recevoir pendant trois ans ses dividendes en actions plutôt qu’en euros sonnants et trébuchants, soit un « cadeau » supplémentaire de 3,8 milliards d’euros.

Tout cela viole les règles européennes en favorisant l’entreprise par rapport à ses concurrents, martèle Greenpeace. Pire, s’étranglent les Torquemada de l’environnement, ces décisions publiques « n’ont ni été notifiées à la Commission ni, à plus forte raison, conditionnées à quelque engagement que ce soit en matière de proportionnalité ou de rentabilité ».

(...)

Rentabilité pas assez respectée

Bruxelles hérite ainsi d’un petit rapporteur au cas où sa vigilance serait distraite. Ce gardien zélé pointe non seulement un crime impuni, mais explicite le côté crapuleux de ce dernier : une entreprise publique qui ne respecte pas suffisamment le principe de rentabilité.

(...)

https://ruptures-presse.fr/actu/greenpeace-bruxelles-edf-fessenheim/

uk frexit

Le Brexit, l’Écosse et l’Irlande du Nord

Une tribune de l’universitaire irlandais Anthony Coughlan.

Si on considère les arguments utilisés pour affirmer que l’Écosse et l’Irlande du Nord ont voté « pour rester dans l’UE », un aspect important semble avoir été négligé : ni l’Écosse ni l’Irlande du Nord ne sont membres de l’Union européenne ; d’ailleurs l’Angleterre et le Pays de Galles ne le sont pas davantage.

L’entité qui est membre de l’UE c’est le Royaume-Uni de Grande-Bretagne (qui comprend les anciens royaumes d’Angleterre, d’Écosse et du Pays de Galles) et d’Irlande du Nord.

Selon le résultat du référendum, le Royaume-Uni a voté pour quitter l’UE. Le fait qu’une majorité ait voté pour y rester dans certaines circonscriptions britanniques n’autorise pas celles-ci à se maintenir dans l’UE tandis que Royaume-Uni en sortirait.

Si tel était le cas, la région qui pourrait prétendre le plus fermement à rester serait une large partie de Londres, où le nombre de personnes qui ont voté dans ce sens était beaucoup plus élevé que dans les circonscriptions d’Écosse et d’Irlande du Nord

L’Écosse n’a pas été consultée dans le référendum britannique, pas plus que le Pays de Galles, l’Angleterre et l’Irlande du Nord. C’est l’ensemble de électorat du Royaume-Uni qui a été consulté.Dans un autre référendum récent, une majorité d’Écossais ont voté pour rester dans le Royaume-Uni. En adoptant un raisonnement par l’absurde, l’argument du Parti national écossais (SNP) selon lequel « l’Écosse a voté pour rester dans l’UE » implique par extension que toute circonscription qui a fait ce choix devrait légitimement avoir le même droit.

Parmi les nombreuses circonscriptions du Royaume-Uni dans lesquelles une majorité a voté en faveur du maintien dans l’UE, certaines se situaient en Écosse et en Irlande du Nord, mais elles étaient minoritaires par rapport à l’ensemble de celles qui ont voté pour le Brexit.

L’Écosse n’a pas été consultée dans le référendum britannique, pas plus que le Pays de Galles, l’Angleterre et l’Irlande du Nord. C’est l’ensemble de électorat du Royaume-Uni qui a été consulté, et une majorité de celui-ci a voté pour la sortie de l’UE.

Anthony Coughlan est maître de conférences émérite au Trinity College de Dublin et directeur de la « National Platform for EU Research and Information Centre ».

https://ruptures-presse.fr/actu/le-brexit-lecosse-et-lirlande-du-nord/

 

Posté par ddupr à 08:35 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

lundi 22 mai 2017

Revue de presse (sélection semaine du 15 au 21 mai 2017) 1° partie

MERKEL PAPATTE MONTAGE

Comme Hollande, Macron se précipite pour voir Merkel après son élection. L'observateur avisé remarquera la papatte de Merkel sur l'épaule de Macron, signifiant une relation de dominante à dominé.

France

Le grand nettoyage journalistique
Sièges éjectables pour Pujadas, Delamarche, Sotto, etc. Macron tient apparemment à s'assurer que tous les journalistes lui servent bien servilement la soupe... comme si ce n'avait pas été assez avant et pendant la campagne! La France n'aura bientôt plus rien à envier à la Corée du Nord sur la liberté de la presse?
L'Elysée veut trier les journalistes accompagnant Macron: la presse exprime ses craintes
De quoi jeter le trouble sur les relations pouvoirs-médias à venir pendant ce quinquennat.
Macron: cote de confiance à 45%
C'est un maximum car l'information vient de BFM. Dans tous les cas, Macron n'a donc même pas une majorité de Français qui le soutiennent alors qu'il vient d'être élu. Avec 13 points de moins que Hollande au même moment, on est en droit de se demander s'il va finir son quinquennat avec une cote de popularité négative.
Refonte du code du travail: ça va aller très vite
Macron commence à y travailler mardi, pour faire aboutir son projet pendant l'été. On connaît donc déjà le scénario: une série d'ordonnances placées en plein milieu de l'été alors que les Français sont en vacances et pourront difficilement se mobiliser contre ce recul sans précédent du code du travail.

France - Edouard Philippe

Manque de transparence sur sa déclaration de patrimoine
D'après Mediapart, il avait écopé d'un blâme de la Haute autorité de la transparence de la vie publique en 2014. Il feint notamment de ne pas comprendre une question sur ses rémunérations à la date de l'élection.
Un cancre de l'Assemblée
Edouard Philippe est intervenu par exemple seulement 10 fois dans le débat législatif pendant ses 5 ans de mandat. Il fait partie des 100 députés les moins assidus d'après le site nosdeputes.fr.
Issu de la French-American Foundation
Comme nombre de personnalités politiques françaises, Philippe est passé par le formatage de la French-American Foundation. Il y avait, en collègue de promo 2012, un certain Emmanuel Macron.

France - le gouvernement Philippe

François Asselineau décortique le gouvernement Philippe et les premiers jours de Macron
Pour en savoir un peu plus sur l'envers du décor des jeux de pouvoir gouvernementaux, ainsi que des premières tendances révélées par les nominations et attributions.
Muriel Pénicaud: le patronat s'invite au ministère du travail
Le démantèlement du code du travail va être un des premiers chantiers du gouvernement Philippe, notamment en faisant prévaloir les accords d'entreprise sur le code du travail dans de nombreux domaines. Quel meilleur profil qu'une ancienne DRH de Danone pour ce faire?
Sylvie Goulard, ministre des armées (et non de la Défense)
Gros changement de cap sur le ministère de la Défense: - ce n'est plus un ministère de la Défense mais des Armées (qui n'ont donc plus seulement un rôle de défense si on lit entre les lignes) - les Armées ont vocation à défendre le continent et non plus la France: sur la même lancée, va-t-on aussi bientôt céder la puissance nucléaire à l'UE ?
Gilles de Margerie: un assureur à la santé
C'est tout un symbole, et sans doute le début de la fin de la Sécurité sociale, instituée par le CNR pour assurer l'égalité de tous les Français devant les soins.
François Bayrou, le ministre de la justice mis en examen
Mis en examen dans une affaire de diffamation, c'est le même Bayrou qui veut être le fer de lance de la moralisation de la vie politique.
Pas de ministère pour la mer et la pêche
Pas plus de ministère pour le commerce extérieur, la Francophonie, les fonctionnaires, les TPE/PME, les anciens combattants... les absences montrent où sont les priorités pour ce gouvernement.

France - campagne législative

Jean-Marie le Pen envoie 150 à 200 candidats face à des candidats FN
Cacophonie totale dans les partis français traditionnels...
Mélenchon au PCF: "Vous êtes la mort et le néant"
La guerre des egos fait rage de l'extrême-gauche à l'extrême-droite. Pour un programme cohérent, constant, fiable, serein: intéressez vous à l'UPR.
Le petit journal de Londres n'invite pas l'UPR pour un débat à Londres
Dixit le candidat UPR: "Ceci est d'autant plus discriminatoire et anti-démocratique que (1) le débat sera animé par une journaliste de France 3, qui professe être spécialiste du Brexit, (2) d'autres médias (dont RFI) ont invité les candidat(e)s UPR à ce type d'événements dans les circonscriptions de l'étranger"
Harris Interactive interdit de voter pour l'UPR
Alors que l'UPR présente 574 candidats aux législatives, la censure est repartie de plus belle - ce ne sont que deux exemples parmi d'autres. A l'inverse, la promotion continue et tous azymuts d'En Marche se poursuit inexorablement.
Suite de la revue de presse demain.