dimanche 12 août 2018

Ce dimanche sur FLB (Frexit-Limousin Blog)

L’impuissance de l’UE face aux sanctions américaines contre l’Iran

TL JL UE JUNCKER

Tribune libre / John Laughland Publié le sous le titre EU impotence against US sanctions on Iran expose Traduction : Dominique Muselet Le spectacle qu’a offert le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker au sommet de l’OTAN à Bruxelles le mois dernier en titubant tellement qu’il a fallu le soutenir, symbolise le statut de l’UE sur …

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lundi 6 août 2018

Terrain d’entente : Pour des élections sûres et une véritable sécurité nationale. Par Noam Chomsky, Michael Moore, Bill Richards

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TL APPEL CHOMSKY ET AL

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Obama sent le vent tourner et dénonce l’instrumentalisation de l’immigration par la « nouvelle élite internationale »

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TL OBAMA MIGRANTS

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samedi 4 août 2018

Selon Noam Chomsky, l’ingérence dans la politique américaine vient surtout d’Israël et non de Russie

Source: RT France

ACT CHOMSKY INFLUENCE ETRANGERE

Dans un récent entretien, le célèbre linguiste a exprimé ses doutes quant à l’ingérence russe présumée dans le processus électoral américain, qualifiant l’obsession des médias à ce sujet de «blague», avant d’accuser d’interférence… Israël.

«Est-ce que les Russes ont interféré dans nos élections ? Cette question a monopolisé l’attention des médias […] c’est une vaste blague», dénonce l’intellectuel américain Noam Chomsky, sympathisant du mouvement anarcho-syndicaliste, dans un long entretien accordé à Democracy Now, un média américain contestataire le 30 juillet. Il faisait alors références aux accusations d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016, qui agitent toujours autant la presse américaine.

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Selon le penseur et linguiste, «quoi que les Russes aient fait [lors de la présidentielle américaine], cela compte à peine» à côté de ce qu’un autre Etat fait «ouvertement, effrontément et avec beaucoup de soutien».

«L’intervention israélienne dans le processus électoral américain dépasse largement ce qu’ont pu faire les Russes», a assuré Noam Chomsky. L’intellectuel a pointé du doigt le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qu’il accuse notamment de s’être adressé directement au Congrès américain pour affaiblir les prérogatives du président américain en 2015, pendant le mandat de Barack Obama.

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«Est-ce que Vladimir Poutine est allé s’adresser au Congrès pour tenter d’infléchir la politique américaine, sans même en informer le président ?», a-t-il questionné.

Noam Chomsky fait référence à un déplacement du chef du gouvernement israélien répondant à l’invitation du président de la Chambre des représentants des Etats-Unis, John Boehner, en 2015. Benjamin Netanyahou s’était directement adressé au Congrès pour évoquer l’accord sur le nucléaire iranien, sans en référer officiellement à la Maison Blanche, déclenchant en conséquence la colère du président américain de l’époque.

«Voici juste une infime partie de cette influence écrasante. Si vous vous intéressez à l’influence étrangère dans les élections, certaines zones sont à observer», a affirmé Noam Chomsky. Il a conclu sa réflexion sur l’attention démesurée accordée par les médias à des sujets «marginaux» alors que de graves problèmes sont passés sous silence, comme les décisions de Donald Trump relatives au climat et au réchauffement climatique qu’il juge «réellement destructrices». «Voici le genre de choses dont on devrait discuter», a-t-il estimé.

Source: https://francais.rt.com/international/53077-selon-noam-chomsky-ingerence-dans-politique-americaine-vient-d-israel

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dimanche 22 juillet 2018

Brexit : les Européens appelés à se préparer à une "rupture brutale" avec Londres

Bruxelles a appelé jeudi les pays de l'Union européenne à "intensifier" leur préparation à tous les scénarios possibles pour le Brexit, dont celui d'une "rupture brutale" avec Londres, de plus en plus redoutée face aux incessantes turbulences politiques fragilisant le gouvernement britannique.

ACT BREXIT NEGOS

Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d'ici à octobre pour organiser leur divorce et jeter les bases de leur relation future. Mais les Européens s'inquiètent de l'enlisement des négociations et des remises en cause constantes au Royaume-Uni de la stratégie de la Première ministre, Theresa May.

Quel que soit le résultat des tractations, le Brexit "aura des répercussions sur les citoyens, les entreprises et les administrations, tant au Royaume-Uni que dans l'UE", a prévenu la Commission européenne dans un document publié jeudi.

Elle invite donc "les Etats membres et les acteurs privés à intensifier leurs préparatifs" en anticipant tous les scénarios possibles, y compris celui qualifié de "rupture brutale", c'est-à-dire sans accord de retrait ratifié avant le 30 mars 2019, date prévue du départ britannique.

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Dans ce cas de figure, les préparatifs sont d'autant plus nécessaires qu'"il n'y aura pas de période de transition" pour atténuer les effets du Brexit, souligne la Commission. Alors qu'un accord de retrait permettrait une transition jusqu'à fin 2020, avec des répercussions moins immédiates.

- Contestation -

Le gouvernement britannique se prépare lui aussi à tous les scénarios
, a réagi une porte-parole de Theresa May.

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"Nous avons toujours dit qu'en tant que gouvernement responsable, il est souhaitable de se préparer à un "no deal" et c'est ce que nous faisons", a-t-elle dit.

"Nous avons toujours dit que ce n'est pas quelque chose que nous voulons ou espérons, et les progrès des pourparlers jusqu'à présent suggèrent que ce n'est pas là où nous allons finir", a-t-elle ajouté.

Mais à Bruxelles et parmi les 27, l'inquiétude grandit face à la perspective d'une absence d'accord.

Les tractations ont connu des avancées décisives sur la question des droits des citoyens expatriés ou encore sur le "règlement financier" du divorce, mais elle achoppe toujours sur le sort de la frontière qui va séparer l'Irlande, entre le Nord, une province qui appartient au Royaume-uni, et le Sud, qui restera dans l'UE.

L'ancien ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, à la Chambre des communes à Londres le 18 juillet 2018 - Photo extraite d'une vidéo tournée par les services du Parlement (PRU) / © PRU/AFP / HO

La crainte d'un échec est accentuée par la contestation incessante au Royaume-Uni de la stratégie de Theresa May, qui a échappé mardi à une défaite au Parlement, avec le rejet de justesse d'un amendement contraire à ses objectifs pour la relation future avec l'UE, récemment formalisée dans un "Livre Blanc".

Mme May a aussi dû faire face aux récentes démissions de ses ministres des Affaires étrangères, Boris Johnson, et du Brexit, David Davis, dont le successeur, Dominic Raab, est attendu jeudi à Bruxelles pour y rencontrer le négociateur en chef du Brexit pour l'UE, le Français Michel Barnier.

- Situation "très volatile" -

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Boris Johnson, vu comme un candidat possible pour succéder à Mme May, lui a encore reproché mercredi d'avoir dévié vers un "Brexit qui n'en a que le nom" et lui a demandé de "changer de tactique" pour une rupture plus nette avec l'UE.

"La situation à Londres est très volatile", a jugé jeudi un responsable européen, estimant qu'il fallait "être prudent" côté européen et "ne pas jeter d'huile sur le feu". Mais les remises en cause de la stratégie de Mme May "sont un élément de complication" indéniable pour les négociations, a-t-il admis.

"Dans tous les cas, nous allons nous préparer pour qu'il n'y ait pas d'effondrement" en cas d'absence d'accord, a-t-il ajouté.

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"Faudra-t-il des visas pour aller de Bruxelles à Londres? Comment les avions continueront de voler entre l'UE et le Royaume-Uni si les règles actuelles ne s'appliquent plus d'un coup? Il faut préparer tout ça", a-t-il fait valoir.

Dans le document publié jeudi, la Commission européenne cite notamment la nécessité d'anticiper les conséquences du Brexit pour les contrôles aux frontières de l'UE, pour les échanges commerciaux, la reconnaissance des qualifications professionnelles de part et d'autre ou encore les échanges de données entre les deux entités.


(©AFP / 19 juillet 2018 16h07)

https://www.romandie.com/news/Brexit-les-Europ-ens-appel-s-se-pr-parer-une-rupture-brutale-avec-Londres/938034.rom

(...)

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C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’il ne faut pas oublier la dernière sortie de Trump lors de son passage en Angleterre où il a expliqué qu’il n’y avait rien à négocier avec l’Union européenne, et qu’il fallait que les Anglais fassent un Brexit « dur ».

Et c’est d’ailleurs sans doute ce qu’il se passera au bout du compte.

Les jours de Thérésa May sont comptés.

Je me demande juste quand Boris Johnson rentrera au 10 Downing Street !

Ce jour-là, Bruxelles tremblera.

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/bruxelles-invite-les-europeens-a-se-preparer-a-une-rupture-brutale-avec-londres/

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dimanche 8 juillet 2018

Le monde a changé et personne en Occident ne l’a remarqué

TRIBUNE LIBRE / par Martin Sieff
Paru sur Strategic Culture Foundation sous le titre The World Transformed and No One in America Noticed


TL OCS GEOPOLITIQUE

Le monde s’est transformé et personne ne l’a remarqué en Occident. L’Inde et le Pakistan ont rejoint l’Organisation de Coopération de Shanghai. L’organisme, depuis sa fondation le 15 juin 2001, s’est discrètement établi comme principale alliance et regroupement de nations à travers l’Eurasie. Aujourd’hui, elle se développe de six nations à huit, et les deux nouveaux membres sont les puissances régionales géantes dotées de l’arme nucléaire de l’Asie du Sud : l’Inde, avec une population de 1, 324 milliards d’habitants et le Pakistan, avec 193,2 millions d’habitants (chiffres pour 2016).

En d’autres termes, la population totale des puissances de l’OCS, qui s’élevait déjà à plus de 1, 5 milliards d’habitants, a été virtuellement doublée d’un trait de plume.

Les conséquences à long terme de ce développement sont énormes. C’était probablement le principal facteur de la paix et de la fin de toute menace de guerre atomique en Asie du Sud, donc auparavant pour 20% de la population mondiale. Aujourd’hui, les huit pays de l’OCS rassemblent 40% de la population mondiale, y compris l’une des deux premières puissances thermonucléaires mondiales (la Russie) et trois autres puissances nucléaires (la Chine, l’Inde et le Pakistan).

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Ce développement est un triomphe diplomatique, spécialement pour Moscou. La Russie cherche depuis des décennies à faire entrer son alliée stratégique, l’Inde, sous le parapluie de l’OCS. Cette vision avait été clairement articulée par l’un des plus brillants cerveaux stratégiques de la Russie du XXème siècle, l’ancien premier ministre et ministre des affaires étrangères Ievgueni Primakov, qui est mort en 2105. Dans le passé, la Chine bloquait discrètement mais fermement l’accession de l’Inde, mais avec l’arrivée parallèle du Pakistan allié de la Chine dans l’organisation, l’influence de Pékin et de Moscou est équilibrée.

La démarche ne peut que stimuler le rôle déjà prépondérant de la Russie dans la diplomatie et la sécurité nationale du continent asiatique. Pour Pékin et Delhi, la route vers de bonnes relations et la résolution de questions comme celles du partage de l’eau de l’Himalaya et les investissements dans le développement économique de l’Afrique passe désormais par Moscou. Le président Vladimir Poutine se trouve dans une position idéale d’interlocuteur des deux nations géantes de l’Asie.

La démarche doit également être vue comme une réaction significative de l’Inde à l’accroissement rapide de la volatilité et de l’imprévisibilité des États-Unis sur l’arène mondiale. A Washington et en Europe de l’Ouest, il est de rigueur et, de fait, inévitable que par réflexe idéologique, tout cela soit entièrement attribué à Donald Trump.

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Mais en réalité, cette tendance alarmante remonte au moins au bombardement de la Yougoslavie par les USA et leurs alliés de l’OTAN en 1999, à la suite du manque de sanctions qu’auraient dû amener cette action, à laquelle s’opposaient des pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU.

Depuis, sous quatre présidents successifs, l’appétence des USA pour des interventions militaires imprévisibles à travers la planète – généralement ratées, sans stratégie précise ou fin prévue – a infligé des souffrances et déstabilisé un large éventail de pays, principalement au Moyen-Orient (Irak, Syrie, Libye, Yémen) mais aussi en Eurasie (Ukraine) et en Asie du Sud (Afghanistan).

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L’accession de l’Inde et du Pakistan à l’OCS est donc également une répudiation nette et claire des USA.

Les relations entre les USA et le Pakistan se sont dégradées quand les États-Unis ont mené leur charge contre l’Afghanistan en novembre 2001, mais à travers toute cette période, les politiciens américains ont tenu pour acquis qu’Islamabad, en fin de compte, « resterait dans la réserve » et continuerait à danser au son de leur musique.

Les États-Unis courtisent l’Inde depuis 17 ans, une date marquée par la visite de Bill Clinton en 2000. Le premier ministre actuel, Narendra Modi a été invité à parler au cours d’une session du Congrès en 2017 ; de la part de l’appareil politique américain, c’est l’accolade approbatrice ultime à un leader étranger.

Les politiciens et experts américains pontifiaient interminablement sur l’Inde, une démocratie anglophone qui allait devenir la partenaire privilégiée de l’Amérique du Nord dans l’endiguement de l’inévitable montée de la Chine sur la scène mondiale. Cela s’est avéré une fantasmagorie. *

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Pendant l’ère de la Guerre froide, la « perte » d’une nation de la taille et de la stature de l’Inde ou du Pakistan aux mains d’un rival ou d’un camp idéologique indépendant regroupé aurait provoqué des ondes de choc, de rage, et même de l’effroi ouvertement exposé dans les médias des USA.

Mais ce à quoi nous assistons à la suite de ce dernier développement historique est beaucoup plus étrange. Les décisions de New Delhi et d’Islamabad n’ont été ni applaudies, ni condamnées, ni même remarquées par les médias grand public ou prises en compte dans les débats politiques et stratégiques américains. Elles ont été totalement ignorées. ** Voir les leaders et ceux qui façonnent l’opinion publique d’une super-puissance qui s’imagine encore dominer le monde conduire leurs affaires de cette façon est inquiétant, voire alarmant.

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La réalité est que nous vivons désormais dans un monde multipolaire – et c’est le cas depuis au moins 2001. Toutefois, l’évidente vérité continuera à faire l’objet d’un déni de Washington, Londres et Paris, au mépris de l’abondance et de la clarté des faits.

Traduction Entelekheia

Notes de la traduction :

* Pour marginaliser la Chine et flatter l’Inde, les USA avaient même rebaptisé la région Asie-Pacifique « Indo-Pacifique ». Cela n’aura donc servi à rien.

** Tout comme avaient été superbement ignorées les nouvelles super-armes russes présentées par Vladimir Poutine en mars dernier. Les USA sont-ils en train de réinventer la politique de l’autruche ?

http://www.entelekheia.fr/2018/06/24/le-monde-a-change-et-personne-en-occident-ne-la-remarque/

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"La réalité est que nous vivons désormais dans un monde multipolaire – et c’est le cas depuis au moins 2001. Toutefois, l’évidente vérité continuera à faire l’objet d’un déni de Washington, Londres et Paris, au mépris de l’abondance et de la clarté des faits.": voilà qui renforce d'autant le caractère obsolète de la "construction européenne", un projet impérial issu d'un monde qui n'existe plus...   P.G.

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