mercredi 18 avril 2018

Préserver la diversité linguistique contre le tout anglais de Wall Street pour préserver la créativité de l’Humanité !

Cet article du philosophe Heinz Wismann est captivant car il décrit avec une précision particulièrement grande la manière dont la langue détermine la manière de penser. Il est la démonstration de la nécessité de préserver la contre le tout-anglais pour que les sociétés humaines puissent préserver leur potentiel de créativité.

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Heinz Wismann, philosophe allemand à Paris, est l’auteur de «Penser entre les langues».
Voici l’entretien qu’il a accordé au journal suisse Le Temps visiblement plus soucieux du multilinguisme et de la défense de la que les médias français.

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Le Temps: Dans votre livre* «Penser entre les langues», vous écrivez, à propos du «Hochdeutsch»: «Cette langue qui, pour être parlée, suppose que les locuteurs soient libérés de la contingence des affects.» C’est exactement l’argument avancé par les Alémaniques pour défendre leur emploi du dialecte. Les Allemands parlent-ils donc aussi le dialecte en famille?

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Heinz Wismann: Par Hochdeutsch, on désigne la langue allemande codifiée, imposant le respect strict de ses règles syntaxiques. Et j’observe qu’à partir du moment où, entre deux locuteurs, l’affect s’en mêle, où la tonalité de l’échange devient plus familière, la syntaxe est malmenée. Mais cela ne veut pas dire que tous les Allemands parlent en famille un dialecte comme en Suisse. De fait, la plupart du temps, ils parlent une langue intermédiaire, volontiers teintée d’inflexions dialectales mais, surtout, syntaxiquement en rupture avec le carcan du pur Hochdeutsch, qui est terriblement contraignant.

– Pourquoi l’est-il?

– Le français place le déterminant après le déterminé: «Une tasse à café». En allemand, c’est l’inverse: Eine Kaffeetasse. Si vous appliquez ce principe à la structure de la phrase, vous obtenez une accumulation d’éléments chargés de déterminer quelque chose qui n’est formulé que plus tard. De la part du locuteur, cela demande une discipline de fer. C’est pourquoi les présentateurs des informations télévisées lisent en général leur texte: il est malaisé d’improviser correctement en Hochdeutsch. Par ailleurs, cette structure syntaxique limite la spontanéité de l’échange car elle oblige l’interlocuteur à attendre la fin de la phrase pour savoir de quoi il est question. D’où les remarques critiques de Madame de Staël sur l’impossibilité d’avoir une conversation en allemand…

– … parce qu’on ne peut pas interrompre un Allemand qui parle. Est-ce cela, le propre de la conversation: interrompre son vis-à-vis?

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Aux oreilles d’un Allemand, les Français sont des gens qui parlent tous en même temps. Mais s’ils peuvent se permettre de s’interrompre, c’est parce qu’ils évoluent dans une structure syntaxique où l’essentiel est posé d’emblée et l’accessoire suit. Ainsi, le «gazouillis» des salons français vanté par Madame de Staël consiste à emboîter le pas à celui qui parle comme on relance un ballon, à faire circuler la parole dans un esprit de connivence.

– Mais d’où vient la rigidité de l’allemand? Est-ce du fait que, contrairement à la plupart des idiomes européens devenus langues nationales, le «Hochdeutsch» n’était pas, à l’origine, une langue parlée?

– L’histoire du Hochdeutsch est compliquée. Elle puise son origine dans la traduction des Evangiles par Luther. On a bien affaire à la grammaticalisation d’un dialecte, mais à l’aide du grec ancien. On peut dire, pour faire court, qu’avant d’être adopté comme langue nationale, le Hochdeutsch a été une langue littéraire, puis administrative, mais pas vraiment parlée.

– Chaque langue, écrivez-vous, véhicule un rapport particulier au réel. Et l’instrument privilégié de ce «vouloir dire», c’est la syntaxe. Que «veut dire» cette bizarrerie allemande qui consiste à placer le verbe à la fin de la phrase?

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– Elle dit que le verbe est essentiel. Elle indique que l’action verbale, élément ultime de la chaîne des déterminations successives, porte l’ensemble de l’énoncé. Par contraste, la phrase latine est conçue à partir du sujet, sur lequel s’appuie le reste de l’énoncé. Il y a un rapport d’équivalence avec l’attribut, qui s’accorde en genre et en nombre: «La femme est grande.» Entre les deux, l’«auxiliaire» joue un rôle subalterne de copule. En allemand, le verbe est beaucoup plus puissant. On dit «La femme est grand», ce qui suppose quelque chose comme un verbe «grand être» où ce qui en français est attribut revêt une fonction adverbiale. On retrouve cette différence fondamentale dans la notion même de «réalité»: la «res» latine est une entité nettement circonscrite, distincte, à la limite immobile. La Wirklichkeit provient du verbe wirken, agir. Elle correspond à une réalité essentiellement dynamique. Certes, on peut aussi dire Realität en allemand, mais seulement pour constater un état de fait, le plus souvent assorti d’une nuance de regret: les rides qui se creusent sur mon front sont une Realität, pas une Wirklichkeit. On a affaire à deux univers mentaux, qui mettent l’accent l’un sur le mouvement, l’autre sur la localisation.

– Mais la langue ne crée pas ex nihilo notre rapport au réel: d’où vient cette différence?

– Schématiquement, on peut dire que le principe de spatialisation est central dans les régions où le soleil est mâle et la vue dégagée. C’est le cas des pays latins. En Allemagne, au nord en général, la brume voile la perception visuelle. Dans la forêt profonde surtout, c’est l’ouïe qui domine. L’oreille guette les bruits, qui évoluent d’un instant à l’autre.

– Toutes les langues du nord ne mettent pas le verbe à la fin…

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– Disons que l’allemand est la langue qui a poussé à l’extrême son propre principe de cohérence. Prenez l’horizon métaphorique du mot «appartenance»: en français, il évoque un appartement. En allemand Zugehörichkeit contient le verbe hören, entendre: on appartient à un groupe si l’on est capable d’entendre son appel. Le rapport au réel passe par l’ouïe. C’est pourquoi la musique constitue l’une des contributions principales des germanophones à la universelle. Avec la philosophie spéculative, qui est son corollaire. La «logique» hégélienne peut en effet être lue comme l’équivalent d’une phrase allemande ininterrompue alignant tous les éléments possibles du verbe «être». On retrouve le même souci d’exhaustivité dans le traitement du thème musical (Durchführung) de la sonate clas­sique.

– Les Allemands seraient plus portés sur l’action que les Français?

– Ils ont vraiment, je crois, une plus grande capacité à se projeter vers l’ailleurs. On le voit sur la scène économique mondiale, où ils sont très présents. Pourquoi les industriels français sont-ils si faibles à l’exportation? Ils sont trop bien dans l’«Hexagone», cet espace parfait!

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– Vous dites également du français que c’est une langue «allusive» et «compactée». En cela, elle est donc sœur jumelle de l’anglais, qui devrait pourtant être plus proche de l’allemand…

– L’anglais a en commun avec le français d’avoir été façonné par l’usage de cour. D’où son caractère idiomatique: lorsqu’on demande pourquoi, en anglais, telle chose se dit de telle manière, on vous répond «parce que c’est comme ça». Il n’y a pas de règle, il faut maîtriser la convention, laquelle change selon le milieu où se reflète la hiérarchie sociale. Le français, à un degré moindre, a ce même caractère idiomatique, l’allemand pas du tout: socialement, c’est une langue nettement plus égalitaire.

– Mais pourquoi dites-vous que le français est «compacté»?

– Le propre du courtisan, c’est de parler des choses «à bon entendeur». La grande prouesse de La Princesse de Clèves consiste à évoquer une passion amoureuse sans jamais la désigner explicitement. La conséquence de cette culture du demi-mot est que, de Montaigne à Madame de La Fayette, des dizaines de milliers de vocables ont été abandonnés. Racine écrit ses tragédies avec mille cinq cents mots. «Ardeur» lui sert à désigner une foule de choses différentes, de l’amour à la haine en passant par le courage au combat. C’est ce qui fait dire à certains que le français est la langue européenne la plus proche du chinois.

– Quand on colle aux choses, on ne voit rien, seule la distance rend lucide, écrivez-vous: être bilingue, ça rend intelligent?

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Chaque langue portant en elle un reflet du réel, quand je décolle de la mienne pour aller vers une autre, j’enrichis ma capacité à percevoir de la réalité. Je me donne une chance de développer une intelligence réflexive, c’est-à-dire d’aller voir ailleurs et de revenir enrichi de ce que j’ai compris en m’écartant de moi. J’oppose cette attitude au syndrome identitaire, qui est la forme la plus stupide de l’affirmation de soi: on est fier de n’être que ce que l’on est. C’est très appauvrissant.

– Mais rassurant, car pour prendre de la distance, il ne faut pas avoir peur de tomber…

– Bien sûr que c’est rassurant, et les populismes de toutes espèces exploitent aujourd’hui honteusement cette tendance naturelle à vouloir rester entre soi. S’éloigner est toujours «une petite douleur», comme dit Hegel dans ses récits pédagogiques. Mais il insiste sur les gratifications bien plus grandes, à la fois intellectuelles et affectives, que procure l’expérience du retour. Il recommande donc de fonder l’enseignement sur l’approfondissement de cette expérience, pour laquelle les langues étrangères, y compris les langues mortes, jouent un rôle essentiel.

– Mais pourquoi une telle régression identitaire aujourd’hui?

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C’est comme si les gens ne trouvaient pas d’autre moyen de résister à la mondialisation. On vit dans un monde très ouvert, mais c’est une fausse ouverture car notre perception de l’ailleurs passe généralement par un filtre unique: celui du «globish», cette langue de service, dénuée de toute dimension connotative, qui réduit à la portion congrue notre rapport au réel. L’anglais international ne reflète guère que l’univers des marchan­dises.

– Vous êtes contre toute idée de langue unique?

– Oui. La nostalgie d’un paradis pré-babélique est très régressive. Le principe de vie, c’est la différenciation: vive la prolifération des langues!

– Le plurilinguisme n’est-il pas le privilège d’une élite?

– C’est un privilège auquel tout le monde a droit. Sous prétexte de démocratisation, l’école d’aujourd’hui abaisse son niveau d’exigence et, ce faisant, creuse l’écart social. Elle n’a aucune excuse pour ne pas jouer son rôle, qui est d’arracher les enfants au monolinguisme infantile afin de leur donner accès à d’autres univers mentaux.


* «Penser entre les langues» de Heinz Wismann, Ed. Albin Michel, 312 p.

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mardi 17 avril 2018

Le Limousin a contribué au rapport parlementaire sur l'intelligence artificielle

Intelligence artificielle et éducation ? Alors que le rapport sur l’IA a été rendu en mars, la chargée de mission de l’Association limousine des professionnels des technologies de l'information et de la communication (ALIPTIC) Marie-Pauline Carpentier a été entendue par la commission du député Cédric Villani. Sa préconisation ? Former élèves comme enseignants.

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Quel impact aura l’intelligence artificielle dans nos vies?? Alors que la mission du député En Marche Cédric Villani a rendu son rapport fin mars, la question est posée.

Tous les secteurs sont concernés : « La Politique, la recherche, le travail et l’emploi, l’écologie, l’éthique… », énumère Marie-Pauline Carpentier, chargée de mission au sein de l’ALIPTIC.

« Une prise de conscience plus large »

Fin 2017, la jeune femme a été auditionnée par les membres de la mission, plus précisément sur le domaine de l’éducation. « J’étais là pour faire valoir les initiatives qui sont prises en Limousin, sur l’éducation et le numérique, explique-t-elle. Beaucoup de personnes sont personnellement engagées. Il y a une approche volontariste, mais il faut une prise de conscience plus large. »

En Limousin, les initiatives en la matière ne manquent pas. Mise en place du projet « Robotique et Intelligence Artificielle » au lycée Maryse-Bastié de Limoges, initiation à la robotique grâce aux robots Thymios au sein de l’école Odette-Couty de Limoges et accompagnement de quatre isolées de la communauté de communes de Bourganeuf, en Creuse. [??]

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Les codings-goûter, organisés par l’ALIPTIC, permettent également « d’acculturer » et d’habituer les plus jeunes, « dès trois ans », à la robotique et à la programmation. Pour finir, l’enseignement supérieur et l’ENSA de Limoges bénéficient également d’une initiation « à la programmation et au développement de la création visuelle ou graphique sous un angle novateur ». [???]

« Le rapport, reprend-elle, préconise de sensibiliser les apprenants et les équipes pédagogiques sur les changements. Ça concerne aussi bien l’orientation scolaire que la transformation des métiers dans le ministère. Il faut faire comprendre à tous qu’il faut évoluer. »

Et l’emploi??

Plus largement, le combat sur la question de l’IA est également éducatif, au sens le plus strict du terme. « Avec l’intelligence artificielle, beaucoup de gens se posent la question de l’impact sur l’emploi, explique Marie-Pauline Carpentier, dont la collègue Annabelle Picot s’occupe également du sujet au sein de l’ALIPTIC. Lors de ma présentation, j’ai choisi de prendre le contre-pied au discours dominant, qui dit qu’il faut créer des formations surqualifiantes sur le sujet. Je pense au contraire que ça ne doit pas être élitiste, mais concerner des formations technologiques, des BTS. Ainsi, les personnes comprendront mieux ce qu’il en est et pourront se l’approprier. »

Sébastien Dubois

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Macron met 1,5 milliard (une paille) pour le développement de l'intelligence artificielle, mais supprime des enseignants dans les zones rurales !!
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J'aurais tendance à dire que ceux qui parlent le plus de l'intelligence artificielle sont ceux dont la naturelle leur fait cruellement défaut !

Et quand on lit la phrase incompréhensible de Mme Carpentier "
Les codings-goûter, organisés par l'ALIPTIC, permettent également « d'acculturer » et d'habituer les plus jeunes, « dès trois ans », à la robotique et à la programmation." on ne peut être que très inquiet pour le futur niveau intellectuel de nos enfants !

Et ce, surtout quand on sait que ceux qui travaillent sur ce sujet (Steve Jobs en tête) interdisent (ou interdisaient pour Jobs) la technologie à leurs enfants en donnant pour motif qu'ils en connaissent les dangers !!!

S.R.


Pourquoi Steve Jobs et Cie ont gardé leurs enfants éloignés des iPads

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Les dirigeants de la Silicon Valley transforment le monde en un environnement totalement technologique, mais se montrent comme parents particulièrement réticents à l'égard de ces applications innovantes, écrit Nick Bilton, journaliste spécialiste de la technologie auprès du journal américain The New York Times. Bilton a en effet constaté que l'élite de la Silicon Valley contrôle de manière stricte l'utilisation de la technologie par leurs enfants.

« Le défunt Steve Jobs a admis à l'époque que ses enfants n'avaient jamais utilisé un iPad, un des grands succès d’Apple », explique Nick Bilton. Jobs faisait également remarquer aussi que l'utilisation de la technologie était particulièrement limitée dans sa maison.

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Plus tard, il est apparu que Jobs n'était pas une exception. Dans la famille de Evan Williams, un des fondateurs de Twitter, les enfants n'ont pas non plus de tablettes et en outre, la lecture de livres imprimés est encouragée. Chris Anderson, ancien rédacteur en chef du magazine de technologie Wired, a même admis qu'il ne tolérait pas d'écran d'ordinateur dans la chambre de ses enfants.

« Nous avons constaté en premier les dangers de cette technologie et je ne veux pas que mes enfants puissent être confrontés à ces problèmes », a affirmé Anderson pour justifier ces restrictions.

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Bilton dit avoir constaté que la plupart des pionniers de la technologie limitent l'utilisation de gadgets comme les tablettes ou les smartphones par leurs enfants à 30 minutes par jour pendant la semaine, alors que d'autres ne tolèrent l'usage de la technologie que pendant le week-end.

A partir de l'âge de dix ans, les enfants de ces pionniers peuvent, selon le journaliste, utiliser pour la plupart un ordinateur, mais uniquement pour leurs travaux scolaires.

Hannah Rosin, journaliste auprès de The Atlantic, a constaté un phénomène similaire chez les concepteurs d'applications pour enfants. « Là aussi, il a semblé que le divertissement numérique est tabou pendant la semaine », dit-elle.

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Les restrictions par rapport à la technologie se reflètent aussi souvent selon les observateurs dans le choix des écoles que les entrepreneurs de Silicon Valley réservent à leurs enfants.

Beaucoup de cadres d'entreprises de Google, Yahoo, Apple et eBay semblent en effet avoir inscrit leurs enfants à la Waldorf School dont la philosophie ne laisse aucune place à la technologie qui selon la direction, représente une menace pour la créativité, le comportement social et la concentration des élèves.

https://fr.express.live/2014/09/17/pourquoi-steve-jobs-et-cie-ont-garde-leurs-enfants-eloignes-des-ipads-exp-207897/

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mercredi 11 avril 2018

Isère : une chaîne humaine contre la privatisation des barrages hydroélectriques

Plusieurs centaines de personnes ont protesté dimanche contre l'ouverture à la concurrence d'une partie du parc hydroélectrique français, envisagée par le gouvernement dès 2018.

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Plusieurs centaines de personnes ont constitué dimanche une chaîne humaine près d'un barrage de l'Isère pour protester contre l'ouverture à la concurrence d'une partie du parc hydroélectrique français, envisagée par le gouvernement dès 2018.

Réunis à l'initiative du Parti communiste, élus locaux, syndicats et sympathisants se sont alignés vers 14h sur un pont surplombant le barrage du Sautet, à Corps, pour s'ériger symboliquement contre une "logique libérale" qu'ils jugent "contraire à l'intérêt général". "Non à la privatisation de l'hydroélectricité" et "Non à la privatisation des barrages", pouvait-on lire sur deux grandes banderoles déployées sur les barrières de sécurité du pont, tandis qu'un rassemblement semblable se tenait au même moment dans l'Indre.

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"Nous lançons un appel à la mise sous protection publique et citoyenne de tous les barrages en France. La logique dans laquelle le gouvernement s'engage risque de conduire à la privatisation de cette ressource utile à la transition écologique", a souligné le secrétaire national du PCF Pierre Laurent.

150 ouvrages ouverts à la concurrence d'ici à 2022. Début janvier, le gouvernement Macron a transmis à l'UE une liste de 150 ouvrages hydroélectriques - sur les 400 du parc français - pouvant être ouverts à la concurrence d'ici à 2022. Parmi eux les barrages alpins de Lac Mort, Drac amont, Beaufortain et Super Bissorte pourraient être les premiers proposés à un rachat dès 2018. Les manifestants reprochent au gouvernement d'avoir cédé en catimini à une injonction de l'Union Européenne, qui fait pression sur la France depuis plusieurs années pour que soit mis un terme au monopole historique d'EDF.

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"Dommages collatéraux". "L'injonction de l'UE se base sur un argument qui ne tient plus car ce monopole s'affaisse un peu plus chaque année. Dès lors, pourquoi la France engage-t-elle cette ouverture alors qu'elle a auparavant toujours résisté ?", s'interroge Fabrice Coudour, secrétaire général CGT Energie Savoie. Le responsable syndical, qui prédit des "dommages collatéraux" dans divers secteurs comme le tourisme, souligne l'importance de manœuvrer dans "une logique de défense des concessions au travers des Services d'intérêt généraux (SIG)". "On veut disséminer ce patrimoine dans les mains d'opérateurs privés qui auront d'autres objectifs, et notamment ceux d'engranger des profits", déplore Pierre Laurent, rappelant que l'État "a beaucoup d'argent à faire" car "ces barrages sont aujourd'hui largement amortis".

Auteure en 2013 d'un rapport parlementaire sur les concessions hydroélectriques, la député PS Marie-Noëlle Battistel constate de son côté le "manque de réciprocité" dans la plupart des autres pays européens, qui "se sont organisés pour échapper à cette mise en concurrence". "Une situation de monopole en amont n'empêche pas l'ouverture du marché à l'aval", insiste-t-elle.

http://www.europe1.fr/societe/isere-une-chaine-humaine-contre-la-privatisation-des-barrages-hydroelectriques-3621314

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/isere-une-chaine-humaine-contre-la-privatisation-des-barrages-hydroelectriques_122880

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Le PCF qui soutient la construction européenne en déplore les conséquences et veut faire croire qu'on peut ne pas appliquer les directives en appelant la population à "résister". Pierre Laurent fait semblant de découvrir la logique qui se cache derrière et qu'il est censé combattre. Il devrait sans doute relire les déclarations de ses prédecesseurs au poste de secrétaire général...

P.G.

PROJET BOSSUET

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mardi 10 avril 2018

Evacuation à Notre-Dame-des-Landes : affrontements et journalistes tenus à l'écart

L'opération d'expulsion des occupants "les plus radicaux" de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a débuté ce lundi 9 avril aux alentours de 6 heures du matin. Au cours des affrontements entre zadistes et forces de l'ordre, un gendarme a été blessé à l’œil... Pendant que les journalistes ont été escortés en dehors de la zone et interdits de filmer.

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Trois mois après l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, place à l'évacuation d'une partie de la ZAD. Une opération d'expulsion des occupants "les plus radicaux", selon le communiqué du ministère de l'Intérieur, a débuté à l'aube, mobilisant 2.500 gendarmes mobiles. Au total, "une centaine de personnes" doivent être délogées. Peu avant 11h30, la préfète [sic] de la région Pays de la Loire a établi un premier bilan de dix squats démantelés "dont trois en cours" et de "six personnes expulsées sur un même squat". "Les autres étaient vides", a-t-elle indiqué, estimant que l'objectif d'une "quarantaine de squats démantelés" était "presque atteint".

Le tout ne s'est pas fait sans violence. Des affrontements ont eu lieu entre zadistes et force de l'ordre. Un gendarme a été blessé à l’œil, touché par un tir d'artifice. Il a été transporté immédiatement au CHU de Nantes. Une personne a été interpellée sur le lieu-dit des "Fosses noires" pour des jets de projectiles.

Echanges de grenades et de projectiles

Selon la Place Beauvau, une "mission de maintien de l'ordre" a d'abord été lancée par les forces de police aux alentours de 3 heures du matin après que des barricades ont été incendiées par des zadistes, certainement alertés de l'opération à venir. Les militaires ont ensuite dégagé la RD 281 traversant le site, où des obstacles avaient été installés.

Face à eux, des dizaines d'occupants et certains de leurs soutiens appelés en renfort ont tenté d'empêcher l'opération par des tirs de projectiles. En réponse, les gendarmes ont usé de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Des tractopelles ont ensuite suivi pour détruire des logements illégaux installés sur place.

Invité de la matinale d'Europe 1 au même moment, Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, a assuré que des "consignes de retenue" avaient été données aux forces de l'ordre pour éviter toute flambée de violence. Les arrestations, selon lui, viseront les "individus auteurs de violence ou d'actes de rébellion".

Les médias tenus à l'écart

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Sur les réseaux sociaux, entre les deux camps, c'est aussi une bataille de l'image qui se dispute. Du côté des zadistes, via le compte Twitter de la zone, en plus des vidéos en direct montrant les expulsions, on joue de l'humour pour feinter une certaine sérénité face à cette intervention.

Côté gouvernement, l'atmosphère est nettement plus tendue, puisqu'on tente de verrouiller la couverture de l'évènement. En effet, plusieurs journalistes témoignent avoir été mis à l'écart par les forces de l'ordre. Le reporter du Monde Cédric Pietralunga indique que "le ministère de l'Intérieur a invité les journalistes sur place à 'ne pas gêner les manœuvres opérées par la gendarmerie', à rejoindre un 'espace presse' et propose aux rédactions des photos et vidéos de l'opération 'libres de droits'".

En clair, les médias sont interdits de filmer les affrontements, et doivent se contenter des images officielles fournies par les forces de l'ordre. Ils sont également escortés en dehors de la zone où ont lieu les heurts. Le journaliste de France Bleu Antoine Denéchère a indiqué que "la gendarmerie envo[yait] par mail les vidéos et photos de l'opération en cours". Il sera donc vraisemblablement difficile de se faire une idée pour l'observateur neutre : tandis que le porte-parole du ministère de l'Intérieur a évoqué des "affrontements peu intenses" entre les 2.500 gendarmes mobiles et 30 à 50 zadistes, les occupants de Notre-Dame-des-Landes ont tenu un point presse dans lequel ils déclarent ressentir une "vive émotion après cette opération brutale qui met à mal le dialogue qui commençait avec la préfecture."

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L'opération était prévue de longue date : le gouvernement avait annoncé le 17 janvier dernier son intention d'évacuer les "occupants illégaux de parcelles" à la fin de la trêve hivernale. En clair, ceux qui n'ont pas communiqué aux autorités un projet à vocation agricole pour ces terres, comme l'a rappelé le Premier ministre samedi dans une interview accordée au Parisien. La quasi-totalité des occupants ne l'ont pas fait, préférant une gestion collective du territoire et la possibilité de mener des projets non-agricoles.

Ce n'est pas la première tentative d'évacuation de la ZAD. En 2012, l'opération "César" s'était soldée par un échec cuisant. Les 300 occupants de l'époque avaient refusé de quitter les lieux malgré l'intervention policière musclée. Les zadistes avaient communiqué le chiffre d'une "centaine de blessés" dans des affrontements avec les gendarmes. Des violences qui ont coûté cher, en terme d'image, au gouvernement de Jean-Marc Ayrault et à la présidence de François Hollande. Un épisode que l'exécutif actuel veut certainement s'épargner, quitte à empêcher les journalistes d'en être témoins.

La préfète de la Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire Nicole Klein a tenu une conférence de presse ce lundi 9 avril dans
l'après-midi afin de livrer un compte-rendu des opérations de la matinée. Soulignant que l'intervention des forces de l'ordre, "menée avec discernement dans le plus strict respect du droit", n'était "en aucun cas une surprise", la préfète a donné quelques détails chiffrés : sept personnes ont été interpellées par les gendarmes, dont celle qui aurait "blessé légèrement"un gendarme à l’œil. 13 squats ont été évacués, dont six détruits. D'après la préfète, tous les occupants de la ZAD ne sont pas voués à être évacués : elle a affirmé que ceux qui avaient déposé un "projet agricole sérieux" à la préfecture n'étaient pas menacés. Nicole Klein a toutefois prévenu : "En cas de réoccupation, les forces de l’ordre interviendront sans délai. On ne laissera pas se recréer une zone de non droit. Le retour à l’état de droit est non négociable."

https://www.marianne.net/societe/evacuation-notre-dame-des-landes-affrontements-et-journalistes-tenus-l-ecart?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Quand les adeptes de la censure se plaignent d'être censurés...Vous allez voir qu'ils vont nous faire le coup de la presse en danger. C'était bien la peine de faire la campagne de Macron, quel ingrat!   P.G.

 

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samedi 7 avril 2018

Comptes de campagne d'Emmanuel Macron : le parquet saisi par la Commission ne donne pas suite

Selon nos informations, le parquet de Paris a bien été saisi pour l'existence de quatre donateurs trop zélés de la campagne d'Emmanuel Macron. Leurs explications, qui n'avaient pas convaincu la Commission des comptes de campagne et du financement des partis politiques, ont en revanche conduit la parquet à ne pas donner suite au signalement.

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Circulez, il n'y a rien à voir. Si le parquet de Paris a bien été saisi d’un signalement de quatre donateurs de la campagne d’Emmanuel Macron ayant versé deux fois le plafond autorisé de 4 600€ par personne, il a considéré qu'il n'y avait pas matière a aller plus loin, comme Marianne a pu l'apprendre auprès de son porte-parole.

Comme nous l’avions annoncé, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) avait en effet conclu dans son rapport fin février à des irrégularités dans le poste "donations" du compte du futur Président. Et l'avait signalé à la justice.

L’identité de ces personnes demeure soumis au secret de la procédure. La seule chose que l'on sache, c'est que trois d’entre elles sont résidentes au Royaume-Uni, et que le dernier habite à New-York. Vingt autres cas avaient été identifiés par la CNCCFP pour des faits identiques mais avaient attesté sur l’honneur que deux personnes, au sein du même ménage, étaient bien à l’origine des deux dons - ce qui rend le versement légal. A l'inverse, ces quatre personnes n’ont pas pu produire une telle missive, comme le précise le rapport de la Commission : « Dans 20 des 24 cas concernés le second donateur a produit une attestation confirmant que le don excédentaire a été fait en son nom ; en l'état, de surcroît 18 300 euros de dons n'ont pas fait l'objet d'une telle attestation.» [????sic]

Si la Commission dirigée par François Logerot a tenu à saisir la justice, ce sont pourtant sur la base de ces mêmes pièces que le parquet a décidé de ne pas donner suite. Ce dernier a retenu l'« absence de mauvaise foi » des donateurs. Comment expliquer ce grand écart d'analyse ? Contactée, la Commission a été on ne peut plus claire : « Pas de commentaire ».

https://www.marianne.net/politique/comptes-de-campagne-d-emmanuel-macron-le-parquet-saisi-par-la-commission-ne-donne-pas?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Selon que vous serez riches et puissants...   P.G.

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mardi 3 avril 2018

Avec la réforme Pénicaud, le gouvernement promeut le pantouflage des hauts-fonctionnaires

Travailler pour une banque et obtenir une "promo" en tant que fonctionnaire, c'est... bientôt possible. Le gouvernement souhaite encourager la mobilité de ses cadres vers le secteur privé, en leur permettant de conserver un temps leur avancement en tant que fonctionnaire.

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A quoi bon servir l’État quand vous pouvez obtenir votre promotion... tout en travaillant pour une banque ? Tel est bien le type de situations que le gouvernement souhaite encourager, selon l'AFP et Le Monde, qui s'est procuré le mercredi 28 mars le projet de loi sur la formation professionnelle préparé par Muriel Pénicaud.

Application ultime du modèle "start-up Nation" , ce projet de loi, qui sera présenté en Conseil des ministres à la mi-avril, souhaite favoriser la mobilité des fonctionnaires dans le secteur privé. Ce genre d'expériences permettra en effet, selon le gouvernement, "aux administrations (…) de bénéficier de l’expérience et des compétences acquises" par les intéressés. Demain, dans le nouveau monde macronien, les agents publics pourront ainsi se mettre en "disponibilité", selon le jargon interne, tout en conservant pendant cinq ans leur droit à à un avancement.

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"Lorsqu'un fonctionnaire bénéficie d'une disponibilité au cours de
laquelle il exerce une activité professionnelle, il conserve, pendant
une durée maximale de cinq ans, ses droits à l'avancement
", précise le texte. Un haut-fonctionnaire travaillant chez l'Oréal ou Carrefour pourra donc potentiellement obtenir une "promo" à la place de son collègue qui sert l’Etat tous les jours. De quoi susciter quelques grincements de dents en interne...

Prime de l'Etat à ceux... qui renoncent à le servir

Plus étonnant encore, le gouvernement assume le fait que ces nouveautés "concernent tout particulièrement les fonctionnaires appartenant aux corps de l’encadrement supérieur". Autrement dit, on encourage les hauts-fonctionnaires à partir dans le privé pendant un temps. Drôle d’État, qui promeut et récompense ses cadres qui délaissent l'intérêt général...

Les hauts-fonctionnaires n'ont de toute façon pas attendu ce droit à l'avancement pour "pantoufler" en masse. En 2010, une étude publiée dans la Revue française d'économie a établi que 60% des énarques de Bercy rejoignent le privé à un moment de leur carrière. La même année, un article de la revue Sociologies pratiques signalait que 62% des inspecteurs des finances font le même choix. La majorité de ces pantoufleurs - et notamment l'actuel chef de l'Etat, Emmanuel Macron - intègre le secteur de la banque, où leurs émoluments sont démultipliés. C'est évidemment leur droit. Est-ce pour autant le rôle de l'Etat d'accorder une prime à ceux qui renoncent à le servir ?

https://www.marianne.net/politique/avec-la-reforme-penicaud-le-gouvernement-promeut-le-pantouflage-des-hauts-fonctionnaires?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
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lundi 2 avril 2018

SNCF : le rapport Spinetta dézingue Philippe

Le gouvernement a réussi un double tour de force. D’abord, nous convaincre que la situation de la SNCF est catastrophique, alors que ce n’est pas le cas. Ensuite, nous expliquer que tout est de la faute des cheminots, quand les problèmes viennent surtout du « tout TGV ».

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« Ce qui est dangereux pour la SNCF, ce qui est inacceptable pour les Françaises et les Français, c’est le statu quo. C’est lui qui est dangereux. » Edouard Philippe a été clair : c’est notre système qu’il faut revoir, à commencer par le statut des cheminots, cet ensemble de droits qui les empêche d’être flexibles, cet impératif tellement macronien. Et puis la SNCF coûte cher, et les déficits, il n’aime pas ça, Philippe.

Pour convaincre, le gouvernement s’appuie sur le rapport sur L’avenir du Transport ferroviaire de Jean-Cyril Spinetta, qui a occupé des fonctions de direction chez Air France, AREVA, Alcatel, Saint-Gobain et Engie, toutes entreprises de service public bien connues. Certes, dans son rapport, Spinetta fait de la concurrence toujours et partout la dernière conquête en date de l’humanité.

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Mais sa lecture réserve quelques jolies surprises. En effet, si on est priés de tout casser, c’est après avoir montré que le train français ne marche pas si mal, et qu’il coûte nettement moins cher que les systèmes ferroviaires de pays voisins. Ainsi, le prix moyen pour le passager serait en France de 8 euros pour 100 kilomètres, contre 30 euros au Danemark et en Suisse. Est-ce que l’on aurait pu s’arrêter un instant sur cet écart vertigineux en notre faveur ?

Par ailleurs, le rapport indique que le niveau de satisfaction des Français à l’égard du train « est au-dessus de la moyenne européenne ». Un constat franchement surprenant au regard de la dégradation de la qualité de service, avec l’accumulation de retards (un train sur dix a plus de 5 minutes de retard) et les trains bondés ou annulés, mais comme l’enquête a été effectuée par la Commission européenne, on la croit.

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Et surtout, le rapport Spinetta rappelle cette évidence qui change tout : « Dans tous les pays européens, le transport ferroviaire est financé en grande partie par des subventions », qui dépassent partout 40 % du coût total. Le rapport dénonce d’ailleurs le « sous-investissement massif » de l’Etat dans le réseau ferroviaire français, en raison de la priorité donnée au TGV. Donc la dette, ce n’est pas la faute de la SNCF, mais de l’Etat. Ce qui change tout, non ?

En effet, aucune activité de transport ferroviaire ne peut être rentable si elle doit financer les infrastructures, bien trop chères. Or il faut un réseau ferroviaire dense et de qualité pour désenclaver les régions isolées, et, évidemment, limiter la pollution (un voyageur en TGV émet 50 fois moins de CO2 qu’en voiture).

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Mais tout cela ne coûterait-il pas trop cher au contribuable ? Selon Gerald Darmanin, qui aime les galipettes comptables, la SNCF coûterait chaque année 340 euros à chaque Français adulte. C’est très malin de se faire peur de la sorte. Allons-y : l’éducation nationale nous coûte 1 000 euros par an, l’armée 700 euros… Au secours !

Oui mais après, leurs services sont gratuits, non ? Et puis ma boulangère me coûte 600 euros par an pour une baguette par jour et deux croissants le dimanche, est-ce un scandale ? Et en plus, Darmanin ment. Car selon le rapport Spinetta, le coût pour le contribuable n’est que de 200 euros, à supposer même que ce chiffre ait un sens.

Dernier fait rigolo : selon le « Railway Performance Index » du BCG, qui mesure la qualité globale des systèmes ferroviaires, la France se classe 4ème, au même niveau que l’Allemagne et la Suède, et devance les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique, l’Espagne et l’Italie, et bien sûr le Royaume-Uni, qui sont, on le sait, des pays sous-développés…

Comment oser proclamer après ça, comme le fait Edouard Philippe, que « la situation est alarmante, pour ne pas dire intenable » ? Sa stratégie est classique. 1. Dresser un tableau apocalyptique du service rendu. 2. Faire flipper tout le monde avec la « dette ». 3. Invoquer « l’urgence » comme si tout allait s’effondrer demain faute de « réforme ».

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Et la solution à tous nos maux : précariser les futurs cheminots sur l’autel de la réforme, histoire de paraître « moderne » et « équitable ». Alors que rien dans le rapport Spinetta ne montre que leur sacrifice résoudra tous les problèmes.

Jacques Littauer

https://blogs.alternatives-economiques.fr/gadrey/2018/03/23/sncf-quand-le-rapport-spinetta-contredit-la-propagande-mensongere-du-gouvernement

dimanche 1 avril 2018

Steva Bessines en redressement, les salariés promettent un « GM & S 2 » s'ils ne sont pas payés en mars

A la demande de la direction, Steva Limousin doit être placée en redressement, la semaine prochaine. Un nouveau coup dur pour l’usine de Bessines-sur-Gartempe, en Haute-Vienne.

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Leurs yeux semblent vides et leurs têtes, soutenues à grand-peine par leurs mains d’ouvrier, paraissent bien lourds. Chez Steva Limousin, ex-Altia, ex-Sonas, ex-Hallberg, l’imminence du pire laisse peu de répit. « Put…, c’est la neuvième fois », souffle un salarié.

Reprise, il y a trois ans, l’usine haut-viennoise va de nouveau être placée en redressement judiciaire, à la demande de la direction*. L’annonce de la procédure a été faite aux représentants des salariés, hier, au cours d’un comité d’entreprise exceptionnel. Pour eux, l’équivalent d’une mauvaise histoire drôle, qui plagierait Un jour sans fin. Titre possible : Retour vers un futur incertain.

Dettes et manque à gagner

« C’est le non-paiement des cotisations retraite qui a tout déclenché », précise la vice-présidente PS de la Région et maire de Bessines, Andréa Brouille. Selon Bruno Grimaux, secrétaire FO du comité d’entreprise, l’usine compte également « une dette fiscale de 1,2 M€ » et « des échéanciers pour les mutuelles et l’Urssaf » sont en cours.

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« On fait 1,2 M€ de chiffre d’affaires par mois, il nous faudrait 1,4-1,5 M€ », calcule-t-il. La colère des salariés est d’autant plus vive qu’ils ont consenti des efforts sur leur temps de travail et pour certains, rendu deux jours de RTT. Or, la procédure de redressement pourrait se doubler de « dix à quinze licenciements » au sein des services administratifs. « C’est-ce que la direction voudrait, explique le syndicaliste. On était en discussion sur ça, avant le CE. »

« Une audience au tribunal de commerce est prévue mardi », ajoute-t-il. Elle devrait se dérouler à Lyon. En attendant, seule la moitié de la paye de mars a été versée aux 115 ouvriers. « Et il a fallu que je me batte avec Lassablière (N.D.L.R. : le PDG de Steva) », précise Bruno Grimaux. Il manque 120.000 € pour combler le delta. « Seul l’administrateur peut les solliciter, explique Andréa Brouille. C’est pour ça qu’on sera très attentif au placement en RJ, pour qu’on puisse assurer aux salariés d’être payés dans les meilleurs délais. » « Si on n’est pas payés, ça sera GM & S 2 », prévient Bruno Grimaux.

La Région « a beaucoup de questions » à poser à la direction

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Outre leurs parcours chaotiques, les ex-GM & S de La Souterraine (aujourd’hui LSindustry, voir ci-dessous) et les ouvriers de Steva Bessines partagent un actionnaire en commun, Alain Martineau, qui, en 2015, a soutenu la reprise par son collaborateur Philippe Lassablière et détient aujourd’hui 20 % des parts de Steva. « La Région a sollicité un rendez-vous avec eux, explique la vice-présidente PS. Je suis vraiment tombé des nues par rapport à ces difficultés. On a déjà beaucoup de questions à leur poser. » Comme l’utilisation du prêt de 900.000 € destinés à un projet de containers connecté. « Où est passé cet argent?? Sera-t-il investi?? », interroge Andréa Brouille.

Les salariés et Bruno Grimaux en tête ajouteraient bien une autre interrogation : quid de la SCI, toujours détenue par les anciens patrons d’Altia et qui chaque mois, obère les finances de la boîte de 25.000 €?? « Quand il a repris La Souterraine, Martineau a négocié avec eux. Je l’ai appelé pour qu’il en fasse autant pour Bessines », explique Bruno Grimaux.

« Entre GM & S et Steva, la situation est un peu différente, nuance Andréa Brouille. Pour GM & S, on devait sauver l’activité; chez Steva, il y a une holding, une vingtaine d’usines, ils ont les moyens de soutenir Bessines. » La Région se propose également d’étendre à Bessines « l’accompagnement économique et social » dont bénéficie le secteur de La Souterraine.

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Plusieurs rencontres la semaine prochaine

La Région doit recevoir les salariés, vendredi. Alertée par Bruno Grimaux, la députée En Marche Marie-Ange Magne, doit en faire de même, dans le courant de la semaine. Son homologue creusois Jean-Baptiste Moreau se penchera aussi sur le dossier. En fonction de l’évolution de la situation, Bruno Grimaux n’exclut aucune action. « Bloquer l’A 20, mettre des bonbonnes de gaz sur une usine, on sait faire. On est prêt à foutre la m…, mais on va discuter d’abord. Pour l’instant, il n’y a pas d’ultimatum. Mais la situation est frustrante. »

(*) Sollicitée, elle n’a pas souhaité s’exprimer.

Sébastien Dubois

https://www.lepopulaire.fr/bessines-sur-gartempe/social/2018/03/31/steva-bessines-en-redressement-les-salaries-promettent-un-gm-s-2-s-ils-ne-sont-pas-payes-en-mars_12794767.html

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"La Région doit recevoir les salariés, vendredi. Alertée par Bruno Grimaux (secrétaire FO du comité d'entreprise) le député En Marche Marie-Ange Magne, doit en faire de même, dans le courant de la semaine."
Alors là, les pauvres, ils sont mal barrés, surtout quand on a déjà vu ses différentes prestations dignes d'une carpette, notamment lors du débat organisé par les avocats en décembre dernier.
    S.R.

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mercredi 28 mars 2018

Plan Macron pour la Creuse, un exemple unique en France

Le Plan particulier de la Creuse (PPC) a pris un coup d’accélérateur vendredi. Le comité de pilotage a réussi à mettre tous les élus qui comptent autour de sa table. Il n’y a plus qu’à faire… Et vite.

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« Un élu a dit d’aujourd’hui que c’était une journée historique », a confié le préfet Philippe Chopin au sortir, vendredi 23 mars du séminaire qui a réuni tout ce que la Creuse compte de grands élus et de chefs de services pour aboutir à la création du comité de pilotage du fameux Plan particulier pour la Creuse (PPC).

Historique ? L’élu, dont le préfet n’a pas donné le nom, s’est-il laissé emporter par l’enthousiasme ? Peut-être pas, car en créant ce "gouvernement" du Plan particulier pour la Creuse (PPC), les Creusois visent de vastes ambitions : pas moins que d’enrayer le déclin démographique de la Creuse et lui donner un « dynamique économique positive et durable ».

Et s’il fallait en rajouter, le président Macron – qui a décidé de ce programme spécifique et unique en France – veut que la Creuse invente, en se réinventant, une ruralité d’avenir dont les solutions seront conjuguées ailleurs.

Bref, si ça marche, ce vendredi 23 mars 2018 sera bien à marquer d'une pierre blanche. Durant cette journée, claquemurés dans la salle Erignac de la préfecture à Guéret, élus et fonctionnaires ont partagé un diagnostic : forces et faiblesses de la Creuse, espoirs et menaces… dont celle de finir à moins de 100.000 habitants comme la Lozère. Ils se sont fixé des priorités, des groupes de travail (lire ci-dessous) pour les atteindre et une gouvernance pour les réaliser.

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Et au bout de la journée, tout le monde s’est félicité d’avoir surmonté le premier écueil : réunir autant de Creusois de couleurs différentes, sans que cela ne parte à la foire d’empoigne. « Pas de chicanerie politicienne », a souligné le député Moreau trop heureux de voir le macronisme décliner aussi facilement son “ni droite ni gauche” en Creuse.

La valse des étiquettes

Jean-Jacques Lozach, le sénateur PS, s’est réjoui que des « accords » aient été trouvés sur tout : l’objectif, le calendrier et la méthode. Éric Correia, l’ancien hamonien, s’est félicité de la fin des « divisions ». Valérie Simonet, la présidente républicaine du Département, a pointé « cet instant zéro où l’on a identifié les freins de la Creuse » pour mieux relever que plus personne n’a le pied sur ledit frein.

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À ses côtés, Pierre Désarménien, pour les intercommunalités, a assuré que « tous les élus sont associés » quand Gilles Bauchoux, le président de la CCI, a garanti que les consulaires seraient tous de la partie pour que le « projet réussisse ».

Aucun n’a voulu faire de politique politicienne. Alors faisons-le à leur place. Relevons que le projet initial de coprésidence a été abandonné. Valérie Simonet n’aurait pas été contre qu’un élu, ou une élue, copréside, avec le préfet, le comité de pilotage. Jean-Jacques Lozach, lui, n’était vraiment pas pour. Il a obtenu gain de cause.

Notons aussi que sur les élus référents des groupes de travail, dix sont de gauche, cinq sont membres ou proches de la majorité départementale de droite et deux seulement sont macroniens. Dans ce dernier cas, il est vrai que s’il y a un général en Creuse, il y a peu de soldats. Relevons enfin que si le sud, l’est, le nord et le pays de Guéret sont bien représentés parmi ces référents, ce n’est pas le cas du bassin sostranien.

Le complexe des guichets

Mais comme tout le monde a décidé de faire valser ses étiquettes, territoriales ou partisanes, tout cela n’a que peu d’importance.

L’urgence, désormais, c’est d’agir. Et vite. Pour avoir du concret à montrer dès cette année aux Creusois. Et au président Macron qui doit venir en Creuse.
Et pour agir, il faut des moyens. Une nouvelle fois, ce sont les fonds non-consommés du Massif Central et de l’Europe qui ont été évoqués.

Des dizaines de millions qui dorment. Sauf que s’ils ne sont pas utilisés, c’est qu’il y a une raison : la complexité des dossiers pour les obtenir. Est-ce que les petites communes, com-com, PME ou associations de la Creuse ont les moyens de remplir ces formulaires ? Non, et tout de monde le savait autour de la table. Il reste donc à inventer une ingénierie financière pour y arriver. Sinon, les vastes ambitions… 

Eric Donzé

Le comité de pilotage et ses priorités...

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Le comité de pilotage

Présidence (administrative) : le préfet Philippe Chopin. Membres du bureau : les sénateurs J.-Jacques Lozach et Éric Jeansannetas ; le député J.-Baptiste Moreau ; la présidente du Département, Valérie Simonet ; la vice-présidente de la Région, Geneviève Barat ; les présidents (ou représentants) des sept intercommunalités ; le président de l’Association des maires de la Creuse, Michel Vergnier et les trois présidents des chambres consulaires (CCI, CMA et Agriculture).

Les 17 groupes de travail

Agriculture et agroalimentaire durables. Élus référents : Geneviève Barat et Pierre Désarménien. Culture et Loisirs. Élu référent : Thierry Bourguignon. Services publics. Élu référent : Michel Vergnier. Nouvelles technologies liées à la santé. Élu référent : Éric Correia. Nouvelles technologies liées aux drones. Élu référent : Gilles Bauchoux. Éducation, enseignement, formation et insertion. Élu référent : Éric Jeansannetas. Transition énergétique. Élue référente : Pauline Cazier. Exploitation de la forêt et transformation du bois. Élu référent : Sylvain Gaudy. Habitat, logement, urbanisme. Élu référent : Jean-Luc Léger. Logistique. Élu référent : Jean-Baptiste Moreau. Maçon de la creuse de demain. Élu référent : Bernard Bouillot Numérique et téléphonie. Élue référente : Valérie Simonet. Santé. Élu référent : Vincent Turpinat. Sports de nature. Élu référent : Jean-Luc Barbaire. Tapisserie d’Aubusson. Élu référent : Jean-Jacques Lozach. Tourisme. Élus référents : Nicolas Simonet, Marie-Françoise Ventenat et Sylvie Martin Transport et mobilité. Pas d’élu référent indiqué pour l’instant.

Les trois axes stratégiques

Accompagner les évidences. Pour donner une image forte, dynamique et positive de la Creuse : Faire de Guéret une capitale des sports et loisirs de nature ; développer les savoir-faire autour de la tapisserie d’Aubusson ; promouvoir une agriculture et une industrie agroalimentaire durables ; faire de la Creuse une destination phare du tourisme vert et culturel et cultiver le berceau creusois des constructeurs d’hier et de demain.

Créer et développer les activités de niches. Notamment dans les secteurs suivants : domotique et santé ; usages et technologies liés aux drones ; biotechnologies ; transformation et valorisation du bois et services publics.

Accentuer les conditions du bien vivre en Creuse. Notamment dans les domaines suivants : Numérique et téléphonie ; Transport et mobilité ; Santé ; Éducation, enseignement, formation et insertion ; culture et loisirs ; habitat et urbanisme et, enfin, transition énergétique.

Mode d'emploi

Comité. Le comité de pilotage doit se réunir tous les deux mois avec ses groupes de travail qui auront organisé, entre-temps, leur travail avec le directeur de projet Philippe Ramon.

États généraux. Des états généraux, qu’on imagine ouverts au public, seront organisés deux fois par an pour informer les Creusois  de l’avancée du Plan particulier pour la Creuse. Les premiers doivent être organisés avant la période estivale à venir.

https://www.lamontagne.fr/gueret/politique/creuse/2018/03/25/plan-macron-pour-la-creuse-un-exemple-unique-en-france_12787076.html

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17 groupes de travail et comme dit le journal "Y'a plus qu'à" !!!
Sauf que les 17 groupes sont pilotés par... des élus !
Elus qui ont laissé les gouvernements successifs ruiner la Creuse !
Comment des élus qui ont déjà des charges importantes (comme par ex. Valérie Simonet, présidente du Conseil départemental et maire ou Jean-Baptiste Moreau, député, membre de la commission des affaires économiques et surtout... président du groupe d'amitié France-Arabie saoudite (oups !!!!!) pourront trouver quelques minutes pour travailler sur l'avenir de la Creuse ?

Mais surtout comment les 3 axes retenus pourront redynamiser la Creuse ?
Comme par exemple : Faire de Guéret une capitale des sports et loisirs de nature ; promouvoir une agriculture et une industrie agroalimentaire durable (ça veut dire quoi ?) ; faire de la Creuse une destination phare du tourisme vert et culturel et cultiver le berceau creusois des constructeurs d'hier et de demain ; créer et développer les activités usages et technologies liés aux drones ; etc.

Un énième comité théodule pour faire plaisir à un député ?  S.R.

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mardi 20 mars 2018

Les indiscrétions de la semaine en Limousin et en Nouvelle-Aquitaine

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Plaisantin

Alain Rousset est semble-t-il resté interloqué voilà quelques jours par la petite blague que lui a faite Jérôme Chartier, vice-président de la région Ile-de-France alors qu’ils étaient à Madagascar, où chacun conduisait une délégation de leurs conseils régionaux respectifs dans le cadre des Assises internationales de la coopération décentralisée entre les collectivités françaises et malgaches. Alors qu’ils patientaient tous les deux, Jérôme Chartier a décroché son téléphone pour appeler Virginie Calmels et l’a passé à Alain Rousset, sans crier gare. Que se sont-ils dits ? L’histoire n’apporte pas la réponse… 

Aquitaine for ever

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À Madagascar toujours, les différents interlocuteurs rencontrés par la délégation de Nouvelle-Aquitaine ont eu bien du mal à se faire au nouveau nom de leur région partenaire. Habitués à l’Aquitaine qui avait initié la coopération, ils ont bien souvent oublié de prononcer le nom de Nouvelle-Aquitaine. Un constat qui a fait rire jaune Christelle Chassagne, élue des Deux-Sèvres, notamment lors de la visite du centre IT-Cup, un lieu qui accueille les écoliers et les jeunes de la commune d’Ampefy et qui a été créé par l’ONG Télécoms sans frontières, de Pau. Souhaitant être aimables avec la région qui finance l’ONG, les animateurs malgaches ont fait travailler les jeunes présents sur des thématiques très marquées : les peintures rupestres de la grotte de Lascaux, la côte basque, les Pyrénées, Bordeaux, etc. Christelle Chassagne a eu beau chercher, elle n’a rien vu concernant le marais poitevin ou les lentilles, pas plus que Limoges ou Collonges-la-Rouge… Dans un grand éclat de rire, elle a lancé à Alain Rousset qu’elle quittait la délégation. En même temps, comment pouvait-elle espérer qu’une ONG de Pau parlât de Limoges ? 

France Confection à la télé

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1981 : au lendemain de la victoire de François Mitterrand, les actionnaires américains de la Compagnie Générale du Vêtement décident de fermer l’usine de confection qui emploie 550 personnes à Limoges, par « peur des rouges ». L’histoire aurait pu se terminer là mais les ouvrières n’ont jamais cessé de se battre, jusqu’à ces derniers jours encore avec la reprise de leur entreprise devenue France Confection. Le réalisateur Jean-Pierre Vedel raconte l’aventure de ces « ouvrières du made in France » dans un documentaire qui sera diffusé sur France Télévision le 30 avril. À ne pas rater… 

Audiovisuel public

La-Cour-des-Comptes-critique-France-Televisions-sur-tous-les-fronts

Le groupe de travail parlementaire sur la réforme de l’audiovisuel public sera en déplacement à Limoges vendredi prochain 23 mars. Ce groupe de travail présidé par la députée des Hauts-de-Seine Frédérique Dumas partagera sa journée entre France 3 Limousin et France Bleu Limousin. La députée de la 3e circonscription de la Haute-Vienne, Marie-Ange Magne est également dans ce groupe chargé d’apporter des réflexions sur l’avenir de l’audiovisuel public

Bankable

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Le député de la 1er circonscription de la Haute-Vienne, Jean-Baptiste Djebbari fait actuellement partie des parlementaires les plus actifs sur les plateaux de télévision et studios de radio. BFMTV, France Info TV, RTL, ces derniers jours, le parlementaire haut-viennois est partout. Certes pour parler avenir ferroviaire pour lequel il vient d’être nommé rapporteur à l’Assemblée, mais aussi politique migratoire, changement climatique, etc. C’est ce qu’on appelle dans les médias un bon client. 

Rugby

Le même Jean-Baptiste Djebbari, côté cour, s’intéresse au rugby. Il fait d’ailleurs partie du XV parlementaire qui, le même week-end que France - Angleterre, a disputé le « crunch » des élus contre le Commons et Lords RUFC, sur un terrain de Montreuil. Parmi les coéquipiers de Djebbari, on trouve notamment « l’Insoumis » Alexis Corbière. Comme quoi le sport rapproche plus que les bancs de l’Assemblée.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/politique/2018/03/18/les-indiscretions-de-la-semaine-en-limousin-et-en-nouvelle-aquitaine_12777806.html

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Triste réalité de la fusion des régions ! Le Poitou-Charentes et le Limousin rayés de la France !
Triste réalité (des balades à Madagascar!) de l'utilisation de nos impôts;
"
coopération décentralisée entre les collectivités françaises et malgaches" : nos élus ont réellement besoin de se déplacer sur place ????


Triste réalité de la médiocrité des députés Lrem !
Djebarri se pavane dans tous les médias !
Magne, va devoir apporter ses réflexions sur l'avenir de l'audiovisuel public et au vu de sa prestation lors du débat sur l'avenir du Limousin et compte tenu de l'opinion des élus de la 3ème circonscription sur cette arriviste, c'est pas gagné d'avance !  S.R.

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