jeudi 18 janvier 2018

Impôts : après la taxe d'habitation, voici la taxe inondation

Malgré la promesse de ne plus créer d'impôt, une nouvelle taxe locale a vu le jour.

ACT TAXE INONDATION

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, l'a juré via son compte Twitter : « Je le dis avec la plus grande clarté : il n'y aura PAS de nouvel impôt ! » Mais il omet de vous parler de la nouvelle taxe inondation ! Certes, celle-ci est née d'une loi votée en 2014 sous Hollande, mais elle est entrée en vigueur le 1er janvier et porte le doux nom de Gemapi pour « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations ».

L'Etat, qui prenait en charge les aménagements liés aux crues, a transféré ces dépenses aux 1 266 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Selon nos informations, près de 200 d'entre eux ont déjà voté la mise en place de la taxe inondation. Et la grande majorité des autres devraient le faire d'ici au 15 février,

Jusqu'où peut monter la facture ? L'Etat a institué un plafond de 40 euros par personne et par an. Mais chaque intercommunalité vote son tarif. Sur le papier, les élus doivent budgéter des travaux liés à la prévention des inondations. A Forbach (Moselle), chaque habitant devra payer 4,90 euros. A La Grande-Motte (Hérault), ce sera 5,90 euros . Et dans le bassin dunkerquois, « entre 14 euros et 17 euros », selon l'agglomération à laquelle vous appartenez.

«Ce nouvel impôt n'est ni social, ni juste, ni efficace !»

« Ce n'est pas du tout un impôt social, déplore Virginie Pradel de la Fondation Concorde, un think tank libéral. Une famille nombreuse qui vit avec un smic paiera plus cher qu'un célibataire qui gagne bien sa vie. » Cela va faire hurler les contribuables. Surtout que la taxe inondation arrive alors que le gouvernement claironne que les réformes fiscales vont booster le pouvoir d'achat des Français dès 2018. En fait, la taxe Gemapi sera ajoutée à votre taxe d'habitation ou votre taxe foncière.

Dans les intercommunalités, on ne parle plus que de cela, car c'est un fardeau politique à gérer. Contacté, Bercy se défausse sur le ministère de l'Intérieur, en charge de la sécurité. Ce dernier n'a pas donné suite à nos sollicitations. « Ce nouvel impôt n'est ni social, ni juste, ni efficace ! » tempête André Flajolet (LR), vice-président de l'Association des maires de France (AMF) et représentant des intercommunalités auprès de Matignon.

« Des intercommunalités ont demandé aux maires de baisser leurs taxes d'habitation et foncière pour neutraliser Gemapi, confie Viriginie Pradel. Mais la grande majorité n'aura d'autre choix que de la faire porter par les administrés. » Des élus ont aussi flairé l'occasion de faire entrer de l'argent dans les caisses. « Alors qu'il faut justifier de travaux précis liés au risque d'inondations pour voter la taxe, certaines intercommunalités ne s'embarrassent pas, s'inquiète André Flajolet. Elles l'ont mise en place pour financer je ne sais quel projet. »

« Les gens vont être très énervés »

Claude Duchesne, vice-présidente d'une intercommunalité de l'Hérault.

Vice-présidente (DVG) de l'intercommunalité du Pays de l'Or (Hérault), qui compte plus de 67 000 habitants, Claude Duchesne estime que les citoyens vont mal accepter cette nouvelle contribution.

A combien s'élève chez vous la taxe Gemapi ?
Claude Duchesne. 
Nous l'avons votée fin septembre après avoir évalué les travaux de prévention des inondations à 400 000 euros par an jusqu'en 2025. Cela revient à collecter 5,90 euros par habitant et par an. Les entreprises aussi sont concernées. Elle s'ajoutera à la taxe foncière ou à la taxe d'habitation.

Comment ferez-vous quand la taxe d'habitation sera supprimée en 2020 pour 80 % des Français ?
Ca va être compliqué ! Si la plupart de nos habitants ne paient plus la taxe d'habitation, il faudra trouver d'autres personnes ou d'autres moyens pour payer la facture car il faudra malgré tout collecter la Gemapi.

A quoi va servir cet argent ?
Nous avons des risques d'inondation, notamment après les orages cévenols. Il est impératif d'entretenir les rivières, d'enlever les obstacles, de rehausser les digues... Tout cela coûte cher et c'est une responsabilité immense. Car nous sommes désormais en première ligne s'il y a des accidents ou si quelqu'un meurt. Or, on nous coupe de plus en plus de subventions.

En voulez-vous à l'Etat pour ce transfert de responsabilité ?
Oui ! Localement, nous allons nous en prendre plein les dents par nos électeurs. Les gens vont être énervés. Ils vont avoir bien du mal à comprendre qu'on leur supprime la taxe d'habitation d'un côté pour leur imposer un nouvel impôt local de l'autre. D'autant que nous n'avons aucune garantie que le coût de la taxe par habitant reste à 5,90 euros. Le montant de la taxe peut être revu chaque année, en particulier si l'Etat nous impose d'autres responsabilités, comme la protection des populations contre la submersion marine.

http://www.leparisien.fr/economie/impots-apres-la-taxe-d-habitation-voici-la-taxe-inondation-15-01-2018-7501179.php#xtor=EREC-109-[NLalaune]---${_id_connect_hash}@1

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jeudi 11 janvier 2018

80 km/h sur route : le Danemark démontre l'ineptie de la mesure

La France s’apprête à faire le chemin inverse du Danemark, qui est parvenu à faire baisser le nombre d'accidents en augmentant de 10 km/h la vitesse maximale autorisée. Exemple transposable au pays de Descartes ?

ACT VITESSE

Ce matin, une semaine après que le Premier Ministre Édouard Philippe a fait connaître sa conviction personnelle à propos du projet du Gouvernement d'abaisser à 80 km/h la limitation de vitesse sur les routes du réseau secondaire, Pierre Chasseray remonte au front. Un combat perdu d'avance ?

Le délégué général de l'Association 40 Millions d'Automobilistes va droit au but : "Nous sommes tous d'accord : si nous devions rouler à 10 km/h, il n'y aurait plus d'accident mortel. Sauf qu'une juste règle, c'est quand la vitesse à respecter est respectable", martèle-t-il en reprenant l'un de ses vieux thèmes de bataille. "S'en tenir à cette vérité permet d'économiser des vies : l'expérience au Danemark le prouve."

C'est là que nos édiles devraient tendre l'oreille. L'Association 40 Millions d'Automobilistes est allée à la rencontre des fonctionnaires danois qui ont pu vérifier ces dernières années qu'une hausse de 10 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes de campagne concourt à diminuer le nombre d'accidents mortels. "Pas parce que 90 km/h est mieux que 80 km/h dans l'absolu : simplement parce que cette vitesse paraît pertinente, raisonnable et justifiée. Acceptée, la limitation est par conséquent respectée." Ce qu'il fallait démontrer.  

Une règle acceptée est une règle respectée

Soutenue par le Sénateur de la Vienne Alain Fouché (bien connu pour ses élans contre les "radars, pompes à fric"), l'Association 40 Millions d'Automobilistes aimerait convaincre le Ministère de l'Intérieur et la Sécurité routière que l'expérience danoise est transposable aux routes françaises. "Les autorités danoises étaient confrontées à un problème : sur les routes limitées à 80 km/h, les Danois roulaient en moyenne à 85 km/h." Manière pour Pierre Chasseray de dire que si les 90 km/h sont bien acceptés en France, il y a fort à parier que les 80 km/h ne passeront pas.

Rappelons le résultat de ce sondage réalisé par le quotidien Le Parisien en 2015 : 74 % des automobilistes consultés rejettent les 80 km/h.

Réduire le différentiel de vitesse diminue les risques

Comment les autorités danoises en sont-elles venues à contredire la logique qui veut que diminuer la vitesse sur les routes permet de réduire le nombre d'accidents ? C'est ce que racontent les experts rencontrés au Danemark par 40 Millions d'Automobilistes.

En 2005, déjà, ce pays avait décidé de rehausser de 110 km/h à 130 km/h la vitesse maximale autorisée sur certaines voies rapides. Une décision couronnée par une diminution du nombre de décès accidentels.

"Les autorités avaient constaté que la vitesse moyenne effective sur autoroute était de 120 à 122 km/h", rappelle Adiaan Schelling, consultant sécurité au sein de l’autorité danoise des transports (ou Vejdirektoratet). "Il fut décidé de prendre acte de cet état de fait. Depuis le passage aux 130 km/h maxi, la vitesse moyenne a grimpé à 124 km/h, mais le nombre d'accidents est en régression."

Un automobiliste frustré prend davantage de risques

Les raisons de ce miracle tombent sous le sens : entre les véhicules les plus lents et les plus rapides, le différentiel de vitesse a diminué. Ce qui limite les situations de conduite dangereuses.

Le Havarikommissionen qui enquête après chaque collision ou sortie de route au Danemark constate que si la vitesse constitue un facteur aggravant, la cause première est l’erreur de jugement, particulièrement lors d’un dépassement dangereux. Un scénario surreprésenté dans l’accidentologie danoise.

"La vitesse ne cause pas d'accident", estime John Sckaletz, analyste au département de la circulation routière de la direction de la police nationale danoise. "La vitesse joue un rôle lorsque survient l'accident, certes, mais c'est en tant que facteur aggravant de ses conséquences. La véritable question à se poser, c'est de savoir pourquoi l'accident survient." Cela peut être un dépassement rageur, le non-respect des distances de sécurité, ou bien un manque de vigilance (somnolence, téléphone, alcool).

Avec une limitation portée à 90 km/h, les Danois ne roulent pas plus vite

Curieux de savoir si le même phénomène constaté sur autoroute pourrait se reproduire sur les routes du réseau secondaire, où les 80 km/h sont régulièrement bafoués, les fonctionnaires du Vejdriektoratet ont lancé en 2011 une expérimentation en poussant à 90 km/h la vitesse maximale autorisée sur seize tronçons peu accidentogènes.

A l'issue de ces trois années de tests, les autorités danoises ont relevé une baisse du nombre d'accidents, pour une augmentation de 0,2 km/h seulement de la vitesse moyenne effective des véhicules. Car si les automobilistes les plus lents ont effectivement augmenté leur allure, la frange de 15 % de ceux qui dépassaient les 80 km/h ont conservé leurs habitudes et roulent dorénavant en deçà de la nouvelle limite de 90 km/h. Preuve qu'une règle acceptée est une règle respectée.

"Lorsqu'il s'agit de réduire le nombre d'accidents, vous ne pouvez pas seulement changer la réglementation. Il faut aussi prendre en compte le comportement des usagers", résume Adriaan Schelling. "Avant, beaucoup d'usagers roulaient trop vite sur le réseau secondaire. Il y avait donc beaucoup de dépassements dangereux et beaucoup de collisions frontales. Mais depuis 2013, tous les indicateurs d'accidentalité routière sont à la baisse et nous enregistrons les meilleurs chiffres de sécurité routière depuis 1930. Alors pourquoi pas 90 km/h, si c'est la solution pour y parvenir et si c'est mieux accepté ?"

L'automobiliste gaulois est-il suffisamment discipliné ?

Pierre Chasseray se refuse à croire que cette infime hausse de 0,2 km/h de la vitesse moyenne s'explique par une discipline supposée exemplaire chez l'automobiliste danois. "On dit toujours que le Français est moins discipliné que son voisin nordique, mais en France, la vitesse moyenne effective est de 82 km/h sur les routes limitées à 90 km/h."

"Évidemment, il serait abusif de prétendre que la baisse de l’accidentalité au Danemark est la conséquence de l’augmentation de la limitation de vitesse. Mais ces bons résultats sont la preuve qu’une limitation de vitesse plus élevée n’engendre pas nécessairement plus d’accidents et qu’a contrario, une baisse de la limitation en France n’entraînerait pas systématiquement une diminution de la mortalité", conclut Pierre Chasseray.

Et le délégué général de passer sous silence la question de l'impact d'une topographie bien plus variée sur les routes secondaires françaises qu'au Danemark. Personne ne l'a encore évalué.

Autre motif d’étonnement pour l’observateur français, les autorités danoises ont motivé leur décision d’augmenter la vitesse maximale autorisée par un souci de faciliter la mobilité de leurs concitoyens dans leurs campagnes : "La dépense est raisonnable mais les avantages sensibles, en termes de gain de temps pour les automobilistes", expliquait en 2014 le Ministre danois des Transports, Birk Olesen. "Augmenter la vitesse moyenne des véhicules permet de faciliter les échanges et de soutenir l’activité économique." On peine à se remémorer la dernière fois qu'une figure politique s'est risquée à professer un tel raisonnement en France.

L'État refuse de partager les conclusions de ses tests à 80 km/h

Les opposants à la généralisation des 80 km/h s’agacent du fait que le Gouvernement français n’a jamais daigné partager les enseignements tirés de l’expérimentation organisée de juin 2015 à juin 2017, sur trois tronçons de routes nationales limitées à 80 km/h. Forcément, ils en concluent que les résultats ne sont pas ceux escomptés par la Sécurité routière, une théorie alimentée par une enquête de l’hebdomadaire Auto Plus qui a constaté que des travaux d’amélioration des tronçons concernés rendaient vaine toute comparaison "avant-après". 

Le Gouvernement a déjà laissé entendre que sa résolution est prise : la vitesse maximale sera réduite en janvier 2018, dans l'espoir d'abaisser la vitesse effective des véhicules. Alors à quoi bon agiter l'exemple danois ?

Certes, il est physiquement véridique, mécaniquement incontestable qu’un véhicule qui roule moins vite s’arrête plus court et heurte moins fort l’obstacle. Mais l’Association 40 Millions d'Automobilistes veut persuader le Gouvernement qu'un abaissement de la vitesse maximale est une mesure vouée à l'échec, du fait de son rejet par la majorité des automobilistes.

Comme tant d’autres citoyens, l'Association 40 Millions d'Automobilistes est persuadée qu’il existe dorénavant des leviers plus pressants à actionner que celui de la vitesse ; qu’il y a davantage de vies à épargner en organisant la traque des chauffards qui roulent sous l'emprise de l’alcool, de stupéfiants ou, tout simplement, de la fatigue. Sans parler du téléphone qui détourne l’attention et de l’état de la chaussée, facteur de mortalité routière largement sous-estimé.

https://www.challenges.fr/automobile/dossiers/le-danemark-demontre-qu-on-meure-moins-sur-une-route-a-90-km-h-qu-a-80-km-h_555560

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mercredi 10 janvier 2018

Limitation à 80km/h : Larcher réclame à Philippe les résultats de l'expérimentation

Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a demandé "solennellement" dimanche à Edouard Philippe de publier les résultats de l'expérimentation sur l'abaissement à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires, pour voir si la mesure est efficace.

ACT VITESSE

 

"Il faut que le Premier ministre réponde aux parlementaires qui lui ont demandé (...) de leur transmettre les conclusions de l'expérimentation pendant deux années", a déclaré M. Larcher dans l'émission "Le Grand jury" RTL-Le Figaro-LCI, indiquant que 50 sénateurs ont fait une telle demande sur cette expérimentation lancée en 2015.

Mobilité en territoire "abandonnée"

"Je le demande solennellement ce matin (dimanche), c'est d'ici mardi comme président du Sénat, d'avoir accès à un dossier qui n'est pas un secret d'Etat. Car, si réellement, ça doit sauver des vies, alors il faut y aller", a-t-il ajouté, alors que pour tenter d'enrayer la hausse persistante du nombre de morts sur les routes, le gouvernement doit annoncer mardi l'abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale sur 400.000 km de routes secondaires. [C'est fait!]

Pour le président du Sénat et sénateur des Yvelines, "il faut se poser la question parce que ceci va s'appliquer dans des territoires qui sont en déficit d'équipement, des territoires souvent ruraux, des territoires qui ont le sentiment d'être abandonnés".

"Et au lieu de conduire des investissements dans ces territoires, on leur dit: votre mobilité sera entravée en quelque sorte", a poursuivi M Larcher, insistant sur le fait que "la meilleure façon" de savoir si la limitation de la vitesse est utile est "de voir les résultats de l'étude".

Une mesure impopulaire

Dans un entretien au Journal du dimanche, Edouard Philippe défend la probable réduction de la vitesse à 80km/h, même s'il "comprend les arguments, et même la mauvaise humeur", disant accepter d'être "impopulaire" au besoin "pour sauver des vies".

"Je sais que si nous annonçons cette mesure je serai critiqué. Mais je sais qu'elle va sauver des vies, et je veux sauver des vies. Je comprends les arguments, et même la mauvaise humeur, mais je ne le fais pas pour augmenter les recettes de l'État - d'ailleurs, nous annoncerons des choses à ce sujet. Et si pour sauver des vies il faut être impopulaire, j'accepte de l'être", plaide le Premier ministre.

Aux journalistes lui demandant s'il faut toujours en France passer par des interdictions pour obtenir des résultats, le chef du gouvernement rétorque qu'"il y a 3.500  morts et 70.000 blessés par an, 70.000 ! Après des décennies de progrès, nos résultats se sont dégradés. Eh bien je refuse de considérer cela comme une fatalité. Chaque fois qu'un responsable politique a eu le courage de s'engager, les résultats ont été spectaculaires".

Plusieurs personnalités, dont l'ex-Premier ministre socialiste Manuel Valls, qui s'est rallié à la majorité LREM, ont signé vendredi un appel pour soutenir la réduction de la vitesse à 80km/h sur les routes secondaires, une mesure contre laquelle "il n'y a aucun argument". En 2016, un total de 3.477 personnes ont perdu la vie sur les routes de France, un bilan bien éloigné de l'objectif de passer sous la barre des 2.000 morts en 2020 fixé en 2012 par Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur.

Cette disposition s'inscrit dans un plan de mesures qui sera officialisé à l'issue d'un Conseil interministériel de sécurité routière (CISR).

https://www.latribune.fr/economie/france/limitation-a-80km-h-larcher-reclame-a-philippe-les-resultats-de-l-experimentation-763779.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180108

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Voilà une mesure qui ne va pas inciter les licenciés de La Souterraine à se déplacer en Corrèze pour travailler (comme le souhaitait Macron), déjà que l'état des routes en Creuse...Pour une fois que je suis d'accord avec Larcher! Par contre, Valls ne loupe jamais une bonne occasion pour se faire détester, tant mieux...    P.G.

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vendredi 22 décembre 2017

“Emmanuel Macron croit-il vraiment en l’Union Européenne ?”

Etienne Campion est membre de "Critique de la raison européenne".

TL MACRON CRE

En bon président jupitérien, Emmanuel Macron n’a pas fait de la mesure son crédo. Le 24 octobre dernier on oubliait vite l’étreinte du terrorisme et du chômage de masse sur le Vieux Continent puisque notre président nous jurait avoir remporté une « victoire pour l’Europe ». On nous dit l’Europe sauvée grâce la réforme d’une directive qui, il est vrai, polarise les critiques de part et d’autre : la directive détachement des travailleurs. L’emballage est beau, comme toujours avec Emmanuel Macron. On s’y prenait à « penser printemps ! ».

Enfin voilà que les faits sont têtus, le réel aussi. Ils n’ont laissé qu’un mois de répit à Emmanuel Macron. Car ce 20 novembre 2017, la direction générale du travail annonçait une hausse significative du nombre de travailleurs détachés en France pour l’année 2016 (+23,8%), venant élever le nombre total à 354 151. Dans la foulée les syndicats de chauffeurs routiers ont organisé des blocages aux frontières, ce 21 novembre, protestant contre la mise à l’écart de leur secteur dans la réforme.

En raison de concessions faites par Emmanuel Macron aux pays de l’Est réticents à cette réforme, le secteur routier en a effectivement été exclu. Mais il serait bien indulgent de restreindre nos critiques envers notre président à ce simple revers. Car si cette réforme – qui n’a de réforme que le nomne résoudra rien aux problèmes que posent le travail détaché et n’endiguera d’aucune sorte le nombre croissant de ses usagers, le plus important n’est qu’à peine là.

Il fallait voir l’esprit avec lequel Emmanuel Macron l’a menée. Il participe d’une contradiction majeure qu’il serait fâcheux d’ignorer tant elle est lourde de responsabilité : en acceptant de revenir sur cette directive, Emmanuel Macron, héraut de l’Union européenne, a émis implicitement une critique des principes qui régissent la philosophie intrinsèque à l’Union. A savoir ceux de l’Acte unique européen de 1986 et ses grandes « libertés », la libre circulation des personnes et la libre prestation de services.

Mais revenons d’abord sur cette directive détachement des travailleurs en elle-même. Elle date de 1996 et permet à un travailleur de l’Union européenne de se déplacer dans un autre Etat membre pour aller y travailler. Le problème majeur qu’elle pose vient du fait que, si certes elle permet aux travailleurs d’être payés selon les réglementations salariales du pays dans lequel le travail est exercé, elle autorise le patronat à verser les charges sociales des pays d’origine des travailleurs. Ce qui crée du dumping social en Europe, engendre des pertes pour les caisses de sécurité sociale et impose une concurrence déloyale aux travailleurs autochtones. Sans évoquer l’exploitation des travailleurs détachés.

Or il suffit d’analyser les grandes lignes de la « réforme » obtenue par Emmanuel Macron pour se rendre compte que la montagne a accouché d’une souris. Et que tout cela avait pour fonction de relancer un début de quinquennat et un projet européen qui battent de l’aile par une communication bien rodée, il est vrai.

Car, premièrement, si le principe du « A travail égal, salaire égal » (qui d’ailleurs ressemble étrangement dans sa forme au « travailler plus pour gagner plus ! » sarkozyste, autre slogan symbolique de la communication politique contemporaine) a été établi et que des primes pourront être perçues par les travailleurs dans les pays où le travail est effectué, il demeure que rien n’a changé concernant le nœud gordien de l’affaire : les cotisations sociales seront toujours payées dans le pays d’origine du travailleur détaché. Ce qui continuera d’alimenter le dumping social et le manque-à-gagner pour les caisses, françaises notamment. Et constitue d’ailleurs une menace à long terme pour le financement du système de sécurité sociale, puisque les conséquences finiront par être payées par les autres : malades, retraités, handicapés…

Deuxièmement, l’aménagement sur la durée du travail détaché, abaissé a douze mois (avec six mois supplémentaires envisageables à la demande des entreprises) est symbolique et inutile puisque la durée moyenne d’un détachement n’est en moyenne que de 103 jours en Europe et 47 jours en France.

Troisièmement, cet accord ne prend effectivement pas en compte le secteur du transport routier, l’un des plus assujettis au travail détaché. Un emploi non délocalisable par nature mais qui reste soumis à la logique de la division internationale du travail. Car si le haut patronat européen ne peut délocaliser à l’étranger dans certains secteurs, son comportement rationnel l’amènera à valider la mise en mouvement d’une main d’œuvre étrangère dont il se servira comme armée de réserve pour entretenir une pression à la baisse sur les salaires des travailleurs autochtones (rien de bien nouveau puisque le processus était mis au jour il y a 150 ans par un certain Karl Marx. Le Capital, chapitre 25)(1).

Plus globalement le travail détaché participe d’une institutionnalisation par le droit de ce que l’on pourrait qualifier de « délocalisation importée » : plus besoin de s’ennuyer à aller produire dans les pays où le coût de la main d’œuvre est faible, autant le faire venir chez soi directement ! D’autant plus qu’il est plus difficile de faire valoir ses droits pour un travailleur dans un pays dont il ne parle pas la langue et où sa priorité n’ira pas à la revendication et aux luttes sociales. Surtout quand le siège de l’entreprise est à l’autre bout de l’Europe (« diviser pour mieux régner » …).

Quatrièmement, le délai d’application de la réforme obtenue par Emmanuel Macron, en raison des mêmes concessions accordées par le gouvernement que celles qui ont trait au secteur routier, est de quatre ans. Une durée qui symbolise en elle-même toute l’inefficacité et la lourdeur des politiques publiques exercées dans le cadre fédéral de l’Union européenne. Quatre ans : largement assez pour que des travailleurs détachés soient exploités et que le dumping social perdure. Sans compter la destruction des emplois français assujettis à la sécurité sociale française, victimes de la concurrence déloyale des travailleurs détachés. La hausse du nombre de ces travailleurs enregistrée cette semaine n’a donc rien d’anecdotique : il en va d’un phénomène qui est amené à se structurer et à s’amplifier tant que la France restera dans le cadre des traités de l’Union européenne.

Voilà donc cette « victoire pour l’Europe ». On sent l’esbrouffe politicienne habillée de communication : « l’Europe qui protège » pour détourner l’attention des réformes réelles, loi Travail et CETA en tête, qui elles sont réellement induites de notre appartenance à l’Union européenne. Le poison pris pour le remède. L’Europe attendra, donc, car cette réforme était au mieux une victoire à la Pyrrhus, au pire l’expression d’une contradiction venant alourdir le poids bien lourd de celles qui pèsent déjà sur Emmanuel Macron.

Car l’homme du « et en même temps » ne peut continuer à jouer de ruse politicienne sans subir les risques que cela comporte : une délégitimation. Emmanuel Macron ne peut admettre une critique des fondements de l’Union via le travail détaché et en même temps la revendiquer sur les estrades, nettoyer sa conscience en parlant du dumping social et en même temps valider l’Acte unique, Maastricht et la société ouverte.

Car si Emmanuel Macron a raison de dénoncer le travail détaché et la logique qui le sous-tend, il se trompe totalement en déclarant qu’il va contre « l’esprit européen ». C’est même, au contraire, tout l’inverse. La directive détachement des travailleurs ne fait que codifier deux des quatre principes consubstantiels à l’Acte unique européen de 1986 et sa doxa néolibérale : la libre circulation des personnes et la libre prestation de services (les deux autres grandes libertés, celles des capitaux et des marchandises, sont d’ailleurs responsables d’autre types de dumping comme le dumping fiscal, notamment en Irlande). D’ailleurs tous les arrêts pris par la Cour de justice de l’Union européenne (qui a de quoi représenter l’« esprit européen »…) ont été dans le sens de l’intensification de la directive : celui de la concurrence libre et non faussée, le Graal de l’Union européenne telle qu’elle est construite, qui nivelle systématiquement à la baisse les réglementations nationales.

Ce qui implique par ailleurs que, malgré trente ans de promesses d’« Europe sociale », croire à l’harmonisation sociale vers le haut n’a aucun sens. Dans une organisation qui promeut et institue le dumping social, l’austérité budgétaire et l’ordo-libéralisme allemand comme vision monétaire, aucune politique mettant au cœur le social n’est véritablement permise. En des termes plus prosaïques, dans cette Europe aux fondements profondément néolibéraux, il n’y a pas de place pour concilier la philosophie politique de Jacques Delors (l’Acte Unique et ses grands principes) et ceux de sa fille, Martine Aubry (les 35 heures, la gauche sociale). L’Union européenne est d’abord une union économique et un grand marché avant d’être une organisation politique. C’est dans sa nature et c’était bien le choix de ses pères fondateurs. La meilleure volonté du monde ne suffira pas à la réformer, ce serait contre-nature. En ce sens elle est irréformable, et c’est d’ailleurs ce que nous affirment haut et fort ses dirigeants, quand par exemple Jean-Claude Juncker déclare qu’« il ne peut y avoir de démocratie contre les traités ».

Au double discours macronien nous revient donc la liberté d’adopter deux postures. La première est la suivante : on se prend au jeu de ses déclarations, on est crédule, on oublie les mauvaises langues qui parlaient du vide pour qualifier sa pensée politique et s’on attend à ce que Jupiter fasse enfin usage de la foudre. Qu’il aille au bout de sa logique et déconstruise l’Union européenne lui-même pour mettre fin au dumping social, à la concurrence déloyale et à l’exploitation des travailleurs qu’il s’est pris à fustiger.

Sauf que la crédulité a son temps et qu’un minimum de bon sens nous invite à adopter une seconde posture, celle qui constate qu’Emmanuel Macron fait en réalité usage d’une ruse quasi-machiavélienne et presque inédite historiquement en surjouant sa propre opposition. Car il n’a rien d’un ignorant et connaît très bien les principes qui régissent l’Acte unique et l’Union. D’autant plus qu’il n’en est pas à son coup d’essai en termes de contradictions (on se rappelle de celles sur la colonisation et la « Manif pour tous » qui semblent fonder, avec les petites phrases méprisantes et la communication post-moderne, le « style macron »). Il avait même été élu grâce à cette attention sélective suscitée : dire blanc le matin, noir l’après-midi, espérer que la masse saura se rappeler du gris pour être sûr de viser un maximum de segments de marché possibles (la logique marchande s’étant bien substituée à la logique démocratique : Macron ne s’adresse pas à la nation, comme le suppose la République, mais à des segments de marché).

Qu’il choisisse l’ambiguïté pour gouverner est son problème, mais Emmanuel Macron ne pourra s’y complaire éternellement. Car cette contradiction n’a rien d’anecdotique, elle a ceci de particulier qu’elle inaugure une critique de l’Union européenne par celui qui en est pourtant son messager. Mais l’enfumage va finir par se voir, et doit finir par se voir. Or, c’est malheureusement l’inverse qui semble être amené à se produire. A mesure que l’emprise du modèle de gouvernance néolibérale s’intensifiera (loi Travail, déflation salariale, chômage de masse, coupes budgétaires), Emmanuel Macron sera amené à surjouer l’opposition pour simuler l’écoute des mécontents et satisfaire un maximum de « parts de marché ».

La position d’Emmanuel Macron sur cette réforme est en réalité symptomatique d’un comportement propre aux dirigeants européistes depuis de longues années déjà. Relevant plus du dogme que de la logique rationnelle, ce parti pris nous enseigne qu’il est essentiel d’aller au bout du projet européen quoi qu’il advienne, parce que l’Histoire est écrite ainsi (François Mitterrand en fut le grand initiateur lorsqu’il en prononça l’hymne, plus par cynisme et pragmatisme que par conviction d’ailleurs : « La France est notre patrie, l’Europe est notre avenir »). Tous les moyens sont donc bon pour parvenir à cette fin, quoi qu’en souffre la souveraineté des nations, quoi qu’en pâtissent les peuples européens (travail détaché, euro, austérité…).

Emmanuel Macron est donc le héraut de la logique religieuse intrinsèque à l’Union européenne dont il doit parachever le dogme, les miracles et les lois. Et à poursuivre en ce sens rien n’empêche de faire de lui l’auteur inconscient d’une théodicée contemporaine qui ne dit pas son nom. Comme Leibniz qui cherchait à expliquer la contradiction entre l’existence du mal et la bonté de Dieu, Emmanuel Macron est voué à expliquer la contradiction entre l’existence du mal inhérent à l’Acte Unique et la bonté de l’Union européenne.

Mais Macron connaît la célèbre maxime du Cardinal de Retz, religieux officiel, reprise par François Mitterrand, religieux officieux dont Macron suit la trajectoire : « On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment ». C’est pourquoi il ne faut pas attendre de lui qu’il renie tout ce sur quoi son modèle repose : l’ambiguïté.

  1. Le philosophe Alain avait sûrement lu Marx quand il affirmait que « le propre du travail est d’être forcé ». De même que Jean Jaurès, dont les propos contrastent avec ceux de la gauche libérale européiste et sans-frontiériste actuelle, qui inaugurait une critique humaniste et sociale de l’immigration : « Ce que nous ne voulons pas, c’est que le capital international aille chercher la main-d’œuvre sur les marchés où elle est la plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jeter sans contrôle et sans réglementation sur le marché français, et pour amener partout dans le monde les salaires au niveau des pays où ils sont le plus bas. C’est en ce sens, et en ce sens seulement, que nous voulons protéger la main-d’œuvre étrangère, non pas je le répète, par un exclusivisme chauvin mais pour substituer l’internationale du bien-être à l’internationale de la misère. (“Pour un socialisme douanier”, 17 février 1894 “)

https://www.les-crises.fr/emmanuel-macron-croit-il-vraiment-en-lunion-europeenne-par-etienne-campion/

mercredi 20 décembre 2017

Le coup de grâce pour le lycée?

TRIBUNE LIBRE

Le gouvernement Macron-Philippe avance au pas de charge, espérant étourdir tous ses adversaires, anéantir toute résistance. À côté de tous les « chantiers » de la contre-réforme, celui de l’école est ouvert. Dans la ligne de mire : le lycée et le passage dans l’enseignement supérieur.

TL EDUCATION BAC

La phase 1 est engagée. Le baccalauréat n’est plus le premier grade universitaire et donc la carte d’accès à l’Université. On sait depuis des années que les facultés sont devenues trop souvent des voies de garage pour les élèves recalés à l’entrée dans les formations sélectives (BTS, DUT, CPGE, doubles cursus de certaines universités, etc.).  Le taux d’échec en première année est dénoncé comme un scandale national depuis très longtemps maintenant. Depuis quelques années, les facultés elles-mêmes sont engorgées et ne peuvent plus accueillir tous les étudiants qui voudraient y entrer, et ce, d’autant plus que l’autonomie des Universités (organisée par les gouvernements de droite et de gauche avec le même enthousiasme a asphyxié bon nombre d’entre elles. Comme dernier recours plusieurs départements universitaires (notamment dans les filières STAPS) ont recruté les étudiants de première année … par tirage au sort. Comme il fallait un coupable, on a désigné APB (l’application Admission Post-Bac) qui était évidemment étrangère au chaos de la rentrée 2017. Mais c’est bien connu, « c’est la faute à l’ordinateur ». Du coup, pour la rentrée prochaine, APB est modifiée afin de limiter les choix ouverts aux élèves et surtout les conseils de classe, sous la houlette de deux professeurs principaux vont donner un avis (une sorte de pré-sélection) qui pourra être utilisé par l’université pour accepter les nouveaux étudiants. Ainsi se met en place, à petits pas mais sans le moindre doute quant à la direction suivie, la dévalorisation définitive du bac et un nouveau mode de sélection pour l’entrée à l’université.

Ce qui se passe concernant l’entrée à l’Université est à mettre en rapport avec le grand chambardement dans lequel est engagé l’enseignement supérieur avec des fusions d’universités, et des fusions d’universités avec les grandes écoles (Centrale et le campus de Saclay par exemple), la constitution de trusts des écoles privées, de manière à construire des « entreprises » d’enseignements ayant une taille suffisante pour être concurrentielles dans le grand marché mondialisé de la production des diplômes.

Phase 2 : Les transformations qui sont en cours au niveau du supérieur exigent donc que le lycée, qui avait survécu à un bombardement intense de « réformes » depuis plusieurs décennies, soit rasé. La fin du baccalauréat comme premier grade universitaire implique un bouleversement de toute l’organisation du lycée. On annonce ainsi la fin des filières (L, S, ES) et l’organisation d’un « lycée à la carte ». Seules trois matières seraient communes à tous les élèves, tout le reste étant constitué de « modules » au choix. L’enseignement serait ainsi vendu « par appartements ». Les avantages de tout cela seraient multiples.

D’abord faire des économies. En gardant des classes à 35 élèves maximum, qu’il n’y ait plus de filières permet de regrouper les élèves sur l’ensemble d’un lycée (demain d’un « bassin » constitué de plusieurs lycées) pour optimiser le remplissage. Ensuite introduire plus facilement de nouvelles disciplines apparaissant sous forme de modules. Ainsi depuis des décennies le MEDEF demande la suppression des « sciences économiques et sociales » (trop « marxistes », sic) qu’on pourrait remplacer par des modules conçus pour les besoins et la gloire de l’entreprise. Caler tout l’enseignement sur les « besoins de l’entreprise », c’est ce qui était déjà demandé par le CNPF en 1967 !

Certes, on n’en est encore qu’aux conjectures. Ce qui filtre du rapport Mathiot n’est peut-être pas ce que sera la réforme définitive. La technique est assez connue : on annonce officieusement un véritable tremblement de terre et quand la vraie réforme viendra sur le tapis on se dira que c’est moins catastrophique que prévu… ce qui permet d’avaler toutes les couleuvres qu’on veut nous faire avaler. Mais la direction est on ne peut plus claire.

Une dernière remarque : rien de tout cela n’est nouveau. En dépit du discours tenu par Blanquer qui se veut « restaurationniste » et cherche à séduire les « finkelkrautiens » largement majoritaires chez les professeurs, le gouvernement se situe dans la stricte continuité de ses prédécesseurs. Blanquer défend « l’école du socle », la décentralisation, le pouvoir accru des chefs établissements, le décloisonnement des disciplines, bref tout ce qui figurait dans la loi de « refondation républicaine de l’école » présentée par Peillon et dans les orientations de NVB. Ici comme ailleurs, le macronisme n’est que du hollandisme jusqu’au bout.

http://la-sociale.viabloga.com/news/le-coup-de-grace-pour-le-lycee

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lundi 18 décembre 2017

Hausse des inégalités dans le monde : Le rapport qui inquiète

Depuis les années 1980, 1% des plus riches ont capté près d’un tiers de la croissance des revenus dans le monde selon le « Rapport 2018 sur les inégalités mondiales », publié jeudi.

ACT INEGALITES

Europe, Afrique, Asie ou continent américainLes inégalités progressent dans presque toutes les régions du monde depuis le début des années 1980, selon le « Rapport 2018 sur les inégalités mondiales », publié jeudi.

Alimentées par les travaux d’une centaine de chercheurs internationaux et coordonné par les économistes français Thomas Piketty, auteur du best-seller “Le Capital au XXIe siècle”, et Lucas Chancel (Paris school of economics), cette étude collégiale met en garde contre une possible aggravation du phénomène à l’horizon 2050.

Les 1% les plus riches

Entre 1980 et 2016, à l’échelle mondiale, les 1% les plus riches ont capté 27% de la croissance totale des revenus. Dans le même temps, les 50% les plus pauvres de la population mondiale n’ont absorbé que 12% des richesses créées. Dans un entretien au Le Monde, les deux chercheurs français expliquent :

« Nos données montrent que la tendance inégalitaire des trente dernières années a pris des proportions excessives et néfastes. »

Le creusement des inégalités s’est effectué à des rythmes très différents selon les pays, ce qui souligne selon eux l’importance des politiques nationales dans cette évolution.

 

 

Sans-abris à Los Angeles (10.11.17)

Des sans-abris à Los Angeles (Etats-Unis), le 10 novembre 2017 – AFP

 

 

Les États-Unis très inégalitaires

Cette tendance s’est manifestée de façon particulièrement marquée aux Etats-Unis, où la part des revenus perçue par les 1% les plus riches est passée de 22% en 1980 à 39% en 2014.

Un phénomène qui s’explique, selon Thomas Piketty, par « l’effondrement des plus bas revenus » dans le pays, mais aussi par « une inégalité considérable en matière d’éducation » et « une fiscalité de moins en moins progressive » dans ce pays.

« Cela montre que les politiques publiques ont un fort impact sur les inégalités. »

La progression des inégalités a également été importante en Russie et en Chine dans le sillage de la transition de leurs économies vers un modèle plus capitaliste, ont constaté les auteurs de cette étude. Entre 1995 et 2015, la part des richesses nationales allant aux 1% les plus aisés a doublé entre dans ces deux pays, passant de 15% à 30% en Chine et de 22% à 43% en Russie.

« Au Moyen-Orient, en Afrique sub-saharienne et au Brésil, les inégalités sont restées relativement stables », mais « à des niveaux très élevés », précise le document.

Podium des régions et pays les plus inégalitaires

1. Moyen-Orient

 

Dubaï

61% du revenu national détenu par les 1% les plus aisés

 

 

2. Inde

 

Inde

55% du revenu national détenu par les 1% les plus aisés

 

 

3. Brésil

 

Brésil

55% du revenu national détenu par les 1% les plus aisés

 

 

Europe : une progression moindre

La progression des inégalités s’est avérée plus modérée en Europe, région la moins inégalitaire, où les 10% les plus aisés concentraient 37% de la richesse nationale en 2016. Sur France inter, Thomas Piketty a expliqué : « Le but de ce rapport, ce n’est pas de se lamenter, (…) c’est plutôt de voir ce qui marche, ce qui ne marche pas et comment il est possible au sein d’une même mondialisation d’avoir différentes politiques nationales. »

Avec Lucas Chancel, ils soulignent dans Le Monde que la montée des inégalités au cours des dernières décennies « n’était pas nécessaire à la croissance » et rappellent que ce sont bien les politiques publiques et non l’essor de la mondialisation (1) qui ont alimenté cette tendance.

 

SDF - Femmes photos

 

Le modèle de l’Europe pour limiter les inégalités d’ici 2050

Selon les projections des auteurs du rapport, à l’horizon 2050, les inégalités peuvent se réduire modérément si tous les pays suivent la tendance observée en Europe au cours des quarante dernières années. Mais elles se creuseront encore davantage si l’ensemble des pays se calent sur la trajectoire des Etats-Unis. Lucas Chancel insiste : « Une telle évolution n’est cependant pas inévitable. »

Pour s’attaquer à ce problème, ils préconisent des évolutions majeures des politiques fiscales à l’échelle nationale et internationale, ainsi que des changements dans les politiques en matière d’éducation, de gouvernance d’entreprise et de fixation des salaires dans de nombreux pays.

Homme aisé - SDF

 


 

Source :

https://fr.yahoo.com/m6info/hausse-des-inegalites-dans-le-monde-le-rapport-qui-inquiete-140446134.html

PDF : http://wir2018.wid.world/

 

 

Note personnelle :

(1) Les deux sont des acteurs principaux mais la mondialisation (mondialisme plus précisément) en est la cause profonde. Les politiques suivent…

https://aphadolie.com/2017/12/17/hausse-des-inegalites-dans-le-monde-le-rapport-qui-inquiete/

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"Pour s’attaquer à ce problème, ils préconisent des évolutions majeures des politiques fiscales à l’échelle nationale et internationale, ainsi que des changements dans les politiques en matière d’éducation, de gouvernance d’entreprise et de fixation des salaires dans de nombreux pays.": à condition d'avoir la main sur ces politiques, ce qui implique la souveraineté... P.G.

 

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dimanche 17 décembre 2017

De nombreux millionnaires parmi les membres du gouvernement

C’est un exercice auquel les hommes politiques sont aujourd’hui habitués, mais toujours à risque pour l’exécutif. Conformément à la loi relative à la transparence de la vie publique adoptée en 2013, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a publié, vendredi 15 décembre, les déclarations de patrimoine de la quasi-totalité des 32 membres du gouvernement d’Edouard Philippe.

ACT GOUVERNEMENT PHILIPPE

Nommés lors du mini-remaniement du 24 novembre, les secrétaires d’Etat Olivier Dussopt et Delphine Gény-Stephann disposent d’un délai supplémentaire et leur patrimoine ne sera pas publié avant quelques semaines.

Accusé par l’opposition d’être le « président des riches », Emmanuel Macron compte une douzaine de millionnaires dans son équipe gouvernementale. Le patrimoine le plus élevé est détenu par Muriel Pénicaud, la ministre du travail, qui a déclaré posséder pour plus de 7,5 millions d’euros de biens. L’ex-directrice des ressources humaines de Danone est propriétaire de deux maisons, l’une dans les Hauts-de-Seine (estimée à 1,3 million d’euros), l’autre dans la Somme (340 000 euros), mais elle possède également des valeurs mobilières (contrats d’assurance-vie, instruments financiers, etc.) pour quelque 5,9 millions d’euros.

Nicolas Hulot possède neuf véhicules à moteur

Deuxième ministre le mieux loti, Nicolas Hulot a déclaré à la HATVP un patrimoine de plus de 7,2 millions d’euros, composé d’une maison de plus de 300 mètres carrés en Corse (1 million d’euros), ainsi que de plusieurs autres biens immobiliers dans les Côtes-d’Armor et en Savoie, d’une valeur totale de 1,9 million. A cela s’ajoute la société Eole, qui encaisse les droits d’auteurs et royalties des produits dérivés Ushuaïa (shampoings, etc.), dont la valeur est estimée à 3,1 millions d’euros, ainsi que des valeurs mobilières d’environ 1,2 million d’euros. Détail amusant, le ministre de la transition écologique et solidaire possède neuf véhicules à moteur (six voitures, un bateau, une moto et un scooter électrique).

En comparaison, le chef du gouvernement, Edouard Philippe, possède un patrimoine plus modeste, estimé à un peu plus de 1,7 million d’euros, où l’on trouve un appartement parisien (1,25 million d’euros), un appartement en Seine-Maritime (400 000 euros) et des valeurs mobilières d’environ 56 000 euros.

Il est à noter que le premier ministre, qui avait, en 2014, alors qu’il était maire du Havre et député de Seine-Maritime, écopé d’un blâme de la part de la HATVP pour une déclaration incomplète et fantasque assortie d’annotations manuscrites ironiques, s’est cette fois plié à l’exercice avec sérieux.

Le moins bien nanti du gouvernement est Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, qui possède moins de 50 000 euros de biens, principalement représentés par un terrain – non constructible – de deux hectares situé dans le Nord (estimé à 30 000 euros). Une « fortune » qui place l’ancien député Les Républicains parmi les Français les plus modestes.

Trois situations particulières

Selon l’Insee, le patrimoine moyen est de 158 000 euros bruts par ménage en France. Les 10 % des Français les plus riches détiennent 595 700 euros d’actifs et les 1 % les plus favorisés disposent de plus de 1,95 million d’euros.

Selon la Haute Autorité, tous les ministres se sont prêtés de bonne grâce, et dans les délais, à l’exercice de transparence. Sur la base des informations qui lui ont été transmises, ainsi que des vérifications effectuées auprès de l’administration fiscale mais aussi des banques et des notaires, le collège de la HATVP n’a pas relevé d’anomalies graves, qui auraient nécessité une observation publique ou, pire, un signalement au parquet.

Néanmoins, un tiers des déclarations « de situation patrimoniale » des membres du gouvernement ont donné lieu à des échanges entre la HATVP et les déclarants, et des demandes de précisions ou de rectifications « techniques », portant sur des éléments manquants, incomplets voire erronés (quote-part, usufruit ou nue-propriété, etc.), ont été effectuées, selon la Haute Autorité. Il s’agit d’une proportion certes importante mais comparable, par exemple, à celle constatée pour les députés de la précédente législature (2012-2017). [nous voilà rassurés...NdR]

Trois situations personnelles ont particulièrement retenu l’attention de la HATVP : celles de Nathalie Loiseau, ministre chargée des affaires européennes, de Nicole Belloubet, garde des sceaux, et de Nicolas Hulot, qui ont été priés de réévaluer leur patrimoine, dans le cadre de déclarations rectificatives séparées.

Ainsi, Mme Loiseau a dû rehausser de 400 000 euros la valeur de son appartement de 190 m2 à Paris (à 2 millions d’euros) et Mme Belloubet, de son côté, a dû rajouter à un patrimoine immobilier déjà conséquent ses parts dans deux appartements à Paris et une maison dans l’Aveyron, pour une valeur vénale supplémentaire de 336 000 euros (environ 1 million d’euros au total). Celles-ci ne figuraient nulle part dans sa première déclaration. Quant à M. Hulot, il avait lui aussi omis, dans sa longue liste de biens, des parts dans une maison et un appartement, pour une valeur cumulée de 157 000 euros.

« Pas de quitus ad vitam aeternam »

Toutes les déclarations publiées vendredi restent sous le contrôle de la HATVP durant toute la durée des fonctions ministérielles des déclarants, celle-ci se réservant la possibilité d’en réexaminer la véracité, si de nouvelles informations lui parvenaient… signalées par des citoyens ou par la presse. « Ces premières vérifications constituent une étape importante. Mais elles n’ont pas valeur de quitus ad vitam aeternam », souligne-t-on à la HATVP.

Quant à Emmanuel Macron, c’est la déclaration qu’il a effectuée lorsqu’il s’était porté candidat à l’élection présidentielle qui reste valable. A la différence de ses ministres, celle-ci n’a pas été contrôlée par la HATVP, la loi alors en vigueur ne le prévoyant pas. Mais celle sur la confiance dans la vie publique du 15 septembre 2017 a changé les règles. Du coup, la Haute Autorité sera amenée à contrôler sa déclaration à la fin de son mandat… en 2022.



http://www.lemonde.fr/gouvernement-philippe/article/2017/12/16/de-nombreux-millionnaires-parmi-le-gouvernement_5230633_5129180.html

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L'ex-ministre, Jean-Jacques Urvoas, passible de la Cour de justice de la République

L'ex-ministre de la Justice est soupçonné d'avoir transmis au député Thierry Solère des informations sur un dossier judiciaire.

ACT URVOAS

Ce ne sont qu'une petite dizaine de lignes. Elles reprennent la synthèse des remontées d'information de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) concernant l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre à l'encontre du député (LREM) Thierry Solère. C'est Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux à l'époque des faits - l'entre-deux tours de la présidentielle -, qui les aurait fait parvenir au député alors membre des Républicains.

En bon spécialiste du monde du renseignement, le ministre de la Justice a transmis, selon Le Canard enchaîné qui révèle l'affaire, le document par Telegram, une messagerie électronique bien connue des policiers comme des délinquants. Son destinataire Thierry Solère ne prendra pas le soin de faire disparaître ce document confidentiel dont la transmission viole le secret de l'enquête. Contacté, Pierre-Olivier Sur, l'avocat du parlementaire, n'a pas donné suite à nos questions, estimant «que pour son client, il n'y a pas de sujet».

Pour Claire Denis, le procureur de Nanterre qui vient de transmettre le dossier au procureur général près la Cour de cassation, ce sont là des «éléments susceptibles d'engager la responsabilité pénale» de l'ex-ministre de la Justice. Jean-Claude Marin a déjà transmis pour avis le dossier à la commission des requêtes de la Cour de justice de la République afin de déterminer si «les faits sont susceptibles d'être qualifiés de violation du secret professionnel commis par M. Jean-Jacques Urvoas, dans l'exercice de ses fonctions de garde des Sceaux, ministre de la Justice».

La main du politique

L'affaire en dit long sur l'usage de ces fameuses remontées d'information systématiques. Mais aussi sur le dédoublement de personnalité de ceux qui se succèdent Place Vendôme. Comme Christiane Taubira prise la main dans le pot de confiture en mars 2014 au sujet des écoutes de Nicolas Sarkozy, Jean-Jacques Urvoas s'insurgeait en avril 2017 des soupçons lancinants d'une justice à la main du politique. Il arguait des efforts de transparence du ministère depuis 2012. Dans le même temps, il transmettait à Thierry Solère des informations sur l'enquête préliminaire le concernant.

Cette dernière court depuis le 6 septembre 2016 «pour fraude fiscale, blanchiment, corruption, trafic d'influence et recel d'abus de biens sociaux». Elle se situe dans le sillage du différend qui a opposé la famille Solère et l'administration fiscale et qui s'est réglé par «un apurement des sommes un an et demi auparavant», rappelle un bon connaisseur du dossier. C'est Bercy qui en cette fin d'été 2016 et alors que Thierry Solère vient d'être nommé à la haute autorité des primaires de la droite et du centre a transmis le dossier pour ses implications pénales éventuelles.

Les perquisitions de juin dernier ont apporté un autre lot d'interrogations sur les rapports entre justice et politique. Elles ont révélé les échanges de Thierry Solère et de Roger Le Loire, alors juge d'instruction au pôle financier. En juin 2016, le TGI de Paris demande au magistrat de se déporter de tous ces dossiers politico-financiers à commencer par celui de Bygmalion. Il apparaît en effet que ce dernier souhaitait entrer en politique et cherchait une investiture pour les législatives 2017. Notamment auprès de Thierry Solère. Le dossier a été transmis au parquet de Paris qui a saisi la Brigade de répression de délinquance contre la personne.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/12/13/01016-20171213ARTFIG00241-urvoas-peut-etre-bientot-devant-la-cour-de-justice.php

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RAPPEL : LE SCANDALE DE LA "LOI URVOAS"
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Sous le prétexte grossier de "moderniser" l'élection présidentielle, la "loi Urvoas" vise à verrouiller un peu plus encore le déroulement de l'élection présidentielle et, notamment, à priver les candidats hors-système de l'essentiel du temps de parole dans les médias.
Ce projet de loi liberticide ayant été adopté par l'Assemblée nationale, il est utile de revoir ce qu'en disait François Asselineau dans son entretien d'actualité enregistré le 15 décembre 2015 :

 

Loi Urvoas = DANGER. Mobilisation contre le projet de réforme de l’élection présidentielle

https://www.youtube.com/watch?v=UVJ3LkHT9Jk&feature=youtu.be

 

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vendredi 15 décembre 2017

En 2018, les députés devraient bénéficier d’un remboursement de 1 200 euros de leur loyer à Paris

Le 29 novembre, le bureau de l’Assemblée avait confirmé le remboursement d’un pied-à-terre à Paris pour les députés, à partir du 1er janvier 2018. Transparence est désormais faite sur le plancher maximal du remboursement, selon L’Opinion.

 

ACT LREM PARLEMENT CALIMERO

Le bureau de l’Assemblée nationale avait adopté une réforme des frais de mandats le 29 novembre dans le cadre de la moralisation de la vie publique. Une décision qui a plutôt fait figure de réforme a minima, incluant en outre quelques points polémiques. Comme le fait que le bureau accordera désormais aux députés le droit de bénéficier d’un remboursement plafonné de leur loyer à Paris, à partir du 1er janvier 2018, en plus de leur bureau meublé et équipé de l’Assemblée – ce dernier servant bien souvent de couche aux élus de province.

 

L’Opinion atteste avoir pris possession d’une lettre, datée du 11 novembre, provenant du premier questeur de l’Assemblée nationale (La République en marche, LREM) Florian Bachelier. Il y informe les députés qu’ils auront, à partir du 1er janvier 2018, « La possibilité de louer un logement dont le loyer sera pris en charge par le budget de l’Assemblée Nationale à une hauteur aujourd’hui estimée à 1 200 euros par mois »Pour les loyers d’un montant supérieur, le surplus pourra leur être remboursé au titre de l’indemnité représentative de frais de mandat, la fameuse IRFM.

Cette modification fait suite aux nombreuses revendications des députés qui se plaignaient de leurs conditions de vie lors de leurs séjours à Paris. « Ce sont vos nombreuses demandes qui ont permis d’imaginer cette solution. », communique Florian Bachelier à ses collègues.

 


 

« Améliorer les conditions de vie et donc de travail des députés, en en finissant avec le nomadisme inconfortable. »

 


 

Selon lui, cette mesure a l’avantage d’« améliorer les conditions de vie et donc de travail des députés, en en finissant avec le nomadisme inconfortable que vous nous avez décrit. », mais aussi de réduire la note pour l’Assemblée nationale. En effet, L’Opinion confirme que le « budget hôtellerie » mensuel d’un député est aujourd’hui de 3 200 euros – les députés de province (hors Paris et petite couronne), peuvent bénéficier de nuits d’hôtel lorsque la résidence de l’Assemblée est complète, dans la limite de 200 euros.

Autre bonne nouvelle, les frais de taxi ou VTC, jusqu’ici pris en charge par l’Assemblée uniquement pour les déplacements dans Paris et les trois départements de la petite couronne, le seront désormais sur tout le territoire, « national et à l’étranger », précise le questeur.

Source :

https://francais.rt.com/international/46488-deputes-pourront-louer-appartement-paris-1200-euros-mois

https://www.lopinion.fr/edition/politique/deputes-pourront-desormais-louer-pied-a-terre-parisien-aux-frais-l-139788

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Les geignards députés En marche pas assez payés !

"Surtout qu’ils partent !!! " L’édito de Charles SANNAT

Certains élus de la majorité se plaindraient, d’après L’Opinion, de leur salaire moins intéressant que celui qu’ils touchaient dans le privé.

TK CALIMERO PARLEMENT UE

Ainsi, payée 5 000 euros, une députée LREM se plaint de manger « pas mal de pâtes »…

Pauvre choupette, c’est dur la vie, la preuve, elle dit même « je vais moins souvent au restaurant, je mange pas mal de pâtes, j’ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager. Pour certains, la question de tenir jusqu’au bout va se poser »

Pour éviter les procès en machisme, on se fiche que « madame » la dépitée ressorte des vieux tailleurs de son dressing, ou que ce soit un monsieur le dépité qui ressortirait de vieilles cravates, bien que la cravate ne soit plus trop à la mode ces derniers temps chez la REM (république en marche) vu qu’il faut faire « jeune » et que la cravate fait « vieux con ».

Voici quelques paroles de geignards :

– « On a tous lâché des situations professionnelles très confortables, et on ne s’y retrouve pas aujourd’hui » :

– « Il ne va pas falloir que ça dure trop longtemps, car je suis quatre fois moins payé ici que dans mon ancien job », aurait regretté cet ancien salarié d’un grand groupe industriel de produits cosmétiques ;

– « L’aventure est passionnante, mais un jour sur trois, je me demande ce que je fais ici ».

Ils font couiner les Français et finissent geignards !

Je les trouve pathétiques nos dépités, surtout, qu’ils partent!. Tous savaient ce qui les attendait, tous connaissaient la paye, et les situations qu’ils quittaient.

De surcroît, passer et voter des lois qui font couiner des braves gens pour qui les pâtes et les patates au beurre c’est le dimanche, vu qu’il n’y a toujours plus de beurre dans notre pays, c’est tout de même assez fort de café.

Il existe dans ce pays des milliers de gens, valables, talentueux, honnêtes et travailleurs, qui pour 5 000 euros nets par mois verraient le poste de député comme un honneur et qui mangent des pâtes depuis des années sans que cela n’émeuve leur estomac.

Nos dépités de la REM aimeraient donc bien augmenter leur REMunération… aux frais des sans-dents que nous sommes parce que vous comprenez, c’est dur.

Et vous savez quoi ? C’est vrai que se loger dans le 7e avec une paye de 5 000 euros nets par mois, même si cela semble beaucoup, c’est bien peu pour le quartier de l’Assemblée et la rive-gauche. C’est vrai.

Mais vous savez quoi ?

Il est très important que ceux qui fassent les lois soient dans la vraie vie.

Avec un salaire de 5 000 euros par mois, les députés de la nation sont trop éloignés des réalités quotidiennes de leurs concitoyens. Il convient donc d’aligner le salaire de nos sinistres représentants sur disons, allez soyons sympas, le salaire d’un prof certifié en milieu de carrière, soit entre 2 000 et 2 500 euros par mois.

Je suis sûr que nous ne manquerions pas de candidats, certainement moins motivés par l’argent, et surtout moins coupés des réalités quotidiennes. Ils voteraient sans doute des lois un peu plus inspirées.


Les députés ne représentent pas leurs intérêts ni ne défendent leur paye, mais les intérêts de leur peuple et des gens qui leur font confiance.

S’ils ne sont pas contents, qu’ils partent sous les applaudissements goguenards du peuple de France.

Dehors les snobinards, les péteux, les vaniteux, les « zimportants », les prétentieux, ceux qui ne savent pas rester simples. Dehors. Ces minables ruinent notre pays depuis 50 ans.

Enfin, rebaptisons la REM la REMunération !!!

(...)

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/les-geignards-deputes-en-marche-pas-assez-payes-surtout-quils-partent-ledito-de-charles-sannat/

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
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