vendredi 17 novembre 2017

« Chaud devant ! Prochainement, pour vous, les ruptures conventionnelles collectives ! »

par | 10 Nov 2017

C’est la dernière nouveauté en date, et je peux vous dire que cela va faire hurler chez les ex-futurs salariés bientôt tous virés ou presque et que l’on va se taper sur le ventre dans les antres du Medef.

ARG LICENCIEMENTS UE

Les ruptures conventionnelles sont devenues en quelques années la principale manière de licencier, et cela a considérablement flexibilisé le marché du travail pour les employeurs, permettant aussi, il faut le dire, pour certains salariés de partir plutôt sur une rupture conventionnelle, et donc les droits au chômage, plutôt que sur une démission.

Il n’en reste pas moins que jusqu’à présent, une rupture conventionnelle était par nature, par essence même, une décision individuelle, à tel point d’ailleurs que l’inspection du travail surveille de relativement près le nombre de ruptures conventionnelles (qui doivent être déclarées) par chaque entreprise afin d’être sûre que par certains effets d’aubaines, certaines entreprises ne masquent pas un plan social à travers de multiples ruptures conventionnelles.

D’un côté donc la rupture conventionnelle, unitaire, personnelle, individuelle et de l’autre, les plans sociaux avec la cohorte de coûts et de contraintes attachées, comme les indemnités mais aussi des notions de formation ou de « reclassements », bref, autant d’éléments qui empêchent notre gentil patronat de virer comme il l’entend et de gagner autant qu’il le souhaite.

Pourtant, c’est l’un des éléments que pas grand monde n’a vu venir des ordonnances Macron qui devraient prochainement autoriser les entreprises à mettre en place des procédures de ruptures conventionnelles collectives au lieu d’un plan social coûteux.

La différence, nous la voyons tous. Vous aurez a priori des ruptures conventionnelles collectives sur la base du volontariat et cela viendra remplacer les plans dits « volontaires » et puis nous devrions sans doute conserver les plans sociaux quand on dégraisse sans laisser le choix ou sans faire appel aux « volontaires ».

Mais le décret peut aller aussi loin que le voudra le président Macron, puisque l’Assemblée nationale lui a voté les pleins pouvoirs économiques et sociaux.

Demain, peut-être, allez-vous vous réveiller dans un monde où l’idée même de plan social aura disparu.

Et vous devez voir la logique d’ensemble.

Nos mamamouchis ont d’abord réduit le coût maximum des licenciements en mettant des plafonds même en cas de licenciements abusifs que les juges ne peuvent plus dépasser.

Puis maintenant qu’en réalité on a mis des seuils, on vous explique très doctement qu’il faut pouvoir faire baisser le coût des plans sociaux…

Sur la partie volontaire, on va donc faire de la simple rupture conventionnelle… Voilà une idée risquant fort de plaire grandement à SFR qui va devoir se délester rapidement de quelques milliers de ses collaborateurs, qui ne vont pas partir avec grand-chose malgré toute leur implication.

Les ruptures conventionnelles collectives, sur vos écrans au plus tard le 1er janvier 2018.

Le gouvernement a transmis son projet de décret fixant les modalités pratiques de ces ruptures conventionnelles collectives aux partenaires sociaux.

Dès la publication de ce décret, ces ruptures conventionnelles collectives seront possibles dans les entreprises, or selon les syndicats, et je veux bien les croire, cette nouvelle formule est un véritable plébiscite auprès des entreprises qui assaillent de coups de téléphone aussi bien les administrations que les experts comptables pour savoir comment faire pour en bénéficier et faire quelques charrettes à pas cher !
Le tsunami de licenciements en début de quinquennat, pas à la fin !

Les syndicats redoutent donc une vague de plans sociaux.

Ils ont parfaitement raison, et cela a aussi une grande logique politique.

Mieux vaut que les gens qui sont aussi des électeurs soient virés en début de quinquennat qu’en fin de mandat, bien que Macron, et c’est tout à son honneur n’a jamais caché ses intentions de casse sociale parfaitement assumées lors de la campagne.

Les fêtes de Noël risquent d’être particulièrement moroses et tristes pour bon nombre de nos concitoyens.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/chaud-devant-prochainement-pour-vous-les-ruptures-conventionnelles-collectives-ledito-de-charles-sannat/


 

BASE 14 995X225N'oublions pas que Macron ne fait que mettre en oeuvre les grandes orientations de politiques économiques (GOPE) préconisées par la Commission européenne.

Screen-Shot-10-28-17-at-10P.G.

lundi 13 novembre 2017

Les députés En Marche organisent « une boum » à l’Assemblée nationale pendant l’examen du budget de la Sécu

Les députés Macronistes « transforment l’Assemblée Nationale en boîte de nuit pendant l’examen du budget de la Sécu », tels sont les mots d’une députée LR, outrée et atterrée en voyant les élus LREM improviser une « teuf » illégale durant laquelle ils ont dansé une bonne partie de la nuit pendant que leurs confrères étaient en train de travailler sur le projet de loi de finances 2018.

film-la-boum

Les députés LREM, ont investi le 27 octobre dernier la buvette du Palais Bourbon, la transformant en dancefloor pendant la séance de nuit consacrée au projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. Une collaboratrice parlementaire raconte « un député LREM a mis de la musique à fond sur une enceinte et quelques autres ont dansé », son témoignage est confirmé par un président de groupe qui ajoute même que ce n’est pas une première « Ils avaient déjà fait la même chose à la fin de la première partie de la loi de Finances. ».

Les journaux, Marianne et France Soir, les seuls à avoir publié l’affaire, ce qui prouve bien la mainmise du gouvernement sur les médias, parlent même « de jeunes députés LREM qui se déhanchent en musique dans les couloirs de l’Assemblée » et pourquoi pas une soirée mousse, tant qu’on y est ? Dès lors l’affaire ne pouvant en rester là, les faits ont été rapportés à François de Rugy, le président de l’Assemblée Nationale, notamment lors d’une réunion du bureau de l’institution, la semaine dernière, où il fut déclaré

« On verra les suites qui seront données. Ça pourrait être l’occasion de rappeler un certain nombre de règles ». C’est un minimum, ces députés ont été élus pour légiférer et non faire le moonwalk au frais du contribuable !

Voilà, un exemple pathétique de ce que sont devenues nos institutions trustées par une orde de députés « issus du privé » boboïsants à souhait, inconscients de leurs responsabilités, plus habitués aux afterwork qu’à la chose publique car ne s’improvise pas politicien qui veut.

Sources :

http://www.francesoir.fr/politique-france/de-jeunes-deputes-lrem-se-dehanchent-dansent-musique-dans-les-couloirs-de-assemblee-securite-sociale-plf-2018

https://www.marianne.net/politique/de-jeunes-deputes-macronistes-improvisent-une-boum-la-buvette-de-l-assemblee


http://lagauchematuer.fr/2017/11/11/les-deputes-en-marche-organisent-une-boum-a-lassemblee-nationale-pendant-lexamen-du-budget-de-la-secu/

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lundi 6 novembre 2017

Quand la ministre Florence Parly s'envolait d'Air France… avec un parachute de 675.000 euros

La ministre des Armées Florence Parly ne s'est pas contentée de toucher des sommes impressionnantes en pleine crise à la SNCF. En 2014, elle a aussi empoché le pactole à son départ d'Air France, alors que le géant aérien se trouvait dans une situation financière délicate... Une vraie tradition au sein de cette entreprise.

ACT PARLY FINANCE RICHES

Vous avez aimé les salaires de la ministre à la SNCF, vous adorerez ses indemnités chez Air France. Florence Parly, la ministre des Armées, a en effet empoché des sommes faramineuses lorsqu'elle occupait le poste de directrice générale-adjointe du transporteur aérien, chargée de l'activité "Passage Orly et escales en province". C'est ce qu'il ressort de sa nouvelle déclaration d'intérêts, qui comprend enfin ses rémunérations des années 2012 à 2015, publiée ce mercredi 1er novembre par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

La SNCF, qui l'a payée jusqu'à 52.000 euros mensuels en 2017, grâce à une jolie prime de résultats, se trouve comme renvoyée à l'époque de la locomotive à vapeur. Avec Air France, on passe en effet le mur du son des gros salaires. Sur les huit premiers mois de 2014, la socialiste ralliée à Emmanuel Macron aura touché une moyenne de plus de 79.000 euros net mensuels de la part du géant aérien, soit environ 69 Smic. Son indemnité de départ, en septembre, laisse particulièrement rêveur : 675.800 euros brut, soit 406.231 euros net d'impôts. Un joli parachute doré, afin de permettre à l’énarque d’atterrir en douceur.

Ce montant, qui comprend un "solde de tout compte", paraît d'autant plus impressionnant que cette ex-secrétaire d’Etat socialiste n’allait pas se retrouver au chômage. En tant que haut-fonctionnaire en disponibilité, elle était assurée de retrouver sa place - et son salaire - d’administratrice civile rattachée au ministère des Finances. Cela n’a finalement pas été le cas, puisque Florence Parly a opté pour un poste de directrice générale déléguée à la SNCF… qui payait lui aussi très bien, comme Marianne l’a relevé le 6 octobre dernier. Ce départ semble même découler d'un accord entre Florence Parly et Air France : "Florence Parly (...) quittera le groupe à compter du 8 septembre 2014 pour s'engager dans une nouvelle phase de son
parcours professionnel
", indique le communiqué du transporteur, publié le 28 août 2014.

Parachute en plein crash financier

Au moment où l’actuelle ministre a touché cette prime, Air France était loin de se trouver dans une situation financière saine. En 2014, le transporteur aérien a accumulé 129 millions d’euros de pertes. En 2012 et 2013, le groupe a aussi mis en place deux plans de départs volontaires et supprimé respectivement 5.122 et 2.800 postes. A cette époque-là, Florence Parly gagnait déjà bien sa vie : 23.200 euros net mensuels en moyenne en 2012, 24.457 euros en 2013. Pas mal, pour une directrice générale-adjointe qui faisait partie des quinze dirigeants les plus importants de l’entreprise, mais pas des trois premiers.

On ne peut en outre pas lier cette super-prime à des résultats personnels particulièrement renversants. L’action de Florence Parly à Air France demeure en effet contrastée. A la tête de la branche Cargo du groupe, entre 2009 et fin 2011, la haut-fonctionnaire a épongé des pertes colossales et renoué avec les bénéfices. Ce au prix d’une baisse de 17% des effectifs. Quant à son passage à la tête de la branche d’Air France chargée des courts et des moyens courriers à Orly, entre 2012 et août 2014, il n’a pas forcément marqué les esprits. En 2014, les revenus liés au transport de passagers ont baissé de 2,7%. Dans son communiqué annonçant son départ, le géant aérien trouve d’ailleurs les mots pour saluer l’action de Florence Parly, sans nier que ses résultats chiffrés ne sont pas forcément étourdissants : « Florence Parly (..) a su, dans des contextes particulièrement difficiles, mettre sur pied les conditions d'une forte amélioration des performances économiques de ces secteurs ». Manière de constater que si les « conditions » d’une réussite économique ont été mises en place, le résultat lui-même est relativement modeste.

1,12 million pour l'ex-PDG

Ce « parachute doré » correspond en fait à une tradition ancrée au sein de cette entreprise cotée en bourse, dont l’Etat est actionnaire à 14%. Fin 2011, l’ex-PDG Pierre-Henri Gourgeon a par exemple touché une indemnité de départ de 1,12 million d’euros, à laquelle s’est ajoutée une prime de non-concurrence de 400.000 euros.

De la même façon, les rémunérations importantes des dirigeants sont une constante chez Air France. Entre 2015 et 2016, les quatorze membres du comité exécutif ont même augmenté leur salaire de 17,6%. L’année dernière, il se sont partagé quelque 4,8 millions euros, ce qui revient à un salaire mensuel moyen de 28.570 euros brut. De quoi susciter une polémique avec les syndicats du transporteur aérien quand on sait qu’en 2016, cette même direction a proposé aux pilotes de l’entreprise d’augmenter leurs heures de travail de 10% pour la même rémunération.

108.829 euros de jetons de présence en 2015

Florence Parly a de son côté passé les années et les postes en conservant une rémunération (très) élevée. Avec une petite baisse au cours de son premier exercice au sein de la SNCF, toutefois : en 2015, elle a engrangé « seulement » 21.000 euros net mensuels en moyenne. L’énarque se rattrapait avec des jetons de présence en tant que membre de conseils d’administration. Cette année-là, elle y a touché 108.829 euros net. Dès 2016, la machine s’est relancée. Grâce à d’opportunes primes de résultat, l’actuelle locataire de l’hôtel de Brienne a empoché quelque 30.500 euros net moyens, pour finir à plus de 52.000 euros sur les six premiers mois de 2017.

https://www.marianne.net/politique/quand-la-ministre-florence-parly-s-envolait-d-air-france-avec-un-parachute-de-675000-euros

Posté par UPR Creuse à 09:45 - - Permalien [#]
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120 millions de moins sur les stock-options, le dernier cadeau de Macron aux plus riches

Un amendement surprise de la majorité réduit de 10% les prélèvements sur les stock-options. Ce nouveau cadeau aux plus aisés coûtera 120 millions d'euros à la Sécu. A l'instar du prélèvement forfaitaire unique, ce coup de pouce pour ce type de rémunération va conduire à transformer artificiellement des salaires en dividendes. Explications.

ACT MACRON FINANCE RICHES

"Ne pensez pas à un éléphant". Dans son livre, le linguiste George Lakoff décrypte le but final de cette injonction paradoxale : faire penser à un éléphant. De même qu’à force de dire qu’il n’est pas le président des riches, Emmanuel Macron risque fort d’aboutir au même effet. D’autant qu’il en donne chaque jour des arguments.

La semaine dernière encore. En pleine discussion sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale, le groupe LREM, via Olivia Grégoire, a présenté un amendement visant à réduire la fiscalité des stock-options et autres actions gratuites (AGA). Récitant son catéchisme, la député de Paris assène : "La distribution d'actions gratuites est un processus à la fois avantageux pour les entreprises (qui peuvent ainsi attirer des talents qui autrement ne seraient pas dans leurs moyens financiers) et pour les salariés, qui y trouvent un intéressement au devenir de leur structure". Ce petit cadeau de 120 millions d’euros aux entreprises, et principalement aux plus grosses (chiffrage que les députés de l’opposition ont finalement obtenu de haute lutte), n’était pas prévu au programme. Qu’importe : le rapporteur général LREM annonce la couleur : "avis favorable", itou de la ministre Agnes Buzyn. Emballé, c'est pesé.

Outre que le gouvernement, pourtant fort tatillon sur la dépense, trouve à propos de se passer de 120 millions, ce petit amendement n’a rien d’anodin. Sur la forme d’abord. Conformément à la pratique parlementaire, l’examen des amendements se fait d’abord en commission avant leur discussion en séance plénière, comme c’était le cas ce jeudi 26 octobre. L'amendement 646 signé par l'ensemble des membres du groupe LREM, y déroge, et est opportunément apparu sans passer par la case commission. Colère jusque dans les rang LR. Le député du Loiret, Jean-Pierre Door, réclame une suspension de séance et la convocation en urgence de la Commission des affaires sociales. Ce qu’il obtiendra.

Vengeance macroniste

Mais c’est sur le fond que s’est attardée la députée Nouvelle Gauche, Valérie Rabaud, épaulée par Adrien Quatennens, des Insoumis. La députée du Tarn et Garonne connaît bien ce sujet. C’est elle qui avait obtenu l’année dernière le relèvement à 30% de cette taxe, que la loi Macron avait ramenée en 2015 à 20%. Voilà donc Emmanuel Macron vengé. Tout à sa campagne présidentielle, il avait dû observer de loin le détricotage d’un des dispositifs phares de sa loi à lui. La voici remise en l’état. Pas à n’importe quel prix. Comme le souligne Valérie Rabaud, "vous avez déjà fait, avec la taxe sur les salaires sur la quatrième tranche, un chèque de 120 millions d’euros pour les cadres des grandes entreprises qui gagnent plus de 150 000 euros par an, et vous recommencez aujourd’hui avec un chèque de 120 millions d’euros ! Où va-t-on s’arrêter ?".

Et de fait, ces deux mesures s’ajoutent en ce qu’elles s’adressent aux mêmes : les hauts salaires, notamment ceux de la finance, qui se trouvent aussi être ceux qui reçoivent le plus de stock-options et d'AGA. Selon un document de Bercy, parmi les entreprises de plus de 500 salariés, 363 d’entre elles avaient déclaré la moitié de l’assiette de cette taxe en 2015. Plus du tiers pour les presque 100 plus grosses qui comptent plus de 2 000 salariés. Ce paquet d’actions pesant près de 6 milliards d’euros.

120 millions + 120 millions +...

Emmanuel Macron assume donc son pari économique. Avec cette nouvelle mesure, le président augmente encore de 120 millions d’euros sa mise déjà lourde de plusieurs milliards via la fin de l’ISF et l’instauration de la flat tax (ou prélèvement forfaitaire unique) sur les revenus mobiliers (actions, etc…): réduire massivement la fiscalité pesant sur les plus riches en espérant retrouver tout cet argent dans l’investissement. Il a pour l’heure gagné son pari politique, comme en a récemment convenu Jean Luc Mélenchon : sa majorité tient, que se soit sur ses ordonnances sur le travail comme sur son budget, tandis que l’opposition peine à trouver ses marques.

Reste le pari économique. Même si officiellement, ce n’est pas la théorie du ruissellement qui gouverne ses choix économiques, l’ensemble des options prises finit de dessiner quelque chose qui y ressemble fortement. Mais il y a un hic. Comme l’a récemment révélé Vincent Eblé, le président PS de la Commission des finances du Sénat, Bercy chiffre à 50 000 à long terme le nombre d’emplois créés par les milliards 'rendus' aux plus riches. Une paille. Ce n’est pas vraiment une surprise : la théorie du ruissellement manque cruellement d’études académiques pour la valider. Elles sont au contraire pléthores pour montrer combien ces acteurs économiques très particuliers que sont les riches excellent à optimiser leurs avantages et à baisser leurs impôts.

Transformation des salaires en dividendes

C’est le cas de celle que vient de produire Gabriel Zucman, et qui en a fait une relation dans Le Monde intitulée La flat tax est une bombe à retardement pour les finances publiques. Pour ce professeur d’économie à l’université californienne de Berkeley, la chose est entendue : le prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les revenus du capital va coûter beaucoup plus que le 1,5 milliard d’euros budgétisé.

Le raisonnement se fonde par analogie sur ce qui s’est notamment passé aux Etats-Unis. En créant un écart entre la fiscalisation des revenus issus du capital et celle du travail, (en l'espèce en France presque 16% de moins pour les premiers), les acteurs qui disposent de l’information et en ont la capacité technique, autrement dit les élites du salariat comme les cadres dirigeants, vont transformer artificiellement des salaires en dividendes. Cela s’appelle un arbitrage positif en finance. Manque à gagner fiscal à terme, selon Gabriel Zucman ? Plus de 10 milliards par an, 20 milliards dans un scénario noir. Ce raisonnement dynamique s'applique également aux prélèvements sur les stock-options : s'il ne coûte que 120 millions aujourd'hui, il coûtera mécaniquement plus à l'avenir...

Comme s'il voulait donner raison encore plus vite à l’économiste, Emmanuel Macron, avec sa baisse de la taxe sur les stock-options et les actions gratuites, remet 10 balles dans la machine à transformer artificiellement les salaires en distribution d’actions et de dividendes.

https://www.marianne.net/economie/120-millions-de-moins-sur-les-stock-options-le-dernier-cadeau-de-macron-aux-plus-riches

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dimanche 5 novembre 2017

Cabinets ministériels : la hausse des salaires en marche

Dans le nouveau monde d’Emmanuel Macron, les cabinets ministériels subissent une cure d’amaigrissement. Moins de conseillers, pour économiser de l’argent public ? Pas si simple.

ACT AUGMENTATION MINISTERES

Pas plus de dix membres dans un cabinet ministériel, c’est la règle depuis le premier conseil des ministres du quinquennat Macron. Résultat, entre le gouvernement de Manuel Valls l’année dernière et celui d’Edouard Philippe, il y a 124 conseillers ministériels en moins. Une économie de 6 543 071 euros. Mais en même temps, ils se sont octroyés une augmentation: 18% de hausse de salaire en moyenne par rapport à leurs prédécesseurs.

A partir du "Jaune" budgétaire publié avec le PLF 2018, nous avons comparé, ministère par ministère, la rémunération des conseillers entre 2016 et 2017. Certains écarts sont étonnants.

Au ministère des Affaires étrangères par exemple, la rémunération moyenne des conseillers est passée de 5 898 euros bruts par mois, à 10 043 euros. Au ministère de la Justice, le salaire des membres du cabinet a augmenté de 7 992 euros mensuel à 10 549 euros bruts. Mais c’est au ministère de la Santé qu’on est le mieux payé : 11 665 euros mensuels contre 9 569 euros l’année dernière. C’est plus que ce que gagne la ministre elle-même !

En pleine cure d’austérité, comment expliquer ces augmentations de salaire ? Pour l’ancien député René Dosière (PS), qui a effectué des calculs similaires, les ministres qui viennent du monde de l’entreprise ont tendance à davantage rémunérer leurs collaborateurs :

«Les ministres sont issus pour beaucoup de la société civile, ils gagnaient beaucoup plus avant d’être ministres... Ils ont laissé courir le niveau des rémunérations.»

La baisse du nombre de conseillers ministériels dans le gouvernement d’Edouard Philippe a permis d’économiser plus de 6 millions d’euros. Mais sans les hausses de salaires, nous aurions pu économiser 5 millions d’euros de plus.

http://blog.francetvinfo.fr/oeil-20h/2017/11/01/cabinets-ministeriels-la-hausse-des-salaires-en-marche.html#xtor=EPR-51-[enquete-france-2-comment-les-salaires-des-conseillers-ministeriels-ont-explose-depuis-l-election-de-macron_2448422]-20171102-[titre]

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vendredi 3 novembre 2017

Le gouvernement français privatise le futur des services publics ….

Article proposé par S.R. (UPR87)

Le banquier Macron, nous donne encore une preuve de son amour pour la France…

 

ARG SERVICES MACRON

En installant le « comité Action publique 2022 », c’est une seconde commission Attali que le gouvernement a créée. Sa composition est une illustration du macronisme : une commission dominée par des représentants du privé en position de dicter à l’État ce qu’il doit faire, au mieux de leurs intérêts. Dans un futur proche, il n'y aura plus de service public en France. Au rythme d’une création ou deux par mois de nouveaux comités Théodule, chargés de se pencher sur l’un ou l’autre dossier jugé prioritaire par le gouvernement, l’attention finit par baisser. La présentation par le premier ministre Édouard Philippe, le 13 octobre, d’un « comité Action publique 2022 », n’a pas échappé à la règle. D’autant que Matignon a adopté une communication allégée sur le sujet. Un discours de bienvenue, quelques mots pour annoncer la volonté permanente du gouvernement de moderniser l’État – en essayant de gagner en efficacité économique – sont censés tenir lieu de feuille de route pour cette nouvelle mission.

Pourtant, derrière cet habillage très patelin, c’est une nouvelle commission Attali qui est en train de se mettre en place. Avec parfois les mêmes hommes et, en tout cas, les mêmes idées. Comme la commission, ce comité est chargé d’édicter une série de mesures sur la transformation des services publics. Ses préconisations semblent être appelées à devenir un mandat impératif pour le gouvernement, au même titre que les résolutions de la commission Attali, en dépit de leur caractère débridé.

Dans sa présentation, le gouvernement se veut très rassurant. Il s’agit « d’améliorer la qualité des services publics, d’offrir aux agents publics un environnement de travail modernisé et de mettre l’État à l’heure de la numérisation. Bien sûr, en faisant mieux pour moins cher : la réforme doit permettre d’accompagner la baisse des dépenses publiques », en permettant une réduction de trois points de la part de celles-ci dans le PIB d’ici à 2022. Le gouvernement ne donne pas de chiffres. Mais passer de 57 % à 54 % de part des dépenses publiques représente entre 60 et 80 milliards d’euros d’économie. Des économies supportées essentiellement par les services publics, dans l’esprit du gouvernement.

La lettre de cadrage, adressée par le premier ministre à tous les membres du gouvernement, n’en fait en tout cas guère mystère. « Les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés en matière de réduction de la dépense publique impliquent de revoir profondément et durablement les missions de l’ensemble des acteurs publics », écrit-il en préambule. Dans ce cadre, le comité Action publique 2022 « sera chargé de produire un rapport identifiant des réformes structurelles et des économies significatives et durables sur l’ensemble du champ des administrations publiques. À cette fin, ce comité s’interrogera sur l’opportunité du maintien et le niveau de portage de chaque politique publique. Cela pourra notamment le conduire à proposer des transferts entre les différents niveaux de collectivités publiques, des transferts au secteur privé, voire des abandons de missions ». Sans s’en cacher, l’État prépare donc bien son désengagement.

Compte tenu de l’importance des services publics en France, de leur rôle dans le pacte républicain et de leur fonction économique et sociale dans le pays, leur évolution aurait au moins mérité un large débat démocratique. Le pouvoir a préféré l’éteindre par avance et confier tout cela à un comité. Et quel comité !

Le gouvernement a choisi d’en exclure l’essentiel des parties prenantes, de donner congé à la société civile. Aucun responsable de services publics et de la santé n’a été invité à y participer, pas plus que les syndicats ou les usagers. Aucune association n’a été conviée, pas plus que des représentants de l’Insee, des centres de sciences sociales ou de géographie, des responsables de l’aménagement du territoire. Des acteurs publics comme la Caisse des dépôts, les autorités de régulation ou de la concurrence, qui auraient peut-être pu partager leurs vues ou leurs expériences, ont été soigneusement tenus à l’écart. On ne retrouve aucune personne ayant des connaissances ou des expériences en matière d’environnement, de transports, de télécommunications, de réseaux, bref touchant à tous ces grands enjeux de transformation pour un État, à l’heure d’un changement inéluctable de modèle économique. Toutes ces expériences, ces voix ont été jugées inutiles.

En lieu et place, il y a les experts. « Tout se passe comme si le pouvoir était capable d’adopter les “bonnes décisions”, cautionnées par la Raison. Cette illusion cognitiviste – au terme de laquelle le politique serait en mesure de connaître la réponse juste – est le moteur de l’idéal épistocratique qui s’évertue à soustraire le gouvernant, réputé connaître et non vouloir, à l’épreuve de la discussion », prévenait le constitutionnaliste Alexandre Viala, dans une récente tribune publiée dans Le Monde, mettant en garde contre ces illusions qui mettent en danger la démocratie.

Le comité action publique 2022 illustre à la perfection cette réalité du macronisme. Emmanuel Macron lui-même paraît avoir veillé à établir la liste des noms, tant elle se calque sur celle de la commission Attali – son expérience fondatrice – et sa vision du monde, du pouvoir.

D’abord, il y a les énarques. Sur les 34 membres de ce comité, 17 sont passés par l’ENA. Cette qualité première n’en empêche pas d’autres. Le petit comité abrite ainsi de nombreux amis ou proches du président. Laurent Bigorgne, directeur de l’institut Montaigne, qui a hébergé le site d’En marche! à son domicile au moment de son lancement, est naturellement au premier rang. Nicolas Revel, ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée chargé du social au temps où Emmanuel Macron occupait le même poste à l’économie. Un ami si proche qu’Emmanuel Macron a voulu l’imposer comme directeur de cabinet à Édouard Philippe à Matignon. Frédéric Mion, qui a succédé à Richard Descoing à la tête de Sciences Po, a même eu le privilège d’être choisi parmi les trois présidents du comité.

Ensuite, il y a des hauts fonctionnaires, parfaits connaisseurs de l’appareil d’État, qui y sont parfois restés mais qui sont aussi partis dans le privé. Parmi les candidats retenus pour participer à ce comité, les fonctionnaires travaillant encore dans le public ont comme caractéristique d’avoir travaillé dans les cabinets de Nicolas Sarkozy ou de ses proches à droite. Les seules recrues de gauche sont d’anciens membres du cabinet de Manuel Valls à Matignon. Comme si aller chercher d’autres expériences était s’aventurer sur des terres inconnues bien trop dangereuses.

La réforme de l’État aux mains du privé

Après, il y a des économistes. Dans la liste des personnalités retenues se retrouvent Philippe Aghion, Jean Pisani-Ferry, Mathilde Lemoine. Hasard ! Tous les trois siégeaient déjà à la commission Attali. Là encore, il aurait été possible d’aller chercher d’autres économistes, d’ouvrir à d’autres réflexions, comme les inégalités, la redistribution, les biens communs, par exemple, qui sont devenus des thèmes centraux dans les débats académiques aux États-Unis depuis la crise financière. Mais Emmanuel Macron a préféré reconduire les « valeurs sûres », qui pourront rabâcher leurs avis, en reprenant le débat là où la commission Attali l’avait laissé, au temps du néolibéralisme triomphant des années 2006-2007, comme si tout ce qui s’était passé entre-temps n’était qu’une simple parenthèse, le néolibéralisme étant comme les lois de la physique, indépassable, intemporel.

Pour finir, dans la représentation du monde selon Emmanuel Macron, il fallait naturellement convier le secteur privé, qui doit inspirer la conduite de l’État. Les créateurs d’entreprise numérique y ont une place de choix, afin de donner quelques exemples et quelques leçons à la France start-up. Ainsi Paul Duan, présenté comme un entrepreneur social, un « as » de la Silicon Valley, a été invité à partager ses vues sur la conduite de l’État. Fin 2016, il devait terrasser le chômage, en faisant baisser d’au moins de 10 % le nombre d’inscrits grâce à ses algorithmes foudroyants. Neuf mois plus tard, soulignait Arrêt sur images, son site Bob emploi était toujours en version bêta. Trois mois après, il en est toujours au même stade. De même, Axel Dauchez, créateur « d’une plateforme de mobilisation de la société civile » et chantre de l’ubérisation de l’économie, qui s’est donné pour programme de « s’attaquer aux enjeux de la gouvernance des États », a été invité à participer aux travaux, comme porte-parole du nouveau monde face au vieux.

Seule concession faite aux usages, il a bien fallu nommer quelques représentants politiques (6 sur 34). La liste paraît avoir été arrêtée par Édouard Philippe. Car, à l’exception de François Bonneau (PS), nommé en tant que président de l’Association des régions de France, tous sont de droite (LR ou LREM), et beaucoup sont normands.

S’il y avait encore quelques doutes sur les mesures que va préconiser ce comité Action publique 2022, le choix du président donne de larges indications : il laisse le champ libre au secteur privé. Effectivement, quoi de mieux pour l’État que de se laisser dicter ses réformes par le privé, d’autant que ses avis sont toujours désintéressés.

Le gouvernement a ainsi choisi comme président du comité Action publique 2022 Robert McInnes, président du conseil d’administration de Safran. Mais ce n’est pas tellement à ce titre – même si Emmanuel Macron, lorsqu’il était à Bercy, rêvait d’instaurer des partenariats public-privé pour les équipements de l’armée –, ni pour le remercier d’avoir défendu la cause française auprès de l’Australie, lors de la signature du très grand contrat de sous-marins fabriqués par DNCS, qu’il semble avoir été choisi. Robert McInnes a d’autres qualités. Il a d’abord été pendant plusieurs années membre du conseil de surveillance de la Générale de santé. Ce groupe privé de cliniques s’est fait une spécialité de développer tout un réseau de cliniques, en trustant les activité les plus lucratives remboursées par la Sécurité sociale (accouchements, opérations de l’appendicite, fractures), laissant aux hôpitaux le soin de traiter les maladies longues comme le diabète, le cancer.

Il a été aussi vice-président de Macquarie Capital Europe. Cette banque d’investissement australienne se développe depuis des années en rachetant toutes les infrastructures stratégiques et des pans entiers du domaine public qui lui assurent des rentes, voire des monopoles. Elle investit particulièrement dans les réseaux de gaz et d’électricité, les autoroutes, les ports et les aéroports, les concessions d’eau. En France, elle est, par exemple, actionnaire des autoroutes Rhin-Rhône, un dossier cher à Emmanuel Macron. Ces dernières années, la banque s’est beaucoup intéressée au marché français et a recruté plusieurs anciens hauts fonctionnaires.

…/…

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Source Global-Space

https://lesmoutonsenrages.fr/2017/11/01/le-gouvernement-francais-privatise-le-futur-des-services-publics/

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Marlène Schiappa sur RTL ? Féministes il y a encore du boulot !

Durant la semaine du 16 au 20 octobre 2017, la parole la plus prononcée et les mots les plus écrits dans les médias français sont : « La parole a été libérée ». Référence au prédateur sexuel Harvey Weinstein ainsi qu’à sa conséquence française, la mise en œuvre d’un hashtag #balancetonporc sur Twitter. C’est dans ce contexte que la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes était l’invitée d’Élizabeth Martichoux le lundi 16 octobre lors de RTL Matin. Onze minutes révélatrices de l’état du féminisme en France, tant même cette secrétaire d’État-là paraît en retard et sous influence. À quand une vraie déconstruction de la domination masculine en France ?

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À féminisme, féminisme et demi

Pour Marlène Schiappa, la déconstruction de la domination masculine c’est maintenant. Précédée par le Président de la République, lors de sa conférence de presse télévisée du dimanche soir 15 octobre 2017, Marlène Schiappa est invitée pour exposer les contours de son projet de loi sur le harcèlement de rue. Élizabeth Martichoux tend la perche du studio à la secrétaire d’État au sujet de cette surprenante préséance du chef de l’État. L’auditeur ou le téléspectateur suivant l’entretien sur le site de la radio s’étonne : la secrétaire d’État ne relève pas, paraissant comprendre que la journaliste juge dommageable que le président ait en quelque sorte vendu la mèche. Le sourire de Marlène Schiappa en dit long sur cette incompréhension.

À l’évidence, Élizabeth Martichoux n’interroge pas sur une indélicatesse ou une petite erreur de communication mais bien sur le fait même de cette préséance du chef de l’État en tant qu’il est un homme. C’est bien de domination masculine et du fait que cette domination se pratique même chez ceux qui s’annoncent en charge de la combattre que la journaliste veut signaler à la principale militante de ce combat au sein du gouvernement. En effet, une fois de plus la parole ne semble pas si libérée que cela : un homme politique de sexe masculin a volé la vedette à une femme politique portant un projet, signalant ainsi que ce projet porté par une femme est avant tout le sien. Ce que du reste la Secrétaire d’État reconnaît à plusieurs reprises au cours de l’entretien, en se plaçant sous la protection toute patriarcale d’Emmanuel Macron.

Élizabeth Martichoux ne comprend pas bien ? Nous, non plus

Ce n’est pas le seul moment surprenant de l’entretien accordé par Madame Schiappa à RTL. Laissons de côté la susceptibilité à fleur de peau de la Secrétaire d’État, récusant le mot de « militante » prononcé à son propos par la journaliste au sujet de la PMA, préférant insister sur son statut de « membre convaincue du gouvernement » – une susceptibilité qui est devenue une marque de fabrique du macronisme. Le plus important est que Madame Schiappa a eu du mal à se faire comprendre. Les explications de la Secrétaire d’État quant aux fondements et au contenu à venir de son projet de loi n’ont guère été audibles à l’antenne, tant pour l’auditeur que pour Madame Martichoux. Cette dernière a en effet beaucoup insisté pour que Madame Schiappa parvienne à expliquer ce qu’est « le harcèlement de rue ». La Secrétaire d’État n’y est pas clairement parvenue, ce qu’aucun média officiel n’a jugé utile de souligner les jours suivants. L’invitée commence par exposer que « l’idée de la verbalisation du harcèlement de rue, c’est qu’il y ait du flagrant délit. Que les forces de l’ordre puissent verbaliser le harcèlement de rue ». Ceci étant posé, Élizabeth Martichoux s’interroge à juste titre sur ce qu’est « le harcèlement de rue ».

En effet, tant qu’à verbaliser et à donner des amendes à des individus pour un délit, il peut sembler nécessaire que ce délit soit non seulement caractérisé mais qu’il soit préalablement défini. C’est ce dernier verbe que la journaliste utilise, regrettant justement que le harcèlement de rue ne soit pas « défini ». Réponse de la porteuse de projet : « Très bien ! J’ai installé un groupe de parlementaires dont la mission est justement de le définir ». L’auditeur tend l’oreille… En cette séquence médiatique où la question du sexisme, du harcèlement et des agressions sexuelles est au centre de toutes les attentions, semaine qui débute par l’annonce d’un « grand projet de loi pour lutter contre le harcèlement de rue », la Secrétaire d’État explique posément que ce délit contre lequel la loi devra lutter n’est pas défini. Qu’il n’a pas encore d’existence conceptuelle en somme. Surprise, Madame Martichoux insiste afin de comprendre. Réponse de Marlène Schiappa : « On peut retenir la définition du harcèlement de rue [dont elle vient justement d’expliquer qu’il n’était pas défini – la pensée complexe paraît s’étendre], et on peut retenir la notion d’outrage sexiste, dont certains experts disent qu’il suffit effectivement d’une fois, dès lors que le caractère d’intimidation installant un climat d’insécurité pour les femmes est prouvé ». Donc… Une preuve d’un climat d’insécurité provoqué par un délit dont la nature n’est pas définie mais dont on peut tout de même retenir… la définition.

Silence, quand tu nous tiens

Madame Schiappa précise sa pensée : « On sait très bien intimement à partir de quand on se sent intimidée, harcelée, en insécurité ». Ainsi, la définition du harcèlement de rue, délit qui va conduire à des verbalisations et à des amendes, dépendra du « ressenti » de la personne non genrée de type féminin se sentant victime dudit harcèlement. La Secrétaire d’État annonce une « formation » pour les policiers, ce qui ne manquera pas de les rassurer. Reste que cette « définition » (l’intimement) peut surprendre dans une république dont le socle est fondé sur le Bien commun, lequel ne fixe pas des lois en diversité, et relativistes selon le ressenti des individus, mais des lois valables pour tous. La loi détermine les délits en fonction de critères objectifs et non pas subjectifs. Ici, le bon vouloir d’un individu genré de type féminin deviendrait-il source de l’application de la loi ? La question mériterait d’être posée. Elle ne l’est pas.

Pourtant, ne rien comprendre n’est pas tout. Il y a aussi les silences. Et dans RTL Matin, ce lundi 16 octobre 2016, ils sont silences bruyants. Pas un mot sur le harcèlement de rue tel qu’il se développe dans certains quartiers ? Pas un mot non plus sur cette forme de harcèlement de rue qu’est le harcèlement sexiste vestimentaire inhérent à la culture d’une partie spécifique des communautés formant nation française ? Non. Pas un mot. Pas une question non plus. Madame Schiappa encore un effort ! Osez le féminisme ! Sans tabous ?

Crédit photo : capture d’écran vidéo RTL

https://www.ojim.fr/marlene-schiappa-sur-rtl-feministes-il-y-a-encore-du-boulot/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=40e903eb79-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-40e903eb79-71509009

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Anne Hidalgo supprime les colonies de vacances des enfants des personnels pour financer les JO

Article proposé par S.R.

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La décision a beau avoir été prise en catimini, elle n’en a pas moins fait scandale chez les agents de la Mairie de Paris. En effet, on vient d’apprendre qu’Anne Hidalgo a décidé de sucrer deux millions d’euros sur le dos des personnels en diminuant d’autant sa contribution à l’AGOSPAP, l’association en charge des œuvres sociales à la Ville de Paris. Une somme qui représente plus de 20% de son budget annuel. Résultat : les inscriptions pour les colonies de vacances en direction des enfants des personnels municipaux viennent désormais, en urgence, d’être « suspendues » ! Information d’ailleurs confirmée par l’AGOSPAP elle-même sur son site (lire ici).

Pourtant la Mairie de Paris se vantait jusqu’alors que « l’offre de loisirs, de séjours et de centres de vacances pour les jeunes constitue une mission essentielle ». Visiblement plus maintenant. C’est que l'équipe d'Anne Hidalgo cherche désespérément de l’argent frais pour financer ses futurs Jeux Olympiques de 2024… Et c’est sans doute pourquoi elle a dû recourir à cette manœuvre qui lui permet de ponctionner deux millions d’euros, jusque-là réservés pour des mômes qui ne peuvent pas partir en vacances.

Car il faut savoir que la grande majorité des personnels de la Ville de Paris est composée de ce que l’on appelle des agents de catégorie B et C, lesquels ne roulent pas vraiment sur l’or… Beaucoup d’entre eux habitent d’ailleurs en grande banlieue faute de pouvoir se loger dans la Capitale. Et bien sûr, comme une majorité de Français, ils ne partent pas non plus en vacances. Reste alors « la colo » pour les enfants ou les centres de séjour pour famille. Mais ça c’était avant, du temps de « l’ancrage social » de la municipalité parisienne.

Du côté des agents, c’est bien sûr la stupeur. « Pour moi, et pour beaucoup d’autres j’imagine, ça veut dire plus de vacances pour mes enfants et moi, car je n’ai pas les moyens de payer au tarif normal. Qu’est-ce qu’on peut faire ? » s’alarme ainsi une collègue. On savait que la Mairie de Paris n’aimait pas beaucoup ses agents mais là elle franchit des records olympiques. Et ça n’est pas du fictif !  Pour notre syndicat, il est donc impératif que la Mairie de Paris revienne sur cette décision inique pour que les enfants des personnels de la ville puissent continuer à bénéficier des subventions pour les séjours « juniors » et « familiaux ».

En tout cas voici le premier gros dossier chaud à résoudre pour Christophe Girard, fraîchement nommé par Anne Hidalgo « adjoint en charge des personnels et du dialogue social ». Si, si, c’est bien l’intitulé exact ! Et si Christophe Girard dit vrai, le bon sens devrait vite revenir dans les couloirs de l’Hôtel de Ville : « Je n’ai qu’un désir : trouver des solutions pour sortir des conflits. C’est ma ligne de conduite dans la sphère privée comme dans la vie publique »  déclarait récemment au journal Le Parisien celui que l’on surnomme désormais « le DRH de luxe » (lire ici).

http://www.brujitafr.fr/2017/10/anne-hidalgo-supprime-les-colonies-de-vacances-des-enfants-des-personnels-pour-financer-les-jo.html

 

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lundi 30 octobre 2017

Sondage : LREM parti politique préféré des Français, le PS bon dernier

L'IFOP ne prend pas en compte l'UPR dans son sondage. L'UPR a juste plus d'adhérents à jour de cotisation que le PS, a rassemblé 6500 personnes à Paris pour ses 10 ans en mars dernier, a présenté 574 candidats aux législatives, et a le site de parti politique le plus visité. Mais apparemment cela ne compte pas!

DAVID


 

ACT MACRON UE

Selon un sondage Ifop/Fiducial pour Sud Radio et CNews, La République En Marche est aujourd’hui le parti politique qui bénéficie le plus d’opinions favorables. La France Insoumise et Les Républicains complètent le podium.

Après à peine un an d’existence, La République En Marche apparaît toujours aujourd’hui comme le parti politique préféré des Français. C’est en tout cas ce qui ressort d’une enquête Ifop/Fiducial pour Sud Radio et CNews, dans laquelle on apprend que 43% des Français ont une bonne opinion du parti soutenant Emmanuel Macron et le gouvernement. Parmi ces 43%, 9% ont une "très bonne opinion" et 34% une "assez bonne opinion".

 

question 1 sondage 26 octobre

Derrière La République En Marche, c’est la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon qui arrive en seconde place, avec 33% d’opinions favorables. Suivent ensuite Les Républicains (31%), le MoDem (28%), l’UDI (27%) et le Front national (25%). Avec 21% de bonnes opinions, le Parti Socialiste arrive bon dernier parmi les partis concernés par le sondage.

question 2 sondage 26 octobre

Sans grande surprise, la proximité politique joue énormément dans les résultats de l’enquête, puisque 97% des sympathisants LREM ont une bonne image de leur parti. La France Insoumise (95%), Les Républicains (90%) et le Front national (92%) font eux aussi le plein au sein de leur propre électorat. En revanche, "seulement" 75% des sympathisants socialistes ont une bonne opinion du PS.

https://www.sudradio.fr/politique/sondage-lrem-parti-politique-prefere-des-francais-le-ps-bon-dernier#comment-2132

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jeudi 19 octobre 2017

Emmanuel Macron accepte de faire de la Creuse un laboratoire de l'hyperruralité

Quinze jours après les gaz lacrymogènes d'Egletons ou le "bordel" d'Egletons, selon la terminologie présidentielle, Emmanuel Macron a offert les ors de la République aux élus de la Creuse. Il leur a  accordé une quarantaine de minutes à l'Elysée mardi matin et a validé le principe d'un "plan de revitalisation" expérimental  pour le département

creuse3-3316153Le dossier GM & S a été abordé mardi, à l’Elysée, mais il n’était pas au centre de la rencontre entre Emmanuel Macron et une délégation d’une vingtaine d’élus de la Creuse, conduite par le député LREM Jean-Baptiste Moreau.

Après un rendez-vous manqué, il y a quinze jours, à Égletons (Corrèze),  où les élus creusois et les salariés de GM & S avaient été repoussés rudement par les forces de l’ordre, cet entretien avec le chef de l’État a été unaniment jugé « constructif ».
Même Michel Vergnier (PS), maire de Guéret et président de l’ Association des maires de la Creuse, qui avait proposé une riposte après Égletons, en convient : « Nous avons eu un vrai échange avec le Président ». Les élus creusois sont allés à l’Elysée avec un projet de plan de revitalisation pour leur département.

Valérie Simonet (LR), présidente de Conseil départemental, se réjouit de la réponse apportée : « Le président de la République nous dit Bingo ! Écrivez-moi une feuille de route avec les axes forts sur lesquels le gouvernement pourra vous accompagner ».

Jean-Baptiste Moreau confirme : « Le président a tracé une voie avec des mesures concrètes pour permettre de recréer de l’emploi sur le territoire et au-delà pour faire de la Creuse un exemple de développement des zones hyer rurales ». 
Sous l’autorité du préfet et d’un délégué interministériel, les Creusois doivent rendre une copie « innovante » avant le 31 décembre. « Et si ça marche, ces mesures pourront être étendues à d’autres territoires hyperruraux », insiste le député LREM de la Creuse. 

Julien Rapegno

http://www.lamontagne.fr/gueret/ruralite/politique/2017/10/17/emmanuel-macron-accepte-de-faire-de-la-creuse-un-laboratoire-de-l-hyperruralite_12594041.html


Merci not' bon maître! Les représentants des gueux sont les ravis de la crèche (un peu en avance), et nous les gueux, on est bien rassurés par tous ces commentaires réconfortants. On va- t- y l'avoir not' ligne tgv La Souterraine- Ussel? Pour transporter les fainéants là où y a du boulot.

Participez au grand jeu de la "copie novatrice" pour une Creuse 2.0! Adressez- nous vos idées! On les fera suivre à Jean- Baptiste et à ses copains.

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P.G.

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