jeudi 19 juillet 2018

Communautarisme: lorsque la « Presse » fait du zèle et que la gauche signe son arrêt de mort.

TRIBUNE LIBRE /  Jacques Cotta • Actualités • Mercredi 11/07/2018

TL REPUBLIQUE COMMUNAUTARISME

Il est coutumier de dire que les phénomènes qui se produisent outre-Atlantique ne sont que le prélude de ce qui nous attend ici, avec un décalage dans le temps plus ou moins important. La mondialisation n’épargnant aucun domaine, les questions idéologiques, identitaires, civilisationnelles y sont soumises. Et la presse avec. Ainsi, au lendemain des assassinats de Charlie Hebdo en 2015, un journaliste noir américain de « The Atlantic », Ta-Nehisi Coatesde, par ailleurs militant noir des « black Panthers », interroge « Libération » sur la présence [absence] de journalistes arabes dans sa rédaction. La question semble tout autant anodine que les conseils proférés. « Aux Etats-Unis, il y avait un manque, mais il y avait des Latinos, des Noirs, dans toutes les rédacs » indique le confrère. Ce qui pouvait passer pour une simple réflexion anecdotique il y a trois ans, sans conséquence, a fait son chemin. En cet été 2018 le journal « Libération » nous indique que « cette question a été un sujet réel de réflexion au sein de la direction du journal ces dernières années ». « Sommes-nous une rédaction blanche »? Et comme si cela était un drame, le journal d’indiquer « on l’a été, on l’est encore. Ça a changé un peu. On part de loin ». La démarche est pour le moins étrange.

Recensement ethnique et communautarisme

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Pour répondre, le journal s’engage dans ce qui ressemble à un début de recensement ethnique. Voilà donc un des principaux quotidiens parisiens, chantre de « l’antiracisme », prêt à fustiger par exemple Robert Ménard le maire de Bézier lorsqu’il engage un décompte ethnique dans les écoles de la ville, qui lui emboite le pas sans même sembler s’en rendre compte. Mais quel est donc le cadre idéologique et intellectuel qui permet aux racistes et antiracistes d’afficher les mêmes méthodes ? Derrière l’anecdote, ce sont des choses très sérieuses qui sont en jeu.

Le Communautarisme s’appuie en général sur des faits précis, réels, qu’il ne s’agit pas de nier, mais dont l’exploitation à des fins politiques revient à la remise en cause des règles républicaines qui permettent de vivre ensemble. Les exemples abondent. La tyrannie que subissent des filles dans certains quartiers doit-elle être l’affaire de la seule « communauté féminine » ? L’homophobie que subissent certains jeunes doit-elle être la seule question de la « communauté homo » ? La discrimination que connaissent certains Noirs ou Algériens doit-elle être réduite aux seules « communautés noires et arabes » ?

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Évidemment, lorsque l’idéologie fascisante que porte notamment l’islamisme politique dans les quartiers frappe, c’est toute la république qui est concernée et ses principes universalistes qui sont attaqués. Cela pour les filles, les homos ou plus généralement pour l’embauche qui organise la discrimination au compte du capital. Contrairement à la République, les communautarismes enferment dans des ghettos les catégories concernées, tout en dénonçant la situation dans laquelle ils les ont eux-mêmes placées. La République a des règles qui permettent de vivre ensemble. Elle ne définit pas les citoyens en fonction de leurs différences mais en fonction des droits et devoirs qu’il leur revient de partager.

La démarche du journaliste américain et la préoccupation de Libération sont révélatrices d’une mise à mal de la tradition universaliste française, de la vie républicaine malmenées au profit d’un communautarisme qui pointe et qui progresse chaque jour. En réalité « Libération » répond aux attaques récurrentes qu’on peut entendre ici ou là, notamment dans les milieux d’une certaine « gauche », qui mettent en cause « cet odieux entre-soi d'ignobles petits blancs frileux qui refusent de se faire enrichir culturellement ». La problématique communautariste n’est pas de savoir combien il y a de journalistes dans une rédaction, ce que sont leurs compétences, la ligne éditoriale qui les conduit, les choix rédactionnels qui sont faits, mais leur sexe ou la couleur de leur peau. Le journaliste américain poursuit d’ailleurs de façon non équivoque. L’absence des Arabes et des Noirs dans les rédactions parisiennes serait un élément clé permettant de comprendre et d’expliquer « Je suis Charlie ». « Je suis Charlie » exprimait une détermination opposée à l’islamisme politique auteur des assassinats du journal satirique. Cette détermination était donc, à en croire la démarche de notre confrère américain, une affaire de Blancs. Sans l’écrire explicitement, un journaliste arabe aurait sans doute mieux compris la démarche des assassins. La question politique était donc reléguée en arrière-plan. Voilà une des premières conséquences de ce communautarisme étranger à nos traditions républicaines qui substitue aux qualités, aux positions, aux compétences la couleur de peau, sujet politiquement correct, dans les milieux de « gauche » notamment, et qui revient au fond à tempérer la critique des actes criminels, et à trouver une explication « raciale » à leurs auteurs.

Comment en est-on arrivé là ?

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Comment donc le pays de 1789 peut-il se trouver si perméable à ce qui est étranger à ses principes, à ses règles, à sa devise ?
Il existe une relation étroite entre la politique mise en œuvre et l’idéologie qui s’impose. Peu à peu, sous le coup de la destruction du bien commun, derrière les exigences du capital pour qui « le pognon » mis dans les aides sociales est une dépense superflue, ce sont les valeurs de solidarité, de fraternité, d’égalité qui ont été saccagées. Sans doute imparfaites jusque-là, ces valeurs avaient toutefois prise sur la société, incarnaient une conception de la vie commune. Aujourd’hui leur ont été substitués un individualisme forcené, un chacun pour soi et surtout personne pour les autres.

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Le mode de production capitaliste a transformé nos sociétés en sociétés d’individus, cherchant à atomiser toute problématique pour laisser le sujet seul face au corps dominant. Seul, donc impuissant. La question n’est plus, ne doit surtout plus être le rassemblement des opprimés contre leurs oppresseurs. L’individualisme revendiqué aboutit à exploser les communautés humaines. Tous les secteurs de la vie courante sont concernés. Sur le plan intime, la famille patriarcale par exemple est fustigée par tous ceux qui considèrent que cela coûte trop cher, que ça constitue une entrave à la mobilité et la flexibilité dont le capitalisme a toujours besoin, que ça incarne un lieu de solidarité contraire aux lois du marché idéal. Sur le plan social, l’individualisation est directement prônée contre le tout collectif. Les « lois Travail » de Hollande et Macron qui détruisent les conventions collectives, qui limitent les cadres de représentation des personnels, qui limitent ou liquident les garanties minimales n’ont d’autre but que de livrer le travailleur au bon vouloir de l’employeur, sans résistance collective possible. L’objet n’est plus l’antagonisme de classe entre capital et travail. Le salarié n’a plus comme ennemi que son collègue de travail. Pour tout « dégraissage », la question se résume à « qui passera à la trappe ». Le « lean-management », inventé dans le secteur automobile américain, et depuis propagé par la mondialisation dans tous les secteurs, revient à faire décider par un collectif de travail qui doit être viré. Telle est la loi du capital.

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Avec les valeurs, c’est le cadre national lui-même qui doit être balayé. La bouillie intellectuelle dominante aboutit à assimiler les nations aux nationalismes et à leur faire porter la responsabilité de tous les maux de la société. Elles seraient responsables, donc doivent être détruites. En Yougoslavie « les bombardements humanitaires » ont fait leur œuvre. Comme en Libye ou en Syrie. Le capital opère jusque dans les détails. Les langues sont bouleversées au profit du « Globish », expression du politiquement correct à la mode américaine dont le dernier avatar est l’écriture inclusive qui exprime une conception étrange de l’égalité homme femme, et qui rend tout texte illisible.

Le communautarisme ennemi de la communauté politique

Les revendications les plus absurdes mêlées à cette idéologie, produit de la mondialisation capitaliste, donnent naissance à ce communautarisme étranger à nos valeurs, mortifère pour la République elle-même. Dans les cantines scolaires on réclame du Halal ou du Casher, du végétarien ou du Vegan… La différence dés le plus jeune âge, plus rien de commun, voilà la consigne ! Le séparatisme et le différentialisme doivent ainsi s’imposer au républicanisme et à l’universalisme, érigeant les droits de l’individu-roi contre la communauté politique. Les exemples abondent. On pourrait ainsi parler des minorités sexuelles, des gays, des lesbiennes, des trans, des bi, et maintenant, dernier terme à la mode pour exprimer cette décomposition, des « genrés », des « cis », des « trans »… Une fois encore il ne s’agit pas ici de nier le malaise que peut connaitre un individu ou un autre sur toute question, alimentaire, identitaire, sexuelle. Mais de comprendre où nous mène la considération de catégories à part au-dessus de la communauté politique.

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La preuve par l’absurde. Nous sommes sur le plateau de Daniel Schneiderman. Celui-ci fait une émission sur les LGTB et remarque l’absence de femmes parmi ses invités qui rassemblent quatre représentants de ladite communauté gay.
- Je ne suis pas un homme, je ne sais pas ce qui vous fait dire que je suis un homme, mais je ne suis pas un homme, le coupe un barbu.
- L’apparence ?
- Il ne faut pas confondre identité de genre et expression de genre. Je refuse qu’on
me genre comme un homme. Je suis non binaire. Ni masculin, ni féminin.
Pour sa couleur de peau, l’homme se dira contre toute évidence « non blanc » car à moitié libanais.
Ainsi, partant d’un malaise personnel – indiscutable – et qu’il ne s’agit pas de nier, le malaise de s’être vu attribuer par la nature un sexe que l’on refuse, nous voilà sommés de ne « pas genrer » les individus, de ne pas reconnaitre un homme ou une femme là ou pourtant l’affaire ne fait pas de doute. Bref, de réduire le cadre collectif qui gère la communauté politique à une multiplicité de volontés individuelles.

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Curieusement le communautarisme réclame l’ouverture à l’autre alors qu’il n ‘est d’abord ouvert qu’à lui-même. Il en est ainsi des « racisés » nouveau terme à la mode, employé ici ou là, dont les porte-paroles seraient le CRAN, (conseil représentatif des associations noires) ou encore le PIR (le parti des indigènes de la république). Il y a là une des expressions les plus nettes de la décomposition politique. On commence par se victimiser, puis on fait haro sur le Blanc, coupable de porter sur ses épaules le colonialisme… Sur le plan pratique, c’est pour cette raison que sont organisées des « journées d’études décoloniales » patronnées par des universitaires, interdites aux Blancs. On y trouve des militants du NPA, du PCF, et parfois même de la FI. Expression d’une décomposition intellectuelle qui renoue avec le gauchisme soixante-huitard qui prônait la nécessité de gagner les prétendues « nouvelles avant gardes » dont la caractéristique était d’abord d’être étrangères au processus de production, aux salariés, aux ouvriers.

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Les dirigeants du PIR profèrent les plus abominables slogans racistes, revendiquent leur antisémitisme, les pétitionnaires attitrés n’y ont jamais trouvé à redire et pas un tribunal n’a eu à les juger. La remise au goût du jour des critères « raciaux » et le développement d’une « haine des blancs » qui serait nécessaire pour en finir avec l’oppression coloniale, tout cela ne gêne nullement le gratin du gauchisme universitaire. L’« intersectionnalité des luttes », c’est cette étrange alliance des LGBT, des « racialisés », et de tous les groupes porteurs des lubies du moment, totalement indifférents à la situation de la grande masse du peuple, satisfaits de la marginalisation et de la division du mouvement ouvrier et tout fiers de leur auto-promotion au rôle de nouvelle avant-garde de l’histoire.  Une farce qui accompagne le macronisme dont elle est l’autre visage.

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La dislocation du bien commun au profit du capital financier a besoin de ces leurres que le système exploite à merveille. Tout ce qui s’oppose à la nation, à la république, aux lois communes est élevé au rang de nouveau mouvement révolutionnaire. Ainsi, Edwy Pleynel qui dirige Mediapart s’est-il fait le chantre de Tariq Ramadan pendant que Houria Bouteldja, la « camarade » responsable du PIR se réjouissait des pendaisons d’homosexuels à Téhéran tout en recevant le soutien de groupes pro LGBT comme le NPA ou encore d’une frange au sein de la FI. Cette incroyable confusion – qui est sans doute une des formes de « l’intersectionnalité des luttes » – repose sur des mots d’ordre communs : feu sur la république, feu sur la laïcité, feu sur la liberté de penser et la raison, feu sur la nation. Mots d’ordre évidemment inoffensifs pour les classes dominantes mais qui entrent parfaitement dans leurs vues. N’y a-t’il d’ailleurs pas là une des faiblesses d’un mouvement défini comme gazeux, qui tolère en son sein des positions tellement diverses qu’elles peuvent aboutir à l’arrivée à une grande confusion et à quelques dramatiques contradictions.

Jacques Cotta
Le 10 juillet 2018

http://la-sociale.viabloga.com/news/republicanisme-et-universalisme-ou-communautarisme-et-differentialisme

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vendredi 13 juillet 2018

Au bout d'un an, la ministre de la Culture Françoise Nyssen reconnaît un conflit d'intérêts avec l'édition

Dans un décret paru au Journal officiel ce lundi 9 juillet, la ministre de la Culture Françoise Nyssen, qui dirigeait auparavant la maison d'édition Actes Sud, se retire de la régulation économique du secteur de l'édition littéraire.

ACT NYSSEN CONFLIT

Il lui aura donc fallu un an pour s'en rendre compte. Dans un décret paru au Journal officiel ce lundi 9 juillet, la ministre de la Culture Françoise Nyssen, issue de la maison d'édition Actes Sud, reconnaît que son ancienne profession lui pose un potentiel problème de conflit d'intérêts et se retire donc de la régulation de l'édition.

Concrètement, ce décret signé par le Premier ministre "sur la proposition de la ministre de la Culture" et relatif aux attributions de la ministre, retire à Françoise Nyssen trois domaines de responsabilité qui relèvent habituellement de son maroquin : "la régulation économique du secteur de l'édition littéraire", "l'exercice de la tutelle du Centre national du livre" et, bien sûr, "des actes de toute nature relatifs" à son ancienne société, Actes Sud, fondée par son père et qu'elle dirigeait jusqu'à son entrée dans le gouvernement d'Edouard Philippe.

Le précédent Buzyn

BUZYN PAROLES

Une clarification bienvenue, donc, dont on pourrait toutefois s'étonner qu'elle n'ait pas parue plus tôt nécessaire aux yeux de Françoise Nyssen. Pour sa collègue de la Santé, Agnès Buzyn, dont l'époux dirige l'Inserm, le gouvernement s'était réveillé dès le 29 mai 2017, via un décret stipulant que "la ministre des Solidarités et de la Santé ne connaît pas des actes de toute nature relatifs à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale".

Reste la question : qu'est-ce qui a soudain décidé Matignon à éclaircir la situation de Françoise Nyssen après un an ? Curieusement, l'intéressée a réagi comme si… elle n'avait pas pris part à ce décret pourtant présenté comme ayant été pris "sur la proposition de la ministre de la Culture". "Une décision est tombée, j'en prends acte et ce qui m'importe c'est de continuer à faire. Je suis là pour faire", a-t-elle ainsi déclaré à l'AFP, avec un enthousiasme manifeste…

https://www.marianne.net/politique/la-ministre-de-la-culture-francoise-nyssen-reconnait-un-potentiel-conflit-d-interets-avec-l?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Pour en savoir plus sur cette étrange Mme Nyssen, voir ce blog intéressant:

https://labiodynamieaurisquedelanthroposophie.com/2018/06/01/mme-nyssen-dans-lobscurite-anthroposophique/

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«Le politiquement correct se radicalise au rythme où la société diversitaire se décompose»

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans une charge contre le multiculturalisme et le politiquement correct, le sociologue québécois puise dans l'actualité récente des exemples éloquents : suppression du mot «race» de la Constitution, passages piétons aux couleurs de la gay pride à Paris... Un entretien sans concession.


Mathieu Bock-Côté est sociologue et chargé de cours à HEC Montréal. Il a publié Le Multiculturalisme comme religion politique (Éditions du Cerf, 2016).


FIGAROVOX.- Sur fond de moralisation de la question migratoire et de radicalisation féministe, les députés ont voté en commission le retrait du terme «race» de l'article 1er de la Constitution et y ont également introduit l'interdiction de «distinction de sexe». Que cela vous inspire-t-il?

Mathieu BOCK-CÔTÉ.- Cela faisait un bon moment que la proposition d'un retrait du terme «race» de la Constitution traînait dans le paysage politique. On rappelle avec raison que François Hollande en avait fait la promesse lors de l'élection présidentielle de 2012. Le raisonnement est le suivant: si les races n'existent pas, comme on le dit aujourd'hui, pourquoi les mentionner? Ils y voient l'aboutissement constitutionnel d'un antiracisme authentique. Pourquoi pas?

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Mais il y a néanmoins un paradoxe étonnant sur lequel on doit se pencher: c'est au moment où on veut bannir le mot race que la question raciale resurgit au cœur de la vie politique, à travers l'action des groupuscules identitaires d'extrême-gauche, dont les Indigènes de la République sont emblématiques. La mouvance indigéniste entend achever la décolonisation en dénationalisant la France, ce qui implique à la fois sa soumission et sa conversion à un multiculturalisme qui veut non seulement réintroduire la race dans le débat public, mais qui veut en faire la catégorie fondatrice de la citoyenneté et de la représentation. Elle pousse à une racialisation des appartenances qui accule ensuite au séparatisme racial revendiqué, comme on le voit avec la multiplication des «rencontres non-mixtes pour personnes racisées» dans le milieu universitaire, pour emprunter les termes de la novlangue diversitaire. En fait, si on se penche un peu sur les textes de référence de cette mouvance, on constate qu'elle cultive un racisme antiblanc décomplexé. S'il y a une tentation raciste en France, elle vient de là. La mouvance indigéniste excite le repli communautariste et cherche à fissurer le noyau intime de la nation. Mais cela ne semble pas troubler exagérément les grands médias, qui accueillent les représentants de cette mouvance à la manière de grands démocrates. La haine raciale est officiellement proscrite, sauf lorsqu'elle vise ceux qu'on nous invite à appeler les «Blancs» parce qu'il s'agirait simplement d'une critique des «dominants» par les «racisés». La mauvaise conscience occidentale a de l'avenir.

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Qu'on me permette un mot sur cette sociologie racialiste qui s'impose de plus en plus dans l'université. Faut-il mettre le Français, l'Allemand, l'Écossais, l'Anglais, le Russe, le Letton, le Québécois et le Néerlandais dans la même catégorie parce qu'ils sont «Blancs»? Faut-il faire de même avec le Malien, l'Haïtien, le Kenyan et l'Afro-Américain parce qu'ils sont «Noirs»? Cette racialisation débile des appartenances est incroyablement régressive: elle pousse à l'abolition de l'histoire et de la culture pour naturaliser les groupes humains en grandes catégories zoologiques. Mais puisque cette proposition vient de la gauche, ou du moins, d'une certaine frange de la gauche radicale, on l'accueille favorablement, ou du moins, sans trop la condamner.

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Alors devant cela, je me demande quel est le sens de ce vote des députés, qui me semblent incroyablement détachés du réel politique, auquel ils devraient pourtant porter attention. Que pensent les députés qui se sont ralliés à cet amendement de cette effrayante racialisation des appartenances?

Ce progressisme langagier peut-il vraiment réduire ou corriger les injustices et les inégalités?

Allons-y d'une évidence: le langage évolue, et d'une époque à une autre, il y a une forme de tri naturel qui n'est rien d'autre qu'un mouvement de civilisation des mœurs. Dans notre monde, on ne dit plus nègre, on ne dit plus rital, on ne dit plus youpin, et globalement, c'est très bien. L'histoire de la politesse nous rappelle que ce qui peut se dire ou ne pas se dire d'une époque à l'autre varie et on peut se réjouir que certaines insultes hier prisées méritent aujourd'hui à ceux qui les emploient une très mauvaise réputation. Il arrive aussi que ce souci de «politesse» bascule dans l'euphémisation du réel, lorsque le sourd devient le malentendant ou l'aveugle, le non-voyant. On ne sait pas trop ce qu'on gagne à parler ainsi, sinon à déréaliser le langage et à l'enfermer dans un univers autoréférentiel.

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Mais ce n'est plus de cela dont il s'agit ici dans cette orwellisation du langage qui caractérise aujourd'hui la langue médiatique. Souvent, il s'agit de masquer le réel, tout simplement, comme c'est le cas avec la référence obsédante au vivre-ensemble, au moment même où la société se décompose et s'effiloche. Il peut aussi inverser le sens du réel. Il faudrait se souvenir de Jacqui Smith, l'ancienne ministre de l'intérieur britannique, qui en 2008, avait affirmé qu'il fallait parler non plus d'attentats islamistes, mais anti-islamiques, parce qu'ils seraient contraires à la vocation naturellement pacifique de l'islam. De la même manière, quand un homme comme Jacques Toubon joue avec les chiffres et les définitions pour laisser croire que l'immigration massive n'a pas eu lieu en France depuis 40 ans, comme on l'a vu récemment, il s'engage dans un travail de falsification de la réalité qui pousse le commun des mortels à croire que les autorités cherchent moins aujourd'hui à agir sur le réel qu'à le dissimuler. Cette idéologisation du langage devrait nous pousser à relire Milosz et Koestler, qui ont consacré des pages lumineuses à l'aveuglement idéologique.

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La guerre culturelle, qui s'est substituée à la lutte des classes, est d'abord une bataille pour déterminer la signification de notre univers symbolique et pour transformer les codes et repères qui constituent le monde commun. On veut déterminer les paramètres de la perception commune et décider quels phénomènes sociaux ou aura le droit de voir ou non. Comment se représente-t-on la société? Comment a-t-on le droit de la représenter? En fait, le politiquement correct est un dispositif inhibiteur installé au cœur de l'espace public qui a pour fonction de refouler dans ses marges ceux qui affichent leur dissidence avec l'orthodoxie diversitaire. Et le politiquement correct se radicalise au rythme où la société diversitaire se décompose, comme s'il fallait à tout prix empêcher qu'on en tienne compte. De ce point de vue, le multiculturalisme est un régime idéocratique et autoritaire.

Je vous donne un exemple: on parle beaucoup, depuis quelques années, d'une «libération de la parole xénophobe» et il est bien vu de s'en inquiéter. Il y aurait même une montée de l'intolérance en Europe, et la démocratie serait mise en péril par la tentation du repli identitaire - on connaît ce lexique. Mais on peut voir les choses autrement: depuis une quarantaine d'années, on a assisté à la criminalisation progressive du sentiment national, au point où même la forme la plus bénigne de patriotisme a été assimilée à une inquiétante dérive nationaliste. À travers cela, c'est le besoin d'enracinement qu'on a moralement disqualifié. Il n'est plus légitime, pour un peuple, de vouloir assurer sa continuité historique ou de défendre ses frontières devant l'immigration massive sans qu'on présente de telles aspirations comme autant de symptômes de la progression de l'extrême-droite dans la vie publique.

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Alors s'agit-il vraiment d'une libération de la parole xénophobe, ou du simple éclatement d'une digue idéologique et médiatique qui censurait le sentiment national? S'agit-il d'un retour du racisme 70 ans après la deuxième guerre mondiale ou d'un refus enfin affirmé de xénophobiser tout ce qui relève de près ou de loin de la nation? À tout le moins, on comprend que toute bataille politique suppose une bataille pour définir la réalité, mais celle-ci n'est pas infiniment malléable et elle finit par regagner ses droits, que nous la regardions en face ou non.

Plus anecdotique, Anne Hidalgo a décidé d'installer de manière permanente des passages piétons LGBT après qu'un passage piéton «arc-en-ciel» a été recouvert d'insultes homophobes. Dans le même temps, l'Assemblée nationale est pour la première fois pavoisée aux couleurs LGBT. Cette politique en direction des minorités, sous prétexte de lutte contre les discriminations, ne trahit-elle pas finalement l'idéal égalitaire et anti-communautaire républicain?

Je ne suis pas certain que cela soit si anecdotique. Ces insultes contre les homosexuels sont inadmissibles, évidemment, et il est bien qu'on le dise, qu'on le répète, même. Ils relèvent d'une bêtise crasse, abjecte et militante qui devrait avoir honte d'elle-même.

Mais on voit ici comment le politiquement correct récupère ces insultes pour les instrumentaliser: on cherche ainsi à faire croire qu'elles seraient symptomatiques d'une renaissance du démon de l'homophobie qui hanterait la France. Il faudrait urgemment se mobiliser contre lui pour le chasser de la cité. Cela correspond à la sociologie diversitaire qui soutient que les sociétés occidentales se définiraient aujourd'hui essentiellement par une structure patriarcale, homophobe, raciste et sexiste qu'il faudrait faire tomber urgemment. Pouvons-nous raison garder? On constate ici que le système médiatique est prêt à récupérer n'importe quel événement pour maintenir en vie ce grand récit de l'hostilité occidentale à la différence.

Et cela peut aller plus loin. Si la France suit la pente nord-américaine, c'est au nom de la lutte contre l'homophobie, et demain, contre la transphobie, qu'on voudra de nouveau la convertir à la théorie du genre ou qu'on militera pour la reconnaissance d'un troisième sexe normalisé dans les formulaires administratifs, et cela, pour en finir avec la représentation binaire de la différence sexuelle. Et comme on doit s'y attendre, à ce moment, ceux qui ne participeront pas aux applaudissements obligatoires seront rangés dans le camp des réactionnaires. Cela devrait nous amener à réfléchir à la «lutte contre les discriminations», à laquelle en appellent tous les politiques, sans prendre la peine de réfléchir au cadre théorique dans lequel elle s'inscrit et qui la justifie. La moindre différence est désormais pensée comme une discrimination illégitime à combattre.

Autre chose. Il faudrait se questionner sur ce qui, dans le logiciel médiatique, permet de transformer un fait divers en fait politique. Ces insultes sont comprises comme un événement politique exigeant une réponse politique. Mais quelle est la matrice idéologique qui transforme les faits divers en faits politiques, et comment fonctionne-t-elle? Pourquoi, par exemple, le scandale de Telford est-il traité comme un fait divers n'ayant aucune signification particulière? Pourquoi avons-nous parlé avec tant de pudeur des agressions sexuelles à grande échelle de Cologne? Pourquoi la hausse de l'insécurité causée par l'immigration massive est-elle tue, ou même niée, au point même où ceux qui en font mention passent pour des agitateurs racistes et des prêcheurs de haine?

En fait, tout ce qui remet en question la grandeur de la société diversitaire est abordé avec une gêne extrême: on craint que si l'information se rend au peuple, ce dernier n'en tire des conclusions indésirables. Alors on ira même jusqu'à criminaliser les porteurs de mauvaises nouvelles, comme on le voit avec les procès idéologiques à répétition, qu'ont subi bien des intellectuels et journalistes français ces dernières années.

De manière plus large, est-on en train d'assister en France à un nouveau tournant politiquement correct? Régis Debray a-t-il raison de parler d'américanisation de l'Europe?

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Je ne suis pas particulièrement porté à l'anti-américanisme mais je constate qu'il est aujourd'hui nécessaire de critiquer une nouvelle forme d'impérialisme idéologique qui vient d'Amérique et qui pousse chaque nation à la déculturation. Ce n'est pas être anti-américain que de ne pas vouloir devenir américain et de ne pas vouloir plaquer sur la France des catégories historiques et sociologiques qui n'ont rien à voir avec elle. Pour parler du politiquement correct, on pourrait peut-être même parler, pour s'inscrire dans l'histoire culturelle américaine, d'une forme de puritanisme idéologique, qui consiste à vouloir purger une société de toutes ses aspérités culturelles et symboliques, pour les rendre conformes au dogme diversitaire. Il faut refouler les mauvais sentiments que nous inspire la postmodernité et envoyer sans cesse à ses contemporains des signes ostentatoires de vertu, pour emprunter la formule de Vincent Trémolet de Villers. On le fera en dénonçant rituellement, et sur une base quotidienne, s'il le faut, les phobies qui polluent notre monde, quitte à en inventer des nouvelles, comme la grossophobie! Ceux qui prendront la peine de s'intéresser à ce que devient aujourd'hui l'université américaine et aux types de controverses qui l'animent seront sincèrement horrifiés.

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Mais on peut aussi voir dans l'idéologie diversitaire qui a fait du politiquement correct son régime de censure médiatique une poursuite de la tentation totalitaire qui hante la modernité et qui se présente aujourd'hui sous un nouveau visage. De nouveau, on rêve à un monde réconcilié, réunifié et absolument transparent à lui-même. Un monde sans identités, mais aussi sans carnivores, sans fumeurs, sans buveurs, sans dragueurs, sans aventuriers et sans relations particulières, c'est-à-dire un monde sans amitié, absolument programmé, lisse, amidonné - un monde qui aurait fait mourir d'ennui un Joseph Kessel et qui donnerait des envies d'exil à un Sylvain Tesson. Nous recommençons à rêver de l'homme nouveau, mais il s'agit cette fois de l'homme sans préjugés, délivré de ses appartenances, de sa culture, de ses désirs et du vieux monde auquel il était encore lié. Le politiquement correct a pour vocation d'étouffer la part du vieux monde encore vivante en lui pour lui permettre d'enfin renaître après son passage dans la matrice diversitaire, purifié et prêt à embrasser une nouvelle figure de l'humanité, délivrée de cette préhistoire morbide qu'aura été l'histoire de l'Occident. Car pour que l'humanité nouvelle advienne, on doit d'abord en finir avec l'Occident en général et l'Europe en particulier. Si on ne comprend pas cela, on ne comprend fondamentalement rien au progressisme d'aujourd'hui.

Ce politiquement correct a été embrassé depuis longtemps en Amérique du Nord. Quand est-il né exactement? Comment a-t-il imposé son hégémonie culturelle?

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En un mot, il naît sur les campus américains, à partir de la fin des années 1960, et se développe jusqu'aux années 1980, où il commence à s'institutionnaliser dans l'université, avant de devenir médiatiquement hégémonique avec les années 2000. C'est le fruit des Radical Sixties et d'un croisement bien particulier entre le néomarxisme et les formes les plus toxiques de la contre-culture. Très schématiquement, il repose sur une critique radicale de la civilisation occidentale, accusée d'avoir construit une figure aliénante de l'homme, qu'il faudrait déconstruire en s'appuyant sur les différentes minorités qui auraient subi son hégémonie. Il faut dès lors attaquer ou censurer ce qui était encore hier la norme majoritaire de nos civilisations, et valoriser ce qui était marginalisé ou laissé de côté. Sur le plan philosophique, le politiquement correct repose sur une inversion radicale du système normatif de notre civilisation, qui doit désormais neutraliser et déconstruire son noyau existentiel, pour se définir désormais à partir de ceux et celles qu'elle aurait historiquement exclu, qui sont désormais investis d'une charge rédemptrice quasi-religieuse.

Concrètement, le politiquement correct repose aujourd'hui sur une culture de la surveillance généralisée: tout ce qui entre en contradiction avec l'orthodoxie diversitaire est dénoncé et monté en scandale par des groupuscules à la psychologie milicienne qui se comportent comme des professionnels de l'indignation - et il s'agit d'une profession rentable. Pas une semaine ne se passe sans qu'on ne dénonce telle ou telle rémanence du vieux monde et sans qu'on nous répète que nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour accoucher de la société diversitaire idéale. Le politiquement correct carbure aux scandales, de temps en temps réels, la plupart du temps artificiels, qu'il sait mettre en scène pour garder la société vigilante contre l'éternel retour du monde d'hier, même sous la forme apparemment neutralisée de la nostalgie. Jamais il ne baisse la garde, jamais il ne veut la baisser. Souvent, il devient ridicule, comme on l'a vu avec la controverse de l'écriture inclusive, et alors, il feint de s'arrêter, mais c'est pour reprendre sa croisade dès que le cycle de l'actualité a repris son cours. De ce point de vue, toute critique du politiquement correct implique une critique du fonctionnement du système médiatique et une explicitation de ses biais inavoués.

N'a-t-il pas été ébranlé par l'élection de Donald Trump? La gauche intellectuelle américaine a-t-elle entamé un début d'auto-critique sur ce sujet?

Au contraire. La gauche intellectuelle américaine se radicalise. Elle ne doute plus d'elle-même. Devant Trump, qui incarne de manière caricaturale et convenons-en, souvent détestable tout ce qu'elle exècre, elle est ivre de vertu et fait valoir encore plus sa splendeur morale. Jamais elle n'a moins douté que maintenant. Avec un grand esprit de sérieux, elle se demande doctement si l'Amérique ne bascule pas vers le fascisme. On devrait être capable de critiquer la présidence souvent inquiétante de Trump sans verser dans une telle outrance - mais la gauche idéologique est-elle capable de s'imaginer un adversaire qui ne soit pas un ennemi du genre humain? Sa tentation, à laquelle toujours elle cède, c'est la croisade morale pour chasser de la cité ceux qui ne souscrivent pas à ses dogmes. Elle ne croit pas au pluralisme politique: elle distingue entre l'avant-garde, qu'il faut célébrer, et dans laquelle elle se reconnaît, et l'arrière-garde, assimilée au bois-mort de l'humanité, dont il ne faut pas s'encombrer et qui est de toute façon condamnée par le sens de l'histoire. Au fond d'elle-même, elle croit à la vertu politique de l'ostracisme. Ce qui la menace, toutefois, c'est qu'une part de plus en plus importante de la population se fiche désormais des campagnes de salissage médiatique. Plus encore: plus les médias désignent à la vindicte publique un homme ou une idée, plus cette frange de la population s'y identifie. La société se polarise comme jamais.

Cette idéologie étrangère à la culture européenne, en particulier française, peut-elle s'imposer durablement sur le vieux continent? Ne risque-t-elle pas de nourrir, comme aux États-Unis, une réaction «populiste»?

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On sous-estime le poids de la révolte contre le politiquement correct dans ce qu'on appelle la poussée populiste contemporaine. Le commun des mortels s'exaspère avec raison contre le contrôle tatillon du langage, contre le culte immodéré des minorités quelles qu'elles soient, contre les délires idéologiques comme l'écriture inclusive, contre un certain féminisme radical qui n'en finit plus d'en appeler à la charge contre le patriarcat alors que nos sociétés n'ont jamais été aussi égalitaires, contre la mouvance trans et queer qui veut déconstruire les fondements même de la différence sexuelle, et ainsi de suite. Le commun des mortels sent qu'on veut transformer radicalement sa culture et naturellement, il se braque. Il y a des limites à faire semblant de rien devant un tel matraquage idéologique. Nos sociétés, avec raison, sont prêtes à s'ouvrir à une pluralité de modes de vie, c'est la grandeur des sociétés libérales, mais n'ont pas particulièrement envie d'être transformées en un grand camp de rééducation idéologique à ciel ouvert avec des sermonneurs sur toutes les tribunes qui les accusent d'être arriérées. Permettez-moi aussi une petite réflexion sur le «populisme». Le «populisme» est un gros mot, très rarement défini, dont on fait usage pour disqualifier moralement et politiquement ceux qui affichent leur dissidence avec l'orthodoxie diversitaire. On s'alarme de sa montée sans jamais nous dire exactement de quoi il s'agit. Et on peut croire que la dénonciation désormais rituelle du populisme dans les médias contribue à cette exaspération populaire, qui pousse aux révoltes électorales comme l'élection de Trump, le Brexit ou l'élection italienne.

Alain Finkielkraut insiste sur la nécessité de refuser «le politiquement correct» sans pour autant verser dans «le politiquement abject». Dans un contexte de crise de l'Occident, cet équilibre va-t-il devenir de plus en plus précaire? Comment le préserver malgré tout?

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Je partage le même souci qu'Alain Finkielkraut. Le politiquement correct comme le politiquement abject sont les deux faces d'une même médaille et ils s'expriment souvent d'une manière absolument détestable sur les médias sociaux. Mais je vous avouerai mon pessimisme: je crois de moins en moins en l'avenir de la courtoisie démocratique, nécessaire à la conversation civique, même si je la crois absolument nécessaire. Pour que la politique soit civilisée, ou du moins, pour qu'on contienne sa charge polémique, elle doit s'inscrire dans un monde commun, qui transcende nos désaccords les plus profonds. Ce cadre, c'était la nation. Quand elle se décompose, c'est une psychologie de guerre civile qui remonte à la surface. Je ne suis pas certain que nous puissions contenir, du moins pour un temps, la radicalisation de la rhétorique politique. Sur internet, je l'ai dit, plusieurs se complaisent dans la fange. La vie publique devrait exiger une certaine décence. Elle suppose aussi une pluralité légitime de points de vue: aucun camp ne devrait réclamer pour lui le monopole du vrai, du bien et du juste.

Mais je suis convaincu d'une chose: plus le discours dominant fonctionnera au déni de réel et plus il diabolisera ceux qui cherchent à en rappeler l'existence, plus il poussera à la révolte de grandes couches de la population et dégagera un boulevard pour des entrepreneurs politiques qui sauront canaliser cette exaspération. En fait, cette recomposition est déjà commencée. Reste à voir quel visage elle prendra.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/06/29/31003-20180629ARTFIG00371-bock-cote-le-politiquement-correct-se-radicalise-au-rythme-o-la-societe-diversitaire-se-decompose.php

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vendredi 6 juillet 2018

L’hégémonie du cinéma américain en Europe et le rôle des accords Blum-Byrnes

Publication Frexit-Limousin 24 juillet 2017

ARCHIVES 1(...)

En quoi la signature de ces accords a permis l’influence culturelle américaine massive au lendemain de la seconde guerre mondiale ?
Il est important de replacer les accords Blum-Byrnes dans un contexte particulier et de comprendre les enjeux qui en découlent. La France a tenté de protéger son patrimoine cinématographique de la libéralisation souhaitée par les américains. Malheureusement, la stratégie américaine visant la propagation de son modèle culturel par le cinéma a balayé les espoirs de la France comme ceux des autres pays européens.

Contexte et enjeux de la signature des accords Blum-Byrnes

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1946, au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’Europe est en ruine. Les états européens doivent répondre à deux problématiques majeures à cette époque : comment rembourser les prêts-bails (1) accordés par les américains pendant la guerre pour l’armement ? Et comment reconstruire le pays sans moyens financiers pour investir ?
Durant cette période, les pays européens, en commençant par le Royaume Uni, négocient avec les américains des accords permettant la reconstruction. Pour les américains, la signature de ces accords est stratégique puisqu’ils veulent enrayer la montée progressive du communisme en imposant le modèle culturel américain.


Le 28 mai 1946, Léon Blum, désigné négociateur et représentant des intérêts français et James Byrnes, alors secrétaire d’état des Etats-Unis, signent les accords Blum-Byrnes. Ces accords prévoient l’effacement d’une grande partie de la dette due au prêt-bail, soit 2 milliards de dollars, mais également une aide de 300 millions de dollars remboursables sur 35 ans ainsi qu’un nouveau prêt bancaire de 650 millions de dollars pour la reconstruction.

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En contrepartie des accords signés avec les pays européens, les Etats Unis demandent une large libéralisation des échanges, la réduction des tarifs douaniers et la suppression de la préférence nationale en matière de commerce. Le but est de faciliter l’entrée sur le marché européen des produits de grande consommation venant des Etats-Unis, ainsi que de la bibliothèque de plus de 2 000 films tournés pendant la guerre et prêts à déferler sur l’Europe.

L’échec du protectionnisme français


La réouverture des salles obscures à la concurrence internationale après les restrictions de guerre a lieu dès 1944:

Entre 1944 et 1946, 94 films français sortent sur les écrans contre 49 films américains et 33 films provenant d’autres pays. Cependant, ce résultat n’est pas représentatif de la diffusion effective puisque la programmation des salles d’exclusivités (qui détiennent par contrats les droits de diffusions des films dès leur sortie) propose à 71% des films américains, 21% des films français et à 9% d’autres films étrangers.

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A l’époque, la profession du cinéma ainsi que les élites françaises condamnent fermement l’ouverture à la concurrence non contrôlée des salles de cinéma. C’est la raison pour laquelle, à la demande de la France, un contingentement cinématographique est ajouté aux accords Blum-Byrnes pour tenter de protéger le cinéma français. Il prévoit de réserver 4 semaines par trimestre à la diffusion exclusive de films français. Il impose également que la diffusion des films français occupe 50% des écrans contre 50% pour la concurrence étrangère durant les autres semaines. Ceci aura pour effet de réduire l’exposition du cinéma américain de 17% par rapport à la situation d’avant guerre, et les films français devaient être avantagés par rapport à la concurrence étrangère.

Mais cela n’a pas été suffisant puisque que les salles d’exclusivités ont continué à privilégier illégalement le cinéma américain, le considérant de meilleure qualité. De plus, à cette période, le niveau de production du cinéma français a baissé de 28% par rapport à la situation d’avant-guerre. Ainsi de 1946 à 1948, le cinéma français a sorti en moyenne 84 films par an, contre 140 films américains en respectant le contingentement. Pour améliorer la situation, de nouveaux accords sont signés en 1948, pour réduire à 121 le nombre de films américains sortant sur les écrans français par an. Ces nouveaux accords prévoient également la création du Centre national de cinématographie (CNC) et d’une taxe sur le billet d’entrée des films étrangers au profit de la production des films français.

 

L’influence culturelle américaine en Europe

 

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Wim Wenders a écrit en 1997 : « Trouverait-on à travers le monde le rêve de l’Amérique sans le cinéma ? Aucun autre pays dans le monde ne s’est ainsi tant vendu, et n’a répandu ses images, l’image qu’il a de soi, avec une telle force, dans tous les pays. »


En 1942, Roosevelt convie à Washington les grands réalisateurs de l’époque comme John Ford et Franck Capra. Roosevelt leur demande de mettre leur talent au service de la mobilisation psychologique du pays. C’est ainsi que le Pentagone installe un bureau de liaison exclusivement pour le cinéma. Il est à la disposition des réalisateurs pour inspirer les thèmes de films patriotiques et fournit sur demande, du matériel, des conseillers et des figurants pour la réalisation. Les américains ont donc compris très tôt que le cinéma était un vecteur essentiel de la diffusion de leur modèle culturel.

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Le succès des films américains en France au lendemain de la guerre est instantané. Alors que les films français proposent des images rappelant les souffrances de la guerre, le cinéma américain redonne du rêve et de l’espoir aux populations. Ce n’est pas un hasard si le happy end est devenu caractéristique des films américains.

Depuis cette période, la recette du film américain pour conquérir le public est le cocktail « action, adventure, humor, love interest and special effects ». De plus, les films sont tournés de telle manière qu’ils indiquent au spectateur comment interpréter les images. La manipulation s’appuyant sur l’identification au personnage, l’omniprésence de la narration, l’influence du héros et le comportement des personnages secondaires (Reaction Shot) permet de contrôler la perception des spectateurs. C’est l’une des raisons principales de la puissante influence culturelle du cinéma américain.


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Aujourd’hui le cinéma américain domine le cinéma européen, seul le cinéma français parvient tant bien que mal à tirer son épingle du jeu, principalement en raison du contingentement prévu dans les accords Blum-Byrnes et de la création du CNC. Cependant, on peut dire que le rôle protecteur des accords Blum-Byrnes a échoué et il aurait sans doute fallu interdire la diffusion de films américains sur le sol français pour empêcher l’influence culturelle américaine.

On peut faire le parallèle avec la situation de la Corée, qui tente également de faire face aux assauts du cinéma américains. Une politique de quotas analogue à celle des accords Blum-Byrnes soutient le cinéma national coréen depuis 1985. Il prévoit au moins 146 jours par an réservés exclusivement aux films coréens. Les professionnels luttent pour préserver ces dispositions contre l’offensive américaine, et sont en cela soutenus par la France. Actuellement, la part de marché des films nationaux en Corée est supérieure à 50% ; performance dont seuls l’Inde et les Etats-Unis peuvent se vanter. Lee Chang-Dong, ministre de la culture coréen s’oppose en défenseur de son modèle culturel face aux pressions de l’industrie cinématographique américaine qu’il compare à un "dinosaure qui tue l'écosystème".

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Finalement, la question n’est pas de savoir si les accords Blum-Byrnes ont protégé ou condamné le cinéma français, mais bel et bien de constater la puissance de l’influence culturelle américaine. Malgré les tentatives pour enrayer le rouleau compresseur cinématographique américain au lendemain de la guerre, force est de constater qu’il s’est malgré tout imposé de façon hégémonique dans l’ensemble des pays européens.


Michel Vuillemin

  1. Le programme Prêt-Bail (programme "Lend-Lease" en anglais) était un programme d'armement mis en place par les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, afin de fournir les pays amis en matériel de guerre. Le programme prêt-bail s’appuie sur la loi Lend-Lease, signée le 11 mars1941, qui autorise le Président américain de « vendre, céder, échanger, louer, ou doter par d'autres moyens » tout matériel de défense à tout gouvernement. De 1941 à 1945, le montant total des prets-bails accordés est de 50,1 milliards de dollars. Les principaux bénéficiaires ont été le Royaume-Uni (31,4 milliards de dollars) et l'Union soviétique (11,3 milliards de dollars). La France libre du général de Gaulle ainsi que l’armée d’Afrique (Algérie française) ont perçu 3,2 milliards de dollars.

(...)

Lire la suite (avec bibliographie sur le sujet:

 http://www.infoguerre.fr/culture-et-influence/hegemonie-du-cinema-americain-en-europe-et-le-role-des-accords-blum-byrnes-4485

 Voir aussi:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_Blum-Byrnes

Déclaration Sherman

lundi 2 juillet 2018

Brèves d'antipresse

BREVES ANTIPRESSE

UE | Encore une fake news officielle

Vendredi 29 juin 2018, à 4 h 30 du matin, la fake news de Macron® tombe: «La coopération européenne l’a emporté (…). La solidarité que nous devons aux premiers pays d’entrée a été actée lors de ce sommet» a-t-il déclaré à tous les micros.

En fait, le seul accord de principe qu’on lit dans le texte officiel vise la création de centres de contrôle en matière de droit d’asile («Hot Spots») dans les pays européens mais, «uniquement sur une base volontaire». Autrement dit personne n’est obligé de créer de tels centres.

Et voilà que Macron désacte ensuite ce qu’il venait d’acter une seconde plus tôt avouant à la presse que la France n’ouvrira pas de tels centres sur son territoire.

A force de dire une chose et son contraire, ça va finir par se voir.

Pour le reste on mouline du vent avec des formules vides du type: il faut «une nouvelle approche, fondée sur des actions menées en commun ou de manière complémentaire entre les États membres». Encore un Conseil européen qui fait pschiiit…

http://log.antipresse.net/post/ue-encore-une-fake-news-officielle?mc_cid=0f6071ae7e&mc_eid=3a5e263339

SOROSPHÈRE | Le Macron®, un véritable titre boursier

C’est Il Populista, en Italie, qui vend la mèche: les courriels du candidat Macron® divulgués par Wikileaks n’étaient pas si dénués d’intérêt que ça. Parmi ses généreux mécènes, on trouverait, outre le Crédit Agricole (8 millions d’euros), les philanthropes suivants:

  • George Soros: 2.365.910,16 €
  • David Rothschild: 976.126,87 €
  • Goldman-Sachs: 2.145.100 €

Et le journaliste italien de se demander ingénument:

«A ce point, il est légitime de se demander ce qu’ils ont demandé en échange, ces magnats de la finance qui n’ont sans doute pas agi par pur esprit «patriotique». E ce qu’aura pesé leur soutien dans les choix du président…»

http://log.antipresse.net/post/sorosphere-le-macron-r-un-veritable-titre-boursier?mc_cid=0f6071ae7e&mc_eid=3a5e263339

RACISME | Des Lumières qu’on préferait n’avoir pas allumées

Etonnant! Même Slate.fr a fini par le remarquer: le racisme n’est pas un produit du «repli» culturel des peuples ignares, mais bien des élites dites «éclairées». Avant de retourner leurs vestes, les apôtres du Progrès avaient théorisé la «mission» de la race blanche dans l’éducation des peuples colorés.

Ce paradoxe entre le libéralisme des Lumières et la domination raciale aura été repéré dès le départ. «Vous, les Américains, faites une grande clameur de chaque petite violation imaginaire de ce que vous estimez être vos libertés; et pourtant il n'y a pas de peuples sur Terre qui soient autant des ennemis de la liberté, des tyrans aussi absolus dès qu'ils en ont l'opportunité que vous-mêmes», raillait un interlocuteur anglais de Benjamin Franklin en 1764.

http://log.antipresse.net/post/racisme-des-lumieres-quon-preferait-navoir-pas-allumees?mc_cid=0f6071ae7e&mc_eid=3a5e263339

ART | Les sublimes cauchemars de Zdzisław Beksiński

Il est l’un des plus grands peintres du XXe siècle, mais le monde ne le sait pas, parce que le monde croit que les «peintres de genre» — en l’occurrence, les fantastiques — ne peuvent être géniaux. Or l’imagination et la palette de Beksiński donnent corps aux rêves les plus dérangeants, renvoyant les délires d’un Dalí dans les bancs de l’académie des Beaux-Arts.
Rien d’étonnant à cela: Beksiński n’était pas un peintre «de métier». Il était ingénieur. Et il a retourné comme une chaussette l’univers mécanique et totalitaire créé par les ingénieurs pour en révéler la réalité de cauchemar. Un bel article de *boredpanda.com* (en anglais) résume la vie et l’univers de ce génie encore si mal connu.
http://log.antipresse.net/post/art-les-sublimes-cauchemars-de-zdzislaw-beksinski?mc_cid=0f6071ae7e&mc_eid=3a5e263339

 

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mardi 26 juin 2018

Brèves d'antipresse

FAKE NEWS | En Russie, on massacre les chiens errants… pakistanais!

BREVES CHIENS RUSSES FAKE

S’agissant de compromettre la «Russie de Poutine», toutes les ficelles sont bonnes. En l’occurrence, c’est l’AFP qui diffuse une rumeur sur l’«assassinat» massif des chiens errants dans les rues des villes-hôtes du Mondial de foot. Et l’image qui accompagne l’article a de quoi révolter: un véritable carnage de pauvres bêtes — au Pakistan!

N’ayant aucune preuve visuelle à se mettre sous la dent, l’agence de presse de grand chemin s’est servie d’une photo Reuters prise à Karachi en 2016 en se gardant bien de la sourcer. Seule la mention «representational image» (et les véhicules très asiatiques dans la rue) permet de deviner la supercherie.

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(Merci à Yelena Delville )

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http://log.antipresse.net/link/fake-news-en-russie-on-massacre-les-chiens-errants-pakistanais?mc_cid=89e1c96d47&mc_eid=3a5e263339

RUSSIE | Nouveau Soljénitsyne ou petit copieur?

Mikhaïl Chichkine est un écrivain russe à succès, qui s’est distingué par plusieurs prix littéraires et a reçu le passeport à croix blanche après avoir publié une histoire politico-littéraire fort bien documentée de La Suisse russe, qui lui a valu le prix du Canton de Zürich en 2000. Il aurait pu se joindre au défilé du souvenir le 9 mai dans les rues de Moscou, en arborant le portrait de son père vétéran de la dernière guerre et celui de son oncle qui n’est jamais revenu du front. Mais il a préféré, depuis la campagne bâloise où il s’est établi avec sa nouvelle famille, lancer un appel au boycott de la Coupe mondiale de foot, appel qui a été repris dans plusieurs journaux et qu’il a relayé jusqu’au Conseil fédéral.

Selon lui lui, «le sport est devenu pour la Russie le troisième stade de la guerre» après la guerre froide et la guerre chaude. Dans ses nombreuses interviews, il se qualifie d’exilé. La Suisse aurait-elle donné refuge à un nouveau Soljénitsyne, que la dictature poutinienne aurait mis en fuite? Il dit pourtant être venu vivre à Zürich en 1995 par amour pour sa femme suissesse. Il a continué de publier librement et avec succès dans son pays, où il est retourné vivre avec sa troisième épouse d’origine russe. Il est aussi soumis dans son pays à une très forte critique, en raison de ses prises de position sur le conflit ukrainien et l’annexion de la Crimée, raison pour laquelle il est revenu s’établir en Suisse et n’est plus retourné à Moscou depuis quatre ans.

Mais un autre motif pourrait expliquer pourquoi Chichkine s’est détourné de son pays. Wikipedia nous révèle que «depuis des années, Chichkine est accusé de plagiat. À la suite de publications de la Literaturnaia _Gazeta, la célébrité des plagiats de Chichkine est devenue proverbiale à travers le monde russophone, puis a été attestée par les universités russes, par exemple dans les séminaires de Sergueï Essine, ex-recteur de l'Institut Littéraire Gorki (Moscou). Or, après l'analyse des plagiats de Chichkine survenue à la radio la plus écoutée de Russie, l'Écho de Moscou, de nombreuses facultés de philologie ont pris le cas des romans de Chichkine comme exemple de plagiats médiatisés à examiner.»

Meilleur plagiaire contemporain de la littérature russe, voici un titre de gloire plus facile à porter dans la discrète campagne bâloise que sur la Place Pouchkine.

http://log.antipresse.net/post/russie-nouveau-soljenitsyne-ou-petit-copieur?mc_cid=89e1c96d47&mc_eid=3a5e263339

FRANCE | Vive la laïcité… et l’Aïd El Fitr!

Le colonel Grégory Vinot n’est assurément pas du même calibre que son défunt collègue Arnaud Beltrame! Cette année, il est allé au devant de la soumission générale en adressant des compliments au personnel de religion musulmane à l’occasion de l’Aïd el Fitr.

Cette entorse évidemment intéressée aux principes de la laïcité lui a valu une mise au point du président national de l’UNPRG (Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie) qui aura été fort peu relayée par les médias de grand chemin. La voici:

OBLIGATION DE NEUTRALITE

Dans un message adressé le 15 Juin à l’ensemble des unités et conclu par « à tous, Aïd Moubarak, le Commandant de Groupement de Gendarmerie départementale des Alpes Maritimes a souhaité à l’occasion de la fin du ramadan, une « excellente fête de l’Aïd el Firt » à ses subordonnés et leurs familles de confession musulmane.

Pour l’UNPRG qui trouve ce message surprenant, ce Colonel a oublié qu’il est tenu au devoir de réserve mais surtout à une obligation de neutralité laïque, afin de respecter l’égalité des opinions religieuses et philosophiques de l’ensemble des personnels placés sous son autorité.

Devant de telles initiatives singulières, la direction générale de la gendarmerie devrait entamer une réflexion sur la création d’un poste de référent déontologue.

Henri Martinez

Président national de l’UNPRG (Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie)

http://log.antipresse.net/post/france-vive-la-laicite-et-laid-el-fitr?mc_cid=89e1c96d47&mc_eid=3a5e263339

BREVES ANTIPRESSE

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samedi 16 juin 2018

La riposte de Limoges à Brive: "entrepreneurs stories now by Limoges" !

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Plan social chez Anovo à Brive : les salariés accrochent leurs blouses aux grilles de l'usine

Cet après-midi, jeudi, les salariés d’Anovo sont sortis quelques minutes devant leur usine, s’asseyant sous les blouses blanches qu'ils ont accrochées aux grilles du site en plein plan social.

La direction de cette entreprise spécialisée dans la maintenance d’outils de télécommunication, a annoncé la suppression de 95 postes sur 182.

Pour l’instant, les salariés n’ont pas déposé de préavis de grève mais ils comptent bien maintenir la pression pour obtenir des « sommes permettant des reconversions dans de bonnes conditions ». Les négociations dans le cadre de ce Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) vont commencer la semaine prochaine.

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« Nous en voulons à Ingram, notre groupe, mais aussi à Orange, notre principal donneur d’ordres, qui, par sa politique tarifaire, ne permet pas à un site comme le nôtre de vivre », lance Eric Meilhac, élu CGT.

Les salariés étaient déjà sortis de l'usine pour exprimer leur colère et leur inconpréhension au lendemain de l'annonce des suppressions de postes à Paris, le 30 mai dernier. 

Emilie Auffret

https://www.lamontagne.fr/brive-la-gaillarde/economie/emploi/2018/06/14/plan-social-chez-anovo-a-brive-les-salaries-accrochent-leurs-blouses-aux-grilles-de-l-usine_12887215.html

Trois choses à savoir sur l'événement "Now 2018" qui aura lieu le 28 juin à Limoges

Créer un événement fédérateur d'énergies, en réunissant tous les acteurs économiques du territoire : c'est ce qu'à voulu faire Limoges Métropole en organisant la première édition de "Now 2018".

1- Une soirée au Zénith de Limoges ouverte à tous

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De l’agriculteur au start-upper, du commerçant à l’artisan, toutes les forces vives sont conviées à venir échanger avec les différents intervenants locaux et nationaux de la soirée, le 28 juin au Zénith de Limoges.

« Cet événement a pour objectifs, à la fois de faire émerger de nouvelles propositions d’actions en faveur du dynamisme de l'agglomération avec la création d’un livre blanc, mais également de donner aux entrepreneurs et décideurs locaux la fierté de ce territoire riche et porteur d’avenir, » confie Gérard Vandenbroucke, président de la Communauté d’Agglomération Limoges Métropole

« Notre Agglomération a des atouts : innovation, recherche, entreprises reconnues mondialement (luxe, électronique imprimée, silver économie...), ajoute-t-il. Ce qui nous manque parfois c’est la confiance et l’audace : j’ai souhaité que cet événement nous permette de prendre conscience, grâce à des témoins extérieurs et renommés, que notre territoire a toute la capacité et le potentiel pour rayonner sur la scène nationale et internationale. Cet avenir prometteur commence maintenant, "now" pour reprendre le nom de l'événement. »

2- Une soirée rythmée animée par Jeanne Dussueil

L’événement sera animé par la journaliste Jeanne Dussueil. Ancienne journaliste pour FrenchWeb et Challenges, actuellement chroniqueuse sur BFM Business, elle a ouvert en 2013 Globaliz, nouveau média spécialisé dans l’actualité liée aux secteurs de l’économie, la société, la politique, l’innovation et l’emploi.

3- Six thématiques et six talkers locaux et nationaux

Au cours de la soirée, six talkers locaux et nationaux viendront sur scène pour délivrer, chacun à leur tour, un message fort sur la thématique dont ils sont les spécialistes.

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Carlos Diaz (entrepreneuriat) : depuis 2016, le limougeaud dirige avec Pierre Gaubil et Géraldine LeMeur "The Refiners", un accélérateur installé dans la Silicon Valley pour aider des start-ups françaises à développer leur activité aux Etats-Unis.

Bernard Blaizeau (artisanat) : il a repris en 2004 l’atelier de couture C2000 qui travaille pour de prestigieuses maisons haute-couture. Bernard Blaizeau a aussi créé à Limoges sa propre maison de couture, Lou Kasatché, en 2009, boulevard de Fleurus à Limoges. Gardien d’un patrimoine vivant et ambassadeur du Limousin avec l’association Luxe et Excellence.

Stéphane Gilbert (environnement) : en 2014 il a créé l’entreprise Aquassay à Limoges, une société de services à l’industrie spécialisée en efficacité hydrique. Aquassay accompagne les industriels dans leur transition vers l’efficacité hydrique : moins consommer, mieux produire, moins rejeter.

Marc Touati (économie) : économiste spécialiste de la finance. De janvier 2008 à juin 2012, il a été Directeur Général chargé de la recherche économique et financière de Global Equities. Il  est également un écrivain à succès, avec cinq bestsellers

Pierre Sabatier (silver économie) : Il est président et directeur des études du cabinet indépendant de recherche économique et financière, PrimeView, qu’il a fondé en 2008. Son sujet de prédilection est l’impact du vieillissement des populations sur nos modèles de développement (Etats, entreprises, marchés financiers…)

Stéphane Mallard (intelligence artificielle) : il est  "digital evangelist" chez Blu Age. Son job ? Entre l’Europe et les Etats-Unis, il analyse les aspects les plus disruptifs de la révolution digitale.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/economie/innovation/2018/06/15/trois-choses-a-savoir-sur-l-evenement-now-2018-qui-aura-lieu-le-28-juin-a-limoges_12885662.html

 

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Anovo : mais de quoi se plaignent les employés ?
Nous sommes bien dans "la mondialisation heureuse" !!!

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Quant à l'événement "Now by Limoges" dont l'affiche s'étale en très grand format dans les rues de Limoges, rappelons une chose : LA LOI !
Mais comment peut-on tolérer que des collectivités territoriales bafouent ainsi la loi ? Cette affiche est strictement illégale !



Loi n° 94-665 du 4 août 1994

Article 1
Langue de la République en vertu de la Constitution, la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France.
Elle est la langue de l'enseignement, du travail, des échanges et des services publics.
 
Article 2
Dans la désignation, l'offre, la présentation, le mode d'emploi ou d'utilisation, la description de l'étendue et des conditions de garantie d'un bien, d'un produit ou d'un service, ainsi que dans les factures et quittances, l'emploi de la langue française est obligatoire.
Les mêmes dispositions s'appliquent à toute publicité écrite, parlée ou audiovisuelle.

Article 3
Toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique, dans un lieu ouvert au public ou dans un moyen de transport en commun et destinée à l'information du public doit être formulée en langue française.
 

Article 5
Quels qu'en soient l'objet et les formes, les contrats auxquels une personne morale de droit public ou une personne privée exécutant une mission de service public sont parties sont rédigés en langue française. Ils ne peuvent contenir ni expression ni terme étrangers lorsqu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue française.

S.R.

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vendredi 8 juin 2018

Au « 8-9 Café Pro » à Limoges, on a parlé développement économique, French Tech et « Now 2018 »

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Une délégation de l'UPR avait lancé une opération sur le thème de la sauvegarde du français et pour dénoncer les mots étrangers !
Et là, on tient le pompon !
On a le premier prix !!!!   S.R.

La troisième édition du « 8-9 Café Pro » s'est déroulée ce mardi à la Giraffe.

ACT LIMOGES NOW2018

On a parlé développement économique mardi matin, à la Giraffe, espace de coworking situé rue Haute-Vienne, à Limoges lors du troisième « 8-9 Café Pro ». Organisé par le Populaire du Centre en partenariat avec Engie, Limoges Métropole, la Banque Populaire Centre Atlantique, ce rendez-vous mensuel avait pour invité Gaston Chassain, vice-président de Limoges Métropole.

Ce dernier a passé en revue les différentes zones d'activités existantes et les possibilités pour les entreprises de s'y installer. La zone nord, la zone sud sont déjà toutes deux bien remplies, le parc Ester où il reste de la place et la zone d'Ocealim (dont le dernier terrain a été vendu cette semaine). Gaston Chassain a également parlé du parc des portes de Feytiat où il y a encore quelques possibilités et la Grande pièce, la dernière réalisation, où se situe la SOPCZ. « Tous les terrains ont été vendus. Mais entre le moment où on pense à s'installer et le moment où on y est, 7 ou 8 ans se passent...» 

Deux entreprises s'installent

Gaston Chassain annonce également avoir vendu « deux terrains à deux entreprises qui vont venir s’installer à Limoges et qui vont amener chacune, 25 à 30 emplois. L’entreprise PRB, spécialisée dans le revêtement des façades, installée aux Sables d’Olonne (85), qui va installer un entrepôt sur la zone de la Grand Pièce. L’entreprise Pro Armature, spécialisée dans la fabrication d’armatures, qui vient de Corbas près de Lyon qui a souhaité s’implanter à Limoges.»

On aussi évoqué la French Tech et  l'appel à projet qui va être lancé par Limoges Métropole avec 50.000 euros à la clé.

 « L'idée est de faire émerger les start-ups locales et d'en attirer d'autres sur des thématiques comme l'e-santé, la silver economie, les bâtiments et les objets connectés. Deux lauréats seront désignés ». 

A noter aussi la deuxième édition de l'accélérateur qui sera lancée cette année. « Cela permet aux start-ups ayant pignon sur rue d'aller plus loin », continue Gaston Chassain.

 

 

Le 28 juin, au Zénith de Limoges, un nouveau rendez-vous baptisé  NOW 2018  sera organisé. Des spécialistes de l'économie seront présents, dont Carlos Diaz, originaire de Limoges, créateur du groupe Reflect.

« L'économie est sans cesse en mouvement. On va faire venir des spécialistes de l'économie dans tous les domaines. Carlos Diaz, originaire de Limoges qui vit aujourd'hui en Californie sera de la partie », note le vice président de Limoges Métropole.

 « On veut montrer que Limoges est force de propositions, présente  un énorme potentiel économique dans l'éco traditionnelle mais aussi innovante. On est là aussi pour accompagner le monde économique dans sa réflexion et sa transition. »

3.000 personnes sont attendues.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/economie/commerce-artisanat/2018/06/05/au-8-9-cafe-pro-a-limoges-on-a-parle-developpement-economique-french-tech-et-now-2018_12874386.html

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affiche FL on parle français

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
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mardi 5 juin 2018

Les indiscrétions de la semaine en Limousin et en Nouvelle-Aquitaine (semaine du 28 mai au 3 juin).

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Cette semaine, ce ne sont plus des indiscrétions mais l'inventaire à la Prévert, sans la poésie !

On trouve néanmoins quelques "poids lourds" comme le conseil régional qui vient de voter une subvention de 10.000 euros destinée à financer une statue en hommage à Henri Emmanuelli (oups). Les élus LR/CPNT ont voté contre et cherchent encore « l'intérêt général justifiant le recours à des fonds publics ».
Et on comprend !!
Comment peut-on glorifier un homme impliqué dans l'affaire Urba et pour cela condamné ès qualités pour complicité de trafic d'influences à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de ses droits civiques.
Aurait-on oublié  ou alors c'est le culte de la corruption ?   S.R.

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Chaque dimanche, retrouvez les indiscrétions de la semaine en Limousin et Nouvelle-Aquitaine. Petit florilège pour la semaine du 28 mai au 3 juin.

Hommage. Les élus LR/CPNT et Front national du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine ont refusé de voter lundi, lors de la commission permanente qui se tenait à Poitiers, une subvention de 10.000 euros destinée à financer une statue en hommage à Henri Emmanuelli, disparu en mars dernier. Au soir des obsèques de l’ancien président du conseil général des Landes, ses proches ont souhaité créer une association afin de faire vivre la mémoire d’une des grandes figures du Parti socialiste. Si la majorité socialiste, les élus Génération.s ont suivi la proposition d’Alain Rousset, les élus LR/CPNT cherchent encore « l’intérêt général justifiant le recours à des fonds publics ». Quant aux élus Modem, ils se sont abstenus.

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Cheminots. Les cheminots en grève du syndicat Sud Rail ont rencontré, depuis le début du mouvement, de nombreux élus, parlementaires et autres (la députée Sophie Beaudouin-Hubière, la sénatrice Marie-Françoise Perol-Dumot, le sénateur Jean-Marc Gabouty ou encore le premier vice-président de la Région, Gérard Vandenbroucke). Le dernier en date n’est autre que le rapporteur de la loi ferroviaire et député de la 2e circonscription de la Haute-Vienne, Jean-Baptiste Djebbari, qu’ils ont rencontré discrètement dans un bar de l’agglomération limougeaude, le 25 mai. Une entrevue d’une heure et demie décrite comme courtoise « au cours de laquelle chacun a campé sur ses positions », résument les syndicalistes.

Fonctionnaires. Les organisations syndicales (CGT-FO-FSU-UNSA-CFDT) composant l’intersyndicale de la fonction publique de Haute-Vienne n’ont pas souhaité répondre à l’invitation lancée par Sophie Beaudouin-Hubière afin d’évoquer les chantiers « Fonction Publique » et « Action Publique 2022 ». Dans un communiqué sans ambiguïté, les représentants syndicaux ont expliqué en deux points le pourquoi de se refus. « D’une part, les revendications portées par les neuf organisations de fonctionnaires vous sont parfaitement connues (projet de suppression de 120.000 emplois, fin du gel du point d’indice et sa revalorisation, rattrapage des pertes subies, abrogation de la journée de carence, compensation pérenne de la hausse de la CSG, attaques contre le statut de la Fonction Publique, etc. D’autre part, l’objectif du mouvement syndical en cours est l’ouverture de véritables négociations sur les revendications des personnels, portées par leurs organisations syndicales. Notre interlocuteur se situe donc au plus haut niveau. Nous vous demandons donc de relayer cette exigence auprès du ministre en charge de l’Action publique. Les organisations syndicales ne souhaitent pas cautionner une opération de communication gouvernementale dans un contexte social qui lui est défavorable ». Voilà qui est dit…

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L’Europe et vous. La Maison de l’Europe en Limousin vient de relayer une vaste consultation lancée par la Commission européenne auprès du public afin que celui-ci exprime ses préoccupations, ses espoirs et ses attentes concernant l’avenir de l’Union européenne. Dans le communiqué il est précisé que « le but n’est pas de préparer des règles et des règlements de l’UE, mais de faire entendre votre voix auprès des dirigeants de l’UE pour les aider à définir les bonnes priorités pour les années à venir. » Il n’est jamais trop tard pour bien faire…

Jusqu’au bout. Nul ne pourra reprocher à Jean-Paul Denanot d’avoir pantouflé au parlement européen. L’eurodéputé de la circonscription Massif central-Centre, était encore à Strasbourg cette semaine alors qu’il a annoncé qu’il quittait ses fonctions le 10 juin prochain. Il a même fait voter une aide en faveur de la Guadeloupe et de Saint-Martin après le passage d’Irma et de Maria. 49 millions d’euros des fonds européens vont venir compléter les 450 millions qu’a débloqués le gouvernement français. Il ne lui restera dès lors plus qu’à organiser un petit voyage sous les tropiques afin de vérifier le bon usage des fonds débloqués. Il y a plus désagréable après tout comme voyage pour fêter une retraite…

Jusqu’au bout (bis). Jean-Paul Denanot, toujours lui, a sollicité il y a quelques semaines la Commission européenne à propos de la réglementation s’appliquant à l’hyperloop. Pointant un sujet montant en puissance avec la mise en œuvre de différents sites d’essai en conditions réelles en Amérique du Nord comme en Europe et la perspective d’une nouvelle industrie de la très haute vitesse, il a demandé à ce que la Commission précise le cadre réglementaire de cette nouvelle technologie qui s’apparente à la fois à du transport terrestre (en site propre) alors que l’environnement « sous vide » et le fuselage de la carlingue des capsules renvoient eux au domaine de l’aéronautique. Une question essentielle pour garantir la sécurité du public et la commercialisation à l’horizon 2040-2050. La Commission a répondu qu’elle suivait avec intérêt l’évolution de cette technologie. Elle renvoie à ce stade aux États membres avec qui elle est prête à aborder les questions de sécurité dans ce domaine ainsi que d’autres grandes questions de réglementation telles que la normalisation et l’interopérabilité. La balle est donc dans le camp du gouvernement français et de la représentation parlementaire !

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La CR pas contente. Le vote de la loi Agriculture et alimentation ne fait pas beaucoup d’heureux. En tout cas, de nombreuses associations de consommateurs et de syndicats montent au créneau pour hurler leur déception et notamment la Coordination rurale Nouvelle-Aquitaine. Elle vient d’interpeller le député creusois Jean-Baptiste Moreau se disant « abasourdie. Comment le ministre, le rapporteur et les députés ont-ils pu rejeter l’interdiction des produits importés contenant des produits phytopharmaceutiques proscrits dans l’Union européenne ? Santé publique, distorsion de concurrence, destruction et disparition des agriculteurs français… ces arguments ne sont-ils pas suffisamment importants pour mettre en place des mesures fortes ? », s’insurge Max Bauer, vice-président de la CR et président de la section Horticole de la CR. A priori pas suffisant en tout cas pour faire face aux lobbies de l’agroalimentaire…

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Adaptabilité. Le préfet de région, Didier Lallement, s’est rendu en Gironde et en Charente-Maritime, après les violents orages qui ont détruit plusieurs milliers d’hectares de vigne. En visite sur l’exploitation de la Tour des Graves à Teuillac dans les côtes de Bourg, il a indiqué que « notre système d’aide doit s’adapter face au changement climatique et à la récurrence de ce type de phénomène ». Et d’évoquer notamment les systèmes d’assurance et d’indemnisation. Un vœu qui a au moins l’avantage de ne rien coûter en le disant…

La K-Pop passe par la Haute-Vienne. C’est un phénomène déferlant. La K-Pop - diminutif de Korean Pop - existe pourtant depuis le début des années 90 et a gagné progressivement hors la Corée du Sud, une partie du continent asiatique. Elle touche aujourd’hui toute la planète, et notamment les États-Unis. Elle fait un tabac chez les jeunes Américains qui la font grimper en tête dans les classements des ventes. Elle marche aussi très bien en France. La K-Pop a ses codes, musicaux et vestimentaires, mais aussi ses magazines spécialisés. L’une des revues de référence s’appelle K ! World et, surprise, elle est basée en Haute-Vienne, à Rancon précisément. Décidément, le monde, même de la pop coréenne, est bien petit.

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Le coup de gueule de 3DCeram-sinto. L’entreprise 3DCeram-sinto a organisé mercredi à Limoges le « 3D Ceram Tour » pour présenter, à la presse nationale et locale, son usine en zone nord et les développements futurs autour de l’impression 3D céramique. Christophe Chaput et Richard Gaignon, co-dirigeants, ont rappelé à cette occasion l’urgence pour le Limousin de disposer de moyens de transport rapides pour la survie des entreprises. « Nous en avons parlé à France 3, au Préfet… personne ne dit rien ! Il faut se faire inviter par Marc-Olivier Fogiel pour être entendus ? Le manque de moyens de transport est un problème. Nous nous développons. Doit-on continuer de le faire à Limoges ? C’est une question que l’on se pose… Pourtant, nous n’avons pas envie de partir mais c’est comme si il n’y avait plus d’air qui arrivait ici, plus de sang… On est en train d’étouffer… Pourtant il y a ici tous les atouts pour réussir. »

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Des liens anciens. L’insatiable plume de Maurice Robert a encore frappé. Il ne s’agit pas ici d’un nouveau roman de l’auteur limougeaud mais d’un opuscule de vingt pages sur les relations entre le Limousin et l’Aquitaine. Celui qui fut un des onze experts retenus dans la commission chargée de trouver le nom de la nouvelle région ne souffle pas ici sur les braises qui agitent principalement les Limougeauds face à la perte de pouvoir de l’ex-capitale régionale au profit de Bordeaux. Maurice Robert place son propos d’un point de vue historique et culturel et nous renvoie aux premiers échanges entre ces deux territoires à géométrie variable selon les époques. De l’homme de Néendertal à Napoléon III, en passant bien sûr par l’empire romain et le duché d’Aquitaine. Instructif. On y apprend même que la race bovine limousine pourrait avoir puisé ses origines en Aquitaine…

 

Aldo à l’honneur. Le boxeur limougeaud Cyril Léonet a actuellement les honneurs de la presse en ligne, en l’occurrence du magazine urbain Street Press qui lui consacre un documentaire sous la forme d’une mini-série et le place, sur son site, tout en haut de sa page d’accueil. Une équipe de Street Press (Inès Belgacem et Matthieu Bidan) a suivi « Aldo » le gitan plusieurs jours lorsqu’il a affronté le prodige français et champion olympique Tony Yoka. À découvrir absolument, au même titre que le Grand Format que lepopulaire.fr avait réalisé sur ce boxeur si attachant.

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Les Ailes Limousines sur les traces de Saint-Exupéry. 2018 est l’année du centenaire de la création de l’Aéropostale. Pour marquer cet anniversaire, un grand raid aérien se déroulera, à partir du 27 septembre, au départ de Toulouse. Les avions referont le trajet que Saint-Exupéry, Mermoz et tant d’autres ont réalisé durant les années 20. Pour la première fois, le Broussard restauré par les Ailes Limousines participera à cette aventure. Il devrait transporter du fret et du courrier. L’avion basé à Limoges représentera la Haute-Vienne et permettra ainsi d’honorer le souvenir d’un enfant de Nexon qui fit partie des pionniers de l’Aéropostale, Joseph Roig.

Entre Limousins. Sophie Beaudouin-Hubière, député de la première circonscription de la Haute-Vienne, a participé cette semaine, comme bien d’autres parlementaires, au marathon des débats autour des états généraux de l’alimentation. Et elle a notamment défendu que le principe d’évaluation soit inscrit dans la loi. Dans un tweet vidéo, on la voit d’ailleurs évoquer ce point avec fermeté alors que l’idée vient d’être rejetée d’un revers de main par le ministre ad hoc. « J’aurais aimé un peu plus de justification à ce refus », répond-elle notamment. Le cocasse dans l’histoire, c’est que celui qui vient de lui signifier ce rejet n’est autre que Jean-Baptiste Moreau, le député de la Creuse et rapporteur de la loi au parlement.

Pigeons voyageurs. Limoges est cette année étape du Tour de France… enfin de la 8e édition du Tour de France de la colombophilie qui se déroule du 11 au 29 juin prochains. La capitale limousine sera ville de départ de la cinquième étape où les participants se rendront à Hiersac. Les participants sont cinq pigeons voyageurs appartenant au même colombier et qui sur cette quinzaine doit parcourir près de 1.450 km. le vainqueur sera le pigeon le plus rapide.

 

En Corrèze

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80 km/h. La visite du délégué interministériel à la Sécurité Routière, Emmanuel Barbe, le 23 mai dernier, a laissé sceptique bon nombre de gens, président du Département et président de l’association des maires en tête. Les représentants de la Fédération française des motards en colère l’ont aussi vu, en compagnie du gérant d’une société d’ambulances. L’entretien a tourné au dialogue de sourds. « Après avoir exposé notre point de vue sur le 80 km/h et argumenté concernant les différents problèmes que vont rencontrer les usagers de la route » […] nous avons eu droit à un long monologue bien travaillé sur le bout des ongles, répété maintes et maintes fois. » Le représentant FFMC a eu beau argumenter sur la nécessité d’investir plutôt dans les infrastructures routières (doubles glissières de sécurité), d’aider les motards à acheter des blousons airbags très coûteux en baissant la TVA sur ces équipements, il n’a pas été écouté. « Le 80 changera-t-il les comportements dangereux ? Nous disons non, bien sûr. Ce sont les comportements qui tuent », répète la FFMC. Qui promet de continuer à se mobiliser.

I love BG. Le slogan de l’Office de tourisme du pays de Brive a pris une tout autre signification, vendredi matin. En marge de la signature du contrat financier entre l’Etat et la Ville de Brive, le maire Frédéric Soulier a profité de la présence du préfet Bertrand Gaume pour lui remettre, avant son départ pour Avignon, deux cadeaux : la médaille de la ville de Brive et une tasse estampillée I love BG, « qu’on pourrait aussi traduire par I love Bertrand Gaume », s’est amusé le maire. Et d’ajouter : « Vous êtes un préfet qui aura marqué son passage et aura su servir ce département. »

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Grande surface. Plus rien ne s’oppose à la construction du nouveau magasin de bricolage de l’enseigne Leclerc, à Ussel. Le projet était jusque-là suspendu à un recours déposé par un concurrent devant la commission nationale d’aménagement commercial, après le feu vert départemental accordé fin 2017. La procédure a finalement été retirée. L’enseigne Leclerc a déposé un permis de construire pour 3.700 m2, sur le site de la Maison rouge, là où se trouve déjà son centre auto (route de Tulle). Elle y déplacera le magasin de bricolage installé actuellement dans le prolongement de l’hypermarché.

 

En marche 19 a son site. La République En Marche de la Corrèze a lancé son site internet départemental : dpt.en-marche.fr/correze-19. Une façon de renforcer l’ancrage au niveau local et de suivre les actualités du mouvement dans le département. Réunions publiques, réunions de comités locaux… tout y est recensé pour ceux qui veulent se mettre en marche.

Cueco. L’exposition d’été du château de Sédières, que va organiser le Département, promet d’être exceptionnelle. Elle est consacrée au peintre corrézien Cueco, et la quasi-totalité des œuvres qui seront présentées sont inédites car issues de son atelier de Vigeois. S’y ajoutent un tableau appartenant à la ville d’Uzerche, et un autre à la ville de Tulle. L’expo sera visible à partir du 16 juin.

Grande surface (bis). Pendant ce temps, l’enseigne Intermarché cherche toujours une solution après le refus de la CNCA pour son déménagement et surtout la construction d’une galerie commerciale au nord d’Ussel. Le magasin actuel, dans le quartier de la gare, est toujours sous le coup d’une possible fermeture administrative, pour des raisons de mise aux normes. D’ici fin juin, la décision devrait être prise ou pas de construire seulement une grande surface alimentaire sur la zone du Theil.

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Dossiers chauds. Le préfet de Corrèze Bertrand Gaume a évoqué, vendredi lors de son pot de départ, les dossiers qu’il a eu à gérer durant son séjour corrézien. Et parmi eux, les dossiers environnementaux, pas simples à démêler, puis à faire admettre à la population. Mais il a assumé les décisions prises, sur l’usine de pellets et les déchets uranifères : « dans un département où 52 % des surfaces sont boisées, il n’est pas forcément inutile de penser que le développement de la filière bois peut être une opportunité. Et dans un département où l’exploitation uranifère a eu lieu jusque dans les années 1980, il n’est pas inutile de penser que les résidus d’exploitation minière ont plus leur place dans une ancienne mine que dans un parking de camping ou dans un chemin de randonnée. Il n’est pas interdit de penser enfin qu’on ne peut vouloir la transition écologique et vouloir sortir du nucléaire, et s’opposer à chaque fois qu’un projet d’éolienne et de parc photovoltaïque arrive. »

Rencontres. Le préfet Gaume, à son arrivée, a demandé à rencontrer deux figures corréziennes, Bernard Mas et Jean Pourty. « Ils m’ont expliqué la Corrèze, cela vaut autant qu’un dossier territorial d’arrivée de préfet ». Avis, donc, à son successeur Frédéric Veau, qui sera en poste demain.

Remplacement. Si Bertrand Gaume a réussi à rester trois ans en poste en Corrèze, jusqu’à se dire Trechois (du nom d’un quartier de Tulle) lors de son départ, celui qu’il va remplacer à Avignon n’aura pas eu le temps d’y prendre ses marques : Jean-Christophe Moraud aura « sauté » au bout de 9 mois seulement. Il se murmure que la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique, Brune Poirson, qui fut aussi députée du Vaucluse, n’est pas pour rien dans ce départ précipité.

Hommage et financement participatif. Le 126e Régiment d’infanterie a inauguré son monument aux morts vendredi. Un nouveau bison au blanc immaculé, aux lignes modernes et épurées s’est installé sur la place d’armes de la caserne Laporte à Brive. Une autre œuvre d’art rendant hommage aux Bisons devra aussi prendre place dans « un parc arboré de 7.500 m2 au cœur de l’ancienne caserne Brune, a indiqué le maire Frédéric Soulier. Le choix de la plateforme numérique pour mettre en place un financement participatif sera fait lors du prochain conseil municipal ». Les hommages, c’est bien, encore faut-il les financer.

Départ du procureur. C’est l’heure des grands départs en Corrèze ! Après celui du préfet Bertrand Gaume qui a fait son pot de départ vendredi soir, il semblerait que Laurent Czernik, le procureur du Tribunal de grande instance de Brive, fasse également ses valises. Il devrait les poser à Montauban prochainement. Bon vent !

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Bon anniversaire,  M. Michelet ! Il n’écrit plus, mais les mots ont conservé toute leur saveur pour lui. Aussi, l’écrivain corrézien Claude Michelet a-t-il savouré les bons vœux offerts par l’association Lire à Perpezac (pour Perpezac-le-Blanc, où se situe la maison de famille de son succès Des grives aux loups) à l’occasion d’une fête d’anniversaire célébrant ses 80 ans. Et c’est lui qui a fait une surprise à ses hôtes, annonçont la réédition prochaine, aux Presses de la Cité, de son œuvre de jeunesse La terre qui demeure. Preuve que le talent n’a pas d’âge !

 

En Creuse

Les banques frileuses. Le patron de l’entreprise Furmeca à Fursac, Fanck Parbaud, a expliqué au préfet qui lui rendait visite cette semaine que son entreprise de pièces de micromécanique tournait bien, avec une croissance constante. Mais pour rester à la pointe, il est obligé d’innover et d’investir dans des machines plus performantes. Sauf que les banques ont toutes refusé de le suivre, prétextant qu’il avait fait un AVC. Franck Parbaud, qui est en pleine forme et fait du vélo chaque dimanche, a dû avoir recours à un crédit bail. Le préfet, Philippe Chopin, a esquissé une grimace en guise d’indignation…

Gauvain Sers squatte les festivals. Le site internet Sourdoreille a publié son classement des artistes « squatteurs » de festivals français. Le site a étudié la programmation de 460 festivals français pour l’occasion. Et pour l’année 2018, Gauvain Sers s’est adjugé la sixième place du classement avec 21 festivals. À égalité avec des artistes comme Juliette Armanet, IAM ou encore Roméo Elvis. Le Creusois n’est pas loin des leaders, Bigflo et Oli, qui termineront l’année 2018 avec 25 festivals français au compteur. Le chanteur, ayant grandi à Dun-le-Palestel, quadrille toute la France avec une présence au Printemps de Bourges, au Brive Festival, mais aussi à La Côte d’Opale (Boulogne-sur-Mer) ou au Festival du bout du monde dans le Finistère.

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Piscine de Guéret. Interrogé au sujet de l’avenir des locaux de l’actuelle piscine de Guéret, Michel Vergnier est resté flou mais a livré son avis personnel. « À titre personnel, j’ai quelques idées. Nous sommes dans un espace culturel, avec la BMI et l’Espace Fayolle. Il faut réfléchir autour de quelque chose qui complète tout cela. Un cinéma ? Pourquoi pas. Je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur emplacement. Mais effectivement, un jour ou l’autre, le cinéma se déplacera. Est-ce que c’est dans le centre-ville qu’il faut le mettre ? La réflexion est ouverte. Dans tous les cas s’il se fait là, il pourra se lier au caractère culturel déjà existant ».

400.000 euros de la région pour la Creuse. La commission permanente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a voté une volée d’aides pour des entreprises, collectivités et associations de la Creuse. Le montant total atteint 400.000 euros. Dans le détail : Flature Fonty à Rougnat (44.000 euros), cité de la Tapisserie (50.000 euros), GAEC Perle des prés à Lavaufranche (25.000 euros), Groupement des agriculteurs biologique de la Creuse (13.000 euros). Internat du lycée Jean-Favard à Guéret (200.000 euros), Association Lavaud Soubranne à Vallière (18.000 euros), Festival jazz à la Sout (11.000 euros), Station sports nature des Monts de Guéret (27.000 euros), festival Lock is not a joke à Champagnat (3.000 euros), Séjour jeunes à Vassivière d’Alison (4.500 euros).

Une Agence nationale de la cohésion des territoires. En recevant les présidents d’intercommunalités en début de semaine, le secrétaire général de la préfecture de la Creuse, Olivier Maurel, a annoncé la création prochaine d’une agence nationale de la cohésion des territoires, impulsée par le Prémier ministre. Cette nouvelle agence est portée par le commmissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et elle visera à « fournir aux territoires et aux élus des moyens d’ingiénierie », a précisé Olivier Maurel.

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Moreau, Mélenchon et les cages à lapins. Rapporteur sur la loi sur l’agriculture et l‘alimentation, le député LREM de la Creuse, Jean-Baptiste Moreau, a voté contre des amendements portant sur le bien-être animal, comme la vidéo-surveillance systématique dans les abattoirs, présentés par l’opposition. À l’occasion d’un débat portant sur l’interdiction de l’élevage en cage des lapins, un échange a eu lieu entre Jean-Baptiste Moreau et le leader de la France Insoumise Jean-Luc Melenchon : Le premier à fait une analogie entre les « cases collectives où vivent les lapins » et le « collectivisme », en précisant que les « lapins se mangent entre eux. C’est encore pire que le capitalisme ! » Jean-Luc Mélenchon, lui, a vu, au contraire, dans cette affaire de cages à lapins : « une description de la société capitaliste, où les plus gros mangent les plus faibles ». L’amendement proposant l’interdiction de l’élevage en cage des lapins était proposé par un député LREM et a été rejeté. Moreau a voté contre, Mélenchon pour.

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De Guéret à Vichy, la manager change de centre-ville. On se souvient de Marine Fouler, qui avait été recrutée par la Ville de Guéret pour redynamiser le centre-ville. Quelques semaines après son départ de la capitale creusoise, voilà la manager qui réapparaît à Vichy, où la tâche sera certainement plus aisée. Elle le reconnaît elle-même dans l’interview qu’elle a accordée à nos confrères bourbonnais : « Ce ne sont pas les mêmes enjeux ici qu’à Guéret. À Vichy, il y a déjà du potentiel, et un tissu commercial dense, qu’il s’agit de conforter ». Une façon de sous-entendre que Guéret, où la Bretonne a exercé pendant deux ans, n’a pas de « potentiel » ? Le défi était effectivement de taille en Creuse et la « redynamisation » n’a pas été spectaculaire. La démarche n’est guère allée au-delà de l’affichage. La jeune manager a-t-elle eu les coudées franches et les moyens pour accomplir sa mission à Guéret ?

Feu ! Chatterton a déjà joué en Creuse. Tête d’affiche des Nuits d’été de Guéret (6-14 juillet), le groupe en vogue Feu ! Chatterton avait déjà fait un crochet par la Creuse, en 2014. Ils ont joué devant une cinquantaine de personnes à l’Avant Scène d’Aubusson. À l’époque, une grande prise de risque pour la salle creusoise, le groupe n’étant pas encore connu comme aujourd’hui.

Le proviseur d’Aubusson promu. Jean-Louis Delarbre se croyait lui-même indéracinable à quelques années de la retraite. Or, c’est un nouveau défi qu’a proposé la rectrice d’académie au proviseur de la cité scolaire Eugène-Jamot d’Aubusson : à 60 ans, Jean-Louis Delarbre va prendre la tête à la rentrée de la cité scolaire d’Arsonval à Brive-la-Gaillarde, qui héberge l’un des plus prestigieux lycées du Limousin. Cette promotion rompt un cycle de quatorze ans dans le sud creusois. En effet, avant Aubusson, Jean-Louis Delarbre a dirigé le Lycée des métiers du bâtiment de Felletin.

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Un maire fouille ses poches pour payer les fouilles. D’un côté, il est content, Jean-François Ruinaud, que les archéologues de l’Inrap aient découvert un véritable trésor à Néoux, à l’occasion de fouilles préventives. Anticipant sur des travaux d’assainissement, les archéologues ont découvert un empilement exceptionnel de pièces témoignant de 2.000 ans d’histoire. Notamment des céramiques et des pierres taillées de Volvic, caractéristiques de la période gallo-romaine et du Haut Moyen-Âge : « Moi, je veux bien fouiller, mais je ne veux pas payer », soupire le maire de Néoux. En effet, le déterrage de l’intégralité du trésor serait à la charge de la commune. Jean-François Ruinaud, vice-président de la communauté de communes Creuse Grand sud, peut bien essayer de demander une participation à cette intercommunalité, mais celle-ci a un problème avec son passé, qui, est synonyme de gros passif.

Des agriculteurs dans une préfecture comme Guéret. Qu’on se le dise, trouver encore des fermes dans des villes, ou préfectures, est devenu une denrée rare ! Pourtant, à Guéret, préfecture de la Creuse, il en existerait encore au moins trois d’après les Jeunes agriculteurs rencontrés ce jeudi. Benoît Daudon a reçu les écoliers de Paul-Langevin pour leur parler de son quotidien de paysan et leur présenter ses limousines, ses lapins hybrides et autres moutons charollais. Et ils étaient nombreux les petits citadins de 7 et 8 ans à ne jamais avoir vu de vache. Alors on ne peut que se réjouir de cette initiative. En espérant qu’il y en aura désormais beaucoup d’autres !

Villepreux déçu. En début de semaine, avait lieu le championnat UNSS de rugby à 7 féminin. L’occasion pour les 208 jeunes participantes, de rencontrer Pierre Villepreux. Cette figure tutélaire du rugby français, était chargée, jusqu’en 2010, du développement du rugby féminin en Europe. Il s’est dit très heureux de pouvoir être présent à Guéret pour cette manifestation, jugeant que l’avenir du rugby français passait par le rugby féminin. Il a cependant regretté que la ville de Guéret ait relégué cet événement sur le terrain secondaire et non dans son beau stade Léo-Lagrange. Ce qui aurait été un signe fort. Mais il faut croire que le match pour l’égalité n’est pas encore gagné…

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Le combat continue pour Éric Oden. Le tribunal de Guéret avait tranché le 25 avril dernier : la maladie de Lyme dont souffre Éric Oden, technicien forêt à la Fédération départementale de la chasse, avait été reconnue maladie professionnelle. Une première victoire pour lui, au terme d’une longue bataille. Mais il se prépare aujourd’hui à repartir au combat : la MSA a fait appel de la décision. « Bon, on s’en doutait un peu mais comme ils ont attendu le dernier moment, on a espéré jusqu’au bout qu’ils ne fassent pas appel…, confie Éric Oden. Alors on va continuer à se battre. » Devant le Tribunal administratif de Limoges cette fois-ci. La date d’audience n’a pas encore été fixée.

Guéret Terre de gauche en marche pour les municipales. Ça y est, l’équipe de Guéret Terre de gauche bat déjà le pavé et s’est mise en ordre de marche pour les municipales de 2020. Pourquoi une telle précocité ? David Gipoulou, adjoint à la mairie de Guéret, a tout expliqué hier lors d’une conférence de presse. Guéret Terre de gauche souhaite prendre les rênes du pouvoir. Mais avant cela, ils entendent faire appel aux habitants. « Tous ceux qui souhaitent transformer la vie guérétoise et se retrouvent dans nos valeurs auront un an pour faire leurs propositions sur le site Internet que nous lançons », résume David Gipoulou. Une synthèse des contributions sera ensuite effectuée. Le site est d’ores-et-déjà ouvert : gueret-terredegauche.fr

https://www.lepopulaire.fr/limoges/people/politique/2018/06/03/les-indiscretions-de-la-semaine-en-limousin-et-en-nouvelle-aquitaine_12872080.html

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Un autre sujet important abordé :

L'Europe et vous.
 La Maison de l'Europe en Limousin vient de relayer une vaste consultation lancée par la Commission européenne auprès du public afin que celui-ci exprime ses préoccupations, ses espoirs et ses attentes concernant l'avenir de l'Union européenne. Dans le communiqué il est précisé que « le but n'est pas de préparer des règles et des règlements de l'UE, mais de faire entendre votre voix auprès des dirigeants de l'UE pour les aider à définir les bonnes priorités pour les années à venir. »


Comme si l'UE allait prendre en compte nos remarques !!!

Consultation sur l'avenir de l'Europe
https://ec.europa.eu/consultation/runner/Future-of-Europe?surveylanguage=fr

12 questions mais aucune d'entre elles ne remet en question l'UE !
Et toujours la confusion entre UE et Europe !
La question 11 est intéressante et je pense que je vais répondre : Autre: l'union européenne elle- même!  S.R

Q11

 

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dimanche 3 juin 2018

Pétition: "Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël"

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La saison 2018 célébrant les liens entre la France et Israël dans les domaines culturels et scientifiques risque d'être sérieusement perturbée cette année, vu le contexte; le plus sage serait sans doute de l'annuler, mais la sagesse n'est pas la qualité première de notre président jupiter!   P.G.

TRIBUNE LIBRE / La Campagne BDS France : www.bdsfrance.org et L'Aurdip: www.aurdip.fr

TL BDS PETITION MACRON

Monsieur le Président de la République,

Sous votre haut patronage, la République française s’apprête à lancer la « saison France-Israël 2018 ». Cet événement, lit-on,

« a […] pour ambition de montrer la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques, de marquer une nouvelle étape dans les relations économiques et de renouveler le regard que portent les Français sur Israël et les Israéliens sur la France ».

Bien plus,

« A travers plus de 400 événements dans les deux pays, la saison France-Israël 2018 résonnera dans une cinquantaine de villes en France et une vingtaine de villes en Israël autour de thèmes variés tels qu’innovation, sciences, économie, théâtre, danse, art contemporain, musique, éducation, cinéma, design, livre et débat d’idées ».

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza. Ce serait une atteinte irrémédiable à nos principes républicains et à nos valeurs de justice.

Citoyennes et citoyens français, nous ne pouvons accepter, dans les circonstances présentes, cette collaboration d’État à État entre la France et Israël. Nous ne pouvons nous soumettre à la normalisation avec un régime colonial bafouant les droits de l’Homme et les conventions internationales signées par la France.

Comment en effet pourrions-nous faire comme si de rien n’était ? Comme si des dizaines de jeunes gens n’avaient pas été assassinés de manière préméditée ? Comme si des centaines de manifestants demandant seulement le respect de leurs droits fondamentaux n’avaient pas été estropiés à vie ? Comme si le ghetto de Gaza ne courait pas le risque d’être purement et simplement liquidé, avec la complicité, active ou passive, de la communauté internationale ?

Pour cette raison, Monsieur le Président de la République, nous vous demandons de faire en sorte que la « saison France-Israël 2018 » n’ait pas lieu. Ne nous entretenons pas d’« éducation » ou d’« idées » avec un État qui a assassiné en quelques semaines plus de 110 jeunes gens épris de liberté et en a blessé ou mutilé plus de 8000. Envoyez un signal clair au gouvernement israélien en renonçant publiquement à la « saison France-Israël 2018 ». La société civile française ne saurait voir ces manifestations se tenir sans faire entendre sa désapprobation.

Pour signer la pétition

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

DdqD9HiUQAA8zAA

 http://www.librairie-tropiques.fr/2018/05/nous-demandons-l-annulation-de-la-saison-france-israel.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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