jeudi 24 mai 2018

24 mai 2016: création du site "Frexit-Limousin"

En fait, son premier nom fut UPR en Creuse, car il était question de créer une page d'information pour les adhérents UPR de la Creuse à l'image des pages facebook existantes à l'époque pour la Haute- Vienne et la Corrèze. C'est donc sous l'appellation "uprencreuse@canalblog.com" que le site fit son apparition. 

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Nous avions préféré le format "blog" plutôt que "facebook", n'étant pas enthousiastes pour la plateforme de M. Zuckerberg au sein de la délégation creusoise, et nous pensions qu'il pouvait être utile d'utiliser un format plus classique, de style "bulletin d'information".

Notre succès, bien que modeste au début, nous a conduit à souhaiter maintenir le site après la fusion des pages facebook de l'UPR Limousin, non en tant que vitrine de la délégation régionale, mais plutôt comme un complément à visée pédagogique de formation/information/réinformation de nos adhérents, militants et sympathisants, et au- delà, de tout lecteur curieux à la recherche d'informations pluralistes.

Nous avons donc acheté un nom de domaine et rebaptisé le site, afin d'adapter ses finalités à celles de la délégation régionale.

Aujourd'hui, avec plus de 126 300 visites en deux ans, et un lectorat quotidien qui varie entre 100 et 400 personnes par jour, nous occupons un espace utile à la fois pour l'échange d'informations entre adhérents, la présentation d'argumentaires et des communications officielles de l'UPR, mais aussi pour un compte- rendu des activités des délégations départementales en Limousin, ce qui permet à tout un chacun de suivre notre travail, et éventuellement de participer à nos actions militantes. Nous publions également des informations locales qui peuvent aider à enrichir notre connaissance du terrain et à faire le lien entre les politiques nationales (et internationales) et leurs répercussions au quotidien dans notre région. Pour cette dernière partie, nous manquons encore de contributeurs en Creuse et en Corrèze. Avis aux amateurs!

Merci à nos fidèles lecteurs. N'hésitez pas à commenter, suggérer des articles, voire critiquer ou proposer des améliorations en écrivant à la délégation régionale!

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P.G.

 

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mardi 22 mai 2018

30% d’oiseaux en moins, un ciel vide: pour Moreau, «le rôle de l’UE est essentiel»

Deux études datées de fin mars ont montré la diminution des populations d’oiseaux en moins de 20 ans en France. Avec une baisse de 30%, leur nombre devient préoccupant. Le député LREM de la Creuse, Jean-Baptiste Moreau, a expliqué dans un entretien à Sputnik quelles pistes étaient étudiées pour enrayer cette désertification de notre ciel.

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Le 20 mars dernier, le CNRS et le Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN) publiaient deux études dont les conclusions ont fait l'effet d'un petit séisme. En effet, en moins de 20 ans, ce sont près d'un tiers des oiseaux qui ont disparu.

Interrogé à ce sujet, Jean-Baptiste Moreau, député LREM de la Creuse, estime que la diminution des populations d'oiseaux n'est qu'une partie du problème et déclarait:

«Au-delà des oiseaux, ce sont les insectes, c'est l'ensemble de la biodiversité qui est menacée aujourd'hui, par les pesticides, mais pas seulement, par la monoculture aussi: par la culture de céréales et la disparition des rotations, la disparition des haies, des forêts…»

Jean-Baptiste Moreau
© AFP 2018 Pascal Lachenaud

Le député de la Creuse partage l'analyse des études du CNRS et du MNHN, qui pointe du doigt à la fois l'usage abusif des produits phytosanitaires et la diminution des surfaces d'habitat naturel. Il rappelle la nécessité d'agir «sur plusieurs paramètres».

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«Dans le cadre de la loi, on a étendu l'interdiction des néonicotinoïdes, qui sont responsables en grande partie de la disparition des insectes aujourd'hui. […] Nicolas Hulot va faire des annonces vendredi d'après ce que j'ai compris sur une vraie loi sur la biodiversité. Je pense que c'est important d'agir plusieurs paramètres: l'urbanisation, les monocultures, etc.»

Bien que «la Creuse [soit] un peu moins touchée que d'autres départements céréaliers», monsieur Moreau, éleveur, plaide pour une diversification de l'agriculture afin de résoudre le problème de la disparition des oiseaux, mais aussi celui de l'appauvrissement des sols, par exemple:

«Il faut diversifier notre agriculture et aller vers une agriculture plus respectueuse de l'environnement, parce que ce sera la première à subir les conséquences d'une dégradation de l'environnement.»

Pourtant, l'élu de La République en marche rejette l'idée que la France se dirige seule vers un type d'agriculture plus respectueux de l'environnement et de la biodiversité et se prononce en faveur d'une action au niveau européen pour trois raisons. La première est que, selon lui, de nombreuses décisions à prendre pour assurer la pérennité des populations d'oiseaux se prennent à Bruxelles. Il rappelle ainsi que

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«Le rôle de l'UE est essentiel sur cette thématique puisqu'on est bloqués, sur un certain nombre d'initiatives que nous pourrions prendre au niveau français, par le fait qu'il faut que ces décisions soient prises au niveau de l'UE.»

La seconde est qu'il se montre convaincu que cela ira de pair avec une perte de compétitivité de l'agriculture française soumise à plus de normes que ses voisins.

«La préservation et l'amélioration de la biodiversité ne peuvent passer que par un cadre européen, voir au-delà. Si on ne le fait qu'au niveau français, on va imposer un certain nombre de normes à nos producteurs qui ne seront pas les mêmes ailleurs. Ailleurs, il y aura une baisse de la biodiversité, nous, nous aurions peut-être un léger renforcement, mais ce ne sera pas améliorateur de façon significative.»

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La dernière raison pour laquelle monsieur Moreau détaille la pertinence de l'échelle européenne est la force d'entraînement de la France à Bruxelles. C'est pourquoi il n'hésite pas à déclarer:

«Sur les néonicotinoïdes, la France était partie en premier et avait finalement été rejointe par l'ensemble de l'UE. Je pense qu'il faut que l'on continue cette stratégie d'entraînement et entraîner l'ensemble de l'UE derrière nous.»

https://fr.sputniknews.com/international/201805181036426653-oiseaux-moreau-populations/

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«Il faut diversifier notre agriculture et aller vers une agriculture plus respectueuse de l'environnement, parce que ce sera la première à subir les conséquences d'une dégradation de l'environnement.»
Encore un qui a pris le gros melon après avoir été désigné député Lremiste !
Encore un qui ne sait pas ce qu'est l'environnement !
L'agriculture est l'environnement !
On doit simplement aller vers une agriculture "intelligente" (puisque le mot est à la mode) et abandonner l'agriculture au service des multinationales !
Et non, nous n'avons pas besoin de l'UE puisque le but de l'UE est de détruire l'agriculture, et surtout l'agriculture française ! Elle l'a récemment démontré et Macron et Hulot se sont d'ailleurs "couchés" !
S'il n'a pas compris ça, cet homme n'a rien à faire en politique !
Et nous n'avons pas besoin de l'UE pour replanter des haies !

S.R.

OUTIL FREXIT URGENT

Posté par UPR Creuse à 07:22 - - Permalien [#]
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lundi 21 mai 2018

Les abeilles meurent par millions, en Creuse comme ailleurs

ACT ABEILLES CREUSE

Le printemps sera bientôt silencieux, vidé de ses oiseaux dont 30 % ont disparu dans nos campagnes, silencieux aussi du bourdonnement des abeilles, domestiques ou sauvages, dont les colonies s’effondrent de manière spectaculaire depuis 25 ans. Cette année, l’hécatombe est d’une telle ampleur qu’elle dépasse la seule possibilité d’une conjoncture malheureuse ; l’empoisonnement massif semble ne plus faire de doute.

« Ça fait 70 ans que je m’occupe de mes ruches. Jamais j’ai vu ça. » A 86 ans, Robert Charles vit un de ses pires printemps d’apiculteur. Sur les cinquante ruches installées dans son verger qui jouxte sa maison à Chiron-Poty, il n’en reste que sept ou huit vivantes. « Vivantes mais fragiles ». Les butineuses sont réduites à peau de chagrin à l’entrée de leur ruche et on peine à entendre le moindre bourdonnement.

« Elles sont mortes, elles ont disparu, on ne sait même pas comment et celles qui restent, elles végètent, comme une personne malade », explique Robert en ouvrant ses ruches vidées de leurs abeilles. « Elles ne sont pas mortes de faim, les cadres sont pleins de miel », nous montre l’apiculteur, certaines ont même des couvains (des larves et nymphes) morts eux-aussi.

Depuis sept décennies qu'il entretient ses ruches, Robert Charles n'a jamais vu autant de mortalité. Il a perdu 80% de ses abeilles entre le mois de mars et aujourd'hui. @Mathieu Tijeras

« D’habitude, on perd 10% de ruches par an, c’est normal », il y a des reines qui ne se renouvellent pas, une mortalité naturelle des abeilles d’hiver dont la brève vie de 3 à 4 mois n’a pour rôle que de tenir les couvains au chaud, des années où la météo n’y met pas du sien, des parasites, des maladies... Mais rien à voir avec l’hécatombe de cette année. « Elles sont parties à la sortie de l’hiver et ne sont jamais revenues », soupire Robert. Toute sa vie, ce vieux Creusois a posé des nichoirs, fait du miel. Ce printemps, tout est vide, « il n'y a rien ».

Ce printemps, la surmortalité des abeilles est très médiatisée et commence à sensibiliser le grand public mais le phénomène dure depuis 25 ans, depuis l'introduction de néonicotinoïdes dans les pratiques culturales. @ Mathieu Tijeras 

Un triste tour du propriétaire : Au milieu de ses deux rangées de ruches décimées, Robert reste sans réponse.
 Quand je suis venu les vérifier une par une, elles étaient toutes mortes, je me suis demandé ce qu’il se passait, je me suis dit qu’on me les avait empoisonnées... En en parlant avec d’autres apiculteurs, j’ai vu que c’était pareil pour eux. »
Il continue la triste revue de son cimetière : « Celle-là est morte ou est en train de mourir. Voyez-donc, tout ça c’est du miel, des alvéoles pleines », au bout de son opinel, mais aucune trace d’abeille. « Le verger était tout en fleurs, elles pouvaient vivre tranquille là et ben voilà... »

A Felletin, à 30 kilomètres de là, David Tournois dresse le même constat : des ruches vides d’abeilles, pleines de miel qui, il y a deux mois, étaient encore bourdonnantes.

Sur le terrain de sa maison, sept ruches : « Je les ai regardées sans les ouvrir au mois de mars, j’en avais cinq vivantes sur sept, et elles rentraient du pollen. Trois semaines plus tard, elles étaient toutes mortes. 100 % de mortalité, j’ai du mal à croire que ce soient des conséquences naturelles... » D’autant que l’apiculteur n’a que des abeilles noires, réputées pour leur rusticité et resistance, « pas d’espèces hybridées ou importées », plus fragiles.

A Felletin, David Tournois aussi a retrouvé ses ruches qui bourdonnaient en mars, décimées en mai, les cadres pleins de miel et quelques cadavres d'abeilles autour @ Mathieu Tijeras

Depuis huit ans qu’il est installé, lui non plus n’a jamais vu pire hécatombe. « Sur mes 80 ruches, 80 % sont mortes. Mes pires années, c’était 30 %. J’ai toujours eu une mortalité dans la moyenne creusoise, mais là. Je me suis posé des questions sur mes compétences, si j’avais fait des erreurs mais en voyant que je ne suis pas le seul... ». 

Ni en Creuse, ni en France. En Limousin, 50 à 100% des ruches sont mortes ce printemps. Un tiers des abeilles ont disparu en Bretagne. La Dordogne, le Doubs, l’Aisne, la Charente-Maritime rapportent des situations catastrophiques inédites.

Probablement empoisonnées par les néonicotinoïdes

« L’hiver a été long mais elles en ont vu d’autres. En mai dernier, il a gelé deux nuits de suite, ça a ruiné toutes les fleurs et les reines avaient coupé leurs pontes mais ça ne les tue pas », souligne David, qui essaie de trouver des explications à cet effondrement des colonies. Ici non plus, pas de frelon asiatique, de varroa, de nosémose ou de loque américaine. Quelques abeilles mortes au fond des ruches, mais pour la plupart, tout simplement évaporées. 

« Les abeilles meurent. C’est un signal ça, mais ils ne s’arrêtent pas pour autant avec leurs produits. Ils les ont encore autorisés quelque temps et les gens vont en faire des provisions »

Robert Charles (Apiculteur à Chiron-Poty, près d'Issoudin-Létrieix en Creuse)

David Tournois s'est lancé il y a huit ans, cette hécatombe a emporté 80% de ses ruches, il ne peut pas, financièrement, repartir de zéro @ Mathieu Tijeras

Pour les apiculteurs d’ici et d’ailleurs, pas de certitude mais de forts soupçons sur les origines de cette surmortalité dont les chiffres grossissent d’année en année : une intoxication massive aux produits phytosanitaires, notamment aux néonicotinoides. Cette famille d’insecticides, les plus utilisés dans le monde par l’agriculture mais aussi les particuliers, agissent sur le système nerveux des insectes, sans distinction. Les abeilles, domestiques comme sauvages, qui butinent les cultures, sont empoisonnées de la même façon que les insectes ciblés : si elles ne meurent pas paralysées, elles meurent d’épuisement, leurs capacités cognitives annihilées par la molécule les rendent incapables de retrouver leur ruche.

Les témoignages de pulvérisations en plein jour, sur des arbres en fleurs, des épandages sur des prairies elles aussi fleuries, vont dans le sens d’un empoisonnement massif. Et qu’importe si l’épandage est ponctuel, le produit reste actif dans le sol, les eaux et les organismes plusieurs années.

« C’est déprimant, confie David, en regardant son terrain. Les pissenlits ont explosé d’un coup, tout est sorti et il n’y a rien dessus. Rien… On a beau interdire ces produits, il y en a autant qui arrivent aussitôt sur le marché. J’entends souvent : “Ça change petit à petit”, “les gens sont de plus en plus sensibilisés”… Ça fait 25 ans qu’on dit que les abeilles meurent et rien ne change ! Au contraire, ça empire. »

Dans un verger devenu muet, devant ses ruches décimées et sa dizaine de nichoirs vides, Robert, vieux passionné de nature nous confie être bien triste pour les générations qui lui succèdent. « Ils ne verront pas beaucoup de choses dans la nature, ils n’écouteront pas beaucoup chanter les oiseaux… Dans le temps on travaillait la terre, il n’y avait pas de produits chimiques, il y avait des abeilles, des oiseaux, maintenant, il n’y a plus rien ! ».

Ce vieux sage n’espère qu’une chose : « Qu’ils arrêtent tous les produits chimiques… S’ils m’entendent. La nature, il ne faut pas essayer de la modifier, elle est bien comme elle est, on veut tout contrôler, modifier et on fait des conneries. »

Sans abeille, fini les légumes, les fruits ou les graines

Ces dernières années, le débat autour de l'interdiction des néonicotinoïdes a divisé la société et le monde agricole. Leur très haute toxicité pour la biodiversité, l’environnement mais aussi l’homme motive plus que jamais une interdiction totale tandis que les agriculteurs martèlent ne pas pouvoir faire sansPourtant, sans abeille, pas de récolte. La pollinisation est indispensable à l’agriculture et au maraichage : plus du tiers de l’alimentation mondiale dépend des insectes pollinisateurs.

D'autres facteurs participent à la disparition des abeilles, des pollinisateurs et plus généralement, des insectes et autres espèces animales de la biodiversité française. Les pratiques d’agriculture intensive participent à l’effondrement des populations. Les épandages de produits phytosanitaires ne sont pas toujours faits dans les conditions qui préserveraient la faune, et ne prennent en compte ni la floraison, ni la météo, ni les vents. Le désherbage se fait parfois en dépit du bon sens, sur des prairies en fleurs qui concentrent alors le plus de biodiversité.

Une triste image : des ruches aux entrées désertes et silencieuses ce printemps @ Mathieu Tijeras

L’élimination systématique des fleurs des champs par exemple, ou des prairies de luzerne et de sainfoin, prive ainsi les insectes butineurs de nourriture entre la floraison du colza, au printemps et celle du tournesol fin juillet, et provoquent des carences alimentaires qui affaiblissent les colonies. Robert Charles en a l'exemple très précis à côté de chez lui : « J’ai un voisin qui a six hectares de luzerne... C’est magnifique. Et bien quand elle est en fleurs, il la fauche avec des rotatives, c’est-à-dire que l’herbe est broyée, si des abeilles butinent, ça passe tout dedans...  ». 

Il y aussi des responsabilités, à conséquences plus restreintes, à trouver du côté des apiculteurs, certains abusent de pratiques qui ont l'effet inverse que celui escompté sur leurs colonies : l’hybridation et l'importation de reines issues de sous-espèces venues d'Italie ou de Grèce, qui promettent un meilleur rendement mais emmènent souvent avec elles des pathogènes inconnus de notre abeille noire endémique. Ces abeilles venues du sud sont également mal adaptées à nos écosystèmes, aux fleurs présentes qui n'ont pas les même périodes de floraison que sur le pourtour méditéranéen. Fragilisées, ces colonies deviennent plus vulnérables aux parasites et aux maladies qui, dans le même temps, deviennent plus résistants.

Les enjeux liés à la disparition des abeilles

  • Pollinisateurs indispensables

Le miel n’est pas le seul produit de notre consommation quotidienne qui risque de disparaître avec les abeilles et les insectes pollinisateurs : elles garantissent un tiers de la reproduction d’espèces végétales de l’alimentation mondiale et 84 % des cultures européennes. Un service gratuit que l’Inra évalue à 153 M€ par an dans le monde.
 Parmi les ruches qui ont résisté à l'hécacatombe, les colonies, très fragilisées ont perdu de nombreuses butineuses @ Mathieu Tijeras

  • Disparition massive et mondiale

13 millions de ruches ont disparu en Europe. En 1990, avant l’usage des néonicotinoïdes, la mortalité annuelle s’élevait à 5 %. On arrive à 80 % actuellement.
En Chine, l’usage intensif de ces produits a mené à la disparition totale de l’espèce. Les agriculteurs doivent aujourd’hui polliniser à la main.

  • Pesticides hautement toxiques

La très haute toxicité des néonicotinoïdes, utilisés dans les grandes cultures, de céréales, fruits et légumes, est signalée par les chercheurs depuis des années.
Leurs propriétés systémiques font qu’ils sont présents dans toutes les parties de la plante traitée mais aussi dans le sol, l’air, l’eau et dans les organismes qui y vivent.
Leur persistance et leur forte affinité avec l’eau les maintiennent actifs sur plusieurs années et sur une large zone.


Les chercheurs ont établi des liens entre ces pesticides et les maladies du spectre autistique, les malformations cardiaques, ce sont également des perturbateurs endocriniens et des molécules cancérigènes.

  • Interdictions ambigues

Le 27 avril, 15 des 28 états de l’UE ont voté l’interdiction totale de trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame) considérés comme dangereux pour les abeilles et déjà soumis à restrictions d’usage depuis 2013. D’autres, comme le sulfoxaflor, restent autorisés au sein de l’UE.
Dans le cadre de la loi pour la reconquête de la biodiversité 2016, la France a ajouté quatre autres néonicotinoides à cette liste qui seront interdits à partir du 1er septembre 2018. Des dérogations seront néanmoins possibles sur certains usages jusqu’au 1er juillet 2020, s’il est considéré qu’il n’y a pas d’alternative possible.

80 % des insectes volants ont disparu en 25 ans

L’Union nationale de l’apiculture française rappelle un chiffre qui se passe de commentaire : 80 % des insectes volants ont disparu en 25 ans. Depuis 25 ans, André Couty, président de l’Abeille creusoise, se bat pour que les apiculteurs soient enfin entendus. « Ça fait 25 ans qu’on voit que les abeilles meurent. Je suis heureux qu’on en parle cette année, qu’il y ait une prise de conscience et que les gens s’intéressent enfin aux abeilles. On commence à nous écouter », confie le président du syndicat apicole de la Creuse, membre de l’Unaf.
 

Les ruches sont vides d'abeilles mais pleine de miel, saines, sans parasites. Les abeilles intoxiquées par le pollen sont parties mourir hors de leur ruche ou ne l'ont tout simplement pas retrouvée (les néonicotinoïdes agissent sur les capacités cognitives des abeilles et les désoriente) @ Mathieu Tijeras

« Expliquez-moi pourquoi les ruchers qui sont situés dans des zones où il n’y a aucun épandage de pesticides, on a des mortalités très restreintes de l’ordre de 6 % et que sur celles qui sont près des zones de cultures ou d’exploitation agricoles, on a 60 à 80 % de pertes ! »

André Couty (président de l'Abeille creusoise)

Cette surmortalité des abeilles n’est pas nouvelle pour André Couty. « Ça nous est déjà arrivé, simplement, on ne nous entendait pas. » Pour lui pas de doute, les phytosanitaires sont les premiers responsables. « À l’automne, les abeilles font des réserves de pollen pour le printemps. Elles butinent sur des prairies qui viennent d’être traitées avant l’hiver. Ce pollen, elles ne le consomment pas, il leur sert à nourrir leur couvain qui va éclore fin février, début mars, explique l’apiculteur. Elles prédigèrent ce pollen pour nourrir leurs larves et s’empoisonnent. » Le reste de l’année, elles s’intoxiquent en continu, ce qui fragilise les colonies, qui sont alors plus vulnérables aux maladies et parasites. Notamment au varroa dont les traitements existants ne sont plus suffisants.

La thèse que les apiculteurs touchés ne seraient pas compétents, André Couty ne veut pas l’entendre. « Je voudrais bien mais expliquez-moi pourquoi les ruchers qui sont situés dans des zones où il n’y a aucun épandage de pesticides, je pense au plateau de Millevaches, à celui de Gentioux, on a des mortalités très restreintes de l’ordre de 6 % et que sur celles qui sont près des zones de cultures ou d’exploitation agricoles, on a 60 à 80 % de pertes ! » Sachant qu’une abeille butine à environ 2 km de sa ruche.

« Pour moi, on ne va nulle part. On vient d’en interdire trois, mais ils en ont trois autres derrière pour les remplacer, ils changent juste le nom.  »

André Couty

L’Unaf a envoyé des abeilles mortes pour analyses dans un laboratoire. « Pas en France », « dans un laboratoire vraiment indépendant » précise André Couty. «Bizarrement, ici, vous pouvez enduire une abeille de pesticide et la leur envoyer, ils ne trouveront pas de trace de pesticide ! ».  L’interdiction des néonicotinoïdes, il n’y croit pas vraiment. On est trop petits, on gêne l’agriculture, pas les agriculteurs parce qu’ils n’emploient que ce qu’on leur permet d’employer, mais on n’a pas voix au chapitre, on n’est pas assez puissants pour faire respecter la loi. »

Papillons, abeilles, bourdons, etc., toutes les populations d'insectes pollinisateurs sont en nette diminution. @ Julie Ho Hoa

Une zone BZZZ ?


Pour donner un coup de pouce aux abeilles et aux autres insectes pollinisateurs, vous pouvez participer à l'action d'Agir pour l'environnement et créer une zone BZZZ, sur votre balcon, dans un jardin, une école, un pied d'immeuble ou ailleurs. Le tout est que cet espace soit semé de fleurs nectarifères et mellifères et que tout produit chimique soit proscrit.  
En 2017, plus de 3.000 zones de BZZZ ont été créées en France. L'opération est renouvelée cette année et vous pouvez vous y associer en cliquant ici : (https://fr.ulule.com/zonedebzzz-saison2)


Vous pouvez aussi tout aussi bien laisser à la nature son petit coin de nature dans votre jardin en épargnant quelques endroits stratégiques. Ne tondez pas les abords immédiats d'une haie par exemple, laissez une plate-bande sauvage où pousseront des fleurs sauvages, l'endroit permettra aux insectes pollinisateurs mais aussi aux oiseaux et aux hérissons de se nourrir et de se cacher.
Optez pour une partie en prairie fleurie, du plus bel effet visuel mais aussi très favorable à la biodiversité en général. Vous pourrez la faucher en juin et en octobre, une fois que les fleurs sont montées en graines, ce qui fournira de la nourriture aux insectes comme aux oiseaux toute la saison. 
Les pissenlits, le trèfle, les orties ou les épiaires ajoutent un peu de couleur et surtout de vie aux jardins, ayez la main douce avec elles, elles vous le rendront au centuple en accueillant les insectes pollinisateurs et se croqueront même en soupe ou en salade !

Julie Ho Hoa
julie.hohoa@centrefrance.com

https://www.lamontagne.fr/gueret/economie/agroalimentaire/2018/05/14/les-abeilles-meurent-par-millions-en-creuse-comme-ailleurs_12841056.html

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Bon, il fait quoi Moreau, parce que là, on ne va pas passer des mois, voire des années à attendre que les technocrates de l'UE prennent une décision, qu'ils ne prendront pas d'ailleurs puisque l'UE est au service des lobbys !
Et est-ce que l'empoisonnement massif est la seule cause ?
Car la Creuse et la Haute-Vienne ne sont pas des départements particulièrement touchés par une agriculture intensive et utilisatrice de ces produits chimiques !
Mais a t-on vraiment envie de savoir pourquoi les abeilles disparaissent ?   S.R.

Voir aussi notre publication: L'hécatombe des oiseaux de nos campagnes s'accélère en Limousin (http://www.frexit-limousin.fr/archives/2018/04/25/36346452.html)

lundi 14 mai 2018

La Creuse ( New Colorado) s'apprête à innover...

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Faute de s'attaquer aux causes du délabrement rural actuel, et afin de poursuivre la fuite en avant européenne de mise à mort de l'agriculture française, les fossoyeurs sont priés d'avancer des idées afin de ralentir le désastre et contenir le mécontentement populaire. C'est ainsi que Macron a demandé aux élus creusois de mettre en place une copie « innovante » sous l’autorité du préfet et d’un délégué interministériel, afin de faire de la Creuse un laboratoire de l'hyperruralité.   P.G.


ACT CREUSE CANABIS

Selon Jean-Baptiste Moreau, Emmanuel Macron lui a "promis" de venir en Creuse "d'ici la fin de l'année" et de rencontrer les GM&S, ceux-là même qu'il avait accusés de "foutre le bordel" l'année dernière.

"C'est une promesse qu'il ma faite, et il me l'a redit au salon de l'Agriculture", explique Jean-Baptiste Moreau. (...)

Enfin une rencontre avec les GM&S après l'épisode du "bordel" ?

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Selon le député de la Creuse, le président de la République rendra également, pour la première fois, visite aux salariés de l'ex-usine GM&S sur le site de production, aujourd'hui LS Industry.

La dernière fois que les salariés ont vu Emmanuel Macron, c'était lors de la visite du président de la République à Bellac en juin 2017 en Haute-Vienne. "Je ne suis pas le Père Noël", avait alors affirmé Emmanuel Macron face à une salariée qui lui disait : "A La Souterraine, sans cette usine, on va mourir"

Plus tard, en octobre 2017 à Egletons, le président de la République avait accusé les GM&S de "foutre le bordel" au lieu de "regarder s'il y a des places [de reclassement]"

Une "impulsion" pour le plan de revitalisation

Le président de la République viendra aussi faire la promotion du plan particulier pour la Creuse, qu'il a annoncé vouloir transformer en laboratoire de la ruralité du futur.

Le projet de faire de la Creuse une base arrière pour l'entraînement des athlètes de VTT aux JO 2024 à Paris, lancé par l'envoyé spécial pour la Creuse Philippe Ramon, est "sur le bureau de Laura Flessel", même s'il n'y a "encore rien d'officiel" selon le député.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/emmanuel-macron-viendra-en-creuse-d-ici-la-fin-de-l-annee-il-ira-pour-la-premiere-fois-sur-le-site-1522046811


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Crédits : La Creuse/Flickr/Ulyces.co

D’après Libération, Eric Correia, élu socialiste, a demandé une autorisation à la préfecture de la Creuse afin de pouvoir cultiver du cannabis médical dans le département de Nouvelle-Aquitaine.[sic] Selon lui, la culture du chanvre pourrait permettre de redynamiser le secteur agricole et l’économie de la région.

Eric Correia, soignant de profession, est président de la communauté d’agglomération du Grand Guéret et conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine. Dans le cadre du Plan Particulier pour la Creuse (PPC), il a demandé au préfet début avril l’obtention d’un statut dérogatoire pour « expérimenter une filière dédiée au cannabis thérapeutique ». Le PPC a démarré en octobre afin de relancer l’activité économique de ce territoire rural, et Correia considère que lancer une filière de cannabis médical pourrait être l’une des meilleures options.

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Il appuie ses propositions avec des chiffres concrets, grâce aux mesures réalisées par le think tank Terra Nova*« 1,6 milliard d’euros de recettes fiscales et une baisse de 500 millions annuels de la dépense publique » si le pays venait à légaliser sous monopole public. En outre, cela permettrait de créer environ 180 000 nouveaux emplois et de « revitaliser la Creuse », a-t-il expliqué sur Nova. Trois fermes de la région ont ainsi déjà fait part de leur volonté d’expérimenter ce projet pilote suite à la proposition de l’élu. Pour Jouany Chatoux, un des agriculteurs : « C’est à mon sens un débouché à ne pas négliger pour l’agriculture française qui souffre tant. »

Correia milite notamment pour un changement de considération du CBD, ou cannabidiol, le deuxième composant principal du chanvre derrière le THC. En évoquant publiquement cette solution pour dynamiser la région rurale, il s’attaque toutefois à un énorme tabou français, qui reste à contre-courant du mouvement européen de dépénalisation du cannabis. La Suisse et l’Angleterre, par exemple, viennent d’autoriser pleinement son usage thérapeutique. En France, le cannabis est toujours classé comme un stupéfiant, même si le gouvernement a annoncé qu’il allait alléger les sanctions des consommateurs dans les prochains mois avec de simples contraventions. Il refuse pour autant de dépénaliser, même au niveau médical.

Source : Libération, Nova

https://www.ulyces.co/news/cet-elu-ps-veut-faire-de-la-creuse-le-paradis-du-cannabis-medical/

*Terra Nova est un "think tank" libéral "de gauche" proche du Parti socialiste et de Macron:

Parmi les personnalités connues participant ou ayant participé à Terra Nova entre 2008 et 2010, se trouvent notamment:

Voir aussi:

L'Insee accepte d'intégrer le trafic de drogue dans son calcul du PIB... mais pas la prostitution

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Conformément aux demandes de l'institut européen des statistiques Eurostat, le calcul du PIB français intègrera désormais les ventes illégales de drogue, au motif que ce sont des transactions commerciales librement consenties.

Faut-il intégrer l'économie souterraine dans le calcul du produit intérieur brut (PIB) français ? Après plusieurs années de débat, l'institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a tranché en décidant d'appliquer une demande en ce sens de l'Union européenne, qui pourrait entraîner une révision du PIB se traduisant par une légère hausse, d'après l'AFP. «[Le nouveau calcul du PIB] va tenir compte de la consommation de stupéfiants et des activités liées à cette consommation sur le territoire national», a annoncé ce 30 janvier 2018 l'organisme public de statistiques, dans un communiqué consacré à une série de modifications comptables actées par l'institut. 

Interrogé par l'AFP, le chef du département des comptes nationaux de l'Insee, Ronan Mahieu, a assuré que ces nouvelles données seraient intégrées aux chiffres du PIB révisés et détaillés, qui seront publiés en mai 2018. Afin de maintenir la continuité des mesures du PIB, la révision portera sur l'ensemble des résultats publiés par l'Insee, c'est-à-dire depuis 1947. «Il s'agira de révisions à la marge», a toutefois assuré Ronan Mahieu, en évoquant un ordre de grandeur de «quelques milliards» d'euros, à rapporter aux 2 200 milliards d'euros du PIB français. «Ça n'influera pas sur le chiffre de la croissance [en 2017]», a-t-il par ailleurs prévenu.

La prostitution écartée du calcul du PIB en raison de la question du consentement

Cette prise en compte, faite à la demande de l'institut européen des statistiques Eurostat, est destinée à aligner les statistiques françaises sur celles des autres pays européens. En 2013, Eurostat avait en effet demandé aux Etats membres d'intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leur calcul de la richesse nationale, estimant qu'il s'agissait de transactions commerciales consenties librement.

L'Insee avait toutefois refusé de comptabiliser la prostitution relevant des réseaux, comme le préconisait Eurostat, estimant que le consentement des prostituées était difficile à garantir.

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Se conformant à la demande d'Eurostat, l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Italie ont déjà décidé d'intégrer ces nouvelles normes. Ce nouveau mode de calcul s'est à chaque fois traduit par une révision à la hausse du produit intérieur brut. L'objectif est d'harmoniser les données fournies par les pays européens, ces activités étant considérées comme légales dans certains Etats, à l'image des Pays-bas, ce qui gonfle leur PIB, et illégales dans d'autres.

https://francais.rt.com/economie/47718-insee-accepte-integrer-trafic-drogue-prostitution

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mardi 8 mai 2018

Fête de l'Europe: action régionale le 9 mai! (rappel)

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Comme déjà annoncé, la prochaine action militante régionale aura lieu
le mercredi 9 mai à Brive la Gaillarde, à partir de midi, rendez- vous place de la Guierle.
La délégation de Creuse fournira la table d'information et les tracts, la délégation de Haute- Vienne ses panneaux PLV et la délégation de Corrèze le gros des troupes qui aura procédé à un affichage ciblé la veille. Nous procéderons à une distribution de tracts pour célébrer à notre manière la "fête de l'Europe" avec une exposition argumentaire incitant, nous l'espérons, à des échanges fructueux avec la population.

Merci d'avance pour votre participation.

Philippe Gombert, délégué régional.

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vendredi 4 mai 2018

L'UPR Limousin était représenté à Paris (images)

Le premier mai 2018 fut une belle journée également pour les militants de Haute- Vienne, Creuse & Corrèze qui ont fait le déplacement à Paris pour la grande manifestation de l'UPR "faites le frexit" pour la défense des services publics. Un grand  merci à eux et tâchons d'être encore plus nombreux la prochaine fois!   P.G.

PHOTOS UPR LIMOUSIN PARIS

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Place Rép

Bientôt 14h30

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RER Paris

Hélène et le garçon

Tête cortège

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FA

 

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jeudi 3 mai 2018

Le maire de Saint-Vaury s'inquiète de la casse des services publics dans sa commune

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Il faut être très pervers pour oser parler d'économies (ce qui est faux et anti républicain puisqu'il n'y a plus égalité) alors que Macron obéit aux demandes de l'oligarchie et de l'UE !
La destruction des communes est en marche !
Le regroupement des populations, dans des agglomérations tentaculaires, concentrationnaires et sans âme, voulu par l'oligarchie se met en place progressivement ! S.R.

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Programme phare du quinquennat du président Macron, l’Action publique 2022 entend repenser le modèle des services publics… par un classement vertical.

Après La Poste, dont il a appris que ses sept facteurs allaient être rapatriés sur Guéret, le maire de Saint-Vaury, Philippe Bayol, a reçu une autre mauvaise nouvelle en recevant le directeur général des Finances publiques la semaine dernière. La perception, elle aussi, déménage dans la ville-préfecture au 31 décembre 2018. Les raisons : obligation d’économies, modernisation des services publics, simplification administrative par le numérique… Le but : faire 3,5 milliards d’économie grâce à la numérisation et supprimer les emplois correspondants.

La Poste, la perception  des impôts…

« C’est l’effet de la démarche Action publique 2022 lancée depuis octobre 2017 par le Comité interministériel de la transformation publique (*) et dans ce comité, il n’y a aucun représentant de l’Amac, des maires ruraux ou d’associations d’élus. On ne peut pas dire que ce soit piloté par des personnes qui connaissent les problématiques de nos territoires », sourit Philippe Bayol.

La pilule ne passe pas, d’autant que la municipalité s’est donné les moyens d’avoir une commune attractive et bien pourvue en services publics. Nouveaux commerces, station-service ouverte cette année, maison de santé qui fait le plein de praticiens avant même son ouverture, « on était dans une dynamique positive ».La perception, elle aussi, déménage à Guéret au 31 décembre 2018.

Avant cela, « l’État nous a demandé de construire une trésorerie en 1989 : 580.000 €, qu’on aurait pu mettre ailleurs. Il y a deux ans, on nous a demandé de faire des travaux d’accessibilité pour la Poste : 90.000 €. Et maintenant, on nous dit qu’on retire l’agence et la perception ? ». Mieux, la Direction des finances publiques, par souci de conserver une « proximité avec la population », compte sur la mairie pour lui mettre à disposition une salle, après la fermeture de la trésorerie. « Je leur ai dit de ne pas y compter une seule seconde. Qu’elle loue un local privé », se fâche l’élu.

Puis la gendarmerie, l’hôpital…

Il y a deux ans, c’est sa gendarmerie qu’on a vidée. « Là, c’est un dortoir. Faites-vous cambrioler à Saint-Vaury, allez porter plainte à la gendarmerie et on vous dira d’aller à Sainte-Feyre.  Il n’y a aucun accueil du public depuis deux ans. » « Ils me disent que la brigade de Saint-Vaury est maintenue mais ce n’est pas vrai, elle travaille à Sainte-Feyre. Il n’y a aucun accueil du public depuis deux ans. » Philippe Bayol, maire de Saint-Vaury.

Le centre hospitalier La Valette n’est pas épargné. « On a perdu 33 postes cette année avec la suppression des emplois aidés et des CDD non renouvelés, détaille le maire. Il faut faire 3 milliards d’économie sur l’hôpital public… » Plus les sept facteurs, les six postes de la perception (17 sont concernés en Creuse), autant à la gendarmerie, « c’est presque 50 postes qui sont supprimés cette année à Saint-Vaury ».

Les publics fragiles, pauvres, âgés, sont les premiers touchés par la disparition de ces services de proximité. Pourtant dans le même temps, le député LREM invite les élus à penser à un accueil des personnes âgées autonomes dans les centres bourgs comme alternative aux Ehpad, « pour qu’ils soient proches des services, des commerces, que ça maintienne une économie ». « Sauf que là, je n’ai plus de services publics, j’ai que des services privés et pour combien de temps ? ». Car pour le maire de Saint-Vaury, opposer service public et service privé, « est ridicule sur nos territoires fragiles, l’un va avec l’autre : un artisan va aller travailler chez le gars de la perception, chez l’instit », c’est un cercle vertueux.

Le maire s’inquiète d’une privatisation à tout va de l’action publique, encouragée par le gouvernement : « On privatise le service des cartes grises, la gestion des radars, maintenant on peut payer 50 € à la Poste pour qu’on nous aide sur notre déclaration d’impôt… Il y a quelque chose qui ne va plus là… »

L’élu, qui avait demandé un moratoire sur les services publics qui n’a pas été retenu lors des premières réunions du plan pour la Creuse, a du mal à comprendre la position de l’État.

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« Le plan pour la Creuse, on le fait pour quoi ? Pour redynamiser le département parce qu’il n’y a pas assez d’activité, pas assez de population. Ce n’est pas en supprimant des emplois que l’on va relancer la machine. On nous demande de prendre nos responsabilités, de faire un projet pour la Creuse. On y va. Mais si c’est pour nous balancer des cacahuètes et supprimer toute intervention de l’État sur le territoire après… Revitaliser, ça commence par arrêter de dévitaliser. Si on enlève de l’oxygène à quelqu’un qui a du mal à respirer, il finit par crever… »

La révolution numérique, Philippe Bayol veut bien la comprendre et l’entendre mais en pressent déjà les conséquences sur des territoires ruraux ou périurbains : plus d’inégalités d’accès, des territoires lésés et une désertification amplifiée. « C’est de la solidarité de l’État dont on a besoin, on peut même ne plus parler de services, on n’en est plus là, mais de solidarité. »

Le maire de Saint-Vaury attend que le député de la Creuse se manifeste. Il va également faire campagne auprès des autres maires. « Ce que l’on est en train de vivre à Saint-Vaury, c’est ce qui va se passer partout. Si on ne réagit pas maintenant, ce sera trop tard. »

(*) Ce comité est présidé par le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin et Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique.

Julie Ho Hoa

https://www.lamontagne.fr/saint-vaury/economie/emploi/2018/05/01/le-maire-de-saint-vaury-s-inquiete-de-la-casse-des-services-publics-dans-sa-commune_12832736.html

Si ce n'est pas moi qui suis élu le 7 mai 2017

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samedi 14 avril 2018

Procès Tarnac : Julien Coupat et Yildune Lévy relaxés

Au terme d'un procès de plus de deux semaines, les libertaires Julien Coupat et Yildune Lévy ont été relaxés ce jeudi 12 avril par le tribunal correctionnel de Paris.

ACT TARNAC RELAXE

Accusés d'actes terroristes en 2008, ils sont finalement relaxés dix ans plus tard. Les membres du groupe de Tarnac qui avaient été arrêtés, devant les caméras de télévision, par 150 policiers le 11 novembre 2008, étaient soupçonnés d'avoir saboté des caténaires de lignes SNCF en novembre 2008 à Dhuisy (Seine-et-Marne). Une centaine de TGV avaient alors été bloqués, paralysant plus de 20.000 voyageurs.

Huit prévenus étaient en procès, cinq hommes et trois femmes âgés de 31 à 43 ans. Julien Coupat, le principal d'entre eux, était devenu à l'issue de ces arrestations un symbole politique.

"Le groupe de Tarnac était une fiction"

Les faits de "terrorisme" ont finalement été requalifiés en "faits de droit commun" par la justice, après neuf ans d'enquête et autant de polémiques. Fin mars, le procureur de la République Olivier Christen n'avait d'ailleurs requis que des peines symboliques : 6 mois ferme pour Julien Coupat, considéré comme le chef du groupe, et 2 mois ferme pour Yuldine Lévy. Les avocats de la défense avaient plaidé une relaxe générale.

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Jugés pour "associations de malfaiteurs", ces huit membres de la mouvance libertaire d'extrême-gauche ont toujours nié les faits. Le procureur Olivier Christen avait d'ailleurs fini par reconnaître le 28 mars 2018 : "le 'groupe Tarnac' n'existe pas ; c'est une construction policière". La présidente du tribunal a, de son côté, déclaré à la sortie du tribunal : "L'audience a permis de comprendre que le groupe de Tarnac était une fiction".

https://www.marianne.net/societe/proces-tarnac-julien-coupat-et-yildune-levy-relaxes?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Une "fake news" qui se termine en débandade, en toute discrétion. Leur ego va tout de même en prendre un coup: même pas une condamnation symbolique de la "justice bourgoeoise"!

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mardi 10 avril 2018

Les indiscrétions de la semaine en Limousin et Nouvelle-Aquitaine

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Cette semaine, les "indiscrétions" sont très "intéressantes"!
Enfin si on peut parler comme ça !
En effet, elles prouvent que la casse de tout ce qui fait la France est en cours !

Le gouvernement fait tout pour que les étudiants des classes moyennes ou pauvres n'aient plus accès à l'enseignement supérieur (voir comment il s'y est pris pour casser la grève des étudiants à Montpellier).

Encore une fois, la fusion forcée des régions prouve que le but était de tout donner à la métropole au détriment des régions absorbées !

La ridicule obligation de scolarisation des enfants à 3 ans (et oui, 97% des enfants de 3 ans sont déjà scolarisés) prouve la fourberie de ce gouvernement qui avance masqué ; en réalité cette obligation vise à supprimer des enseignants en maternelle pour les transférer en zones sensibles et donc à faire payer les parents qui devront mettre les enfants de 2 à 3 ans en crèche !

Quant à Buzyn, et bien elle veut anéantir le formidable travail des parents d'enfants autistes en Limousin tout en constatant
« les résultats indéniablement positifs » de la structure !   S.R.


ACT LIMOUSIN INDISC

Les subtilités juridiques de Parcoursup

Un petit hommage aux candidats bacheliers qui ont souhaité postuler pour une licence de droit… Outre une lettre de motivation (comme pour toutes les filières), le nouveau logiciel chargé de décider de l’affectation des futurs étudiants leur imposait de cliquer sur un lien renvoyant vers un test national, obligatoire et spécifique à la filière. Hormis quelques questions de culture générale a priori accessibles à tous, des QCM (dont un en anglais) destinés à vérifier l’aptitude à dénicher les subtilités des textes juridiques, ont sans doute donné quelques fils à retordre à des élèves de 17 à 18 ans qui, rappelons-le, n’ont jamais étudié le droit. Et pour cause : celui-ci n’est pas au programme du secondaire, sauf dans le cadre d’une spécialité du bac L proposée dans de (trop ?) rares établissements (un seul à Limoges, le lycée Suzanne Valadon). Il se murmure donc que cet obstacle supplémentaire sur la route sinueuse de Parcoursup n’aurait eu d’autre but que de dissuader les candidats les moins favorisés (comprenez, ceux qui ne bénéficieraient pas d’un contexte socio-culturel et familial favorable) de postuler… 

Pas de trains pour le bac ?

Nul ne sait si le mouvement des cheminots sera toujours d’actualité dans deux mois, mais le calendrier des grèves, en tout cas, prévoit bel et bien une journée d’action le 18 juin, jour de la sacro-sainte épreuve de philosophie (et le lendemain également). Alors qu’en Limousin, une proportion non négligeable de lycéens est tributaire des TER (ou des bus de substitution…) pour se rendre aux épreuves, un vent d’inquiétude commence à souffler chez certains parents. « C’est un moyen de pression que les cheminots ont sans doute raison d’utiliser, souffle un syndicaliste enseignant. Mais il n’en sera rien : d’abord parce que de nombreux cheminots ont eux aussi un enfant qui passe le bac, ensuite parce qu’ils savent à quel point une telle action serait impopulaire… Et puis, ce sont tout de même des gens qui sont capables d’empathie… » 

Venir en train… et rester à Limoges ?

Si la question se pose pour les lycéens (ci-dessus), elle se pose aussi pour d’autres rendez-vous à venir. La grève de la SNCF, si elle dure plusieurs mois, pourrait bien avoir des conséquences inattendues. Prenons Lire à Limoges par exemple. Sur les 300 auteurs attendus, il y a ceux qui viennent en voisins et ceux qui viennent d’un peu plus loin. Il y a fort à parier que même s’ils habitent en Bretagne, en Provence, à Paris ou en Alsace, tous ne prennent pas le train. Mais quand même.
Chaque année, le vendredi soir ou le samedi à midi, la gare des Bénédictins est un point de passage obligé pour pas mal d’auteurs. Or la grève SNCF est prévue pour les 28 et 29 avril, deuxième et troisième jours de Lire à Limoges. Les auteurs adeptes du voyage en train pourront-ils venir, et surtout repartir ? Et s’ils venaient, et prolongeaient leur séjour ? Après tout, Limoges se classe régulièrement dans les premières places des palmarès des villes où il fait bon vivre et la grève pourrait dans ce cadre avoir des vertus insoupçonnées. 

Le CHU de Limoges dans le viseur

Paru cette semaine, le livre Hôpitaux en détresse, patients en danger (Flammarion) rassemble témoignages et récits sur des situations de maltraitance, harcèlement moral ou mise au placard au sein des hôpitaux français. Parmi les seize chapitres, l’un totalement à charge est consacré au CHU de Limoges. En une vingtaine de pages, intitulées « Au péril de la vie des patients, itinéraire d’une enfant (trop) gâtée », le docteur Florence Rollé, cardiologue-réanimatrice, qui n’avait pas souhaité s’exprimer dans nos colonnes sur le sujet (notre édition du 16 décembre 2017), y raconte ainsi à la première personne son parcours au sein de l’établissement public limousin, sa « disgrâce » et sa « mise à l’écart », liées aux circonstances de l’arrêt de la greffe du cœur au CHU. L’ouvrage est signé notamment de Philippe Halimi, chef du service de radiologie de l’hôpital Pompidou et président fondateur de l’association nationale Jean-Louis Mégnien, du nom de ce médecin qui s’est suicidé il y a deux ans sur son lieu de travail. Le docteur Rollé et d’autres auteurs du livre ont fait la Une de L’Express mercredi. 

Pylônes

Promise par l’État en 2014, la fin des zones blanches ou grises de téléphonie mobile tarde. En haute Corrèze, Millevaches a bien été dotée d’un pylône, mais il n’est toujours pas raccordé à un réseau. Un peu plus loin, à Bellechassagne, près de Sornac, on cherche toujours un site pour accueillir l’installation. Les élus ont parfois bien du mal à gérer les contradictions de leurs administrés : tout le monde veut profiter du portable, mais personne ne veut d’un pylône à côté de chez lui.

La préscolarisation des moins de 3 ans compromise ?

Le fait de rendre obligatoire l’instruction à partir de 3 ans pourrait-il compromettre la préscolarisation des tout-petits de 2 ans ? C’est en tout cas un effet collatéral redouté par une partie de la communauté éducative, après l’annonce du ministre Jean-Michel Blanquer…  En fait, il s’agirait à la fois d’une question de moyens et de vases communiquants. Si 98 % des enfants de 3 ans sont déjà scolarisés, l’arrivée d’une petite part d’effectifs supplémentaires pourrait conduire les mairies à refuser des tout-petits, prétextant qu’il n’y a plus assez de places pour créer (ou pérenniser) une classe de TPS (« très petite section »).   En Haute-Vienne, où le taux d’encadrement dans les écoles est déjà l’un des plus bas de France (82e département sur 96), et où seuls 2,5 % à 5 % des moins de trois ans sont actuellement scolarisés (contre près de 10 % en Creuse et en Corrèze), au moins cinq classes maternelles devraient fermer à la rentrée prochaine en vertu de la carte scolaire 2018-2019. Pas besoin de sortir sa règle à calcul pour prédire que les tout-petits ne seront pas forcément les bienvenus partout… 

Agnès Buzyn sur le centre expert autisme

À l’occasion de la séance des questions orales du 3 avril à l’Assemblée nationale, la députée de Haute-Vienne, Sophie Beaudouin-Hubière, a profité de la présentation imminente du 4e plan autisme pour interroger la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur l’avenir du centre expert autisme en Limousin et faire part des inquiétudes des parents. Les réponses ne devraient guère rassurer les familles puisque la ministre, bien que saluant « les résultats indéniablement positifs » de la structure, a souligné la fragilité de sa gestion. « Ce centre expert peut et doit faire mieux compte tenu des moyens qui lui sont attribués », a-t-elle déclaré, insistant sur « la couverture territoriale insuffisante », et sur un modèle « fonctionnant trop sur lui-même ». S’appuyant sur le rapport de l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine, elle a notamment rappelé que le « financement important mais non pérenne » du dispositif doit désormais être élargi à l’ensemble du Limousin. Le dossier sera finalisé dans les semaines à venir. 

Et si le meilleur chauffeur-routier était limousin ?

Il existe des trophées pour tout et tout le monde. Les Trophées des routiers en sont ainsi à leur troisième édition. Les candidats ont jusqu’au 30 avril pour être inscrits par leur entreprise, dans la limite d’une personne par établissement. Une société de transport de la Haute-Vienne a déjà inscrit un de ses salariés : Merci à Limoges.
Les candidats en lice pour la région Nouvelle-Aquitaine participeront aux sélections régionales (épreuves pratiques et théoriques) le mardi 12 juin à Artigues-près-Bordeaux, dans la banlieue bordelaise. Le grand champion de la région sera ensuite opposé aux gagnants des onze autres régions dans une compétition finale nationale qui aura lieu le 27 septembre. À la clé : le titre de meilleur chauffeur routier de France. Et, aussi, un séjour d’une semaine pour deux dans le lieu de son choix pour le grand gagnant national et un week-end en Europe pour tous les gagnants régionaux. L’histoire ne dit pas s’ils s’y rendront au volant de leur camion. 

Rock en Marche, c’est prêt !

La programmation complète de Rock en Marche 2018 est connue. La septième édition se tiendra les 27 et 28 juillet, comme toujours au stade du Theil à Saint-Martin-Sainte-Catherine. Les têtes d’affiche : Le Peuple de l’Herbe, Pigalle Officiel, Karpatt, Sidilarsen, Prain, Carré-Court, Paris Désert et ParadoxyCall. Autres groupes sur la scène régionale gratuite : Truman, Mick Buck, Vendredis et une fin de soirée avec Le Son du Peuple.
La vente des billets commence maintenant avec le Pass deux jours en promo pendant deux semaines.

Les pompiers de l’urgence en colère contre la région

Pas contents du tout les Pompiers de l’urgence internationale. Lors des travaux de l’assemblée générale à Limoges, le président Philippe Besson s’en est pris à la région Nouvelle-Aquitaine. « À deux reprises, la région Nouvelle-Aquitaine a rejeté un projet innovant dans le domaine de la prévention des catastrophes naturelles, a-t-il déploré. Il est de plus en plus difficile de faire entendre notre voix et cela risque de nous pousser à renoncer ». L’ONG Les Pompiers de l’urgence internationale de Limoges a besoin de 500.000 € pour équiper un véhicule d’un simulateur de séismes. Cette innovation unique en Europe permettrait d’aller au plus près des populations pour mener des opérations de sensibilisation dans les zones à risques.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/opinion/sante/2018/04/08/les-indiscretions-de-la-semaine-en-limousin-et-nouvelle-aquitaine_12804905.html

Bonus (ce n'est pas dans Le Populaire!): des affiches UPR à Aubusson (et Felletin) ce lundi:

DSCF1626Entrée du "parking" de Pôle Emploi

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Devant le Lycée professionnel...(très visible depuis la route).

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mercredi 28 mars 2018

Plan Macron pour la Creuse, un exemple unique en France

Le Plan particulier de la Creuse (PPC) a pris un coup d’accélérateur vendredi. Le comité de pilotage a réussi à mettre tous les élus qui comptent autour de sa table. Il n’y a plus qu’à faire… Et vite.

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« Un élu a dit d’aujourd’hui que c’était une journée historique », a confié le préfet Philippe Chopin au sortir, vendredi 23 mars du séminaire qui a réuni tout ce que la Creuse compte de grands élus et de chefs de services pour aboutir à la création du comité de pilotage du fameux Plan particulier pour la Creuse (PPC).

Historique ? L’élu, dont le préfet n’a pas donné le nom, s’est-il laissé emporter par l’enthousiasme ? Peut-être pas, car en créant ce "gouvernement" du Plan particulier pour la Creuse (PPC), les Creusois visent de vastes ambitions : pas moins que d’enrayer le déclin démographique de la Creuse et lui donner un « dynamique économique positive et durable ».

Et s’il fallait en rajouter, le président Macron – qui a décidé de ce programme spécifique et unique en France – veut que la Creuse invente, en se réinventant, une ruralité d’avenir dont les solutions seront conjuguées ailleurs.

Bref, si ça marche, ce vendredi 23 mars 2018 sera bien à marquer d'une pierre blanche. Durant cette journée, claquemurés dans la salle Erignac de la préfecture à Guéret, élus et fonctionnaires ont partagé un diagnostic : forces et faiblesses de la Creuse, espoirs et menaces… dont celle de finir à moins de 100.000 habitants comme la Lozère. Ils se sont fixé des priorités, des groupes de travail (lire ci-dessous) pour les atteindre et une gouvernance pour les réaliser.

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Et au bout de la journée, tout le monde s’est félicité d’avoir surmonté le premier écueil : réunir autant de Creusois de couleurs différentes, sans que cela ne parte à la foire d’empoigne. « Pas de chicanerie politicienne », a souligné le député Moreau trop heureux de voir le macronisme décliner aussi facilement son “ni droite ni gauche” en Creuse.

La valse des étiquettes

Jean-Jacques Lozach, le sénateur PS, s’est réjoui que des « accords » aient été trouvés sur tout : l’objectif, le calendrier et la méthode. Éric Correia, l’ancien hamonien, s’est félicité de la fin des « divisions ». Valérie Simonet, la présidente républicaine du Département, a pointé « cet instant zéro où l’on a identifié les freins de la Creuse » pour mieux relever que plus personne n’a le pied sur ledit frein.

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À ses côtés, Pierre Désarménien, pour les intercommunalités, a assuré que « tous les élus sont associés » quand Gilles Bauchoux, le président de la CCI, a garanti que les consulaires seraient tous de la partie pour que le « projet réussisse ».

Aucun n’a voulu faire de politique politicienne. Alors faisons-le à leur place. Relevons que le projet initial de coprésidence a été abandonné. Valérie Simonet n’aurait pas été contre qu’un élu, ou une élue, copréside, avec le préfet, le comité de pilotage. Jean-Jacques Lozach, lui, n’était vraiment pas pour. Il a obtenu gain de cause.

Notons aussi que sur les élus référents des groupes de travail, dix sont de gauche, cinq sont membres ou proches de la majorité départementale de droite et deux seulement sont macroniens. Dans ce dernier cas, il est vrai que s’il y a un général en Creuse, il y a peu de soldats. Relevons enfin que si le sud, l’est, le nord et le pays de Guéret sont bien représentés parmi ces référents, ce n’est pas le cas du bassin sostranien.

Le complexe des guichets

Mais comme tout le monde a décidé de faire valser ses étiquettes, territoriales ou partisanes, tout cela n’a que peu d’importance.

L’urgence, désormais, c’est d’agir. Et vite. Pour avoir du concret à montrer dès cette année aux Creusois. Et au président Macron qui doit venir en Creuse.
Et pour agir, il faut des moyens. Une nouvelle fois, ce sont les fonds non-consommés du Massif Central et de l’Europe qui ont été évoqués.

Des dizaines de millions qui dorment. Sauf que s’ils ne sont pas utilisés, c’est qu’il y a une raison : la complexité des dossiers pour les obtenir. Est-ce que les petites communes, com-com, PME ou associations de la Creuse ont les moyens de remplir ces formulaires ? Non, et tout de monde le savait autour de la table. Il reste donc à inventer une ingénierie financière pour y arriver. Sinon, les vastes ambitions… 

Eric Donzé

Le comité de pilotage et ses priorités...

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Le comité de pilotage

Présidence (administrative) : le préfet Philippe Chopin. Membres du bureau : les sénateurs J.-Jacques Lozach et Éric Jeansannetas ; le député J.-Baptiste Moreau ; la présidente du Département, Valérie Simonet ; la vice-présidente de la Région, Geneviève Barat ; les présidents (ou représentants) des sept intercommunalités ; le président de l’Association des maires de la Creuse, Michel Vergnier et les trois présidents des chambres consulaires (CCI, CMA et Agriculture).

Les 17 groupes de travail

Agriculture et agroalimentaire durables. Élus référents : Geneviève Barat et Pierre Désarménien. Culture et Loisirs. Élu référent : Thierry Bourguignon. Services publics. Élu référent : Michel Vergnier. Nouvelles technologies liées à la santé. Élu référent : Éric Correia. Nouvelles technologies liées aux drones. Élu référent : Gilles Bauchoux. Éducation, enseignement, formation et insertion. Élu référent : Éric Jeansannetas. Transition énergétique. Élue référente : Pauline Cazier. Exploitation de la forêt et transformation du bois. Élu référent : Sylvain Gaudy. Habitat, logement, urbanisme. Élu référent : Jean-Luc Léger. Logistique. Élu référent : Jean-Baptiste Moreau. Maçon de la creuse de demain. Élu référent : Bernard Bouillot Numérique et téléphonie. Élue référente : Valérie Simonet. Santé. Élu référent : Vincent Turpinat. Sports de nature. Élu référent : Jean-Luc Barbaire. Tapisserie d’Aubusson. Élu référent : Jean-Jacques Lozach. Tourisme. Élus référents : Nicolas Simonet, Marie-Françoise Ventenat et Sylvie Martin Transport et mobilité. Pas d’élu référent indiqué pour l’instant.

Les trois axes stratégiques

Accompagner les évidences. Pour donner une image forte, dynamique et positive de la Creuse : Faire de Guéret une capitale des sports et loisirs de nature ; développer les savoir-faire autour de la tapisserie d’Aubusson ; promouvoir une agriculture et une industrie agroalimentaire durables ; faire de la Creuse une destination phare du tourisme vert et culturel et cultiver le berceau creusois des constructeurs d’hier et de demain.

Créer et développer les activités de niches. Notamment dans les secteurs suivants : domotique et santé ; usages et technologies liés aux drones ; biotechnologies ; transformation et valorisation du bois et services publics.

Accentuer les conditions du bien vivre en Creuse. Notamment dans les domaines suivants : Numérique et téléphonie ; Transport et mobilité ; Santé ; Éducation, enseignement, formation et insertion ; culture et loisirs ; habitat et urbanisme et, enfin, transition énergétique.

Mode d'emploi

Comité. Le comité de pilotage doit se réunir tous les deux mois avec ses groupes de travail qui auront organisé, entre-temps, leur travail avec le directeur de projet Philippe Ramon.

États généraux. Des états généraux, qu’on imagine ouverts au public, seront organisés deux fois par an pour informer les Creusois  de l’avancée du Plan particulier pour la Creuse. Les premiers doivent être organisés avant la période estivale à venir.

https://www.lamontagne.fr/gueret/politique/creuse/2018/03/25/plan-macron-pour-la-creuse-un-exemple-unique-en-france_12787076.html

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17 groupes de travail et comme dit le journal "Y'a plus qu'à" !!!
Sauf que les 17 groupes sont pilotés par... des élus !
Elus qui ont laissé les gouvernements successifs ruiner la Creuse !
Comment des élus qui ont déjà des charges importantes (comme par ex. Valérie Simonet, présidente du Conseil départemental et maire ou Jean-Baptiste Moreau, député, membre de la commission des affaires économiques et surtout... président du groupe d'amitié France-Arabie saoudite (oups !!!!!) pourront trouver quelques minutes pour travailler sur l'avenir de la Creuse ?

Mais surtout comment les 3 axes retenus pourront redynamiser la Creuse ?
Comme par exemple : Faire de Guéret une capitale des sports et loisirs de nature ; promouvoir une agriculture et une industrie agroalimentaire durable (ça veut dire quoi ?) ; faire de la Creuse une destination phare du tourisme vert et culturel et cultiver le berceau creusois des constructeurs d'hier et de demain ; créer et développer les activités usages et technologies liés aux drones ; etc.

Un énième comité théodule pour faire plaisir à un député ?  S.R.

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
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