samedi 14 avril 2018

Procès Tarnac : Julien Coupat et Yildune Lévy relaxés

Au terme d'un procès de plus de deux semaines, les libertaires Julien Coupat et Yildune Lévy ont été relaxés ce jeudi 12 avril par le tribunal correctionnel de Paris.

ACT TARNAC RELAXE

Accusés d'actes terroristes en 2008, ils sont finalement relaxés dix ans plus tard. Les membres du groupe de Tarnac qui avaient été arrêtés, devant les caméras de télévision, par 150 policiers le 11 novembre 2008, étaient soupçonnés d'avoir saboté des caténaires de lignes SNCF en novembre 2008 à Dhuisy (Seine-et-Marne). Une centaine de TGV avaient alors été bloqués, paralysant plus de 20.000 voyageurs.

Huit prévenus étaient en procès, cinq hommes et trois femmes âgés de 31 à 43 ans. Julien Coupat, le principal d'entre eux, était devenu à l'issue de ces arrestations un symbole politique.

"Le groupe de Tarnac était une fiction"

Les faits de "terrorisme" ont finalement été requalifiés en "faits de droit commun" par la justice, après neuf ans d'enquête et autant de polémiques. Fin mars, le procureur de la République Olivier Christen n'avait d'ailleurs requis que des peines symboliques : 6 mois ferme pour Julien Coupat, considéré comme le chef du groupe, et 2 mois ferme pour Yuldine Lévy. Les avocats de la défense avaient plaidé une relaxe générale.

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Jugés pour "associations de malfaiteurs", ces huit membres de la mouvance libertaire d'extrême-gauche ont toujours nié les faits. Le procureur Olivier Christen avait d'ailleurs fini par reconnaître le 28 mars 2018 : "le 'groupe Tarnac' n'existe pas ; c'est une construction policière". La présidente du tribunal a, de son côté, déclaré à la sortie du tribunal : "L'audience a permis de comprendre que le groupe de Tarnac était une fiction".

https://www.marianne.net/societe/proces-tarnac-julien-coupat-et-yildune-levy-relaxes?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Une "fake news" qui se termine en débandade, en toute discrétion. Leur ego va tout de même en prendre un coup: même pas une condamnation symbolique de la "justice bourgoeoise"!

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mardi 10 avril 2018

Fronde en Corrèze après une campagne d’élagage ordonnée par le conseil départemental

Un singulier « facteur » à VTT s’est présenté, vendredi 6 avril, à l’hôtel de Roquelaure, dans le VIIe arrondissement de Paris, pour délivrer au ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, une missive dénonçant le « massacre des arbres » en cours en Corrèze.

ACT CORREZE FRONDE ARBRES

Parti le 31 mars de Tulle, Sébastien Birou, membre du collectif des Arboristes grimpeurs pour des interventions respectueuses et raisonnées (AGIRR19), a pédalé plus de 400 km pour interpeller M. Hulot. En son absence, le messager de 48 ans et une petite délégation de défenseurs des arbres ont été reçus durant une heure trente par Pastèle Soleille, ingénieure en chef des ponts, des eaux et des forêts et sous-directrice de la qualité du cadre de vie au ministère. Leur interlocutrice a, disent-ils, « bien noté » les « problématiques ».

L’affaire a débuté en septembre 2017 lorsque, au nom de la préservation du réseau routier et de l’installation – d’ici à 2021 – de la fibre optique par réseau aérien, le président (LR) du conseil départemental, Pascal Coste, a adressé une lettre comminatoire aux 28 000 propriétaires riverains de routes départementales.

L’écrit intimait l’« enlèvement des bois empiétant ou surplombant le domaine public », faute de quoi les travaux seraient exécutés « d’office » par le département qui présenterait alors la facture aux riverains concernés. Dix mille arbres ont déjà été coupés dans le cadre de cette opération prévue en trois phases jusqu’en 2021 sur 4 700 km de routes principalement bordées de chênes, de hêtres et de bouleaux, parfois centenaires.

Spectacle de désolation

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Philippe Brugnon, 77 ans, dont l’exploitation se trouve à cheval sur les communes de Goulles et Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, dans le canton de Tulle, a reçu l’injonction en double exemplaire, et l’a ignorée. Les tronçonneuses n’en ont pas moins œuvré dans son voisinage. « L’une des deux routes menant chez moi ressemble désormais à une zone de combat avec ses troncs coupés à 1 m de hauteur », se désespère-t-il.

Pour économiser des frais d’élagage atteignant parfois plusieurs milliers d’euros, certains propriétaires se sont en effet résignés à l’abattage pur et simple de leurs arbres. « Beaucoup l’ont laissé faire par des forestiers peu scrupuleux qui en ont parfois coupé davantage et se sont rémunérés en emportant le bois », confie M. Brugnon.

Le spectacle de désolation de ces arbres « en drapeau » (amputés de la moitié de leurs branches) ou rasés heurte si profondément l’éthique du « facteur Birou » et d’une quinzaine de ses collègues arboristes-grimpeurs, qu’ils ont fondé le collectif AGIRR19.

S’ils reconnaissent la nécessité « d’enlever certains arbres malades ou dangereux en bord de route », les membres d’AGIRR19 se refusent à travailler dans l’urgence à l’encontre des bonnes pratiques. « S’occuper des arbres, c’est un métier, rappelle Benoît Gillie, 33 ans. Nous avons une formation en biologie, physiologie, architecture et pathologies de l’arbre, nous ne voyons donc aucune raison de blesser des arbres sains qui forment des corridors écologiques et patrimoniaux, et ont des fonctions d’ombrage et de maintien des talus. »

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Une pétition en ligne lancée, fin janvier, pour la suspension de la campagne d’élagage a déjà recueilli plus de 26 000 signatures. « C’est la première fois à l’échelle d’un département entier que le pouvoir politique décide de faire élaguer systématiquement et autoritairement tous les arbres appartenant aux riverains en bordure d’une départementale », tempête Louis Dubreuil, 67 ans, paysagiste, membre de la Société française d’arboriculture et conseiller technique de l’Association pour la protection des arbres en bord des routes, qui promet de porter ce contentieux devant la justice si nécessaire.

Réputé pour ses passages en force

Outre le non-respect de l’article L350-3 du code de l’environnement qui a créé, en 2016, un régime de protection spécifique des allées et alignements d’arbres, Antoine Gatet, juriste pour l’association Corrèze environnement, souligne le cadre juridique approximatif dans lequel agit le département.

Les propriétaires riverains n’auraient en effet pas à financer l’opération décrétée par M. Coste. « Le code de la voirie routière impose une obligation d’entretien des routes par le département, or la route, c’est aussi les bas-côtés, les fossés et les talus », explique M. Gatet.Quant à l’élagage destiné à préserver la fibre optique, « il est de la compétence des communes et du département, et relève du code des postes et télécommunications qui prévoit que l’opération doit être effectuée dans le respect de l’environnement et des riverains », dit-il.

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Selon M. Gatet, l’élagage doit être réalisé « à l’échelle communale ou par tronçons cohérents, en fonction de la présence d’espaces ou d’espèces protégés » et en concertation avec les associations environnementales. Ces dernières, nombreuses, demandent donc un moratoire au département. « Les moratoires sont synonymes d’immobilisme et prétexte à ne rien faire avant d’abandonner l’objectif initial », leur a répondu le « Président Coste » dans un courrier du 5 avril.

A 51 ans, cet éleveur, ancien président du syndicat professionnel Jeunes Agriculteurs et ancien secrétaire général de la FNSEA à la tête du département depuis 2015, est réputé pour ses passages en force. Surnommé le « Bulldozer » par ses opposants, il « assume » le ton « abrupt » de ses courriers, seul moyen, dit-il, qu’ils ne servent pas « à caler les armoires ».

Les résultats sont mitigés. « Sur 12 000 propriétaires concernés par la première phase, environ 4 000 nous ont fait savoir qu’ils élagueraient eux-mêmes, 1 000 ont choisi l’opération groupée proposée par le département, mais plus de 7 000 n’ont pas daigné répondre », a-t-il précisé, agacé, au Monde.

Refus de tout moratoire

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Il n’a pas digéré non plus le passage, le 31 mars, du président de la Ligue pour les oiseaux, Allain Bougrain-Dubourg, qui a qualifié l’opération de « grand n’importe quoi » et s’est ému de coupes pratiquées « en pleine période de reproduction ». « Les oiseaux ne sont pas cons, ils vont nicher au cœur de la forêt, loin des routes », se défend M. Coste.

S’il refuse tout moratoire, l’élu a lâché du lest face à la mobilisation. Le 5 avril, dans son courrier aux associations, il s’est engagé à « adapter la méthode », à renoncer aux exécutions d’office de travaux pour 2018 et a promis un « guide des bonnes pratiques de l’élagage ». « On passe du coercitif au contrat de confiance et d’engagement pour atteindre l’objectif d’ici trois ans », martèle-t-il toutefois.

Selon lui, la Corrèze n’est en rien « défigurée » par l’opération qu’il pilote. « Un million et demi d’arbres sont abattus chaque année dans le département pour l’exploitation et la valorisation forestière, et on déplore 10 000 arbres coupés ces six derniers mois ? », feint-il de s’étonner.

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Alerté par la lettre de Corréziens « à l’ancien patron de [leur] département », François Hollande,s’attend à être interpellé sur le sujet, le 14 avril, à Tulle où il dédicacera son dernier livre, Les Leçons du pouvoir (Stock, 288 p., 22 euros). Durant son mandat de président du conseil général de Corrèze de 2008 à 2012, l’ancien président de la République a « parfois » eu à régler des « questions d’arbres à traiter » mais il est surpris par l’« ampleur » et le « caractère systématique » du projet de M. Coste. « A moins qu’il y ait des arbres malades ou représentant des risques pour la sécurité, il faut préserver les équilibres et les paysages », a-t-il déclaré au Monde.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/04/06/fronde-en-correze-apres-une-campagne-d-elagage-ordonnee-par-le-conseil-departemental_5281913_3244.html#YpTehESW2XACtxMG.99

Les indiscrétions de la semaine en Limousin et Nouvelle-Aquitaine

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Cette semaine, les "indiscrétions" sont très "intéressantes"!
Enfin si on peut parler comme ça !
En effet, elles prouvent que la casse de tout ce qui fait la France est en cours !

Le gouvernement fait tout pour que les étudiants des classes moyennes ou pauvres n'aient plus accès à l'enseignement supérieur (voir comment il s'y est pris pour casser la grève des étudiants à Montpellier).

Encore une fois, la fusion forcée des régions prouve que le but était de tout donner à la métropole au détriment des régions absorbées !

La ridicule obligation de scolarisation des enfants à 3 ans (et oui, 97% des enfants de 3 ans sont déjà scolarisés) prouve la fourberie de ce gouvernement qui avance masqué ; en réalité cette obligation vise à supprimer des enseignants en maternelle pour les transférer en zones sensibles et donc à faire payer les parents qui devront mettre les enfants de 2 à 3 ans en crèche !

Quant à Buzyn, et bien elle veut anéantir le formidable travail des parents d'enfants autistes en Limousin tout en constatant
« les résultats indéniablement positifs » de la structure !   S.R.


ACT LIMOUSIN INDISC

Les subtilités juridiques de Parcoursup

Un petit hommage aux candidats bacheliers qui ont souhaité postuler pour une licence de droit… Outre une lettre de motivation (comme pour toutes les filières), le nouveau logiciel chargé de décider de l’affectation des futurs étudiants leur imposait de cliquer sur un lien renvoyant vers un test national, obligatoire et spécifique à la filière. Hormis quelques questions de culture générale a priori accessibles à tous, des QCM (dont un en anglais) destinés à vérifier l’aptitude à dénicher les subtilités des textes juridiques, ont sans doute donné quelques fils à retordre à des élèves de 17 à 18 ans qui, rappelons-le, n’ont jamais étudié le droit. Et pour cause : celui-ci n’est pas au programme du secondaire, sauf dans le cadre d’une spécialité du bac L proposée dans de (trop ?) rares établissements (un seul à Limoges, le lycée Suzanne Valadon). Il se murmure donc que cet obstacle supplémentaire sur la route sinueuse de Parcoursup n’aurait eu d’autre but que de dissuader les candidats les moins favorisés (comprenez, ceux qui ne bénéficieraient pas d’un contexte socio-culturel et familial favorable) de postuler… 

Pas de trains pour le bac ?

Nul ne sait si le mouvement des cheminots sera toujours d’actualité dans deux mois, mais le calendrier des grèves, en tout cas, prévoit bel et bien une journée d’action le 18 juin, jour de la sacro-sainte épreuve de philosophie (et le lendemain également). Alors qu’en Limousin, une proportion non négligeable de lycéens est tributaire des TER (ou des bus de substitution…) pour se rendre aux épreuves, un vent d’inquiétude commence à souffler chez certains parents. « C’est un moyen de pression que les cheminots ont sans doute raison d’utiliser, souffle un syndicaliste enseignant. Mais il n’en sera rien : d’abord parce que de nombreux cheminots ont eux aussi un enfant qui passe le bac, ensuite parce qu’ils savent à quel point une telle action serait impopulaire… Et puis, ce sont tout de même des gens qui sont capables d’empathie… » 

Venir en train… et rester à Limoges ?

Si la question se pose pour les lycéens (ci-dessus), elle se pose aussi pour d’autres rendez-vous à venir. La grève de la SNCF, si elle dure plusieurs mois, pourrait bien avoir des conséquences inattendues. Prenons Lire à Limoges par exemple. Sur les 300 auteurs attendus, il y a ceux qui viennent en voisins et ceux qui viennent d’un peu plus loin. Il y a fort à parier que même s’ils habitent en Bretagne, en Provence, à Paris ou en Alsace, tous ne prennent pas le train. Mais quand même.
Chaque année, le vendredi soir ou le samedi à midi, la gare des Bénédictins est un point de passage obligé pour pas mal d’auteurs. Or la grève SNCF est prévue pour les 28 et 29 avril, deuxième et troisième jours de Lire à Limoges. Les auteurs adeptes du voyage en train pourront-ils venir, et surtout repartir ? Et s’ils venaient, et prolongeaient leur séjour ? Après tout, Limoges se classe régulièrement dans les premières places des palmarès des villes où il fait bon vivre et la grève pourrait dans ce cadre avoir des vertus insoupçonnées. 

Le CHU de Limoges dans le viseur

Paru cette semaine, le livre Hôpitaux en détresse, patients en danger (Flammarion) rassemble témoignages et récits sur des situations de maltraitance, harcèlement moral ou mise au placard au sein des hôpitaux français. Parmi les seize chapitres, l’un totalement à charge est consacré au CHU de Limoges. En une vingtaine de pages, intitulées « Au péril de la vie des patients, itinéraire d’une enfant (trop) gâtée », le docteur Florence Rollé, cardiologue-réanimatrice, qui n’avait pas souhaité s’exprimer dans nos colonnes sur le sujet (notre édition du 16 décembre 2017), y raconte ainsi à la première personne son parcours au sein de l’établissement public limousin, sa « disgrâce » et sa « mise à l’écart », liées aux circonstances de l’arrêt de la greffe du cœur au CHU. L’ouvrage est signé notamment de Philippe Halimi, chef du service de radiologie de l’hôpital Pompidou et président fondateur de l’association nationale Jean-Louis Mégnien, du nom de ce médecin qui s’est suicidé il y a deux ans sur son lieu de travail. Le docteur Rollé et d’autres auteurs du livre ont fait la Une de L’Express mercredi. 

Pylônes

Promise par l’État en 2014, la fin des zones blanches ou grises de téléphonie mobile tarde. En haute Corrèze, Millevaches a bien été dotée d’un pylône, mais il n’est toujours pas raccordé à un réseau. Un peu plus loin, à Bellechassagne, près de Sornac, on cherche toujours un site pour accueillir l’installation. Les élus ont parfois bien du mal à gérer les contradictions de leurs administrés : tout le monde veut profiter du portable, mais personne ne veut d’un pylône à côté de chez lui.

La préscolarisation des moins de 3 ans compromise ?

Le fait de rendre obligatoire l’instruction à partir de 3 ans pourrait-il compromettre la préscolarisation des tout-petits de 2 ans ? C’est en tout cas un effet collatéral redouté par une partie de la communauté éducative, après l’annonce du ministre Jean-Michel Blanquer…  En fait, il s’agirait à la fois d’une question de moyens et de vases communiquants. Si 98 % des enfants de 3 ans sont déjà scolarisés, l’arrivée d’une petite part d’effectifs supplémentaires pourrait conduire les mairies à refuser des tout-petits, prétextant qu’il n’y a plus assez de places pour créer (ou pérenniser) une classe de TPS (« très petite section »).   En Haute-Vienne, où le taux d’encadrement dans les écoles est déjà l’un des plus bas de France (82e département sur 96), et où seuls 2,5 % à 5 % des moins de trois ans sont actuellement scolarisés (contre près de 10 % en Creuse et en Corrèze), au moins cinq classes maternelles devraient fermer à la rentrée prochaine en vertu de la carte scolaire 2018-2019. Pas besoin de sortir sa règle à calcul pour prédire que les tout-petits ne seront pas forcément les bienvenus partout… 

Agnès Buzyn sur le centre expert autisme

À l’occasion de la séance des questions orales du 3 avril à l’Assemblée nationale, la députée de Haute-Vienne, Sophie Beaudouin-Hubière, a profité de la présentation imminente du 4e plan autisme pour interroger la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur l’avenir du centre expert autisme en Limousin et faire part des inquiétudes des parents. Les réponses ne devraient guère rassurer les familles puisque la ministre, bien que saluant « les résultats indéniablement positifs » de la structure, a souligné la fragilité de sa gestion. « Ce centre expert peut et doit faire mieux compte tenu des moyens qui lui sont attribués », a-t-elle déclaré, insistant sur « la couverture territoriale insuffisante », et sur un modèle « fonctionnant trop sur lui-même ». S’appuyant sur le rapport de l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine, elle a notamment rappelé que le « financement important mais non pérenne » du dispositif doit désormais être élargi à l’ensemble du Limousin. Le dossier sera finalisé dans les semaines à venir. 

Et si le meilleur chauffeur-routier était limousin ?

Il existe des trophées pour tout et tout le monde. Les Trophées des routiers en sont ainsi à leur troisième édition. Les candidats ont jusqu’au 30 avril pour être inscrits par leur entreprise, dans la limite d’une personne par établissement. Une société de transport de la Haute-Vienne a déjà inscrit un de ses salariés : Merci à Limoges.
Les candidats en lice pour la région Nouvelle-Aquitaine participeront aux sélections régionales (épreuves pratiques et théoriques) le mardi 12 juin à Artigues-près-Bordeaux, dans la banlieue bordelaise. Le grand champion de la région sera ensuite opposé aux gagnants des onze autres régions dans une compétition finale nationale qui aura lieu le 27 septembre. À la clé : le titre de meilleur chauffeur routier de France. Et, aussi, un séjour d’une semaine pour deux dans le lieu de son choix pour le grand gagnant national et un week-end en Europe pour tous les gagnants régionaux. L’histoire ne dit pas s’ils s’y rendront au volant de leur camion. 

Rock en Marche, c’est prêt !

La programmation complète de Rock en Marche 2018 est connue. La septième édition se tiendra les 27 et 28 juillet, comme toujours au stade du Theil à Saint-Martin-Sainte-Catherine. Les têtes d’affiche : Le Peuple de l’Herbe, Pigalle Officiel, Karpatt, Sidilarsen, Prain, Carré-Court, Paris Désert et ParadoxyCall. Autres groupes sur la scène régionale gratuite : Truman, Mick Buck, Vendredis et une fin de soirée avec Le Son du Peuple.
La vente des billets commence maintenant avec le Pass deux jours en promo pendant deux semaines.

Les pompiers de l’urgence en colère contre la région

Pas contents du tout les Pompiers de l’urgence internationale. Lors des travaux de l’assemblée générale à Limoges, le président Philippe Besson s’en est pris à la région Nouvelle-Aquitaine. « À deux reprises, la région Nouvelle-Aquitaine a rejeté un projet innovant dans le domaine de la prévention des catastrophes naturelles, a-t-il déploré. Il est de plus en plus difficile de faire entendre notre voix et cela risque de nous pousser à renoncer ». L’ONG Les Pompiers de l’urgence internationale de Limoges a besoin de 500.000 € pour équiper un véhicule d’un simulateur de séismes. Cette innovation unique en Europe permettrait d’aller au plus près des populations pour mener des opérations de sensibilisation dans les zones à risques.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/opinion/sante/2018/04/08/les-indiscretions-de-la-semaine-en-limousin-et-nouvelle-aquitaine_12804905.html

Bonus (ce n'est pas dans Le Populaire!): des affiches UPR à Aubusson (et Felletin) ce lundi:

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Devant le Lycée professionnel...(très visible depuis la route).

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jeudi 5 avril 2018

La Chambre d'agriculture de Corrèze monte au créneau contre le loup

Ils ont raison !!!
Il n'est pas possible d'avoir des prédateurs supplémentaires !!!
Mais personnellement, je ne pensais pas aux loups !

Les loups ont leur place sur cette planète et les moyens pour protéger les troupeaux existent !
Et ce qui est incompréhensible c'est que les animaux tués sont largement indemnisés par l'Etat
et que la très très grande majorité des animaux tués le sont par des chiens errants et non par des loups !
Mais l'homme dont l'égo est plus surdimensionné que son cerveau ne veut pas s'insérer dans la Nature,
il veut tout simplement la dominer, mais la dominer c'est l'anéantir et c'est ruiner l'avenir de l'Homme !
Y'a plus d'humanité dans le regard d'un loup que dans celui des adhérents de la FNSEA !  S.R.


ACT CORREZE LOUP

Les élus de la Chambre d'agriculture de la Corrèze ont validé unanimement, ce mardi, une cellule de veille anti-loup, pour faire le pendant à la cellule de veille créée par le préfet.

La Corrèze possède désormais deux cellules qui guettent l'arrivée du loup dans le département, mais elles n'ont pas tout à fait les mêmes objectifs. A la cellule veille loup mise en place par le préfet voilà quelques semaines, la Chambre d'agriculture a répondu mardi par la création d'une cellule de veille anti-loup.

La Chambre d’agriculture et la FDSEA ont refusé de participer à la cellule préfectorale, la jugeant, sans le dire tout à fait ouvertement, pro-loup.

« On ne veut pas d’un prédateur supplémentaire. On ne pourra plus s’en défaire quand on l’aura » prévoit Tony Cornelissen. Sa cellule à lui sera chargée « de mettre en œuvre tous les moyens possibles pour empêcher que le loup n’arrive en Corrèze ».

Un « tous les moyens » que l’un des élus de la chambre, Mathieu Jimenez, traduit ainsi : « s’il y en a un qui traîne vers la forêt, vous n’en entendrez pas parler, on a ce qu’il faut… » L’idée des opposants est que, résume le même Mathieu Jimenez, « si l’on éradique les loups solitaires, ils ne reviendront pas ».

Pour le préfet Bertrand Gaume, au sein de l'officielle cellule de veille loup, il ne s'agit pas "d'être contre, ou d'être en faveur du loup, mais de donner toutes les armes juridiques". Le préfet a notamment rappelé que les indemnisations, qui existent pour les cheptels ovins, ne sont pas prévus pour les bovins.

Quand à interdire l'entrée du département au loup, le préfet déclare forfait : "je ne sais pas réaliser l’interdiction d’un phénomène de migration de la faune." D'autant qu'il est interdit de chasser le loup.

Jean-Loup Mercier

https://www.lamontagne.fr/tulle/environnement/correze/2018/04/04/la-chambre-d-agriculture-de-correze-monte-au-creneau-contre-le-loup_12798425.html

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samedi 31 mars 2018

L'emploi en berne dans le bassin de Brive : que se passe-t-il dans les entreprises ?

Un groupe mondial, une multinationale donc !!!!

Photonis est implanté à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, depuis 1937, et, à l'époque, sous un autre nom, le groupe était déjà spécialisé dans le domaine militaire. Il emploie aujourd'hui 500 personnes sur son site corrézien. Le groupe, qui a son siège à Mérignac, en Gironde, possède une usine aux Pays-Bas. Il coopère avec les plus grands laboratoires français et étrangers et dispose également de plusieurs sites aux États-Unis et en Asie du Sud-Est. Ses clients se trouvent un peu partout dans le monde, et 85 % de sa production est exportée. Au total, il compte environ un millier de salariés. « Nous préférons limiter le nombre de domaines dans lesquels nous sommes présents, assure son directeur général France, Grégory Flipo. Mais être champion du monde dans ces domaines. »


 

ACT PHOTONIS CORREZE

Le bassin de Brive vit un étrange paradoxe. Si les indicateurs économiques semblent vouloir reprendre des couleurs, plusieurs mauvaises nouvelles en termes d’emploi viennent de tomber, notamment chez des locomotives voire des fleurons de l’activité corrézienne comme Photonis. Explications

Malgré des indicateurs économiques qui se veulent plutôt positifs sur les six derniers mois et sur les six prochains, les mauvaises nouvelles en termes d’emplois se multiplient. Fermeture de site, plan de départs volontaires, restructurations, activité atone… Certains mastodontes de l’économie de la basse Corrèze semblent accuser le coup.

Le 9 janvier dernier, le groupe Euralis annonce une restructuration pour faire face aux difficultés que connaît son pôle alimentaire. Et cela passera par la fermeture de deux sites en France : Dunkerque et Brive. 55 emplois sont en jeu sur la zone du Teinchurier. La fermeture du site, spécialisé dans la transformation de canards et les plats cuisinés, est envisagée début 2019.


À quelques centaines de mètres de là, la forteresse Photonis n’est pas non plus à l’abri des réorganisations. La suppression de 70 emplois dont 20 en intérim a été annoncée en fin de semaine dernière. Le motif : « un recentrage des activités de l’entreprise sur sa production à forte valeur ajoutée. » Ce spécialiste de la vision nocturne est l’un des plus gros employeurs du territoire, avec près de 500 collaborateurs.

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Toujours à l’ouest de la cité gaillarde, les salariés de Deshors ont aussi exprimé leurs inquiétudes en termes d’activité. La production de moules pour pneumatiques, délocalisée l’été dernier sur un site flambant neuf sur la zone de Laroche, aurait seulement quelques semaines de visibilité devant elle.

À l’est, cette fois, chez Anovo, spécialiste du SAV, les échos ne sont pas bons non plus. Employant plus de 300 personnes avant son rachat en 2011 par Butler Capital, l’entreprise recense aujourd’hui 184 salariés. Une vingtaine a quitté l’entreprise en 2017 sans faire de bruit. « Il n’y a pas d’annonce officielle, pas de procédure lancée, mais l’année 2018 s’annonce très difficile », murmure un salarié.

Secteur d’activités, compétences, productions, histoires… À première vue tout oppose ces sites brivistes en proie à des difficultés. Ils ont tout de même un point commun : ils sont tous des outils industriels aux mains de grands groupes nationaux et internationaux.

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« Globalement, les enquêtes que nous menons donnent des signes positifs en effet. Ces entreprises ne font pas face à des enjeux conjoncturels mais structurels »

Michel Pédamond (Directeur de la CCI)


Crise aviaire pour Euralis, évolutions technologiques et recentrage stratégique pour Photonis, « patchwork de difficultés » suite au jeu des rachats chez Deshors… « Nous sommes face à des stratégies de groupe. Brive, pas Brive, ce n’est pas leur problème », déplore Philippe Nauche, vice-président à la Région en charge de l’économie qui, paradoxalement, voit passer nombre de dossiers de PME « à fort ancrage territorial » qui ont des projets de développement.

De simples outils industriels posés sur une carte. Voilà ce que sont ces entités qui sont pourtant devenues au fil des années des entreprises emblématiques du territoire. Le fleuron Photonis fête cette année 80 ans de présence dans la cité gaillarde. Et c’est, semble-t-il, « quand tout va un peu mieux que les entreprises font le ménage », avancent de fins observateurs de la vie économique locale. Ces outils industriels vivent « au gré des stratégies de groupe mais aussi de la pression des actionnaires. »

Et les créations d’emplois ne vont pas au même rythme, même si l’agglo de Brive actionne les leviers dont elle dispose en termes de foncier. « Ces derniers temps, les créations sont très souvent des transferts », observe-t-on également. En espérant que la balance créations-suppressions d’emplois « dans le négatif en 2008-2009, revenue à l’équilibre en 2015, pour présenter un solde positif en 2017-2018 », selon Frédéric Soulier, ne prenne pas le chemin inverse.

De fortes inquiétudes exprimées par les syndicats

« L’humain, dans tout ça, il n’existe plus. » Stéphane Gauget ne cache pas son inquiétude face à un tissu industriel corrézien dont « les effectifs ne cessent de baisser depuis 2008 »

« On comptait près de 250 entreprises dans le secteur et plus de 5.000 emplois il y a dix ans. Aujourd’hui, il n’en reste que 180 et nous sommes passés sous la barre des 4.800 emplois. »

Stéphane Gauget (Secrétaire général de la CGT métallurgie de la Corrèze)

La reprise, le secrétaire général de la CGT métallurgie de la Corrèze, ne la sent pas du tout. « Des usines qui se montent, il n’y en a plus », lance-t-il. Avançant aussi l’impact « des ordonnances Macron qui favorisent la destruction d’emplois. À Photonis, avec cet appel au volontariat, on est en plein dedans. »

Du côté de la CFDT, Yvan Dangla n’est pas surpris par la fermeture du site d’Euralis. « On s’y attendait. Ça fait trois ans qu’ils avaient une épée de Damoclès sur la tête. » Le délégué syndical se montre de plus en plus inquiet. « On nous parle de reprise, mais il y a toujours un décalage avant qu’elle arrive jusqu’ici. » 

Aides publiques et entreprises, une équation complexe

Face aux mauvaises nouvelles sur le front de l’emploi, les collectivités se veulent attentives mais ne tiennent pas toujours toutes les ficelles.

« Ce ne sont pas les politiques qui font l’emploi, lance Frédéric Soulier. Je peux aider, faciliter, mettre en lien, monter à Paris… » Le président de l’agglo de Brive veut rester positif malgré les mauvaises nouvelles. « Notre tissu économique a ses fragilités. Mais, chez Euralis, par exemple, je crois au potentiel humain. Il y a des profils recherchés par des entreprises agroalimentaires du territoire. »

L’agglomération de Brive ne cesse d’investir dans du foncier d’entreprise. « Le jour où la zone de Laroche sera pleine, cela représentera entre 800 à 1.000 emplois. » Pas question toutefois d’attendre cette échéance pour ne pas penser à celle qui pourrait voir le jour le long de l’autoroute A20 sur Ussac et Donzenac. « En Corrèze, nous avons la chance d’avoir un tissu d’entrepreneurs attachés au territoire, des gens qui investissent… »

inauguration de l’Atelier Photonis

Depuis la Région, Philippe Nauche croit aussi beaucoup au potentiel des PME et ETI. « Quand on met de l’argent public dans un capital qui n’est pas anonyme, on sait que tout sera fait pour que cette somme soit le mieux utilisé possible. » Qu’en est-il pour les autres ? Les entreprises doivent-elles rendre des comptes après avoir reçu des aides dans le domaine économique ?

« Dans tous les cas, il est prévu de leur demander des comptes, répond le vice-président à la Région. Il est même arrivé que certaines soient amenées à rembourser les aides versées quand la santé économique de l’entreprise le permet. Mais, il faut être honnête, c’est souvent un vœu pieux. »

Selon l’élu socialiste, « en 2017, Photonis a reçu 62.000 euros de la Région pour aider au développement des compétences. C’est une unité emblématique, très liée aux développements technologiques. » Selon des sources syndicales, l’entreprise a également touché 7.238.000 € de l’État au titre du CIR et CICE depuis 2012.  

Quant à Euralis, l’entreprise n’a pas reçu d’aide publique de la Nouvelle-Aquitaine. « La Région est toutefois très impliquée dans ce dossier. Des discussions sont en cours pour une reprise de ce site qui doit se reconvertir. » 

Emilie Auffret

https://www.lepopulaire.fr/brive-la-gaillarde/economie/emploi/2018/03/29/l-emploi-en-berne-dans-le-bassin-de-brive-que-se-passe-t-il-dans-les-entreprises_12793012.html

Voir aussi:

Brive : Photonis dans la tourmente

licenciement-viré-geste-de-la-main-pichnette

Le leader mondial de la vision nocturne souhaite annualiser le temps de travail dans l’entreprise et demande à 50 de ses salariés d’opter pour une rupture conventionnelle de contrat.

Lors d’un comité d’entreprise extraordinaire jeudi 22 mars, la direction de Photonis Brive a annoncé aux représentants syndicaux qu’elle souhaitait remettre en cause l’accord sur les 35 heures pour annualiser le temps de travail. Depuis deux ans, le leader mondial de la vision nocturne connaît en effet d’importantes fluctuations d’activité.

Ruptures conventionnelles de contrat

Photonis va par ailleurs proposer des ruptures conventionnelles de contrat à une cinquantaine de salariés volontaires. Les modalités de départ devraient être fixées le 5 avril lors d’une nouvelle réunion extraordinaire du comité d’entreprise à 10h00.

Cet après-midi, la direction est injoignable. En tout,  496 salariés travaillent sur le site en contrat à durée indéterminée.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/correze/brive/brive-photonis-tourmente-1446125.html

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jeudi 22 mars 2018

L'UPR manifeste à Limoges pour la défense des services publics ce matin

Madame, Monsieur,

Le Bureau national de l'UPR a décidé d'appeler à la manifestation unitaire du 22 mars.

En Limousin, un cortège UPR sera organisé à Limoges pour la manifestation inter- syndicale qui débute à 10h30.

AGENDA MANIF 22 MARS 18

J'invite les militants, adhérents et sympathisants de Haute- Vienne, de Creuse et de Corrèze qui le peuvent à manifester derrière la banderole de l'UPR.

Rendez- vous au local UPR 87 jeudi matin à 9h45. Si vous arrivez plus tard, merci de contacter votre délégué départemental.

Notre objectif est bien sûr de contester la réforme en cours de la SNCF, mais aussi, et nous serons les seuls, à exposer les vrais responsables du démantèlement de nos services publics, à savoir la Commission européenne et ses complices.

Merci par avance à tous ceux qui nous rejoindront!

Vive la République, vive la France!

Cordialement,

Philippe GOMBERT, délégué UPR du Limousin

 

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samedi 17 mars 2018

Agenda militant UPR en Limousin

AGENDA UPR LIMOUSIN

Aujourd'hui samedi 17 mars:

Réunion départementale UPR 19, à TULLE

PROJET reunion CORREZE

Demain, dimanche 18 mars:

Réunion départementale UPR 87, à LIMOGES

projet reunion UPR 87

Samedi 24 mars:

Tractage + réunion départementale UPR 23, à LA SOUTERRAINE

Participez, militez, agissez!

projet reunion départementale

 

 

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mercredi 14 mars 2018

Pourquoi le poids de la dette menace-t-il l'avenir de Haute Corrèze communauté ?

La plus étendue des communautés de communes corréziennes doit faire face à un gros problème de dette, une situation qui pourrait conduire à une hausse de la fiscalité pour les ménages, et qu'on vous explique en 4 points.

ACT HCC LIMOUSIN

Quelle est la situation financière de Haute Corrèze communauté ?

Née seulement le 1er janvier 2017 de la fusion de 6 communautés de communes, Haute Corrèze Communauté (HCC, 71 communes, un peu plus de 34.000 habitants) dispose d’un budget total de 29,5 millions d’€ (fonctionnement et investissement) selon les élements du débat d'orientation budgétaire 2018.
À côté du budget principal, figurent des budgets annexes sur de nombreuses compétences : enfance/jeunesse ; assainissement (collectif et individuel) ; eau ; déchets ; zones d’activités.

Côté recettes, la fiscalité des ménages et entreprises des 71 communes assure 13,16 millions d’€. S’y ajoutent de l’argent en provenance d’un fonds national de péréquation, diverses dotations et quelques recettes propres.

Quel est le niveau de la dette ?

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Tous budgets confondus, elle atteint 12,37 millions d’€. Pour 2017, la capacité de désendettement (nombre d’années pour rembourser la totalité du capital de la dette en y consacrant tout l’autofinancement) de HCC est de 12,55 ans.
Le ratio acceptable est estimé entre 10 et 12 ans. Mais dès 2018, il le devient beaucoup moins et passe à 15,5 ans. La situation devient dangereuse.

Et celui des réserves financières ?

C’est là le véritable problème d’HCC : son épargne nette, autrement dit ses réserves disponibles, était dans le rouge dès 2016 (avant la fusion) et le sera à nouveau en 2018 (après un retour au positif en 2017).
Si rien n’est fait, cette absence d’autofinancement interdit tout recours à l’emprunt et ne laisse quasiment aucune marge pour des investissements… jusqu’en 2028 !

Quelles sont les solutions ?

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Autant le dire tout de suite, elles n’ont rien d’agréable. Les élus ont différentes options devant eux, et peuvent même les mixer. La liste ne prétend pas être exhaustive.
La 1re, c’est d’agir sur les dépenses, en réduisant les charges du personnel (130 équivalents temps pleins à HCC) ; le risque, c’est de ne plus être capable d’assurer les services promis à la population et de louper cette proximité jugée indispensable.
La 2e, ce serait de trouver de nouvelles recettes, par exemple en cédant une partie des 96 bâtiments que gère HCC ; oui, mais cela risque de prendre du temps (pour définir ce que l’on vend et trouver des acheteurs) alors que des mesures doivent être prises dès 2018.

La 3e option, ce serait de raboter les sommes qu’HCC retourne chaque année à ses 71 communes, un total d’environ 10 millions d’€ ; le geste serait sans doute mal vu alors que chaque maire a bien du mal à boucler son budget. Et la principale victime serait sans doute Ussel.
La 4e, c’est la hausse de la fiscalité sur les ménages. Elle ne pourra pas se faire sur la taxe d’habitation, celle-ci étant supprimée totalement à partir de 2020, et normalement compensée par l’État. Il reste la taxe sur le foncier bâti pour assurer au minimum 600.000 € de recettes supplémentaires par an ; l’hypothèse haute serait d’un million d’€.
Enfin, il y en a une 5e : que Haute Corrèze Communauté fasse le tri dans ses compétences. Pour faciliter les choses au moment de sa création, elle a fait le choix de reprendre toutes les compétences qu’avaient les 6 ex-communautés de communes. Elle est de toute façon condamnée à faire un tri.

Eric Porte

https://www.lepopulaire.fr/ussel/institutions/politique/2018/02/24/pourquoi-le-poids-de-la-dette-menace-t-il-l-avenir-de-haute-correze-communaute_12750274.html

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Heureusement que l'on avait dit et redit que les communautés de communes était faites pour mutualiser la gestion et qu'ainsi on ferait des économies !!
Bon, on nous a également dit la même chose pour la fusion des régions !  S.R.

OUTIL FL EUROREGIONS

mercredi 21 février 2018

Corrèze : le conseil départemental dit non à la limitation à 80 km/h

Le conseil départemental de la Corrèze va demander au premier ministre le droit de maintenir la limitation de vitesse à 90 km/h sur les routes secondaires. Une décision prise à l'unanimité par l'assemblée réunie ce 15 février 2018.

ACT CORREZE 90

À compter du 1er juillet 2018, la vitesse sera limitée à 80 km/h sur les routes secondaires en France. Une décision qui ne fait pas que des heureux et qui ne convainc pas tout le monde. Après la ville d'Aubusson en Creuse, c'est au tour du département de la Corrèze de contester cette mesure. Réunis ce 15 février 2018, les conseillers départementaux ont en effet décidé à l'unanimité de proposer d'expérimenter le maintien de la limitation à 90 km/h.  

Dans une vidéo postée sur la chaîne YouTube du département, la collectivité explique qu'elle dépense chaque année 4 millions d'euros à la surveillance, la sécurité, l'aménagement et la maintenance des équipements routiers, soit 20% du budget route. 

Selon le département, entre 2012 et 2017, le nombre d'accidents corporels survenus sur les routes secondaires est passé de 79 à 66, le nombre de blessés de 109 à 80 et le nombre de tués de 13 à 9.  Le conseil départemental estime que le passage de 90 à 80 km/h aura peu d'effet sur l'accidentalité

Le département de la Corrèze estime que "seulement" 17 % des accidents corporels sont dus aux excès de vitesse, contrairement à ce qu'affirme la sécurité routière qui l'évalue à 31 %.  

Ce que demande le CD19 ? Une expérimentation dérogatoire pour maintenir la vitesse maximale autorisée à 90 km/h sur 975 km de routes départementales. Une proposition qui sera déposée auprès du Premier ministre.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/correze/correze-conseil-departemental-dit-non-limitation-80kmh-1424709.html

Voir aussi la vidéo de FR3:

La Corrèze veut garder les 90 km/h !

https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=FB1vVkS7fb0

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mardi 13 février 2018

Budget départemental 2018 : vers une dégradation du service au public en Haute-Vienne ?

Les élus haut-viennois ont adopté, jeudi, à la majorité le budget primitif 2018, se pliant de mauvaise grâce aux nouvelles exigences gouvernementales.

ACT HAUTE VIENNE CORREZE CD

Excepté une passe d’armes entre Sarah Gentil (LR) et Sandrine Rotzler (PS) sur le sujet des subventions aux associations, les élus haut-viennois ont réservé, jeudi, leurs piques à l’État et… à la Corrèze!

À L’État qui contraint les 319 collectivités les plus importantes à limiter leurs dépenses de fonctionnement, sous peine de pénalités ; à l’État encore, dont les déclarations des ministres du gouvernement sur le sujet brûlant de la RN 147 les inquiètent ; à l’État toujours, accusé de ne pas jouer le jeu dans le domaine des contrats aidés, quand le président du conseil départemental exige une convention sur ce sujet : « sans convention, il n’y aura pas de financement » prévient Jean-Claude Leblois, qui réaffirme, « comme beaucoup d’autres présidents de départements » son opposition au “pacte de confiance” que les principales collectivités territoriales du pays peuvent signer d’ici au mois de juin prochain.

Jean-Claude Leblois a insisté, dans son discours liminaire, sur le caractère « inédit » de ce budget contraint, avant de reconnaître que « le service va se dégrader. Ceux qui nous vantent le modèle d’un pays sans fonctionnaires font fausse route, d’autant que la France n’est pas championne du monde de la proportion de fonctionnaires. Elle est même loin derrière les pays scandinaves, par exemple » argumente Jean-Claude Leblois.

La Corrèze, enfin, a été la cible de vives critiques, lesquelles ont fait ressurgir des antagonismes anciens, ramassés en une formule, plutôt triviale, peut-être même éculée, que plusieurs élus se sont plu à rappeler : « En Limousin, la Corrèze cause, la Creuse pleure et la Haute-Vienne paie ! »

La Corrèze dans le collimateur


Les positions et les ambitions de la Corrèze ont le don d’agacer les élus haut-viennois. Les oreilles du président du conseil départemental de la Corrèze, Pascal Coste (LR), ont dû siffler, jeudi matin. Les élus haut-viennois n’ont en effet pas ménagé leurs critiques à la Corrèze voisine, accusée notamment d’avoir bénéficié, avec la carte scolaire, d’une « inégalité qui perdure depuis des années ». Le développement du numérique leur a fourni une autre occasion de stigmatiser l’attitude de leurs homologues corréziens et de leur président, suspectés d’avoir voulu faire garantir leurs emprunts par les collectivités membres du réseau Dorsal. « Il ne saurait en être question » a dû préciser son président, Jean-Marie Bost, élu au département.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/institutions/politique/2018/02/09/budget-departemental-2018-vers-une-degradation-du-service-au-public-en-haute-vienne_12733236.html

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À L'État qui contraint...
À  l'État encore...
À l'État toujours...


Et si ces élus se servaient de ce qui est logé dans leur tête pour réfléchir et surtout pour écouter les vidéos de François Asselineau ?
Cela leur permettrait de cibler les vrais responsables, à savoir l'UE et ses dociles serviteurs en la personne du président, du gouvernement, des députés, etc ! S.R. (UPR 87)