mardi 9 janvier 2018

Les théories du complot bien implantées au sein de la population française

S’ils sont eux-mêmes à prendre avec précaution, compte tenu des marges d’erreur inhérentes à tout sondage, les résultats de l’étude sur le complotisme publiés dimanche 7 janvier par la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch, font froid dans le dos.

ACT COMPLOT PEUR

Cette enquête de l’IFOP, réalisée en ligne les 19 et 20 décembre auprès de 1 252 personnes, montre une forte prégnance des théories du complot au sein de la population française en général, et des plus jeunes en particulier. Seules 21 % des personnes interrogées ne croient à aucune de ce genre de théories qui ont été soumises, via différentes assertions, à l’échantillon.
  • « Les Américains ne sont jamais allés sur la Lune »

Trois ans après les attentats commis à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher, à Paris, près d’un Français sur cinq (19 %) considère que « des zones d’ombre subsistent », et que « ce n’est pas vraiment certain que ces attentats aient été planifiés et réalisés uniquement par des terroristes islamistes ». 27 % des moins de 35 ans – 30 % des 18-24 ans – partagent ces doutes.

Ces chiffres sont plus élevés encore s’agissant des attentats du 11 septembre 2001 : 29 % des personnes interrogées estiment qu’« au sein du gouvernement américain, certains étaient informés des attentats mais ils ont délibérément laissé faire pour ensuite justifier une intervention militaire en Afghanistan et en Irak ». 6 % croient même que « des membres de l’administration et du gouvernement américain ont planifié et orchestré activement » ces attaques. Par ailleurs, près d’un demi-siècle après l’événement en question, 16 % soutiennent l’idée selon laquelle « les Américains ne sont jamais allés sur la Lune », « la NASA [ayant] fabriqué des fausses preuves et de fausses images de l’atterrissage de la mission Apollo ».

  • La santé publique, un terrain propice

Parmi les différentes « opinions » proposées au sujet de l’immigration, on relève que près de la moitié de l’échantillon interrogé par l’IFOP (48 %) se dit en accord – 17 % « tout à fait d’accord », 31 % « plutôt d’accord » – avec la thèse selon laquelle « c’est un projet politique de remplacement d’une civilisation par une autre organisé délibérément par nos élites politiques, intellectuelles et médiatiques et auquel il convient de mettre fin en renvoyant ces populations d’où elles viennent ».

La santé publique est également un terrain propice au développement de thèses générant et encourageant une forte méfiance de nos concitoyens. Résultat : plus de la moitié des Français (55 %) estiment ainsi que « le ministère de la santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins ». 32 % se disent d’accord avec cette phrase : « le virus du sida a été créé en laboratoire et testé sur la population africaine avant de se répandre à travers le monde ».

Comparées à d’autres items, les connaissances scientifiques – pourtant encore controversées – sur le réchauffement climatique, sont relativement épargnées, et cette fois en particulier chez les jeunes. Seules 4 % des personnes interrogées se disent persuadées que « le réchauffement climatique n’existe pas », et qu’il s’agit d’« une thèse avant tout défendue par des politiques et des scientifiques pour faire avancer leurs intérêts » ; 6 % doutent de la réalité du phénomène, estimant qu’« on n’est même pas encore sûr que le climat se réchauffe ». 65 % des Français (72 % des 18-24 ans) jugent « certain que c’est un problème causé principalement par l’activité humaine » ; 25 % pensent qu’« on ne sait pas encore clairement [s’il] provient de l’activité humaine ou des rayonnements solaires ».

  • Forte défiance vis-à-vis des médias

Au demeurant, l’incrédulité des Français ne se limite pas, si l’on peut dire, aux faits récents ou contemporains. Des siècles et des siècles de recherche et de découvertes scientifiques sont encore remis en cause par une partie de nos concitoyens. Selon cette étude, encore près d’un sondé sur dix (9 %) est d’accord avec l’affirmation selon laquelle « il est possible que la Terre soit plate et non pas ronde comme on nous le dit depuis l’école ». 18 % des Français – jusqu’à 31 % des 18-24 ans – adhèrent à l’idée que « Dieu a créé l’homme et la Terre il y a moins de 10 000 ans »…  

Le succès des thèses complotistes s’accompagne d’une forte défiance vis-à-vis des médias et des structures démocratiques. Seules 25 % des personnes interrogées jugent que « globalement, [les médias] restituent correctement l’information et sont capables de se corriger quand ils ont fait une erreur. » Plus d’un tiers des sondés n’ont pas confiance dans la sincérité des résultats des élections organisées en France : 35 % ne sont « pas d’accord » avec l’affirmation selon laquelle « les élections en France sont organisées de manière suffisamment transparente et sûre pour éviter les tricheries et assurer la réalité des votes. »

http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/07/les-theories-du-complot-bien-implantees-au-sein-de-la-population-francaise_5238612_3224.html#8SxZSOf1VMztFtVu.99

BASE 14 995X225

La technique est connue, mélanger des théories invraisemblables avec des évènements plus plausibles pour faire passer l'ensemble des gens qui osent douter des vérités officielles pour des demeurés. C'est ce qu'a fait ce sondage, repris en boucle bien sûr sur toutes les chaînes de radio et de télévision. Il ne manque que les reptiliens...Il paraît même qu'il y a des gens qui croient que Poutine est capable de faire élire un président américain!   P.G.

 

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

samedi 30 décembre 2017

Sebastian Kurz contre Soros : décryptage d’une fausse rumeur

Depuis les dernières élections législatives en Autriche qui ont vu la victoire du parti chrétien-démocrate (ÖVP) et de son jeune leader Sebastian Kurz, de nombreux sites ont repris en boucle l’information suivante : « Sebastian Kurz a informé le milliardaire mondialiste George Soros que sa fondation Open Society avait 28 jours pour cesser son activité en Autriche. » Annonce ainsi commentée par le site d’information catholique Médias-Presse-Info (proche de Civitas) : « Après la Hongrie, l’Autriche prend le chemin du grand nettoyage. »

TL SOROS KURZ FAKE NEWS

Propagation de la fausse rumeur

Une information reprise de manière convergente par le site laïc Résistance Républicaine, qui utilise quant à lui le conditionnel tout en citant des déclarations supposées du prochain chancelier autrichien. L’annonce de cette confrontation sera ensuite reprise en cascade sur de nombreux sites francophones et étrangers : depuis le fantasque MetaTv (article supprimé depuis, encore accessible via le cache de Google) jusqu’au très sérieux quotidien italien Il Giornale ainsi que par une foule de sites anglophones. Des vidéos étant réalisées par certains, dont quelques-unes ont déjà recueilli un nombre significatif de vues.

Cette information sur Kurz et Soros est en fait complètement fausse. En remontant vers l’origine de ces allégations, on tombe sur un article unique qui cite de prétendues déclarations de Sebastian Kurz ; déclarations dont on ne trouve aucune source dans l’article en question ni nul part ailleurs sur le web. Parmi les déclarations relatées on peut citer :

« La situation est devenue critique (…) Soros jette tous ses moyens dans sa poussée pour un contrôle global. La désinformation et la manipulation des médias ont déjà augmenté de façon exponentielle du jour au lendemain. Nous n’avons pas de place pour la complaisance. » (resistancerepublicaine.eu)

Ou encore :

« Le spectre de George Soros est le plus grand défi auquel l’humanité sera confrontée en 2017. Il est comme un grand calamar vampire enroulé autour du visage de l’humanité, enfonçant sans relâche son entonnoir dans tout ce qui sent l’argent ; utilisant cet argent pour corrompre les politiciens, les journalistes et le secteur public, et tenter de créer le monde à son image » (money.it)

La seule lecture de ces déclarations révèle immédiatement le côté irréaliste et grotesque de celles-ci, surtout prononcées par un ministre des affaires étrangères prochainement chancelier d’Autriche ! L’article poursuivant dans la même veine :

« Kurz, est un “truther” autoproclamé qui se dit avoir été éveillé (NDA : en anglais” red-pilled” en référence au film Matrix) par le film” Loose Change” sur les attentats du 11 septembre. Kurz affirme avoir pleinement compris l’agenda de Soros et déclare : “en aucune façon mon pays ne sera sa cinquième victime”. (money.it)

L’auteur de l’article – qui s’est visiblement bien amusé – prêtant enfin au futur chancelier une dernière citation bravache :

« Le peuple autrichien a rejeté le Nouvel Ordre Mondial, et c’est mon devoir et mon privilège de maintenir sa volonté. » (money.it)

Nous sommes ici confrontés à l’exemple type d’une fausse information relayée en cascade et non vérifiée aux multiples étapes de sa diffusion.

Kurz lié à Soros ?

Le plus étonnant dans cette histoire étant que Sebastian Kurz fait partie, ou bien a fait partie, de l’ECFR, un think tank influent lié à George Soros et à l’Open Society Foundations.

Citons ici un dossier publié sur le site geopolitica.ru intitulé : « quels liens unissent Sebastian Kurz et les réseaux Soros ? » Un article qui met en lumière le rôle des réseaux Soros au sein de l’ECFR :

« Le futur plus jeune chef d’État du monde appartient en fait à l’ECFR : European Council on Foreign Relations. Un think-tank européiste de haut niveau, fondé sous l’impulsion de George Soros lui-même et financé en grande partie par l’Open Society Foundation. Une information confirmée par la simple lecture du portail internet de l’ECFR où l’on retrouve son nom parmi la liste des membres autrichiens :
 http://www.ecfr.eu/council#austria – Sebastian Kurz – Federal Minister for Europe, Integration and Foreign Affairs ».

Un article de Jean Quatremer paru sur son blogue en octobre 2007, intitulé « Soros milite pour une politique étrangère européenne » expliquait ainsi les origines de l’ECFR :

« Le richissime financier américain d’origine hongroise, George Soros, estime nécessaire que l’Union européenne devienne un acteur de poids sur la scène mondiale (…) Il parraine donc le lancement, aujourd’hui, d’un “think tank” paneuropéen qui est aussi un lobby dont le but est de contribuer à créer une politique étrangère véritablement commune : le” European Council on Foreign Relations” (ECFR) »

Toujours sur geopolitica.ru :

« Parmi les membres de l’EFCR on retrouve aussi Wolfgang Schüssel, ancien chancelier fédéral d’Autriche, qui lui aussi avait réalisé en 1999 une entente gouvernementale entre libéraux conservateurs et populistes. Populistes dirigés à l’époque par le célèbre Jörg Haider. Une alliance qui avait fait grand bruit et avait entraîné une campagne médiatique massive contre l’Autriche. »

Le dossier de geopolitica.ru expliquant par ailleurs avec nuance :

« Mais il ne s’agit pas de tomber dans l’excès inverse et d’imaginer Sebastian Kurz comme un simple pion de George Soros, ceci dans une vision complotiste de la politique. En tant que ministre d’un gouvernement européen, il est assez logique que Sebastian Kurz participe de think-tanks d’importance comme l’ECFR. Pour autant, il est aussi crucial de rappeler le rôle central que jouent les réseaux Soros au sein de l’ECFR et plus encore le rôle que joue ce think-tank dans la politique européenne actuelle, notamment en matière d’immigration massive et imposée. »

Il est en fait assez troublant de constater que la nouvelle présentant Sebastian Kurz comme un opposant virulent de George Soros ne correspond pas du tout à la nature des liens qui unissent le futur chancelier à l’un des think tanks européistes les plus puissants de l’Union Européenne et par ailleurs proche de l’Open Society de Soros, ceci n’impliquant pas – excès inverse – que Kurz soit un obligé de Soros aux moyens quasi illimités.

Afin de comprendre le processus d’intoxication qui a eu lieu autour de cette nouvelle, il est intéressant de se pencher plus avant sur la source de ces rumeurs.

En remontant le fil de diffusion de cette véritable « fake news », on arrive à une source unique. Il s’agit d’un article écrit par un certain Dmitry Baxter publié sur le site yournewswire.com. Dmitry Baxter est l’un des principaux rédacteurs de yournewswire.com. Avec une page Facebook suivie par plus de 80 000 personnes, il s’agirait en fait d’un faux compte utilisé comme avatar par Sean Adl-Tabatabai, le propriétaire et rédacteur en chef de yournewswire.com.

yournewswire.com : l’artillerie lourde des « fake news »

yournewswire.com est un site spécialisé dans les effets d’annonce et les titres complotistes racoleurs. Avec des accroches telles que : « George Soros orchestre un plan dévastateur pour tuer 100 000 Haïtiens » ou encore « Trump mobilise les troupes américaines pour contrer une attaque chinoise de style “Pearl Harbor” sur la Californie », yournewswire.com navigue en fait entre le site « clikbait », la provocation ou le second degré et la dissidence médiatique. Un mélange des genres qui le rend difficile à classer tant le vrai se mêle au faux dans la production de masse d’informations « alternatives » que cherchent à diffuser yournewswire.com, dont le titre signifie : « votre fil de nouvelles ».

Il est à l’origine de nombreuses nouvelles non sourcées, telle celle affirmant que la Reine d’Angleterre aurait menacé d’abdiquer si le Royaume-Uni votait contre le Brexit. Le bobard ayant été partagé plus de 23 000 fois sur Facebook.

yournewswire.com est souvent présenté par les médias mainstream anglophones comme un site proche de l’Alt-Right américaine. Il est aussi régulièrement pointé du doigt comme un possible outil de la guerre proxy utilisé par la Russie dans le cadre de la nouvelle guerre froide médiatique en cours. C’est la version qu’en donnent des médias libéraux (au sens américain) tels que motherjones.com, un site pour le coup réellement lié à George Soros.

Dans un article consacré à yournewswire, le Times développait à son tour cette idée plus en détails :

« Joel Harding, un ancien officier de renseignement américain et expert en propagande au Kremlin, a déclaré que YourNewsWire.com est “utilisé par les Russes comme un site proxy pour répandre la désinformation, que son propriétaire soit au courant ou non”. YourNewsWire.com est l’un des plus grands, a déclaré Harding. “Il est prolifique. Il est vraiment très bon, en ce sens qu’il produit beaucoup d’histoires à gros volume qui sont en fait reprises par beaucoup d’autres, citées et référencées”. »

Selon cette logique, yournewswire.com a aussi été mis sur liste noire par un certain nombre d’organismes de contrôle des médias, comme par exemple le service diplomatique de l’Union européenne : l’EEAS – European External Action Service – organisme chargé des affaires extérieures et des relations publiques de l’union européenne. L’EEAS considérant que yournewswire publie des : « fausses nouvelles médiatiques soutenant la politique de la Russie ».

Début 2017, Google bannissait yournewswire.com de sa plateforme publicitaire. Le site rejoignant plus de 200 autres éditeurs interdits de recevoir des revenus publicitaires par Google.

Ce qui est certain, c’est que cette « théorie du complot russe » émane de médias et d’instances dirigeantes d’Occident préoccupées par l’érosion médiatique que connait la dominance cognitive américaine avec l’émergence d’acteurs géopolitiques non-alignés sachant utiliser l’arme de l’infoguerre à leur tour. Sean Adl-Tabatabai, le fondateur et propriétaire de yournewswire.com, infirmant de son côté complètement cette version et déclarant son site complètement indépendant de la Russie.

Sean Adl-Tabatabai, un curieux « conservateur »

Issu de milieux modestes, Sean Adl-Tabatabai a d’abord travaillé comme producteur de télévision pour la BBC et MTV avant de prendre la direction du site de David Icke, un ancien présentateur sportif de la BBC célèbre pour avoir diffusé massivement la théorie du complot reptilien. David Icke est à l’origine de l’idée délirante que le monde serait en fait secrètement dirigé par des reptiles extraterrestres déguisés en humains. David Icke ne faisant que reprendre certains archétypes de la culture populaire américaine contemporaine, telles qu’on a pu les voir dans la célèbre série télévisée « V » ou dans le film visionnaire « Invasion Los-Angeles » de John Carpenter. John Carpenter qui utilisait alors le complot extra-terrestre comme une métaphore de l’élite mondialiste et non de manière littérale. Arriviste et malin, David Icke reprendra à son compte de nombreux autres topos de la science-fiction comme Matrix mais aussi des conceptions de type new age ou issues de l’occultisme de bas-étage, produisant ainsi toute une littérature anxiogène pour les esprits en perte de repères face à l’avènement de la société liquide globalisée.

Le fondateur de yournewswire.com semble donc directement issu de cette complosphère-spectacle. Mais pas seulement, Sean Adl-Tabatabai s’est d’abord fait connaître comme l’un des premiers homosexuels à se marier au Royaume-Uni, posant complaisamment avec son compagnon. La propre mère de Sean Adl-Tabatabai, « experte en médecine holistique », participe aussi de l’aventure, étant l’une des principales rédactrices avec des milliers d’articles à son nom.

Un profil qui ne correspond pas vraiment à celui de l’activiste de l’Alt-Right tel que l’on se le représente habituellement ni même de celui de l’animateur vedette d’un nouveau konservintern anti-globaliste.

Tout indique dans l’origine et l’historique de Sean Adl-Tabatabai un possible montage médiatique visant à intoxiquer internet, mais dans quel but ? S’agit-il réellement d’un outil utilisé par la Russie ? Quel intérêt peut bien avoir la Russie à diffuser ainsi un tel brouillage médiatique alors qu’elle démolit plus surement la domination cognitive américaine par des outils plus conventionnels tels que Russia Today ou Sputnik et surtout par la foule de sites et de blogs pro-russes tels le Saker : outils d’un soft-power proliférant et asymétrique bien plus efficace dans la guerre mondiale de l’information contemporaine.

On pourrait dès lors imaginer le scénario inverse : yournewswire.com pourrait être issue d’officines chargées de diffuser un discours absurde et de mêler le vrai au faux afin de discréditer la réinformation sérieuse et sourcée. À l’image de l’ancien patron de Sean Adl-Tabatabai : David Icke. Icke qui discréditera pendant des années l’anti-globalisme conséquent de chercheurs reconnus par ses conceptions délirantes sur un complot d’hommes reptiles extra-terrestres. Les médias dominants pouvant alors recourir facilement à l’amalgame entre un discours quasi psychiatrique avec un véritable travail d’enquête sur des thématiques controversées.

Ou bien Sean Adl-Tabatabai et ses proches sont-ils simplement de malins arrivistes qui ont compris certaines tendances du moment et qui savent les exploiter pour de pures raisons financières en surfant sur la confusion généralisée des esprits ?

Toujours est-il que le plus problématique reste la reprise trop rapide de cette « fake news » sans aucun contrôle de la part des médias qui ont relayé cette rumeur. À l’heure du bombardement ininterrompu d’informations quotidiennes et de brèves via les réseaux sociaux, on ne saurait trop mettre en garde les acteurs professionnels ou bénévoles des médias – les officiels comme ceux de la réinfosphère – de toujours garder présent à l’esprit le critère premier de toute recherche d’information : la vérification des sources. Dans tous les domaines : historique, médiatique, médical ou autre, plus que jamais, le critère axial de la recherche d’information reste la vérification et la multiplicité des sources. Dans le tourbillon contemporain d’informations, ce critère est le seul gage d’une information/réinformation sérieuse et professionnelle.

Entre les médias de masse subventionnés et la complosphère délirante, il existe une troisième voie : celle de l’enquête sérieuse et sourcée. C’est celle de l’Observatoire du Journalisme.

« In medio stat virtus » disaient les anciens romains…

https://www.ojim.fr/kurz-soros-fake-news/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=3f12af8472-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-3f12af8472-71509009

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

jeudi 14 décembre 2017

Après 30 ans de services pour la NSA, un employé explique pourquoi ils nous observent

William Binney est un ancien haut fonctionnaire du renseignement à l’Agence nationale de sécurité (NSA). Il est l’un des plus haut gradés du renseignement pour dénoncer les “connaissances” des initiés de la NSA et a fait la une des journaux lorsqu’il a démissionné en 2001 après le 11 septembre, après avoir travaillé plus de trente ans pour l’agence. Il a été l’un des chefs de file de la lutte contre l’Union soviétique pendant la guerre froide et a été écoeuré par les programmes massifs de surveillance des États-Unis.

 

ARG OEIL NSA

Il a connu un grand succès à partir de 2002 lorsqu’il a fait connaître au public un système pionnier destiné à analyser les données véhiculées sur les réseaux de communication (comme Internet). Il a dénoncé le programme d’écoute clandestine des agences et a été victime de harcèlement de la part du FBI, de la NSA et d’autres organismes. Il est entré et sorti de la salle d’audience depuis qu’il a décidé de démissionner et de donner un coup de sifflet.

Ces fuites massives de surveillance ne sont pas une nouveauté, comme nous l’ont montré les fuites récentes de la NSA qu’Edward Snowden nous a fourni ces dernières années. Dans une entrevue qui a été occultée par les médias américains, M. Snowden a parlé d’une organisation de renseignement nationale appelée Five Eyes, qui fait ce qu’elle veut et qui va bien au-delà des lois de son propre pays.

Binney n’a pas arrêté, c’est l’un des meilleurs dénonciateurs de la NSA. Il dit maintenant :

« Au moins 80 % des câbles à fibres optiques passent par les États-Unis, ce n’est pas un hasard et ça permet aux États-Unis de visualiser toutes les communications qui arrivent. Au moins 80 % de tous les appels audio, et pas seulement les métadonnées, sont enregistrés et stockés aux États-UnisLa NSA ment sur ce qu’elle stocke. Le but ultime de la NSA est le contrôle total de la population. »

Selon le Guardian :

« La NSA sera bientôt en mesure de collecter 966 exaoctets par an, soit le total du trafic internet annuel. L’ancien directeur de Google, Erich Schmidt, a déjà affirmé que la quantité totale de connaissances depuis les débuts de l’humanité jusqu’en 2003 ne représentait que cinq exabytes. »

Binney a soutenu les révélations récentes de Snowden et dit qu’il a des contacts avec un certain nombre d’autres employés de la NSA qui sont consternés par ce que fait l’agence.

Contrôle total de la population

Ce que l’on considérait autrefois comme une théorie du complot devient de plus en plus facile à voir. La surveillance de masse, ce n’est pas la protection de la sécurité nationale, c’est le contrôle de toute la population. Nous sommes amenés à croire que les services de renseignement travaillent pour nous protéger, alors qu’en réalité, ils ont leur part de responsabilité dans ce qu’ils prétendent être une menace pour nous. Le 11 septembre en est un bon exemple. Encore une fois, nous devons remettre en question la direction constante du monde vers un état de sécurité totale, ce qui se passe aujourd’hui est ridicule et totalement inutile. Si des événements sont réellement créés et justifiés (comme le 11 septembre 2001) et que la guerre contre le terrorisme est une imposture, pensez à ce que cela signifie pendant une seconde. Demandez-vous pourquoi ils font ça.

« Il y a un risque très grave qu’un besoin annoncé de sécurité accrue soit saisi par ceux qui souhaitent en élargir le sens jusqu’aux limites de la censure et de la dissimulation officielles. Je n’ai pas l’intention de le permettre dans la mesure où cela est sous mon contrôle. Partout dans le monde, nous sommes confrontés à une conspiration monolithique et impitoyable qui repose principalement sur des moyens clandestins pour étendre sa sphère d’influence. Sur l’infiltration au lieu de l’invasion, sur la subversion au lieu des élections, sur l’intimidation au lieu du libre choix. » – JFK (source)

« Dans les conseils de gouvernement, nous devons nous prémunir contre l’acquisition d’une influence injustifiée, qu’elle soit recherchée ou non, par le complexe industriel militaire. Le désastre potentiel de la montée d’un pouvoir mal placé existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés ou nos processus démocratiques. » – Dwight Eisenhower (sources)

Tout ce que nous faisons est surveillé. Par conséquent, tout ce qui menace les intérêts de ceux qui souhaitent nous “contrôler” sera très probablement connu. En même temps, je suis sûr qu’il y a beaucoup de gens au sein de ces ministères qui partagent les croyances des masses, tous ceux qui travaillent là-bas ne sont pas forcément mauvais.

Les médias traditionnels continuent de pousser l’idée qu’un besoin accru de sécurité est nécessaire. Ils le font en utilisant la propagande terroriste, et plus encore. Tout ce qu’ils peuvent utiliser pour laver le cerveau de la population en disant que notre monde est constamment menacé est à leur avantage, et leur permet d’infiltrer et de s’emparer des pays, des ressources et plus encore, tout en utilisant leurs propres médias pour justifier ce type d’action.

C’est formidable d’entendre M. Binney dire quelque chose comme ça, nous lui disons merci.

(...) j’aimerais souligner que la surveillance de masse n’est pas le plus grand secret gardé de la NSA. Cela a été révélé récemment lors de la toute première divulgation publique du “budget noir” par Snowden (malgré le fait que de nombreux chercheurs l’exposent déjà).

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Binney

http://www.businessinsider.com/william-binney-claims-nsa-seeks-total-population-control-2014-7?IR=T

https://www.anguillesousroche.com/surveillance/apres-30-ans-de-services-la-nsa-employe-explique-observent/

https://www.theguardian.com/commentisfree/2014/jul/11/the-ultimate-goal-of-the-nsa-is-total-population-control

http://www.collective-evolution.com/2017/12/10/30-year-nsa-employee-shares-why-they-are-watching-you-it-has-nothing-to-do-with-terrorism/

complot

Posté par UPR Creuse à 05:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

lundi 11 décembre 2017

La French American Foundation

Au moment où nous apprenons que Laurent Wauquiez vient d'être élu à la tête du parti "LR", soit- disant pour illustrer une reprise en main de la "droite républicaine" autour de ses "valeurs" fondamentales, il n'est pas inutile de rappeler ce qu'est la FAF dont il fait partie, comme tant d'autres, dont notamment un certain... Emmanuel Macron!   P.G.


ARG FAF US

 

Créé en 1981, le programme Young Leaders est le programme phare de la French-American Foundation et continue de jouer un rôle clé dans l’approfondissement de la coopération entre la France et les Etats-Unis. Il rassemble aujourd’hui 400 dirigeants issus du monde de l’entreprise, de la haute fonction publique, de l’armée, des médias et de la recherche.

 

Processus de sélection

Chaque année, vingt français et américains âgés de 30 à 40 ans et appelés à jouer un rôle important dans les relations franco-américaines, sont sélectionnés par un jury en France et aux Etats-Unis. Les candidats retenus participent à deux séminaires de cinq jours chacun, sur deux années consécutives – alternativement en France et aux États-Unis – afin d’échanger sur sujets d’intérêts communs aux deux pays et tisser des liens d’amitié durable.

 


 

Un relais des États-Unis en France

L’opposition politique fondamentale réside aujourd’hui entre ceux qui soutiennent une gouvernance unipolaire du monde sous l’autorité des États-Unis et ceux qui prônent un équilibre des puissances régi par le droit international. À ce niveau, la grille de lecture traditionnelle française opposant une gauche à une droite n’a plus de pertinence – car on retrouve des deux côtés des partisans de la Pax Americana. Une organisation non-lucrative, mais richement dotée, la French American Foundation, a depuis quarante un ans pour fonction de recruter les jeunes leaders appelés à occuper des postes de dirigeants pour les former au soutien de la politique atlantiste. (...)

Lors de sa visite aux États-Unis, Nicolas Sarkozy prononça un discours, le 12 septembre 2006, à la French American Foundation (FAF, la « Fondation franco-américaine »). Rappelant la nécessité de « rebâtir la relation transatlantique (…) et de favoriser la constitution d’une Europe politique forte et influente sur la scène internationale » [1], Nicolas Sarkozy a dû ravir par ces propos les dirigeants de cette Fondation largement méconnue. L’étude de celle-ci est pourtant profitable afin de mieux saisir les liens ô combien étroits qui lient les élites franco-américaines.

La FAF doit son origine aux actions de trois éminents États-Uniens [2] : James G. Lowenstein, membre entre autres du Council on Foreign Relations (le CFR) [3] où s’élabore la politique étrangère des États-Unis et dont l’équivalent britannique est le Royal Institute of International Affairs (RIIA dit Chatham House) ; James Chace, directeur de la rédaction de Foreign Affairs, revue du CFR et de Nicholas Wahl, professeur de science politique et fin connaisseur de la classe dirigeante française lui permettant des contacts en particulier avec le général de Gaulle et Michel Debré [4].

Dans les années 1970, les trois hommes mirent en commun leurs réseaux [5] français dans le monde politique, économique, ainsi que dans la presse et le milieu universitaire. Parmi leurs relais on trouvait Olivier Chevrillon, (l’un des fondateurs de la revue Le Point), Pierre Jouven (président de Péchiney), Jean-Louis Gergorin (futur membre du comité exécutif d’EADS) et Thierry de Montbrial (futur président de l’Institut français des relations internationales, l’IFRI, qui co-dirigeait à l’époque le Centre d’analyse et de prévision du ministère des Affaires étrangères). Ensemble, ils obtinrent l’appui officiel du président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Ce dernier annonça – en accord avec son homologue états-unien Gerald Ford et le secrétaire d’État Henry Kissinger [6] – la création d’une double fondation franco-américaine, lors d’un dîner à l’ambassade de France à Washington, le 18 mai 1976.

Il fut décidé que la French American Foundation aurait un siège à New-York et l’autre à Paris. Comme le rappellent les textes officiels : « L’objectif de la Fondation franco-américaine est de renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique » [7]. Pour accomplir cet idéal, les bonnes fées de la finance, de la grande presse, de l’université et de la politique se sont depuis lors pressées autour du tout nouvel institut. Les grâces ont été particulièrement abondantes. La branche états-unienne a bénéficié d’appuis inestimables. En raison de la liste impressionnante des participants, il n’est pas possible de nommer l’intégralité des dirigeants et des contributeurs financiers. On peut cependant relever quelques noms parmi les membres (anciens 2007 et nouveaux).

Pour commencer, John D. Negroponte [8], plusieurs fois ambassadeur puis gouverneur d’Irak, superviseur de l’ensemble des services de renseignement des États-Unis et numéro 2 du Département d’État. Toujours présent, John Negroponte fut par le passé président de la FAF de New York.

Également membre du conseil d’administration, l’ancien président du patronat français et européen (le MEDEF et l’UNICE), Ernest-Antoine Sellière ainsi que l’ancien ambassadeur états-unien en France, Félix G. Rohatyn et son homologue à Washington François Bujon de l’Estang [9]. Un nom de plus au hasard, celui du président de la FAF de New York (2007), Nicholas Dungan [10] dont les activités se sont déployées au sein de la très atlantiste Chatham House [11]. Parmi les nombreux appuis financiers, on peut relever des noms prestigieux comme celui de David Rockfeller, fondateur de la Trilatérale et président honoraire du CFR. On trouve également l’ancien sous-directeur de la CIA et ancien secrétaire à la Défense du président Reagan, Franck Carlucci (2007) [12]. Par la suite, il a été le directeur du très puissant Groupe Carlyle. La société d’investissement commune aux familles Bush et Ben Laden est très impliquée dans l’industrie de la défense [13].

Enfin, nous pouvons relever parmi les contributeurs de la FAF de New York, EADS, l’Oréal USA [14] ou encore la Société Générale [15].

La FAF française n’a, de son côté, pas à rougir de sa jumelle new-yorkaise. Dirigée à ses débuts par le président de Péchiney, Pierre Jouven, la Fondation est présidée depuis 1997 par Michel Garcin (2007) [16], directeur général de Hervé Consultants (spécialiste en accompagnement d’entreprises). Le Conseil de surveillance [17] réunit EADS France, BNP Paribas, la Caisse des dépôts ainsi que des représentants comme Yves de Gaulle (secrétaire général de Suez – 2007), Jean-Louis Gergorin (vice-président de la coordination stratégique chez EADS, mais dont les activités ont cessé avec l’affaire Clearstream) ou Marwan Lahoud, PDG du leader européen dans le secteur des missiles MBDA dont EADS est actionnaire à 37,5% et dont le frère Imad Lahoud [18] a connu quelques démêlées judiciaires en liaison avec Jean-Louis Gergorin lors de l’affaire Clearstream.

Enfin, nous pouvons ajouter que la FAF française est soutenue par le ministère des Affaires étrangères, le ministère de l’Éducation nationale ou encore l’Institut d’études politiques de Paris [19].

La clef du système d’influence de la French-American Foundation est sa capacité à recruter des personnes appelées à occuper de hautes fonctions. Sa grande force est d’accueillir en son sein les représentants politiques issus de courants qui, officiellement, s’opposent – des socialistes à l’UMP en passant par le gaulliste Nicolas Dupont-Aignan ou le responsable de la communication de la campagne présidentielle de José Bové, Bernard Loche. Pour éviter toute conclusion hâtive, soulignons que les personnes approchées par la Fondation et qui ont accepté de la fréquenter n’ont pas pour autant accepté les offres de services qui leur ont été ultérieurement présentées.

C’est dans le programme intitulé Young Leaders qu’une véritable sélection s’opère. Comme l’affirment clairement les textes officiels : « Le programme phare des Young Leaders, piloté par les deux entités (ndlr : New-York et Paris), vise à créer et à développer des liens durables entre des jeunes professionnels français et américains talentueux et pressentis pour occuper des postes clefs dans l’un ou l’autre pays » [20].

Les textes officiels précisent que la sélection s’opère en 3 phases :

– « La première phase consiste à présélectionner des candidats. Cette présélection se fait par l’intermédiaire du réseau de la French-American Foundation, par d’anciens Young Leaders ou d’actuels membres du Conseil de surveillance. Récemment, un effort a été entrepris pour diversifier socialement et professionnellement les candidats, notamment par le repérage dans la presse des profils prometteurs.

2 – La deuxième phase consiste à recueillir formellement les candidatures. Les dossiers ainsi constitués contiennent la biographie du candidat et une lettre de recommandation. Des entretiens de motivation sont organisés.

3 – La dernière phase de la procédure est la sélection finale des candidats. Après avoir reçu le dossier de chaque candidat, le Comité de sélection se réunit. Ce Comité comprend environ 10 membres dont la majorité sont des anciens Young Leaders. Les candidats ayant obtenu le plus de voix sont sélectionnés ».

Comme on le voit, n’entre pas qui veut à la FAF. Les membres sélectionnés forment véritablement une « élite » dont l’objectif officiel est de « renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique ». Il est d’autant plus intéressant de connaître leurs noms.

Au sein de la sélection, c’est le professeur de science politique états-unien et membre du CFR, Ezra Suleiman, qui fut l’unique responsable de 1981 à 1984, puis de 1994 à 2001, du recrutement des Young Leaders en France [21]. Après une sélection drastique, seuls 125 États-Uniens et 126 Français composent les Young Leaders depuis 1981. Dans le cas de la FAF US, nous pouvons citer les noms suivants avec la date d’admission : Antony Blinken (1998, ancien conseiller en politique étrangère du président Clinton), Ian Brzezinski (2001, chargé aux affaires de défense de l’OTAN, fils du ‘célèbre’ géopolitologue Zbigniew Brzezinski), le général Wesley K. Clark (1983, ex-commandant en chef des troupes de l’OTAN en Europe), le président Clinton (1984) et Hillary Clinton (1983, sénateur) [22].

Dans le cas de la branche française de la French-American Foundation, nous pouvons relever en particulier :

√ Alain Juppé (Ancien ministre, maire de Bordeaux).

√ Alain Mérieux (1982, fondateur de bioMérieux).

√ Alain Minc (1981, conseiller politique, économiste, essayiste et dirigeant d’entreprise).

√ Alain Richard (1981, ministre de la Défense tout le long du gouvernement Jospin).

√ Anne Lauvergeon (1996, présidente d’Areva).

√ Annick Cojean (2000, journaliste au Monde).

√ Aquilino Morelle (1998, ancien conseiller politique au cabinet du président de la République François Hollande).

√ Arnaud Montebourg (2000, ancien ministre de l’Économie).

√ Bernard Guetta (1981, journaliste à France Inter).

√ Bruno Le Roux (1998, député depuis 1997 et président du groupe socialiste à l’Assemblée de 2012 à 2016, ministre de l’intérieur).

√ Cédric Villani (2012-2013, Médaillé Fields, en tant que membre d’EuropaNova).

√ Christine Ockrent (1983, journaliste).

√ Denis Olivennes (1996, président de la FNAC)… [24]

√ Édouard Philippe (Premier ministre français).

√ Emmanuel Chain (1999, journaliste).

√ Emmanuel Macron (2012, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, président de la République française).

√ Éric Raoult (1994, ancien député et ancien ministre).

√ Erik Izraelewicz (1994, directeur du Monde).

√ Fleur Pellerin (2012).

√ François Hollande (ancien président de la république).

√ François Léotard (1981, ancien ministre de la Défense).

√ Frédéric Lemoine (2007, directeur du groupe Wendel, à ce titre administrateur de Saint-Gobain).

√ Guy Sorman (1982-1984, essayiste libéral).

√ Henri de Castries (1994, président du directoire du groupe Axa).

√ Jacques Toubon (1983, député UMP).

√ Jean-Louis Gergorin (1994).

√ Jean-Marc Jancovici (2002, ingénieur consultant pour l’ADEME, vulgarisateur dans les médias des questions énergétiques).

√ Jean-Marie Colombani (1983, fondateur de Slate et ancien directeur du Monde).

√ Jean-Noël Jeanneney (1983, président de la Bibliothèque nationale de France).

√ Jérôme Chartier (2003, député UMP).

√ Jérôme Clément (1982, Président d’Arte).

√ Laurent Cohen-Tanugi (1996, ancien vice-président de Sanofi-Synthélabo et membre du conseil d’administration du think tank « Notre Europe » créé par l’ancien président de la Commission Jacques Delors [23]).

√ Laurent Joffrin (1994, PDG de Libération).

√ Laurent Vigier (2010-2011, PDG de la branche internationale de la Caisse des dépôts et consignations).

Laurent Wauquiez (2006, président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes).

√ Marie Lajus (2006, préfète déléguée pour l’égalité des chances).

√ Marisol Touraine (1998, ministre des Affaires sociales et de la Santé).

√ Marwan Lahoud (1999).

√ Matthias Fekl (2013, ministre de l’intérieur en 2017).

√ Matthieu Croissandeau (2002, rédacteur en chef adjoint du Nouvel Observateur).

√ Matthieu Pigasse (2005, homme d’affaires).

√ Najat Vallaud-Belkacem (2006, ministre de l’éducation nationale).

√ Nathalie Kosciusko-Morizet (2005, ancien ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement).

√ Nicolas Dupont-Aignan (2001, Président de Debout la France).

√ Nicolas Gaume (1999, PDG de Mimesis Republic et président du Syndicat national du jeu vidéo).

√ Olivier Nora (1995, président des Éditions Fayard).

√ Pascal Riché (2000, cofondateur de Rue89).

√ Philippe Auberger (1989, député UMP).

√ Philippe Le Corre (2005, professeur à Sciences Po et à l’IRIS).

√ Philippe Naudet (2013, commandant du sous-marin nucléaire d’attaque Améthyste (S605).

√ Pierre Kosciusko-Morizet (2009, PDG de PriceMinister).

√ Pierre Mariani (1996, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy de 1993 à 1995, puis responsable à BNP Paribas et enfin dirigeant de Dexia).

√ Pierre Moscovici (1996, ministre de l’Économie et des Finances).

√ Pierre Richard (1984, fondateur et président de Dexia de 1987 à 2008).

√ Stéphane Israël (2012, directeur de cabinet d’Arnaud Montebourg puis PDG d’Arianespace).

√ Sylvie Kaufmann (1998, journaliste au Monde).

√ Valérie Pécresse (2002, ancienne ministre de l’Éducation nationale).

√ Yves Censi (2003, député UMP).

√ Yves de Kerdrel (2005, journaliste aux Échos).

Une telle représentation souligne l’influence capitale qu’exerce la French-American Foundation dans les liens franco-états-uniens [25].

De multiples rencontres ont lieu entre représentants français et états-uniens afin de discuter de sujets comme la défense, la politique, le journalisme, le syndicalisme… En fait, il s’agit de « lisser » les points de vue afin d’aboutir à un consensus favorable au partenariat transatlantique. Toutes ces rencontres officielles et officieuses permettent de créer une communion de pensée parmi les acteurs de la FAF appartenant à des secteurs variés.
Cette fondation organise également différents colloques sur la défense, le journalisme, l’éducation ou la santé. On trouve parmi les participants, outre les personnes citées ci-dessus, des noms bien connus comme :

√ François Bayrou.

√ Bernard Kouchner.

√ Jean-François Copé (porte-parole du gouvernement Chirac en 2007).

√ Michel Barnier (conseiller politique de Nicolas Sarkozy en 2007).

√ Nicolas Beytout (Ancien Directeur de la rédaction du Figaro).

√ Le général Henri Bentegeat (Ancien chef d’état-major des armées).

…etc. [26].
 

Pierre Hillard

Tous ces colloques poursuivent, bien entendu, le but suprême de servir au mieux les intérêts de l’humanité.

Source :

http://french-american.org/

http://www.voltairenet.org/article146888.html

http://french-american.org/actions/young-leaders/

https://fr.wikipedia.org/wiki/French-American_Foundation

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/French-American_Foundation

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/heureuse-coincidence-macron-193362

https://blogs.mediapart.fr/revue-frustration/blog/270617/le-programme-young-leaders-incubateur-doligarchie

 

Note :

[1http://www.u-m-p.org

[2http://www.frenchamerican.org/board…

[3] « Comment le Conseil des relations étrangères détermine la diplomatie USRéseau Voltaire, 25 juin 2004.

[4http://www.frenchamerican.org/pdf/f…

[5http://www.french-american.org/srt/…

[6http://www.frenchamerican.org/pdf/f…

[7http://www.frenchamerican.org/state…

[8] « John Negroponte bientôt à Bagdad », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 20 avril 2004.

[9http://www.frenchamerican.org/board…

[10http://www.frenchamerican.org/about…

[11http://www.chathamhouse.org.uk/

[12] « L’honorable Frank Carlucci », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.

[13] « Le Carlyle Group, une affaire d’initiés », Réseau Voltaire, 9 février 2004.

[14] « Histoire secrète de L’Oréal », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 mars 2004.

[15http://www.frenchamerican.org/cgi-b…

[16http://www.french-american.org/srt/…

[17http://www.french american.org/srt/…

[18] Marwan et Iman Lahoud n’ont pas de lien de parenté avec le président libanais Émile Lahoud, contrairement aux allégations de la presse française.

[19http://www.french-american.org/srt/…

[20Rapport d’étude pour le ministère des Affaires étrangères, analyse du processus de sélection des Young Leaders français pour la période 1981-2005, French American Foundation, Paris et New-York, p. 4

[21Ibid., p. 6.

[22http://www.french-american.org/srt/…

[23http://www.notre-europe.eu/fr/qui-s…

[24http://www.french-american.org/srt/…

[25] Cette coopération s’illustre aussi dans le domaine économique. En effet, la FAF a organisé un colloque intitulé « Économies européennes et américaines, l’impossible divorce » sous la direction de Joseph P. Quinlan. Auteur d’un document paru en 2003 sous le titre « Drifting apart or growing together ? The primacy of the transatlantic economy », Joseph P. Quinlan a co-écrit avec Daniel S. Hamilton l’ouvrage de référence en matière de marché transatlantique sans entraves Deep integration dont le président de la Commission européenne, José Barraso, a tant vanté la valeur à la School of Advanced International Studies (SAIS), le 18 octobre 2005.

[26] Rapport annuel 2003-2004, French-American Foundation. Cette fondation décerne chaque année le Prix Benjamin Franklin « à une personne qui, à travers sa vie, a œuvré à l’amélioration des relations entre la France et les États-Unis » comme le rappelle le rapport de la FAF. Les lauréats de ce Prix sont : l’ambassadeur C. Douglas Dillon, l’ambassadeur Walter J.P. Curley, Médecins sans frontières, Bernard Arnault (groupe de luxe LVMH), Michel David-Weill (ancien Président de Lazard Frères), la famille Forbes et Maurice Lévy (Président du Directoire de Publicis Groupe), op. cit, p. 30

Pr Pierre Hillard :

Il a fait des études d’histoire, de sciences politiques et d’études stratégiques.

Spécialiste de l’Allemagne, des affaires européennes, du mondialisme, de la constitution de blocs continentaux unifiés (UE, UNASUR, Union Nord-américaine à l’instigation de Robert Pastor, etc.), du partenariat transatlantique, de l’instauration d’un marché transatlantique sans entraves, des relations euro-arabes, du régionalisme et de la question des minorités nationales.

Il est auteur de Minorités et régionalismes dans l’Europe fédérale des régions, de La Décomposition des nations européennes, de La Marche irrésistible du nouvel ordre mondial, de la Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale, etc… et de nombreux articles dans Le Figaro, Géostratégiques, Réseau Voltaire, Conflits actuels, Intelligence et Sécurité et Balkans-Infos.

La fiche Wikipedia de ce farouche opposant au Nouvel Ordre Mondial et à Macron était active depuis plus de 8 ans et soudainement, elle a été supprimée. Sûrement la faute à pas de chance…

https://aphadolie.com/2017/12/08/la-french-american-foundation/

Posté par UPR Creuse à 17:13 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mardi 10 octobre 2017

La Pravda étasunienne. Comment la CIA a créé le concept de théorie du complot

Par Ron Unz – Le 5 septembre 2017 – Source Unz Review (...)

ARG THEORIE DU COMPLOTDe toute évidence, une grande partie de tout ce qui a été décrit par nos dirigeants gouvernementaux ou présentés dans les pages de nos journaux les plus respectables – des attentats du 11 septembre au cas local le plus insignifiant de petite corruption urbaine – pourrait être objectivement classée dans la catégorie « théorie du complot », mais ces mots ne seront jamais utilisés pour ce cas-là. L’utilisation de cette expression fortement chargée est plutôt réservée à ces théories, qu’elles soient plausibles ou fantaisistes, qui ne possèdent pas le cachet d’approbation de l’establishment.

Autrement dit, il existe de bonnes « théories du complot » et de mauvaises « théories du complot », les premières étant celles promues par les experts des émissions de télévision traditionnelles et n’étant donc jamais définies comme telles. (...)

On a déjà assisté à des changements radicaux dans les croyances publiques américaines, simplement sur la base d’une association implicite. Dans les premières semaines et mois suivant les attentats de 2001, tous les organes médiatiques américains ont été enrôlés pour dénoncer et vilipender Oussama Ben Laden, le prétendu cerveau de l’islamisme, comme étant notre plus grand ennemi national, avec son visage barbu apparaissant sans fin à la télévision et dans les journaux, devenant bientôt l’un des visages les plus reconnaissables au monde. Mais alors que l’administration Bush et ses principaux alliés médiatiques préparaient une guerre contre l’Irak, les images des tours brûlantes ont alors été plutôt juxtaposées avec des photos du dictateur moustachu, Saddam Hussein, pourtant un ennemi de Ben Laden. En conséquence, au moment où nous attaquions l’Irak en 2003, les sondages  révélaient que 70% des citoyens américains croyaient que Saddam était personnellement impliqué dans la destruction de notre World Trade Center. À cette date, je ne doute pas que de nombreux millions d’Américains, patriotes mais faiblement informés, auraient dénoncé et vilipendé avec colère comme un « théoricien du complot un peu dingue », quiconque aurait la témérité de suggérer que Saddam n’était pas impliqué dans le 11 septembre, alors même qu’aucun dirigeant n’a jamais osé explicitement proférer une affirmation aussi fausse.

(...)Pendant les décennies précédant [la 2° guerre mondiale], l’un de nos savants et intellectuels publics les plus importants fut l’historien Charles Beard, dont les écrits influents mettaient fortement l’accent sur le rôle néfaste de diverses conspirations menées par l’élite dans l’élaboration de la politique américaine, au profit de quelques-uns et aux dépens du plus grand nombre, avec des exemples allant de l’histoire des États-Unis la plus ancienne jusqu’à l’entrée de la nation dans la Première Guerre mondiale. De toute évidence, les chercheurs n’ont jamais prétendu que tous les événements historiques majeurs avaient des causes cachées, mais il était largement admis que c’était le cas pour certains d’entre eux et tenter d’enquêter sur ces possibilités était considéré comme une entreprise académique parfaitement honorable.

Mais Beard était un adversaire important de l’entrée américaine dans la Seconde Guerre mondiale et a donc été marginalisé dans les années qui ont suivi, jusqu’à sa mort en 1948. De nombreux jeunes intellectuels publics d’une tendance similaire ont également subi le même sort, ont été discriminés et se sont vus refuser tout accès aux médias traditionnels. Parallèlement, les perspectives totalement opposées de deux philosophes politiques européens, Karl Popper et Leo Strauss, progressaient dans les milieux intellectuels américains et leurs idées sont devenues dominantes dans la vie publique.

Popper, le plus influent, a présenté des objections vastes et très théoriques à la possibilité même que des conspirations de haut niveau puissent exister, affirmant qu’elles seraient difficiles à mettre en œuvre compte tenu de la faillibilité des agents humains ; ce qui pourrait apparaître comme un complot serait en réalité dû à des acteurs individuels poursuivant leurs objectifs personnels. Plus important encore, il considérait les « croyances complotistes » comme une maladie sociale extrêmement dangereuse, facteur majeur de la montée du nazisme et d’autres idéologies totalitaires mortelles. Sa propre histoire, d’origine juive et ayant fui l’Autriche en 1937, a sûrement contribué à la force de ses sentiments sur ces questions philosophiques.

Strauss, une figure fondatrice de la pensée néo-conservatrice moderne, était tout aussi sévère dans ses attaques contre l’analyse complotiste, mais pour des raisons opposées. Dans son esprit, les conspirations menées par l’élite étaient absolument nécessaires et bénéfiques, une défense sociale cruciale contre l’anarchie ou le totalitarisme, mais leur efficacité dépendait évidemment du fait que les regards indiscrets des masses ignorantes ne s’y fixent pas. Son principal problème avec les « théories du complot » n’était pas qu’elles étaient toujours fausses mais qu’elles pouvaient souvent être vraies et, par conséquent, leur propagation était potentiellement perturbatrice pour le bon fonctionnement de la société. Donc, par légitime défense, les élites ont besoin de supprimer activement ou, au moins, de gêner les recherches non autorisées sur les conspirations présumées.

Pour la plupart des Américains, même éduqués, des théoriciens comme Beard, Popper et Strauss ne sont probablement que de vagues noms mentionnés dans les manuels, et c’était certainement vrai dans mon cas. Popper est probablement l’un des fondateurs de la pensée libérale moderne, avec un individu aussi influent politiquement que le financier libéral de gauche George Soros qui prétend être son disciple intellectuel. Les penseurs néo-conservateurs qui ont dominé totalement le Parti républicain et le mouvement conservateur au cours des dernières décennies empruntent aussi souvent leurs idées à Strauss.

Ainsi, grâce à un mélange de pensée poppérienne et straussienne, la tendance américaine traditionnelle à considérer les conspirations menées par l’élite comme un aspect réel mais néfaste de notre société a été progressivement stigmatisée comme étant paranoïaque ou politiquement dangereuse, posant les conditions de son exclusion du discours respectable.

En 1964, cette révolution intellectuelle était en grande partie achevée, comme en témoigne la réaction extrêmement positive à l’article célèbre du politologue Richard Hofstadter qui critiquait le soi-disant « style paranoïaque » dans la politique américaine, qu’il dénonçait comme la cause sous-jacente de cette grande croyance populaire en des théories du complot peu plausibles. Dans une large mesure, il s’attaquait à des hommes de paille, racontait et ridiculisait les croyances en des complots les plus extrêmes, tout en ignorant ceux qui avaient été prouvés comme réels. Par exemple, il a décrit comment certains des anti-communistes les plus hystériques affirmait que des dizaines de milliers de troupes communistes chinoises étaient cachées au Mexique, préparant une attaque contre San Diego, alors même qu’il n’admettait pas que, pendant des années, des espions communistes avaient effectivement servi à proximité du plus haut niveau gouvernemental étasunien. Même les individus les plus portés sur la théorie du complot ne prétendent pas que tous les présumés complots soient vrais, simplement que certains d’entre eux peuvent l’être.

Les quelques fois où je pensais à ce sujet, mon raisonnement était simple et fondé sur ce qui semblait être un solide bon sens. Tout complot à la base d’un événement public important doit certainement avoir de nombreux « agents » différents y participant, qu’il s’agisse de personnes impliquées ou de décisions prises, pouvant aller jusqu’à 100 ou plus. Maintenant, compte tenu de la nature imparfaite de toute tentative de dissimulation, il serait certainement impossible que tout cela puisse rester caché. Donc, même si un complot a initialement une chance de 95% de ne pas être détecté, cinq indices majeurs resteraient à la vue des enquêteurs. Et une fois que le nuage bourdonnant des journalistes les aurait remarqués, des preuves si flagrantes de complot attireraient certainement un essaim supplémentaire d’enquêteurs motivés, remontant la piste jusqu’à son origine, avec de plus en plus d’éléments progressivement découverts jusqu’à ce que le montage tout entier s’effondre. Et même si tous les faits cruciaux ne sont pas mis à jour, la simple conclusion selon laquelle il y a effectivement eu complot serait au moins rapidement établie.

Cependant, il y avait une hypothèse tacite dans mon raisonnement que j’ai réalisé depuis lors comme étant tout à fait fausse. De toute évidence, de nombreuses conspirations potentielles impliquent des fonctionnaires gouvernementaux puissants ou des situations dans lesquelles leur divulgation représenterait une source d’embarras considérable pour ces personnes. Mais j’avais toujours supposé que même si le gouvernement échouait dans son rôle d’enquêteur, les chiens de guerre dévoués du Quatrième pouvoir allaient toujours et sans relâche chercher la vérité, la gloire et les prix Pulitzer. Cependant, une fois que j’ai progressivement commencé à me rendre compte que les médias n’étaient en réalité que « notre Pravda américaine » et cela peut-être depuis des décennies, j’ai soudain réalisé le défaut dans ma logique. Si ces cinq ou dix ou vingt ou cinquante indices initiaux étaient simplement ignorés par les médias, que ce soit par paresse, incompétence ou quelles qu’en soient les raisons, absolument plus rien ne pouvait empêcher que des complots réussis ne se produisent et restent insoupçonnés, même les plus mal conçus et évidents.

Je vais faire de ce constat un principe général. Un contrôle substantiel des médias est presque toujours une condition préalable absolue à toute conspiration réussie. Plus le degré de contrôle des médias est fort plus les complots peuvent être visibles. Donc pour évaluer la plausibilité d’une conspiration, la première question à examiner est : qui contrôle les médias locaux et jusqu’à quel point.

Considérons une simple expérience par la pensée. Pour diverses raisons, ces jours-ci, l’ensemble des médias américains est extraordinairement hostile à la Russie, certainement beaucoup plus qu’ils ne l’étaient vis-à-vis de l’Union soviétique communiste pendant les années 1970 et 1980. Par conséquent, je dirais que la probabilité d’une conspiration russe à grande échelle se déroulant dans la zone opérationnelle de ces organes médiatiques est pratiquement nulle. En effet, nous sommes constamment bombardés d’histoires de présumées conspirations russes qui semblent être des « faux positifs », des accusations fortes reposant pourtant apparemment sur une faible base factuelle ou étant même totalement ridicules. Alors même que le pire genre de complot antirusse se déroule ouvertement sans déclencher le moindre commentaire ou enquête médiatique importante.

(...)

Dans une certaine mesure, la création d’Internet et la vaste prolifération de médias alternatifs, y compris mon propre petit site, ont quelque peu modifié cette image déprimante. Il n’est donc pas surprenant qu’une fraction très importante de la discussion qui domine ces sites concerne exactement ces sujets régulièrement condamnés comme des « théories du complot un peu dingues » par nos principaux organes médiatiques. De telles analyses non censurées doivent sûrement être une source d’irritation et d’inquiétude considérables pour les fonctionnaires du gouvernement qui ont longtemps compté sur la complicité des médias pour permettre à leurs graves méfaits de passer inaperçus et rester impunis. En effet, il y a plusieurs années, un haut responsable de l’administration Obama a soutenu que la libre discussion que l’on peut avoir sur Internet au sujet des diverses « théories du complot » était tellement dangereuse que des agents du gouvernement devraient être recrutés pour « s’infiltrer cognitivement » et les perturber, une version high-tech des opérations hautement controversées de contre renseignement entreprises par le FBI de J. Edgar Hoover.

http://lesakerfrancophone.fr/la-pravda-etasunienne-comment-la-cia-a-cree-le-concept-de-theorie-du-complot

 

jeudi 14 septembre 2017

Vidéos du jour

François Asselineau a été interrogé, le 8 septembre 2017, par Nader Alami, présentateur sur la chaîne de télévision franco-tunisienne AL JANOUBIYA TV.
Voir l'entretien de 31 minutes sur https://www.upr.fr/…/francois-asselineau-a-ete-interroge-na…

ARG VID YANNICK 1Le président dénonce la fausse opposition de Mélanchon à Mme Le pen: "ce sont des gens qui servent de paratonnerre...".

On revient aussi sur le slogan "l'Europe c'est la paix", sur la conception macronienne de l'Europe sous direction franco- allemande qui a provoqué un tollé en Europe de l'Est.

On évoque la question des accusations de complotisme pendant la campagne présidentielle (v. vidéo suivante).

On parle aussi de nous autres, modestes militants de l'UPR, qui défendons "une certaine idée de la France".On retiendra aussi la formule "l'intelligence c'est du bon sens!".

 

Voir ou revoir aussi:

L'UPR répond à Alexandre Astier sur le complotisme

https://www.youtube.com/watch?v=y56TOzpekJw

Ajoutée le 11 sept. 2017
Voir aussi:

GOPE - Natacha Polony dénonce que les GOPE et l'UE sont à l'origine de la loi travail.

https://www.youtube.com/watch?v=v4eo3r6RgqE

Ajoutée le 13 sept. 2017

 

Posté par ddupr à 09:40 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

dimanche 13 août 2017

Trump évoque une possible intervention militaire au Venezuela, «de la folie» selon Caracas

boussole-4

Trump évoque une possible intervention militaire au Venezuela, «de la folie» selon Caracas

https://francais.rt.com/international/41936-trump-evoque-possible-intervention-militaire-venezuela-de-la-folie-pour-caracas

 

Donald Trump a évoqué une éventuelle option militaire au Venezuela, où le président Nicolas Maduro, vilipendé par les pays occidentaux et plusieurs Etats latino-américains, avait promis de répondre «les armes à la main» à une agression américaine.

«Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire», a lancé le 11 août le président américain, lors d'un échange avec des journalistes dans son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il est actuellement en vacances.

Appelé à donner des précisions sur cette annonce, qui intervient dans une période d'extrême tension avec la Corée du Nord, le chef d'Etat est resté évasif. «Nous avons des troupes dans le monde entier qui sont parfois très loin. Le Venezuela n'est pas très éloigné et les gens souffrent et les gens meurent», a-t-il simplement ajouté, entouré du secrétaire d'Etat Rex Tillerson et de l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley.

Interrogé sur cette déclaration, le Pentagone s'est borné à faire savoir, par la voix de son porte-parole Eric Pahon, qu'il n'avait «à ce stade» reçu aucune consigne sur ce dossier.

Caracas dénonce un «acte de folie»

Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, a qualifié d'«acte de folie» cette déclaration du président Donald Trump.

«[En cas d'agression] nous serons tous au premier rang pour défendre les intérêts et la souveraineté de notre Venezuela bien-aimé», a déclaré Vladimir Padrino.

Le ministre des Communications du pays, Ernesto Villegas, a également qualifié la déclaration de Donald Trump de «menace sans précédent pour la souveraineté nationale», dans une interview à la télévision publique.

Washington et Caracas, qui n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010 mais dont les relations s'étaient quelque peu améliorées à la fin du mandat de Barack Obama, conservent des liens économiques et commerciaux étroits, avant tout dans l'industrie pétrolière.

Début août, les Etats-Unis avaient néanmoins infligé des sanctions au président vénézuélien, qu'ils avaient alors qualifié de «dictateur».

L'adoption de ces sanctions américaines est survenue au lendemain de l'élection de l'Assemblée constituante vénézuélienne voulue par le président chaviste, un scrutin marqué par des violences qui ont fait dix morts. Rejetée par l'opposition et nombre de pays occidentaux, cette assemblée a confirmé à l'unanimité Nicolas Maduro dans ses fonctions de «président constitutionnel de la république bolivarienne du Venezuela».

Il est extrêmement rare que le gouvernement américain prenne des sanctions contre un chef d'Etat étranger en exercice*. Nicolas Maduro est seulement le quatrième à être ainsi sanctionné par Washington, rejoignant un groupe composé du président syrien Bachar el-Assad, du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et du président zimbabwéen Robert Mugabe.

La Maison Blanche refuse le dialogue avec Maduro

Une nouvelle série de sanctions américaines a par ailleurs été adoptée cette semaine à l'encontre de huit responsables vénézuéliens impliqués dans la mise en place de l'Assemblée constituante, jugée «illégitime» par Washington.

«Ce régime est inacceptable et les Etats-Unis se tiendront au côté de l'opposition [qui se bat] contre la tyrannie jusqu'à ce que le Venezuela restaure une démocratie prospère et pacifique», a lancé à cette occasion le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

De son côté, Nicolas Maduro a dit souhaiter «un dialogue» avec son homologue américain. «S'il est autant intéressé par le Venezuela, je suis là, je suis le chef de ce qui l'intéresse», a-t-il affirmé lors d'un discours le 10 août devant l'Assemblée constituante.

Nicolas Maduro souhaite que cette discussion ait lieu par téléphone ou qu'elle se tienne à New York, à l'occasion de l'assemblée générale des Nations unies à la mi-septembre.

La Maison Blanche a révélé que Nicolas Maduro avait effectivement sollicité une conversation avec Donald Trump le 11 août, mais a implicitement fait savoir que sa demande n'avait pas été acceptée. «Les Etats-Unis se tiennent aux côtés du peuple du Venezuela face à la répression permanente exercée par le régime de [Nicolas] Maduro. Le président Trump parlera volontiers avec le dirigeant du Venezuela dès que la démocratie sera restaurée dans ce pays», a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

Alors qu'il prétend vouloir entretenir des relations «normales» avec les Etats-Unis, Nicolas Maduro a averti le 10 août Donald Trump que son pays répondrait «les armes à la main» à une éventuelle agression et «ne se rendra[it] jamais».

Les manifestations contre Nicolas Maduro ont fait plus de 125 morts depuis début avril dans un contexte de grave crise économique et institutionnelle.

====================================================================

*Il s'agit ici de sanctions directes contre un chef d'Etat, à ne pas confondre avec la succession de “sanctions” sous des formes diverses infligées par les Etats- Unis aux pays qui dérangent leurs intérêts stratégiques, les dernières en date concernant la Russie. Pour rappel, voici quelques exemples de « sanctions » radicales, évènements reconnus par les Etats- Unis eux- même (documents « déclassifiés »), le reste étant, naturellement, du « complotisme »...

P.G.

Screen-Shot-08-08-17-at-07

Screen-Shot-08-08-17-at-07

Screen-Shot-08-08-17-at-08

Screen-Shot-08-08-17-at-08

Screen-Shot-08-08-17-at-08

Posté par ddupr à 08:56 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 17 mars 2017

Traitements médiatiques variés

SERVICE PUBLIC AUDIOVISUEL DESINFO MONTAGE

Le scoop du jour (!) : le service public n'aime pas François Asselineau...

François Asselineau candidat. Pourquoi pas ?

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-15-mars-2017

Huluberlu, anachronique...bref (horreur suprême sur France Inter) le candidat le plus proche du gaullisme originel!

Idem sur France 2:

https://www.youtube.com/watch?v=OxtVUcd5URA

Par contre, on respire mieux sur d'autres médias:

ASSELINEAU #2017 - Invité de Abdelkrim Branine sur BEUR FM - 16 mars 2017

https://www.youtube.com/watch?v=yYipo1ewrL4

Sébastien DUBOIS - Délégué régional de l'UPR en Martinique, était l'invité de radio Martinique

https://www.youtube.com/watch?v=-yE7S1He9cw

 

dimanche 19 février 2017

Police de la pensée

conspiracy watch 2

A voir, dans la rubrique “jusqu'où iront- ils?”, cette vidéo d'un certain Adrien Saumier, un élu municipal parisien (Paris 13) !!!!!!!! Membre d’Europe Écologie Les Verts EELV, il appartient à la majorité PS, et a obtenu une délégation d’adjoint au maire ; il est “Adjoint au Maire en charge du développement durable et de l’économie sociale et solidaire” (Source ici) :

La vidéo est publiée sur le site “les crises.fr” que nous recommandons à nos lecteurs, comme source intéressante, honnête et diversifiée d'informations, tout l'inverse de nos médias “mainstream”...

Ce qui ne nous empêche pas d'être en désaccord sur bien des sujets. Mais dans une vraie démocratie, ce qui compte, c'est la diversité des approches et l'honnêteté des protagonistes.

https://www.les-crises.fr/ha-llu-cu-nant-adrien-saumier-est-un-elu-de-paris-13-et-il-en-rajoute-contre-ce-blog/

conspiracy watch 1

Dans cette vidéo, l'auteur “dénonce” les sites diffusant de fausses informations, pardon, de “fake news” en langue impériale, dont, bien sûr, le site upr.fr...et bien sûr, il incite à utiliser le filtre de la police de la pensée, le fameux “decodex”, dont nous avons déjà parlé.

https://youtu.be/XGUcOuK9x2s

ACCUSTION DE CONSPI

 

Posté par ddupr à 08:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 10 février 2017

Complotisme

COMPLOT 1

Divers liens renvoyant à des conceptions "complotistes" pour nos adversaires.

Avertissement: tous les liens proposés sur ce blog ne reflètent pas toujours exactement les analyses de l'UPR, nous faisons confiance à l'esprit critique de nos lecteurs pour prendre le recul nécessaire: l'objectif est de proposer une réflexion sur des thématiques qui nous semblent essentielles pour un débat réellement démocratique.

Le rôle central des États-Unis dans la construction européenne est un fait avéré qui n’a rien à voir avec du complotisme

https://www.upr.fr/actualite/monde/decouvrez-en-17-minutes-quel-point-le-role-central-des-etats-unis-dans-la-construction-europeenne-est-un-fait-avere-qui-na-rien-voir-avec-du-complotisme

Qui sont les théoriciens du complot?

https://youtu.be/v002V3zDEiI

10 faits sur l'influence des multinationales sur le fonctionnement de l'UE

https://youtu.be/owotcEyf6yU

la destruction programmée de la France

https://youtu.be/NvKlyvQn4ag

Le jour où la France est mourue

A revoir également, dans le cadre des arguments de la campagne électorale:

Décryptage d’une nouvelle escroquerie politique : « La VIe République » de Jean-Luc Mélenchon

 https://www.youtube.com/watch?v=JnklnGk4yKMDécryptage d’une nouvelle escroquerie politique : « La VIe République » de Jean-Luc Mélenchon

eme-republique-melenchon

https://www.upr.fr/actualite/france-europe/decryptage-dune-nouvelle-escroquerie-politique-la-vie-republique-de-jean-luc-melenchon