mardi 10 octobre 2017

La Pravda étasunienne. Comment la CIA a créé le concept de théorie du complot

Par Ron Unz – Le 5 septembre 2017 – Source Unz Review (...)

ARG THEORIE DU COMPLOTDe toute évidence, une grande partie de tout ce qui a été décrit par nos dirigeants gouvernementaux ou présentés dans les pages de nos journaux les plus respectables – des attentats du 11 septembre au cas local le plus insignifiant de petite corruption urbaine – pourrait être objectivement classée dans la catégorie « théorie du complot », mais ces mots ne seront jamais utilisés pour ce cas-là. L’utilisation de cette expression fortement chargée est plutôt réservée à ces théories, qu’elles soient plausibles ou fantaisistes, qui ne possèdent pas le cachet d’approbation de l’establishment.

Autrement dit, il existe de bonnes « théories du complot » et de mauvaises « théories du complot », les premières étant celles promues par les experts des émissions de télévision traditionnelles et n’étant donc jamais définies comme telles. (...)

On a déjà assisté à des changements radicaux dans les croyances publiques américaines, simplement sur la base d’une association implicite. Dans les premières semaines et mois suivant les attentats de 2001, tous les organes médiatiques américains ont été enrôlés pour dénoncer et vilipender Oussama Ben Laden, le prétendu cerveau de l’islamisme, comme étant notre plus grand ennemi national, avec son visage barbu apparaissant sans fin à la télévision et dans les journaux, devenant bientôt l’un des visages les plus reconnaissables au monde. Mais alors que l’administration Bush et ses principaux alliés médiatiques préparaient une guerre contre l’Irak, les images des tours brûlantes ont alors été plutôt juxtaposées avec des photos du dictateur moustachu, Saddam Hussein, pourtant un ennemi de Ben Laden. En conséquence, au moment où nous attaquions l’Irak en 2003, les sondages  révélaient que 70% des citoyens américains croyaient que Saddam était personnellement impliqué dans la destruction de notre World Trade Center. À cette date, je ne doute pas que de nombreux millions d’Américains, patriotes mais faiblement informés, auraient dénoncé et vilipendé avec colère comme un « théoricien du complot un peu dingue », quiconque aurait la témérité de suggérer que Saddam n’était pas impliqué dans le 11 septembre, alors même qu’aucun dirigeant n’a jamais osé explicitement proférer une affirmation aussi fausse.

(...)Pendant les décennies précédant [la 2° guerre mondiale], l’un de nos savants et intellectuels publics les plus importants fut l’historien Charles Beard, dont les écrits influents mettaient fortement l’accent sur le rôle néfaste de diverses conspirations menées par l’élite dans l’élaboration de la politique américaine, au profit de quelques-uns et aux dépens du plus grand nombre, avec des exemples allant de l’histoire des États-Unis la plus ancienne jusqu’à l’entrée de la nation dans la Première Guerre mondiale. De toute évidence, les chercheurs n’ont jamais prétendu que tous les événements historiques majeurs avaient des causes cachées, mais il était largement admis que c’était le cas pour certains d’entre eux et tenter d’enquêter sur ces possibilités était considéré comme une entreprise académique parfaitement honorable.

Mais Beard était un adversaire important de l’entrée américaine dans la Seconde Guerre mondiale et a donc été marginalisé dans les années qui ont suivi, jusqu’à sa mort en 1948. De nombreux jeunes intellectuels publics d’une tendance similaire ont également subi le même sort, ont été discriminés et se sont vus refuser tout accès aux médias traditionnels. Parallèlement, les perspectives totalement opposées de deux philosophes politiques européens, Karl Popper et Leo Strauss, progressaient dans les milieux intellectuels américains et leurs idées sont devenues dominantes dans la vie publique.

Popper, le plus influent, a présenté des objections vastes et très théoriques à la possibilité même que des conspirations de haut niveau puissent exister, affirmant qu’elles seraient difficiles à mettre en œuvre compte tenu de la faillibilité des agents humains ; ce qui pourrait apparaître comme un complot serait en réalité dû à des acteurs individuels poursuivant leurs objectifs personnels. Plus important encore, il considérait les « croyances complotistes » comme une maladie sociale extrêmement dangereuse, facteur majeur de la montée du nazisme et d’autres idéologies totalitaires mortelles. Sa propre histoire, d’origine juive et ayant fui l’Autriche en 1937, a sûrement contribué à la force de ses sentiments sur ces questions philosophiques.

Strauss, une figure fondatrice de la pensée néo-conservatrice moderne, était tout aussi sévère dans ses attaques contre l’analyse complotiste, mais pour des raisons opposées. Dans son esprit, les conspirations menées par l’élite étaient absolument nécessaires et bénéfiques, une défense sociale cruciale contre l’anarchie ou le totalitarisme, mais leur efficacité dépendait évidemment du fait que les regards indiscrets des masses ignorantes ne s’y fixent pas. Son principal problème avec les « théories du complot » n’était pas qu’elles étaient toujours fausses mais qu’elles pouvaient souvent être vraies et, par conséquent, leur propagation était potentiellement perturbatrice pour le bon fonctionnement de la société. Donc, par légitime défense, les élites ont besoin de supprimer activement ou, au moins, de gêner les recherches non autorisées sur les conspirations présumées.

Pour la plupart des Américains, même éduqués, des théoriciens comme Beard, Popper et Strauss ne sont probablement que de vagues noms mentionnés dans les manuels, et c’était certainement vrai dans mon cas. Popper est probablement l’un des fondateurs de la pensée libérale moderne, avec un individu aussi influent politiquement que le financier libéral de gauche George Soros qui prétend être son disciple intellectuel. Les penseurs néo-conservateurs qui ont dominé totalement le Parti républicain et le mouvement conservateur au cours des dernières décennies empruntent aussi souvent leurs idées à Strauss.

Ainsi, grâce à un mélange de pensée poppérienne et straussienne, la tendance américaine traditionnelle à considérer les conspirations menées par l’élite comme un aspect réel mais néfaste de notre société a été progressivement stigmatisée comme étant paranoïaque ou politiquement dangereuse, posant les conditions de son exclusion du discours respectable.

En 1964, cette révolution intellectuelle était en grande partie achevée, comme en témoigne la réaction extrêmement positive à l’article célèbre du politologue Richard Hofstadter qui critiquait le soi-disant « style paranoïaque » dans la politique américaine, qu’il dénonçait comme la cause sous-jacente de cette grande croyance populaire en des théories du complot peu plausibles. Dans une large mesure, il s’attaquait à des hommes de paille, racontait et ridiculisait les croyances en des complots les plus extrêmes, tout en ignorant ceux qui avaient été prouvés comme réels. Par exemple, il a décrit comment certains des anti-communistes les plus hystériques affirmait que des dizaines de milliers de troupes communistes chinoises étaient cachées au Mexique, préparant une attaque contre San Diego, alors même qu’il n’admettait pas que, pendant des années, des espions communistes avaient effectivement servi à proximité du plus haut niveau gouvernemental étasunien. Même les individus les plus portés sur la théorie du complot ne prétendent pas que tous les présumés complots soient vrais, simplement que certains d’entre eux peuvent l’être.

Les quelques fois où je pensais à ce sujet, mon raisonnement était simple et fondé sur ce qui semblait être un solide bon sens. Tout complot à la base d’un événement public important doit certainement avoir de nombreux « agents » différents y participant, qu’il s’agisse de personnes impliquées ou de décisions prises, pouvant aller jusqu’à 100 ou plus. Maintenant, compte tenu de la nature imparfaite de toute tentative de dissimulation, il serait certainement impossible que tout cela puisse rester caché. Donc, même si un complot a initialement une chance de 95% de ne pas être détecté, cinq indices majeurs resteraient à la vue des enquêteurs. Et une fois que le nuage bourdonnant des journalistes les aurait remarqués, des preuves si flagrantes de complot attireraient certainement un essaim supplémentaire d’enquêteurs motivés, remontant la piste jusqu’à son origine, avec de plus en plus d’éléments progressivement découverts jusqu’à ce que le montage tout entier s’effondre. Et même si tous les faits cruciaux ne sont pas mis à jour, la simple conclusion selon laquelle il y a effectivement eu complot serait au moins rapidement établie.

Cependant, il y avait une hypothèse tacite dans mon raisonnement que j’ai réalisé depuis lors comme étant tout à fait fausse. De toute évidence, de nombreuses conspirations potentielles impliquent des fonctionnaires gouvernementaux puissants ou des situations dans lesquelles leur divulgation représenterait une source d’embarras considérable pour ces personnes. Mais j’avais toujours supposé que même si le gouvernement échouait dans son rôle d’enquêteur, les chiens de guerre dévoués du Quatrième pouvoir allaient toujours et sans relâche chercher la vérité, la gloire et les prix Pulitzer. Cependant, une fois que j’ai progressivement commencé à me rendre compte que les médias n’étaient en réalité que « notre Pravda américaine » et cela peut-être depuis des décennies, j’ai soudain réalisé le défaut dans ma logique. Si ces cinq ou dix ou vingt ou cinquante indices initiaux étaient simplement ignorés par les médias, que ce soit par paresse, incompétence ou quelles qu’en soient les raisons, absolument plus rien ne pouvait empêcher que des complots réussis ne se produisent et restent insoupçonnés, même les plus mal conçus et évidents.

Je vais faire de ce constat un principe général. Un contrôle substantiel des médias est presque toujours une condition préalable absolue à toute conspiration réussie. Plus le degré de contrôle des médias est fort plus les complots peuvent être visibles. Donc pour évaluer la plausibilité d’une conspiration, la première question à examiner est : qui contrôle les médias locaux et jusqu’à quel point.

Considérons une simple expérience par la pensée. Pour diverses raisons, ces jours-ci, l’ensemble des médias américains est extraordinairement hostile à la Russie, certainement beaucoup plus qu’ils ne l’étaient vis-à-vis de l’Union soviétique communiste pendant les années 1970 et 1980. Par conséquent, je dirais que la probabilité d’une conspiration russe à grande échelle se déroulant dans la zone opérationnelle de ces organes médiatiques est pratiquement nulle. En effet, nous sommes constamment bombardés d’histoires de présumées conspirations russes qui semblent être des « faux positifs », des accusations fortes reposant pourtant apparemment sur une faible base factuelle ou étant même totalement ridicules. Alors même que le pire genre de complot antirusse se déroule ouvertement sans déclencher le moindre commentaire ou enquête médiatique importante.

(...)

Dans une certaine mesure, la création d’Internet et la vaste prolifération de médias alternatifs, y compris mon propre petit site, ont quelque peu modifié cette image déprimante. Il n’est donc pas surprenant qu’une fraction très importante de la discussion qui domine ces sites concerne exactement ces sujets régulièrement condamnés comme des « théories du complot un peu dingues » par nos principaux organes médiatiques. De telles analyses non censurées doivent sûrement être une source d’irritation et d’inquiétude considérables pour les fonctionnaires du gouvernement qui ont longtemps compté sur la complicité des médias pour permettre à leurs graves méfaits de passer inaperçus et rester impunis. En effet, il y a plusieurs années, un haut responsable de l’administration Obama a soutenu que la libre discussion que l’on peut avoir sur Internet au sujet des diverses « théories du complot » était tellement dangereuse que des agents du gouvernement devraient être recrutés pour « s’infiltrer cognitivement » et les perturber, une version high-tech des opérations hautement controversées de contre renseignement entreprises par le FBI de J. Edgar Hoover.

http://lesakerfrancophone.fr/la-pravda-etasunienne-comment-la-cia-a-cree-le-concept-de-theorie-du-complot

 

jeudi 14 septembre 2017

Vidéos du jour

François Asselineau a été interrogé, le 8 septembre 2017, par Nader Alami, présentateur sur la chaîne de télévision franco-tunisienne AL JANOUBIYA TV.
Voir l'entretien de 31 minutes sur https://www.upr.fr/…/francois-asselineau-a-ete-interroge-na…

ARG VID YANNICK 1Le président dénonce la fausse opposition de Mélanchon à Mme Le pen: "ce sont des gens qui servent de paratonnerre...".

On revient aussi sur le slogan "l'Europe c'est la paix", sur la conception macronienne de l'Europe sous direction franco- allemande qui a provoqué un tollé en Europe de l'Est.

On évoque la question des accusations de complotisme pendant la campagne présidentielle (v. vidéo suivante).

On parle aussi de nous autres, modestes militants de l'UPR, qui défendons "une certaine idée de la France".On retiendra aussi la formule "l'intelligence c'est du bon sens!".

 

Voir ou revoir aussi:

L'UPR répond à Alexandre Astier sur le complotisme

https://www.youtube.com/watch?v=y56TOzpekJw

Ajoutée le 11 sept. 2017
Voir aussi:

GOPE - Natacha Polony dénonce que les GOPE et l'UE sont à l'origine de la loi travail.

https://www.youtube.com/watch?v=v4eo3r6RgqE

Ajoutée le 13 sept. 2017

 

Posté par ddupr à 09:40 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

dimanche 13 août 2017

Trump évoque une possible intervention militaire au Venezuela, «de la folie» selon Caracas

boussole-4

Trump évoque une possible intervention militaire au Venezuela, «de la folie» selon Caracas

https://francais.rt.com/international/41936-trump-evoque-possible-intervention-militaire-venezuela-de-la-folie-pour-caracas

 

Donald Trump a évoqué une éventuelle option militaire au Venezuela, où le président Nicolas Maduro, vilipendé par les pays occidentaux et plusieurs Etats latino-américains, avait promis de répondre «les armes à la main» à une agression américaine.

«Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire», a lancé le 11 août le président américain, lors d'un échange avec des journalistes dans son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il est actuellement en vacances.

Appelé à donner des précisions sur cette annonce, qui intervient dans une période d'extrême tension avec la Corée du Nord, le chef d'Etat est resté évasif. «Nous avons des troupes dans le monde entier qui sont parfois très loin. Le Venezuela n'est pas très éloigné et les gens souffrent et les gens meurent», a-t-il simplement ajouté, entouré du secrétaire d'Etat Rex Tillerson et de l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley.

Interrogé sur cette déclaration, le Pentagone s'est borné à faire savoir, par la voix de son porte-parole Eric Pahon, qu'il n'avait «à ce stade» reçu aucune consigne sur ce dossier.

Caracas dénonce un «acte de folie»

Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, a qualifié d'«acte de folie» cette déclaration du président Donald Trump.

«[En cas d'agression] nous serons tous au premier rang pour défendre les intérêts et la souveraineté de notre Venezuela bien-aimé», a déclaré Vladimir Padrino.

Le ministre des Communications du pays, Ernesto Villegas, a également qualifié la déclaration de Donald Trump de «menace sans précédent pour la souveraineté nationale», dans une interview à la télévision publique.

Washington et Caracas, qui n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010 mais dont les relations s'étaient quelque peu améliorées à la fin du mandat de Barack Obama, conservent des liens économiques et commerciaux étroits, avant tout dans l'industrie pétrolière.

Début août, les Etats-Unis avaient néanmoins infligé des sanctions au président vénézuélien, qu'ils avaient alors qualifié de «dictateur».

L'adoption de ces sanctions américaines est survenue au lendemain de l'élection de l'Assemblée constituante vénézuélienne voulue par le président chaviste, un scrutin marqué par des violences qui ont fait dix morts. Rejetée par l'opposition et nombre de pays occidentaux, cette assemblée a confirmé à l'unanimité Nicolas Maduro dans ses fonctions de «président constitutionnel de la république bolivarienne du Venezuela».

Il est extrêmement rare que le gouvernement américain prenne des sanctions contre un chef d'Etat étranger en exercice*. Nicolas Maduro est seulement le quatrième à être ainsi sanctionné par Washington, rejoignant un groupe composé du président syrien Bachar el-Assad, du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et du président zimbabwéen Robert Mugabe.

La Maison Blanche refuse le dialogue avec Maduro

Une nouvelle série de sanctions américaines a par ailleurs été adoptée cette semaine à l'encontre de huit responsables vénézuéliens impliqués dans la mise en place de l'Assemblée constituante, jugée «illégitime» par Washington.

«Ce régime est inacceptable et les Etats-Unis se tiendront au côté de l'opposition [qui se bat] contre la tyrannie jusqu'à ce que le Venezuela restaure une démocratie prospère et pacifique», a lancé à cette occasion le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

De son côté, Nicolas Maduro a dit souhaiter «un dialogue» avec son homologue américain. «S'il est autant intéressé par le Venezuela, je suis là, je suis le chef de ce qui l'intéresse», a-t-il affirmé lors d'un discours le 10 août devant l'Assemblée constituante.

Nicolas Maduro souhaite que cette discussion ait lieu par téléphone ou qu'elle se tienne à New York, à l'occasion de l'assemblée générale des Nations unies à la mi-septembre.

La Maison Blanche a révélé que Nicolas Maduro avait effectivement sollicité une conversation avec Donald Trump le 11 août, mais a implicitement fait savoir que sa demande n'avait pas été acceptée. «Les Etats-Unis se tiennent aux côtés du peuple du Venezuela face à la répression permanente exercée par le régime de [Nicolas] Maduro. Le président Trump parlera volontiers avec le dirigeant du Venezuela dès que la démocratie sera restaurée dans ce pays», a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

Alors qu'il prétend vouloir entretenir des relations «normales» avec les Etats-Unis, Nicolas Maduro a averti le 10 août Donald Trump que son pays répondrait «les armes à la main» à une éventuelle agression et «ne se rendra[it] jamais».

Les manifestations contre Nicolas Maduro ont fait plus de 125 morts depuis début avril dans un contexte de grave crise économique et institutionnelle.

====================================================================

*Il s'agit ici de sanctions directes contre un chef d'Etat, à ne pas confondre avec la succession de “sanctions” sous des formes diverses infligées par les Etats- Unis aux pays qui dérangent leurs intérêts stratégiques, les dernières en date concernant la Russie. Pour rappel, voici quelques exemples de « sanctions » radicales, évènements reconnus par les Etats- Unis eux- même (documents « déclassifiés »), le reste étant, naturellement, du « complotisme »...

P.G.

Screen-Shot-08-08-17-at-07

Screen-Shot-08-08-17-at-07

Screen-Shot-08-08-17-at-08

Screen-Shot-08-08-17-at-08

Screen-Shot-08-08-17-at-08

Posté par ddupr à 08:56 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 17 mars 2017

Traitements médiatiques variés

SERVICE PUBLIC AUDIOVISUEL DESINFO MONTAGE

Le scoop du jour (!) : le service public n'aime pas François Asselineau...

François Asselineau candidat. Pourquoi pas ?

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-15-mars-2017

Huluberlu, anachronique...bref (horreur suprême sur France Inter) le candidat le plus proche du gaullisme originel!

Idem sur France 2:

https://www.youtube.com/watch?v=OxtVUcd5URA

Par contre, on respire mieux sur d'autres médias:

ASSELINEAU #2017 - Invité de Abdelkrim Branine sur BEUR FM - 16 mars 2017

https://www.youtube.com/watch?v=yYipo1ewrL4

Sébastien DUBOIS - Délégué régional de l'UPR en Martinique, était l'invité de radio Martinique

https://www.youtube.com/watch?v=-yE7S1He9cw

 

dimanche 19 février 2017

Police de la pensée

conspiracy watch 2

A voir, dans la rubrique “jusqu'où iront- ils?”, cette vidéo d'un certain Adrien Saumier, un élu municipal parisien (Paris 13) !!!!!!!! Membre d’Europe Écologie Les Verts EELV, il appartient à la majorité PS, et a obtenu une délégation d’adjoint au maire ; il est “Adjoint au Maire en charge du développement durable et de l’économie sociale et solidaire” (Source ici) :

La vidéo est publiée sur le site “les crises.fr” que nous recommandons à nos lecteurs, comme source intéressante, honnête et diversifiée d'informations, tout l'inverse de nos médias “mainstream”...

Ce qui ne nous empêche pas d'être en désaccord sur bien des sujets. Mais dans une vraie démocratie, ce qui compte, c'est la diversité des approches et l'honnêteté des protagonistes.

https://www.les-crises.fr/ha-llu-cu-nant-adrien-saumier-est-un-elu-de-paris-13-et-il-en-rajoute-contre-ce-blog/

conspiracy watch 1

Dans cette vidéo, l'auteur “dénonce” les sites diffusant de fausses informations, pardon, de “fake news” en langue impériale, dont, bien sûr, le site upr.fr...et bien sûr, il incite à utiliser le filtre de la police de la pensée, le fameux “decodex”, dont nous avons déjà parlé.

https://youtu.be/XGUcOuK9x2s

ACCUSTION DE CONSPI

 

Posté par ddupr à 08:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 10 février 2017

Complotisme

COMPLOT 1

Divers liens renvoyant à des conceptions "complotistes" pour nos adversaires.

Avertissement: tous les liens proposés sur ce blog ne reflètent pas toujours exactement les analyses de l'UPR, nous faisons confiance à l'esprit critique de nos lecteurs pour prendre le recul nécessaire: l'objectif est de proposer une réflexion sur des thématiques qui nous semblent essentielles pour un débat réellement démocratique.

Le rôle central des États-Unis dans la construction européenne est un fait avéré qui n’a rien à voir avec du complotisme

https://www.upr.fr/actualite/monde/decouvrez-en-17-minutes-quel-point-le-role-central-des-etats-unis-dans-la-construction-europeenne-est-un-fait-avere-qui-na-rien-voir-avec-du-complotisme

Qui sont les théoriciens du complot?

https://youtu.be/v002V3zDEiI

10 faits sur l'influence des multinationales sur le fonctionnement de l'UE

https://youtu.be/owotcEyf6yU

la destruction programmée de la France

https://youtu.be/NvKlyvQn4ag

Le jour où la France est mourue

A revoir également, dans le cadre des arguments de la campagne électorale:

Décryptage d’une nouvelle escroquerie politique : « La VIe République » de Jean-Luc Mélenchon

 https://www.youtube.com/watch?v=JnklnGk4yKMDécryptage d’une nouvelle escroquerie politique : « La VIe République » de Jean-Luc Mélenchon

eme-republique-melenchon

https://www.upr.fr/actualite/france-europe/decryptage-dune-nouvelle-escroquerie-politique-la-vie-republique-de-jean-luc-melenchon

vendredi 27 janvier 2017

Qui est François Asselineau, le candidat controversé du "Frexit" ?

MONTAGE SUD OUEST 1

Fort de son cybermilitantisme acharné, l’iconoclaste fondateur de l’Union populaire républicaine assure être proche des 500 parrainages nécessaires pour se lancer dans la course à l’Elysée.

Extraits d'un article paru le 23 janvier dernier, dans Sud- Ouest, un journal d'une objectivité remarquable et d'une déontologie irréprochable (variété des sources, sérieux, vérification des informations...). A vous d'en juger:

« 

L’hiver n’est pas seulement la saison des neiges (pour ceux qui ont la chance d’en avoir). C’est aussi celle qui voit fleurir de nombreuses candidatures les années d’élection présidentielle. Des plus évidentes aux plus loufoques, en passant quelques anecdotiques. Celle de François Asselineau pourrait certainement se ranger dans cette catégorie. Mais sa force de frappe sur Internet et l’écho que rencontrent certaines de ses propositions (controversées) dans ces mêmes sphères posent question.

Son nom ne vous dit peut être rien, mais vous avez certainement aperçu son portrait placardé sur un mur au détour d’une rue. Car François Asselineau ne ménage pas ses efforts pour recruter de nouveaux adhérents depuis qu’il a fondé l’Union populaire Républicaine, en 2007. D’autant que sa candidature s’inscrit dans un contexte particulièrement propice aux discours clivants teintés de théories du complot, tant la défiance à l’égard des dirigeants politiques et des médias est tangible.

(...)

François Asselineau et son "armée des ombres"

"Les discours complotistes et négationnistes ont ceci de commun qu’ils se réclament en permanence de la "Vérité". Ils prétendent dénoncer des "mensonges", des "impostures", des "escroqueries". Les conspirationnistes du 11 septembre s’auto-désignent comme des "chercheurs de vérité" et ceux qui nient la réalité de l’Holocauste témoignent également d’une véritable hantise du vrai et du faux", explique Rudy Reichstadt, fondateur du site Conspiracy Watch et qui a largement observé les méthodes utilisées par les militants du mouvement de François Asselineau, l’Union populaire républicaine, sur Internet.

(...)

Les réseaux sociaux permettent une diffusion rapide et massive de ces contenus. Ces contenus sont des produits cognitifs "efficaces", qui frappent l’imaginaire, que l’on retient facilement et qui ont donc un grand potentiel de viralité. Internet offre un espace de choix aux "croyants" de toutes sortes, et donc également aux conspirationnistes, qui sont généralement bien plus motivés que les autres pour diffuser leurs théories. Et puis, les réseaux sociaux reconstituent des communautés et connectent entre elles des personnes qui adhèrent à des croyances extravagantes et en sont, pour cela, renforcées dans leurs croyances, parce qu’Internet favorise l’enfermement 'algorythmique’ et le biais de confirmation, décrypte Rudy. On trouve sur Internet ce qu’on vient y chercher. 

Ainsi, François Asselineau répète à souhait que "les Français ne décident plus de rien" et prône le retour à une “vraie démocratie”. “Aujourd’hui, nous n’avons qu’une démocratie d’apparence". A propos de l’élection présidentielle, il utilise une image parlant qui illustre parfaitement la teneur et l’habileté de ses discours, aussi tronqués soient-ils : “C’est comme si vous preniez un avion à Bordeaux. Vous ne connaissez pas la destination qui a déjà été fixée, mais on vous demande de choisir le commandant de bord pour vous y rendre”. Simple, efficace, tentant… le nombre d’adhérents en ligne au mouvement de François Asselineau ne cesse de croître. Le compteur en temps réel sur le site de l’UPR en affiche plus de 15 000 à l’heure actuelle.

(...)

Comme l’explique Rudy Reichstadt, la crédulité ne dépend pas du niveau d’éducation ou du degré d’information des citoyens. Elle relève surtout de la nature humaine, et de sa propension à tendre vers ce qui la conforte dans un contexte particulièrement morose : “La crédulité emprunte des sentiers inattendus comme l’a montré le sociologue Gérald Bronner dans un essai retentissant ("La démocratie des crédules"). Elle n’est pas, d’abord, affaire d’intelligence ou de niveau d’éducation. La mauvaise foi, l’aveuglement volontaire, le consentement à des thèses qui, même douteuses, présentent l’avantage de conforter notre vision du monde, la paresse intellectuelle, le refus de se remettre en question, l’envie de se distinguer des autres, le besoin de désigner des boucs émissaires comme étant à la source de tous nos maux ("l’élite", "le Système", "les banquiers", "la CIA", "l’industrie pharmaceutique", quand ce n’est pas "les francs-maçons", "les Juifs" ou les "Illuminati").

Dans son discours, François Asselineau exploite ce ressort avec habileté et présente un système explicatif englobant truffé de références historiques, littéraires, de chiffres qui, paradoxalement, "réenchante" le monde à l’ère de la post-idéologie. En clair, chercher la vérité est épuisant et l’humain a tendance à fuir l’effort. Surtout si cela le dirige vers la perte de repères plutôt que la découverte de certitudes.

(...)

Quand on lui demande ce qu’il rétorque à ceux qui l’accusent de verser dans le complotisme, François Asselineau noie le poisson et en appelle au Général de Gaulle, l’intouchable. “Ce sont des insultes commodes qui permettent d’éviter de répondre sur le fond. De Gaulle avait fait inscrire un “crime de complot contre la sûreté de l’Etat” dans la constitution, qui a ensuite été retiré dans le dos des Français. Alors, je vous demande, est-ce que De Gaulle était complotiste parce qu’il parlait de complot contre la sûreté de l’Etat”? Là n’est pas la question. [fin du débat, NDR]

 

Pour l’heure, François Asselineau assure avoir "sans vouloir fanfaronner" avoir de "solides chances d’être candidat à la présidentielle", sans vouloir toutefois communiquer sur le nombre de promesses de signatures engrangées par son parti. Lors des élections régionales de 2015, l’UPR avait remporté 0,9% des suffrages. Une goutte d’eau dans un océan de voix qui pourrait se transformer en vaguelette en 2017. »

 

Posté par ddupr à 08:16 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,