jeudi 14 juin 2018

Populisme en Europe, libre-échange, Russie... Le groupe Bilderberg s'est réuni en Italie

Des personnalités des univers politique, industriel, médiatique ou de la finance ont participé à la 66e réunion Bilderberg. Fondé dans un contexte de guerre froide, le groupe caractérisé par son opacité suscite régulièrement la controverse.

ACT BILDERBERG

131 noms figuraient sur la liste des participants prévus à l'occasion de la 66e réunion du groupe Bilderberg qui s'est tenue à Turin, en Italie, du 7 au 10 juin 2018. Parmi ceux-ci on retrouve le ministre français de l'Education Jean-Michel Blanquer, le Premier ministre belge Charles Michel, ou encore le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg. L'ancien conseiller américain à la sécurité nationale Henry Kissinger était lui aussi présent, au côté de José Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne passé chez Goldman Sachs et du PDG de Total Patrick Pouyanné.

Au cours de ces quatre jours, 12 sujets ont été abordés. Dans l'ordre de présentation mis en avant sur le site du Bilderberg, les thématiques étaient les suivantes : le populisme en Europe, l'enjeu de l'inégalité, l'avenir du travail, l'intelligence artificielle, les Etats-Unis avant les élections de mi-mandat, le libre-échange, le leadership mondial des Etats-Unis, la Russie, l'informatique quantique, Arabie saoudite et Iran, le monde «post-vérité», les événements d'actualité.

Comme ce fût le cas l'année précédente, la réunion a été présidée par le français Henri de Castries, patron d'Axa et du think tank Institut Montaigne.

Parmi les enjeux majeurs, le développement d'un monde multipolaire ?

Simultanément à cette réunion à huis clos, dont les discussions sont donc nappées de secret, deux sommets internationaux d'importance majeure dans les relations internationales, celui de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et celui du G7, avaient lieu.

Le premier, qui s'est déroulé du 9 au 10 juin 2018 à Qingdao, en Chine, a confirmé le rapprochement entre Pékin et Moscou, qui ont affiché leur unité, signe peut-être de l'émergence progressive d'un monde multipolaire. L'événement chevauchait le sommet du G7 qui s'est tenu du 8 au 9 juin à la Malbaie, au Canada. Réunissant les plus grandes puissances économiques occidentales du monde, cette rencontre s'est terminée sur une note amère, après que les Etats-Unis ont retiré leur soutien au communiqué final du sommet.

Ces deux événements ont-ils été suivis de près lors de la réunion Bilderberg ? La liste des points abordés à Turin, comme «le libre-échange», «le leadership mondial des Etats-Unis», «la Russie» ou encore de façon plus générale «les événements d'actualité», le laissent penser.

Bilderberg, enfant de la guerre froide ?

BILDERBERG SATIRE 2

Fondé par le banquier David Rockefeller, le prince Bernhard de Hollande, l'homme politique britannique Denis Healey et le diplomate polonais Joseph Retinger, le groupe qui se réunit tous les ans depuis 1954 a longtemps cultivé l'art du secret, faisant son possible pour ne pas médiatiser ses conférences, ne dévoilant ni le nom des participants, ni les thèmes abordés. Mais, devant des protestations de plus en plus nombreuses face à cette opacité ces dernières années, le groupe s'est finalement résolu à faire filtrer quelques informations sur la teneur de ses discussions.

Si le cas de la Russie a été abordé par les participants de la réunion de 2018, il est à noter que le sujet est régulièrement au menu des discussions du groupe Bilderberg. L'an passé, il avait déjà été abordé sous l'angle : «La Russie dans l'ordre international».

https://francais.rt.com/international/51527-populisme-europe-libre-echange-russie-reunion-groupe-bilderberg-2018-turin-italie

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A croire qu'ils prennent plaisir à alimenter toutes les "théories du complot"! A quoi peut bien servir ce genre de réunion, symbole de connivence, d'opacité et d'arrogance oligarchique?   P.G.

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jeudi 24 mai 2018

vendredi : distribution de Novichok à Saint Ouen !

Vendredi 25 mai à 19h30 (Espace Maymana à saint-Ouen) :
soirée sur le complotisme
répandu par notre classe dirigeante
avec
François Asselineau
et quelques autres ....

sur le thème :

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Macron, Paillasson et Provocation...
sont dans un bateau...

Pour les pousser à l'eau,
nous vous invitons à participer à une rencontre débat
organisée à l'espace Maymana

par la Librairie Tropiques
avec François Asselineau

qui sera à l'espace Maymana avec quelques invités
tous résolus à combattre sérieusement et efficacement
les complotistes de la classe dirigeante.

Espace Maymana
8, rue Raspail 93400 Saint-Ouen
Métro Garibaldi à 5mn
Téléphone : 01.47.87.29.09

 

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mercredi 16 mai 2018

FRANCE | Tu dénonces Soros? Tu es antisémite!

ARG SOROS POINT GODWIN

La couverture de Valeurs actuelles fait la polémique cette semaine. On y voit le portrait du vieux requin de la finance sous le titre «Le milliardaire qui complote contre la France». Etrangement, cela vaut au magazine l'accusation d'antisémitisme de la part de juges autorisés. Régis de Castelnau résume avec brio et humour cette nouvelle chasse aux sorcières:

Rubrique : dévoiement.

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«J'ignorais (vraiment) que George Soros était juif. Je savais seulement qu'il était américain, un super riche sans scrupule ayant bâti une immense fortune en spéculant contre les États. Fortune qu'il met désormais au service du projet politique néoconservateur américain. En intervenant avec son pognon partout sur la planète pour mettre le bazar. Donc pour moi, un ennemi.

Je ne lis pas Valeurs Actuelles (faut pas déconner), mais sa couverture que j'avais regardée distraitement ne m'avait pas frappé. Aussi nulle et racoleuse que celles de tous ses concurrents.

– Ah oui mais non, cette couverture est antisémite !

– Ah bon ?

– Ben oui, il y a le mot « milliardaire », qui est un synonyme du mot « juif ». Comme « banquier ». Critiquer un milliardaire ou un banquier, c'est antisémite. Tu ne savais pas ?

– Mais moi, mon banquier il n'est pas juif. Enfin je crois.

– Tu as vérifié ?

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Heureusement, trois preux chevaliers viennent à son secours. Glucksmann (le fils), Plenel et Askolovitch. Et avec la bonne foi qui les caractérise, ils nous disent que publier la photo d'un vieux monsieur et parler de milliardaire en même temps, comment que c'est pas antisémite, protocole des sages de Sion, les heures sombres et tout ça.

En nous prenant pour des jambons. Glucksmann, on sait avec certitude depuis le coup d'État en Ukraine qu'il est un agent américain, c'est de famille. Les deux autres aussi, ça fait longtemps.

Qu'est-ce qui motive cette intervention précipitée au soutien des intérêts de l'oligarque ? Chacun aura son opinion mais cette façon de dévoyer le nécessaire et urgent combat contre l'antisémitisme est simplement dégueulasse.»

(Régis de Castelnau, 11 mai 2018)


 

«Antisémite», «complotiste», «islamophobe» : la une de Valeurs actuelles sur Soros fait réagir

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Valeurs actuelles publie une enquête sur «l'empire du milliardaire George Soros, qui n'hésite pas à employer sa fortune pour influencer la société». Plusieurs personnalités se sont indignées de ce choix de sujet comme de son traitement.

Valeurs actuelles a publié une enquête le 9 mai sur l'homme d'affaires hongrois George Soros, comparé par l'hebdomadaire à un «milliardaire qui complote contre la France». Pour le magazine, «l'empire» de George Soros, «n'hésite pas à employer sa fortune pour influencer la société». Des formules choc qui ont fortement déplu à certains intellectuels français.

Ainsi, l'essayiste Raphaël Glucksmann rappelle dans un tweet l'épisode de la publication au début du XXe siècle des Protocoles des Sages de Sion, un écrit factice supposé prouver une conspiration juive pour conquérir le monde et ayant servi de base à de nombreuses théories antisémites par la suite. Dressant un parallèle entre cet ouvrage et l'hebdomadaire, le philosophe commente : «Le protocole des sages de Sion, version 2018. Le remake hongrois vient d’être traduit en Français.»

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Le directeur de la publication de Mediapart, Edwy Plenel, est également virulent contre Valeurs actuelles : «Quand le complotisme mainstream de l'hebdo islamophobe Valeurs actuelles flirte avec le vieil antisémitisme du milliardaire juif cosmopolite qui financerait l'anti-France.»

L'éditorialiste Claude Askolovitch préfère, pour sa part, l'ironie : «Un milliardaire juif complote contre la France pour l’islamiser [...] Valeurs actuelles connait les classiques.»

Thomas Snégaroff, historien pour France Info, considère, avec la couverture de Valeurs actuelles, «que le vieil antisémitisme n'est pas mort».

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George Soros est une personnalité controversée, notamment dans son pays natal. Il est accusé par les autorités hongroises de s'ingérer dans les affaires du pays en encourageant notamment l'immigration par le biais de financements d'ONG. Milliardaire américano-hongrois à la tête de la fondation Open Society (OSF) intervenant dans la vie politique de nombreux pays, notamment en finançant des ONG pro-UE ou pro-migrants, George Soros s'était alarmé en janvier dernier d'être en train de perdre la bataille idéologique qu'il mène à travers elle. Les ONG financées par George Soros militent, entre autres, pour l'accueil des réfugiés dans les pays occidentaux et la défense des sanctions occidentales contre la Russie.

https://francais.rt.com/france/50532-antisemitisme-complotisme-islamophobie-la-une-de-valeurs-actuelles-sur-george-soros-fait-reagir?mc_cid=3386296fec&mc_eid=3a5e263339

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vendredi 11 mai 2018

Les enfants qui grandissent en milieu rural sont-ils en meilleure santé mentale ?

Les chercheurs ont longtemps spéculé que plus l’environnement dans lequel nous grandissons est « sale » – avec beaucoup de germes – plus notre système immunitaire devient robuste. Une nouvelle étude publiée lundi dans les Actes de la National Academy of Science suggère qu’un tel environnement pourrait également être bénéfique pour notre santé mentale.

TL ENFANTS RURALITE

L’hypothèse de l’hygiène – ou théorie hygiéniste – comme on l’appelle, stipule que notre système immunitaire doit être en contact avec des germes relativement inoffensifs et des substances étrangères dans ses premières années. Le but est qu’il puisse se calibrer, sans quoi il pourrait devenir trop sensible et réagir de façon excessive à certaines substances, comme la poussière et le pollen, entraînant alors des allergies et de l’asthme. De nombreuses recherches ont en effet montré que le fait de grandir dans un environnement rural – ou avec des animaux de compagnie – est associé à des taux plus faibles de maladies auto-immunes, tandis que les taux d’allergies et de maladies auto-immunes augmentent régulièrement dans les zones urbaines.

Christopher Lowry, professeur de physiologie à l’Université de Colorado à Boulder (États-Unis), théorisait il y a dix ans qu’un monde trop hygiénique pourrait également influencer notre risque de développer certaines maladies psychiatriques, comme la dépression et le stress post-traumatique. L’hypothèse pourrait ici expliquer pourquoi les taux de maladies psychiatriques sont plus importants chez les personnes vivant en milieu urbain. Le chercheur a récemment collaboré avec des chercheurs de l’Université d’Ulm en Allemagne pour tester directement cette théorie.

Expert-comptable-secret-professionnel

Les chercheurs ont pour cette étude recruté 40 jeunes hommes allemands en bonne santé et âgés de 20 à 40 ans. La moitié des hommes ont expliqué avoir été élevés (jusqu’à l’âge de 15 ans environ) dans une ferme avec beaucoup d’animaux, tandis que l’autre moitié avait été élevée en milieu urbain et sans animaux. Des échantillons de sang et de salive ont été prélevés dans les deux groupes 5 minutes avant et 5, 15, 60, 90 et 120 minutes après le test. Les volontaires ont ensuite été invités à accomplir une série de tâches normalement stressantes : ils devaient dans un premier temps prononcer un discours devant des gens en blouse blanche sur la raison pour laquelle ils méritaient leur emploi de rêve. Ils ont aussi été invités à compter en arrière par intervalles de 17 à partir de 3,079, le tout en étant chronométrés.

Après ces tests, les individus élevés dans les villes avaient des niveaux significativement plus élevés de composants du système immunitaire appelés cellules mononucléaires du sang périphérique (PBMC). Ils ont également montré une élévation prolongée du composé inflammatoire interleukine 6 et une activation atténuée du composé anti-inflammatoire interleukine 10. «Les personnes qui ont grandi dans un environnement urbain ont eu une induction exagérée de la réponse immunitaire inflammatoire au facteur de stress, et elle a persisté tout au long de la période de deux heures», note Christopher Lowry.

Étonnamment, alors que leurs corps réagissaient au stress, ces anciens citadins se sentaient moins stressés que leurs homologues ruraux. «Cette réaction inflammatoire exagérée est comme un géant endormi dont ils ignorent totalement l’existence», poursuit le chercheur. Des études antérieures ont montré que ceux qui ont une réponse inflammatoire exagérée sont plus susceptibles de développer une dépression et un trouble de stress post-traumatique (TSPT) plus tard dans la vie. L’expérience a également montré que notre réponse immunorégulatrice au stress se développe au début de la vie, et est en grande partie façonnée par notre environnement microbien.

Rappelons que plus de 50% de la population mondiale vit désormais dans des zones urbaines, ce qui signifie que les humains sont exposés à beaucoup moins de micro-organismes qu’auparavant, notent les auteurs.

«Si vous n’êtes pas exposé à ces types d’organismes, alors votre système immunitaire ne développe pas un équilibre entre les forces inflammatoires et anti-inflammatoires. Vous pouvez alors développer une inflammation chronique et une réactivité immunitaire exagérée qui vous rend vulnérable aux allergies, aux maladies auto-immunes et, comme nous le proposons, à des troubles psychiatriques», explique le chercheur, qui préconise de «manger des aliments riches en bactéries saines ou en probiotiques, de passer du temps dans la nature et d’adopter des animaux de compagnie à fourrure».

Il sera en revanche nécessaire d’étendre l’étude à des échantillons plus importants, et plus diversifiés, puisque n’étaient impliqués dans cette étude que des hommes. «Beaucoup de recherches doivent encore être faites, mais il semble que passer autant de temps que possible, de préférence pendant l’enfance, dans des environnements offrant une large gamme d’expositions microbiennes a de nombreux effets bénéfiques», conclu le chercheur.

http://sciencepost.fr/2018/05/les-enfants-qui-grandissent-en-milieu-rural-sont-ils-en-meilleure-sante-mentale/

 

PRIX SPECIAL COMPLOTISME

La preuve que les mondialistes, l'UE et Macron ont tout faux !!!
Mais ont-ils vraiment tout faux ?
N'y aurait-il pas une volonté d'affaiblir les générations futures, plus fragiles,
plus rentables au niveau du business de de la santé
et plus malléables psychologiquement (oui, c'est très "complotiste" !).


Mais alors, pourquoi vouloir à tout prix rassembler les populations dans des métropoles tentaculaires et sans âme ?


Pourquoi avoir regroupé les régions autour d'une métropole et pourquoi avoir vidé les petites communes de leurs richesses pour les tuer et les supprimer ?
 
  S.R.

Voilà un commentaire qui mérite largement un prix "spécial complotisme" decerné par la rédaction du site!  P.G.

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mardi 3 avril 2018

La puissance de l’ombre

On savait, depuis les attentats de janvier 2015, la France rongée par un mal souterrain. Les théories du complot, ces « ferments de haine et de désintégration de notre société », commencent à « miner notre jeunesse », disait-on alors (1). Un second ingrédient est venu s’ajouter à la menace : les fake news, ces « fausses informations » principalement diffusées sur Internet qui saperaient notre démocratie et nécessiteraient une mobilisation générale.

TL FAKE NEWS COMPLOT

Le tocsin fut sonné en janvier 2018 par la parution d’un sondage prétendant que « huit Français sur dix adhèrent à une théorie du complot ». Sa méthodologie est si discutable qu’il s’apparente lui-même à une fake news (lire « Un sondage sur mesure »). Peu importe : les journalistes s’engouffrent dans la brèche. « Fake news, théories du complot, comment lutter ? », s’interroge France Inter le 11 janvier 2018. « Fake news et théories du complot : et si elles nuisaient (aussi) à vos études ? », décline le magazine L’Étudiant (6 février 2018). L’affaire est jugée assez sérieuse pour que le président Emmanuel Macron envisage de « faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles (2) ». Et pour que l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), qui en connaît un rayon sur le sujet, publie un rapport sur « les fausses informations en ligne » et leurs « implications sécuritaires » (3). En ligne de mire, la Russie, accusée de vouloir déstabiliser l’Occident.

COMPLOTEUR ORDI

Il existe bien des raisons de combattre le conspirationnisme. Stérile sur le plan politique, l’adhésion aux bobards numériques témoigne des progrès d’un relativisme qui met dans le même sac des croyances alimentées par des marchands de peur et des connaissances scientifiques éprouvées ; des rumeurs propagées à la sauvette et des faits vérifiés, comparés, analysés ; des théories aux fondations bancales et des hypothèses rationnelles.

La soudaine passion médiatique pour la vérité peut toutefois surprendre. Après tout, les journalistes et les dirigeants politiques se sont longtemps accommodés de certains mensonges, du bourrage de crâne de la Grande Guerre aux armes de destruction massive de Saddam Hussein. Et ils s’en accommodent encore. En décembre 2016, le journal de France 2 « révélait » l’existence d’un bar interdit aux femmes à Sevran, générant d’interminables débats sur la montée du communautarisme, et des menaces de mort pour le gérant du lieu. Trois mois plus tard, un reportage du Bondy Blog démonte la supercherie (4) : l’établissement n’est pas un repaire d’islamistes, il sert de l’alcool et accueille des clientes — ce que confirment trois autres enquêtes, du Monde, d’Ouest-France, et de France Bleu.

Tant pis, l’« information » est dans la nature et chacun peut continuer de s’y référer. Ainsi, le 6 janvier 2018, Nathalie Saint-Cricq, chroniqueuse à France 2, évoquait toujours ce « café dans lequel les femmes n’ont pas le droit d’entrer ». C’était lors de la journée « Toujours Charlie » organisée par le Printemps républicain. Nombre de journalistes, de dirigeants politiques, d’intellectuels patentés étaient présents ; l’événement fut largement couvert. Mais personne ne dénonça un rassemblement de benêts crédules colportant des ragots.

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On observe le même déséquilibre avec l’accusation de complotisme. Depuis l’élection de M. Donald Trump, de vénérables journaux traquent à longueur de colonnes le moindre « détail troublant » susceptible d’accréditer l’idée d’une machination russe contre la démocratie américaine. Rien ne peut les convaincre. Si un élément vient affaiblir une de leurs théories, ils en échafaudent une nouvelle… comme les sceptiques quant à la « version officielle » du 11-Septembre (5). Qui accuse le New York Times, le Washington Post ou CNN de conspirationnisme ?

Ainsi va la vie des fausses informations sur lesquelles s’édifient des théories du complot. Si elles sont diffusées par des dirigeants politiques ou des journalistes autorisés, on les présente comme de simples erreurs ; on s’excuse, puis on oublie. Mais, quand le mensonge vient d’un obscur site Internet ou d’une officine jugée « extrême », il devient une menace pour la démocratie. On s’offusque de la naïveté d’individus peu éclairés et on leur enjoint de revenir dans le droit chemin.

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Or cette prétention à séparer le bon grain de l’ivraie constitue l’une des sources du problème. Depuis la fin de la guerre froide, les grands médias ont voulu s’arroger le monopole du discours légitime, imposer le cadre du débat, exclure de l’arène publique toute pensée critique, qualifier de populiste ou de démagogue quiconque remettait en cause l’ordre dominant. Ce magistère a fait son temps. Les connivences de plus en plus aveuglantes entre médias, pouvoir politique et milieux d’affaires ont fini par jeter le discrédit sur cette parole officielle. Si les journalistes se montrent empressés avec les puissants au point de taire leurs turpitudes, pourquoi ne mentiraient-ils pas sur autre chose — l’existence d’un vaste complot, par exemple ? Après tout, l’histoire contemporaine est parsemée de machinations véritables, et la vérité fut souvent tapie dans l’ombre…

Les receleurs de conspirations se nourrissent de cette méfiance pour propager leurs fariboles. Un nouveau cercle de la raison tracé par les pourfendeurs des « fausses informations » ne ferait qu’accroître le nombre de leurs clients.

Benoît Bréville

(1Propos tenus respectivement par Mme Fleur Pellerin, alors ministre de la culture, et par Mme Najat Vallaud-Belkacem, son homologue de l’éducation nationale.

(2Vœux à la presse, 3 janvier 2018.

(3« Digital Hydra : Security implications of false information online » (PDF), NATO Strategic Communications Centre of Excellence, Riga, novembre 2017.

(5Lire Aaron Maté, « Ingérence russe, de l’obsession à la paranoïa », Le Monde diplomatique, décembre 2017.

https://www.monde-diplomatique.fr/mav/158/BREVILLE/58515

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vendredi 9 mars 2018

Le gouvernement a transmis sa loi contre les «fake news» aux députés LREM... mais elle a déjà fuité

Le Monde a publié des extraits du projet de loi de lutte contre les «fake news». S'il semble inspiré par l'hostilité de l'exécutif vis-à-vis de RT France, son ambiguïté révèle une volonté bien plus large de contrôler l'information sur Internet.

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Le Monde s'est procuré une copie du texte du projet de loi visant à lutter contre les fausses informations, document communiqué par le gouvernement aux députés de La République en marche (LREM) et qui a manifestement fuité. Le texte est disponible dans son intégralité sur le site NextInpact. Les extraits cités par le quotidien du soir ce 7 mars confirment les grandes orientations de cette loi. 

Comme la ministre de la Culture, chargée de ce dossier – le ministère de l'Information n'existant plus depuis 1974 –, l'avait déjà annoncé dans les colonnes du JDD le 4 février dernier, en période électorale, la justice pourra être saisie en cas de diffusion de «fausses informations». Le texte prévoit ainsi, d'après Le Monde, une procédure judiciaire d’urgence pour les élections présidentielles, législatives, sénatoriales et européennes. Un juge pourrait, sous quarante-huit heures, «faire cesser [la]diffusion» de fausses informations, sans préciser selon quels critères serait évaluée la «fausseté» de l'information en question.

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Comment y parvenir sur internet, où les acteurs et canaux de diffusion sont pléthore ? Parmi les pistes, le texte de projet de loi évoque le «déréférencement d’un site[…] ou le retrait des contenus». Il prévoit aussi d'imposer la fermeture de comptes sur les réseaux sociaux.

«Toute personne ayant intérêt à agir» pourra ainsi saisir le juge en référé, outre le parquet, contre une information qu'elle estimerait fausse.

Les médias étrangers, ou «sous influence», dans le collimateur

Autre point qui a paru important aux rédacteurs de cet avant-projet de loi qui doit encore être débattu et voté par le Parlement avant d'être validé par le Conseil constitutionnel : les médias étrangers.

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Selon les extraits cités par Le Monde, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pourrait désormais refuser une convention à une société contrôlée par un Etat étranger, ou selon les termes plutôt vagues utilisés «sous l’influence de cet Etat [si la chaîne] est susceptible de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou de participer à une entreprise de déstabilisation de ses institutions, notamment par la diffusion de fausses nouvelles».

Pour Le Monde, ces dispositions, par ailleurs déjà exprimées par Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse le 3 janvier dernier, visent directement les médias russes. «Ce volet est inspiré par le cas de la chaîne RT (anciennement Russia Today), accusée par Emmanuel Macron de s’être comportée en organe de "propagande mensongère", ainsi que du site d’information Sputnik, tous deux financés par l’Etat russe», rappelle le quotidien. 

COMPLOTEUR ORDI

Exprimant son intention de combattre «le complotisme et le populisme», Emmanuel Macron a présenté ce projet de loi comme visant à «protéger la vie démocratique». Articulant en même temps des notions telles que «la vérité», ou encore «la liberté d'expression», le président de la République a expliqué que l'Etat souhaitait surveiller la façon dont les informations sont produites et diffusées.

La proposition de loi devrait être présentée par le groupe LREM à l'Assemblée nationale au printemps 2018, avec une première application lors de la campagne des élections européennes de 2019.

https://francais.rt.com/france/48558-projet-loi-gouvernement-contre-fake-news-communique-lrem-deja-fuite

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Tremblez, complotistes et défenseurs de l'axe du mal, Macron is watching you!  P.G.

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lundi 26 février 2018

Encore un coup tordu des Russes, cette fois contre les Pays-Bas

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères a démissionné pour avoir menti en citant de faux propos de Vladimir Poutine. Ruptures livre ici une interprétation ironique – à lire au second degré – de cet épisode batave.

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Plusieurs médias français ont rapporté une étrange affaire, en l’occurrence la démission surprise du ministre néerlandais des Affaires étrangères. Suppôts de la Russie, ceux-ci, dont Le Figaro et Ouest-France, ont en revanche soigneusement caché à leurs lecteurs qu’il s’agissait, à l’évidence, d’un nouveau complot ourdi par Moscou.

Résumons : Halbe Zijlstra confie, le 12 février, au grand quotidien batave De Volkstrant, qu’il a menti en 2016 lorsqu’il a raconté une réunion à laquelle il aurait assisté dix ans plus tôt dans la « datcha » de Vladimir Poutine. Cette confession tardive a déclenché l’ire des parlementaires hollandais, au point que M. Zijlstra a dû quitter ses fonctions le 13 février.

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En fait de mensonge, ce dernier s’était contenté de répéter une évidence largement admise par les dirigeants occidentaux : le président russe ne rêve que d’attaquer, occuper et annexer les pays voisins (et sans doute au-delà).

Du coup, et c’est finalement un péché très véniel, le malheureux M. Zijlstra avait compensé par un peu d’imagination ce que son oreille n’était pas sûre d’avoir capté. Devant les militants de son parti – le libéral VVD de l’actuel premier ministre Mark Rutte – il a ainsi claironné en 2016 : « j’étais assez loin mais j’ai entendu clairement la réponse de Poutine sur ce qu’il considérait comme la ‘Grande Russie’ », en l’occurrence : « la Russie, la Biélorussie, l’Ukraine, les pays baltes et le Kazakhstan ». Et naturellement, reconstituer cette Grande Russie est l’objectif de l’hôte du Kremlin.

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Ce récit était fait dans de bien innocentes intentions, ont noté plusieurs journalistes hollandais : il s’agissait de montrer à ses camarades de parti ses connaissances étendues en géopolitique, alors qu’il guignait déjà le ministère des Affaires étrangères. Il obtint finalement celui-ci lors de la formation du nouveau gouvernement issu des élections de mars 2017.

Petit problème cependant : Ouest-France relate que désormais, « certains au Parlement craignent que ce mauvais pas du ministre ne profite à Moscou ». Il n’y a que les naïfs pour ne pas comprendre qu’il s’agit en réalité d’un coup monté par les services russes.

Et pour cause : par définition, mensonges et fausses nouvelles, bref, « fake news », sont l’apanage exclusif des autorités russes et de leurs agents stipendiés. Et l’on imagine mal, en effet, des dirigeants d’un pays membre de l’Union européenne et de l’OTAN – qui plus est, un ministre – inventer un bobard, a fortiori si celui-ci risque de nuire à l’objectif européen fondamental de relations pacifiques avec la Russie…

PS : plus sérieusement, il sera intéressant de savoir ce que pense de l’affaire la majorité des citoyens du pays, ceux-là mêmes qui avaient voté en avril 2016 contre l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine. Les dirigeants ukrainiens, notoirement antirusses, avaient dénoncé un vote « faisant le jeu de Moscou ». Un an plus tard, le Parlement néerlandais contournait le verdict populaire, ouvrant la voie à l’accord d’association.

https://ruptures-presse.fr/actu/zijlstra-paysbas-russie-poutine/

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samedi 10 février 2018

Les souverainistes sont-ils antisémites ?

TRIBUNE LIBRE /

Le 3 janvier dernier, Macron annonçait sa volonté d’une loi pour contrer les fake news[1]. Son discours était suivi d’un sondage dans lequel, à en croire la presse, on apprenait que quatre français sur cinq sont presque complotistes[2].

TL COMPLOTISME

Trois ans plus tôt, en janvier 2015, François Hollande annonçait sa volonté d’une loi pour contrer les théories du complot[3]. Son discours était suivi d’un rapport sur le complotisme[4] puis de la loi renseignement[5].

Le rapport de février 2015 était publié par la Fondation Jean-Jaurès, think-tank du Parti Socialiste, mais rédigé par un inconnu nommé Rudy Reichstadt[6]. Cet ancien élève de Sciences-Po Aix avait créé son site[7] autoproclamé observatoire[8], et le faisait fonctionner en solo sans publicité ni subvention apparentes depuis huit ans.

En janvier 2018, on retrouve la même équipe : Rudy Reichstadt et la Fondation Jean Jaurès sont à l’origine du sondage IFOP sur le complotisme. Hasards du calendrier, ils le commandent trois semaines avant l’annonce par Macron d’une loi de contrôle de l’information, et en publient les résultats quatre jours après.

Il faut lire le rapport de 2015 pour comprendre que l’enjeu de ces questions n’est pas de lutter contre des croyances aveugles en des thèses absurdes, mais précisément de se servir de ces thèses pour décrédibiliser les paroles dissidentes. Ce rapport et la campagne qui s’ensuit remplissent trois missions : désigner le complotisme comme une pathologie, établir un lien entre les complotistes et les mouvances infréquentables (révisionnistes, antisionistes, etc), et enfin accuser certaines idées de complotisme pour les disqualifier. Et pour donner un ton scientifique à la chose, le tout est agrémenté de travaux des chercheurs. En clair, si vous avez des doutes sur la version officielle de l’assassinat de Kennedy, cela signifie que vous êtes paranoïaque et que vous doutez de l’existence de la Shoah, c’est prouvé par la science. On découvre aussi dans ce rapport qu’une thèse complotiste en vogue est de considérer que la loi de 73, dite Pompidou-Giscard[9], a une responsabilité dans l’explosion de la dette. Rappelons que cette loi initiait l’interdiction à l’Etat d’emprunter à la Banque de France, et se prolongeait dans les traités européens par l’interdiction faite à tous les états de l’UE d’emprunter auprès de la BCE, les contraignant ainsi à se fournir sur les marchés financiers. Juste ou pas, cette idée relève du débat sur une question économique et certainement pas d’une croyance absurde, mais pour achever de transformer les eurosceptiques en complotistes, l’auteur fait planer au-dessus d’eux l’étiquette d’antisémite en les soupçonnant de penser que l’origine de la loi de 73 est un complot de banquiers juifs contre la nation. En clair, si vous pensez qu’un état européen devrait être autorisé à emprunter à la BCE, alors vous êtes instable et antisémite.

Mais le plus édifiant dans cette lecture est encore l’écœurante énumération descriptive des complotistes : « mouvance hétéroclite, fortement intriquée avec la mouvance négationniste, et où se côtoient admirateurs d’Hugo Chavez et inconditionnels de Vladimir Poutine. Un milieu interlope que composent anciens militants de gauche ou d’extrême gauche, ex-« Indignés », souverainistes, nationaux-révolutionnaires, ultra-nationalistes, nostalgiques du IIIème Reich, militants anti-vaccination, partisans du tirage au sort, révisionnistes du 11-Septembre, antisionistes, afrocentristes, survivalistes, adeptes des « médecines alternatives », agents d’influence du régime iranien, bacharistes, intégristes catholiques ou islamistes ». On est rassuré de savoir que ce rapport émane de l’élite intellectuelle du Parti Socialiste, chantre de la tolérance et champion de la diversité.

Hasard du calendrier, trois semaines après la publication de ce rapport était annoncée la procédure accélérée de présentation de la loi renseignement[10] devant le parlement. Cette loi autorisait notamment l’exécutif à ne pas passer par la case justice pour bloquer des sites internet ou espionner les navigations web de n’importe quel particulier. Rappelons-nous aujourd’hui que cette loi promulguée en été 2015 prévoit un rapport d’étape… avant le 30 juin 2018[11].

Il est donc probable que le sondage complètement (et grossièrement) bidonné[12] du 7 janvier ne soit qu’une pièce de plus dans la campagne de propagande destinée à préparer l’opinion à une loi qui rendra toute opinion divergente bientôt suspecte, voire illégale.

Michel Segal

Michel Segal est l’auteur de trois essais sur l’école Autopsie de l’école républicaine (2008) – Violences scolaires, responsables et coupables (2010) – Collège unique, l’intelligence humiliée (2011). Et de Ukraine, histoires d’une guerre (2014) qui analyse la guerre qui déchire l’Ukraine en se fondant sur sa connaissance approfondie du contexte et des enjeux internationaux.

[1] https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0301099896848-macron-annonce-une-loi-contre-les-fausses-nouvelles-2142233.php

[2] https://www.francetvinfo.fr/internet/securite-sur-internet/info-franceinfo-pres-de-huit-francais-sur-10-croient-a-au-moins-une-theorie-du-complot-selon-une-etude_2546849.html#xtor=CS2-765-[facebook]-

[3] Discours à l’occasion du 70ème anniversaire de Birkenau : « Les théories du complot se diffusent sans limites et ont, dans le passé, déjà conduit au pire. Nous devons agir (…) pour qu’un cadre juridique puisse être défini (…) et que des sanctions soient prononcées en cas de manquement ».

[4] https://www.lexpress.fr/actualite/politique/document-le-conspirationnisme-un-extremisme-politique-influent_1657135.html

[5] https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_relative_au_renseignement#cite_note-11

[6] L’auteur ne semble pas avoir eu d’activité avant celle-ci puisque son nom n’apparait nulle part antérieurement à la rédaction de ce rapport.

[7] http://www.conspiracywatch.info

[8] Le terme « Observatoire » n’a rien d’officiel. Vous avez le droit de publier chaque jour des photos de votre vieille voisine sur votre blog et l’appeler « Observatoire du 3ème âge en milieu urbain »

[9] Loi dite « Pompidou-Giscard ».

[10] http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/05/05/32001-20150505ARTFIG00007-qu-est-ce-que-le-projet-de-loi-renseignement.php

[11] http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/10/03/loi-antiterroriste-de-multiples-mesures-qui-etendent-le-domaine-de-la-surveillance-numerique_5195554_4408996.html

[12] Voir Complotisme (2/3) : Un Français sur dix croit-il que la terre est plate ?

Source: Arrêt sur info

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dimanche 28 janvier 2018

Vaccination antigrippale à dose renforcée : plus de 100 seniors décédés dans les essais cliniques

Les praticiens de soins de santé et les personnes âgées reçoivent deux brochures différentes sur le vaccin contre la grippe. Des informations clés ne figurent pas dans la brochure des seniors.

ARG GRIPPE VACCIN

Comme c’est le cas tous les hivers, le marketing continue de pousser le vaccin contre la grippe. Le CVS-Pharmacy offre même un bon de réduction de 20% sur les achats aux personnes qui acceptent de se faire vacciner contre la grippe On commercialise aussi un vaccin à forte dose qui est bien sûr plus rentable pour les fabricants et la pharmacie, bien qu’il y ait de multiples raisons de s’en méfier, en particulier pour les personnes âgées. Le Fluzone High-Dose est un vaccin injectable spécifiquement approuvé pour les personnes de 65 ans et plus. « Fabriqué par Pasteur, ce vaccin contient trois souches de grippe et quatre fois plus d’antigènes (substances qui provoquent la réponse immunitaire) que les vaccins ordinaires contre la grippe. », affirme CVS-Pharmacy. Rite Aid offre également ce vaccin et admet que « d’autres études sont en cours » pour vérifier si ce vaccin apporte vraiment une amélioration.

La compagnie pharmaceutique admet que le vaccin n’est pas recommandé pour les personnes ayant déjà présenté des réactions indésirables aux vaccins dans le passé (en particulier le Syndrome de Guillain-Barré).

Mais, entre les campagnes de marketing et l’offre d’une réduction de 20% sur des achats, une information essentielle a été omise : 105 seniors sont morts après avoir participé à deux essais cliniques des vaccins à haute dose (Fluzone haute-dose), et 91 personnes sont mortes après avoir été vaccinées avec le vaccin Fluzone habituel.

Rite Aid et d’autres compagnies pharmaceutiques offrent également le vaccin, mais beaucoup de personnes se demandent si on dit la vérité aux seniors par rapport aux risques que pourraient présenter ces vaccins.

Deux essais cliniques ont été menés avant l’approbation du Fluzone. Les deux études ont été menées et parrainées par Sanofi Pasteur, le fabricant même du vaccin (clair potentiel de conflits d’intérêts).

Dans la première étude2 573 adultes âgés de 65 ans et plus ont reçu la dose « élevée » du Fluzone et 1 260 personnes ont reçu l’injection du vaccin habituel du Fluzone. Parmi ces personnes, on trouve un nombre important de seniors qui ont présenté un effet indésirable grave dans les 6 mois qui ont suivi la vaccination (156 personnes avaient reçu le vaccin à dose élevée et 93, le vaccin habituel.)

En outre, 16 personnes qui avaient reçu le vaccin à forte dose et 7 autres qui avaient reçu le vaccin habituel sont mortes entre le 29ème jour et le 180ème jour après la vaccination. Mais, comme le dit la notice reçue par des patients sans méfiance, « aucun décès n’a été signalé dans les 28 jours qui ont suivi la vaccination. »

Les compagnies pharmaceutiques sont connues pour présenter les résultats des études de manière à minimiser les risques, et beaucoup se sont demandé si ce n’était pas le cas du Fluzone, y compris le site Health Impact News dans un article publié en 2013 dans les médias sociaux.

Habituellement, les études rapportent les résultats en chiffres ronds pour les effets indésirables survenus au cours des 30, 60 et 90 premiers jours. Dans le cas de cette étude, on a choisi de préciser qu’aucune personne n’est décédée au cours des 28 premiers jours après le vaccin. Mais un total de 23 participants à l’étude (dose élevée et dose régulière) sont morts à partir du 29ème jour. Pourquoi a-t-on choisi le 29ème jour pour commencer à compter ?

Deuxième étude : Davantage de réactions indésirables et plus de décès.

Au cours de la seconde étude, 15 992 adultes âgés de 65 ans ou plus ont reçu la dose élevée de Fluzone et 15 991 personnes ont reçu le vaccin habituel. Les résultats montrent que 1 323 personnes qui avaient reçu le vaccin à forte dose et 1 442 qui avaient reçu le vaccin normal ont présenté des effets secondaires graves dans les 6 à 8 mois qui ont suivi la vaccination (204 personnes qui avaient reçu le vaccin à forte dose et 200 personnes qui avaient reçu le vaccin normal ont présenté des effets secondaires graves endéans les 30 jours qui ont suivi la vaccination.) En outre, 83 personnes qui avaient reçu le vaccin à forte dose et 84 personnes qui avaient reçu le vaccin normal sont mortes dans les 6 à 8 mois. 6 personnes qui avaient reçu le vaccin à forte dose sont mortes dans les 30 jours qui ont suivi la vaccination.

Selon la fiche d’information du vaccin Fluzone, aucun de ces décès n’était lié au vaccin. La fiche précise : « Ces données ne fournissent pas la preuve d’une relation causale entre les décès et la vaccination Fluzone – haute dose. »

La première étude affirme que les décès ne peuvent être liés à l’étude clinique car, « la majorité de ces participants avaient des antécédents médicaux de maladies cardiaques, hépatiques, néoplasiques, rénales et/ ou respiratoires ». La deuxième étude affirme la même chose : la majorité des participants ayant « une ou plusieurs maladies comorbides chroniques

La question se pose – sans plus d’investigation, comment ces chercheurs sont-ils arrivés à la conclusion qu’aucun décès n’était lié à la vaccination ? Pourquoi les données concernant les personnes âgées ayant des problèmes de santé et les personnes n’ayant pas de problèmes de santé particuliers n’ont-elles jamais été comparées ou ajoutées à la notice ? Pouvons-nous vraiment faire confiance aux dires de l’entreprise pharmaceutique qui a commandité sa propre étude ?

Quoi qu’il en soit, 105 décès et la quantité d’effets secondaires indésirables enregistrés dans les deux études présentent de sérieux signaux d’alarme pour quiconque envisagerait de recevoir un vaccin contre la grippe. Les effets indésirables graves comprennent des problèmes potentiellement mortels, comme le Syndrome de Guillain-Barré qui, avec ses paralysies ressemble à la poliomyélite.

C’est peut-être là une des raisons pour lesquelles le patient doit, avant de recevoir le vaccin, signer un formulaire de consentement.

Le formulaire de consentement : sensibilisation au risque, ainsi qu’à l’impossibilité de poursuivre la Compagnie

Lors d’une vaccination, (selon Rite Aid), le patient doit lire et signer un formulaire qui comprend les éléments suivants :

« J’ai bien lu ou me suis fait lire la fiche d’information sur la vaccination. J’ai eu l’occasion de poser des questions à ma satisfaction, ainsi que de comprendre les avantages et les risques du/des vaccin(s). Je libère et décharge complètement Rite Aid Corporation, ses sociétés affiliées, ses dirigeants, ses administrateurs, ainsi que ses employés de toute responsabilité en cas de maladie, blessure, perte ou de dommage qui pourrait résulter de la /les vaccination(s). » Tel est le formulaire de consentement de Rite Aid.

Il y a deux parties importantes à ce consentement :

Vous signez que vous comprenez les risques, et que vous ne pourrez en aucun cas engager des poursuites envers la compagnie si jamais des réactions défavorables devaient se produire.

Pour bien comprendre les risques, vous devez lire la fiche complète sur les deux vaccins Fluzone (haute dose et vaccin normal) qui comprend les données sur les essais cliniques et les décès post-vaccination, ainsi que près de 30 effets indésirables (de légers à potentiellement mortels) rapportés après l’approbation du vaccin. Il faut cependant savoir que cette fiche est uniquement destinée aux fournisseurs de soins de santé ; ces derniers n’étant pas susceptibles de la montrer au patient. (Auraient-ils des choses à cacher ?)

Que reçoit le patient ?

Le patient reçoit une fiche d’information officielle qui reprend des effets secondaires comme : douleurs, fatigue, maux de tête apparaissant après l’injection du vaccin haute dose et qui vous conseille de consulter le fournisseur de soins de santé pour le reste. C’est là qu’en tant que patient vous devez être vigilant et poser des questions très spécifiques, comme aussi faire vos propres recherches.

La deuxième partie de votre consentement concerne le fait que vous ne pouvez pas poursuivre la pharmacie qui vous a administré le vaccin. Vous devez également savoir qu’il ne vous est, non plus, pas possible de poursuivre la firme pharmaceutique qui a fabriqué le/ les vaccin(s). […]

Les effets secondaires peuvent cependant être rapportés au VAERS (Système de déclaration des effets indésirables des vaccins). Il est également possible de demander une somme de dédommagement par le biais du Programme national d’indemnisation des victimes de la vaccination (VICP) qui a déjà dû débourser plus de 3,5 milliards de dollars depuis 1986. (Les deux tiers environ des demandes étant rejetées, on peut facilement comprendre que le nombre des victimes pourrait être beaucoup plus élevé).

Bien que certaines personnes aient pu prouver que le vaccin ait causé le dommage (comme dans le cas de Baily Banks où le vaccin ROR avait causé l’ADEM (Encéphalomyélite aiguë disséminée, un important gonflement du cerveau aux conséquences graves), les fabricants de vaccins ne peuvent jamais être tenus responsables. C’est une réalité malheureuse qui a permis à l’industrie de prospérer, alors même que ces effets secondaires indésirables importants, comme des décès, continuaient d’augmenter. Assurez-vous de garder tous ces éléments à l’esprit avant que vous-même ou quelqu’un de votre famille envisage de se faire vacciner.

 


 

VID BUZYN

Quand la ministre Buzyn, rémunérée par les laboratoires pendant au moins 14 ans, disait lutter contre la « désinformation des réseaux sociaux »…

https://www.dailymotion.com/video/x5v8dij


 

Source :

http://www.fawkes-news.com/2018/01/desintox-deux-fausses-nouvelles.html

http://initiativecitoyenne.be/2018/01/vaccination-antigrippale-en-pharmacie-plus-de-100-seniors-decedes.html

https://althealthworks.com/9054/105-seniors-died-after-getting-this-high-dose-flu-shot-yet-it-is-still-on-the-marketyelena/

 

Voir aussi :

Vaccination des patients à risque? Encore plus risquée!

Grippe: de nouveaux vaccins mais toujours le même baratin

Le vaccin antigrippal ou le mépris total du système immunitaire des seniors

Certains effets secondaires graves du vaccin contre la grippe classique

Le vaccin contre la grippe provoque 5,5 fois plus d’infections respiratoires

Les vaccins antigrippaux triplent le risque d’hospitalisation chez les enfants

Un vaccin obligatoire contre la grippe la laisse aveugle avec une sclérose en plaques

Le vaccin contre la grippe est le plus dangereux selon les chiffres des indemnisations aux USA

https://aphadolie.com/2018/01/27/vaccination-antigrippale-a-dose-renforcee-plus-de-100-seniors-decedes-dans-les-essais-cliniques/

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mercredi 24 janvier 2018

Fake news et complotisme, pour quoi faire ?

TRIBUNE LIBRE/ OJIM

TL OJIM COMPLOT

Le 7 janvier 2017, Franceinfo rendait publics les résultats d’une étude selon laquelle huit français sur dix croiraient à « au moins une théorie du complot ». Il s’agit d’un sondage IFOP réalisé pour le compte de la Fondation Jean Jaurès et l’association Conspiracy watch. À quoi une telle étude peut-elle bien être utile ?

La parution des résultats de cette étude a eu lieu quatre jours après l’annonce du président Macron selon laquelle il allait légiférer afin de lutter contre les fake news. Outre l’évidente difficulté à déterminer ce qui est ou non une fake news en règle générale, beaucoup de points peuvent interpeller, comme par exemple le rôle de Facebook dans le financement des grands journaux français pour qu’ils « luttent contre les fake news » ou le timing impeccable entre les censures en cours sur les principaux réseaux sociaux et la volonté présidentielle. Et comme le timing médiatique semble vraiment très bien fait, l’étude concernant le poids du complotisme en France tombe à pic : si nous sommes à ce point menacés par les théories du complot, au point que notre vision de la réalité en serait altérée, le président de la République ne peut que prendre la posture de celui qui va nous protéger. Emmanuel, c’est papa Macron en ces affaires.

Dis papa ? C’est quoi une fake news ?

C’est quand tu ne penses pas la même chose que moi mon fils. Tout cela sent bon son amalgame : si un média alternatif est considéré comme média pourvoyeur de fake news, pour cette simple raison qu’il met en scène une vision du monde autre que la vision officielle des pouvoirs en place en France et en Europe, une vision russe par exemple, alors la confusion savamment entretenue entre domaine des fake news et domaines du complotisme aura pour effet de limiter la liberté de la presse et la liberté d’expression, en favorisant les attaques contre les médias alternatifs. Le président américain Donald Trump, que l’on nous présente sans cesse comme un imbécile dans les médias français officiels, ce qui est à n’en pas douter une fake news permanente, ne s’y est pas trompé, annonçant pour sa part non pas une loi contre des fake news mais la création d’une cérémonie pour « récompenser les médias les plus malhonnêtes et corrompus de l’année », autrement dit les médias officiels déversant des tombereaux quotidiens de fake news à son encontre. Ce seront les Fake news Awards. Trump met le doigt sur un point essentiel : quand les médias et le pouvoir politique officiels parlent de lutter contre des fake news, ils oublient automatiquement qu’ils en sont chaque jour le plus gros pourvoyeur, ne serait-ce que par la quantité de prétendues informations non vérifiées sans cesse déversées, « informations » vite mises au placard quand elles s’avèrent fausses. Le pouvoir officiel ne souhaite pas partager le monopole de la propagande. Le phénomène n’est pas nouveau. Personne n’a oublié la fiction des armes de destruction massive irakiennes, et les faux documents présentés à l’ONU.

Il n’y avait pas de médias alternatifs de grande ampleur ni de réseaux sociaux aussi développés que maintenant quand télévisions et radios d’État évoquaient un charnier à Timisoara ou des camps d’extermination en Yougoslavie. Pas plus quand les médias français racontaient tout et n’importe quoi au sujet de la première Guerre du Golfe, à grands renforts d’images de déserts vides, ou encore lorsque ces mêmes médias parlaient de bombardements, qui n’ont jamais eu lieu, prétendument perpétrés par Kadhafi contre son peuple, bombardements imaginaires qui furent le prétexte au déclenchement d’une guerre aux motifs probablement inavouables et aujourd’hui source de bien des maux (voir à ce sujet le livre des journalistes Fabrice Arfi et Karl Laske, Avec les compliments du guide, Fayard, 2017). Y compris pour l’Europe. Pour l’heure, le rôle du Guide de la Libye dans le financement de la campagne d’un certain président et l’action guerrière menée par ce dernier pour le faire taire est encore une fake news. Pour l’instant.

(...)

La France, ça complote, ça complote ?

Il n’a échappé à personne que la mobilisation générale voulue par le pouvoir contre les fake news, plus ou moins avérées, et le complotisme a pour fonction de contrôler les informations pouvant menacer le pouvoir et sa conception du monde. Il n’y a aucun complot par contre à imaginer dans le fait que la Fondation Jean Jaurès, de laquelle sont proches des anciens socialistes occupant maintenant de hautes responsabilités au sein de LREM, les instituts de sondage, réputés proches du président, et un média d’État sortent une étude affirmant que 80 % des français sont victimes d’une épidémie de complotisme aiguë.

Un média alternatif russe, Sputnik, a clairement démontré le 11 janvier 2017 que la Fondation Jean Jaurès n’a rien d’un club de pensée neutre mais tout d’une officine entièrement subventionnée par l’État. Comme la majeure partie des médias officiels qui, du coup, reprennent cette « information » selon laquelle Français nous serions tous ou presque complotistes et adorateurs de Fake news God. D’après l’étude considérée, 79 % des Français croient à au moins une théorie du complot, dont 25 % à plus de cinq. Tous complotistes répètent en boucle les médias inféodés au pouvoir économique dominant, et en particulier les jeunes. Ainsi, nous sommes un peuple d’imbéciles incultes puisque un quart d’entre nous croient à des thèses plus farfelues et manipulatoires les unes que les autres : la Terre serait plate, le sida serait une création en laboratoire, le gouvernement et les laboratoires pharmaceutiques seraient de mèche (étrangement, pas un mot au sujet de l’écoulement précipité de tonnes de vaccins anti grippe aviaire, alors jugée dangereuse pour l’humanité elle-même, approchant de leur date de péremption, sous une ministre dont les liens avec ladite industrie étaient avérés), la CIA serait impliquée dans l’assassinat de Kennedy (le fait est que même les chercheurs les plus officiels reconnaissent que nombre d’hypothèses et de théories sont étudiables puisque les commanditaires de cet assassinat demeurent inconnus), des groupes islamistes auraient été créés, soutenus et manipulés par des gouvernements occidentaux (ce qui est loin d’être une théorie du complot, le rôle des américains par exemple auprès des groupes alors en lutte contre l’URSS étant un fait, tout comme par exemple le financement par la France de groupes de « résistance » contre l’EI qui sont avant tout d’autres groupes islamistes, ou bien le financement de ce même EI par l’entreprise Lafarge), un groupe secret viserait à établir une gouvernance oligarchique mondiale, etc…

Autre information, de taille celle-ci : 30 % des Français n’auraient plus confiance dans les médias officiels. En particulier les jeunes. Peut-être est-ce sur cela qu’une démocratie devrait s’interroger : pourquoi nombre de Français ne croient-ils plus ce qui est écrit dans les pages du Monde ou raconté sur France 2, TF1, etc ? Il doit bien y avoir une raison non ? Au sein de l’OJIM, nous avons une opinion à ce propos et… elle n’a rien de complotiste. Une autre question serait intéressante à poser : pourquoi tant de jeunes seraient-ils sensibles aux théories du complot dans un pays qui multiplie les programmes d’éducation aux médias, déverse la bonne parole en masse auprès de la jeunesse, a un maillage éducatif complet et dépense tant d’argent pour l’éducation et la culture ? Il y a un truc qui ne fonctionne pas ?

Crédit photo : vadymvdrobot via Envato Elements. DR

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