lundi 12 février 2018

Fake News: communiqué de presse UPR

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Le Secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a reconnu vendredi 2 février 2018 que les États-Unis d’Amérique n’ont jamais eu la moindre preuve démontrant que le gouvernement syrien avait utilisé du gaz toxique contre sa propre population, qu’il s’agisse de la tragédie de la Ghouta survenue en août 2013 ou de la tragédie de Khan Cheikhoun survenue en avril 2017.

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Traduction du titre : « Et maintenant, Mattis reconnaît qu’il n’existe aucune preuve que Assad a employé des gaz toxiques contre sa propre population ». Source : http://www.newsweek.com/now-mattis-admits-there-was-no-evidence-assad-using-poison-gas-his-people-801542

Quatre jours plus tard, le mardi 6 février 2018, c’est l’ancien ambassadeur américain en Syrie, M. Robert Ford, qui a jeté un autre pavé dans la mare, en déclarant devant le comité des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, que l’administration américaine a dépensé pas moins de 12 milliards de dollars ces quatre dernières années pour déstabiliser le gouvernement de Damas.

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Traduction du titre : « L’ambassadeur américain confirme que des milliards ont été dépensés pour renverser le régime syrien, ce qui démasque le mythe selon lequel « Obama n’aurait rien fait » ».  Source : http://therealnews.com/t2/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=21110

 

Ces informations, qui n’ont pas été reprises par les médias de grande diffusion français, sont de toute première importance.

  • 1°) Elles démontrent que les gouvernements américains successifs, tant sous l’administration Obama que sous l’administration Trump, ont fabriqué sciemment des « fausses informations » (ou « fake news » en américain), immédiatement reprises comme vérités d’Évangile par les médias de grande diffusion américains et français, en pointant – sans preuve – la responsabilité du gouvernement syrien dans les massacres de la Ghouta et de Khan Cheikhoun.

S’agissant du massacre de la Ghouta, l’Union populaire républicaine (UPR) rappelle qu’une étude du prestigieux MIT avait déjà sérieusement mis à mal la version officielle de M. Obama.

 

  • 2°) Elle démontrent que le gouvernement américain a dépensé des sommes colossales pour soutenir les prétendus « rebelles » syriens, ce qui constitue une ingérence dans les affaires intérieures syriennes, en violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations-unies, en particulier son article 2, alinea 4. Elles révèlent au monde entier l’attitude mensongère et criminelle de Washington qui prétendait ne pas agir directement en Syrie, notamment sous l’administration Obama.

Là encore, le soutien du gouvernement américain à des organisations extrémistes au Moyen Orient était déjà connu : voir par exemple cette information de France24 « le Pentagone aurait dépensé plus d‘un demi-milliard de dollars pour produire de fausses vidéos djihadistes », reprise aussi par Les Échos.

L’UPR rappelle aussi l’étonnante enquête publiée par la BBC le 13 novembre 2017, intitulée « Raqqa’s dirty secret », qui avait révélé que la coalition occidentale, menée par les États-Unis et ses alliés kurdes et arabes, a laissé secrètement et volontairement s’échapper de Raqqa des centaines de combattants de l’État islamique avec leurs armes et leur famille. Le reportage de la BBC avait aussi relaté que les avions et drones de la coalition occidentale ont escorté les camions convoyant les combattants de l’État islamique et guidé leur route.

 

Ces actes et ces aveux formulés par les plus hautes autorités américaines devraient normalement justifier la saisine de la Cour Pénale Internationale. Mais les États-Unis d’Amérique ont refusé de ratifier le Statut de Rome, exemptant ainsi par avance leurs propres dirigeants de toute poursuite devant ce tribunal pénal international !

 

  • 4°) Ces informations ont aussi une vertu pédagogique pour les électeurs français : elles démontrent que, pendant la campagne présidentielle française de 2017, François Asselineau a eu raison de refuser d’attribuer au gouvernement syrien la responsabilité du massacre de Khan Cheikhoun tant que l’on ne disposait pas de preuve convaincante. Le président de l’UPR a maintenu cette position en refusant toute intimidation, alors que certains journalistes, piétinant sans vergogne la déontologie de la Charte de Munich régissant leur profession, s’érigeaient en une sorte de tribunal de la pensée unique euro-atlantiste. Ce fut notamment le cas sur France Info le 12 avril 2017, où François Asselineau a dû subir l’assaut unanime des journalistes, qui l’insultaient en le qualifiant de « candidat des  complotistes » et le « sommaient de s’expliquer » parce qu’il refusait d’accuser Bachar Al Assad sans aucune autre preuve que les communiqués du gouvernement américain.

François Asselineau a également eu raison de s’opposer à l’attaque aérienne ordonnée par M. Trump dans la foulée du massacre.

Bien différente avait été l’attitude de M. Macron qui avait adopté une position confuse, attribuant servilement à Bachar Al-Assad la responsabilité de l’attaque, demandant une enquête en même temps, puis déclarant « prendre note », non sans cacher son approbation, de la décision de M. Trump d’aller bombarder le territoire syrien en violation pure et simple du droit international.

Le Temps révèle ainsi quel candidat avait vraiment l’étoffe du chef d’État qu’attendent les Français.

 

Screen-Shot-02-11-18-at-10Ci-contre : invité de « 8h30 Apathie » le 12 avril 2017, François Asselineau passa devant une sorte de tribunal de journalistes qui le « sommèrent de s’expliquer » parce qu’il avait refusé de croire immédiatement et sur paroles la version américaine attribuant aux troupes de Bachar Al-Assad le gazage présumé de 87 civils à Khan Cheikhoun, le 4 avril précédent. Pour contribuer à faire passer auprès des téléspectateurs le président de l’UPR pour un dangereux illuminé, la chaîne de « service public » France Info laissa en surbrillance, pendant toute la durée de l’entretien, la mention « Asselineau, candidat des conspirationnistes ? »... Dix mois après ce tribunal digne de l’Inquisition, les aveux du secrétaire américain à la Défense, James Mattis, reconnaissant que les États-Unis d’Amérique n’ont jamais eu la moindre preuve démontrant que le gouvernement syrien avait utilisé du gaz toxique à Khan Cheikhoun, constitue une éclatante victoire politique et morale pour le candidat Asselineau et devrait inciter France Info à lui présenter ses excuses publiques. Source : https://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/video-francois-asselineau-dit-avoir-des-doutes-sur-l-affaire-syrienne_2142176.html

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Résumé de l’entretien avec François Asselineau le 12 avril 2017, écrit et publié par la rédaction de France Info sur son site en ligne au sujet  Sourcehttps://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/video-francois-asselineau-dit-avoir-des-doutes-sur-l-affaire-syrienne_2142176.html

 

Conclusion : il faut lutter contre les « fake news » pour de bon !

En conséquence des révélations stupéfiantes faites en personne par le Secrétaire américain à la Défense et par l’ancien ambassadeur américain en Syrie, l’UPR demande solennellement à M. Macron :

  • 1°) De qualifier publiquement de « fausse nouvelle » l’affirmation selon laquelle Damas a gazé sa population en août 2013 à la Ghouta et en avril 2017 à Khan Cheikhoun, puisqu’il a manifesté son intention de lutter contre les « fausses nouvelles »,
  • 2°) D’expliquer aux Français que l’action conduite par les États-Unis d’Amérique en Syrie repose sur des mensonges, comme cela avait déjà été le cas en 2003 au moment de l’invasion de l’Irak, et qu’elle est en outre expressément contraire au droit international, puisqu’elle n’a reçu l’aval ni du gouvernement syrien ni du Conseil de sécurité de l’ONU,
  • 3°) De retirer immédiatement la France de la coalition internationale emmenée par Washington en Syrie pour, prétendument, lutter contre le terrorisme, et de demander à l’ensemble des composantes de cette coalition de faire de même afin de se conformer au droit international et d’arrêter d’occuper illégalement un État étranger.

L’UPR demande par ailleurs aux médias français de grande diffusion de se faire largement l’écho :

  • des déclarations du Secrétaire américain à la Défense du 2 février 2018,
  • des déclarations de l’ancien ambassadeur américain en Syrie du 6 février 2018.

L’UPR exige enfin un droit de réponse à France Info et des excuses de cette chaîne de service public.

Nous demandons :

  • que Jean-Michel Apathie invite de nouveau François Asselineau pour rediffuser et débattre, devant les téléspectateurs, du passage de 1m 18 s de l’émission du 12 avril  2017, pendant laquelle France Info a affublé le président de l’UPR du qualificatif « Asselineau, candidat des conspirationnistes ? »
  • que France Info rétablisse la vérité dix mois après, en informant ses auditeurs, dans la même émission et pendant la même durée, que les révélations venues de Washington en ce mois de février 2018 prouvent que le président de l’UPR ne faisait que dire la pure vérité aux Français le 12 avril 2017.
  • que la chaîne de service public France Info, financée par tous les contribuables, présente officiellement ses excuses aux 332 000 électeurs de François Asselineau pour le parti pris, la propagation de « fake news » et l’atmosphère de maccarthysme qui avaient régné dans cette émission à l’encontre du président de l’UPR.

https://www.upr.fr/actualite/france/communique-de-presse-puisque-macron-veut-lutter-contre-fake-news-lupr-lui-demande-de-tirer-consequences-aveux-sensationnels-venus-de-washington-de-syrie-faisant-me

 

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lundi 5 février 2018

Suppression de 120 000 postes de fonctionnaires: communiqué de presse UPR

Suppression de 120 000 postes de fonctionnaires : l’UPR renvoie dos-à-dos le gouvernement et le Parti socialiste, qui a lui-même appliqué cette politique exigée par la Commission européenne lorsqu’il était au pouvoir.

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L’Union populaire républicaine (UPR) trouve particulièrement indécentes et grotesques les critiques du Parti socialiste (PS) à l’encontre du projet de MM. Macron et Philippe de supprimer le nombre astronomique de 120 000 postes de fonctionnaires, dont 50 000 dans la fonction publique d’État et 70 000 dans la fonction publique territoriale, probablement d’abord dans les communes et les départements.

Lorsqu’il était au gouvernement, le PS n’a cessé, en effet, de comprimer les budgets publics et a, lui aussi, procédé à des suppressions massives de postes de fonctionnaires.

Comme tous les partis européistes (REM, PS, LR, MoDem) ou « alter-européistes » (FN, DLF, EELV, PCF, FI), l’ex-« parti de la rue de Solférino » ment sur la véritable origine de ces décisions. Les gouvernements français qui se succèdent ne sont que des lampistes qui exécutent des instructions venues d’ailleurs.

L’UPR rappelle que, pendant la campagne présidentielle, seul François Asselineau avait précisément et dûment informé les Français sur les vraies causes des coupes sombres dans les budgets publics et les effectifs de fonctionnaires, décidées par tous les gouvernements de droite ou de gauche. Il s’agit d’une conséquence directe de l’austérité sans fin imposée à la France par son appartenance à l’Union européenne et à l’euro.

A contrario, seul le Frexit permettra à la France de retrouver des marges budgétaires significatives :

  • grâce à l’arrêt de notre contribution nette au budget de l’Union européenne (qui nous fera économiser au bas mot 9 milliards d’euros nets par an, et sans doute beaucoup plus) ;
  • grâce à l’allègement de nombreuses réglementations européennes, qui sont inutilement complexes pour les centaines de milliers de commerçants, artisans TPE et PME qui n’exportent pas (qui fera économiser à l’économie française plusieurs dizaines de milliards d’euros par an) ;
  • grâce à une puissante politique de relance du pouvoir d’achat des ménages et une gestion appropriée d’une monnaie nationale retrouvée, qui permettra de procéder à une vigoureuse relance économique, engendrant elle-même une forte croissance des recettes fiscales.

L’UPR rappelle à ce propos que les fonctionnaires sont des êtres de chair et d’os qui vivent dans des foyers familiaux et que le foyer moyen français se compose en moyenne de 2,3 personnes. Dès lors, la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires signifie que ce sont quelque 250 à 300 000 Français qui risquent, à courte ou moyenne échéance, de se retrouver dans la précarité et dans l’angoisse du lendemain, du fait de la perte d’emploi de l’un de ses membres.

Comme on le constate depuis vingt ans, loin de réduire le déficit de l’État, les nouvelles suppressions de postes de fonctionnaires annoncées par le gouvernement vont donc au contraire l’aggraver, en contractant la consommation et l’investissement des ménages, et donc les recettes fiscales qui en découlent.

Comme ses prédécesseurs, Macron et le gouvernement Philippe appliquent servilement les instructions ultra-libérales des traités européens et de la Commission de Bruxelles, qui ignorent tout des analyses économiques keynésiennes.

L’UPR rappelle enfin que, derrière la prétendue logique budgétaire qui préside aux suppressions de postes de fonctionnaires à répétition, se cache, en réalité, la volonté subreptice de détruire l’État, ainsi que les collectivités locales qui ne s’inscrivent pas dans le projet d’« Europe des régions » : les communes et les départements.

Là encore, seul François Asselineau avait mis les Français en garde pendant la campagne présidentielle contre la politique dite des « Euro-régions » qui consiste à promouvoir la pseudo-indépendance de régions entières dans le cadre de l’Union européenne : aujourd’hui la Catalogne, demain la Corse et bien d’autres.

Pour conclure, l’UPR s’étonne que les médias continuent de donner un écho aussi tonitruant au Parti socialiste alors que parti est en passe de ne plus être qu’une coquille vide désertée par ses militants, un bateau ivre sur le plan idéologique et programmatique, et un acteur de taille modeste dans les urnes.

(NOTA : L’UPR signale qu’avec 332 547 voix, François Asselineau a obtenu à l’élection présidentielle une fraction significative – de 15% – des 2 291 288 voix de Benoît Hamon soutenu par le PS et infiniment plus médiatisé.  En outre, lors des élections législatives partielles de dimanche dernier (28 janvier 2018), les candidats de l’UPR ont rassemblé respectivement 17% et 32% du nombre des voix obtenues par les candidats du PS, dans les 1res circonscriptions du  Val-d’Oise et du Territoire de Belfort. C’est peu dire que l’UPR est très loin de bénéficier de proportions comparables des temps de parole du PS dans les médias audiovisuels nationaux.)

 

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lundi 29 janvier 2018

COMMUNIQUÉ DE PRESSE SUR LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES PARTIELLES DU 28 JANVIER 2018.

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Malgré le refus absolu des grands médias audiovisuels de l’inviter, l’UPR maintient ses positions dans le Territoire de Belfort et franchit la barre de 1% des suffrages exprimés dans la 1ère circonscription du Val-d’Oise, se rapprochant ainsi un peu plus de l’accès au financement public.

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L’Union populaire républicaine (UPR) présentait des candidats à chacune des deux élections législatives partielles qui se sont déroulées ce dimanche 28 janvier 2018 :
– Jonathan VALLART dans la première circonscription du Territoire de Belfort,
– Christophe HAYES dans la première circonscription du Val-d’Oise.

Le corps électoral s’est abstenu très majoritairement à l’occasion de ces deux scrutins (70,5% d’abstention dans le Territoire de Belfort et 79,7% dans le Val-d’Oise), dans des proportions encore supérieures aux élections législatives de juin 2017 qui avaient connu, de loin, le plus fort taux d’abstention depuis 1848.

Sur la base des scores disponibles à 23h30 dimanche 28 janvier au soir :

 

a)- Dans la 1ère circonscription du Territoire de Belfort, l’UPR obtient un score stable par rapport à juin 2017 (0,73% contre 0,75% six mois plus tôt).

Seuls les scores des candidats de LR et de LO progressent. En particulier, le grand gagnant de la consultation est le candidat de LR, dont l’élection avait été invalidée pour fraude par le Conseil constitutionnel, et qui gagne néanmoins… 12, 7 points ! Tous les autres régressent.

En particulier, le FN s’effondre, de 17,5% à 7,5%, si on le comptabilise seul, et chute à 13% si l’on additionne les voix obtenues ce dimanche par le FN, DLF (qui n’était pas présent en juin 2017 ayant noué une alliance avec le FN) et Les Patriotes dont la candidate, classée « Extrême droite » par le ministère de l’Intérieur, est une dissidente du FN.

Le score de France Insoumise (FI) et du MRC (qui étaient alliés au scrutin de ce dimanche) s’effondre également, passant de 21,3% en juin 2017 (FI à 12,2% et le MRC à 9,1%) à 11,5%.

 

b)- Dans la 1ère circonscription du Val-d’Oise, l’UPR obtient un score en légère progression par rapport à juin 2017 (1,04% contre 0,97% six mois plus tôt). L’UPR franchit ainsi le cap de 1% des suffrages exprimés dans une circonscription législative supplémentaire, portant à 40 le nombre de circonscriptions où elle a franchi ce seuil. La perspective d’un accès au financement public se rapproche donc un peu plus.

Les candidats soutenus par l’actuelle majorité et par M. Macron ont subi un net reflux – la députée sortante du Val-d’Oise perd 6,7 points par exemple –, ce qui confirme l’impopularité du pouvoir après seulement six mois d’exercice.

Si l’abstention bénéficiait traditionnellement aux partis comme FI ou le FN, c’est de moins en moins le cas. L’effritement de ces derniers dans la première circonscription du Territoire de Belfort, et la progression relative de LR le démontrent.

Il apparait que ce sont les laissés pour compte et les personnes en rupture de la société qui s’abstiennent et fuient un système électoral et politique considéré comme bloqué, alors qu’ils exprimaient un vote dit contestataire auparavant.

Cette évolution inquiétante annonce des oppositions de plus en plus irréconciliables au sein de la société française, et un climat politique de plus en plus violent que les élections et les mécanismes démocratiques ne pourront plus canaliser et apaiser.

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Comme l’habitude en est, hélas !, désormais établie en France, ces élections législatives partielles se sont déroulées dans des conditions scandaleusement déloyales en ce qui concerne l’accès aux médias de grande diffusion, et cela avec l’indifférence complice du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Les médias de grande diffusion ont opposé un véritable mur du silence aux sollicitations de l’UPR, dont plus aucun représentant n’est apparu sur des médias audiovisuels nationaux depuis le premier tour de l’élection présidentielle de 2017.

Une telle censure est pourtant totalement illégale puisqu’elle viole les principes d’équité et d’expressions pluralistes des opinions politiques, posés par la loi et garantis par la Constitution.

Le score de 0,92% des suffrages exprimés, obtenu par François Asselineau à l’élection présidentielle de 2017, aurait dû justifier depuis lors deux à trois passages par mois aux représentants de l’UPR sur l’un de ces médias. Or, notre mouvement n’en a eu aucun depuis mai 2017, que ce soit sur Europe1, RTL, RMC, BFM Business, France info, France inter, Radio Classique, France culture, RFI, France 2, France 3, France 5, TF1, TV5 Monde, Arte, BFM TV, CNEWS, M6, Canal+ et LCI.

Inversement, un parti politique comme Les Patriotes n’avait aucun résultat électoral ni aucune personnalité élue sous son étiquette pour justifier la médiatisation significative dont il a pourtant, bénéficié, de la part des médias audiovisuels nationaux, notamment France info, LCI, BFM TV et RMC. Ce traitement de faveur apparait d’autant plus anormal que le président des Patriotes a été l’une des personnalités les plus médiatisées de France ces deux dernières années, avec le nombre extravagant de 554 invitations dans les médias audiovisuels en deux ans comme le relevaient des journalistes en septembre 2017.

Malgré cette ultra-médiatisation, les scores obtenus par Les Patriotes sont à peine supérieurs à ceux de l’UPR, avec 1,99% dans le Territoire de Belfort – contre 0,73% à l’UPR -, et 1,19% dans le Val-d’Oise (obtenu par l’ancienne candidate du FN de juin 2017), contre 1,04% à l’UPR.

Le CSA n’a rien fait pour corriger ces déséquilibres flagrants et inacceptables dans une démocratie digne de ce nom. Il n’a pris en outre aucune sanction contre France 3-Bourgogne-Franche-Comté qui, de façon arbitraire, a exclu de son débat en plateau les candidats de l’UPR, de DLF, de LO et de EELV pour l’élection législative partielle du Territoire de Belfort, tout en invitant la candidate des Patriotes, et cela alors qu’un candidat d’extrême droite, en l’occurrence du FN, était déjà présent sur le plateau.

Ces deux élections législatives partielles ont ainsi confirmé qu’il existe deux types de partis politiques en France : ceux auxquels les médias accordent leurs faveurs, de façon discrétionnaire et arbitraire, et sans aucun contrôle, et les autres partis qui sont censurés, à commencer par l’UPR.

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Dès ce lundi 29 janvier 2018, le Bureau national de l’UPR va saisir à nouveau le CSA sur les graves déséquilibres observés pendant les campagnes électorales et en dehors, et lui demander d’arrêter de fuir ses responsabilités.

Le Bureau national va également écrire aux dirigeants des principaux médias audiovisuels pour exiger que soit mis fin au « deux poids deux mesures » dont l’UPR est victime, et qui conduit à avantager outrageusement des partis politiques dont le poids dans l’opinion n’est pas supérieur, et parfois largement inférieur, à celui de notre mouvement.

L’UPR demande que les heures d’expression qui lui ont été refusées depuis le 1er mai 2017 jusqu’au 28 janvier 2018, en violation expresse de la loi et de la jurisprudence du CSA, soient immédiatement corrigées par des invitations sur l’ensemble des grands médias audiovisuels nationaux.

François Asselineau, Président de l’Union Populaire Républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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lundi 22 janvier 2018

COMMUNIQUÉ DE PRESSE UPR

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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= Dimanche 21 janvier 2018 =

M. Macron a donné un entretien à la BBC sur sa vision du « Brexit » lorsqu’il était à Sandhurst cette semaine, entretien qui a été diffusé ce dimanche.

Plusieurs médias britanniques, notamment le Daily Mail et le magazine « Express », ont été stupéfaits par un passage au cours duquel M. Macron explique que les Français voteraient probablement pour le « Frexit » si la question leur était posée, comme elle l’a été aux Britanniques, par référendum, s’agissant du « Brexit ».

Se rendant compte de l’aveu qu’il fait, M. Macron s’empresse de tempérer son propos, après quelques secondes de flottement, en expliquant que le contexte français serait, cependant, très différent du contexte britannique : on se demande bien en quoi, sauf s’il veut rappeler que l’économie britannique va bien mieux que l’économie française avec un taux de chômage au plus bas depuis 1975 !

M. Macron révèle donc au grand jour qu’il assume parfaitement de conduire une politique ultra-européiste qu’il sait être contraire aux souhaits profonds des Français

C’est exactement une attitude de dictateur.

S’il avait un respect minimal de la démocratie, M. Macron organiserait un référendum sur le « Frexit », ainsi que le lui demande l’Union populaire républicaine (UPR), pour s’assurer qu’il a vraiment le soutien d’une majorité de Français pour :

– poursuivre la prétendue « construction européenne »,

– lancer unilatéralement des « initiatives européennes » tous azimuts qui indisposent nos partenaires.

Le reste de l’entretien de M. Macron inspire par ailleurs un profond sentiment de malaise et de révolte :

  • 1) D’abord parce que cet entretien a été donné en anglais par le président français, ce qui ne le rend pas directement compréhensible pour de nombreux Français. Nos compatriotes vont donc rester dans l’ignorance de l’aveu spectaculaire de M.Macron sur le « Frexit », aveu qui légitime totalement l’existence et les objectifs mêmes de l’UPR !
    • 2) Ensuite parce que M. Macron, contrairement à ce qu’il veut faire croire, n’a pas parlé d’égal à égal avec Mme May à Sandhurst.

    M. Macron est, en effet, à la tête d’un État, la France, qui n’a plus sa propre monnaie et dont toutes les politiques sont imposées de l’extérieur, qu’il s’agisse de politique commerciale, économique, sociale, industrielle, agricole, d’immigration ou de choix budgétaires ou en matière de diplomatie, etc.

    Mme May, pour sa part, gouverne un État disposant de sa propre monnaie, et qui a engagé un processus pour recouvrer sa totale souveraineté. La Chambre des communes a d’ailleurs confirmé la mise en œuvre du Brexit, cette semaine, comme un pied de nez au Président français, en adoptant un texte qui va redonner au droit britannique sa suprématie sur le droit européen.

    La rencontre de cette semaine entre M. Macron et Mme May avait donc quelque chose de pathétique et triste côté français.

     

    • 3) Enfin, parce que M. Macron fanfaronne en clamant qu’il va tout faire pour attirer les banquiers de la City à Paris. 

    Outre qu’il s’agit d’une visée inamicale vis-à-vis des Britanniques, qu’il est bête et inélégant d’exposer à la BBC, cette rodomontade de M. Macron est tout simplement ridicule. Le « Financial times » a en effet d’ores et déjà douché les espoirs de M. Macron, en publiant début décembre 2017 une étude fouillée démontrant que seulement 6% des emplois de la finance londonienne devraient être, au final, délocalisés à cause du « Brexit ».

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  • L’interview de M. Macron sur la BBC ainsi que le « selfie » d’adolescent qu’il a réalisé avec la Première ministre britannique démontrent que la France est devenue un bateau ivre, sans autre cap que celui de maintenir l’euro et l’Union européenne à tout prix, et sans autre capitaine qu’un dictateur psychologiquement instable, imposé par l’oligarchie.

    Contacter l’UPR :
    06 42 35 73 05
    presse@upr.fr

    Suivre François Asselineau et l’UPR sur twitter :
    @UPR_Asselineau
    @UPR_Officiel

https://www.upr.fr/actualite/communique-de-presse-macron-ayant-declare-bbc-frexit-majoritaire-parmi-electeurs-francais-lupr-lui-demande-de-cesser-initiatives-europeennes-illegitimes-de-respect

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jeudi 18 janvier 2018

Communiqué commun UPR & DLF

France 3 Bourgogne Franche-Comté a organisé le vendredi 12 janvier un débat rassemblant 6 des 10 candidats qui se présentent à l’élection législative partielle de la 1ère circonscription du Territoire de Belfort, dont le 1er tour est prévu le dimanche 28 janvier

COM UPR DLF

Ont été invités à ce débat les candidats suivants, avec les nuances politiques suivantes attribuées par le ministère de l’Intérieur : Ian Boucard (nuance LR), Christophe Grudler (nuance MDM), Arthur Courty (nuance SOC), Anaïs Beltran (nuance FI), Jean-Raphaël Sandri (nuance FN) et Sophie Montel (nuance EXD).

Les candidats soutenus par l’UPR (Jonathan Vallart, nuance DIV), DLF (Julie Kohlenberg, nuance DLF), Lutte ouvrière (Yves Fontanive, nuance EXG) et EELV (Vincent Jeudy, nuance ECO) n’ont pas été invités au débat. Ils n’ont eu droit qu’à des extraits de quelques secondes de leurs interviews séparées, diffusés durant l’émission.

Cette différence de traitement entre les candidats, à la fois en temps de parole (plusieurs minutes contre quelques secondes) et en qualité (débat sur le plateau contre enregistrement) est inacceptable. Une rédaction du service public prend parti de facto dans le débat politique, indiquant implicitement aux électeurs que certains candidats compteraient plus que les autres.

Déjà, durant la campagne présidentielle, la volonté de séparer les prétendus « grands » des prétendus « petits » candidats avait engendré sur TF1 un débat avec cinq candidats sur les onze qualifiés, constituant ainsi un véritable scandale démocratique, que l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) condamne d’ailleurs avec la plus grande virulence lorsqu’elle se produit sous d’autres cieux.

C’est la raison pour laquelle l’Union populaire républicaine et Debout la France ont décidé de saisir conjointement le Conseil supérieur de l’audiovisuel. Les autres formations politiques exclues du débat de France 3, Lutte ouvrière et EELV, n’ont pas été sensibles à cette approche commune.

François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan, respectivement présidents de l’UPR et de DLF et candidats à l’élection présidentielle de 2017 ont donc adressé un courrier conjoint à M. Olivier Schrameck, président du CSA afin que ce dernier impose à France 3 Bourgogne Franche-Comté des mesures compensatoires en faveur des candidats que la chaine a délibérément et arbitrairement discriminés (voir le courrier de François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan à la suite du présent communiqué).

L’UPR, DLF, Lutte ouvrière et EELV ont certes des programmes politiques très différents, l’UPR étant notamment le seul parti politique à proposer de faire sortir la France unilatéralement de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

Il est important, cependant, que des formations politiques différentes mais victimes de discriminations arbitraires de la part des médias audiovisuels sachent, ensemble, faire respecter leur droit à la parole, afin de sauvegarder la démocratie et l’expression pluraliste des opinions politiques à la télévision et dans les stations de radio, en France.

Contact médias :

presse@upr.fr

Lire la saisine commune de l’Union populaire républicaine et de Debout la France au CSA

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vendredi 5 janvier 2018

Actes séditieux en Corse: communiqué UPR

2 janvier 2018 : Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, présente ses vœux avec, derrière lui, les seuls drapeaux corse et de l’UE. Il a fait retirer le drapeau français. Non seulement cette attitude constitue une violation grave de la Constitution de la République, mais elle illustre une nouvelle fois l’objectif implicite de la politique des « euro-régions » : le démantèlement progressif des États-nations.

COM UPR JANVIER 18

L’Union populaire républicaine dénonce de façon solennelle les actes séditieux et inconstitutionnels commis le 2 janvier 2018 lors de la session inaugurale de l’Assemblée territoriale de Corse :

  • le président de l’Assemblée territoriale de Corse, Jean-Guy Talamoni, et le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, ont prétendu « prêter serment » sur le préambule de la prétendue « Constitution corse » de Pascal Paoli de 1755, lequel œuvrait à l’époque en connivence avec la puissance britannique  ;

 

  • tous les groupes d’élus ont également entonné « l’hymne corse », « Dio vi salvi Regina ». Cela inclut l’ensemble des élus de la République en marche (LREM) et ceux rattachés aux Républicains (LR) qui collaborent à ce défi lancé à la République française.

L’UPR rappelle que les nationalistes corses ne sont pas à leur coup d’essai. Enhardis par la scandaleuse passivité venue du sommet de l’État, ils ne cessent de violer la Constitution de la République française, et notamment son article 2 qui pose que « La langue de la République est le français. L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. L’hymne national est ‘‘La Marseillaise’’ ».

L’Union populaire républicaine demande bien entendu au gouvernement français d’appliquer la loi constitutionnelle, comme il en a le devoir face au peuple français. Il doit donc entamer des poursuites contre les auteurs de ces actes séditieux, à commencer par ceux des élus du groupe de « la République en marche » (LREM), le parti même du chef de l’État.

L’UPR souligne qu’Emmanuel Macron porte d’ailleurs une lourde responsabilité dans cette déliquescence de l’autorité de la République puisqu’il est le premier à violer l’article 2 de la Constitution, en fêtant notamment sa victoire lors de l’élection présidentielle avec l’hymne européen ou en voulant promouvoir le drapeau européen que la France n’a pas reconnu lors de la ratification du traité de Lisbonne.

À ce titre, l’Union populaire républicaine rappelle que la montée des revendications autonomistes et indépendantistes à travers l’Union européenne découle directement de la politique dite des « euro-régions » promue par les traités européens, et par l’action persévérante et sournoise de la Commission européenne en la matière.

Lors de l’élection présidentielle, François Asselineau avait d’ailleurs été le seul des onze candidats à expliquer aux Français cette relation de cause à effet et à souligner les dangers croissants de notre appartenance à l’UE pour l’existence même de la France.

Le Frexit, proposé par l’UPR depuis plus de 10 ans, est la seule réponse appropriée pour garantir notre unité nationale face à une Union européenne qui cherche à pulvériser les États-nations.

https://www.upr.fr/actualite/communique-lupr-demande-gouvernement-dentamer-poursuites-contre-auteurs-actes-inconstitutionnels-commis-a-lassemblee-territoriale-de-corse

jeudi 14 décembre 2017

L’UPR SOUTIENT LA MOBILISATION DES SALARIÉS DE FRANCE TÉLÉVISIONS

Communiqué de presse de l’UPR du 12 décembre 2017.
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L’UPR SOUTIENT LA MOBILISATION DES SALARIÉS DE FRANCE TÉLÉVISIONS ET LES ENCOURAGE À LANCER SUR LEURS ANTENNES UN GRAND DÉBAT NATIONAL SUR LE FREXIT.
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L’Union populaire républicaine (UPR) apporte son soutien à la mobilisation des salariés de France Télévisions le mercredi 13 décembre 2017 pour dénoncer le démantèlement progressif et subreptice de l’audiovisuel public par M. Macron et son gouvernement.
 
Sous le sempiternel prétexte de « réformes indispensables » et de « modernisation », l’exécutif a programmé des réductions de postes et de moyens financiers substantiels, au sein de France Télévisions, qui affaibliront encore la qualité du service rendu au public.
 
En particulier, les fonds alloués à certains magazines d’investigation, qui font honneur à la profession de journaliste, sont menacés ; les éditions locales de plusieurs médias risquent de disparaitre ou d’être regroupées, ce qui en appauvrira le contenu ; le nombre de correspondants régionaux de chaines nationales est susceptible d’être diminué, de même que le recours aux pigistes dont l’utilisation permet de multiplier les contenus sur des sujets variés.
 
L’UPR rappelle que le programme présidentiel de François Asselineau comportait un volet important concernant la protection de l’indépendance des journalistes et le développement de l’audiovisuel public. François Asselineau prévoyait notamment de donner pleinement à la télévision et aux radios publiques un rôle d’éducation, d’élévation culturelle et de formation du sens critique de la population française.
 
Il prévoyait aussi la mise en place d’une autorité indépendante, composée de magistrats, dont le rôle aurait été de veiller à ce que toutes les tendances politiques soient réellement représentées à la télévision et à la radio.
 
L’UPR rappelle par ailleurs que, depuis le vendredi 21 avril 2017, aucun de ses dirigeants n’a plus été invité sur aucun média audiovisuel national, privé ou public, alors que François Asselineau a obtenu près de 1% des suffrages exprimés à l’élection présidentielle, ce qui devrait justifier 3 à 4 invitations par an à des interviews politiques sur chaque chaine de télévision et sur chaque station de radio. Des candidats ayant obtenu un moins bon score que lui à l’élection présidentielle ont d’ailleurs, eux, bénéficié d’invitations dans plusieurs médias audiovisuels nationaux depuis le scrutin.
 
L’UPR rappelle également que l’origine des restrictions budgétaires imposées à France Télévisions – comme à de nombreux autres services publics – réside d’abord dans l’appartenance de la France à l’Union européenne et à l’euro. Notre appartenance à une monnaie surévaluée par rapport à la compétitivité de l’économie française, dans un environnement économique ultra-libéral qui nous met en choc frontal avec des pays à bas salaires et à faibles normes sociales et fiscales, contraint en effet la France à une rigueur budgétaire sans fin.
 
Il est urgent que les Français prennent conscience de la destruction en cours de l’État, et qu’ils se rassemblent pour y mettre un terme en empruntant le seul chemin viable, serein et raisonnable : le Frexit. Cette sortie de l’Union européenne et de l’euro que François Asselineau fut le seul candidat à proposer aux Français lors de l’élection présidentielle, malgré l’hostilité ouverte et la partialité éhontée des grands médias du pays.
 
L’UPR invite tout particulièrement les salariés de l’audiovisuel public à faire preuve de courage en imposant dans leurs médias, enfin, un vrai débat national, sérieux et approfondi, sur la sortie de la France de l’Union européenne et de l’euro, et en donnant à l’UPR la couverture médiatique à laquelle elle a droit, conformément à la loi.
 
Car il existe une relation de cause à effet entre la censure de facto qui sévit en France sur la question du Frexit et le démantèlement des services publics. C’est en se montrant déterminés à faire respecter la déontologie de la Charte de Munich de 1971 et le principe de la liberté d’opinion – tout spécialement sur l’appartenance à l’UE et à l’euro – que les journalistes assureront le mieux la survie de l’audiovisuel public.
https://www.upr.fr/actualite/communique-de-presse-12-decembre-2017-lupr-soutient-mobilisation-salaries-defrance-televisions-encourage-a-lancer-leurs-antennes-grand-debat-national-frexi

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vendredi 1 décembre 2017

«On préfère ignorer les opinions du peuple»

Par Willy Wimmer, ancien Secrétaire d’Etat du ministre fédéral de la défense de l’Allemagne

ARG EXPRESSION ALLEMAGNE OTAN

On est à nouveau au point où le fait d’exprimer une opinion indépendante s’avère dangereux. On se retrouve dans la ligne de mire lorsqu’une opinion personnelle ne correspond pas aux directives gouvernementales officielles, aux lignes directrices de l’Union européenne ou au cadre géopolitique prescrit par Washington par le biais de l’OTAN. Au Bundestag, on n’a alors plus le droit de s’exprimer.1 On est poussé à quitter le Parlement pour raison de «dissidence». Il n’est donc pas étonnant que l’Assemblée plénière du Bundestag ressemble de plus en plus à l’Opéra Kroll2 ou à la Volkskammer [Chambre du peuple] de triste mémoire. A Berlin, le Sénat interdit des manifestations publiques en faveur du pluralisme des opinions.3

Selon notre Loi fondamentale, la libre formation de l’opinion est un droit fondamental pour tout citoyen. Elle n’a plus lieu. Où trouve-t-on encore dans nos grands médias l’expression des opinions divergentes prévalant dans la population allemande? Où le gouvernement doit-il débattre de ces avis divergents au sein du pays, s’ils n’existent plus dans le miroir des médias? Le gouvernement est donc libre de faire ce qu’il veut, dans le style d’un front populaire «à la mode de OTAN». Il peut ainsi sanctionner des opinions dissidentes de manière totalitaire. Le Ministère de la justice a ainsi développé un «Service pour l’externalisation de la censure et l’immunité des fausses nouvelles de l’OTAN».4

Selon la loi fondamentale, le développement des opinions et des volontés au sein de la population est la seule justification politique pour l’existence des partis politiques. On peut observer chaque jour à quel point ce processus est pourri. Les partis sont tous en train de dépérir. Là où ils existent encore, ils sont strictement alignés aux dirigeants de Berlin. Toute opinion déviante, pouvant mettre en danger le cartel des personnes au pouvoir à Berlin, est rapidement transmise à Berlin. On préfère ignorer les opinions du peuple, car elles pourraient contrecarrer la ligne directrice. Une fin immédiate de la carrière serait alors garantie. L’opportunisme est devenu la ligne générale des partis et a conquis maintenant tous les anciens partis représentés au Bundestag, sauf quelques rares exceptions. Finalement, on veut participer au gouvernement. Et ce n’est possible que si l’on suit la ligne générale belliciste de l’OTAN.

On a bien le droit d’attaquer l’actuel président américain Trump, à qui on a octroyé une interdiction d’entrer en contact avec son équivalent russe Poutine. Pourquoi? Parce qu’il y aurait danger d’un accord dans des questions importantes. Ces questions – soyons-en conscients – mettent en danger l’existence de toute l’humanité, ou seulement de nous, habitants de l’Europe centrale, si elles devaient être résolues de manière belliciste.

Mais où étaient la Chancelière et le Président fédéral et tous ceux qui boudent unanimement le nouveau président américain Trump, lorsque les présidents prédécesseurs plongèrent la planète dans la misère actuelle, pour laquelle ils demeurent les responsables exclusifs? Y compris le coup d’Etat en Ukraine, probablement mis en scène pour justifier le déploiement militaire contre la Fédération de Russie. Parjure et violation du contrat dominent la politique de l’Occident depuis 1992, et Belgrade fut la première victime en 1999.

Cette semaine, le Premier ministre britannique a tenté de mettre en relief l’essence de cette politique dans un discours concernant la politique de la sécurité, dans le style d’une «furie insulaire». Quiconque finance chaque année la BBC comme instrument de la dominance globale avec des centaines de millions de livres, dispose de bien des moyens entre leurs mains contre la concurrence.

Il faut que les gens courent après BBC et CNN. Un programme d’excellente qualité journalistique comme la RT russe devient alors un mal majeur, notamment quand la RT donne la parole à ceux en Europe et aux Etats-Unis qui refusent de participer aux préparations de guerres de l’UE et de l’OTAN. Mme Theresa May l’a clairement formulé dans son discours. Il s’agit de la supériorité de la «race anglo-saxonne» dans le sens de Cecil Rhodes, se matérialisant à nos jours dans le «nouvel ordre mondial». Pour atteindre ce but, il faut bien parfois éliminer une personne ou un pays récalcitrants, même si c’est dans la forme de la RT ou de «Sputnik». Mme May et d’autres disent «fake news» mais envisagent l’abolition de nos droits fondamentaux.  

Willy Wimmer | 27 novembre 2017

Annotations de la rédaction:

1) Dans les divers groupes politiques du Bundestag allemand, la décision de donner la parole à leurs membres, au cours des débats parlementaires appartient au comité du groupe. Celui-ci n’est pas attribué aux parlementaires ne suivant pas l’opinion majoritaire de leur groupe. Entre autres, c’est aussi Willy Wimmer qui en a fait l’expérience lorsqu’il critiqua la participation allemande à la guerre contre la République fédérale de Yougoslavie en 1999, déclenchée à l’encontre du droit international. Tout en étant un politicien ayant fait la preuve de grande compétence en défense et affaires extérieures, le groupe CDU/CSU lui a refusé le droit de s’exprimer. Dans une telle situation, la seule possibilité de prendre la parole dans le Bundestag reste la «déclaration personnelle».


2) L’Opéra Kroll à Berlin était le lieu des sessions du Reichstag (le Parlement allemand avant 1945) après l’incendie du bâtiment du Reichstag en février 1933.Ce lieu représente le symbole d’un Parlement n’ayant plus aucun pouvoir, étant aligné et soumis à un pouvoir exécutif dictatorial.


3) Le sénateur berlinois de la culture Klaus Lederer (Die Linke, la gauche) est intervenu pour empêcher la cérémonie de la remise d’un prix au journaliste Ken Jebsen. Le 14 décembre 2017, Jebsen aurait dû recevoir le «Prix Charlemagne pour la littérature et la journalisme engagé». La Neue Rheinische Zeitung Online remet ce prix. Au dernier moment, la location du lieu de la remise a été résiliée et les organisateurs ont annulé la remise du prix.


4) A la demande du ministre de la Justice Heiko Maas (SPD), le Bundestag (Chambre du peuple) et le Bundesrat (Chambre des Länder) ont adopté une loi, peu avant la fin du dernier mandat législatif fin juin 2017, menaçant les réseaux sociaux de peines lourdes s’ils publient des soi-disant «discours haineux». Ce n’est qu’une mesure étatique entre autres, prévues contre les soi-disantes «fake news», contre la «propagande russe», etc. Des critiques pensent que les réseaux sociaux, par crainte d’être poursuivis, effaceront ou supprimeront des vraies infractions pénales, mais également toute critique politique, notamment envers l’Union européenne et l’OTAN.

Willy Wimmer | 27 novembre 2017

Source: Zeit Fragen

http://arretsurinfo.ch/lue-et-lotan-disent-des-fake-news-mais-envisagent-labolition-de-nos-droits-fondamentaux/

samedi 11 novembre 2017

Un exemple de politiquement correct allemand : la FAZ

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung (littéralement le Journal général de Francfort, plus connu sous le nom abrégé de FAZ) est le journal allemand le plus diffusé dans le monde en particulier son édition du dimanche. Réputé proche des milieux patronaux, libéral sur le plan économique, il est également libertaire sur le plan sociétal. Illustration.

ARG RFA RDA

Le Tag der deutschen Einheit (« Jour de l’Unité allemande », la fête nationale de la RFA) est en passe de devenir un moment privilégié d’affichage de la désunion entre l’est et l’ouest du pays. Nous l’avions déjà constaté l’an passé. Cette fois, ce ne sont pas de bruyantes manifestations de colère d’Ossis (de l’est) contre la politique migratoire d’Angela Merkel qui ont fait les manchettes des journaux. C’est un article sous la plume de Ralph Bollmann, correspondant dédié à la politique économique de l’édition dominicale du FAZ, publié dans ce même journal le 3 octobre 2017 qui a déclenché les hostilités sous le titre révélateur : « Migrants dans leur propre pays, 17 millions de gens provenant d’un pays appelé RDA ont rejoint en 1990 la République Fédérale d’Allemagne. Le résultat des élections montre que nombre d’entre eux ne se sont pas intégrés jusqu’à aujourd’hui »

La presse ouest-allemande nous a habitués à ses articles relevant de « l’Ossi-Bashing ». On se souviendra de l’ article publié par l’écrivain gauchiste Philip Meinhold dans le quotidien non moins d’extrême-gauche TAZ, souhaitant rien de moins que la disparition de l’Allemagne suite aux houleuses protestations d’Ossis contre l’implantation d’un centre d’accueil de migrants à Clausnitz en Saxe.

L’article publié dans la FAZ a néanmoins ceci d’intéressant qu’il est le fait d’un journal réputé conservateur et libéral mais ployant sous le poids du politiquement correct. Son analyse est l’occasion de constater à quel point ce qu’on désigne sous le terme euphémique de « politiquement correct » est souvent un terrorisme intellectuel relevant d’une idéologie totalitaire, et qui mène une guerre frontale contre les valeurs et les pratiques de la démocratie. Avec un succès que’ l’on peut juger inquiétant.

Que dit cet article ?

  • que les Allemands de l’Est, qui sont tout de même les autochtones de Poméranie, Brandebourg, Mecklembourg, Saxe et Thuringe, c’est-à-dire les descendants de ces tribus slaves (et occasionnellement baltes, comme les Vieux-Prussiens, les Pruzzen) relevant de la Germania Slavica (la « Germanie slave ») encore appelés au haut moyen-âge Abodrites et autres Sorbes, progressivement germanisées du 11ème au 14ème siècle dans le cadre de la « Poussée vers l’Est » (Drang nach Osten), seraient des « migrants » dans le pays que leurs ancêtres occupent depuis des millénaires, strictement au même titre que les Afghans, Somaliens et autres Maghrébins qui constituent l’essentiel des contingents dits « syriens » .
  • que les régions orientales de l’Allemagne sont finalement décrites comme « annexées » par la RFA, en quelque sorte comme des colonies ! Mais le caractère de plus en plus hors sol des États de l’Europe de l’Ouest, qui considèrent avoir une essence propre parfaitement séparée de leurs peuples, n’est-il pas l’une des causes profondes de la submersion migratoire ? Le FAZ affirme : les Prussiens, Thuringiens et Saxons sont des étrangers comme les autres, ni plus ni moins que les Afghans (et d’ailleurs que les Saxons, Rhénans, Franconiens, Badois, Wurtembergeois et autres Bavarois de l’ouest aussi sans doute). Rarement la dérive d’un État ouest-européen n’aura été aussi éclatante.
  • le mépris affiché contre les Ossis dans cet article dépasse l’entendement, tout comme son impunité par rapport aux lois dites « antiracistes » ! Les Allemands de l’est auraient, de façon totalement indifférenciée, « moins de succès professionnel », seraient des « loosers » gagnant moins que leurs compatriotes de l’Ouest, ils « rêveraient d’un régime autoritaire » et surtout « ne seraient pas politiquement mûrs ». De là à les rééduquer…
  • le rejet du « politiquement correct » à l’Est mènerait à « une société parallèle » (en quelque sorte à un communautarisme hostile à l’État), avec une tendance sécessionniste croissante au niveau des 2ème et 3ème générations.

Ralph Bollmann en conclut que « l’intégration (des Ossis) » a échoué – au moins au même titre que celle des Turcs, déjà évoquée. De ce point de vue, son attitude ne diffère guère qu’en termes de style de celle de Philip Meinhold.

Les succès remportés par l’AfD en Allemagne de l’Est seraient un baromètre de l’échec de l’intégration

Ralph Bollmann constate d’abord avec effroi que l’AfD a récolté proportionnellement deux fois plus de voix à l’est qu’à l’ouest. Cela reste vrai si on compare les meilleurs scores de l’AfD dans la Ruhr (NDLR : dans les zones périphériques de repli des autochtones) ou en Basse-Bavière (zones rurales à forte identité bavaroise en voie de sécession par rapport aux grandes villes « multiculturelles » bavaroises et franconiennes) : Deggendorf en Bavière a ainsi voté à 19 % pour l’AfD, alors que la Suisse saxonne a plébiscité ce même parti en lui accordant 36 % de ses deuxièmes voix (la voix accordée aux seuls partis selon le mode de scrutin allemand). On se souvient que l’AfD est en tête de tous les autres partis en Saxe.

Ralph Bollmann en conclut de façon délirante que les Allemands de l’est ne sont pas « mûrs pour la démocratie » au vu de l’extraordinaire glissement constaté récemment des suffrages des partis traditionnels vers l’AfD (et accessoirement, mais dans une moindre mesure, vers Die Linke, la nouvelle gauche).

Inhibé par le « politiquement correct », Ralph Bollmann ne comprend que peu à ce qui se passe dans son propre pays, à savoir : comme nous l’avions déjà dit dans notre commentaire des élucubrations de Philip Meinhold dans le TAZ (https://www.ojim.fr/demo/un-journal-allemand-dextreme-gauche-souhaite-la-disparition-de-lallemagne/), « Le fort clivage qui oppose l’ouest et l’est de l’Europe par rapport à la crise des migrants, coupe le pays en deux entre ex-Allemagne de l’Ouest et ex-Allemagne de l’Est. Pegida et l’opposition à l’implantation des migrants sont beaucoup plus fortes et/ou beaucoup plus décomplexées à l’Est qu’à l’Ouest. Philip Meinhold (et d’une autre manière Ralph Bollmann), certes né plus tard, est resté dans l’état d’esprit des gauchistes allemands de 1968, qui furent à l’origine de la Fraction Armée Rouge et de la Bande à Baader. Ces petits-fils de bourgeois, usufruitiers du miracle économique, du plein emploi, d’un niveau de vie appréciable, d’une liberté enviable et des acquis démocratiques de la loi fondamentale allemande – la Grundgesetz, ne rêvaient alors que d’une chose : balayer l’enfer de la RFA pour le remplacer par le paradis soviétique. Les Allemands de l’Est, qui vivaient à cette même époque très concrètement ce fameux paradis, n’ont évidemment pas vraiment les mêmes souvenirs. Et cela explique qu’ils soient nettement moins prêts que leurs compatriotes de l’ouest à brader la liberté si récemment acquise au nom des slogans du « multiculturalisme ». D’autant que les discours de propagande irénique qui accompagnent ce nouveau « monde meilleur » leur rappellent furieusement ceux qu’ils ont entendus pendant quarante ans de RDA… ». Ralph Bollmann est assurément un libéral et non un gauchiste, mais qui a été conquis par le libertarisme gauchiste de 1968, et ne comprend pas cette nuance de taille. L’histoire de toute l’Allemagne après 1945 lui échappe. Il est comme un étranger dans son propre pays réunifié, ce pays qui a intégré une Allemagne de l’Est non hébétée par mai 68, mais au contraire traumatisée par 40 ans de dictature communiste. Ralph Bollmann ne sait plus ce qu’est une démocratie.

Quelques remarques :

  • Ralph Bollmann affirme que « les Ossis affichent une préférence pour l’autoritarisme » sans noter à aucun moment que l’AfD a toujours affirmé avec force, non seulement sa volonté de défendre la Grundgesetz – la Loi fondamentale – et même d’annuler le coup d’État de fait du traité de Lisbonne, qui a transmis à une institution non élue (la Commission Européenne) une grande partie des prérogatives du parlement élu… c’est-à-dire le contraire de ce qu’il affirme.
  • la question de la « coalition jamaïcaine » se pose en effet en des termes très différents de ceux qui ont été évoqués dans l’émission télévisée d’Anne Will. Elle se pose du fait de l’extraordinaire atteinte à la démocratie qu’a imposé le politiquement correct. Les vainqueurs des élections sont en réalité bel et bien le FDP (seulement à l’ouest) et encore plus l’AfD (fortement à l’est), mais également (de façon moins spectaculaire) à l’ouest. La bonne pratique démocratique imposerait une coalition CDU/CSU-FDP-AfD. Les Verts, qui sont censés apporter les voix parlementaires manquantes à une majorité sont tout juste stables à l’ouest et complètement absents à l’est. C’est donc bien la coalition jamaïcaine (CDU/CSU+FDP+Verts) qui peut constituer une atteinte à la démocratie notamment par l’exclusion de l’Afd. Ce dernier est un parti à la fois plus démocratique et plus soutenu par les électeurs à l’est et à l’ouest que la frange islamo-gauchisante des « Fundis » (fondamentalistes) verts exclusivement Wessis !

Ralph Bollmann réagit avec effarement à l’idée évoquée par Anne Will qu’un gouvernement fédéral constitué sur la base d’une coalition jamaïcaine serait un projet exclusivement ouest-allemand – excluant donc les régions de l’Est – un fait politiquement clivant et donc dangereux pour l’unité du pays. Ce qui est l’évidence même, puisque le triomphe du FDP est exclusivement ouest-allemand et que les Verts, tout juste stables dans l’ensemble à l’ouest (en dépit de toute une série de déconvenues régionales), sont à peu près anecdotiques à l’est. Seule l’AfD a affiché des progressions à la fois correctes à l’ouest et fortes à l’est.

Ralph Bollmann ne comprend pas ou feint de ne pas comprendre que c’est bien l’exclusion de l’AfD par le politiquement correct qui représente une atteinte frontale et grave à la démocratie. Une atteinte qui provient de l’hébétude imposée par le politiquement correct à l’ouest et non d’un problème politico-culturel « ossi ». C’est le contraire qui est vrai : après avoir subi 12 ans de dictature national-socialiste suivie de 40 ans de dictature communiste, ce sont bien les seuls Ossis qui ont définitivement rejeté les DEUX totalitarismes du 20ème et non un seul comme les Wessis ou tout au moins les élites politico-médiatiques de l’Ouest, dont Ralph Bollmann est un représentant. Son incompréhension de la situation le conduit à citer Heribert Prantl, journaliste du social-démocrate « Süddeutsche Zeitung » qui avait affirmé que la mentalité des Allemands de l’Est « était incompatible avec la démocratie ». Apparemment, les pailles et les poutres ont les mêmes effets dans les yeux d’une partie des allemands que dans ceux de certains Français.

L’est de l’Allemagne, mais aussi à sa manière la Bavière, sont en voie de sécession politique du reste de l’Allemagne et menacent de déclencher une crise politique globale au niveau fédéral

Ralph Bollmann note que Petra Köpping, ministre social-démocrate pour l’Égalité et l’Intégration de la coalition jamaïcaine gouvernant l’État fédéré de Saxe (qui a succédé à l’échec de la GroKo précédente, voir nos commentaires des élections berlinoises) a déclaré récemment que l’Est de l’Allemagne avait emprunté « un autre chemin » que le reste de l’Allemagne après 1990. Il faut dire que son gouvernement coalisant les partis perdants ne peut que se sentir menacé par le fait que l’AfD soit désormais le premier parti saxon. Mais le journaliste du FAZ n’en tire aucune réflexion relevant de la culture de la démocratie : le peuple vote mal et c’est tout. Le peuple vote mal … et on se demande par conséquent en filigrane si la protection de la « démocratie » ne passe pas par la confiscation de ses droits civiques et politiques. Ralph Bollmann note aussi que la stabilité du gouvernement fédéral (c’est-à-dire la pérennité de gouvernements issus des partis traditionnels) était due à la stabilité des résultats aux élections tout au moins à l’ouest. Si cela devait changer, la crise politique allemande éclaterait au grand jour. Il a raison sur ce point.

Car il existe un foyer de déstabilisation à l’ouest : à savoir en Bavière, où la CSU aux racines identitaires anciennes et profondes (la CSU est issue de la fusion après la guerre du Centre Catholique antiprussien et du très autonomiste Parti Populaire Bavarois) a plusieurs fois affiché des points de vue compatibles avec ceux de l’AfD, notamment en termes de prééminence de la Leitkultur (la « culture de référence ») allemande sur toutes les autres et notamment la musulmane. Le ministre des finances bavarois, Markus Söder (CSU), a récemment vigoureusement protesté contre l’affirmation selon laquelle les Ossis ne seraient pas dignes de la démocratie du fait qu’ils votaient AfD – une attaque directe et frontale contre le principe du pluralisme partisan, un des piliers de la démocratie, sachant que toute comparaison entre le NSDAP (jacobin, étatiste autoritaire et socialiste) et l’AfD (fédéraliste, démocrate et libérale) est une imposture .

Le FDP défend certes désormais l’idée de lois migratoires inspirées du système des points canadien et semble avoir imposé aux Verts l’idée d’un maximum de 200 000 entrées annuelles – sans doute contre d’autres concessions. Il donne l’impression de faire des appels du pied à l’aile libérale de l’AfD, soit en vue d’obtenir un appui tacite de cette dernière, soit dans l’espoir de bénéficier de transfuges susceptibles de lui fournir les relais qui lui manquent à l’est.

Il n’en reste pas moins que les points de vue ahurissants défendus par Ralph Bollmann dans l’article incriminé démontrent qu’en Allemagne comme en France, le « politiquement correct » est bien autre chose qu’une anecdote : il représente dans certains cas un terrorisme intellectuel qui mène avec succès une guerre contre la culture et les pratiques de la démocratie en Europe de l’Ouest. Avec des effets de distorsion parfaitement inquiétants.

https://www.ojim.fr/exemple-de-politiquement-correct-allemand-frankfurter-allgemeine-zeitung/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=b81effcffd-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-b81effcffd-71509009

samedi 4 novembre 2017

=COMMUNIQUÉ DE PRESSE=

Un authentique complot pour détruire l’unité nationale de l’Espagne et de la France : le 23 juin 2017, Carles Puigdemont, président « indépendantiste-dans-le-cadre-de-l’UE » de la Generalitat de Catalogne, devient le nouveau Président de l’Eurorégion Pyrénées – Méditerranée. Il est flanquée de Carole Delga, présidente PS de la région française « Occitanie » et de Francina Armengol, présidente PSOE de la région espagnole « Îles Baléares ». Quatre mois après cette photo, Carles Puigdement a organisé un référendum inconstitutionnel pour l’indépendance de la Catalogne, puis a pris la fuite à Bruxelles sous le coup d’un mandat d’arrêt espagnol pour sédition, passible de 30 ans de prison. Source : http://www.euroregio.eu/fr/structure-et-organisation

CP EUROREG

 

Objet :

L’UPR demande à Emmanuel Macron et à Carole Delga, présidente du Conseil régional d’Occitanie, de retirer immédiatement cette région de France de l’eurorégion « Pyrénées-Méditerranée » présidée par l’indépendantiste catalan Puigdemont, et plus largement de retirer tous les territoires français de toutes les « eurorégions » dont l’objet dissimulé est de disloquer les grands États-nations européens.

Texte :

Alors que les Français l’ignorent totalement, la région française baptisée récemment « Occitanie » est membre de l’eurorégion Pyrénées-Méditerranée. Ils ignorent encore davantage que cette entité transnationale est présidée par M. Puigdemont, le porte-drapeau de la pseudo-indépendance de la Catalogne, actuellement en fuite à Bruxelles, poursuivi par le gouvernement espagnol et passible de 30 ans de prison pour sédition.

Au total, des territoires français sont intégrés dans 24 eurorégions transfrontalières, appelées « groupement européen de coopération territoriale » (GECT) dans l’euro-novlangue.

Pendant la campagne présidentielle de 2017, François Asselineau a été le seul candidat à révéler aux Français l’existence même de cette politique des « eurorégions » qui est conduite en catimini par les instances européennes et par les européistes français.

En créant de toute pièce des structures politiques volontairement transfrontalières, n’obéissant à aucune logique historique ou sociologique, ni à aucune affinité populaire, les européistes visent à faire éclater les États nations d’Europe en de nombreux petits ensembles politiques artificiels, impuissants et soumis pieds et poings liés à l’oligarchie euro-atlantiste.

C’est la volonté qui se cache par exemple derrière la mise en place, en décembre 2011, de l’eurorégion « Nouvelle Aquitaine Euskadi Navarre », qui porte en son germe l’indépendance du pays basque et la dislocation du département français des Pyrénées-Atlantiques.

Désormais, avec la déclaration « d’indépendance » de la Catalogne – qui n’est rien d’autre qu’une « déclaration de dépendance » à Bruxelles, Francfort et Washington, et ses répercussions en chaine en Espagne mais aussi en Italie et en Belgique notamment, les Français peuvent constater que François Asselineau était le candidat qui disait la vérité pendant la campagne présidentielle.

Les Français peuvent aussi constater au grand jour le double jeu de la Commission européenne sur cette question cruciale. Tout en faisant le dos rond face au gouvernement de Madrid, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker n’a pas hésité à affirmer, lors d’une interview le 14 septembre 2017, que l’institution qu’il préside respecterait le référendum catalan. En faisant cette déclaration deux semaines avant le scrutin, M. Juncker a apporté un soutien implicite à la cause de M. Puigdemont.

Les Français peuvent aussi constater les impacts néfastes pour l’unité nationale de la politique des « eurorégions » sur leur propre pays.

Le président de la collectivité territoriale de Corse qui prône pour sa part une Corse indépendante – là aussi pour rire puisque « dans le cadre de l’Union européenne » et des GECT – s’est ainsi cru autorisé à reconnaître l’indépendance de la Catalogne, ce qu’il n’a aucune légitimité de faire. Le gouvernement français n’a d’ailleurs formulé aucune admonestation à son encontre.

De la même façon, le gouvernement euro-atlantiste d’Emmanuel Macron reste silencieux sur la présence depuis le 23 juin 2017 à la tête de l’eurorégion Pyrénées-Méditerranée de M. Puigdemont. Ce dernier, désormais en fuite en Belgique et poursuivi en Espagne pour rébellion, défend ouvertement l’éclatement de la France en réclamant le rattachement du département des Pyrénées orientales à la Catalogne.

La présence et le maintien de M. Puigdemont à la présidence du GECT Pyrénées-Méditerranée confirment une fois encore que la politique des « eurorégions » est complice de la volonté de détruire les États d’Europe et, en particulier, la France.

L’UPR exige que M. Macron fasse retirer immédiatement tout territoire français des eurorégions dont l’objet dissimulé est de conduire les États européens à l’éclatement et à l’impuissance.

3 novembre 2017
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LES ANALYSES DE FRANÇOIS ASSELINEAU SUR L’OBJECTIF FINAL DES EURO-RÉGIONS SONT CONFIRMÉES PAR LES ÉVÉNEMENTS !
Visionnez-les et faites-les circuler au maximum tout autour de vous : IL Y VA DE LA SURVIE MÊME DE LA FRANCE !

1°) Vidéo résumée de 1h06′ enregistrée à Avignon pendant la campagne pour les élections régionales le 3 décembre 2015 : https://www.upr.fr/conferences/les-euro-regions-et-lobjectif-des-redecoupages-territoriaux-en-france

2°) Vidéo en 4 parties de 1 heure, enregistrée à Namur (Belgique) au printemps 2013

OUTIL FL EUROREGIONS

 

Posté par UPR Creuse à 08:20 - - Permalien [#]
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