vendredi 11 mai 2018

Les enfants qui grandissent en milieu rural sont-ils en meilleure santé mentale ?

Les chercheurs ont longtemps spéculé que plus l’environnement dans lequel nous grandissons est « sale » – avec beaucoup de germes – plus notre système immunitaire devient robuste. Une nouvelle étude publiée lundi dans les Actes de la National Academy of Science suggère qu’un tel environnement pourrait également être bénéfique pour notre santé mentale.

TL ENFANTS RURALITE

L’hypothèse de l’hygiène – ou théorie hygiéniste – comme on l’appelle, stipule que notre système immunitaire doit être en contact avec des germes relativement inoffensifs et des substances étrangères dans ses premières années. Le but est qu’il puisse se calibrer, sans quoi il pourrait devenir trop sensible et réagir de façon excessive à certaines substances, comme la poussière et le pollen, entraînant alors des allergies et de l’asthme. De nombreuses recherches ont en effet montré que le fait de grandir dans un environnement rural – ou avec des animaux de compagnie – est associé à des taux plus faibles de maladies auto-immunes, tandis que les taux d’allergies et de maladies auto-immunes augmentent régulièrement dans les zones urbaines.

Christopher Lowry, professeur de physiologie à l’Université de Colorado à Boulder (États-Unis), théorisait il y a dix ans qu’un monde trop hygiénique pourrait également influencer notre risque de développer certaines maladies psychiatriques, comme la dépression et le stress post-traumatique. L’hypothèse pourrait ici expliquer pourquoi les taux de maladies psychiatriques sont plus importants chez les personnes vivant en milieu urbain. Le chercheur a récemment collaboré avec des chercheurs de l’Université d’Ulm en Allemagne pour tester directement cette théorie.

Expert-comptable-secret-professionnel

Les chercheurs ont pour cette étude recruté 40 jeunes hommes allemands en bonne santé et âgés de 20 à 40 ans. La moitié des hommes ont expliqué avoir été élevés (jusqu’à l’âge de 15 ans environ) dans une ferme avec beaucoup d’animaux, tandis que l’autre moitié avait été élevée en milieu urbain et sans animaux. Des échantillons de sang et de salive ont été prélevés dans les deux groupes 5 minutes avant et 5, 15, 60, 90 et 120 minutes après le test. Les volontaires ont ensuite été invités à accomplir une série de tâches normalement stressantes : ils devaient dans un premier temps prononcer un discours devant des gens en blouse blanche sur la raison pour laquelle ils méritaient leur emploi de rêve. Ils ont aussi été invités à compter en arrière par intervalles de 17 à partir de 3,079, le tout en étant chronométrés.

Après ces tests, les individus élevés dans les villes avaient des niveaux significativement plus élevés de composants du système immunitaire appelés cellules mononucléaires du sang périphérique (PBMC). Ils ont également montré une élévation prolongée du composé inflammatoire interleukine 6 et une activation atténuée du composé anti-inflammatoire interleukine 10. «Les personnes qui ont grandi dans un environnement urbain ont eu une induction exagérée de la réponse immunitaire inflammatoire au facteur de stress, et elle a persisté tout au long de la période de deux heures», note Christopher Lowry.

Étonnamment, alors que leurs corps réagissaient au stress, ces anciens citadins se sentaient moins stressés que leurs homologues ruraux. «Cette réaction inflammatoire exagérée est comme un géant endormi dont ils ignorent totalement l’existence», poursuit le chercheur. Des études antérieures ont montré que ceux qui ont une réponse inflammatoire exagérée sont plus susceptibles de développer une dépression et un trouble de stress post-traumatique (TSPT) plus tard dans la vie. L’expérience a également montré que notre réponse immunorégulatrice au stress se développe au début de la vie, et est en grande partie façonnée par notre environnement microbien.

Rappelons que plus de 50% de la population mondiale vit désormais dans des zones urbaines, ce qui signifie que les humains sont exposés à beaucoup moins de micro-organismes qu’auparavant, notent les auteurs.

«Si vous n’êtes pas exposé à ces types d’organismes, alors votre système immunitaire ne développe pas un équilibre entre les forces inflammatoires et anti-inflammatoires. Vous pouvez alors développer une inflammation chronique et une réactivité immunitaire exagérée qui vous rend vulnérable aux allergies, aux maladies auto-immunes et, comme nous le proposons, à des troubles psychiatriques», explique le chercheur, qui préconise de «manger des aliments riches en bactéries saines ou en probiotiques, de passer du temps dans la nature et d’adopter des animaux de compagnie à fourrure».

Il sera en revanche nécessaire d’étendre l’étude à des échantillons plus importants, et plus diversifiés, puisque n’étaient impliqués dans cette étude que des hommes. «Beaucoup de recherches doivent encore être faites, mais il semble que passer autant de temps que possible, de préférence pendant l’enfance, dans des environnements offrant une large gamme d’expositions microbiennes a de nombreux effets bénéfiques», conclu le chercheur.

http://sciencepost.fr/2018/05/les-enfants-qui-grandissent-en-milieu-rural-sont-ils-en-meilleure-sante-mentale/

 

PRIX SPECIAL COMPLOTISME

La preuve que les mondialistes, l'UE et Macron ont tout faux !!!
Mais ont-ils vraiment tout faux ?
N'y aurait-il pas une volonté d'affaiblir les générations futures, plus fragiles,
plus rentables au niveau du business de de la santé
et plus malléables psychologiquement (oui, c'est très "complotiste" !).


Mais alors, pourquoi vouloir à tout prix rassembler les populations dans des métropoles tentaculaires et sans âme ?


Pourquoi avoir regroupé les régions autour d'une métropole et pourquoi avoir vidé les petites communes de leurs richesses pour les tuer et les supprimer ?
 
  S.R.

Voilà un commentaire qui mérite largement un prix "spécial complotisme" decerné par la rédaction du site!  P.G.

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dimanche 8 avril 2018

Castres : comment une polémique sur les migrants est créée et entretenue par les médias locaux

TRIBUNE LIBRE / OJIM

Tout est parti d’un éditorial du maire de Castres (et président de la communauté de communes Castres Mazamet), en mars 2018 dans le journal municipal. Pascal Bugis, premier édile de la commune du Tarn (droite locale) s’y interroge sur le coût de la prise en charge de mineurs étrangers hébergés dans une commune voisine, Lagarrigue, alors que « l’argent public est une denrée rare ».

TL OJIM CASTRES

Le maire y fait état d’une dotation de 160 euros par jour et par mineur versés à l’association organisant la prise en charge, « à l’instar de toutes celles qui encadrent des migrants mineurs sur le territoire français ». Ceci alors que « par le fruit de son travail un salarié rémunéré au SMIC perçoit environ 53 € nets par jour ». Il n’en fallait pas plus pour déclencher une bronca très médiatisée.

Bronca unanime des médias locaux

La Dépêche se range aux arguments des détracteurs du maire : « l’édito du maire serait «mensonger et dangereux ». Le quotidien estime que le maire a bien fait d’utiliser le conditionnel sur le coût de l’hébergement, « le coût serait de 85 euros par jour et par mineur selon le conseil départemental ». Les élus de gauche de l’opposition municipale, le premier secrétaire du PS du Tarn et une élue Les Verts sont interrogés et font part de leur indignation face à ces basses considérations matérielles.

Le Tarn libre titre sobrement sur « Castres, polémique concernant l’éditorial du maire Pascal Bugis sur l’accueil des jeunes migrants ». Mais pour argumenter le débat, le journal donne la parole aux élus de « la gauche rassemblée » et titre un chapitre sur « Des propos irresponsables » (sous-entendu : du maire).

Pour 100% Radio, le sujet est « la polémique après l’éditorial du Maire de Castres ». La radio détaille les différents coûts et le financement de l’accueil des mineurs migrants dans le Tarn. On y apprend que les mineurs reconnus « intègrent le dispositif d’aide sociale à l’enfance, (c’est le cas des mineurs de Lagarrigue) et le coût est ici de 85 euros par jour ».

La vérité des chiffres

pinocchios

De qui le maire et les journaux locaux ainsi que 100% Radio tirent-ils leurs chiffres ? Personne ne le saura précisément, les communiqués des médias ne font mention que du conseil départemental (PS). À défaut de le savoir, on peut toujours se référer à des sources a priori fiables, comme le rapport d’information du Sénat du 28 juin 2017 sur la prise en charge sociale des mineurs non accompagnés. On peut y lire que « l’Assemblée des départements de France, de même que les responsables associatifs, estiment le coût financier annuel moyen d’un jeune admis à l’aide sociale à l’enfance à environ 50 000 euros, à savoir 140 euros par jour ». Des chiffres plus proches de ceux du maire et très éloignés de ceux cités par les médias locaux. Et un rapport superbement ignoré par ces médias.

Alors que le nombre de mineurs étrangers arrivés en France explose et que des filières de faux mineurs sont mises à jour, la bronca médiatique qu’ont suscité les propos du maire de Castres l’amènent à affirmer que si on ne peut plus poser de questions, « on ne peut plus parler de transparence, on ne peut plus parler de liberté, il faut parler d’autre chose ». Une omerta encouragée par les médias mainstream quand il s’agit de relayer un concert de protestations outragées, visant à empêcher tout débat. La Dépêche, Le Tarn libre comme 100% Radio véhiculent bien des fake news sur le sujet. Volontairement ?

https://www.ojim.fr/castres-comment-une-polemique-sur-les-migrants-est-creee-et-entretenue-par-les-medias-locaux/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=observatoire_du_journalisme_les_dernieres_publications&utm_term=2018-04-06

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Au- delà de savoir si l'accueil des mineurs tel qu'il est conçu est la bonne politique, la question du coût se pose naturellement à une époque où les pouvoirs publics (droite et gauche) prétendent depuis des années tailler dans les budgets sociaux et mettre fin "aux privilèges" de certaines catégories de travailleurs. Surtout dans un contexte de diminution des budgets des collectivités locales...Pris au piège de leur rhétorique, certains laissent à penser que ce qu'il reste de générosité sociale non contestable en France ne concernerait plus que les migrants. On voudrait faire monter les tensions qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Mais peut- être est- ce là justement l'objectif de certains...    P.G.

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lundi 2 avril 2018

LA GESTION COMMUNALE UPR AU QUOTIDIEN

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Alors, la preuve que la "méthode" UPR fonctionne !
La preuve que les petites communes rurales peuvent vivre !
Elles n'ont pas besoin de se noyer dans une masse informe et totalitaire 

=== LA GESTION COMMUNALE UPR AU QUOTIDIEN ===

ACT FRED MAIRE UPR



LE BRILLANT EXEMPLE DE FRÉD
https://vimeo.com/262368850


Frédéric Robert est le maire UPR de Monêtier-Allemont, village de 300 habitants dans les Hautes-Alpes (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mon%C3%AAtier-Allemont).

En quatre ans de mandat, il a transformé sa commune, très endettée, en une commune florissante et en plein renouveau.

Ardent défenseur de la ruralité, Frédéric Robert refuse la « métropolisation » et la disparition des petites communes et des départements, délibérément voulue par l'État sans l'accord et à l'insu des Français.

Grâce à son dynamisme contagieux et à sa proximité de ses administrés, le maire UPR de Monêtier-Allemont a multiplié les actions communales reposant sur le bénévolat, attiré de nouveaux commerces, réduit les dépenses inutiles, insufflé un nouvel élan au tissu associatif.

Depuis deux ans, la commune dégage des excédents de gestion, malgré la disparition de la dotation globale de fonctionnement versée par l'État !

En bon maire UPR soucieux des deniers publics, Frédéric met sagement de côté les excédents ainsi réalisés en prévision des investissements futurs. Car il se refuse à recourir aux prêts bancaires afin de ne pas grever les budgets ultérieurs par des frais financiers et afin de rendre sa commune indépendante des banques.

NON ! LA FRANCE N'EST PAS À VENDRE !

frederic robert 5

L'an dernier, Frédéric Robert, s'était exprimé à la tribune de notre meeting géant organisé à Paris pour le 10e anniversaire de l'UPR le 25 mars 2017.

Au cours d'une intervention très remarquée et très applaudie, il s'était notamment écrié, devant les 6500 personnes présentes :
« Macron m'avait suggéré de vendre le patrimoine de la commune pour la désendetter ! Non ! La France n'est pas à vendre !»
https://www.youtube.com/watch?v=piAqL5XLbR8

Message d'un maire à E. Macron - Frédéric Robert clash - UPR - Fête des 10 ans - KO etPLS

frederic robert 1

https://www.youtube.com/watch?v=piAqL5XLbR8

Décidément, l'UPR, c'est bien l'anti-Macron. L'UPR, c'est l'esprit de résistance du peuple français face à la soumission des élites dirigeantes qui sont prêtes à brader la patrie de Jaurès, Clemenceau et de Gaulle pour un plat de lentilles.

FA
Source : entretien du 29 mars 2018 de Frédéric Robert sur la télévision locale « D!CI TV :
https://vimeo.com/262368850
 

Les Gens D!CI avec Frédéric Robert, maire de Monêtier-Allemont - DICI

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mardi 27 février 2018

La petite commune de Beynac en Haute-Vienne vend son presbytère pour refaire son centre-bourg

La petite commune de Beynac (Haute-Vienne) a connu des débuts d’années plus joyeux. Par manque d’argent, le village aux 700 âmes doit se séparer de son presbytère, où plus aucun abbé n’a besoin de se loger. Les fonds récoltés permettront de réaliser, enfin, un projet qui date de 2012.

ACT BEYNAC HV

En fin d’année dernière, l'équipe municipale de Beynac a pris une décision difficile : vendre le presbytère de 160 m² dans lequel certains avaient fait leur catéchisme.

« On fait pas ça de gaieté de cœur, on a beaucoup hésité », lance soudain le maire, désolé, Jean-Claude Couty. Mais sa commune, qui a bien pensé à la rénovation puis la mise en location, n’a plus les moyens de garder la demeure.

Après avoir exploré « un peu toutes les pistes », l'édile, s’est résigné à appeler une agence immobilière. Au bout du fil, Barbara Salingre n’a pas caché sa surprise.

« C’est la première fois qu’on me demandait d’intervenir sur un bien communal. Sentir qu’une page d’histoire doit se tourner pour des questions d’argent, ça serre la gorge. J’ai suggéré au maire de trouver des alternatives, mais ils n’ont vraiment pas le choix. Ils sont forcés de le faire s’ils veulent concrétiser leurs projets en attente », regrette l’agent immobilier chargé de la vente.

PRESBYTERRE BEYNAC

Les précieux 168.000 € espérés, « amélioreront le village, ça, c’est sûr ! On souhaite aménager le bourg depuis 2012. La vente nous permettra d’en financer une partie. Et puis nous avons un atelier municipal avec un garage mal adapté, on pourrait l’améliorer… »

 

https://www.lepopulaire.fr/beynac/religion-spiritualite/institutions/2018/02/23/la-petite-commune-de-beynac-en-haute-vienne-vend-son-presbytere-pour-refaire-son-centre-bourg_12749151.html

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Et voilà !
Et voilà comment ce gouvernement et le précédent (ce qui est la même chose,) au service de l'UE et de la mondialisation, ne reversent pas les impôts que nous payons aux communes !
Et voilà comment le regroupement des communes au sein des communautés de communes (dans ce cas CC du Val de Vienne regroupée autour d'Aixe-sur-Vienne), imposé par l'UE, ruine les petites communes, parents pauvres de ces sinistres entités qui sont un déni de démocratie ! S.R.

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vendredi 9 février 2018

En Haute-Vienne, les élus hésitent encore à regrouper leurs communes

Quelques projets en gestation, d’autres avortés, mais une envie d’en savoir un peu plus sur cette possibilité offerte aux communes de s’associer.

ACT HV COMMUNES

Lorsque Jean-Claude Chanconie, maire du Vigen, se lève pour demander à ses collègues maires rassemblés à la préfecture s'ils pourraient être intéressés par une association avec une ou plusieurs communes voisines pour former une commune nouvelle, une quinzaine de mains se lèvent spontanément, soit une proportion non négligeable de la centaine de présents, en grande partie des maires ruraux.

De l'intention  au plongeon

Jean-Claude Chanconie sait de quoi il parle, lui qui a proposé, en vain, une telle association à la commune voisine de Solignac : « nous avons calculé, souligne en aparté le maire du Vigen, que nous aurions pu réaliser une économie de fonctionnement d'1,5 million d'euros sur dix ans, mais les élus de la majorité à Solignac refusent de voir ce qui apparaît comme une évidence. Pour autant, nous conservons de bonnes relations. Ce sujet devrait toutefois constituer un des enjeux majeurs des prochaines élections municipales », pronostique l'élu.

De l'intention au plongeon, il y a un pas qu'hésitent à franchir de nombreuses communes, malgré les efforts répétés des services de l'État. La direction générale des finances publiques (DGFip) se propose ainsi de réaliser pour les communes candidates toutes les simulations en matière fiscale. « On ne crée pas une commune nouvelle pour des raisons financières, avance la sénatrice (PS) de la Haute-Vienne, Marie-Françoise Perol-Dumont, mais pour faire aboutir des projets ».

« On ne peut pas aller contre les habitants, mais un maire a la responsabilité de voir plus loin », estime pour sa part Françoise Gatel, sénatrice (UDI) d'Ille-et-Vilaine, coauteur du rapport sénatorial, présente à Limoges en compagnie de l'autre coauteur du rapport, le sénateur (PS) de la Somme, Christian Manable. Françoise Gatel cite à ce propos une réplique culte d'Alain Delon, aristocrate sicilien au moment de l'arrivée de Garibaldi au pouvoir dans le film de Luchino Visconti, Le Guépard : « si nous voulons que tout reste tel quel, il faut que tout change ».

JUNKER CHOIX

Plusieurs projets sont ainsi en gestation, en Haute-Vienne, dans le nord du département, essentiellement : Lussac-les-Églises, Saint-Léger-Magnazeix, Saint-Martin-le-Mault en parlent, de même que Bussière-Poitevine, Saint-Barbant et Darnac, un peu plus à l'ouest. Enfin, Le Chalard a abandonné le projet d'une association avec Saint-Yrieix-la-Perche, pour des raisons fiscales semble-t-il, les deux communes n'appartenant pas à la même strate. « La plupart du temps, ce sont les élus eux-mêmes qui s'opposent à ce genre de projet », souligne un fin connaisseur du dossier.

Pascal Godrie, maire de la commune nouvelle de Val d'Issoire, issue de l'association de Mézières-sur-Issoire et de Bussière-Boffy, et Jean-Paul Barrière, maire délégué, ont franchi, eux, le pas de cette association et sont venus en rendre compte devant leurs homologues : « la mutualisation des personnels et des matériels nous fait réaliser de substantielles économies pour une plus grande efficacité, souligne Pascal Godrie. Pour le reste, rien n'a changé dans la vie des habitants qui ont toujours accès aux mêmes services ».

Des communes bonnes à marier en Haute-Vienne ?

Les associations de chasse des deux communes ont toutefois préféré garder leur indépendance, les territoires de chasse n'étant, selon leurs membres et dirigeants, pas tout à fait les mêmes…

Marcel Oudot

https://www.lepopulaire.fr/limoges/institutions/politique/2018/02/07/en-haute-vienne-les-elus-hesitent-encore-a-regrouper-leurs-communes_12730106.html

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Par contre, ils n'hésiteront pas à détruire la France et même pire, à détruire l'âme de la France !
L'argent roi mène la danse et se rit des imbéciles qui l'adorent !  S.R.

samedi 3 février 2018

A PROPOS DU COMPTEUR LINKY

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Un adhérent de l'Allier, ingénieur maîtrisant les arcanes du droit, ce dont il se défend modestement, livre dans cet article spirituellement rédigé le résultat de ses investigations sur un aspect méconnu lié à l'installation du compteur que l'on cherche à nous imposer. [Ahmed Glamallah, UPR 03] Je précise qu'il s'agit d'une simple réflexion, et non d'une quelconque position officielle de l'UPR! C'est le cas d'ailleurs de toutes les "tribunes libres" présentées sur ce site.   P.G.


 

LES COMPTEURS ÉLECTRIQUES.

TL LINKY DROIT

Bien que n'étant pas juriste, j'ai eu, durant mon expérience professionnelle à comprendre le fonctionnement des collectivités, et c'est sous cet angle que je voudrais faire part de mes réflexions. Tout un chacun peut analyser les éléments dont j'ai eu connaissance, les vérifier et y réfléchir.

Premier point


L'article L324-1 du code de l'énergie dit que les installations de basse tension, dont les compteurs appartiennent aux communes ou à leurs groupements.

Cela a été rappelé au moins deux fois en réponses à des parlementaires en 2016 (JO Sénat du 03/03/2016, page 829, et JO du 02/02/2016, page 906). La Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies a contesté la régularité du renouvellement d'un contrat de concession, transférant la propriété des compteurs à ERDF (aujourd'hui Enedis).


Une majorité de communes, ne disposant pas des compétences nécessaires pour gérer les installations de basse tension, a transféré les compétences à des syndicats qui eux-mêmes ont passé des conventions de délégation de service public avec Enedis, ex ERDF (quelques communes en France font appel à des régies créées dans ce but et Enedis n'intervient pas).

Les conventions de transfert de compétences aux syndicats prévoient la mise à disposition des installations basse tension, dont les compteurs, aux syndicats pour qu'ils puissent effectuer leurs missions. La mise à disposition d'un bien ne change pas sa propriété (Association des Maires de France ; Référence BW7618, 31 mars 2003).


Les compteurs sont donc des biens communaux. Enedis est prestataire des communes par l'intermédiaire des syndicats.


L'article L2141-1 du Code général des Collectivités Locales stipule :


« Le droit des habitants de la commune à être informés des affaires de celle-ci et à être consultés sur les décisions qui les concernent, indissociable de la libre administration des collectivités territoriales, est un principe essentiel de la démocratie locale. ». (relevons le terme « consulté » qui est autrement plus contraignant que « informé »).


Par ailleurs, le remplacement des compteurs actuels par des nouveaux appareils devrait être précédé d'une procédure de déclassement des anciens compteurs. On pourrait supposer que remplacer un compteur par un autre ne change rien, mais on cite des durées de vie de 50 à 60 ans pour les compteurs actuels et de 15 ans pour les Linky. Convenir que le remplacement ne change rien devient un procédé un peu sommaire sur le plan de la gestion des biens communaux. Vous échangeriez votre C5 contre une C1 ? La procédure de déclassement doit être précédée d'une enquête publique, ouverte par définition aux observations des habitants.


Voilà donc au moins deux dispositions gravées dans les textes de lois, l'exercice de la démocratie locale et le déclassement des biens communaux, par lesquelles la loi exige que les habitants des communes aient leur mot à dire, dans de vraies consultations. Les réunions avec Enedis pour seul meneur de jeu, et pour justifier une décision déjà prise ne sont pas des consultations ni, à fortiori, des enquêtes publiques. Pourtant, quasiment partout, c'est le silence des élus locaux comme s'il était interdit de discuter du sujet. Or nos représentants devraient connaître la loi. C'est curieux cette frilosité quand il s'agir de demander leur avis aux habitants-usagers.

Deuxième point


Les nouveaux compteurs permettent d'enregistrer la « courbe de charge » des utilisateurs, ce qui est à peu près leur consommation de manière quasi continue. La délibération de la Commission nationale Informatique et Liberté du 15 novembre 2012 dit « Les gestionnaires de réseau sont en effet capables d'assurer la maintenance […] de leur réseau sans avoir à analyser la courbe de charge de façon systématique. » Et comme c'est bien la gestion des réseaux et leur maintenance qui est l'objet des conventions de délégation de service public, on voit apparaître une fonction qui se situe apparemment en dehors de l'objet de la convention. Enedis déclare aussi vouloir mettre à disposition de tiers, les données des usagers. Ne vous inquiétez pas puisqu'on vous dit que le commerce des données personnelles des usagers est un service public. Et le mode de rétribution ne vous regarde pas.

Troisième point


Poursuivons. L'une des fonctionnalités du Linky est l'injection de fréquences additionnelles (environ 70 KHz) sur le courant électrique « normal » (50 Hz) qui devient alors « porteur ». Cette injection se fait, en particulier, sur les installations à l'intérieur du logement. Pourquoi vouloir absolument injecter ces fréquences dans le domicile de chaque usager ? Il semble que la seule explication à ce jour soit de permettre la communication via le réseau avec de futurs objets domestiques qui seront équipés de puces informatiques appropriées. Voilà une nouvelle fonction mise en place sous le terme de délégation de service public. Il ne faut donc pas douter que c'est un nouveau service public qui arrive. On ne nous a pas expliqué pourquoi la mise en œuvre de cette activité est réservée à Enedis, donc la raison pour laquelle tout industriel qui voudrait développer la même activité avec d'autres méthodes va se trouver défavorisé. On ne nous explique pas pourquoi Enedis dispose d'un apparent monopole et de facilités inexpliquées sur ce sujet. Vraiment, les conventions de délégation se service public permettent de faire beaucoup de choses. Donc il n'y a pas d'anomalies, voire d'irrégularités au sein de ces conventions. C'est pratique.


Ajouter des fréquences additionnelles au courant « normal » qui est modifié afin de « communiquer » avec des objets domestiques est une nouvelle utilisation des ouvrages basse tension qui sont des biens communaux (cette activité dégrade par ailleurs la qualité de l'énergie électrique telle qu'elle est prévue dans les conventions de délégation de service public, mais passons, nous ne sommes que les usagers). Nous pouvons raisonnablement supposer que cette activité ne se fera pas à titre gratuit. Sauf erreur, cette nouvelle utilisation présente toutes les caractéristiques d'une activité commerciale classique. Il est très étonnant que les biens communaux soient utilisés à un usage commercial sans que les communes perçoivent une indemnisation appropriée pour l'utilisation de leurs biens. Ce qui veut dire, autre sujet d'étonnement, qu'une commune qui ne veut pas de cette nouvelle fonction aurait bien le droit de refuser. De plus, quand une commune veut passer un contrat commercial avec un industriel ou un commerçant, il paraît qu'il faut respecter un certain code des marchés publics. Ne le répétez pas.

Arrêtons-nous à ces quelques remarques, on pourrait en trouver d'autres. Si vous trouvez que cela fait beaucoup de services publics qui débarquent d'un seul coup, de zones d'ombre et de questions pratiques qui surgissent autour de ce projet, c'est que vous pourriez bien être un peu trop tatillon. Si l'exercice de la démocratie locale a été abandonnée à un triste sort par un grand nombre de responsables locaux, ce n'est pas pour qu'ils se retrouvent dans des situations inconfortables à cause de vos questions. Faites comme si vous n'aviez rien vu.

Pour terminer et se détendre, en guise de résumé, une petite histoire :
J'hérite d'une voiture.
Je n'ai jamais appris à conduire.
Je vais voir une agence d'intérim qui me trouve un chauffeur.
Dans les premiers temps, tout se passe bien, le chauffeur me conduit où je veux aller.
Dans un second temps, mon chauffeur prétend changer le compteur kilométrique et la montre de la voiture pour des modèles qui lui plaisent mieux.
Et puis j'apprends que mon chauffeur veut se servir de ma voiture pour transporter des colis et se faire payer à mon insu.
Vous trouveriez ça normal ?

https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=562202290807039&id=100010518185504

vendredi 27 octobre 2017

Les maires de Haute- Vienne protestent!

Article envoyé par N.P (UPR 87)

Grogne chez les maires de Haute-Vienne : " Notre autonomie est remise en cause"

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Réunis en congrès à Limoges, les maires de la Haute-Vienne ont fait samedi le constat d’une « remise en cause de la décentralisation ».

« Notre autonomie est remise en cause »

La présidente de l'Association des maires de la Haute-Vienne, Isabelle Briquet, l'affirme haut et fort : « La décentralisation telle que nous l'avons connue est aujourd'hui remise en cause. La suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des foyers fiscaux et sa compensation par l'État prive les communes de leur autonomie financière et écorne le principe de libre administration des collectivités. Il faut en outre rappeler, ajoute-t-elle devant les maires réunis samedi matin à l'hôtel du Département, que les collectivités ont déjà largement contribué au redressement des comptes publics, alors qu'elles ne sont responsables que de 9,4 % de la dette publique. Enfin, le contrôle exercé par la préfecture sur l'opportunité de nos investissements s'apparente tout bonnement à une mise sous tutelle », estime la maire du Palais-sur-Vienne, qui lance à cette occasion un vibrant appel aux maires « pour une véritable République décentralisée ».

Des pans entiers livrés au privé »

Joël Ratier, secrétaire de l'association des maires de la Haute-Vienne et président de la communauté de communes Porte Océane du Limousin (POL), pousse le raisonnement plus loin : « On peut se demander si le fait d'étrangler les communes financièrement n'a pas pour but de les forcer à externaliser des services et des missions, livrant ainsi aux appétits du privé des pans entier de leur activité… » Pierre Allard, vice-président de l'association et maire de Saint-Junien, fait remarquer à ce propos que « public ou privé, il faudra payer ».

Inégalité des citoyens devant l'impôt ?

La suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des foyers fiscaux pose également aux élus, outre des questions financières, un problème " d'égalité des citoyens devant l'impôt", souligne Isabelle Briquet. Entre les citoyens et entre les collectivités elles-mêmes. En effet, le déséquilibre sera flagrant entre Neuilly-sur-Seine et Le Palais-sur-Vienne, pour des raisons évidentes de capacité contributive ».

La baisse drastique du nombre des emplois aidés suscite également les plus vives craintes du côté des élus : « Renvoyer des gens chez eux pour leur donner le RSA procure quel avantage, sachant que l'État n'encaissera plus, du coup, aucune cotisation ? » interroge Pierre Allard. Quant au financement « incertain » du logement social, « il pourrait réduire les investissements en Haute-Vienne de 30 M € sur une seule année », ajoute le maire de Saint-Junien.

La baisse des dotations, encore accentuée cette année, est également au cœur des discussions des élus : « Nous attendons la dotation des équipements pour les territoires ruraux (DETR) qui doit nous permettre de réaliser un projet de salle à Panazol. Si nous n'avons pas de réponse d'ici au printemps prochain, le projet sera grandement remis en question », prévient-il.

« Des dettes pour l'avenir »

« En matière d'économies, on a déjà donné, et pour la collaboration, la mutualisation entre collectivités, cela fait cent ans qu'on y travaille, avec les nombreux syndicats créés sur le territoire, s'égosille Joël Ratier. N'oublions pas que la dépense publique, ce ne sont pas que des dettes, ce sont aussi et surtout des équipements pour demain, pour l'avenir, pour nos enfants. Quand on rebouche un nid-de-poule, conclut-il, ce n'est pas anodin. C'est pour ne pas avoir à refaire la route ! »

http://www.lepopulaire.fr/limoges/politique/2017/10/22/grogne-chez-les-maires-de-haute-vienne-notre-autonomie-est-remise-en-cause_12600457.html

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mardi 17 octobre 2017

Noms des communes nouvelles : les règles à respecter

Les noms de nombreuses communes nouvelles créées entre 2015 et 2017 sont orthographiés de façon impropre. C’est le constat que l’on peut dresser précisément en analysant les 479 arrêtés parus à ce jour au Journal officiel et portant création de communes nouvelles : 168 noms sur les 479 – soit plus de 35 % – ne sont pas conformes aux règles orthographiques ou typographiques en vigueur.

ARG MAIRES INFODans l’immense majorité des cas, il s’agit du non-respect d’une règle de typographie toute simple : lorsque le nom d’une commune (ou de n’importe quelle collectivité) est composé de plusieurs mots, tous les mots doivent être unis par des traits d’union. On écrit Saint-Germain-en-Laye ou Gamaches-en-Vexin, et jamais Saint-Germain en Laye ni Gamaches en Vexin. Seule exception : les articles définis, lorsqu’ils sont placés au début du nom. On écrit Les Andelys et non Les-Andelys. En revanche quand l’article est placé à l’intérieur du nom (Ivry-la-Bataille), les traits d’union s’imposent.
Autre règle bien souvent mise à mal dans les noms de communes nouvelles : tous les mots d’un nom de lieu, à l’exception des articles placés à l’intérieur du nom ou des prépositions, doivent prendre une capitale : il faut écrire par exemple Gallargues-le-Montueux, Le Grau-du-Roi, Neuilly-sur-Seine, Vieilles-Maisons-sur-Joudry.
Or, il faut bien constater qu’un très grand nombre de communes nouvelles ne respectent pas ces règles. Si l’on peut évidemment comprendre que les élus eux-mêmes n’aient pas porté toute leur attention sur ce qui peut apparaître comme un détail, il est plus étonnant que les services des préfets, en rédigeant leurs arrêtés, et davantage encore les services du Journal officiel, aient laissé passer autant d’erreurs : traits d’union manquants, usage anarchique des majuscules, voire de véritables fautes d’orthographe – ou parfois le tout à la fois..
Ces règles ne sont pas de simples lubies de grammairiens, mais revêtent une importance réelle, comme l’explique Pierre Jaillard, président de la Commission nationale de toponymie (CNT) – une instance dépendant du Conseil national de l’information géographique chargée de veiller « à la conservation et au développement cohérent du patrimoine toponymique de la France ». « Le premier problème est d’ordre pratique, souligne Pierre Jaillard, c’est celui du traitement informatique. » Le fait que tous les noms de lieux répondent aux mêmes règles d’orthographe facilite les recherches et évite des erreurs ou des possibilités de doublon. « Mais il s’agit surtout du respect de la langue française et de la compréhension de la signification des règles ». Pourquoi, en effet, mettre un trait d’union ? « Parce que cela marque l’unité administrative de ce dont on parle », poursuit le président de la CNT : Wallis-et-Futuna est une collectivité territoriale, alors que Wallis et Futuna sont deux îles. On pourrait multiplier les exemples : saint Pierre est un personnage religieux, alors que Saint-Pierre est une commune des Alpes-de-Haute-Provence, etc. « De plus, ajoute Pierre Jaillard, il existe en linguistique un phénomène appelé « analogie », qui tend à reconstituer une homogénéité de traitement de cas similaires par la simple pression de l'usage. Ce phénomène risque fort de rétablir des graphies correctes pour les noms mal orthographiés, provoquant une multiplicité de graphies concurrentes entre elles. »
Sans compter que le non-respect de ces règles peut même conduire à des incohérences géographiques. Exemple très parlant, celui de la commune nouvelle de « Sylvains-Lès-Moulins », selon l’orthographe figurant au Journal officiel. « Lès », avec un accent grave, très courant dans les noms de commune, n’est nullement un article défini mais une préposition signifiant « près de, à côté de » : ainsi à proximité immédiate de Metz trouve-t-on les communes de Montigny-lès-Metz, Longeville-lès-Metz ou Moulins-lès-Metz. Dans le cas de « Sylvains-Lès-Moulins », l’accent est bien une erreur, puisque les moulins en question se trouvent dans la commune. Il faudrait donc écrire Sylvains-les-Moulins.
Après la première vague de création de communes nouvelles, début 2016, le président de la CNT s’était alarmé de la multiplication des erreurs et en avait alerté très officiellement la DGCL, par une lettre du 20 avril. Il y rappelait les règles et lui proposait d’appeler l’attention des préfets sur ce sujet afin « de rétablir la qualité et l’homogénéité des dénominations communales ». Et de rappeler qu’une fois officialisés les noms fautifs, il faudra un décret en Conseil d’État pour les modifier, après avis de la Commission consultative pour la révision du nom des communes… Dans son courrier, Pierre Jaillard avait également listé les 115 noms improprement orthographiés de la première vague et proposé, pour chacun, une correction.
Le moins que l’on puisse dire est que ce courrier n’a pas été suivi d’effet du côté des préfectures : si, dans la première vague, 36 % des noms étaient fautifs, les choses se sont aggravées dans la deuxième, avec plus de 40 % d’erreurs.
« Il ne s’agit nullement de faire la leçon aux maires !, précise Pierre Jaillard à Maire info, mais d’attirer leur attention sur ces erreurs et d’essayer à l’avenir de les corriger. » Par exemple, si du papier à en-tête a été imprimé avec un nom mal orthographié, rien n’empêche, lors du prochain renouvellement du stock, de corriger la faute. Pierre Jaillard indique que la Commission nationale de toponymie qu’il préside est tout à fait disponible pour donner un avis lorsqu’elle est sollicitée et « peut rendre un avis dans des délais extrêmement brefs ».

Franck Lemarc


http://www.amf.asso.fr/document/index.asp?doc_n_id=24266


 

Une autre façon de mettre fin au moins partiellement au problème: stopper le processus de disparition accélérée des communes de France, permettre aux communes qui le souhaitent de "défusionner", abroger les réformes territoriales et restaurer l'autorité de l'Etat...Mais ça, c'est le programme de l'UPR.

P.G.

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jeudi 3 août 2017

Annulation de 300 millions d'euros de dotations aux collectivités locales

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Annulation de 300 millions d'euros de dotations aux collectivités locales : "Une trahison", dénonce l'association des petites villes de France

http://www.francetvinfo.fr/politique/gouvernement-d-edouard-philippe/l-etat-annule-par-decret-plus-de-300-millions-d-euros-de-dotations-aux-collectivites-locales_2310347.html

Alors qu’il avait promis qu’il ne toucherait pas aux crédits alloués aux collectivités locales, Emmanuel Macron a finalement décidé d'annuler 300 millions d’euros de dotations. L'association des petites villes de France déplore une "trahison et une déception". 

L'Etat a décidé d'annuler par décret plus de 300 millions d'euros de dotations aux collectivités locales, selon une information de Libération confirmée par franceinfo. Emmanuel Macron avait pourtant promis le 17 juillet, lors de la Conférence nationale des territoires au Sénat, de ne pas toucher aux crédits alloués aux collectivités locales.

Un décret publié à la surprise des élus

Les élus ont pourtant découvert un décret publié trois jours plus tard, le 20 juillet. Ces 300 millions d'euros étaient destinés à financer notamment des investissements dans les communes rurales et des actions de politique de la ville dans les quartiers en difficulté.

La mesure concerne les finances de 2017, Emmanuel Macron n'a donc pas parjuré sa promesse qui porte sur 2018. L'objectif pour le chef de l'Etat est de respecter la fameuse règle du déficit des 3% du PIB.

"C'est une trahison"

Invité de franceinfo mercredi matin, Olivier Dussopt, député PS de l’Ardèche et président de l’Association des petites villes de France (APVF), a déploré "une trahison et une déception". "Les dotations ont beaucoup baissé et c’est trop brutal, a-t-il expliqué. Le président demande 13 milliards d’effort, c’est considérable. Et quelques jours après on découvre un décret supprimant des moyens pour des collectivités."

Les élus n’ont jamais refusé de faire des efforts, mais ce qui est demandé est disproportionné par rapport à notre poids dans les dépenses publiques.

Olivier Dussopt

à franceinfo

Olivier Dussopt a pointé "une faute" qui aura des conséquences sur "des créations d’emplois, des réponses à des besoins comme la création de gymnase, d’école ou la rénovation de réseaux routiers."

"Les entreprises locales et les associations vont être touchées, a-t-il ajouté. Cela peut concerner l’aide au devoir, la lutte contre les discriminations, de la prévention contre les addictions ou encore la mise en place de système de sécurité."

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mardi 1 août 2017

Le corps du directeur des services de Creuse Grand sud retrouvé près de chez lui

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Le corps du directeur des services de Creuse Grand sud retrouvé près de chez lui

http://www.lamontagne.fr/aubusson/institutions/politique/2017/07/29/le-corps-du-directeur-des-services-de-creuse-grand-sud-retrouve-pres-de-chez-lui_12501205.htm

La famille de Jean-Sébastien Combe Maës a confirmé que le corps du directeur des services de Creuse Grand sud (CGS) avait été retrouvé, vendredi soir, à Saint-Sulpice-les-Champs. Il se serait donné la mort. Disparu depuis lundi, l'homme nous avait fait parvenir un courrier, jeudi,  annonçant son geste et accusant son employeur de l'avoir poussé jusqu'à cette extrémité.

Jean-Sébastien Combe Maës s'était retrouvé au cœur de l'affaire de faux en écriture dans la gestion calamiteuse de l'intercommunalité CGS et clamait avoir été contraint de le faire sous la pression de son employeur.

"Lorsque vous lirez ces quelques lignes, j'aurais choisi de m'ôter jusqu'au dernier souffle. Cette fois sera la bonne". C'est par ces mots que Jean-Sébastien Combe Maës entamait le courrier que la rédaction de Guéret a reçu jeudi matin 27 juillet.

Vendredi soir, son corps sans vie a été découvert à quelques kilomètres de son domicile, à Saint-Sulpice-les-Champs, il se serait suicidé. L'information nous a été confirmée par sa famille qui, depuis des jours, remuait ciel et terre pour le retrouver tout en pointant du doigt ceux qui auraient, selon elle, poussé Jean-Sébastien Combe Maës à cette terrible extrêmité : son employeur, Creuse Grand sud. Accusation qu'il formulait aussi dans la lettre qu'il nous a fait parvenir.

Disparu en début de semaine

Le directeur des services de la communauté de communes Creuse Grand sud _ en arrêt maladie depuis un an_ avait disparu en début semaine et les forces de l'ordre, sous la direction du parquet de Guéret, avait déployé de vastes moyens de recherche (hélicoptère, patrouilles cyclistes...). Nous avions diffusé dans nos colonnes et sur nos sites, un avis de recherche le concernant.

Cette mort vient relancer de manière dramatique le scandale entourant la gestion de Creuse Grand sud qui se débat depuis un an dans un déficit abyssal (v. notre article du 30 septembre 2016: Scandale à Aubusson: le désastre financier de la Com-com !)

Dans ce dossier, qui a été pris en main par la justice, figure des soupçons de malversations dont un faux en écriture sur des lignes de trésorerie. Le directeur de services était au coeur de cette affaire mais clamait avoir toujours agi à la demande et sous la pression de son employeur. L'ex-président de CGS, Michel Moine, affirmant aux enquêteurs que son directeur avait agi seul en lui cachant les choses. Deux versions qui ont été confrontées par les gendarmes de Guéret, il y a quelques semaines, pour l'enquête ouverte par le parquet de Guéret.

Accident du travail ?

Mais ce n'est pas sur le fond de l'affaire que Jean-Sébastien Combe Maës revient dans sa lettre d'adieu, c'est bien sur l'une de ses conséquences : sa tentative de suicide du 20 juin 2016 qui avait entraîné son hospitalistion durant de longs mois.

Depuis, Jean-Sébastien Combe Maës voulait obtenir la reconnaissance de ce geste comme accident du travail : "Cette reconnaissance était pour moi une étape nécessaire : la souffrance qui a été la mienne depuis 2014 dans les conditions de travail atroces que le président Moine (1) a fait régner".

Et l'homme avait obtenu, en mai dernier, devant une commission de réforme du Centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Creuse, au terme de deux expertises, "l'imputabilité au service de cette tentative de suicide" et que ce geste "trouve sa cause déterminante dans les conditions de travail de l'agent".

"J'ai connu le harcèlement actif. Je connais aujourd'hui le harcèlement passif"

Mais pour que l'accident du travail soit définitivement reconnu, il fallait que la collectivité employeure y consente. Or, soutenu par le syndicat des CGT Territoriaux de la Creuse, Jean-Sébastien Come Maës n'arrivait pas à décrocher cette reconnaissance du nouveau président de CGS, Jean-Luc Léger. Et c'est bien ce "silence" qu'il affirme être "la cause unique de ma disparition : j'ai connu le harcèlement actif. Je connais aujourd'hui le harcèlement passif".

Ce silence, la famille de Jean-Sébastien Combe Maës, l'a aussi dénoncé dans un message envoyé, en milieu de semaine, tant aux médias qu'aux élus de Creuse Grand sud.

Réponse du président Léger

Accusations auxquelles Jean-Luc Léger s'est senti obligé de répondre dans un courriel, jeudi, dont nous avons été l'un des destinataires : "Je comprends leur souffrance et partage la crainte de découvrir le pire, mais, mon honneur est mis en cause. Les accusations et menaces sont très graves (...) En premier lieu, jamais je n'ai sali Jean-Sébastien et à chaque fois que j'ai évoqué l'affaire judiciaire en cours, j'ai pris grand soin notamment en Conseil communautaire, de rappeler le nécessaire respect de la présomption d'innocence pour chaque protagoniste. Pour ce qui concerne la non-reconnaissance en accident du travail de la tentative de suicide de J-Sébastien de juin 2016, aucune décision définitive n'est prise. La Communauté de Communes a l'intention de demander une expertise complémentaire. En effet, nous avons reçu deux avis médicaux contradictoires. N'étant pas psychiatre, je suis bien obligé de saisir l'avis d'un spécialiste".

Cependant, vendredi après-midi, le président de Creuse Grand sud devait se raviser et, dans un message à la famille _ qu'elle nous a communiqués_ il explique : "la lecture du livre (2) de Jean-Sébastien me trouble profondément, en particulier ce qui touche aux raisons de son geste terrible. Aussi, même si je sais qu'on peut ne pas retrouver vivant Jean-Sébastien et que vous considérerz qu'il est bien tard, je prends la décision de reconnaître la TS (tentative de suicide, N.D.L.R.) comme accident du travail.

Il était probablement déjà trop tard. Jean-Sébastien Combe Maës était sûrement déjà mort à ce moment-là.

Eric Donzé

(1) Contacté par nos soins, Michel Moine n'était pas joignable et n'a pu répondre à nos questions avant la mise en ligne de cet article.
(2) Jean-Sébastien Combe Maës avait raconté son histoire au sein de Creuse Grand sud dans une sorte de roman à clés, où les noms des lieux et des personnes avaient été changés. Donnant sa version sur l'affaire. Ce "roman", il nous l'avait confié il y a quelques mois à condition de ne pas le diffuser. Avant son geste fatal, il a décidé de le mettre en ligne, il est consultable sur cette adresse

jean sebastien livre

 

 

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