vendredi 15 juin 2018

Ce qu'implique l'humiliation du G7 par Donald Trump

TRIBUNE LIBRE / John Laughland

TL LAUGHLAND TRUMP

Revenant sur l'attitude de Trump face à ses alliés lors du G7, l'historien John Laughland explique que l'apaprente brutalité du président américain est une preuve de son talent diplomatique et traduit une volonté de rapprochement avec la Russie.

La proposition surprise lancée par Donald Trump, au moment où il s'apprêtait à monter dans l'avion pour se rendre au sommet du G7 au Canada, de réintégrer la Russie dans le système des sommets des plus grandes économies du monde, n'a qu'une explication possible. Agacé par le fait qu'il allait se trouver isolé face à ses collègues sur un grand nombre de sujets, et notamment sur les questions commerciales, Trump voulait exprimer, haut et fort, le mépris total qu'il ressent pour eux. 

De la brutalité en diplomatie

Ce mépris, qu'il a confirmé dans les tweets injurieux lancés à l'égard de son hôte canadien Justin Trudeau, ainsi qu'à l'égard de l'Allemagne, après son départ précipité du sommet, il l'a formulé aussi en dénigrant le G7 en tant que tel. Si la Russie n'est pas autour de la table, disait-il, alors les discussions ne servent à rien. Trump a donc attaqué non seulement ses partenaires en personne, mais aussi la structure dans laquelle ils se réunissent et à laquelle, visiblement, ils tiennent beaucoup. Pour Trump, leur sommet favori était une pure perte de temps.

Il ne faut pas commettre l'erreur de ne pas prendre Trump au sérieux ou de croire, avec le Guardian, que ses déclarations sont des simples mouvements d'humeur et la preuve de son narcissisme. Trump est d'ailleurs revenu en toute sérénité sur son idée de réintégrer la Russie pendant sa conférence de presse au Canada, avant son départ pour Singapour, expliquant son raisonnement plus longuement qu'il ne l'avait fait sur la pelouse de la Maison blanche la veille. 

Au contraire, pour le président américain, l'injure et le dédain affiché sont des instruments dans les épreuves de force qu'on appelle «négociations».  C'est la même tactique que celle déployée pendant la campagne des primaires en 2016, quand Trump a refusé de participer aux débats télévisés avec les autres candidats pour montrer sa déconsidération à leur égard. Cette impolitesse est une façon de manifester sa puissance et la conviction de sa propre supériorité, mettant ainsi ses interlocuteurs sur la défensive. L'essence de l'attaque, c'est la surprise, et l'imprévisible Trump en est un maître : le grand absent de ces débats est aujourd'hui le patron de la Maison blanche.

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Cette tactique a fonctionné aussi au sommet canadien. Malgré l'annonce faite par l'Elysée que les six autres pays membres du G7 auraient été «unanimes» dans leur refus de la proposition trumpienne de réintégrer la Russie, le fait est que le premier ministre italien l'a soutenue. C'est la preuve que Giuseppe Conte, que Trump a d'ailleurs chaleureusement félicité au Québec et qu'il va bientôt inviter au Etats-Unis, entend bien rompre avec la politique étrangère de ses prédécesseurs, comme il l'avait réaffirmé dans son discours d'investiture devant le Sénat italien le 5 juin.  Sur ce point, Trump n'était donc pas isolé comme veut nous le faire croire les commentaires dans les médias mainstream et certains gouvernements.

Divergences ou convergences occidentales sur l'Ukraine ? 

Bien au contraire, le tromblion trumpien a fait que les membres du G7 courent maintenant dans tous les sens. Même ceux qui refusent, pour le moment, la réintégration de la Russie sont justement divisés sur la question russe. Pour le Royaume-Uni, la ligne rouge, c'est la Crimée. Fidèle à son histoire de pays maritime, la consolidation de la présence de la flotte russe dans la Mer noire est le seul point névralgique qui compte. Cela rappelle la «Question d'Orient» qui a tant obsédé les géopoliticiens du 18e au 20e siècle. Par contre, les dirigeants britanniques d'aujourd'hui s'intéressent aussi peu aux coins perdus du continent eurasiatique, comme le Donbass, que leurs prédécesseurs s'intéressaient au Sudetenland en 1939.

À la différence de Londres, Paris et Berlin considèrent que la condition pour une normalisation des rapports avec la Russie, c'est «le processus de Minsk», c'est-à-dire le règlement du conflit à l'Est de l'Ukraine. Et ici, ils sont sur la même ligne que Trump, même s'ils ne s'en rendent pas compte. Dans sa conférence de presse à Charlevoix, Trump s'en est pris au président Obama pour avoir «permis» à la Russie de prendre la Crimée, réitérant ainsi sa conviction bien connue que tous les maux au monde sont la faute de ses prédécesseurs. Mais sa vantardise selon laquelle, s'il avait été au pouvoir en 2014, la Russie n'aurait pas repris la péninsule avait aussi un sous-texte: ce qui s'est passé, s'est passé, et il est trop tard pour revenir en arrière. Or, c'est justement l'annexion de la Crimée qui a provoqué l'expulsion de la Russie de ce qui était alors le G8. Si le monde est obligé de se plier devant le fait accompli, alors à quoi bon le maintien de l'exclusion? 

Paradoxalement, le communiqué du G7, quoique alambiqué car il s'agit d'un communiqué diplomatique rédigé par six pays, ne dit pas autre chose:

«Nous rappelons que le maintien des sanctions est clairement déterminé par l’incapacité de la Russie à démontrer la mise en œuvre complète de ses engagements pris dans le cadre des accords de Minsk et le respect de la souveraineté de l’Ukraine ; nous soutenons sans réserve les efforts déployés dans le cadre du Format Normandie et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe afin de trouver une solution au conflit en Ukraine orientale.» 

Vers un sommet américano-russe ?

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En clair : le maintien des sanctions, dont l'exclusion du G8, dépendent donc du conflit en Ukraine orientale et non de la Crimée. Laissons de côté l'hypocrisie européenne qui consiste à toujours affirmer que c'est la Russie qui ne respecte pas les accords de Minsk, alors que c'est l'Ukraine qui, tout en étant censée trouver un accord politique avec les rebelles du Donbass, les traite de «terroristes» et de «Russes». Même si Trump a retiré sa signature de ce communiqué, sa propre position n'est pas si différente.

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Autrement dit, ce qu'on appelle l'idéalisme en relations internationales – la croyance, européenne notamment, en le multilatéralisme et dans les prétendues valeurs que seul l'Occident incarnerait – vient d'essuyer une rude défaite devant la brutalité du réalisme américain. Tout cela ne peut que faire les choux gras des Russes qui, depuis des années, ne demandent que deux choses : que ces pays arrêtent de se sermonner et qu'ils se mettent autour de la table pour régler leurs problèmes en commun. Quand Trump balaie d'un revers de main tous les dogmes du politiquement correct que le G7 a mis dans son communiqué – le changement climatique, la parité hommes-femmes – et quand Poutine emploie le mot «babillages» pour ridiculiser ce sommet, les présidents américain et russe chantent une même partition.

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Le sommet de Singapour avec la Corée du Nord l'a montré : Trump est un homme qui respecte le pouvoir et la force et qui n'a que du mépris pour le gauchisme mou et bobo que les Européens et le Canada incarnent. Dans son livre, L'art de la négociation, Trump avance plusieurs thèses pour la réussite dans le monde des affaires : «vise haut», «maximise tes options», «exploite ta puissance», «défend ta position quand elle est contestée» et «amuse-toi bien». Sa diplomatie emploie ces mêmes ruses au grand dam de ses partenaires plus habitués aux «règles»: le nouveau venu en politique veut justement briser les règles pour en écrire de nouvelles lui-même. 

«Je jongle toujours avec plusieurs ballons à la fois», écrivait-il en 1987, «car les meilleurs plans peuvent échouer.» Si Trump n'a pas obtenu la réintégration de la Russie dans le G7 – une réintégration qui serait purement symbolique, car le G7 est un sommet informel de chefs d'Etat et de gouvernement, sans aucun pouvoir législatif – il aura obtenu néanmoins, et avec tout le fracas d'un sommet raté, que le terrain vers une normalisation des rapports avec la Russie a été quelque peu déblayé. Un sommet américano-russe se profile très clairement à l'horizon.

https://francais.rt.com/opinions/51569-quimplique-humiliation-g7-par-donald-trump

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lundi 26 mars 2018

Le Canada bannit la formule de politesse «madame» et «monsieur» dans l’administration publique

Radio-Canada apprend que les employés de Service Canada, point d’accès unique vers l’administration, devront «utiliser un langage neutre au niveau du genre». Finies les expressions comme «madame», «monsieur», «père» et «mère». Décadence ou progrès ?

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C’est une nouvelle mesure inclusive que vient d’instituer le Canada. Après avoir réécrit les paroles de son hymne (en remplaçant des termes comme «fils» par «tous») ou instauré administrativement le genre «neutre» pour ceux (ou celles) qui le désirent, le gouvernement s’est lancé dans une nouvelle réforme sémantique.

Les employés de Service Canada, point d’accès unique vers les services et les prestations du gouvernement, doivent maintenant «utiliser un langage neutre au niveau du genre» : terminés les mots «monsieur», «madame», «père» et «mère» lors d’une première interaction avec les clients, apprend le média Radio-Canada le 21 mars.

Ainsi, Radio-Canada a obtenu copie d’une note destinée aux gestionnaires et chefs d’équipe qui doivent passer consigne aux personnels d’administration. La note précise ainsi le nouveau vocabulaire à employer. Ainsi la relation client ne devra plus débuter par «madame» ou «monsieur». Les fonctionnaires s’adresseront aux administrés par leur nom complet ou leur demander de « quelle façon ils préfèrent que l’on s’adresse à eux ». Quant aux termes «père» et «mère», il faudra dorénavant leur préférer le simple «parent».

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Le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social Jean-Yves Duclos, responsable de Service Canada, précise que, malgré tout, si le client le souhaite, il pourra toujours se faire appeler par «monsieur» ou «madame», le langage neutre étant, selon lui, une marque de respect.

Le service communication de Service Canada estime que ces ajustements étaient nécessaires pour « s’adapter aux réalités du XXIe siècle ».

Toutefois, des fonctionnaires, qui se sont déjà aventurés dans la pratique, ont été confrontés aux premières limites du dispositif :

« Certains clients se sentent moins respectés. », a fait savoir l’un d’eux sous couvert d’anonymat, dont les propos ont été relayés par Radio-Canada. « Des personnes d’un certain âge s’attendent à ce que nous soyons polis. Là, il faut les appeler par leur prénom et leur nom, et ça, ça les chicote. », poursuit-il.

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Et cette nouvelle langue a provoqué quelques imbroglios, selon ce fonctionnaire : « Ça nous arrive de parler à des gens et de dire : « Quel est le nom de votre parent numéro 1? » Et on a droit à des silences, les gens ne comprennent pas. »

Désormais, le service informatique de Service Canada doit aussi modifier les formulaires et les différents systèmes pour que les termes de l’ancien monde soient remplacés par ceux du monde d’un genre nouveau.

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Source :

https://www.marianne.net/monde/au-canada-termes-madame-et-monsieur-proscrits-service-public

https://www.ouest-france.fr/monde/canada/canada-les-termes-madame-ou-monsieur-exclus-du-service-public-5637970

https://francais.rt.com/international/49065-canada-bannit-formule-politesse-madame-monsieur-dans-l-administration-publique

https://aphadolie.com/2018/03/24/canada-les-termes-madame-et-monsieur-proscrits-du-service-public/

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lundi 12 mars 2018

Brèves d'antipresse

TL ANTIPRESSE 3

BIG BROTHER | Avec Google, les drones sauront mieux qui tuer

L’intégration du pouvoir informatique avec le pouvoir politique et militaire se poursuit placidement, à l’écart des préoccupations du grand public. Gizmodo et The Intercept nous apprennent ainsi que Google a discrètement passé contrat avec le Département de la défense U. S. pour développer des logiciels d’intelligence artificielle censés faciliter le ciblage par drones.

«L’équipe... travaille au développement d’une technologie d’apprentissage en profondeur destinée à aider les analystes des drones à interpréter les immenses données d’images aspirées par la flotte militaire de 1100 drones afin de mieux cibler les attaques contre l’Etat islamique.»

Bien entendu, et contre toute évidence, les responsables de chez Google ont annoncé que «cette technologie... est uniquement destinée à des usages non-offensifs».

Pour mémoire, la rébellion d’un Edward Snowden a germé justement à cause de sa participation à des recherches de ce genre.

http://log.antipresse.net/post/big-brother-avec-google-les-drones-sauront-mieux-qui-tuer?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

FAKE NEWS | Quand LE MONDE rebat les cartes de la Ghouta

«Intox persistante de la part du journal Le Monde dans son infographie sur les rebelles de la Ghouta», écrit Bahar Kimyongür cartes à l’appui. «Ahrar Al-Cham a été «désislamisé». J’ai signalé «l’erreur». Elle a été corrigée. Et puis, surprise, Faylaq a été à son tour relooké alors que le groupe est allié à Al Qaeda…

«Ce type de couverture médiatique fait clairement le jeu des djihadistes», enchérit Olivier Berruyer.

Le Monde n’en est pas à son coup d’essai. Avant de camoufler les djihadistes en Syrie, il avait camouflé les islamistes en Bosnie, puis les nazis en Croatie et en Ukraine. Heureusement que le grand public possède les capacités de mémoire d’un batracien…

http://log.antipresse.net/post/fake-news-quand-le-monde-rebat-les-cartes-de-la-ghouta?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

CANADA | Le premier ministre n’aime que les barbus?

Ce n’est pas envers n’importe quel courant de l’islam que vont les sympathies du jeune Justin Trudeau, mais, selon Tom Quiggin, vers le plus rétrograde. Son résumé publié par le Gatestone Institute énumère un catalogue alarmant.

«Depuis neuf ans, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, soutient ouvertement la cause islamiste, refusant tout dialogue avec les musulmans réformistes. Concernant le retour des combattants de l'Etat Islamique au Canada, Trudeau a affirmé qu'ils représenteraient une « voix puissante en faveur de la déradicalisation », traitant d' « islamophobes » ceux qui s'opposent à leur retour. Le gouvernement du Canada a aussi fait le choix de ne pas envoyer le nom de ces terroristes islamistes au comité de l'ONU qui tient la listedes djihadistes internationaux.»

http://log.antipresse.net/post/canada-le-premier-ministre-naime-que-les-barbus?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

SUISSE | Le démantèlement d’un géant énergétique

Dernier épisode en date d’une course à l’échec annoncée: le géant Alpiq, qui produisait à l’origine quelque 30% de l’énergie suisse, est contraint de vendre ses activités les plus rentables, après avoir tenté en vain de se défaire de ses barrages alpins.

Ce «coup de poker» illustre la situation tragique où se trouve l’hydroélectricité suisse, une source d’énergie propre, renouvelable, intégrée, mais plombée par les prix artificiellement bas du marché européen. L’Allemagne, notamment, produit à la fois de l’éolien «propre», mais massivement subventionné, et du thermique au charbon très sale dans des centrales rachetées en Europe de l’Est.

http://log.antipresse.net/post/suisse-le-demantelement-dun-geant-energetique?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

AMAZON | Faux livres et blanchisserie d’argent

Le géant mondial du commerce de détail se prête à tout. Il peut même servir de plateforme (involontaire sans doute) à des filières très simples de blanchiment d’argent. Il suffit de publier des livres bidon, avec autant de contenu que les couvertures décoratives des magazins Ikea, et de les racheter soi-même sur la plateforme de vente en ligne. Le procédé, qui vient d’être repéré, est expliqué sur Livres Hebdo.

http://log.antipresse.net/post/amazon-faux-livres-et-blanchisserie-dargent?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

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dimanche 15 octobre 2017

Un "plan d'action" sur le CETA présenté la semaine prochaine, annonce Macron

RUNGIS, Essonne (Reuters) - Un plan d'action traduisant "en actes" les recommandations de la commission d'experts sur le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA) sera présenté la semaine prochaine, a déclaré mercredi Emmanuel Macron.

ACT CETACe traité, que l'UE et le Canada négocient depuis 2009, est entré provisoirement en vigueur le 21 septembre et devra être approuvé par les parlements nationaux pour être définitivement mis en oeuvre.

Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron, qui est favorable au CETA, s'était dit prêt à reconsidérer sa position si l'impact du traité était jugé négatif par la commission d'évaluation qui a été mise en place en juillet.

Dans un rapport publié le 8 septembre, cette dernière a estimé que le traité devrait avoir un impact "légèrement défavorable" sur le climat et a émis neuf recommandations au gouvernement.

"Toutes les conclusions sont en train d'être tirées et un plan d'action sera présenté par le Premier ministre et les ministres concernés la semaine prochaine", a déclaré Emmanuel Macron lors d'un discours au marché de Rungis (Essonne).

Ce plan comportera "des mesures très claires d'action, de contrôle, d'encadrement", a-t-il ajouté. "Toutes les réponses aux questions soulevées par les experts seront rapportées et traduites en actes".

"Je sais l'inquiétude que le CETA peut lever", a poursuivi le chef de l'Etat. "En temps voulu, la France aura à ratifier ce traité mais nous nous assurerons que toutes les préconisations du rapport seront suivies des faits".

La mise en oeuvre du CETA "sera parfaitement conforme aux normes européennes sur la santé et l'environnement pour empêcher toute concurrence déloyale sur le marché européen", a-t-il assuré.

Pour ses partisans, le traité constitue un tournant dans la défense du libre-échange face à une vague protectionniste et permet de faire disparaître les tarifs douaniers sur près de 99% des marchandises entre les deux partenaires.

Ses détracteurs estiment eux que ce traité constitue un risque de régression en matière de normes sociales et environnementales de l'Union européenne.

(Marine Pennetier, édité par Sophie Louet)

http://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN1CG2K4/un-plan-d-action-sur-le-ceta-presente-la-semaine-prochaine-annonce-macron.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20171012

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samedi 15 juillet 2017

L'accord CETA de libre-échange UE-Canada appliqué le 21 septembre

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L'accord CETA de libre-échange UE-Canada appliqué 21 septembre

http://www.rtl.be/info/monde/international/l-accord-ceta-de-libre-echange-ue-canada-applique-au-21-septembre-934149.aspx?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Rtlinfos-ALaUne+%28RTL.be+-+La+une+de+l%27actualit%C3%A9%29

L'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA) va être appliqué "provisoirement" à partir du 21 septembre, ont annoncé les deux parties samedi dans un communiqué commun.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui assistaient tous les deux au G20 à Hambourg (Allemagne), se sont mis d'accord sur cette date, soit un peu moins d'un an après sa signature.

Cette application "provisoire" de l'Accord économique et commercial global (AECG, ou CETA pour son acronyme anglais) se fait en attendant une pleine entrée en vigueur du texte une fois que tous les parlements des pays membres de l'UE l'auront voté.

Bien que le traité ait déjà été approuvé par les chambres canadienne et européenne, le passage par les 38 parlements nationaux et locaux ouvre un chemin long et incertain vers la ratification, qui pourrait prendre plusieurs années.

Le choix de septembre doit permettre "de prendre d'ici là toutes les mesures nécessaires à sa mise en œuvre", est-il expliqué dans le communiqué.

Selon un diplomate européen interrogé fin juin, il restait encore quelques détails à régler, comme par exemple la répartition des types de fromage dans le total du quota notifié à l'accord.

Justin Trudeau avait en personne recommandé auprès de M. Juncker l'application provisoire "le plus tôt possible" de l'accord commercial.

Samedi, il a affirmé sur Twitter que l'AECG sera "appliqué à 98%" dès le 21 septembre, "ce qui créera des emplois et des débouchés pour les entreprises".

L'accord, un épais document de 1.600 pages négocié pendant sept ans, doit selon Bruxelles supprimer plus de 99% des droits de douane avec Ottawa, et faire progresser de 25% le commerce de l'Union avec le Canada, son 12e partenaire commercial.

"Il est important que nos entreprises et nos citoyens, qui sont les réels gagnants dans le cadre de cet accord, commencent à profiter de ses avantages sans plus tarder", ont commenté MM. Juncker et Trudeau.

L'entrée en vigueur provisoire concerne essentiellement les dispositions relevant de la compétence exclusive de l'UE.

Parmi les chapitres provisoirement exclus se trouve notamment l'un des points les plus sensibles de la négociation : la possiblité donnée à une multinationale investissant à l'étranger de porter plainte contre un Etat qui adopterait une politique publique contraire à ses intérêts, afin de demander réparation auprès d'un tribunal d'arbitrage.

Une fois que les contours de ces tribunaux auront été définitivement arrêtés, la Belgique s'est engagée à saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) pour vérifier sa conformité avec le droit européen.

En France, des ONG, dont la fondation créée par l'actuel ministre de l'Environnement Nicolas Hulot, avaient exhorté le président de la République Emmanuel Macron dès le mois de mai à exiger de l'Europe la suspension de toute application provisoire.

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jeudi 13 juillet 2017

Justin Trudeau: les Canadiens plus «désorganisés» à cause des Québécois?

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Justin Trudeau participant aux célébrations de la Fête nationale du Québec dans le quartier de Villeray, à Montréal.

Justin Trudeau: les Canadiens plus «désorganisés» à cause des Québécois?

Le premier ministre laisse entendre ce problème « français » dans une entrevue avec un média allemand

OTTAWA | Le sang «français» et «latin» qui coule dans les veines des Canadiens fait d’eux un peuple «moins organisé» que d’autres croit le premier ministre Justin Trudeau.

C’est du moins ce qu’il a laissé entendre dans une entrevue exclusive avec le journal Bild, le plus important quotidien d’Allemagne, en marge du G20 qui se déroulait à Hambourg jusqu'à samedi.

«Brièvement, que pensez-vous de l’Allemagne?», a demandé à M. Trudeau le journaliste en toute fin de discussion.

Le premier ministre a d’abord félicité le pays européen pour son rôle de leader dans l’économie mondiale et sur la question des changements climatiques.

«J’ai été élevé à aimer la culture allemande et sa nourriture. Même le chou rouge», a-t-il ensuite lancé à la blague, en précisant que son beau-père est né en Allemagne de l’Est.

M. Trudeau a poursuivi en ajoutant que le peuple allemand est «peut-être» plus «prévisible», avant de se reprendre et de clarifier sa pensée : «Non, vous êtes plus organisés, peut-être, que ce dont sont capables les Canadiens.»

«Nous avons assez de sang français et latin en nous pour être moins organisés», a-t-il fini par affirmer.

«Cliché grotesque»

Pour le Bloc québécois, les propos du premier ministre véhiculent un «cliché grotesque» sur les francophones.

«Monsieur Trudeau devrait arrêter d'être condescendant avec le peuple québécois et les francophones du Canada», a affirmé le député Mario Beaulieu.

Invité à réagir, le bureau du premier ministre a fait valoir que M. Trudeau n’a «jamais voulu manquer de respect envers les francophones» du pays, soulignant au passage les «profondes racines latines» qui rendent le Canada plus «dynamique».

Saisissant la balle au bond, le Nouveau Parti démocratique (NPD) regrette que le premier ministre n’ait pas «mieux choisi ses mots».

«C’est très maladroit de sa part. Mais chose certaine : c’est son gouvernement qui est désorganisé», a ironisé Alexandre Boulerice, citant le «fiasco» entourant la nomination de la commissaire aux langues officielles Madeleine Meilleur.

http://www.journaldemontreal.com/2017/07/10/justin-trudeau-les-canadiens-plus-desorganises-a-cause-des-quebecois

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Commentaire

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Justin Trudeau est célèbre pour ses allégeances fédéralistes (canadiennes), libérales et mondialistes, son profil est largement comparable à celui de notre Macron national. Quant à l'opposition québecquoise...Vive le Québec libre!

 

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jeudi 16 février 2017

Les menaces du CETA sur l’agriculture française !

MONTAGE CETA AGRICULTURE

En pleine crise agricole, après trois décennies de dérégulation des marchés européens [1], le gouvernement français s’est rallié à la réintroduction de mesures de contrôle des marchés agricoles.

 Il n’en soutient pas moins l’accord de libre­ échange avec le Canada (CETA) et la négociation d’un autre accord avec les États­-Unis (TAFTA), aux antipodes d’une logique de contrôle et de gestion des marchés. Ces traités compromettront en effet la mise en place de tels mécanismes et détruiront notre modèle agricole, (ou plutôt ce qu'il en reste) pourtant largement reconnu et défendu par les consommateurs.

Aucune étude d’impact agricole de cet accord n’a jamais été réalisée, ni aucune étude d’impact général à l’échelle de chaque État membre [2]. Le gouvernement considère pourtant le CETA comme le prototype de l’accord commercial idéal, et comme l’étalon à atteindre avec le TAFTA, en particulier dans le domaine des « Indications géographiques » : en effet le Canada a accepté de reconnaître sur son marché certaines des appellations d’origines (AOP et AOC) et indications géographiques protégées (IGP) alimentaires.

Mais le CETA est en réalité un accord qui fait peser de lourdes menaces sur les paysans français et canadiens, et présente des risques très concrets pour notre alimentation.

En contraignant à réduire toujours plus les coûts de production et à affaiblir les normes sociales et environnementales, en privant les États et les collectivités publiques des instruments nécessaires pour soutenir spécifiquement une agriculture locale, rémunératrice et respectueuse de l’environnement, cet accord devrait pousser à encore plus d'industrialisation de l’agriculture des deux côtés de l’Atlantique, entraînant des pertes d’emploi, la disparition des savoir­ faire locaux, et la dégradation de notre santé et de notre environnement.

[1]Comme le rappelait en 2010 le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux, « cette stratégie de l’orientation par le marché a largement fait fi de l’existence des nombreuses défaillances et sources d’instabilité des marchés agricoles qui sont pourtant bien répertoriés dans la théorie de l’économie publique et dont la correction est présentée comme la principale source de justification à l’intervention publique » (Conclusions du groupe de travail « Voies et moyens d’une nouvelle régulation », juillet 2010, Ministère de l’agriculture, http://www.agrisalon.com/fr/fichiers/politiques­agricoles/voies­moyens­nouvelle­regulation­marches­agricoles­
europe.pdf ).

[2] Dans un courrier daté du 27 juin dernier, la Direction Générale du Commerce reconnaissait qu’il n’existe à sa connaissance aucune étude d’impact nationale réalisée par les États membres – donc pas non plus par la France.

Au-delà des actions de relations publiques du gouvernement canadien et des tentatives de la Commission européenne pour qu’il soit perçu comme un accord “progressiste”, le CETA reste ce qu’il a toujours été : un assaut contre la démocratie, contre les travailleurs et contre l’environnement.

De part et d’autre de l’Atlantique, le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement ou Accord économique et commercial global, AECG) entre l’UE et le Canada soulève de nombreuses controverses.

En Europe, 3,5 millions de personnes, un record en l’occurence, ont signé une pétition contre le CETA et son accord jumeau, le TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership ou Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement), appellé également TAFTA. Les syndicats européens et canadiens, ainsi que les associations de consommateurs et les groupes actifs dans les domaines de la santé et de l’environnement, tout comme les petites et moyennes entreprises (PME), rejettent cet accord. Des plaintes constitutionnelles ont été déposées contre le CETA en Allemagne et au Canada.

Les détracteurs de cet accord ont été comparés à des « voyous du commerce » (Donald Tusk, Président du Conseil européen) vivant dans une « réalité post-factuelle », « qui alimente des craintes et des peurs n’ayant objectivement aucun rapport avec le texte du CETA ». Beaucoup de médias ont plaidé en faveur du CETA, arguant que « nombre de critiques, qui peuvent éventuellement être justifiées pour le TTIP/TAFTA, ne sauraient concerner le CETA » (Spiegel Online, site d’information allemand en ligne).

Lorsque le gouvernement wallon, après 70 heures de consultations publiques sur le CETA au sein de son parlement, a retardé la ratification du CETA, les médias ont jugé que cette action « se fondait sur une opposition générale à la mondialisation qui jouait avant tout sur les émotions en négligeant les faits »

Le Président de la Commission du commerce du Parlement européen, Bernd Lange, député européen membre du parti social-démocrate, a estimé que l’appel de la Wallonie à une renégociation du CETA représentait « un pas de plus vers la destruction de l’Union européenne ».

Dont acte, et raison de plus de combattre cet accord scélérat.

Plus d'informations et téléchargement de dossiers sur ce site:

https://www.collectifstoptafta.org/ressources-materiels/ceta/article/les-menaces-du-ceta-sur-l-agriculture-francaise

 

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mercredi 15 février 2017

Revue de presse (sélection semaine du 6 au 13 février 2017) 3° partie

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Le Comprehensive Economic and Trade Agreement (Ceta), nouvel accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, devrait être adopté ce mercredi par le Parlement européen. Il doit ensuite être ratifié par les parlements nationaux pour entrer pleinement en vigueur, après les élections du printemps. Le Ceta prévoit l'ouverture du marché agricole européen aux entreprises canadiennes, la suppression de 99% des droits de douane et la création du tribunaux d'arbitrage privés.

 http://www.lefigaro.fr/international/2017/02/15/01003-20170215ARTFIG00030-ceta-les-principaux-candidats-a-la-presidentielle-sont-tous-contre-sauf-macron.php

Roumanie

Recul du gouvernement sur le décret-corruption
La mobilisation impressionnante a eu pour effet que le gouvernement a reculé sur le décret assouplissant la législation anticorruption. Mais la mobilisation continue, avec 500000 manifestants qui demandent la démission du Premier ministre.

Israël

Légalisation des colonies sauvages en Cisjordanie
Israël bafoue encore une fois le droit international en légalisant les expropriations de terres cisjordaniennes.

Grèce

L'Allemagne envisage le Grexit par rapport à la dette grecque
Wolfgang Schaüble dit que la seule solution pour que la Grèce parvienne à honorer ses dettes, est qu'elle quitte la zone euro.

Ukraine

Mouvements offensifs de l'armée ukrainienne dans le Lougansk
Les accords de Minsk menacés par les mouvements offensifs ukrainiens sur le terrain. Un bombardement sous faux drapeau a été annulé suite à ce que le pot-aux-roses ait été découvert.
Mise en alerte maximale de l'armée russe
Alors que Porochenko tente une fuite en avant guerrière, Poutine a mis en alerte maximale l'armée russe et a lancé une inspection inopinée des forces aérospatiales russes.
Poutine prévient Merkel de l'intention de Kiev de saboter les accords de Minsk
Le conseil de sécurité de l'ONU a aussi exprimé sa profonde préoccupation face à l'escalade dangereuse de la situation.
Trump recadre le gouvernement ukrainien
Trump a dit suivre de près la situation ukrainienne, et ne croit pas au message de Kiev suivant lequel la Russie serait à l'offensive. Il invite l'Ukraine à ne pas sombrer dans la guerre civile en rappelant l'importance des accords de Minsk.

Russie

Ultimatum adressé à l'OTAN autour de la mer Noire
La Russie a annoncé qu'elle riposterait en cas de renforcement de la présence militaire de l'OTAN en mer Noire.

Allemagne

Rapatriement de 200 tonnes d'or en 2016
L'Allemagne couvre-t-elle ses arrières par rapport à une possible fin prochaine de l'euro? La majorité du stock d'or devrait être relocalisé à Francfort d'ici 2020.

Etats-Unis

Intel crée 3000 emplois sur le sol des Etats-Unis
C'est un investissement de 7 milliards de dollars de la part d'Intel, qui montre les effets produits par la politique de l'emploi de Trump.