mardi 24 octobre 2017

Londres se paye Macron après ses critiques contre le Brexit : “il a totalement tort !”

Critique. Le ministre du Commerce britannique n'a pas tardé à réagir aux critiques d'Emmanuel Macron...

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Le ministre du Commerce britannique Liam Fox l'a affirmé hier : si les négociations pour le Brexit se font toujours avec autant de tensions entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, alors le pays, qui souhaite redevenir souverain, sortira de l'UE... sans accord.

Jamais avare d'un commentaire, le président français Emmanuel Macron avait jugé cette hypothèse irréalisable, parlant de “bluff” et de “fausse information”.

Il fait la leçon à Theresa May

En conclusion de ce conseil européen qui s'est tenu le week-end dernier, Emmanuel Macron n'a pas hésité à déclarer : “Le problème aujourd'hui de Theresa May, c'est que celles et ceux qui ont prôné le Brexit n'ont jamais expliqué au peuple britannique quelles en étaient les conséquences (...) Qu'il y ait du bruit, du bluff, des fausses informations des uns et des autres acteurs secondaires ou spectateurs de cette discussion, c'est, si je puis dire, la vie des affaires ou la vie des médias”.

Le ministre du Commerce britannique se paie le président français

“Il a totalement tort” : c'est par ces mots que Liam Fox, invité de la télévision anglaise, a interprété les propos d'Emmanuel Macron, confirmant qu'une sortie sans accord était bien une option envisagée, tout en précisant que ce ne serait pas “un scénario catastrophe”.

https://www.valeursactuelles.com/monde/londres-se-paye-macron-apres-ses-critiques-contre-le-brexit-il-totalement-tort-89999

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lundi 23 octobre 2017

Pour sortir de l'impasse, May va offrir des garanties aux expatriés

LONDRES (Reuters) - Theresa May s'est engagée jeudi à rendre aussi facile que possible le maintien des expatriés européens au Royaume-Uni afin de tenter de débloquer les discussions avec les Européens qui butent principalement sur les modalités financières du Brexit.

ARG UK EUAlors que s'ouvre dans l'après-midi à Bruxelles un nouveau Conseil européen, les dirigeants des Vingt-Sept semblent exclure d'engager formellement la deuxième phase des négociations, qui doit porter sur les relations futures avec le Royaume-Uni une fois le divorce prononcé.

A la suite de leur négociateur, Michel Barnier, ils devraient juger "insuffisants" les progrès réalisés dans les discussions portant sur la première phase, consacrée aux modalités du divorce en lui-même.

Dans une tribune mise en ligne jeudi matin sur sa page Facebook, la Première ministre britannique propose des concessions sur les droits des citoyens européens d'outre-Manche, l'un des points clefs de la première phase des négociations.

Faute de changer le cours du sommet européen, cette annonce pourrait toutefois signaler l'adoption d'une nouvelle approche britannique, plus souple, face aux négociateurs du bloc.

Dans ce texte, Theresa May estime qu'un accord sur les droits des trois millions de ressortissants européens vivant au Royaume-Uni est "à portée de main".

A son arrivée à Bruxelles, la Première ministre a déclaré : "nous allons examiner les progrès concrets qui ont été accomplis dans les négociations pour notre sortie et établir des projets ambitieux pour les prochaines semaines. Par exemple, je souhaite qu'on parvienne d'urgence à un accord sur les droits des citoyens".

La dirigeante britannique propose de mettre en place un groupe de représentants des expatriés, ainsi que les services d'experts juridiques et techniques pour garantir une transition fluide.

ESPRIT D'OUVERTURE

"Je sais que les deux camps vont considérer les propositions mutuelles de finalisation de l'accord dans un esprit d'ouverture. Avec de la flexibilité et de la créativité des deux côtés, je suis persuadée que nous pourrons conclure les discussions sur les droits des citoyens dans les prochaines semaines", poursuit-elle dans la tribune sur Facebook.

Au titre de ces concessions, les citoyens européens n'auraient notamment plus à fournir la preuve de leur souscription à une couverture maladie complète, comme c'est le cas aujourd'hui.

"Pour tous les citoyens européens qui détiennent un permis permanent de résidence dans l'ancien système, un système simple sera mis en place pour passer de leur statut actuel à un statut de résident au Royaume-Uni", dit-elle.

Dans sa tribune, Theresa May ne dit rien de la question du rôle dévolu à la Cour de justice de l'Union européenne après le Brexit.

Mais dans une interview accordée à plusieurs journaux européens, dont Le Figaro, son ministre du Brexit, David Davis, rappelle que lors de son discours de Florence, le 22 septembre dernier, elle a proposé que "les tribunaux britanniques prennent en compte les jugements de la Cour européenne de justice".

"Aucun pays au monde hors de l'UE n'accepte les règles de la Cour européenne de justice", poursuit-il, ajoutant que cette proposition est de nature à "donner de la certitude aux citoyens européens en faisant en sorte que leur traitement soit équivalent des deux côtés de la Manche".

Avant le début du Conseil européen, la chef du gouvernement britannique a rappelé qu'elle avait fait lors de son discours à Florence des propositions qu'elle a qualifiées d'audacieuses et d'ambitieuses.

A dix-sept mois seulement de la date du divorce, fixée à fin mars 2019, Theresa May est soumise à de fortes pressions pour débloquer les négociations ou de risquer un retrait de l'UE sans accord, un scénario du "saut dans le vide" qui plongerait les acteurs économiques dans l'incertitude.

Pour ajouter à ses difficultés, le dirigeant de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, sera également à Bruxelles jeudi, pour rencontrer les eurodéputés et tenter de sortir d'une "impasse du Brexit" créée selon lui par les "cafouillages" du gouvernement.

May doit aussi compter avec un début de fronde au sein du groupe parlementaire du Parti conservateur à la Chambre des communes.

(Elizabeth Piper avec Alastair Macdonald à Bruxelles; Julie Carriat et Henri-Pierre André pour le service français)

http://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN1CO0DQ/pour-sortir-de-l-impasse-may-va-offrir-des-garanties-aux-expatries.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20171019

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mardi 10 octobre 2017

Theresa May sommée de publier un rapport secret assurant que le Brexit peut encore être évité

Une conseillère de la reine d'Angleterre a publiquement demandé à Theresa May de révéler une note juridique que le gouvernement aurait commandée à des experts. Celle-ci démontrerait que le Brexit peut encore être annulé...

ARG MAY BLAIR BREXITTheresa May traverse une période plus que délicate depuis les élections anticipées du 9 juin dernier, qui ont privé les conservateurs de leur majorité absolue au Parlement. Alors que les négociations sur le Brexit piétinent et qu'une fronde s'organise au sein du parti de Theresa May, c'est un rapport secret concernant un possible maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne (UE) qui plonge le Premier ministre dans la tourmente.

Le 7 octobre, The Guardian se faisait l'écho d'une lettre ouverte adressée au Premier ministre par Jessica Simor, conseillère de la reine et juriste éminente. Cette dernière demande à ce que soit publié un mystérieux «rapport» remis par des experts au gouvernement, dont l'existence lui aurait été révélée par «deux très bonnes sources» proches des négociateurs du Brexit. Jessica Simor invoque le Freedom of Information Act (loi sur la liberté d'information) de 2000, qui oblige les pouvoirs publics à communiquer tous les documents administratifs non classés.

D'après Jessica Simor, la révélation de cette note juridique pourrait avoir l'effet d'une bombe et expliquerait que Theresa May ne souhaite pas en révéler la teneur. «Il démontre que la notification de l'article 50 [du Traité sur l'Union européenne, permettant à un Etat membre de la quitter] peut être retirée à tout moment avant le 29 mars 2019, autorisant ainsi le Royaume-Uni à demeurer dans l'UE dans des conditions favorables», assure la juriste.

L'espoir renaît chez les anti-Brexit

Les conclusions de la note confirmeraient donc que le Brexit peut encore être annulé. «Cela abonde dans le sens des analyses de Lord Kerr, l'un des rédacteurs de l'article 50, de Jean-Claude Piris, ancien directeur général du service juridique du Conseil européen et de Martin Selmayr, avocat et chef de cabinet du président de la Commission européenne [Jean-Claude Juncker]», estime Jessica Simor. Si toutes ces personnalités sont des anti-Brexit déclarés, c'est néanmoins en leur qualité d'experts du droit qu'ils se seraient exprimés quand, par le passé, ils ont chacun livré des conclusions similaires à celle de la fameuse note secrète. «Il est essentiel que le grand public et ses représentants aient accès à ce document le plus vite possible», s'inquiète Jessica Simor.

Si le contenu de ce rapport est aussi brûlant, c'est en partie parce que le gouvernement assure depuis plusieurs mois que le Brexit, fort de sa légitimité acquise par le référendum et par la ratification du Parlement, est désormais inéluctable : il resterait donc aux parlementaires à choisir entre un accord médiocre avec l'UE... ou pas d'accord du tout. Face à des pays européens bien décidés à négocier le plus durement les conditions auxquelles le Royaume Uni sortira de l'UE, Theresa May semble avoir de la peine à s'imposer comme leader et à asseoir son autorité de négociatrice. 

Il ne fallait pas davantage que cette polémique pour redonner du poil de la bête aux opposants politiques de Theresa May, qui entendent bien faire échouer le Brexit«L'idée que l'article 50 est irréversible est un mythe forgé par les partisans du Brexit afin d'empêcher les Britanniques de changer d'avis», a réagi l'ancien vice-Premier ministre libéral-démocrate Nick Clegg, après la publication de la lettre ouverte de la conseillère de la reine. Même son de cloche du côté des travaillistes. «Le Brexit se révèle bien plus complexe qu'annoncé et ne tient pas ses promesses, comme celle des 350 millions [de livres sterling] supplémentaires pour le système de santé», a constaté Chuka Umunna, député travailliste et figure phare de l'opposition à Theresa May. «Légalement, rien n'est inévitable et le Royaume-Uni garde le droit de changer d'avis», a-t-il encore martelé.

La fronde gagne même les rangs conservateurs. Après la conférence du parti chaotique qui s'est déroulée à Manchester le 4 octobre dernier, le député Grant Shapps, ancien ministre du Développement international, avait finalement confirmé l'existence d'un groupe de 30 députés exigeant le départ de Theresa May. Alors que les éditoriaux se multiplient dans la presse pour demander sa démission, le Premier ministre semble vouloir maintenir le cap. «Ce dont le pays a besoin, c'est d'un leadership calme et c'est exactement ce que j'assure, avec le soutien complet de mon gouvernement», assurait-elle encore la veille de la publication de la lettre de Jessica Simor.

Des négociations âpres qui mettent Theresa May sous pression

Un an après le référendum, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont commencé le 19 juin 2017 les négociations sur le Brexit. Londres et Bruxelles doivent se mettre d'accord sur les conditions de leur divorce d’ici fin mars 2019. Depuis, les embûches se sont multipliées, le Royaume-Uni soupçonnant certains Etats membres de l'UE de chercher à obtenir les conditions les plus défavorables pour les Britanniques, voire à se venger du référendum par lequel ces derniers ont choisi de quitter l'UE en juin 2016.

Le Premier ministre britannique, Theresa May, avait dévoilé en janvier 2017 un plan pour le Brexit contenant 12 priorités. Les aspects les plus importants concernaient la sortie du marché unique et de l'union douanière. Une telle approche, qualifiée de «Brexit dur», lui avait valu une certaine popularité parmi les conservateurs. «Pas d'appartenance partielle à l'UE, pas de statut de membre associé à l'UE, rien qui nous laisse à moitié dehors, à moitié dedans. Nous ne cherchons pas à adopter un modèle dont bénéficient déjà d'autres pays», avait-elle martelé.

Alors que l'essor des mouvements critiques ou hostiles à l'égard de l'UE se confirme un peu partout sur le continent, cette dernière n'entend pas céder sur ses principes. Bruxelles continue par exemple d'exiger le paiement des 50 à 60 milliards d’euros que Londres s’était engagé à payer au titre de contribution au budget de l'UE sur les prochaines années. Une commission de la Chambre des Lords avait pourtant affirmé en mars dernier que le Royaume-Uni n'aurait plus aucune obligation légale de contribuer au budget européen.

Alors que le bras de fer ne fait que commencer, Theresa May devra prouver qu'elle est à même de pouvoir le poursuivre. La pression qu'elle subit est d'autant plus forte que ses opposants ont déjà réussi à faire monter les enchères : ce n'est plus seulement son avenir politique, déjà incertain, qui est en jeu, mais bien le Brexit lui-même.

https://francais.rt.com/international/44317-theresa-may-sommee-publier-rapport-secret-assurant-brexit-encore-evite

Voir aussi:

Tony Blair : «Il est possible – et nécessaire – que le Brexit n'ait pas lieu»

16 juil. 2017

L'ancien Premier ministre britannique estime que l'opinion publique a évolué sur la question de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Il entrevoit la possibilité de son abandon. Une telle option est d'ailleurs pour lui cruciale pour l'avenir de son pays.

Farouche opposant au Brexit, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair n'a pas abandonné la partie. Un an après le oui au référendum des Britanniques, et alors que le Parlement a voté fin mars le déclenchement de l'article 50 – qui acte le début du processus de sortie –, l'ex-chef du gouvernement estime que l'opinion publique a changé de cap sur la question.

«Je pense qu'il est désormais possible que le Brexit n'ait pas lieu», a-t-il confié dans une interview à Sky News le 15 juillet. «Je pense qu'il est absolument nécessaire qu'il n'ait pas lieu», a-t-il poursuivi, jugeant que chaque jour qui passait apportait les preuves des dommages autant économiques que politiques causés par le Brexit.

Ces propos de l'ancien Premier ministre ne sont guère surprenants, Tony Blair ayant clamé en mai dernier son intention de s'investir davantage contre le Brexit, se disant déterminé à se «salir les mains» pour le combattre.*

Si les élection législatives de juin ont affaibli la position de Theresa May pour ses futures négociations avec Bruxelles sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, Londres peut néanmoins se satisfaire du souhait de plusieurs pays de conclure des accords commerciaux bilatéraux post-Brexit avec le Royaume-Uni. Le président américain Donald Trump s'était même montré, le 8 juillet, très enthousiaste à ce sujet.

https://francais.rt.com/international/41063-tony-blair-il-est-possible-necessaire-brexite-ait-pas-lieu


 

OUTIL LOGO FREXIT LIMOUSINTous ces grands démocrates prêts à trahir la volonté des électeurs par des arguties juridiques. Mais si on les prend au mot, on se demande bien pourquoi la "magna carta" de 1215 n'a pas encore été abrogée, sans parler de l'habeas corpus...les électeurs ont sans doute évolué depuis lors!

Politiciens de droite comme de gauche, journalistes, lobbyistes influents mettent la pression pour bafouer la démocratie et rejoindre le club de leur chère Union européenne, qui, il est vrai, n'est, elle, pas démocratique. Logique.

Quant à Tony Blair, le fossoyeur du travaillisme anglais,  prêt à "se salir les mains" pour empêcher le Brexit, on peut lui faire confiance, c'est un habitué...

P.G

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samedi 7 octobre 2017

Brexit : Quand ceux qui ont tout à perdre négocient avec ceux qui n’ont rien à gagner…

Les négociations sur le Brexit continuent et bien entendu la presse française continue à faire preuve de la remarquable objectivité dont elle est coutumière.

ARG BREXIT NEGOCIATIONSTout français qui chercherait à s’instruire sur le sujet en lisant les journaux de notre pays est en fait aussi bien informé qu’un lecteur de la Pravda dans les années 70 sur ce qui se passait alors à Prague, tant les consignes sont suivies avec diligence par ceux qui se disent journalistes. Comme me le disait un ami récemment : « Il y a deux sortes de journalistes en France : ceux qui sont compétents et honnêtes, qui sont au chômage, et les autres. »
J’ai donc décidé de consacrer ma chronique du Lundi à ces négociations simplement pour essayer d’expliquer aux lecteurs quels sont vraiment les enjeux.
Je vais essayer de faire simple.
Commençons par les deux parties qui négocient.

D’un coté, nous avons le gouvernement britannique de madame May, de l’autre la Commission Européenne emmenée par monsieur Barnier.
Le gouvernement Britannique est mené par Madame May, très affaiblie par sa dissolution ratée de la Chambre des Communes qui a été suivie par ce qui aurait pu être un désastre électoral puisque les Conservateurs sont passés d’une solide majorité à une quasi- minorité, ne gouvernant qu’avec l’aide des protestants de l’Irlande du Nord. Il n’est pas certain que Madame May reste au pouvoir. Elle pourrait être débarquée bientôt, ayant commis vraiment trop d’erreurs, ce qui ne changerait rien au fond du problème.

Dans ce gouvernement, deux groupes se font face : ceux qui ont fait campagne pour le Brexit, emmenés par Boris Johnson (le ministre des affaires étrangères) et David Davies (le ministre chargé des négociations avec la Commission), qui tous deux avaient milité pour le Brexit et de l’autre ceux qui avaient voté pour « Bremain » sous la conduite du ministre des finances monsieur Hanson, qui a le charisme d’une huitre et est l’esclave de son administration.

Les premiers veulent une sortie claire, rapide et franche, les seconds sont à la recherche d’une solution du type de celle que monsieur Sarkozy a imposé aux Français qui avaient refusé la Constitution Européenne soumise à referendum, en leur collant son frère jumeau à sa place, le Traité de Lisbonne, faisant ainsi fi de la décision du Peuple, ce qui n’a pas porté chance à monsieur Sarkozy.

Pour faire bref et pour utiliser ma propre terminologie, les premiers représentent les hommes des arbres, les deuxièmes les hommes de Davos et les ODS locaux. (Note de les-crises.fr : ODS = Oints du Seigneur[1] = incompétents médiatiques qui pensent détenir la vérité).

Et Madame May essaye, sans beaucoup de succès, de naviguer entre ces deux groupes en expliquant dans son discours de Florence la semaine dernière que tout cela prendrait un peu plus de temps que prévu et qu’elle était prête à faire des concessions financières pour que la Grande-Bretagne continue à avoir un accès « normal » à l’Europe etc. etc.….

Venons-en à la Commission Européenne.

A l’évidence monsieur Barnier se met dans la position du mari cocu que sa femme a abandonné et qui veut la punir de cette trahison. En général, et comme chacun le sait, ce genre de divorce se passe mal. Il faut cependant bien comprendre ici que monsieur Barnier, qui n’est pas complètement idiot, agit sur instruction.
Et les instructions sont très claires.

Le but de la négociation n’est en aucun cas d’arriver à une solution satisfaisant tout le monde mais de préserver l’idée que nul ne peut faire marche arrière dans le mouvement historique qui doit consacrer la fin des nations européennes et l’arrivée du Messie sur terre, je veux dire l’Etat Européen.

Or, et il faut s’en souvenir, le mouvement à marche forcée vers un état fédéral européen n’a aucune légitimité démocratique : Il a toujours été imposé de facto et de jure « par le haut » et chaque fois que l’on a demandé son avis à un Peuple, il a dit qu’il ne voulait pas de structure fédérale.

Et donc, il faut bien comprendre, que si la sortie de la Grande-Bretagne n’entrainait pas une catastrophe pour l’économie anglaise voila qui pourrait donner des idées à d’autres pays tels la Pologne, la Suède ou l’Italie (qui va voter prochainement et qui elle fait partie de l’Euro…).

Il s’ensuit que pour la Commission et quelque soient les répercussions défavorables sur les économies en Europe ou en Grande-Bretagne, il faut absolument que les négociations entre la Grande Bretagne et la Commission échouent pour maintenir en vie leur rêve d’un Etat Européen, et que crèvent les peuples n’a aucune importance.

Pour Bruxelles, créer de toutes pièces une catastrophe économique en Grande-Bretagne est une question de vie ou de mort. Et si cette catastrophe amène à une dépression en Europe, cela n’a aucune importance, seul compte le but final.

Passons maintenant aux différents sujets qu’il va falloir traiter lors de ces discussions et commençons par un point de Droit.
La Grande-Bretagne doit-elle payer une « soulte » pour pouvoir sortir de l’Europe ? La réponse est NON. Il n’y a strictement rien de prévu dans les traités. Que les Européens s’imaginent que la Chambre des Communes vote un « tribut « de plus de 20 milliards d’Euro sans aucune contrepartie prouve à quel point ces gens sont dans le rêve…

Venons-en aux questions économiques.

La Grande-Bretagne a un déficit extérieur dans le domaine des biens de …95 milliards avec la zone Euro et un surplus dans le domaine des services d’environ 30 milliards, l’Allemagne comptant pour 50 % du surplus Européen et ces surplus étant massivement dus à des ventes de matériel de transport (voitures, camions, pièces détachées). Préserver ce surplus est essentiel pour l’Allemagne.

La City, qui représente une part importante du PIB anglais est de fait et de droit la principale place financière mondiale et bien sûr la seule vraie place financière européenne.Le but du gouvernement Britannique est de préserver la City autant que faire se peut.
Il ne faut pas être très grand clerc pour comprendre que les accords sur lesquels tous les gens de bonne compagnie pourraient se retrouver devraient être le maintien de la prééminence de la City en Europe contre la libre importation de voitures allemandes et de champagne ou de Bordeaux français.

Mais voila qui n’est pas possible puisque cela voudrait dire que le Droit Anglais ne serait plus sous le contrôle du Droit Européen pour toutes les opérations de fusions et acquisitions concernant deux entreprises si celles-ci avaient lieu à Londres. Voila qui signifierait la fin de la Cour de Justice Européenne (CdJE) et donc la fin de la tentative de créer un Etat Européen.
Bruxelles HAIT la city puisque la City, par son contact avec le « grand large », lui échappe et lui a toujours échappé. Pour les Delors de ce monde, ne pas pénaliser la City, c’est détruire l’idée même d’un Etat Européen dont les fonctionnaires contrôleraient toutes les entreprises par l’intermédiaire du Droit et des réglementations. Ce qui voudrait dire la fin du capitalisme de connivence en Allemagne et en France, ce qui est moralement insupportable, chacun en conviendra.

Et donc, il va falloir que l’Allemagne choisisse : soutenir la CdJE et la Commission, ou fermer les usines de Wolfsburg et de Munich.
Je n’ai pas le moindre doute que les autorités françaises vont être jusqu’auboutistes, tant pour elles, la continuation de leur rêve européen est essentielle. Sans rentes à tirer sur Bruxelles, que ferait- on des politiciens battus en France et de tous nos seconds couteaux ? Ils seraient peut être obligés de travailler ! On imagine le désastre.
Mais pour Madame Merkel, fraichement réélue, voila qui va être une décision difficile…
Le deuxième problème pour l’Europe est encore plus compliqué.

Le départ de la Grande Bretagne va faire perdre 16 % de ses ressources au budget européen et s’imaginer que la Commission va couper ses coûts de 16 % est plaisant mais peu probable. Il va donc falloir augmenter massivement les prélèvements sur les pays restants dont beaucoup ont de fort importants déficits budgétaires et à un moment où Bruxelles est tout sauf populaire.
Ou bien alors, il faudra tailler dans les programmes d’infrastructures, ce qui plaira énormément aux Polonais, Tchèques ou Portugais… Le route des subventions va être coupée et monsieur Juncker sera peut être forcé de payer des impôts normaux sus sa consommation d’alcool journalière, ce qui contribuera un peu à combler le trou créé par le départ des anglais mais restera insuffisant. Quant à créer un nouvel impôt européen géré par un ministre des finances européen, la grande idée de monsieur Macron, voila un projet qui va déclencher un enthousiasme assourdissant à Berlin, Dublin ou Varsovie.

Dur, dur…
Quant à l’économie anglaise, je ne me fais guère de soucis. Les exportations anglaises vers le reste du monde connaissent une croissance très forte depuis plus d’une décennie (contre zéro pour les exportations vers l’Europe) et la Grande-Bretagne va recommencer à acheter ses produits agricoles au Canada, en Australie et en Nouvelle Zélande, ce qui fait que les prix alimentaires vont baisser très fortement ainsi que les factures pour les importations de nourriture. Une forte amélioration du commerce extérieur anglais est donc quasiment certaine.

Et, si par hasard, les choses se passaient plus mal que je ne le pense pour l’économie Britannique alors nul doute que la Livre- déjà très sous évaluée- ne plonge un peu plus, ce qui donnerait un violent coup d’accélérateur à un système productif ou le chômage est déjà à un plus bas et l’emploi à un plus haut (en particulier les emplois féminins). Et comme la Grande Bretagne produit plus de voitures que la France, remplacer des voitures allemandes, françaises, italiennes ou espagnoles par des voitures faites en Grande Bretagne ne serait pas extrêmement pénible, sauf pour quelques bobos snobs du coté de Hampstead , qui pourront continuer à se singulariser en achetant des véhicules Coréens ou Nippons tout en noyant leur chagrin en buvant des vins en provenance de l’Australie, de l’Afrique du Sud ou de la Nouvelle Zelande, tous pays qui jouent au rugby et avec lesquels on peut donc faire des affaires en toute confiance puisqu’ils utilisent le même Droit.

Conclusion

Dans le titre quelque peu énigmatique de cet article, ceux qui ont tout à perdre sont les Européens. Ceux qui n’ont rien à perdre sont les Anglais.
A lire la presse, contrôlée par les ODS et les hommes de Davos, on jurerait que le contraire correspondrait à la réalité.
Le but de cet article est donc tout simplement de rappeler que menacer des pires sévices le principal consommateur de vos produits est rarement une bonne idée. C’est ce qu’avait fait avec beaucoup de conviction Louis XIV quand il a supprimé l’Edit de Nantes, forçant les Protestants au départ, ou quand Napoléon institua le blocus continental. Tout le monde se souvient de l’effet heureux que ces brillantes idées ont eu sur la croissance économique respectivement en France et en Grande- Bretagne.
Plus ca change, plus c’est la même chose…
La seule chose immuable est la capacité des gouvernements français à faire la fortune de l’Angleterre.

Article de Charles Gave paru sur http://institutdeslibertes.org le 25 septembre 2017.

A propos de l’auteur

Charles Gave

Charles Gave : Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “ Des Lions menés par des ânes “(Éditions Robert Laffont) où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faîtes rien” aux Editions Jean-Cyrille Godefroy (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l’IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal Research [2].

 

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lundi 25 septembre 2017

Le généreux cadeau d'Emmanuel Macron aux banquiers et assureurs les plus riches

Emmanuel Macron a fait inclure dans le budget 2018 une mesure fiscale très bienveillante pour les banques et les assurances travaillant à Londres mais qui s'appliquera finalement aussi à celles installées en France. Au total, encore un beau paquet de millions d'euros de baisses d'impôts pour les plus fortunés.

FMR_dessin_macron_gauche_capitalisme-797ac-b07ec"Président des riches", le retour ? Les preuves d'amour de Macron pour certaines catégories de salaires tendent en tout cas à se multiplier. Dans son édition de ce mercredi 20 septembre, le Canard enchaîné dévoile une mesure passée inaperçue, sauf pour Marianne quil'évoquait déjà en juillet dernier... Le projet doit figurer dans le budget 2018. Il est décrit par le volatile comme une "douceur pour les banques et les assurances". Explication : ces entreprises ne paient pas la TVA mais une taxe sur les salaires. Or, le gouvernement aurait décidé de supprimer cette taxe... sur la dernière tranche de salaire, soit celle des banquiers et assureurs aux revenus les plus généreux. Coût fiscal pour l'Etat (et les contribuables) estimé par nos confrères : 300 millions d'euros*.

Raison officielle invoquée pour ce cadeau le gouvernement souhaite à l'origine profiter du Brexit pour tenter de faire de Paris la nouvelle capitale financière de l'Europe... et donc rapatrier ces Français travaillant dans les banques ou les assurances à Londres. Qui sont apparemment tellement patriotes qu'ils ont besoin de mesures fiscales avantageuses pour revenir au pays. Or, comme le rappelle le Canard, au nom de l'égalité de tous devant l'impôt, il faudra faire bénéficier tous les hauts salaires de la banque et de l'assurance de cette exonération de taxe.

Les banquiers et assureurs les mieux payés en France bénéficieront donc aussi de ce beau cadeau, prévu à l'origine seulement pour les expat' londoniens... Une belle marque d'attention aux plus fortunés de la part du président, qui s'ajoute à "l'ISF transformé en impôt sur la fortune immobilière et une flat tax instituant un prélèvement forfaitaire unique de 30%", rappellent encore nos confrères. A garder en mémoire lorsque l'exécutif invoquera l'impératif budgétaire pour supprimer des aides sociales.

Chez Marianne, nous avions plutôt avancé la somme de 137 millions d'euros. C'est en effet le coût estimé par un rapport du Sénat sur le sujet, prônant la suppression de la tranche marginale à 20% de la taxe sur les salaires introduite en 2013 : "Le coût de la suppression du taux supérieur du barème est estimé à 137 millions d'euros par la direction de la législation fiscale".Un chiffre qui ne prend en compte que les concernés déjà installés en France… "Les effets d'aubaine pour les autres secteurs seraient très limités, dans la mesure où le secteur financier bénéficierait de la suppression à hauteur de 79%", indique encore le document. Lequel propose également d'y ajouter une mesure "ciblée sur les impatriés, dans le contexte du Brexit", précisément une exonération de l'ensemble de leur rémunération afin de les inciter à s'installer à Paris. Là, le Sénat indique un chiffre plus élevé : "250 millions d'euros", "en supposant que le nombre de bénéficiaires s'élève à 20.000, pour une rémunération brute médiane de 100.000 euros". Mais à ce stade, seule la première option semble avoir été retenue par Bercy.

https://www.marianne.net/politique/le-genereux-cadeau-d-emmanuel-macron-aux-banquiers-et-assureurs-les-plus-riches

 

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samedi 16 septembre 2017

Brexit: les expatriés s'estiment victimes de discrimination à l'embauche

Le collectif des 3 millions rassemble des travailleurs européens souhaitant continuer à travailler en Grande-Bretagne après le Brexit. Lors d'une journée d'action à Londres, ils ont dénoncé l'attitude des employeurs qui donnent la préférence aux candidats britanniques.

1b3afae9591501dba8742a406b767Ils sont venus travailler à Londres et ils ne comptent pas voir leur choix remis en cause par le Brexit. Le collectif The3millions rassemble des expatriés qui veulent attirer l'attention du gouvernement britannique sur leur sort. La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne fait planer le doute sur leur statut de travailleur expatrié. Même si Theresa May a affirmé en juin qu'aucun citoyen de l'Union européenne ne serait contraint de quitter le pays, il reste encore beaucoup d'incertitudes sur le statut de résident qui leur sera accordé. Le flou est tel que les entreprises ne veulent plus prendre le risque de les embaucher.

Lors d'une journée d'action qui s'est tenue devant le parlement de Londres le 13 septembre, plusieurs membres du collectif sont venus dénoncer leur situation. Ils s'estiment victimes de discrimination à l'embauche. "Je travaille dans le secteur de l'électricité, j'ai postulé pour plusieurs postes en Angleterre où de manière surprenante la préférence était nettement donnée aux candidats britanniques," témoigne Dominique sur France info.

Difficultés aussi pour se loger

Axel Antoni, un expatrié allemand à l'origine du collectif, a relevé plusieurs offres d'emploi qui mentionnaient la préférence pour des candidats anglais. "En deux jours seulement, on a trouvé deux douzaines d'offres qui stipulaient 'Passeport britannique uniquement'. Ce sont surtout des petites entreprises parce que le recrutement, la formation coûte cher", explique-t-il sur France Info. Axel Antoni a transmis au Parlement britannique les preuves de ces discriminations à l'embauche, pourtant interdites.

Mais l'incertitude sur les conditions de résidents de ces expatriés a des conséquences au-delà de leurs carrières professionnelles. Ils rencontrent aussi des difficultés pour se loger. Les propriétaires n'ont pas non plus envie de louer à des gens qui peuvent être obligés de quitter le pays dans les deux ans. Les agences de voyage, les cuisinistes ou encore les concessionnaires auto se montrent tout aussi réservés à l'égard de cette clientèle, pointe du doigt le collectif.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/emploi/brexit-les-expatries-s-estiment-victimes-de-discrimination-a-l-embauche-1256184.html


Manifestations spontanées bien entendues, et relayées de manière neutre par BFM TV, qui est d'une objectivité parfaite dans cette affaire, comme chacun sait. La propagande anti- brexit ne va pas cesser dans les médias de l'oligarchie, et c'est toujours au nom de la lutte contre "les discriminations" et pour les "droits de l'homme" que la presse néo- conservatrice entend faire plier les peuples épris de liberté et de souveraineté.

P.G.

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mercredi 13 septembre 2017

Brexit : le Parlement met fin à la suprématie du droit européen

Les députés britanniques ont adopté le « Repeal Bill » visant à abroger le droit européen. Une décision qualifiée d' « historique » par la Première ministre Theresa May

BByYGA3Le Brexit a franchi une première étape législative. Le Parlement britannique a voté dans la nuit de lundi à mardi en faveur du  projet de loi gouvernemental destiné à mettre fin à la suprématie du droit européen au Royaume-Uni. 

Après plusieurs heures de débat, les députés de la chambre des Communes ont voté à 326 voix contre 290 en seconde lecture pour ce texte crucial dans le processus de sortie du pays de l'Union européenne. 

Le projet de loi doit désormais être étudié dans le détail par la chambre des Communes en comité, étape au cours de laquelle sera livrée une bataille pour amender ce texte, qui fait polémique en raison de l'étendue des pouvoirs qu'il octroie à l'exécutif.

« Décision historique »

« Le Parlement a pris la décision historique de soutenir la volonté du peuple britannique et de voter pour une loi qui apporte certitude et clarté avant notre retrait de l'Union européenne », s'est réjoui la Première ministre Theresa May dans un communiqué. 

Baptisé « Loi de (retrait de) l'Union européenne », le texte vise à abroger l' « European Communities Act » de 1972 qui avait marqué l'adhésion du Royaume-Uni à l'UE et introduit la primauté du droit communautaire sur le droit britannique. 

Il doit transposer telles quelles ou amender une grande partie des lois européennes dans le droit britannique, un travail titanesque au regard des quelque 12.000 règlements européens qui s'appliquent actuellement dans le pays.

Risque d'un vote contre

Concrètement, cette loi doit permettre au Royaume-Uni de continuer à fonctionner normalement lorsqu'il aura effectivement coupé le cordon avec l'UE, fin mars 2019 théoriquement, à l'issue du processus de négociation avec Bruxelles. 

Son passage devant le Parlement constitue donc l'une des grandes étapes dans la mise en oeuvre du Brexit, après le référendum historique sur l'UE du 23 juin 2016 et l'activation, fin mars, de l'article 50 du traité de Lisbonne, qui a officiellement déclenché la procédure de divorce.

Le ministre du Brexit, David Davis, avait mis en garde dimanche contre un vote de rejet qui équivaudrait à « une sortie chaotique de l'Union européenne ». Il avait insisté : « Entreprises et particuliers doivent être rassurés sur le fait qu'il n'y aura pas de changement inattendu de nos lois » après la sortie du giron européen.

La méthode fait polémique

Malgré l'opposition du Labour, principal parti d'opposition, du Parti national écossais (SNP, pro-UE et indépendantiste) et du Parti libéral-démocrate, un porte-parole de la Première ministre Theresa May s'était dit confiant lundi dans le résultat du vote, le gouvernement conservateur disposant d'une courte majorité grâce à son alliance avec le petit parti ultra-conservateur nord-irlandais DUP. 

Mais la partie n'est pas pour autant gagnée pour l'exécutif, fragilisé depuis les élections générales de juin. Son projet de loi mécontente de nombreux députés, jusque dans les rangs conservateurs, non pas tellement en raison de leur opposition au Brexit, mais plutôt à cause de la méthode préconisée. 

Le gouvernement sollicite en effet des pouvoirs exceptionnels afin de procéder lui-même aux lourdes modifications nécessaires pour transposer le droit européen, en s'exonérant du plein contrôle du Parlement.

Le Brexit continue de diviser au Royaume-Uni, où plusieurs milliers de personnes avait manifesté samedi dans le centre de Londres pour demander au gouvernement d'y « renoncer ».*

Source AFP


En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/monde/europe/030550652223-brexit-les-deputes-britanniques-mettent-fin-a-la-suprematie-du-droit-europeen-2113550.php#RYVoOxc1hLHJMA7p.99

*Cet article est la réplique exacte de celui du journal "Le Monde" à ceci près (passage censuré par "les Echos"):
Le gouvernement sollicite en effet des pouvoirs exceptionnels afin de procéder lui-même aux lourdes modifications nécessaires pour transposer le droit européen, en s’exonérant du plein contrôle du Parlement (dits « pouvoirs d’Henry VIII », qui s’apparentent aux ordonnances françaises).

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2017/09/12/brexit-le-parlement-approuve-l-abrogation-du-droit-europeen-lors-d-un-premier-vote_5184160_4872498.html#22bPbbxUQGYx6CM5.99
Ce n'est pas très honnête de pointer une "exonération des droits du parlement" au Royaume- Uni alors qu'on trouve ça très bien en France...
P.G.

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lundi 11 septembre 2017

Brexit: le vote sur l’abrogation du droit européen fait polémique

La possible abrogation de la primauté du droit européen, l'une des étapes clés de la mise en œuvre du Brexit, rencontre la virulente opposition de nombreux députés travaillistes qui redoutent l’accroissement des pouvoirs de l’exécutif.

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Plus d'un an après le «oui» historique au référendum, la polémique est loin de s'être apaisée. Ce lundi, le parlement britannique se prononcera pour la première fois sur le projet de loi gouvernemental destiné à mettre fin à la suprématie du droit européen. Un vote qui n'a pas manqué de susciter de virulents débats entre les conservateurs et leurs rivaux travaillistes.

Baptisé «Loi de (retrait de) l'Union européenne», le document vise à abroger «l'European Communities Act» de 1972 qui a marqué l'adhésion du Royaume-Uni à l'Union européenne et acté la primauté du droit communautaire sur le droit britannique.

Concrètement, cette loi doit permettre au Royaume-Uni de continuer à fonctionner normalement lorsqu'il aura effectivement coupé le cordon avec l'Union européenne, soit fin mars 2019 théoriquement, à l'issue du processus de négociation avec Bruxelles.

Mais pour réaliser les modifications nécessaires et transposer le droit européen, le gouvernement conservateur sollicite des pouvoirs exceptionnels. Une perspective qui fait grincer les dents chez l'opposition travailliste, qui a dénoncé un «camouflet» au Parlement et a déposé un amendement visant à faire capoter le vote, au motif que le texte conférerait à l'exécutif «des pouvoirs étendus (…) sans contrôle parlementaire significatif ou garantie».

Les prérogatives dont pourrait disposer l'exécutif inquiètent également les syndicats. «Il est ulcérant de voir un gouvernement qui a promis de protéger les droits des travailleurs présenter un projet de loi sur le retrait de l'UE truffé de failles sur les droits des travailleurs», a dénoncé dimanche la secrétaire générale de la confédération syndicale TUC, Frances O'Grady.

Malgré l'hostilité du Labour, des centristes du parti Libéral-démocrate pro-UE, ou des indépendantistes écossais du SNP, le texte devrait néanmoins, sauf surprise, être voté lundi, la Première ministre Theresa May disposant d'une courte majorité (13 voix) grâce à son alliance avec le petit parti ultra-conservateur nord-irlandais DUP.

https://fr.sputniknews.com/international/201709111032994094-brexit-vote-abrogation-droit-europeen/

Voir aussi:

Brexit: l'UE traite Londres comme elle traitait Athènes auparavant, selon UKIP

Pour le fondateur du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP), Alan Sked, l'UE traite Londres comme elle traitait Athènes lors de la crise de la dette grecque.

Les dirigeants européens ont adopté une position malhonnête dans les négociations avec Londres sur le Brexit, a déclaré à Sputnik Alan Sked, fondateur du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP).

«Ils mènent les négociations de façon malhonnête. Ils nous traitent avec arrogance et nous insultent. Ils ont commencé à traiter le Royaume-Uni tout comme ils traitaient la Grèce lors des négociations sur la dette», affirme M.Sked.

Selon lui, Bruxelles exerce des pressions sur le gouvernement britannique pour que ce dernier lui fasse des concessions, notamment sur l'aspect financier du Brexit.

«Une fois que le Royaume-Uni aura quitté l'UE, il y aura un énorme trou dans le budget de l'Union, et les autorités européennes ne savent pas comment le remplir (…). C'est pourquoi ils ont désespérément besoin d'argent», a-t-il déclaré.

M.Sked souligne que le gouvernement britannique a clairement exprimé sa position sur toutes les questions relatives à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

«Notre gouvernement leur a présenté un tas de documents et bien expliqué sa position. Il veut commencer à conclure des accords commerciaux avec d'autres pays», souligne l'homme politique.

Pour lui, le Royaume-Uni ferait mieux de sortir des négociations avec Bruxelles s'il veut «avancer sur son chemin».

https://fr.sputniknews.com/international/201708311032863349-brexit-ukip-position/


 

De toute façon, l'article 50 stipule que la sortie de l'UE est de plein droit au bout de 2 ans, même en l'absence d'accord...

P.G.

Posté par UPR Creuse à 09:48 - - Permalien [#]
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samedi 9 septembre 2017

Brexit : l’éternel retour de l’arrogance des dirigeants européens

Le Brexit « est une décision stupide ». L’auteur de cette toute récente amabilité se nomme Martin Selmayr. Très peu connu du grand public, cet Allemand n’est autre que le chef de cabinet de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. Dans les cercles bruxellois bien informés, on lui prête une influence aussi discrète qu’étendue au sein des institutions européennes. Sa petite phrase du 4 septembre n’est donc pas passée tout à fait inaperçue. L’homme de l’ombre a cependant admis : « je suis un réaliste ; le Brexit aura bel et bien lieu en mars 2019 ».

ARG BREXIT NEGO RUPTUREES

 

De son côté, le négociateur en chef de l’UE avec Londres, Michel Barnier, avait, la veille, tenu des propos peu amènes vis-à-vis des citoyens britanniques, auprès de qui il serait nécessaire d’« expliquer les conséquences extrêmement sérieuses d’une sortie du marché unique ». « Nous devons (leur) enseigner cela », a martelé l’ancien commissaire européen (et ancien chef du Quai d’Orsay). Se rendant compte de la maladresse du vocabulaire, il a tenté ensuite d’en minimiser la portée.

Mais c’est ainsi : quinze mois après le référendum qui avait tranché en faveur de la sortie de l’UE, les dirigeants européens n’ont rien perdu ni de leur arrogance, ni de leur frustration. Même si, négociations obligent, le ton se veut en principe plus policé.

Séries de pourparlers

Lesdits pourparlers ont formellement démarré le 19 juin dernier. Trois séries d’échanges ont déjà été menées, dont la plus récente s’est achevée fin août. Une nouvelle doit démarrer le 18 septembre. Une autre est prévue pour octobre. Lors du Conseil européen des 19 et 20 octobre, les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-huit seront censés évaluer les « progrès » réalisés sur trois questions concernant le divorce : la situation future des expatriés continentaux au Royaume-Uni (et de leurs homologues anglais sur le continent) ; le statut de la frontière entre la République d’Irlande (membre de l’UE) et l’Irlande du Nord britannique ; et – point plus délicat encore – l’évaluation de l’ardoise que les dirigeants européens entendent imposer à Londres avant son départ de l’Union.

Ce n’est que si des « avancées substantielles » ont été réalisées sur ces conditions préalables posées par Bruxelles qu’une deuxième phase de négociations pourrait être lancée : celles portant sur un futur accord de libre-échange entre les deux parties. Londres souhaitait, mais n’a pas obtenu, que les négociations commerciales puissent être menées en parallèle. Le monde des affaires britannique – qui était très majoritairement opposé au Brexit – redoute qu’un tel accord commercial ne puisse être trouvé.

Moyen de pression

A Bruxelles, on ne se prive pas d’utiliser cette arme comme moyen de pression pour tenter de vider le Brexit de son contenu. Et l’on souligne le peu de progrès réalisés depuis juin. De son côté, le ministre britannique du Brexit, David Davis, exhorte les Européens à faire preuve de « flexibilité » et d’« imagination ». Peine perdue : M. Juncker a déclaré le 1er septembre que, sur les onze documents de travail présentés à ce jour par Londres « aucun n’est en réalité satisfaisant ».

Sans doute certains dirigeants de l’UE spéculent-ils sur la situation politique intérieure difficile dans laquelle se trouve Theresa May : cette dernière, tout en ayant progressé en voix et en pourcentage lors des élections du 8 juin qu’elle avait provoquées, avait perdu son pari de renforcer sa majorité.

A l’issue de celles-ci, nombre d’observateurs britanniques et européens pariaient sur le fait que Mme May « ne passerait pas l’été ». En réalité, au-delà des chausse-trappes, des difficultés et des contradictions, un fait politique majeur s’impose à tous : le Brexit reste une exigence populaire. Ni les conservateurs pro-UE, ni le Parti travailliste n’envisage désormais de le remettre en cause.

C’est probablement cette constance – malgré des efforts de propagande démesurés des deux côtés de la Manche de la part des partisans de l’intégration européenne, à commencer par ceux du patronat – qui insupporte le plus à Bruxelles.

Car, malgré la méthode Coué, le danger de « contagion » sur le Continent reste plus vivace que jamais. Et ce n’est pas la chute particulièrement brutale de la cote du très pro-européen Emmanuel Macron qui rassurera les européistes échevelés…

https://ruptures-presse.fr/actu/brexit-negociations-selmayr-barnier/

Posté par ddupr à 09:33 - - Permalien [#]
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mardi 29 août 2017

Brexit : Londres ne veut plus de la Cour de justice de l'UE

Après la sortie du Royaume-Uni de l'UE, prévue pour mars 2019, le gouvernement britannique a fait savoir qu'il ne reconnaîtrait plus la compétence de la CJUE.

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C'est un point de discorde entre Bruxelles et le Royaume-Uni. Le gouvernement britannique n'a pas modifié sa position au sujet de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), dont il ne reconnaîtra plus la compétence directe après le Brexit. Bruxelles veut que la plus haute juridiction européenne reste compétente même après la sortie du Royaume-Uni de l'UE, prévue pour mars 2019. L'UE souhaite en effet pouvoir continuer à se référer à la CJUE en cas de litiges, notamment au sujet du respect des droits de ses ressortissants installés au Royaume-Uni, qui sont plus de 3 millions.

Mais Londres s'y oppose formellement. Le gouvernement britannique doit présenter mercredi des propositions plus détaillées sur le sujet, avant le début du troisième round de négociations à Bruxelles la semaine prochaine. « Il n'est pas nécessaire ou approprié que la CJUE soit directement compétente concernant un État non membre », a estimé le ministère du Brexit. Pour Londres, il existe d'autres moyens de « résoudre les différends dans les accords internationaux, sans la juridiction directe de la CJUE ».

Pour les opposants au Brexit, cette position du gouvernement, focalisée sur la compétence directe de la CJUE, pourrait correspondre à une « reculade » de sa part*. Les partisans du Brexit avaient fait campagne l'an dernier sur les thèmes de la fin de la compétence de la CJUE au Royaume-Uni, ainsi que sur une réduction de l'immigration qui serait permise en récupérant le contrôle des frontières.

http://www.lepoint.fr/europe/brexit-londres-ne-veut-plus-de-la-cour-de-justice-de-l-ue-23-08-2017-2151593_2626.php?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&link_time=1503466764#section-commentaires


*On ne sait pas trop ce que l'auteur de cet article entend par "reculade" de la part du gouvernement...Au contraire, il me semble que le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté fait preuve d'un respect complet de ses engagements, en pleine cohérence. P.G.

 

Posté par UPR Creuse à 07:56 - - Permalien [#]
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