mardi 6 mars 2018

Négociations sur le Brexit : une première mouture qui fâche (les Britanniques)

La facture de sortie, les droits des citoyens européens, la frontière irlandaise... où en est-on ? Ce mercredi 28 février, Michel Barnier, le négociateur en chef de l'Union européenne sur le Brexit, a rendu publique une première mouture du texte afin de mettre les Britanniques face aux réalités qui les attendent après leur départ de l'Union programmé pour le 30 mars 2019.

ACT BARNIER BREXIT

Le projet de traité sur le Brexit publié mercredi dernier par la Commission européenne, traduisant en langage juridique le compromis signé en décembre, a révélé au grand jour les dissensions qui persistent entre Londres et Bruxelles, en particulier  sur l'Irlande du Nord.

C'est le négociateur en chef de l'Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, qui en a fait la présentation mercredi à Bruxelles, mais cette ébauche juridique de l'accord de retrait du Royaume-Uni de l'UE a aussitôt été rejetée par Londres.

Lors de sa conférence de presse, Michel Barnier a notamment souligné la nécessité d'éviter le rétablissement d'une "frontière dure" entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande. Ce qui signifie que la frontière "dure" avec l'UE serait repoussée en mer d'Irlande... Une proposition qui a fait bondir l'instant suivant Theresa May, qui, s'exprimant au même moment à la Chambre des communes, a affirmé que le projet de la Commission européenne, en l'état, menaçait l'"intégrité constitutionnelle" de son pays.

Premier récapitulatif de ce que l'on sait sur le futur retrait britannique du bloc européen:

1203309_finance-le-brexit-un-tournant-154616-1

> La date de sortie de l'UE

Michel Barnier a insisté sur l'importance d'accélérer le rythme des discussions pour parvenir à un accord d'ici l'automne afin d'écarter le risque d'un Brexit "dur" fin mars 2019. "Si nous souhaitons le succès de ces négociations (...), nous devons accélérer la cadence", a-t-il dit.

Le Royaume-Uni quittera le bloc européen le 29 mars 2019, soit deux ans après avoir officiellement déclenché la procédure de divorce d'avec l'UE, et près de trois ans après le référendum du 23 juin 2016 qui a vu les Britanniques voter à 52% pour la séparation.

Cette date ne pourrait être retardée qu'en cas d'accord entre le Royaume-Uni et les 27 autres États membres.

> Les termes de la sortie : la frontière irlandaise met le feu aux poudres

RoyaumeUniCarte

Londres et Bruxelles sont parvenus à un accord préliminaire en décembre sur les trois questions clés: la facture de sortie, les droits des citoyens européens et la frontière irlandaise. Mais cette dernière question a mis le feu aux poudres mercredi, Londres estimant que le texte publié par Bruxelles "menacerait l'intégrité constitutionnelle du Royaume-Uni en créant une frontière douanière et réglementaire en mer d'Irlande".

"Aucun Premier ministre britannique ne l'acceptera", a déclaré la Première ministre Theresa May.

Concernant les citoyens, il est stipulé que les droits des plus de trois millions d'Européens vivant au Royaume-Uni et du plus d'un million d'expatriés britanniques dans l'UE seraient préservés et qu'ils pourront réclamer le statut de résident permanent.

Ceux qui arriveront après le 29 mars 2019 n'auront toutefois peut-être pas les mêmes droits, a prévenu Londres, ce que Bruxelles conteste.

Enfin, le Royaume-Uni a accepté de continuer à contribuer au budget de l'UE jusqu'en 2020 et d'honorer tous les engagements pris. Ce qui correspondrait selon ses calculs à 40 à 45 milliards d'euros.

> La période de transition post-Brexit : le statu quo pas certain du tout

Lors d'un discours à Florence le 22 septembre 2017, Theresa May a réclamé le maintien des liens actuels avec l'UE pendant une période de transition de deux ans après le Brexit pour éviter un changement brutal des règles pour les citoyens et les entreprises.

outil échecs

Les 27 ont approuvé fin janvier le principe "d'une transition 'statu quo' ", c'est-à-dire avec maintien de la libre circulation des biens, services et personnes mais lors de laquelle Londres n'aura plus son mot à dire sur les décisions de l'UE. Elle courrait jusqu'à fin 2020.

Mais compte tenu des désaccords qui ont surgi depuis, cette période de transition "n'est pas acquise", a averti le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier.

> La future relation commerciale : Barnier intraitable

Le Royaume-Uni veut quitter le marché unique et l'union douanière pour pouvoir négocier ses propres accords commerciaux et mettre fin à la liberté de circulation des citoyens européens mais souhaite dans le même temps maintenir la relation commerciale "la plus fluide possible" avec l'UE.

la-dette-mondiale-atteint-324-du-pib-de-la-planete

Theresa May a souligné que son pays voulait un "accord sur mesure" mais Michel Barnier a prévenu qu'il fallait faire un choix et que des barrières commerciales étaient "inévitables" en dehors de l'union douanière et du marché unique.

Les négociations sur la future relation commerciale doivent débuter au printemps 2018. Sans accord, le Royaume-Uni se verrait appliquer les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de barrières douanières et tarifaires.

(Avec AFP et Reuters)

https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/negociations-sur-le-brexit-ou-en-est-on-770222.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180301

BASE 14 995X225

Entre l'idéologie qui consiste à vouloir "faire payer" les Britanniques afin de dissuader d'autres pays de prendre le Brexit pour modèle, et la réalité des échanges commerciaux (des barrières douanières et tarifaires auraient aussi des effets négatifs pour l'UE), Theresa May a encore une bonne marge de manoeuvre, business is business...   P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

lundi 5 mars 2018

L'ancien Premier ministre John Major plaide pour un second référendum sur le Brexit

imagesemoUn commentaire sur "facebook" significatif de l'exaspération montante face à l'attitude anti- démocratique des politiciens européistes:

Encore un de ces donneurs de leçons de démocratie qui n'apprécie pas le résultat d'un vote populaire. Si le peuple ne vote pas conformément aux souhaits de nos maîtres esclavagistes, refaisons les voter jusqu'à ce qu'il vote "bien" !
Comme Sarko en france,, ce kapo veut se passer de l'avis du peuple. Mais à part ça, c'est la Russie qui est une dictature dirigée par un président autoritaire n'écoutant pas son peuple ! Ces collabos sont à gerber et il est vraiment à espérer qu'un jour le vent de la révolte des peuples chassera définitivement ce genre d'infects personnages !
DEHORS LES PARASITES !
Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)


ACT MAJOR BREXIT

Après la sortie du Royaume-Uni de l'UE, "je crains que nous soyons plus faibles et moins prospères, en tant que pays et en tant qu'individus. Et, bien qu'il me déplaise de l'admettre, notre divorce avec l'Europe diminuera notre stature internationale. En fait, il l'a déjà fait", a dit John Major lors d'un discours à Londres deux jours avant un discours attendu de Theresa May sur les futures relations commerciales du Royaume-Uni avec l'UE après le Brexit.

"Je ne suis ni europhile ni eurosceptique" mais "réaliste", a affirmé l'ex- Premier ministre conservateur, qui avait fait campagne contre le Brexit mais dit s'être opposé à ce que le Royaume-Uni adopte l'euro ou rejoigne l'espace Schengen. "Je crois que risquer de perdre nos avantages commerciaux avec le marché colossal qui est à notre porte, c'est infliger des dommages économiques au peuple britannique", a-t-il ajouté.

dictature

L'ancien dirigeant a aussi plaidé pour que les députés puissent "voter librement sur l'accord final du Brexit". "Cela doit être un vote décisif, dans lequel le Parlement peut accepter ou rejeter le résultat final, ou renvoyer les négociateurs pour chercher des améliorations, ou convoquer un référendum".

Induits en erreur

"Beaucoup d'électeurs savent qu'ils ont été induits en erreur: beaucoup d'autres commencent à s'en rendre compte et l'électorat a donc le droit de reconsidérer sa décision", a-t-il considéré.

16114419_10154983005952612_3380257232686483429_n

En outre, dans les négociations avec l'UE, "nos objectifs doivent être réalistes", a insisté John Major. "Nous ne pouvons tout simplement pas quitter l'UE, le marché unique, l'union douanière et la Cour européenne de justice, tout en nous attendant à avoir une entrée sur mesure sur le marché européen, profitable pour le Royaume-Uni. Ce n'est tout simplement pas crédible".

Theresa May a rejeté à plusieurs reprises la possibilité d'un deuxième référendum. La Première ministre a par ailleurs exclu de rester dans le marché unique et l'union douanière, affirmant rechercher un nouvel accord "sur mesure".

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_l-ancien-premier-ministre-john-major-plaide-pour-un-second-referendum-sur-le-brexit?id=9853559

Posté par UPR Creuse à 07:55 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

dimanche 4 mars 2018

Brexit : Édimbourg et Cardiff vent debout contre Londres

Les gouvernements écossais et gallois ont présenté mercredi 28 février leurs propres projets de loi sur le Brexit, destinés à rapatrier dans leurs régions certaines compétences de Bruxelles.

ACT BREXIT ECOSSE GALLES

Pour comprendre la partie qui se joue au Royaume-Uni entre l’Écosse et le Pays de Galles qui réclament de récupérer les pouvoirs délégués de fait à Bruxelles, il faut d’abord faire un retour en arrière.

Le Royaume-Uni est la réunion de « nations constitutives » : l’Écosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord. Elles bénéficient depuis 1997 – 1998 pour l’Irlande du Nord –, d’une autonomie croissante sous la forme de pouvoirs dévolus à leurs parlements respectifs par Londres. Mais certains comme l’agriculture et la pêche, sont exercés par Bruxelles parce qu’ils tombent dans le cadre plus large de la politique de l’Union européenne.

Concrètement, les deux textes de lois présentés hier par Édimbourg et Cardiff visent à permettre à leurs gouvernements locaux de récupérer, une fois le Brexit consommé, des compétences dévolues à l’UE. Dans un premier temps, quand le Royaume-Uni quittera l’UE, ces pouvoirs reviendront en terre britannique. Mais où ? À Londres, Cardiff ou Édimbourg ?

RoyaumeUniCarte

La menace d’un nouveau referendum sur l’indépendance de l’Écosse

Le sujet est ultrasensible en Écosse et au Pays de Galles où la population, très attachée à son autonomie, craint que Londres ne s’approprie ces compétences* via le vaste « projet de loi sur le retrait de l’UE » présenté par Theresa May et en cours d’examen au parlement à Londres.

Mardi 27 février, devant le parlement d’Édimbourg, le ministre écossais chargé du Brexit, Mike Russell, a défendu le texte de son gouvernement, baptisé « projet de loi de continuité ». « Nous avons le devoir de protéger et de préserver les domaines du droit communautaire qui relèvent de la compétence de ce parlement », a-t-il déclaré.

La première ministre écossaise Nicola Sturgeon a même brandi la menace d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse si Londres tentait d’imposer ses choix. L’Écosse avait voté majoritairement, à 61,3 %, contre le Brexit en juin 2016, ranimant les velléités des indépendantistes.

Pour compliquer l’affaire, les avis divergent quant à la compétence du parlement écossais à se saisir d’un tel projet de loi. Pour son président, Ken Macintosh, il est incompétent. Il l’est en revanche pour l’attorney général écossais, plus haut responsable judiciaire de la région, James Wolffe.

« C’est déjà une crise constitutionnelle »

Le Pays de Galles, qui a voté à 53 % en faveur du Brexit, a lui aussi exprimé ses craintes de perdre ses prérogatives. Et son premier ministre Carwyn Jones a dû expliquer que le texte de son gouvernement avait « simplement vocation à protéger » les compétences de sa région.

En signe d’apaisement, le gouvernement britannique avait proposé de modifier le projet de loi de retrait de l’UE, une offre repoussée par Cardiff comme par Édimbourg, qui menacent de rejeter le texte. Techniquement, le Parlement britannique de Westminster reste le gouvernement souverain au Royaume-Uni.

Charles Villeneuve_00004

Il peut en théorie passer outre les administrations régionales. Mais politiquement, s’il balayait allègrement les pouvoirs d’Édimbourg et de Cardiff, une crise constitutionnelle pourrait éclater. « C’est déjà une crise constitutionnelle », a estimé Mike Russell, le ministre écossais en charge du Brexit.

https://www.la-croix.com/Monde/Europe/Brexit-Edimbourg-Cardiff-vent-debout-contre-Londres-

BASE 14 995X225

*"la population, très attachée à son autonomie, craint que Londres ne s’approprie ces compétences": les mêmes souvent qui trouvaient très bien que ces compétences soient exercées par Bruxelles...C'est un peu comme nos séparatistes corses qui dénoncent le "colonialisme" français mais trouvent très bien de rester dans l'Union européenne. Une étrange logique...   P.G.

Posté par UPR Creuse à 06:31 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mercredi 28 février 2018

Macron veut priver Pologne et Hongrie d'aides européennes, car elles «ne respectent pas les valeurs»

Alors que Bruxelles cherche à faire des économies pour pallier le départ du Royaume-Uni, le président français a proposé de conditionner le versement des fonds européens au respect des «valeurs» de l'UE, pointant du doigt la Hongrie et la Pologne.

act macron menace

Le Brexit devrait laisser un trou d'environ 10 à 13 milliards d'euros par an dans le budget de l'Union européenne : de quoi raviver les tensions entre les Etats membres et notamment entre les pays occidentaux et les pays de l'Est. A l'occasion d'un premier sommet européen consacré à la question budgétaire post-Brexit qui se tenait le 23 février à Bruxelles, le président français Emmanuel Macron a brandi la menace d'une éventuelle diminution des versements de l'UE aux pays ne respectant pas la ligne politique fixée par les 28 Etats, qui ne seront bientôt plus que 27.

Le chef de l'Etat estime en effet que la Pologne et la Hongrie tirent excessivement profit des règles européennes dans leur propre intérêt. «Ils nous prennent un peu pour des imbéciles», a-t-il déclaré au sujet de Viktor Orban et Mateusz Morawiecki, respectivement Premier ministre hongrois et Président du conseil des ministres polonais.

cochon-dons

Si le président français tente bien évidemment de s'imposer comme le porte-voix de la refondation de l'UE sur la scène européenne, son irritation reflète bien les tensions qui s'accroissent depuis plusieurs mois entre Bruxelles et ces deux pays. Alors qu'une procédure contre la Pologne a été déclenchée par la Commission européenne le 20 décembre 2017, l'UE estimant que Varsovie commettait une «violation grave» de l'Etat de droit avec sa réforme judiciaire, Emmanuel Macron a fortement condamné les choix politiques du gouvernement polonais, allant jusqu'à  évoquer des sanctions : «Il serait de bon sens de suspendre le versement de fonds [...] quand les gens ne respectent pas les valeurs» européennes.

Quant à Viktor Orban, Emmanuel Macron lui a réservé ses propos les plus durs. Si les différends entre Bruxelles et Budapest sur la question des quotas de migrants font régulièrement surface dans le débat politique, le chef de l'Etat français a élargi sa critique de la ligne politique hongroise à la question économique. «Quand on détricote l'Europe, quand on utilise les fonds [européens] pour faire du dumping social et fiscal, on prend les contributeurs nets un peu pour des imbéciles : la solidarité se justifie parce que nous avons des valeurs et des projets communs. Ce n'est pas un self-service», s'est agacé Emmanuel Macron.

1203309_finance-le-brexit-un-tournant-154616-1

La perspective de la sortie du Royaume-Uni de l'UE impose aux 27 pays restants de rogner sur certaines dépenses. Si la Politique agricole commune (PAC) devrait en faire les frais, les fameux fonds de cohésion et les aides territoriales, supposés égaliser les niveaux économiques des différents Etats membres, devraient être les premières dépenses réduites : ils représentent près d'un tiers du budget de l'UE. Or, la Hongrie et la Pologne comptent parmi les premiers bénéficiaires de ces aides, touchant respectivement 25 milliards et 80 milliards d'euros pour la période 2014-2020.

https://francais.rt.com/economie/48287-macron-veut-priver-pologne-hongrie-aides-europeennes-valeurs

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

lundi 26 février 2018

Encore un financier qui souhaite voir le Royaume-Uni En Marche… arrière

« Nous voulons stopper le Brexit ». La phrase figure en bonne place dans le manifeste publié le 19 février par un nouveau parti britannique, baptisé Renew. Celui-ci a été officiellement lancé ce jour à Londres, à l’instigation notamment du financier Christian Coghlan, et s’inspire ouvertement du modèle d’En Marche.

ACT STOP BREXIT

S’attaquer aux inégalités, donner un avenir aux jeunes, et « sauver la planète » grâce à une « révolution verte », tels sont quelques uns des thèmes que cette formation entend développer. Et ce, afin de renverser le vote émis le 23 juin 2016 par le peuple britannique.

Le créneau politique semble pourtant déjà encombré. L’ancien premier ministre Anthony Blair, toujours aussi impopulaire du fait de son alignement sur Washington lors de la guerre contre l’Irak, fut l’un des premiers à faire valoir qu’un verdict populaire n’avait rien d’irréversible dès lors qu’il allait contre les souhaits de Bruxelles. Depuis le début de l’année, divers campagnes et mouvements se sont fait jour, notamment l’organisation « Best for Britain », que le « philanthrope » américain George Soros a annoncé financer.

ACT SOROS FRIC BREXIT

Les électeurs, eux, semblent peu au rendez-vous. Malgré les campagnes permanentes décrivant la perspective de sortie de l’UE comme porteuse de catastrophes annoncées (voire déjà amorcées), et malgré les efforts des dirigeants de l’UE pour tenter de rendre cette sortie plus amère, aucun retournement du sentiment populaire ne se fait jour.

Intervenant le 17 février devant la 53ème Conférence de Munich sur la sécurité (1), Theresa May a plaidé pour maintenir et développer les liens militaires et policiers entre Londres et Bruxelles après le Brexit, car « c’est dans l’intérêt de la sécurité de tous ». Mais elle a tout de même rappelé que le choix souverain du peuple britannique ne sera pas remis en cause.

1026639266

Une confirmation nécessaire après qu’un intervenant dans la salle lui eut demandé pourquoi le résultat du vote ne pourrait pas être inversé, comme cela avait été le cas lors des référendums français et néerlandais sur le Traité constitutionnel. Le premier ministre britannique a ironiquement rétorqué : « cela ne se fait pas, chez nous ».

De son côté, le site du nouveau parti Renew termine sa présentation en précisant : « si le pays votait une seconde fois pour le Brexit, alors nous respecterions la volonté du peuple ».

Un incompréhensible aveu de faiblesse, alors qu’à l’évidence, un troisième référendum serait la seule solution raisonnable.

(1) Tous les détails sur cette importante conférence dans la prochaine édition de Ruptures à paraître le 28 février

https://ruptures-presse.fr/actu/brexit-renew-referendum/

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

lundi 19 février 2018

Vidéo: entretien d'actualité # 58

Le président de l’UPR François Asselineau analyse l’actualité récente au 15 février 2018.

EA 58

Sommaire :
00:34 Question : Quelle est la bonne nouvelle de la semaine pour l’UPR ?
09:23 Question : Que pensez-vous des dernières déclarations de Macron sur la situation en Syrie ?
24:09 Question : Des nouvelles du Brexit ?
27:36 Question : Une réunion de l’OTAN se tient ces jours-ci, quelle est votre analyse ?
33:18 Parenthèse : Vidéo sur l’OTAN, réalisé par un militant (« Géronimo »)
35:59 Question : Le débat sur les élections européennes de 2019 a lieu actuellement à l’Assemblée. Quelle est votre analyse ?
44:55 Question : La Ministre du travail a annoncé vouloir lutter contre les travailleurs détachés, Qu’en pensez-vous ?
53:26 Autre sujet : La situation des agriculteurs
53:50 Parenthèse : Présentation d’Hervé Minec, candidat UPR des législatives partielles de la 8e circonscription de Haute-Garonne.
55:00 Parenthèse : Présentation de Georges Mignot, candidat UPR des législatives partielles de la 2e circonscription de Guyane.
55:20 Parenthèse : Une délégation de l’UPR, menée par Christophe Blanc, sera présente au salon de l’agriculture.
56:11 Autre sujet : Les Jeux Olympiques
56:57 Autre sujet : Réforme de la justice de Mme Belloubet
58:18 Conclusion

_____

L’UPR a besoin de vous !

Retrouvez toutes nos analyses sur notre site : https://www.upr.fr

Abonnez-vous à notre chaine YouTube : https://www.youtube.com/channel/UC7OM…

Aimez nos pages Facebook : François Asselineau : https://www.facebook.com/asselineau/
UPR : https://www.facebook.com/upr.francois…
Suivez nos comptes Twitter :
François Asselineau : https://twitter.com/UPR_Asselineau
Charles-Henri Gallois : https://twitter.com/CH_Gallois
Vincent Brousseau : https://twitter.com/Vinc_Brousseau
UPR : https://twitter.com/UPR_Officiel

_____

Crédits : Intervenant : « François Asselineau » – Président de l’UPR.
Voix off : « Thibaud Lonjon »
Technique : « Sylvain Gargasson », « Fabien Sémat »
Animations graphiques : @PierreDuNet
Prospection de contenu : @Bechir, @PierreDuNet
Montage : « Fabien SEMAT »
Vidéo sur l’OTAN réalisée par « Géronimo »

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

Face à Theresa May, Boris Johnson appelle les Britanniques à « tirer avantage » d’un Brexit dur

Le ministre des affaires étrangères britannique a défié à nouveau la première ministre, mercredi, et a mis en garde l’Union européenne.

act bojo

Jusqu’à quel point le Royaume-Uni peut-il s’écarter des règles de l’Union européenne (UE) sans perdre son libre accès à ce marché de 500 millions d’habitants ? Alors que Theresa May ne parvient pas à répondre à cette question cruciale, son ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, a ajouté sa couche de brouillard et défié à nouveau la première ministre en prononçant un long discours, mardi 14 février à Londres.

Certes, l’ancien leader de la campagne pro-Brexit considère le divorce avec les Vingt-Sept comme « une chance considérable » et « une manifestation du génie national » britannique. Mais, il a aussi admis qu’« en matière de normes européennes pour les machines à laver ou les sèche-cheveux (…), il pourrait être judicieux pour nous de rester alignés ».

« Faire les choses différemment »

Michel Barnier, chef négociateur de l’UE sur le Brexit, s’impatiente de connaître les objectifs britanniques et une partie du gouvernement May défend un alignement maximum sur l’UE. M. Johnson, lui, a plaidé au contraire en faveur d’un « Brexit libéral », une rupture nette permettant au Royaume-Uni de se « libérer » de certaines règles fiscales, éthiques, douanières et environnementales européennes.

« Nous serions fous d’endurer ce processus d’extirpation de l’UE sans tirer avantage des libertés qu’il apporte sur le plan économique. C’est seulement en reprenant le contrôle de nos lois que les entreprises britanniques auront la liberté d’innover, sans le risque d’avoir à se conformer à quelque directive concoctée par Bruxelles à la demande pressante d’un lobby dans le but de freiner un concurrent britannique. »

Revendiquant le droit pour son pays de « faire les choses différemment », M. Johnson a prédit que les livres d’histoire décriraient un jour le Royaume-Uni comme le pays qui « a eu le courage de rompre avec l’idée dépassée » de l’UE et « de montrer la voie pour façonner le monde moderne », comme il l’avait fait pendant la Révolution industrielle.

Mais M. Johnson n’a pas dit un mot des conséquences qu’aurait l’abandon des normes sociales qu’il prône de fait, et le rétablissement de la frontière irlandaise que son « hard Brexit » provoquerait nécessairement, et que Bruxelles ne peut admettre.

Des lendemains de Brexit qui chantent

Incontrôlable figure du gouvernement, « BoJo » avait décidé en solo de prononcer ce « discours de la Saint-Valentin ». Pour tenter d’en minimiser l’impact, Mme May a répondu en catastrophe en envoyant au front trois de ses ministres – MM. Davis, Fox et Lidington – qui interviendront publiquement la semaine prochaine sur le Brexit, avant une réunion du « cabinet de guerre sur le Brexit ». La première ministre doit elle-même prononcer, samedi à Munich (Allemagne), un discours sur la sécurité en Europe. Puis couronner le tout, la semaine prochaine, par une grande intervention décrivant enfin « la route du Brexit ».

Deux ans ont passé mais « BoJo » a livré un discours sur le thème des lendemains de Brexit qui chantent, comparable à ceux qu’il prononçait pendant la campagne du référendum. Il a revendiqué pour Londres le droit de « reprendre le contrôle » de l’entrée des Européens au Royaume-Uni tout en conservant le libre accès au marché des Vingt-Sept. Comme si Bruxelles n’avait pas exclu d’accorder « le beurre et l’argent du beurre ».

« La part du lion » de la croissance économique « se trouve en dehors de l’UE, en particulier dans la région Asie-Pacifique », a-t-il dit pour justifier son option en faveur du grand large. Fidèle à son style imagé, il a cité le succès des « exportations de présentoirs de Toblerone dans les aéroports en Arabie saoudite » – fabriqués dans sa circonscription – comme témoignage des ambitions mondiales du pays.

Selon lui, le divorce avec l’UE va permettre des percées dans des domaines comme les instruments financiers innovants et la recherche sur les cellules-souches. Tant pis si le maintien des transactions en euro est incertain pour la City de Londres et si le Brexit signifie la fin des crédits européens de recherche. Le ministre a aussi évoqué l’interdiction du trafic d’animaux vivants et l’assouplissement de la réglementation environnementale.

Un message de réconciliation pour la Saint-Valentin

Pour autant, le Brexit, loin de traduire une volonté de « tirer le pont-levis », répond au choix des Britanniques « d’un gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple », a assuré Boris Johnson, dont les performances de ministre des affaires étrangères sont contestées. Alors que le futur statut des compagnies aériennes low cost, très populaires pour les vacances au soleil, reste incertain, le chef du foreign office a déclaré :

« Nous continuerons encore davantage à prendre des vols bon marché pour des enterrements de vie de garçon dans des villes anciennes, à tomber amoureux, à nous démener joyeusement pour apprendre des langues européennes en déclin (…), à prendre notre retraite en Espagne ».

En choisissant le jour de la Saint-Valentin, M. Johnson cherchait à adresser un message de réconciliation à la moitié du pays qui fulmine (les remainers, partisans du maintien dans l’UE sont devenus des remoaners, qui « râlent »). « BoJo » a ainsi reconnu « un durcissement du climat » et « un sentiment de douleur et d’isolement » chez les anti-Brexit à qui il a « tendu la main ». Il n’a cependant pas réussi à convaincre Keir Starmer, porte-parole du Labour, qui l’a accusé de défendre « un Brexit de dérégulation où les droits et les protections sont négligemment mis de côté et qui ignore les bénéfices du marché unique ». Ni Sarah Wolliaston, députée conservatrice proeuropéenne, qui lui a reproché de « ne se préoccuper d’aucune des sérieuses difficultés pratiques qu’affronteront les vrais gens en cas de Brexit dur ».

Reconnaissant pour la première fois que certains Britanniques sont « de plus en plus déterminés à arrêter le Brexit », Boris Johnson a qualifié cette revendication d’« intolérable et antidémocratique ». Quant à l’idée d’un second référendum, elle produirait selon lui « une année de plus de querelle et de crise ». « Donc n’allons pas dans cette direction », a-t-il conseillé, sans pour autant se risquer à affirmer qu’en cas de nouveau vote, son camp, celui du Brexit, serait à nouveau vainqueur.


http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/02/14/face-a-theresa-may-boris-johnson-appelle-les-britanniques-a-tirer-avantage-d-un-brexit-dur_5257005_3214.html#g5qy211lPlPHI48Z.99

BASE 14 995X225

Le Monde ne considère pas, on le voit, que la revendication d'un nouveau référendum est "intolérable et antidémocratique". Il faut dire que ce journal euro- atlantiste avait soutenu la trahison de 2005. Une continuité logique dans le mépris de l'expression des peuples, finalement.  P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Brexit : Londres accuse l’UE de « mauvaise foi »

Le projet de sanctions de l’UE pour encadrer la période de transition après le Brexit est « peu judicieux » et « de mauvaise foi », a dénoncé jeudi à Londres le ministre britannique chargé du Brexit, David Davis, dans une déclaration à la virulence inhabituelle.

ACT BREXIT MAUVAISE FOI

« Je ne pense pas que c’était faire montre de bonne foi que de publier ce document au langage franchement discourtois, impliquant qu’ils pourraient, dans les faits, arbitrairement mettre fin à la période de transition », a déclaré le ministre aux médias. « C’est de mauvaise foi et peu judicieux de publier ça ».

Il commentait le document dévoilé mercredi par l’Union européenne, qui comporte un arsenal de sanctions pour « éviter un jeu déloyal » de la part de Londres durant la période de transition après le divorce.

Le projet de texte fixant les règles imposées au Royaume-Uni pour la période de transition après sa sortie de l’UE le 29 mars 2019 prévoit la possibilité de sanctions, notamment « un mécanisme permettant à l’Union de suspendre certains bénéfices pour le Royaume-Uni découlant de sa participation au marché unique ».

(...)

« L’Union européenne répond à la demande de Theresa May de pouvoir bénéficier du marché unique et de l’Union douanière pour un temps limité pendant lequel tous doivent jouer selon les mêmes règles », avait expliqué Stefaan De Rynck, conseiller de Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, dans un message publié sur son compte Twitter. « Prévoir la possibilité de sanctions en cas de jeu déloyal fait partie de tout accord », avait-il souligné.

Les 27 partenaires du Royaume-Uni souhaitent pouvoir lui couper l’accès au marché unique en cas de non-respect des règles, cela dans l’hypothèse où le temps manquerait pour porter le litige devant la justice européenne. Cette disposition implique de pouvoir imposer des droits de douane à un pays encore membre de l’UE jusqu’en décembre 2020.

Cet ajout avait provoqué dès mercredi la colère de plusieurs députés conservateurs au Royaume-Uni.

« Ces menaces idiotes montrent à quel point l’Union européenne a peur », avait réagi l’influent député conservateur britannique Bernard Jenkin sur la BBC. « Ce sera très difficile à accepter pour Theresa May », avait pour sa part jugé Jacob Rees-Mogg, l’un des principaux rivaux politiques de la Première ministre.

Demeurer dans le marché unique permettra au Royaume-Uni de continuer à faire du commerce sans barrières ni contrôles douaniers pendant la transition, tandis que les citoyens britanniques pourront continuer de vivre et de travailler dans n’importe quel autre État de l’UE.

La déclaration de Davis Davis survient alors que Theresa May a réuni mercredi et jeudi les principaux membres de son gouvernement pour définir avec eux la future relation entre le Royaume-Uni et l’UE.

David Davis a commenté ces réunions en assurant que l’atmosphère avait été « très constructive, beaucoup de questions ont été réglées », tout en ajoutant que « des progrès restent à faire ».

L’exécutif est déchiré entre les partisans d’une franche rupture avec les 27, dont le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et celui de l’Environnement, Michael Gove, et ceux qui veulent maintenir des liens forts avec l’UE, en particulier Philip Hammond, le ministre des Finances.

Face à l’indécision de Londres, Michel Barnier avait pressé lundi Theresa May de « faire un choix ». « Nous avons besoin de clarté sur les propositions britanniques sur la future relation », avait-il insisté.

En décembre, Londres et Bruxelles avaient conclu un accord préliminaire sur leur divorce, et doivent désormais s’entendre sur la période de transition post-Brexit et la future relation qui unira les deux parties.

https://www.euractiv.fr/section/royaume-uni-en-europe/news/brexit-londres-accuse-lue-de-mauvaise-foi/

Voir aussi:

Paris craint d’exacerber l’euroscepticisme avec le Brexit

par | 14 Fév 2018 |

C’est une dépêche de l’AFP reprise par le site Euractiv revenant sur les derniers propos tenus par le porte-parole du gouvernement français qui a prévenu que « punir » Londres dans le cadre du Brexit risquerait “de renforcer le sentiment anti-européen dans l’UE à un an des élections européennes”.

« Notre position est assez simple. Il n’est pas question de punir qui que ce soit dans le cadre du Brexit. C’est la pire chose qui puisse arriver et je pense que cela renforcerait le sentiment anti-européen dans beaucoup de pays où on a des élections dans un an », a souligné Benjamin Griveaux devant les correspondants de la presse anglophone à Paris, le 12 février.

En effet, la “perspective de voir les partis eurosceptiques arriver en très bonne place aux prochaines élections européennes et nationales préoccupe les fonctionnaires européens et les pro-européens”.

« Quand un pays quitte l’Union, c’est un échec pour la Grande-Bretagne et pour l’Union. Il ne faut jamais humilier ou punir », a souligné M. Griveaux.

Le problème c’est que le projet de sanctions de l’UE “pour encadrer la période de transition après le Brexit est «peu judicieux» et «de mauvaise foi», a dénoncé jeudi à Londres le ministre britannique chargé du Brexit David Davis, dans une déclaration à la virulence inhabituelle”.

L’Europe apparaît publiquement pour ce qu’elle est réellement, à savoir une dictature. Une dictature soft et qui se cache sous des airs séduisants de “l’Europe c’est la paix”. Mais si l’Europe n’est pas acceptée, alors elle devient violente et elle s’impose aux peuples, même à ceux qui votent contre elle, ce qui a été le cas y compris en France avec le refus de la Constitution européenne, et le refus des Français de disparaître en tant que nation.

Une offense que l’Europe n’oublie jamais.

(...)

Charles SANNAT

Source Euractiv.fr ici

https://insolentiae.com/paris-craint-dexacerber-leuroscepticisme-avec-le-brexit/

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

samedi 17 février 2018

Downing Street annonce la création d’une nouvelle section pour traquer les « fake news »

Theresa May crée une nouvelle unité nationale de sécurité pour contrer les « fake news » et la désinformation par la Russie et d’autres puissances étrangères, annonce Downing Street.

ACT UK FAKE NEWS

Le porte-parole officiel de la Première ministre a affirmé que la nouvelle unité de sécurité nationale des communications allait s’appuyer sur les capacités existantes et serait chargée de « combattre la désinformation provenant d’acteurs étatiques et autres ».

Ceci survient après que la Première ministre a accusé la Russie d’ingérence dans les élections et de diffusion de fake news dans une tentative « d’utiliser l’information comme une arme » et semer de la discorde à l’Ouest.

Son porte-parole a dit : « Nous vivons une période de fake news et de récits alternatifs. Le gouvernement répondra avec une meilleure et plus importante utilisation des communications de la sécurité nationale pour traquer ces défis interconnectés complexes.

« Pour ce faire, nous allons nous baser sur les capacités existantes en créant une unité dédiée aux communications de la sécurité nationale. Elle sera chargée de combattre la désinformation provenant d’acteurs étatiques ou autres. »

Il a dit que l’unité « dissuadera plus systématiquement nos adversaires et nous aidera à nous montrer à la hauteur des priorités de la sécurité nationale », ajoutant qu’il n’y avait pas encore d’information sur sa localisation ni sur les employés qui y travailleront.

En novembre, l’an passé, la Premier ministre avait lancé une extraordinaire attaque contre la Russie au sujet d’interférences, l’accusant de monter une « campagne durable de cyber-espionnage et de désinformation ».

Elle avait dit : « Ceci incluait l’ingérence dans les élections et le hacking du ministère de la Défense danois et du Bundestag (parlement allemand), parmi d’autres », en s’adressant à des personnalités du monde des affaires à la City de Londres.

« Elle [la Russie] cherche à utiliser l’information “comme une arme”. En déployant des organisations médiatiques sponsorisées par l’État pour implanter de fausses histoires et des images modifiées sous Photoshop pour tenter de semer la discorde à l’Ouest et saper nos institutions. »

Elle déclara que le Royaume Uni ne voulait pas « revenir à la Guerre froide, ou dans un état de confrontation perpétuelle », mais que le pays allait devoir agir pour protéger les intérêts du Royaume-Uni, de l’Europe et du reste.

https://www.les-crises.fr/downing-street-annonce-la-creation-dune-nouvelle-section-pour-traquer-les-fake-news/

BASE 14 995X225

Rappelons que le BREXIT ne comprend pas une sortie du Royaume- Uni de l'OTAN: sur les sujets de politique étrangère, la Grande Bretagne reste parfaitement intégrée au bloc américain et à ses intérêts, et la plupart des politiciens britanniques partagent la vision du monde des Américains, celle du "choc des civilisations". Comme quoi un FREXIT sans sortie de l'OTAN (comme le propose par exemple Florian Philippot) ne résout pas le problème de fond, ce qui confirme les analyses de l'UPR sur les véritables origines de la construction européenne.

Certains opposants au BREXIT et au FREXIT ont compris, eux, le lien entre UE et OTAN, validant sans le savoir les thèses de l'UPR, comme l'illustre cet article:


 

Défense. La France prête à prendre la place du Royaume-Uni dans l’Otan ?

Le journal britannique The Times affiche à sa une, ce mardi 10 janvier, une information qu’il a obtenue auprès de sources militaires et du think tank Royal United Services Institute : “La France offre de prendre le rôle de leader de l’Otan au Royaume-Uni.” Traditionnellement, c’est un officier britannique qui tient le poste de numéro deux de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, alors que le rôle de numéro un est logiquement dévolu à un Américain. Mais cette position est aujourd’hui menacée, selon le quotidien, “car d’autres pays européens lorgnent ce poste désiré”. Et en particulier la France.

D’après la publication, une délégation française “non officielle” se serait ainsi rendue à Washington l’automne dernier afin de convaincre les autorités américaines que “les forces armées françaises étaient mieux placées que leurs homologues britanniques pour constituer l’allié particulier de l’Amérique en Europe après le Brexit”.

L’un des rôles principaux du numéro deux de l’Otan est de mener des missions militaires en rapport avec l’Union européenne, notamment une présence physique en Bosnie. La sortie du Royaume-Uni de l’UE remet donc cette fonction en question et, selon des sources du Times, c’est l’ensemble des missions européennes qui seront remises en cause une fois le Brexit acté.

https://www.courrierinternational.com/article/defense-la-france-prete-prendre-la-place-du-royaume-uni-dans-lotan

N.B. Le plus ancien des quotidiens britanniques (1785) et le plus connu à l’étranger appartient depuis 1981 à Rupert Murdoch. Il a longtemps été le journal de référence et la voix de l’establishment

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

mercredi 14 février 2018

Brexit: Londres cherche un accord « sur mesure » avec l’UE

Un cycle de négociations s’achevait le 9 février à Bruxelles entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.

ACT BREXIT BARNIER

Au menu figuraient notamment les futures relations commerciales entre les deux parties.

C’est une situation inédite. Comme tous les épisodes entre le Royaume-Uni et l’Union européenne depuis le vote en faveur du Brexit. « Habituellement, on négocie avec des pays tiers dans l’objectif de rapprocher les modèles, remarque une source diplomatique française. Avec Londres, au contraire, les discussions visent à détricoter la convergence entamée depuis les années 1970… »

(...)

De nombreuses exigences britanniques

La première difficulté vient des Britanniques, estime Charles de Marcilly, à la Fondation Robert Schumann. « Ils savent ce qu’ils ne veulent plus : ni garantir la libre circulation des travailleurs en Europe, ni rester sous la juridiction de la Cour de justice européenne, ni dépendre de la politique commerciale de l’UE… Mais ils veulent conserver l’accès au marché unique, sans dire comment y parvenir. Les politiques britanniques sont très divisés sur ces sujets, y compris au sein du gouvernement. »

« Le temps est venu de faire un choix », a pressé Michel Barnier le 5 février, à l’issue d’un entretien avec la Première ministre britannique, Theresa May, et son ministre du Brexit, David Davis. « Nous avons besoin de clarté sur les propositions britanniques sur la future relation » du Royaume-Uni avec l’UE, a ajouté le négociateur en chef du Brexit pour l’UE.

Un problème « politique et identitaire »

Plusieurs pays entretiennent déjà des relations étroites avec l’UE sans en être membres : la Norvège, la Suisse, la Turquie, le Canada… « Mais aucun ne répond à la totalité des exigences britanniques, relève Charles de Marcilly, à Bruxelles. L’accès de ces pays au marché unique européen, ou leur appartenance à l’Union douanière, se fait toujours en contrepartie d’une application du droit européen, ou alors moyennant une contribution au budget de l’UE… Or, c’est ce que les Britanniques rejettent désormais ! Ils sont confrontés à un problème d’ordre politique et identitaire, dépourvu de toute rationalité. »

Pour Elvire Fabry, chercheure senior à l’Institut Jacques Delors, « si le Royaume-Uni veut mettre un terme, comme il l’affirme, à la libre circulation, à l’alignement réglementaire européen, à sa contribution budgétaire à l’UE, ce ne sera pas sans impact négatif sur son économie, voilà l’ambivalence ».

« Londres perdra de son influence »

Les Britanniques pourraient explorer la piste de l’accord de libre-échange avec le Canada, en y intégrant davantage de services, en particulier les services financiers, afin que la City conserve l’accès au marché unique. « Mais même si les deux parties ont intérêt à aboutir à un accord, l’objectif premier de l’UE est d’éviter un accord permettant aux Britanniques “d’avoir le beurre et l’argent du beurre”, car cela pourrait donner des idées à d’autres États membres », commente Elvire Fabry.

Pour Charles de Marcilly, « Londres perdra dans tous les cas de son influence en Europe et dans le monde, contrairement à ce que les partisans du Brexit ont promis à leurs électeurs. S’il est coupé des 500 millions de consommateurs du marché unique, le pays sera moins fort pour négocier des accords commerciaux, et moins attractif pour des investisseurs. »

Maintenir l’unité des Européens

Michel Barnier, de son côté, veille à maintenir l’unité des Européens qui a prévalu jusqu’alors. Elle pourrait désormais être fragilisée parce que les États n’ont pas forcément les mêmes intérêts.

« Il est impossible de prévoir où cela peut aboutir mais on ne peut pas exclure que les Européens bougent sur ce qu’ils considèrent aujourd’hui comme des lignes fondamentales, telles les libertés de circulation, analyse pour sa part le chercheur André Sapir, à l’Université libre de Bruxelles. Ce dossier ne peut pas être regardé par le petit bout de la lorgnette. Les négociateurs prendront sans doute aussi en compte les enjeux liés à la coopération future en matière de défense, de lutte contre le terrorisme… La dimension commerciale n’est pas seule en jeu. »

_________________________________________

Norvège, Suisse, Turquie… Plusieurs modèles de relations avec l’UE

Le modèle norvégien.La Norvège (comme l’Islande et le Liechtenstein) est membre de l’Espace économique européen. Elle a accès au marché intérieur, en contrepartie d’une contribution au budget de l’UE, mais sans participer à l’élaboration des règles européennes. Elle garantit la liberté de circulation ­des travailleurs, comme les États membres de l’UE. Elle peut négocier de manière autonome des accords de libre-échange avec un autre pays tiers.

Le modèle suisse. La Suisse négocie autant d’accords bilatéraux avec l’UE qu’elle le souhaite et assure une certaine liberté de circulation des travailleurs européens. Mais elle ne dispose pas du passeport financier européen.

Le modèle turc. Une union douanière lie la Turquie à l’UE, lui donnant accès au marché unique pour le commerce des biens. En échange, elle applique le tarif extérieur européen commun à l’égard des pays tiers, et elle est liée par tous les accords commerciaux que l’UE négocie à l’extérieur.

https://www.la-croix.com/Economie/Monde/Brexit-Londres-cherche-accord-sur-mesure-

BASE 14 995X225

Sacré farceur, ce Michel barrier, reconnaître que c'est dur de maintenir l'unité des européens parce que " les états n'ont pas forcément les mêmes intérêts", c'est du Asselineau dans le texte! Mais le coeur du sujet tient dans la formule d'Elvire: l’objectif premier de l’UE est d’éviter un accord permettant aux Britanniques “d’avoir le beurre et l’argent du beurre”, car cela pourrait donner des idées à d’autres États membres. La confiance règne à Bruxelles!  P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,