samedi 24 mars 2018

Belle manifestation à Clermont-Ferrand.

La délégation départementale du Puy-de-Dôme était présente et a répondu à l’appel des syndicats pour manifester un désaccord total avec le saccage des services publics qui règne en France depuis des décennies.
La défense des services publics ne consiste pas bêtement à défendre l’emploi des fonctionnaires. C’est défendre le service du public, le service des Français, c’est défendre la République. Soigner les malades, permettre aux Français de boire de l’eau potable, d’avoir accès à l’électricité, à la culture, à l’éducation. Et ce, non pour dégager de l’argent, mais comme une fin en soi. Le service public est justement de la haute politique, une politique de noblesse d’âme, au service des citoyens et non de l’argent roi.
Et c’est justement ceci qui pose tant de problèmes à Bruxelles qui organise (par l’article 106 du TFUE) l’ouverture à la concurrence des services d’intérêts généraux. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que la loi du fric doit régner partout, même lorsqu’il s’agit d’éduquer nos enfants, de fournir de l’eau potable, ou d’emprisonner les gens !
Nous étions un peu plus d’une quinzaine de militants UPR ce matin à Clermont-Ferrand pour défendre les services publics, et nous fumes très bien accueillis par les manifestants !
Devant on voit Henri, chef de la deuxième circonscription du Puy-de-Dôme, toujours aussi bon pour faire passer les idées de l'UPR avec des mots simples et aimables.
Nous étions autour de 6000 manifestants ce matin à Clermont-Ferrand, dans une très bonne ambiance.
Les partis politiques étaient présents en nombre mais une cordialité et un sentiment d’unité nous éloignait des guerres de chapelles. Au contraire, une forme de curiosité animait les militants qui tentaient de comprendre pourquoi telle ou telle personne était dans tel ou tel parti.
Ce brassage social est une excellente manière de comprendre chaque personne et de voir où en sont les forces sociales en France.
L’UPR est de plus en plus un objet de curiosité, et notre inflexibilité sur la question de l’UE pousse souvent au respect.
La banderole fut souvent prise en photo et attirait en général beaucoup de sympathie.
Les convictions se transforment avec le temps.
L’Union Européenne n’est plus défendue que par une minorité de personnes qui ânonnent de vieilles badernes : l’Europe c’est la paix, c’est une belle idée.
Mais ils n’y croient plus, il tentent de défendre une dernière fois l’indéfendable. L’immense majorité des gens oscillent entre une autre Europe et la sortie pure et simple. Quel Progrès ! Quatre ans auparavant, le FREXIT était un tabou terrible et indicible !
Les idées progressent d’année en année, et combien de fois avons-nous entendu dans la matinée : “Ah... c’est vrai, vous avez raison, l’UE est un piège à rat, il va bien falloir en sortir. C’est vrai qu’on n’arrivera jamais à changer l’Europe.” Donc courage !
Les idées progressent à toute allure et qui sait si dans cinq ans les Français seront ou non de nouveau un peuple souverain.
L'équipe UPR Puy-de-Dôme au départ de la manifestation.
Le seul côté désespérant dans cette manifestation se trouvait dans la vindicte anti Macron qui ressemblait vraiment à l’amnésie traitée par George Orwell dans La ferme aux animaux ou 1984.
“Nous avons toujours été en guerre contre l’Estasia” expliquent les citoyen dans cette contre-utopie alors que la guerre fut déclarée il y a moins d’une semaine !
Idem pour Emmanuel Macron, qui semblait être responsable des tous les maux qui touchent nos services publics, alors que chaque gouvernement, de droite comme de gauche les démantèle sous les ordres de la commission européenne qui fait respecter les traités européens. Macron n’est qu’un laquais de Bruxelles, et l’Union européenne veille à ce que la France continue de brader ses services publics.
C’est aussi pour cela que nous étions là, redonner un cadre historique et politique et éviter que le taureau fonce tête baissée sur le chiffon rouge que lui présente le torero. Nos idées progressent, bientôt l’UE sera montrée du doigt et plus personne ne pourra occulter la question du FREXIT.
Un grand merci à tous les militants d’être venus !
Délégué régional pour l’Auvergne
Membre du Bureau national.

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

lundi 19 mars 2018

Les urgences du CHU de Clermont-Ferrand au bord de l’asphyxie

Les urgences du CHU de Clermont-Ferrand font de plus en plus souvent face à des situations difficilement soutenables pour le personnel comme pour les patients. Témoignage d’un médecin urgentiste.

ACT URGENCES CLERMONT

Il est rentré « claqué » après 10 heures de service. Excédé. Remué par des conditions de travail qui se détériorent d’année en année. Il a fini par prendre son téléphone.

Pour témoigner : « Désolé de vous déranger mais la nuit a encore été cauchemardesque aux urgences ! Au-delà des dysfonctionnements quotidiens, on va droit dans le mur. Faut le faire savoir, Faire un truc ». Les propos sont d’un jeune médecin urgentiste du CHU de Clermont qui préfère garder l’anonymat.

Le facteur déclenchant de cet appel spontané ? Un afflux de patients sans précédent, des malades obstruant les couloirs des urgences, des lits quasi inexistants dans les services du CHU pour recevoir les patients, mais également et surtout la violence verbale et même physique qui devient de plus en plus présente.

« On fait un métier de Robocop »

Robocop

« Je ne sais pas combien de temps le système va pouvoir tenir mais il n’est plus viable », s’insurge l’urgentiste. « Ce que je vous dis là, tout le monde le pense. Je ne suis pas le premier à tenter de faire bouger les lignes. Je ne serai probablement pas le dernier. Ceux qui s’y sont risqués avant moi ont le plus souvent fini pas baisser les bras et quitter le navire. Et le phénomène ne touche pas que les urgences. C’est l’arbre qui cache la forêt ». Il y a en effet lontemps que le ras-le-bol et l’épuisement ont gagné tous les services du CHU. « Ras le bol que les décisions soient prises par des administratifs loin de la réalité des soins ». Bref, un système de santé au bout du rouleau dont les urgences ne seraient que le symptôme.

Les urgences de l'hôpital de Vichy au bord du burn-out

« En trente ans, le passage aux urgences a été multiplié par deux. Les locaux ne sont plus adaptés à l’activité. Faute de box de consultation, ils nous arrivent fréquemment de déshabiller et d’examiner les patients dans les couloirs. C’est délirant et dramatique. Nous avons parfois tellement de monde en attente que nous sommes obligés de faire rentrer les accompagnants pour calmer les patients délaissés dans les couloirs. Un vrai foutoir en période de pic épidémique et des conditions d’accueil et de soins indignes. C’est irréel. Tellement loin de ce que l’on a pu nous apprendre. On fait un métier de Robocop ».

« Les Français doivent comprendre que la santé en France est malade »

Tout aussi dramatique :  Les personnes âgées qui parfois décèdent sur les brancards faute de lit d'hospitalisation

Pour ce jeune médecin les urgences sont devenues le réceptacle ou l’amortisseur des dysfonctionnements du système de santé. Trouver des lits, gérer les patients, s’adapter aux imprévus, c’est leur quotidien. Un quotidien que les plus anciens ne supportent plus. « Ils finissent par quitter l’hôpital. Ils partent épuisés par le rythme. Epuisés par des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader. Même les services administratifs sont désemparés».

56.000
C'est le nombre annuel de passages aux urgences de Clermont. Il était de 38.000 en 1999, lors de l’inauguration du nouveau bâtiment. Il était de 28.000 en 1991.

Chef du pôle Samu-Smur-urgences au CHU, le professeur Jeannot Schmidt tente d’expliquer pourquoi les urgences sont saturées depuis quasiment deux mois.


Les patients emmenés par les sapeurs-pompiers attendaient à la porte des urgences lundi matin.

social-greve-aux-urgences-du-chu-de-clermont-ferrand_3663905 - Copie

Comment c’est possible ?

La grippe comme chaque année. Mais également les surinfections dues au virus. Nous avons pu gérer la situation en janvier après avoir trouvé une trentaine de lits dans différents services. Mais cette adaptation n’a pu être pérennisée en février et en mars. D’où cet embouteillage. Nous sommes en tant normal à 150 passages/semaine. Depuis quelque temps, nous sommes à 165 passages avec des pics à 190. Mais le problème n’est pas le flux entrant mais sortant. Nous n’avons pas assez de lits d’hospitalisation. Actuellement, malgré les réunions et les efforts de l’ensemble de l’hôpital, l’équation est impossible à résoudre. Nous sommes en processus dégradé. Une situation qui est due aux faiblesses d’adaptation de l’hôpital en matière de lits.

L’épidémie de grippe semble pourtant derrière nous ?

Pas vraiment. D’autant qu’une épidémie c’est comme les inondations. La crue arrive, elle monte. Mais il faut parfois plusieurs semaines pour revenir à un niveau normal.

Des personnes, le plus souvent âgées, meurent dans des couloirs. Vous confirmez ?

Il faut mettre un bémol à cette affirmation. Sachez que toutes les semaines, deux à trois personnes décèdent aux urgences, parce qu’elles sont mourantes à leur arrivée.

Ce qui est indécent, c’est que des personnes meurent sur un brancard dans un couloir. Comme il est tout à fait anormal de prendre en charge un patient dans un couloir. Sans compter que l’on ne travaille pas forcément bien et que la partie confidentielle est quelque peu occultée.

Comment remédier à ses faiblesses sur le long terme ?

Tout le monde fait des efforts. Mais nous sommes toujours dans l’adaptation a minima. Il faudrait une unité de lits supplémentaires, des accès aux résultats biologiques plus rapide, des accès aux avis des spécialistes… Spécialistes qui sont eux aussi débordés.

Mais je ne peux laisser dire que nous n’en faisons pas assez. Tous les jours, nous travaillons à des solutions. Après, il faut également peut-être du courage en se disant on ferme telle unité pour avoir plus de lits de soin. L’autre réalité est que les décisions ne se prennent pas à Clermont, mais au niveau de l’ARS et des ministères.

Franck Charvais

https://www.lamontagne.fr/amp/clermont-ferrand/sante/puy-de-dome/2018/03/10/les-urgences-du-chu-de-clermont-ferrand-au-bord-de-lasphyxie_12766917.html?__twitter_impression=true

BASE 14 995X225

Avec une telle logique, on n'est pas près de résoudre la crise...   P.G.

 

AFFICHE SOUVENEZ VOUS

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

mardi 13 février 2018

COLÈRE PAYSANNE À VICHY

Le récent déplacement du président de la république dans le Puy-de-Dôme et le cirque réglé comme du papier musique à Saint-Genès-Champanelle a laissé sceptiques les agriculteurs auvergnats, du —moins ceux de l’Allier.

ACT VICHY PAYSANS

L’allocution qu’il a prononcée relève du double discours, selon les instances syndicales bourbonnaises. (1) Prôner une agriculture haut de gamme d’une part et négocier, via l’UE, le libre échange avec les pays du Mercosur (2) d’autre part, voilà qui ne passe pas. Une fois de plus, le feu couve dans le monde agricole.

Les contingents de viandes bovines et porcines, de poulets brésiliens, de sucre et d’éthanol qui vont déferler sur les pays membres de l’UE ne sont pas soumis aux contraintes sanitaires et environnementales qui caractérisent la production française. Cela ne dérange pas le Luxembourg ou les pays baltes, mais en France c’est une autre affaire. « Comment peut-on promouvoir l’engagement dans la transition écologique, une sécurité sanitaire irréprochable et, en même temps, autoriser des importations de production dont les méthodes de production sont interdites », interroge Gilles Cabard, le président de la FNSEA 03. (1)

Mercredi 7 février, Vichy fut envahie par une cohorte de tracteurs et d’engins agricoles, bloquant deux voies principales de la cité thermale ainsi que le centre-ville. Agriculteurs et éleveurs sont venus y manifester leur colère après l’avoir fait la veille devant la préfecture à Moulins.

Un Instantané :
— Bonjour Messieurs, pourquoi êtes-vous venus manifester ?
— Bonjour (air exaspéré). À cause de tout. L’Etat, le CETA, le Mercosur. Vous êtes au courant ?
— Oui, j’ai une idée sur la question. Vous voyez mon badge, qu’est-il marqué dessus ?
— Frexit.
— Vous savez ce que ça veut dire ?
— Oui, comme pour les Anglais.
— Oh, très bien ! Vous savez que l’Etat et le gouvernement dont vous vous plaignez ne font qu’obéir aux ordres de Bruxelles, qu’ils n’ont plus aucun pouvoir ? (Sourires). Il n’y a pas d’autre moyen de redresser la situation que de se dégager de ce binz.
Sourires, hochement de tête.
— Au revoir messieurs, je suis solidaire avec vous.
— Merci, Au revoir…
Poignée de main.

La scène s’est produite plusieurs fois, avec des variantes, le long de la rue Jean-Jaurès puis au carrefour des Quatre chemins et, pour finir, autour d’un apéro dans un bistrot en compagnie de jeunes éleveurs.

L’UPR-Allier renouvelle ici toute sa solidarité avec les agriculteurs bourbonnais.

(1) La Montagne, 8 février 2018
(2) Marché commun du sud, qui regroupe plusieurs pays de l’Amérique du sud, dont l’Argentine, le Brésil et le Venezuela, et auquel sont associés d’autres pays de la même zone géographique, la Bolivie, l’Equateur et le Chili entre autres.

samedi 3 février 2018

Emmanuel Macron souhaite le meilleur aux agriculteurs et leur prépare le pire.

info upr auvergne

Le président de la République était  jeudi 25 janvier, à Saint-Genès-Champanelles dans le Puy-de-Dôme, pour présenter ses vœux aux agriculteurs.(1) J’étais avec des adhérents de l’UPR devant les grilles de sécurité où les non-invités restent. Chose prévisible, le Président est passé, vitres teintées fermées, quel dommage ! les gens étaient venus lui parler de leur retraite ou de leur condition d’agriculteur.
M. Macron n’a pas présenté ses vœux devant des agriculteurs, mais face à un parterre d'officiels soigneusement sélectionnés pour percuter frénétiquement leurs paumes de mains lorsqu'on leur fait signe.
  • Personne pour rappeler la situation catastrophique des agriculteurs Français.
  • Personne pour demander au Président d’arrêter de fanfaronner et prendre enfin la question agricole à bras-le-corps.
  • Personne pour lui rappeler que l'Union européenne, de par ses traités, organise la ruine de l’agriculture française.
Avec lui comme Président, je vous souhaite... bien du courage !
Emmanuel Macron, fort de sa connaissance profonde du monde agricole et rural, a formulé des vœux profondément rassurants. Nous vous laissons juger de leur profondeur :
« Faisons printemps, ensemble, pour cette année qui s'ouvre, pour l'agriculture française, pour les femmes et les hommes qui la font parce qu'ils sont courageux et parce qu'il y a aussi, sur ce plan, un formidable territoire de conquête. Je vous remercie » [ndlr : ce n'est pas une plaisanterie mais réellement la clôture du discours officiel du Président]
Il faut vraiment se moquer éperdument des agriculteurs pour applaudir après une telle conclusion.
En 2016, 30% des agriculteurs touchaient moins de 350 euros par mois, 20% d’entre eux étaient en déficit, c'était 15% en 2015. C'est plus de la moitié des exploitations agricoles françaises qui a disparu en 25 ans. Selon le dernier recensement en date de 2015, il reste 474.000 fermes dans l'Hexagone contre plus d'un million à la fin des années 80, et 664.000 en 2000. La superficie moyenne des exploitations s'est accrue nettement ; elle atteignait environ 61 hectares en 2013 contre 43 en 2000. Ce qui veut dire que les petites exploitations mettent la clef sous la porte et se font racheter par des grosses dont le modèle agricole est de plus en plus intensif.
C’est ce que l'UPR ne cesse d'expliquer (2), mais trop de Français l'ignorent encore ; ce que l'on voit en France est exactement le résultat de la politique de l'Union européenne.
Cette politique est gravée dans les traités européens inamovibles (3), elle organise :
  • L'augmentation de la taille des parcelles, donc la destruction des exploitations plus petites.
  • La mise en place d'une agriculture intensive qui ne respecte plus en rien tout ce qui fait une agriculture de qualité respectueuse des terroirs.
  • La baisse du coût de la main d’œuvre dans le monde agricole, donc des saisonniers et ouvriers payés au lance-pierre.
  • La concurrence généralisée des agriculteurs français avec ceux du monde entier. (Par l'article 63 du TFUE)
Mais réjouissons-nous, il est écrit dans l'article 39 du TFUE que les très rares paysans survivants, seront bien payés. Ils ne seront plus qu’une poignée de chefs d'immenses entreprises, gestionnaires d'exploitations similaires aux fermes aux mille vaches ou aux grandes plaines désolantes que l'on peut voir en Amérique.
La France des terroirs vous dites ?
Pourtant, Emmanuel Macron, salue les “Appellations d'Origines Protégées”, citant comme exemple le Saint-nectaire. L'agriculture française doit-elle se réduire à une stratégie de niche ? Les AOP seraient les seuls modèles possibles qui résistent encore à la politique agricole européenne ultra-productiviste ? Créant une France de “zones musées” encerclée de fermes aux mille vaches et de parcelles sans limites.
Et c'est bien là qu’Emmanuel Macron se trahit tout seul. Il fait les louanges des stratégies agricoles qui sortent de la libre concurrence, comme les AOP qui ne peuvent être produites que sur un territoire délimité. Autrement dit, partout où la « libre concurrence » fait loi, l'agriculture française en souffre terriblement. Partout où les stratégies de niche épargnent les agriculteurs du marché commun, l’agriculture se développe. Pourtant nous ne devons pas oublier que les terres de France produisent 80 quintaux à l'Hectare ! (8 tonnes pour 10 000 m²) c'est une très bonne terre. Et malgré cela, la concurrence généralisée mine nos exploitations.
Ce que le Président a oublié de dire hier, c'est que les traités européens l’empêchaient de refuser l’importation massive de céréales ou de volailles produites dans des conditions catastrophiques pour la terre et pour tout ce qui vit autour de ces terres, hommes compris. Ainsi donc, nos agriculteurs ne peuvent que tenter de concurrencer les modèles ultra-intensifs calamiteux et surenchérir dans une agriculture contraire à tous nos principes.
Quiconque connaît un peu l'agriculture sait que les pesticides et les entrants remplacent la main d’œuvre. Quiconque connaît un peu l’économie sait que le coût de la main d’œuvre est déterminant dans le prix des produits. Donc, il ne faut pas être sorti de Saint-Cyr pour comprendre que la libre concurrence nous oblige à remplacer nos agriculteurs par des pesticides, du phosphate et du nitrate dans nos eaux… Dans l'élevage, on remplace les éleveurs, par des antibiotiques, des robots et un maximum de souffrance animale.
Si je ne me trompe pas, il y a en France du chômage, nos rivières et lacs subissent une eutrophie rapide à cause des nitrates, les pesticides font beaucoup de mal à notre santé et pourtant, nous promouvons un modèle agricole qui supprime la main d’œuvre et augmente les entrants chimiques... cherchez l’erreur !
Si vous êtes contre la destruction de l'agriculture française par l'Union européenne, vous êtes donc contre la paix, le progrès et le genre humain.
Ce qu'Emmanuel Macron explique, c'est qu'en restant dans l'Union européenne, donc en imposant la concurrence mondiale aux agriculteurs Français, ces derniers doivent se réfugier dans des niches ou dans une course folle à l’ultra-productivisme, parfois perdue d’avance. Il l'a clairement fait comprendre hier :
« Par contre, je sais qu'il y a des modèles productifs qui n'ont plus d'avenir. 
Ça ne sert à rien de concurrencer les poulets brésiliens ou le lait néo-zélandais.
Ça ne sert à rien, [...] Nous n'irons nulle part lorsque sur certaines stratégies
nous ne sommes pas positionnés sur le bon niveau de qualité et que nous avons des
concurrents qui ont fait des choix qui rendent impossible notre vie.
Et ce n'est pas vrai que pour l'agriculture ! [Sic…] Vous avons parfois commis cette
erreur dans l'automobile ou dans d'autres filières.
Et donc nous aurons dans certaines filières des changements stratégiques à faire.
Il faut regarder en face, cette réalité ».
Le summum du progrès et de la civilisation.
Ce n'est pas une réalité, M. le Président, c'est un dogme que vous défendez et que l'Union européenne impose. Vous livrez les agriculteurs Français à la libre concurrence face aux pires modèles agricoles du monde. Sortir de l’Union européenne permettrait tout simplement d’appliquer les normes sanitaires et sociales françaises aux importations.
Finis les brocolis italiens fabriqués par des esclaves africains sans papiers (mais label AB), finis les poulets élevés dans des batteries interminables, gavés aux hormones et au antibiotiques. Finis les céréales transgéniques, le cochon cloné chinois et autres infamies qui nous donnent honte d’être les “maitres” de cette terre.
Si les agriculteurs Français étaient en concurrence avec des productions qui ne pratiquent, ni l’exploitation ignoble des ouvriers agricoles, ni le saccage des terres dans des modèles ultra-productivistes, il y a fort à parier qu’en quelques années, on voie l'agriculture française reprendre du poil de la bête. Mais tant que nous resterons dans l’UE, celle-ci veillera à ce que le nombre d’agriculteurs diminue encore et encore, et la taille des exploitations grandisse encore et encore. Encore une fois, l’UE impose aux Français tout ce qu’ils ne veulent pas.
Être à l'écoute du mal-être des agriculteurs c'est bien, mais lorsqu'on le provoque, il y a une certaine perversité...
Agri’écoute est un dispositif téléphonique mis en place par le gouvernement et la mutuelle sociale agricole, afin que les agriculteurs au bout du rouleau puissent les appeler. Ceci a été mis en place par l’État français pour tenter d’endiguer l’augmentation des suicides dans le monde agricole. Le nombre d'appels auprès de cette permanence au premier semestre de 2016 était de 1.700, soit une moyenne de 285 appels par mois, contre une centaine par mois sur la même période un an plus tôt. Le nombre d’appels est en forte augmentation, signe que les agriculteurs, qui sont tout sauf des fainéants, n’en peuvent plus... On leur souhaitera de penser printemps…
Mathias Masclet
UPR Auvergne
Avec un profond remerciement pour tous les agriculteurs qui m’ont transmis cet amour pour leur travail.
(2) Lire ce dossier de Christophe Blanc, responsable national de l’UPR pour les questions agricoles : https://www.upr.fr/actualite/les-fr...
(3) Il est question ici de l’article 39 du TFUE. Cette politique est inamovible puisqu’il faut l’unanimité des 28 États membres pour changer un seul traité européen.
Paquet bonus : Notre tentative vaine de rencontrer M. Macron pour lui poser deux trois questions https://www.youtube.com/watch?v=EmK...
https://www.facebook.com/notes/mathias-masclet/emmanuel-macron-souhaite-le-meilleur-aux-agriculteurs-et-leur-pr%C3%A9pare-le-pire/541440876211594/

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mercredi 27 décembre 2017

Jésus volé et remplacé par une endive dans une crèche pour protester contre le sort des migrants

Emoi à Viverols, petit village du Puy de Dôme. Des individus ont dérobé un Jésus dans une exposition de crèches et déposé une endive à sa place. En guise d'explication, ils ont laissé une lettre critiquant les contrôles de migrants en Europe.

ACT CRECHE LAICITE

A Viverols, petit village de 400 âmes dans le Puy de Dôme, les pieuses vibrations de la messe de minuit n'ont pas évité une déconvenue aux habitants. Selon des informations du site de France Bleu, dans la nuit du 25 au 26 décembre, des malfaiteurs ont fait main basse sur le petit Jésus d’une crèche en plein air, proche de la gendarmerie. Ils ont remplacé le divin enfant par une endive. Ce geste dadaïste s’accompagnait d’une lettre dénonçant les contrôles des migrants en Europe.

La représentation de la Nativité en vannerie faisait partie de l’exposition de la ronde des crèches organisée à Viverols chaque année depuis dix ans. Elle permet d’exposer deux cents crèches principalement prêtées par des bénévoles, dans les rues de la commune ainsi que dans la salle des fêtes. L’événement attire chaque année des milliers de personnes. Sa présidente, Stéphanie Gayard, s’est émue de ce chapardage, et entend bien réagir à la hauteur du dommage subi. Elle a déclaré à France Bleu : «J'irai porter plainte à la gendarmerie dès mardi matin, c'est hors de question de laisser passer ça encore une fois.»

Car ce n’est pas une première à Viverols, l’enfant Jésus avait déjà été subtilisé au village il y a cinq ans et remplacé par une endive. Il avait été retrouvé derrière une bâche à la suite d'un avis de recherche lancé dans la presse. Seule différence avec le modus operandi actuel, le geste n’avait pas de caractère politique revendiqué.

Tout frondeurs qu’ils soient, les voleurs ont-ils été inspirés par la ligne défendue par le Pape François ? Il a en effet souligné l'importance de la charité chrétienne dans son homélie du 24 décembre depuis la basilique Saint-Pierre de Rome, et adressé à tous les croyants catholiques du monde un message de générosité envers les migrants, prenant pour exemple les parents du Messie. «Marie et Joseph, qui n'avaient pas de place, ont été les premiers à qui Dieu a donné des papiers d'identité», a-t-il professé. Le Pape François a estimé que Dieu montrait que le «vrai pouvoir et la liberté authentique» se dévoilaient «en assistant et honorant les faibles et les fragiles».

https://francais.rt.com/france/46834-enfant-jesus-vole-remplace-par-endive

BASE 14 995X225

Voilà ce qui arrive quand on manipule la religion à des fins politiques, voire géopolitiques. D'autant que les "frondeurs" ne semblent pas être prioritairement inspirés par des préoccupations spirituelles, en témoigne leur mépris pour le symbole en pleine fête de Noël...

P.G.

Posté par UPR Creuse à 06:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 6 octobre 2017

Vidéos du jour

François Asselineau invité au Sommet de l'élevage 2017 à Clermont-Ferrand

VID FA CLERMONT PYR RENTREE

https://www.youtube.com/watch?v=5Ud1zXnJCuY

Ajoutée le 4 oct. 2017

Débat public à Clermont-Ferrand sur la chaîne www.tvagri.info, présenté par Jean-Paul Hébrard.
Invités :
- Dominique Fayel, FDSEA Aveyron
- Jean-Marie Séronie, agro-économiste
- François Asselineau, président de l'Union Populaire Républicaine

Voir aussi:


 

Pierre Yves Rougeyron entretien de septembre 2017 partie 1

Cercle Aristote

https://www.youtube.com/watch?v=1KIpAxVEDFg


 

Enfin, je vous propose également:

invit pierre hillard

Pierre Hillard sur Radio Libertés (21 septembre 2017)

https://www.youtube.com/watch?v=15aTloEBpGA

Pierre Hillard dans l'émission de "Synthèse nationale" le 21 septembre 2017 sur Radio Libertés animée par Roland Hélie et Philippe Randa. La radio : https://www.tvlibertes.com/radio-libe... Son dernier ouvrage : « Atlas du mondialisme ». Disponible ici : http://bit.ly/2qwM06L

Posté par UPR Creuse à 08:08 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

lundi 2 octobre 2017

François Asselineau à Clermont le 4 octobre

==JE ME RENDRAI LE 4 OCTOBRE AU SOMMET DE L'ÉLEVAGE À CLERMONT FERRAND==

22089309_1932086763710826_239728230571080427_n



Je serai présent sur place à partir de 14h et irai à la rencontre des agriculteurs et éleveurs, dont le niveau de vie s'appauvrit mois après mois, pour leur manifester mon soutien.

Je rencontrerai également les adhérents et sympathisants de la délégation de l'UPR - Auvergne en fin de journée.
François Asselineau.

Posté par UPR Creuse à 08:31 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

samedi 3 juin 2017

Législatives===Agenda UPR

REU 19 1

Présentation générale des candidats UPR Anne-Pascale Chabot et Julien Magne pour les législatives Corrèze, communiquons ensemble pour mieux nous découvrir.
Venez nous rencontrer et posez vos questions, nous nous ferons un plaisir d'y répondre.
La réunion se déroule à la salle municipale de Laguenne.
Entrée gratuite.

limoges 3 juin copie

Ce soir à Limoges, réunion publique des candidats de Haute- Vienne, Suraj SUKHDEO, Isabelle FALIPOU et Eva DI BATTISTA!

18767455_425601401128876_3182126048341854320_n

Samedi 3 juin se tiendra la conférence de presse des cinq candidats investis par l'UPR dans le Puy-de-Dôme.

La conférence de presse se déroulera ainsi. ...
1 - Ouverture de la conférence par Mathias Masclet (4ème circonscription) qui rappellera brièvement ce qu'est l'UPR, pourquoi se présente-t-elle ? Pourquoi voter pour un candidat de l'UPR ?
2 - Henri Knauf (2ème circonscription) continuera cette réunion sur la question des délocalisations et de la désertification industrielle.
3 - Jeannine Laubreton (5ème circonscription) poursuivra en traitant le problème du logement.
4 - Bernard Perret représentera Maëlig Le Guern (3ème circonscription) et présentera notre programme sur l'agriculture et l'environnement.
5 - Charlène Drigeard (1ère circonscription) développera le programme de l'UPR sur la santé.

Les journalistes pourront alors poser toutes les questions qu'ils souhaiteront au candidat qu'ils voudront. Puis un échange avec le public pourra durer et nous répondrons à toutes les questions avec la plus grande sincérité.

ambazac 6 juin

St Junine 7 juin copie

TI BOUSSAC LEG

En présence du candidat UPR pour la circonscription, Philippe GOMBERT.

TI FELLETIN LEG

aixe 9 juin

mercredi 24 mai 2017

=== Campagne législatives === Limousin === Auvergne ===

Réunions publiques

Réunion publique ce soir à Bellac (Haute- Vienne), animée par Isabelle FALIPOU, candidate UPR

Les autres réunions publiques en Haute- Vienne (sous réserve de confirmation)

  • ·       Vendredi 26 mai à Eymoutiers de 19h à 21h

  • ·       Lundi 29 mai à Saint Yrieix sous Aixe  de 19h à 21h

  • ·       Mercredi 31 mai à Chateauponsac de 19h à 21h

  • ·       Vendredi 2 juin à Châteauneuf la Forêt de 19h à 21h

  • Samedi 3 juin à Limoges, en attente..
  • ·       Mardi 6 juin à Ambazac de 19h à 21h

  • ·       Mercredi 7 juin à Saint Junien de 19h30 à 21h30

  • ·       Vendredi 9 juin à Aixe sur Vienne de 19h15 à 21h15

Contactez Ned SUKHDEO pour confirmation.

 

18519835_1231649433599629_8282520542471968258_n

 

Suite à la conférence de presse de Limoges, l'article du Populaire du Centre:

 

18557217_1233299123434660_1623271147699211051_n

Le Populaire du Centre a fait un article sur les candidat(e)s UPR du Limousin !
http://www.lepopulaire.fr/limoges/politique/2017/05/22/lunion-populaire-republicaine-presente-ses-candidats_12412376.html – avec Julien Magne, Philippe Gombert, Anne Pascale Chabot, Isabelle Falipou et Suraj Sukhdeo.

Les candidats de l’UPR en Auvergne pour les élections législatives de 2017.

Voici la liste des candidats  de l’UPR en Auvergne pour les élections législatives de 2017. 

Législatives2017-UPR-Auvergne3-825x510

(extraits): upr-auvergne.fr

 

ALLIER

03-3-GHLAMALLAH-Ahmed-bannière-Facebook-768x285

Troisième circonscription : Ahmed GHLAMALLAH

68 ans, né en Tunisie. Père de trois enfants et grand-père.
Délégué départemental de l’UPR pour l’Allier.
Docteur es-lettres, a travaillé dans un cabinet d’études et d’ingénierie environnementale puis comme consultant à l’international. Aujourd’hui retraité.
Tête de liste départementale de l’Allier pour les élections régionales de 2015.
Adresse : 03200 Vichy

15-1-PAUTRAT-Grégory-bannière-Facebook-768x285

CANTAL

Première circonscription : Grégory PAUTRAT

Né le 12 Juillet 1974 à Noisy le Grand (Seine et Marne).
Responsable de production et de réalisation audiovisuelle pour le compte de la commune d’Aurillac depuis 18 ans.
Auparavant, intervenait en tant que formateur en Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) dans un espace multimédia spécialement créé par la commune en 1999.
Vit en concubinage depuis 2012 et est l’heureux papa de deux filles.
Adhérent à l’U.P.R depuis 2014, délégué départemental depuis 2015, a participé aux élections régionales de décembre 2015 en tant que tête de liste pour le département du Cantal.
Adresse : 15000 Aurillac

43-1-MASCLET-Michaël-bannière-Facebook-768x285

HAUTE LOIRE

Première circonscription : Michaël MASCLET

32 ans, né en Haute-Loire où il a fait ses études. Après le baccalauréat, fait cinq années d’études de théâtre et devient quelques années professeur à Allègre (43), ceci tout en suivant un CAP de menuiserie au CFA de Bains. Il est aujourd’hui gestionnaire d’une petite entreprise de « paint ball » à Nolhac (43).
Adhérent à l’U.P.R depuis 2014, délégué départemental depuis 2015, a participé aux élections régionales de décembre 2015 en tant que tête de liste pour le département de Haute-Loire..
Habite à Tence depuis 5 ans.

63-4-MASCLET-Mathias-bannière-Facebook-768x285

PUY DE DOME

 

Quatrième circonscription : Mathias MASCLET

Né le 27 novembre 1986, à Mirefleurs dans le Puy-de-Dôme.
Fait sa scolarité au Puy-en-Velay en Haute-Loire puis part dans le Puy-de-Dôme pour faire des études de philosophie, après l’obtention d’un master 2 en philosophie, obtient un BP JEPS et devient professeur de judo, est aujourd’hui professeur de judo au Cendre (63970)
Habite dans le Puy-de-Dôme depuis 12 ans.
Adhère pour la première fois à un parti politique, l’UPR en 2013. Délégué départemental depuis 2014, délégué régional depuis 2016.
Était tête de liste départementale pour les élections régionales de 2015.
Habite Aydat depuis trois ans.

 

Posté par ddupr à 07:40 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,