samedi 16 décembre 2017

Ca se passe en Europe : vent de fronde contre les routes payantes allemandes

Les Pays-Bas s'allient à l'Autriche pour contrecarrer le projet de Berlin d'instaurer des routes payantes outre-Rhin.

ACT AUTOROUTES ALLEMANDES UE

Après Vienne, La Haye monte à son tour au créneau. Faisant cause commune contre l'Allemagne, les Pays-Bas vont se rallier à la procédure entamée par l'Autriche pour obtenir gain de cause auprès de la justice européenne.

Provoquant la colère de ses voisins avec son projet d'instaurer un système de routes payantes pour les usagers particuliers, l'Allemagne va devoir répondre de cette mesure sujette à caution devant la Cour européenne de justice. Avec les deux tiers de ses frontières communes avec l'Allemagne, les Pays-Bas voient d'un mauvais oeil le projet de Berlin.

Système discriminatoire

Mais surtout, comme l'Autriche, les Pays-Bas mettent en avant les modalités discriminatoires du système que Berlin veut instaurer dès 2019. Dans le principe, tous les usagers des routes allemandes sont a priori assujettis à ce paiement via un système de repérage des plaques d'immatriculation.

Mais les automobilistes d'outre-Rhin pourront récupérer intégralement les sommes déboursées. Celles-ci seront en effet déduites du coût de leur « vignette ». « En réalité, seuls les conducteurs ayant une immatriculation étrangère devront acquitter ce péage », s'insurge Cora van Nieuwehuizen, ministre néerlandaise de l'Infrastructure.

Facture annuelle de 100 millions d'euros

Selon les chiffres avancés par le ministère, la facture pour les automobilistes néerlandais pourrait atteindre 100 millions d'euros par an. Au total, on compterait 90 millions de passages de véhicules néerlandais vers l'Allemagne chaque année.

En 2007, le gouvernement néerlandais avait pourtant envisagé de mettre en place un système d'utilisation du réseau routier. Il devait s'appliquer dès 2011 pour les camions et l'année suivante pour les véhicules particuliers. Mais la chute prématurée de la coalition s'était accompagnée de l'abandon du projet.

https://www.lesechos.fr/monde/europe/0301020996390-ca-se-passe-en-europe-vent-de-fronde-contre-les-routes-payantes-
allemandes-2138399.php

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Un nouveau transfert de compétences en perspective, sur fond de jurisprudence CJUE. En marche vers la souveraineté européenne!

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vendredi 15 décembre 2017

Le fascinant texto d’Alexis Tsipras à Martin Schulz

Décidément, Alexis Tsipras est fascinant.

ACT TSIPRAS UE RUPTURES

A chaque fois, on croit qu’il ne pourra plus nous surprendre. Il y parvient pourtant, toujours et encore. Cette fois, le Premier ministre grec – que les grands médias, non sans humour involontaire, continuent à étiqueter « gauche radicale »… – vient d’envoyer un extraordinaire texto au chef du SPD allemand, Martin Schulz.

Mais avant d’apprécier la teneur de celui-ci, il faut rappeler que son parti, Syriza, gagna les élections de janvier 2015 en promettant de mettre fin à l’austérité dès qu’il arriverait au pouvoir. M. Tsipras précisait tout de même qu’il entendait que la Grèce reste dans l’Union européenne et dans la zone euro, ce qui constituait une contradiction absolue avec sa promesse.

Cela n’a pas manqué : après six mois de tensions avec les créanciers du pays placé sous la tutelle de la Troïka (UE, Banque centrale européenne, FMI), le chef du gouvernement acceptait officiellement le principe d’en passer par les exigences de Bruxelles. Les vannes des concessions étaient dès lors grandes ouvertes.

Pourtant, il organise début juillet 2015 un référendum portant sur le renforcement des coupes sociales et économiques massives que la Troïka veut imposer. Et appelle personnellement les électeurs à voter Non – ce qu’ils ont fait très massivement.

A peine quelques semaines plus tard, son gouvernement signe avec l’Union européenne et ses acolytes un mémorandum qui ouvre une phase de capitulations d’ampleur inégalée : les « économies » sur les salaires, les retraites et les minimas sociaux sont amplifiées à un degré jamais vu en Europe en temps de paix ; privatisations, dérèglementations, casse du code du travail sont au programme.

Le parlement, renouvelé en septembre 2015, ne cesse depuis lors d’enchaîner les votes d’aggravation des mesures, sous la menace de stopper les tranches de prêts accordées à Athènes.

C’est sans fin : la semaine dernière encore, les « partenaires » européens de la Grèce ont obtenu que quatre centrales du service public d’électricité soient privatisées. C’est donc dans ce contexte qu’on peut savourer le texto du chef du gouvernement hellène à son ami social-démocrate allemand pour l’implorer de ne pas rester au bord de la route « dans cette phase décisive pour l’UE ». En clair, d’accepter d’entrer à nouveau dans une grande coalition à Berlin sous l’égide d’Angela Merkel…

Dès le résultat des élections allemandes du 24 septembre, le SPD avait pourtant exclu cette hypothèse, tant la gifle que lui ont infligée les électeurs fut retentissante. Pas question, pour les sociaux-démocrates, de prolonger une expérience qui pourrait bien devenir suicidaire.

Las, l’échec des négociations entre les amis de la chancelière, les Verts et les Libéraux paralyse pour l’heure la politique allemande, et plonge de ce fait les dirigeants européens dans l’inquiétude et la fébrilité. Du coup, M. Schulz – de son propre aveu – reçoit continument des messages de toutes parts demandant au SPD de rempiler avec les conservateurs. Emmanuel Macron n’est pas le dernier à faire pression sur l’ancien président de l’europarlement.

Supplique pathétique

Mais la supplique d’Alexis Tsipras est la plus pathétique. Le chef du gouvernement grec martèle que la reconduction de la grande coalition allemande est « une condition indispensable aux réformes progressistes nécessaires et à la démocratisation de l’Europe ». Car, poursuit M. Tsipras, il y a désormais une chance « de mettre sur la table de l’Europe un agenda progressiste » permettant de sauver cette dernière.

On a donc la confirmation que, pour la « gauche radicale », en l’occurrence grecque, le sauvetage « progressiste » de l’Europe a la priorité sur tout autre préoccupation, et passe par la reconduction d’Angela Merkel dans une configuration analogue à celle qui prévaut depuis 2013 – celle-là même qui fit fleurir des caricatures de Mme Merkel et de l’actuel président du Bundestag, Wolfgang Schäuble, en nazis dans les manifestations populaires qui furent nombreuses dans le pays, des années durant…

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L’homme qui avait pourtant battu une « grande coalition » socialiste-droite dans son propre pays, estime désormais qu’« une véritable position de gauche consiste à s’engager pour des vrais changements et réformes, et non de garder propre son identité ».

On peut lui faire confiance : pour ce qui est de se salir les mains, Alexis Tsipras est, en trois ans, devenu champion toutes catégories. Mais puisque c’est pour sauver l’Europe…

https://ruptures-presse.fr/actu/tsipras-schulz-ue-grande-coalition/

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mardi 12 décembre 2017

Quand la "coolitude" des start-up se transforme en prolétariat nouvelle génération

Dans Bienvenue dans le nouveau monde, comment j’ai survécu à la coolitude des start-up, Mathilde Ramadier livre une analyse au vitriol des conditions de travail d’un salarié de jeune pousse. Anglicismes à tout-va, contrôle permanent, culte de la flexibilité… Elle revient pour Challenges sur ces quatre ans de prolétariat nouvelle génération.


 

ARG STARTUP

« Dans ces structures, il y a la reproduction d’un même schéma avec un leader charismatique, incarné généralement par le fondateur de la société, autour duquel se crée un culte de la personnalité. »

Dans votre ouvrage, vous revenez sur quatre années passées au sein de start-up berlinoises entre 2011 et 2015. Des expériences desquelles vous tirez un tableau très noir tant en terme de management, de missions proposées que d’organisation. A quel moment avez-vous pris conscience que quelque chose clochait ?

Mathilde Ramadier : Le déclic est en réalité arrivé assez rapidement, dès l’un de mes premiers entretiens d’embauche en août 2011 à l’issue de mes études. Je postulais alors pour l’un des concurrents d’Airbnb en Allemagne au poste de « manager SEO ». Pour ce job, il fallait être diplômé d’un Bac+5, avoir déjà eu une expérience dans la communication, et maîtriser au moins trois langues. Autant dire un profil assez qualifié. A l’issue de l’entretien, mon interlocutrice m’annonce que le poste sera rémunéré 600 euros brut par mois. Naïve, j’ai demandé si c’était à temps partiel. Bien sûr que non, il s’agissait d’un temps plein. Ce fut mon premier grand choc, qui m’a rendue méfiante mais m’a aussi servi pour la suite.

Pourquoi avoir continué à évoluer dans cet univers si il vous rebutait presque d’entrée de jeu ?

A Berlin, 80% des offres d’emplois dans le secteur des services que je ciblais sont issues de start-up [Mathilde Ramadier a notamment travaillé en tant que graphiste, à la communication de sites internet ou encore dans le e-commerce, NDLR]. Difficile donc de passer à côté. Après, la prise de recul a été facilitée par le fait que je voulais d’abord vivre de mes scénarios de bande-dessinée. Travailler dans ces entreprises était donc plutôt un plan B. Pour autant, je prenais ces emplois très au sérieux. Cela représentait plus qu’un job d’appoint pour moi et je me suis dit à plusieurs reprises que si ça marchait dans l’une des start-up, je m’y investirais pleinement. Mais cela n’a pas été concluant.

Vous avez certes travaillé dans plusieurs start-up, mais seulement à Berlin. Ne faites-vous pas de quelques cas une généralité ?

Certes, mes expériences sont strictement berlinoises mais en quatre ans j’ai eu affaire avec une douzaine de start-up en tant que salariée et freelance. Pour la rédaction de l’ouvrage, j’ai par ailleurs mené mon enquête un peu partout à commencer par la France. Je peux vous affirmer que ce modèle de fonctionnement, qui trouve ses origines aux Etats-Unis, est complètement globalisé et se moque des frontières. A la différence près bien sûr, que le droit du travail n’offre pas le même niveau de protection aux salariés d’un pays à un autre. Quand j’ai commencé à travailler en Allemagne, le salaire minimum n’existait pas, par exemple. Les choses sont bien différentes en France sur ce point.

Dans votre livre, vous critiquez en particulier la quête extrême d’efficacité et de flexibilité demandée aux salariés, sous couvert d’une communication chaleureuse et d’un environnement de travail agréable. En quoi ce fonctionnement s’écarte-t-il vraiment de celui d’entreprises plus traditionnelles ?

Il existe bien sûr des entreprises plus traditionnelles qui reprennent ces codes en version, disons, bêta. Mais il s’agit bien là d’un modèle à part qui se nourrit de l’ère du tout dématérialisé, et d’une espèce d’utopie fondée sur la croyance selon laquelle avoir la bonne idée, la bonne équipe et le bon produit peut révolutionner le monde. Il faut dire que ce type d’idéal tombe à point nommé dans la période actuelle de morosité ambiante.

Selon vous, le vrai visage de ce « nouveau monde » incarné par les start-up d’aujourd’hui n’est en réalité que le reflet d’un « capitalisme sauvage ». Vous allez même jusqu’à comparer leur fonctionnement avec celui d’une « dictature totalitaire » et d’un « régime despotique ». C’est-à-dire ?

Tout à fait. C’est une forme d’organisation totalitaire, voire même sectaire. Dans ces structures, il y a la reproduction d’un même schéma avec un leader charismatique, incarné généralement par le fondateur de la société, autour duquel se crée un culte de la personnalité. Vous avez ensuite l’adoption d’un langage commun généralement bourré d’anglicismes, d’euphémismes et de superlatifs décuplés qui se propagent à une vitesse folle. Les titres de postes eux-mêmes [en référence à certains cités dans son livre : « office manager », « assistant talent recruiter », « growth hacker », NDLR] servent la plupart du temps soit à enjoliver un job banal, soit à masquer une précarité. Plusieurs process sont souvent rebaptisés avec des noms qui se veulent savants mais sont au final très creux. Ajoutés à cette novlangue, des rituels communs, des valeurs communes, une culture d’entreprise commune ou encore une surveillance omniprésente des résultats. Ce qui est assez proche selon moi d’un système totalitaire…. et d’autant plus hypocrite de la part d’entrepreneurs prônant la liberté à tous les étages et qui se révèlent dans les faits plus que liberticides.

Vos collègues partageaient-ils cette analyse à l’époque ?

Il y avait toujours quelques collègues qui partageaient mon avis. Il s’agissait souvent de personnes plus politisées, avec davantage d’expérience professionnelle, ou originaires d’un autre pays. Soyons honnêtes, nous restions minoritaires. Lors de la préparation du livre, j’ai rencontré plusieurs salariés de start-up, en France notamment. Toutes ces personnes se disaient très heureuses les trois premiers mois puis déchantaient généralement ensuite.

Comment expliquez-vous que l’on parle si peu du sujet ?

On ne veut pas le croire. On préfère se dire que ces start-up créent de l’emploi, plutôt que de fouiller du côté de leurs pratiques managériales. C’est une facilité politique et c’est bien dommage, car le phénomène ne fait que s’amplifier. J’en veux pour preuve la volonté d’un nombre grandissant de grands groupes à s’inspirer des pratiques soi-disant agiles des start-up. Avec l’ubérisation et l’explosion du travail indépendant, c’est encore pire.

Ce modèle de management est-il viable à long-terme selon vous ?

De ce que j’ai vu, je ne sais pas si c’est viable mais en tout cas je suis convaincue que ce n’est surtout pas souhaitable. Après la parution de mon livre, j’ai reçu un nombre conséquent de témoignages de salariés qui se reconnaissent dans cette situation et même de certains entrepreneurs très agacés par ce modèle ambiant. Pour faire bouger les choses, il faut continuer à en parler, qu’un maximum de personnes puisse apporter leur point de vue et leur analyse.

C’est ce que vous comptez continuer à faire ?

Oui, il y aura des suites à mon livre, potentiellement sous la forme de BD. Je ne lâche pas le morceau !

Source :

https://www.challenges.fr/start-up/quand-la-coolitude-des-start-up-se-transforme-en-proletariat-nouvelle-generation_477708

 

Ouvrage :

Titre : Bienvenue dans le nouveau monde – Comment j’ai survécu à la coolitude des start-ups 

Auteur : Mathilde Ramadier

Editeur : Premier Parallèle

https://aphadolie.com/2017/12/10/lenfer-des-start-ups/

Allemagne: le président français lauréat du Prix Charlemagne

Le président français Emmanuel Macron s’est vu attribuer vendredi le prestigieux Prix Charlemagne 2018 en Allemagne pour «sa vision forte pour une nouvelle Europe», a annoncé la Ville d’Aix-la-Chapelle.

ACT MACRON CHARLEMAGNE

Ce prix, que la chancelière Angela Merkel et le pape François notamment ont reçu avant lui, récompense et salue depuis 1950 un engagement pour l’Europe.

Le comité chargé de désigner le lauréat, composé notamment de responsables de la ville d’Aix-la-Chapelle, a insisté sur la vision du jeune président français en faveur d’une «nouvelle Europe et la refondation du projet européen», une référence à ses propositions de réforme de l’Union européenne proposées cette année mais qui sont loin de faire l’unanimité sur le continent.

«C’est un bonheur de travailler avec toi en faveur d’une Europe encore meilleure et plus performante pour nos citoyens», l’a félicité Mme Merkel dans un message tweeté en français et en allemand par son porte-parole, Steffen Seibert.

«Ton engagement absolu pour l’Europe et contre toute rechute dans le nationalisme t’a porté à l’Élysée et caractérise ta jeune présidence», a ajouté la chancelière.

Le prix sera remis à M. Macron le 10 mai prochain à Aix-la-Chapelle (ouest). Selon les organisateurs, M. Macron s’est dit «très honoré» de cette distinction.

Le patron du parti social démocrate, Martin Schulz, un autre ancien lauréat, a félicité le président français «de tout son coeur» et salué «ses propositions sur l’Europe même (s’il n’est) pas toujours d’accord».

Martin Schulz rencontrera mercredi prochain la chancelière Angela Merkel pour discuter d’une éventuelle alliance gouvernementale et sortir l’Allemagne de son impasse politique actuelle.

http://www.liberation.fr/france/2017/12/08/allemagne-le-president-francais-laureat-du-prix-charlemagne_1615331

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lundi 11 décembre 2017

Observation spatiale : quand l'Allemagne se joue de la France

L'Allemagne a passé une commande de 400 millions d'euros au constructeur de satellites allemand OHB System pour la réalisation de deux satellites d'observation optique. Au mépris des accords de Schwerin.

ACT ESPACE ALLEMAGNE

Elle est belle l'Europe de la défense... Sans état d'âme, l'Allemagne a déchiré fin novembre les accords de Schwerin signés avec la France en 2002. Berlin a passé une commande de 400 millions d'euros au constructeur de satellites allemand OHB System pour la réalisation de deux satellites d'observation optique. "Pour l'administration française, c'est un coup de canif aux accords de Schwerin dans la défense", explique-t-on à La Tribune. Ces accords ont instauré entre Paris et Berlin un échange d'images optiques Helios et radars SAR-Lupe. Un "Yalta de l'observation spatiale" en quelque sorte, l'optique pour la France et le radar pour l'Allemagne.

"Ce système a permis à chaque pays de se spécialiser et d'éviter de dupliquer les moyens, la France fournissant les images optiques, l'Allemagne et l'Italie les images radars", avait précisé en juillet 2015 l'ancien ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Puis, ces accords avaient été renouvelés avec notamment le lancement du programme Composante spatiale optique (CSO) avec la réalisation de trois satellites d'observation, dont un pour l'Allemagne, qui a investi 210 millions d'euros en 2015. En contrepartie, Paris avait offert à l'Allemagne la part industrielle principale du futur drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) européen.

Le leadership de la France en danger

A moyen terme, la France va donc perdre son leadership dans l'observation optique et a confié les rênes du drone MALE à Berlin... avec le succès que l'on connait. Ainsi, récemment, Dassault Aviation a rapatrié en France ses équipes quand les Allemands ont exigé de développer les commandes de vol électriques. D'ailleurs, Jean-Yves Le Drian avait rappelé que le choix d'Helios "était celui de l'indépendance, de notre autonomie stratégique, dans un domaine devenu essentiel à la conduite des opérations. Nous étions alors les premiers à faire un tel choix en Europe et les troisièmes dans le monde". A l'avenir, la France devra désormais composer avec les Allemands dans l'optique spatiale. 

Tout était parfait jusqu'à cette commande de deux satellites d'observation optique à très haute résolution (30 cm) de Berlin à OHB, qui ne maîtrise pas cette technologie déjà dépassée. Même si elle s'en défend en jouant sur les mots, l'Allemagne a bel et bien rompu ces accords. La direction générale de l'armement (DGA) est même intervenue il y a deux mois environ. En pure perte. Sous l'influence de son industrie spatiale, l'Allemagne est passée outre cette fois-ci et a refusé une aide industrielle française. Elle avait déjà tenté dans le passé d'imposer le projet Hiros (High Resolution Optical System ou Système optique à haute résolution) développé à partir de 2009 avec les États-Unis. Mais Berlin y avait finalement renoncé après une intervention musclée de l'ancien délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon.

Mais de qui se moque l'Allemagne?

L'Allemagne justifie cette décision en expliquant que ces deux satellites seront utilisés par les services secrets allemands (BND) placés sous l'autorité de la chancellerie et non du ministère de la Défense allemand lié par les accords de Schwerin. La ficelle est grosse... et les Allemands se moquent bien une nouvelle fois des Français. Une habitude mais ils ont bien raison d'insister finalement puisque les politiques français encouragent avec beaucoup de naïveté et de romantisme la coopération franco-allemande. C'est donc un nouveau renoncement de la France face à une Allemagne puissante qui avance. Car avec ce programme, Berlin crée un nouvel acteur (OHB) dans l'observation optique qui va, dans le futur, concurrencer Thales et Airbus à l'export. Mais les politiques passent et les emplois... disparaissent.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/observation-spatiale-quand-l-allemagne-se-joue-de-la-france-760854.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20171208

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dimanche 10 décembre 2017

Martin Schulz relance l'idée des Etats-Unis d'Europe

Lors du congrès du SPD le 7 décembre, Martin Schulz a émis le vœu fédéraliste de refonder l'Union européenne en Etats-Unis d'Europe. L'ex-président du Parlement souhaite que les Etats écrivent une nouvelle constitution européenne pour 2025.

ACT SCHULTZ UE

Lors du congrès de son parti le 7 décembre, Martin Schulz, président du Parti social-démocrate allemand (SPD), a plaidé pour l'antienne des Etats-Unis d'Europe. Concept qui avait déjà germé en 1925 lors du congrès du SPD à Heidelbgerg. Reprise ensuite après la seconde guerre mondiale par Jean Monnet, l'idée des Etats-Unis d'Europe promeut la casse des Etats-nations pour promouvoir une seule et même entité : l'Europe. Dans une conception tout autre, au XIXe siècle, Victor Hugo avait lui aussi promu les Etats-Unis d'Europe, mais sans l'effacement des particularités nationales.

Pour appuyer son discours, Martin Schulz a émis l'idée que les Etats européens se penchent sur l'écriture d'une nouvelle constitution pour 2025. Le leader de la gauche allemande prévient : ceux qui refuseront de se prêter au jeu, seront exclus du nouvel objet politique à construire. Une conception qui devrait satisfaire Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne. Ce dernier avait notamment déclaré, suite au refus d'effacer la dette grecque, dans Le Figaro du 28 janvier 2015 : «Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens.»

Martin Schulz menace les Etats qui s'écartent de ses valeurs européennes

Martin Schulz met ainsi en garde certains pays du groupe de Visegrad comme la Hongrie. Des Etats qui sont actuellement renvoyés devant la Cour de justice de l'Union européenne pour avoir refusé de se conformer aux accords européens sur les quotas de migrants à accueillir. 

Martin Schulz espère également dominer les réticences de certaines nations, souvent rétives à la perspective fédérale... et particulièrement la France pour son «non», lors du référendum de 2005, sur la création d'un traité établissant une constitution pour l'Europe.

«Seule une Europe forte peut forcer les géants comme Facebook et Google à respecter nos règles et les droits basiques», a-t-il déclaré.

En outre, Martin Schulz a souhaité la création d'un ministère européen des finances pour lutter contre l'évasion fiscale.

Un appel du pied clair à Emmanuel Macron, président de la République française, qui en a fait l'un de ses chevaux de bataille pour son mandat.  

Endosser un statut de leader pour mieux négocier avec Angela Merkel ?

Contesté par l'électorat lors des législatives de septembre, le SPD a atteint un score historiquement bas (20,5%). Martin Schulz espère-t-il, en se posant en chantre du fédéralisme, retrouver une légitimité sur la scène politique ?

Son autorité dans la conviction européenne pourrait également viser à déstabiliser Angela Merkel qui peine actuellement à fonder une coalition majoritaire au Parlement. Le SPD, qui négocie actuellement avec la droite allemande, pourrait tenter d'imposer son programme européen à Angela Merkel. L'actuelle chancelière se retrouverait dans une position difficile, puisqu'elle a besoin du SPD pour former une alliance politique et ainsi empêcher de nouvelles élections.

https://francais.rt.com/international/46315-martin-schulz-relance-idee-chimerique-etats-unis-europe

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"Reprise ensuite après la seconde guerre mondiale par Jean Monnet, l'idée des Etats-Unis d'Europe promeut la casse des Etats-nations pour promouvoir une seule et même entité : l'Europe": le journaliste omet un "détail": le projet d'Europe nouvelle promue par un certain... Adolf Hitler! Assisté de son juriste Walter Hallstein, qui fut le 1° président de la Commission européenne après la guerre.  P.G.

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mercredi 6 décembre 2017

Vingt-sept ans après, l’Allemagne de l’Est ne s’est pas remise de son annexion par l’Ouest

Vladimiro Giacchè est un économiste italien, actuellement président du Centre de recherche européenne de Rome. Fin connaisseur de l’Europe et de l’Allemagne, il est l’auteur d’un ouvrage original et riche sur la réunification allemande, Le second Anschluss – l’annexion de la RDA(édition Delga, 2015). Alors que l’Allemagne vient de voter dans le cadre d’élections législatives dont les résultats fragilisent Angela Merkel et quelques jour après le vingt-septième anniversaire de l’unité du pays, il a bien voulu répondre aux questions de L’arène nue.

ARG RDA ANSCHLUSS

[Cet entretien a été traduit de l’italien par une fine équipe composée de Luca Di Gregorio, Gilles Tournier et Paul Moesch : un grand merci.]
Les résultats des élections législatives en Allemagne ont révélé de profondes divergences entre l’Ouest et l’Est du pays. Dans l’ex-RDA, le parti AfD fait 21,5 %, et est arrivé second. Die Linke y a réalisé ses meilleurs score (16 % contre 9 % au niveau national). J’imagine que vous n’en être guère surpris. Comment l’expliquez-vous ?
Aucune surprise, en effet. C’est la conséquence d’un pays qui reste toujours divisé vingt-sept ans après son unification, en même temps que d’un accroissement des inégalités sociales ces dernières années. Un citoyen qui vit en Allemagne de l’Est a deux fois plus de chances d’être chômeur que s’il vivait à l’Ouest. Et lorsqu’il travaille, il perçoit un salaire inférieur de 25 % à ce que perçoit un travailleur de l’Ouest.
Cela n’a pas grand chose à voir avec l’incapacité supposée des Allemands de l’Est à travailler (car oui, cet argument a parfois été avancé). C’est au contraire lié aux modalités de l’unification allemande. C’est lié au fait qu’à la nécessité de réaliser rapidement l’unité politique, qu’à la nécessité idéologique de supprimer complètement la RDA, ont été sacrifiées des exigences économiques élémentaires, en particulier celle de sauvegarder autant que possible l’industrie et les emplois des citoyens de l’Est. On a pratiqué la politique de la tabula rasa, en établissant le taux de change à un contre un entre le mark de l’Ouest et le mark de l’Est. Ce faisant, on a mis l’industrie de la RDA hors-jeu. Par ailleurs, l’ensemble du patrimoine industriel de l’ex-RDA a été confié à une société fiduciaire, la Treuhandanstalt, qui l’a liquidé, créant instantanément des millions de chômeurs. Il est beaucoup plus facile de fermer une industrie que de la reconstruire. Mais depuis, on s’est hélas rendu compte que lorsqu’on désindustrialise un pays (la désindustrialisation de la RDA n’a aucun autre exemple en Europe en période de paix) les conséquences peuvent durer des décennies, sinon des siècles. Le «Financial Times Deutschland» du 18 juin 2008 affirmait d’ailleurs que pour aligner complètement les revenus des deux parties de l’Allemagne, il faudrait 320 ans…
Le plus ridicule est que l’unification de l’Allemagne nous est présentée aujourd’hui comme une réussite opposable, par exemple, au destin du Mezzogiorno italien. La vérité, c’est que de tous les pays ex-socialistes d’Europe orientale, les territoires de l’Allemagne de l’Est sont ceux qui, en valeur absolue, ont connu le moins de croissance ces 27 dernières années. Il est dès lors normal que les citoyens qui vivent dans ces territoires se sentent abandonnés par la politique, et qu’ils expriment leur protestation par le vote. D’autant que comme on le sait, le pourcentage de pauvres (et de travailleurs pauvres – les working poors) en Allemagne a augmenté partout ces dernières années, et pas seulement à l’Est. C’est aussi le résultat du fameux « Agenda 2010 » de Schröder que Macron, à ce qu’il semble, veut aujourd’hui reproduire en France.
Dans votre livre, « Le second Anschluss » vous expliquez qu’au moment de la réunification, l’ex-RDA a été « criminalisée », que ses élites ont été écartées. Outre les problèmes économiques générés par une unification brutale, tout cela n’a-t-il pas généré également un traumatisme identitaire ?
Oui, c’est un autre aspect considérable et peu connu de cette affaire. L’élite, non seulement politique mais aussi scientifique et culturelle de l’ex-RDA, a été complètement évincée. Aujourd’hui encore, rares sont les professeurs des universités enseignant à l’Est qui ne proviennent pas de l’Ouest. Dans la magistrature et dans l’armée, la proportion des « Ossies » est quasi nulle. Tous les instituts et les académies de l’Est ont été liquidés en un temps record. Certains, tel le juriste et éditorialiste Arnulf Baring, sont même allés jusqu’à écrire des citoyens de l’Est qu’ils avaient été « mentalement altérés » par le « régime collectiviste », et qu’ils étaient donc devenus malgré eux un « élément freinant d’un point de vue systémique».
Ces pratiques et ces propos ont évidemment contribué à engendrer dans une large frange de la population d’ex-Allemagne de l’Est, la sensation d’avoir été colonisée, et de voir mise en cause sa propre identité. Il est d’ailleurs intéressant d’observer que la population de l’Est ne partage guère l’idée – majoritaire dans le monde politique et dans les médias mainstream – selon laquelel tout ce qui existait en RDA, méritait d’être éliminé. Un sondage commandé par le gouvernement à l’institut de recherche EMNID pour le vingtième anniversaire de la chute du Mur a en effet montré que 49% des habitants de l’ex-RDA approuvaient l’affirmation suivante : « la RDA avait plus d’aspects positifs que d’aspects négatifs. Il y avait des problèmes, mais on vivait bien ». Pour les « Ossies », la diabolisation de la RDA a donc largement été perçue comme une mise en cause de leur histoire personnelle et de leur identité.
Vous expliquez que l’unification allemande s’est faite par la monnaie, et que c’était une si mauvaise idée que le patron de la Bundesbank de l’époque, Karl-Otto Pöhl, était contre. Le même fut ensuite un farouche opposant à la mise en place de l’euro. Existe-t-il des similitudes entre l’unification monétaire des deux Allemagnes et la création de la monnaie unique européenne ?
Le témoignage de Karl-Otto Pöhl est très intéressant. Il était en effet opposé, en 1990, à l’unification monétaire immédiate. Celle-ci a cependant été réalisée, de surcroît au taux de 1 Deutschemark contre 1 Ostmark, alors que le taux de change réel dans les relations économiques entre les deux Allemagne était jusque-là de 1 pour 4,44. Du coup, le prix des marchandises produites en RDA s’est trouvé réévalué du jour au lendemain de 350 % ! Deux ans plus tard, Pöhl pouvait affirmer devant une commission d’enquête parlementaire que dans ces conditions « les entreprises de RDA perdraient toute compétitivité », et conclure en disant qu’on avait administré à l’Est « un remède de cheval qu’aucune économie ne pourrait supporter. » À l’époque de cette commission d’enquête, Pöhl n’était plus président de la Bundesbank. Il s’était en effet retiré en 1991, peu de temps après une audition au Parlement européen durant laquelle il avait déjà présenté l’unification monétaire allemande comme « un désastre », et déconseillé à ses auditeurs de ne pas renouveler l’erreur à l’échelon européen. Comme on le sait, il n’a pas été écouté.
Mais quelles sont les ressemblances entre les deux unions monétaires ?
La plus importante tient au fait qu’une monnaie n’est pas simplement une monnaie, mais intègre des rapport juridiques et sociaux. Dans le cas du Deutschemark, il s’agissait de rapports sociaux capitalistes ( ceux de la prétendue « économie sociale de marché » allemande ). Dans le cas de l’euro, il s’agit du néolibéralisme qui inspire le traité de Maastricht et qui se caractérise par l’indépendance de la Banque Centrale par rapport aux gouvernements (ce qui signifie la dépendance de nombreux gouvernements par rapport à cette Banque centrale), dont l’objet unique est la stabilité des prix ( et pas l’emploi ).
En découle une compétition entre les États est fondée sur le dumping social et fiscal, où celui qui joue le jeu le premier est gagnant. Évidemment, dans le contexte d’une monnaie unique, au sein de laquelle il est par définition impossible d’ajuster les différences de compétitivité par le taux de change, la victoire n’admet aucune contestation. L’Allemagne a joué ce jeu avec l’Agenda 2010 de Schröder et une forte réduction des impôts sur les entreprises. Résultat : une énorme croissance de sa balance commerciale, tandis que les autre États de la zone euro étaient en déficit. Du coup dans de nombreux autres pays européens et de la même façon quoi qu’avec une intensité moindre, on a pu observer, après 2008 des phénomènes semblables à ceux qui s’étaient manifestés en Allemagne de l’Est après la réunification : chute du PIB, désindustrialisation, augmentation du chômage, déficit de la balance commerciale, augmentation de la dette publique, émigration.
Les ressemblances, comme on peut voir, ne sont donc pas négligeables. Mais il y a également des différences, positives ou négatives. Dans l’eurozone, on n’a jamais vu se mettre en place la parité déraisonnable des monnaies comme ça avait été le cas entre le DM et l’Ostmark. En revanche, il n’y a pas eu non plus les transferts de fonds massifs qu’a effectués la RFA au profit de la RDA. L’opposition têtue de l’Allemagne à ce type de transferts démontre que la classe dirigeante de ce pays n’a pas retenu la leçon de l’unification d’un point de vue économique. Cette leçon est la suivante : si tu désindustrialises ton voisin, et si tu veux qu’il continue à acheter tes produits, tu dois financer sa consommation. L’Allemagne espère obtenir le beurre et l’argent du beurre, ce qui ne fait que rendre explosives les contradictions au sein de l’Eurogroupe.
On a évoqué plus haut la Treuhand, l’outil créé pour privatiser à toute vitesse en Allemagne de l’Est. N’était-elle pas une sorte d’ancêtre de la « Troïka » qui a si durement sévi dans les pays d’Europe du Sud ?
Si, bien sûr ! La réactivation d’une Treuhand pour la Grèce fait partie du train de mesures acceptées par Alexis Tsipras durant l’été 2015. Il s’agit en substance d’exproprier une partie du patrimoine public grec (dans le cas de l’Allemagne de l’Est, il s’agissait de la totalité), et de le confier à une société fiduciaire placée sous le contrôle des créanciers. En octobre 2016, j’ai participé à un congrès à Berlin durant lequel a été mise en évidence la continuité entre les privatisations opérées par la Treuhandanstalt et les mesures imposées par la « Troïka » et l’Eurogroupe à la Grèce. Il est incroyable que ce modèle ait été de nouveau choisi vu le désastre qu’il a provoqué en ex-RDA, c’est à dire la destruction de richesses pour un montant de 900 milliards de DM de l’époque, et l’anéantissement de l’industrie de l’Est. C’est là qu’on voit à quel point il peut être funeste de d’ignorer les leçons de l’histoire.
Aujourd’hui, vous qui avez écrit tour à tour sur l’Europe et sur l’Allemagne, comment voyez-vous l’avenir de ce pays, et celui de notre continent ?
Je ne suis pas très optimiste. L’Allemagne semble prisonnière de sa politique mercantiliste et incapable de modifier son approche. Chez les autres grands pays européens – à commencer par la France – demeure l’illusion de pouvoir la suivre sur son terrain. Il me semble que ni les classes dirigeantes allemandes ni celles européennes ne soient conscientes des immenses dégâts causés par l’idée de faire de l’union monétaire l’alpha et l’oméga de l’union politique du continent.
La plus grande promesse de la monnaie unique, celle de promouvoir la convergence entre les économies, a été trahie (et il ne pouvait en aller autrement, à la lumière du contenu du Traité de Maastricht). C’est le contraire qui s’est produit. La conséquence est une instabilité structurelle de la zone euro, mais également une dégradation des relations entre pays d’Europe, un «blame game» («jeu des reproches») continu et réciproque et la fin de toute volonté de solidarité européenne. On l’a parfaitement vu hier au sujet de la Grèce, on le voit encore aujourd’hui au sujet de la crise migratoire.
Voilà pour les dégâts. Quant aux risques, ils ne sont pas moindres. Le risque majeur est celui de l’explosion non coordonnée de la zone monétaire. La chose la plus raisonnable à faire serait de désamorcer cette bombe, et de le faire tous ensemble, en réfléchissant à la manière d’éliminer l’euro de la façon la moins douloureuse possible. Je constate qu’au contraire, on continue à divaguer sur un surcroît d’intégration européenne. Cette attitude est digne de ceux qui pensent que pour résoudre les problèmes d’un immeuble construit sur de mauvaises fondations il faut ajouter un nouvel étage. En général, dans ces cas-là, les choses ne se terminent pas bien.
Source : L’arène nue, Coralie Delaume, 05-10-2017
https://www.les-crises.fr/v-giacche-vingt-sept-ans-apres-lallemagne-de-lest-ne-sest-pas-remise-de-son-annexion-par-louest/

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mardi 5 décembre 2017

Le régionalisme entraînera la mort de la France

On ne se lassera jamais d'expliquer et de ré- expliquer ce qu'on ne dit jamais dans les médias, "opposition" comprise (FN/FI...).

Voici une ancienne interview de Pierre Hilard proche de nos analyses sur la question des réformes territoriales.   P.G.


 

ARG HILLARD REGIONS

Dans sa récente conférence de presse, le chef de l’État (François Hollande au moment de cet article) avait fait part de sa volonté de diminuer le nombre de régions, tout en augmentant leur taille et leur puissance. Comment recevez-vous ce projet ?

PH : L’idée n’est pas nouvelle. Déjà, en 2009, le rapport Balladur avait lancé un projet similaire. Le président Hollande veut, apparemment, procéder à une refonte des frontières régionales françaises. En dehors de la modification territoriale, il est difficile de savoir quelles compétences nouvelles seront attribuées à ces régions. Pour le moment, aucune information n’a filtré de l’Elysée. On peut, cependant, être sûr que ces blocs régionaux vont acquérir tôt ou tard des prérogatives supplémentaires car c’est la finalité du projet. Suis-je étonné d’une telle annonce … bien sûr que non. Elle n’est que la conséquence d’un long travail fait en amont dans le cadre de l’Union européenne. Celle-ci s’inspire du travail fait en coulisses par l’Allemagne.

Peut-on y voir une tendance à tendre vers le modèle allemand des Länder ?

PH : L’Union européenne est le diffuseur des principes régissant la spiritualité politique allemande : régionalisme ethnique et technocratique dans un cadre fédéral. Le principe régionaliste a toujours été prégnant depuis l’existence de la CEE puis de l’UE. Il a vraiment décollé avec l’adoption du Traité de Maastricht (1992) instituant le principe du fédéralisme. J’explique tout cela d’une manière détaillée dans mon livre « Minorités et régionalismes ». Grâce aux travaux du professeur en science politique, Rudolf Hrbek [1], nous savons que les préparatifs ont vraiment commencé en 1987 :

« Le point de départ de cette nouvelle série d’initiatives fut la résolution de la Conférence des Ministres-Présidents d’octobre 1987 à Munich, où il fut fixé comme objectif « une Europe à structure fédérale ».

« Deux ans plus tard, les Ministres-Présidents des Länder créèrent un groupe de travail de leurs chancelleries d’Etat en lui commandant un rapport sur la position des Länder et des régions face aux développements futurs de l’Union européenne. Remis aux Ministres-Présidents en mai 1990, ce rapport détaillé, contenant des propositions concrètes pour une révision des traités régissant la Communauté, comprenait quatre points principaux :

√ Introduction du principe de subsidiarité, modèles pour la participation des Länder et des régions aux travaux du Conseil des ministres,

√ Création au plan communautaire d’un Organe spécial,

√ Possibilité pour les Länder et les régions d’intenter en tant que tels des actions auprès de la Cour de Justice européenne.

Ces revendications furent soutenues par deux résolutions : l’une des Ministres-Présidents du 7 juillet 1990 et l’autre du Bundesrat du 24 août 1990.

La résolution du Bundesrat demandait en outre au gouvernement fédéral de faire participer les Länder aux travaux (y compris les travaux préparatoires) de la Conférence gouvernementale et à l’élaboration des positions qui seraient adoptées par les négociateurs allemands. Le gouvernement fédéral répondit favorablement à cette demande des Länder : ce n’est que durant les négociations finales à Maastricht que les chefs d’Etat et de gouvernement restèrent seuls avec les ministres des Affaires étrangères. Dans la phase préparatoire, au contraire, les Länder et le gouvernement fédéral collaborèrent de façon très étroite. »

Tous ces travaux se sont associés à une multitude de rapports et textes en tout genre élaborés au sein d’instituts comme l’Assemblée des Régions Frontalières Européennes (ARFE, institut européen, en fait allemand), l’Assemblée des régions d’Europe (ARE) ou le Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux d’Europe (CPLRE). Les Commissions de l’ARE et du CPLRE dans les années 1980 et 1990 étaient occupés par des Allemands travaillant en liaison permanente avec des Catalans, des Basques, des Friouls-Vénitiens, des Galiciens ou des Flamands.

Ce travail a permis d’élaborer des mesures favorisant le régionalisme, l’ethnicisme et la promotion de la coopération transfrontalière afin de faire disparaître les frontières étatiques au profit d’eurorégions. Ces dernières ont pour vocation de réunir des régions de part et d’autre des frontières devenues obsolètes. C’est un remodelage complet des structures internes des pays européens qui est en cours.

Ajoutons que le décollage véritable de la régionalisation s’appuie sur la recommandation 34 (1997) du rapporteur allemand Peter Rabe, député du Land de Basse-Saxe, à l’époque dirigé par Gerhard Schröder. C’est ce document qui propulse le principe régionaliste dont la finalité est de donner aux collectivités régionales un poids économique, fiscal, administratif, etc. complet en contournant l’autorité nationale au profit d’un dialogue direct avec Bruxelles et ses lobbies. Si le processus va à son terme, c’est la mort de la France comme de tous les États européens. Dans cette affaire, François Hollande et ses ministres ne font que suivre une feuille de route élaborée depuis longtemps.

 


 

« C’est le retour de baronnies dans le cadre d’un Saint-Empire romain germanique élargi à l’échelle de l’Europe. »

 

Pierre Hillard

 


 

Enfin, peut-on parler, comme l’évoquait l’un de nos contributeurs récemment, d’un retour à la féodalité dicté par Bruxelles ?

PH : C’est exactement cela. C’est le retour de baronnies dans le cadre d’un Saint-Empire romain germanique élargi à l’échelle de l’Europe. Nous avons et nous aurons de plus en plus des potentats locaux qui seront cajolés par les lobbies et toutes les représentations étrangères planétaires présents à Bruxelles. On imagine sans peine les magouilles en tout genre. D’autant plus que la Commission européenne saura jouer des rivalités entre régions pour abaisser les protections sociales. C’est la région dite « la plus compétitive » qui sera la mieux vue. Déjà, on évoque des smics régionaux.

Il va de soi aussi que les remboursements médicaux ou soins dentaires seront tirés vers le bas dans le cadre d’un mondialisme œuvrant en faveur d’une gouvernance mondiale. N’oublions pas que le processus de régionalisation va de pair avec l’instauration d’un marché transatlantique. C’est lié. Il faut détruire les Etats pour laisser la place à une multitude de régions qui n’offriront aucune résistance aux produits et aux normes venant d’outre-Atlantique.

Si le président Bill Clinton, recevant en 2000 la plus haute distinction euro-fédéraliste, le Prix Charlemagne, a prôné la régionalisation de l’Europe, ce n’est sûrement pas l’effet du hasard. Nous sommes engagés dans une spirale. Malheureusement, les Français dans leur grande majorité n’ont pas compris la finalité de cette politique. Sauf miracle (et j’y crois), il ne faut pas oublier l’enseignement de l’histoire qui rappelle que la nature élimine les êtres et les États qui ne perçoivent pas les dangers mortels.

 

Pierre Hillard

https://aphadolie.com/2017/12/05/les-euroregions-pour-dynamiter-les-etats/

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dimanche 3 décembre 2017

En attendant Berlin…

En attendant Godot… Les dirigeants européens semblent désespérément inventer une nouvelle version de la pièce de Beckett, avec dans le rôle-titre… Berlin.

ARG REICH BECKETT

Car la crise politique que connaît actuellement l’Allemagne inquiète au plus haut point les « partenaires européens », à commencer par le président français. Selon la fable élaborée par les services de communication bruxellois, l’Union européenne reprenait depuis peu du poil de la bête après les multiples crises qui l’avaient placée au bord du gouffre. Les « populistes » refluaient, l’amour de l’Europe saisissait les citoyens, et Emmanuel Macron, en nouveau Jupiter, était en passe de revigorer l’âme et l’intégration européennes.

Et, patatras, la chancelière chancelle. Déjà il y a un an, les élites euro-occidentales s’étaient trouvées orphelines d’un maître respecté à Washington. Et voilà que la puissance dominante du Vieux Continent entre dans une phase d’incertitude – un peu comme un père surpris dans un moment de faiblesse par ses enfants éberlués. En France, plusieurs responsables politiques et leurs relais médiatiques semblent tout à la fois irrités et déstabilisés par l’absence d’une direction ferme à Berlin. Ce que moquait déjà le général de Gaulle en son temps : « il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité ; ils sont faits pour faire des courbettes aux autres ».

Il faut pourtant revenir à la réalité : ce n’est pas du fait d’un malheureux concours de circonstance que la République fédérale est pour l’heure incapable de jouer le rôle que Paris, Bruxelles et consorts attendent d’elle. C’est pour une raison que ces enthousiastes de la démocratie semblent avoir du mal à admettre : le vote des électeurs allemands. Car, à l’issue du scrutin du 24 septembre, 92 députés de l’AfD et 69 du parti Die Linke siègent au Bundestag – deux formations qui ont un point commun : en vertu d’un article non écrit de la Loi fondamentale d’outre-Rhin, ils n’ont pas le droit de participer à une coalition gouvernementale. Or quoiqu’on pense de l’une ou de l’autre de ces formations, leur représentation résulte bien d’un choix délibéré des électeurs.

Un phénomène qui s’étend au sein de l’UE

L’Allemagne est ainsi touchée par un phénomène qui s’étend au sein de l’Union européenne : le rabougrissement des formations dites « centrales », souvent classées « centre-gauche » et « centre-droit », et qui, au-delà des nuances (parfois minuscules voire inexistantes), défendent le système économico-politique en place, en tout cas se posent en garant de sa pérennité fondamentale.

Avec bien sûr des différences et des exceptions selon les pays, ces deux grands mouvements – les conservateurs et les sociaux-démocrates – représentaient grosso modo trois électeurs sur quatre il y a quelques décennies, voire quelques années ; ils en cumulent maintenant à peine un sur deux. Ce qui complique beaucoup la formation de majorités stables.

Sous une forme ou sous une autre, cette tendance s’est observée ainsi en Autriche, en Espagne, aux Pays-Bas, en Grèce, en Suède, au Danemark….

En Italie, ce fut le Parti communiste et la démocratie-chrétienne qui se sont « éparpillés façon puzzle », ouvrant la voie à un improbable paysage politique et à l’apparition du Mouvement cinq étoiles, devenu en quelques années la première force politique potentielle – on en saura plus au printemps prochain. Le scrutin tchèque des 20 et 21 octobre, qui a vu le triomphe d’un milliardaire « populiste » (anti-immigration et anti-euro), constitue également un avatar de ce phénomène.

Les élections françaises du printemps 2017 représentent même une version extrême de cette évolution : les deux partis précédemment dominants ont ou sont en passe d’imploser, l’oligarchie reprenant directement les rênes via une sorte de « grande coalition » à l’intérieur même d’un nouveau parti.

Bien entendu, il faut se garder d’une interprétation unique, tant les histoires et cultures politiques diffèrent d’un pays à l’autre (c’est la raison pour laquelle ne peut exister un « peuple européen »). Mais il est peu douteux qu’un facteur commun joue : le ras-le-bol populaire face à une intégration européenne visant en toute chose l’« harmonisation » (austérité sans fin, casse des codes du travail, et désormais lancement de la « défense » commune…), une intégration défendue bec et ongles – au point d’en faire parfois un programme commun – par les forces dites centrales.

Que celles-ci voient leur base s’éroder, voire s’effondrer, ne doit donc rien au hasard. Leur équation consiste désormais à poursuivre la même politique, et notamment de nouvelles « avancées » européennes, malgré ces désaveux à répétition.

Si demain, une nouvelle « grande coalition » devait voir le jour outre-Rhin (ce qui n’est pas encore certain), celle-ci prendrait la forme d’une spectaculaire alliance des battus. Car, avec 33%, la CDU/CSU a obtenu son pire résultat de l’après-guerre, tandis que, pour le SPD (20,5%), il faut remonter à 1890 pour trouver trace d’un score si bas (à l’exception des années 1932-1933).

Une telle coalition serait à l’évidence un déni du verdict populaire. Mais ce serait très probablement également un facteur d’instabilité européenne à moyen terme – et même peut-être à court terme.

Quitte à désespérer Jupiter.

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samedi 2 décembre 2017

ALLEMAGNE: LA CRISE POLITIQUE FRAPPE AUSSI LE CŒUR DE L’UE

Le Monde titre : La crise politique en Allemagne est une très mauvaise nouvelle pour l’.

ARG ALLEMAGNE MERKEL CRISE

On pourrait donc légitimement se dire que c’est une bonne nouvelle pour les peuples d’ Europe.

Le Monde étant le porte-parole de la fraction la plus européiste du grand capital, et l’affaiblissement le l’impérialisme germanique étant en soi une bonne nouvelle, il est légitime de s’interroger.

Comme toujours les choses sont un peu plus complexes.

Première donnée : le pays donné comme modèle par tous les politiciens (vraie droite, fausse gauche, fachos confondus), les médias, les experts et autres “élites” auto-proclamées est en crise politique ouverte.

Cette crise qui s’exprime politiquement est déterminée en grande partie par la crise du capitalisme qui frappe aussi l’ Allemagne. Depuis Schröder, le chancelier social-démocrate qui a mis en œuvre les loi Hartz, le peuple allemand vit les conséquences de cette politique ultra-libérale : salaires bas, précarité, services publics en capilotade… Certes le grand capital allemand se porte bien mais certainement pas les travailleurs même si le “syndicalisme de service” qui fait saliver la CFDT permet à certains secteurs économiques, ceux dans lesquels est concentrée l’aristocratie ouvrière (elle-même de plus en plus « cernée ») d’atténuer la rigueur de la purge. Reste que cette société allemande connait des inégalités profondes, que la domination du grand capital y est aussi rapace qu’ailleurs, que tout l’Est du pays, les « Ossies » de l’ex-République démocratique allemande, reste profondément discriminé et marginalisé.

Deuxième donnée : l’affaiblissement du noyau dirigeant de l’ est en effet une bonne nouvelle. Il est vrai que l’ rejetée de plus en plus nettement par les peuples et que ses dirigeants cherchent des solutions à ce rejet massif. Macron et voudraient approfondir encore la dimension supranationale et antidémocratique de l’ et son intégration à l’ensemble euro-atlantique en particulier à travers l’ OTAN, l’armée européenne et le « gouvernement de la zone euro ».

Mais une telle politique nécessite l’assentiment d’une base de masse qui fait défaut autant au gouvernement allemand que français. En outre, toute une partie du grand patronat allemand – qui prêche la supranationalité aux autres pays mais qui campe sur des positions franchement nationalistes pour la RFA, refuse de payer le prix de ces « coopérations renforcées » et veut aggraver les asymétries existantes : à la RFA le pilotage global au nom de la « bonne gouvernance européenne », à chaque pays vassalisé l’obligation de régler par lui-même les énormes déséquilibres produits par l’alignement sur le mark des monnaies plus faibles, franc, lire, peseta, etc.. La crise politique de la CDU-CSU dans sa recherche d’alliances avec les Libéraux et les Verts démontre la difficulté de trouver un consensus même parmi la caste dirigeante qui reste encore sous la pression du vote des électeurs. Bref que Macron enrage de voir sa suzeraine Merkel obligée à des mois de négociations pour parvenir à former son gouvernement et accélérer la marche vers le Saint Empire Germanique est plutôt encourageant pour les progressistes internationalistes et patriotes : quand ceux d’en haut se disputent, des espaces s’ouvrent pour “ceux d’en bas”… et l’illusion mortifère d’une Europe “sociale”, “démocratique”, d’une “coopération à égalité entre Paris et Berlin”, recule d’autant dans les consciences.

Troisième donnée : une situation de crise n’ouvre pas nécessairement une perspective progressiste. Les dernières élections législatives ont été marquées par l’affirmation d’un courant d’extrême-droite, l’ AfD (Alternative für Deutschland) dont l’essentiel des députés sont de francs nostalgiques du Grand Reich. Et des élections législatives après cette période de crise politique pourraient favoriser l’ AfD. Mais ce raisonnement s’il peut avoir une traduction concrète, a la faiblesse de ne pas analyser le pourquoi d’une telle situation dans un pays aussi puissant et aussi riche que l’ Allemagne fédérale. Pourquoi la vraie gauche allemande et nos camarades communistes en première ligne ne parviennent-ils pas à construire une véritable alternative progressiste ? Pourquoi la colère sociale s’exprime-t-elle par un vote en faveur de l’ AfD ? La criminalisation du communisme, le flot de propagande déversée contre la RDA, la dérive droitière et opportuniste de Die Linke avec à sa tête des anti-communistes patentés comme Gisy, un syndicalisme de collaboration de classe, des communistes frappés depuis des décennies par une répression ouverte ou sournoise, la dépolitisation qu’entraînent les “grandes coalitions” SPD-CDU pour faire la même politique au service des intérêts du grand capital, tout cela créé un écosystème politique peu favorable aux forces progressistes.*

Reste qu’avant d’arriver aux élections il est possible d’assister, une fois encore, à la constitution d’une nouvelle “grand coalition” de la droite avec les sociaux-démocrates sous le prétexte fallacieux de barrer la route à l’ AfD. Ici aussi nous connaissons cette musique qui a amené des gogos mais aussi des capitulards, comme les dirigeants du PCF, à appeler à voter Macron pour, prétendument, barrer la route au FN… alors qu’à peine intronisé, Macron s’est empressé de perpétuer l’état d’urgence liberticide en l’inscrivant dans le marbre de la loi. Alors que c’est justement les politiques menées par les Macron, Schröder, Merkel qui aggravent chaque jour la fascisation et qui ouvrent les portes au fascisme.

(...)

Commission Internationale du PRCF – pour www.initiative-communiste.fr

https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/allemagne-crise-politique-frappe-coeur-de-lue/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)


 

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*Il serait peut- être judicieux, si on veut éviter le piège du vote anti- fasciste, de cesser de relayer la propagande des partis européistes en taxant systématiquement l'AfD d'extrême droite...Surtout quand on porte, qu'on le veuille ou non, une histoire qui a laissé des traces dans la conscience des "progressistes"...Mais ça, c'est aux authentiques communistes de résoudre leurs propres contradictions! En tous cas, saluons leur lucidité sur la question euro- atlantiste.  P.G.

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