Ici on s'intéresse aux techniques de propagande ... et on tourne en dérision le boniment de l'UE.

vendredi 17 novembre 2017

Airbus s'apprête à signer une commande historique de 40 milliards de dollars

Scandale et manipulation !
Voilà avec quelle photo RTL illustre son article sur Airbus
Or Airbus n'a rien à voir avec l'UE mais on veut le faire croire ! S.R.


L'avionneur annonçait, mardi 14 novembre, une commande historique de 430 moyen-courriers de la famille A320 par la société américaine d'investissements Indigo Partners.

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Mercredi 15 novembre. Airbus devait en effet officialiser en marge du salon aéronautique de Dubaï (Émirats arabes unis) une commande historique de 430 moyens-courriers de la famille A320 par la société américaine d'investissements Indigo Partners pour un montant de 40 milliards de dollars (34 millions d'euros).

Cette commande, la plus importante de l'histoire de l'avionneur, porte sur des A320neo et des A321neo, la version remotorisée du best-seller d'Airbus. Cette vente va plus que doubler le carnet de commandes nettes du géant européen cette année, qui ressortait à 288 appareils à fin octobre et permettrait à la firme européenne de dépasser son rival américain Boeing en commandes cette année, avec 718 commandes contre 605 pour le groupe américain.

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/airbus-s-apprete-a-signer-une-commande-historique-de-40-milliards-de-dollars-7790971949


 

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Asselineau (UPR) Arnaque Airbus

https://www.youtube.com/watch?v=b3sBaW-Opa8

 

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mercredi 15 novembre 2017

La rupture avec l’UE, oui mais comment ? La France Insoumise ne sait toujours pas...

Pour l’ensemble des courants qualifiés souvent de façon péjorative de « souverainistes », la soumission de la France et de ses politiques aux institutions supra nationales, à l’union européenne, la banque centrale européenne, à l’OTAN, au CETA entre autres constituent à juste titre un abandon de souveraineté qui interdit toute politique conforme aux intérêts et à la volonté du peuple. Plus, la démocratie se trouve bafouée. La conclusion s’imposerait donc d’elle-même. Il faut rompre avec l’union européenne, avec l’euro, sortir de l’OTAN, refuser la ratification du CETA. Il y a peu encore, de telles positions étaient disqualifiées avant toute discussion. L’évocation de la nation ou encore de la souveraineté était ramenée à un lepénisme de base. La confusion et l’ignorance –feinte ou bien réelle- substituait l’injure à la réflexion et à l’échange d’arguments.

ARG MELUCH UE PLANS

Pourtant ce débat est essentiel pour au moins trois raisons. D’abord clarifier les positions sans sectarisme, sans dogmatisme. Ensuite renforcer l’opposition au néolibéralisme qui broie les peuples. Enfin tenter de dégager les voies et les moyens de la reconquête de la souveraineté nationale en posant le débat au sein de la FI dont l’évolution sur ces questions devrait susciter intérêt de tous ceux qui y sont attachés.
Indépendance nationale, acquis sociaux et souveraineté.

C’est une des aspirations les plus partagées par tous les peuples qui est souvent critiquée, voire bafouée. Les peuples veulent pouvoir décider eux-mêmes de ce qui les concerne. Décider comment vivre, selon quelles règles, et ne pas avoir à subir des décisions venues d’ailleurs qui se mettraient en travers de cette volonté. Tel est le point de départ que je décide d’adopter. Non pas un point de vue théorique, abstrait, parfois même daté, mais actuel, concret, expression des aspirations partagées par le peuple français et plus généralement par tous les peuples. La qualification de cette aspiration a varié dans le temps, mais sans jamais en remettre en cause la force et la légitimité. Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, souveraineté populaire, souveraineté nationale… La souveraineté est donc liée au peuple, à la Nation.

La souveraineté populaire ou nationale n’est pas une abstraction. Elle est liée à ce qu’il y a de plus cher pour le peuple et la Nation. Nous avons dans le temps acquis notre système de solidarité, la sécurité sociale, nos services publics. Nous avons bâti notre industrie, créé et occupé nos emplois, mis en place notre système de retraite, de santé, d’éducation. La liste n’est pas exhaustive.

Tel est l’enjeu des transferts de souveraineté. La remise en question, pour des intérêts qui nous sont étrangers, de ce qui permet la vie commune, telle que nous l’avons construite dans le temps, au sein de la Nation.

La question de la souveraineté est liée à l’exercice de la démocratie. Le déni de souveraineté est toujours un coup porté aux valeurs démocratiques. L’exemple du referendum de 2005 dans lequel le peuple français a dit « non » au projet de constitution européenne pourtant imposé par l’UMP, le PS et autres au congrès de Versailles, deux ans plus tard, vient illustrer le lien indélébile qui existe entre souveraineté et démocratie, entre déni de souveraineté et autoritarisme voire dictature.

La rupture, une nécessité imposée par la nature de l’UE.

De ce qui précède découle une conclusion logique, imparable. L’intérêt général nécessite d’en finir avec cette politique ultra libérale demandée par l’union européenne et mise en œuvre par les gouvernements successifs qui parfois devancent même l’appel depuis des décennies. Mais tourner le dos à cette politique peut-il se faire dans le cadre même de l’union européenne ?

Depuis que l’opposition à l’UE est exprimée –même de façon marginale- la confusion est volontairement entretenue par les médias, commentateurs ou plus simplement europhiles de tout bord entre Europe et Union européenne. Pourtant, l’une n’a pas grand-chose à voir avec l’autre. L’Europe n’a attendu aucune « proclamation » pour exister. Elle est un espace occupé par un ensemble de nations et de peuples divers. L’Union européenne est une construction politique au service d’intérêts particuliers, étrangers précisément aux peuples d’Europe, étrangers à l’Europe elle-même.

Une des questions qui permet d’approcher les réponses à apporter est de savoir si l’UE est une victime contrainte d’accomplir l’inverse de ce qu’elle était destinée à mettre en œuvre, ou au contraire, si elle ne fait que s’inscrire logiquement dans le sillon tracé dès sa création par ses pères fondateurs. En d’autres termes, suffirait-il aujourd’hui de défaire le néolibéralisme qui serait la source du mal européen, ou le néolibéralisme n’est-il que la conséquence d’une construction politique accomplie pour lui permettre de s’imposer à l’ensemble des peuples d’Europe ?

Comme l’indiquent fort justement Jérome Maucourant et Frédéric Farah et comme ils le développent dans leur contribution à la discussion au sein de la FI de l’ENS, contribution intitulée « De la soumission à l’ordre européen » que l’on trouvera sur notre site «  »[1], l’idée d’une UE à ses débuts conforme aux aspirations populaires, puis dénaturée par la suite, revient à « une lecture historiquement erronée de la construction européenne, celle qui laisserait accroire qu’il y eût un jour une bonne Europe, acquise au progrès social et à une forme de démocratie, mais qui aurait été pervertie à partir de la décennie 1980 par la montée en puissance du néolibéralisme. Et qu’il conviendrait séance tenante de la retrouver ». C’est cette illusion qui poussait dans les années 92 une partie des critiques à voter tout de même pour Maastricht puis durant toutes ces années à vanter l’union monétaire synonyme d’Europe du progrès, ou encore à préconiser une inflexion de l’intérieur, le combat pour une « UE sociale » ou encore une « UE démocratique et respectueuse de la volonté et de l’intérêt des peuples ». « Ce qui était latent au début du processus européen est devenu manifeste de nos jours avec deux éléments majeurs qui ont constitué une cage de fer terrible : l’Acte unique et la monnaie unique comme méthode de gouvernement ». L’UE est le produit de processus multiples et complexes qui ont forgé sa nature[2]

L’UE, souvent présentée comme rempart à la guerre, motivée par la volonté d’éviter une nouvelle confrontation avec l’Allemagne, est d’abord le produit du combat contre le communisme. Dean Acheson, secrétaire d’état des Etats-Unis dans l’administration du président Truman entre 1949 et 1953, joue un rôle central dans la définition de la politique étrangère américaine au début de la guerre froide. Dans une lettre adressée au ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman dés 1949, il prône le « développement d'une communauté de l'Europe occidentale ». Il indique que « L'expérience des années 1920 nous montre que nous devons soutenir fermement et sans délai les éléments qui dirigent actuellement l'Allemagne si nous voulons qu'ils restent en place. Si ces partis et leurs sympathisants ne sont pas soutenus, des opinions extrémistes se feront jour et la fidélité aux principes démocratiques s'affaiblira. L'URSS encourage activement le développement de tendances antidémocratiques et agressives en Allemagne et se prépare à en tirer pleinement profit ». Et il dégage l’orientation conforme à la volonté américaine « La haine et la peur du communisme et de l'Union soviétique incitent psychologiquement et politiquement les Allemands à préparer sincèrement leur intégration dans l'Europe occidentale. Si nous ne tirons pas avantage de cette opportunité politique, nous risquons de nous retrouver en face d'une Allemagne alignée sur l'Union soviétique ou pensant pouvoir faire monter les enchères ».

Dean Acheson invite les Français à conduire une initiative diplomatique des 1949. Une invitation à laquelle Robert Schuman répond positivement avec sa déclaration de 1950, mettant sur les rails l’UE dont nous parlons aujourd’hui.

La rupture avec l’UE, oui mais comment ?

Le 14 décembre 1965, dans un entretien télévisé avec son intervieweur attitré, Michel Droit, le général De Gaulle s’exclamait : « Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant "l’Europe !", "l’Europe !", "l’Europe !", mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien[3]. »    

Pour paraphraser le général, ne pourrait-on aujourd’hui exprimer : « Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « il faut rompre », « il faut rompre », « il faut rompre », mais cela n’aboutit à rien et ne signifie rien ».*

Le dogmatisme qui interdit de chercher les voies et les moyens pour faire avancer son orientation n’aboutit en effet à rien et ne signifie rien. La politique est expérimentale. Il faut confronter à la vie une orientation et surtout la façon de la mettre en avant pour savoir si elle rassemble ou au contraire laisse dans l’indifférence. Le dogmatisme sur des positions de principe aussi juste soient-elles ne peut constituer une politique. Ce qui compte c’est d’entrainer, donc d’être compris, d’ouvrir une perspective permettant de rassembler, de combattre.**

Les dernières élections présidentielles ont permis de dégager une leçon qu’il serait erroné de vouloir ignorer. Dans le camp des opposants à l’union européenne, deux versions se sont exprimées. L’une a clairement revendiqué une sortie de l’UE, une rupture avec l’euro. Elle n’a guère convaincu au vu des résultats. On arguera l’attitude des médias. On discutera sur le temps d’antenne. Mais il faut bien reconnaître qu’en tout état de cause cette position affirmée de but en blanc n’a pas convaincu, pas entrainé. L’électeur qui n’a pas rejoint les candidats divers qui se réclamaient d’une telle position n’est pas un partisan de l’UE. Il n’a pas suivi car il n’a pas vu ce que nul dans ce camp ne lui a expliqué, les transitions, les voies et les moyens pour avancer dans la voie de la rupture. Aux élections législatives, le constat est le même. Faudrait-il en conclure qu’il faut changer le peuple ? Ou plutôt s’interroger sur l’orientation à développer ?***

L’interrogation est d’autant plus importante qu’une candidature s’est exprimée clairement sur la question de l’UE et de l’euro en rassemblant massivement sur son nom. Jean Luc Mélenchon a en effet marqué par les positions qu’il a développées un changement indiscutable avec les années passées qui vont du vote « Oui » à Maastricht au combat pour « une autre Europe » ou encore pour « une Europe sociale ». Que peuvent dans ces conditions reprocher au candidat de la FI et à la FI elle-même les souverainistes attachés à la rupture avec l’UE ? N’est-ce pas là qu’ils devraient se diriger ?****

Regardons-y de plus prés.

En adoptant le point de départ que j’ai signalé au début de cet article, la démarche est pour le moins convaincante :

  •  Il s’agit de partir des besoins du peuple et donc d’indiquer clairement aux différents gouvernements européens que si une directive est contraire à l’intérêt du peuple français, nous refuserons de l’appliquer.
  • Il s’agit conjointement de mener bataille pour réaliser en Europe des alliances sur des intérêts communs. Sur l’ensemble, les différents peuples d’Europe peuvent trouver des convergences qui portent en germe la destruction de l’UE.
  • Il s’agit d’affirmer aux différents gouvernements européens qu’en cas de refus de la position française, nous partirons de l’UE et entraineront avec nous les nations et peuples qui y trouverons un intérêt partagé.
  • Enfin, il reviendra au peuple français de trancher par voie référendaire l’attitude à adopter

Voilà qui devrait remplir d’allégresse les différents souverainistes, si tant est que leur détermination soit bien de reconquérir notre souveraineté au détriment d’une posture synonyme d’impuissance. Car quelle que soit la réponse apportée, le résultat sera identique. L’acceptation de la position française aboutira par le démantèlement des directives à l’explosion de l’UE et à la remise en cause de l’euro. Et le refus de cette position conduira à la sortie de la France et d’autres, et à l’éclatement de l’UE.

Un des arguments qui s’oppose à la FI et à Jean Luc Mélenchon concerne la « confiance ». Tsipras en Grèce s’était engagé, puis a capitulé. La question est bien réelle, mais comment y répondre. D’abord en constatant que l’exemple grec, que la FI a qualifié et Jean Luc Mélenchon a condamné, présente un précédent difficilement imitable. Comme l’indiquait [4], lorsque l’histoire se répète, « la première fois c’est une tragédie, la seconde une farce ». Mais plus, ce sont les actes, les combats qui permettent d’apprécier la franchise, l’honnêteté, l’engagement politiques. Et force est de constater que ce n’est pas du bout des lèvres que Jean Luc Mélenchon reprend à son compte un combat engagé pour restaurer la souveraineté nationale et plus précisément pour rétablir la nation dans son droit, cela d’ailleurs parfois dans l’incompréhension d’une frange gauchiste qui se trouve au sein de la FI. Notamment lorsqu’il propose en cas de non remise à plat des traités de sortir unilatéralement de l’UE pour rebâtir un nouveau projet européen, de Refuser de verser la contribution française au budget de l'UE, de réquisitionner la Banque de France, de contrôler les capitaux...***** Sur toutes les questions, les propos et les actes méritent attention.

  • Sur les symboles d’abord.

En ayant redonné à la Marseillaise, hymne de la révolution française, la place qui lui revient dans ses rassemblements, interdisant au FN d’en faire son monopole.

En combattant, une fois l’élection passée, contre la présence et l’intronisation du drapeau européen au sein de l’hémicycle, comme l’a souhaité Emmanuel Macron. Le 11 octobre, Jean Luc Mélenchon exprimait une position qui incarnait les principes républicains. « Monsieur le président vous n'avez pas le droit d'imposer à la France un emblème européen confessionnel. Il n'est pas le sien et la France a voté contre son adoption sans ambiguïté », écrivait-il en faisant référence au vote de 2005 contre l’adoption du traité constitutionnel et au créateur du drapeau européen Arsène Heitz, qui avait dit avoir puisé l'inspiration dans des représentations de la Vierge Marie. Dès le 20 juin, après son élection, Jean-Luc Mélenchon avait dénoncé la présence du drapeau européen bleu étoilé dans l'assemblée******: « Franchement, on est obligé de supporter ça? » avait-il lancé. « C'est la République française ici, pas la Vierge Marie », avait-il ajouté pour qui ne voulait pas comprendre.

  • Sur l’intérêt national ensuite.

Au sein de l’hémicycle, il exprimait ce qu’aucun souverainiste ne pourrait contredire, condamnant le fait que l’UE coûte plus cher à la France que ce qu’elle lui rapporte« La France règle 20 milliards 200 millions d'euros au budget de l'Europe. Il lui en revient 14 milliards ensuite dans une logique que tout le monde connait. Il manque donc 6 milliards. Nous faisons donc cadeau de 6 milliards tous les ans à l'UE pour équiper d'autres pays autour de nous. Je n'en suis pas d'accord ».

  • Sur la perspective enfin.

« On ne peut laisser faire l’Europe en défaisant la France. Mais en s'appuyant sur l'identité républicaine de la France, on peut faire une Europe des nations bien intégrée ».*******

La ligne est claire. A l’UE construction politique pour imposer une orientation néo libérale contre tous les peuples d’Europe dans chaque nation, il s’agit d’opposer l’Europe des nations libres, décidant de coopérer librement entre elles dans l’intérêt partagé des peuples d’Europe. C’est dans ce sens que sa position exprimée sur la question de la défense nationale est une ode à l’indépendance nationale en prônant la sortie de l’OTAN, arme de guerre des Etats-Unis[5].

Jugeant qu’il n’existe de souveraineté que dans le peuple, Jean Luc Mélenchon et avec lui la FI opposent la souveraineté nationale à l’illusion macroniste d’une « souveraineté européenne[6] ». « Entre la souveraineté du peuple et l'euro, je choisis la souveraineté du peuple »[7].

En guise de conclusion

Bon nombre de « souverainistes » entretiennent l’illusion d’un rassemblement identique au Conseil National de la Résistance quelques 70 ans après pour sauver la Nation en danger. Fort bien. Mais il serait alors bon de s’interroger sur quoi et avec qui se rassembler. Les républicains de droite et de gauche défenseurs de la souveraineté nationale sont une illusion. Les dernières élections présidentielles ont fait voler en éclat ces clivages artificiels. Un cadre permettant de rassembler largement pour restaurer la souveraineté nationale, défendre la nation, partager et promouvoir les valeurs de la république, combattre pour la république sociale, est sans doute à construire, mais en partant de ce qui est. La FI par les positions qu’elle développe et les combats qu’elle engage constitue le seul point d’appui pour aller dans cette voie. Les souverainistes ont un choix à faire. Celui de l’incantation et de l’attentisme, celui de l’impuissance entretenue, celui du « cabri » moqué par De Gaulle, ou celui de l’engagement pour avancer ensemble et aller le plus loin possible dans la voie de nos aspirations communes. A eux de choisir…********

 
Jacques Cotta
Le 12 novembre 2017

[2]Sans développer, il n’est pas inutile de rappeler quelques grandes dates qui jalonnent la construction de l’UE. Sans être exhaustif, on notera en 1951 la création de la communauté européenne du charbon et de l’acier entre six pays, l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas, le Royaume-Uni refusant d’y adhérer « pour le caractère supranational de cette nouvelle communauté européenne ». En 1957 le traité de Rome instaure la Communauté économique européenne entre les six mêmes pays pour un grand marché commun européen avec la libre circulation des hommes et des marchandises dans tous les pays membres (grâce à la création d'une union douanière avec une suppression progressive des droits de douane). La marche à la concurrence libre et non faussée est engagée. La CEE vise également à réaliser des politiques communes à l'ensemble des Etats membres, notamment dans le domaine de l'agriculture. En 1958 les promoteurs s’attaquent au caractère institutionnel de l’UE avec l’ institution de la commission européenne, d’un conseil des ministres, d’une assemblée parlementaire prélude du parlement européen, d’une cour de justice des communautés européennes. En juillet 1968 la suppression des droits de douane est engagée. Vient ensuite le grand élargissement, en 1973 vers les pays d’Europe du nord avec le Royaume-Uni, l'Irlande et le Danemark. La CEE passe ainsi de 6 à 9 pays membres. Alibi démocratique, en 1979 a lieu la première élection au suffrage universel direct du Parlement européen. En 1981 c’est la Grèce qui entre dans l'Union européenne et en 1986 l'élargissement vise les pays du Sud de l'Europe avec l'Espagne et le Portugal, portant à 12 les pays présents dans l’UE. En 1992 le traité de maastricht institue l’UE avec notamment la règle des 3% du PIB maximum autorisé de déficit et en 1993 l’adoption des critères de Copenhague permet de prévoir un nouvel élargissement aux pays d’Europe centrale. En 1995 c’est au tour de l’Autriche, de la Finlande, et de la Suède de rejoindre l’UE dont le nombre de pays est porté à 15 en même temps qu’entrent en vigueur les accords de Schengen. En 1997, le traité d’Amsterdam approfondit le traité de Maastricht en intégrant de nouveaux domaines dans le champ communautaire, la police, la justice et l’emploi. La politique sociale est intégrée dans ce nouveau traité et tous les Etats sont tenus de respecter la réglementation commune adoptée en la matière. En 2001 le traité de Nice doit permettre l’élargissement à 25. En 2002 est introduit l’Euro. Et en 2004 dix nouveaux états rejoignent l’UE, Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République Tchèque, Slovaquie, et Slovénie. Comme décidé précédemment, l’UE est à 25. En 2004 la construction de l’UE comme édification politique au service d’une politique ultra libérale devait être parachevée par l’adoption au sommet des chefs d’état et de gouvernement du fameux « traité établissant une constitution pour l’Europe ». Mais en 2005, le peuple français dit NON. Les néerlandais de même. C’est en 2007 que le traité de Lisbonne fait entrer par la fenêtre ce que le peuple avait rejeté par la grande porte. En même temps l’UE est portée à 27 avec l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie, rejoint par la Croatie en 2013, portant l’UE à 28.

[3]Charles de Gaulle, Disurs et messages, Pour l’Effort, août 1962-décembre 1965, Librairie Plon, 1970, p. 425 et 426.

[4] Voir le 18 Brumaire de Napoléon Bonaparte.

[5]On pourra prendre connaissance de l’intervention de Jean Luc Mélenchon à la commission de la défense de l’Assemblée Nationale à l’adresse suivante: https://youtu.be/4MF2TjMTvw4

[6] Discours de Macron sur l’Europe prononcé à la Sorbonne. Octobre 2017.

[7] Jean Luc Mélenchon précisait : « Le peuple européen, qu'est-ce que c'est ? Je ne me sens rien de commun avec les pays baltes. C'est le bout du monde, même les Romains ne sont pas allés là-bas ! » précisant qu'il s'opposera à tout abandon de "souveraineté populaire sous prétexte de cantiques européistes creux et dangereux".

http://la-sociale.viabloga.com/news/souverainisme-souverainete-et-france-insoumise


 

BASE 14 995X225*Un détournement de sens particulièrement pervers à mon avis.

**Il faut rompre avec l'UE, mais en faire une politique, c'est du dogmatisme!

***"Le peuple n'a pas voté pour une sortie claire de l'UE" (UN SEUL candidat le proposait: François Asselineau), donc, il ne fallait pas le proposer de manière si "dogmatique"! Les médias lui ont barré la route, contrairement à TOUS les autres? Argument non recevable! Facile quand on a un accès quasi- permanent sur toutes chaînes de télévision depuis des années...

****Les reproches que nous formulons sont nombreux, quelques exemples: des discours délibérément contradictoires, un plan A et un plan B pour aboutir à une "autre Europe" chimérique, pas la moindre critique de fond sur les origines réelles de la "construction européenne", un silence éloquent sur le contenu réel des traités européens, un mépris total du droit international et des sanctions encourues en cas de "désobéissance" et en prime, pas le moindre soutien à l'UPR victime de censure dans les médias, ne serait-ce qu'au titre de la "démocratie" et la "liberté d'expression". La France Insoumise, prompte à dénoncer toute atteinte aux droits de l'Homme à n'importe quel endroit de la planète n'a pas trouvé à y redire.

*****"réquisitionner la Banque de France, de contrôler les capitaux..." en ignorant délibérément les articles 121 et 63 du TFUE? Et quid de la CJUE? On guillotine les juges?

******L'opposition de Mélanchon à la présence du drapeau européen dans l'hémicycle ne portait que sur le caractère religieux de celui- ci, pas sur le fait qu'il représenterait une souveraineté étrangère:

"Pas de religion en politique ! Ce n'est pas au moment où nous sommes en train de combattre l'islamisme politique, et je pèse mes mots, qu'il faut afficher un drapeau qui ne rend pas possible le rassemblement du peuple en Europe. Il faut que les institutions soient strictement laïques."

http://www.rtl.fr/actu/politique/melenchon-rtl-drapeau-europeen-instituons-laiques-7790528377

Précisons qu'il ne parlait que de la question du Parlement, pas du fait que le drapeau européen est inconstitutionnel sur l'ensemble des édifices de la République française (écoles, mairies, ambassades...). Encore de l'enfumage!

*******"une Europe des nations bien intégrée": ça me rappelle quelque chose...

********"A eux [les souverainistes] de choisir": Pour moi, les choses sont claires en effet: de l'extrême droite à l'extrême gauche, les "souverainistes" veulent une "autre Europe" des "nations". Seule l'UPR, qui précisément n'est pas "souverainiste", se bat pour l'indépendance de la France, et le seul moyen d'y parvenir, c'est de sortir clairement et unilatéralement de l'UE par l'article 50 du TUE, comme le font les britanniques, et la statégie pour y parvenir est de se situer au- dessus du clivage droite- gauche, à l'image du CNR.  Tout le reste est de l'enfumage politicien.

P.G.

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mardi 14 novembre 2017

Symboles européens: Macron finit le boulot...

Jean-Luc Mélenchon a eu le courage – que n’avaient pas eu avant lui, notons-le, les députés du PCF – de contester la présence du prétendu drapeau européen dans l’enceinte de l’Assemblée soi-disant NATIONALE, même s'il a reculé depuis en en réclamant... un autre avec plus d'étoiles! L'article qui suit nous explique comment les symboles européens rejetés par les Français en 2005 sont désormais officiels en France...en toute illégitimité démocratique, par simple "fait du Prince".    P.G.


Tout se tient… Et à travers l’étude de nos propres symboles et de ceux de l’Union européenne, par rapport à l’initiative épidermique de notre Président, je ne pouvais pas ne pas aborder le problème de la souveraineté du peuple qui est aussi celui de la démocratie à laquelle nous sommes les uns et les autres attachés (...)

ARG MELUCH DRAPEAUX

En effet, pour mieux imposer le drapeau européen au sein de l’Assemblée nationale, notre Président a cru devoir prendre, le 17 octobre 2017, une initiative discutable et regrettable en reconnaissant les symboles européens contre la volonté du peuple français qui s’était manifestée le 29 mai 2005 par le rejet du Traité constitutionnel européen qui nous proposait de tels symboles.

A priori cette décision pourrait sembler anodine mais elle marque davantage, de la part de nos gouvernants actuels, leur volonté de placer la France dans une situation d’allégeance vis-à-vis de l’Union européenne en mettant les symboles européens sur le même pied d’égalité que les symboles français qui, chargés de sens, sont le fruit de notre longue histoire nationale.

L’amendement, déposé par les dix-sept députés LFI, prévoyait que « seuls peuvent être présents dans l’hémicycle le drapeau tricolore (…) et le drapeau de l’Organisation des nations unies » au motif que « la France n’est pleinement en phase avec son projet politique historique d’indépendantisme et de promotion de la paix que si elle dépasse tout ancrage régional et zonal » (amendement rejeté par la Commission des lois le 4 octobre 2017).

Or voici que dans un courrier adressé le 17 octobre 2017 au président du Conseil européen Donald TUSK, le Président MACRON reconnaît le drapeau bleu aux 12 étoiles ainsi que les autres symboles de l’UE en joignant la France à la Déclaration N° 52 signée par 16 Etats membres de l’UE reconnaissant les symboles européens.

“C’est un geste avant tout symbolique et politique”, explique l’Élysée.

“La France confirme ainsi son attachement aux symboles européens. »

Le fait que cela soit un geste symbolique, cela va de soi et on l’avait compris…

Mais que ce geste engage la France dans son attachement aux « symboles européens », cela est beaucoup plus discutable car le Président ne possède que des pouvoirs qui lui sont délégués par notre texte constitutionnel et devant s’exprimer selon certaines formes. Or il affirme ici ses propres convictions européennes et il n’est pas sûr, ce faisant, qu’il représente ainsi l’opinion des Français qui s’était d’ailleurs déjà exprimée régulièrement (par référendum) et négativement sur le sujet le 29 mai 2005

Cette décision du Président avait été annoncée le 10 octobre 2017 à l’occasion d’un débat sur l’Europe à Francfort (Allemagne). Le courrier d’Emmanuel Macron, dont le contenu n’a pas été rendu public par l’Élysée, porte sur l’acceptation de la Déclaration 52 du Traité de Lisbonne, qui stipule que “le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu, l’hymne tiré de L’Ode à la joie de la Neuvième symphonie de Beethoven, la devise “Unie dans la diversité”, l’euro en tant que monnaie de l’UE et la Journée de l’Europe le 9 mai continueront d’être les symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’UE et de leur lien avec celle-ci”.

Rappelons que cette Déclaration N°52 ne fait pas corps avec le Traité de Lisbonne lui-même. Il s’agit, en effet, vis-à-vis de ces symboles, d’une « déclaration », annexée à l’Acte final du Traité de Lisbonne, par laquelle 16 États membres (et non tous les États membres) se sont engagés à adopter ceux-ci dans les termes suivants :

« La Belgique, la Bulgarie, l’Allemagne, la Grèce, l’Espagne, l’Italie, Chypre, la Lituanie, le Luxembourg, la Hongrie, Malte, l’Autriche, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie déclarent que le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu, l’hymne tiré de « l’Ode à la joie » de la Neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven, la devise « Unie dans la diversité », l’euro en tant que monnaie de l’Union européenne et la Journée de l’Europe le 9 mai continueront d’être, pour eux, les symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union européenne et de leur lien avec celle-ci. » (Dernière partie, Journal officiel de l’Union européenne, 2007 C 306-2).

Ainsi donc, jusqu’à ce jour, la France ne faisait pas partie – et elle n’était pas la seule (l’Union européenne comptant 27 pays) – des États ayant déclaré leur adhésion et allégeance aux symboles européens et, juridiquement, la position défendue par J.L. MÉLENCHON était fondée.

Si la France, pendant 10 ans, n’avait pas adopté une telle déclaration, ça n’était pas un hasard…

Le projet de Traité sur la Constitution européenne (TCE) établissait, en son article I-8 « Les symboles de l’Union » parmi lesquels le drapeau : « le drapeau de l’Union représente un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu ». Les autres symboles  officiels de l’UE étaient la devise (« Unie dans la diversité »), l’hymne (l’Ode à la joie = quatrième mouvement de la neuvième symphonie de Ludwig van BEETHOVEN) et l’euro.

Cet article n’entra jamais en vigueur du fait du « non » lors des référendums français et néerlandais.

Le peuple français ayant pour sa part rejeté le 29 mai 2005 le TCE qui prévoyait l’adoption des symboles de l’UE.

L’on pouvait donc démocratiquement et légitimement considérer que ce qui avait été rejeté avec ce Traité n’était pas accepté par le peuple français ni davantage adopté au niveau européen et que le Chef de l’Etat français (Nicolas Sarkozy en 2007) et le Gouvernement français en s’abstenant de se joindre à la Déclaration des 16 au moment de la signature du Traité de Lisbonne en 2007 entendaient bien se soumettre, sur les symboles, à la décision du peuple français.

En effet, le traité de Lisbonne en tant que tel – adopté le 13 décembre 2007-, très prudemment, ne mentionne plus les symboles précités, sauf  l’euro déclaré monnaie officielle de l’Union.

http://www.ideesaisies.org/ 1206-2/

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/deux-drapeaux-oui-lesquels/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

lundi 6 novembre 2017

[Vidéo] 38 ans de promesses d’Europe sociale

Dès son élection, Macron a promis de remettre l’Europe sociale au coeur du projet européen, sous les applaudissements de Jean-Claude Juncker qui a fait mine de trouver ça innovant. En octobre 2017, il prétend d’ailleurs avoir réglé le sujet des travailleurs détachés, tout comme Hollande prétendait en 2012 avoir réorienté l’Europe. En fait, Macron ne fait que reprendre le flambeau de près de 40 ans de promesses non tenues et de compromis mineurs arrachés sur le social aux autres pays ou à la Commission. Petit florilège en moins de 5 minutes !

VID FABIUS 1992

38 ans de promesses d'Europe sociale en bref

Ajoutée le 23 oct. 2017
https://www.youtube.com/watch?time_continue=31&v=pMRgQQ7TNrs

BASE 14 995X225Une actualisation de notre vidéo sur ce thème, avec à la fin Juncker et Macron.

La farce continue!

P.G.

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samedi 28 octobre 2017

Communiqué de presse de l’UPR-GUYANE

Ce 27 octobre 2017, de violents affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont eu lieu devant la préfecture de Cayenne, alors que s’achevait le premier jour de la visite d’Emmanuel Macron en Guyane, marqué par un grand rassemblement du collectif Pou Lagwiyann dékolé,

Les troubles qui agitent de nouveau la Guyane, à l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron et de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, sont l’occasion de publier ici le communiqué de presse que notre délégation de l’UPR-Guyane a publié voici déjà une semaine et qui se révèle particulièrement judicieux avec le recul des événements survenus depuis lors :

COM UPR GUYANE

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Communiqué de presse de l’UPR-GUYANE du 20 octobre 2017

En marche vers l’austérité : Juncker, Macron et la Guyane

À l’occasion de la tenue en Guyane de la XXIIe conférence des régions ultrapériphériques de l’Union européenne, en présence des 2 représentants de l’austérité que sont le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le Président de la République Emmanuel Macron, la délégation Guyane de l’Union Populaire Républicaine souhaite attirer l’attention sur les faits suivants :
La suppression de l’aide alimentaire aux plus démunis en Guyane, jusqu’ici versée sous forme de subventions dites européennes, a été annoncée [1], alors que la France est contributeur net, à hauteur de 9 milliards d’euros par an, au budget de l’Union européenne. La France verse en effet tous les ans 22 milliards d’euros à l’UE qui ne lui reverse que 13 milliards sous forme de subventions diverses et il est prévu que cette contribution augmente dans les années à venir (notamment avec le départ annoncé du Royaume-Uni).
Le projet de loi de finances 2018 prévoit une baisse de 8,8 millions d’euros pour l’agence de l’Outre-mer pour la mobilité (LADOM) [2]. Cette loi de finances est dictée par la Commission européenne, non élue, qui prône l’austérité à travers les Grandes orientations de politique économique (GOPÉ), « recommandations » de politique sociale et économique émises pour chaque pays membre de l’UE, en vertu de l’article 121 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) [3].
À la rentrée 2017, de nombreuses associations ou écoles ont été privées des emplois aidés, à la demande du gouvernement Philippe qui ne fait qu’appliquer les directives européennes en matière de réduction des dépenses publiques. Au même moment, la « Loi Travail XXL », autre émanation des GOPÉ visant la destruction du code du travail, est passée en force via les ordonnances. Les GOPÉ sont, en outre, à l’origine de la baisse des dotations de l’État aux collectivités territoriales.
Par ailleurs, l’Union européenne et le Mercosur (groupement de pays sud-américains) négocient actuellement les termes d’un traité de libre-échange. La France et la Guyane sont-elles associées à ces négociations ? Les intérêts des agriculteurs comme des consommateurs guyanais sont-ils défendus ? On peut en douter au vu des renoncements répétés de l’État français en matière de défense des intérêts vitaux du pays.
L’entrée en vigueur du CETA [4], traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, le 21 septembre 2017, sans vote à l’Assemblée nationale, en est un bon exemple. Il s’agit là d’un traité anti-démocratique, mais aussi anti-écologique [5] qui sert les intérêts de grands groupes industriels et agro-alimentaires, au détriment de l’intérêt général.
Les technocrates de l’Union européenne doivent également se souvenir qu’un grand mouvement social mené par le collectif Pou la Gwiyann dékolé (Pour que la Guyane décolle) a eu lieu en Guyane en mars et avril 2017. Le collectif réclamait légitimement le rattrapage économique et social de la Guyane vis-à-vis de l’Hexagone. Le mouvement s’est achevé le 21 avril 2017 avec l’accord de Guyane, par lequel le gouvernement avait acté un plan d’urgence de 1,08 milliard d’euros et pris acte de la demande de 2,1 milliards d’euros supplémentaires formulée par le collectif.
Pour l’instant, aucun versement n’a été effectué. La Guyane reste un désert médical [6] où la pauvreté ne cesse d’augmenter [7]. Elle reste honteusement sous-équipée notamment en matière d’éducation, reste victime de l’orpaillage clandestin, reste menacée par la voracité des industries d’extraction, reste méprisée en somme et ce jusque dans les notes présidentielles adressées aux journalistes accompagnant nos sinistres visiteurs.
Dans ce contexte le débat sur le nouveau statut de la Guyane nous paraît complètement déplacé et stérile compte-tenu du carcan bruxellois qui s’appliquera à toute collectivité restée dans l’UE. Dénoncer la tutelle de Paris pour subir celle bien plus prédatrice de Bruxelles ?…
Pourquoi les élus ne s’attaquent-ils jamais aux vraies causes des problèmes, c’est-à-dire notre appartenance à l’UE ?
Pourquoi les Assises françaises des Outre-mer se tiennent-elles en ce moment ? Quelle est leur utilité si leurs conclusions ne font qu’entériner les GOPÉ ?

De spectacles et de mensonges médiatiques, les Guyanais n’ont pas besoin. Nous ne voulons pas voir agoniser notre territoire, comme la Grèce aujourd’hui martyrisée, au nom des intérêts d’une oligarchie. Nous voulons décider collectivement de notre avenir, nous ne voulons pas des diktats de l’UE. Face aux traités européens, il peut y avoir des choix démocratiques, n’en déplaise à M. Juncker[8]. Choisissons la souveraineté, choisissons la démocratie, quittons l’UE [9] !

UPR GUYANE

20 octobre 2017
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Notes :
[1] La suppression de l’aide alimentaire aux plus démunis en Guyane : Guyane 1ère, octobre 2017 : https://twitter.com/guyane1ere/status/915612282704531456.
[3] Les grandes orientations de politique économique (GOPÉ) pour la France en 2017-2018 : https://www.upr.fr/gope-grandes-orientations-de-politique-economique
[4] CETA : Comprehensive Economic and Trade Agreement ou AECG : Accord économique et commercial global.
[5] Le CETA signe l’arrêt de mort de la COP 21, Le vent se lève, septembre 2017 : http://lvsl.fr/le-ceta-signe-larret-de-mort-de-la-cop-21
[7] La pauvreté augmente en Guyane, Guyane 1ère, octobre 2017 : https://twitter.com/guyane1ere/status/920420371651874816
[8] Du traité constitutionnel à Syriza, l’Europe contre les peuples, Le Figaro, février 2015 : http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/02/02/31001-20150202ARTFIG00405-du-traite-constitutionnel-a-syriza-l-europe-contre-les-peuples.php
[9] Pourquoi un Frexit est urgent ? : https://www.upr.fr/pourquoi-un-frexit-est-urgent.

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Une suggestion : allez massivement cliquer « J’aime » sur la page Facebook de l’UPR-Guyane, en signe de soutien  et de solidarité avec notre équipe locale de militants dynamiques et dévoués.

mercredi 4 octobre 2017

L'UE va débloquer deux millions d'euros pour soutenir l'adhésion de la Serbie et du Kosovo

Bruxelles a décidé d'allouer plus de deux millions d'euros pour une campagne d'information en Serbie et au Kosovo, qui aura pour but de sensibiliser la population à l'intégration au sein de l'UE, selon une information exclusive de RT.

59a6d981488c7b21118b4567RT en russe est parvenue à se procurer les appels d'offres lancés par la Commission europénne aux organismes qui aideront à la mise en place d'un projet qui a pour but de convaincre les populations de Serbie et du Kosovo des bienfaits d'une intégration à l'Union européenne.

L'exécutif européen est même prêt à débloquer un budget de 2 millions d'euros (1,37 million d'euros pour la Serbie et 900 000 euros au Kosovo) pour une campagne d'information et de sensibilisation. Selon l'appel d'offre, cette dernière se fera à travers des centres culturels et d'information de l'Union européenne, qui opèrent déjà dans les capitales des deux pays, Belgrade (Serbie) et Pristina (Kosovo).

«L'objectif du projet est d'élargir les connaissances de la population à propos de l'UE, ses objectifs, ses priorités, ses institutions, ses programmes et ses perspectives, ainsi que de dissiper les mythes et les fausses idées sur le processus d'adhésion à l'UE», explique le document de l'appel d'offre pour le Kosovo consulté par RT en russe.

Le projet prévoit une variété d'activités axées sur l'information et la communication : la publication d'articles dans les langues des deux pays sur internet et les réseaux sociaux, l'organisation d'événements publics de divertissement et de journées thématiques pour les citoyens, ainsi que la production de produits dérivés faisant la promotion de l'intégration européenne.

Le but ultime du projet est officiellement «d'accroître le soutien de la population au processus d'intégration européenne», à travers une campagne de sensibilisation qui devra être «accessible et réaliste». Pour la préparation de ces programmes, la Commission européenne recherche actuellement des candidats (personnes et entreprises) ayant une expérience pertinente dans le domaine de la communication et des relations publiques. 

Selon le site internet officiel du centre culturel et d'information de l'UE au Kosovo, des centres multimédia seront mis à disposition des citoyens du pays qui souhaitent en apprendre davantage sur l'Union européenne.

Une manière camouflée de régler définitivement la question du statut du Kosovo ?

Interrogé par RT en russe, le politologue russe Vladimir Bruther estime qu'en finançant une telle campagne d'information, l'UE tente en réalité de résoudre un problème crucial, celui du statut du Kosovo. Depuis 2008, une trentaine de pays ne reconnaissent pas l'indépendance de cet Etat, dont la Serbie et la Russie pour qui le Kosovo reste partie intégrante de l'Etat serbe.

«L'Union européenne veut enfin résoudre la question du Kosovo et parrainer les personnes en Serbie qui sont en faveur d'une résolution finale du problème», a déclaré l'expert à RT.

La question de l'adhésion de la Serbie et du Kosovo à l'UE a été mise sur la table il y a déjà plusieurs années. En 2008, Belgrade et Bruxelles avaient signé un accord de coopération économique et politique de stabilisation. Le Kosovo a signé le même accord en 2015.

En juillet dernier, après avoir rencontré le président serbe Alexander Vucic, le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait annoncé la principale condition à laquelle la Serbie pourrait devenir membre de l'UE : établir des relations officielles avec Pristina. 

Selon les médias serbes, 47,7% des citoyens sont en faveur d'une adhésion de la Serbie à l'UE, tandis que 39% sont contre.

Selon la Constitution serbe, le territoire du Kosovo fait partie de la République de Serbie en tant que Province autonome du Kosovo-et-Métochie.

Voir aussi:

«C'est une décision ferme» : pour la Serbie, l'intégration à l'OTAN c'est toujours non

599010bf09fac2cc6f8b4567Le ministre de la Défense a réaffirmé l'intention de son pays de demeurer neutre et de s'en tenir à un simple partenariat de paix avec l'OTAN. Belgrade exclut plus que jamais de rejoindre l'organisation avec laquelle ses relations restent tendues.

La perspective d'une éventuelle intégration de la Serbie à l'OTAN semble moins que jamais d'actualité. Interrogé par l'agence russe Sputnik, le ministre de la Défense serbe a confirmé que Belgrade était résolu à s'en tenir à une simple collaboration pour la paix, tout en maintenant sa neutralité.

«Nous gardons notre neutralité militaire et ne souhaitons pas faire partie de l'OTAN, c'est une décision ferme», a martelé Aleksandar Vulin. «Bien entendu, nous collaborons avec l'OTAN dans le cadre du Partenariat pour la paix», a expliqué le ministre. «C'est un niveau de coopération optimal pour nous et nous en sommes satisfaits», a-t-il ajouté, laissant entendre qu'un investissement supplémentaire de la Serbie au côté de l'Alliance atlantique serait inutile. 

Aleksandar Vulin a en outre précisé que Belgrade s'attendait à ce que ses partenaires, à savoir la Russie, les Etats-Unis et l'OTAN, respectent sa décision. En 2007, le Parlement serbe avait en effet adopté une résolution consacrant la neutralité du pays vis-à-vis des alliances militaires.

Les relations entre la Serbie et l'OTAN sont particulièrement tendues depuis les interventions de l'organisation militaire dans les conflits de Bosnie-Herzégovine en 1995 et du Kosovo en 1999. L'OTAN s'opposait alors aux troupes serbes, qui furent défaites. En juin dernier, la Serbie avait annoncé qu'elle attaquait l'OTAN en justice pour l'utilisation d'uranium appauvri aux conséquences catastrophiques, selon les estimations de l'avocat Srdjan Aleksic, chargé par le gouvernement serbe d'attaquer l'OTAN en justice.

https://francais.rt.com/international/41968-cest-decision-ferme-serbie-reste-neutre-refuse-integrer-otan

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dimanche 1 octobre 2017

Ruptures n°68 : sommaire de l’édition de septembre

Au sommaire de cette édition :

PUB– l’éditorial consacré aux essais nucléaires de Pyongyang et au caractère inacceptable des sanctions contre la Corée du Nord, en réalité coupable d’insoumission à l’ordre mondial dominant ;

– Un décryptage du discours « sur l’état de l’Union » prononcé par Jean-Claude Juncker, qui a appelé à accélérer l’intégration européenne, mais selon un scénario contradictoire avec l’Union « à géométrie variable » proposée par le président français ;

– Une analyse des ambitions d’Emmanuel Macron pour « refonder l’Europe », et qui veut, pour ce faire, apparaître en « élève-modèle » vis-à-vis de l’Allemagne grâce à la « réforme » du code du travail et à l’austérité renforcée ;

– un compte-rendu des élections allemandes du 24 septembre, qui ont vu la dégringolade des deux grands partis, tandis que l’arrivée en force de l’AfD fragilise la prochaine coalition gouvernementale et hypothèque les espoirs d’une relance de l’UE caressés à Paris et à Bruxelles;

– une analyse du scrutin en Norvège, où les partis opposés à l’adhésion à l’UE progressent ;

– et, bien sûr, comme chaque mois, les brèves…

Pour recevoir cette édition et les suivantes, il n’est pas trop tard pour s’abonner.

https://ruptures-presse.fr/actu/ruptures-parution-68-sommaire/

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dimanche 24 septembre 2017

LETTRE OUVERTE DE CHARLES-HENRI GALLOIS « À SES AMIS CATALANS »

Charles-Henri Gallois, responsable national de l'UPR en charge des questions économiques, a passé une partie de ses études supérieures à Barcelone, chef-lieu de la province espagnole de Catalogne.
À l'occasion du conflit entre le gouvernement de Madrid et les autorités catalanes sur le projet de référendum d'indépendance de la province espagnole, Charles-Henri Gallois a publié une petite lettre ouverte « à ses amis catalans ».
Il a publié cette lettre en français et en espagnol, tous les Catalans parlant évidemment la langue de Cervantès.

CHARLES HENRI CATALOGNEÀ mes amis catalans,

La grande faiblesse de l'indépendantisme catalan est de faire des promesses intenables et incompatibles.

Si l'on met de côté la CUP, le grand parti indépendantiste Junts pel sí (coalition de la gauche indépendantiste ERC et de la droite indépendantiste PDeCAT) promet une indépendance dans la cadre de l'UE et de l'euro !

Quiconque a étudié ce qu'implique la participation à l'UE sait qu'il n'y a aucune indépendance possible dans ce cadre. Un État est souverain et indépendant quand :

1)- il décide de ses lois (l'immense majorité de nos lois nationales viennent de l'UE) ;

2)- il rend la justice (la juridiction européenne surplombe la nationale et quand vous ne décidez de toute façon plus de la majorité de vos lois...) ;

3)- il a le pouvoir de battre monnaie (de facto, un pouvoir inexistant dans l'euro) ;

4)- il décide de faire la guerre ou non (l'UE a désormais une politique de Défense commune et est soumise à l'OTAN dans le cadre de l'article 42 du TUE).

On voit par conséquent que l'indépendance et la souveraineté sont incompatibles avec l'appartenance à l'UE et à l'euro.

Il en résulte que les partisans de l'indépendance de la Catalogne auront forcément la gueule de bois :

a)- ceux qui veulent être "indépendants" mais rester dans l'UE et dans l'euro vont sans aucun doute être trompés car toute région de l'UE qui se sépare d'un pays sort automatiquement de l'UE et doit candidater pour re-rentrer. On voit mal l'Espagne accepter l'adhésion de ce nouveau pays ;

b)- ceux qui veulent vraiment être indépendants, s'ils parviennent à rester dans l'UE et dans l'euro vont découvrir qu'ils ne le sont pas du tout et vont également se sentir trompés. De surcroît, ils paieront pour la Roumanie ou la Pologne au lieu de payer pour l'Andalousie ! La belle affaire !

Dans les deux cas, la promesse initiale d'indépendance de la #Catalogne dans l'UE et l'euro est trompeuse.

Une histoire qui commence par un double mensonge finit rarement bien.

Charles-Henri Gallois
Responsable national de l'UPR en charge des questions économiques
23/09/2017

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dimanche 28 août 2016

Mensonge de la propagande européiste affirmant que la jeunesse serait bénéficiaire de l’UE

taux-chomage-ue-upr

 

Quelques heures après que fut connue la victoire du Brexit au référendum britannique, le journal Daily Mirror affirma : « Les jeunes électeurs seront les perdants du vote historique d’aujourd’hui ». Ce tabloïd, qui fut l’un des rares à soutenir le vote pour le maintien dans l’UE, s’inscrivit ainsi dans la campagne traditionnelle et odieuse qui martèle régulièrement que seules les personnes âgées seraient contre l’UE, et que tous les jeunes y seraient au contraire très favorables.

Les rares sondages britanniques disponibles sur cette question nuancent très fortement cette affirmation simpliste. En France, tous les sondages post-électoraux effectués après le référendum de 1992 sur le traité de Maastricht et de 2005 sur la Constitution européenne, ont même indiqué exactement le contraire : seuls les plus de 60 ans ont voté majoritairement Oui à ces 2 référendums.

———————-
Avec le Brexit, cette propagande « UE = jeunes/beaux/gentils/intelligents et anti-UE = vieux/moches/méchants/stupides », a été reprise en chœur à la fois par des « jeunes » aussi fringants que Peter Sutherland (70 ans, cf. articles précédents) et de nombreux journaux français.

Mais tout ce petit monde ne fournit jamais le moindre argumentaire rationnel et sérieux qui permettrait de comprendre pourquoi le fait de ne plus être dans l’UE pénaliserait à ce point la jeunesse britannique.

Et pour cause !

Car aucun de ces euro-propagandistes ne souhaite que l’on parle du VRAI BILAN POUR LES JEUNES de l’UE et des politiques mises en œuvre par les Giscard, Delors, Trichet, Barroso, Draghi, Juncker, Peter Sutherland et consorts depuis un quart de siècle.
Ce bilan, le voici.

UE = PAUVRETÉ ET CHÔMAGE DE MASSE POUR LES MOINS DE 25 ANS

En décembre 2015, == et pour nous en tenir sagement aux seules données officielles, qui sont largement trafiquées et sous-estimées == l’Union européenne comptait 4,454 millions de jeunes de moins de 25 ans au chômage, soit 19,7% des jeunes.

Toujours selon ces données officielles sous-estimées, le chômage frappait 22% des jeunes dans la zone euro.


Les taux de chômage OFFICIELS des moins de 25 ans s’établissaient comme suit, (d’après les données mêmes fournies par « Touteleurope.eu » qui est pourtant l’un des sites les plus ultra-européistes qui soient !) :
– Allemagne : 7,0% (mais les jeunes y sont payés une misère depuis les réformes Hartz III et IV)
– Danemark : 10,3%
– République tchèque : 10,9%,
– Autriche : 11,2%,
– Pays-Bas : 11,2%
– Malte : 12,6%
– Royaume-Uni : 13,5%
– Lituanie : 14,3%
– Luxembourg : 14,7%
– Slovénie : 15,0%
– Hongrie : 15,7%
– Estonie : 17,1%
– Lettonie : 18,2%
– Irlande : 19,2%
– Suède : 19,4%
– Pologne : 20,5%
– Bulgarie : 21,0%
– Roumanie : 21,2%
– Finlande : 22,1%
– Belgique : 22,7%
– Slovaquie : 24,7%
– France : 25,9%
– Portugal : 31%
– Chypre : 31,7%
– Italie : 37,9%
– Croatie : 44,1%
– Espagne : 46,0%
– Grèce 48,6%

[ Source : http://www.touteleurope.eu/…/le-taux-de-chomage-des-jeunes.… ]

Par comparaison, le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans à la même date (décembre 2015) dans les 3 pays d’Europe occidentale qui ont refusé d’entrer dans l’UE et d’adopter l’euro sont les suivants :

– Suisse : 3,7 %
https://www.letemps.ch/…/…/08/taux-chomage-suisse-grimpe-3-7
– Islande : 5,6%
http://fr.tradingeconomics.com/icel…/youth-unemployment-rate
– Norvège : 9,8%
http://fr.tradingeconomics.com/norw…/youth-unemployment-rate


CONCLUSION
 
Utopie politique et idéologique dont l’origine remonte à des siècles, et dont la mise en œuvre concrète a vraiment démarré sous l’Allemagne nazie, la construction européenne est devenue une arme de guerre des 1% les plus riches contre le reste des peuples, et un outil d’asservissement des jeunes au profit d’une caste de rentiers âgés.

C’est justement en sortant de l’UE que les jeunes du Royaume-Uni, de la France et des autres États membres, retrouveront la confiance et la possibilité d’une meilleure vie.

Tous les jeunes Français qui quittent en masse l’Hexagone, faute d’emploi et de perspective, ne vont pas s’installer en Slovaquie, en Allemagne, en Grèce ou en Espagne, où il n’y a pas davantage d’emplois et de perspectives. Ils vont s’installer au Canada, en Australie, au Japon, en Chine, en Asie-du-sud-est.

Que répondent à cela nos euro-propagandistes ? Rien, sauf nous interdire l’accès aux médias de masse.

Posté par ddupr à 09:08 - - Permalien [#]
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