Ici on s'intéresse aux techniques de propagande ... et on tourne en dérision le boniment de l'UE.

jeudi 5 avril 2018

Grèce : Le démantèlement méthodique et tragique des institutions de santé publique

Et dire que l'on trouve encore des idolâtres de l'UE !
Mais ces idolâtres, par stupidité, inconscience, paresse intellectuelle ou manque d'empathie
sont quelque part responsables de la situation en Grèce.
Et quand des enfants meurent de faim ou de maladie
et que nous ne faisons rien pour arrêter les vautours qui pillent leur pays, nous sommes quoi ?

DS GRECE SANTE

Grèce : Le démantèlement méthodique et tragique des institutions de santé publique

12 mars par Noëlle Burgi, Membre du CNRS, CESSP
CADTM = COMITE POUR L'ABOLITION DES DETTES ILLÉGITIMES

Le système national de santé grec a été démantelé par l'application d'un ensemble de mesures imposées depuis 2010 par les créanciers de la Grèce dans les secteurs de santé primaire, secondaire et pharmaceutique. Ce texte présente une analyse critique des principales mesures de compression budgétaire mises en place dans ces secteurs et introduit un débat sur des initiatives communautaires censées renforcer certains déterminants sociaux de la santé (indemnités de chômage, assurance maladie, revenu minimum garanti). Il apparaît que les politiques mémorandaires ont manqué le but d'efficience et d'efficacité affiché, mais peut-être pas le projet implicite de construire un « nouveau modèle social européen » réduit à quelques prestations tout juste suffisantes à la survie des dépossédés. En s'appuyant sur de nombreux travaux scientifiques, des entretiens en Grèce auprès de militants et dans des établissements de soin et une enquête en cours dans des quartiers ouvriers du Pirée, l'article conclut à l'épuisement – passager ? – des forces luttant pour la survie des droits sociaux démocratiques.

Sept ans après la mise en œuvre des memoranda, la Grèce se trouve dans une situation bien pire qu'en 2010


Introduction de l'article écrite par les Moutons Enragés :
"Nous avons toujours pensé, que la Grèce servait de laboratoire et que, si ça marchait pour les grecs, ça pourrait s'appliquer à d'autres. Les exigences de la troïka BCE/FMI/Commission Européenne, censées superviser les plans de sauvetage et ses implications dans les États membres de l'Union européenne, ont détruit le système de santé grec, au point où les médicaments de premières urgences pour les grands malades, diabétiques, cancéreux etc.. sont difficilement, voire plus du tout accessibles. Avec 200 euros par mois, qui peut payer 50% du prix de certains médicaments ?..."

 

La Tourmente grecque » : mortalité infantile + 43 %

31 juil. 2015 - Le taux de mortalité infantile a progressé en Grèce, depuis le début de la crise, de 43 %. C'est à ce taux que l'on reconnaît le niveau de développement d'un pays. La Tourmente grecque, film de Philippe Menut, rappelle cette triste réalité, et bien d'autres, qui montrent que la Grèce sert de "cobaye" aux aux spéculateurs.
"Le budget de l'éducation nationale s'est effondré. Plus de 1000 écoles primaires et secondaires ont été fermées. Des enfants s'évanouissent à l'école à cause de la faim."

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samedi 24 mars 2018

Les 28 pays de l'UE parviennent à s'accorder... sur la «très probable» culpabilité de la Russie

L'affaire Skripal permet très avantageusement à Londres de se rapprocher momentanément des autres Etats européens, alors que les tensions liées au Brexit avaient refroidi leurs rapports : les 28 pays ont uni leur voix pour accuser la Russie.

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Les dirigeants de l'Union européenne ont unanimement annoncé le 22 mars qu'ils tenaient la Russie pour «très probablement responsable» de l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal le 4 mars à Salisbury en Angleterre. C'est le président du Conseil européen Donald Tusk qui a fait part de cette position commune des Etats membres, en solidarité avec le Royaume-Uni.

«Les dirigeants de l'Union européenne se sont entendus pour considérer, avec le gouvernement britannique, que la Russie est très probablement derrière l'attaque de Salisbury et qu'il n'y a pas d'autre explication possible», a écrit Donald Tusk sur son compte Twitter.

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Dans une déclaration, les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 Etats-membres, réunis en sommet à Bruxelles, ont affirmé que l'implication de la Russie était la «seule explication plausible» pour l'attaque chimique de Salisbury. Persévérant dans la voie suivie jusque là par Londres, ils n'ont cependant pas étayé leur accusation d'éléments concrets la justifiant.

Le Premier ministre britannique Theresa May avait auparavant exhorté ses partenaires européens à faire preuve de solidarité et à lui apporter un soutien unanime pour condamner le rôle attribué à Moscou dans l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars. 

La déclaration des 28 est sensiblement plus vigoureuse que le projet de conclusion initial, dans lequel ils disaient prendre «très au sérieux l'évaluation du gouvernement britannique selon laquelle il est très probable que la Fédération de Russie est responsable». Alors que Londres et Bruxelles sont en grande délicatesse, ce dossier tombe à point nommé pour afficher une volonté de collaboration entre l'île et le continent, malgré les tensions causées par les négociations du Brexit.

https://francais.rt.com/international/49077-28-pays-ue-parviennent-saccorder-tres-probable-culpabilite-russie

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Un bel exemple d'unanimité euro- atlantiste! Quitte à présenter des arguments débiles, au mépris de la logique la plus élémentaire.       P.G.

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Les régions françaises risquent de perdre des aides européennes

L’Union européenne, qui élabore son prochain budget pluriannuel, pourrait bien tailler dans le vif des subventions aux régions françaises. Elles vont plaider leur cause la semaine prochaine à Bruxelles.

ARG PROP REGIONS

Alerte rouge pour les régions françaises. Les fonds européens, qui les ont largement irriguées depuis des années, pourraient très bientôt se tarir. Bruxelles se décarcasse en ce moment pour dresser les grandes lignes de son prochain budget pour la période 2021-2027. La date butoir pour tracer une première esquisse est fixée au 2 mai.

Et l’équation vire au casse-tête : faire plus avec moins d’argent. En effet, avec le Brexit, l’Europe ne pourra bientôt plus compter sur les livres sterling du Royaume-Uni, l’un des principaux contributeurs. L’actualité impose aussi de nouvelles missions qui alourdissent la facture. « Lutte contre le terrorisme, sécurité intérieure et extérieure, contrôle des frontières », égraine Günther Oettinger, commissaire européenne en charge du Budget.

Du coup, pour faire entrer tout cela au chausse-pied, les pays membres n’ont pas d’autre choix que de faire passer le budget global de 1 % du PIB de chaque pays à « un peu plus d’1,1 % », selon Günther Oettinger. Mais certaines aides pourraient aussi être revues.

 

Economie – UE - 1

 

Régions et Länders montent au front

Déjà, les régions ruent dans les brancards pour conserver leur pré carré. Car elles sont bien dans le viseur de l’UE. Le « fonds de cohésion » est le deuxième plus élevé (63,4 milliards d’euros entre 2014 et 2020) après la politique agricole commune (PAC). Réduire la voilure permettrait donc des économies immédiates. Impensable pour l’association Régions de France qui se rendra à Bruxelles mercredi aux côtés des Länders allemands (l’équivalent de nos régions), pour plaider sa cause.

« Il faut absolument maintenir la politique actuelle, sinon cela risque de créer des disparités qui n’existent pas aujourd’hui. », s’inquiète Hervé Morin, le président de Régions de France. « Mais nous pouvons aussi imaginer un système à deux vitesses où les territoires les plus riches pourraient uniquement obtenir des aides pour des projets de très grande ampleur ou liés à l’innovation. C’est ce que nous allons défendre à Bruxelles. »

Trois scénarios sur la table

Jusqu’à présent, la France a été bien servie. Si elle fait partie du podium des contributeurs du budget de l’UE (avec l’Allemagne et le Royaume-Uni), elle est aussi le troisième bénéficiaire des aides destinées aux régions. Cette manne a permis de financer des projets que vous connaissez certainement. Si vous pouvez rallier en TGV Paris à Strasbourg en moins de deux heures ou que des maisons de santé voient le jour pour pallier la désertification médicale dans les campagnes, c’est en partie grâce à l’Europe.

Conserver ces précieux coups de pouce est donc capital. Mais rien n’est encore gagné. Dans le meilleur des cas, c’est le statu quo. En revanche, les deux autres scénarios sur la table de Bruxelles ne présagent rien de bon. L’UE peut décider d’octroyer ses fonds à des régions moyennement riches. Là, environ la moitié des territoires français devra se serrer la ceinture. Troisième cas de figure : les aides sont fléchées vers les régions les plus pauvres du continent. Alors, c’est la soupe à la grimace pour les treize régions métropolitaines.

https://aphadolie.com/2018/03/23/les-regions-francaises-risquent-de-perdre-des-aides-europeennes/

Source :

http://www.europe-en-france.gouv.fr/Centre-de-ressources/Actualites/Une-Euroregion-qu-est-ce-que-c-est

http://www.leparisien.fr/economie/pourquoi-les-regions-francaises-risquent-de-perdre-des-aides-europeennes-22-03-2018-7623852.php

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Pour vous laver le cerveau, quelques vidéos pour mieux comprendre ce qui se cache derrière les euro- régions:

L'Union européenne finance-t-elle vraiment des projets en France ?

https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=ac39DqQxevU

CONF ILLUSIONS UPR

Les illusions économiques de l'Union européenne

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=W1GR1QWplUM

Les eurorégions pour dynamiter les États

François Asselineu et Pierre Hillard sur les Euro-Régions HD

https://www.youtube.com/watch?v=GxDORzxJ64s

Le démantèlement des états

PIERRE HILLARD REGIONS

https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=dzX5k4aDjXg

Pierre Hillard sur France Culture (2002)

https://www.youtube.com/watch?v=im7ByGvciJo

vendredi 23 mars 2018

Consultations "citoyennes" en Europe

Les consultations citoyennes sur l’Europe vont être organisées de début avril à fin octobre 2018 dans 26 États membres de l’Union européenne. La ministre en charge des affaires européennes a présenté l’organisation de ces consultations au Conseil des ministres du 14 mars 2018.

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Consultations citoyennes sur l’Europe : de quoi s’agit-il ?

Ces consultations ont pour objectif de recueillir les propositions des citoyens européens pour la refondation de l’Union européenne. Elles ont été proposées par le président de la République, Emmanuel Macron, dans un discours prononcé à Athènes le 7 septembre 2017 : "cette feuille de route pour construire l’avenir de notre Europe sur les dix années qui viennent, je ne propose pas que ce soit un traité négocié en catimini (...), non je propose que nous essayons une méthode nouvelle, que d’ici la fin de l’année, nous puissions construire les grands principes de la démarche, ce vers où nous voulons emmener notre Europe, de définir nos objectifs de manière claire et que nous puissions à partir du début de l’année prochaine les soumettre aux peuples européens. Que partout où les dirigeants choisiront de suivre cette voie, et je le souhaite avec ardeur, dans chacun des États membres, nous puissions pendant six mois organiser des consultations, des conventions démocratiques qui seront le temps durant lequel partout dans nos pays nos peuples discuteront de l’Europe dont ils veulent".

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Quelle organisation ?

Des consultations vont être organisées dans 26 États membres. Le Royaume-Uni qui sortira de l’Union européenne en 2019 et la Hongrie ne participent pas à l’initiative.

Outre une consultation en ligne qui sera ouverte dans tous les États participants, les citoyens français pourront participer selon diverses modalités :

  • débats organisés par le gouvernement, les collectivités territoriales, les élus ou la société civile. Le premier débat sera organisé dans la région Grand Est le 17 avril 2018, en présence du président de la République. Ces débats seront labellisés par le Ministère de l’Europe et des affaires étrangères ;
  • panels citoyens sur les grands thèmes prioritaires (prospérité et emploi en Europe, développement durable, sécurité, innovation, l’Europe dans le monde, l’unité de l’Europe).

Pour garantir la neutralité politique de l’initiative, un comité de surveillance est mis en place. Les partis politiques présents au Parlement sont appelés à y désigner un représentant.

Une restitution nationale de ces consultations est prévue en France en partenariat avec le Conseil économique, social et environnemental. A l’échelon européen, le compte-rendu des ces consultations sera examiné lors du Conseil européen de 2018.

http://www.vie-publique.fr/focus/consultations-citoyennes-europe-lancement-debut-avril-2018.html

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Et si on n'en veut pas, d'une "autre" Europe, aura- t- on le droit de le dire? D'après vous ?

P.G.

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mardi 20 mars 2018

Les parlementaires néerlandais réclament la fermeture du site de l’UE « anti-fake news russes »

Les dirigeants du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) de l’UE n’en sont toujours pas revenus. Leur cellule de contre-propagande (baptisée « East Stratcom ») créée pour pourchasser les « mensonges » russes a poussé le zèle inquisiteur si loin qu’il a déclenché la colère des députés néerlandais. Au point que ces derniers réclament désormais la fermeture pure et simple du site Internet géré par Bruxelles, EUvsdisinfo.eu, censé mettre en garde contre la « désinformation » en provenance de Moscou.

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L’histoire commence début mars, quand le site en question pointe un index accusateur contre trois médias des Pays-Bas (dont le grand quotidien régional De Gelderlander) : ceux-ci sont accusés d’avoir relayé des informations sur l’Ukraine osant affirmer que ce pays était corrompu et abritait des fascistes ; et d’avoir relaté des éléments factuels fournis par une firme russe d’armement invalidant la thèse selon laquelle la Russie serait coupable d’avoir abattu le vol MH17 de la Malaysian Airlines (une tragédie aérienne qui avait fait 300 victimes le 17 juillet 2014). Il n’en fallait pas plus pour qu’EUvsdisinfo.eu, véritable Torquemada 2.0, octroie un sceau d’infamie aux médias en question.

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Ces derniers, qui estimaient n’être coupables de rien du tout si ce n’est d’avoir informé leurs lecteurs, ont menacé EUvsdisinfo de poursuites judiciaires. Le site a rapidement fait machine arrière, admettant, dans un communiqué le 8 mars, avoir agi de manière erronée. Les médias ont alors retiré leur plainte.

Mais, pour les parlementaires du pays, le mal était fait. Deux d’entre eux – un du Parti socialiste (SP, équivalent du PG en France), l’autre du Parti libéral VVD (la formation du premier ministre Mark Rutte) – ont sommé le gouvernement d’intervenir auprès de Bruxelles pour faire fermer le site. Selon les deux députés, leurs collègues sont prêts à voter « à une très large majorité » une motion enjoignant au chef du gouvernement d’agir. Ils font valoir qu’une instance européenne n’a aucune légitimité pour surveiller les médias et journalistes nationaux.

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Gêné aux entournures, le ministre de l’Intérieur a promis « d’essayer de trouver des soutiens dans les instances européennes pour faire valoir cette requête parlementaire ». Problème : la création de cet organe « anti-fake news russes » avait été approuvée par tous les chefs d’Etat et de gouvernement, y compris M. Rutte, ce qui place ce dernier en porte-à-faux.

Depuis 2005 et le Non massif (61,6%) au projet de constitution européenne, les Pays-Bas étaient considérés à Bruxelles comme l’un des nombreux maillons faibles de l’UE. Onze ans plus tard, les électeurs déclenchaient un nouveau cataclysme en rejetant, également par référendum, un accord de libre échange entre l’UE et l’Ukraine (dont le résultat fut finalement piétiné par un vote parlementaire ; et désormais, cette possibilité de référendum a été supprimée…).

En mars 2017 cependant, M. Rutte sortit des élections générales avec la possibilité de former une nouvelle coalition, l’« eurosceptique » Geert Wilders progressant, mais restant isolé. Cela fut présenté à Bruxelles comme un signe indubitable du retour de flamme des citoyens européens en faveur de l’UE, un amour qui aurait ensuite été confirmé par l’élection d’Emmanuel Macron.

A la lumière de l’humiliation batave infligée aujourd’hui à l’Union européenne, cette interprétation relevait donc bien de la méthode Coué. Ou de la désinformation.

https://ruptures-presse.fr/actu/pays-bas-ue-desinformation-gelderlander/

lundi 19 mars 2018

Pour calmer les Normands, le drapeau breton du Mont-Saint-Michel a été remplacé par celui de l'UE

Hissé temporairement à l’entrée du Mont-Saint-Michel, un drapeau breton a offusqué de nombreux Normands. Le maire, à l’origine de l’initiative, a finalement décidé de faire machine arrière, en le remplaçant par un drapeau européen.

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Le maire du Mont-Saint-Michel Yann Galton a décidé de hisser le drapeau breton aux côtés du drapeau normand à l’entrée de l’îlot rocheux du Mont-Saint-Michel. Un geste symbolique qui a eu pour conséquence de raviver la sempiternelle dispute qui oppose Bretons et Normands sur l’appartenance de l’un des sites les plus visités de France.

Le Mont-Saint-Michel appartient certes officiellement à la Normandie. Mais pour son maire, il appartient également à la Bretagne. «Ce qu'on appelle la Côte d'Emeraude, ça part de Saint-Malo, ça va jusqu'à Granville, alors Normand, Breton, c'est pareil», a-t-il déclaré à France 3 Normandie.

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Pour autant, l’explication géographique de l'édile n’a pas suffi à calmer les Normands les plus hostiles que la présence des couleurs bretonnes sur l'île ont courroucé. Comme le rapporte l’antenne normande de France 3, plusieurs personnes n’ont pas hésité à envoyer des courriels à la municipalité, afin de faire part de leur mécontentement. «Arborer ce drapeau c'est nier l'histoire du Mont. Monsieur le Maire, remettez le Mont en Normandie et donc le drapeau breton dans sa boîte», a écrit l’un d’entre eux.

Exaspéré par la tournure des événements, le maire a retiré le célèbre «Gwenn ha Du». Celui-ci sera finalement remplacé par un drapeau de l'Union européenne, dont le bleu étoilé est jugé plus rassembleur et plus consensuel.

https://francais.rt.com/france/48828-normand-breton-drapeau-discorde

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"Normand, Breton, c'est pareil" : ça s'appelle...la France! Seulement voilà, les esprits sont tellement façonnés que le seul remède pour calmer les tensions entre provinces ("euro- régions") délibérément mises en concurrence, est l'arbitrage de...l'Union européenne! Tout un symbole...   P.G.

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samedi 17 mars 2018

Le projet Hitlérien de Nouvelle Europe

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« L’Europe c’est la paix », « L’Europe c’est la réconciliation franco-allemande », « L’Europe est une invention française », « L’Europe c’est la démocratie », « L’Europe c’est la prospérité », « L’Europe est une ouverture sur le monde », ou encore « L’Europe permet de faire contrepoids aux États-Unis »….

les-origines-cachees-de-la-construction-europenne-asselineauQue ce soit à l’école, à la télévision, à la radio et dans tous les journaux, ces slogans nous sont tellement constamment répétés depuis notre naissance qu’ils ont fini par nous paraître évidents, irréfutables, nobles, justes, inoffensifs et réconfortants.

Pourtant, ils reposent sur une présentation truquée de l’histoire qui n’a qu’un très lointain rapport avec la réalité.

La prétendue « construction européenne » a des origines bien plus anciennes que le traité de Rome de 1957, et elle poursuit des objectifs qui restent cachés au grand public.

Le vrai projet des « États-Unis d’Europe » de Victor Hugo en 1849, ou bien le projet hitlérien de « Nouvelle Europe » et sa reprise par les États-Unis après 1945, sont notamment des sujets tabous.

Il est pourtant essentiel de les connaître si l’on veut bien comprendre ce qui se passe actuellement. Par exemple le projet de Traité transatlantique, la mainmise des grands groupes industriels et financiers sur la vie politique, économique et sociale du continent européen, les événements en Ukraine, l’hostilité de plus en plus manifeste de l’UE contre la Russie et le monde musulman, la soumission à Washington et à Berlin….

Comme le dit un proverbe chinois, « les choses les plus pénibles à apprendre sont aussi celles qu’on a le plus intérêt à savoir ».

 

« Das Neue Europa »

amAdolf Hitler rencontre Benito Mussolini à Rome le 9 mai 1938 afin de créer « une nouvelle Europe » : une union des pays européens qui serait sous leur contrôle. Une délégation de juristes est alors constituée pour concevoir cette « nouvelle Europe » qui a vocation à supprimer les frontières, affaiblir la souveraineté des États et créer un vaste Empire où l’axe Berlin-Rome appliquerait sa politique territoriale, économique et diplomatique. Walter Hallstein est nommé personnellement par Adolf Hitler comme représentant nazi pendant les négociations d’Etat avec l’Italie fasciste entre le 21 et 25 juin 1938 afin de mettre en place un cadre juridique pour la « Nouvelle Europe ».

 

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La collaboration française favorable au projet

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Dès 1941 les journaux français titrent « 1941 sera la grande année du regroupement de l’Europe a déclaré le führer » (Paris soir publié le 1er février 1941). Cette « nouvelle Europe » conçue par le juriste allemand Walter Hallstein est alors montrée aux français  comme une solution de paix en Europe alors que la France est occupée. Le gouvernement de Pétain collabore avec le gouvernement nazie dans l’objectif d’instaurer une « Pax Germanica » à travers toute l’Europe. L’occupation du IIIème Reich sur le continent tout entier est donc présenté à la population comme un espoir de mettre fin une bonne fois pour toute à la guerre en Europe. Une propagande de grande ampleur sera mise en place afin de préparer les consciences à cette « nouvelle Europe ».

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La propagande de Vichy entre 1941 et 1942

Pour Vichy, il faut « imiter l’Allemagne » qui est un exemple à suivre. L’argument économique est utilisé en affirmant que cette nouvelle Europe permettrait de libérer le marché ce qui à terme favoriserait les échanges commerciaux.

Pour le régime de Vichy, la France est trop petite pour faire face au monde extérieur. Pour peser, elle doit occuper une place importante dans cette nouvelle Europe.

Les français ne pouvaient qu’être favorables à ce projet selon le régime de Vichy considérant que seul ce dernier était capable de comprendre les réels problèmes que la France rencontrait à l’époque. Pour Vichy, la France devait faire partie de la Nouvelle Europe pour pouvoir peser. Pour la propagande de l’époque, le régime estimait qu’être contre cette construction européenne, c’était s’enfermer, et vouloir une nouvelle fois la guerre avec l’Allemagne. « Connaissez-vous mieux que lui les problèmes de l’heure ? »

Les expositions de la France européenne sous Vichy

Le gouvernement de Pétain inaugurera avec les autorités nazies l’exposition intitulée « La France européenne » le 6 juin 1941 à Paris au Grand Palais. Les tracts et affiches qui doivent faire la promotion de cet événement mettent en avant le projet d’une « construction de l’Europe ».

 

L’objectif de cette exposition est de sensibiliser les français sur l’importance de construire une Europe de paix sans frontière comme le montre une comparaison entre la carte de la vieille Europe d’hier et la carte de la nouvelle Europe de demain. Celle-ci était présenté dans l’exposition de la France Européenne.

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Le projet est donc présenté de la manière suivante :

  • « Hier, l’Europe cloisonnée des démocraties inefficaces«
  • « Demain, la Nouvelle Europe sans frontière dessinée par Adolf Hitler«

« Il n’y aura plus de frontières, les communications seront faciles, il y aura des grands axes de communication qui permettront d’avoir enfin un sentiment européen  et favoriseront le commerce«

Une vidéo*, correspondant à un reportage de propagande datant du 6 juin 1941, relate l’inauguration à Paris de la première exposition de la France européenne au Grand Palais. Dès la cinquième seconde, deux immenses cartes apparaissent sous nos yeux avec l’effacement des Nations devant l’Empire, pour resurgir de nouveau en arrière-plan à la fin du reportage.

Cette exposition ouvrit ses portes le 31 mai 1941 avec pour commissaire Jacques de Lesdain, directeur de L’Illustration. Le reportage diffusé le 06/06/1941 mentionne les noms de quelques participants lors de l’inauguration : Fernand de Brinon, ambassadeur de France ; le Général von Stülpnagel, Militärbefelshaber (commandant militaire) en France ; « le représentant du nonce apostolique en France » (Valerio Valeri).

Le Général von Stülpnagel (Militärbefelshaber en France), Fernand de Brinon (ambassadeur en France), suivi de Pierre Laval, et l'ambassadeur Scapini (à l'extrême droite) accompagné de son guide, font leur entrée au Grand Palais.

 

 

Une seconde manifestation de la France européenne, intitulée « La vie nouvelle », se déroula à partir d’avril 1942. Elle fut inaugurée en présence du général Eugène Bridoux, ministre secrétaire d’État à la Guerre, et du ministre d’Allemagne Rudolf Schleier, second d’Abetz – moins fringante, vu l’enlisement de la Wehrmacht en Russie.

Inauguration de la manifestation « La vie nouvelle », exposition de la France européenne au Grand Palais : les personnalités françaises et allemandes dont Rudolf Schleier, le général français Eugène Bridoux, à Paris, avril 1942

 
Dans son discours du 22 juin 1942, Pierre Laval souhaita la victoire de l’Allemagne, en n’oubliant pas d’évoquer la construction de cette nouvelle Europe…

Conclusion

Le projet européen a été voulu par Hitler et Mussolini et conçu par Walter Hallstein. Lorsque les américains ont « libéré » l’Europe de l’ouest, ils se sont efforcés de relancer ce plan en retournant Walter Hallstein afin de vassaliser l’Europe de l’Ouest conformément à ce qui était convenu avec Staline sur le partage de l’Europe lors des conférences de Téhéran, Yalta et Potsdam.

Pour aller plus loin :
Les expositions de la France européenne sous Vichy (Le Canard républicain)

L’histoire de Walter Hallstein (La Gazette française)

Les origines cachées de la Construction Européenne (Conférence de François Asselineau)

Conférence de l’historienne Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII-Denis Diderot, le 30/11/10 à Bagneux.

*http://www.upr78.fr/2018/01/14/le-projet-hitlerien-de-nouvelle-europe/

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Walter Hallstein fut le premier président de la Commission européenne. Merci à Alexis (UPR Yvelines) pour cet article.   P.G.

 

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mardi 13 mars 2018

« Trous noirs fiscaux » découverts au sein de l’UE : la bravoure d’un commissaire européen ?

Dans le contexte des révélations successives d’évasion fiscale aux quatre coins du globe, un commissaire européen s’indignait en début d’année de l’existence de « trous noirs fiscaux » au sein même de l’UE.  Quelques semaines plus tard, le même fonctionnaire européen regrette que les pratiques fiscales de certains Etats membres « nuisent à l’équité ».

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La Commission européenne a publié le 7 mars son rapport annuel sur la situation économique et sociale des Etats membres (dans le cadre du « semestre européen »). On y « apprend » que sept pays de l’UE favoriseraient une « planification fiscale agressive ».

Commentant ce document qui épingle les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique, l’Irlande, la Hongrie, Chypre et Malte, Pierre Moscovici a déploré le recours par ces États à des « pratiques qui empêchent une concurrence loyale dans le marché intérieur ».

Quelques semaines plus tôt, le commissaire européen à la fiscalité s’inquiétait de l’existence de « trous noirs fiscaux » au sein même de l’Union européenne. Alors que Pierre Moscovici est membre de la commission depuis près de trois ans et demi, d’aucuns assimilent son audace à des pirouettes survenant à l’approche de sa fin de mandat. Les plus soupçonneux pourraient même évoquer un coup de com’ de celui qui affiche sa potentielle ambition de briguer la présidence de la commission européenne

Quant à l’optimisation fiscale sur le Vieux continent, on ne saurait s’en offusquer sans pointer ce qui la rend possible : la libre circulation des capitaux. Cette « liberté » constitue l’une des valeurs fondatrices de l’Union européenne.

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Face à une potentielle remise en question de cette libre circulation, on notera que le rapport épinglant les sept Etats membres est rédigé par la même commission européenne qui salue les « progrès » réalisés par ces pays et qui affirme tout de même  qu’ils « ne sont pas des paradis fiscaux ».

Ouf, on respire.

Fabien Rives

https://ruptures-presse.fr/actu/trous-noirs-fiscaux-moscovici/

dimanche 11 mars 2018

Réforme de la zone euro : Macron face à la fronde des pays du Nord

Huit pays ont publié une position commune, prenant leur distance avec les ambitions de la France. Macron est obligé de revoir ses plans à la baisse, d'autant qu'il risque de perdre son allié italien. 

ACT MACRON UEM

En matière de réformes financières, il n'y aura pas que l'Allemagne à convaincre. Alors qu'Emmanuel Macron  attendait que la coalition allemande soit en place pour pousser son agenda réformateur au sujet de la zone euro, il sait depuis mardi qu'au-delà de Berlin, un front de vigilance se dresse face à ses projets. Huit pays du Nord de l'Union ont en effet publié un communiqué commun qui peut se lire comme une critique en règle des projets français.

Les ministres des Finances danois, estonien, finlandais, irlandais, letton, lituanien, néerlandais et suédois amorcent leur prise de position commune par une mise en garde : « Les discussions sur l'avenir de l'Union économique et monétaire (UEM) devraient se dérouler dans un format inclusif », estiment-ils en rappelant, en écho au Brexit, que « l'unité est un atout fondamental ». Une allusion claire aux projets de la France et de l'Allemagne qui entendent donner l'impulsion sur les grands sujets.

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Paris en ligne de mire

Mais sur le fond, c'est surtout Paris qui en prend pour son grade. Premier point : « Une UEM plus forte nécessite avant tout des actions décisives au niveau national et une conformité totale vis-à-vis des règles communes ». Autrement dit, pas question de créer de nouveaux mécanismes de transferts financiers entre pays tant que chaque gouvernement n'aura pas balayé devant sa porte au plan budgétaire.

Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais, avait tenu des propos similaires la semaine dernière. « Chacun doit faire le ménage dans sa maison. [...] Les fonds européens sont un dernier recours, pas un kit de premier secours », avait-il estimé.

Pousser à la réforme

Les huit pays appellent, d'ailleurs, à utiliser le prochain budget pluriannuel de l'Union européenne pour créer des incitations à la réforme structurelle. Une vieille idée allemande. « Croit-on vraiment qu'on va faciliter les réformes structurelles difficiles en les estampillant du sceau de Bruxelles ? », rétorque une source bruxelloise.

Le projet français d'un  budget de la zone euro en bonne et due forme est donc mal parti. Une source allemande proche du pouvoir résume l'état des discussions : « Il n'y a pas d'objection de principe face à l'idée, mais la véritable question est celle du montant ». Elle balaye l'hypothèse d'un budget élevé, faute de financement : « Abstenons-nous de relever encore un peu plus la pression fiscale dans l'Union européenne ».

Vieux refrain

Quant à  l'union bancaire , les mêmes pays entonnent à son sujet un refrain bien connu sur la nécessité de limiter les risques financiers avant d'envisager de les mutualiser : encadrement plus strict du niveau de prêts bancaires non performants, mécanismes pour empêcher les banques d'un pays d'être trop exposées à la dette souveraine émise par celui-ci, amélioration des procédures pour encadrer les faillites. Le projet d'une assurance commune des dépôts bancaires ne devrait faire, selon eux, que l'objet de « discussions techniques ». Une musique qui agace une source proche du gouvernement français, selon laquelle « sur ce sujet, on recule au lieu d'avancer, en courant après un risque zéro qui n'existe pas dans la vie ».

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Tout au plus les pays du Nord de l'Europe admettent-ils la nécessité de réformer le Mécanisme européen de stabilité (MES) mais à condition que celui reste « fermement dans les mains des Etats-membres ».

Face à ce front commun, Emmanuel Macron pouvait tout au plus compter, jusqu'à présent, sur une solidarité des pays du Sud de l'Union. Avec les élections italiennes, il a probablement perdu un de ses précieux alliés.


En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/monde/europe/0301383797415-reforme-de-la-zone-euro-macron-face-a-la-fronde-des-pays-du-nord-2158846.php#4FuTRtIZU2Suf03l.99

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Macron et Juppé se sont bien rencontrés en secret pendant la présidentielle

Le futur ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a organisé un rendez-vous secret entre le candidat Emmanuel Macron et l'ex-candidat à la primaire de la droite, Alain Juppé. Cette rencontre s'est tenue entre les deux tours de la présidentielle.

ACT JUPPE MACRON

Dans son édition du 9 mars, Le Figaro révèle une rencontre qui présumait déjà des futures accointances entre la droite juppéiste et la macronie. Un rendez-vous qui sera d'ailleurs dévoilé partiellement dans le futur livre de l'ancienne très proche d'Alain Juppé, toujours première adjointe du maire de Bordeaux, Virginie Calmels, intitulé J'assume.

Le Figaro atteste qu'Emmanuel Macron et Alain Juppé se sont rencontrés en tête-à-tête pour la première fois grâce à Gérard Collomb. Alors maire de Lyon, il leur avait proposé un endroit discret : les locaux parisiens de la Communauté urbaine de Lyon, situés rue de Villersexel (dans le VIIe arrondissement). En effet, Alain Juppé souhaitait que cette rencontre se fasse dans un lieu discret.

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Cette entrevue s'est déroulée le 1er mai soit entre le premier et le second tour de la présidentielle de 2017 (respectivement les 23 avril et 7 mai). Ils auraient notamment discuté de la nomination d'Edouard Philippe (ancien porte-parole et soutien d'Alain Juppé) comme futur Premier ministre. Toutefois, selon un proche de l'édile girondin, contacté par le quotidien, Alain Juppé ne serait pas à l'origine du choix d'Edouard Philippe comme chef de gouvernement. Celui-ci aurait été acté par Emmanuel Macron le 24 avril, c'est à dire au lendemain du premier tour.

L'Union européenne : la convergence Macron–Juppé

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En outre, les échanges tenus durant cette rencontre auraient plu à Alain Juppé, notamment le discours pro-européen d'Emmanuel Macron.

Proches idéologiquement – étant donné la similitude de leurs deux programmes politiques lors des primaires de la droite pour l'un et la campagne présidentielle pour l'autre – ce rendez-vous fut en tout cas officiellement leur première rencontre en face à face.

Le 27 octobre, les deux élus se retrouvaient de nouveau pour un déjeuner afin d'évoquer la création d'un grand mouvement réunissant les pro-UE contre les eurosceptiques pour les élections européennes de 2019. Quelques jours plus tard, en novembre, Alain Juppé ne tarissait pas d'éloges publiquement le président de la République, envisageant justement un rapprochement pour les européennes.

https://francais.rt.com/france/48604-quand-macron-draguait-deja-juppe

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