lundi 26 septembre 2016

Revue de presse (semaine du 19 au 26 septembre 2016)

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FRANCE

DÉCOUVERTE DE FAUX DRAPEAUX DE DAECH DANS LA PLANQUE D'UNE ÉCOLE MILITAIRE À SAUMUR

Matériel vidéo, groupe électrogène, journaux en arabe, drapeaux de Daech... les médias ont fait très peu écho de cette trouvaille. Et
pourtant, l'affaire le mériterait. De deux choses l'une: ou bien il s'agit d'une véritable planque servant à des opérations terroristes sous
couvert de l'Etat, ou bien de nombreuses procédures ont été enfreintes s'il ne s'agissait que d'une simulation. L'UPR demande une enquête parlementaire.

https://www.upr.fr/communiques-de-presse/decouverte-mysterieuse-de-faux-drapeaux-de-daesh-planque-dune-ecole-militaire-a-saumur

LE CSA PART EN GUERRE CONTRE L'ANGLAIS À LA TÉLÉVISION

A la suite de nombreuses plaintes, le CSA va convoquer les patrons de chaînes pour diminuer le nombre de titres d'émissions en anglais à la télévision. Il y aurait en effet grand besoin d'une désaméricanisation de la télévision française.

http://www.lepoint.fr/medias/le-csa-part-en-guerre-contre-l-anglais-a-la-television-14-09-2016-2068292_260.php#xtor=CS2-238

France - élection présidentielle

ET BRUNO LE MAIRE CRÉA LE JOB À 5 EUROS

Extrait des GOPE (grandes orientations de politique économique) écrites par la Commission européenne pour la France pour l'année 2016-17, deuxieme point: "veiller à ce que les réductions du coût du travail soient pérennisées et que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec la création d'emplois et la compétitivité". Vous retrouverez ce copier-coller des GOPE chez tous les candidats à la présidentielle, sauf celui (François Asselineau) qui souhaite sortir de l'UE.

http://www.lepoint.fr/presidentielle/et-bruno-le-maire-crea-le-job-a-5-euros-22-09-2016-2070334_3121.php#xtor=CS2-238

ALAIN JUPPÉ DÉNONCE LA NULLITÉ DU DÉBAT POLITIQUE

"Chiche! Qu'il débatte avec moi" lui a lancé François Asselineau. Sans réponse de la part de Juppé: joli manque de courage politique...

https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau/photos/a.393974702611.173278.367713397611/10154592800867612/?type=3

COPÉ PROPOSE LA SUPPRESSION DU 8 MAI POUR FINANCER ALZHEIMER

Tweet cocasse en réponse...

https://www.facebook.com/les.repliques.intellectuellement.engagees/photos/a.1134927689867625.1073741828.1133556776671383/1519767811383609/?type=3

QUAND ARNAUD MONTEBOURG OUBLIE LES RÈGLES D'ACCÈS AUX MARCHÉS PUBLICS

Comme expliqué par le Monde, c'est en effet impossible de protéger 80% des marchés publics pour les entreprises françaises.
C'est même l'article 101 du TFUE.

http://mobile.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/09/22/quand-arnaud-montebourg-oublie-les-regles-d-acces-aux-marches-publics_5002144_4355770.html?xtref=acc_dir

DAVID GUILLAUME: LE MILITANT UPR MALVOYANT QUI DÉMARCHE LES MAIRES

Publié par le journal "La Manche libre". Il n'y a qu'à l'UPR, représentant la Résistance d'aujourd'hui, que l'on peut voir une telle
démonstration de courage...

https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau/photos/a.393974702611.173278.367713397611/10154601010312612/?type=3

SYRIE

LA COALITION DIRIGÉE PAR LES USA FRAPPE L'ARMÉE SYRIENNE

Les forces occidentales ont bombardé les positions de l'armée syrienne alors que celle-ci était entourée par Daech, suite à quoi les
terroristes de Daech ont assailli la position. Le bilan est de 62 morts et plusieurs centaines de blessés.

https://fr.sputniknews.com/international/201609171027798476-syrie-frappe-coalition-armee-gouvernementale/

LES AVIONS ACHEVAIENT LES BLESSÉS À LA MITRAILLEUSE

Témoignage d'un survivant...

https://fr.sputniknews.com/international/201609191027813451-bombardement-armee-syrienne-coalition-temoignage/

LES FRAPPES: UNE ERREUR MALENCONTREUSE?

Les Etats-Unis ont présenté leurs excuses et parlé d'une erreur. Bachar El Assad rétorque que quand il y a un pilonnage pendant une heure par 4 avions, on ne peut pas parler d'erreur. Il renvoie aussi aux "rebelles" la responsabilité du tir sur le convoi humanitaire.

https://francais.rt.com/international/26695-bachar-el-assad--frappes 

 

UNE CANDIDATE À LA PRÉSIDENCE DES ETATS-UNIS DÉNONCE

«Le cessez-le-feu était intentionnel pour que la frappe aérienne américaine ait lieu. Je ne crois pas que ce soit un accident,
malheureusement... L'administration actuelle a prouvé que nous [les Etats-Unis] sommes un allié de Daesh. Nous ne pouvons pas dire que nous luttons contre le terrorisme quand nous permettons que quelque chose comme cela se produise».

https://francais.rt.com/opinions/26588-declaration-guerre-washington-syrie

 

LA TURQUIE AVANCE EN SYRIE... SANS L' AVAL DE DAMAS

Cet article est assez troublant par rapport au jeu de la Turquie: elle semble avoir coupé les ponts avec les Etats-Unis (rapprochement avec la Russie, Asselineau invité sur la télévision turque, lutte contre Daech...). Pour autant, Erdogan ne parle pas au gouvernement syrien, seulement aux autorités russes: a quel jeu joue Erdogan? va-t-il franchir cette ligne rouge Alep-Idlib? Si oui, et que cela déclenche une conflagration, l'état de guerre ne profitera-t-il pas en premier lieu aux americains?

https://fr.sputniknews.com/international/201609221027880970-turquie-syrie-russie-guerre-mondiale/

UNION EUROPÉENNE

BAHAMA LEAKS: UNE MAGOUILLE DE PLUS POUR L'ANCIENNE COMMISSAIRE NEELIE KROES

Neelie Kroes était déjà connue pour différentes affaires mafieuses, comme relaté par François Asselineau dans la conférence "Qui gouverne la France et l'Europe". On apprend qu'elle a été aussi à la tête d'une société offshore aux Bahamas alors même qu'elle était en poste à la Commission européenne.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/09/22/bahamas-leaks-la-trahison-morale-des-elites_5001825_3232.html?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Facebook&utm_term=Autofeed#link_time=1474539276

EXERCICE DE STYLE RATÉ POUR JUNCKER

Copiant le modèle américain, Juncker a voulu faire plusieurs entretiens avec de jeunes blogueurs ou blogueuses sur des sujets triviaux.
Problème: malgré les menaces de Youtube, la blogueuse française a maintenu des questions bien gênantes et tout à fait politiques à
l'adresse du président de la Commission européenne!

http://rue89.nouvelobs.com/2016/09/18/malaise-quand-youtube-tente-faire-taire-youtubeuse-265181

LE SOMMET DE BRATISLAVA, OU LA CONFIRMATION DU SUR-PLACE DE L'UE

UE irréformable, mésentente entre pays de l'UE sur ce qu'il faut faire: l'UE fait du sur-place sur fond de zone euro en crise.

http://www.les-crises.fr/union-europeenne-la-defaite-de-bratislava-par-romaric-godin/

PHILIPPINES

DOIGT D'HONNEUR DE DUTERTE À L'UNION EUROPÉENNE

L'UE a critiqué Duterte sur ses méthodes extrajudiciaires concernant sa lutte contre la drogue. Le président philippin a répondu à l'UE par une diatribe virulente affublée d'un doigt d'honneur.

https://francais.rt.com/international/26644-philippines-duterte-doigt-honneur

 

BOSNIE-HERZÉGOVINE

DEMANDE D'ADHÉSION À L'UE ACCEPTÉE

Le pays va maintenant entamer le processus d'adhésion en répondant aux conditions posées par Bruxelles.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/09/20/97001-20160920FILWWW00207-ue-demande-d-adhesion-de-la-bosnie-acceptee.php

ESPAGNE

LE SÉPARATISME CATALAN EN PERTE DE VITESSE... MALGRÉ L'AVAL DE
WASHINGTON

L'envers du décor par rapport a la photo publiée sur les manifestations pro-Catalogne à Barcelone: il y a bien eu 290000 manifestants, ce qui est assez impressionnant, mais pour autant cela représente un essoufflement certain du mouvement.

https://www.upr.fr/actualite/europe/les-manifestations-de-septembre-2016-dans-les-pyrenees-orientales-et-le-separatisme-catalan

RUSSIE

PLANS D'UNE TORPILLE NUCLÉAIRE RÉVÉLÉS PAR ERREUR À LA TÉLÉVISION

Erreur malheureuse? ou fuite volontaire à l'attention d'un pays agresseur?

https://francais.rt.com/international/10139-torpille-nucleaire-television-russe-revelation

ETATS-UNIS

DE PLUS EN PLUS D'ADOLESCENTS SE PROSTITUENT POUR SE NOURRIR

Le rêve américain: d'après une étude, des millions d'adolescents américains sont en situation d'insécurité alimentaire.

http://www.businessbourse.com/2016/09/18/etats-unis-pauvrete-de-plus-en-plus-dadolescents-se-prostituent-pour-se-nourrir/

DIVERS

LES TAUX D'INTÉRÊT REPARTENT À LA HAUSSE

Le phénomène a été vu notamment en Allemagne et au Japon. Problème: des taux positifs peuvent réaugmenter fortement le poids des dettes des pays les plus endettés.

https://fr.express.live/2016/09/19/hausse-taux-interet/ 

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dimanche 25 septembre 2016

Barroso chez Goldman Sachs : au service de la City londonienne dans la négociation sur le « Brexit ».

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Rappelons-nous : voici deux mois, le 8 juillet 2016, on avait appris que José Manuel Durão Barroso, Président de la Commission européenne pendant 10 ans (de 2004 à 2014), venait d'être embauché par la banque d'affaires internationale Goldman Sachs International, en qualité de conseiller et de président non exécutif des activités internationales.
(Sources :

http://www.liberation.fr/…/goldman-sachs-recrute-l-ancien-p…


ou
http://

http://www.rfi.fr/…/20160722-barroso-goldman-sachs-nominati… )


Le landerneau politico-médiatique français s’était alors ému de ce « pantouflage », par ailleurs courant parmi les anciens hauts fonctionnaires des institutions européennes et anciens membres de la Commission européenne.

Sans doute, les journalistes et responsables politiques français s’étaient-ils sentis obligés de réagir dans ce cas particulier, compte tenu de la réputation sulfureuse de Goldman Sachs, surnommée « la banque qui dirige le monde ».

( Source : http://boutique.arte.tv/f7894-goldman_sachs ).


Rappelons notamment que le Président directeur général de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, avait déclaré en toute simplicité « je ne suis qu’un banquier faisant le travail de Dieu ».

( Source : http://www.lemonde.fr/…/goldman-sachs-enquete-sur-une-socie… )


La plupart de ces protestations de pure forme, qui n’ont provoqué qu'un haussement des épaules méprisant de M. Barroso, avaient omis soigneusement de préciser pourquoi Goldman Sachs s’était attaché les services de l’ancien Président de la Commission européenne, probablement à prix d’or, et 15 jours seulement après le vote victorieux en faveur du « Brexit » du 23 juin 2016.
C'est justement ce que l'on vient d'apprendre.


La mission de M. Barroso sera tout simplement d’obtenir les conditions les plus favorables aux intérêts financiers de la City londonienne en général - et de Goldman Sachs en particulier - dans la négociation qui s’annonce sur le « Brexit ». Et cela même si la banque avait juré le contraire la main sur le cœur.

Sources :

http://www.dailymail.co.uk/…/Barroso-slammed-Goldman-Sachs-…

 

et

http://www.lepoint.fr/…/barroso-chez-goldman-sachs-ca-n-a-r…


Dans une volte face spectaculaire et avec un cynisme et une cupidité sans limites, M. Barroso se retourne donc contre son ancien employeur. Il va maintenant combattre la Commission européenne de toutes ses forces, précisément en faisant jouer ses réseaux d’obligés et les contacts d'affaires qu’il s’est forgés pendant toute sa carrière dans les institutions européennes vermoulues, corrompues et rongées par les conflits d’intérêt.


Le Médiateur européen  (https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9diateur_europ%C3%A9en ) a envoyé le 5 septembre dernier un questionnaire à Jean-Claude Juncker mettant en cause les conditions d’embauche de M. Barroso à son nouveau poste.

Il est reproché principalement à ce dernier d’avoir manqué aux « devoirs d’honnêteté et de délicatesse » qui incombent aux anciens commissaires. Autant dire qu’un pareil motif ne semble pas devoir emporter de lourdes conséquences juridiques pour M. Barroso.

Une réponse est attendue avant le 14 octobre.
http://www.rtbf.be/…/detail_barroso-chez-goldman-sachs-la-m…


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CONCLUSION : les dirigeants européistes sont à vendre au plus offrant.

Après avoir financé la campagne du « Bremain », Goldman Sachs n’a pas perdu de temps pour s’adapter aux nouvelles conditions crées par la victoire du « Brexit », le 23 juin dernier.
Pour défendre ses intérêts, la banque d'affaires américaine s'offre les services de cette call-girl de luxe qu'est l’ancien Président de la Commission européenne.
Il est difficile de ne pas faire un parallèle entre l’embauche de M. Barroso par les grands intérêts financiers anglosaxons et les levées de fonds répétées de candidats français, déclarés ou non, à l’élection présidentielle auprès de ces mêmes grands intérêts financiers anglo-saxons.
Pour ne citer que lui, Emmanuel Macron s’est en effet rendu à nouveau à Londres pour solliciter l’aumône de ses employeurs implicites. Il suffit ainsi, pour s’offrir un repas avec l'homme aux marcheurs qui n'existent pas, de débourser la modique somme de 7.500 euros.

http://www.lexpress.fr/…/pour-s-offrir-un-repas-avec-macron…


Grâce à Internet et aux réseaux sociaux, la duplicité de Barroso, ainsi que des responsables politiques européistes français, comme Macron, échappent de moins en moins au peuple français.
Le jour venu, il va falloir demander des comptes à tous ceux qui nous ont trompés et trahis contre de l'argent.

Xavier, cadre de banque, fidèle militant de l'UPR.
10 septembre 2016
 

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vendredi 23 septembre 2016

La réunion secrète du 11 juin 1965 au département d’état américain sur l’union monétaire européenne

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Dans un article retentissant du 19 septembre 2000, le journaliste du très sérieux quotidien britannique Daily Telegraph, Ambrose Evans-Pritchard, a montré que les autorités américaines ont soutenu le processus dit de « construction européenne », ainsi que la mise en place, dès les années 1960, d’une union monétaire. L’UPR s’en est largement fait l’écho, à la fois dans plusieurs de nos conférences publiques et par une reprise directe de cet article sur notre site : « Des fédéralistes européens financés par des chefs de l’espionnage américain »

Reposant sur l’analyse d’archives du Département d’État des années 1950 et 1960, rendues publiques (« declassified ») à l’été 2000, cet article, bien que sensationnel, a été totalement passé sous silence par les médias et les partis politiques français.

De fait, en dehors de l’Union Populaire Républicaine, aucun parti politique – et notamment pas le FN, DLR ou le Front de Gauche – n’explique jamais à nos concitoyens le rôle déterminant des États-Unis d’Amérique dans la prétendue « construction européenne ». Il s’agit pourtant de la clé essentielle qui manque aux Français pour comprendre les origines réelles du désastre économique, social, agricole, industriel, diplomatique, militaire et géopolitique dans lequel leur pays ne cesse de s’enfoncer.

Au sein de la presse française, quelques très rares articles ont apporté au public des explications fouillées et sérieuses à ce sujet, essentiellement dans un numéro d’Historia de 2003, intitulé "la CIA finance la construction européenne" (texte complet disponible sur cette page ).

Le contraste entre, d’un côté l’omission systématique de ce sujet stratégique dans les grands médias et les autres partis politiques français, et de l’autre côté son explicitation précise par l’UPR, est flagrant. L’UPR s’est en effet fait un devoir, depuis sa création, de présenter au public les preuves irréfutables que la « construction européenne » ne vise pas le bien-être des peuples d’Europe, mais au contraire leur asservissement à une puissance étrangère et à une oligarchie financière et industrielle prédatrice.

Faute de savoir quoi répondre sur le fond à notre démarche historique rigoureuse, qui bouleverse les schémas de pensée habituels et qui débouche sur des solutions totalement nouvelles, quelques adversaires politiques tentent de nous disqualifier avant tout débat, par le recours à la calomnie ou à la dérision. Ils appliquent la tactique du « Circulez, il n’y a rien à voir », en taxant tout bonnement l’UPR d’« antiaméricanisme primaire », voire de « complotisme ». Quelques officines se sont mêmes risquées à insinuer que l’article d’Ambrose Evans-Pritchard – qui n’est d’ailleurs pas la seule preuve que nous avançons, très loin s’en faut ! – serait fondé sur de fausses informations.

Seulement voilà. L’UPR est un mouvement honnête, courageux, responsable et tenace. En particulier, l’UPR ne se laisse jamais impressionner ni soumettre par des manœuvres d’intimidation. Pour nous, seules comptent la recherche de la vérité, sa présentation pédagogique et sereine au peuple français, et les conclusions logiques qu’il faut collectivement en tirer.

C’est dans cet esprit que l’un des responsables de notre mouvement, après avoir échangé directement avec les archives du Département d’État américain à Washington, est parvenu à obtenir un scan de la note rendue publique ou « déclassifiée » (« declassified ») en date du 11 juin 1965, mentionnée par Ambrose Evans-Pritchard dans son article.

=> Lire la suite du dossier (pdf)

 

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jeudi 22 septembre 2016

De Gaulle et l'Europe: pour en finir avec la propagande des « gaullistes » auto- proclamés.

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Revenu au pouvoir en 1958, il a dû, dans des conditions extraordinairement difficiles, rétablir l’autorité de l’État, réformer les institutions et mettre un terme à la Guerre d’Algérie. Compte tenu des urgences de l’heure et de l’absolue nécessité de préserver l’unité nationale, il ne pouvait raisonnablement pas commencer par dénoncer le traité de Rome, qu'il n’avait certes ni négocié ni approuvé, mais qui, n’ayant été ratifié que quelques mois auparavant, n’avait pas même encore commencé à produire ses effets.

 

Sitôt la guerre d’Algérie terminée, de Gaulle a voulu sortir la France des griffes de la construction d'une Europe fédérale dans laquelle il avait parfaitement compris que les États-Unis voulaient l’étouffer.

Compte tenu des oppositions internes, fortement soutenues par les États-Unis, le Vatican, une grande partie de la presse, le MRP et les milieux d’affaires, le chef de la France Libre, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, a alors tenté un formidable pari : essayer de subvertir de fond en comble la construction européenne, pour en faire non plus le glacis atlantiste conçu par Washington, mais une machine redonnant à la France un rôle moteur et pivot en Europe, non seulement contre l’Union soviétique mais aussi contre les États-Unis.

 

 

Le rapport des forces international ne rendait pas cette idée absurde et elle pouvait même avoir des chances de l’emporter si nos partenaires, au premier rang desquels l’Allemagne, acceptaient de choisir Paris contre Washington. Mais dès 1964-1965, le général comprit que c'était peine perdue : les autres membres de la CEE étaient des « colonisés » qui entendaient le rester.

 

 

Avec une foi inébranlable dans la grandeur de la France, l’Homme du 18 juin décida alors de revoir entièrement sa stratégie, en jouant le jeu des alliances de revers, un peu comme l’avait fait François Ier avec Soliman le Magnifique pour desserrer l’étau de l’Empire des Habsbourg.

 

 

La fin de sa présidence fut ainsi le théâtre d’une éblouissante apogée. Après avoir cassé le fatal engrenage fédéraliste européen, il fit sortir la France du commandement militaire intégré de l’OTAN.

Puis, de Moscou à Mexico, de Montréal à Varsovie, et de Phnom Penh à Mururoa, Charles de Gaulle fit de la France le symbole même de l’indépendance nationale contre l’hégémonie américaine et, partant, le porte-parole de la liberté des peuples du monde entier. Le divorce fut alors consommé avec l’idée même de « construction européenne ».

 

 

L’Europe ne fut ainsi jamais une fin pour de Gaulle, mais un simple moyen, tenté puis vite abandonné, pour redonner à la France le « rang » qui devait être le sien.

 

 

En sortant telle ou telle phrase de son contexte, et en feignant d’y voir une pensée stratégique alors qu'il ne s’agissait que de l’une de ces formulations de circonstance qu'un dirigeant politique est parfois obligé de concéder, certains responsables actuels ont l’audace de faire de Charles de Gaulle une sorte d’émule de Jean Monnet, qui n’aurait eu de cesse de bâtir l’Europe pour y fondre une France jugée trop petite pour le monde d’aujourd'hui.

 

 

Mais la supercherie éclate dès que l'on relit ses conférences publiques ou ses propos privés, ou dès que l'on réfléchit aux décisions qu’effectivement il prit, tout particulièrement à partir de 1964.

 

 

A chaque fois que la supranationalité menaça l’indépendance et la souveraineté de la France, il y mit immédiatement le holà. Ayant toujours refusé l’entrée du Royaume-Uni dans l’Europe, le fondateur de la France Libre n'aurait a fortiori jamais accepté tout ce qui suivit:

cette funeste décision prise par Georges Pompidou en 1972. Jamais l’Homme du 18 juin n’aurait accepté le principe même d'une « Union européenne » avec son hymne et son drapeau. Car ces symboles d’un État-continent, apparus au cours des années 80 puis officialisés avec le traité de Maastricht, et toute la mécanique qui le sous–tend, sont exactement la quintessence de tout ce qu’il combattit. Il faut plaindre ceux qui osent affirmer le contraire : ils ne le font que pour de sordides raisons.

 

 

Depuis Valéry Giscard d’Estaing, tous les présidents français invoquent comme une ritournelle le «moteur franco-allemand » établi par de Gaulle au début des années 60 pour essayer de démontrer que le chef de la France Libre était un ardent partisan de la construction européenne. Quant aux responsables, ici ou là, qui se prévalent de Charles de Gaulle pour s’affirmer « pro européens » et réclamer, sans autre précision, une « autre Europe » qui serait une « Europe des patries » ou une « Europe des nations », ils méconnaissent – ou font semblant de méconnaître - que ces formules n’étaient que des euphémismes pour désigner une Europe sous influence française. Ils ne voient pas - ou font semblant de ne pas voir - que c'est justement cette stratégie « d’autre Europe » que de Gaulle a tentée, avec tous les atouts dont lui disposait (et dont eux ne disposent pas), puis qu'il a abandonnée à partir de 1965 lorsqu’il en a constaté l’impossibilité radicale et définitive.

 

 

Être fidèle de nos jours aux enseignements de Charles de Gaulle ce n’est pas s’affirmer « gaulliste ». C'est méditer tout le cheminement intellectuel et politique de cette grande figure de l’Histoire de France et comprendre en quoi elle s’inscrit dans la dynamique bimillénaire de tout un peuple – celle du refus constant de se soumettre à tout Empire.

Dès 1963, Charles de Gaulle avait entr’aperçu ce que serait le grand drame de la France au début du XXIe siècle et il nous avait par avance indiqué le chemin :

 

 

« S'il fallait choisir entre l’indépendance et le Marché Commun,

il vaudrait mieux l’indépendance que le Marché Commun » (1)

 

 

Les événements, une fois encore, se sont chargés de lui donner raison. Laissons donc à d’autres lesattrape-nigauds de « l’autre Europe » et appliquons son ultime conseil : la France doit reconquérir sa liberté et son indépendance et, pour cela, elle doit quitter l’Europe au plus vite.

 

 

 

 

(1) C'était de Gaulle, Fayard, 1997, tome 2, pp. 253 - 254

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mercredi 21 septembre 2016

LA PROGRAMMATION HOLLYWOODIENNE DU DUEL JUPPÉ-SARKOZY VA-T-ELLE DÉTOURNER LES FRANÇAIS DES VRAIS SUJETS ?

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Toujours empêtré dans des affaires judiciaires, Sarkozy a annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle et «son» programme, copié-collé sur les exigences de la Commission européenne.


Le lundi 22 août 2016 à 20h, les rédactions des Journaux Télévisés des grandes chaines de télévision ont tous consacré une large place au secret de Polichinelle devenu l’information du jour. Au terme d'un faux suspense de plusieurs mois, Nicolas Sarkozy se déclarait officiellement candidat pour l’élection présidentielle de 2017.


Cette annonce s'accompagnait du lancement d'un nouveau livre - que l'ancien chef de l'État intitulait «Tout pour la France» - dans lequel il attaquait Alain Juppé et nous livrait son projet politique pour notre pays.


Les mesures phares de «son» programme présidentiel peuvent se résumer en quelques lignes :


a)- dégressivité des allocations chômage de -20% au bout de 12 mois et à nouveau de -20% au bout de 18 mois,


b)- alignement des retraites de la fonction publique sur le privé,


c)- temps de travail décidé dans l'entreprise par référendum,


d)- réduction immédiate et drastique des charges pesant sur les entreprises,


e)- abaissement des dépenses publiques à un niveau de dépense « équivalent à 50 % du PIB »,


f)- et enfin, Nicolas Sarkozy reconnaît que la TVA sociale est arrivée trop tard.


Le tout était livré dans un emballage marketing, très soigné par les conseillers en communication, où il n'était question
que d'amour de la France et de lutte pour préserver notre identité nationale.

COMMENTAIRES

1°) La guerre fait rage dans le panier de crabes LR

Notons d'abord que cette annonce de Sarkozy n'est qu'un énième coup de pinces, en attendant le suivant, dans ce panier de crabes empuanti par les affaires qu'est le parti dénommé, par antiphrase orwellienne, « Les Républicains » (LR).


Rappelons en effet qu'il règne à LR, plus que jamais, une ambiance suffocante de guerre de tranchées et de règlement de comptes. Ce parti dont la situation financière nette au bilan est lourdement négative, est tenu à bout de bras par les banques et par les financements publics. Ce n’est plus qu’un sordide syndicat de placement de type maffieux, où sévit une guerre des gangs entre des chefs qui n’ont plus d’autre ambition que de piétiner leurs collègues pour s’approprier la meilleure part du gâteau.


C'est ainsi que Nicolas Sarkozy affirme à qui veut l'entendre que « ce n’est pas papy Juppé [= Alain Juppé], bébé Bruno [= Bruno Lemaire] ou l’autre eunuque [= François Fillon] qui vont être capables d'avoir du sens politique, de la volonté et des couilles [sic]. Donc pour les primaires, la messe est dite. »


[ Source : http://www.marianne.net/sarkozy-papy-juppe-bebe-bruno-autre… ]

 

On imagine donc avec jubilation comment « Papy », « Bébé » et « l’Eunuque » ont apprécié l'annonce de cette candidature de Sarkozy - pour la 3e fois quand même - à une élection présidentielle. On se délecte à l'avance de la vengeance et des coups bas que sont en train d’ourdir les autres écuries de la « primaire ».

Il est utile de rappeler à ce propos que, si « Papy » a un casier judiciaire chargé

Source :https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Jupp%C3%A9…)

et que si « Bébé » a essuyé récemment des attaques contre sa femme ( Source : http://www.huffingtonpost.fr/…/emploi-femme-bruno-le-maire-… ), le sieur Sarkozy est empêtré dans un nombre d’affaires judiciaires tel qu’une chatte n'y retrouverait pas ses petits.

En février dernier, le site Huffington Post recensait ainsi « ces affaires judiciaires dans lesquelles le nom de Nicolas Sarkozy est cité », en particulier l'affaire des écoutes téléphoniques, l'affaire Bygmalion, l'affaire du financement libyen, l'affaire Karachi, l'affaire des sondages de l’Élysée, l'affaire Tapie-Lagarde, l’affaire des voyages privés payés par Courbit et l’affaire du « Kazakhgate ».


( Source : http://www.huffingtonpost.fr/…/affaires-nicolas-sarkozy-tou… )

Compte-tenu de l’ambiance d’amicale camaraderie qui règne entre tous ces crabes, tourteaux, étrilles et araignées de mer qui se montent les uns sur les autres et se frappent à grands coups de pinces dans le panier LR, il serait étonnant que les hommes de l’ombre travaillant pour « Papy », « Bébé » ou « l’Eunuque » ne tentent pas de faire ressortir en plein jour l'une ou l'autre de ces affaires au cours des semaines qui viennent.


D'ores et déjà, la réplique n'a d'ailleurs pas traîné : à peine Sarkozy avait-il annoncé sa candidature qu'un sondage Ipsos-Le Point (financé par qui ?) affirmait que l'ancien chef de l'État perdait 13 points chez les sympathisants du parti les Républicains...
[ Source : http://actu.orange.fr/…/sondage-juppe-domine-sarkozy-coule-… ]


N’oublions pas non plus que François Bayrou, qui se voyait déjà Premier ministre d’Alain Juppé président, a toujours dit qu’il ne se présenterait à la présidentielle si c’était l’ex-Premier ministre repris de justice qui remportait la primaire de LR. Mais qu’il s’y présenterait en revanche si c’était Sarkozy qui remportait la timbale, tellement il voue à l’ancien président une haine inexpiable.

C'est dire si des rebondissements sont à prévoir.


D’où sort le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy ?

En ayant à l’esprit cet arrière-plan sordide de guerre des gangs, la question que l’on se pose ensuite est de savoir où donc Sarkozy est-il allé chercher les propositions programmatiques, rappelées ci-dessus, auxquelles les grands médias ont donné du retentissement.

Pour trouver la réponse, il est intéressant de mettre ces propositions en regard des dernières «Recommandations de la Commission européenne» pour la France. Car cet exercice salutaire permet de se rendre compte que l’originalité du programme politique « de Nicolas Sarkozy » réside surtout dans le fait qu’il n’en a aucune.

Sarkozy – ou ses équipes - a en effet recopié tout simplement les propositions des «Grandes Orientations Politiques et Économiques» de 2016 (GOPÉ) faites par la Commission Européenne à la France, et ce en vertu de l’article 121, paragraphe 2, et de l’article 148, paragraphe 4 du Traité de Fonctionnement de l’Union Européenne.

Le document officiel de la Commission du 18 mai 2016- consultable en ligne en se reportant ici :
http://ec.europa.eu/europe2…/…/csr2016/csr2016_france_fr.pdf -

nous apprend en effet que les recommandations 2016 concernant le programme national de réforme de la France se concentrent sur les points suivants :

1) réduction de l’assurance chômage et de la durée d’indemnité,

2) éliminer les barrières entre services publics et privés,

3) suppression des seuils de protection des travailleurs dans les entreprises,

4) réduction des impôts sur les sociétés,

5) réduction du budget de l’Etat,

6) élargir la TVA.

Les adhérents et sympathisants de l’UPR qui nous suivent ne seront donc pas étonnés par le caractère de « déjà vu » des propositions de Sarkozy, puisque nous les avions présentées en avant-première lors de l’entretien d’actualité du 2 juin 2016. Nos lecteurs peuvent le visualiser à nouveau ici
: https://www.upr.fr/entretiens-actualite-upr/32576.

CONCLUSION : Le faux duel Juppé-Sarkozy, l'un et l'autre serviteurs zélés de l’oligarchie qui détruit la France.


Cela fait certainement belle lurette que l’oligarchie a prévu que les Français « basculent à droite » en 2017, comme elle avait prévu qu’ils « basculeraient à gauche en 2012 », et comme elle anticipe probablement qu’ils « rebasculeront à gauche » en 2022. Ces jeux de bascule sont faits pour amuser le bon peuple et lui faire croire qu’il a son mot à dire sur ceux qui les gouvernent.

Sans doute a-t-elle estimé, non sans habileté, que l’ancien Premier ministre Alain Juppé pourrait être présenté comme un retour aux années Chirac, lesquelles finissent par prendre des allures d’Âge d’Or compte-tenu de ce qui les a suivies…

Pour s’assurer de la parfaite soumission d'Alain Juppé à l'oligarchie euro-atlantiste, celui-ci a été invité à venir se présenter la réunion annuelle du Bilderberg de 2015
(Source : http://www.lefigaro.fr/…/25006-20150611ARTFIG00226-alain-ju… ).

Cette invitation étant passée trop peu inaperçue, c'est Édouard Philippe, maire du Havre et porte-parole d'Alain Juppé qui a plus discrètement été invité pour la réunion du Bilderberg de 2016
( Source : http://www.normandie-actu.fr/le-maire-du-havre-edouard-phi…/ )


Face à cette mise sur orbite d’Alain Juppé, la candidature de Nicolas Sarkozy ne peut être que bénéfique à l’oligarchie. Pour deux raisons majeures :

1°) Sarkozy, le 2e « fer au feu » de l’oligarchie

D'une part parce que Sarkozy a déjà présenté tous les gages de soumission à Washington et à l’oligarchie pendant son premier quinquennat. Même si elle révulse beaucoup de Français, la perspective de son éventuelle réélection n’a donc rien pour faire peur à ces commanditaires-là, d'autant plus que Sarkozy a de nouveau produit des gages de soumission qui valent bien la participation au Bilderberg d’Alain Juppé.


Le rendez-vous de deux longues heures – censé devoir rester secret – que Sarkozy a eu avec le roi d’Arabie le 3 août dernier au Maroc a prouvé qu’il est toujours aligné sur la géopolitique des néo-conservateurs américains et sur l'axe Washington - Riyadh.
Il est intéressant, à ce propos, de lire les informations assez sensationnelles contenues dans cet article :
http://www.algeriepatriotique.com/…/ce-que-le-roi-d%E2%80%9… )


Et, en présentant un programme politique conforme à 100% aux exigences de la Commission Européenne, Nicolas Sarkozy prouve qu’il est également toujours aligné sur les principes de l’euro et de la « construction européenne » imposés par Washington.

En bref, Sarkozy vient d’envoyer un signal clair à l’oligarchie : il se place d’ores et déjà comme le candidat de secours du système, si la « solution Juppé » venait à échouer pour une raison ou pour une autre.

2°) Le feuilleton de l'automne, pour empêcher les Français de réfléchir aux vrais choix stratégiques de la France

D'autre part, la rivalité Juppé-Sarkozy va être servie comme un feuilleton hollywoodien à rebondissements devant les Français pendant plusieurs mois.

L’idée est de détourner l’attention des électeurs et de mobiliser leur curiosité politique sur ce duel de type « Dallas », plutôt que sur les grands choix stratégiques en matière économique, sociale, monétaire, diplomatique ou militaire.

Pourtant, quiconque y réfléchit deux secondes, sait bien que le duel Juppé-Sarkozy, qui risque de nous être servi à satiété par les grands médias jusqu’en novembre est sans aucune importance.

Alain Juppé, comme Nicolas Sarkozy, sont tout aussi inoffensifs l'un que l'autre pour l’ordre euro-atlantiste établi.

Pour assouvir leur vanité personnelle, Juppé comme Sarkozy sont l'un et l'autre prêts à poursuivre inlassablement les politiques de destruction de la France, menées déjà par eux-mêmes depuis des années pour le plus grand profit de l'oligarchie.

En conséquence, l’UPR appelle tous les Français à faire savoir qu'ils ne sont pas dupes de ce « duel hollywoodien » pour rire.
Nous appelons nos compatriotes à se mobiliser pour écarter de l’Élysée à la fois Juppé et Sarkozy, comme les autres candidats présélectionnés et hyper-médiatisés par l’oligarchie.


François ASSELINEAU
Adrien RIONDET (Équipe de rédaction)
23 août 2016

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mardi 20 septembre 2016

Disparition progressive des drapeaux nationaux: un exemple espagnol !

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Cette photo du jour, ô combien révélatrice, a été prise par Damien G., un très fidèle adhérent de l'UPR depuis mai 2013, qui nous l'a transmise avec le texte explicatif suivant :

« Adhérent à l'UPR depuis 2013, je reviens tout juste de vacances sur la côte basque.

J'en profite pour vous envoyer, comme certains autres adhérents ou sympathisants l'ont fait lors de leurs voyages, une photo qui ne manquera pas de vous intéresser.

Il s'agit d'un cliché que j'ai pris sur la plage de Fontarrabie, une petite ville du Pays basque espagnol, frontalière de la France, jouxtant Hendaye et bordée par l'Atlantique.

On peut y voir, de gauche à droite :

-le drapeau de la ville de Fontarrabie,
-le drapeau de l'Union européenne,
-le drapeau de la "communauté autonome" espagnole du Pays basque,
-et de nouveau le drapeau de la ville de Fontarrabie.

Quant au drapeau de l'Espagne, il n'est pas sur la photo parce qu'il n'existe pas. Et, pour avoir passé quelques heures à visiter la ville, je peux certifier que je ne l'ai trouvé ni sur la plage, ni à un quelconque autre endroit.

Cordialement,
Damien G.»

Nous remercions vivement Damien pour cette photo qui nous confirme deux choses :


a)- la politique des euro-régions ne concerne pas que la France, mais tous les pays englués dans la prétendue « construction européenne »
b)- les européistes agissent partout de la même façon : lente, insidieuse et trompeuse. N'avouant jamais quel est l'objectif final poursuivi, diffamant et tournant en dérision quiconque jette un regard lucide sur la politique des "euro-régions", ils effacent progressivement et sans le dire, par tous les moyens, l'identité  nationale et les symboles des États-nations d'Europe.


Leur objectif est de DIVISER POUR RÉGNER.

Il s'agit de détruire l'Espagne, de détruire le Royaume-Uni, de détruire la Belgique, de détruire la France, etc., de les diviser en sous-entités étatiques, forcément bien plus dociles, pour leur imposer la colonisation états-unienne.
C'est la même stratégie - mais avec des moyens tactiques différents - que celle qui a conduit à la destruction de  l'URSS, de la Yougoslavie, de l'Afghanistan, de l'Irak, du Soudan, de la Libye, de la Syrie, de l'Ukraine...


Il s'agit ici de faire en sorte que les Espagnols finissent par oublier que l'Espagne existe.
Tout comme il s'agit de faire en sorte que les Français oublient peu à peu l'existence et la grandeur de la France.


Ceux qui tombent dans ce piège mortel, par insouciance, inadvertance, incompréhension, indifférence, irréflexion, ou impulsive approbation, ne se rendent pas compte de ce qu'ils font.

Non seulement ils laissent faire cette auto-destruction de la solidarité nationale qui les protégeait, mais ils laissent advenir, par la même occasion, la toute puissance des féodaux industriels et financiers de l'oligarchie euroatlantiste.


S'ils ne se ressaisissent pas, si d'autres citoyens plus informés et plus courageux ne se redressent pas et ne se rassemblent pas pour briser immédiatement cette "guerre sans mort" conçue à Washington et dont le bras séculier se trouve à Bruxelles et Francfort, ils seront les responsables de l'état de servitude dans lequel sombreront leurs enfants, petits-enfants, et leur descendance.

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lundi 19 septembre 2016

Revue de presse (semaine du 11 au 18 septembre 2016)

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"Divide and Conquer"

Des centaines de milliers de manifestants pour la Catalogne indépendante... Voilà comment la politique du "diviser pour régner" voulue par l'oligarchie euro-atlantiste finit par porter ses fruits: dépecer les Etats-nations pour mieux asservir les peuples. C'est la politique des euro-régions - voir la conférence du même nom._
_http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/09/11/plusieurs-centaines-de-milliers-de-manifestants-en-catalogne-pour-l-independance_4995968_3214.html_

FRANCE

Les soldats français vont laisser le Famas pour des fusils allemands!

Les appels d'offres faits par les politiques ne peuvent être discriminants au sein du marché intérieur: article 101 du TFUE. Voilà donc la conséquence, où même la France n'achète plus l'armement qu'elle produit.

 


https://francais.rt.com/france/26232adieufamaslarmeefrancaiseaurafusilallemandutm_source=browser&utm_medium=aplication_

chrome&utm_campaign=chrome

VENTE DE SAFRAN IDENTITY & SECURITY
Nouvelle vente d'actifs stratégiques, dont les candidats repreneurs sont des alliances franco-américaines: on se dirige vers un nouvel épisode à la Alstom, permis par l'article 63 du TFUE encore une fois.
http://www.euractiv.fr/section/politique/news/eu-parlament-blockiert-anti-lobby-initiative

Les chantiers STX de Saint-Nazaire prochainement en vente

Les chantiers de St-Nazaire pourraient être revendus prochainement par STX, la maison-mère coréenne. 6000 emplois en jeu, que l'Etat ne pourra de toutes façons pas protéger à cause de l'article 63 du TFUE (libre circulation des capitaux).
http://www.boursier.com/actualites/economie/stx-saint-nazaire-quel-repreneur-pour-les-chantiers-navals-32800.html?fil22

La CGT sonne la fin des manifestations contre la loi travail

Et voilà comment on enterre la belle mobilisation contre la loi travail écrite par l'UE:
1. Le Figaro annonce la 13e et **dernière** mobilisation
2. La CGT, affiliée a la Confédération européenne des syndicats (CES), et donc financée par la Commission européenne, admet entre les lignes que c'en est fini. Je cite: "Côté CGT, Philippe Martinez se montre évasif quant à la poursuite du mouvement dans la rue. «On verra», dit-il."
Laquelle CGT n'a jamais pointé du doigt une seule fois la responsabilité de la Commission européenne dans la promulgation de cette loi.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/09/14/20002-20160914ARTFIG00296-ratp-sncf-la-poste-de-nouvelles-greves-cnotre-la-loi-travail-ce-jeudi.php

32 fromages bientôt sacrifiés sur l'autel du CETA

Brie, bruccio, chaource, gryyère, maroilles, etc... Si le CETA était adopté dans l'état, tous ces fromages perdraient leur appellation
d'origine contrôlée, permettant dès lors à des fromagers canadiens de commencer à produire à coût moindre des fromages sous la même appellation: bref une ruine de plus pour notre économie et notre agriculture.
http://lesmoutonsenrages.fr/2016/09/13/france-32-fromages-sacrifies-au-nom-du-traite-de-libre-echange-avec-le-canada/

LA LOI EL KHOMRI SE DÉCLINE DANS L'EDUCATION NATIONALE AVEC LE PPCR


Remise en cause des statuts nationaux, inversion de la hiérarchie des normes, austérité sur les augmentations, contractualisation... le
"parcours professionnels, carrières et rémunérations" a de nombreux points communs avec la loi El Khomri, et vient participer, dit l'auteur, de la casse du pacte social et républicain.
http://www.marianne.net/agora-loi-el-khomri-se-decline-education-nationale-ppcr-100245722.html?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Twitter&utm_term=Autofeed#link_time=1473677102

MÊME LES CRS NE SONT PAS ÉPARGNÉS PAR L'AUSTÉRITÉ


Les CRS sont en colère ou complètement démoralisés à cause d'une fiscalisation à venir d'une indemnité, alors que c'était une moindre
compensation pour le travail harassant qu'ils fournissent, mobilisés qu'ils sont sans cesse à gauche et à droite.
http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/les-crs-en-colere-contre-la-possible-fiscalisation-d-une-indemnite-c-est-un-coup-de-poignard-dans-le-dos_1815569.html

LYBIE

L'OFFENSIVE DE 2011 BASÉE SUR DES POSTULATS ERRONÉS
Des parlementaires britanniques dénoncent l'intervention commune du Royaume-Uni et de la France contre Kadhafi, fondés sur "des postulats erronés et sur une analyse partielle des preuves".
http://www.france24.com/fr/20160914-intervention-militaire-2011-libye-rapport-parlementaires-britanniques-cameron-sarkozy

ALLEMAGNE

BAYER RACHÈTE MONSANTO POUR 59 MILLIARDS D'EUROS
Un mariage tout à fait effrayant: quand l'entreprise qui produit des substances cancérigènes est rachetée par l'entreprise qui produit les
substances anti-cancéreuses.
http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/14/bayer-met-59-milliards-d-euros-sur-la-table-pour-acheter-monsanto_4997386_3234.html

CRISE DES SUBPRIMES: LES ETATS-UNIS DEMANDENT 14 MILLIARDS D'EUROS À DEUTSCHE BANK


Cette demande est basée sur des litiges en date de 2008, et constituerait la plus grosse pénalité jamais demandée par la justice
américaine à une banque étrangère. La Deutsche Bank a fait savoir qu'elle n'avait pas l'intention de s'en acquitter.
http://www.businessbourse.com/2016/09/16/alerte-crise-des-subprime-les-etats-unis-demandent-14-milliards-de-dollars-a-deutsche-bank/

DE GRANDS ÉCONOMISTES DEMANDENT LE PASSAGE DE L'ALLEMAGNE À L'EURO-OR


Revenir à un étalon-or, c'est la fin de la planche à billets et la fin de la crédibilité d'un dollar qui n'a pas beaucoup plus de valeur que sa
valeur-papier. C'est aussi le glas de l'euro car la convertibilité des euros entre pays à un taux de 1 pour 1 ne sera plus tenable si les
réserves en or entrent en jeu.
https://www.upr.fr/actualite/france/retour-sur-une-escroquerie-politique-celui-qui-promet-constamment-on-lache-rien-a-justement-tout-lache-au-soir-du-1er-tour-de-la-presidentielle

AU CHÔMAGE SUITE À UN DOCUMENTAIRE GÊNANT SUR DES CRIMES DE GUERRE DE L'OTAN


Frieder Wagner, réalisateur allemand, tourne un documentaire sur l'uranium appauvri utilisé par l'OTAN en Irak et en Yougoslavie... puis se retrouve au chômage.
https://fr.sputniknews.com/societe/201609151027760827-deadly-dust-docu-munitions-uranium-interdiction/

UNION EUROPÉENNE

LE TISA PRIVERA LES ETATS DE TOUS LEURS POUVOIRS EN MATIÈRE DE RÉGULATION
Ce sont de nouveaux volets du traité transatlantique sur les services (TiSA) qui sont dévoilés par Wikileaks. Le TiSA imposera la
déréglementation totale de tout le secteur des services.
https://francais.rt.com/economie/26423-wikileaks-tisa-depouille-etats 

DES EURODÉPUTÉS COULENT UNE INITIATIVE SUR LA TRANSPARENCE DES LOBBIES


Grande alliance transpartisane au Parlement européen pour couler une initiative qui aurait renforcé le contrôle des lobbies (ou plutôt
créé?), et introduit de la transparence sur les activités extérieures des députés.
http://www.euractiv.fr/section/politique/news/eu-parlament-blockiert-anti-lobby-initiative

Un impôt européen prochainement?

Un effet inattendu du Brexit: afin d'assurer le financement de l'UE, un impôt européen risque d'apparaître prochainement. C'est le début du transfert d'une des dernières souverainetés, celle de la fiscalité, des Etats-nations vers la dictature européenne.
http://www.businessbourse.com/2016/09/12/le-brexit-ouvre-la-porte-a-la-creation-dun-impot-europeen/

LE LUXEMBOURG VEUT EXCLURE LA HONGRIE DE L'UE


Le torchon brûle entre de nombreux pays européens. L'Union européenne, terreau d'amitié entre les peuples... vraiment???
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_le-luxembourg-appelle-a-exclure-la-hongrie-de-viktor-orban-de-l-ue?id=9402857

 

LE DALAÏ-LAMA VIENT AU SECOURS DE L'UNION EUROPÉENNE


Les Etats-Unis sont à ce point désespérés qu'ils sont obligés d'en appeler au Dalaï Lama pour défendre l'Union européenne. Pour rappel, le Dalaï Lama est un grand ami des présidents américains, en particulier de George W. Bush, a fréquenté nazis et criminels au cours de sa vie, et a été clairement confirmé par le magazine Time comme agent de la CIA (chercher notamment sur le site UPR pour plus d'infos).
http://www.20minutes.fr/monde/1924415-20160914-dalai-lama-defend-europe-seule-voie-sens

 

PHILIPPINES

DUTERTE NE VEUT PLUS DE L'ARMÉE AMÉRICAINE DANS SON PAYS
Une semaine après son insulte à Obama, le président Duterte annonce que les forces armées américaines doivent quitter son pays. La puissance hégémonique américaine est en ce moment remise en cause comme jamais auparavant.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/le-president-philippin-ne-veut-plus-de-l-armee-americaine-dans-son-pays_1830051.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&link_time=1473775292#xtor=CS3-5076

TURQUIE

LA TURQUIE OUVRE LA PORTE DE SES MÉDIAS À FRANÇOIS ASSELINEAU
François a été interrogé par la télévision nationale turque TRT World, et c'est une première. A mettre en lien avec le changement radical de diplomatie effectué par la Turquie suite au putsch raté: la Turquie s'ouvre naturellement aux mouvements politiques remettant en cause l'hyperimpérialisme américain.
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1179598862078482&set=a.401862163185493.86590.100000851386945&type=3

ROYAUME-UNI

INVESTISSEMENT MASSIF DE HONDA
Investissement pour 200 millions de livres de Honda au Royaume-Uni suite au Brexit: la souveraineté britannique semble décidément avoir du bon pour l'industrie et l'économie en général !
https://www.thesun.co.uk/news/1792793/japanese-car-giant-honda-backs-post-brexit-britain-with-200million-investment-boost/

 

ETATS-UNIS

HILLARY CLINTON: SIMPLE PNEUMONIE OU GRAVES PROBLÈMES PSYCHOLOGIQUES?
A l'heure où il y a de bonnes chances qu'Hillary Clinton se hisse à la présidence des Etats-Unis, cet article du Monde et sa vidéo sont remis au goût du jour par son malaise du 11 septembre.
Il est intéressant de noter la convergence totale des grands médias français pour défendre la très bonne santé de la candidate et
décrédibiliser ceux qui pensent le contraire.
http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/08/29/la-maladie-de-hillary-clinton-intox-persistante-de-la-presse-de-droite-aux-etats-unis_4989547_4832693.html

 

LA CHAÎNE AMÉRICAINE ABC ANNONCE LE DÉCÈS D'HILLARY CLINTON
Puis un démenti arrive peu après, disant que c'est une malencontreuse erreur. La vidéo relayée par Sputnik a été depuis retirée depuis (un peu gênant?), mais il reste des traces sur internet de ce "Breaking news" -> voir le 2e lien ci-dessous. Finalement, Hillary Clinton serait sortie de l'hôpital, nous disent les médias, et ne souffrirait que d'une légère pneumonie.
https://fr.sputniknews.com/international/201609141027754553-hillary-clinton-mort-annoncee-a-la-television/

https://www.youtube.com/watch?v=-R3C9r1GoCI 

 

LA DETTE AMÉRICAINE PLUS ÉLEVÉE QUE LA TOTALITÉ DES BILLETS, OR, ARGENT ET BITCOINS
La dette américaine est devenue mathématiquement non-remboursable, et continue de croître à une vitesse folle.
http://www.businessbourse.com/2016/09/15/la-dette-des-etats-unis-est-plus-elevee-que-la-totalite-de-billets-dor-dargent-et-de-bitcoin-en-circulation/

 

ENTRETIEN D'ACTUALITÉ DE FRANÇOIS ASSELINEAU - 7 SEPTEMBRE

00:09. La polémique du burkini.
16:47. La démission d'Emmanuel Macron.
21:00 Les soutiens de Macron : Henry Hermand, HHD, Terra Nova et Georges Soros.
23:47. L'exclusion de Pierre Larrouturou de Nouvelle Donne.
32:46. La situation comptable des partis politiques.
36:05. Les élections en Allemagne et les excédents commerciaux.
41:56. Les humiliations subies par Obama au G20 en Chine.
56:08. Nouvelles du Brexit : les indicateurs économiques sont au vert.
01:03:45. L'affaire Apple.
01:05:50. Fausse alerte sur l'arrêt des négociations du TAFTA.
01:09:56. La rentrée de l'UPR.
https://www.upr.fr/entretiens-actualite-upr/burkini-macron-demissionne-obama-humilie-lanalyse-de-f-asselineau

 

 

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samedi 17 septembre 2016

La zone euro condamnée à la stagnation sans fin ?

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Le service d’analyse économique de la banque d'investissement américaine Merrill Lynch faisait remarquer récemment que « le relais de la politique économique est en train de passer de la politique monétaire à la politique budgétaire » partout dans le monde. Partout…. sauf en zone euro.

 

Il est exact que, partout dans le monde, les plus grandes institutions internationales appellent les États à mettre en place des plans de soutien à l'économie : le FMI [1], les banques commerciales et le G20 dans ses derniers communiqués [2], et même la BCE en ont fait mention [3].

 

Ces discours, nouveaux et convergents, sont suivis de décisions concrètes dans les plus grands pays du monde :

 

*au Canada : le Premier ministre, Justin Trudeau, élu l'an dernier sur un programme de relance, a annoncé un plan de six ans,

 

*en Chine : le gouvernement central soutient fortement l’activité économique, ce qui a permis de limiter le ralentissement conjoncturel,

*en Corée du Sud : le gouvernement a injecté 9 milliards d'euros dans l'économie réelle,

 

*au Japon : le Premier ministre Shinzo Abe vient d'abandonner ses objectifs d'excédents primaires en 2020 et a annoncé quelques 66 milliards d'euros de dépenses publiques nouvelles sur deux ans,

 

*aux États-Unis : dans une note hebdomadaire, le groupe bancaire américain Bank of America – Merrill Lynch estime que, quel que soit le candidat élu président des États-Unis en novembre prochain, il faut s'attendre à une dépense publique en expansion [4],

 

*et maintenant au Royaume-Uni : Mme Theresa May, Premier ministre britannique, vient tout juste

d'annoncer un vaste projet de soutien à la réindustrialisation et à l'activité du pays [5].

 

 

Alors qu'actuellement les gouvernements de grands États du monde entier – en Amérique, en Asie et en Europe hors zone euro – mettent en place des plans de relance économique pour soutenir l'activité de leurs pays respectifs, nous ne voyons rien de tel au sein de la zone euro.

 

Pourquoi ?

Question corrélée : pourquoi la zone euro est-elle structurellement condamnée à demeurer la zone à plus faible croissance du monde ?

 

1°) Pourquoi une politique nationale de soutien à l'économie est vouée à l'échec dans le cadre de l'UE ?

 

Alors qu'il était président de la République, Nicolas Sarkozy avait lancé un plan de relance d'envergure, espérant stimuler l'activité économique nationale [6]. Mais cet accroissement de la dépense publique, en faveur de l'économie réelle, n'aura qu'aggravé les déficits publics : en témoigne ce graphique [7], où les années 2009 et 2010 ont vu le déficit public français exploser.

 

Pourquoi cela n'a-t-il pas fonctionné ?

 

C'était prévisible. De façon schématique, lorsque l'on accroît la dépense publique en temps de récession ou de très faible croissance, on va réaliser de nouveaux achats de biens ou de services, lesquels sont proposés par des agents économiques privés. Ces entreprises vont ainsi voir leurs carnets de commande augmenter. Et donc, augmenter leur production. Et pour cela, elles vont :

 

embaucher.

  • commander des composants/services à d'autres entreprises (qui vont donc embaucher, elles aussi).

 

Ces emplois créés, artificiellement par la commande publique dans un premier temps, vont permettre à d'anciens chômeurs ou travailleurs précaires de consommer. Cette consommation va à son tour prendre le relais de la commande publique dans la stimulation de l'économie (en remplissant les carnets de commande des entreprises : lesquelles vont à nouveau embaucher, etc.).

 

En bref, un système vertueux se met en place. Voilà du moins pour la théorie.

Mais dans la réalité, il faut distinguer une économie fermée d'une économie ouverte.

 

=> dans une économie fermée, cela fonctionne, puisqu'il n'existe aucune perte dans le circuit économique : relancer l'économie revient en somme à amorcer une pompe.

=> dans une économie totalement ouverte, une relance budgétaire revient à amorcer une pompe avec un tuyau éventré : on ne créera jamais l'appel d'air nécessaire.

 

Et effectivement, l 'Union européenne, avec sa défense inconditionnelle de la libre concurrence, ses règles en termes d'accès aux marchés publics, etc., fait que lorsqu'un État membre augmente sa dépense publique, celle-ci va bénéficier de façon importante à des acteurs économiques étrangers (sociétés intervenant sur un marché public par exemple). L'argent injecté dans le circuit économique va se diluer inéluctablement, ses effets devenant quasi-nuls voire contre-productifs.

On en vient à accroître le déficit public par cet effort budgétaire de l’État, sans pour autant stimuler l'économie nationale de façon suffisante pour voir significativement augmenter les rentrées fiscales.

 

C'est ce mécanisme qui a voué à l'échec le plan de relance de Nicolas Sarkozy, ou auparavant, celui de François Mitterrand.

 

Les européistes rétorqueront à cela que, puisque la France réalise environ 60 à 64% de son commerce extérieur avec les autres États membres de l’UE, il est possible de relancer notre économie si l'on adopte un plan de soutien à « l'économie européenne » [sic], qui soit commun aux 27 États.

 

Mais alors pourquoi n'y a-t-il pas de plan de relance au niveau européen ?

 

La réponse est simple :

pour la même raison que nous ne verrons jamais « d’États-Unis d’Europe ».

 

Entrons dans le détail.

Parmi les États-membres de l'Union européenne, il en existe certains qui ont besoin d'une politique budgétaire expansionniste. Ils le savent, et savent aussi (voir supra) que ce type de politique économique ne peut se mener aujourd'hui qu'au niveau de la zone euro. Et encore, à la condition de contourner l’interdiction juridique et doctrinale du moindre protectionnisme, posée par l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE).

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Mais les États qui ont cet intérêt-là sont confrontés à deux autres types d’États, qui s’opposent à une telle politique

:

=> d'une part les États qui ne connaissent pas de crise économique d’une virulence comparable à celle qui sévit en Europe du sud. Tel est par exemple le cas des États d'Europe orientale, qui bénéficient des fonds structurels européens (étant bénéficiaires nets du budget européen, quand d'autres comme la France ou l'Allemagne sont contributeurs nets), ainsi que de délocalisations internes à la zone euro vers leurs territoires (secteurs automobile, textile.. mais aussi tertiaire).

 

Ces États de l’est européen bénéficient des délocalisations industrielles venues de l’ouest européen, ne subissent eux-mêmes que peu de désindustrialisation, et ne connaissent globalement pas de crise économique majeure. De plus, ils ont aujourd'hui un fort soutien populaire pour une orientation économique très libérale, par rejet de la période soviétique.

 

Pour toutes ces raisons, ils ne voient pas leur intérêt dans un soutien concerté à l'économie de la zone euro.

 

=> d'autre part, les États d’Europe du nord, à commencer par l'Allemagne et les Pays-Bas. Outre l'aspect purement culturel, qui semble corrélé à l’imprégnation pluriséculaire du protestantisme, et qui les poussent à se méfier de ce qui est perçu comme des solutions de facilité, ces États ont déjà mené de très sévères politiques d’austérité et de restructuration de leurs économies. Tel a par exemple été le cas de la Finlande [8] depuis 1991, ou de l’Allemagne avec les réformes dites « Hartz I » à « Hartz IV ».

 

Ces États, qui se perçoivent comme « fourmis », entendent maintenant retirer les fruits des efforts consentis et sont vent debout à l’idée de les dilapider par solidarité avec des États qu'ils perçoivent comme « cigales ».

 

Du reste, l'Allemagne profite particulièrement de l'existence de l'euro – qui n’est pas une « zone monétaire optimale » (ZMO) au sens de Robert Mundell - pour « exporter son chômage » chez ses « partenaires » [9].

La santé économique allemande, d'ailleurs toute relative, ne s’épanouissant ainsi qu'aux dépens des autres pays de la zone euro, les dirigeants de Berlin ne voient donc pas leur intérêt dans un quelconque plan de relance de niveau européen [10], qui aurait d'ailleurs des implications redoutables, tant au niveau de son budget qu’au niveau de l’afflux d’euros venus des pays du sud.

 

Restent donc les États dits du « sud de l'Europe » : la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Italie et la France principalement. Ces États ont, eux, intérêt à une vigoureuse politique de relance. Mais ils savent, pour les raisons expliquées ci-dessus, qu’une politique de relance nationale serait vouée à l'échec dans le cadre très contraint de la totale liberté des échanges au sein de l’UE imposée par les traités européens.

Ces traités européens imposant en outre des critères budgétaires très stricts, les gouvernements des États en question ne disposent de toute façon d'aucune marge de manoeuvre en termes budgétaires ; s'ils laissaient filer leurs déficits, ils seraient passibles d'une sanction financière pouvant aller jusqu'à 0,2% du PIB, comme il en a été question récemment avec l'Espagne et le Portugal [11].

En résumé, que résulte-t-il de la confrontation de toutes ces cultures différentes et de tous ces intérêts nationaux radicalement divergents ? Il en résulte le statu quo.

 

Ces divergences d'intérêt bloquent absolument la zone euro dans une immobilité mortifère, là où, pour surmonter une période de très faible croissance, il faudrait au contraire disposer de marges de manoeuvre et agir.

Conclusion : Jusqu'à quand ?

 

Alors que les États du monde entier font face à la crise économique en lançant des politiques de relance, chacun selon leurs intérêts, l'ensemble des États de la zone euro choisissent au contraire de poursuivre imperturbablement le cap des politiques de récession : ils continuent à baisser la dépense publique et à opérer des « dévaluations internes », en « flexibilisant » le droit du travail ( c'est-à-dire en le démantelant ), en diminuant les cotisations patronales ou les salaires, etc.

 

Puisqu'ils sont incapables de s'entendre du fait que leurs intérêts sont antagonistes, ils ne font rien d'autre et ils attendent. C'est une énième illustration du « stratagème des chaînes » dans lequel les pays européens se sont ligotés.

Ils attendent quoi au juste ? Il attendent, semble-t-il, que la reprise économique revienne miraculeusement. Autant aller brûler un cierge pour Sainte Rita, la patronne des causes désespérées.

Dans cette attente, la Banque centrale européenne (BCE) continue son « assouplissement quantitatif » (QE) et ses diverses interventions sur les marchés boursiers, sous peine de voir la zone monétaire s'écrouler de façon précipitée.

 

Pour tout observateur lucide, la seule question qui vaille est de savoir combien de temps encore ce « Lit de Procuste » qu’est l'euro va encore tenir, en nous condamnant à une situation politique, économique et sociale intenable.

 

Équipe de rédaction UPR

 

Sources :

[1] http://www.franceinfo.fr/…/quand-le-fmi-appelle-la-depense-…

 

[2] http://www.tresor.economie.gouv.fr/13179_les-communiques-du

 

[3] https://blog.degroofpetercam.com/…/une-nouvelle-politique-b…

 

[4] http://www.ml.com/publish/pdf/cio-weekly.pdf

 

[5] http://www.latribune.fr/…/theresa-may-lance-un-plan-de-rela…

 

[6] http://www.lepoint.fr/…/point-par-point-les-me…/916/0/297255

 

[7] http://dominiquegambier.fr/…/2564257-deficit-public-de-la-f…

 

[8] http://www.lefigaro.fr/…/97002-20150918FILWWW00057-vendredi…

 

[9] http://www.atlantico.fr/…/excedents-records-tres-v…/page/0/1

 

[10] http://www.lepoint.fr/…/g20-l-ocde-reclame-plus-de-reformes…

 

[11] http://www.lemonde.fr/…/la-commission-europeenne-declare-of…

 

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vendredi 16 septembre 2016

Le Gouvernement français est impuissant à obtenir la réforme de la directive européenne sur les travailleurs détachés

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Face à l'opposition de 11 états de l'est-européen, le Gouvernement français est totalement impuissant à obtenir la réforme de la directive européenne sur les travailleurs détachés « qui fait des ravages majeurs dans le monde ouvrier » selon Manuel Valls lui-même.

 

Lors de sa campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2012, François Hollande n’avait pas seulement déclaré « mon adversaire, c’est la finance » (dans son discours du Bourget du 22 janvier 2012). Il avait aussi promis « une nouvelle politique commerciale en Europe, qui fera obstacle à la concurrence déloyale, qui fixera des règles strictes en matière sociale, en matière environnementale, de réciprocité. Une contribution écologique sera installée aux frontières de l'Europe pour venir compléter ce dispositif » [1].

 

En bref, il avait ainsi promis aux électeurs une « nouvelle politique en Europe », en faveur d’une « Europe sociale », donc cette fameuse « autre Europe » qui joue les Arlésiennes depuis un tiers de siècle.

 

Quatre ans après ces belles paroles, qu’a-t-il obtenu ?

La réponse est simple : RIEN.

 

Confrontés à des taux d’impopularité record, les gouvernements français, belge et allemand s’inquiètent de plus en plus du coût de la main d’oeuvre à l’Est.

 

En France, le Premier ministre Manuel Valls a notamment « menacé » de ne plus appliquer cette directive. Ce qui prouve au passage qu'il lui aura fallu 4 ans pour découvrir que cette directive porte un très grave préjudice à l’économie française en général, et au niveau de vie des Français en particulier.

 

Quel en est l'enjeu ?

 

Un travailleur «détaché» est un salarié envoyé par son employeur dans un autre État membre en vue d’y fournir un service à titre temporaire. Et ledit travailleur «détaché» est alors rémunéré dans des conditions qui dérogent au droit commun du pays dans lequel il travaille. Les cotisations sociales ( patronales et salariales) demeurent au régime dupays d'origine de l'employeur auteur de la prestation de service internationale.

 

En revanche, si le salarié détaché travaille en France, son salaire proprement dit reste assujetti au respect de la double protection du SMIC français et /ou, si il est plus favorable, du minima conventionnel en vigueur.

Mais en tout état de cause, le préjudice est et reste patent pour notre pays qui se voit privé de cotisations qui sont intégralement versées au pays d'origine de l'entreprise qui vient prester.

 

Et, surtout, le coût total du travail est ainsi drastiquement abaissé au détriment des entreprises françaises qui sont, elles, assujetties au régime élevé qu'impose notre protection sociale supérieure.

 

La concurrence au nom de laquelle ces "prestations de service internationale" ou « PSI » (c'est le nom officiel pour les travailleurs détachés) ont été autorisées est donc bel et bien une concurrence déloyale, même si elle ne porte pas sur le salaire stricto sensu versé au salarié détaché.

 

Cependant, encouragées par l'impuissance des parquets, puis des tribunaux, la complexité des procédures et leur durée, nombre de ces entreprises violent allègrement leur obligation de respecter le "noyau dur" de rémunération et payent en réalité des salaires inférieurs aux minimas français applicables. Et les restrictions budgétaires et les effectifs chroniquement faméliques de l'Inspection du Travail ne peuvent que les encourager à frauder.

 

On notera toutefois que le régime de sanction a été récemment réformé et que, désormais, des amendes administratives dissuasives et relativement rapides viennent renforcer l'arsenal répressif des services de contrôle.

 

Quoi qu'il en soit, l'actuelle directive, datant de 1996 [2] et complétée par une directive d'application de 2014, est dénoncée par la plupart des partis sociaux-démocrates ou d'autres tendances « de gauche » de l'Union Européenne comme étant un puissant moyen de « dumping fiscal et social » au profit des entreprises, et au détriment des individus et de certains États.

 

Placée sous la pression insistante d’États membres d'Europe occidentale comme la France, la Commission Européenne a donc élaboré un projet législatif visant à modifier cette directive sur les travailleurs détachés qui fait grief à l’Ouest [3]. Elle l'a présentée aux États-membres le 8 mars 2016.

 

Seulement voilà : deux mois après, le 11 mai, on a appris que 11 des 28 États-membres de l’Union européenne (dont 10 d’Europe de l’Est) ont décidé de faire front commun contre ce projet de la Commission européenne visant à modifier cette directive sur les travailleurs détachés. Onze parlements nationaux ont donc « adressé un carton jaune » [sic !] en mettant l'initiative en échec avec des motifs très variables [4] .

Commentaires

 

Ces rebondissements confirment, encore et toujours, les analyses de l'UPR :

 

1) Il ne faut pas croire naïvement les promesses de campagne des candidats européistes.

 

Tant que nous serons dans l’Union Européenne, le pouvoir de décision du chef de l’État est à peu près réduit à néant sur toutes les grandes décisions. L'essentiel est déterminé de façon juridique en dehors de nos frontières par des technocrates non-français et non-élus. La démocratie nationale n'est plus qu'un simulacre, un espace théâtral qui sert à canaliser la colère des Français et qui ne débouche sur rien, tant que l’on reste dans le théâtre européen en question.

 

2) L'Union Européenne fait cohabiter des États ayant des intérêts nationaux fondamentalement divergents.

 

Quels que soient les embrassades et les sourires bonasses affichés par les ministres et chefs d’État devant la presse internationale, et quels que soient les mécanismes institutionnels de l'UE, par ailleurs terriblement lourds et inefficaces, il est tout bonnement impossible de contenter tous les pays membres.

 

3) L'Union Européenne crée des inégalités croissantes entre ses propres États membres, dont les tissus économiques, les traditions politiques et syndicales, les conceptions juridiques sont extraordinairement différentes.

 

Comme l’a reconnu la Commission européenne elle-même, « ces vingt dernières années, le marché unique s’est élargi et les écarts salariaux se sont creusés, ce qui a malheureusement incité les entreprises à recourir au détachement pour tirer profit de ces écarts » [5] .

 

Par exemple, une heure de travail coûte en moyenne 40 euros à l’employeur au Danemark et 39 euros en Belgique, alors qu’elle ne coûte que 3,8 euros en Bulgarie, 4,6 euros en Roumanie ou 8,4 euros en Pologne, selon les données Eurostat pour 2014.

 

Cet « écart » en termes législatif, économique ou culturel, mène la construction européenne à sa perte et ne profite en bout de course qu’à une minorité.

 

Lorsqu' on lit ces chiffres, comment peut-on contester que l’Union Européenne ne fonctionne pas et ne peut pas fonctionner ?

 

« Désobéir » est une « mélenchonnerie »

 

M. Valls aura beau affirmer que la directive sur les travailleurs détachés est « un dispositif européen qui fait des ravages majeurs, terribles, dans le monde des salariés, le monde ouvrier » [6] et demander des aménagements, le problème persistera toujours.

Quant à « désobéir » à la directive existante, c'est une « mélenchonnerie » à laquelle le Premier ministre ne croit pas lui-même. Il sait en effet très bien que si le gouvernement français s’aventurait à piétiner le droit européen, la Commission européenne et d’autres États-membres défèreraient aussitôt la France devant la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) et que celle-ci condamnerait notre pays, sous astreinte financière journalière, à respecter ses engagements juridiques.

 

Car il n'y a que deux solutions – et deux seulement - avec l’Union européenne : soit on y reste et on en applique le droit, soit on fait comme les Britanniques et on en sort.

 

Mais prétendre rester dans l'UE sans en appliquer le droit, c'est un mensonge éhonté, du même acabit que prétendre accoucher d'une "autre Europe".

 

Et puisque le gouvernement français a décidé que la France doit rester dans l’Union européenne et qu'il a même annoncé publiquement qu'il ne demanderait jamais leur avis aux Français sur cette question [7], le blocage, une nouvelle fois, est complet.

 

Conclusion

 

Alors que le mandat de François Hollande touche – heureusement ! - à sa fin, les Français doivent bien comprendre que tous les candidats à la présidentielle qui leur proposeront « une autre Europe » en 2017 ne leur offriront en réalité que de couler avec le Titanic de l’Union Européenne.

 

Équipe de rédaction de l’UPR

 

Sources :

 

 

[1] http://www.lafranceagricole.fr/…/presidentielle-francois-ho…

 

[2] http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do

 

[3] http://europa.eu/rapid/press-release_IP-16-466_fr.htm

 

[4] https://www.euractiv.fr/…/lest-sinsurge-contre-le-projet-d…/

 

[5] http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-16-467_fr.htm

 

[6] http://www.lemonde.fr/…/que-contient-la-directive-europeenn…

 

[7] https://www.upr.fr/…/segolene-royal-la-dictature-sans-vergo…

 

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jeudi 15 septembre 2016

Reparlons un peu de l'Arabie saoudite...

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Voici une analyse de François Asselineau qui nous explique ce qu'est ce pays et son régime, ses liens avec le terrorisme, avec les Etats- Unis et leurs vassaux, dont la France, hélas! Une dictature féroce, un islam « littéral » rigoureux pour le peuple et très « libéral » pour les élites (argent, alcool, libertinage...), source « idéologique » de Daesh et Al Qaeda...

 

Washington vend encore pour 1,15 milliard de dollars d'armements à l'Arabie saoudite, principal financier, fournisseur d'armes et inspirateur idéologique d'Al qaeda et de Daesh

 

Pendant la torpeur de l'été, on vient d'apprendre, ce 9 août 2016 au soir, que les États-Unis ont décidé de vendre de nouveau à l'Arabie saoudite des chars, des véhicules blindés, des mitrailleuses lourdes et des munitions, le tout pour la bagatelle de 1,15 milliard de dollars propre à satisfaire les marchands de canons états-uniens.

Cette vente vient d'être annoncée aujourd'hui par le département américain de la Défense, après approbation du département d’État. Il reste à obtenir le feu vert du Congrès, ce qui constituera une simple formalité tant le sujet, et les lobbys qui sont derrière, ont neutralisé la démocratie américaine.

 

Commentaires

Cette nouvelle vente massive d'armes américaines à l'Arabie saoudite intéresse d'autant plus les Français que François Hollande et son gouvernement se montrent les domestiques les plus serviles de Washington d'un côté, et les alliés les plus empressés de Riyadh de l'autre côté.

Cela m'incite à rappeler quelques vérités sur l'Arabie saoudite.

 

  1. L'Arabie saoudite, le vassal américain qui prêche un islam ulra-rigoriste

 

 

Comme on le sait, l'Arabie saoudite est l'un des principaux "alliés" de Washington au Moyen-Orient, ou plus exactement un "vassal" puisque quelque 40 000 soldats américains stationnent en permanence dans le royaume wahhabite et que le régime s'effondrerait en quelques jours si les États-Unis lui retiraient leur soutien.

 

Cet État, soutenu à bout de bras par Washington, est aux mains de l'un des régimes les plus obscurantistes de la planète. Il applique la charia et une vision ultra-littérale du Coran pour assurer sa domination sur la société de l'Arabie.

Il est cependant à préciser que l'ensemble de la famille royale - qui compte des centaines de princes – est généralement la dernière à appliquer la lecture ultra-littérale et tendancieuse du Coran qu'elle impose au peuple.

 

L'hypocrisie règne en maître dans les allées du pouvoir saoudien et tous les expatriés connaissent des anecdotes de corruption, de soirées libertines ou de réceptions princières où l'alcool coule à flot dans des bouteilles portant de fausses étiquettes...

Je conseille à l'internaute intéressé par cette hypocrisie générale - pourtant sévèrement condamnée par le Coran (cf. la sourate 63 : Al-Munafiqun = "Les hypocrites" ) - de lire à ce sujet un livre déjà ancien (1995) mais rédigé de première main par un ancien ambassadeur de France en poste à Riyadh écrivant sous pseudo (et que je connaissais personnellement) : "L'Arabie saoudite : La dictature protégée".

 

  1. L'Arabie saoudite a décapité plus de personnes que Daesh en 2015

 

 

Entre janvier 1985 et juin 2015, environ 2208 personnes ont été victimes de la peine de mort en Arabie saoudite.

En 2015, le nombre de condamnations à mort exécutées a atteint un niveau sans précédent dans le royaume : 153 personnes ont été décapitées.

Du 1er janvier au 1er mai 2016, le nombre d’exécutions a déjà atteint 89 personnes.

L'Arabie saoudite est un pays où sont punis de mort (liste non exhaustive ) :

- l’homicide,

- le viol,

- le vol à main armée,

- le trafic de drogue,

- le détournement d'avion,

- la sorcellerie,

- l’adultère (100 coups de fouet "seulement" sont prévus si l'adultère est commis entre personnes non mariées, la peine de mort par lapidation est prévue pour les personnes mariées)

- la fornication,

- la sodomie,

- l’homosexualité,

- le sabotage,

- le terrorisme,

- la sédition politique,

- l’idolâtrie,

- et l’apostasie (le renoncement à l'islam est puni de mort par décapitation, sauf si le condamné se repent sous trois jours).

[ Source : https://en.wikipedia.org/…/Capital_punishment_in_Saudi_Arab… ]

Les exécutions sont publiques et les personnes exécutées sont très généralement décapitées d'un coup de sabre, ou lapidées pour l'adultère, rarement par d'autres méthodes comme la crucifixion ou l'arme à feu. (Plusieurs vidéos enregistrées clandestinement de certaines de ces exécutions publiques circulent sur Internet, il faut avoir le coeur bien accroché pour les regarder.)

 

L’assistance d'un avocat avant le procès et la représentation légale en salle est régulièrement déniée aux prévenus.

 

Il est à noter qu'en 2015, les tortionnaires de Daesh ont décapité moins de personnes que l'Arabie saoudite, selon les affirmations de M. Hillel Neuer, Directeur Exécutif de "UN Watch", une organisation non-gouvernementale de surveillance basée à Genève.

  1. L'Arabie saoudite a largement financé et fourni en armes Al Qaeda et Daesh, et il n'est pas sûr que cela ait cessé

 

 

Je renvoie ici à un long entretien de Roland Lombardi, docteur en histoire et chercheur associé à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman d’Aix-Marseille Université, également membre actif de l’association Euromed-IHEDN.

 

Il fait le point - en novembre 2015 - sur ce que le grand public peut savoir des liens plus que troubles entre l'Arabie saoudite, le Qatar, Al Qaeda et Daesh.

4°) L'Arabie saoudite est engluée dans une sale guerre au Yémen, qui a déjà fait plus de 3200 morts civils

 

 

Il convient aussi de rappeler que l'Arabie saoudite, à la tête d'une coalition arabe sunnite, mène au Yémen une guerre contre les rebelles houthis (chiites).

Selon l'ONU, cette guerre, scandaleusement passée sous silence par les grands médias occidentaux, a déjà fait près de 6 300 morts, dont près de la moitié sont des civils (3 218), depuis l'intervention en mars 2015.

 

Il ne fait aucun doute que le matériel militaire vendu ce jour par Washington servira à tuer des centaines, voire des milliers de civils yéménites innocents.

Conclusion : « L’Arabie saoudite est un Daesh qui a réussi »

 

 

En conclusion, je laisserai la parole à l’écrivain algérien Kamel Daoud, par ailleurs lauréat du "Prix Goncourt du premier roman" et chroniqueur au Quotidien d’Oran.

Après les attentats effroyables de Paris du 13 novembre dernier, Kamel Daoud avait publié, le 21 novembre, en anglais et en français, une très intéressante "tribune" dans le quotidien américain "The New York Times".

 

Dans cette tribune, Kamel Daoud affirmait que « L’Arabie saoudite est un Daesh qui a réussi ».

Il vaut le coup de la lire ou de la relire en ce jour où Washington annonce la vente à Riyadh d'armements supplémentaires pour 1,15 milliard de dollars.

Alors que la France a été de nouveau frappée par des attentats épouvantables, sur la promenade des Anglais à Nice et dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, il est fondamental de bien comprendre que ce sont les autorités américaines - et aussi le gouvernement français dans une moindre mesure - qui arment continuellement « le Daesh qui a réussi ».

Comble du déshonneur, le 4 mars 2016 à l’Élysée, François Hollande a remis personnellement la Légion d’honneur au prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef ben Abdelaziz Al Saoud.

 

C'est ainsi le même François Hollande, qui affirme avoir des "haut-le coeur" devant un discours de Donald Trump, et qui a osé remettre notre plus haute distinction nationale au prince héritier et vice-Premier ministre de cette Arabie saoudite criminelle, qui empoisonne mentalement et financièrement l'ensemble du monde musulman et qui est à l'origine même du fondamentalisme islamique.

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En photo :

- à gauche : un bourreau armé d'un sabre s'apprête à décapiter publiquement un condamné en Arabie saoudite.

- à droite : le président George W. Bush, sabre de décapiteur à la main, rit aux éclats avec Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, à l'époque prince et aujourd'hui roi d'Arabie saoudite.

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