mardi 23 janvier 2018

En Corrèze, le retour du projet qui valait 1 milliard ?

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Et encore une fois, l'UE va être à la manoeuvre et Macron va t-il céder au chantage et brader nos barrages à la finance étrangère (rappelons que EDF n'a pas le droit de participer à la "curée" ! S.R.


 

Fermé par Mitterrand, voulu par les élus locaux, critiqué par les écolos, poussé par Hollande… La STEP de Redenat est un projet à 1 milliard, qui divise depuis longtemps.

ACT CORREZE HYDRAULIQUE

Redenat, qu'es aquò ? Redenat, c'est un peu le monstre du loch Ness corrézien : beaucoup en parlent, peu ont pu l'apercevoir. C'est un projet à 1 milliard d'euros, très « développement durable » pour les uns, écologiquement destructeur et inutile pour les autres.

Redenat, c'est d'abord un lieu-dit au nord de Saint-Privat, en Xaintrie. C'est là que dort, depuis presque 40 ans, le projet d'une Station de transfert d'énergie par pompage (STEP).

Régulièrement, le projet enfoui sous les paperasses de rapports et de contre-rapports se réveille. François Hollande, président d'honneur de l'association qui promeut la STEP, n'a pas réussi à le débloquer pendant son mandat présidentiel.

Mais voilà que le nom de Redenat circule à nouveau, alors que la Corrèze vient d'être désignée comme territoire d'expérimentation pour les Contrats de transition écologique par le ministère. Sébastien Lecornu, secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot, s'était fait expliquer la STEP lors de sa visite en Corrèze en juillet dernier.

On ne sait pas encore ce que contiendront ces Contrats de transition écologique, dont le contenu doit être défini par les acteurs de terrain, avant que l'État n'en dégage le financement. Mais beaucoup estiment, parmi les élus, qu'il y a une chance à saisir pour débloquer Redenat, d'autant que ces CTE pourraient s'affranchir, de manière expérimentale, des réglementations en vigueur.

Reste un problème : Redenat, énorme investissement, est lié au renouvellement des concessions hydrauliques de la vallée de la Dordogne. L'Europe a mis en demeure la France de lancer des appels d'offres pour ouvrir ses concessions hydrauliques à la concurrence, Dordogne comprise. Mais l'État préférerait que la concession d'EDF soit prorogée, en échange d'un investissement sur la STEP.

On en est là. Et Redenat dort encore.

https://www.lamontagne.fr/tulle/economie/innovation/2018/01/22/en-correze-le-retour-du-projet-qui-valait-1-milliard_12708986.html

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Souveraineté : Ruptures organise une réunion publique le 9 février 2018 à l’ENS

Ruptures organise le 9 février une importante initiative publique. Prévue à l’École normale supérieure, elle mettra en présence des invités de marque pour un débat sur un thème fondamental… ancré dans l’actualité brulante.

PUB RUPTURES RENCONTRES

Voici l’état actuel du programme. N’hésitez pas à vous inscrire sans attendre.

LES RENCONTRES DE RUPTURES

SOUVERAINETÉ… MAIS QUI DÉCIDE VRAIMENT ? ET QUI INFLUENCE ?

 VENDREDI 9 FÉVRIER
18h00 – 20h30

à l’École normale supérieure
(ENS, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris – amphi Rataud)

 

Pour Emmanuel Macron, la souveraineté doit être « européenne ». Mais que cache un tel oxymore ? Que deviennent les peuples ? Comment les élites dirigeantes conçoivent-elles la démocratie ?

 

Quel rôle réel jouent les grands médias ? Et pourquoi les dirigeants européens – français, en particulier – partent-ils en guerre contre les « fake news » (mensonges, fausses nouvelles) ? Comment construisent-ils un ennemi bien utile, en l’occurrence la Russie ?

 

Et quelles conséquences dans l’actualité – Allemagne, France… et Royaume-Uni – de la « démocratie » à l’européenne ?

 

Invités notamment  : Marie-Françoise Bechtel (République moderne), Jean Bricmont (Université catholique de Louvain), Bruno Drweski (INALCO), John Laughland (IDC), Jacques Sapir (EHESS), Florian Warweg (politologue allemand).

Débat animé et conclu par Pierre Lévy (Ruptures).

*          *          *

Le nombre de places étant limité, la réservation est fortement conseillée.
S’inscrire à l’adresse : rencontres@ruptures-presse.fr

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La démocratie et la souveraineté populaire vues par les « élites » européennes :

«  Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités […]. Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens.  »
Jean-Claude Juncker (janvier 2015), président de la Commission européenne

«  Interroger un pays sur des sujets extrêmement compliqués – on l’a vu au moment du traité constitutionnel –  aboutit à une inconscience collective . »
Alain Minc (octobre 2010), essayiste

«  Il faut arrêter de penser que les élites sont mauvaises et que le peuple est bon. Je ne crois pas que le peuple, dans sa grande sagesse, est capable de tout comprendre . »
Sylvie Goulard (mai 2016), ancien ministre

«  Nous ne ferons par l’erreur de David Cameron, rassurez-vous. Nous n’allons pas faire de référendum sur la sortie de la France de l’Union européenne, ça, je puis vous l’assurer . »
Ségolène Royal (juillet 2016), ancien ministre, ancienne candidate à l’élection présidentielle

«  Assumer la responsabilité [des résultats électoraux], cela veut dire [pour les chefs de parti] ne pas redonner ce mandat aux électeurs . »
Frank-Walter Steinmeier (décembre 2017), président allemand

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Vidéo du jour

« Derrière les étoiles de Jupiter » : la dernière vidéo de l’« abonné Ruptures »

Macron, l'Europe, la paix...3 minutes de détente...

VID MACRON RUPTURES

https://ruptures-presse.fr/videos/derriere-les-etoiles-de-jupiter-la-derniere-video-de-l-abonne-ruptures/

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Pour Emmanuel Macron, rester ou sortir de l’Union est une question « compliquée »

Rendons à César ce qui appartient Jupiter : Emmanuel Macron fait (parfois) preuve de lucidité et de discernement. Ce fut le cas dimanche 21, lorsque le maître de l’Elysée, interrogé sur l’issue d’un référendum qui se tiendrait en France sur le modèle du Brexit, avoua que la réponse serait « probablement » la même qu’outre-manche. Par prudence cependant, la confession fut lâchée sur les ondes de la BBC, qui n’est pas la radio la plus écoutée dans l’Hexagone.

ACT MACRON MAY

Reste que l’aveu est de taille : il prend pour le moins à contre-pied le discours officiel convenu sur le sujet, selon lequel une écrasante majorité de Français serait favorable à l’Union européenne, pour peu qu’on fasse quelques concessions au mythe d’une « Autre Europe ». En outre, selon le « narrative » (!) bruxellois en vogue, depuis que l’ex-banquier de chez Rothschild a « terrassé » Marine Le Pen le 7 mai dernier dans un combat « incertain et serré », l’amour de l’Europe serait en train de déferler à nouveau aux quatre coins du Vieux continent.

Les Français auraient-ils voté pour quitter l’UE ? « Oui, probablement, dans un contexte identique. Mais notre contexte était très différent, donc je ne veux pas parier » a répondu exactement le chef de l’Etat, dans cet entretien enregistré avant sa rencontre avec Theresa May. Il a ajouté : « c’est une erreur de faire répondre par oui ou par non quand vous ne demandez pas aux gens comment améliorer la situation, et que vous n’expliquez pas comment l’améliorer ».

Une sage précaution qui renvoie aux déclarations de Ségolène Royal de juillet 2016, alors qu’elle était ministre du gouvernement Valls. Celle qui est désormais promue ambassadeur pour les pôles arctique et antarctique avait déclaré : « nous ne ferons pas l’erreur de David Cameron, rassurez-vous. Nous n’allons pas faire de référendum sur la sortie de la France de l’Union européenne, ça, je puis vous l’assurer ».

Peu avant, Sylvie Goulard, fugace ministre de la Défense d’Edouard Philippe, explicitait cette anxiété devant les verdicts populaires : « je ne crois pas que le peuple, dans sa grande sagesse, est capable de tout comprendre ».

Version Emmanuel Macron, janvier 2017, cela donne donc : « vous prenez toujours un risque quand vous demandez de répondre par oui ou par non sur un sujet très compliqué ».

Que le nouveau héros de l’Europe, auteur de l’épique discours de l’Acropole vantant le souffle historique de l’Europe, juge « compliquée » la question de savoir s’il faut ou non rester dans l’UE, voilà un scoop qui mériterait pour le moins de ne pas passer inaperçu.

 

Le Brexit sera notamment au cœur des Rencontres de Ruptures, organisées le 9 février à l’ENS. Le chercheur et politologue britannique John Laughland figure parmi les invités.

Il est vivement conseillé de s’inscrire sans attendre : rencontres@ruptures-presse.fr

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Schulz gagne de justesse une victoire d’étape

De justesse, mais l’étape a été franchie. Par 362 mandats (56%) contre 279, les délégués réunis à Bonn le 21 janvier pour le congrès extraordinaire du Parti social-démocrate allemand (SPD) ont donné leur feu vert à l’ouverture des négociations avec les chrétiens-démocrates (CDU et CSU) en vue d’établir un contrat pour une future « grande coalition » (« Groko »). Les pourparlers se sont donc engagés dès le 22 janvier, sur la base du cadre établi entre les trois partis au terme des « discussions exploratoires » conclues le 12 janvier.

ACT ALLEMAGNE ELECTIONS

Les négociations pourraient prendre quelques semaines. Ensuite, le résultat sera soumis aux adhérents du SPD qui seront appelés à se prononcer par référendum. Si une majorité approuve le futur accord, la République fédérale devrait, près de six mois après le scrutin du 23 septembre, être à nouveau gouvernée par une alliance CDU-CSU-SPD, conduite par la chancelière sortante, qui rempilerait ainsi pour un quatrième mandat.

Si en revanche la base sociale-démocrate refusait le compromis, la seule alternative restante serait entre de nouvelles élections ou un gouvernement minoritaire. Un vote favorable semble aujourd’hui le plus probable, mais une surprise n’est pas à exclure, tant la reconduite de la coalition des battus (SPD et CDU/CSU avaient connu chacun une défaite historique) emballe peu les militants sociaux-démocrates. Le vote serré au congrès, précédé et marqué par de fortes tensions entre adversaires et partisans de la « Groko », montre que l’engagement de la direction du parti – en particulier de son chef, Martin Schulz, et de la président du groupe parlementaire, Andrea Nahles – n’a nullement effacé les réticences.

Et pour cause : nombreux sont ceux qui voient la reconduction d’une participation gouvernementale comme suicidaire, tant celle-ci a déjà endommagé le crédit du SPD. Les opposants critiquent également le peu d’avancées que les négociateurs sociaux-démocrates ont imposé à leurs partenaires chrétiens-démocrates.

En face, M. Schulz a tenté, dans un discours virulent de mettre en avant les points actés avec la CDU et la CSU, notamment en matière de politique éducative. Celui qui était il y a quelques mois encore président de l’europarlement – ce qui ne lui a manifestement pas assuré la sympathie des électeurs allemands – a également vanté « le tournant politique historique » en matière européenne que Berlin impulserait si la future Groko voit le jour. Cet éloge flamboyant d’une intégration européenne renforcée, en osmose avec Emmanuel Macron, est censé être un marqueur « de gauche », face aux amis d’Angela Merkel décrits comme des euro-timides. Un comble…

Mais l’argument massue suggéré par la direction du SPD pour justifier « le courage et la détermination » en vue d’un accord est plus terre à terre. En substance : sans accord avec la CDU, il y aura de nouvelles élections. Or les sondages continuent à signaler une nouvelle dégringolade du parti.

M. Schulz a cependant dû évoquer en creux tous les points que ses négociateurs n’ont pas obtenu dans un premier temps, et qu’il se fait fort d’imposer désormais – un objectif martelé pour convaincre les délégués, mais qui paraît peu crédible. Cela vaut en matière de précarité du travail, de médecine à deux vitesses, ou bien de facilitation du regroupement familial pour les réfugiés. Quelques heures à peine après la clôture du congrès, la CSU a rappelé que ce qui avait été acté dans les discussions exploratoires ne pourrait être renégocié.

Futur vote des adhérents

Les négociations débutent donc, et, après leur très probable conclusion, la prochaine étape sera le vote des adhérents du SPD. Mais quand bien même celui-ci serait positif, la formation du gouvernement de grande coalition risque bien ne pas vraiment mettre un terme à l’« instabilité » que haïssent tant les élites dirigeantes d’outre-Rhin.

Certes, à très court terme, l’Allemagne sera sortie des turbulences post-électorales. Mais, s’il voit le jour, le nouveau cabinet Merkel sera confronté à des contradictions et difficultés inédites, face à des oppositions parlementaires diversifiées.

Même si ce n’est pas du côté des Verts que les ennuis pourraient être les plus rudes, ces derniers restent cependant amers d’âtre passés tout près des allées du pouvoir sans finalement transformer l’essai. Les négociations entre chrétiens-démocrates, Verts et Libéraux (FDP) avaient en effet été rompues par ces derniers en novembre.

Le parti Die Linke (La Gauche) va s’efforcer de recueillir la sympathie de tous les déçus des promesses « sociales » du SPD. De l’autre côté du spectre, le FDP ne manquera pas, sous un vocabulaire branché et moderniste, de conquérir de nouveaux soutiens du côté de ceux qui appellent de leurs vœux plus de libéralisme encore, tout en prenant quelques distances avec la religion européiste (surtout dès lors qu’il serait question d’envisager des budgets partagés au niveau de la zone euro).

Enfin et surtout, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD, souvent qualifié de « populiste » ou d’extrême-droite), se frotte déjà les mains. Si la nouvelle grande coalition voit le jour, elle deviendra la première force d’opposition, avec le poids politique, symbolique, mais aussi institutionnel que cela confère. Or tout indique que les sujets sur lesquels l’AfD entend capitaliser – les migrants, en particulier – ne disparaitront pas de si tôt. Un boulevard peut donc s’ouvrir pour elle, sauf si elle se plombe par de nouvelles divisions internes (car cette formation regroupe des sensibilités fort diverses).

Quoiqu’il en soit, la CDU (et plus encore la bavaroise CSU, qui devra faire face à un scrutin régional en septembre) seront les premières à pâtir de nouveaux transferts de voix en direction de l’AfD. Raison pour laquelle la formation d’Angela Merkel compte dans ses rangs nombre de très tièdes partisans de la reconduction de l’alliance avec le SPD. Sans compter que les ambitieux commencent à piaffer dès lors que Mme Merkel apparaît de plus en plus usée par douze années de pouvoir (dont huit avec les sociaux-démocrates).

Bref, comme le notait l’hebdomadaire intellectuel (catalogué au « centre-gauche ») Die Zeit, la stabilité gagnée à très court terme pourrait vite se transformer en instabilité à moyen terme. Du côté de l’Elysée, où l’on a ouvertement milité pour la formation d’une Grande coalition, on ferait bien de ne pas se réjouir trop vite.

La situation politique en Allemagne sera notamment au cœur des Rencontres de Ruptures, organisées le 9 février à l’ENS. Le journaliste et politologue berlinois Florian Warweg figure parmi les invités.

Il est vivement conseillé de s’inscrire sans attendre :
rencontres@ruptures-presse.fr

https://ruptures-presse.fr/actu/schulz-merkel-coalition-congres-spd/

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lundi 22 janvier 2018

Opération turque en Syrie : Moscou accuse Washington d'avoir mis de l'huile sur le feu

Le gouvernement russe accuse les Etats-Unis d'être en partie responsables de la crise dans le nord de la Syrie, après le déclenchement par Ankara d’une offensive sur la région d’Afrin, tenue par des milices kurdes soutenues par Washington.

ACT TURQUIE FRONTIERE

«Les livraisons incontrôlées d’armements modernes du Pentagone aux combattants pro-américains dans le nord de la Syrie […] ont contribué à l'escalade rapide des tensions et ont provoqué l'opération spéciale turque», a fait savoir le 20 janvier 2018 le ministère russe de la Défense dans un communiqué, au sujet de l'opération «Rameau d'olivier» lancée par la Turquie sur la région syrienne d'Afrin. Qualifiant les actions des Etats-Unis dans la région de «provocatrices», la Défense russe a en outre accusé la Maison Blanche de vouloir «l'anéantissement de la souveraineté syrienne».

Le gouvernement russe accuse les Etats-Unis d'être en partie responsables de la crise dans le nord de la Syrie, après le déclenchement par Ankara d’une offensive sur la région d’Afrin, tenue par des milices kurdes soutenues par Washington.

«Les livraisons incontrôlées d’armements modernes du Pentagone aux combattants pro-américains dans le nord de la Syrie […] ont contribué à l'escalade rapide des tensions et ont provoqué l'opération spéciale turque», a fait savoir le 20 janvier 2018 le ministère russe de la Défense dans un communiqué, au sujet de l'opération «Rameau d'olivier» lancée par la Turquie sur la région syrienne d'Afrin. Qualifiant les actions des Etats-Unis dans la région de «provocatrices», la Défense russe a en outre accusé la Maison Blanche de vouloir «l'anéantissement de la souveraineté syrienne».

Ce 20 janvier, le chef d'Etat turc a déclaré que l'opération militaire turque visant la ville syrienne d'Afrin – l'opération «Rameau d'olivier» – avait «de facto commencé sur le terrain».

https://francais.rt.com/international/47460-intervention-turque-syrie-moscou-accuse-washington-escalade

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE UPR

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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= Dimanche 21 janvier 2018 =

M. Macron a donné un entretien à la BBC sur sa vision du « Brexit » lorsqu’il était à Sandhurst cette semaine, entretien qui a été diffusé ce dimanche.

Plusieurs médias britanniques, notamment le Daily Mail et le magazine « Express », ont été stupéfaits par un passage au cours duquel M. Macron explique que les Français voteraient probablement pour le « Frexit » si la question leur était posée, comme elle l’a été aux Britanniques, par référendum, s’agissant du « Brexit ».

Se rendant compte de l’aveu qu’il fait, M. Macron s’empresse de tempérer son propos, après quelques secondes de flottement, en expliquant que le contexte français serait, cependant, très différent du contexte britannique : on se demande bien en quoi, sauf s’il veut rappeler que l’économie britannique va bien mieux que l’économie française avec un taux de chômage au plus bas depuis 1975 !

M. Macron révèle donc au grand jour qu’il assume parfaitement de conduire une politique ultra-européiste qu’il sait être contraire aux souhaits profonds des Français

C’est exactement une attitude de dictateur.

S’il avait un respect minimal de la démocratie, M. Macron organiserait un référendum sur le « Frexit », ainsi que le lui demande l’Union populaire républicaine (UPR), pour s’assurer qu’il a vraiment le soutien d’une majorité de Français pour :

– poursuivre la prétendue « construction européenne »,

– lancer unilatéralement des « initiatives européennes » tous azimuts qui indisposent nos partenaires.

Le reste de l’entretien de M. Macron inspire par ailleurs un profond sentiment de malaise et de révolte :

  • 1) D’abord parce que cet entretien a été donné en anglais par le président français, ce qui ne le rend pas directement compréhensible pour de nombreux Français. Nos compatriotes vont donc rester dans l’ignorance de l’aveu spectaculaire de M.Macron sur le « Frexit », aveu qui légitime totalement l’existence et les objectifs mêmes de l’UPR !
    • 2) Ensuite parce que M. Macron, contrairement à ce qu’il veut faire croire, n’a pas parlé d’égal à égal avec Mme May à Sandhurst.

    M. Macron est, en effet, à la tête d’un État, la France, qui n’a plus sa propre monnaie et dont toutes les politiques sont imposées de l’extérieur, qu’il s’agisse de politique commerciale, économique, sociale, industrielle, agricole, d’immigration ou de choix budgétaires ou en matière de diplomatie, etc.

    Mme May, pour sa part, gouverne un État disposant de sa propre monnaie, et qui a engagé un processus pour recouvrer sa totale souveraineté. La Chambre des communes a d’ailleurs confirmé la mise en œuvre du Brexit, cette semaine, comme un pied de nez au Président français, en adoptant un texte qui va redonner au droit britannique sa suprématie sur le droit européen.

    La rencontre de cette semaine entre M. Macron et Mme May avait donc quelque chose de pathétique et triste côté français.

     

    • 3) Enfin, parce que M. Macron fanfaronne en clamant qu’il va tout faire pour attirer les banquiers de la City à Paris. 

    Outre qu’il s’agit d’une visée inamicale vis-à-vis des Britanniques, qu’il est bête et inélégant d’exposer à la BBC, cette rodomontade de M. Macron est tout simplement ridicule. Le « Financial times » a en effet d’ores et déjà douché les espoirs de M. Macron, en publiant début décembre 2017 une étude fouillée démontrant que seulement 6% des emplois de la finance londonienne devraient être, au final, délocalisés à cause du « Brexit ».

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  • L’interview de M. Macron sur la BBC ainsi que le « selfie » d’adolescent qu’il a réalisé avec la Première ministre britannique démontrent que la France est devenue un bateau ivre, sans autre cap que celui de maintenir l’euro et l’Union européenne à tout prix, et sans autre capitaine qu’un dictateur psychologiquement instable, imposé par l’oligarchie.

    Contacter l’UPR :
    06 42 35 73 05
    presse@upr.fr

    Suivre François Asselineau et l’UPR sur twitter :
    @UPR_Asselineau
    @UPR_Officiel

https://www.upr.fr/actualite/communique-de-presse-macron-ayant-declare-bbc-frexit-majoritaire-parmi-electeurs-francais-lupr-lui-demande-de-cesser-initiatives-europeennes-illegitimes-de-respect

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«Probablement oui... dans un contexte similaire», à la BBC Macron estime que le Frexit est possible

Lors d'une interview télévisée diffusée au Royaume-Uni, Emmanuel Macron a admis que la France pourrait être tentée par une sortie de l'Union européenne à l'instar de sa voisine d'outre-Manche... Avant de se reprendre et de préciser son propos.

 

ACT FREXIT BREXIT

Lors d'une interview accordée par Emmanuel Macron à la chaîne BBC et diffusée le 21 janvier, une séquence a particulièrement retenu l'attention des médias britanniques et français.

Le journaliste de la BBC, Andrew Marr, est revenu sur le Brexit et sur un éventuel Frexit, suggérant notamment : «Si la France avait tenu un référendum, le résultat aurait peut-être été le même.»

Ce à quoi le président français a répondu aussitôt : «Oui, probablement... Probablement, dans un contexte similaire [à celui du Brexit].»

Ensuite, Emmanuel Macron a semblé chercher ses mots : «Mais notre contexte était très différent, donc je ne prendrais pas les paris... Mais j'aurais vigoureusement combattu pour gagner [un tel référendum].»

Le président français a également jugé périlleuse l'initiative prise en juin 2016 par David Cameron, l'ex-Premier ministre britannique, de proposer un référendum à ses concitoyens pour ou contre la sortie de l'Union européenne (près de 52% de suffrages exprimés étaient pour la sortie de l'Union européenne) : «Vous prenez toujours un risque quand vous avez un tel référendum, juste "oui" ou "non" dans un contexte aussi compliqué...»

Et les Français, dans tout cela ?

En France, les partis souverainistes et nationalistes tels que l'Union populaire républicaine (UPR) et le Front national (FN) se montrent régulièrement critiques vis-à-vis l'Union européenne.

Lors d'un sondage TNS Sofres réalisé en France à la même époque que le référendum sur le Brexit, seuls 45% des Français sondés se disaient pour rester dans l'UE, mais seulement 33% auraient choisi d'en sortir, ce qui laissait une large part aux indécis : 22%. Par ailleurs, 45% des personnes interrogées se disaient favorables à un référendum en France, alors que 44% n'en voulaient pas.

Pour mémoire le référendum français de 2005 sur l'adoption d'une Constitution pour l'Europe s'était soldé par un échec : le non avait recueilli plus de 54% des suffrages exprimés. Ce fut le premier traité européen rejeté par référendum après ceux de 1972 et 1992 qui avaient été approuvés par le peuple.

https://francais.rt.com/international/47470-dans-contexte-similaire-probablement-oui-bbc-macron-estime-frexit-possible

 

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Futur incertain pour le projet de liste transnationale aux élections européennes

La création d’une liste transnationale pour les élections européennes fait partie de la réforme française du scrutin de mai 2019. Mais le projet pourrait capoter faute de soutien de la part des autres pays de l’UE.

ACT UE LISTES

Les élections européennes vont faire peau-neuve en France.  r.Mercredi 17 janvier, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur a défendu devant les députés de la commission des Affaires européennes le passage à des listes nationales aux élections européennes, mesure phare du projet de loi dévoilé par le gouvernement début janvier.

Le retour à une circonscription nationale unique en lieu et place des huit circonscriptions actuelles lors des prochaines élections européennes, qui se tiendront en mai 2019 a été proposé par le gouvernement début janvier.  Les euro-circonscriptions avaient été instaurées en 2003 dans l’objectif de renforcer l’ancrage territorial des députés européens.

Cette proposition a obtenu un large soutien large auprès de la classe politique française, mais reste cependant vivement critiquée par les députés Les Républicains.

Constance Le Grip, ancienne député européenne, a par exemple qualifié ce projet de « marche en arrière préjudiciable », susceptible de « creuser le fossé, l’éloignement entre les élus européens et leurs électeurs ». Outre la perte d’une attache territoriale des députés européens, le parti Les Républicains dénonce une nationalisation du débat voir une tentative de calcul électoral du parti La République en marche (LREM), peu présent au niveau local.

Face à ces critiques, Jacqueline Gourault a repris les principaux arguments avancés dans le projet de loi. « Rien n’empêche un député européen qui est élu sur une circonscription nationale d’être présent sur le terrain », a-t-elle déclaré, en insistant sur la plus grande visibilité du débat européen et des positions de chaque parti que permettra un vote sur la base de listes nationales.

Précisions sur les listes transnationales

L’autre grand point du projet de loi concerne la mise en place de listes transnationales, annoncées dans le discours d’Emmanuel Macron à la Sorbonne en septembre 2017. Après le Brexit, ces listes permettraient de réallouer une partie des sièges jusqu’ici occupés par le Royaume-Uni à ces listes transnationales.

Jacqueline Goudrault a évoqué les propositions d’un projet de rapport du Parlement européen concernant les listes transnationales. Les eurodéputés de la commission des affaires constitutionnelles doivent adopter ces propositions non-contraignantes la semaine prochaine, avant un vote en plénière.

Selon cette proposition, sur les 74 sièges actuellement occupés par les élus britanniques, 30 pourraient être affectés à la liste transnationale, tandis que le reste serait redistribué entre les États membres.

6 sièges supplémentaires pour la France

La ministre a précisé que 6 sièges supplémentaires reviendraient à la France, portant leur nombre total d’eurodéputés français à 80.

Sur l’organisation pratique du vote, la ministre a précisé qu’il y pourrait y avoir deux bulletins de vote, les électeurs européens devant « procéder à deux votes distincts : un vote pour une liste présentée dans la circonscription nationale unique, et un vote pour une liste présentée dans la circonscription européenne unique ».

La création de listes transnationales reste cependant peu probable. Comme le souligne le projet de loi du gouvernement, la mesure nécessite un amendement du code électoral européen,  qui nécessite un vote à l’unanimité au Conseil européen. Et pour l’heure, les listes transnationales ont suscité peu d’enthousiasme parmi les États membres.

https://www.euractiv.fr/section/elections/news/futur-incertain-pour-le-projet-de-liste-transnationale-aux-elections-europeennes/

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Brexit novembre 2017- RTS fact checking

TRIBUNE LIBRE / Par Michel Piccand | 28 Novembre 2017

TL BREXIT INTOX SUISSE

En ce samedi soir de novembre, dans cette période où les guirlandes de Noël commencent à décorer nos rues, à se couvrir du glacis de l’hiver dans un froid vif et piquant, la RTS dans son prime time s’est adressée à nos cœurs pour nous informer du sujet le plus brûlant. Le moment a été bien choisi pour nous parler de ces petites anglaises qui ne pourront pas bénéficier cette année de vacances de neige à la montagne… à cause du Brexit.

La RTS dans sa mission d’information a tenu à nous montrer avec acuité les dernières conséquences post-brexit, on ne sait jamais, cela pourrait influencer les téléspectateurs qui se débattent aussi dans ce problème de libre-circulation avec l’UE, et les prévenir qu’il ne faut surtout pas en sortir. Leurs enfants pourraient être privés de vacances de neige. La RTS s’est donc fait un point d’honneur à nous montrer les conséquences concrètes et funestes du Brexit. Dieu soit loué.

Que la RTS ne vous ait jamais parlé des véritables raisons qui ont déterminés les Britanniques à sortir de l’UE n’est qu’une anecdote, savoir pourquoi c’est un pro-UE – David Cameron qui a mis en place le référendum de sortie n’intéresse pas les électeurs de notre pays, l’important est qu’ils se rendent compte que sortir de la libre-circulation reconduit immédiatement à la case Charles Dickens, aux enfants de dix ans qu’on exploite pour coller des étiquettes sur des pots de cirage. (Faire de l’amplification est à la portée de tous n’est-ce pas ? Après le « C’est bon pour la jeunesse » des années 90 il faudra désormais vous habituer à l’ambiance Dickens, vous êtes prévenus.)

Plus sérieusement. Face au lamento nouvelle mode servi par notre radiotélévision d’Etat ce samedi soir il s’imposait de recourir à un fact checking pour vérifier les faits et l’exactitude des affirmations posées dans ce reportage misérabiliste sur les effets du Brexit. Dont acte. La narration par le journaliste y commence ainsi :

« Direction le Royaume-Uni maintenant, Londres et Bruxelles sont en pleine discussion pour préparer le Brexit, mais les effets sont déjà là, pour beaucoup de Britanniques, les prix ont augmenté, nombreux sont ceux qui doivent se serrer la ceinture et s’ils pouvaient revenir en arrière, une majorité de Britanniques choisiraient aujourd’hui de rester dans l’Union européenne, selon les derniers sondages. C’est le grand format de ce journal, il est signé Laurent Burkhalter

Mais qu’en est-il de ce sondage qui selon la RTS dit que les Britanniques décideraient de rester dans l’UE s’ils devaient revoter aujourd’hui ?
Voici l’avis du professeur John Curtice, chercheur au NatCen, professeur de politique à Strathclyde University, et commentateur en chef à What UK Thinks, organisme non partisan:

« Dans ce contexte, un commentateur sage s’avancerait avec précaution. Il y a clairement une évidence fournie à la lecture la plus récente du sondage YouGov, une preuve suggérant qu’il y aurait pu y avoir une légère inclinaison d’opinion en faveur de Rester (ndt dans l’UE) et, par suite, en faveur d’un Brexit plus souple. Mais de même que cette preuve est à la fois limitée et pas entièrement consistante telle qu’elle est, elle ne fait qu’indiquer un très léger glissement. Bien sûr, il suffirait d’un léger changement pour qu’un deuxième référendum produise un résultat différent de celui du scrutin de l’an dernier – mais il est loin d’être certain que le résultat serait différent si un deuxième vote devait avoir lieu maintenant. La seule conclusion sûre que nous puissions tirer est que la Grande-Bretagne est divisée sur le Brexit – et cela a toujours été le cas depuis le 23 juin de l’année dernière. » [1]

Et à cela rien d’étonnant, si l’on y rajoute que les résultats des sondages dépendent de qui pose la question et de comment elle est posée, de qui y répond, de même de qui fait la loi de l’opinion dans les médias lorsque le sondage est posé.

Ainsi la question «Avoir plus de contrôle sur l’immigration est-il plus important que d’avoir accès au libre-échange avec l’UE ?» qui a été posée quatre fois avant le référendum et quatre fois après ne varie guère et obtient toujours une majorité claire de 44% pour trouver plus important de contrôler l’immigration contre 41% pour l’inverse. Il y a quand même des moments où on ne peut pas dire qu’un chien est un cheval.

On comprend ainsi que sur les questions de libre-circulation les journalistes de la RTS orientent clairement la manière dont ils présentent les faits. A quoi aurait ressemblé ce reportage sur le Brexit présenté par des journalistes objectifs et non partisans ? Auraient-ils affirmé « nombreux sont ceux qui doivent se serrer la ceinture et s’ils pouvaient revenir en arrière, une majorité de Britanniques choisiraient aujourd’hui de rester dans l’Union européenne » ? Certainement pas. Auraient-ils montré des petites filles qui n’auront pas droit à la neige cet hiver en faisant l’association avec le Brexit ? Il n’est même pas besoin d’y répondre.

Les Suisses ont un problème avec leur radio-télévision d’Etat. Elle les manipule et essaie d’influencer l’opinion des téléspectateurs au mépris des faits.
Pour le reste le reportage de la RTS mélange ses exagérations à des données exactes, mais dont elle limite alors l’analyse. S’il est parfaitement exact que l’inflation britannique sur les produits alimentaires a explosé de 4 % depuis le Brexit du fait de la baisse de la Livre et de son effet sur les importations, dire que les Britanniques doivent désormais se serrer la ceinture est une totale exagération, d’autant que le quintile des plus défavorisés a vu cette année la plus grande progression de tous les salaires au Royaume-Uni, une situation quasi inédite, certes aussi grâce à la hausse du salaire minimum [2].

Présenter une situation économique post-brexit à la manière de la RTS est totalement aberrant et inacceptable pour qui prétend faire de l’information. Les produits alimentaires ont augmenté ? Oui. Mais c’est le bien de consommation qui allait réagir le plus rapidement du fait de la grande dépendance du Royaume-Uni à ses importations alimentaires. Bien évidemment que dans l’immédiat c’est ce qui allait se passer. Mais c’est aussi de nouvelles chances pour l’agriculture britannique de produire plus de biens locaux. De nouvelles chances qui bien évidemment ne peuvent pas se mettre en place du jour au lendemain alors que l’effet de la baisse de la Livre est lui immédiat sur la hausse du prix des aliments importés. Une leçon en passant pour les Suisses qui ont récemment choisi une plus grande dépendance aux importations alimentaires par le biais du vote sur la pseudo sécurité alimentaire.

Les produits alimentaires ont augmenté ? Oui. Mais les prix de l’immobilier montrent qu’une amorce à la baisse est en train de se mettre en place et pourrait à terme venir soulager grandement les loyers et le portemonnaie des citoyens britanniques et augmenter ainsi leur revenu disponible, c’est-à-dire ce qu’il leur reste concrètement à la fin du mois une fois qu’ils ont tout payé. Ils pourront ainsi réalimenter leur consommation et leur épargne qui actuellement sont en baisse.

La croissance britannique ralentit ? C’est exact. Elle est aussi due pour une bonne partie au ralentissement dans la construction qui découle du ralentissement prévisible de l’immigration. Moins d’immigration c’est moins de logements à construire. Mais comme le souligne la Banque d’Angleterre la croissance britannique devrait reprendre quand les entreprises exportatrices pourront commencer à bénéficier à la fois du coût réduit de la livre sterling et de la reprise de l’économie mondiale qui va induire de nouvelles demandes.

On comprend alors que cette économie post-brexit est dans une période de transition et de redéploiement, qu’il peut y avoir des pertes momentanées pour des gains qui se développeront demain. Dans le jeu du mondialisme et d’une concurrence croissante la reprise en main des coûts immobiliers et une valeur plus basse de sa devise et donc des coûts d’exportation ne sont certainement pas des paramètres que l’on peut négliger, ce sont au contraire des paramètres fondamentaux de compétitivité. Il se pourrait même que le Royaume-Uni soit en train de se préparer une longueur d’avance pour demain. Un pays plus équilibré avec des coûts globalement moins élevés.

Si l’on dresse un tableau général actuel de l’économie britannique, excepté l’inflation actuelle de 2.8 % à laquelle la Banque d’Angleterre va répondre par une hausse du taux d’intérêt à 1% à l’horizon 2020 au lieu du 0.5% actuel, on constate que pour l’instant le taux de sans-emploi n’a jamais été aussi bas depuis 40 ans, que les salaires nominaux continuent d’augmenter, surtout celui des plus défavorisés, même si cette augmentation pour les salaires médians est consommée par la hausse actuelle de l’inflation, que les prix de l’immobilier et des loyers sont en train d’amorcer une baisse, que le montant de la livre est extrêmement favorable aux exportations. N’est-ce pas exactement ce que demande le peuple suisse aujourd’hui ? Et qu’on lui refuse.

Une hausse des salaires, une baisse des loyers, une monnaie plus basse pour les exportateurs. C’est ce qui ressort à ce stade de la sortie de la libre-circulation européenne du Royaume-Uni.

On se demande parfois pour qui travaillent les journalistes de la RTS ?

Par Michel Piccand

Michel Piccand, a fait des études de droit à Genève. Auteur de plusieurs essais et articles consacrés à la Suisse, il ne se revendique d’aucune couleur politique. Il se définit comme un essayiste attaché à la démocratie directe de son pays. Sa démarche, dit-il, « est avant tout éthique; il faut commencer par dire la vérité, sans vérité il n’y a pas de démocratie, il n’y a même pas de débat possible. »

[1] “Has There Been A Swing Against Brexit? 18 October 2017 by John Curtice”

[2] L’évolution des salaires au Royaume-Uni depuis le Brexit diffère selon les secteurs. Le salaire moyen général de juin 2016 à novembre 2017 a progressé de 3.45 %. Les progressions les plus élevées se sont produites dans des secteurs où la concurrence de migrants européens était manifeste, les salaires dans la construction ont progressés sur cette période de 5.2 % et dans les services de 4%. [EARN01 Average Weekly Earnings – total pay. 15 Nov. 2017]
L’ONS, Office for National Statistics, relevait que ce sont surtout les plus bas salaires qui ont progressé. La part des travailleurs gagnant moins des deux tiers du salaire moyen a chuté de 19.4% en 2016 à 18.4% en 2017. De même le différentiel de salaires entre hommes et femmes chutant à son plus bas niveau depuis que cette donnée a commencé à être prise en compte en 1997. [Annual Survey of Hours and Earnings: 2017 provisional, ONS].
En Suisse les syndicats ouvriers défendent la libre-circulation des personnes. On n’ose imaginer ce que deviendrait leur légitimité si les mêmes hausses de salaires se produisaient dans notre pays une fois quitté la libre-circulation.

Post scriptum

Il est assez étonnant de voir les commentaires que certains dans notre pays osent porter sur les capacités des Britanniques à comprendre les processus économiques. Les Britanniques n’ont rien compris ? A voir. On trouve au Royaume-Uni des raisonnements économiques qui vont bien plus loin que ceux que l’on trouve en Suisse dans notre appareil politico-économique.

Ainsi dans les discussions avant le Brexit qui inondèrent le Royaume-Uni cette position particulièrement étonnante d’un politicien conservateur qui dénonçait la sous-enchère salariale induite par la libre-circulation avec l’UE, qui faisait affluer nombres de ressortissants est-européens qui cassaient le niveau des bas salaires au Royaume-Uni. La première réaction helvétique était de se demander comment un conservateur capitaliste pouvait trouver inacceptable la sous-enchère salariale. N’est-ce pas précisément ce qui était recherché ? La réponse vaut ici son pesant d’or.

Cet éminent parlementaire britannique, dont la culture économique est ici remarquable, expliquait en substance la chose suivante : les bas salaires induits par l’immigration de l’est au Royaume-Uni sont désormais si bas qu’ils ne permettent même plus à ces salariés de vivre et d’assurer leurs besoins. Alors c’est l’Etat qui doit leur venir en aide par les aides sociales pour compléter leurs salaires. Et finalement, disait-il, c’est comme si c’est l’Etat qui payait une partie du salaire auquel ils devraient avoir droit. Ce qui pour ce conservateur, revenait à dire que l’Etat devant payer à la place des entreprises une partie des salaires qu’elles devraient payer, ces aides sociales revenaient en réalité à subventionner ces entreprises en payant une partie des salaires à leur place. Pour lui, ce n’était plus ici les règles du jeu du capitalisme. De manière sous-jacente on comprenait qu’il s’agissait du débat qui a lieu actuellement dans le monde anglo-saxon sur le capitalisme de copinage ou crony capitalism et dont Trump est le porteur aux USA, et qui dénonce le favoritisme pour certaines entreprises au détriment des autres et de l’ensemble de la collectivité.

La grande intelligence de ce politicien britannique était de comprendre l’autre versant du problème. Que plus les aides sociales deviendraient massives et nécessaires, plus les impôts et la pression fiscale pour les financer allaient s’accroître – situation qui est précisément celle qui était en train de se produire au Royaume-Uni et que justement en conservateur et capitaliste ennemi de l’impôt il cherchait à éviter, et qui selon lui ne pouvait être réglée qu’en sortant de la libre-circulation des personnes avec l’UE et en retrouvant la maîtrise de leur flux migratoire.

Une réflexion éminemment intéressante pour la Suisse, dans tous les cas à méditer. Combien de ces entrepreneurs politiciens libéraux pro-UE en Suisse qui ne voient que leurs gains immédiats, la politique du cochon à gagner, et se moquent des effets que tout cela entraîne sur les structures et le fonctionnement général de toute notre économie ?

Source: Michel Piccand

https://arretsurinfo.ch/brexit-novembre-2017-rts-fact-checking/

 

Posté par UPR Creuse à 07:58 - - Permalien [#]
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