jeudi 7 septembre 2017

Un pétrolier texan poursuit la Colombie pour avoir protégé un site naturel exceptionnel….

Détruire un si bel endroit, ce sont des malades drogués au fric, aidés par les tribunaux d’arbitrage..

ARG COLOMBIE

Plus de 83 millions de dollars. C’est le montant réclamé par la compagnie pétrolière Hupecol Operating Co, basée au Texas, à l’État colombien. En cause : la décision des autorités colombiennes de lui retirer son permis d’exploration pétrolière dans une réserve naturelle – la Serranía de la Macarena, toute première réserve créée dans le pays – et reconnue « patrimoine biologique de l’Humanité » par l’Unesco.

La compagnie texane envisageait d’explorer 150 puits de pétrole potentiels à proximité du magnifique Caño Cristales, surnommé « le fleuve aux cinq couleurs » du fait de la diversité des plantes aquatiques poussant sur les affleurements rocheux.

Le permis annulé couvre environ 30 000 hectares – une superficie équivalente à trois fois la surface de Paris. Il a été accordé en toute discrétion le 18 mars 2016 par l’Autorité nationale des permis environnementaux (Anla) [1]. Or, un an plus tôt, la Macarena, l’organisme gouvernemental en charge de la préservation de l’environnement, avait estimé que le projet pétrolier n’était pas viable [2]. Suite aux révélations de la presse, le président Juan Manuel Santos a annoncé, dès le 14 avril 2016 sur son compte Twitter, la décision de suspendre le permis « jusqu’à ce que la protection de l’environnement de Caño Cristales et de la zone d’influence soit garantie ».

Selon l’entreprise Hupecol, la révocation du permis a généré 21 millions de pertes d’investissements, et à terme 62 millions de pertes de profits. Au nom du respect des principes de libre-échange sensés garantir la sécurité juridique des entreprises étrangères, la compagnie pétrolière envisage donc de poursuivre la Colombie devant les tribunaux internationaux, en plus des poursuites engagées devant un tribunal administratif local [3].

Ce type de demandes de compensation de la part de multinationales se multiplient des deux côtés de l’Atlantique. En Europe, le géant suédois de l’énergie Vattenfall réclame plus de 3,7 milliards d’euros à l’Allemagne en compensation de sa décision de sortir du nucléaire. La compagnie canadienne Lone Pine Ressources réclame également 250 millions de dollars au Canada, suite au moratoire sur la fracturation hydraulique mis en œuvre par le Québec, sous le fleuve Saint-Laurent.

Auteur Sophie Chapelle pour Basta

http://lesmoutonsenrages.fr/2017/09/05/un-petrolier-texan-poursuit-la-colombie-pour-avoir-protege-un-site-naturel-exceptionnel/#more-106721

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Macron dans tous ses Etats

Alors que beaucoup de Français questionnent la politique du jeune président, sa cote de popularité plonge dans les sondages [à 30%, ndlr]. Mais en est-il de même dans tous les Etats qu’ Emmanuel Macron dirige ? En effet, depuis 1993 date de l’adoption de la nouvelle constitution d’Andorre, le Président français devient automatiquement, dès sa prise de fonction, co-prince de cette principauté. Une aubaine pour le petit pays que d’avoir un co-chef d’Etat anciennement banquier d’affaires à la banque Rothschild. L’autre co-prince partageant la fonction, est l’Evêque d’Urgel, en place lui depuis 2003.

ARG ANDORRE MACRON

Président de la république française, laïque et européenne d’un coté, Emmanuel Macron change radicalement de casquette lorsqu’il occupe ses fonctions princières aux côtés d’un ecclésiaste à la tête d’un Etat résolument eurosceptique (non-membre de l’UE) défendant bec et ongles ses prérogatives fiscales and bancaires.

En 2009, le président Sarkozy avait déclaré qu’il renoncerait à son titre princier si Andorre ne changeait pas ses pratiques financières et ne se montrait pas plus coopératif. Mais ce n’est qu’en 2014 que la principauté signe la déclaration de l’OCDE en faveur de l’échange automatique d’informations en matière fiscale, dont la mise en ouvre est prévue pour 2018.

Quant aux banques, elles sont cinq seulement et toutes andorranes : Andbanc, Morabanc Group, Vallbanc, Banc de Sabadell d’Andorra et Credit Andorra. Le volume du secteur bancaire, en hausse, s’élève à 45,5 milliards d’euros, soit 21% du PIB de la principauté. Cet important secteur très discret a été secoué par un énorme scandale en 2015. Quelques mois après avoir condamné la BNP à payer 9 milliards de dollars, les Etats-Unis attaquent la Banca Privada d’Andorra pour blanchiment d’argent au profit d’organisations criminelles. Apres deux ans de démêles judiciaires, la banque vient de perdre son procès en appel au mois de mai 2017. Coïncidence des dates, puisque c’est à ce moment qu’Emmanuel Macron devint co-suzerain de ce petit Etat.

Au mois de juillet 2017, le parlement Andorran a adopté un texte pénalisant l’évasion fiscale. Une avancée, certes. Néanmoins, le petit pays pyrénéen offre encore de larges avantages dont un taux d’imposition de 2% seulement sur les sociétés travaillant à l étranger. Et bien entendu, pas d’impôts sur la fortune !

Ainsi, dans ce pays de 80,000 habitants, le nombre de chômeurs ne s’élèvent qu’à 413 individus. Ici, la cote de popularité du prince Emmanuel n’affole pas les sondages de la rentrée! A Andorre, tout va très bien, Madame la Marquise.

Bruno Husquinet | 31 août, 2017

Source: https://www.iveris.eu/list/notes_danalyse/275-macron_dans_tous_ses_etats

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mercredi 6 septembre 2017

Résilience, par Eric Werner

Pourquoi nous exhorte-t-on désormais à «apprendre à vivre avec» le terrorisme, l’insécurité et autres fléaux, plutôt que de les combattre comme on l’a toujours fait?

ARG FRONTIERE SECURITE

On associe volontiers la tendance actuelle à l’effacement des frontières à la dérégulation néolibérale, avec à la clé un certain nombre de phénomènes qui, aujourd’hui, se sont banalisés: délocalisations, jungles de Calais et d’ailleurs, précarisation sociale, etc. Les débuts de la dérégulation néolibérale remontent aux années quatre-vingt du siècle dernier, et l’on peut dire aujourd’hui qu’elle a atteint son rythme de croisière. Sauf que certains voudraient l’accélérer encore. C’est le cas par exemple du président Macron quand il dit que le «monde ancien» fait de la résistance. Cela le gêne. Le «monde nouveau» dont il appelle l’avènement de ses vœux ne saurait trop attendre. En Suisse, une ministre socialiste a déclaré récemment que les gens devraient désormais s’habituer à devoir changer cinq ou six fois de métier dans leur vie. La tâche de l’école est d’aider les enfants à intérioriser cette idée dès leur plus jeune âge.

Dans son livre, L’Insécurité du territoire, paru il y a un quart de siècle, l’urbaniste et géopolitologue Paul Virilio écrivait: «En supprimant les frontières, la guerre totale abolit les franges protectrices des réalités nationales; ce qui se passait sur les fronts linéaires se passe à l’intérieur» [1]. Il se référait aux bombardements de masse de la Seconde guerre mondiale, bombardements, effectivement, qui avaient eu pour conséquence d’abolir la distinction entre «l’intérieur» et «l’extérieur». Personne, à l’époque, ne parlait encore de l’OMC. Sauf que, dans un cas comme dans l’autre, on assiste à l’effacement des «franges protectrices des réalités nationales». Les frontières disparaissent, et avec elles la protection qu’elles offraient autrefois aux populations.

En ce sens, loin de s’inscrire en rupture avec la période précédente, la dérégulation néolibérale en est un prolongement normal et naturel. Paul Virilio le précise en relevant qu’à notre époque, «paix et guerre s’identifient: elles sont toutes deux des systèmes de ruine» [2].

L’actuel ministère des armées, en France, s’appelait autrefois le ministère de la défense. Ce changement de nom n’est pas anodin. Chacun sait en effet que l’État ne nous protège plus aujourd’hui de rien. Et non seulement cela, mais qu’il n’entre même plus aujourd’hui dans ses intentions de le faire. Il ne le veut même plus. Car, selon lui, il n’est ni possible, ni partant raisonnable de le faire. Tel est le message qu’il cherche aujourd’hui à faire passer, aussi bien directement qu’au travers des grands médias qu’il contrôle. Rien ne sert, dit-il, de vouloir s’opposer au cours naturel des choses. Tout ce qu’on peut faire, c’est de l’accompagner. On peut éventuellement retarder certaines évolutions, non les empêcher. A quoi bon dès lors les frontières? Les frontières sont des barrières artificielles, autant donc les supprimer. Et c’est ce que fait l’État: il les supprime. Bien évidemment elles se reconstituent ensuite sous une autre forme à l’intérieur: aux limites, par exemple, de certaines zones de non-droit. Mais c’est un détail.

La sécurité ne se pense donc plus aujourd’hui en termes de protection, mais de résilience. Montrez-vous résilients, chers concitoyen(-ne)s, autrement dit acceptez la réalité telle qu’elle est (après suppression des frontières). Soit, ce n’est pas toujours très drôle. Mais essayez quand même. De toute manière vous n’avez pas le choix. On ne peut pas, par exemple, empêcher le terrorisme. Le terrorisme est quelque chose d’inéluctable. Il faut apprendre à vivre avec. Cela étant, des psys sont à votre disposition, ils vous aideront, si nécessaire, à récupérer après un attentat. A vous «reconstruire», comme ils disent. Vous aurez droit également à une aide financière. De même, nous ne pouvons pas empêcher les délocalisations. Elles sont dans l’ordre des choses. Nous avons signé des accords internationaux, il faut les respecter. Pour autant, personne, en France, ne mourra jamais de faim. Il y a le Samu social, les restos du cœur, etc.

C’est tout cela, la résilience. La résilience n’empêche donc rien, ne nous protège non plus de rien, en revanche elle nous aide à surmonter certaines épreuves, à leur survivre (physiquement et/ou psychiquement). Elle nous aide aussi à réparer certains dégâts. Si quelque chose de grave survenait aussi bien dans notre vie personnelle qu’autour de nous (attentat, catastrophe naturelle, invasion, je dis n’importe quoi), nous ne mourrions pas nécessairement. C’est toujours ça. De plus, l’État serait à nos côtés (ne serait-ce que pour veiller à ce que nous ne cédions pas à la tentation de nous défendre).

Traitant du marché unique européen et de sa «soumission», effectivement totale, à l’OMC, un spécialiste du développement local, Bernard Farinelli, relève: «L’Europe est moins protectrice que presque tout le reste du monde» [3]. Sous sa plume, c’est évidemment un reproche: l’Europe devrait avoir à cœur de se montrer protectrice. Mais l’Europe elle-même ne considérerait pas cette remarque comme un reproche. Elle la considérerait au contraire comme un compliment. Car que veut l’Europe? L’Europe n’a jamais voulu protéger personne. Cela n’a jamais été dans ses intentions. L’Europe est comme le président Macron: elle veut créer un «monde nouveau». D’où l’ouverture des frontières. Car l’ouverture des frontières a un effet accélérateur. C’est donc en soi quelque chose de positif. Assurément, cela se paye au prix fort: par la transformation en cauchemar de la vie de millions d’Européens. Mais ce n’est pas le sujet.

Par Eric Werner | Antipresse N° 92 | 3.9.2017

NOTES

  1. Paul Virilio, L’insécurité du territoire, Galilée, 1993, p. 35.
  2. Ibid., p. 30.
  3. Bernard Farinelli, La révolution de la proximité, Editions Libre & Solidaire, 2015, p. 96.

Source: http://www.antipresse.net/dons/

http://arretsurinfo.ch/resilience-par-eric-werner/


 

Cette approche m'a semblé intéressante, même si elle mériterait certains développements, à mon avis: quel est ce "monde nouveau"?  Quels en sont les acteurs? Pourquoi les états européens obéissent- ils à cette injonction d'ouverture des frontières?

Des réponses à trouver, entre autres, dans les conférences de François Asselineau... P.G.

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Une interpellation a viré à l’émeute le week-end dernier aux Portes-Ferrées à Limoges

Les forces de l’ordre ont eu droit à un accueil des plus hostiles, le week-end dernier, dans le quartier des Portes-Ferrées à Limoges. Pour interpeller un homme suspecté d’agression sur une jeune femme, les policiers ont eu recours à des armes de défense pour pouvoir extraire l’agresseur présumé.

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Le début des faits se déroule samedi, vers 22 h 50 près du pont Saint-Martial, quand la police reçoit un appel, signalant l’agression d’une jeune femme. À l’arrivée des policiers, la victime, âgée de 18 ans, est au sol, en pleurs.

Altercation

Autour d’elle, les témoins de la scène, qui ont mis en fuite l’agresseur, font une description précise du fugitif. « Il est de type nord-africain, porte une attelle et une casquette bleue. Il a pris la direction des Portes Ferrées ».

En effet, les policiers retrouvent l’agresseur présumé à l’endroit indiqué. A la vue des forces de l’ordre, celui-ci prend dans un premier temps la fuite avant de faire demi-tour et de se diriger vers la patrouille. L’interpellation vire alors à l’altercation.

Le mis en cause qui, selon la police, cherchait l’affrontement, se retrouve au sol et se met à crier. Une quarantaine de personnes, provenant des immeubles voisins, se rendent sur les lieux. Pour maintenir à distance les assaillants, les policiers font dans un premier temps usage de gaz lacrymogènes. Les choses s’enveniment et les policiers, ciblés par des jets de pierres, décident de faire usage d’une grenade de désencerclement.

Un an de prison

L’individu de 28 ans, bien connu des services de police, a alors pu être conduit au commissariat de Limoges. Les policiers pris à parti ont déposé plainte. La jeune femme agressée a été auditionnée et se réserve le droit de porter plainte.

Peu coopératif lors de sa garde à vue, le prévenu a été présenté hier en comparution immédiate. Il a écopé d’un an de prison ferme avec maintien en détention et un sursis précédent de deux mois a été ramené à exécution.

http://www.lepopulaire.fr/limoges/faits-divers/2017/09/04/pourquoi-une-interpellation-a-vire-a-lemeute-le-week-end-dernier-aux-portes-ferrees-a-limoges_12536590.html


 

Ce qui est intéressant dans ce "fait divers", c'est qu'on a d'un côté une solidarité de témoins d'une agression qui mettent en fuite le délinquant (ce qui n'est pas si courant dans un univers individualiste libéral) et de l'autre une "solidarité" de délinquants qui ne réussissent pas à protéger le malfaiteur de la police. Et une justice qui fait son travail.  Le Bien qui triomphe du Mal, en quelque sorte. pensera le lecteur d'une telle information, réflexe naturel de toute personne "honnête" et douée d'une morale élémentaire.  Certains par contre y verront sans doute une manifestation de plus de la solidarité de classe de "laissés pour compte" de la société dans une cité pauvre face à une police fasciste par nature, d'autres y trouveront à l'inverse la  confirmation que certaine "minorités ethniques" sont délinquantes elles aussi par nature. Au risque de perdre tout sens de ce qu' Orwell nommait "décence commune" ("common decency").  A utiliser avec précaution, à mon avis, au vu des commentaires que j'ai pu lire, et qui m'ont incités à relayer cet article.  P.G.

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Belgique : la Flandre envisage de surveiller l'assiduité en ligne de ses chômeurs

L'équivalent flamand du Pôle emploi français souhaite pouvoir déterminer si les demandeurs d'emploi sont suffisamment actifs dans leur recherche sur internet. L'historique de navigation des chômeurs pourrait être utilisé.

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La VDAB, équivalent flamand de Pôle emploi, ne veut plus se contenter de fournir un service que les chômeurs jugeraient bon d'utiliser ou non dans leur recherche de travail. L'agence aimerait en outre s'assurer que les demandeurs d'emploi consultent bien ses offres d'emploi sur internet. Dans ce but, la VDAB, qui s'occupe des chômeurs flamands ainsi que des néerlandophones de la région bilingue de Bruxelles-Capitale, envisage d'utiliser l'historique internet des chômeurs afin d'évaluer leur activité réelle. «Nous étudions la possibilité d'utiliser le comportement en termes de clics, afin d'évaluer la recherche d'emploi», a expliqué une porte-parole de la VDAB, citée par le quotidien flamand De Morgen ce 4 septembre 2017.

Ceux qui ne consulteraient pas suffisamment les offres d'emploi de la VDAB seraient sanctionnés. La Fédération générale du travail de Belgique (FGTB) a immédiatement fait part de ses réserves. «Cela comporte de nombreux risques et peut donner un sentiment de "Big Brother"», s'est inquiété la secrétaire générale du syndicat, Caroline Copers, selon La Libre.

https://francais.rt.com/international/42801-belgique-flandre-veut-surveiller-chomeurs-internet

L'office régional insiste sur le fait que ce "screening" ne constituerait qu'un élément de l'ensemble de la procédure de médiation menée avec un candidat à un emploi.

Le syndicat socialiste ne voit pas ce projet d'un bon œil. "Cela comporte de nombreux risques et peut donner un sentiment de Big Brother", a commenté Caroline Copers, secrétaire générale de l'aile flamande de la FGTB. "Pourrait-on envisager de faire de même avec les employeurs? Par exemple pour voir quels secteurs ou entreprises n'enregistrent pas de bons résultats sur les candidatures honnêtes, sans discrimination liée au sexe ou à l'âge", s'interroge Mme Copers.

Le VDAB a indiqué que le contrôle des employeurs ne constituait pas une piste à ce jour mais que le sujet pourrait être étudié. Tout comme un chômeur, un responsable d'entreprise dispose d'un numéro d'identification au site. Il serait donc possible de le suivre lui aussi.

http://www.lalibre.be/actu/belgique/la-flandre-va-surveiller-la-maniere-de-surfer-des-chomeurs-59ad5068cd706e263fc72209


 

On notera au passage la position de la FGTB qui, plutôt que de s'indigner sur le principe même d'une telle mesure, envisagerait son extension aux employeurs! Une sorte de compensation, en quelque sorte...On voit que les travailleurs belges ne sont pas mieux lotis en matière de syndicalisme. La CES (confédération européenne des syndicats) est une grande famille...

P.G.

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Législatives: 55 recours contre des élus étudiés, dont Manuel Valls

Manuel Valls, Emmanuelle Ménard ou Danielle Obono devront peut-être remettre en jeu leurs sièges à l'Assemblée nationale lors d'élections partielles.

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Les législatives ne sont pas finies pour tout le monde: après un premier examen des 297 recours déposés après les scrutins des 11 et 18 juin derniers, le Conseil constitutionnel a relevé 55 cas sur lesquels il estime devoir statuer. Les "Sages" publieront d'ici à octobre la liste des recours validés, pouvant entraîner une annulation du scrutin et des élections partielles.

Valls, Ménard et Obono contestés

Sur les 55 dossiers étudiés rue de Montpensier, 26 concernent La République en marche, 18 Les Républicains, 4 le Parti socialiste, 2 le Parti communiste, 2 La France insoumise, 2 des députés non-inscrits, tandis qu'un vise un élu du Modem. Une répartition logique étant donnée la composition de l'Assemblée nationale. 

Parmi les figures du palais Bourbon concernées par un recours figure notamment l'ancien Premier ministre Manuel Valls, cité dans deux procédures. L'élection du député de l'Essonne avait été contestée dès le soir du second tour par La France insoumise.

Également visées par un recours, l'étoile montante socialiste Boris Vallaud, l'insoumise Danielle Obono, la députée d'extrême droite Emmanuelle Ménard, mais aussi Marine Brenier, ancienne présidente des Jeunes Républicains et protégée de Christian Estrosi, siégeant parmi les députés "constructifs". Enfin, M'jid El Guerrab, le député marcheur soupçonné d'avoir agressé le cadre socialiste Boris Faure, est visé à lui seul par trois recours.

Vers de nouveaux recours

À titre de comparaison, en 2012, 108 recours avaient été déposés, 55 instruits en procédure et 7 annulations décidées. Si le nombre de recours a donc triplé entre 2012 et 2017, les cas jugés effectivement litigieux par le Conseil constitutionnel restent strictement au même niveau.

En plus de ces recours émanant de candidats, la Commission nationale des comptes de campagne pourrait elle aussi saisir le Conseil constitutionnel en cas d'irrégularités. Ces procédures, qui devraient aboutir début 2018, pourraient elles aussi provoquer l'invalidation de certaines élections, et donc des élections partielles.

http://www.bfmtv.com/politique/legislatives-55-recours-contre-des-elus-etudies-par-le-conseil-constitutionnel-1249015.html

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Tous fichés ? Ce Méga Fichier qui crible des milliers de Français mis en place en toute discrétion par le gouvernement

Le nom, ACCReD, est un peu barbare. Mais le contenu n’a pas de quoi rassurer le citoyen. Nos confrères d’Europe 1 révèlent qu’au cœur de l’été, le ministère de l’Intérieur a en toute discrétion mis en place un méga fichier de renseignement qui ciblerait des millions de Français. ACCReD, pour “automatisation de la consultation centralisée de renseignements de données”, a vu le jour en toute discrétion par décret le 3 août dernier. La station de radio, qui a dévoilé cette information, révèle que ce fichier “doit permettre de “cribler” plusieurs centaines de milliers de personnes occupant un emploi considéré comme sensible”.

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“Jusqu’à présent, les enquêtes administratives, ces vérifications de passé et profil, concernaient essentiellement les employés des aéroports, des sites nucléaires ou chimiques et des casinos”, explique Europe1.Mais ce nouveau fichier va plus loin : “dans le contexte de lutte anti-terroriste, le ministère a étendu ce "criblage" à toutes les personnes intervenant sur les grands événements sportifs ou musicaux, depuis l’électricien en charge des installations en coulisses jusqu’au caissier de la buvette mais aussi à de très nombreux emplois dans le secteur des transports, publics ou privés. En tout, plusieurs centaines de milliers d’emplois sont concernés”.

Les réserves de la CNIL

La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a émis des réserves sur ce méga fichier. Europe1 a contacté une source à la CNIL, qui explique : “il y a un nombre très important de personnes concernées et des données très sensibles”. “Les réserves de la CNIL ont été partiellement prises en compte par le gouvernement qui a finalement dressé une liste limitative des emplois qui permettent la consultation des fichiers de renseignement” précise Europe1.

http://www.valeursactuelles.com/societe/tous-fiches-ce-mega-fichier-qui-crible-des-milliers-de-francais-mis-en-place-en-toute-discretion-par-le-gouvernement-88256

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Surprise ! Le Medef nous prépare déjà à la suite de la loi Travail…

A peine les ordonnances Travail dévoilées, le Medef salue seulement "une première étape" et la ministre Muriel Pénicaud prévient que ce n'est pas "une baguette magique" contre le chômage. On nous aurait menti ?

GATTAZ TJS PLUS

 

Ce devait être l'alpha et l'oméga de la lutte contre le chômage. La réforme du code du travail, ce fameux gros livre rouge qui pesait tant sur le marché du travail, devait permettre de "libérer les énergies", de "simplifier la vie des patrons" avec à la clef, pour les salariés, cette promesse réitérée par Emmanuel Macron dans son interview au Point : "La réforme du marché du travail (…) doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat".

A peine trois mois après l'élection du nouveau président de la République, les ordonnances Travail ont été présentées ce jeudi 31 août. "Une réforme ambitieuse, équilibrée et juste", a vanté le Premier ministre Edouard Philippe, soulignant qu'après "des décennies de chômage de masse", "personne" avant cette réforme ne pouvait "sérieusement soutenir que notre droit, et notre droit du travail en particulier, favorise aujourd'hui l'embauche".

"C'est pas une baguette magique qui réduit le chômage"

Nous y sommes, donc : la loi Travail nouvelle est arrivée, la fin du chômage de masse est en vue ! Enfin, pas si vite. Car à peine les ordonnances rendues publiques, le chœur de ceux qui les réclamaient a déjà commencé à doucher les espoirs qu'ils avaient eux-mêmes levés pour les justifier. "C'est pas une baguette magique qui réduit le chômage", a ainsi prévenu ce vendredi 1er septembre la ministre du Travail Muriel Pénicaud sur France Inter. Caramba, on nous aurait menti ?

La réponse se lit entre les lignes dans les réactions du Medef. Logiquement, au vu des réformes mises sur la table, son patron Pierre Gattaz s'est réjoui d'un "changement de philosophie" de nature à donner "confiance" aux chefs d'entreprise. "C'est une première étape importante dans la construction d'un droit du travail plus en phase avec la réalité des entreprises", a développé le premier syndicat patronal. Lisez bien : "première étape", seulement. "Il n'y aura pas de vague d'embauches", prévenait d'ailleurs déjà la veille son vice-président Thibault Lanxade sur Europe 1.

Cette précision rappelle l'attitude du Medef sous le quinquennat de François Hollande. Brandissant en pin's la promesse de la création d 'un million d'emplois si l'Etat aidait les entreprises, le Medef avait obtenu des milliards d'euros de crédits d'impôts via le CICE, puis l'adoption en août 2016 de la loi El Khomri. Mais que croyez-vous que Pierre Gattaz déclarât six mois plus tard, après avoir rangé son pin's ? "Créer 1 million d'emplois, c'est possible mais nous n'avons toujours pas pris les mesures économiques qui vont bien. On attend toujours des mesures concrètes".

La ritournelle gourmande du Medef ne semblant pas avoir de fin, il y a donc fort à parier que le vœu d'Emmanuel Macron de "ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat" ne sera pas exaucé. Rendez-vous dans six mois pour un nouveau refrain ?

https://www.marianne.net/economie/loi-travail-surprise-le-medef-nous-prepare-deja-la-suite

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Bruxelles applaudit la réforme du marché du travail en France

Décriées par l’opposition et les syndicats, les ordonnances réformant le marché du travail en France font la joie de la Commission européenne et du patronat.

EDOUARD ET MINISTRE TRAVAIL

C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron : la réforme de la loi travail serait sa priorité. Jeudi 31 août, le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre du Travail, Muriel Penicaud, ont présenté une série d’ordonnances, destinées à modifier la loi travail existant.

Officiellement destinées à « renforcer le dialogue social », ces mesures  qui vont du plafonnement des indemnités en cas de contentieux à la réduction des délais de
recours des salariés, en passant par la possibilité de négocier sans syndicat en dessous de 50 salariés, vont clairement dans le sens du patronat. Elles ont d’ailleurs été chaleureusement accueillies par Pierre Gattaz, qui les qualifie de « première étape importante » pour « conforter la confiance des chefs d’entreprise ».

« Fin du travail », « escroquerie »

Les mesures ont en revanche été fraîchement accueillies par les socialistes et l’extrême gauche, et dans une moindre mesure par les syndicats.

« C’est la fin du contrat de travail », s’est désolée le responsable CGT Philippe Martinez, alors que la CFDT se dit déçue, mais n’appelle pas à manifester lundi 12 aux côtés des protestataires. La gauche radicale a en effet invité à deux défilés, les 12 et 23 septembre prochain. L’extrême droite a dénoncé le texte comme une escroquerie.

Les mesures en question sont en revanche perçues comme un gage de confiance par les partenaires européens. Le vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel, a déjà salué cette initiative le 30 août. Et la Commission européenne ne tarit pas d’éloge sur la réforme, en des termes encore plus élogieux que lors de la présentation de la loi El Khomri en 2016.

Il faut dire que les ordonnances proposées répondent assez directement aux réclamations régulières de l’exécutif européen, qui évoque à l’envi les rigidités du marché du travail, ou le niveau trop élevé du salaire minimum et des charges sociales patronales en France. Notamment dans le cadre du semestre européen : la France est encore dans le cadre du volet correctif du pacte de stabilité budgétaire, une procédure qui suppose une surveillance accrue de la part de ses partenaires.

Dans ce cadre, en plus de la réduction des dépenses, les experts de l’UE ne cessent de réclamer un assouplissement des règles françaises, comme dans ce texte du dernier semestre européen.

L’enjeu du nombre de salariés dans une entreprise et des effets de seuils (des règles de négociations spécifiques s’appliquant à partir de dix, puis 50 salariés), que les ordonnances souhaitent relativiser, était clairement souligné dans le dernier texte de recommandation de la Commission européenne.

Un contact continuel entre Juncker et Macron

Le président de la Commission Jean-Claude Juncker a été continuellement en contact avec le président français sur le sujet. « C’est un pas dans la bonne direction. Nous accueillons favorablement et appuyons la réforme du marché du travail du président Macron » assure une porte-parole de la Commission européenne à Euractiv, insistant sur le fait que cette réforme porte « le signe de l’engagement de la responsabilité européenne » du président français.

Un engagement européen que le patronat appelait également de ses voeux dans la bouche de Pierre Gattaz, le 30 août, à l’université d’été du Medef.

http://www.euractiv.fr/section/economie/news/bruxelles-applaudit-la-reforme-du-marche-du-travail-en-france/

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mardi 5 septembre 2017

Des salariés de GM&S mobilisés devant l'usine PSA de Poissy et délogés

Mis à jour
le 05/09/2017 à 16h53

Une centaine de salariés de GM&S, l'équipementier automobile creusois placé en liquidation judiciaire, ont manifesté mardi leur mécontentement devant une entrée de l'usine PSA Peugeot de Poissy (Yvelines), avant d'être délogés par les forces de l'ordres.

gms paris

Le tribunal de commerce de Poitiers doit rendre jeudi sa décision sur l'offre de reprise par l'emboutisseur GMD, qui préserverait 120 emplois sur 277. Une solution jugée "insuffisante" par les manifestants.

Venus en autocar et en voiture, ils se sont rassemblés et ont distribué des tracts devant l'une des entrées du site, tandis qu'à l'entrée opposée une contre-manifestation a rassemblé environ 120 membres de la direction de l'usine.

La mobilisation a entraîné des bouchons autour de l'usine.

Les forces de l'ordre sont intervenues en milieu de journée pour déloger les manifestants qui avaient organisé un sit-in.


 

SLOGAN DESINDUS

Nous avions essayé d'expliquer pendant la campagne électorale que cette affaire relevait de la logique de l'article 63 du Traité de Fonctionnement de l'Union européenne ("libre circulation des mouvements de capitaux"). Le courage et la détermination des salariés creusois ainsi que la "médiatisation" de cette affaire avaient permis d'éviter le pire, mais bien sûr, ce n'est pas l'équipe Macron, au service de l'UE et de l'oligarchie qui se cache derrière, qui mettra un terme à la désindustrialisation de la France.Il faut un FREXIT, d'urgence!

P.G.

Posté par ddupr à 18:35 - - Permalien [#]
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