lundi 5 février 2018

4 février 1794 La Convention abolit l'esclavage

Le 16 pluviôse an II (4 février 1794), l'assemblée de la Convention vote l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises.

HIST ESCLAVAGE

Querelles autour des grands principes

Quand, au début de la Révolution, la célèbre Nuit du 4 août met fin aux privilèges féodaux, seul le duc de La Rochefoucauld-Liancourt envisage d'étendre aux esclaves le principe d'égalité devant la Loi.

Les représentants des colonies menacent de se séparer de la métropole si l'on abroge l'esclavage et, le 28 mars 1792, l'Assemblée législative se contente d'établir une égalité de droit entre tous les hommes libres (à l'exception des esclaves).

Les esclaves se révoltent

Abolition de l'esclavage (1794), allégorie (bureau du patrimoine du Conseil régional de la Martinique)Ces demi-mesures et ces dissensions ne satisfont guère les esclaves. En Guadeloupe, une révolte aussi brève que violente éclate dans la nuit du 20 avril 1793. Plusieurs Blancs sont massacrés.

À Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti), la principale et la plus riche de toutes les colonies françaises, affranchis et esclaves se soulèvent à leur tour et les commissaires de la République se résignent le 4 septembre 1793 à proclamer la liberté des esclaves.

Le décret de Pluviôse, voté dans l'enthousiasme, généralise ces décisions. Il énonce : «La Convention déclare l'esclavage des nègres aboli dans toutes les colonies ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution».

Le décret ne sera en définitive appliqué qu'en Guadeloupe et en Guyane avant d'être abrogé par le Premier Consul en 1802.

https://www.herodote.net/4_fevrier_1794-evenement-17940204.php

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Les indiscrétions de la semaine en Limousin et Nouvelle-Aquitaine

(...)

ACT LIMOUSIN DEBAT

L’hôpital sous hashtag

Sur Twitter, la guerre à coups de hashtags n’épargne pas le monde de la santé. Au tweet #Balancetonhosto, où soignants et usagers pointaient du doigt les défaillances de leur centre hospitalier, voire réglaient leurs comptes, les établissements répondent désormais par #FierDeMonHopital. Le CHU de Limoges n’échappe pas au phénomène. Et depuis lundi, il a régulièrement alimenté son fil Twitter de messages bienveillants de patients, partenaires, ou de visuels affichant « Fiers de participer tous les jours au service public de santé » ou encore « Fiers, chaque jour, de mettre au monde vos bébés ». Un contre-feu qui entraîne à son tour… des critiques. Bref, #querellesansfin… 

Justice

La configuration choisie pour l’audience de la rentrée solennelle de la cité judiciaire de Limoges a surpris, pour ne pas dire agacé, bien des invités… En raison de salles d’audience bien trop étroites pour accueillir les personnalités publiques, politiques, les officiers de police et de gendarmerie, les avocats, les magistrats de la cour d’appel invités, le choix a été fait de s’installer dans la salle des pas perdus. Mais ladite salle n’est autre qu’un long couloir et seuls les magistrats et greffiers de la cité judiciaire, ainsi que quelques happy-few, ont eu la possibilité de s’asseoir, les autres étant relégués derrière des cordons, debout et tassés. Quelques rires plus ou moins grinçants ont fusé quand le président Benoît Giraud, suivant le protocole, a déclaré l’audience ouverte pour conclure par la formule classique : « vous pouvez vous asseoir ». Pour accentuer l’inconfort de la situation, certains avocats n’ont pas manqué de le prendre au mot…

(...)

Débat ou pas ?

Le fameux débat citoyen sur le thème du « Limousin dans la Nouvelle-Aquitaine » promis par les avocats ne trouve pas de date, l’emploi du temps du président Rousset étant particulièrement chargé. De plus, les avocats n’en n’ont pas fini avec la menace qui pèse sur leur cour d’appel. En coulisse, ils se battent sur les spécialisations des juridictions.

(...)

https://www.lepopulaire.fr/limoges/opinion/institutions/2018/02/04/les-indiscretions-de-la-semaine-en-limousin-et-nouvelle-aquitaine_12727334.html#refresh

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Même pas une minute pour le Limousin ? On notera au passage le titre qui distingue le Limousin et la Nouvelle Aquitaine.: même la presse n'arrive pas à s'y faire!   S.R.

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La Russie vend des avions militaires et fournit une coopération technique à l’armée du Myanmar

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Sur ce site, nous avons à plusieurs reprises relayé la question du Myanmar (Birmanie) à travers l'affaire des Rohingyas et les enjeux géopolitiques dans la région, opposant les intérêts américains et, entre autres, les intérêts chinois, indiens et russes. Cet article confirme l'enjeu stratégique autour d'une possible déstabilisation du Myanmar, dans un contexte international tendu.  P.G.

TRIBUNE LIBRE /

Par Nyein Nyein

TL BIRMANIE ARMES

Publié le 30 janvier 2018 dans The Irrawaddy

La Russie respectera un accord de vente d’avions militaires et fournira une coopération technique à l’armée du Myanmar, a déclaré Moscou après que l’accord ait attiré les critiques des Etats-Unis.

Le Kremlin a réaffirmé vendredi son attachement à cet accord, signé le 20 janvier lors de la visite du ministre russe de la Défense Sergey Shoigu dans le pays, et prévoit la vente par Moscou de six avions de chasse SU-30 à la Tatmadaw (l’armée birmane). Heather Nauert, porte-parole du département d’Etat américain, a demandé à Moscou de reconsidérer l’accord. Dans sa réponse, Moscou a déclaré que la vente de matériel militaire au Myanmar visait à aider le pays à renforcer sa capacité de défense.

Vendredi dernier, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a déclaré que « la Russie a invariablement respecté les normes, règles et principes du droit international [dans le domaine de la coopération militaro-technique] et continuera de le faire à l’avenir ». . Il va sans dire que, pour cette raison, nous ne pouvons pas prêter attention à de telles accusations [de la part des États-Unis concernant les livraisons d’avions de combat au Myanmar]. »

Dans une déclaration datée du 26 janvier et publiée sur la page Facebook de l’ambassade de Russie, le Département russe de l’information et de la presse a déclaré: « Nous croyons que la coopération militaro-technique est une composante légitime des relations interétatiques sauf si cela contredit les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU. Les livraisons de matériaux militaires russes au Myanmar visent à renforcer les capacités de défense du pays. Seule une imagination très vive de nos collègues du Département d’Etat des Etats-Unis peut percevoir un lien entre cette tâche et la menace de souffrances encore plus grandes des civils. »

Le communiqué ajoute que la Russie continue de participer aux efforts de la communauté internationale pour faciliter la normalisation de la situation au Myanmar, notamment dans l’État Rakhine, tout en respectant la souveraineté du pays et en s’engageant à ne pas interférer dans ses affaires intérieures ainsi qu’à fournir une aide humanitaire lorsqu’elle est demandée.

La déclaration affirme que malgré le fait que les ventes d’équipements militaires des Etats-Unis dans la région Asie du Sud-Est aient entraîné des destructions et des dommages lors de récents conflits, « cela n’empêche pas Washington de vendre des armes létales aux pays du sud-est asiatique ni de renforcer sa présence militaire directe à proximité de cette région. »

Les analystes politiques ont prédit que Moscou étant déterminé à favoriser la collaboration entre les forces armées, les relations militaires entre la Russie et le Myanmar ne feraient que se renforcer.

Ko Ye Myo Hein, directeur exécutif de l’Institut d’études politiques de Tagaung, basé à Yangon, a déclaré que depuis que le Myanmar avait été confronté à la pression internationale sur la crise de l’Etat Rakhine, les relations entre la Russie et le Myanmar, qui s’étaient déjà améliorées ces derniers temps, allaient se « renforcer davantage ».

La Russie et le Myanmar entretiennent de bonnes relations depuis que l’armée russe a commencé à vendre de l’équipement militaire au pays dans les années 2000. La Russie a également invité des soldats du Myanmar à étudier dans le pays et a fourni à la Tatmadaw une technologie militaire.

« L’armée du Myanmar recherchait de meilleurs équipements militaires pour se renforcer et se moderniser et a découvert que les équipements militaires russes servaient ses objectifs car, bien que la Tatmadaw se soit appuyée sur la Chine pendant des décennies durant la période des sanctions occidentales, la qualité des équipements militaires chinois n’est pas aussi bonne qu’elle le semblait », a déclaré Ko Ye Myo Hein.

U Ye Tun, un analyste politique et ancien législateur du canton de Hsipaw, dans l’Etat de Shan, a exprimé une opinion similaire, affirmant que les relations militaires entre la Russie et le Myanmar allaient probablement s’intensifier à long terme.

Le plan de la Tatmadaw d’obtenir des avions de combat a également suscité des inquiétudes au Myanmar, étant donné sa volonté manifeste d’utiliser le bombardement aérien comme on l’a constaté tout récemment dans l’État Kachin. Il y a quelques jours, des bombardements aériens et des tirs d’obus de mortier ont tué au moins quatre personnes et déplacé et pris au piège plus de 3,000 résidents locaux dans les townships de Tanai et de Sumprabum.

U Ye Tun a déclaré que le cycle d’approvisionnement actuel de la Tatmadaw pour ses forces aériennes était plus lié à la crise dans l’État Rakhine, car l’armée a besoin de renforcer ses capacités plutôt que d’être déployée contre d’autres groupes ethniques.

« Les approches adoptées par la Russie, la Chine et l’Inde à l’égard du Myanmar en ce qui concerne la crise de l’Etat Rakhine sont différentes de celles de l’Occident, car elles comprennent le Myanmar. Leurs interventions visent plus directement à réduire les tensions. Mais nous constatons une approche totalement différente de la part des Etats-Unis », a-t-il déclaré.

Nyein Nyein le 30 janvier 2018

Nyein est Senior Reporter à l’édition anglaise de The Irrawaddy.

Le magazine The Irrawaddy a été fondé en 1993 par des journalistes birmans exilés en Thaïlande.  Parmi eux, beaucoup ont été témoins ou ont participé aux soulèvements pro-démocratie historiques de 1988. The Irrawaddy a été la première publication non affiliée aux mouvements dissidents birmans. Ses articles critiques l’ont fait interdire au Myanmar. Toute personne surprise avec un exemplaire risquait l’arrestation et la prison. En 2000, le site The Irrawaddy a été lancé, et aussitôt bloqué au Myanmar, et ce pendant onze ans. Quand les restrictions sur les médias ont été assouplies en 2011, The Irrawaddy a enfin pu être lu depuis le pays sur Internet. La version papier a commencé à être légalement distribuée dans tout le pays en 2013Depuis sa création, The Irrawaddy s’efforce de donner aux lecteurs des informations différentes. Il a une ligne éditoriale pro-démocratie, qui considère qu’une presse libre est essentielle pour une démocratie.

Version originale de l’article en anglais: Irrawaddy

Version originale: Moscow Stands by Military Deal with Tatmadaw After US Criticisms

Traduit de l’anglais par La gazette du citoyen

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Les États-Unis provoquent et alimentent de nouvelles guerres au Moyen-Orient

TRIBUNE LIBRE /

L’actuelle incursion turque montre qu’Ankara ne tolérera à aucun prix la création d’un nouvel État kurde sous protection américaine dans le nord de la Syrie.

TL TURQUIE KURDISTAN

Patrick Cockburn | 26 janvier 2017 | The Independent

Rarement, une nouvelle politique étrangère américaine importante s’est effondrée si rapidement et si spectaculairement, atteignant des résultats très opposés à ceux voulus.

Il y a seulement dix jours, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson annonçait à l’improviste que les forces militaires américaines resteraient en Syrie après la défaite de l’État Islamique (EI). Leur objectif n’était rien sinon ambitieux : il incluait la stabilisation du pays, le départ forcé de Bachar al-Assad, le recul de l’influence iranienne, empêcher la résurgence de l’EI et la fin de la guerre syrienne qui dure depuis de sept ans. Tillerson ne semblait pas s’inquiéter de ce que ce nouveau départ puisse inquiéter beaucoup d’acteurs puissants en Syrie et dans la région alentour, et était tout à fait contraire aux promesses des États-Unis de ne combattre en Syrie que pour vaincre l’EI et sans aucun autre objectif.

En effet, les États-Unis renonçaient à leur vieille politique consistant à se tenir à l’écart du bourbier syrien et plongeaient allègrement dans l’une des guerres civiles les plus sinistres de l’Histoire.

Le premier signe de ce nouveau développement radical est survenu au début de la semaine dernière avec l’annonce que les États-Unis allaient former une force frontalière de 30 000 hommes qui, bien que cela ne soit pas clairement dit, serait principalement kurde. Cela a été furieusement dénoncé par la Turquie et Tillerson a semblé vouloir se désavouer. Mais son discours, le 17 janvier, énonçant la nouvelle politique interventionniste américaine était tout aussi explosif et la raison pour laquelle, cinq jours plus tard, les chars turcs grondaient à travers la frontière turco-syrienne pour pénétrer dans l’enclave kurde d’Afrin.

Territoire fertile et densément peuplé, c’est l’une des rares parties de la Syrie qui n’ait pas été dévastée par la guerre.

Mais les changements ont été rapides à mesure que les bombardiers et l’artillerie turcs se soient mis à pilonner la ville d’Afrin et les 350 villages qui l’entourent. Les unités de protection du peuple kurdes (YPG) se battent durement, mais à moins de trouver une solution diplomatique à la crise, l’enclave finira par ressembler au reste de la Syrie avec des rues entières réduites à des monticules de maçonnerie brisée.

Les combats au cours des cinq derniers jours ont mis en évidence que l’espoir des États-Unis que leur nouvelle politique interventionniste puisse stabiliser le nord de la Syrie était un dangereux fantasme. Au lieu d’affaiblir le président Bachar al-Assad et l’Iran, cela leur profitera, montrant aux Kurdes qu’ils ont grand besoin d’un protecteur autre que les États-Unis.

Les Kurdes exigent à présent que l’armée syrienne se rende à Afrin pour la défendre contre les Turcs parce que cette ville fait partie intégrante de la Syrie. Une confrontation militaire entre la Turquie et les États-Unis serait dans l’intérêt de Téhéran et de Damas. Les Iraniens, pointés du doigt par les États-Unis comme étant la source de tous les maux, seront trop heureux de voir l’Amérique en proie à de nombreux problèmes en Syrie sans qu’ils aient eux eux-mêmes a tirer un seul coup de feu.

Pourtant, l’éclatement d’une nouvelle guerre kurdo-turque au cours de la dernière semaine aurait dû être très prévisible. Les États-Unis se sont engagés militairement en Syrie en 2014 afin d’empêcher la capture de la ville kurde de Kobani par l’EI. L’intervention américaine fut couronnée de succès et marqua le début d’une alliance entre la force aérienne américaine et les troupes terrestres des YPG, laquelle devait vaincre l’EI.

Cette évolution était profondément alarmante pour la Turquie qui se sentait menacée en voyant un État kurde de facto, bien armé et soutenu par les États-Unis, s’installer le long de sa frontière méridionale. Pire encore, du point de vue turc, cette nouvelle entité, connue par les Kurdes sous le nom de « Rojava », était contrôlée par la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène une rébellion kurde en Turquie depuis plus de 30 ans .

Les États-Unis avaient rassuré les Turcs en affirmant que l’alliance américaine avec les YPG était purement militaire, tactique et dirigée contre l’EI. Mais, si les 2000 soldats américains restent dans la partie syrienne tenue par les Kurdes, ils changeront l’équilibre militaire dans la région parce qu’ils seront sous la protection de la gigantesque puissance de feu de l’US Air Force. En effet, les États-Unis garantiront avec leur force militaire l’indépendance de fait d’un État kurde dans le nord et l’est de la Syrie.

Compte tenu de l’oppression et de la violence dont les Kurdes ont été victimes en Syrie et ailleurs, ils ont parfaitement le droit de rechercher une certaine autonomie proche de l’autodétermination nationale, mais ni les gouvernements turcs ni les gouvernements syriens n’accepteront cela.

Jusqu’à présent, le président Trump avait impulsé peu de changements dans la stratégie en Irak et en Syrie du président Obama, qui était plus énergique qu’elle n’y paraissait. Mais elle était également prudente parce qu’Obama avait un sens aigu de ce qui pouvait mal se passer dans de telles entreprises. Il veillait à ne pas trop se faire forcer la main ou à se laisser manipuler par les pouvoirs régionaux.

La politique américaine post-EI de l’administration Trump en Syrie et en Irak a des objectifs plus ambitieux qu’auparavant, mais elle est vague sur la façon dont ils devraient être atteints. Il y a la même bouffée de vœux pieux dans le discours de Tillerson que ceux que l’on retrouve dans les désastres américains passés au Moyen-Orient.

Les précédents fâcheux incluent le Liban en 1983 où les États-Unis avaient une présence militaire limitée à Beyrouth en tant que symbole du pouvoir et de la détermination des États-Unis. Mais un symbole peut également être une cible et le 23 octobre de cette même année, un véhicule bourré d’explosifs a forcé l’entrée de la caserne des Marines américaines près de l’aéroport de Beyrouth et a explosé, tuant 241 militaires américains.

Un sentiment autodestructeur de confiance en soi et de supériorité était très évident chez les Américains occupant Bagdad en 2003. Les généraux américains croyaient qu’ils combattaient les restes de l’ancien régime alors qu’ils faisaient face à un soulèvement de masse, et rapidement ne contrôlaient plus que quelques îlots de territoire.

Les États-Unis auraient voulu peut-être se débarrasser d’Assad et affaiblir l’Iran dans toute la région, mais il est à présent trop tard. Les gouvernements pro-iraniens en Irak et en Syrie sont au pouvoir et le Hezbollah est la force la plus puissante au Liban. Cela ne changera pas de sitôt et, si les Américains veulent affaiblir Assad en maintenant une guerre de bas niveau, alors cela le rendra encore plus dépendant de l’Iran.

L’actuelle incursion turque montre qu’Ankara ne permettra pas la création d’un nouvel État kurde sous protection américaine dans le nord de la Syrie, et se battra plutôt que de laisser cela se produire. Mais les YPG sont très motivés, bien armés et militairement expérimentés et vont se battre très durement, même s’ils peuvent finalement être submergés par des forces supérieures ou parce que les gouvernements turcs et syriens conjuguent leurs forces pour les écraser.

Ce fut une mauvaise idée de la part des États-Unis de remuer le pot en disant qu’ils resteraient en Syrie et cibleraient Assad et l’Iran. Une guerre kurdo-turque dans le nord de la Syrie sera très féroce. L’obsession des États-Unis pour une menace iranienne exagérée – sur laquelle, en tout cas, elle ne peut pas faire grand-chose – rend difficile la tâche de Washington de négocier et de calmer la situation.

Trump et son administration chaotique n’ont pas encore eu à faire face à une véritable crise au Moyen-Orient, et les événements de la semaine dernière nous permettent de supposer qu’ils ne seront pas à la hauteur.

Patrick Cockburn 

Patrick Cockburn est un journaliste de The Independent spécialisé dans l’analyse de l’Irak, la Syrie et les guerres au Moyen-Orient. Il est l’auteur de Muqtada Al-Sadr, the Shia Revival, and the Struggle for Iraq et de Age of Jihad: Islamic State and the Great War for the Middle East

Source : Chronique de Palestine

https://arretsurinfo.ch/les-etats-unis-provoquent-et-alimentent-de-nouvelles-guerres-au-moyen-orient/

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Le Tribunal arbitral du sport annule la suspension de sportifs russes sanctionnés pour dopage

28 des 43 sportifs russes présents aux JO de Sotchi en 2014 et sanctionnés par le CIO pour dopage ont vu leur suspension à vie levée : ils pourront ainsi, sous conditions, participer aux JO d’hiver de Pyeongchang qui débutent le 9 février.

ACT SPORTIFS RUSSES

«Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a estimé que les preuves avancées par le CIO n’avaient pas le même poids dans chaque cas individuel», a jugé le TAS le 1er février. Cette décision ouvre ainsi la porte à une participation aux JO d’hiver de Pyeongchang de 28 des 43 athlètes russes qui avaient été bannis à vie par le CIO pour des violations des règles sur le dopage lors des JO de Sotchi en 2014.

Selon le jugement du TAS, dans ces 28 cas, les preuves avancées sont «insuffisantes» pour établir qu’«une violation des règles antidopage avait été commise par les athlètes». «En ce qui concerne ces 28 athlètes, leurs appels sont confirmés, leurs sanctions annulées et leurs résultats individuels obtenus à Sotchi 2014 sont rétablis», poursuit le jugement.

Le TAS a par ailleurs partiellement retenu les appels des 11 autres athlètes russes, maintenant leur interdiction de participer aux JO PyeongChang pour violation des règles antidopage, mais levant leur suspension à vie. Pour quatre d’entre eux, la suspension à vie est pour l’instant maintenue.

Une décision «juste» qui satisfait Moscou

Le responsable du comité olympique russe, Alexandre Joukov, s’est montré satisfait de la décision du TAS qu’il estime «juste». «Depuis le départ, nous avons répété que nos athlètes ne sont pas impliqués dans des affaires de dopage, et nous sommes désormais heureux que leur noms aient été lavés et leurs récompenses rendues», a-t-il affirmé. Une décision qui a également été saluée par le Kremlin, qui a assuré par la voix de son porte-parole Dmitry Peskov que Moscou «continuerait à prendre les mesures légales pour défendre les athlètes russes bannis des JO par le CIO».

La participation de ces 28 athlètes russes aux JO est cependant loin d’être acquise. Réagissant au jugement, le CIO a tenu à faire savoir que la levée de leur suspension «n’entraînait pas une participation automatique». «Ne pas être sanctionné ne confère pas automatiquement le privilège d’une invitation», a ainsi expliqué le CIO dans un communiqué.

Pour justifier l’éviction de nombreux athlètes russes des prochains JO d’hiver en Corée du Sud, le CIO avait décidé de s’appuyer sur des «indices» de dopage éventuel sans pour autant avancer de preuves, provoquant des réactions scandalisées dans le monde du sport et au delà.

https://arretsurinfo.ch/le-tribunal-arbitral-du-sport-annule-la-suspension-de-sportifs-russes-sanctionnes-pour-dopage/

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dimanche 4 février 2018

Vidéos du jour

Le Brexit expliqué avec Pascale Joannin

VID FS UE

Quand la directrice de la Fondation Shuman expliquait doctement que la sortie de la Grande Bretagne de l'UE aurait pour conséquence...qu'elle ne serait plus membre de l'UE! Et qu'elle terminait sa brillante démonstration par la nécessité de ne pas faire la même erreur que David Cameron: un réferendum. Heureusement, ça ne dure que 10 minutes. A destination de celles et ceux qui découvrent le fascisme européiste.

https://www.youtube.com/watch?v=sqQL1qhurjg&feature=youtu.be

Si ce genre de vidéo vous a énervé (comme mon fils qui m'a envoyé ce lien), vous avez largement de quoi décompresser avec ceci:

Conférence de François Asselineau à sciences po Lille - 31 janvier 2018

VID FA LILLE

L'image n'est pas géniale (c'est un smartphone qui est utilisé) mais le son est assez correct. Du grand Asselineau, comme d'habitude. Et il fait en plus bien rire la salle à la fin.

https://www.youtube.com/watch?v=O52uZWSAqxk

 

 


 

A voir aussi;

Pierre Yves Rougeyron : Janvier 2018

TL PIERRE YVES JANVIER 2018

Fake News, féminisme, Maurras, Céline, vaccins, souveraineté...

https://www.youtube.com/watch?v=diN2xx7dFyQ

A propos de l'Ecole de la République: "Une société libérale qui s'interdit un certain nombre de transmissions de vertus: elle ne transmet que des valeurs, c'est à dire rien: les valeurs, ça fluctue par nature..." .

Pierre- Yves, fidèle à lui- même.

Sur la querelle UPR/ Les Patriotes, il a sa propre vision, et ne souhaite pas prendre parti. C'est son droit.

(Mais il ne peut pas nier le fait que le parti de Philippot ne souhaite pas la sortie de l'OTAN, ce n'est pas un fantasme de l'UPR...).

Il se réjouit de l'avancée de l'idée de souveraineté à gauche, et soutient nos amis de Ruptures.

On enchaîne ensuite sur d'autres sujets. Bon visionnage!  P.G.

 

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Le conseiller régional Eric Correia propose de faire de la Creuse le labo de la légalisation du cannabis

La Creuse, paradis de la fumette ? C’est certainement l’idée la plus iconoclaste qui soit arrivée sur le bureau du préfet de ce département. Celui-ci a en en effet été chargé de présenter au gouvernement des propositions d’ expérimentation sur ce territoire hyper-rural. Propositions qui doivent servir de support à un un plan de redymanisation de la Creuse.

ACT CREUSE FUMETTE

L’idée devrait plaire à ceux qui se sont offusqués cet automne en lisant que l’une des pistes du "plan de redynamisation" de la Creuse pourrait-être la construction d’un centre pénitentiaire.

« La Creuse, territoire d’expérimentation de la légalisation du cannabis à usage médicinal et récréatif ». Cette proposition n’a pas été glissée entre deux portes, ni-même sur un post-it : Eric Correia, président de l’ Agglo du Grand-Guéret et conseiller régional de Nouvelle Aquitaine a rédigé une fiche complète et très argumentée sur le sujet à l’attention du préfet de la Creuse. Cet élu socialiste ( qui a pris du recul avec ce parti au niveau local) ne fait « que reprendre un point du programme de Benoît Hamon », tempère-t-il.

Sauf que l’idée d’une «  légalisation » anticipée et donc localisée sur un territoire donné contient la promesse d’effets secondaires significatifs au plan économique. « Si l’on pouvait implanter une production de cannabis encadrée en Creuse, c’est toute l’économie du territoire qui décollerait », s’enthousiasme Eric Correia.

Ce responsable politique est connu pour sa sensibilité rock’n’ roll. Il est notamment à l’origine du festival El Clandestino qui a permis de faire venir Manu Chao en Creuse en juillet 2017 : « personnellement, je ne suis pas consommateur », tient toutefois à préciser le quinquagénaire , qui est aussi soignant de profession. Son argumentaire est en partie axé sur l’intérêt du « cannabis médicinal et thérapeutique, qui permet de diminuer considérablement la consommation d’antalgiques ».

Comme le Colorado, état américain qui tire profit de la légalisation

La Creuse pourrait se positionner comme l’équivalent hexagonal du Colorado ou de la Californie, états américains qui ont légalisé dans un objectif thérapeutique. Reste que la France n’est pas un état fédéral : difficile d’imaginer une légalisation « dérogatoire » et locale, tant le sujet est sensible.

Sur un plan politique et moral, la « fiche action » développe l’argumentaire des pro-légalisation : « En France, malgré la répression de l’usage, 45 % des jeunes ont déjà testé le cannabis contre moins de 30 % aux Pays-Bas où le cannabis est à peu près légalisé de fait. La France est régulièrement en tête des classements européens pour la consommation de cannabis  (…) L’échec est également sécuritaire et judiciaire puisque les interpellations sont en hausse constante pour usage de cannabis et vente illégale alors même que les tribunaux pourraient être avantageusement désengorgés en légalisant le cannabis pour effet récréatif ».

Tant qu’à être iconoclaste, Eric Correia n’exclut  donc  pas l’ « usage récréatif » de son argumentaire. Il envisage  que le tourisme de la fumette pourrait profiter au département, à l’image de ce qui s’est passé au Pays-Bas.

A la base de ce « levier économique », générateur de ressources fiscales ( le cannabis serait légalisé mais évidemment pas détaxé), c’est bien une filière agricole spécifique qui pourrait se développer : «  Si la Creuse ne possède pas de climat tropical, il semble tout à fait possible d’y faire pousser du cannabis pour plusieurs récoltes annuelles », assure l’élu.

Eric Correia va jusqu ’au bout de sa logique : «  C’est plus qu’un pari, c’est une certitude. Le Grand Guéret se tient prêt à relever le défi ». Si l’expérience était circonscrite au Grand Guéret, cela pourrait faire des jaloux sur le plateau de Millevaches. De toute façon, la perspective est encore un peu lointaine. Après le maire d’Aubusson Michel Moine qui demande au préfet de la Creuse d’user de son pouvoir dérogatoire exceptionnel pour conserver la limitation de vitesse à 90km/h sur les radiales qui raccordent Aubusson aux 2X2 voies, Philippe Chopin risque de se sentir débordé par les propositions planantes. Il n’a d’ailleurs pas retenu la proposition d’Eric Correia pour le premier comité interministériel dédié au plan de redynamisation de la Creuse. Le préfet s’est en somme refusé à faire le joint.
Julien Rapegno

https://www.lepopulaire.fr/gueret/art-de-vivre-bien-etre/vie-pratique-consommation/2018/02/02/le-conseiller-regional-eric-correia-propose-de-faire-de-la-creuse-le-labo-de-la-legalisation-du-cannabis_12725524.html

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ça tombe bien, j'ai découvert dans mon quartier (à Aubusson) de nouveaux dessins_ graffiti de jolies plantes et quelques "nique la police", sans doute l' anticipation d'un nouvel esprit pionnier en Creuse...   P.G.

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Droit de réponse d’Étienne Chouard aux allégations mensongères du journal Le Monde sur son prétendu « Décodex »

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Une illustration des conséquences du célèbre et sinistre DECODEX...

P.G.

TRIBUNE LIBRE /

Déjà un an de censure par diffamation

TL ETIENNE CHOUARD

Le 1er février est le jour anniversaire de la création en France par le journal Le Monde d’un lamentable outil-de-censure-des-concurrents-gênants, intitulé « Décodex ».

Je commémore ce jour de deuil pour la liberté de la presse en France par cette demande de publication d’un droit de réponse :

Le Monde me fait l’immense honneur de se pencher sur mes travaux, que je mène depuis plus de dix ans, sur le gouvernement représentatif, sur les critères de la démocratie, sur le processus constituant nécessairement populaire, sur le tirage au sort en politique et sur la souveraineté monétaire et politique, pour qu’advienne enfin une vraie liberté, une vraie égalité et une vraie fraternité au sein des peuples et entre les peuples du monde entier.

Son intérêt est cependant tout relatif en ce qu’il s’accompagne d’une mise à l’index d’écrits qu’il n’a probablement jamais consultés.

C’est ainsi que mes deux pages etienne.chouard.free.fr et chouard.org (Blog du Plan C) ont été classées parmi les sites peu fiables par le tristement célèbre DÉCODEX, fruit bizarre d’accords financiers entre le quotidien français et de grands groupes américains du type Google (Cf. Le Monde, « Google finance de plus en plus l’innovation dans les médias français », édition du 17 novembre 2016, annonçant la création d’un « futur service de démontage des rumeurs »).

Le motif avancé ? « la diffusion des théories sur un prétendu « nouvel ordre mondial » sans preuve ni vérification » (sic).

Pourtant, aucune des trois « enquêtes » mentionnées en dessous dudit classement ne fait état d’un quelconque écrit par lequel j’affirmerais l’existence d’un prétendu « nouvel ordre mondial ».

Ni l’article de l’Express du 17 novembre 2014, ni celui des Inrockuptibles du 23 novembre 2014, ni celui de l’Obs du 26 mars 2012, tous trois cités comme sources du DÉCODEX, n’autorisent le jugement péremptoire, malveillant, définitif, des journalistes du Monde sur ma personne et mes idées.

« Décodex », usine à « fake news »

Au surplus, l’emploi de l’expression « nouvel ordre mondial » pourrait-il seulement justifier ladite mise à l’index quand on sait qu’elle est communément employée tant par Le Monde lui-même — qui l’évoque dans des milliers (!) de pages (source) — que par d’éminentes personnalités intellectuelles ou politiques (KissingerAttaliSarkozyGeorge Bush père, etc.) ?

Le seul point commun de ces trois « enquêtes », d’inégales factures, est la richesse immense des propriétaires des médias qui les ont publiées, soit précisément les personnes qui peuvent légitimement se considérer menacées par les thèses politiques profondément populaires que je défends avec ardeur.

La haine que le DÉCODEX exprime est celle des riches contre le peuple compris dans sa définition concrète, réelle et prolétaire, qui est à l’origine des grèves et des révolutions.

Je défends principalement une idée originale et puissante d’auto-émancipation des peuples par rapport à leurs exploiteurs, à travers des ateliers constituants populaires : je prétends que ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, ce n’est pas aux professionnels de la politique d’écrire ou de réviser la constitution.

Seuls les citoyens sont légitimes et capables pour rédiger, pour réviser et pour protéger une constitution digne de ce nom.

L’enjeu sociétal majeur de cette idée est de retirer aux plus riches le contrôle politique des sociétés humaines, 1) en remplaçant le faux « suffrage universel » (élire des maîtres parmi des candidats que les riches peuvent aider) par un vrai suffrage universel (voter les lois), et 2) en contrôlant sévèrement les cinq pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire, monétaire et médiatique) par des Chambres de contrôles tirées au sort.

Il est notamment une idée puissante que je défends de toutes mes forces et qui déplaît peut-être souverainement aux richissimes propriétaires du Monde (et qui expliquerait peut-être la campagne de dénigrement que je subis depuis le grand succès de la courte vidéo de mon passage à Ce soir ou jamais au début septembre 2014, plus de 35 millions de vues sur Facebook, vidéo dans laquelle je dénonce précisément l’achat des journaux par des milliardaires pour gagner les élections et nous imposer leur droit, ce qui défrise peut-être les subordonnés des riches propriétaires du Monde, donc, c’est cette idée que l’information du peuple ne devrait jamais pouvoir être appropriée par personne et qu’une constitution digne de ce nom prévoirait assurément que tout journal doit appartenir à ses journalistes et ne peut en aucun cas être acheté comme une marchandise (que ce soit par une entreprise ou par un particulier).

Le dénigrement, qui est l’âme de ce DÉCODEX, ridicule entreprise de censure animée par des journalistes quelque peu fatigués par avance des enquêtes qu’ils n’ont pas commencées, exprime le véritable but poursuivi qui n’est ni la vérité ni l’information du public : il s’agit de discréditer une opinion politique en la déclarant non fiable sans même l’avoir jamais discutée.

Étienne CHOUARD

Pour résumer, le journal d’information dit « de référence », Le Monde, une fois annexé par trois milliardaires, laisse tranquille ses faux « concurrents » (qui sont plus des complices que des concurrents depuis qu’ils ont été achetés eux aussi par les mêmes milliardaires), et dénigre gravement ses principaux concurrents (les journalistes amateurs, indépendants), ce qui est à la fois 1) déloyal et 2) illégal.

Donc, je demande au journal Le Monde d’afficher sur la page diffamatoire (permanente) de son prétendu Décodex un droit de réponse (permanent), sous la forme très brève suivante :

Droit de réponse d’Étienne Chouard aux allégations mensongères du journal Le Monde sur son prétendu « Décodex » :

http://chouard.org/blog/2018/02/01/droit-de-reponse-d-etienne-chouard-aux-allegations-mensongeres-du-journal-le-monde-sur-son-pretendu-decodex-2/

Source: Etienne Chouard

https://arretsurinfo.ch/droit-de-reponse-detienne-chouard-aux-allegations-mensongeres-du-journal-le-monde-sur-son-pretendu-decodex/

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Discours de Trump sur l'état de l'Union : ce qu'il faut retenir

Lors de son discours de l'état de l'Union, Donald Trump s'est posé en rassembleur appelant démocrates et républicains à travailler ensemble, sans pour autant renoncer à sa ligne dure sur l'immigration.

 

ACT TRUMP ETAT UNION

Face au Congrès réuni au grand complet, le président des États-Unis a lancé mardi 30 janvier un appel au rassemblement à l'issue d'une première année au pouvoir marquée par les divisions et une avalanche de polémiques et de scandales. Au plus bas dans les sondages, sous la menace de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'interférence russe dans la campagne, M. Trump s'est tenu à l'écart des critiques frontales de ses adversaires. Et il a esquissé des pistes de coopération avec les démocrates, de l'immigration aux infrastructuresVoici les principaux points du discours sur l'état de l'Union prononcé par Donald Trump devant les élus américains.

 

trump opinions

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Un graphique de notre partenaire Statista

■ sur l'économie

Le chef d'État n'a pas manqué de revenir sur le succès de l'économie américaine. "La Bourse a battu des records les uns après les autres", s'est félicité l'ancien présentateur de téléréalité, insistant sur les bienfaits de sa réforme fiscale.

"Pendant de nombreuses années, les entreprises et les emplois ne faisaient que quitter le pays. Mais maintenant, ils font leur grand retour, ils reviennent", a assuré le président.

■ Sur le plan d'investissements

"Nous allons construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays", a promis Donald Trump en référence à sa promesse de campagne de moderniser les infrastructures américaines.

Il a demandé au Congrès d'appuyer un plan d'investissement "d'au moins 1.500 milliards de dollars" pour développer ces réseaux vieillissants.

■ Sur l'immigration

Donald Trump a réitéré mardi sa volonté de durcir la politique d'immigration, en affirmant que les frontières trop poreuses des États-Unis avaient coûté de "nombreuses vies", lors de son premier discours sur l'état de l'Union.

"Pendant des décennies, les frontières ouvertes ont permis à la drogue et aux gangs de déferler sur nos communautés les plus vulnérables. Elles ont permis à des millions de travailleurs mal payés d'entrer en concurrence pour les emplois et les salaires avec les Américains les plus pauvres. Encore plus tragiquement, elles ont coûté la perte de nombreuses vies innocentes", a déclaré le président américain.

Il a par ailleurs évoqué la situation des "Dreamers", entrés illégalement sur sol américain lorsqu'ils étaient mineurs, assurant que la proposition de naturaliser 1,8 million de sans-papiers en échange du financement du mur à la frontière mexicaine "devrait être soutenue par les deux partis en tant que compromis juste, où personne n'obtient tout ce qu'il voulait, mais où notre pays obtient la réforme essentielle dont il a besoin".

■ Sur les États "rivaux"

Donald Trump a évoqué les pays "rivaux" des États-Unis "comme la Chine et la Russie" affirmant que ces derniers menacent "nos intérêts, notre économie et nos valeurs" et que face à eux "la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit".

Pour assurer la "puissance" de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l'armée américaine, notamment pour "moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire" afin de "le rendre si fort et si puissant qu'il dissuadera toute agression".

■ Sur Guantanamo

"Je viens juste de signer un décret ordonnant" au ministre de la Défense Jim Mattis "de réexaminer notre politique d'incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantanamo Bay", a annoncé le milliardaire.

Sa volonté de garder ouverte cette prison marque une nette rupture avec les tentatives répétées et finalement vaines de son prédécesseur Barack Obama de fermer le site controversé.

■ Sur l'Iran

"L'Amérique se tient au côté du peuple iranien dans sa lutte courageuse pour la liberté", a affirmé M. Trump dans une allusion aux manifestations qui ont récemment secoué l'Iran.

"Lorsque les Iraniens se sont soulevés contre les crimes de leur dictature corrompue, je ne suis pas resté silencieux", a-t-il fait valoir tout en demandant "au Congrès de résoudre les problèmes fondamentaux du désastreux accord sur le nucléaire iranien" qu'il n'a de cesse de critiquer.

■ Sur la Corée du Nord

"Aucun régime n'a opprimé ses propres citoyens" aussi "brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord", a déclaré le président américain qui a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration.

"La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire", a-t-il mis en garde.

https://www.latribune.fr/economie/international/discours-de-trump-sur-l-etat-de-l-union-ce-qu-il-faut-retenir-766737.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180201

Voir aussi:

Ce qu'a dit (et n'a pas dit) Donald Trump à Davos

Ce devait être la "masterpiece" du forum de Davos, et, finalement, l'intervention de Donald Trump en séance plénière pour la clôture du forum de Davos a plutôt fait pschitt. Le président américain, dans un discours d'une quinzaine de minutes (4 fois moins long que celui d'Emmanuel Macron le mercredi dans la même salle), a joué l'apaisement et évité les provocations, se contentant au final de dénoncer la presse et ses « fake news », un mantra des tweets de @realDonaldTrump. Il a surtout mené une opération séduction en direction des entreprises pour leur dire que le moment n'a jamais été aussi favorable pour investir aux Etats-Unis.

Arrivé jeudi en début d'après-midi, le 45e président américain a multiplié les rencontres bilatérales, notamment avec Theresa May malgré des relations américano-britanniques assez refroidies, et avec Benjamin Netanyahu le Premier ministre israélien. Surtout, il a invité à dîner une quinzaine de patrons de grandes entreprises mondiales, dîner auquel participait, pour la France, le patron de Total, Patrick Pouyanné.

Rassurer les partenaires commerciaux et diplomatiques

Lors de ces rencontres, comme lors de son intervention publique, Donald Trump a cherché à amadouer les entreprises. Reprenant son slogan de toujours, le président américain a assuré à Davos que "L'Amérique d'abord n'était pas l'Amérique seule", dans un discours destiné à rassurer les partenaires commerciaux et diplomatiques des Etats-Unis.

"Je ferai toujours passer l'Amérique d'abord, tout comme les dirigeants d'autres pays devraient le faire aussi. Mais l'Amérique d'abord, ne signifie pas l'Amérique seule", a-t-il déclaré dans son discours devant le Forum économique mondial.

Devant une audience toute acquise aux principes du libre-échange et du multilatéralisme, Donald Trump poursuivait :

"Je suis là pour représenter les intérêts du peuple américain et pour affirmer l'amitié et la coopération des Etats-Unis pour construire un monde meilleur."


Il a décrit une Amérique aux portes de la prospérité et a aussi longuement vanté sa réforme fiscale, conçue comme un moyen d'attirer aux Etats-Unis emplois et capitaux. Il a cité le cas Apple, qui a dit vouloir réinvestir « 350 milliards de dollars », ce qu'il a présenté comme un des succès de son action.

« Les Etats-Unis connaissent une croissance forte, la Bourse est au plus haut, ainsi que la confiance des consommateurs et des industriels. »

Trump fait l'éloge de son bilan

Bref, c'est un Donald Trump sûr de lui et satisfait de son action qui est venu à Davos, soulignant les « 2,4 millions d'emplois créés depuis son élection ». Aux Etats-Unis, « le chômage des afro-américains et des hispaniques est au plus bas », a-t-il assuré et « le moment n'a jamais été aussi favorable pour venir investir en Amérique ». Pourtant, la journée n'a pas été si bonne, avec la publication d'un chiffre décevant pour la croissance américaine au 4ème trimestre 2017, avec 2,6% au lieu des 2,9% escomptés. Pour la petite histoire, en coulisses, un participant au dîner de la veille a rapporté à quelques participants au forum que Donald Trump aurait glissé que selon lui, la croissance américaine grâce à son action pourrait atteindre à terme des niveaux à la chinoise ou à l'indienne, de l'ordre de 6 à 7%.

A propos de sa réforme fiscale, « la plus importante loi fiscale depuis des décennies », il s'est félicité de voir que les entreprises locales en profitent pour verser des primes à leurs salariés, ce qui sera bon pour soutenir la croissance. Il s'est aussi félicité d'avoir réduit en un an les réglementations excessives notamment dans le secteur financier.
Mais c'est sur le volet commercial que le président américain était le plus attendu, au lendemain de nouvelles mesures protectionnistes prises par les Etats-Unis à l'encontre des machines à laver et des panneaux solaires, qui ciblent en particulier la Chine.

Le protectionnisme en sourdine

Alors que la crainte d'une nouvelle guerre commerciale domine les conversations à Davos, Donald Trump est resté très modéré, appelant à des relations plus réciproques, un commerce mondial plus juste face aux comportements prédateurs de certains pays.

« Nous sommes en faveur du libre-échange, mais il doit être juste, et il doit être réciproque », a dit le milliardaire américain, dont Davos redoutait qu'il ne se livre à l'une de ses habituelles diatribes protectionnistes.

Il a redit sa préférence pour négocier des accords bilatéraux avec tous les pays, plutôt que des accords multilatéraux qu'il considère comme désavantageux pour les Etats-Unis. Il s'est dit prêt néanmoins à renégocier le TPP, l'accord commercial avec les pays du Pacifique, mais sur une base "pluri-latérale" si l'on peut dire, plutôt que multilatérale.

Dans un entretien à CNBC, le président américain a néanmoins  qualifié d'« horrible » le traité de l'Alena avec le Canada et le Mexique, en raison des déficits commerciaux enregistrés par les Etats-Unis, mais n'en a pas - à Davos en tout cas - annoncé le retrait, laissant une chance aux négociations.

Pas un mot sur le climat, pas un recul sur l'immigration

En revanche, et cela a été remarqué, Donald Trump, qui a retiré les Etats-Unis de l'Accord de Paris, n'a pas dit un mot à propos du climat, alors que la question du réchauffement climatique est au centre de tous les esprits au sein du World Economic Forum.

Et s'il n'a pas parlé du projet controversé s'il en est du mur avec le Mexique pour lequel il cherche à obtenir un financement au Congrès, il a réaffirmé sa politique d'immigration visant à mettre fin au regroupement familial et à cibler une immigration sélective.

"La valeur de la monnaie doit refléter la santé de l'économie"

Autre signe que le Trump présent à Davos jouait plutôt l'apaisement, le président américain a enfin contredit les déclarations de son secrétaire au Trésor qui avait mis le feu au marché des changes en prônant un dollar faible.

« Les responsables politiques doivent s'abstenir de parler de ces sujets et la valeur de la monnaie doit refléter la santé de l'économie », a-t-il rappelé sur CNBC.

Or, « l'économie américaine va bien et le dollar doit refléter cette bonne santé. Je suis pour un dollar fort », a donc réaffirmé le président américain. « Les Etats-Unis sont l'endroit pour faire des affaires, donc venez aux Etats-Unis », a conclu Donald Trump, se présentant comme le VRP, le « cheerleader », la « pom-pom girl » de son pays. Un rôle que tous les chefs d'Etat venus à Davos assument tout à fait, chacun s'efforçant, comme Donald Trump, d'attirer les capitaux et les investissements.

Tous ceux qui attendaient une "gaffe" ou une sortie de route du président américain en ont été pour leurs frais. Mais tout de même, Donald Trump a réussi à se faire plaisir en visant la presse en répondant à une question du fondateur du World Economic Forum.

« J'ai toujours eu de bonnes relations avec les médias comme homme d'affaires », a-t-il lancé. « C'est quand je suis devenu politicien que j'ai peu me rendre compte à quel point la presse peut être méchante et fausse ("fake") », a-t-il dit avec un sourire carnassier en pointant du doigt les caméras et s'attirant, fait rare, voire inexistant à Davos, une volée de huées. Et d'ajouter : « Mais ce n'est pas si mal puisque nous sommes ici et je pense que nous faisons un excellent travail, mon équipe est absolument extraordinaire. »

https://www.latribune.fr/economie/international/ce-qu-a-dit-et-n-a-pas-dit-donald-trump-a-davos-766283.html

 

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samedi 3 février 2018

Interview de François Asselineau par Sciences Po Lille TV et Critique de la raison européenne

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Les lecteurs de ce site connaissent le collectif CRE (Critique de la raison européenne). Une vidéo à ne pas manquer!  P.G.

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Le Président de l’UPR et candidat à l’élection présidentielle François Asselineau a été interviewé par les étudiants de Sciences Po Lille, dans le cadre de sa venue à l’IEP pour une conférence organisée par l’association Critique de la raison européenne:

https://www.upr.fr/actualite/interview-de-francois-asselineau-sciences-po-lille-tv-critique-de-raison-europeenne

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