jeudi 15 mars 2018

SNCF : le gouvernement ne veut pas toucher aux billets gratuits des cheminots

TRIBUNE LIBRE / Hadrien MATHOUX

TL SNCF BILLETS

Le gouvernement va remettre en cause le statut des cheminots, ouvrir les lignes à la concurrence... mais pas remettre en cause le système des billets gratuits. L'explication, d'après "Les Echos" : les premiers bénéficiaires de cet avantage sont les cadres de la SNCF, dont l'exécutif a besoin dans le conflit social qui s'annonce.

Certains "privilèges" ont l'air d'être plus faciles à réformer que d'autres. Décidé à profondément transformer le fonctionnement de la SNCF, le gouvernement d'Edouard Philippe a annoncé un programme de mesures corsé : ouverture du train à la concurrence, fin progressive du statut des cheminots, petites lignes laissées à la responsabilité des régions... Le tout administré par ordonnances, ce qui promet un conflit social d'envergure. Les syndicats brandissent la menace d'une grève de longue durée au printemps.

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Alors, pour préparer la bataille autour de la SNCF, le gouvernement a prévu de ne pas s'attaquer à ce qui est souvent cité comme un des principaux avantages dont bénéficient les cheminots : les fameux billets gratuits, pudiquement dénommés "facilités de circulation". Ce "privilège" ne fait en réalité pas partie du statut - les contractuels de la SNCF y ont également droit. Il permet aux cheminots, mais également aux retraités de la SNCF, de voyager gratuitement sur l'ensemble du réseau. Pour ce qui est des trains à réservation, comme le TGV, 8 trajets par an sont offerts... et au-delà, le prix est celui de la réservation, soit au maximum 13,90 euros.

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Bref, les cheminots et leurs familles circulent pour pas cher : les enfants, parents, conjoints et beaux-parents des employés de la SNCF ont aussi droit à des billets gratuits et réductions. D'après la Cour des comptes, le système représente pour la SNCF un manque à gagner situé entre 50 et 100 millions d'euros. Alors que le gouvernement s'attaque à des "privilèges" de cheminots qui relèvent largement de fantasmes et d'idées reçues, on pouvait s'attendre à ce qu'il mette fin aux "facilités de circulation".

Ce ne sera pas le cas, d'après Les Echos, qui expliquent d'abord que les billets gratuits ont une justification : puisqu'ils font partie du "contrat moral" passé à l'embauche, de nombreux cheminots n'ont accepté le poste "que parce qu'ils peuvent rentrer chez eux à un coût très réduit". 40% des conducteurs de trains en région parisienne habitent ainsi en dehors de l'Île-de-France, relève le quotidien économique. Dans ce cas, on aurait pu envisager une conservation de la gratuité des tickets pour le réseau régional, et remettre en cause les billets de TGV à zéro euro...

Une reculade pour les cadres

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Mais l'exécutif a une autre raison de ne pas toucher aux billets gratuits, bien plus tactique celle-là : "Ce sont surtout les cadres qui profitent des billets TGV gratuits", explique un "expert du secteur" aux Echos. En effet, ceux-ci ont plus d'argent pour se payer des vacances que la majorité des cheminots, et prennent donc davantage les trains à grande vitesse pour parcourir la France... "Dans le conflit qui s'annonce, l'exécutif aura besoin du soutien de l'encadrement face à la base", décrypte la même source. On comprend donc mieux les réticences d'Edouard Philippe à s'attaquer aux billets gratuits : l'idée est de réduire la portée de la future grève en s'attirant les bonnes grâces des employés SNCF les mieux rémunérés. Mettre fin aux statuts des cheminots, tout en conservant les avantages qui bénéficient surtout aux plus aisés d'entre eux : le "en même temps" macroniste est décidément plein de ressources.

https://www.marianne.net/societe/sncf-le-gouvernement-ne-veut-pas-toucher-aux-billets-gratuits-des-cheminots?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

À Mayotte, l’éternel débat sur le droit du sol

Le gouvernement réfléchit à la possibilité de donner à la maternité de Mamoudzou un statut extraterritorial, pour limiter la possibilité de devenir français en naissant dans le département d’outre-mer

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Alors que Mayotte est agitée depuis trois semaines par un mouvement social pour protester contre l’insécurité, sa maternité se trouve au centre des débats. La saturation de ce service de l’hôpital de Mamoudzou, qui a enregistré 9674 naissances en 2017, illustre en effet à la fois très forte pression démographique subie par l’île et l’importance de l’immigration dans ce département d’outre-mer.

Une partie de la population et des élus locaux dénoncent régulièrement la présence au centre hospitalier de très nombreuses femmes originaires des Comores voisines, qui viennent y accoucher. Cette situation aboutit, selon eux, au fait que le système hospitalier est débordé. Par ailleurs, aux yeux de bien des Mahorais, ces mères sont attirées par l’espoir de donner à leurs enfants la possibilité d’acquérir la nationalité française, au nom du droit du sol.

Le gouvernement « réfléchit » aux différentes possibilités

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À son tour, le premier ministre Édouard Philippe a évoqué le sujet en répondant au Sénat, jeudi 8 mars, à une question du sénateur LREM de Mayotte Thani Mohamed Soilihi. « Est-ce qu’on s’autorise à travailler sur un nouveau statut de cette maternité ? Est-ce qu’on réfléchit aux transformations qu’il faudrait apporter en matière de droit et d’accès la nationalité à cet endroit ? Je mets tout sur la table », a-t-il déclaré.

Vendredi 9 mars, la ministre des outre-mer Annick Girardin a précisé que le gouvernement réfléchit à l’idée d’un « hôpital extraterritorial, pas que pour Mayotte, aussi pour la Guyane ». Il s’agirait d’un « hôpital où quand on y naît, on est ensuite déclaré (pour l’état civil) soit côté français, soit côté Comores, soit côté Madagascar ». « C’est une réflexion que nous avons depuis quelques mois mais c’est un cadre juridique très particulier », a-t-elle poursuivi.

Une « absurdité juridique »

Un service public doté de l’extraterritorialité dans un département français ? « Cela ne me paraît pas faisable, il y a quand même de fortes chances que cela soit jugé inconstitutionnel, commente Serge Slama, professeur de droit public à Grenoble. On ne peut pas déclarer une partie du territoire comme ne faisant plus partie de la République. »

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Ce n’est en tout cas pas la première fois que cette piste est mise « sur la table ». Elle avait été par exemple discutée en 2010 à l’occasion des débats à propos de la loi Besson sur l’immigration. Pour Serge Slama, en plus d’être « une absurdité juridique », cette « fausse bonne solution est aussi une aberration humaine ». « Si cela se faisait, on ferait prendre de risques sanitaires à des femmes qui iraient accoucher en dehors de la maternité », ajoute-t-il.

Laurent Wauquiez veut remettre en cause le droit du sol

La possibilité de modifier les conditions d’accès à la nationalité française à Mayotte est un serpent de mer, que Laurent Wauquiez, l’actuel président des Républicains, vient de réveiller lors de sa visite sur place. « Quand un enfant naît ici de deux parents clandestins, il ne doit pas pouvoir être français », a-t-il lancé.

François Baroin avait déjà avancé cette idée en 2005, quand il était chargé de l’outre-mer dans le gouvernement. Un de ses successeurs à ce poste, Christian Estrosi, avait fait de même en 2008. Mais ce qui paraissait éventuellement envisageable d’un point de vue juridique quand Mayotte était une simple collectivité est aujourd’hui exclu pour un territoire devenu un département en 2011. À moins de modifier la Constitution.

Le droit du sol n’est pas absolu

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Certes, son article 73 prévoit que les lois applicables dans les départements et régions d’outre-mer peuvent faire l’objet « d’adaptations tenant aux caractéristiques et contraintes particulières de ces collectivités ». Mais la Constitution « ne paraît pas autoriser, en l’état, la mise en place de règles dérogatoires en matière de droit de la nationalité », avait déjà conclu en 2006 une commission d’enquête du Sénat.

Au passage, les parlementaires avaient rappelé un autre principe de droit : contrairement à ce qui est souvent énoncé, le droit du sol n’est pas absolu en France et le simple fait de naître dans la maternité de Mayotte ne suffit pas à faire d’un nouveau-né un « petit Français ». Un enfant mineur né en France de parents étrangers peut réclamer la nationalité française seulement à partir de treize ans et à la condition qu’il y ait eu sa résidence habituelle pendant cinq ans, à partir de l’âge de huit ans.

https://www.la-croix.com/France/Immigration/A-Mayotte-leternel-debat-droit-sol-2018-03-10-1200919700?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180312&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=952976&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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Un regard différent sur La Ghouta

TRIBUNE LIBRE / par Labévière, Raimbaud et Galice

TL SUISSE PROPAGANDE

Un déluge de dénonciations, condamnations, indignations ! Une fois encore « Le boucher de Damas massacre son peuple, gaze sa population ». Derrière cet écran de fumée, le scandale, aux yeux des plaignants, est que l’Etat syrien reconquiert du terrain sur les groupes terroristes, indigènes ou exotiques, appuyés par « les occidentaux » et leurs alliés du Golfe https://www.iveris.eu/list/tribunes_libres/312-reveillonsnous_ils_sont_devenus_fous

Militaires, conseillers spéciaux, humanitaires, journalistes s’entrecroisent, se congratulent, se consolent difficilement les uns les autres.

Le citoyen ordinaire n’aura pas lu le texte du télégramme diplomatique annonçant ces opérations militaro-médiatiques occidentales https://www.les-crises.fr/syrieleaks-un-cable-diplomatique-devoile-la-strategie-occidentale-par-richard-labeviere où le « smart power » combine savamment le « hard power» militaire terroriste et le « soft power » médiatique. La paisible Suisse n’est pas épargnée, au prétexte que l’échec programmé des négociations de Genève doit éclipser les efforts entrepris à Sotchi ou Astana. La directrice d’Amnesty international en Suisse vient dérouler au micro de la RTS le récit controuvé sur les origines de la « révolution syrienne » et sa violente répression, ignorant superbement et le projet de « remodelage (entendre charcutage) du Grand Moyen-Orient » et, après l’Irak et la Libye, sa mise en œuvre en Syrie, révélée – notamment – par Time du 19 décembre 2006 http://content.time.com/time/world/article/0,8599,1571751,00.html , soit cinq ans avant le début supposé des événements. Le témoignage de Roland Dumas, ancien ministre français des Affaires étrangères, ignoré par les tenants de l’histoire officielle, abonde dans le même sens https://www.youtube.com/watch?v=BMheTdcIcFw

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Le Temps du 28 février n’est pas en reste, qui titre « L’aide suisse piégée dans les filets de Damas ». Le plus beau est néanmoins le sous-titre validant le propos d’« islamistes modérés » : « Jaish al-islam ? Des enfants de la Ghouta » et, pour enfoncer le clou « On peut ne pas aimer Jaish al-islam, mais ce sont des enfants de la Ghouta, pas des djihadistes importés. » C’est donc une question de goût, comme aimer le Pepsi ou non. Il semblerait que les « importés soient les plus virulents et les plus nombreux mais passons. Les « locaux » sont « parrainés » (financés, formés, endoctrinés…) par les Saoudiens, comme l’indique l’article. Visant à dédouaner l’ingérence extérieure, l’argument reviendrait à vanter les mérites de la Milice pendant l’occupation de la France, entre 1943 et 1945. Ces « gars du pays » servaient de relais efficaces à la Gestapo et à l’appareil répressif allemand. Ils raflaient et torturaient en excellent Français. Les terroristes de Bruxelles ou de Paris venant massacrer allègrement leurs voisins sont aussi « des enfants du pays. » Voilà qui est bigrement rassurant pour la suite !

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Nos journalistes à l’indignation sélective sont moins diserts sur les massacres à Mossoul ou au Yémen, où la France a vendu à l’Arabie Saoudite des chasseurs et des missiles qui, « à l’insu de son plein gré », massacrent des civils, enfants inclus. On ne les a pas entendu parler dans les mêmes termes de la prise et de la destruction meurtrière de Raqqa par la « coalition » à direction américaine, ni des victimes civiles des bombardements réguliers sur Deir Ezzor, toujours par la même coalition. On découvre depuis quelques jours les bombardements de routine de nos « rebelles modérés » sur Damas et sa banlieue (plus de 2000 tirs recensés depuis deux mois seulement) ciblant écoles et hôpitaux, faisant de nombreux morts et blessés… https://www.cath.ch/newsf/caritas-syrie-les-medias-ne-disent-pas-toute-la-verite-sur-la-realite-syrienne

Une des questions concernant la trêve est le sort réservé aux terroristes survivants. Exfiltrés en cars ou en hélicoptères lors de situations précédentes, ils sont envoyés vers d’autres « théâtres d’opérations » pour continuer leur « job » de déstabilisation, remodelage ou « regime change ». A la Ghouta comme à Alep, les terroristes prennent la population civile en otage.

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La Syrie n’est pas le lieu d’un combat entre gentils et méchants, c’est le théâtre décisif d’une confrontation non seulement régionale mais globale, qui pourrait bien dégénérer en guerre mondiale.

 

Gabriel Galice, Président du GIPRI, auteur de Lettres helvètes 2010 – 2014, Editions des Syrtes, 2016

Richard Labévière, journaliste-écrivain, responsable du site http://prochetmoyen-orient.ch , auteur de Terrorisme, face cachée de la mondialisation, Editions pierre-Guillaume de Roux, 2016

Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France, Conférencier, auteur de Tempête sur le Grand Moyen-Orient, Ellipses, 2015/2017

https://www.les-crises.fr/un-regard-different-sur-la-ghouta-par-labeviere-raimbaud-et-galice/

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« Éducation aux médias », le camp du Bien s’inquiète et accélère

TRIBUNE LIBRE / OJIM

TL OJIM PROPAGANDE

Alors que les attaques politiques s’accentuent contre la remarquable partialité des médias dominants – comme le montre le post de Jean-Luc Mélenchon dans son blog fin février 2018 – les médias mainstream organisent coûte que coûte leur défense. Illustration sur le blog Focus Campus du Monde du 3 mars 2018.

Fillon battu par la campagne des médias ?

Après quelques propos lénifiants et qui n’engagent à rien « les journalistes sont parfois irritants voire insupportables » et quelques portes ouvertes bien enfoncées « Bref, les journalistes sont loin d’être parfaits » (sic), l’auteur en vient à sa défense et illustration du quatrième pouvoir dominant. D’une manière involontairement comique il accrédite la thèse que Fillon a été battu non par le vote mais par la pression médiatique. « Sans les médias…notre pays serait sans doute présidé aujourd’hui par un homme qui a notamment, pendant de nombreuses années, rémunéré son épouse sur des deniers publics… ». Les anciens partisans de François Fillon seront ravis d’avoir confirmation de ce qu’ils affirment depuis le début : la défaite de leur candidat a tout à voir avec une campagne de presse. Certains pourraient crier au complotisme.

Objectif rééduquer et le plus tôt possible

MACHINERIE MEDIAS

Mais passons, pour venir au thème central du propos. Il est rare dans un seul article d’observer un tel florilège de contre-vérités de l’oligarchie médiatique : les tentatives de régimes étrangers (russes comprend-on) de manipuler les élections, la Pologne qui réprime la presse, les médias qui sont le meilleur rempart contre les fake news, l’auteur empile les contre vérités avec une bonne volonté (nous sommes indulgents de nature) inébranlable.

L’objectif de ce galimatias : la rééducation du bon peuple. Et ceci le plus tôt possible « Le plus tôt sera le mieux : dès le primaire, le collège, le lycée. Et jusque dans l’enseignement supérieur. ». Ceci « pour exercer ce regard critique sur la presse sous toutes ses formes. » Fort bien et qui remplira cette noble mission ? Notamment le « Clemi (Centre de liaison de l’Enseignement et des Médias d’information), un service du réseau Canopé. Depuis 1983, le Clemi est chargé de l’éducation aux médias dans l’ensemble du système éducatif. » Ce même Clemi qui n’est qu’un centre de bourrage de crânes dirigé par d’anciens apparatchiks socialistes. (...). Le vieux cheval de retour de l’éducation aux médias avait été remis au goût du jour en 2015 par Najat Vallaud-Belkacem alors ministre de l’éducation nationale. Le réseau Canopé (...) est de la même eau : un condensé de bien-pensance militante où l’éducation n’est qu’un prétexte à une propagande massive.

Les servants du Prince

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Toujours dans le registre bouffon, l’auteur recrute des aides précieuses : « Un groupe de journalistes volontaires du Monde, en complément de l’initiative “Decodex“, effectue ainsi régulièrement des interventions en classe, sur la base de contenus pédagogiques mis à disposition de nos lecteurs. ». Ouh ! Le Decodex financé par Google au service de la démocratie ! Le Monde qui véhicule – comme tout le monde – de fausses nouvelles appelé à la rescousse. Cerise sur le gâteau (ranci), les écoles de journalisme – pour beaucoup des usines à décérébrer (certains résistent) sont appelées à intervenir. Il faut que les médias dominants soient bien inquiets pour appeler à leur secours des formules aussi éculées.

https://www.ojim.fr/education-aux-medias-le-camp-du-bien-sinquiete-et-accelere/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=observatoire_du_journalisme_les_dernieres_publications&utm_term=2018-03-13

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Incroyable mais vrai : le Parti socialiste en mesure de remporter une élection partielle

Joël Aviragnet, le député PS sortant de la huitième circonscription de Haute-Garonne, est en très bonne position à l'issue du premier tour de la législative partielle qui a eu lieu ce dimanche 11 mars. Il a réuni 38,74% des voix, près du double de son rival macroniste.

ACT CENSURE HAUTE GARONNE

Vous ne rêvez pas. Le Parti socialiste est en passe de remporter une victoire électorale ! Ce dimanche 11 mars avait lieu une élection législative partielle dans la huitième circonscription de Haute-Garonne. Le scrutin de juin 2017 avait été invalidé par le Conseil constitutionnel en raison d'irrégularités concernant les listes d'émargement. Une tuile pour le PS, à première vue : Joël Aviragnet, le député sortant qui ne l'avait emporté qu'avec 91 voix d'avance, était l'un des seuls socialistes rescapés de la débâcle du parti aux législatives. Empêtré dans une séquence électorale calamiteuse depuis 2012, le parti à la rose craignait donc de perdre l'un des 29 précieux sièges qu'il avait conservés à l'Assemblée.

Le PS à la hausse, En Marche vers la défaite

Finalement, le seul socialiste élu dans la Haute-Garonne devrait réussir à être reconduit, et fait même mieux qu'il y a 9 mois ! A l'issue du premier tour, Joël Aviragnet a en effet réuni 38,74% des suffrages, alors qu'il n'en avait obtenu que 17,78% lors de la première mouture de cette législative. C'est le parti du président Emmanuel Macron qui fait le plus les frais de cette embellie socialiste : alors que Michel Montsarrat avait obtenu 33,40% en juin 2017, il n'a totalisé que 20,31% des voix cette fois-ci. Il comptabilise quasiment moitié moins de voix que Joël Aviragnet, qui est donc en très bonne posture pour le second tour.

Suivent Philippe Gimenez (France insoumise, 13,02%), Marie-Christine Parolin (Front national, 11,73%) et Philippe Maurin (Les Républicains, 4,94%), tous éliminés. La participation a été beaucoup plus faible qu'en juin (un peu plus de 35%, contre 52,76%), ce qui est traditionnel pour une élection partielle.

L'exemple est évidemment trop localisé pour parler d'un début de renaissance du PS. Mais le parti de gauche a su mobiliser son électorat dans une circonscription qui lui est historiquement acquise. Pour La République en marche, ce résultat constitue un avertissement, après une première salve de partielles compliquées en février. Une autre élection partielle avait toutefois lieu ce même dimanche, en Guyane. Elle a été remportée par le député LREM sortant, Lénaïck Adam. Il reste à l'Assemblée grâce à 213 voix d'avance sur Davy Rimane, son adversaire de la France insoumise.

https://www.marianne.net/politique/incroyable-mais-vrai-le-parti-socialiste-en-mesure-de-remporter-une-election-partielle?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Le journaliste de Marianne,  Hadrien Mathoux, a oublié de mentionner la présence d'un candidat UPR dans cette circonscription. Etrange, non? Mais ne soyons pas trop durs avec Hadrien, il est l'un des rares journalistes à faire preuve d'audace, mais bon, il y a des limites à ce qui est tolérable dans la presse "mainstream"...   P.G.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : L’UPR progresse et obtient 1,07% des suffrages à l’élection législative partielle de Haute-Garonne

Le candidat de l’Union populaire républicaine (UPR) à l’élection législative partielle de la 8e circonscription de Haute-Garonne, Hervé Minec, a obtenu 1,07% des voix au scrutin qui s’est déroulé ce dimanche 11 mars, sur la base des données disponibles à 22h30.

Ce score s’inscrit en progression par rapport au scrutin de juin 2017 lors duquel le candidat de l’UPR avait rassemblé 0,64% des suffrages. Fait notable, l’UPR progresse en nombre de voix entre les deux scrutins, passant de 278 voix à 297, et ce alors que l’abstention a bondi de 18 points, passant de 47% en juin 2017 à 65% en mars 2018.

Le score de l’UPR, bien qu’encore modeste, franchit ainsi la barre symbolique du 1%, et témoigne de la poursuite, pas à pas, de notre implantation sur le territoire français et de la propagation de l’idée de « Frexit » au sein de la population. Hervé Minec, maire du village d’Ore, a obtenu en particulier 60% des voix dans sa commune.

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La République en marche (REM), qui était arrivée en tête en juin 2017, s’effondre, passant de 33,4% des voix à 20,3%. Les partis présentés par les médias comme la principale opposition au gouvernement ont, eux aussi, dévissé. Cela signifie qu’ils n’ont pas réussi à capter le rejet dont la REM a été l’objet.

On note notamment :

– que le PS connaît une très forte progression de près de 21 points (c’est la prime au candidat invalidé) ;
– que tous les autres « grands partis » (LREM, FI, FN, LR, PCF) enregistrent une baisse, particulièrement spectaculaire pour En Marche qui perd plus de 13 points, mais aussi pour LR/UDI (-3,83%) et pour le FN (-3,51 points) ;
– que les « petits partis » (EELV, DLF, UPR et LO) enregistrent une hausse, l’UPR bénéficiant d’une hausse de +0,43 point.

 

 

Un résultat encore modeste pour l’UPR mais néanmoins encourageant.

Le résultat obtenu par l’UPR reste modeste, mais il est triplement encourageant :
a) notre candidat Hervé Minec recueille 19 voix de plus que notre candidat de 2017 (Kevin Redondo), et cela alors que la participation s’est effondrée, passant de 53 à 35%.
b) notre score passe de 0,64% à 1,07%, ce qui nous permet de franchir la barre des 1% ; tous les grands partis, sauf le PS, voient leur score diminuer sensiblement.
c) notre candidat progresse dans le classement des candidats : — le 11 juin 2017, le candidat UPR était arrivé 12e sur 13 candidats — le 11 mars 2018, soit neuf mois après, le candidat UPR arrive 9e sur 12 candidats.

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Le vainqueur du scrutin est le candidat du PS avec 38,7% des voix en mars 2018 contre 17,8% en juin 2017. Cette progression, qui n’a rien à voir avec une approbation soudaine des propositions du PS par les électeurs, est due essentiellement :

  • à la démobilisation des électeurs de la REM de juin 2017, dont une fraction significative s’est abstenue ce dimanche,
  • à la nature même des élections législatives partielles lors desquelles les électeurs se focalisent sur le candidat invalidé et sur son principal concurrent. En l’occurrence, cette logique de match entre deux personnalités a tourné à l’avantage du candidat du PS, qui a aussi bénéficié de son implantation locale.

L’UPR remercie son candidat, Hervé Minec, son suppléant, Sébastien Fabre, ainsi que les militants pour tout le travail de terrain effectué, qui était pratiquement le seul moyen d’entrer en contact avec les électeurs, en dehors de quelques articles dans la presse écrite locale qu’il convient de saluer pour son souci de la démocratie et du pluralisme politique.

Il n’y a eu, en particulier, aucune intervention ni aucun débat dans les médias audiovisuels locaux, notamment France 3 Occitanie et France Bleu Occitanie qui ont refusé toute interview d’Hervé Minec.

Quant aux médias nationaux, ils n’ont plus donné la parole à François Asselineau depuis le soir du premier tour de l’élection présidentielle, où il avait rassemblé pourtant près de 1% des suffrages, il y a 322 jours.

https://www.upr.fr/actualite/elections-legislatives-2017-actualite/communique-de-presse-election-circo3108-2018

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mercredi 14 mars 2018

La Russie met en garde Washington : elle ripostera en cas de frappes sur Damas

Moscou a prévenu que des frappes sur des positions de ses soldats en Syrie occasionneraient une riposte. Le Kremlin soutient qu'une attaque sous faux drapeau est en préparation dans la Ghouta et pourrait servir de prétexte à Washington.

ACT RUSSIE US RIPOSTE

C'est un message en forme d'avertissement qu'a fait passer le ministère russe de la Défense ce 13 mars : le chef d'état-major Valery Guérassimov a soutenu dans une déclaration sans équivoque que Moscou était prêt à riposter si la vie de soldats russes était menacée par des frappes sur Damas.

«Il y a beaucoup de conseillers russes, de représentants du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie et de militaires [russes] à Damas et dans les installations de défense syriennes», a-t-il ainsi rappelé, avant de marteler que les forces armées russes n'hésiteraient pas à répondre en cas d'attaque.

Moscou met en garde contre un projet d'attaque sous faux drapeau

Car le ministère de la Défense russe s'inquiète du scénario qui serait en train de se dessiner dans la Ghouta orientale, où Damas mène une opération contre les groupes djihadistes. Valery Guérassimov a en effet affirmé disposer d'informations selon lesquelles les djihadistes prépareraient une attaque chimique pour ensuite en attribuer la responsabilité au gouvernement syrien.

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Le chef d'état-major a estimé : «Après la provocation, les Etats-Unis envisagent d'accuser les forces du gouvernement syrien d'avoir utilisé des armes chimiques.» Selon Valery Guérassimov, cela permettrait de «présenter à la communauté internationale la prétendue "preuve" de l'apparent meurtre de masse de civils aux mains du gouvernement syrien et avec le soutien, [de] la direction russe».

Valery Guérassimov a estimé qu'une telle opération des rebelles pourrait amener Washington à mener des frappes sur la capitale syrienne, contrôlée par le gouvernement.

Le 12 mars, la représentante permanente des Etats-Unis auprès des Nations unies, Nikki Haley, avait averti les 14 autres membres du Conseil de sécurité que les Etats-Unis «restaient prêts à agir» unilatéralement sur le dossier syrien si la voie onusienne s'avérait insuffisante. Et la diplomate de rappeler à cette occasion que, lorsque l'ONU avait «échoué à agir» après l'attaque chimique de Khan Cheikhoun en avril dernier, Washington n'avait pas hésité à frapper la base militaire syrienne d'al-Chaayrate. Une riposte qui avait eu lieu deux jours plus tard, sans attendre qu'une enquête soit menée, et alors que Damas a toujours nié être à l'origine de cette attaque.

Un rapport de l'ONU avait ensuite, en novembre, accusé Damas d'être responsable de cette attaque. Moscou avait estimé que, en plus d'être de «qualité médiocre», ce rapport était truffé «de lacunes, d'incohérences et de contradictions».

https://francais.rt.com/international/48667-syrie-russie-previent-washington-quelle-ripostera-frappes-damas

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La représentante des Etats- Unis qui se vante de piétiner le droit international, pas de quoi émouvoir nos médias qui s'apprêtent à relayer le scénario habituel sur le "régime" qui a franchi la "ligne rouge", vous pariez combien?   P.G.

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Nomination de Mike Pompeo à la tête de la diplomatie US : vers une ligne encore plus offensive ?

Alors que leurs relations étaient notoirement tendues, le président américain Donald Trump a congédié son secrétaire d'Etat Rex Tillerson au profit de Mike Pompeo, jusqu'alors alors directeur de CIA. Selon plusieurs médias, Rex Tillerson aurait appris son limogeage sur Twitter.

ACT POMPEO

Au vu de certaines de ses déclarations passées, le nouveau chef de la diplomatie américaine semble augurer d'un durcissement de la politique étrangère des Etats-Unis. Et la Russie n'est pas la seule visée.

Sur la Russie

Poursuivi pour collusion avec la Russie, Donald Trump a-t-il, en partie, voulu s'acheter un peu de tranquillité en le nommant au poste de Rex Tillerson ? Dès sa nomination à la tête de la CIA en novembre 2016, Mike Pompeo avait adopté une ligne dure à l'égard de la Russie, la décrivant comme une menace majeure pour les intérêts américains. «La Russie s'est réaffirmée de façon agressive en envahissant et en occupant l'Ukraine, en menaçant l'Europe et en ne faisant pratiquement rien pour aider dans la destruction et la défaite de l'Etat islamique», affirmait-il sans ambages en janvier 2017, lors de son audition de confirmation au poste de directeur de la CIA par le Sénat américain.

Cité par le Washington Times, Mike Pompeo a pris soin le 11 mars 2018, deux jours avant sa nomination à la tête de la diplomatie américaine donc, de préciser qu'il était partisan de la théorie d'une ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine, avant de préciser immédiatement : «Mais il n'y a pas la moindre indication que le vote en ait été affecté ou que les urnes aient été manipulées.»

Sur la Chine

Pour le nouveau secrétaire d'Etat américain, la Russie n'est pas la seule menace existant sur la scène internationale. Mike Pompeo garde aussi un œil sur la Chine, rejoignant en cela la nouvelle stratégie sécuritaire de Washington publiée avec l'approbation de Donald Trump le 18 décembre 2017, et qui identifie clairement Pékin et Moscou comme des «puissances révisionnistes». Pour Mike Pompeo, l'Empire du Milieu serait même bien plus dangereux. «Les Chinois ont une base [économique] bien plus importante pour mener cette mission [d'ingérence] que les Russes», s'est-il inquiété dans une interview accordée à la BBC le 30 janvier dernier.

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Et Mike Pompeo d'affirmer, pour étayer ses craintes : «Nous pouvons constater qu'ils sont très concentrés dans leur efforts visant à voler des informations à l'Amérique, d'infiltrer les Etats-Unis avec des espions [...] Nous le voyons dans nos écoles, dans nos hôpitaux [...] Nous le voyons dans les milieux d'affaires américains. C'est aussi vrai en Europe et au Royaume-Uni.»

Sur la Corée du Nord

La Maison Blanche a mis en avant la volonté du président d'avoir une nouvelle équipe au moment d'aborder des négociations historiques avec la Corée du Nord, après que Donald Trump a accepté le 9 mars dernier l'invitation du président coréen Kim Jong-un. Rex Tillerson risque toutefois de ne pas être crédité pour ce succès diplomatique. En octobre 2017, Donald Trump avait pratiquement désavoué son secrétaire d'Etat, écrivant sur Twitter : «Il perd son temps à négocier», ajoutant : «Conserve ton énergie Rex, nous ferons ce que nous devons faire.»

Mike Pompeo, récoltant les fruits de l'action de son prédécesseur, se montre lui beaucoup plus inflexible sur le dossier nord-coréen. Sur la chaîne Fox News, le 11 mars, il rappelait que Donald Trump avait posé, selon lui, plusieurs conditions préalables à la rencontre et que les sanctions à l'encontre de Pyongyang continueraient de s'appliquer.

La position du nouveau secrétaire d'Etat tranche donc avec celle de Rex Tillerson, qui prônait au contraire l'ouverture de discussions «sans conditions préalables» avec Pyongyang,

Sur l'Iran

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Ce 13 mars, Donald Trump n'a pas fait mystère des désaccords qu'il avait avec Rex Tillerson sur le dossier du nucléaire iranien. «Quand vous regardez l'accord sur le nucléaire iranien, je pensais qu'il était horrible, lui pensait qu'il était OK», a-t-il lancé depuis les jardins de la Maison Blanche, en partance pour la Californie. Concernant l'Iran, Donald Trump s'assure d'un chef de la diplomatie aussi intransigeant que lui.

Avant d'être nommé à la tête de la CIA, Mike Pompeo semblait suggérer en 2014 l'usage de la force contre Téhéran. «Selon une estimation déclassifiée, il faudrait moins de 2 000 [frappe aériennes] pour détruire les capacités nucléaires de l'Iran», déclarait-il alors qu'il était représentant du Kansas. Et d'ajouter, cité par la Jewish Telegraphic Agency : «Ce n'est pas une tâche insurmontable pour les forces de la coalition.»

https://francais.rt.com/international/48676-nomination-mike-pompeo-tete-diplomatie

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Philippe Ramon dirige le projet pour la Creuse voulu par le président de la République

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Un fonctionnaire, pas Creusois, dont les deux priorités sont la santé et le numérique et qui compte sur... les fonds européens !!!
Et dire que si nous n'étions pas dans l'UE, l'Etat pourrait tripler ou quadrupler la mise pour remettre à flot la Creuse !

Et pendant ce temps, le gouvernement veut fermer les classes en milieu rural !!

On ne leur a pas dit à ces fonctionnaires que pour redynamiser un territoire, il faut commencer par supprimer les communautés de communes, et la loi NOTRe, puis rouvrir les écoles et ramener les services publics !  S.R.


Le 17 octobre, le président de la République a promis aux élus Creusois un plan spécifique pour redynamiser le département. Ce vendredi, celui qui doit diriger le projet, Philippe Ramon a précisé ce que sera son rôle.

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D’une promesse de faire à une promesse de ne pas être.

Entre le 17 octobre et ce vendredi, les élus creusois ont eu l’engagement du Président de la République de bénéficier d’un plan spécifique de redynamisation de la Creuse. Ce vendredi, celui qui va diriger ce plan, Philippe Ramon, a déjà mis les points sur les « i » lors de sa présentation à la presse : « Je ne suis pas le Père Noël ».

Ce Père Noël que n’était déjà pas Emmanuel Macron lorsqu’il affronta les GM & S à Bellac en juin 2017. Et qui rappelle que ce plan vient de là, des GM & S, de la manifestation de soutien qui emmena les élus creusois sous les lacrymogènes d’Égletons, le 4 octobre. Treize jours plus tard ils étaient reçus – comme une manière d’excuse – à l’Élysée et se voyaient tenir cette promesse par le Président de la République.

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L’arrivée de Philippe Ramon en est la concrétisation en chair et en os. Son rôle ? Directeur de projet du Plan particulier pour la Creuse. Une fonction qui existe ailleurs et pour d’autres projets. Des plans particuliers, il en existe aussi ailleurs, dans la Nièvre notamment. En revanche, ce qui est unique, c’est l’installation dans le territoire concerné du directeur de projet du plan particulier devant le redynamiser. « Il faut que les Creusois se rendent compte que jamais un plan pour la Creuse n’a été porté par un président de la République, souligne le préfet Philippe Chopin. C’est dire si la fenêtre de tir est importante ». C’est donc bien auprès de l’Élysée, et de Matignon, que Philippe Ramon va rendre des comptes tout en parcourant tous les ministères et administrations centrales.

Mais que va-t-il faire ? Quel est son rôle ? Quel est ce plan de l’État pour la Creuse ? « Ce n’est pas le plan de l’État, corrige-t-il d’emblée, c’est celui des élus de la Creuse ». À la racine, il y a cet appel à idées de la fin de l’année… venues du Département, des parlementaires, des Com-com et de partout, Philippe Ramon les a toutes recensées. Une soixantaine l’intéresse en premier jet.

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Mais cela ne fait pas encore un plan. Ce dernier sera co-construit, tant dans ses objectifs – qui reste à définir – que dans ses projets. Le premier jalon étant fixé au 23 mars lors d’un séminaire entre le directeur de projet et des élus de la Creuse. Les grandes questions y seront posées : un plan mais pour quoi faire ? Quel(s) objectif(s) ? Avec quelles priorités, quels axes structurants ? Et… avec quels moyens. C’est là que le Père Noël qu’il n’est pas jette sa houppelande : il n’a pas d’enveloppe spécifique, mais une réelle compétence – voir sa bio ci-contre – pour aller puiser dans celles qui existent. Notamment, mais pas que, les fonds européens et les crédits non-consommés Massif Central et autres.

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Coupe-file pour la Creuse

Il a aussi un joker, une sorte de “coupe-file” (mais il n’aime pas le terme) qui lui permet de passer en premier dans tous les ministères. « Disons que si un dossier arrive avec le mot “Creuse”, il bénéficiera d’une attention bienveillante, d’un coup de pouce », illustre-t-il. Voilà qui devrait faire des jaloux.

Donc, s’il n’a pas de sous à distribuer, il a les moyens de faire ou plutôt de faire-faire. Mais pas n’importe quoi. Pas une liste de courses ou un inventaire à la Prévert que lui enverraient les élus en mal de préaux d’écoles ou de trottoir à refaire.

« Mon rôle, décrit Philippe Ramon, c’est de définir une ambition commune avec les élus, de veiller à ce qu’elle corresponde aux priorités du gouvernement, de mesurer sa pertinence, d’aider à la faire réaliser et d’évaluer ses effets ».

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Et l’homme est prêt à tout entendre. Ainsi, quand il voit la proposition de faire de toute la Creuse une zone franche fiscale (exonération pour toutes les entreprises), il sait que cela nécessite un texte de loi. Pourtant, il ne jette pas l’idée à la corbeille.
Quelles autres idées, d’ailleurs, ont retenu son attention : « Je vois déjà deux priorités qui semblent émerger : la santé et le numérique ».

Une troisième priorité, plus transversale, est convoquée par le directeur de projet : « Que les élus soient unis autour ce Plan, de cette ambition ». Peut-être pas le plus facile.

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Parcours. Originaire des Bouches-du-Rhône, ce que trahit un léger accent, Philippe Ramon est âgé de 51, il est marié et père de trois enfants. Le haut-fonctionnaire a installé son service dans les bureaux de la préfecture.
La Creuse ? Philippe Ramon n’a aucun lien avec la Creuse qu’il n’a fréquentée qu’une seule fois : lors d’un exercice au camp de La Courtine lorsqu’il était dans l’Armée de l’air. Carrière. Il a débuté sa carrière dans l’Armée de l’air, comme commissaire (administrateur), avant de passer le concours de la préfectorale. Il a ensuite parcouru les postes de sous-préfet (Arcachon), directeur de cabinet, SGAR adjoint… avant de rejoindre l’administration centrale à Paris. On le retrouve au cabinet de Bruno Le Maire lorsqu’il était ministre de l’Agriculture (2009-2012) en charge de l’aménagement du territoire. Puis deux années au ministère des Finances où il s’est composé un bon bagage sur les arcanes des fonds européens avant de rejoindre, en 2014, les collectivités territoriales dans le Sud comme directeur général des services de l’Agglo de Béziers puis DRH des Bouches-du-Rhône.

https://www.lepopulaire.fr/gueret/economie/ruralite/2018/03/09/philippe-ramon-dirige-le-projet-pour-la-creuse-voulu-par-le-president-de-la-republique_12767010.html

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Pourquoi le poids de la dette menace-t-il l'avenir de Haute Corrèze communauté ?

La plus étendue des communautés de communes corréziennes doit faire face à un gros problème de dette, une situation qui pourrait conduire à une hausse de la fiscalité pour les ménages, et qu'on vous explique en 4 points.

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Quelle est la situation financière de Haute Corrèze communauté ?

Née seulement le 1er janvier 2017 de la fusion de 6 communautés de communes, Haute Corrèze Communauté (HCC, 71 communes, un peu plus de 34.000 habitants) dispose d’un budget total de 29,5 millions d’€ (fonctionnement et investissement) selon les élements du débat d'orientation budgétaire 2018.
À côté du budget principal, figurent des budgets annexes sur de nombreuses compétences : enfance/jeunesse ; assainissement (collectif et individuel) ; eau ; déchets ; zones d’activités.

Côté recettes, la fiscalité des ménages et entreprises des 71 communes assure 13,16 millions d’€. S’y ajoutent de l’argent en provenance d’un fonds national de péréquation, diverses dotations et quelques recettes propres.

Quel est le niveau de la dette ?

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Tous budgets confondus, elle atteint 12,37 millions d’€. Pour 2017, la capacité de désendettement (nombre d’années pour rembourser la totalité du capital de la dette en y consacrant tout l’autofinancement) de HCC est de 12,55 ans.
Le ratio acceptable est estimé entre 10 et 12 ans. Mais dès 2018, il le devient beaucoup moins et passe à 15,5 ans. La situation devient dangereuse.

Et celui des réserves financières ?

C’est là le véritable problème d’HCC : son épargne nette, autrement dit ses réserves disponibles, était dans le rouge dès 2016 (avant la fusion) et le sera à nouveau en 2018 (après un retour au positif en 2017).
Si rien n’est fait, cette absence d’autofinancement interdit tout recours à l’emprunt et ne laisse quasiment aucune marge pour des investissements… jusqu’en 2028 !

Quelles sont les solutions ?

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Autant le dire tout de suite, elles n’ont rien d’agréable. Les élus ont différentes options devant eux, et peuvent même les mixer. La liste ne prétend pas être exhaustive.
La 1re, c’est d’agir sur les dépenses, en réduisant les charges du personnel (130 équivalents temps pleins à HCC) ; le risque, c’est de ne plus être capable d’assurer les services promis à la population et de louper cette proximité jugée indispensable.
La 2e, ce serait de trouver de nouvelles recettes, par exemple en cédant une partie des 96 bâtiments que gère HCC ; oui, mais cela risque de prendre du temps (pour définir ce que l’on vend et trouver des acheteurs) alors que des mesures doivent être prises dès 2018.

La 3e option, ce serait de raboter les sommes qu’HCC retourne chaque année à ses 71 communes, un total d’environ 10 millions d’€ ; le geste serait sans doute mal vu alors que chaque maire a bien du mal à boucler son budget. Et la principale victime serait sans doute Ussel.
La 4e, c’est la hausse de la fiscalité sur les ménages. Elle ne pourra pas se faire sur la taxe d’habitation, celle-ci étant supprimée totalement à partir de 2020, et normalement compensée par l’État. Il reste la taxe sur le foncier bâti pour assurer au minimum 600.000 € de recettes supplémentaires par an ; l’hypothèse haute serait d’un million d’€.
Enfin, il y en a une 5e : que Haute Corrèze Communauté fasse le tri dans ses compétences. Pour faciliter les choses au moment de sa création, elle a fait le choix de reprendre toutes les compétences qu’avaient les 6 ex-communautés de communes. Elle est de toute façon condamnée à faire un tri.

Eric Porte

https://www.lepopulaire.fr/ussel/institutions/politique/2018/02/24/pourquoi-le-poids-de-la-dette-menace-t-il-l-avenir-de-haute-correze-communaute_12750274.html

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Heureusement que l'on avait dit et redit que les communautés de communes était faites pour mutualiser la gestion et qu'ainsi on ferait des économies !!
Bon, on nous a également dit la même chose pour la fusion des régions !  S.R.

OUTIL FL EUROREGIONS

Quand Edouard Philippe propose une nouvelle version… des ABCD de l'égalité

A l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, ce jeudi 8 mars, le Premier ministre s'est prononcé en faveur d'une lutte "contre les préjugés sexistes" dès l'école. Soit une mesure très similaire aux fameux "ABCD de l'égalité" de Najat Vallaud-Belkacem... que le parti d'Edouard Philippe combattait il y a à peine quelques années.

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Il faut être très attentif pour comprendre les méandres de la politique française. Positions, voire postures : tout change et tout se transforme, à toute allure. Illustration avec la question de la sensibilisation dès l'école à l'égalité entre filles et garçons. En ce jeudi 8 mars, journée internationale des droits des femmes, le Premier ministre Edouard Philippe a présenté des mesures prises par le gouvernement, qui a fait de l'égalité des sexes la "grande cause" du quinquennat. Dans son discours, il a notamment abordé la question de l'éducation : "Pour assurer la transmission d'une culture de l'égalité, tout commence à l'école. C'est au début du processus de socialisation que nous devons lutter contre les préjugés sexistes".

Du bon sens ? Etonnant, tout de même, d'entendre cela dans la bouche de l'ancien maire de droite (Les Républicains)… Car en 2013, lorsque sa formation s'appelait encore l'UMP, elle s'était justement violemment engagée contre la ministre des Droits des femmes qui avait voulu engager ce même combat, Najat Vallaud-Belkacem. La socialiste entendait aussi lutter contre les stéréotypes de genre et le sexismevia un programme d'enseignement appliqué en maternelle et en primaire. L'UMP, avec Jean-François Copé à sa tête, avait alors mené une campagne résolue contre la mise en place de ses "ABCD de l'égalité", les assimilant à une prétendue "théorie du genre". Face à la violence de la polémique et des fake news relayées par la droite sur le sujet, le gouvernement avait fini par reculer, le ministre de l’Éducation Benoît Hamon annonçant en 2014 un simple plan de formation des enseignants pour l'égalité filles-garçons.

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A l'époque, Edouard Philippe n'avait pipé mot, depuis sa mairie du Havre. Pour aujourd'hui proposer à son tour d'"assurer la transmission d'une culture de l'égalité" dès le "début du processus de socialisation", dans une démarche ressemblant trait pour trait aux "ABCD de l'égalité", axée notamment sur des séances en classe consacrées à la lutte contre les préjugés. Il sera intéressant de demander à plusieurs des poids lourds de son gouvernement ce qu'ils pensent du projet. Par exemple à Bruno Le Maire, lui aussi à l'UMP à l'époque des "ABCD", et qui confiait alors à l'Obsqu'il les trouvait "pas pertinents". "Les enseignants ne sont pas là pour éduquer à la place des parents", soutenait-il même. En écho à Jean-François Copé, Gérald Darmanin n'hésitait pas de son côté à amalgamer le projet de Najat Vallaud-Belkacem avec la "théorie du genre (...), une absurdité absolue". Verdict : "Il faut s'y opposer totalement".

Jean-Michel Blanquer va devoir s'y mettre

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Le plus drôle dans cette histoire, c'est que le ministre de l'Education qui devra mettre en œuvre les annonces d'Edouard Philippe, Jean-Michel Blanquer, déclamait encore pas plus tard qu'en novembre dernier, sur Europe 1, son hostilité à feu les "ABCD de l'égalité" : "Est-ce que ça a été efficace ? Est-ce que a changé quoi que ce soit ? Non, au contraire, on a clivé davantage. Donc on voit bien qu'il faut faire autrement".

Il faut dire que la droite est spécialiste des revirements sur le sujet… Car à l'époque de Najat Vallaud-Belkacem, déjà, les esprits attentifs avaient relevé son retournement de veste, incarné en particulier par Nadine Morano. En 2014, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy était l'une des plus virulentes contre les "ABCD", s'indignant que le gouvernement socialiste veuille "mener le débat sur l’égalité en apportant la négation du genre". Sauf que deux ans plus tôt, quand elle-même était ministre, elle avait défendu lors d'un colloque… la lutte contre les stéréotypes de genre et ce, dès la crèche ! "C'est là que ça commence, les stéréotypes", martelait-elle. Comme quoi, la lutte contre les postures politiciennes devrait aussi donner lieu à un programme de formation de nos gouvernants…

https://www.marianne.net/politique/coucou-nvb-quand-edouard-philippe-propose-une-nouvelle-version-des-abcd-de-l-egalite?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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