samedi 24 février 2018

Retraites : attention au bonus-malus à partir de 2019

A compter du 1er janvier prochain, les salariés nés après 1956 voient les règles de leur retraite évoluer. Le point sur la réforme.

ACT RETRAITES BONUS MALUS

Dur, dur pour les générations de l'après-baby-boom. Aujourd'hui les salariés qui prennent leur retraite à l'âge légal et qui ont la durée d'assurance requise (42 ans) touchent leurs pensions complémentaires intégralement. Tout va changer à compter du 1er janvier 2019. L'accord d'octobre 2015 signé par les partenaires sociaux pour renflouer les caisses des régimes de retraite complémentaire (Agirc-Arrco) va instaurer un système de bonus-malus. Objectif : inciter les personnes nées à partir de 1957 à travailler plus longtemps.

La pension va en prendre un coup

métro-boulot-caveau-retraités-manifestations

Tous les salariés nés après 1956 qui demanderont à bénéficier de leur retraite avant 67 ans, dès lors qu'ils sont munis de tous leurs trimestres, subiront automatiquement une minoration de 10 % sur leurs pensions complémentaires. Ce malus sera appliqué durant trois ans et ce au plus tard jusqu'à 67 ans, âge à partir duquel il ne s'applique plus.

Les grands perdants

Plus la retraite complémentaire pèse dans le montant total de la pension, plus l'impact sera lourd. C'est pourquoi les cadres seront particulièrement impactés. Prenons l'exemple d'un cadre né en 1957, dont le montant de la retraite complémentaire est estimé à 2 000 euros. S'il part à 62 ans (avec le taux plein), il se verra appliquer une décote de 10 % pendant trois ans, soit 200 euros de moins par mois pendant trente-six mois. Le manque à gagner total pour lui sera de 7 200 euros. Pour un non-cadre, dont le montant de la retraite complémentaire est estimé à 500 euros, la perte totale représentera 1 800 euros. Autres grands perdants en vue, les chômeurs : beaucoup de seniors finissent leur carrière comme demandeur d'emploi. Dès lors qu'ils remplissent les conditions d'une retraite à taux plein, Pôle emploi cesse de les indemniser. Ils devront solder leur retraite et subiront de plein fouet la décote.

manifestation-retraitc3a9s-cgt

Un bonus en contrepartie

Ceux qui décideront de travailler un an de plus (à partir de la date où ils peuvent obtenir le taux plein) seront exemptés de la décote. S'ils travaillent deux ans de plus que prévu, ils obtiendront, pendant un an, une majoration de 10 % des pensions complémentaires. Majoration qui grimpera à 20 % s'ils travaillent trois ans de plus et à 30 % s'ils restent en activité quatre ans de plus. A signaler : les salariés prenant leur retraite anticipée au titre d'une carrière longue seront concernés par ce bonus-malus, qui s'appliquera jusqu'à l'âge de 67 ans maximum.

Des salariés épargnés

les-retraites-mobilises-contre-la-hausse-de-la-csg

Les retraités à très faibles revenus, exonérés de CSG (contribution sociale généralisée), échapperont au dispositif, et ceux qui, un peu moins mal lotis financièrement, bénéficieront d'un taux réduit de CSG ne subiront qu'une décote de 5 %. Autres exemptions prévues par les textes : les handicapés avec au moins 50 % de taux d'incapacité, les aidants familiaux (ayant un enfant handicapé), les assurés bénéficiaires du régime de base dans le cadre du dispositif amiante, les personnes reconnues inaptes au travail, les mères ouvrières ayant élevé au moins trois enfants.

Quant aux salariés qui n'ont pas tous leurs trimestres pour pouvoir bénéficier d'une retraite à taux plein avant 67 ans, ce dispositif ne s'applique pas pour eux. C'est le système de décote habituel qui sera alors mis en oeuvre : jusqu'à 22 % de décote possible s'il manque des trimestres pour obtenir le taux plein.

Vérifiez bien votre dossier

« La méfiance est la plus sûre compagne de la sagesse... » Le montant de votre pension de retraite a-t-il été bien calculé ? Les futurs retraités se posent souvent cette question lorsqu'ils reçoivent leurs avis de notification, ces fameux documents envoyés par les différents régimes indiquant, par des projections, les montants qu'ils verseront au retraité le jour J. Et si une erreur s'était glissée en leur défaveur...

Le montant des pensions est calculé à partir des données transmises au fil de votre carrière par vos employeurs et différents organismes (Pôle emploi, Assurance maladie...). Les erreurs peuvent survenir à deux niveaux : lors du calcul du montant de votre pension, effectué par les régimes au moment de la retraite, et au cours de votre carrière, lors de l'enregistrement de vos droits. Risques de pertes de données, oublis, erreurs de calcul... personne n'est à l'abri surtout lorsque les parcours professionnels sont hachurés (chômage, licenciement à la suite d'une faillite...), ou ponctués de multiples employeurs. Attention aussi aux changements de statut, en cas de passage du public au privé (ou vice versa). Autant d'éventuelles anomalies qui doivent inciter les futurs retraités à vérifier régulièrement les droits inscrits dans leur dossier retraite, afin de repérer et signaler le plus tôt possible tout oubli ou erreur. Une préoccupation bien légitime, si l'on en croit la Cour des comptes.

Chaque année, en effet, les Sages de la rue Cambon livrent (dans le rapport de certification des comptes de la Sécu) un indicateur de « qualité des dossiers validés ». Sur un échantillon d'environ 10 000 dossiers passés au crible, la part de ceux entachés d'une erreur financière est passée de 8 % à un peu plus de 11 % entre 2015 et 2016. Plus d'un tiers de cette hausse tient à des changements dans la procédure de contrôle, note la Cour des comptes.

Le reste résulte d'« une détérioration de la qualité de la liquidation ».

L'Assurance retraite (du régime général) a, de son côté, mis en place une procédure d'évaluation : chaque mois, 50 dossiers (déjà notifiés), tirés au hasard, sont examinés à la loupe par la caisse. « La plupart sont de très faible montant, 14 % représentent moins de 10 euros par an et 51 % moins de 100 euros », affirme l'Assurance retraite.

Mieux vaut faire preuve de vigilance car une fois que la retraite sera officielle (soldée avec notification de la pension), il vous restera deux mois seulement pour rectifier le tir. Passé ce délai, il sera trop tard.

http://www.leparisien.fr/vie-quotidienne/argent/retraites-attention-au-bonus-malus-a-partir-de-2019-20-02-2018-7568835.php

BASE 14 995X225

De Hollande à Macron, avec la complicité des "partenaires sociaux", dont les syndicats membres de la Confédération européenne des Syndicats (CES), la mise en oeuvre des GOPE (grandes orientations de politique économique) imposées par la Commission européenne.  P.G.

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_o

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Charles-Henri Gallois, responsable UPR des affaires économiques, répond à vos questions

Charles-Henri Gallois répondait aux questions des internautes sur YouTube le 21-02-2018.

CHARLES HENRI FB 21FEV18

L’UPR a besoin de vous !

Retrouvez toutes nos analyses sur notre site : https://www.upr.fr.

Abonnez-vous à notre chaine YouTube : https://www.youtube.com/channel/UC7OM…

Aimez nos pages Facebook :
François Asselineau : https://www.facebook.com/asselineau/
UPR : https://www.facebook.com/upr.francois…

Suivez nos comptes Twitter :
François Asselineau : https://twitter.com/UPR_Asselineau
Charles-Henri Gallois : https://twitter.com/CH_Gallois
Vincent Brousseau : https://twitter.com/Vinc_Brousseau
UPR : https://twitter.com/UPR_Officiel

https://www.upr.fr/actualite/charles-henri-gallois-responsable-upr-affaires-economiques-repond-a-vos-questions

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_o

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

St Geyrac : Le fabricant de jouet artisanal poussé à la fermeture pour une question de normes

NORMES européennes
POUR LA MORT des artisans et PME !

ici, la directive 2009/48/CE.  D.R./ E. H (UPR 87)

L'administration française est décidément bien contraignante pour les entrepreneurs, surtout les très modestes*. Un petit artisan vient d'en faire l'amère expérience. Il doit cesser sa production de jouets en bois qu'il façonnait lui-même, mais pour lesquels il n'avait pas de mise aux normes.

ACT NORMES UE

Si Gepetto vivait de nos jours en France, Pinocchio n'aurait jamais vu le jour... Et l'atelier de Patrice Albert à Saint Geyrac, c'est un peu le monde de Gepetto. Un modeste atelier de menuiserie que nous étions allé visiter quelques jours avant Noël, et dans lequel Patrice façonnait ses jouets en bois. Modèles réduits de voitures, figurines animées, cubes, tout un monde en bois pour enfants rêveurs et parents nostalgiques de leurs joujoux d'enfant en bon bois d'arbre.

Des jouets qui plaisaient tant que Patrice, modestement, avait commencé à les commercialiser il y a un an. Menuisier décorateur en recherche d'emploi il avait trouvé là de quoi faire plaisir en se faisant plaisir, et, cerise sur le gâteau, de quoi en vivre modestement. Un exemple réussi d'auto-entreprise heureuse.

f3na24_20180220_patricegeyracjouets2-3520467

Sauf que nous ne sommes pas en Italie en 1880, mais en France en 2018, un pays et une époque qui ne plaisantent pas avec la sécurité. Les services de la répression des fraudes ont donc fait leur travail, et demandé au petit menuisier de mettre sa production en accord avec la réglementation en vigueur...

En gros il s'agit de faire passer une batterie de tests à ses petits jouets, pour la modeste somme de 1 500 €uros par type de jouet. Une somme que ne peut évidemment pas investir Patrice. Pire, il pourrait être forcé à "rappeler" ses jouets déjà vendus. On imagine aisément les difficultés et le coût que cela peut engendrer.

Patrice ferme donc son petit atelier de menuiserie et se prépare à consacrer son temps et son argent à répondre aux exigences administratives, en espérant ne pas avoir trop de problèmes...

f3na24_20180220_patricegeyracjouets4-3520475

C'est bon de savoir que n'importe qui ne peut pas vendre n'importe quoi, surtout à des enfants. Reste à savoir si parfois ce n'est pas plutôt aux parents qu'à l'administration de juger de ce qui est bon ou pas pour leurs enfants. En attendant si vous souhaitez vous procurer un jouet, vous êtes prié d'aller dans une chaîne de magasins agréés qui fournissent des jouets aux normes, produits dans des usines quelque part, de l'autre côté de la planète...

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/dordogne/perigord/st-geyrac-fabricant-jouet-artisanal-pousse-fermeture-question-normes-1427085.html

BASE 14 995X225

"L'administration française est décidément bien contraignante pour les entrepreneurs, surtout les très modestes"..."un pays et une époque qui ne plaisantent pas avec la sécurité" : un bel exemple de propagande (mais il est probable que le journaliste n'a pas le choix pour faire passer son "papier").  S'il est vrai que la France fait souvent du zèle pour être le "bon élève de la classe", les normes qui asphyxient nos PME sont d'origine...européenne, mais il ne faut surtout pas le dire!

P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 23 février 2018

Une des dernières forêts millénaires de France pourrait finir en bois de chauffage

En Haute-Vienne, une forêt de plus de mille ans est menacée : ce trésor de biodiversité situé à Rochechouart risque d’être vendu à un groupement forestier dans les prochains jours pour finir en bois de chauffage ou en meuble. Les citoyens se mobilisent.

ACT ROCHECHOART FORET

L’une des plus vieilles forêts du Limousin, que certains ouvrages du 13e siècle mentionnaient déjà, est en danger imminent. Ce lieu unique en France abrite une faune et une flore exceptionnelles. Certaines espèces rares y ont d’ailleurs élu domicile.

Seulement, ce patrimoine naturel est sur le point d’être vendu à un groupement forestier qui souhaite l’exploiter à des fins industrielles.

btracien rocechouart

Nicolas Thierry, le vice-président de la Nouvelle-Aquitaine, vient de pousser un cri d’alerte sur Facebook et appelle à une mobilisation urgente.

« Il était une fois, en Nouvelle-Aquitaine*, une très vieille forêt située à Rochechouart en Haute-Vienne. Une forêt certainement millénaire. Probablement la plus vieille de la région. Son existence est mentionnée dans des ouvrages dès le XIIIème siècle. Par ailleurs, le château de Rochechouart garde une trace de cette forêt sur une fresque du XVIème siècle. Ce lieu remarquable et unique abrite une faune et une flore extrêmement rares. Plusieurs espèces inscrites sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature y ont trouvé refuge.

Mais… j’apprends la semaine dernière que cette vieille dame est sur le point d’être vendue à un groupement forestier qui la convoite afin de l’exploiter de manière industrielle et ainsi produire du bois de chauffage.

Sidération.

Une semaine que je me démène pour explorer des leviers juridiques et empêcher l’impensable. Aucun recours possible à ce jour. Alors, tentative de discussion avec les vendeurs pour imaginer une acquisition par les pouvoirs publics et une mise en gestion pour 99 ans au Conservatoire d’espaces naturels. Les vendeurs ne veulent rien entendre. Ces derniers souhaitent faire au plus simple et ne pas perdre de temps pour la vente.

Demain, ultime tentative en saisissant le Conseil National de Protection de la Nature. Peu d’espoir mais je ne veux rien regretter et avoir tout essayé.

Il y a des jours où la vie d’élu est particulièrement difficile. »

Nicolas Thierry vient de lancer, avec l’aide de l’association Vivre avec le Parc Périgord Limousin, une opération de financement participatif en urgence afin d’aider les pouvoirs publics à acquérir au plus vite cette merveilleuse forêt. Les dons permettront de compléter les fonds publics. Objectif : 50 000 euros. Si vous souhaitez aider à sauver la forêt de Rochechouart, ça se passe ici.

« Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été péché, alors on saura que l’argent ne se mange pas. »

Geronimo

Source :

https://www.revue-farouest.fr/rochechouart-foret-en-danger/

https://positivr.fr/foret-rochechouart-millenaire-menacee-financement-participatif/

https://www.france-voyage.com/villes-villages/rochechouart-34579/foret-rochechouart-28789.htm

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10156203012127053&set=a.250179802052.174423.588157052&type=3

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/menaces-foret-rochechouart-haute-vienne-1427771.html

https://aphadolie.com/2018/02/22/une-des-dernieres-forets-millenaires-de-france-pourrait-finir-en-bois-de-chauffage/

BASE 14 995X225

*Bravo à ces (rares) élus qui se mobilisent (même tardivement) pour le Bien Commun, mais une fois de plus, on ne peut que constater le décalage entre le soutien apporté aux causes et la déploration des conséquences de telles positions. Qui finance ce type de projets à l'exclusion des autres? Pourquoi l'Etat et ses relais locaux  n'ont- il pris aucune mesure de protection? Pourquoi n'y a- t- il pratiquement aucun espoir pour que la France s'y oppose de façon souveraine?  P.G.

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_o

 

Posté par UPR Creuse à 05:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Les agriculteurs exclus des zones défavorisées en colère

Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a présenté une nouvelle carte des zones défavorisées, qui ouvrent droit à des aides européennes. Le nombre de paysans aidés augmente, mais les perdants ne décolèrent pas.

Les agriculteurs exclus des zones défavorisées en colère 

C’est une annonce qui a beaucoup fait parler d’elle sur le site de ventes d’occasion Leboncoin. Brice Asensio, maire de Cazalrenoux, dans l’Aude, a décidé d’y proposer son village. « Une belle commune de 13,5 km² », précise l’annonce. Plus étonnant encore, les éleveurs du village, qui compte une centaine d’âmes, font aussi partie du lot à céder, en tant qu’« espèce en voie de disparition, mais non protégée ». Pour l’édile le constat est simple : « Quand les agriculteurs ne seront plus là, on perdra encore des habitants, il n’y aura plus l’école, les commerces fermeront, ce qu’il nous reste de service public aussi. Et là, on sera obligés de vendre pour de bon », résume-t-il.

De l’Aude à l’Aveyron, plusieurs élus ont poussé le même cri que Brice Asensio. Tous craignent que la nouvelle carte des zones défavorisées, rendu publique le 20 février par le ministère de l’agriculture, prive leurs exploitants d’aides financières dont ils bénéficiaient jusque-là. En particulier l’Indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN), versée à 75 % par l’Union européenne. [avec l'argent des Français, NdR.]

Une carte jugée obsolète

Instaurée en 1976, cette allocation vise à favoriser l’agriculture dans des zones souffrant de contraintes géographiques. Sont concernés les zones de montagne, mais aussi des territoires accidentés ou souffrant de handicaps naturels, appelés zones défavorisées simples (ZDS). Ce sont ces derniers qui sont aujourd’hui redessinés.

Selon l’ancienne carte, près de 53 000 agriculteurs, répartis sur plus de 10 000 communes étaient intégrés à ces ZDS. Mais la carte a fini par être jugée obsolète par les instances communautaires, qui ont imposé à la France un redécoupage.

GOPE-Grandes-Orientations-de-Politique-Economique-feuille-de-route-économique-de-Matignon

Le travail a commencé en 2016 et le ministère de l’agriculture doit rendre sa copie le 1er mars. Le 20 février, une version – encore provisoire – de la nouvelle carte a été présentée, par le ministre, Stéphane Travert. Elle doit servir de « base de travail » pour négocier avec la Commission européenne.

Pour certains c’est le couperet

Selon ce nouveau morcellement, 1 349 communes et 5 200 exploitants sortiraient du zonage, tandis que 3 570 communes et quelque 7 000 exploitants y entreraient. Soit un nombre total de bénéficiaires supérieur.

journaux-poison

Mais pour Brice Asensio, c’est le couperet : la carte confirme que les trois agriculteurs de sa commune ne rentrent plus dans le dispositif. Dans la Piège, petite région à l’ouest de l’Aude, c’est la nature des terres, argileuses et peu profondes, et un relief escarpé qui justifiaient ces aides depuis leur création. « Cette décision n’a rien de rationnel. On nous supprime nos aides alors que nos collines n’ont pas disparu, les cailloux non plus et la terre n’a pas changé », déplore Brice Asensio.

Installé il y a trois ans à la suite d’une reconversion professionnelle, Yvan Teyssandier est l’un des trois éleveurs concernés. Sur ses 30 hectares de terre, 25 sont des collines ou des coteaux qui rendent impossible toute culture.

Pour son élevage de brebis et de cochons en plein air, il a élaboré avec la chambre d’agriculture un plan de développement sur quatre ans, dans lequel les aides – 5 000 € par an – sont intégrées. « On n’a pas le choix, car nos petites fermes ne sont pas rentables, souligne-t-il. Si on les perd, c’est la pérennité même de l’exploitation qui est menacée. »

Dans la ferme voisine, Frédérique Bromet est à la tête d’une exploitation tenue par sa famille depuis trois générations. « Nous avons toujours connu ces aides, précise-t-elle. Si on les perd on sera obligés d’arrêter, car nous travaillons déjà à perte. »

Un accompagnement financier

Pour venir en aide aux exploitants laissés du mauvais côté du nouveau tracé, le ministre de l’agriculture Stéphane Travert a promis un accompagnement financier, avec, « dès 2019, un soutien à hauteur de 80 % de l’aide qu’il recevait, puis de 20 % en 2020 ». Des solutions jugées « insuffisantes » par la FNSEA, le principal syndicat agricole. « Une aberration, pour Brice Asensio : on va compenser d’un côté ce qu’on nous retire de l’autre, ça n’a pas de sens ».

Yvan Teyssandier s’inquiète lui davantage de la pérennité de ces compensations : « combien de temps vont-elles être versées ? Moi je veux penser mon exploitation agricole sur la durée. » le 23 février, avec d’autres exploitants du département, ainsi que plusieurs élus, il prendra un bus de nuit pour se rendre au salon de l’agriculture, où, depuis le stand Occitanie, il compte bien se faire entendre auprès du président de la République.

Quentin Bas Lorant
https://www.la-croix.com/Economie/France/agriculteurs-exclus-zones-defavorisees-colere-

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_o

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

À l'Assemblée, une députée LREM monte au front contre la suppression des petites lignes SNCF

Alors que le rapport Spinetta propose de fermer certaines petites lignes ferroviaires, peu fréquentées et trop coûteuses à ses yeux, de nombreux élus s'inquiètent des conséquences pour les zones moins bien desservies...y compris à La République en Marche.

ACT LIGNES SNCF

"Vous avez vu les guignols d'En Marche? Ils sont tous avec le petit doigt sur la couture, ils doivent tous voter la même chose". Lors de son désormais fameux "cours" à l'EM Lyon, Laurent Wauquiez avait repris à son compte une critique récurrente adressée aux députés LREM, à savoir d'être des députés "godillots", adeptes jusqu'au-boutistes de la discipline de groupe. Reste que, à l'image de la future loi "asile et immigration" qui a provoqué un début de fronde au sein des adeptes de la start-up nation, la réforme à venir de la SNCF et les préconisations explosives du rapport Spinetta pourraient ouvrir un nouveau débat en interne.

Ce mardi 20 février, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la députée LREM du Loiret, Caroline Janvier, a estimé, s'adressant à la ministre des Transports Elisabeth Borne, qu'"une recommandation au sein du rapport est assez préoccupante". Et de préciser, plus ferme: "La volonté de supprimer les lignes de catégorie 7 à 9 desservant nos petites villes n'est pas acceptable". Remis le 15 janvier à la ministre par Jean-Cyril Spinetta, ancien PDG d'Air France, le rapport consacré à la SNCF inquiète déjà les syndicats, notamment par ses propositions d'abandon du recrutement de cheminots ou de transformation de la SNCF en société anonyme. Mais également par sa recommandation de fermer des "petites lignes", celles qui mobilisent 16% des moyens consacrés au secteur ferroviaire, mais ne transportent que 2% des voyageurs dans moins de 10% des trains.

"Le principe d'égalité de l'accès à la mobilité doit être conservé", plaide la députée, selon laquelle en région Centre, "ce serait des lignes comme Paris-Chateauroux-Vendôme-Tours, Tours-Chinon ou Bourges-Montlucon, qu'il faudrait arrêter". Sans véritablement répondre à ce point précis, la ministre des Transports a rappelé la volonté du gouvernement d'"améliorer la mobilité des Français sur tout le territoire", et le "rôle essentiel" de "notre service public ferroviaire"".

Interrogé à son tour par le député UDI, Agir et indépendant du Nord Guy Bricout, le Premier ministre Edouard Philippe s'est montré quelque peu sur la défensive, cherchant à dédouaner le gouvernement. "L'avenir de ces petites lignes, ce n'est pas le gouvernement qui peut le déterminer. C'est probablement le gouvernement qui est le moins bien placé pour le déterminer", a-t-il fait valoir, avant d'ajouter que l'avenir de ces lignes "dépendra de discussions qui auront lieu avec les régions, dont c'est une partie de la responsabilité, avec l'entreprise, dans le cadre des schémas d'aménagement qui sont prévus par la loi".

Droite et gauche à l'unisson contre la proposition

Par ailleurs, la possible suppression des petites lignes est l'un des points du rapport qui mobilise le plus contre lui, au delà des clivages politiques. "Si on continue comme ça, on va faire une France que des métropoles et des très grandes villes", s'est notamment inquiété sur Franceinfo Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France.

Même son de cloche du côté de Les Républicains dont le vice-président Guillaume Peltier a demandé ce mardi sur LCP au gouvernement de ne "suivre en rien les recommandations du rapport sur la question des lignes du quotidien". Et d'ajouter: "Nous serons chez Les Républicains des défenseurs acharnés de la France des provinces et de ce droit fondamental de nos travailleurs dans nos territoires de se déplacer". Dans La Dépêche du Midi, la présidente PS de la Région Occitanie Carole Delga a elle estimé que supprimer les petites lignes, c'est "dévitaliser les territoires (...)C'est contraire aux forts besoins des populations rurales et cela va renforcer leur sentiment de déclassement".

https://www.marianne.net/politique/l-assemblee-une-deputee-lrem-monte-au-front-contre-la-suppression-des-petites-lignes-sncf?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

BASE 14 995X225

Comble de l'hypocrisie? Démagogie électoraliste ou simple bêtise? Peut- être un mélange des trois. Comment peut- on soutenir des politiques et leur origine (la "construction européenne" et sa logique) et en déplorer les conséquences? L'article 106 du TFUE contraint les gouvernements à une mise en concurrence des services publics, prélude à leur privatisation! La suppression des lignes non rentables est parfaitement logique et conforme à l'application des grandes orientations de politique économique de la Commission européenne (art. 121).  Comme le dit justement le Premier Ministre: ""L'avenir de ces petites lignes, ce n'est pas le gouvernement qui peut le déterminer. C'est probablement le gouvernement qui est le moins bien placé pour le déterminer" : il ne fait qu'obéir aveuglément à des décisions venues d'ailleurs.    P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Etats- Unis: l’élite ne vaccine pas

Le médecin qui a officié comme médecin privé de Bill Gates à Seattle dans les années 90’ dit que le fondateur de Microsoft et défenseur des vaccins « a refusé de vacciner ses propres enfants » quand ils étaient petits.

ARG RICHES VACCINS

« Je ne sais pas si ceux-ci ont été vaccinés à l’âge adulte, mais je peux vous dire qu’il a refusé de les vacciner quand ils étaient enfants », a dit le médecin lors d’un symposium médical à huit clos à Seattle, ajoutant que « C’était des enfants magnifiques, très intelligents et vifs, et il a dit que c’était bien comme ça, et qu’ils n’avaient pas besoin du moindre vaccin ».

Les commentaires ont provoqué une agitation chez les médecins lors du symposium avec des allégations qu’il rompait la confidentialité médecin-patient, selon les rapports. Cependant, comme il parlait à d’autres médecins, il ne violait pas le code de conduite de l’industrie. Gates a trois enfants avec sa femme Melinda – Jennifer, Rory et Phoebe – nés entre 1996 et 2002, et selon son ancien médecin, ils sont tous non vaccinés et en bonne santé.

La nouvelle que Bill Gates ne vaccine pas ses propres enfants, bien qu’il soit le militant le plus actif au monde pour les vaccinations obligatoires, ne devrait pas surprendre. Des études prouvent que l’élite ne vaccine pas ses enfants. Mais en même temps, ils s’attendent à ce que les masses vaccinent les leurs.

14372386

L’élite ne vaccine pas

En Californie, les enfants les plus susceptibles d’être non vaccinés sont blancs et proviennent des familles les plus riches de Los Angeles, selon une étude récente. Le pourcentage de jardins d’enfants bénéficiant d’exemptions de croyances personnelles émises par l’État a doublé entre 2007 et 2013, passant de 1,54% à 3,06%. C’est environ 17 000 des enfants les plus riches, sur plus d’un demi-million, qui se retirent de la vaccination. Selon CNN, les pourcentages d’exonération de vaccins étaient les plus élevés dans la plupart des quartiers blancs à revenu élevé tels que le comté d’Orange, Santa Barbara et certaines parties de la Bay Area.

L’étude, qui a été publiée dans le American Journal of Public Heath, a examiné plus de 6200 écoles californiennes et constaté que les exemptions de vaccins étaient deux fois plus fréquentes chez les enfants d’âge préscolaire fréquentant des établissements privés. « Les parents très riches et privilégiés aiment l’idée de l’immunité collective, mais ils ne veulent pas prendre les risques associés à la vaccination lorsqu’il s’agit de leurs propres enfants. Ils s’inquiètent des réactions défavorables comprenant l’autisme. »

Source :

http://ajph.aphapublications.org/doi/abs/10.2105/AJPH.2015.302926

https://edition.cnn.com/2015/12/30/health/california-vaccine-refusers-white-and-wealthy/index.html

http://initiativecitoyenne.be/2018/02/l-ancien-medecin-du-milliardairea-revele-que-bill-gates-a-refuse-de-vacciner-ses-enfants.html

https://aphadolie.com/2018/02/21/lelite-ne-vaccine-pas-lancien-medecin-de-bill-gates-dit-que-le-milliardaire-a-refuse-de-vacciner-ses-enfants/

BASE 14 995X225

On savait déjà que Bill Gates et les cadres de Facebook, Google...protégeaient leurs enfants des nouvelles technologies, surtout les tablettes et autres "smartphones", jugées extrêmement dangereuses pour leur progéniture; voilà une nouvelle illustration du "faites ce que je dis mais pas ce que je fais". Entre cynisme mercantile et mépris de classe... Et quand les gueux osent exprimer quelques doutes sur les "conseils" de ces gens ou sur l'utilité de leurs produits, on les traite de "réactionnaires", voire de "complotistes".     P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Une première : la BCE gèle tous les paiements d'une banque européenne

La Banque centrale européenne a imposé un moratoire à la troisième banque commerciale lettone, dans la tourmente depuis que le Trésor américain l'a classée comme établissement à haut risque de blanchiment, la soupçonnant d'avoir participé au financement de la vente de missiles balistiques à la Corée du Nord.

ACT LETTONIE BANQUE

Du jamais-vu dans l'Europe bancaire : la BCE a décidé, en urgence ce lundi, d'imposer un « moratoire » à la banque lettone ABLV, le troisième plus important établissement de crédit du pays balte, dans la tourmente depuis qu'elle n'avait plus accès aux marchés financiers, après une sanction des Etats-Unis.

« Cela signifie qu'à titre temporaire, et jusqu'à nouvel ordre, une interdiction de tous paiements par la Banque ABLV sur ses passifs financiers a été imposée et est actuellement en vigueur », explique la BCE dans un communiqué.

Le moratoire, imposé au régulateur letton, a été jugé nécessaire « pour trouver une solution » en coordination avec les autorités lettones et remédier aux problèmes de pénuries de financement. Il s'agit aussi d'éviter un "bank run", une ruée au guichet des dépositaires, même si ABLV est plutôt une banque d'entreprise et de gestion de fortune. Une telle mesure n'avait pu être imposée l'an dernier au moment des difficultés de Banco Popular, rachetée pour un euro symbolique par Santander, car la loi espagnole ne permet pas de décréter de moratoire sur les dépôts.

« La situation financière de la banque s'est fortement dégradée ces derniers jours suite à une annonce effectuée le 13 février par le réseau de lutte contre la délinquance financière (Financial Crimes Enforcement Network) du Département du Trésor des États-Unis de proposer à partir de février une mesure désignant la Banque ABLV comme un établissement représentant un risque majeur en matière de blanchiment des capitaux, conformément à la Section 311 du Patriot Act américain », contextualise la Banque centrale européenne.

"Blanchiment institutionnalisé" et financement en Corée du Nord

Le réseau anti-délinquance financière du Département du Trésor américain a, en effet, rendu des conclusions alarmantes :

« ABLV a institutionnalisé le blanchiment d'argent en tant que pilier des pratiques commerciales de la banque », écrit le FinCEN dans un communiqué.

« Les pratiques déficientes des banques favorisent un large éventail de comportements illicites, y compris l'activité liée au programme d'armement de la Corée du Nord et la corruption liée à la Russie et à l'Ukraine », a déclaré Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor de l'administration Trump.

Dans son rapport, le FinCEN détaille que « l'activité illégale de la banque lettone inclut des transactions avec des parties connectées à des entités désignées par les Etats-Unis et l'Onu, dont certaines impliquées dans la fourniture ou l'export de missiles balistiques à la Corée du Nord. »  Pointant la défaillance des systèmes de contrôle et procédures, il affirme aussi que la banque a vu transiter « des milliards de dollars dans la corruption publique et le dépouillement d'actifs par le biais de comptes de sociétés écrans. »

Affaire de corruption à la banque centrale lettone

Fondée en 1993, la banque ABLV, issue de la privatisation d'une branche régionale de la banque nationale, est spécialisée dans la banque privée, de financement et d'investissement. Depuis son siège de Riga, elle s'est fortement développée dans les Etats de la CEI, Ukraine, Azerbaïdjan, etc. A la fin de 2017, elle disposait de liquidités de 1,7 milliard d'euros pour un total de bilan de 3,63 milliards d'euros et un produit net bancaire de 140 millions d'euros (en 2016). ABLV, qui emploie plus de 800 personnes, est la deuxième banque lettone en termes de dépôts (2,6 milliards d'euros, derrière la Swedbank et devant SEB). La cotation de son action a été suspendue à la Bourse Nadsaq de Riga.

« Cette décision est prise afin de donner à la banque suffisamment de temps pour prendre des mesures en vue de stabiliser la situation existante et d'accumuler les fonds nécessaires pour assurer un fonctionnement normal », fait valoir la direction d'ABLV dans un communiqué.

La banque de Riga explique qu'elle a décidé « de mettre en gage une partie des titres à sa disposition en demandant à la Banque de Lettonie, à son tour, d'accorder un prêt à hauteur de 480 millions d'euros ». La solution pourrait passer par un rachat de ses actifs, à l'image du sauvetage de Popular par Santander.

Cette affaire interroge sur la qualité des contrôles anti-blanchiment en Lettonie et de la supervision bancaire du régulateur national, le FCMC (Financial and Capital Market Commission), responsable de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, qui n'est pas dans les attributions directes de la BCE.

L'affaire tombe au plus mal pour le pays balte : le gouverneur de la Banque centrale de Lettonie a été arrêté ce week-end par le bureau national anti-corruption. Il est soupçonné d'avoir reçu un pot de vin de 100.000 euros, dans un dossier qui n'a, semble-t-il, rien à voir avec les déboires d'ABLV, mais jette un voile de suspicion sur l'ensemble du système financier letton et ses gendarmes.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/une-premiere-la-bce-gele-tous-les-paiements-d-une-banque-europeenne-769077.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180220

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_o

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Transhumanisme : Une peau électronique pour remplacer tous nos écrans

ACT PEAU ELECTRONIQUE

 

Une peau électronique pour remplacer tous nos écrans

 

Peau électronique – Ecrans - 1

 

 

Une équipe de chercheurs de l’université de Stanford, dirigée par la chimiste Zhenan Bao, a mis au point un patch électronique extra fin, baptisé « e-skin ». Ce patch est composé de semi-conducteurs organiques pouvant s’adapter aux mouvements d’un membre, tout en conservant pleinement leurs propriétés conductrices. De son côté, le professeur Jianliang Xiao, à la tête du département « Science des matériaux » de l’Université de Boulder (Colorado), a mis au point au début de l’année 2018 une peau cybernétique autocicatrisante. Et ce mois-ci, c’est le professeur Takao Someya, de l’université de Tokyo, qui a fait la démonstration d’un écran hautement élastique à coller sur la peau, qui intègre un capteur biomédical cutané et un module de communication sans fil. Ces innovations ouvrent la voie à la conception d’appareils électroniques collés à même la peau, voire intégrés à l’intérieur de l’épiderme, qui pourraient remplacer, à terme, tous nos écrans. Zhenan Bao, qui travaille depuis 2011 à la mise au point de peaux électroniques, a accepté de répondre par mail à nos questions, depuis son bureau de l’université de Stanford.

Comment êtes-vous parvenue à mettre au point le patch électronique e-skin ?

De 1995 à 2004, j’avais déjà mené des recherches dans ce domaine chez Lucent Technologies. À Stanford, il y a quelques années, mon équipe avait mis au point un certain nombre d’innovations en ce qui concerne les matériaux électroniques organiques. Notre travail avait permis de construire les premiers circuits électroniques flexibles, dotés de dispositifs d’affichages. Récemment, nous avons réussi à développer des matériaux électroniques organiques inspirés de la peau, qui ont abouti à des performances inégalées dans les dispositifs médicaux, le stockage de l’énergie mais aussi les applications environnementales. Voilà comment est née la e-skin.

Zhenan Bao

Zhenan Bao, la créatrice de la « peau électronique », dans son laboratoire de Stanford / ©Stanford

 

 

À quoi ressemble cette peau électronique ?

C’est une feuille électronique extrêmement fine, de quelques micromètres seulement, qui imite toutes les caractéristiques de la peau tout en ayant des fonctions de détection et de transmission des signaux. C’est un moyen pour nous connecter naturellement avec le monde qui nous entoure, sans avoir recours à un objet extérieur. Nous utilisons la peau humaine comme source principale d’inspiration pour la conception de futurs matériaux électroniques. Nous pensons que dans un futur proche,  l’électronique fusionnera complètement avec notre corps. Cela signifie que nous avons besoin de progresser dans la conception de nouveaux matériaux électroniques à la fois doux, extensibles, sensibles et biodégradables, qui seront en mesure de cicatriser et de se régénérer, comme le fait notre peau. La e-skin n’est qu’une première étape dans ce processus.

 


 

« La e-skin pourra être utilisée comme une peau robotisée faisant office de prothèse, pour réparer et même augmenter un individu »

 


 

Quelles sont les applications de cette peau artificielle ?

Les applications médicales sont prometteuses. Ce qu’on appelle « l’électronique collée au corps » pourra devenir à terme le meilleur outil de surveillance médicale car le plus proche des patients. La e-skin pourra être utilisée comme une peau robotisée faisant office de prothèse, pour réparer et même augmenter un individu. Elle peut également avoir des applications en robotique, pour rendre les robots plus humains, mais également dans le domaine de la réalité augmentée.

 

Peau électronique – Ecrans - 2

 

Avec cette e-skin, sera-t-il possible de s’auto-diagnostiquer pour détecter les signes avant-coureurs d’un cancer ou de toute autre maladie ?

C’est ce que nous espérons réussir à faire dans un avenir proche. Mais ce n’est pas encore technologiquement possible. Nos recherches tendent vers cela, et nous y arriverons un jour.

 

 

Je crois que vous travaillez également sur l’intégration de la e-skin dans les vêtements ?

Effectivement. Certains capteurs peuvent être placés dans des vêtements, au plus près du corps, pour mesurer la fréquence cardiaque, la température et le taux de sudation, sans avoir à être nécessairement collés sur la peau. La e-skin est un wearable naturel.

Peut-on imaginer qu’à terme, la e-skin remplace le smartphone, qu’elle entraîne la disparition de tous nos appareils ?

Les composants e-skin peuvent déjà être utilisés en combinaison avec des smartphones, en tant qu’éléments de détection, tandis que le smartphone, lui, recueille des informations. Ces deux appareils fonctionnement très bien ensemble et sont entièrement compatibles. Ce qui est certain, c’est que la e-skin va changer la façon dont nous concevons nos smartphones, ainsi que leur apparence.

 


 

« La e-skin est un facteur d’augmentation sensorielle pour élargir les capacités de communication des individus »

 


Dans une perspective transhumaniste, la peau électronique pourrait-elle être un facteur d’augmentation pour l’être humain ?

Sans doute, mais nous espérons surtout pouvoir aider l’être humain à être plus humain, plus connecté avec sa famille et ses amis, plus connecté avec notre monde physique : la e-skin est un facteur d’augmentation sensorielle pour élargir les capacités de communication des individus. Le champ des possibilités est très large. Et je pense que demain, les gens pourront bénéficier grâce à la e-skin d’applications que nous n’avons même pas encore imaginées.

 

 

Peau électronique – Tokyo

Capture d’écran de la vidéo de présentation de l’écran à coller sur la peau mis au point par l’université de Tokyo / ©2018 Takao Someya Research Group

 

 

Vous pensez vraiment que les gens seront prêts à se balader toute la journée avec une telle peau artificielle récoltant toutes leurs données en permanence ? Le risque d’espionnage est évident, non ?

C’est un risque, en effet. La sécurité et la confidentialité sont des facteurs importants à prendre en compte. La mise au point de contre-mesures appropriées, pour éviter toute forme de piratage, sera bien évidemment nécessaire. À vrai dire, elle conditionnera même le développement puis l’industrialisation d’une telle technologie.

Pourra-t-on un jour parvenir à mettre au point une peau électronique ayant exactement les mêmes caractéristiques et la même apparence que la peau humaine ?

Je crois qu’il sera possible de créer une peau électronique avec des fonctions de détection identiques à celles de la peau humaine, avec le même niveau de sensibilité et de complexité. Nous progressons en tout cas dans ce sens, même s’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Je suis convaincue qu’à l’avenir, l’électronique sera directement intégrée dans le corps humain. Encore une fois, c’est simplement une question de temps. Nous devons améliorer les technologies actuelles : intégrer l’électronique au corps humain changera complétement l’expérience que nous avons de nos appareils. Leur usage deviendra naturel. Ils feront alors partie de nous.

 


 

Ecran tactile - Bras

 

 

Source :

https://usbeketrica.com/article/une-peau-electronique-pour-remplacer-tous-nos-ecrans

https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/technologie-cette-peau-electronique-transforme-ecran-62456/

https://aphadolie.com/2018/02/21/transhumanisme-une-peau-electronique-pour-remplacer-tous-nos-ecrans/

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

jeudi 22 février 2018

Violents combats dans la Ghouta, près de Damas : mais qui assiège qui ?

Les tirs de mortier qui ont lieu depuis le 18 février dans l'est de Damas témoignent de la réactivation d'al-Nosra et de groupes armés islamistes anti-Damas mais les médias occidentaux préfèrent se concentrer sur les répliques de l'armée syrienne.

ACT FAKE SYRIE

La bataille autour du récit du conflit syrien reprend de plus belle en même temps que les milices djihadistes tentent de réactiver le conflit après les défaites de Daesh en 2017, notamment dans la région de la Ghouta, à l'est de l'agglomération de Damas.

Les médias occidentaux brossent ainsi le tableau de «quartiers assiégés par le régime». «Pour la quatrième journée consécutive, les avions du régime ont largué bombes et barils d'explosifs sur le fief rebelle de la Ghouta orientale près de Damas tuant au moins 24 civils, malgré les protestations internationales pour stopper le bain de sang», rapporte ainsi l'AFP.

«Depuis le début dimanche d'une nouvelle campagne aérienne contre cette enclave où sont assiégés quelque 400 000 habitants», affirme encore l'agence reprenant le chiffre de la population totale de la vaste région de la Ghouta, qui comprend des zones urbaines et de vastes terrains agricoles. «296 civils, dont 71 enfants et 42 femmes, ont été tués et quelque 1 400 blessés», poursuit l'agence qui prend ses informations, encore et toujours, auprès du controversé Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres, et qui lui-même reprend des informations... données sur le terrain par les rebelles ou encore l'organisation humanitaire également très controversée des Casques blancs.

AAAAA

Tirs «rebelles» de mortiers sur des quartiers résidentiels, Damas réplique

Pourtant cette version des combats semble omettre quelques éléments de compréhension d'événements plus complexes. Contactée par RT France, la journaliste de la télévision publique syrienne Rabab al-Dahak, décrit une situation un peu moins manichéenne. «La journée a été sanglante à Damas : neuf civils ont été tués et 43 autres blessés par les roquettes et les obus de mortier tirés par les groupes armés [rebelles] positionnés dans la Ghouta-Est», a-t-elle témoigné le 20 février, interrogée par RT France.

«Des dizaines de roquettes se sont abattues sur les places principales de la ville [...] ainsi que sur les quartiers. La banlieue de Damas a également été prise pour cible [...] des colonnes de fumées ont été vues en plusieurs endroits», affirme encore la journaliste, rapportant que des obus tirés par les rebelles avait également atterri sur des territoires agricoles de la Ghouta.

«L'offensive de grande envergure [de l'armée syrienne] a été lancée [le 18 février] pour mettre fin aux actes d'hostilité [des rebelles] depuis la Ghouta-Est», a-t-elle confirmé, désignant les groupes djihadistes à l'œuvre, selon elle : le Fatah al-Cham (alias Front al-Nosra), la Fayaq al-Rahmane («Légion du Tout miséricordieux), L'Armée de l'islam et le groupe rebelle salafiste Ahrar al-Cham al-Islamyya.

fabius-1

S'exprimant lors d'une conférence les 19 et 20 février du Club Valdaï consacrée au Moyen-Orient, le ministre russe des affaires étrangère Sergueï Lavrov a dénoncé la narration très partielle et partiale, selon lui, des belligérants occidentaux.

«[Les Occidentaux] se focalisent sur la situation humanitaire à Idlib et dans la Ghouta orientale. Et en même temps, ils cachent le fait que les actions de l'armée syrienne visent le Front al-Nosra [renommé en 2016 Fatah al-Cham]», a-t-il affirmé. «[Ceux-ci] effectuent des tirs depuis la Ghouta orientale sur des quartiers résidentiels de Damas, y compris l'ambassade russe».

fabius_sponsor_al_nosra2

«Néanmoins, nos partenaires occidentaux préfèrent faire du bruit autour de ces deux régions sans donner les raisons de ce qui se passe aujourd'hui», a-t-il encore martelé, pointant du doigt l'offensive de Fatah al-Cham et des autres groupes islamistes.

https://francais.rt.com/international/48234-violents-combats-dans-ghouta-qui-assiege-qui

Posté par UPR Creuse à 05:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,