jeudi 28 décembre 2017

La Syrie enjoint les troupes américaines et turques à quitter le pays au plus vite

L’ambassadeur de Syrie auprès des Nations unies, Bachar al-Jaafari, a demandé le 22 décembre aux troupes américaines et turques de quitter le pays au plus vite. Damas n'a jamais autorisé Washington ni Ankara à y déployer des forces militaires au sol.

ACT SYRIE US

Présent à Astana (Kazakhstan) le 22 décembre, afin de participer aux discussions sur le règlement politique à la crise syrienne, Bachar al-Jaafari, l'ambassadeur de la Syrie auprès de l'ONU, a prié les troupes américaines et turques de quitter le territoire syrien dans les plus brefs délais.

Damas dénonce en effet régulièrement leur déploiement qui n'a pas été autorisé par les autorités syriennes.

Le 17 mars, le président syrien Bachar el-Assad avait par exemple déclaré à l’agence chinoise Phoenix TV, citée par l'agence syrienne Sana : «Tous les militaires étrangers qui gagnent la Syrie sans invitation, consultation ou permission, qu’ils soient américains, turcs ou autres, sont des envahisseurs

En réaction au lancement d'une opération militaire turque en Syrie incluant des chars, le 12 octobre 2017, Mohamed Ramez Torjmane, le ministère syrien de l'Information, avait réclamé le départ immédiat de ces forces, invoquant une agression flagrante contre la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays. La Turquie avait assuré opérer dans le cadre de la mise en application d'une «zone de désescalade», conformément aux accords d'Astana – une justification contestée par Damas. 

En ce qui concerne les troupes américaines présentes sur le sol syrien – dont le nombre ne semble pas clair même pour les officiels américains – le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a fait savoir qu'il n'était pas prévu qu'elles partent pour l'instant. Selon lui, les forces de la coalition attendront pour se retirer que le processus de Genève – au point mort depuis plusieurs années – «ait progressé».

Les forces russes commencent à quitter le pays

L'appel de l'ambassadeur syrien à l'ONU intervient alors que la Russie a entamé, le 12 décembre, le retrait des troupes qu'elle avait commencé à déployer pour combattre Daesh il y a deux ans, à la demande du gouvernement syrien.

Sergueï Choïgou, ministre russe de la Défense, a annoncé ce jour que le retrait de ses unités des forces aériennes, de ses médecins militaires, de ses démineurs, d'un bataillon de police militaire, de 36 avions et de quatre hélicoptères était achevé.

Le 11 décembre, le président russe avait annoncé le début de ce retrait lors de sa visite surprise sur la base militaire de Hmeimim, estimant terminée la mission de soutien des troupes russes au gouvernement syrien. Quelques jours plus tôt, le 6 décembre, Moscou avait annoncé la libération totale de la Syrie des terroristes de Daesh.

La Russie va néanmoins conserver en Syrie son Centre de réconciliation des belligérants, trois bataillons de police militaire, la base aérienne de Hmeimim et la base militaire navale de Tartous, selon des déclarations du 22 décembre du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. La veille, les députés russes avaient d'ailleurs ratifié un accord entre Moscou et Damas prévoyant l'agrandissement des installations portuaires militaires russes à Tartous.

https://francais.rt.com/international/46765-syrie-exhorte-troupes-us-turques-quitter-territoire

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Le gouvernement prévoit de durcir le contrôle des demandeurs d'emploi

C'était l'une des propositions emblématiques d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, dans son programme pour réformer l'assurance-chômage. Selon Le Canard enchaîné, citant une note confidentielle du ministère du Travail, le gouvernement cherche à durcir le contrôle des demandeurs d'emploi, et les sanctions les visant en cas de recherche insuffisante ou de refus de postes répétés. 

ACT POLE EMPLOI

Selon cette note, des demandeurs d'emploi pourraient voire leurs allocations chômage réduites de 50% pendant deux mois, en cas de recherche d'emploi insuffisante, d'un refus de formation ou de deux offres de postes jugées raisonnables. Si le demandeur d'emploi réitère ces manquements et refus, ses allocations seraient supprimées. [les sources varient sur la durée de cette suppression, NdR]

Actuellement, un chômeur peut voir son allocation réduite de 20% pendant deux à six mois, en cas de recherches d'emploi insuffisantes ou de refus de formation. Si les manquements sont répétés, l'allocation baisse de moitié pendant deux à six mois, puis est éventuellement supprimée définitivement. Elle peut également être suspendue pendant deux mois si le demandeur d'emploi refuse à deux reprises une offre raisonnable d'emploi. Et si ce refus se répète, l'allocation est supprimée pendant deux à six mois - voire définitivement.

Remplir un "rapport d'activité mensuel"

Selon cette même note du ministère du Travail, citée par Le Canard enchaîné, chaque demandeur d'emploi devra remplir un "rapport d'activité mensuel". Les chômeurs devront donc lister l'ensemble des démarches effectuées pour favoriser leur retour à l'emploi, précise cette note rédigée par l'ancien cadre du Medef Antoine Foucher, directeur de cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. 

La négociation sur la réforme de l'assurance-chômage doit débuter le 11 janvier et s'achever mi-février. Les partenaires sociaux prévoient entre autres de négocier le contrôle des chômeurs, un sujet sur lequel le gouvernement souhaitait initialement garder la main. Pierre Gattaz, numéro un du Medef, avait suggéré en octobre un contrôle "journalier", "hebdomadaire" ou "mensuel" des demandeurs d'emploi, suscitant un tollé.

Dans le document d'orientation envoyé mi-décembre aux syndicats et au patronat pour cadrer la négociation, le ministère du Travail explique qu'il "proposera" une réforme "du barème et des modalités de sanctions dans les semaines qui viennent""Cette réforme permettra de moderniser les règles relatives à la proposition d'une offre raisonnable d'emploi, assure la note. Elle sera génératrice d'une meilleure application des règles et d'un accompagnement plus efficace des demandeurs d'emploi." Le 22 novembre, Pôle emploi a dressé le premier bilan du contrôle des chômeurs, entamé fin 2015 : 269 000 contrôles ont eu lieu, aboutissant à 14% de sanctions.

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/chomage/controle-des-chomeurs/le-gouvernement-prevoit-de-durcir-le-controle-des-demandeurs-d-emploi-selon-le-canard-enchaine_2532301.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20171227-[lestitres-colgauche/titre1]

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Il faudra attendre les vraies décisions, mais on a tout lieu d'être inquiets, connaissant Macron et son équipe, mais surtout les "recommendations" de la Commission européenne...  P.G.

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Où donc y a-t-il le plus de prisonniers dans le monde ?

Dans le monde, plus de 10 millions de personnes sont actuellement enfermées dans une prison.

ARG PRISON

Alors que ces détenus sont condamnés ou en attente de leur procès et que les droits de l’Homme ne sont pas toujours respectés, une carte montre dans quels pays le taux d’incarcération est le plus élevé.

Cette carte mondiale interactive des taux d’incarcération a été publiée le 2 décembre 2017 par ICI Radio Canada, un support élaboré à l’aide de l’outil CARTO et basé sur les informations du World Prison Brief data, une banque de données en ligne complète dépendant de l’Institut de recherche sur la politique criminelle de Birkbeck (ICPR) à l’Université de Londres (Royaume-Uni):

 

carte-mondiale-du-taux-d_incarcc3a9ration-1

Premier constat lorsque nous observons la carte, un pays ressort clairement, il s’agit des États-Unis – ayant déjà la réputation d’être le pays contenant le plus de prisonniers au monde. En effet, ce pays emprisonne environ 2,2 millions de personnes, soit un cinquième de tous les détenus du monde. Cependant, au regard du taux d’incarcération, à savoir 698 pour 100 000 habitants, les États-Unis ne sont que seconds derrière les Seychelles (799).

Il faut savoir que la plupart des démocraties occidentales ont un taux d’incarcération inférieur à la moyenne mondiale, qui se situe à 144 détenus pour 100 000 habitants. Les pays ayant les plus forts taux d’incarcération sont des états relativement peu cités pour leur respect des droits de l’Homme, citons par exemple le Turkménistan (583 détenus pour 100 000 habitants), Cuba (510) ou encore la Thaïlande (461).

Au niveau de la moyenne par continent, l’Amérique (387) arrive loin devant l’Europe (192) et les autres, bien que l’Océanie ait enregistré la plus importante hausse d’emprisonnements ces 15 dernières années. Selon Radio ICI Canada, la hausse du nombre de détenus est très forte en Amérique du Sud (145%), où la guerre contre la drogue fait rage et ne fait pas toujours la différence entre toxicomanes et trafiquants. Ainsi, de nombreux jeunes sont incarcérés, une situation alarmante dans un pays comme le Brésil, alors qu’une situation similaire concernerait les femmes à l’autre bout du monde, en Thaïlande.

Les minorités sont plus exposées. Aux États-Unis, les noirs et les latinos sont beaucoup plus incarcérés que les blancs, une situation que connaissent les roms dans certains pays européens et les autochtones au Canada. Enfin, évoquons le fait qu’au moins 2,5 millions de personnes sont en prison en attente de leur procès (ou de leur sentence) soit un quart du total mondial des détenus. Par ailleurs, le taux de personnes en détention préventive varie beaucoup d’un pays à un autre et certains en abusent beaucoup – comme la Libye, où 90% des prisonniers sont dans ce cas.

Pourcentage de prisonniers en détention préventive:

pays-avec-les-plus-haut-taux-demprisonnement

Source :

http://www.prisonstudies.org/world-prison-brief-data

http://citizenpost.fr/2017/12/voici-carte-mondiale-taux-dincarceration-pays/

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1070271/carte-prisonniers-monde-portrait-emprisonnement

https://aphadolie.com/2017/12/22/ou-y-a-t-il-le-plus-de-prisonniers-dans-le-monde/

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ARABIE SAOUDITE : VIPERES AU POINT

Le célèbre roman autobiographique d’Hervé Bazin est sorti en 1948. Vipère au poing relate les relations du narrateur – Jean Reveau – avec sa mère, une véritable marâtre surnommée Folcoche. Ce livre a été lu par les générations suivantes parce qu’il déconstruisait le mythe sacré de la mère aimante et protectrice, restituant les mutations de la vie de famille dans le contexte des Trente Glorieuses.

(...)

ARG LE POINT MBS TRUMP

Si Facebook et les autres réseaux « numériques » – qui n’ont rien de « sociaux » dans la mesure où ils produisent plus d’atomisation sociale et de nouvelles grilles de normes et de contrôles que des pratiques proprement sociales – supplantent désormais les médias traditionnels, ils en révèlent néanmoins la vraie nature et la prochaine disparition. Cette nature est connue depuis longtemps : celle des propriétaires des grands groupes de presse et de leurs modèles économiques, qui, de fait, ont fait dériver les médias de l’information à la communication, jusqu’au trafic d’influences, à la propagande, à ce qu’on appelle maintenant (en bon français) les Fake News Et pour boucler la quadrature des actuels réseaux numériques, on nous dit maintenant que ce sont eux – les dit« réseaux sociaux » – qui vont faire la chasse aux Fake News !

On n’est pas vraiment rassuré, d’autant que cette révolution technologico-socio-économique entraîne les médias traditionnels (papiers, radios et télé s’entend) à se comporter comme les réseaux numériques actuels, c’est-à-dire à produire eux-aussi des raccourcis binaires – j’aime/j’aime-pas -, Fake News et propagande ! Cela fait maintenant belle lurette que la rédaction de prochetmoyen-orient.ch ne se fait plus aucune illusion quant à la pertinence des moribonds de la presse quotidienne francophone – Monde, Libération et autres Temps perdu… La disparition de ces titres – qui trahissent – chaque jour – leur mission d’information et d’analyse – est inéluctable. Non pas seulement par manque de ressources publicitaires et concurrences numériques, mais parce que leurs contenus sont devenus nuls, parfaitement nuls et inutiles ! Mais, évidemment, les professionnels de la Profession ne peuvent pas le dire .. 

La presse hebdomadaire aurait eu, sans doute, une place à prendre, sinon un rôle salutaire à jouer. Au lieu de cela, elle s’est abîmée dans la nullité des quotidiens au-delà de toute prévision. Dans son livre magistral1 Le Monde Libre, la journaliste Aude Lancelin a restitué définitivement l’évolution du Nouvel-Observateur, devenu L’Obs, une espèce de bulletin paroissial d’une pseudo-gauche boboïsée, convertie au nouvel ordre moral du capitalisme mondialisé. Grâce à son nouveau propriétaire, L’Express n’est pas en reste avec ses experts auto-proclamés de l’Afrique, de la Libye et de la nouvelle cuisine. Ne parlons pas du Magazine littéraire passé dans les mains d’un petit ex-conseiller de l’OTAN… Dans ce paysage affligeant, Le Point conservait une certaine tenue… même si son étrange directeur s’est toujours auto-glorifié d’être passé « avec courage » du Nouvel-Observateur au… Figaro (en septembre 1988), pulvérisant le diagnostic médical d’Aude Lancelin.

La semaine dernière2, l’hebdomadaire nous livre une édition dont la couverture reproduit un portrait – pleine page – du prince-héritier Mohammad ben Salman (MBS), barrée d’un gros titre : « Islam, Moyen-Orient, Jérusalem… Le prince qui peut tout changer – Mohammed ben Salmane, héritier du trône d’Arabie saoudite ». A l’intérieur, un dossier de 25 pages, pas moins, à la gloire du grand réformateur : 25 pages de communication d’entreprise et de publi-reportages, sans évoquer du tout la réalité du coup d’Etat du 3 novembre dernier qui consolide la dictature wahhabite.

En gestation depuis le 23 janvier 2015, depuis la mort du roi Abdallah et l’accession au trône de son frère Salman, ce coup d’Etat prend d’abord la forme d’une révolution de palais. Le 21 juin 2017, le prince héritier officiellement en charge Mohammad ben Nayef est déposé « manu militari » pour laisser la place à MBS. C’est d’autant plus une surprise que cet ancien ministre de la Défense aux compétences reconnues dans la lutte contre le terrorisme jouissait d’une popularité réelle. Depuis l’été, le roi Salman (84 ans) accélère les nominations favorables à son fils MBS jusqu’à la fameuse nuit du 3 au 4 novembre dernier – la nuit des longs cimeterres – qui conduit à l’arrestation de plusieurs milliers de personnes. La Cinquième Flotte3 est mise en alerte et la chasse américaine survole Djeddah et Riyad. Jared Kushner – le gendre de Donald Trump – tient la main de MBS jusqu’à 4 heures du matin. Dans ce contexte un mois plus tard le président américain décide unilatéralement que Jérusalem sera la capitale d’Israël et répète que les pays sunnites doivent isoler l’Iran… scellant ainsi un nouveau Pacte du Quincy.

Brutal et irréversible, ce coup d’Etat se dissimule sous les prétextes d’une improbable lutte contre la corruption, nécessaire à la mise en œuvre du plan Vision-2030. La société américaine de conseil McKinsey a concocté ce plan pour préparer l’après-pétrole, diversifier l’économie saoudienne et mettre la classe moyenne au travail. Depuis l’été 2014, le prix du baril a diminué de 60% et la pétromonarchie a enregistré plus de 200 milliards de déficit budgétaire. Or, contrairement aux autres pays du Golfe, l’Arabie saoudite possède une population nombreuse (20 millions de nationaux), massivement employée par le pléthorique secteur public. L’Etat-providence, c’est fini : chaque année, près de 300 000 jeunes arrivent sur le marché du travail et alimentent un taux de chômage galopant (13%, à savoir 30% chez les jeunes). A ce rythme, dans les trois ans qui viennent, les ressources de l’Etat risqueraient tout simplement de disparaître. C’est ainsi que MBS doit impérativement récupérer des fonds de toutes les manières possibles et imaginables, environ 1000 milliards de dollars selon les comptables américains et britanniques de Vision-2030.

Lancée pour neutraliser toute espèce d’opposition politique, la campagne « anti-corruption » de MBS a déjà permis de récupérer quelques 100 milliards de dollars. Le premier prince « libéré », Mitab ben Abdallah (65 ans) a accepté de verser 1 milliard de dollars. A l’appui d’une campagne de communication montée par de grands cabinets occidentaux et relayée par la presse internationale dont Le Point, cette pseudo-lutte contre la corruption est évidemment approuvée par la jeunesse et les classes moyennes saoudiennes. Une question demeure : les fortunes privées visées ne vont pas être encouragées à investir de nouveau dans le pays, ce qui est pourtant indispensable pour la bonne réalisation de Vision-2030. Le message est d’autant plus contradictoire que le chantre de la lutte anti-corruption ne s’astreint pas lui-même à ses propres règles. Mais tout cela n’intéresse pas Le Point qui préfère mettre en œuvre la communication du « prince qui peut tout changer ».

A son dossier de pure propagande sur l’Arabie saoudite, et pour faire bonne mesure, s’ajoute l’éditorial du directeur de l’hebdomadaire : « N’en déplaise aux révisionnistes, Jérusalem est la capitale d’Israël ». Là, on atteint les sommets himalayens de la mauvaise foi, du parti pris et du contresens historique : un tissu de Fake News ! Le titre suffit : « N’en déplaise aux révisionnistes… » Toute personne qui contesterait la décision de Donald Trump se voit ainsi qualifier de « révisionniste », terme couramment employé pour qualifier les illuminés qui contestent les crimes contre l’humanité, notamment la Shoah…

« Révisionnistes ! » Comme disent les enfants, « c’est celui qui dit qui l’est ! » ; Jean-Paul Sartre aurait pu ajouter que celui qui est capable d’écrire une chose pareille est un véritable « salaud !  Inutile de relire Hervé Bazin pour aussitôt comprendre que de tels propos ne peuvent qu’entretenir la haine, le désarroi et un rejet radical de la presse mainstream.

Après la dernière résolution de l’Assemblée générale des Nations unies, le directeur du Point pourra écrire que l’ONU est « révisionniste », voire même que l’ONU n’existe tout simplement pas ! Ce plumitif, qui n’a jamais vraiment brillé par sa connaissance des relations internationales, devrait davantage s’en tenir aux derniers ragots de ses dîners en ville…

Toujours est-il que conformément aux actions de la campagne BDS4, nous boycotterons désormais, avec méthode et détermination, Le Point et ses vipères*, ainsi que le Magazine littéraire, tombé dans les mains d’un ancien communicant du président géorgien Saakachvili et ancien co-gérant de la société Noé-Conseil, une officine « très otanienne », selon un officier supérieur des services français de renseignement : « une drôle de boîte spécialisée dans le lobbying de mandats pas très clairs ».

Contrairement à ces éloquentes précisions, le présentateur des matinales de France-Culture, nous assurait sans ciller, le 19 décembre dernier, que le nouveau Magazine Littéraire ambitionnait de renouveler les « valeurs de la gauche ». Encore une Fake News, décidément, on ne sait plus à qui se fier…

Richard Labévière
25 décembre 2017



1 Aude Lancelin : Le Monde libre. Editions Les Liens qui libèrent, 2016.
2 Jeudi 14 décembre 2017.
3 La Cinquième flotte de l’US Navy a été créée le 26 avril 1944 puis supprimée en janvier 1947. Dans les années 1990, suite à la guerre du Golfe, le Pentagone a décidé de créer une flotte chargée des forces navales au Moyen-Orient. Elle est donc recréée le 1er juillet 1995. Son quartier général se trouve à Manama, au Bahreïn. Le soulèvement bahreïni de 2011 aurait conduit le commandement américain à envisager d’implanter le quartier général de la flotte dans un pays plus stable, le Qatar ou les Émirats arabes unis. La Ve flotte opère sous l’autorité du CENTCOM.
4 Le Mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (également connu sous le nom de BDS et le Mouvement BDS ) est une campagne mondiale visant à augmenter la pression économique et politique sur Israël pour mettre fin aux violations du droit international. La campagne BDS appelle à « diverses formes de boycott contre Israël jusqu’à ce qu’il remplisse ses obligations en vertu du droit international ». Les objectifs déclarés de BDS sont: la fin de l’occupation israélienne et la colonisation par les colons des terres palestiniennes et des hauteurs du Golan , l’égalité totale pour les citoyens arabo-palestiniens d’Israël et la reconnaissance du droit au retour des réfugiés palestiniens. Organisée et coordonnée par le Comité national palestinien BDS la campagne a été lancée le 9 juillet 2005 par plus de 170 organisations non gouvernementales palestiniennes.

https://prochetmoyen-orient.ch/arabie-saoudite-viperes-au-point/

FA CENSURE

* Pour notre part, ça fait un moment que nous avons un "léger " contentieux avec Le Point et ses "vipères"...  P.G.

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UNE RÉVOLUTION SÉMANTIQUE : LE SURSAUT DE L’EUROPE

Les médias sont en manque de superlatifs pour caractériser cette dernière opération bruxelloise1. 23 États membres de l’Union européenne annoncent le 13 novembre 2017 leur accord sur une « coopération militaire renforcée ».

ACT UE DEFENSE US

Il s’agit des 27 sans l’Irlande (neutre), le Danemark (dispensé), le Portugal, Malte et le Royaume-Uni (pour cause de « Brexit »). Il s’agit d’un premier pas en direction d’une défense émancipée avec des projets d’équipement communs, des enveloppes militaires mutualisées et, à terme, peut-être si Dieu le veut, des déploiements de troupes conjoints. On nous explique également, qu’en période de fortes contraintes budgétaires, la dépense commune gagnerait en efficacité. La raison principale de ce coup de pouce donné à la défense européenne, tiendrait, selon la ministre allemande de la Défense (expédiant les affaires courantes), Ursula von der Leyen, aux foucades de Donald Trump, à son imprévisibilité, à son manque d’intérêt pour le machin otanien. Désormais, les Européens prendront leur destin militaire en main, en toute indépendance par rapport au grand frère américain2. La raison secondaire serait de se prémunir contre l’ours russe après son invasion de la Crimée mais aussi après toutes ses interventions intolérables dans les élections américaines, dans les référendums sur le « Brexit » et sur l’indépendance de la Catalogne. L’Europe se paierait de la sorte une assurance tout risque. Cette coopération renforcée pourrait déboucher sur la mise en place d’une plate-forme logistique opérationnelle, voire d’un quartier général pour les unités de combat de l’Union européenne. Plus raisonnablement, il s’agit de réaliser des économies d’échelle en termes de recherche et de développement et d’industrie de défense sur des projets concrets (50) alors que les budgets nationaux sont de plus en plus contraints3. La très charmante Federica Mogherini, Ersatz de ministre européenne des Affaires étrangères ne ménage pas sa peine en déclarant : « nous vivons un moment historique pour la défense européenne ». Un de plus, pourrait-on ajouter. Il nous semblait que, depuis le traité de Lisbonne (2009) qui célébrera bientôt son dixième anniversaire l’Union européenne disposait d’une politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Mais, nous avions dû rêver. Ceci n’était que de la posture !

UNE CONSTATATION OPÉRATIONNELLE : LA SURVIE DE L’OTAN

Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, les exégètes de cet opus magnum se hâtent de préciser qu’il ne s’agit pas de créer une défense européenne ou de supplanter la sécurité collective organisée par l’OTAN. Face à la Russie, les observateurs avertis notent que les pays d’Europe orientale continuent d’afficher leur préférence pour la garantie de l’Alliance atlantique. Le projet est encore très éloigné de la vision française d’un petit groupe de pays rodés aux opérations militaires qui constituent le noyau dur et que les autres rejoindraient au fil du temps. Sans parler des projets à échéance de dix ans présentés par Emmanuel Macron dans son discours de la Sorbonne (26 septembre 2017) : force commune d’intervention, budget de défense commun et doctrine commune4. Tout ceci est renvoyé aux calendes grecques. Manifestement, les Européens restent encore, pour une durée indéterminée, sous tutelle de l’Oncle Sam. Les ministres de la Défense se réunissent régulièrement et collectivement à Evere pour pratiquer la liturgie otanienne et vont individuellement faire leurs dévotions au Pentagone. Cela ne changera pas encore malgré la grande décision du 13 novembre 2017. Au mieux, le « soft », c’est pour l’Europe, le « hard », c’est pour les Américains. Car, au-delà de la conception de la défense, un problème plus technique mais plus politique se pose à travers le concept d’interopérabilité. Pour être plus efficaces, parlons la même langue (l’anglais), achetons les mêmes matériels et les mêmes munitions (américaines), adoptons les mêmes manières de conduire la guerre (à l’américaine5)… Le Pentagone n’a aucune raison de voir les choses évoluer dans le sens d’une plus grande intégration militaire européenne au risque de perdre tous ses avantages industriels. La volonté européenne – si tant est qu’elle existe – se heurte à la réalité d’une Alliance dominatrice qui étend sa toile jusqu’aux confins russes. Au mieux, les États-Unis consentiraient à la mise en place d’une annexe européenne de l’OTAN (le fameux pilier européen qui n’a jamais existé) baptisée « défense européenne » pour tromper le gogo et augmenter la note payée par l’Union européenne (revendication chère à Donald Trump)6.

Avec la construction européenne, il n’y a souvent qu’un pas entre la réalité concrète que ressentent les citoyens et les chimères que chevauchent les dirigeants à coups de superbes photos de famille et de déclarations dithyrambiques. En un mot, il arrive régulièrement que l’on veuille nous faire prendre des vessies pour des lanternes en ces temps de « fake news » et autres informations bidon qui déferlent sur la toile mais aussi sur les médias « mainstream », sorte de Pravda des pays occidentaux (Cf. la vaste blague de l’adoption d’une liste des paradis fiscaux qui ne comporte pas les principaux pays concernés7). Quand on parle de « sécurité collective », qui reste du seul ressort de l’OTAN, de quoi parle-t-on en réalité ? De la vision coercitive de la sécurité collective (Cf. les guerres américaines en Afghanistan, en Irak, en Syrie…) ou de la vision coopérative de cette même sécurité collective, version gaullienne traditionnelle (Cf. le discours de Dominique de Villepin à l’ONU de 2003) ? La question est taboue. Reste à savoir si l’objectif des 23 est véritablement de défendre l’Europe ou, plus prosaïquement, de continuer ne variatur à défendre l’OTAN ?



1 Jean-Jacques Mével, 23 pays européens se lancent dans une coopération militaire inédite, Le Figaro, 14 novembre 2017, pp. 6-7.
2 Nicolas Baverez, Bilan de Trump : « China First », « America out », Le Figaro, 20 novembre 2017, p. 25.
3 La Cour des comptes bombarde la défense, Le Canard enchaîné, 29 novembre 2017, p. 2.
4 Guillaume Berlat, Jupiter se mue en Atlas, www.prochetmoyen-orient.ch , 2 octobre 2017.
5 Jack Dion, Les victimes oubliées des bombardements en Irak et en Syrie, Marianne, 24-30 novembre 2017, p. 9.
6 Jack Dion, Le salut de l’OTAN, Marianne, 17-23 novembre 2017, p. 9.
7 Cécile Ducourtieux/Anne Michel, Bruxelles : la liste des paradis fiscaux déjà critiquée, Le Monde, 7 décembre 2017, p. 3.
Pour aider le site Proche & Moyen-Orient c’est ici

Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 08-12-2017

https://www.les-crises.fr/defendre-leurope-ou-defendre-lotan-par-guillaume-berlat/

mercredi 27 décembre 2017

Jésus volé et remplacé par une endive dans une crèche pour protester contre le sort des migrants

Emoi à Viverols, petit village du Puy de Dôme. Des individus ont dérobé un Jésus dans une exposition de crèches et déposé une endive à sa place. En guise d'explication, ils ont laissé une lettre critiquant les contrôles de migrants en Europe.

ACT CRECHE LAICITE

A Viverols, petit village de 400 âmes dans le Puy de Dôme, les pieuses vibrations de la messe de minuit n'ont pas évité une déconvenue aux habitants. Selon des informations du site de France Bleu, dans la nuit du 25 au 26 décembre, des malfaiteurs ont fait main basse sur le petit Jésus d’une crèche en plein air, proche de la gendarmerie. Ils ont remplacé le divin enfant par une endive. Ce geste dadaïste s’accompagnait d’une lettre dénonçant les contrôles des migrants en Europe.

La représentation de la Nativité en vannerie faisait partie de l’exposition de la ronde des crèches organisée à Viverols chaque année depuis dix ans. Elle permet d’exposer deux cents crèches principalement prêtées par des bénévoles, dans les rues de la commune ainsi que dans la salle des fêtes. L’événement attire chaque année des milliers de personnes. Sa présidente, Stéphanie Gayard, s’est émue de ce chapardage, et entend bien réagir à la hauteur du dommage subi. Elle a déclaré à France Bleu : «J'irai porter plainte à la gendarmerie dès mardi matin, c'est hors de question de laisser passer ça encore une fois.»

Car ce n’est pas une première à Viverols, l’enfant Jésus avait déjà été subtilisé au village il y a cinq ans et remplacé par une endive. Il avait été retrouvé derrière une bâche à la suite d'un avis de recherche lancé dans la presse. Seule différence avec le modus operandi actuel, le geste n’avait pas de caractère politique revendiqué.

Tout frondeurs qu’ils soient, les voleurs ont-ils été inspirés par la ligne défendue par le Pape François ? Il a en effet souligné l'importance de la charité chrétienne dans son homélie du 24 décembre depuis la basilique Saint-Pierre de Rome, et adressé à tous les croyants catholiques du monde un message de générosité envers les migrants, prenant pour exemple les parents du Messie. «Marie et Joseph, qui n'avaient pas de place, ont été les premiers à qui Dieu a donné des papiers d'identité», a-t-il professé. Le Pape François a estimé que Dieu montrait que le «vrai pouvoir et la liberté authentique» se dévoilaient «en assistant et honorant les faibles et les fragiles».

https://francais.rt.com/france/46834-enfant-jesus-vole-remplace-par-endive

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Voilà ce qui arrive quand on manipule la religion à des fins politiques, voire géopolitiques. D'autant que les "frondeurs" ne semblent pas être prioritairement inspirés par des préoccupations spirituelles, en témoigne leur mépris pour le symbole en pleine fête de Noël...

P.G.

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La venue dans une université d'Houria Bouteldja, accusée de «racialisme», fait scandale

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J'avais loupé cet épisode, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire, comme disait ma grand- mère. P.G.


 

L'invitation de la porte-parole du PIR à Limoges s'est accompagnée d'une vive polémique. RT France a interrogé l'université, qui se dit «contre la censure», mais aussi les opposants de la militante qui la jugent «islamiste, homophobe et antisémite».

ACT BOUTELDJA LAICITE

Son livre, Les Blancs, les Juifs et nous : vers une politique de l'amour révolutionnaire (La Fabrique Editions)a fait scandale en 2016. Si elle se présente comme une militante antiraciste, Houria Bouteldja, porte-parole des Indigènes de la République (PIR) se voit régulièrement accusée dans les médias d'être «racialiste» et de considérer l'appartenance ethnique comme la principale cause d'oppression.

Invitée à débattre lors d'un «séminaire d'études décoloniales» à l'université de Limoges ce 24 novembre, sa venue fait polémique. L'association de défense de la laïcité Printemps républicain a notamment dénoncé sur Twitter «un moyen de faire la promotion des thèses racialistes».

Fatiha Boudjahlat, cofondatrice d'une autre association de défense de la laïcité, Viv(r)e la République, déclare à RT France : «On ne crée pas du débat en invitant une militante [Houria Bouteldja] qui est indigéniste, islamiste, homophobe et antisémite, qui n'a personne pour lui donner la réplique, qui n'a personne pour contre-argumenter. L'université s'encanaille à rencontrer quelqu'un d'aussi sulfureux.»

L'université de Limoges, elle, tente de se justifier. «Comme toutes les universités, nous ne partageons pas les valeurs de l'intéressée [...] Mais, étant donné qu'Houria Bouteldja n'a jamais été condamnée, on se voyait mal la censurer. Il nous a semblé plus opportun d'ouvrir la parole plutôt que de la censurer», explique à RT France le cabinet du président de l'établissement.

Fatiha Boudjahlat réplique : «Quelle censure ? Ils sont dans le discours unique. C'est une tribune ouverte, ce n'est pas un débat. Houria Bouteldja est invitée en tant que personne experte, à quel titre ? Au nom de son bouquin qui est antisémite ? Hors de question que l'Etat finance ses ennemis de l'intérieur ; hors de question ! L'université c'est le débat mais lorsqu'on entend qu'un seul son de cloche, où est le débat ?»

Une discussion sur son livre avec des chercheurs de l'établissement doit pourtant avoir lieu après la prise de parole d'Houria Bouteldja. Ainsi, la faculté des lettres et des sciences humaines propose d'aborder les thématiques de «la race, le féminisme décolonial, le racisme d'Etat» ou encore «l'islamophobie». Sur ces sujets, l'écrivain a des positions bien tranchées, elle qui considère dans une tribune du 11 mars 2015, publiée sur le site des Indigènes de la République : «Il est important d’identifier le lieu de production du racisme : l’Etat-Nation impérialiste [...] On ne peut pas comprendre le racisme républicain, si pour la survie de l’Etat-Nation, on ne comprend pas la nécessité pour lui d’élire un corps de privilégiés, les Blancs, et de distribuer le pouvoir et la richesse en fonction notamment de critères raciaux. Autrement dit, il faut comprendre l’existence du "salaire de la blanchité".»

La direction de l'université, quant à elle, semble gênée par la polémique. Si la communication autour de ce colloque a dans un premier temps été publique, avec un affichage sur le site de la faculté, le cabinet de la direction avoue avoir été «pris de court».

Toutefois, pour éviter un rétropédalage et assumant la présence d'Houria Bouteldja, l'institution a décidé de maintenir le «colloque privé», tout en supprimant sa publicité sur internet. Par cette démarche, Fatiha Boudjahlat estime pourtant que l'université enfreint volontairement le caractère scientifique qu'est supposé revêtir le colloque.

«Ces universitaires sont dans le mensonge. Houria Bouteldja est invitée en tant qu'experte mais elle n'est experte de rien alors que le colloque est censé être dans un cadre universitaire de recherche. Qu'ils invitent des militants laïcs !», déclare-t-elle.

Un entrisme de l'islamisme dans le milieu universitaire ?

Remontée, Fatiha Boudjhalat pointe le danger islamiste qui menacerait les milieux universitaires, notamment dans les sciences sociales.

«Il suffit de regarder comment Tariq Ramadan a obtenu sa thèse», lance-t-elle avant de s'en prendre aux «directeurs de thèse aussi impliqués, aussi militants que [Directeur de recherche à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman] François Burgat qui soutiennent la thèse de Nabil Ennasri sur [le théologien proche des Frères musulmans Youssef] Al Qaradawi, interdit dans plusieurs pays pour ses appels à tuer les juifs, à tuer les apostats», ou encore à «des militants politiques qui se font passer pour des ONG et des experts». «Cet entrisme à l'université est terrible et c'est une réalité», conclut Fatiha Boudjhalat.

Le 3 octobre, l'université Lyon 2 a aussi été la cible de critiques pour avoir tenté l'organisation de conférences sur l'islamophobie avec une discussion sur «l'islamophobie d'Etat». Des association comme le Comité Laïcité République (CLR), le Printemps républicain ou la Licra étaient montés au créneau, dénonçant la présence de membres controversés appartenant au Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) et à la Coordination contre le racisme et l'islamophobie (CRI). Un «colloque laïcophobe» pour le CLR et la Licra, un «colloque plein d'intervenants islamistes sous couvert académique» selon le Printemps républicain. Face à la contestation, Lyon II avait alors annulé l'événement.

Sollicitée par RT France pour commenter la polémique, Houria Bouteldja n'était pas joignable dans l'immédiat.

https://francais.rt.com/france/45820-venue-dhouria-bouteldja-indigenes-republique-cree-polemique-universite-limoges

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Diplômé de l'université de Rennes, l'imam controversé de Brest pourra devenir «référent laïcité»

L'imam controversé, connu pour des prêches radicaux, a été récompensé par un diplôme universitaire à Rennes, lui permettant de devenir «référent laïcité» dans divers domaines professionnels et associatifs. Des commentateurs s'en sont scandalisés.

act imam laicite

Il a défendu un islam ultraconservateur et souvent considéré comme proche du salafisme : l'imam de Brest Rachid El Jay, connu sous le nom de Rachid Abou Houdeyfa, s'est-il racheté une conduite ? Il vient en tout cas d'être diplômé par l'université de droit à Rennes 1 en «Religions, droit et vie sociale».

L'université Rennes 1 précise qu'avec l'obtention de ce diplôme, Rachid Abou Houdeyfa pourra désormais être l'un «des référents laïcité dans divers domaines de la vie professionnelle ou associative». «Ces référents peuvent être amenés à éclairer, du point de vue du droit, de multiples situations quotidiennes où la question religieuse est susceptible de croiser les règles de l’Etat républicain et laïc», précise l'établissement.

En septembre 2016, l'imam entamait ce cursus universitaire, selon des informations rapportées par Libérationafin de «se conformer aux règles de la laïcité et du vivre ensemble français». «Soutenus par le ministère de l’Intérieur, ces [diplômes universitaires] sont l’une des actions promues par le gouvernement pour rendre "républicano-compatibles" les imams des mosquées françaises», affirmait le quotidien. 

Après un an de cursus, Rachid Abou Houdeyfa ne cache pas sa satisfaction de recevoir ce diplôme universitaire : «C'est un diplôme que l'on demande pour celles et ceux qui désirent être, entre autres, aumôniers dans les hôpitaux, aumôniers dans les prisons. C'est un diplôme intéressant dans le sens où aujourd'hui on entend un peu parler de la laïcité à toutes les sauces», assure l'imam, qui affirme avoir reçu son diplôme avec la mention «bien».

Dr. Jekyll et Mr. Hyde ?

Néanmoins, un certain nombre d'intellectuels et responsables politiques ne voient dans ce projet universitaire qu'une façade provisoire, qui cacherait la véritable identité du religieux.

Ainsi, l'écrivain palestinien Waleed Al-Husseini, auteur d'Une trahison française, ouvrage dans lequel il défend avec vigueur la laïcité et critique la religion islamique, s'étonne qu'un individu qui «justifiait le viol de femmes non-voilées» reçoive un «diplôme de laïcité».

(...)

Fortement inquiété après les attentats de 2015, sa mosquée subissant une perquisition, Rachid Abou Houdeyfa, est une personnalité qui fait polémique depuis plusieurs années.

L'ancien président de la République, François Hollande, avait même fait référence à Rachid Abou Houdeyfa : «Il est Français, il ne peut pas être expulsé, mais son lieu de prière [...] ce lieu de haine, a été fermé», avait-il déclaré en avril 2016 sur France 2.

La haine dont il est question ici découle des nombreux prêches que Rachid Abou Houdeyfa diffusait abondamment sur internet. Entre autres exemples, en 2012, il avait déclaré : «Si la femme sort sans honneur, qu’elle ne s’étonne pas que les hommes abusent de cette femme-là.» En 2015, il avait affirmé dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux que la musique était prohibée par l'islam et que Dieu pouvait transformer ceux qui l'écoutaient en porcs ou en singes.

https://francais.rt.com/france/46764-accuse-pour-ses-preches-radicaux-imam-brest-recoit-diplome-universitaire

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Pas assez laïc, un film d'animation sur la Nativité arrêté en pleine séance scolaire

Alors que les enfants du groupe scolaire de Langon, dans la Gironde, croyaient assister à un conte de Noël, les enseignantes ont dû interrompre la séance et les renvoyer en classe... Le film contrevenait aux valeurs de l'école.

Le 13 décembre, les 83 écoliers du groupe scolaire de Langon, une petite commune du Sud-Ouest située entre Bordeaux et Agen, assistaient à une projection du film d’animation américain L’Etoile de Noël au cinéma local, quand celle-ci a été interrompue à la demande des enseignantes, selon Le Républicain Sud-Gironde du 22 décembre.

ACT PROF INSOUMISE

Après quelques minutes de visionnage, ces dernières se sont aperçues que le film de Noël choisi n'était pas en accord avec les valeurs de l'école républicaine laïque.

En effet, L'Etoile de Noël, long-métrage d'animation américain réalisé par Timothy Reckart, est un conte de Noël qui raconte le mythe de la naissance de Jésus-Christ selon les préceptes de la Bible, une épopée enrichie d'animaux qui parlent et largement inspirée des succès de l'animation des années 2000, comme en témoigne le pitch : «Un petit âne courageux, Bo, rêve d’une vie meilleure loin du train-train quotidien du moulin du village. Un jour, il trouve le courage de se libérer pour vivre enfin la grande aventure avec une brebis, une colombe, trois chameaux déjantés et des animaux de la ferme, très excentriques…»

Malheureusement pour les enseignantes, une fois la séance commencée, elles ont réalisé leur erreur : L'Etoile de Noël n'est pas seulement un conte de fin d'année, mais relate surtout le périple de Marie et Joseph jusqu'à Bethléem.

Interrogé par le journal Le Républicain, le responsable du cinéma a lui-même reconnu qu'il n'avait pas encore visionné le film et a accepté de rembourser la séance à l'école. Les enfants ont donc quitté le cinéma en pleine séance et sont retournés en classe... Il faudra attendre l'année suivante pour une nouvelle séance scolaire en toute laïcité.

https://francais.rt.com/france/46789-laicite-film-danimation-sur-nativite-arrete-pleine-seance-scolaire-video

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Une belle réussite pédagogique! Un projet visiblement bien préparé et une éducation à l'esprit critique pour le moins audacieuse...  A un tel niveau de compétence, on ne peut que s'incliner.    P.G.

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Israël, pas un «vrai pays» ? Le Crif furieux, le magazine Youpi retiré de la vente

Dans un de ses numéros, le magazine didactique pour enfants Youpi j'ai compris !, n'inclut pas l'Etat hébreu (ni la Corée du nord) dans la liste des «vrais pays». Il n'en fallait pas plus pour que le Crif réagisse, dénonçant un «mensonge grave».

ACT YOUPI ISRAEL

Le 24 décembre, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a tweeté sa réaction à ce qu'elle a perçu comme un outrage : le rédacteur en chef de la publication pour enfants Youpi j'ai compris ! a rédigé une fiche sur tous les pays du monde accompagnée d'une carte.

En revanche, la notice concernant l'Etat d'Israël a suscité l'ire de l'institution juive en semblant induire qu'il ne faisait pas partie des «vrais pays». «On appelle ces 197 pays des Etats, comme la France, l'Allemagne ou l'Algérie. Il en existe quelques uns de plus, mais tous les autres pays du monde ne sont pas d'accord pour dire que ce sont de vrais pays (par exemple l'Etat d'Israël ou la Corée du Nord)», expliquait la notule signée de Bertrand Fichou.

Dans un tweet indigné, le Crif a affirmé : «L’existence d’Israël est une vérité internationalement reconnue. Dire le contraire revient à rejoindre le camp de ceux qui considèrent qu’Israël ne doit pas exister.»

Avant d'ajouter : «Je vous demande donc instamment

- de retirer immédiatement de la vente le numéro

- de publier un rectificatif»

Le président du Crif, Francis Kalifat a écrit au président du groupe Bayard presse et au rédacteur en chef de Youpi j'ai compris ! pour dénoncer «un mensonge grave au regard de l'histoire.»

Le magazine polémique sera finalement retiré de la vente.

«On reconnaît une erreur, une maladresse, nous ne voulions évidemment en aucun cas contester l'existence de l'Etat d'Israël», a déclaré à l'AFP Pascal Ruffenach, président du groupe Bayard, qui édite le magazine Youpi. «Nous faisons acte de bonne volonté, c'est important de contribuer à l'esprit de pacification et d'apaisement», a-t-il ajouté.

Le magazine pour enfants de cinq à huit ans Youpi est publié par Bayard presse depuis 1988 et a connu différentes appellations. En 1991, il s'appelait Youpi découvertes, en 1997, Youpi le petit curieux et depuis 2012, Youpi j'ai compris ! Ses pages, à caractère informatif, comprennent un reportage animalier, des jeux et des notices de bricolage.

Si Israël est reconnu par l'ONU, une vingtaine de pays, en majorité musulmans, n'ont jamais reconnu la création de l'Etat hébreu en 1948. C'est le cas de l'Algérie, de la Syrie, de l'Arabie saoudite ou encore de la Corée du Nord.

https://francais.rt.com/international/46806-israel-pas-dans-liste-vrais-pays-crif-exige-correctif-editions-bayard

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