dimanche 24 septembre 2017

FN, divorce pour un plat de Couscous: les raisons cachées du départ de Florian Philippot …

Un peu d'humour, car il vaut parfois mieux en rire...

 

ARG PHILIPPOT LE PEN COUSCOUSSire Florian-le-Philippot voulait se faire un plat de Couscous et dit à Marine sa copine: « Hé Girl, Et si on se faisait un plat de couscous sauce piquante avec des boulettes de viande dedans? »., Grosse boulette! Marine-de-Montretout, pas très à l’aise avec la bouffe #MadeinArabe lui dit:

« Keewaaa! Plaît-il? De la nourriture pas-de-chez-nous? T’imagine même pas, très cher, la crise de nerf si Papa l’apprend! Il va me déshériter le Daron. Non mais, je peux te faire un jambon-beurre si tu veux. On n’est pas raciste pour un grain de blé, mais on ne veut pas de ça chez nous ».

Mais Florian-le-Philippot, n’écoutant que les démons de la famine se laissa tenter par sa voisine Sophie-de-Montel qui l’incita à ne pas se laisser faire. Direction le Kebab de Strasbourg pour une bouffe orientale sans les danseuses du ventre, absentes. Fallait point trop en faire dans la Cité de la choucroute ..

«Ô Rage! Ô Désespoir! Ô Couscous ennemi! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?» s’écria Marine-de-Montretout, furieuse. L’héritière décida de retirer à ce traitre tous ses privilèges. Depuis que ce dernier avait pris ses quartiers dans la Grande demeure de l’héritière, le Père Jean-Marie fut placé dans une maison de repos, et la colère des cousins de la famille face à l’impétrant ne faiblissait pas. Aussi, très tôt ce matin, Florian-le-Philippot alla crier colère sur la grande place du village et à qui veut l’entendre …

« Oyez oyez braves gens! Moi, Florian-Le-Patriote-Consorts, digne héritier de Bruno-le-Maigret mon illustre prédécesseur et ancien Porte-pisse du Château, me voila relégué au rang de Prince-à-rien (sans jeu de mot). Aussi, pour laver cet affront couscoussier, je décide de quitter le Château BleuMarine, et je prends Louis Aliot au duel à l’épée quand il veut! Vive le Couscous libre! ».

Puis s’en alla, sur sa « Montel« , accompagné de sa Sophie, le divorce était acté. L’histoire nous dit « qu’ils trouvèrent refuge chez Nicolas Dupont Aignan en ile-de-France. Ils vécurent, on ne sait pas comment et on s’en balek, mais ils vécurent ». Moralité? Pas besoin. Mais il faut néanmoims rendre hommage au Couscous qui a plus fait contre le Front national que Manuel Valls 1er Ministre. Oui, le temps qu’ils digèrent et se reconcilient, eventuellement, devant un plat Vietnamien, ça va nous faire des vacances. Oui, le couscous est une arme de destruction massive.

Gloire au Couscous!

https://bembelly.wordpress.com/2017/09/21/fn-divorce-pour-un-plat-de-couscous-la-veritable-raison-du-depart-de-florian-philippot/

 

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Le mythe BLANQUER

Il est désespérant de voir se répandre dans la « Grande Presse » et jusque dans les commentaires de personnalités de qui l’on serait en droit d’attendre un plus grand discernement, tous les commentaires élogieux qui accueillent – « avec soulagement » vont même jusqu’à dire certains – la nomination au poste de ministre de l’Education Nationale de Jean-Michel BLANQUER ainsi que les premières mesures annoncées ou prises.

 

ARG BLANQUERCette véritable psychose collective est d’autant plus désespérante qu’elle induit en erreur l’ensemble du public en attente de celui qui va restaurer la qualité du système éducatif qu’il pense avoir trouvé à tort en lui (...)

Comment se fait-il que ce mythe se répande au sujet d’un ministre  dont le lourd passé au sein de l’administration de l’Education Nationale ait laissé tant de marques durables et préjudiciables à l’avenir de notre société ?

Comment se fait-il également que les premières mesures annoncées ou prises de ce ministre qui s’inscrivent dans le prolongement de ses actions antérieures, reçoivent un accueil empressé alors qu’elles sont toutes porteuses d’excellence uniquement pour les élèves des REP et REP+ (réseaux d’éducation prioritaire) –(...) ?

RAISONS DE LA MEPRISE

Le public se méprend parce qu’il n’appréhende pas la question de l’Education Nationale dans son ensemble et sur un temps long . En conséquence, beaucoup ne saisissent pas les tenants et aboutissants de la situation, ni l’impact des décisions annoncées et parfois prises,

Egalement parce que la désinformation est omniprésente, notamment dans les grands medias, à cela s’ajoutant le langage subversif de nos gouvernants qui nous porte à ne pas percevoir la toxicité des mesures et à considérer qu’elles sont bénéfiques pour nos enfants, les intentions étant toujours louables, à l’opposé de l’effet prétendûment recherché,

Egalement parce que beaucoup se contentent d’une lecture rapide des discours de nos gouvernants et que, « le diable étant dans les détails », la réalité apparaît souvent de façon incidente au détour d’une phrase ou en fin de discours : « in cauda venenum »,

Par surcroît, beaucoup ignorent le passé de Jean-Michel BLANQUER.

Sa carrière professionnelle ?

Au sein de l’Education Nationale…entre autres…

De 2006 au 21 mars 2007, JM.BLANQUER devient directeur adjoint du Cabinet de Gilles de Robien, époque à laquelle le ministre a voulu rétablir la méthode alphabétique de lecture. Quand on sait, de l’aveu même de Gilles de Robien qu’il a été court-circuité par son administration dont faisait partie Jean-Michel BLANQUER, on peut être en droit de se poser quelques questions…

Puis, de 2007 à 2009, il devient recteur de l’Académie de Créteil et c’est lui l’initiateur des 20000 places d’internats d’excellence réservées aux élèves issus de l’immigration, politique mise en cause à la fois par l’Inspection générale  et par la Cour des comptes, d’une part en raison de l’atteinte au principe d’égalité, d’autre part en raison du coût prohibitif du projet, les dépenses induites dépassant tous les délires – JM.BLANQUER proposait même de rémunérer les élèves !

Toujours à ce poste, il est à l’origine des « conventions d’éducation prioritaire » qui dispensent les élèves relevant de la politique de la ville et des ZEP du concours de recrutement pour intégrer Sciences Po, l’admission se faisant – pour eux seulement – sur dossier.

A la suite de controverses sur cette politique, il abandonne ce poste en 2009 et devient directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de Luc Chatel jusqu’en 2012.

Dans cette fonction, Jean-Michel BLANQUER supprime 80 000 postes d’enseignants et met en œuvre la réforme du lycée qui constitue une véritable révolution culturelle puisqu’elle repose entre autres, sur :

  • Un appauvrissement des contenus matérialisé par une réduction importante des horaires de cours remplacés par des pédagogies de projet ….

  • Une autonomie des établissements scolaires non plus dans le cadre d’une déconcentration mais d’une décentralisation où il n’y a pas d’obligation de résultat mais seulement de moyens, à savoir des activités en remplacement des cours,

  • Une désagrégation de la transmission de la culture française avec une survalorisation de la LVE au détriment du français,

  • Une valorisation de l’engagement lycéen dans et hors établissement…

Ce qui explique que JM BLANQUER veuille modifier le  bac …basé essentiellement sur le contrôle continu, véritable « auberge espagnole ».

De 2013 à 2016 , il devient directeur général de l’ESSEC, Ecole en pointe pour la politique d’ « éducation prioritaire » et à l’origine d’une multitude de dispositifs en faveur des élèves des ZEP. 500 000 d’entre eux ont déjà bénéficié de ces différents dispositifs.

Outre ce cursus, il faut signaler que JM.BLANQUER est très proche de l’Institut Montaigne , Institut proche du CAC 40 et des cercles mondialistes dont le club  Bilderberg.

D’ailleurs, il appartient au comité directeur d’ « Agir pour l’école » , organisation satellite de l’Institut Montaigne dédié à l’école élémentaire qu’il a aidée pour lancer un projet « lecture » dans les écoles des quartiers populaires « voulant sauver les gamins des banlieues  en contournant – ce qu’il considère comme – les « archaïsmes  de l’école publique » !

(...)

La Grande Presse en délire…

Si l’on se reporte aux manchettes de différents journaux, nous aurions enfin trouvé l’homme de la situation pour sauver le système éducatif :

VALEURS ACTUELLES du 1er juin 2017 :« Un hussard noir rue de Grenelle  » !…Excellence au programme… le projet éducatif éloigne de la sempiternelle démagogie égalitariste, retour aux fondamentaux, condamnation franche de la méthode globale, retour de la chronologie dans les cours d’histoire, revalorisation de l’épreuve du bac…

Le PARISIEN DU 08/0617 : « Le redoublement fait surface »… BLANQUER à l’Education nationale, c’est une vraie rupture idéologique, le pédagogisme progressiste n’est pas son truc…retour aux fondamentaux…efface le tableau du quinquennat précédent…éclatement du cadre national pour les rythmes scolaires, inflexion importante pour le redoublement, stages de remise à niveau, devoirs faits au collège…

LIBERATION du 08/06/17 : parle de « casse »et de « revirement » : « rythmes scolaires à la carte, réforme du collège assouplie, autonomie des établissements…

« LE POINT » 22/06/2017 : JM.BLANQUER serait« l’ homme qui veut arrêter les bêtises », serait également celui du « détricotage », du rétablissement des classes bi-langues et du retour du redoublement, souhaiterait « que tout le monde maîtrise l’orthographe »…

WIKIPEDIA : La première action de JM.BLANQUER serait est de revenir sur une partie de la réforme du collège en publiant un décret qui rétablirait les classes bi-langues, renforcerait les langues anciennes, rendrait facultatifs les E.P.I., augmenterait l’autonomie des établissements

REVENANT SUR TERRE….

QUELLES DECISIONS ? QUELLES REALITES ?

A l’Ecole primaire :

Pour cette année, les classes de CP (cours préparatoire) sont dédoublées mais pour les REP+ seulement, sachant que les REP+ sont les « réseaux d’éducation prioritaire renforcés » dans lesquels sont scolarisés ceux que nos gouvernants appellent les « migrants » et ce que le système éducatif appelle  les « élèves allophones nouvellement arrivés ». 2500 classes et 2500 postes sont redéployés, à raison de 12 élèves par classe, ce qui fait un total de 60 000 élèves, sachant qu’à la rentrée 2018, seront également dédoublées les classes de CP (cours préparatoire) et de CE1 des REP et des REP+ (1100 en tout sur le territoire national) : 12000 classes seront concernées, à raison de 12 élèves par classe, ce qui donne un total de 144000 élèves.

Dans ces classes seulement, ce dédoublement est accompagné du maintien du dispositif « plus de maîtres que de classes » et de « la qualité de la pédagogie déployée dans ces classes …enjeu majeur » a bien précisé JM. BLANQUER, son objectif étant de « garantir pour chaque élève, à la sortie du CP, l’acquisition des savoirs fondamentaux ».

Rappelons que, pour [lamajorité de] nos enfants, cet objectif doit être atteint seulement fin de 3ème !

Pour ce qui est de la méthode de lecture sur laquelle JM.BLANQUER reviendrait , dit-on . En réalité, le 28 août, sur BFM-TV-RMC, il a simplement dit : « …il y a une vieille querelle entre méthodes globales et syllabique qui a été tranchée en faveur de la syllabique » – et non « qui est désormais » – ce qui veut dire « circulez, il n’y a rien à voir » ; il considère donc que la méthode utilisée est syllabique et qu’il n’y a rien à changer : les méthodes de nature globale sont et seront donc toujours utilisées mais « vendues » aux parents comme syllabiques.

En ce qui concerne les « rythmes scolaires », JM.BLANQUER confère davantage de liberté dans l’organisation de la semaine scolaire, ce qui est une pure question de forme.

Par contre, il ne revient nullement sur la question de fond à savoir, pourquoi y a-t-il eu changement des rythmes scolaires ? tout simplement pour introduire des activités périscolaires dans l’horaire scolaire au détriment des heures de cours et transformer l’école en lieu de vie(...). De cela, il n’est nullement question.

Pour ce qui est du redoublement, JM. BLANQUER le réserve aux R.E.P. car il précise que « ce redoublement n’est possible … qu’en complément d’autres mesures de lutte contre l’échec scolaire… ». Or, les « autres mesures de lutte contre l’échec scolaire » – accompagnement toute l’année, stages de soutien – concernent uniquement les élèves des R.E.P.

A cet égard, en juin, JM.BLANQUER avait annoncé des stages de remise à niveau pour fin août – « au moins dans les REP » avait-il bien précisé.

D’ailleurs, le redoublement ne se justifierait absolument pas dans le système « refondé » pour [la majorité de ] nos enfants puisque basé sur une obligation de moyens – des activités en remplacement des cours – et non de résultat.

2 – Au collège

JM.BLANQUER prévoit d’instaurer le programme « devoirs faits » qui consiste à proposer aux collégiens volontaires  « un soutien gratuit après la classe, l’objectif étant de s’appuyer sur les expériences qui fonctionnent, notamment en éducation prioritaire », dit-il

Ce système fonctionne donc déjà dans les REP et non pour [tous] nos enfants et continuera à fonctionner ainsi, car dans le collège « refondé » (...), le principe de l’ « interdisciplinarité » est maintenu, – « interdisciplinarité » signifiant activité se substituant au cours et dont JM .BLANQUER estime qu’elle « va dans le bon sens » – pour nos enfants – ce qu’il faut traduire « dans le sens d’une école lieu de vie » ! Dans cette perspective, il n’y a pas de transmission de savoir, simplement la construction d’un projet par l’élève, il n’y a donc pas de devoirs et en disant « devoirs faits », on laissera croire aux parents qu’ils l’ont été à l’école.

JM.BLANQUER prétend vouloir donner davantage de liberté aux équipes pédagogiques mais c’était déjà prévu dans le système éducatif « refondé »(...)  où il s’agit d’activités à réaliser et non plus de transmission de savoir, les activités se feront en fonction du contexte local. Cela n’apporte rien de plus à la qualité du système éducatif.

 

JM.BLANQUER rétablirait les classes bi-langues ?

 

En réalité, elles n’avaient pas été supprimées mais au contraire élargies, puisque toutes les classes de collèges le deviennent en vertu de la circulaire de rentrée 2017 de N. VALLAUD .BELKACEM : «…les EILE (Enseignement International de Langues Etrangères) sont ouverts à partir du CE1…au collège, la continuité est assurée principalement dans le cadre de dispositifs bi-langues…pour l’année scolaire 2017-2018, l’objectif est le passage de tous les pays de langue arabe au nouveau dispositif EILE … »(...)

 

JM.BLANQUER rétablirait un véritable enseignement du latin et du grec ? En réalité, Il n’a pas dit qu’il revenait sur l’incorporation, par N. VALLAUD BELKACEM, du latin et du grec dans les « enseignements pratiques interdisciplinaires » , il a simplement déclaré : « les établissements qui le souhaitent peuvent faire évoluer l’organisation par la mise en place d’un véritable enseignement du latin et du grec », c’est-à-dire qu’en réalité, ceux qui veulent continuer à faire cours peuvent le faire, il s’agit d’un simple assouplissement : il n’organise pas le rétablissement du latin et du grec, il ne prend aucune décision à cet égard et notamment, il n’envisage pas le rétablissement du CAPES de lettres classiques supprimé en 2015.

 

Au cours de son entretien à « Valeurs actuelles » du 31 août 2017, nous apprenons que « des cérémonies de remise des prix existent dans certains cas, » dit JM.BLANQUER «  pudiquement » au journaliste qui l’interroge…il oublie seulement de préciser que c’est uniquement dans les REP puisque c’est uniquement dans ce cadre, que l’excellence est recherchée.

 

CONCLUSION :

 

La politique éducative de JM BLANQUER est la continuité de la politique éducative de N. VALLAUD BELKACEM et de celle engagée depuis des années par tous les ministres de l’Education.

 

Toutes les mesures cohérentes et porteuses d’excellence sont pour les REP et non pour [tous] nos enfants. D’ailleurs, JM.BLANQUER le révèle dans son entretien à « Valeurs actuelles » du 31 août 2017 :

 

«… L’Ecole doit apporter une attention spécifique aux plus fragiles et donner plus à ceux qui ont besoin de plus. C’est la clé de la véritable égalité…donner des savoirs solides et une culture générale…  toute ma philosophie consiste à tirer le système vers le haut au bénéfice des plus fragiles, car c’est d’abord à eux que bénéficie une telle approche … »,

(...)

La destruction du système éducatif pour nos enfants se poursuit et s’amplifie pendant que dans le même temps, les mesures prises visent à amplifier l’excellence des résultats [uniquement] dans les REP et REP+.

Nous avons donc tout intérêt à nous pencher, à la fois sur le passé de JM BLANQUER et sur l’impact des mesures prises pour comprendre la réalité de la situation et ne pas nous laisser abuser.

http://www.medias-presse.info/le-mythe-blanquer/80313/

 


 

Article proposé par une de nos adhérentes de Haute- Vienne. Ici  l'auteur suggère que la priorité à l'éducation prioritaire est avant tout un choix idéologique ("pro- immigration", mondialiste...), alors qu'il s'agit surtout, à mon sens de choix budgétaires et d' effets d'annonces pour camoufler une grande continuité dans les politiques éducatives pour l'immense majorité des enfants.  J'ai volontairement "censuré" les éléments qui me semblaient contraires à la charte de l'UPR; pour le reste, il y a des éléments intéressants, notamment sur le parcours du ministre, qui méritent d'être connus. Merci à cette adhérente pour sa contribution.

P.G.

 

samedi 23 septembre 2017

Catalogne. Référendum : Barcelone ne cède sur rien

Malgré les obstacles policiers et juridiques dressés par Madrid, les séparatistes assurent que la consultation aura lieu quoiqu’il arrive. Le gouvernement espagnol serait “en train de perdre la bataille de l’opinion internationale”, indiquent des sources européennes* à El País.

capture_decran_2017-09-22_a_12Rien n’y fait, pas même toutes les pressions de Madrid, comme l’intervention de la Garde civile, mercredi 20 septembre à Barcelone. La tension n’a pas diminué d’un cran entre le gouvernement central et les séparatistes catalans qui veulent organiser un référendum d’indépendance – déclaré illégal par la justice – dimanche 1er octobre.

“La force brute”

“Ce ne sont pas des jours faciles, a reconnu le président du gouvernement autonome catalan, Carles Puigdemont, repris dans le quotidien catalan Ara, mais nous sommes forts et préparés pour les coups à venir.”

Il a répété que le référendum se fera quoiqu’il arrive, “parce qu’il a l’appui de l’immense majorité de la population qui n’en peut plus de l’arrogance et des abus du gouvernement. Au XXIe siècle, les États ne fonctionnent plus avec la force brute mais avec la force des gens, et cette force nous l’avons”.

De son côté, l’offensive judiciaire de Madrid continue, bien que les 14 hauts fonctionnaires catalans détenus mercredi aient été remis en liberté. Le Tribunal constitutionnel a menacé d’amendes de 12 000 euros par jour les membres du Bureau électoral chargé d’organiser la consultation.

“Le parquet général de l’État a également déposé une plainte contre les mêmes personnes pour désobéissance et usurpation de fonction”, précise le site d’information madrilène El Confidencial.

Discours devant l’ONU

Dans son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, le ministre des affaires étrangères Alfonso Dastís a martelé que “les pouvoirs publics ont le devoir de garantir les droits et les libertés de tous les Espagnols” et a attaqué la “présumée légitimité” dont se réclament les indépendantistes.

Selon le quotidien El País, le ministère de l’Intérieur a signalé à Barcelone “l’envoi de renforts de la police et de la Garde civile pour assurer le maintien de l’ordre”, sans citer de chiffres.

L’Union européenne commencerait à s’inquiéter. Officiellement, la Commission reste sur sa position déjà exprimée maintes fois, qui correspond à celle du gouvernement espagnol : le respect de la Constitution.

La bataille de l’opinion internationale

Mais des sources anonymes citées par El País* auraient signalé que Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, “est en train de perdre la bataille de l’opinion publique internationale”.

Dans un éditorial, Ara, proche des indépendantistes, commente l’action de Madrid :

Ils peuvent aboyer. Très fort. Mais s’ils mordent, ils perdent. C’est pour cela qu’ils aboient si fort, pour faire peur et parce qu’ils ne peuvent pas aller plus loin.”

http://www.courrierinternational.com/article/catalogne-referendum-barcelone-ne-cede-sur-rien


 *Ah ces fameuses "sources anonymes" qui permettent aux journalistes de prendre parti sans en avoir l'air...P.G.

 

Posté par UPR Creuse à 09:11 - - Permalien [#]
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Quand la Commission européenne s’intéresse à l’information…

Le 4e pouvoir ne laisse pas l’UE indifférente. Plusieurs initiatives récentes témoignent de l’intérêt des institutions européennes pour l’information et la communication. À l’appui : stratégie de communication et incitations financières (prix et subventions). Une façon de reprendre la main sur une opinion publique sans doute jugée trop rétive au projet de la bureaucratie européenne et trop perméable aux pseudo « fake news ».

ARG MIGRANTS UE PROPAGANDEDes universitaires et des professionnels de l’information ont analysé les carences des institutions européennes en matière de communication. Un site internet est même dédié à l’analyse de la communication européenne, lacomeuropeenne.fr. Pour le Président d’Euronews development, « l’Europe est doublement déficiente : sur le plan des modes de communication et au niveau du contenu même de sa communication ». Pour y remédier, un plan de communication a été adopté pour la période 2015-2019 pour « reconnecter l’Europe à ses citoyens ».

Revue de quelques actions visant à redresser le cap tant dans la communication sur les institutions européennes et leurs actions que dans l’information délivrée par les médias.

Lutte contre les « bobards »

Dans l’objectif de lutter contre les « bobards » sur l’Europe qui circuleraient dans certains médias et dans l’opinion, la Commission européenne a créé en 2016 « Les Décodeurs de l’Europe ». Au travers d’argumentaires et de vidéos en ligne sur le site de la Commission européenne, l’objectif est « de répondre à une série de questions ou d’accusations ». Ce type de communication en « pure player » est déjà largement utilisé par les partis politiques pour éviter le filtre des journalistes.

Le site Euractiv, qui se présente comme « un réseau de médias européens présent dans 12 capitales de l’Union Européenne » annonce dans un article du 30 août que la commissaire au numérique, Mariya Gabriel, « s’apprête à prendre une des premières mesures de son mandat : mettre sur pied un groupe d’experts sur les « fake news ». L’article précise que « certains États membres font pression pour que la Commission annonce ces nouvelles mesures sur les fausses nouvelles et les contenus illégaux en ligne ».

Bigre, on se demande quelle va être la traduction concrète de ces cogitations, qui amènent le journaliste Benjamin Masse-Stamberger à imaginer avec humour dans une tribune publiée le 7 septembre par Le Figaro une possible « norme B-684 donnant l’estampille aux « informations justes et recoupées », qui pourront dès lors être diffusées de manière libre et non faussée partout sur le Vieux Continent ».

Vulgarisation

La communication institutionnelle est souvent aride. Le site touteleurope.eu « propose une information pédagogique sur le fonctionnement et les politiques de l’Union européenne ainsi qu’un décryptage de l’actualité européenne dans toutes ses dimensions ». À l’appui, des fiches thématiques et des vidéos en ligne.

Politique migratoire européenne

Plus pérennes, les subventions de la commission européennes en matière de culture et de medias comptent un « prix medias ». Il a cette année récompensé 35 journalistes pour des reportages sur le thème de la migration. Le site de l’Union européenne indique que « ce prix est la première initiative financée par l’Union Européenne qui met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées les journalistes dans la production de reportages équilibrés sur la migration ». Le point commun des reportages primés : ils passent quasiment tous sous silence l’impact des migrations auprès des populations autochtones.

Il s’agit sans doute pour cette institution de contre-balancer « la disproportion entre la relation des sentiments des réfugiés (au détriment de ceux-ci, NDR) et de ceux de la population » dans les médias français, selon un rapport du Conseil de l’Europe réalisé par deux universitaires sur la « couverture médiatique de la crise des réfugiés ».

Sur le même thème, l’OJIM présentait il y a quelques mois le séminaire organisé par le Comité économique et social européen les 24 et 25 novembre 2016 à destination des « attachés de presse de la société civile » destiné à repérer les bonnes pratiques en matière de communication sur le sujet des migrants. Partant du constat que la faible acceptation par les citoyens de la politique migratoire européenne « ouverte » est due à une perception erronée, l’objectif était de la corriger grâce aux relais d’informations en contact avec les médias.

Gageons qu’à l’approche des élections européennes de 2019, la médiatisation d’initiatives populaires dans l’opinion publique, comme une plus grande taxation des GAFA (Google, Facebook, Apple et Amazon), le renforcement des contrôles contre le travail détaché, une meilleure protection commerciale de l’Europe, etc. ne faiblira pas.

https://www.ojim.fr/commission-europeenne-sinteresse-a-linformation/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=211e37ea3c-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-211e37ea3c-71454869


 

Voir aussi:

Crise des migrants : l’Union Européenne récompense les « bonnes pratiques journalistiques »

Il y a quelques semaines, l’Ojim vous révélait l’initiative du Conseil Économique et Social Européen visant à définir les « bonnes pratiques » dans la couverture médiatique de la crise des migrants. L’heure des travaux pratiques a commencé. C’est maintenant l’Union Européenne qui récompense les journalistes qui adoptent une présentation de la crise migratoire conforme à sa vision favorable à l’immigration.

L’UE a en effet lancé en début d’année un Prix des médias pour promouvoir « un journalisme sur la migration basé sur des preuves ». Partant du constat que « le discours actuel qui entoure la migration a pris une tournure dramatiquement négative durant la dernière décennie en Europe et ailleurs » et que « la couverture des médias des phénomènes migratoires joue un rôle important dans la formation de l’opinion publique », les organisateurs de ce prix ont comme objectif de « renforcer le rôle positif que les médias peuvent jouer quand il s’agit d’influencer le récit actuel des migrations ». Cette compétition permettra de réunir 72 récits qui pourront être utilisés et diffusés grâce à des droits d’auteurs partagés. La remise des prix aura lieu le 22 juin 2017 « sous les auspices de la Présidence maltaise de l’Union Européenne ».

Quand Bill Gates finance les médias favorables aux migrants

Hasard du calendrier, lEuropean Journalist Centre est quant à lui à l’origine d’un projet, financé notamment par la fondation Bill Gates, qui vise à assurer la couverture pendant dix-huit mois de l’arrivée et de l’intégration de familles de migrants. Quatre grands journaux européens vont participer à l’opération, Le Monde, le quotidien anglais Guardian, le quotidien espagnol El Pais et l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Selon Le Monde, « le projet s’inscrit dans l’approfondissement de notre couverture des questions migratoires ». Le Directeur de l’European Journalism Centre indique sur le site de l’EJC qu’« avec 10 élections nationales en 2017 sur le continent, des projets de cette envergure sont vitaux ». On n’en connaitra pas plus sur les « enjeux vitaux » de ces élections, mais l’angle des articles publiés dans le cadre de cette initiative, des récits de vie, vise à développer l’empathie vis-à-vis des migrants, indépendamment de toute autre considération.

Et l’UE prône d’ouvrir les vannes en grand

Le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures l’affirmait récemment à la Tribune de Genève, «  L’Europe va avoir besoin de 6 millions d’immigrés ». «Nous allons ouvrir des bureaux (pour les permis de séjours) dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest ».

L’Union Européenne utilise donc la carotte pour influencer une opinion publique de plus en plus réticente à accueillir une immigration massive dans une Europe qui compte 21,4 millions de chômeurs et 29 millions de travailleurs pauvres. Mais elle pourrait aussi manier le bâton, comme le relate France Soir le 2 mars : « la Commission européenne a durci le ton jeudi face aux États membres de l’UE, en menaçant de sanctions ceux qui refusent d’accueillir des réfugiés ».

Politique de la compassion

Les récits de vie des migrants sont de plus en plus nombreux dans les médias et l’espace public : outre l’initiative des 4 grands journaux européens, le Télégramme relate le 5 mars que des bénévoles se sont succédés à Rennes pour un marathon de lecture de 24 heures pendant lequel ont été lus 400 témoignages de migrants, « contenus dans une encyclopédie des migrants, recueillis de Brest à Gibraltar ». Le 8 mars, Arte dressait dans un documentaire le portrait de trois femmes qui ont choisi la France.

Ces récits peuvent participer de l’information sur les migrations actuelles vers les pays européens. Mais des monographies, aussi touchantes soient elles, ne peuvent résumer à elles seules les différentes dimensions de l’accueil des migrants. Ce type d’enquête fréquemment utilisé en sociologie soulève, selon le sociologue J.C. Passeron, cité dans un article consacré aux recherches qualitatives deux problèmes :

– « Le récit de vie se veut exhaustif et par-dessus tout signifiant, ce qui donne l’impression de tout comprendre au risque de faire disparaître toute approche théorique permettant de décrire le problème étudié.

– Le risque est grand de céder à l’illusion de ce que le sociologue appelle la “panpertinence” : tout est pertinent et fait sens, le monde ne peut être décrit ».

Il est vrai que la pression migratoire a tout intérêt à être minimisée, enjolivée ou carrément passée sous silence. Les passages en force de clandestins à Ceuta relatés par Ouest-France, les millions de candidats qui attendent dans les pays africains l’occasion de passer la méditerranée cités par Il Tempo, le nombre toujours croissant de demandeurs d’asile arrivés en France, 100 000 en 2016 selon Le Figaro, et dont les déboutés ne sont quasiment jamais reconduits dans leurs pays : autant d’événements qui pourraient accréditer l’idée d’une situation hors de contrôle.

Vouloir influencer le jugement des citoyens en récompensant des journalistes qui se conforment à la vision hors sol des peuples et de l’économie de l’Union Européenne, indépendamment des implications sociales et culturelles de l’accueil massif de migrants : une nouvelle étape dans le formatage des esprits.

https://www.ojim.fr/crise-des-migrants-lunion-europeenne-recompense-les-bonnes-pratiques-journalistiques/


 

Voir aussi pour rappel:

Bruxelles demande aux réseaux sociaux de traquer les « fausses informations »

Après le traumatisme de l’élection de Donald Trump, les médias et les politiques n’ont plus qu’une obsession en tête : les « fake news », jugées responsables de ce petit imprévu électoral ainsi que de la montée des « extrêmes ».

Aussi, les médias traditionnels en perte de vitesse (qu’il s’agisse des audiences ou des ventes, pour la presse papier) redoutent par-dessus tout le succès des sites de réinformation sur internet, tout comme l’effet des réseaux sociaux.

Dernier signe d’inquiétude en date, Bruxelles vient de sommer Facebook et les autres réseaux sociaux de « prendre une position plus forte » contre les « fausses informations ». « Je suis très préoccupé comme tout le monde au sujet des fausses informations, surtout après les élections aux États-Unis », a déclaré le commissaire européen chargé du marché unique numérique Andrus Ansip. Au-delà de l’avertissement, l’Union Européenne compte bien sévir : « Je crois vraiment aux mesures d’autoréglementation, mais si des clarifications sont à faire, nous serons prêts à les faire. »

De son côté, Facebook a annoncé la mise en place d’un système de filtre pour les contenus suspects. « Nous testons plusieurs façons de rendre plus facile le signalement de fausses informations, ce que vous pouvez faire en cliquant sur le coin supérieur droit d’un message. Nous comptons beaucoup sur notre communauté pour obtenir de l’aide sur cette question… », a déclaré la plate-forme. Une manière comme une autre d’inviter ses utilisateurs à la délation

Outre les principes douteux du procédé, le fait qu’un réseau social décide quelle information est « vraie » ou « fausse » relève de la naïveté affligeante et pose bien des questions, notamment celles de savoir qui seront les principales cibles de cette vigilance et quelle sera le degré idéologique de cette vigilance. Question subsidiaire enfin : les médias traditionnels devront-ils également rendre des comptes sur la fiabilité de leurs informations ?

https://www.ojim.fr/bruxelles-demande-aux-reseaux-sociaux-de-traquer-les-fausses-informations/

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Bonne nouvelle : les légumes “interdits” vendus par Carrefour

L’enseigne se lance dans la vente de légumes issus de semences paysannes “interdites” pour défendre la biodiversité et même si cela fleure bon le coup de communication et la stratégie marketing, c’est une bonne nouvelle car aujourd’hui, mener le combat du sauvetage des semences d’autrefois nécessite d’avoir quelques alliés de poids et Carrefour a les moyens de lutter contre les grands semenciers qui ont réussi par une directive à rendre non-commercialisables toutes les semences d’autrefois !!

ARG LEGUMES ANCIENSEn effet, “la loi interdit la commercialisation de plus de 96,4 % des semences”, affirme Carrefour, faisant référence au décret n°81-605 du 18 mai 1981 qui bloque la vente de certaines semences de fruits et légumes de variétés paysannes. Mais c’est surtout l’application récente des derniers textes qui a rendu impossible l’exploitation de ces graines d’autrefois et traditionnelles.

“En d’autres termes, depuis l’instauration de cette loi, certaines graines sont interdites de commercialisation. Celles-ci ne sont pas inscrites au catalogue officiel des semences autorisées par le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis). Les légumes inscrits dans ce catalogue doivent répondre à certains critères d’homogénéité. Mais aussi, ils sont censés apporter aux consommateurs une certaine sécurité. Comme l’écrit le Gnis dans un communiqué, ”ces nouvelles variétés des sélectionneurs résistent mieux aux maladies et aux parasites pour qu’on puisse limiter ou se passer de produits phytosanitaires”.”

Ce que le Gnis oublie de dire, c’est que les belles semences officiellement autorisées sont stériles et au mieux sélectionnées, au pire… génétiquement modifiées…

Cela promet un beau combat car pour Carrefour, ce sera aussi un combat différenciant car la grande distribution souffre terriblement, et elle doit monter en gamme et chercher des relais de croissance face notamment au rouleau compresseur Amazon.

C’est donc une bonne nouvelle pour tous les passionnés qui, sous le manteau, échangent des graines reproductibles “interdites”.

Un jour je vous ferai quelques photos de mon potager secret ;);)

Charles SANNAT

Source Huffington Post ici


 

Et ici:

Des légumes "interdits" vendus par Carrefour, mais de quoi s'agit-il?

L'enseigne se lance dans la vente de légumes issus de semences paysannes "interdites" pour défendre la biodiversité.

ALIMENTATION - Potimarron Angélique, Artichaut Glas-Ruz, Haricot Coco du Trégor... Ces noms de légumes ne vous disent rien? C'est normal, ils ne sont pas commercialisés en grande surface. Mais à l'initiative de Carrefour, cela va changer dès ce mercredi 20 septembre.

L'enseigne de distribution a en effet annoncé la commercialisation de "légumes interdits" dans une quarantaine de ses magasins de Bretagne et d'Île-de-France. "La loi interdit la commercialisation de plus de 96,4% des semences", affirme Carrefour, faisant référence au décret n°81-605 du 18 mai 1981 qui bloque la vente de certaines semences de fruits et légumes de variétés paysannes.

Pourquoi des légumes "interdits"?

Mais de quoi s'agit-il exactement? "La commercialisation des produits issus des semences paysannes n'est pas interdite, mais celle des semences proprement dites l'est, ce qui limite les producteurs à ne faire que de la vente directe", explique Philippe Bernard, directeur Partenariat PME et Monde agricole Carrefour France.

En d'autres termes, depuis l'instauration de cette loi, certaines graines sont interdites de commercialisation. Celles-ci ne sont pas inscrites au catalogue officiel des semences autorisées par le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis). Les légumes inscrits dans ce catalogue doivent répondre à certains critères d'homogénéité. Mais aussi, ils sont censés apporter aux consommateurs une certaine sécurité. Comme l'écrit le Gnis dans un communiqué, "ces nouvelles variétés des sélectionneurs résistent mieux aux maladies et aux parasites pour qu'on puisse limiter ou se passer de produits phytosanitaires. C'est l'un des principaux axes d'amélioration avec les qualités gustatives (melons juteux et sucrés, haricots sans fils ni parchemins, endives moins amères, carottes au cœur bien tendre...), une plus grande tolérance aux stress climatiques (chaleur, froid, sécheresse) et une plus grande diversité de tailles, de formes et de couleurs".

Problème: inscrire une semence dans ce catalogue coûte de l'argent et ce ne sont pas les petits producteurs qui peuvent se le permettre.

Avec son "marché interdit", Carrefour entend donc se passer de ce catalogue et proposer à ses clients des légumes issus de semences paysannes, peut-être un peu moins stables et homogènes que celles qui produisent les légumes se retrouvant dans les rayons des grandes surfaces.

Comment sont-ils sélectionnés ?

Pour choisir des légumes plutôt que d'autres et s'assurer de leur stabilité, Carrefour travaille avec Bio Breizh et Kaol Kozh, deux groupements de producteurs bretons de légumes. Ceux-ci utilisent des semences paysannes et vont eux-mêmes cultiver et sélectionner les légumes. "Quand Carrefour est venu nous voir, on était très méfiant, on pensait surtout qu'il voulait faire un coup de communication", souligne René Léa, président de Kaol Kozh. "Nous leur avons expliqué qu'on voulait un contrat sur le long terme et bien rémunéré car cultiver des semences paysannes coûte plus cher. Ils ont accepté toutes nos conditions!"

C'est un partenariat de 5 ans que Carrefour entame avec ces producteurs.

Quels légumes peut-on acheter et dans quels magasins?

Pour l'instant, une petite dizaine de légumes est annoncée par Carrefour: l'artichaut Camus du Léon, le potimarron Angélique, la courge butternut Kouign Amann, l'artichaut Glas-Ruz, l'oignon rosé d'Armorique, la rhubarbe acidulée de Bretagne, le haricot coco du Trégor et l'échalote demi-longue de Cleder.

La liste des magasins participants est quant à elle mise en ligne par l'enseigne de distribution ici.

Quel est l'objectif de Carrefour?

A travers cette initiative, l'enseigne entend faire changer la loi et militer pour plus de biodiversité dans les rayons, et a même lancé une pétition sur le site Change.org. Celle-ci recueillait mercredi vers midi plus de 4000 signatures.

Mais derrière ce marché interdit se trouve aussi un enjeu commercial. Comme le souligne Philippe Bernard, "nous voulons élargir notre offre car nos clients sont demandeurs de produits sains et bio".

Certains, comme la Confédération paysanne selon RTL, ont applaudi cette initiative. Mais d'autres restent prudents. "Cela va relancer le débat sur les semences paysannes adaptées à chaque région, c'est positif. Mais Carrefour reste un commerçant, on verra dans le long terme ce que donne ce partenariat avec les producteurs", explique la Fédération nationale de l'agriculture biologique (Fnab).

Quant à la Gnis, elle réagit dans un communiqué: "Carrefour, comme tout le monde, peut vendre toutes les rhubarbes et tous les fruits de la planète, toutes les variétés de légumes des paysans, et tous les légumes 'interdits'. Bien sûr, comme tout le monde, Carrefour doit aussi être attentif à respecter ses consommateurs et à ne pas les tromper sur ce qu'il leur vend". En faisant référence aux 3200 variétés de légumes déjà en vente via leur catalogue.

http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/20/des-legumes-interdits-vendus-par-carrefour-mais-de-quoi-sagit-il_a_23216078/

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Le conflit syrien se termine mais les USA restent sur le terrain

Les forces gouvernementales syriennes ont fait une percée sur la base aérienne de la ville orientale de Deir ez-Zor, assiégée par Daech depuis trois ans. A toutes fins utiles, les développements spectaculaires au cours du week-end dernier signifient la fin du conflit en Syrie. La capture de la ville de Deir ez-Zor est désormais une issue certaine et, avec elle, Daech va perdre son influence en Syrie.

ARG SYRIEL’opération secrète menée la semaine dernière par les USA pour évacuer par hélicoptère les commandants de Daech de Deir ez-Zor laisse supposer que le Pentagone accepte finalement que la saga de Daech prenne fin en Syrie. Apparemment, Daech et ses « conseillers » seront maintenant réassignés vers de nouveaux théâtres – tels que l’Afghanistan [la Birmanie? NdR]. La question qui persiste est la suivante : Les USA sont-ils en train de liquider leurs affaires en Syrie ? Un commentaire russe semble le croire.

D’un autre côté, on rapporte que les forces rebelles soutenues par les forces spéciales étasuniennes (avec couverture aérienne) opèrent un mouvement précipité depuis le nord de la Syrie pour prendre une partie de Deir ez-Zor, laissant derrière elles l’entreprise inachevée de capturer Raqqa, la « capitale » de Daech. Cela fait courir le risque d’une situation explosive impliquant celles-ci et les forces gouvernementales soutenues par la Russie, dans une lutte pour la suprématie en Syrie orientale. (Reuters)

Il y a deux choses en jeu – l’une, la saisie des vastes champs pétrolifères qui reposent à l’est et au nord de Deir ez-Zor, lesquels sont les joyaux de l’économie syrienne ; la seconde, le contrôle de la frontière syro-irakienne le long de l’Euphrate et plus loin vers le sud, à travers laquelle un « isthme » pourrait potentiellement relier Damas à Téhéran via Bagdad. Par conséquent, tant en termes économiques que pour des raisons géopolitiques, les USA (encouragés par Israël) font une course contre la montre dans cette phase finale du conflit afin d’établir une présence militaire dans les régions orientale et sud-orientale de la Syrie.

Ces raisons géopolitiques sont triples : a) Les USA chercheraient à avoir « leur mot à dire » dans quelque règlement syrien que ce soit ; b) Les USA espèrent défier l’influence en cascade de l’Iran en Syrie et au Liban ; et, c) Les USA se sentent obligés d’être des pourvoyeurs de sécurité pour Israël. Ces trois facteurs sont liés. Le fait est, comme le souligne un reportage du Times of Israel, qu’Israël reconnait ses limites pour combattre militairement l’Iran par ses propres moyens. Le général Yair Golan, ancien chef d’état-major adjoint de l’armée israélienne aurait dit, jeudi dernier, dans un discours étonnant devant le Washington Institute of Near East Policy [1]:

Nous [Israël] vivons dans un monde où nous ne pouvons pas opérer seuls, pas seulement parce que nous n’avons aucune force expéditionnaire en Israël […] Et tandis que nous pouvons remporter une victoire décisive contre le Hezbollah […] et tandis que nous pouvons vaincre toute milice chiite en Syrie […] nous ne pouvons pas nous battre seuls contre l’Iran […] Donc, sans doute, peuvent-ils nous affecter, et nous pouvons les affecter. Mais tout cela n’est qu’une question d’usure […] Si l’on veut remporter quelque chose de plus profond, nous ne pouvons le faire seuls. Et c’est une réalité. Il vaut mieux l’admettre. Nous devons connaître nos limites.

Il est inutile de dire qu’Israël ne permettra pas à l’administration Trump d’approuver un retrait total de Syrie des troupes nord-américaines. Autrement dit, une sorte de présence étasunienne le long des rives orientales de l’Euphrate est dans les tuyaux, à l’insistance d’Israël. On lira avec intérêt un article d’opinion intitulé Trump’s Big Decision in Syria, de David Ignatius et publié dans le Washington Post la semaine dernière à propos du débat à Washington.

La Russie acceptera-t-elle une telle issue ? Il est possible que cela puisse convenir à la Russie si les USA sont présents dans la région sous une forme symbolique, nécessitant, en échange, une sorte d’engagement continu avec la Russie, ce qui a toujours été la priorité stratégique de Moscou. Et qu’en est-il de la Turquie ? Une alliance continue entre les USA et les milices kurdes syriennes ne peut que conduire effectivement à la consolidation d’un Kurdistan dans le nord de la Syrie, ce qu’abhorre Ankara. Mais d’un autre côté, la Turquie prend bien soin de ne pas entrer en conflit avec les USA en Syrie. De la même manière, l’approche de l’Iran pourrait, elle aussi, se contenter de simplement « esquiver » la présence symbolique nord-américaine de quelques centaines de soldats des forces spéciales et se concentrer à la place sur l’entreprise sérieuse d’étendre son influence régionale en Syrie et au Liban. En effet, il est également peu probable que les USA défient directement la Russie ou l’Iran dans la Syrie orientale.

Ce qui importe sera les nouveaux faits sur le terrain. Les forces du gouvernement syrien (soutenues par les milices iraniennes et du Hezbollah, ainsi que par la puissance aérienne russe) ont un avantage sur la poussée emmenée par les USA depuis le nord de Deir ez-Zor. L’autoroute reliant Damas à Deir ez-Zor est ouverte pour la première fois depuis des années. Les forces syriennes occupent les points culminants stratégiques de la région. Par contre, les USA n’ont aucun allié local fiable autre que la milice kurde syrienne, qui combattra à partir de maintenant dans des régions habitées par des tribus arabes sunnites, lesquelles se trouvent encore plus loin des frontières de leur patrie traditionnelle au nord de la Syrie.

Par conséquent, dans l’analyse finale, la sagesse finira tôt ou tard par apparaître au Pentagone, à savoir qu’il est imprudent de rêver de sculpter une « zone d’influence » à l’intérieur de la Syrie. Avec l’Arabie Saoudite et le Qatar qui baissent le rideau en Syrie, et la Jordanie qui conclut un accord avec le régime syrien, les USA découvrent qu’ils sont assez seuls dans cette région désolée au milieu de nulle part. Des reportages iraniens laissent entendre que même le bulldog britannique se retire.

Par M.K. Bhadrakumar, 11 septembre 2017

[1] WINEP : très influent think-tank néoconservateur nord-américain.

Traduction : 

Source:Blog QUESTIONS CRITIQUES

Article original : Syrian conflict is ending but US stays put

http://arretsurinfo.ch/le-conflit-syrien-se-termine-mais-les-usa-restent-sur-le-terrain/

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Un nouveau « Kosovo » se prépare-t-il au Myanmar (Birmanie) ?

Chaque fois que les gouvernements occidentaux et les médias grand public commencent à verser des larmes de crocodile à propos d’une communauté minoritaire persécutée par un méchant gouvernement quelque part, et demandent que la « communauté internationale » fasse quelque chose, cela devrait être pris avec une bonne grosse dose de scepticisme: on nous en a tellement raconté! Vous avez pu lire sur ce site l'histoire de ce type de propagande en Yougoslavie et en Syrie. L'article qui suit argumente que nous assistons à une nouvelle "fabrique du consentement", jugeons sur pièces! P.G.

ARG BIRMANIE 2En cause en ce moment, les Rohingyas, dont à peu près un million forment une importante minorité dans l’État de Rakhine (anciennement Arakan) au Myanmar (autrefois la Birmanie). Selon des articles dans des médias prestigieux et des groupes de défense des droits de l’homme (financés par des gouvernements), le gouvernement du Myanmar opprime les Rohingyas, dont beaucoup ont fui vers le Bangladesh majoritairement musulman.

On nous dit que les Rohingyas, « souvent décrits comme la minorité la plus persécutée au monde », aux mains des bouddhistes de Rakhine incités par des moines fanatiques et soutenus par le gouvernement national, font face à un génocide et à un nettoyage ethnique. La communauté internationale doit faire quelque chose ! (...)

Si tout cela vous semble familier, c’est que ça l’est. Presque mot pour mot, ce qui précède pourrait décrire le récit occidental et médiatique officiel sur la province serbe du Kosovo et Metohija à la fin des années 1990. Il suffit de remplacer « musulmans Rohingya » par« musulmans albanais », « Rakhine » par « serbe », « bouddistes Theravada » par « chrétiens orthodoxes ».

Bien sûr, le récit officiel sur le Kosovo était et reste une perversion presque totale de la vérité. À la fin des années 1990, les services de renseignement occidentaux et leurs amis dans le monde islamique, notamment l’Arabie saoudite, les États du Golfe et la Turquie, ainsi que les « organismes de bienfaisance » islamiques liés à al-Qaïda, ont fait pénétrer des armes au Kosovo pour soutenir des groupes terroristes armés connus comme l’« Armée de libération du Kosovo » (UCK). Dirigée par des barons de la mafia albanaise, l’UCK a attaqué des fonctionnaires et des civils serbes, assassinant aussi des Albanais insuffisamment militants, dans le but de provoquer une répression du gouvernement qui servirait de prétexte à une intervention de la communauté internationale, c’est-à-dire les États-Unis et l’OTAN, pour faire cesser un génocide serbe fictif d’Albanais. Comme je l’ai souligné dans un rapport au Sénat américain en août 1998 des mois avant le massacre supposé qui « justifiait » l’attaque de l’Otan sur la Serbie, l’intervention militaire avait déjà été décidée et n’attendait qu’un « élément déclencheur » adéquat.

« Au moment de la rédaction de ce rapport, le projet d’une intervention de l’OTAN dirigée par les États-Unis au Kosovo est déjà largement en place, alors que la volonté apparente de l’administration Clinton d’intervenir s’est réduite et a coulé à un rythme presque hebdomadaire. Le seul élément manquant semble être un événement – avec une couverture médiatique adéquate – qui rendrait l’intervention politiquement vendable, et même impérative, de la même manière qu’une administration hésitante a finalement décidé une intervention en Bosnie en 1995, après qu’une série de « tirs de mortier » a coûté la vie à des douzaines de civils – des attaques qui, après un examen plus approfondi, pourraient en fait avoir été l’œuvre du régime musulman à Sarajevo, le principal bénéficiaire de l’intervention. [Pour plus de détails, principalement des articles des médias européens, voir Clinton-Approved Iranian Arms Transfers Help Turn Bosnia into Militant Islamic Base, 1/16/97]. Que l’administration attende un « élément déclencheur » similaire au Kosovo est de plus en plus évident : « Un haut responsable du département de la Défense américain qui a informé des journalistes le 15 juillet a relevé que‘nous ne sommes pas près de prendre une décision pour une intervention armée au Kosovo en ce moment’. Il n’a cité qu’une seule chose qui pourrait provoquer un changement politique : ‘Je pense que si un certain niveau d’atrocités devait être atteint, ce serait intolérable et ce serait probablement un élément déclencheur’. » [Washington Post, 8/4/98]. Les récents rapports contradictoires concernant une fosse commune contenant (suivant les rapports) des centaines de civils albanais assassinés ou des douzaines de combattants de l’UCK tués dans la bataille devraient être vus dans cette optique. [Tiré de Bosnia II: The Clinton Administration Sets Course for NATO Intervention in Kosovo, août 1998]. »

Relever les similitudes entre les responsables officiels et les médias à propos des Rohingyas en 2017 et des « Kosovars » en 1998-1999 ne veut pas dire qu’une intervention armée extérieure contre le Myanmar est imminente ni même dans les tiroirs. Cela ne réfute pas non plus l’affirmation que les Rohingyas, ou certains d’entre eux, pourraient en effet souffrir de persécution. Cela ne fait que suggérer que lorsque les manipulateurs habituels dans les médias et dans la communauté internationale autoproclamée enfourchent le cheval du génocide, la prudence est de mise. Il faut se demander quel est l’autre côté de l’histoire.

Par exemple, comme l’a analysé Moon of Alabama :

« L’attention des médias se focalise sur une violence ethnique mineure au Myanmar, l’ancienne Birmanie. L’histoire dans la presse « occidentale » est que les musulmans Rohingya sont injustement diffamés, pourchassés et tués par des foules bouddhistes et l’armée dans l’État de Rakhine à proximité de la frontière du Bangladesh. Les interventionnistes « libéraux »comme Human Rights Watch se joignent à des islamistes comme le président turc Erdogan pour déplorer bruyamment la détresse des Rohingyas.

Cette curieuse alliance s’est aussi produite pendant les guerres de Libye et de Syrie. [JGJ : et au Kosovo.] C’est un avertissement. Pourrait-il y avoir derrière tout cela plus qu’un conflit local au Myanmar? Quelqu’un attise-t-il le feu ?

En effet.

Alors que le conflit ethnique dans l’État de Rakhine est très ancien, il s’est transformé ces dernières années en une guérilla djihadiste financée et dirigée depuis l’Arabie saoudite. La zone a un grand intérêt géostratégique :

« Rakhine joue un rôle important dans [l’initiative chinoise Une Ceinture Une Route] OBOR, car c’est une sortie sur l’océan Indien et l’emplacement de projets chinois de plusieurs milliards de dollars – le projet d’une zone économique sur l’île de Ramree et le port en eaux profondes de Kyaukphyu, dont les pipelines de gaz naturel sont reliés à Kunming, dans la province du Yunnan. »

Les pipelines allant de la côte occidentale de Myanmar à l’est de la Chine permettent des importations d’hydrocarbures du golfe Persique en Chine, tout en évitant le goulet du détroit de Malacca et les parties contestées en mer de Chine.

C’est dans l’« intérêt occidental » d’entraver les projets de la Chine au Myanmar. Inciter le djihad à Rakhine pourrait aider à y parvenir. (…) Une insurrection clairement islamique a été fabriquée dans la région. Elle agit sous le nom d’Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA) [Armée pour le salut des Rohingya d’Arakan] et est dirigée par Ataullah abu Ammar Junjuni, un djihadiste du Pakistan. (ARSA opérait auparavant sous le nom de Harakah al-Yakin, ou Mouvement de la foi.) Ataullah est né dans la grande communauté Rohingya de Karachi, au Pakistan. (…) Reuters a signalé à la fin de 2016 que le groupe djihadiste est entraîné, dirigé et financé par le Pakistan et l’Arabie saoudite :

« Un groupe de musulmans Rohingya qui a attaqué des gardes-frontière en octobre est dirigé par des gens liés à l’Arabie saoudite et au Pakistan, a déclaré l’International Crisis Group (ICG) jeudi, citant des membres du groupe. (…) ‘Bien que ce ne soit pas confirmé, il y a des indications que [Ataullah] est allé au Pakistan et peut-être ailleurs, et qu’il a reçu une formation pratique à la guerre de guérilla moderne’, a dit le groupe. Il a noté qu’Ataullah était l’un des 20 Rohingyas d’Arabie saoudite qui dirigent les opérations dans l’État de Rakhine. Par ailleurs, un comité de 20 émigrés plus âgés supervise le groupe, dont le siège est à La Mecque, a déclaré l’ICG. »

Les djihadistes de l’ARSA affirment n’attaquer que les forces gouvernementales, mais des civils bouddhistes d’Arakana ont aussi été pris dans des embuscades et massacrés. Des hameaux bouddhistes ont également été incendiés.

Enfin, il faut noter que montrer de la sympathie, réelle ou feinte, pour des victimes musulmanes comporte plusieurs attraits pour les gouvernements et les médias occidentaux :

-Cela plaît aux amis des élites occidentales à Riyad, Ankara, Islamabad, etc., de voir les veules post-chrétiens prendre le parti de musulmans d’une manière dont aucun d’entre eux ne défendrait des chrétiens. Comme c’est agréable de voir à quel point les infidèles sont faibles, corrompus et lâches ! (Combien de protestations avons-nous entendues de la part de nos prétendus amis saoudiens, turcs, pakistanais à propos des souffrances des chrétiens en Syrie et en Irak aux mains d’al-Qaïda et Daech ? À ce propos, qu’avons-nous entendu à ce sujet de la part des gouvernements occidentaux ? Quand les gouvernements et les médias occidentaux ont-ils demandé que la soi-disant communauté internationale « fasse quelque chose » pour sauver une population non musulmane – où que ce soit ?).

-Cela permet aux élites occidentales d’éliminer le soupçon que quelque part le moindre indice de préoccupation à propos du terrorisme islamique ou de la migration musulmane de masse en Europe est une preuve de « racisme » et d’« islamophobie ». Soutenir les musulmans persécutés comme les Rohingyas et les Albanais du Kosovo montre que l’Occident n’admet pas ce genre de préjugés.

-Plus important encore, peut-être, défendre des minorités musulmanes supposément persécutées permet aux gouvernements et aux médias occidentaux de détourner toute accusation pour les centaines de milliers – vraisemblablement des millions – de musulmans tués dans le processus de « promotion de la démocratie » dans des pays à majorité musulmane comme l’Afghanistan, l’Irak la Syrie, le Yémen, la Somalie et ailleurs. Ou les plus nombreux encore qui seraient tués dans le projet visant à « apporter la liberté » à l’Iran. C’est vrai, de nombreux non-musulmans ont aussi été tués dans ces efforts humanitaires, mais leurs morts ne sont pas politiquement exploitables – aucun gouvernement ou mouvement terroriste ne menacera de les venger.

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vendredi 22 septembre 2017

Communiqué de presse de François Asselineau à la suite de la démission de Florian Philippot du Front National

= Jeudi 21 septembre 2017 =
La démission de Florian Philippot du Front National confirme spectaculairement l'analyse que je développe depuis 10 ans sur le rôle de ce parti comme meilleur allié du système en place.

OUTIL COM FADans ma conférence prononcée en avril 2015 (et disponible en ligne ici), j'avais expliqué avec précision que le Front National est une SARL familiale qui ne vise absolument pas à accéder au pouvoir pour rétablir une France libre et souveraine.

Son véritable objectif consiste à tenter d'attirer et de canaliser toute opposition patriotique et gaullienne à l'asservissement de notre pays aux intérêts euro-atlantistes, puis à neutraliser cette opposition en la décrédibilisant par des outrances verbales, des prises de position scandaleuses et un total amateurisme technique. Le débat de second tour de Mme Le Pen face à Macron en a apporté une nouvelle preuve, devant le regard éberlué des Français.
En échange de ce sabotage qui dure depuis un demi-siècle, les membres de la famille Le Pen et leurs affidés sont assurés de bénéficier d'une constante promotion médiatique qui leur procure des mandats électifs, très rémunérateurs et sans responsabilité, jusqu'à un âge très avancé.
J'ai aussi expliqué que tous ceux qui ont découvert le véritable rôle du FN après l'avoir rejoint et qui ont tenté d'y remédier, ou d'y prendre le pouvoir sans faire partie de la famille Le Pen, ont été impitoyablement détruits par la mafia régnante et contraints à la démission.
Dès avril 2015, il y a donc deux ans et demi, j'avais ainsi publiquement annoncé que MM. Chauprade et Philippot finiraient, après tant d'autres, par démissionner ou être exclus du Front National. C'est aujourd'hui chose faite pour les deux.
Cette nouvelle confirmation de mes analyses doit conduire tous ceux qui veulent vraiment rendre à la France sa liberté, son indépendance et sa démocratie, à se détourner des partis de fausse opposition - Front national et France Insoumise en tête -, qui ne proposent jamais d'analyses complètes et cohérentes sur la construction européenne et qui ne proposent jamais de sortir de l'UE et de l'euro.
Comme lors du Conseil national de la Résistance de 1944, l'Union populaire républicaine accueille tous les Français, qu'ils viennent de la droite, du centre, ou de la gauche, dès lors qu'ils acceptent les principes intangibles de notre Charte fondatrice.
François ASSELINEAU
Voir aussi:

VIDÉO - Il y a deux ans, François Asselineau prédisait l'éviction de Florian Philippot du FN

DEVIN - Florian Philippot a annoncé son départ ce jeudi du Front National. Dans une vidéo que nous avons retrouvée, François Asselineau, candidat UPR à l'élection présidentielle de 2017, avait prédit le départ de l'ex vice-président du parti frontiste.

Au vu de l'accentuation des tensions depuis quelques jours au Front National, le départ de Florian Philippot du parti de Marine Le Pen n'est pas réellement une surprise. Mais la prédire deux ans à l'avance... cela semblait plutôt prophétique. C'est pourtant une prévision à laquelle s'était amusé François Asselineau en 2015. 

"Vous verrez ce qui arrivera à Monsieur Philippot"

Lors d'une conférence, en avril 2015, le président de l'Union Populaire Républicaine donnait une conférence devant ses partisans durant laquelle il affirmait que, comme de nombreux cadres du Front National "ayant approchés de trop près" le clan Le Pen, Aymeric Chauprade, alors cadre au FN, et Florian Philippot allaient être évincés. "Vous verrez ce qui arrivera à Monsieur Chauprade et à Monsieur Philippot", prophétisait-il. En novembre 2015, Aymeric Chauprade a annoncé sa démission du FN. Ce jeudi, c'était au tout de Florian Philippot de quitter le parti frontiste.

http://www.lci.fr/politique/video-il-y-a-deux-ans-francois-asselineau-predisait-l-eviction-de-florian-philippot-du-fn-2065119.html

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Laissez tomber la Syrie, M. Macron, vous êtes “out”

Devant l’assemblée générale de l’ONU, vous avez traité M. Bachar Al-Assad de “criminel” et déclaré qu’il devrait rendre des comptes à la “justice internationale”. Infligeant un démenti à ceux qui s’obstinaient à voir un tournant dans votre politique, vous avez proféré cette accusation gravissime à l’encontre du chef d’Etat légitime d’un Etat-membre de l’ONU.

ARG MACRON SYRIEQuelle juridiction, M. Macron, vous a-t-elle habilité à lancer des mandats d’arrestation à l’encontre de dirigeants étrangers qui, soit dit en passant, pourraient vous en apprendre un bout ? De quel droit un chef d’Etat européen, représentant l’ancienne puissance coloniale en Syrie (1918-1946), se permet-il de décerner des certificats de bonne ou de mauvaise conduite à ses homologues du Proche-Orient ?

Cette ingérence est d’autant plus consternante que vous persévérez, comme vos prédécesseurs, dans la complaisance à l’égard de ces pétromonarchies auxquelles vous vendez des armes qui leur servent à massacrer le courageux peuple yéménite. Vous dénoncez les crimes que vous imputez au président syrien, mais vous détournez les yeux devant ceux des coupeurs de têtes, ces chouchous fortunés de l’Occident. Les 10 000 morts du Yémen, les 500 000 enfants souffrant de malnutrition, l’effroyable épidémie de choléra provoqués par les bombardements saoudiens ne vous troublent pas, ne vous arrachent aucun remords, et vous voudriez qu’on prenne au sérieux votre indignation à propos de la Syrie ?

Que le drame syrien ait fait des milliers de victimes innocentes, que ce bain de sang n’ait que trop duré et qu’il faille trouver une solution politique une fois éliminé le conglomérat terroriste, tout le monde le sait. Pendant que vous parlez, les Russes, les Iraniens et les Turcs réunis à Astana y travaillent. Mais lorsque vous imputez des crimes à M. Assad, de quoi parlez-vous au juste ? Dès le printemps 2011, les manifestations contre le gouvernement ont été polluées par des insurgés ouvrant le feu sur la police. La “Mission des observateurs arabes en Syrie” s’est rendue sur place du 24 décembre 2011 au 18 janvier 2012 à la demande de la Ligue arabe. Malgré les pressions saoudiennes, son rapport dénonce les violences exercées par les deux camps. En Syrie, il n’y a ni bons ni méchants, M. Macron. Le mythe d’une “révolution pacifique” a fait long feu, et il serait temps de rompre avec cette version romanesque.

Préméditée par les sponsors de l’opposition, cette guerre résulta d’une tentative de subversion de l’Etat syrien. Le régime baasiste avait ses défauts, mais la Syrie était un pays désendetté, productif, où coexistaient populations et confessions d’origines diverses. Les manifestations les plus imposantes, en 2011, furent en faveur du gouvernement et des réformes. Imputer la responsabilité de la guerre à un gouvernement confronté à une insurrection armée soutenue par l’étranger, c’est tordre le cou à la réalité. C’est retenir certains faits parce qu’ils servent la narration qu’on veut défendre. Cessez, M. Macron, de faire le tri parmi les faits comme vous le faites parmi les victimes ! Cruelle comme toutes les guerres, celle-ci a connu son lot d’exactions. Mais qui en porte la responsabilité, sinon ceux qui voulaient prendre Damas pour y instaurer la charia wahhabite avec l’aide des USA, de la France, de la Grande-Bretagne et des rois du pétrole ?

Même dans les bilans publiés par l’OSDH, organisme proche de l’opposition, 40% des victimes – dès l’été 2011 – appartenaient aux forces de sécurité, 40% aux groupes armés et 20% aux civils pris au piège d’un affrontement généralisé. Si une guerre pouvait épargner les civils, cela se saurait, et la guerre que la France soutient au Yémen ne le fait guère, pas plus que les bombardements occidentaux sur Mossoul ou Raqqa. Mais accuser l’armée syrienne de commettre délibérément des crimes contre sa propre population est une insulte au bon sens. Cette armée est une armée de conscrits qui défend le territoire national contre des hordes de fanatiques. Pendant que vous pérorez à l’ONU, M. Macron, les “soldats de M. Assad” franchissent l’Euphrate pour régler son compte à Daech.

Bien sûr, en guise de carte maîtresse dans ce jeu d’illusionnistes, il vous reste encore le “false-flag” chimique pour faire tourner les rotatives de la manipulation. Exploitant ce roman-feuilleton made in CIA, vous avez même prétendu fixer une “ligne rouge” ! Qu’une expertise du prestigieux MIT ait démontré que l’attaque du 21 août 2013 ne pouvait venir que de la zone rebelle vous importe peu. Que les mêmes experts américains aient dénoncé la vacuité du dossier accusant Damas à propos de Khan Cheikhoun (avril 2017) ne vous ébranle pas davantage. Pas plus que vous n’avez lu la remarquable enquête publiée par le meilleur journaliste américain, Seymour Hersch, qui met en pièces la version d’une attaque chimique de l’armée syrienne.

Méfiez-vous, M. Macron, parce que cette farce chimique, véritable mantra de la propagande occidentale, finit par donner la nausée. Elle détrône au palmarès du mensonge d’Etat le précédent de Colin Powell brandissant sa fiole au Conseil de sécurité de l’ONU. Chaque jour qui passe, elle perd son pouvoir d’ensorcellement. Ceux qui y croient encore sont ceux qui veulent y croire, ou qui pensent que les gouvernements occidentaux ne mentent jamais. Mais la majorité du peuple syrien n’y croit pas, et c’est l’essentiel. Lorsqu’une zone est libérée par l’armée, les réfugiés s’y réinstallent, la vie reprend, l’espoir renaît. Faire des moulinets avec vos petits bras à la tribune de l’ONU n’y changera rien, et ce bavardage inutile se perd déjà dans le brouhaha médiatique. Votre “groupe de contact”, M. Macron, est un gadget mort-né dont on ne parlera plus dans huit jours.

Car qui écoute encore la présidence française, au juste ? Cette présidence – peu importe le titulaire – qui dès 2011 a diabolisé le gouvernement syrien, qui a porté aux nues les traîtres à leur pays déguisés en opposants, qui a cautionné la violence de l’opposition armée, qui a encouragé les départs de terroristes vers la Syrie, qui a fermé le Lycée français de Damas, qui a refusé la coopération sécuritaire avec les services syriens, qui a livré des armes aux groupes extrémistes, qui a refusé de combattre Daech quand Daech combattait Damas, qui a appelé au meurtre d’un chef d’Etat légitime, qui a infligé au peuple syrien un embargo sur les médicaments, cette présidence qui a bafoué le droit international et renoué avec le pire des néo-colonialismes, en effet, qui l’écoute encore ? En choisissant de s’immiscer dans les affaires des autres, la France s’est mise hors jeu. Laissez tomber, M. Macron, vous êtes “out”.

Bruno Guigue | 20 SEPTEMBRE 2017

Source: BRUNO GUIGUE

http://arretsurinfo.ch/laissez-tomber-la-syrie-m-macron-vous-etes-out/

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Vladimir Poutine et la nouvelle « politique du rayon de soleil » à la rescousse de la Corée

Depuis le Forum économique asiatique à Vladivostok, le président russe Vladimir Poutine a affirmé que « la Corée du Nord mangera de l’herbe avant de renoncer aux armes nucléaires ». La simple vérité et la logique de la déclaration a fait clairement comprendre à la plupart des personnes sensées que les sanctions et les bruits de botte servent à exaspérer et à séparer les nations. Mais le pragmatisme de M. Poutine soulève la question : « Que veut la Corée du Nord ? »

ARG POUTINE COREEQuelqu’un a-t-il rapporté l’autre version, du côté de Pyongyang, de la crise interminable sur la péninsule de Corée ? Si quelqu’un l’a fait, je ne connais aucun citoyen américain qui en ait été informé. Depuis que l’Union soviétique et les États-Unis ont séparé la Corée après la Seconde Guerre mondiale, des frictions permanentes ont existé entre le Nord et le Sud. Depuis que la Corée du Nord a envahi le Sud, provoquant la guerre de Corée (1950-1953), le Nord socialiste a été dans un état de préparation constant, où le militarisme est au premier rang dans la société. Sans entrer dans un cours d’histoire complet, la Corée du Nord a de bonnes raisons pour une préparation militaire maximum ces décennies, en particulier si on examine les stratégies adoptées pour la guerre de Corée par les généraux étasuniens. Cette guerre a été une guerre d’usure et le véritable point de départ d’une Guerre froide qui minerait pour finir les énergies de tous les pays sur la terre. Pour la Chine, la contribution nord-coréenne à la victoire communiste n’a jamais été oubliée depuis la création de la République populaire de Chine en 1949. Lorsque la Chine s’est sentie menacée et est entrée en guerre, la menace d’un conflit nucléaire mondial est devenue une possibilité réelle. Si on garde à l’esprit la géographie de la Corée, il est facile de comprendre que l’avertissement du président Poutine sur une situation présente se développant en une « catastrophe mondiale totale » n’est pas du sensationnalisme. Une intervention américaine sur la péninsule aujourd’hui conduirait presque certainement à une rupture amère des relations entre des nations clés.

Les populations de Corée du Nord et du Sud n’ont jamais été le souci des autres pays. C’est la froide réalité de la crise actuelle. La Corée a toujours été une question de confinement et de géostratégie. Le premier à le reconnaître (par inadvertance) a été le président Harry Truman lorsqu’il a admis dans son autobiographie que l’ « action de police » visait à affronter les régimes communistes soviétique et chinois. Ce fait a été également souligné dans le  National Security Council Report 68 (NSC-68) déclassifié (1975). Citation du livre du président Truman :

« Le communisme agissait en Corée, exactement comme Hitler, Mussolini et les Japonais l’avaient fait dix ans, quinze ans et vingt ans plus tôt. J’étais convaincu que si ont permettait à la Corée du Sud de tomber, les dirigeants communistes seraient encouragés à s’emparer de pays plus proches de nos côtes. Si on permettait aux communistes  d’entrer dans la République de Corée sans opposition du monde libre, aucun petit pays n’aurait le courage de résister à la menace et à l’agression de voisins communistes plus forts. »

Mais la position de la Corée du Nord, les vrais désirs du peuple de ce pays n’ont jamais été abordés. Tout ce que nous en savons, c’est le récit du confinement et de la crise. À partir de là, nous pouvons choisir d’explorer les sombres vérités d’antan, d’essayer de justifier les conflits d’intérêt perpétuels, ou nous pouvons choisir d’examiner les idées et les politiques qui créeront une paix perpétuelle. Qui a commencé la guerre froide, quels pays étaient en faute ou sur une position défensive alors a peu d’importance si on doit progresser. Pour répondre à la question « Que veut la Corée du Nord ? », il semble clair que les réponses sont l’indépendance et la prospérité. Mais depuis la chute de l’Union soviétique et le retrait du soutien de Moscou, l’idée audacieuse de l’autosuffisance de la politique du Juche s’est engagée dans une sorte de catastrophe paradoxale. La viabilité est impossible, en particulier avec des dépenses inutiles et le militarisme. Aujourd’hui, Kim Jong-un affronte une spirale descendante presque impossible à stopper dans sa politique intérieure et extérieure, à moins d’une alternative. La manière dont je vois la posture nucléaire de son régime est un appel à tenir compte des besoins de son pays dans lequel lui et ses partisans ne perdent pas la face. Mais le président américain Donald Trump et les alliés japonais ne construisent aucun pont que le dirigeant nord-coréen pourrait franchir. Les raisons en sont tout à fait évidentes : la dynamique étasunienne nécessite un conflit permanent pour se maintenir.

Les preuves de mon argument sont nombreuses, surtout si on prend en compte la « politique du rayon de soleil » de la Corée du Sud. En 2000, son dirigeant Kim Dae-jung a reçu le prix Nobel de la paix pour avoir appliqué cette politique avec succès, qui était exactement le « pont » que je demande. L’administration Bush a veillé à ce que ce rétablissement des liens entre le Nord et le Sud ne réussisse jamais. Barack Obama a joué son rôle de provocateur de crise et maintenant Trump a été rappelé à l’ordre en faisant la même chose. La rédactrice du magazine Providence, Anne R. Pierce, a appelé les stratégies de ce président « la politique nord-coréenne imprudente, cruelle de l’administration Obama » et c’est exactement ça. Pour ceux qui ne sont pas familiers de la question, la « politique du rayon de soleil » a eu pour résultat des contacts politiques plus importants entre Séoul et Pyongyang et beaucoup d’autres moments historiques dans les relations inter-coréennes, y compris plusieurs initiatives commerciales de haut niveau. Lorsque Kim Dae-jung et Kim Jong-il se sont rencontrés en 2000, les espoirs de réconciliation sont montés très haut. Quelques lecteurs se rappellent peut-être qu’après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, l’administration américaine a déclaré que la Corée du Nord faisait partie de l’Axe du Mal. C’était après que la Corée du Nord ait de nouveau rompu ses liens avec le Sud. Pour mon argumentation, les implications sont claires comme de l’eau de roche. Et à la question sur ce que veut la Corée du Nord, la « normalisation » des relations devrait être la conclusion indiscutable que nous évacuons. Des gestes d’égalité et d’amitié ont entraîné un résultat positif, mais les politiciens américains conseillent à Donald Trump de menacer, comme Bush l’avait fait. Comme Vladimir Poutine l’a suggéré l’autre jour, les diplomates américains semblent incapables de s’exprimer intelligemment. L’affirmation que la « politique du rayon de soleil » est la clé pour apaiser la situation en Corée est aussi soutenue par Patrick McEachern, l’auteur de Inside the Red Box : North Korea’s Post-Totalitarian Politics, qui compare les démonstrations nucléaires de la Corée du Nord sous la « politique du rayon de soleil » et après. Le fait est que le Nord brandit des sabres nucléaires plus souvent depuis que cette politique a échoué.

Maintenant que Poutine et le président sud-coréen Moon Jae se sont rencontrés à Vladivostok, on dit que Moon adoptera bientôt une nouvelle « politique du rayon de soleil » avec l’aide de Moscou et Beijing. Quelques lecteurs se rappelleront que Moon était le chef d’état-major de Roh Moo-hyun, le dernier président libéral de la Corée, l’homme qui a continué la « politique du rayon de soleil » de son prédécesseur Kim Dae-jung. Cela m’amène à un dernier point qui concerne Moon, Poutine et même le Japonais Abe. Un prix Nobel de la paix attend toujours Poutine et celui qui assure un avenir pour la Corée du Nord et du Sud attrapera certainement le prix. Le rôle croissant de Poutine sur la scène mondiale, ses mouvements évidents vers l’Est, et en particulier sa modération devant une position agressive de l’Occident sont des éléments positifs dont les Coréens ont besoin.

La dure vérité de cette situation est que Pyongyang a désespérément besoin d’une bouée de sauvetage, mais ils ne veulent pas la mendier. De mon point de vue, je ne le leur reproche pas du tout. Montrer la faiblesse des oligarques de son pays est comme du sang dans un bassin plein de requins. Les Coréens du Nord meurent de faim mais ils sont trop fiers pour ramper, cela devrait être on ne peut plus clair. Je pense que si Donald Trump s’intéressait davantage à résoudre ces crises qu’à sembler en avoir « une bonne paire », le monde irait beaucoup mieux. « Choc et effroi » sur la péninsule de Corée avec des retombées sur la Chine, la Russie et le Japon ne se fera tout simplement pas. Je parie que Poutine va bientôt rétablir l’approvisionnement alimentaire pour la Corée du Nord.

Phil Butler est un enquêteur et un analyste politique, un politologue et un expert de l’Europe de l’Est, exclusivement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

http://lesakerfrancophone.fr/vladimir-poutine-et-la-nouvelle-politique-du-rayon-de-soleil-a-la-rescousse-de-la-coree

Note du Saker Francophone
Il est peu probable que les Nord Coréens soient au bord de la famine. 
On peut penser que la Russie et la Chine
ravitailleront la Corée du Nord en fonction des besoins,
au moins pour compenser les effets du blocus et
des manœuvres militaires au moment des récoltes
pour forcer Pyongyang à mobiliser ses soldats paysans.

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