vendredi 30 mars 2018

François Asselineau a été interrogé par Alexis Poulin sur Le Média

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Retrouvez François Asselineau en direct sur Le Media :
➡️ https://youtu.be/6siK0FTv_4o

ou sur le site upr.fr

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Un entretien cordial, sans questions- pièges, sans accusations de complotisme... Les sujets abordés: l'Union européenne, bien sûr, mais aussi l'affaire rocambolesque opposant le Royaume Uni à la Russie et le suivisme euro- atlantiste de Macron, la situation sociale en France, le rapport de la "gauche" au Frexit etc.   P.G.

 

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Christine Gavini-Chevet nommée rectrice de l'académie de Limoges

L'académie de Limoges, sans recteur depuis la mi-février, a une nouvelle rectrice. Christine Gavini-Chevet, inspectrice générale de l’administration de l’Education nationale et de la Recherche, a été nommée rectrice de l'académie de Limoges ce mercredi 28 mars en conseil des ministres.

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Daniel Auverlot, nommé recteur de l'académie de Limoges en mars 2017, avait quitté le Limousin en février pour l'académie de Créteil. Hier, mardi 27 mars, le président du conseil départemental de la Haute-Vienne, Jean-Claude Leblois, s'était inquiété de ce que le poste de recteur était toujours vacant. Le syndicat SNES avait lui aussi rappelé il y a quelques jours cet état de fait. 

Limoges a donc une nouvelle rectrice. Après une carrière universitaire, Christine Gavini-Chevet a occupé diverses fonctions dans les cabinets ministériels (Matignon, ministères de l'Emploi, de la Défense, des Affaires étrangères) avant de devenir directrice puis inspectrice générale à l'Éducation nationale.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/education/2018/03/28/christine-gavini-chevet-nommee-rectrice-de-l-academie-de-limoges_12791259.html

(...)

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L'académie de Limoges a une rectrice ! Inspectrice générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, Christine Gavini-Chevet  a été nommée lors du conseil des ministres du 28 mars 2018 sur proposition du Ministre de l’éducation nationale et de la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Nous disposons pour l'instant de peu d'éléments biographiques. Le site experts France fait état d'un CV plutôt impressionnant : "normalienne, agrégée, diplômée de Sciences Po et docteur, Christine Gavini a publié plusieurs ouvrages dans le domaine du travail et de l'éducation. Après une carrière universitaire, elle a occupé diverses fonctions dans les cabinets ministériels (Matignon, ministères de l'Emploi, de la Défense, des Affaires étrangères) avant de devenir directrice puis inspectrice générale à l'Éducation nationale.

Nos confrères des Echos détaille également un parcours politique plutôt marqué à droite pour celle qui aurait été proche d'Alain Juppé : "après avoir exercé comme conseiller scientifique au Commissariat général du Plan, elle devient en 2003 directeur des études de l'UMP, conseiller technique du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, puis du ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo".

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/rectrice-academie-limoges-1448737.html

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Mauvais pressentiment !!
Comment une femme qui a occupé des postes prestigieux peut aller se perdre dans une des régions les plus perdues de France ?
Est-elle chargée de liquider le rectorat ?


Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure de Cachan, diplômée de l'IEP Paris, agrégée de sciences sociales, docteur en sociologie, a exercé comme conseiller scientifique au Commissariat général du Plan avant de devenir en 2012 directrice des relations internationales des ministères de l'Éducation et de la Recherche  !

Mariée à Pïerre-Franck Chevet, président de l'autorité de sûreté nucléaire française, après avoir occupé différents postes au Ministère de l'Industrie !!   S.R.

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La Pologne signe un contrat de 3,8 milliards d'euros pour l'achat de missiles américains Patriot

Après plusieurs années de négociations, Varsovie a finalement conclu l'achat de deux systèmes de défense antimissile et antiaérienne Patriot. Dès 2015, la Pologne avait écarté le système de défense proposé par le groupe français Thales-MBDA.

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Le ministre polonais de la Défense, Mariusz Blaszczak, a signé le 28 mars à Varsovie le contrat d'achat du système antimissile américain Patriot pour 4,75 milliards de dollars (3,8 milliards d'euros). Les livraisons des premières batteries sont prévues à partir de 2022. Lors de la signature, le ministre polonais de la Défense a déclaré : «Ce système a été acheté pour l’armée polonaise aussi en raison du stationnement sur notre territoire des unités de l’OTAN. Ce système permettra donc la sécurité et l’intégration de l’armée polonaise avec l’armée des Etats-Unis.»

La cérémonie s'est déroulée en présence du président Andrzej Duda, qui a parlé d'un «moment historique» et du Premier ministre Mateusz Morawiecki, ainsi que de l'ambassadeur des Etats-Unis Paul Jones, à qui le contrat signé a été remis.

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La négociation de ce contrat avait commencé il y a plusieurs années. En avril 2015, le gouvernement polonais avait déjà annoncé qu’il avait fait son choix en faveur du système de défense anti-aérienne produit par la société américaine Raytheon au détriment du consortium européen Eurosam, composé de Thales et MBDA. Peu de temps après, il avait annulé le projet d’achat de 50 hélicoptères Caracal d’Airbus helicopters, à la grande fureur de Paris, au profit de Black Hawk S-70 de l’américain Sikorsky (filiale de Lockheed-Martin).

Toutefois, pour ce qui est du système Patriot, Varsovie avait buté sur le montant initial du contrat qui était de 10,5 milliards de dollars, correspondant à la livraison de quatre radars et stations de contrôle, 16 rampes de lancement, 208 missiles intercepteurs MSE (Missile Segment Enhancement) et différents équipements annexes, soit quatre systèmes complets. Rapidement la Pologne avait réduit ses ambitions à deux systèmes, pour un montant de 5 milliards de dollars, exigeant en contrepartie des transferts de technologie.

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Cette condition a, semble-t-il, été acceptée par les Américains. Selon le quotidien polonais Gazeta Wyborcza qui cite des sources au sein du ministère polonais de la Défense, Lockheed Martin a consenti à un investissement de 724 millions de zlotys, (172 millions d’euros) en transfert de technologie. C’est-à-dire que les missiles devraient être en partie fabriqués en Pologne avec la participation d’entreprises polonaises.

La presse polonaise affirme également que la phase définitive des pourparlers a commencé peu de temps avant la visite de Donald Trump en Pologne, en juillet 2017. Une lettre d’intention pour l'achat de deux batteries avant 2019 et une série complémentaire d'ici 2026, avait alors été signée.


Les premiers lanceurs devraient être livrés à la Pologne d’ici 2020. Auparavant, la Roumanie avait déjà fait le choix de systèmes Patriot. Enfin, début mars, le département d’Etat américain a donné son aval à la livraison en cours de négociation de missiles anti-char Javelin du même constructeur américain Raytheon.

https://francais.rt.com/economie/49257-pologne-contrat-38-milliards-missiles-patriot

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Et pendant ce temps- là, la France, en tant que "contributeur net", finance la Pologne... Cherchez l'erreur!       PG.

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Qui est l'imame danoise reçue par Emmanuel Macron à l'Elysée après les attentats dans l'Aude ?

L'imame danoise Sherin Khankan, qui a ouvert la première mosquée 100% féminine d'Europe, a été reçue par le président le 26 mars à l'Elysée. Elle a loué «l'interprétation souple de la laïcité» d'un dirigeant qui «soutient le féminisme islamique».

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Le président français Emmanuel Macron a reçu le 26 mars à l'Elysée l'imame «féministe» Sherin Khankan, en compagnie de la femme rabbin Delphine Horvilleur. Sherin Khankan est connue pour avoir fondé la mosquée Mariam de Copenhague, première mosquée d'Europe réservée aux femmes, inaugurée en 2017.

La réception d'une heure d'une femme rabbin et d'une imame était prévue à l'agenda de la présidence de la République. Hasard du calendrier, elle a eu lieu trois jours après les attentats perpétrés dans l'Aude par le terroriste islamiste Radouane Lakdim. Ces attentats n'ont pas été évoqués lors de l'entretien, selon les informations de l'Express.

Un «président sage» qui «soutient le féminisme islamique»

Selon Sherin Khankan, qui a communiqué sur Facebook après son entrevue présidentielle, Emmanuel Macron est un «président sage» qui «soutient le féminisme islamique» et voit la religion comme «une partie de la solution et non comme le problème».

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Dans un texte accompagné d'une photo, elle explique en outre que la France est un pays «connu pour sa séparation sans faille et inconditionnelle de la religion et de la politique» mais que le président Macron a, lui, «une conception plus souple de la laïcité». Sherin Khankan souhaite, par son «activisme», montrer que la religion, en l’occurrence l'islam, peut apporter une «contribution positive à la société». Elle estime de plus que la radicalisation peut être «une réaction au sentiment de non-appartenance à la communauté» enjoignant les «dirigeants du futur» à trouver des façons «d'inclure les minorités».

Lutter contre les «structures patriarcales de l'islam», la vocation de Sherin Khankan

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Sur Twitter, la porte-parole du parti Les Républicains (LR) a fustigé cette rencontre. «Au lendemain des attentats [de] Trèbes, Emmanuel Macron ne trouve rien de mieux à faire que de recevoir une imame danoise qui défend la supercherie du "féminisme islamique"», a ainsi tweeté Lydia Guirous. Elle a par ailleurs estimé «scandaleux» que Sherin Khankan «vante la souplesse du président Macron sur la laïcité en France».

Cette imame était conviée par le chef de l'Etat pour recueillir sa réflexion sur la meilleure manière, selon elle, d'améliorer le dialogue des civilisations et sur la place comme l'avenir de l'islam en Europe.

Désignée parmi les «100 femmes de l'année» en 2016 par la BBC, Sherin Khankan souhaite promouvoir, notamment en Occident, un dogme qui lutte contre «les structures patriarcales de l'islam». Auteur de La femme est l'avenir de l'Islam, paru en 2017, elle est la fille d’un père musulman syrien, ancien opposant à Hafez el-Assad, et d’une mère chrétienne finlandaise.

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Dans sa mosquée à Copenhague, Sherin Khankan s'occupe avec d'autres femmes de l'appel à la prière. Le vendredi, elle est uniquement réservée aux femmes. De nombreux mariages, parfois avec des partenaires d'une autre religion, y sont célébrés.

La Danoise, qui apparaît souvent dans les médias locaux, explique que la réaction de la communauté musulmane à son initiative de mosquée «féministe» a été majoritairement positive, rencontrant seulement une opposition «modérée» dans certaines franges. Mais selon elle, ces critiques proviennent de l’ignorance, la tradition de femmes imames existant depuis longtemps en islam. D'autres mosquées réservées aux femmes existent, notamment aux Etats-Unis, au Canada ou en Allemagne.

https://francais.rt.com/france/49254-imame-danoise-sherin-khankan-elysee-emmanuel-macron

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L'Allemagne donne son feu vert à la construction du gazoduc russe Nord Stream 2

Après un an d'études environnementales et commerciales, l'Allemagne a finalement accordé tous les permis nécessaires au démarrage du projet de gazoduc porté par Gazprom dans sa zone économique. Le chantier devrait démarrer d'ici la fin de l'année.

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Le consortium Nord Stream 2 AG a annoncé le 27 mars avoir reçu le jour même les autorisations pour la construction et l’exploitation du gazoduc Nord Stream 2. Après étude sur l’impact environnemental et commercial l’agence maritime et hydrographique allemande a autorisé la pose du gazoduc sur les quelque 30 kilomètres de fonds marins de la mer Baltique faisant partie de sa zone économique exclusive


«Nous sommes ravis que tous les permis nécessaires soient maintenant en place pour la partie allemande du trajet», a commenté Jens Lange, haut responsable de Nord Stream 2 AG, la société de droit allemand qui gère le projet.

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Dans son communiqué, l’entreprise, de droit allemand mais détenue à 100% par le géant russe Gazprom, précise que ces permis sont le résultat d’un large processus mené en conformité avec la loi depuis avril 2017. Elle ajoute que ce processus a démontré que le gazoduc sous-marin Nord Stream 2 était nécessaire à la sécurisation des approvisionnements en gaz de l’Europe et contribuerait à la concurrence sur le marché du gaz de l’Union européenne.

Le communiqué souligne également que le gazoduc contribuera à atteindre les objectifs environnementaux dans la mesure où la génération thermique d’électricité à partir de gaz émet deux fois moins de CO2 que celle recourant au charbon. Un détail important en Allemagne fortement dépendante du charbon pour sa production d’électricité.

Nord Stream 2 s’est également montré confiante quant à l’attribution des ultimes permis nécessaires de la part de la Finlande, de la Suède, du Danemark… et de la Russie. Selon le communiqué les procédures en cours dans ces pays « se déroulent comme prévu ». Les travaux de construction devraient commençer dans le courant de l’année 2018.

Les Etats-Unis ont annoncé leur intention d'empêcher la réalisation du projet

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Le 20 mars, la porte-parole du département d'Etat américain Heather Nauert avait déclaré lors d'une conférence de presse : «Comme beaucoup de gens le savent, nous nous opposons au projet Nord Stream 2, le gouvernement américain s'y oppose.» Elle avait également laissé entendre que Washington ferait tout pour faire capoter le projet russo-européen de gazoduc

Auparavant, le 5 mars, les services juridiques du Conseil européen avaient retoqué la demande de la Commission européenne de soumettre le projet aux règles de fonctionnement du marché intérieur de l'énergie. Ils ont en effet estimé que l'UE pourrait enfreindre la Convention des Nations unies sur le droit de la mer si elle décidait d'appliquer ses propres règles à des gazoducs offshores. Ce projet va permettre à la Russie de doubler ses livraisons de gaz vers l'Allemagne via la mer Baltique et réduire la dépendance de l’approvisionnement européen aux aléas du transit par l’Ukraine.

https://francais.rt.com/economie/49253-allemagne-donne-feu-vert-nord-stream-2

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Le prince héritier saoudien révèle que le wahhabisme a été exporté à la demande des Occidentaux

Dans une interview au Washington Post, le prince héritier Mohamed ben Salmane a déclaré que l'Arabie saoudite avait commencé à propager l'idéologie wahhabite à la demande de ses alliés occidentaux, pendant la guerre froide, pour contrer l'URSS.

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Une déclaration du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane (surnommé «MBS») publiée par le Washington Post le 22 mars et passée, semble-t-il, inaperçue dans les médias francophones, fait office d’aveu. En effet, le prince héritier saoudien a assuré que l’idéologie wahhabite avait été propagée au cours de la seconde moitié du XXe siècle par Riyad à la demande des alliés occidentaux du royaume, dans le but de contrer l’influence de l’Union soviétique dans les pays musulmans.

En visite diplomatique aux Etats-Unis, «MBS» s’est exprimé lors d'une rencontre avec des membres de la rédaction du Washington Post. Bien que cette réunion ait été tenue secrète dans un premier temps, l'ambassade saoudienne a par la suite autorisé le célèbre journal américain à publier des extraits spécifiques des propos tenus par le prince héritier. Ainsi, le journal relate des déclarations de Mohamed ben Salmane sur différents dossiers, dont sa relation avec Jared Kushner, le gendre de Donald Trump et conseiller de la Maison Blanche, ses réformes internes au royaume, la guerre au Yémen ou encore le conflit israélo-palestinien.

Interrogé sur la propagation du wahhabisme, idéologie islamiste rigoriste née en Arabie saoudite et parfois accusée par la presse et des responsables politiques en Occident d'être une source du terrorisme islamiste, le prince héritier a déclaré que les investissements saoudiens dans les mosquées et écoles islamiques à l'étranger trouvaient leur origine dans le contexte de la guerre froide. Le prince héritier a expliqué que, à cette époque, les alliés occidentaux de Riyad avaient demandé à l'Arabie saoudite d'utiliser ses ressources afin d'empêcher l’Union soviétique de «conquérir le monde musulman ou d’y acquérir de l’influence».

Une révélation tardive du rôle de l'Occident dans la propagation du wahhabisme

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Interrogé par RT France, Pierre Conesa, historien français et ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense, qualifie cette révélation de «tardive». Pour ce spécialiste en stratégies politiques internationales, cette révélation permet au prince héritier de «se décharger d’une partie de sa responsabilité sur le financement du terrorisme». 

Dans un article publié dans le Monde Diplomatique de juin-juillet 2016, intitulé «Un demi-siècle de diplomatie wahhabite», Pierre Conesa expliquait déjà que la politique étrangère du royaume saoudien avait été anticommuniste durant la guerre froide et opposait le panislamisme au panarabisme socialisant de Gamal Abdel Nasser, dirigeant égyptien de 1954 à 1970. Cette politique était largement soutenue par les Occidentaux et notamment les Américains. «L’adage très répandu pendant la guerre froide selon lequel "l’ennemi de notre ennemi est notre ami" empêche alors [les Occidentaux] de voir que le royaume wahhabite a son propre programme », ajoute l’historien. Une véritable industrie «théo-idéologique» qui «emprunte au soft power américain et à la propagande soviétique» se met alors au service du wahhabisme.

Un système de promotion mondiale de l'islam rigoriste

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Plus de deux décennies après la fin de la Guerre Froide, WikiLeaks publie plus de 60 000 documents diplomatiques saoudiens. Ces «câbles» mettent en lumière le système de prosélytisme et de promotion d’une lecture rigoriste de l'islam appliqué par le royaume wahhabite au niveau international. «Depuis des dizaines d’années, l’Arabie Saoudite injecte des milliards de pétrodollars dans des organisations islamiques à travers le monde, pratiquant une diplomatie du chéquier», révèle le journal américain New York Times, en juillet 2015, après avoir épluché tous les documents diplomatiques mis à jour par WikiLeaks.

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«Quand après les attentats du 11 septembre 2001, alors que 15 des terroristes étaient saoudiens, George W.Bush désigne l’Afghanistan et l’Irak comme les ennemis des Etats-Unis, on comprend que l’Arabie est un bon client qu’il ne faut pas contrarier », analyse encore Pierre Conesa. Pour l’historien, la situation est similaire aujourd’hui, quand «Donald Trump annonce depuis Riyad que c’est l’Iran qui est la cause du terrorisme».

Riyad ne semble toutefois plus assumer son rôle d'exportateur global du wahabisme. Aux journalistes du Washington Post, Mohammed ben Salmane a en effet confié que les gouvernements saoudiens successifs «s[’étaient] fourvoyés sur de fausses pistes» et qu’il était temps désormais que «les choses reviennent à la normale», en ce qui concerne notamment le financement du wahhabisme. Il a assuré que ce «financement prov[enait] aujourd’hui en grande partie de fondations saoudiennes, et non du gouvernement». De manière on ne peut plus claire, le prince héritier Mohammed ben Salmane entend donc séduire ses partenaires occidentaux. L’accueil que lui a réservé Donald Trump au premier jour de son voyage à Washington semble démontrer que cette offensive de charme fonctionne à merveille.

https://francais.rt.com/international/49248-nous-avons-propage-wahhabisme-a-la-demande-des-occidentaux

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jeudi 29 mars 2018

L’hommage des anonymes à Arnaud Beltrame

Des milliers de personnes ont tenu à être présentes, au Panthéon et aux Invalides, pour témoigner de leur admiration et de leur peine pour le gendarme qui s’est sacrifié pendant les attaques terroristes dans l’Aude.

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Si le soleil a boudé, ce n’est pas du tout le cas des Français. Dès 9 heures ce mercredi, ils ont été nombreux à se réunir, malgré les barrages de police, dans les rues de Paris pour rendre hommage au colonel Arnaud Beltrame, assassiné vendredi dernier par Radouane Lakdim.

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Postées notamment rue Soufflot au Panthéon, qui abrite les grandes figures républicaines, de nombreuses personnes, parfois sans capuche ou parapluie, ont bravé le mauvais temps pour accompagner le cortège funèbre d’une dernière pensée. C’est le cas d’Aurélie, mère au foyer, qui va pendant une poignée de secondes le suivre du regard avant qu’il ne disparaisse : « Même si c’est court, c’est important d’être à ses côtés une dernière fois. On lui doit bien ça, je crois… » Le défilé s’estompe, et sans un murmure la foule se disperse aussi vite qu’elle était apparue.

A quelques centaines de mètres à vol d’oiseau du Panthéon, c’est aux Invalides que le cercueil du militaire doit recevoir les honneurs du Chef de l’Etat. Mais bien avant son arrivée, les organisateurs doivent gérer un public nombreux. Entre ceux qui veulent assister à la cérémonie et ceux qui veulent visiter, comme ce groupe de collégiens étrangers, la cohue arrive vite. Une fois l’ordre rétabli, le public doit se diriger vers une artère spécialement dédiée située au rez-de-chaussée. L’endroit est familier pour les inconditionnels de ces cérémonies, alors, hors de question de ne pas avoir sa place aux premières loges. Comme Jean-Pierre, 66 ans : « Je suis là depuis ce matin, 7 heures, sous la flotte mais tant pis ça vaut le coup ». Sous son parapluie, ce néoretraité est fier de « faire honneur à l’homme qui a fait le sacrifice suprême ». Cette reconnaissance qualifiée « d’héroïque » est partagée de tous.

La tension est à son comble, le temps semble figé

En attendant le début de l’hommage, chacun essaye de se rapprocher au plus près des ouvertures. L’objectif est de voir le cercueil et la cérémonie sous le meilleur angle. Une fois installé au mieux, la période la plus terrible arrive : l’attente. Sans bouger, serré les uns contre les autres dans le froid, les pieds finissent par s’engourdir. Mais pas question de faiblir. « Ça vaut bien quelques crampes », souffle discrètement une dame à son conjoint.

Mais déjà, les premières notes de la garde républicaine résonnent. Le cercueil s’avance lentement dans la cour des Invalides au rythme des tambours et des trombones. Les corps se raidissent, les respirations se coupent, l’émotion est palpable. Au milieu des toussotements et des reniflements, le silence est maître. Amassée derrière la tribune des officiels, la foule est sérieuse, grave, imperturbable. Quand résonne la Marseillaise, les gendarmes et militaires, parfois à la retraite, bombent le torse en saluant le drapeau. La tension est à son comble, le temps semble figé. Un vieux soldat, tenant fermement sur ses jambes frêles, brise ce moment en aboyant sur un civil qui a gardé son bonnet. Geste irréparable. Ce dernier s’excuse immédiatement et entonne même l’hymne national.

«On était ensemble dans la même promotion»

Le président Macron débute son discours en rappelant le déroulement des faits et provoque aussitôt les larmes des plus sensibles. Les mouchoirs se succèdent dans les mains tremblantes des hommes et des femmes qui ne connaissaient pourtant pas le commandant en second du groupement des gendarmes de l’Aude. Ce n’est pas le cas de Valérie Lacombe qui l’a connu à l’école Européenne d’Intelligence Economique à Versailles. « On était ensemble dans la même promotion et me déplacer aujourd’hui était une évidence. On rencontre souvent les héros dans les livres d’Histoire, mais dans la vraie vie ça prend tout son sens », confesse-t-elle avant d’être rattrapée par ses émotions.

Quand le cercueil disparaît avec la famille, la foule reste statique comme pétrifiée par le moment unique dont elle a été le témoin. Le président de l’ordre national du mérite dans le Calvados, le Docteur Michel Cours-Mach, nous confie : « La cérémonie a été très belle, assez sobre et c’est ce qu’il fallait. J’ai pu partager mon émotion qui est celle de tous les Français face à ce sacrifice extraordinaire et c’est très bien comme ça ».

http://www.leparisien.fr/politique/l-hommage-des-anonymes-a-arnaud-beltrame-28-03-2018-7634577.php

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Tweets sur la mort d'Arnaud Beltrame : Stéphane Poussier condamné à un an de prison avec sursis

Après ses tweets se réjouissant de la mort du gendarme Arnaud Beltrame à Trèbes, l'ex-candidat Insoumis aux législatives Stéphane Poussier a été condamné ce mardi 27 mars à un an de prison avec sursis pour apologie du terrorisme par le tribunal correctionnel de Lisieux (Calvados).

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L'affaire aura été rondement menée. Stéphane Poussier, l'ancien candidat de la France insoumise éjecté du mouvement après des tweets scandaleux se réjouissant de la mort du gendarme Arnaud Beltrame dans les attentats de Trèbes vendredi dernier, a été condamné ce mardi 27 mars à un an de prison avec sursis pour apologie du terrorisme par le tribunal correctionnel de Lisieux (Calvados).

L'homme avait été interpellé dès le lendemain des tweets en questions, dimanche à son domicile de Dives-sur-Mer, dans le Calvados. Au terme de sa garde à vue, il a été déféré devant la justice en procédure de comparution immédiate. Le tribunal a considéré que ses tweets contenaient une "présentation favorable voire très favorable" des "conséquences d'un acte terroriste", a indiqué son président Lionel Da Costa Roma. Il avait notamment écrit : "A chaque fois qu'un gendarme se fait buter (...) je pense à mon ami Rémi Fraisse (…) Là c'est un colonel, quel pied! Accessoirement, encore un électeur de Macron en moins".

Stéphane Poussier ne fera pas appel

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"C'est une expression publique qui tombe sous le coup de la loi" y compris au regard de la convention européenne de droits de l'Homme, a ajouté le magistrat. Le tribunal a toutefois tenu compte du "caractère très limité dans le temps, ponctuel" de ces propos. Stéphane Poussier, ancien commercial dans la téléphonie âgé de 60 ans et aujourd'hui au RSA, a indiqué qu'il ne ferait "pas appel"de ce jugement qu'il dit "accepte(r) pleinement". A la barre comme devant la presse, il s'est excusé à plusieurs reprises auprès des proches et des collègues du gendarme pour ses propos "cruels".

Les tweets ont été unanimement condamnés par la France Insoumise, qui a indiqué l'avoir exclu dès samedi. De son côté, Jean-Luc Mélenchon a désavoué à plusieurs reprises avec force la sortie de l'ancien candidat LFI aux législatives, notamment lundi en marge d'une manifestation devant le ministère du Travail, en ces termes relayés par Le Huffington Post : "Cet abruti nous porte un dommage terrible, et c'est une souffrance pour nous que de voir quelqu'un usurper notre identité pour raconter des sottises de cette nature".

Hadrien Mathoux

https://www.marianne.net/societe/tweets-sur-la-mort-d-arnaud-beltrame-stephane-poussier-condamne-un-de-prison-avec-sursis?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Dans le quartier Ozanam de Carcassonne, le souvenir d’une chapelle vandalisée

En 2013, la chapelle d’Ozanam, quartier sensible de Carcassonne où vivait Radouane L., avait été visée par un incendie d’origine criminelle. Cinq ans plus tard, la question du dialogue interconfessionnel reste d’une actualité brûlante dans cette cité en difficulté.

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Depuis l’attentat de Trèbes (Aude) vendredi 23 mars, le quartier d’Ozanam à Carcassonne est au centre des attentions. C’est dans ces tours HLM d’après-guerre que vivait l’auteur des attentats de l’Aude, Radouane L.. Dans ce quartier populaire de 600 âmes, les patrouilles de police se sont intensifiées depuis le week-end dernier. À Ozanam, les riverains sont habitués aux tensions du quotidien. Mais il s’agit plus souvent de petite délinquance que d’acte terroriste.

Une chapelle incendiée en 2013

En effet, fin novembre 2013, cette cité avait déjà été médiatisée. La chapelle Saint-Vincent-de-Paul d’Ozanam était alors la cible d’un incendie. Le chœur et la sacristie avaient été endommagés, ainsi que des objets de liturgie détruits par les flammes. Certains éléments de l’enquête avaient permis d’envisager la piste criminelle, notamment la porte principale de l’édifice forcée à plusieurs endroits. Malgré l’enquête, les motifs de cet acte n’ont jamais été précisément établis.

D’après Yasmine Mamou, conseillère municipale UDI de Carcassonne et déléguée aux quartiers prioritaires, il s’agirait là d’un « geste qui n’a rien d’antichrétien. C’était plus un acte de vandalisme commis par des jeunes inconscients de ce qu’ils faisaient ». À l’époque, le père Didier Escouperié qui officie dans la chapelle tous les jeudis soir, avait déclaré à La dépêche du Midi, que « cette église n’avait jamais fait l’objet de menace particulière ». Quelques jours après le sinistre, les responsables diocésains avaient lancé un appel à la solidarité pour nettoyer l’édifice. Appel entendu par une vingtaine de personnes dont une majorité de jeunes musulmans. Le père Jean de Soos, présent à cette opération de nettoyage, souligne ce « signe très fort » et précise : « Il y a la bêtise de quelques-uns et il y a la communion des autres ».

Un quartier fondé par des groupes catholiques

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Pour les deux prêtres, il est essentiel de maintenir l’activité de cette chapelle, aujourd’hui rénovée et qui n’accueille qu’une petite dizaine de fidèles à chaque office. « Cette messe, c’est vraiment la mémoire de ce quartier ». Le nom « Ozanam » fait référence à un personnage du christianisme social, Frédéric Ozanam fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul et béatifié par le pape Jean-Paul II en 1997. Il a donné une impulsion catholique au quartier construit dans les années 1950, à l’initiative d’un groupe de catholiques, afin de loger des personnes en grande précarité. La chapelle Saint-Vincent-de-Paul a été bâtie à cette même période. Désormais, ce sont essentiellement des populations marocaines qui habitent ces résidences et de nombreux migrants. « Le souci aujourd’hui, c’est qu’il manque un cadre religieux qui existait au temps des Sœurs blanches implantées à Ozanam. De même, il n’y a pas de lieu de culte musulman ni de maison de quartier comme dans d’autres secteurs sensibles de la ville, à Saint-Jacques au Viguier. Ozaman est un quartier livré à lui-même face à ses problèmes », déplore le père de Soos.

L’objectif principal : le dialogue interreligieux

Le dialogue interreligieux est un des objectifs de travail des collectivités et communautés religieuses locales. « Ces actes de vandalismes assez mineurs il y a quelques années, prennent aujourd’hui une autre ampleur », indique Yamina Mamou. « Il y a un manque de communication, une précarité à tous les niveaux, à la fois intellectuel et cultuel. Il est nécessaire que l’État reprenne les choses en main et entame un travail commun avec toutes les communautés », poursuit-elle. Selon elle, le premier plan d’action devrait être le désenclavement d’Ozanam afin que les jeunes générations « en perte de repère » soient « intégrées à la société dans laquelle ils vivent ».

Clotilde Costil
https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/quartier-Ozanam-Carcassonne-souvenir-dune-chapelle-vandalisee-2018-03-27-1200927140?from_univers=lacroix&utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180327&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=971807&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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"il s’agirait là d’un « geste qui n’a rien d’antichrétien. C’était plus un acte de vandalisme commis par des jeunes inconscients de ce qu’ils faisaient": on suppose que s'il s'était agi d'une synagogue, on n'y aurait pas vu le moindre geste antisémite...Ce n'est pourtant pas faire de l'amalgame que de constater qu'il existe, dans certaines cités, un islamisme politique agressif, fût- il minoritaire, comme l'attestent les derniers évènements. Et si l'enquête sur cet incendie n'a pas abouti, rien ne permet d'affirmer que l'acte aurait été commis par des "jeunes inconscients"! On est donc dans de la pure propagande, l'objectif étant visiblement de minimiser la dimension politique et/ou religieuse du phénomène. Si on peut comprendre la volonté de certains "acteurs de terrain" d'apaiser les tensions, il n'est pas sûr que ce déni de réalité soit le meilleur moyen de régler le problème. On pourrait peut- être, au contraire, envisager de mobiliser toutes les "comminautés" dans une lutte commune et lucide...       P.G.

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Grève à Air France : la direction sous pression

Les syndicats d'Air France font monter la pression sur la direction à la veille d'une journée de négociation sur la question salariale. Après la grève du 23 mars, onze syndicats de la compagnie française ont appelé ce lundi à la grève pour les 3 et 7 avril, en plus de l'arrêt de travail prévu ce vendredi.

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Demande d'une hausse salariale de 6%

"Nous allons durcir le rythme des mouvements" face à une direction qui, "en n'apportant aucune réponse concrète" aux revendications exprimées les 22 février et 23 mars, "campe sur ses positions et cherche la division", indiquent dans un communiqué les organisations de pilotes (SNPL, Spaf, Alter), d'hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et SUD). Cette intersyndicale à laquelle s'ajoute l'Unac, l'un des trois syndicats représentatifs parmi les hôtesses et stewards (exclu de l'intersyndicale), réclame toujours "une augmentation générale de 6% des grilles de salaire afin de rattraper l'inflation" accumulée depuis 2011.

Accord signé par la CFDT et la CFE-CGC

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Ces syndicats s'opposent à l'accord minoritaire signé à l'issue des négociations annuelles obligatoires (NAO) par la CFE-CGC et la CFDT (31,3% des voix du personnel) qui prévoit 1% d'augmentation générale en deux temps pour 2018 (assortie d'une enveloppe d'augmentations individuelles de 1,4% pour les personnels au sol (les augmentations individuelles des personnels navigants étant régies par des accords collectifs spécifiques).
Un niveau jugé insuffisant par les syndicats grévistes au regard des résultats financiers de la compagnie. Ils demandent ainsi une augmentation de 240 millions d'euros, qui représentent 40,8% du résultat d'exploitation dégagé par la compagnie en 2017 (588 millions d'euros). Avec d'autres mesures comme l'intéressement, la somme s'élève même à 300 millions d'euros.

Menace sur les recettes

L'équation est terriblement complexe pour la direction. Sur le plan financier, ce conflit intervient au moment où un grand nombre de clients réservent leurs vacances d'été, la période la plus lucrative pour la compagnie. Ceci alors que l'année 2018 sera probablement moins florissante que l'année précédente en raison notamment de la montée du prix du carburant.

«La menace d'un conflit dur peut en dissuader beaucoup de voler sur Air France, notamment la clientèle étrangère qui avait prévu de passer par la compagnie française pour un vol en correspondance », fait remarquer un observateur, qui rappelle l'impact négatif des mouvements sociaux en termes d'image.

Pour autant plusieurs éléments n'incitent pas la direction à céder. Après avoir qualifié les revendications syndicales comme un danger pour l'avenir de la compagnie, la direction a beaucoup à perdre à pas apporter sur un plateau une victoire aux syndicats, et au SNPL en particulier. Notamment à l'aube de la présentation en juin d'un plan stratégique dont certaines mesures devront passer par une négociation avec le syndicat des pilotes de ligne.

"Nous ne pouvons pas aller plus loin. Je ne veux pas sacrifier l'avenir d'Air France en mettant en péril nos atouts. Nous avons accumulé trop de retard par rapport à nos concurrents", a indiqué récemment le PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac.

Surtout, en cédant, elle porterait un coup très dur aux deux syndicats signataires de l'accord salarial, la CFDT et la CFE-CGC, deux signataires habituels. En donnant une prime aux non-signataires, la direction se mettrait à dos la CFDT et la CFE-CGC et mettraient ces derniers dans une situation très inconfortable pour les prochaines élections professionnelles dans un an.

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«Il y a évidemment une dimension électorale dans ce mouvement », explique un syndicaliste.

« Si elle cède, la direction définira avec quels syndicats elle négociera demain », fait valoir un pilote.

Pour lui, la direction peut se mordre les doigts. «Sans aller jusqu'à 6%, si la direction ne s'était pas entêtée à vouloir donner 1% mais avait accordé une hausse équivalent à deux fois l'inflation, autour de 2%, il n'y aurait pas eu de grève. Là, la direction va faire perdre beaucoup d'argent et va être obligée de lâcher », assure-t-il.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/greve-a-air-france-la-direction-sous-pression-773147.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180327

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