samedi 10 mars 2018

Emmanuel Macron veut lutter contre l’antisémitisme, « déshonneur de la France »

Lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France, qui a réuni mercredi soir 1 100 invités au Carrousel du Louvre, Emmanuel Macron a promis de mener le combat contre l’antisémitisme sur Internet.

ACT CRIF MACRON

« Mon ami Donald Trump n’a pas aidé à la résolution du conflit » israélo-palestinien. Invité d’honneur du 33e dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), mercredi 8 mars au soir, Emmanuel Macron, a, souriant mais ferme, décliné l’invitation pressante de Francis Kalifat, président du Crif, à une reconnaissance par la France de Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël.

« Ce que je souhaite faciliter, c’est de pouvoir trouver une solution construisant la paix et convenant aux deux parties sur le terrain », a ajouté le président de la République.

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Souhaitant « que les liens (de la France, NDLR) se renforcent avec Israël », il a également condamné les actions de boycott de l’État hébreu menées en France, assurant qu’elles seraient « poursuivies et sanctionnées ».

 

Emmanuel Macron a évoqué une « faute morale du déni »

Pour la première participation d’Emmanuel Macron comme chef de l’État à ce rendez-vous couru, réunissant 15 ministres, nombre de responsables politiques, associatifs, religieux, mais aussi 27 ambassadeurs, et des représentants du judaïsme mondial, le Crif avait choisi de réunir ses 1 100 invités au Carrousel du Louvre, clin d’œil au lieu du discours du président de la République au soir de son élection.

Très attendu sur la question de l’antisémitisme, Emmanuel Macron a évoqué une « faute morale du déni » à ce sujet. « Nous avons collectivement cru à tort que l’antisémitisme avait définitivement disparu dans notre pays », a-t-il reconnu, le qualifiant de « déshonneur de la France. » Le chef de l’État a annoncé que les forces de l’ordre « seront mieux formées pour recevoir les plaintes pour racisme et antisémitisme », et affirmé sa volonté de mener « cette année » au niveau européen « un combat permettant de légiférer pour contraindre les opérateurs à retirer dans les meilleurs délais » les contenus haineux d’Internet.

Pamphlets antisémites de Céline

Une mission sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur Internet sera ainsi confiée par le gouvernement à Gil Taïeb, vice-président du Crif, et à l’écrivain franco-algérien Karim Amellal. Le chef de l’État entend aussi « mener la guerre de prévention » contre l’antisémitisme à l’école. « La laïcité, c’est la possibilité de croire ou de ne pas croire, a-t-il explicité. Elle échoue à chaque fois que nous ne savons pas laisser sa place à chacun en le laissant croire. Je me battrai de toutes mes forces contre des endroits de la République où des enfants juifs doivent partir », a-t-il insisté.

Le projet de réédition des pamphlets antisémites de Céline a également nourri les discours du dîner du Crif, Francis Kalifat demandant à Antoine Gallimard de renoncer à cette idée. L’avocat Serge Klarsfeld, lauréat, avec son épouse Beate et son fils Arno, du prix du Crif 2018, s’est lui aussi prononcé fermement contre cette réédition.

Si Emmanuel Macron a laissé entendre qu’il désapprouvait le projet de l’éditeur, il s’est dit « heureux qu’il y ait dans notre pays des éditeurs qui se posent la question et décident de ne pas la purger. »

https://www.la-croix.com/Religion/Judaisme/Emmanuel-Macron-veut-lutter-contre-lantisemitisme-deshonneur-de-la-France-2018-03-08-

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Alors que le CRIF assume ouvertement sa fonction de lobby au service d'un état étranger en s'alignant, de surcroît sur les positions d'extrême droite du gouvernement israélien,  il me semble regrettable que le Président de la République -outre sa présence contestable - n'ait pas jugé utile de rappeler le manque de respect par Israël du droit international. Par ailleurs, son soutien à la lutte contre les actions de boycot, en menaçant les militants de poursuites au mépris du droit démocratique le plus élémentaire, ne manquera pas de faire monter les tensions idéologiques, voire "communautaires", au lieu de les apaiser... Le rôle du chef de l'Etat est de rassembler les Français, pas de les diviser.  P.G.

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« Braquage à la belge : 10 milliards d’euros envolés et ce n’est que le début !! »

TRIBUNE LIBRE / L’édito de Charles SANNAT

TL LIBYE VOL

Mouammar Kadhafi était très, très méchant. Et puis les Anglais et nous, on était très, très gentils. D’ailleurs, c’est normal. Nous, on est forcément les gentils et nos guerres sont justes et les morts que nous semons sur les champs de bataille sont des morts toujours heureux, et puis les familles et civils innocents ne sont, hélas, que quelques dégâts collatéraux bien navrants, mais bon, nous, nous sommes les gentils, et puis, Kadhafi, lui, il était super très méchant.

Alors c’est vrai que nous l’avons reçu en grande pompe à Paris, et que le président de l’époque, un certain Nicolas S., l’a laissé planter sa tente de bédouin dans la capitale. À ce moment-là, Kadhafi était un ancien très, très méchant qui avait notamment dézingué un avion de ligne français, un avion d’UTA.

Le 19 septembre 1989, un DC10 d’UTA s’écrasait au Niger, provoquant la mort de 170 personnes, dont 54 Français. Derrière ce drame, la Libye.

Donc de très très méchant, parce qu’il avait assassiné 170 personnes – dont 54 de nos compatriotes – en faisant sauter un avion de ligne, Nicolas S., qui avait la mémoire très courte pour un chef d’État, voulait en faire un gentil fréquentable.

Savez-vous pourquoi ?

Parce que le Kadhafi était assis sur un tas d’or aussi bien financier que pétrolier. Son fonds souverain libyen avait un petit magot de 400 milliards d’euros (oui, vous avez bien lu, 400 milliards d’euros) puis il avait aussi tout plein de champs pétroliers vachement super utiles pour nos pays “oléo-dépendants” à un moment où l’on pensait que le pic pétrolier allait nous mener à la catastrophe et à la pénurie très rapidement.

Alors, finalement, on s’est dit, pourquoi payer un truc que l’on pourrait aller prendre gratuitement. Enfin gratuitement, cela nous a bien coûté quelques tonnes de bombes et de munitions, quelques heures de vol de nos avions qui n’ont servi qu’à fomenter un vol d’État, celui des ressources d’un pays et de son épargne.

Nous avons fait une coalition avec les Britanniques. Nos copains les Américains nous ont filé les bombes dont nous avions besoin. Et puis vlan ! Sur la tête des Libyens. On a fini par faire capturer par les forces spéciales le Kadhafi que l’on a vite achevé, histoire qu’il ne parle pas – ce qui valait mieux pour la tranquillité d’esprit de certains de nos tristes sires.

Nous avons semé la mort et créé le chaos.

Nous avons envoyé quelques beaux philosophes, cheveux au vent, parader dans le désert, alibi et caution morale de démocraties perdues.

Nous avons lâché les chiens médiatiques de la propagande, il fallait “sauver Benghazi”. Nous n’avons rien sauvé. Nous avons massacré la Libye.

Nous avons pillé un peuple et un pays.

Aujourd’hui, le français Total et l’anglais BP exploitent le pétrole libyen.

Mais nous ne sommes pas arrêtés là. Nous sommes allés au bout de la rapine.

Pensez-donc, 400 milliards de magot. C’est tentant également !!

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Hélas, parfois, certains sujets sortent quand même. Nul doute que nos mamamouchis sauront se montrer convainquants et feront rentrer docilement le monstre de la liberté d’information dans la boîte de laquelle il ne doit pas sortir.

Mais ceux qui voulaient savoir savent déjà et peuvent déjà connaître l’essentiel.

Dix milliards de fonds libyens gelés en Belgique par l’ONU évaporés

C’est un article de Thierry Denoël, David Leloup du magazine Le Vif/L’express en Belgique qui vient de remettre le feu aux poudres. Vous remarquerez d’ailleurs que ce n’est ni la presse française ni anglaise qui ont sorti cette affaire !!

Plus de 10 des 16 milliards d’euros de fonds libyens, gelés en Belgique en 2011 par l’ONU, ont mystérieusement quitté les comptes d’Euroclear Bank entre fin 2013 et fin 2017. Pourtant, aucune autorisation de dégel n’a été accordée par la Trésorerie du SPF Finances. Où est passé l’argent ? Les Affaires étrangères se taisent dans toutes les langues.

Est-on à l’aube d’un scandale qui risque d’éclabousser, une fois de plus, l’image de notre petit pays sur la scène internationale ? Le parquet de Bruxelles l’a confirmé au Vif/L’Express : “Il reste un peu moins de cinq milliards d’euros sur les quatre comptes ouverts chez Euroclear Bank SA dont la Libyan Investment Authority et sa filiale Lafico sont les bénéficiaires économiques”, explique Denis Goeman, porte-parole du parquet. Or, près de 16,2 milliards garnissaient ces quatre comptes en date du 29 novembre 2013, selon un relevé de comptes qu’Euroclear a communiqué à la Trésorerie du SPF Finances dont nous avons copie.”

Où sont donc passés les milliards de Kadhafi ?

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Mystère et boule de gomme, mais vous avez globalement 3 suspects évidents : les États-Unis, la France et le Royaume de sa Très Gracieuse Majesté.

Il n’y a pas à dire, nous sommes vraiment, mais alors véritablement des “gentils”, les “zautres” c’est des méchants, et surtout, méfiez-vous comme de la peste de celles et ceux qui s’arrogent le droit de dire le bien et le mal. C’est ainsi que commencent toutes les dictatures et que les libertés entament leur crépuscule.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/braquage-a-la-belge-10-milliards-deuros-envoles-et-ce-nest-que-le-debut-ledito-de-charles-sannat/

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Industrie : un rebond en trompe l'oeil ?

En 2017, 125 ouvertures de sites industriels ont été recensées contre 100 fermetures selon le cabinet Trendeo. Ce solde positif ne doit pas faire oublier que l'industrie française continue de traverser des difficulté à répétition.

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Le tissu industriel français retrouve quelques couleurs. Selon la dernière étude du cabinet Trendeo publiée le 2 mars dernier, le nombre d'ouvertures d'usines a dépassé celui des fermetures en 2017 et le nombre de créations d'emplois présente un solde positif de 93.038. Un chiffre inédit depuis que l'organisme privé a commencé sa collecte de données en 2009. De son côté, la direction générale de l'industrie a noté que la production manufacturière a bondi au quatrième trimestre 2017 (+2,5% après +0,8%), dans un bulletin de conjoncture publié le premier mars dernier. Ce rebond est porté par une croissance de l'ensemble des activités.

Si ces constats peuvent paraître favorables à première vue, l'industrie française reste un secteur très fragile dans l'économie française. Les derniers déboires de l'usine Ford Aquitaine et la fermeture récente de l'usine Tupperware à Joué-lès-Tours illustrent bien toutes les difficultés d'une industrie tricolore sous tension.

Une baisse des suppressions d'emplois

La dynamique de l'emploi est particulièrement portée par une baisse prolongée des suppressions d'emplois, qui se réduisent chaque année depuis 2012 (-35% en 2017). Il faut noter également que les créations d'emplois sont aussi en hausse, ce qui permet à cet indicateur "de regagner la moitié du terrain perdu depuis leur maximum de 2010". L'industrie automobile et les services ont été particulièrement dynamiques tout comme le secteur du logiciel qui est à son meilleur niveau depuis 2009.

À l'inverse, les secteurs qui présentent des difficultés, les services bancaires et financiers connaissent leur année la plus difficile en atteignant un total de 32.000 emplois perdus depuis 2009, "pas loin des pertes du secteur automobile". Ces destructions d'emplois "attestent de la violence du choc de 2008, tout autant que la mutation des usages des consommateurs".

Le rebond actuel de l'emploi bénéficie principalement à des secteurs qui ont été très touchés pendant la crise de 2009/2013 comme l'automobile. Par conséquent, les régions qui présentent une économie fortement liée à l'industrie de la voiture voient leur situation s'améliorer. Les Hauts-de-France sont par exemple la région qui a connu le plus de créations nettes d'emplois en 2017. Et selon les experts de la DGE, les patrons de l'industrie manufacturière en France prévoient d'augmenter leurs effectifs au cours des trois prochains mois.

Un solde de créations d'usines relativement faible

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Si les ouvertures d'usines ont dépassé les fermetures en 2017 sur le territoire français, le solde est relativement faible (25). Ce solde positif entamé en 2014 repose avant tout sur une accélération de la baisse des fermetures que sur une hausse des créations. D'ailleurs, les créations recensées par Trendeo sont en baisse constante depuis 2014. Mais ces chiffres sont à manier avec précaution. Le cabinet indique d'ailleurs que les données (*) "ne peuvent en aucun cas prétendre à l'exhaustivité des données publiques."

Une désindustrialisation en marche

En dépit de tous ces bons chiffres, le poids de l'industrie dans l'économie française ne cesse de se dégrader depuis des années. Et malgré le plan de soutien du gouvernement français prévu pour ce secteur et une embellie de l'activité économique ces derniers mois, il semble que le processus de décomposition du tissu industriel soit inéluctable. Les derniers chiffres du ministère de l'Économie indiquent qu'entre 2000 et 2016, le poids de l'industrie dans l'économie française est passé de 16,5% à 12,5% du produit intérieur brut. Du côté de l'industrie manufacturière, l'évolution est quasi similaire à celle de l'industrie en général. Dans une perspective historique plus large, les données de la Banque mondiale illustrent parfaitement la perte de vitesse de l'industrie dans la valeur ajoutée française depuis plusieurs décennies.

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Un plan pour rien ?

Le 26 février, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a présidé le comité exécutif du Conseil national de l'industrie (CNI) pour valider une liste de 10 comités stratégiques autour de 10 filières (**). L'un des objectifs annoncé est l'élaboration de contrat de filière. Le président de France industrie Philippe Varin a rappelé à cette occasion :

" La compétitivité n'est plus uniquement celle de l'entreprise, mais celle d'une filière dans son ensemble. Le CNI labellise aujourd'hui 10 filières mobilisées autour de projets concrets dont la dynamique est pilotée par les industriels, et dont le but est d'améliorer la compétitivité et l'attractivité de l'industrie en France, et de créer des emplois qualifiés dans nos territoires."

Si de nombreux efforts des pouvoirs publics sont entrepris depuis plusieurs années pour soutenir ce secteur, les différentes politiques industrielles menées à l'échelle nationale n'ont pas montré de résultats convaincants au regard des chiffres de la direction générale de l'entreprise.

(*) Trendéo précise que leurs données "constituent un indicateur avancé, permettant d'estimer les tendances de façon immédiate et ne peuvent en aucun cas prétendre à l'exhaustivité des données publiques. Nos chiffres sont en effet inférieurs, pour les créations d'emplois comme pour les suppressions (nous pensons prendre en compte environ 40% des mouvements d'emplois. Nos chiffres devraient donc être multipliés par 2,5 si l'on devait les redresser. Nous prenons en effet moins bien en compte l'évolution des emplois intérimaires, ainsi que les embauches ou réductions d'effectifs par petit nombre, ou encore les mouvements des TPE, qui ne sont que très difficilement repérables".

(**)  Aéronautique, Alimentaire, Automobile, Bois, Chimie et matériaux, Ferroviaire, Industries et technologies de santé, Industrie navale et maritime, Mode et luxe, Nucléaire.

Grégoire Normandhttps://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/industrie-un-rebond-en-trompe-l-oeil-770643.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180306
Voir aussi:

Industrie : un poids économique toujours plus faible

 |  08/12/2017
La place de l'industrie française dans l'économie ne cesse de se réduire selon les derniers chiffres de la direction générale des entreprises. Pour faire face à ce déclin, le gouvernement a multiplié les annonces en faveur d'une industrie sous perfusion. Un choix qui suscite déjà des débats.

La désindustrialisation se poursuit en France. Selon une étude de la direction générale des entreprises publiée ce 7 décembre, la place de l'industrie dans l'économie française ne cesse de se dégrader depuis des années. Et malgré le plan de soutien du gouvernement français prévu pour ce secteur et une embellie de l'activité économique ces derniers mois, il semble que le processus de décomposition du tissu industriel soit inéluctable.

(...)

Un solde commercial négatif

Au niveau des échanges commerciaux, la situation est guère meilleure. Depuis 2010, le solde commercial du secteur industriel est toujours négatif. En 2016, le déficit s'élevait à 44,5 milliards d'euros contre 36,8 milliards d'euros l'année précedente. Et d'après les derniers chiffres du commerce extérieur de la France, la balance commerciale pour l'industrie est encore déficitaire. Les principaux partenaires commerciaux de la France se situent en Europe et en Asie.

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Par ailleurs, les parts de marché mondial de la France pour les produits manufacturés ne cessent de s'effondrer, passant de 4,7% en 2006 à 3,5% en 2016. Une situation qui se retrouve également pour la plupart des voisins de la France (Allemagne, Royaume-Uni, Espagne et Italie). De son côté, la Chine a gagné de nombreuses parts de marché durant la dernière décennie pour les produits manufacturés mais la transformation de l'économie chinoise vers une économie de services pourrait changer la donne dans les années à venir.

Enfin, du côté du personnel, si la France comptait 2,8 millions de salariés dans l'industrie manufacturière (soit 11,1% de l'emploi salarié total) à la fin du second trimestre 2017, toutes les régions, sauf l'Occitanie et la Corse, ont connu des destructions d'emplois entre 2010 et 2016. Et ce déclin de l'emploi industriel a lieu alors que pour la première fois depuis 2009,  les ouvertures de sites industriels ont été nettement plus nombreuses que les fermetures en France sur les huit premiers mois de l'année d'après les derniers chiffres du cabinet Trendéo.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/industrie-un-poids-economique-toujours-plus-faible-760989.html

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Paris : des milliers de faux contrôles de stationnement

La société Streeteo, en charge du contrôle du stationnement à Paris, a mis en place une procédure pour augmenter artificiellement les chiffres et tenir les objectifs de la Ville. Un ex-employé dénonce.

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Des contrôles de stationnement… sans voitures, réalisés autour d’une table dans un bureau. C’est la surprenante méthode, que semble avoir mise en place la société Streeteo à Paris. « C’est un système que l’entreprise a mis en place pour gonfler les chiffres de contrôle », explique Hamidou Sall, ancien chef d’équipe pour Streeteo, qui a démissionné mi-février. Une vidéo tourne sur les réseaux sociaux pour illustrer l’entourloupe, révélée également ce mercredi par « Le Canard Enchainé ».

Pour tenir les objectifs fixés par la Ville de Paris depuis la privatisation du contrôle du stationnement payant, le 1er janvier, Streeteo aurait demandé à des agents d’entrer dans leur PDA (sorte de smartphone qui sert à faire les contrôles) des listes de plaques d’immatriculation. Ces numéros correspondent à des voitures pré-contrôlées par les véhicules LAPI (lecture automatisée des plaques) de Streeteo, parfois plusieurs jours auparavant.

Des contrôles réalisés depuis un bureau

Réunis dans un bureau, les agents enregistrent à la chaîne des centaines de numéros de plaques, comme s’ils les avaient contrôlées de visu dans la rue. « On nous demandait de désactiver le GPS de nos PDA pour que les contrôles ne soient pas localisés », dénonce Hamidou Sall, assisté par deux avocats, Mes Yassine Yakouti et Karim Morand Lahouazi.

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Capture d'écran d'un mail reçu par un agent Streeteo demandant de désactiver son GPS pour faire des contrôles de stationnement depuis La Défense/(DR.)

« Très vite, en janvier, Streeteo s’est rendu compte qu’on ne pourrait pas atteindre les objectifs de la Ville de Paris. Après avoir mis en place ce système, au moins la moitié des contrôles étaient effectués dans le bureau », poursuit l’ex-employé. Pour les deux lots gérés par Streeteo à Paris (soit deux tiers de la ville environ), il fallait faire 50 000 contrôles par jour.

Le contrat passé avec la Ville de Paris pour la gestion du stationnement ne prévoit pas de rémunération au FPS (forfait post-stationnement, le nouveau nom des PV), pour éviter une politique du chiffre, mais impose un nombre total de 75 000 contrôles par jour.

Pas de contraventions illicites

Parmi la foule de faux contrôles ainsi effectués, impossible bien sûr de dresser des contraventions. Celles-ci seraient immédiatement contestées. « La consigne était, en enregistrant les plaques, de donner un faux motif pour justifier l’absence de FPS », poursuit Hamidou Sall. Trois choix en général s’offrent à l’agent : la personne est dans sa voiture, l’automobiliste est agressif, ou la voiture verbalisée dispose d’une carte de stationnement PMR (personne à mobilité réduite). « On nous demandait de changer régulièrement de motif », explique l’ancien employé.

Problème : le nombre de non-verbalisations pur cause de carte PMR a explosé… artificiellement. Ce qui a alerté la Ville de Paris et a même entraîné une intervention au dernier Conseil de Paris de l’adjoint aux transports Christophe Najdovski évoquant la recrudescence du nombre de fausses cartes PMR… La Ville a alors compris le système des faux contrôles et convoqué Streeteo. « A la suite de ce rendez-vous, précise un communiqué de la Ville, les dirigeants de Streeteo ont diligenté une enquête interne, qui a confirmé un dysfonctionnement. Ils y ont mis totalement un terme dès le 22 février, tout en engageant des mesures disciplinaires à l’égard du cadre qui en était à l’origine. ».

Un couac de plus

Des sanctions ont également été demandées. Elles s’élèvent à 60 000 € selon « Le Canard Enchaîné ». «C'est un couac pour la société Streeteo, pas pour la mairie de Paris », a indiqué Christophe Najdovski ce mercredi.

Un couac de plus, pourrait-on dire. Car ce n'est pas la première fois que Streeteo est montrée du doigt. En janvier, deux agents verbalisateurs avaient été contrôlés positifs au cannabis, et l'un conduisait sans permis. De nombreux automobilistes se sont également plaints d'amendes attribuées à tort, de bugs dans les réclamations, etc.

Streeteo de son côté a confirmé des « dysfonctionnements » et s'est « engagée à tirer toutes les conséquences d'éventuelles défaillances, quels qu'en soient les auteurs ». Réaffirmant son « engagement » auprès de la Ville, la société indique que « si des manquements ont pu être constatés, ils ne sont le fait que de comportements individuels, que Streeteo condamne fermement ».

Même actionnaire que le nouveau Vélib’

Un nouveau couac qui agace, d’autant que Streeteo est une filiale d’Indigo (ex Vinci Park), un groupe également actionnaire principal de Smovengo... l’opérateur des nouveaux Vélib’ en plein fiasco.

S’engoufrant dans la brèche, l’opposition à la maire de Paris Anne Hidalgo se régale. « Une fois de plus, la Ville s'illustre par une légèreté totale », a indiqué à l'AFP Florence Berthout, présidente du groupe LR au Conseil de Paris, tandis que l’UDI-MoDem a demandé de « mettre un terme au contrat » avec Streeteo : «La confiance est rompue ».

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-des-milliers-de-faux-controles-de-stationnement-07-03-2018-7594962.php

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Les joies du "socialisme municipal"! Nul doute que l'opposition LR/UDI/MoDem aurait mieux privatisé. Moi, je suis un nostalgique de nos traditionnelles "pervenches", sans doute par archaïsme...C'était du temps où on n'appelait pas encore les PV de stationnement "FPS (forfait post stationnement)"...  P.G.

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Les chômeurs européens de plus en plus pauvres, surtout les Allemands

La baisse du chômage en Europe, à son niveau le plus bas depuis la crise de 2008, cache des statistiques plus sombres : ceux qui restent à l’écart de l’emploi vivent de plus en plus mal, notamment en Allemagne, champion de la flexibilité du travail.

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En Europe, les indicateurs du chômage sont au beau fixe. Selon la dernière livraison d’Eurostat, le bureau de statistiques basé au Luxembourg, le taux de chômage parmi les 28 a baissé de 8% de janvier 2017 à janvier 2018, pour s’établir à 7,3%. C’est son plus bas niveau depuis la crise financière de 2008. A 8,6 %, il est également en forte baisse dans les 19 Etats membres de la zone Euro.

Mais les quelque 18 millions de femmes et d’hommes sans travail dans l’Union européenne (UE) sont de plus en plus exposés au «risque de pauvreté». Un indicateur qui désigne un niveau de revenu équivalent à 60% du salaire médian, comparable au terme plus connu de «seuil de pauvreté».

Et sur ce point, la tendance est à l’aggravation continue depuis une quinzaine d’années. Selon une autre livraison statistique du même institut le risque de pauvreté est passé dans l’UE et la zone euro de respectivement 40% et 37% en 2005 à 48,7% dans les deux ensembles fin 2016.

Les chômeurs allemands sont les plus exclus d'Europe

En France, où il est parmi les plus bas d’Europe, il est passé de 29,5% en 2005 à 38,4% pendant la même période. Et en Allemagne ce taux a explosé et atteint aujourd’hui 70% (contre 20% pour l’ensemble de la population). Le record au sein de la zone euro !

Dans le domaine du chômage, le modèle d’outre-Rhin affiche donc des résultats contrastés, mais aussi inquiétants, pour les demandeurs d'emploi français. En effet, la paupérisation rapide des chômeurs en Allemagne a accompagné l’entrée en vigueur des lois de flexibilisation du travail de 2005, connues comme «réformes Hartz», avec les fameux «jobs à 1€ de l’heure», temps partiels non-voulus et autre emplois très précaires. 7,6 millions d'Allemands sont aujourd'hui concernés. Or ces réformes allaient dans le même sens que la loi Travail du gouvernement précédent et les ordonnances réformant le code du travail, signées en septembre 2017.

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Autre trajectoire franco-allemande inquiétante : en Allemagne les allocations chômage sont gérées et versées par l’Etat, ce qui permet de fixer le seuil et les conditions d’indemnisations sans passer par des négociations avec les partenaires sociaux, comme c’est encore le cas en France. Mais on sait que l’étatisation de l’assurance chômage est la conséquence la plus vraisemblable de la réforme pour laquelle les discussions ont été entamées l’hiver dernier avec les syndicats et qui devrait voir le jour d’ici le printemps.

https://francais.rt.com/economie/48551-chomeurs-europeens-plus-plus-pauvres

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Une baisse formelle donc, toute relative, qui masque une augmentation de la précarité et de la pauvreté, voilà le "modèle social" promu par l'Union européenne.  P.G.

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Addiction aux écrans chez les enfants : Une expérience qui fait froid dans le dos

ARG ENFANTS ECRANS

Publié par

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Quand un enfant est sur un écran, il donne l’impression que rien n’existe plus autour de lui. Mais, en fait, ce n’est pas du tout une impression. La preuve.

 

Le jour où les effets des écrans seront assimilés à ceux de la drogue, alors, soyons-en sûrs, les parents ne laisseront plus leurs enfants passer autant de temps sur leurs smartphones, tablettes et autres ordinateurs. D’où l’extrême importance de cette expérience à peine croyable.

Pour promouvoir les repas en famille, une marque alimentaire a imaginé un test aux résultats hallucinants. Dans quatre familles différentes, tandis que les enfants étaient absorbés par leur écran, tout leur environnement a été modifié (même leurs parents) sans qu’ils ne s’en aperçoivent une seule seconde !

L’expérience Dolmo fait froid dans le dos. Elle met en lumière l’addiction des plus jeunes aux écrans. Les enfants, rivés à leurs tablettes et smartphones, ne remarquent même plus les changements dans la pièce où ils se trouvent. Seul le brouillage momentané d’Internet les fait revenir à la réalité.

À l’occasion d’une enquête sur les dangers des écrans pour les enfants, France 2 est revenue sur cette caméra cachée édifiante.

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Regardez :

Quand les écrans sont une drogue

https://www.youtube.com/watch?time_continue=133&v=ADpS6oK5zH4


 

En moyenne, un enfant garderait les yeux fixés sur un écran pendant quatre heures et onze minutes. C’est gigantesque et cela cause de graves soucis, notamment en matière de développement. Le problème, c’est que les parents sont bien mal placés pour leur faire la leçon : en moyenne, un adulte passerait cinq heures et sept minutes sur un écran !

 

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Cette expérience met en lumière un problème de société que les spécialistes et psychologues n’hésitent plus à qualifier d’addiction au même titre que n’importe quelle autre drogue. Selon Mandy Saligari, addictologue : « Quand vous donnez à votre enfant une tablette ou un smartphone, en réalité c’est comme si vous lui donniez une bouteille de vin ou un gramme de cocaïne». Cette addiction conduit même à des comportements violents une fois les sujets privés de l’objet de leur attention et peut même conduire en centre de désintoxication dans les cas les plus extrêmes.

 

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Quel sera l’impact à terme de la consommation à outrance des écrans ? Les dirigeants d’Apple, Google, ou Twitter ont eux-mêmes interdit l’usage des nouvelles technologies à leurs enfants par crainte des effets néfastes sur leur développement.

 

Il est temps d’enrayer cette dangereuse spirale dont personne ne sait où elle nous mène vraiment. On a donc grand besoin de ce type de reportages et d’expériences. Ils nous ouvrent les yeux et, en cela, sont et bienvenus et précieux…

 

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Source :       

https://dailygeekshow.com/experience-enfants-tablettes/

https://positivr.fr/ecrans-enfants-drogues-addiction-experience-camera-cachee/

 

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https://aphadolie.com/2018/03/08/addiction-aux-ecrans-chez-les-enfants-une-experience-qui-fait-froid-dans-le-dos/

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vendredi 9 mars 2018

Le gouvernement a transmis sa loi contre les «fake news» aux députés LREM... mais elle a déjà fuité

Le Monde a publié des extraits du projet de loi de lutte contre les «fake news». S'il semble inspiré par l'hostilité de l'exécutif vis-à-vis de RT France, son ambiguïté révèle une volonté bien plus large de contrôler l'information sur Internet.

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Le Monde s'est procuré une copie du texte du projet de loi visant à lutter contre les fausses informations, document communiqué par le gouvernement aux députés de La République en marche (LREM) et qui a manifestement fuité. Le texte est disponible dans son intégralité sur le site NextInpact. Les extraits cités par le quotidien du soir ce 7 mars confirment les grandes orientations de cette loi. 

Comme la ministre de la Culture, chargée de ce dossier – le ministère de l'Information n'existant plus depuis 1974 –, l'avait déjà annoncé dans les colonnes du JDD le 4 février dernier, en période électorale, la justice pourra être saisie en cas de diffusion de «fausses informations». Le texte prévoit ainsi, d'après Le Monde, une procédure judiciaire d’urgence pour les élections présidentielles, législatives, sénatoriales et européennes. Un juge pourrait, sous quarante-huit heures, «faire cesser [la]diffusion» de fausses informations, sans préciser selon quels critères serait évaluée la «fausseté» de l'information en question.

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Comment y parvenir sur internet, où les acteurs et canaux de diffusion sont pléthore ? Parmi les pistes, le texte de projet de loi évoque le «déréférencement d’un site[…] ou le retrait des contenus». Il prévoit aussi d'imposer la fermeture de comptes sur les réseaux sociaux.

«Toute personne ayant intérêt à agir» pourra ainsi saisir le juge en référé, outre le parquet, contre une information qu'elle estimerait fausse.

Les médias étrangers, ou «sous influence», dans le collimateur

Autre point qui a paru important aux rédacteurs de cet avant-projet de loi qui doit encore être débattu et voté par le Parlement avant d'être validé par le Conseil constitutionnel : les médias étrangers.

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Selon les extraits cités par Le Monde, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pourrait désormais refuser une convention à une société contrôlée par un Etat étranger, ou selon les termes plutôt vagues utilisés «sous l’influence de cet Etat [si la chaîne] est susceptible de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou de participer à une entreprise de déstabilisation de ses institutions, notamment par la diffusion de fausses nouvelles».

Pour Le Monde, ces dispositions, par ailleurs déjà exprimées par Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse le 3 janvier dernier, visent directement les médias russes. «Ce volet est inspiré par le cas de la chaîne RT (anciennement Russia Today), accusée par Emmanuel Macron de s’être comportée en organe de "propagande mensongère", ainsi que du site d’information Sputnik, tous deux financés par l’Etat russe», rappelle le quotidien. 

COMPLOTEUR ORDI

Exprimant son intention de combattre «le complotisme et le populisme», Emmanuel Macron a présenté ce projet de loi comme visant à «protéger la vie démocratique». Articulant en même temps des notions telles que «la vérité», ou encore «la liberté d'expression», le président de la République a expliqué que l'Etat souhaitait surveiller la façon dont les informations sont produites et diffusées.

La proposition de loi devrait être présentée par le groupe LREM à l'Assemblée nationale au printemps 2018, avec une première application lors de la campagne des élections européennes de 2019.

https://francais.rt.com/france/48558-projet-loi-gouvernement-contre-fake-news-communique-lrem-deja-fuite

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Tremblez, complotistes et défenseurs de l'axe du mal, Macron is watching you!  P.G.

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Pourquoi l'hélico du Samu 87 vole-t-il moins au secours des Limousins?

Depuis cinq mois, des missions de secours héliportées sont régulièrement annulées en Limousin. Face à cette situation, les soignants du Samu sont exaspérés et quatre pilotes et deux techniciens de vol ont donné leur démission. Explications.

ACT SMU 87

Les patients du Limousin sont-ils moins bien secourus depuis l’automne ? La question peut légitimement se poser : l’hélicoptère du Samu 87, qui intervient sur les trois départements, ne fonctionne plus comme auparavant. Le nombre de missions aurait baissé, selon nos sources, d’une dizaine par mois (chiffre non confirmé par l'ARS). Elles seraient annulées pour des raisons indépendantes de la volonté des soignants du service hospitalier de secours mobile, impuissants et excédés par la situation.

Les équipages de vol seraient tellement démoralisés que six membres sur dix ont démissionné début février et quitteront la base de Limoges fin mai.

8 à 10 missions annulées par mois ?

En cause, le changement de société : de Mont-Blanc Hélicoptères, l’activité de transport de secours héliporté a été confiée fin septembre 2017 à Babcock MCS France, qui a obtenu le marché public pour toute la grande région, soit cinq bases au total (*). Un choix sous l’égide de l’agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine qui aurait des répercussions inattendues, voire inquiétantes, pour les victimes en Haute-Vienne, Corrèze et Creuse, car elles pourraient être synonymes de perte de chances. La Dordogne est elle-aussi concernée.

Babcock n’aurait en effet pas le même manuel d’exploitation que l’ancien prestataire, imposant à ses pilotes des critères de vol plus restrictifs. Or en Limousin, le territoire a ses spécificités : son relief, sa météo peu clémente – avec souvent du brouillard et un plafond nuageux –, son habitat rural, isolé et dispersé. Les pilotes avaient précédemment la possibilité de voler à basse altitude, afin de maintenir la visibilité, et d’atterrir la nuit quasi partout, à condition qu’un balisage lumineux soit effectué au sol par les pompiers : cela pouvait être une route, un corps de ferme, n’importe quel lieu permettant d’aller plus vite...

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Mais les directives de la société Babcock, justifiées selon elle pour des raisons de sécurité (voir ci-dessous), ont modifié la donne, avec des minima qui empêchent l’hélicoptère de décoller en cas de mauvais temps ou exigent un stade éclairé pour les missions nocturnes. Le problème ? Cela réduirait le nombre d’interventions. La situation se serait produite à plusieurs reprises au cours des dernières semaines. Impossible d’avoir un chiffre officiel – le sujet est très sensible –, mais certaines sources font état d’au moins 8 à 10 missions annulées chaque mois. Alors qu’ils auraient pu être autrefois effectués par les airs, des secours sont donc réalisés par les routes, avec pour conséquence une perte de temps pour des patients qui peuvent avoir besoin d’un transfert rapide à l’hôpital.

 

Des négociations ont été entreprises par le centre hospitalier universitaire de Limoges pour que la société basée dans le Var assouplisse ces directives et revoie sa copie. Certains points pénalisants (comme l’interdiction de voler en dessous de 500 pieds, abaissée à 300) ont, semble-t-il, été améliorés.

Difficile d’en savoir plus sur les démarches du CHU de Limoges qui a préféré confier la communication de ce dossier polémique à l’agence régionale de santé.

Un choix de l’établissement qui tranche avec la présentation officielle du nouvel hélicoptère, objet d’une opération de communication d'ampleur, en octobre dernier, à l’intention des médias. Lesquels avaient été nombreux à couvrir l’événement. Mais le tableau est aujourd’hui moins idyllique.

Les patients vont-ils « en payer le prix » ?

Dès septembre dans un courrier adressé au directeur général du CHU de Limoges, Jean-Richard Mansencal, un ancien pilote chevronné du Samu 87, aujourd’hui retraité mais resté attentif à la qualité d’un service qu’il a assuré pendant 25 ans en Limousin, avait tiré la sonnette d’alarme.

Dans cette lettre, il expliquait que les nouvelles règles d’exploitation allaient entraîner « une chute d’activité opérationnelle qui [affecterait] de plein fouet le sort des patients du Limousin ». « Ce sont [eux] qui vont en payer le prix lourd, celui du retard dans les secours, [...] celui d’une augmentation du temps de prise en charge quand les déplacements seront effectués par la route. »

Avec le transport héliporté, les secours mettent en effet 12 minutes pour relier Limoges à Eymoutiers, 19 pour Brive ou Guéret, là où une ambulance met respectivement 40 et 60 minutes. En moyenne, l’aéronef de Limoges réalisait 600 sorties par an, dont 60 % d’interventions primaires, c’est-à-dire sur les lieux même des accidents ou au domicile des victimes ; le reste concernait du transport interhospitalier. L’appareil pourra-t-il poursuivre dans ces proportions et continuer à venir aussi efficacement en aide aux Limousins qu'il l'a fait dans le passé ? La question reste en suspens.

Hélène Pommier

 (*) En plus de Limoges, les Samu de Bordeaux, Périgueux, Bayonne et Poitiers disposent aussi d’un hélicoptère.

La réponse de Babcock
Au 1er janvier 2018, la société Babcock exploitait 27 bases en France sur 48.
Contacté, son service de communication nous a indiqué par écrit que Babcock « exploite ses aéronefs sur la base du cadre réglementaire commun du service médical d’urgence par hélicoptères (SMUH). La compagnie réalise près de 15.000 heures de vol de SMUH en France par an. Nos procédures sont conformes à des études de risque internes afin de s’assurer d’un parfait niveau de sécurité en phase avec les attentes du transport sanitaire héliporté; notre système de gestion de la sécurité/procédures d’exploitation sont validés par la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC). Les prestations fournies par Babcock sont conformes aux attentes de performances définies dans le contrat qui nous a été notifié ».

https://www.lepopulaire.fr/limoges/sante/medecine/2018/03/06/pourquoi-l-helico-du-samu-87-vole-t-il-moins-au-secours-des-limousins_12762368.html

 

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Et voilà les dégâts de la mondialisation, de l'UE, et du regroupement forcé des régions !!!
Le Samu fonctionnait avec une entreprise française de haut niveau, Mont Blanc Hélicoptères, mais l'ARS a préféré une entreprise étrangère, Babcock !

Babcock International Group est une entreprise britannique multinationale spécialisée dans la gestion d'actifs et d'infrastructures complexes dans tout environnement critique ; bien que britannique, une partie de ses actionnaires sont des fonds d'investissement américains comme The Vanguard Group, des sociétés de gestion d'actifs (allemande comme Deutsche Asset Management Investment GmbH), des fonds britanniques spécialisés dans l'assurance, etc

Et voilà comment la Nouvelle Aquitaine confie la survie des accidentés ou des grands malades à la finance internationale.    S.R.

 

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Bombardements de la Ghouta orientale : comment en est-on arrivé là ?

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Voici un exemple parmi tant d'autres de la propagande infligée en permanence par les médias de l'oligarchie euro- atlantiste sur la question syrienne.  Toujours les mêmes sources et les mêmes éléments de langage, les djihadistes sont des "rebelles" , le gouvernement légal de la Syrie est appelé "régime" etc. Ici, c'est le journal "La Croix"  qui n'est pas en reste par rapport à ses confrères.        P.G.


 

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ACT FAKE PROPAGANDE

REPÈRES L’ONU a appelé cette semaine à un arrêt immédiat des bombardements dans cette banlieue de Damas assiégée par le régime depuis 2013 et où s’affrontent différents groupes rebelles de l’opposition.

La Ghouta, autrefois appelée le verger de Damas, se situe à quelques kilomètres à l’est de la capitale. Cette zone de 35 km2 aux mains de l’opposition depuis 2012, est assiégée par le régime syrien depuis 2013. Aujourd’hui, 400 000 habitants y vivent dans des conditions sanitaires déplorables et souffrent de malnutrition et d’une pénurie de médicament.

Avant d’être dévastée par la guerre, la Ghouta, oasis en Arabe, était le poumon vert de Damas, une terre agricole où poussaient fruits et légumes. C’était aussi un espace bucolique où les habitants de la capitale allaient pique-niquer le week-end.

Mars 2011. Peu après la répression dans le sang de manifestations pour la démocratie par le régime de Bachar Al Assad, la guerre éclate en Syrie. Une partie des opposants au président passe à la lutte armée, certains constituant l’Armée syrienne libre (ASL).

Mi-juillet 2012. Les rebelles de l’ASL lancent, depuis la Ghouta, la bataille de Damas. L’armée du régime syrien reprend le contrôle de la plus grande partie de la capitale après une semaine de combats.

Fin 2012. La périphérie de Damas se retrouve au cœur des affrontements : l’ASL a installé ses bases arrière dans la Ghouta orientale.

21 août 2013. Des centaines de personnes sont tuées dans une attaque chimique sur la Ghouta orientale. L’opposition accuse le régime syrien qui dément.

Avril 2016. En plus des attaques du régime syrien, la Goutha est le théâtre d’une lutte meurtrière entre groupes rebelles. D’un côté, Jaich al-Islam, la puissante faction salafiste soutenue par l’Arabie saoudite. De l’autre, le Front Al-Nosra, branche d’Al-Qaida en Syrie, et son allié Faylaq al-Rahmane, une faction islamiste. Ils se battent depuis le 28 avril 2016. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), ces combats auraient fait 300 morts, dont des civils.

Novembre 2016. Le patron des opérations humanitaires de l’ONU déplore l’utilisation de la « tactique cruelle » du siège par le gouvernement syrien, pour forcer les rebelles à déposer les armes.

5 Février 2018. Plus que jamais déterminée à éliminer le dernier fief de la rébellion près de Damas, l’armée du régime a déclenché une offensive aérienne de cinq jours d’une violence inédite sur la Ghouta, faisant environ 250 morts parmi les civils et des centaines de blessés.

Carte du 20 février (AFP)

18 février 2018. L’armée du régime a lancé une nouvelle offensive aérienne, pilonnant à l’aveugle l’ensemble de la région. Cette opération a fait selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), plus de 320 morts et 1 400 blessés.

21 février 2018. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, réclame l’arrêt des combats. La Russie demande la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, le jeudi 22 février.

23 février 2018. Le Conseil de sécurité de l’ONU devait voter un projet de résolution demandant un cessez-le-feu de trente jours en Syrie, destiné à permettre l’arrivée d’aide humanitaire et les évacuations médicales.

Laure Giuily
https://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Bombardements-Ghouta-orientale-comment-est-arrive-2018-02-23-1200916049?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180307&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=941901&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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Une étape historique pour la défense européenne

Les États membres de l’UE ont adopté leur feuille de route pour une coopération plus étroite dans le domaine de la défense, avec 25 États membres participants.

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L’accord sur la Coopération structurée permanente (CSP, ou PESCO en anglais) est « historique », a déclaré la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini. « Il s’agit d’une journée historique en quelque sorte car, pour la première fois, les ministres délibéreront sous la forme de la CSP », a déclaré Federica Mogherini à son arrivée à la rencontre de Bruxelles.

La CSP a été lancée officiellement en décembre 2017 et est composée de 25 des 28 États membres – à l’exception de la Macédoine, Malte et de la Grande-Bretagne- qui promettent de renforcer la coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense. L’Espagne, l’Allemagne, la France et l’Italie sont les moteurs du projet.

La cheffe de la diplomatie européenne a déclaré que les ministres prendront des « décisions formelles » sur des projets qui feront partie de cette coopération structurée, après que les pays aient donné leur accord sur les 17 premiers projets collaboratifs au titre de la CSP.

Grâce à la CSP, les ministres recevront des informations actualisées sur les missions européennes de sécurité et de défense, en particulier sur les missions de formation menées en République centrafricaine, au Mali et en Somalie.

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De plus, l’un des objectifs de la CSP est de renforcer la collaboration entre l’UE et l’OTAN, en vue du sommet qui réunira les deux organisations l’été prochain.

La CSP a été envisagée dans les traités européens et peut être mise en œuvre par le Conseil européen à la majorité qualifiée. Elle permet aux pays qui le souhaitent de coopérer plus étroitement dans le domaine de la sécurité et de la défense et de disposer de capacités de défense en « vue d’opérations militaires de l’UE, ce qui permettra de renforcer les capacités de l’UE […], de contribuer à la protection des citoyens européens et d’optimiser l’efficacité des dépenses en matière de défense », a déclaré le Conseil dans son communiqué.

À la différence d’autres formes de coopération, « les engagements pris par les États membres » sont de nature contraignante pour ceux-ci. Cependant, le Conseil précise que la « participation continue de se faire sur une base volontaire, la prise de décision reste entre les mains des États membres participants et la spécificité de la politique de sécurité et de défense de tous les États membres est prise en considération.

https://www.euractiv.fr/section/politique/news/un-jour-historique-pour-la-cooperation-dans-la-defense/

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