mardi 16 janvier 2018

Dans l'Oise, 200 "chasseurs vigilants" pour épauler la gendarmerie

Deux-cents chasseurs de l'Oise sont actuellement sélectionnés pour épauler la gendarmerie dans les forêts du département et les zones reculées, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

ACT CHASSEURS

Issu d'une convention signée en mars 2017 par la préfecture, la gendarmerie et la Fédération départementale des chasseurs de l'Oise, ce dispositif baptisé "chasseurs vigilants" devrait être pleinement opérationnel fin janvier.

"Il ne s'agit pas de renforts, a déclaré à l'AFP le capitaine Eric Lecacheur, chargé de la prévention et du partenariat au groupement départemental de la gendarmerie de l'Oise. Leur mission consistera à observer, à nous alerter et à sensibiliser les personnes qui fréquentent les milieux naturels."

Véhicules abandonnés, dépôts d'ordures sauvages, pêches et chasses illégales, personnes disparues... "Les chasseurs seront tous identifiés, en cas d'urgence, s'ils appellent le 7, leur numéro sera reconnu, a précisé le capitaine Lecacheur. Ils pourront également se rendre directement à la brigade de leur secteur".

"En aucun cas, les +chasseurs vigilants+ ne seront amenés à intervenir directement, a-t-il encore insisté. Ils feront simplement ce que tout citoyen peut être amené à faire, c'est-à-dire nous prévenir."

Pour les forces de l'ordre, toutefois, connaître la source à l'origine d'un signalement est un gage de fiabilité. "Nous nous limiterons à 200 chasseurs, a détaillé le capitaine de gendarmerie. Pour couvrir l'ensemble du département, sans trop multiplier les remontées d'informations."

Selon la Fédération des chasseurs de l'Oise, 110 chasseurs ont déjà été recrutés. La sélection est réalisée par la gendarmerie et un casier judiciaire vierge est indispensable.

"Nous sommes sur le terrain tous les jours, nous pouvons nous rendre utiles", a souligné Luc Vandenabeele, trésorier de la fédération et président d'une association de chasse dans le sud-ouest du département. 

Le dispositif a fait réagir de nombreuses associations.

Mardi, la Fondation 30 millions d'amis s'est ainsi insurgée de la mise en place d'une "milice armée". L'association de défense du droit animal dénonce le fait que "des prérogatives de sécurité et de pédagogie soient confiées à des personnes armées non assermentées". 

La Ligue des droits de l'homme de l'Oise avait déjà demandé aux autorités, lors de la signature de la convention, de "cesser la casse du bien commun plutôt que de faire insidieusement appel à une milice en tenue de camouflage !" 

la Fondation 30 Millions d'Amis a annoncé qu'"elle saisira la juridiction compétente pour examiner la légalité de cet accord et a d'ores-et-déjà adressé un courrier au préfet".

https://actu.orange.fr/france/dans-l-oise-200-chasseurs-vigilants-pour-epauler-la-gendarmerie-CNT000000Vfok4.html

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Ce genre de mesure a l'avantage de respecter les recommendations européennes en matière de baisse des dépenses publiques, et de supprimer progressivement la barrière qui sépare police nationale (publique par définition) et polices locales/milices privées, qui est un marché prometteur et déjà en forte expansion. La création des polices municipales était déjà à mon avis une première brèche dans le dispositif républicain. En plus, on a là un shéma typiquement "américain", à l'image de ces comités de voisins armés, auxiliaires de police dans certains états...Voilà qui va plaire à bon nombre d'euro- atlantistes militants!   P.G.

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La taxe d'habitation sera remplacée par un nouvel "impôt plus juste"

Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a affirmé jeudi que la taxe d'habitation serait prochainement remplacée par un nouvel "impôt plus juste", quelques semaines seulement après que le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la suppression de la taxe d'habitation pour tous les Français à horizon 2020.

ACT TAXE HABITATION

Coup de théâtre: quelques semaines seulement après avoir annoncé la suppression de la taxe d'habitation pour l'ensemble des Français d'ici à 2020, le gouvernement semble déjà rétropédaler. La taxe d'habitation sera remplacée par un nouvel "impôt plus juste", a indiqué ce jeudi 11 janvier Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

"Il faut parler de réforme fiscale et d'impôt plus juste", a déclaré jeudi Jacqueline Gourault lors de l'émission "Questions d'info" LCP-franceinfo-Le Monde-AFP. La disparition de la taxe d'habitation étant prévue sur trois ans, "il y aura bien évidemment besoin de ressources pour les collectivités locales", a-t-elle précisé.

La ministre n'a pas donné de calendrier précis pour la mise en place de la mesure devant compenser la fin de la taxe d'habitation. "Ca doit s'emboîter (avec) la fin de la taxe d'habitation", a-t-elle simplement fait savoir, soulignant que "les discussions" ont d'ores et déjà débuté.

"Un impôt en lien avec les territoires"

"Le grand débat c'est 'est-ce qu'on passe d'un système (...) où vous demandez une part d'un impôt national (...) ou est-ce qu'on conserve (...) des impôts locaux qui sont prélevés sur une assiette qui est définie et avec des taux qui sont fixés?'", a expliqué Jacqueline Gourault.

A titre personnel, l'ancienne vice-présidente du Sénat penche pour la seconde option: "je pense que, pour le bloc communal, il est important de laisser un impôt en lien avec le territoire, c'est-à-dire les citoyens".

Dans le budget pour 2018, le gouvernement a entamé la suppression par tiers de la taxe d'habitation pour 80% des ménages à l'horizon 2020. Fin décembre, en promulguant le texte, le président Emmanuel Macron a exprimé son souhait d'abandonner cet impôt pour la totalité des Français dans les mêmes délais.

"C'est un impôt injuste", a martelé l'élue du Loir-et-Cher. "Nous étions sur une assiette, sur des bases, qui n'avaient pas évolué depuis 1970 et tous les gouvernements successifs, y compris ceux qui crient le plus fort aujourd'hui, n'ont pas fait la révision des valeurs cadastrales."

(avec AFP)

https://www.challenges.fr/economie/fiscalite/la-taxe-d-habitation-sera-remplacee-par-un-nouvel-impot-plus-juste_559527

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De toute façon tout le monde avait compris qu'à moins de supprimer toutes les collectivités locales, il fallait bien d'une manière ou d'une autre les subventionner en partie au niveau national et donc trouver les recettes fiscales nécessaires. Et donc solliciter le contribuable d'une manière ou d'une autre. Pour ce qui concerne la taxe d'habitation actuelle,, il eût été plus honnête d'annoncer une réforme plus équitable, tout simplement, mais c'était sans doute contrevenir aux critères des professionnels de la communication et autres stratégies de marketing au service de Macron pendant la campagne. L'annonce "populiste" d'une suppression d'impôt fut sans doute jugée plus efficace, électoralement.  P.G.

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lundi 15 janvier 2018

Allemagne : les sociaux-démocrates approuvent un gouvernement de coalition avec les conservateurs d'Angela Merkel

Un accord était attendu depuis le 24 septembre, date des dernières élections fédérales en Allemagne. La CDU, parti de la chancelière Angela Merkel, a trouvé, vendredi 12 janvier, un accord de principe pour former un gouvernement avec ses alliés conservateurs de la CSU et les sociaux-démocrates du SPD. Dans la foulée, la direction du SPD a approuvé le principe d'une telle coalition. 

ACT SPD CDU

Angela Merkel jouait sa survie en politique et son éventuel quatrième mandat de chancelière sur la réussite de ces négociations, après trois mois et demi d'impasse politique pour le pays. Elle avait d'abord tenté de former une coalition majoritaire avec les écologistes et les libéraux, ce qui s'était soldé par un échec, en novembre. Le SPD avait alors fini par accepter d'entrer en négociations, après avoir pourtant fait campagne en promettant de ne plus participer à une coalition avec le parti d'Angela Merkel, et subi une cuisante défaite.

Macron se dit "satisfait"

La décision du SPD d'entrer dans un nouveau gouvernement de coalition avec les conservateurs devra désormais recevoir le feu vert des délégués du parti lors d'un congrès extraordinaire, le 21 janvier, à l'issue très incertaine. Des négociations détaillées sur un programme de coalition débuteront ensuite. Le nouvel exécutif ne sera pas en place avant fin mars, dans le meilleur des cas.

Le texte de l'accord de principe conclu vendredi prévoit notamment de "renforcer" et "réformer" la zone euro pour la rendre plus résistante aux crises, "en étroite collaboration avec la France", qui a proposé cette réforme. Vendredi, le président français Emmanuel Macron s'est dit "heureux et satisfait" du compromis trouvé en Allemagne.

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/allemagne/allemagne-angela-merkel-trouve-un-accord-de-principe-pour-former-un-gouvernement-avec-les-sociaux-democrates_2558103

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Reste donc à savoir si les délégués du SPD accepteront ce suicide politique au nom de la raison européenne...  P.G.

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Classement Forbes 2018 : Le Royaume-Uni Nommé Meilleur Pays Pour Les Entreprises

Après le vote serré des Britanniques en faveur du Brexit l’année dernière, beaucoup ont pensé que l’économie du pays allait s’effondrer.

ACT BREXIT LIZ

Si la livre sterling a en effet reculé de 9 % par rapport au dollar, et reste plus basse qu’auparavant, l’économie dans son ensemble se porte plutôt bien. Le PIB a augmenté de 1,8 % en 2016, soit juste derrière l’Allemagne et sa croissance de 1,9 %, en tête du G7. La croissance économique s’est poursuivie en 2017, les prix de l’immobilier augmentent et le chômage, à 4,3 %, n’a jamais été aussi bas depuis 42 ans.

La sortie de l’Union Européenne (UE) est prévue pour mars 2019, mais beaucoup de choses sont encore incertaines. Certaines entreprises britanniques n’osent pas investir et attendent de voir comment le Brexit affectera les relations commerciales, et les prévisions de croissances sont plus basses pour 2018, mais le climat entrepreneurial anglais reste attractif. Le Royaume-Uni arrive pour la première fois en tête de ce 12ème classement Forbes annuel des Meilleurs Pays pour les Entreprises.

Il fait partie des 25 pays les mieux classés (sur 153) dans chacun des 15 paramètres mesurés, en dehors du risque politique où il arrive 28ème. Il arrivait 5ème au classement général en 2016.

Wells Fargo et Apple ont tous deux entrepris des mouvements importants vers Londres depuis l’annonce du Brexit. Le premier a ainsi dépensé 337 millions d’euros pour acquérir un nouveau siège social européen dans le quartier des affaires londonien. Quant à Apple, il a annoncé son intention d’ouvrir un nouveau campus londonien de presque 46 000 m² en 2021. Facebook est aussi sur le coup avec 65 000 m² à aménager pour 9 000 employés. « Ces engagements sont la preuve que les entreprises ont confiance en la stabilité économique à long-terme du Royaume-Uni », analyse Jeff Lessard, consultant pour Cushman & Wakefield, qui aide les entreprises à trouver des locaux.

Le pays du thé s’en est particulièrement bien sorti en termes de préparation technologique (4ème) et au niveau de la taille et de la formation de sa main d’œuvre (3ème). Son économie d’une valeur de 2 200 milliards d’euros est la 5ème du monde. La capitale bitannique est le centre des services financiers européens, et abrite des géants de la finance comme HSBC, Prudential et Barclays. « L’avantage du Royaume-Uni, c’est que Londres est l’un des trois plus grands centres financiers de la planète, explique M. Lessard. Après le Brexit, quelques villes européennes pourront concurrencer Londres, mais toutes ont leurs défauts ».

La domination de l’Angleterre sur ce classement pourrait être de courte durée avec la sortie de l’UE. Londres pourrait perdre 10 000 emplois liés au secteur bancaire, d’après le groupe de réflexion Bruegel. Citigroup, Morgan Stanley, Nomura et Standard Charter déménagent à Francfort, et Paris et Dublin font de l’œil aux autres banques qui ne veulent pas perdre l’accès au marché unique européen.

« Le plus gros problème du pays sera la facilité de la participation de jeunes talents européens à la croissance de son économie. Le talent est la clé qui mène à l’innovation, la croissance et la compétitivité », explique Matthew De Luca, consultant en stratégie chez Cushman & Wakefield.

Nous avons mis au point ce classement des Meilleurs pays pour les entreprises en évaluant 153 États selon 15 critères différents, notamment le droit à la propriété, l’innovation, la fiscalité, la technologie, la corruption, la liberté (liberté individuelle, liberté de commerce et liberté monétaire), la simplicité des démarches administratives et la protection des investisseurs. Tous ont le même coefficient.

Nous avons changé notre méthodologie pour la première fois cette année, après en avoir discuté avec plusieurs experts de choix de localisation pour entreprises. Nous ne prenons plus en compte les performances boursières, et nous avons ajouté la main d’œuvre, les infrastructures, la taille du marché, la qualité de vie et le risque politique à nos estimations pour mieux évaluer l’attractivité d’un pays pour les investisseurs. Ces données sont tirées de rapports publiés par Freedom House, Heritage Foundation, Property Rights Alliance, les Nations Unies, Transparency International, la Banque Mondiale, Aon, Marsh & McLennan et World Economic Forum (cliquez ici pour obtenir plus de détails notre méthodologie et les classements pas critères).

La Nouvelle-Zélande arrive en 2ème position au classement général pour la troisième année consécutive. Cette île d’Océanie ne compte que 4,5 millions d’habitants, mais son économie se porte comme un charme avec une croissance de 3,6 % en 2016. Parmi les 20 meilleurs pays du classement, seule l’économie irlandaise a obtenu un meilleur score.

Les Kiwis sont parvenus à passer d’une économie agraire à une économie industrielle et de libre marché en 40 ans. Ils ont privatisé des dizaines d’entreprises comme des compagnies d’aviations, des assurances, des banques ou des entreprises de télécommunication auparavant dirigée par l’État. Ce pays est le meilleur en matière de simplicité administrative, de corruption et de droits de propriété.

Les Pays-Bas, la Suède et le Canada complètent ce top 5.

Les États-Unis étaient sur une mauvaise pente depuis une dizaine d’années, passant de la première place en 2006 à la 23ème position en 2016 à cause de la multiplication des démarches administratives et bureaucratiques, ainsi que de moins bons résultats en termes de libertés commerciales et monétaires. Mais ce pays à 15 700 milliards d’euros remonte à la 11ème place cette année grâce à de meilleurs scores par rapport à ses concurrents en préparation technologique, en innovation et en liberté de commerce.

« Les États-Unis ont de très bons accès à la fois aux économies européennes et à celles du Pacifique, ils ont une main d’œuvre variée et bien formée, des entreprises à la pointe de l’innovation et un environnement économique stable, confie M. Lessard. Et la grande réforme fiscale de l’administration Trump ne va qu’augmenter l’intérêt qu’ont les entreprises à s’implanter sur le sol américain ».

Le changement de méthodologie avantage les Américains, avec la nouvelle prise en compte de la main d’œuvre (par sa taille et son niveau de formation) et de la taille du marché (produit national brut). Les U.S.A arrivent premiers dans ces deux catégories.

« Les investissements directs à l’étranger en direction des États-Unis sont importants ces dernières années car les multinationales cherchent à se rapprocher de leurs clients et mieux contrôler leur chaîne de production sur le plus marché le plus riche du monde », explique Jerry Szatan, consultant en choix d’installation d’entreprise, basé à Chicago.

Les deuxième et troisième économies mondiales, la Chine et le Japon, sont arrivées respectivement 66ème et 21ème dans notre classement. La Chine est handicapée par son manque de libertés commerciale et monétaire. Quand au Japon, il a beau avoir diminué la taxe sur les entreprises de 8 % depuis 2012, sa lourde fiscalité le laisse à la traîne derrière les autres pays développés, d’après la Banque Mondiale. Il fait tout de même partie du top 10 quand il est question d’innovation et d’infrastructures.

Les pays d’Afrique font partie des pires pays pour les entreprises, avec six d’entre eux parmi les dix derniers du classement (Haïti est le moins bien classé des pays non africains). La plupart de ces pays ont de mauvais résultats en innovation, en liberté commerciale et en protection des investisseurs. Le Tchad est bon dernier pour la troisième fois d’affilée. Les pays africains enclavés souffrent d’un manque d’infrastructure et du manque de formation de leur main d’œuvre, ainsi que d’une lourde bureaucratie et d’importants problèmes de corruption.

https://www.forbes.fr/classements/entreprises/classement-forbes-2018-le-royaume-uni-nomme-meilleur-pays-pour-les-entreprises/

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Si on prend en compte les critères retenus, voilà qui devrait faire réfléchir ceux qui prétendent que la France seule ne pourrait pas se défendre dans l'univers impitoyable de la mondialisation, et qu'elle aurait absolument besoin de l'Union européenne. L'argument de l'hostilité de principe des marchés ne tient pas face aux exigences concrètes des entreprises en terme d'environnement politique et commercial. Une politique économique indépendante nous ferait sans doute régresser sur certains critères, mais aussi augmenter sur d'autres (infrastructures, innovation, qualité de la main d'oeuvre...)   P.G.

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La Commission Européenne est accusée d’avoir négligé une étude scientifique sur la pêche électrique

Souvent considérée comme brutale et néfaste pour la faune marine, la pêche électrique est aujourd’hui au centre des interrogations. Alors que cette technique était interdite depuis 1998, la Commission Européenne l’autorise partiellement depuis 2006, suite à la parution d’un rapport scientifique soi-disant favorable à son adoption. Mais l’investigation d’un collectif d’ONG risque de tout changer : l’auteur du fameux rapport, le Comité scientifique, technique et économique des pêches (CSTEP) était tout sensiblement opposé à la pêche électrique ! Un « scandale politique » qui pourrait bien tout changer…

ACT PECHE UE

Pêche électrique : une méthode brutale 

Si la pêche électrique fait tant débat, c’est qu’elle est à double tranchant : elle est certes très efficace en matière de productivité, mais également fatale à de nombreux organismes marins. Le principe est relativement simple : un chalutier fait passer un courant de 10 volts dans les chaines de ses filets qu’il traine dans les fonds marins. L’électricité qui s’accumule dans les profondeurs force certains poissons à sortir de leur tanière, ou plus précisément du sédiment (une couche de particules retombée dans les fonds marins). Ensuite, les navires n’ont plus qu’à les récupérer grâce à leurs engins de pêche.

Si les impulsions électriques en elles-mêmes ne tuent que rarement les poissons, les blessures qu’elles leur laissent peuvent causer des séquelles durables et sont parfois fatales aux embryons des jeunes animaux. D’autant que ce type de pêche est surtout employé pour récupérer les soles, et non les autres organismes marins malgré tout affectés par ce procédé. Ce « taser pour les soles », comme le qualifie l’association Robin des Bois, est donc néfaste pour tous les types de poissons. De ce fait, au même titre que la pêche à l’explosif ou au poison, la pêche électrique a été interdite en 1998 afin de préserver l’écosystème marin.

Une autorisation partielle il y a 12 ans… et un nouveau vote le 16 janvier

Mais en 2006, les autorités hollandaises saisissent la Commission Européenne à propos de la pêche électrique. Cette dernière demande l’avis consultatif du Comité scientifique, technique et économique des pêches (CSTEP), une institution chargée de conseiller l’Europe sur le sujet. Suite à la parution de leur rapport scientifique, la Commission Européenne autorise cinq bateaux hollandais à mener l’expérimentation de la pêche électrique. Mais au vu des résultats, ce ne sont plus 5 mais 80 chalutiers qui parcourent les eaux à la recherche de sédiments à électriser ! Et ce, sans autorisation supplémentaire de la part de la Commission.

12 ans plus tard, le Parlement Européen décide de répondre à cette infraction… en lançant un vote le 16 janvier prochain à propos d’une nouvelle proposition législative, destinée à autoriser 5 % de la flotte de chaque État membre à pratiquer la pêche électrique. Un vote qui s’attire la fureur de l’association Bloom, qui publie sur son site un véritable « scandale politique ».

Un « scandale politique et financier »

23e rapport du CSTEP. Page 58. C’est à cet endroit exact que l’association Bloom trouve les conclusions de l’institution concernant la pêche électrique. Et elles sont bien loin de promouvoir cette méthode barbare… L’organe scientifique en charge des résultats, le Conseil international sur l’exploration de la mer (CIEM), dénonce son impact sur l’écosystème. Contrairement au Règlement européen du 21 décembre 2006 qui statue qu’il « convient d’autoriser » la pêche électrique, le CIEM prévient qu’il y a un « certain nombre de problèmes qui doivent être résolus avant que toute dérogation puisse être accordée ». L’organe conclut également que l’équipement blesse sans doute des espèces non ciblées, et que les morues par exemple, présentent des blessures répertoriées.

L’association Bloom, spécialisée dans la lutte pour la préservation des océans, dénonce donc avec ferveur le mensonge de la Commission Européenne. Signé par une dizaine d’ONG, le courrier demande à Karmenu Vella, le Commissaire européen à l’environnement, aux affaires maritimes et à la pêche, de renoncer à la pêche électrique. Une demande juste, compte tenu de cette dérangeante découverte. Quelle décision prendra le Parlement européen ce mardi 16 janvier 2018 ? Une question légitime posée après l’opposition à cette technique de 249 députés français, retranscrite dans une tribune publiée dans Le Monde.

https://dailygeekshow.com/commission-europeenne-mensonge-peche-electrique/parlementeuropeen/

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Deux autres médias "officiels" en parlent également. S.R.

La pêche électrique en mer divise - La Croix

https://www.la-croix.com/...et.../peche-electrique-mer-divise-2017-12-05-120089706...

 Une nouvelle technique, la pêche électrique, est abusivement pratiquée par des bateaux néerlandais. La commission pêche du Parlement européen plaide pour son élargissement.  ...

Pêche électrique : des ONG accusent la Commission européenne

www.lemonde.fr/.../peche-electrique-des-ong-accusent-la-commission-europeenne_523...
Il y a 5 jours - Cette pratique décriée est interdite par l'Union européenne depuis 1998, mais des dérogations ont été accordées par Bruxelles à partir de 2007.

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Rétrospective 2017 : quand France Inter n’informe plus mais rééduque

L’Observatoire du journalisme a consacré plusieurs articles à la ligne éditoriale de France Inter. Il a été à l’origine de la création d’un collectif visant à faire respecter le pluralisme dans le service public de l’information. Dans trois vidéos tournées en 2017, une certaine forme de militantisme sur France Inter est pour une fois mise au débat. Sans que cela fasse pour autant l’objet de la moindre auto critique.

TL FI OJIM COHEN

C à vous sur France 5, le 27 avril 2017

L’ex député Pierre Lellouche est interrogé par le journaliste Patrick Cohen au sujet de son dernier livre de géopolitique Une guerre sans fin. Pour mémoire, Patrick Cohen a animé pendant un septennat et jusqu’en juin 2017 la matinale (le 7/9) sur France Inter.

L’interview est l’occasion d’une querelle de chiffres sur le nombre réel d’arrivées d’immigrés en France. P. Cohen s’aligne grosso modo sur les travaux du démographe H. Le Bras et son calcul d’un « solde net », une « arnaque complète » selon Christophe Guilluy. Pour sa part, Pierre Lellouche additionne les différents motifs d’entrées légales sur le territoire pour aboutir à un chiffre annuel de 300 000 arrivées. P. Lellouche ne se démonte pas : « vous savez, j’écoute France Inter tous les matins, j’entends toutes les fadaises dont les vôtres ». Malgré quelques récriminations de P. Cohen, Pierre Lellouche arrive à dérouler son raisonnement.

Celui qui, à longueur d’antenne quand il officiait sur France Inter, dénonçait le peu d’efforts faits par la France pour accueillir des migrants, reste interloqué pendant quelques secondes que l’on puisse penser différemment de lui.

C à vous le 11 octobre 2017

Le chroniqueur du Figaro Éric Zemmour est l’invité de l’émission C à vous sur France 5. Il évite d’emblée toute ambiguïté : « je mène un combat politique et idéologique, comme vous », dit-il en s’adressant à P. Cohen (transféré sur Europe 1 à cette date). P. Cohen se défend d’être un journaliste d’opinion et affirme être un « journaliste réel ». E. Zemmour contre-attaque : « vous faites de la politique à chaque phrase. Moi je suis à visage découvert ». L’animatrice prend la défense de P. Cohen, « là vous faites un procès d’intention ».

L’Instant M sur France Inter le 26 octobre 2017

La rédactrice du mensuel Causeur, Élisabeth Lévy, est interrogée par la journaliste Sonia Devillers. Elle s’explique sur ses propos tenus dans l’émission « Salut les Terriens » de Thierry Ardisson, dans laquelle elle regrettait que les humoristes de la radio publique soient devenus « les chiens de garde de la pensée unique ».

Morceaux choisis des interventions d’Élisabeth Lévy lors de l’Instant M : « Dans les belles provinces, on ne pense pas comme vous ». « On ne peut pas insulter la moitié de la France en la traitant de raciste ». « France Inter représente la gauche de Hollande à Mélenchon ».

Sonia Devillers est un peu déstabilisée et demande à deux reprises à E. Levy de « prendre de la hauteur ». Reprocherait-elle à Élisabeth Lévy d’être trop proche de la France d’en bas ?

Aucun changement notoire dans la ligne éditoriale de France Inter n’a été constaté depuis. Mais au moins, les choses ont été dites…

https://www.ojim.fr/retrospective-2017-france-inter-ninforme-plus-reeduque/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=04b97c8bc2-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-04b97c8bc2-71509009

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Les dangers du glutamate/Un poison alimentaire omniprésent

Le glutamate ou E621 est un exhausteur de goût qui est très largement utilisé dans l’industrie agro-alimentaire. Pourtant, il présente de vrais inconvénients qu’il faut connaître.

ARG GLUTAMATE

 

Le glutamate monosodique. Vous ne connaissez peut être pas son nom mais vous l’avez forcément déjà croisé, et plus d’une fois. Le glutamate est un acide aminé naturellement présent dans le corps. Sa « version chimique » a été découverte en 1907, pour en faire un additif alimentaire.

Le glutamate se cache sous le nom de code E621 et est un exhausteur de goût qui est très largement utilisé dans l’industrie agro-alimentaire. Les Japonais le considèrent comme la 7e saveur, après le sucré, le salé, l’amer, l’acide, l’astringent ou âpre, et le piquant.

À quoi sert le glutamate ?

Avez-vous déjà eu la sensation de ne pas pouvoir vous arrêter de grignoter ces chips, devant la télé ? La faute au glutamate.

Cette substance qui se présente sous la forme d’une poudre blanche renforce le goût des ingrédients présents dans l’aliment et agit comme un excitant sur les papilles et surtout, sur le cerveau.

Le glutamate opère comme le ferait n’importe quelle drogue sur le cerveau. De l’avis des experts, les exhausteurs de goût agiraient sur les neurones, empêchant le bon fonctionnement des mécanismes inhibiteurs de l’appétit. En clair, plus on en mange, plus ils donnent faim, et plus on a envie d’en manger.

L’E621 est l’un des additifs alimentaires les plus utilisés dans le monde, avec une production atteignant chaque année les 2 millions de tonnes, dont 80 % sont consommés en Asie et tout de même près de 100 000 tonnes en Europe. En France, il peut être utilisé sous conditions. Il est d’ailleurs présent dans de nombreux produits de grandes marques.

Où trouve-t-on le glutamate ?

Le glutamate est présent dans de nombreux aliments transformés, comme les soupes, les bouillons, les sauces et en grande quantité dans les barquettes de plats préparés, la charcuterie sous-vide, les biscuits, les snacks etc. Dans certains pays, il est même utilisé comme condiment, à l’instar de la moutarde ou du poivre.

Le glutamate se cache sous le nom d’E621, GMS pour Glutamate Monosodique ou Glutamate de sodium,  mais il peut également prendre d’autres appellations beaucoup moins scientifiques comme « assaisonnement naturel » (le glutamate provient d’une algue marine) « protéines hydrolysées » ou encore « épices ».

À l’origine, il était utilisé dans la cuisine asiatique, et particulièrement chinoise. Il est aujourd’hui présent dans de nombreux produits, et notamment ceux qui laissent un goût fumé ou de « jus de viande » à l’instar des chips aromatisées, biscuits ou bouillons.

On a trouvé des glutamates…

Un petit tour dans les rayons d’un hypermarché nous a permis de faire un triste constat : oui le glutamate est très présent, mais pas toujours clairement énoncé.

Sur certaines étiquettes comme celle de la sauce tomate arôme champignons de Panzani, pas de doute. Idem pour les chips Lays, la Timbale Micro-ondes d’aucy et la soupe Knorr où les mentions « exhausteurs de goût : glutamate de sodium » ou « glutamate monosodique » ou encore « E621 » sont inscrites noir sur blanc.

D’autres, comme Herta et ses saucisses de Strasbourg fumées indiquent simplement « arômes de fumée » ce qui pourrait très certainement cacher le fameux additif alimentaire souvent décrié…

Quels sont les risques liés à la consommation de glutamate ?

Le glutamate est considéré comme non dangereux par l’EUFIC, European Food Information Council, qui  est un organisme financé par l’industrie agro-alimentaire Celle-ci considère que : « Le glutamate monosodique est un ingrédient alimentaire qui souffre souvent d’une mauvaise réputation, pourtant infondée. Le glutamate monosodique peut être utilisé en toute sécurité pour ajouter du goût ou pour réduire les taux du sodium présent dans les aliments. » (4).

Pour autant, des études menées dès les années 1950 ont démontré que le glutamate détruisait les neurones dans la couche interne de la rétine des rats (2). Vers 1969, J. Olney a découvert que ce phénomène n’était pas limité à la rétine, mais concernait tout le cerveau, et il parla alors d’excitotoxicité (3).

Qu’est-ce que l’excitoxicité ?

Dans son livre Excitotoxins, The Taste that Kills  (Excitotoxines, le goût qui tue), le Docteur Russel Blaylock explique que « le glutamate détruit certains neurones en autorisant l’invasion excessive de calcium dans les cellules. Cette invasion déclenche des taux excessifs de radicaux libres qui tuent les cellules. La perte en cellules nerveuses qui peut être causée par le glutamate [et l’aspartame] en excès est la raison pour laquelle on les appelle ‘excitotoxines’. Ils excitent ou stimulent la mort des cellules nerveuses. »

La consommation excessive de glutamate

Selon différentes études, les risques liés à la consommation excessive de glutamate seraient obésité, hypertension, hyperactivité, diabète, migraines, etc. Certains asthmatiques y seraient également allergiques.

Le glutamate peut aggraver les urticaires (3 % des cas). À partir 2,5 g on constate des maux de tête attribuables au glutamate (pour 2.3 % des consommateurs), crampes (0.4 %), engourdissements (0.7 %), faiblesse générale (4.0 %) et bouffées de chaleur (1.6 %) selon une étude de 1997.

 

 

Le syndrome du restaurant chinois

 

Glutamate - 4

Le glutamate Ajinomoto, un condiment
très apprécié au Japon et en Asie

 

 

Découvert à la fin des années 1960, le syndrome du restaurant chinois regroupe un ensemble de symptômes qui surviendraient dans les quelques minutes qui suivent un repas dans un restaurant chinois. La présence en grande quantité de glutamate dans la cuisine chinoise en serait responsable.

Les symptômes en question :

  • « Flush » c’est-à-dire des rougeurs cutanées sur le cou, le visage et la partie supérieure du tronc.
  • Les yeux injectés de sang.
  • Des céphalées.
  • Des sensations de brûlure dans tout le corps.
  • Des sensations d’oppression thoracique.
  • Des nausées et des vomissements.
  • Des démangeaisons…

 

Certains restaurants asiatiques aux États-Unis affichent clairement « No MGS » sur leur devanture, rassurant ainsi leurs clients sur le fait qu’ils n’ajoutent pas de glutamate dans leurs plats.

Comment éviter le glutamate

Le GMS se trouvant en grande partie dans les produits manufacturés, le mieux pour l’éviter reste de consommer le moins possible de produits industriels.

Préférez dans la mesure du possible les produits alimentaires bio dans lesquels tous les exhausteurs de goûts sont proscrits, et privilégiez les aliments ayant subi le moins de transformation possible.

Les enfants seraient très sensibles au glutamate, une attention particulière doit être accordée à ce qu’ils prennent au goûter, et… aux chips de l’apéro !

Source :

http://www.additifs-alimentaires.net/E621.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_glutamique

https://fr.wikipedia.org/wiki/Glutamate_monosodique

https://www.consoglobe.com/les-dangers-du-glutamate-cg

Référence :

1 – Eufic.org

2 – Étude menée par D. R. Lucas et J. P. Newhouse

3 – http://www.nature.com/nature/journal/v227/n5258/abs/227609b0.html

4 – Eufic.org

Témoignage :

Nos poisons quotidiens

A voir également :

Mécanismes synaptiques de l’addiction : Dopamine, Glutamate et Sérotonine

https://aphadolie.com/2018/01/11/les-dangers-du-glutamate-un-poison-alimentaire-omnipresent/

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De quels temps Macron est-il le nom?

Lorsque la Syrie commence à voir la fin de son calvaire, ce qui de toute évidence aurait été impossible sans un soutien réel du peuple à son président, Emmanuel Macron déclare que Bachar est l’ennemi du peuple syrien[1], appelant ainsi à prolonger l’ingérence, l’incendie, le malheur et la mort parce que la guerre, c’est la paix.

TL MACRON DE GAULLE ORWELL

Quand la robotisation douée d’intelligence artificielle fait planer l’ombre d’un séisme sur l’emploi et appelle une réflexion profonde et novatrice, Emmanuel Macron choisit les politiques ultra-conservatrices d’un autre âge en massacrant le code du travail sans aucune autre perspective que la précarité des salariés parce que la liberté, c’est l’esclavage.

A l’heure où la technologie rend possible la diversification des sources d’information permettant les débats contradictoires afin de mieux cerner les faits, Emmanuel Macron annonce des outils de censure contre les médias qui n’adopteraient pas la ligne éditoriale de ceux possédés par l’Etat ou subventionnés par lui parce que l’ignorance, c’est la force.

Et c’est justement par un média d’Etat que l’on apprend que la promesse par le candidat Macron d’un service militaire obligatoire et universel pour les 18-21 ans – peut-être la seule qui valait de voter pour lui au premier tour de la présidentielle – est abandonnée pour un parcours citoyen pour collégiens. Ce remplacement, aussi valide que celui d’une voiture par une cafetière, prévoit notamment une semaine en partenariat avec des associations caritatives. Pour ne pas souligner l’irresponsabilité de cette gouvernance, on n’évoquera pas ici l’absurdité du projet de trouver chaque année suffisamment de telles associations pour prendre en charge plus d’un demi-million d’adolescents pendant une semaine.

Ce qui est inquiétant dans cette décision, c’est qu’à l’expérience du réel par de jeunes adultes, on préfère un formatage théorique des enfants. Car plutôt que l’excellent projet de confronter des jeunes gens à la réalité en faisant cohabiter – en particulier dans des dortoirs et des cantines – des blancs des beaux quartiers et des immigrés coiffés d’une capuche, on fera réciter ad nauseam dans les collèges, là où n’existe aucune mixité, le catéchisme habituel du vivre-ensemble citoyen (...). Mais pour ne pas souligner l’amateurisme de cette gouvernance, on ne rappellera pas qu’un parcours citoyen existe déjà à l’école depuis juin 2016.

Ainsi, après avoir ingéré les formations civiques et morales républicaines, les ABC de l’égalité, les stages en entreprise, l’antiracisme, les EPI, les itinéraires de découverte, les accompagnements personnalisés, la sécurité routière, la lutte contre l’homophobie et la semaine du goût, l’école va se charger d’une nouvelle mission, donc se donner une nouvelle raison d’échapper à la sienne. Notre ministre de l’Education tient des discours très encourageants sur la promesse d’un retour du bon sens et de l’instruction, mais la catastrophique réforme du collège de son prédécesseur a été maintenue. Alors quand Emmanuel Macron tient pour moderne l’orientation prise par l’école il y a plus de quarante ans, orientation ayant mené au désastre que l’on sait, notre ministre pourra-t-il s’y opposer ?

C’est en 1949 que Georges Orwell écrivait son 1984 alors finalement, on ne voit plus très bien ce qu’il y a de jeune chez le président Macron à part son âge. Peut-être parce que dans sa vision du monde, le passé, c’est le futur.

Par Michel Segal

Michel Segal est professeur de mathématiques. Auteur de trois essais sur l’école Autopsie de l’école républicaine (2008) – Violences scolaires, responsables et coupables (2010) – Collège unique, l’intelligence humiliée (2011). Et de Ukraine, histoires d’une guerre (2014) qui analyse la guerre qui déchire l’Ukraine en se fondant sur sa connaissance approfondie du contexte et des enjeux internationaux.

[1] Est-ce par fraternité que Macron fait référence au président syrien en l’appelant par son prénom ?

Source: https://arretsurinfo.ch/de-quels-temps-macron-est-il-le-nom/

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dimanche 14 janvier 2018

BIG BROTHER | Les vraies origines de Google

Vous souvenez-vous d’Archie? D’Alta Vista? De Lycos? De Yahoo! Non? C’est que vous êtes trop jeunes. Au début de l’internet, ces outils se partageaient le «marché» des annuaires de recherche. Puis Google a débarqué et ils ont tous disparu, comme des dinosaures, et avec la même mystérieuse rapidité.

ARG GOOGLE COMPLOT

Google est peut-être «né dans un garage» comme le répète mécaniquement la légende dorée de l’internet. Mais on s’est peu penché sur les vrais sponsors du garage en question. Et puis aussi sur les raisons et la manière dont l’algorithme de Page et Brin a réussi à effacer aussi définitivement la concurrence (un peu comme Facebook quelques années plus tard). Sa performance et sa qualité? Sans doute. Mais les étudiants à sweater de Stanford ont aussi reçu un petit coup de pouce venant des messieurs à cravate noire.

C’est ce parrainage qu’étudie Jeff Nesbit dans un passionnant article publié sur Quartz et dont le titre fait office de résumé: «La véritable origine de Google réside en partie dans les subsides de recherche octroyés par la CIA et la NSA pour la surveillance de masse».

Théorie du complot? Peut-être. Mais Jeff Nesbit n’est pas n’importe qui. Romancier, directeur d’ONG et essayiste, il fut aussi l’un des plus éminents mandarins du système de communication américain sous les administrations Bush et Obama.

Quel conspirationniste non agréé aurait osé, par exemple, écrire ceci:

«L’histoire de la création délibérée de l’Etat de surveillance de masse moderne comprend des éléments liés à l’origine surprenante, et largement méconnue, de Google. C’est une genèse un peu différente de celle dont le public a eu connaissance, et elle explique ce que les cofondateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page, ont entrepris de construire et pourquoi.

Mais ce n’est pas seulement la genèse de Google: c’est la genèse de l’Etat espion lui-même, et de ce qui l’a financé.»

PS — Si vous ne tenez pas à être radiographiés jusqu’à votre dernier recoin de vie privée, vous pouvez toujours faire tourner des moteurs de recherche plus pudiques, comme DuckDuckGo ou le français Qwant...

http://log.antipresse.net/post/big-brother-les-vraies-origines-de-google?mc_cid=89c67c3bcb&mc_eid=3a5e263339

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Macron : la ligne des USA, d'Israël et de l'Arabie saoudite sur l'Iran «pourrait mener à la guerre»

Alors que les Etats-Unis voient dans les manifestations en Iran l'opportunité d'un changement de régime, Emmanuel Macron cherche une voie médiane pour la diplomatie française. Et met en garde contre les propos de certains pays hostiles à Téhéran.

ACT MACRON IRAN

En matière de politique étrangère, Emmanuel Macron chercherait-il une troisième voie, quitte à brouiller un peu son message ? Après avoir appelé à contrer l'«hégémonie» iranienne dans la région en novembre 2017, conformément aux objectifs affichés par Washington, le président de la République fait usage de sa rhétorique du «en même temps» et de la «pensée complexe», quitte à changer de ton sur le dossier iranien.

«On voit bien le discours officiel qui est porté par les Etats-Unis, Israël, l'Arabie saoudite», a-t-il encore noté, prenant toutefois le soin de modérer son propos en ajoutant : «Qui sont nos alliés à de nombreux égards». «C'est quasiment un discours qui va nous conduire à la guerre en Iran», a-t-il conclu sans ambages d'après l'AFP, s'exprimant en marge de son discours de présentation de vœux à la presse le 3 janvier

«Ce qui est en train de se jouer [en Iran], sinon, c'est qu'on est en train de subrepticement reconstruire un "axe du mal"», a-t-il déploré, en référence au slogan axis of evil forgé par les néo-conservateurs et repris par George W. Bush contre, entre autres, l'Irak et l'Iran dans les années 2000.

De là à qualifier Washington, Tel Aviv et Riyad de fauteurs de guerre, il n'y avait qu'un pas, qu'Emmanuel Macron n'a néanmoins pas franchi.

Ce pas a en revanche été franchi par les dirigeants iraniens, qui ont à plusieurs reprises dénoncé l'influence étrangère, voire même la présence d'«agents étrangers» dans les manifestations contre l'austérité et le gouvernement, largement relayées dans la presse occidentale. Le 2 janvier, le guide suprême de la Révolution Ali Khamenei avait affirmé que les manifestations violentes qui secouaient le pays avaient été soutenues par les «ennemis de l'Iran» et leurs «ressources, armes, politiques et appareil sécuritaire». Le lendemain, le président iranien Hassan Rohani avait pour sa part accusé nommément les rivaux saoudiens de vouloir déstabiliser le pays.

Une politique d'ingérence assumée par Washington ?

Si Emmanuel Macron n'a pas étayé davantage son analyse, certaines déclarations permettent néanmoins d'attester la volonté d'ingérence des Etats-Unis dans les affaires intérieures de l'Iran. En juin 2017, le secrétaire d'Etat Rex Tillerson n'avait pas caché que Washington encourageait la déstabilisation du gouvernement iranien. «Notre politique à l'égard de l'Iran est de repousser cette hégémonie, de contenir la capacité [de Téhéran] à développer [...] des armes nucléaires, et d'œuvrer à soutenir [les] éléments à l'intérieur de l'Iran qui mèneraient à une transition pacifique de gouvernement», avait ainsi affirmé sans gêne particulière le chef de la diplomatie américaine.

Outre sa dénonciation unilatérale de l'accord sur le nucléaire iranien, pierre angulaire d'une normalisation des relations entre l'Iran, frappé par des sanctions et le gel d'avoirs, et les puissances occidentales, Donald Trump n'a eu de cesse de prôner le changement de régime. En septembre 2017, lors de l'Assemblée générale des Nations unies, le président américain, pourtant élu sur un programme international relativement isolationniste, s'en était pris aux «Etats voyous», un autre élément de langage caractéristique des discours belliqueux de George W. Bush dans sa «guerre au terrorisme». «Le monde entier comprend que le bon peuple d'Iran veut le changement», avait-il ainsi martelé.

Le 3 janvier 2018, Donald Trump s'est fait encore plus clair sur ses intentions. «Tellement de respect pour le peuple iranien qui essaie de se débarrasser de son gouvernement corrompu. Vous aurez le soutien plein et entier des Etats-Unis le moment venu», a-t-il ainsi prophétisé sur Twitter.

En Israël, grand rival régional de Téhéran, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a fait part le 1er janvier de son espoir que le régime iranien tombe «enfin», tout en prenant soin de démentir toute ingérence israélienne dans les troubles en cours en Iran.

Une «affaire intérieure qui attire l'attention de la communauté internationale», d'après Moscou

Les déclarations des Etats-Unis hostiles au gouvernement iranien, dans un contexte de crise, ont également fait réagir Moscou, sur une ligne assez comparable à celle d'Emmanuel Macron. «Nous avertissons les Etats-Unis de ne pas tenter d'intervenir dans les affaires intérieures de la République islamique d'Iran», a ainsi déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, dans une interview à l'agence de presse TASS, ce 4 janvier.  «Ce qui se passe est une affaire intérieure qui attire l'attention de la communauté internationale [...] je suis convaincu que notre voisin [l'Iran], dont le gouvernement est notre ami, saura surmonter les difficultés actuelles», a-t-il ajouté.

https://francais.rt.com/international/47023-manifestations-iran-macron-etats-unis-israel-fauteurs-guerre

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