mardi 25 juillet 2017

Des adhérents de la République en marche saisissent la justice

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Des adhérents de la République en marche saisissent la justice

Plusieurs dizaines d’adhérents contestent devant le tribunal la validité des statuts du parti présidentiel.

L’adoption des statuts de la République en marche, soumis au vote électronique des adhérents ne devait être qu’une formalité. Mais la révolte gronde parmi quelques-uns des 3000 animateurs des comités locaux. Une trentaine de militants, très remontés, ont déposé un recours en référé devant le tribunal de grande Instance de Créteil (Val-de-Marne) pour obtenir l’annulation du scrutin qui démarre ce dimanche et doit se poursuivre jusqu’au 31 juillet. L’audience de référé est fixée à 13h30 ce mardi.

Les requérants, qui dénoncent un manque de démocratie interne, estiment que les nouveaux statuts ont été soumis au vote sans tenir compte du délai légal prévu par les textes du parti. C’est sur ce vice de forme qu’ils entendent obtenir le report du vote en décembre par le juge des référés. «Notre démarche n’est pas une démarche agressive», déclare un des requérants, soucieux de ne pas froisser non plus le président Macron. «Nous avons alerté les instances du parti à maintes reprises sans jamais obtenir de réponses, hélas ! On se doit d’être exemplaire.»

Tout a commencé le 8 juillet dernier, lors de la convention nationale du mouvement, destinée à rassembler les troupes et organiser le fonctionnement interne du futur parti. De nombreux participants, députés, élus locaux et animateurs des comités En Marche s’étonnent alors de n’avoir pu consulter un exemplaire intégral des futurs statuts. À 11h30, ils se retrouvent au Dock’s Café, situé tout près de La Villette (Paris) qui accueille ce premier congrès.

«Plus de 80 comités locaux étaient représentés, de toutes les régions de France» raconte l’un des participants «et nous faisions tous le même constat : les extraits ou synthèses des statuts que l’on daignait nous communiquer n’avaient plus rien à voir avec l’esprit d’En Marche ! Et les premiers témoignages de députés sur le fonctionnement du groupe à l’Assemblée ne nous rassuraient pas vraiment... ». Le parti d’Emmanuel Macron se voulait différent, entièrement tourné vers la base, le voilà rattrapé par les mêmes critiques qui ont toujours miné «les vieux partis» : pas assez de démocratie participative ou de prise en compte des propositions du terrain. Exemple : pour la première fois, une formation politique ouvre ses instances dirigeantes à des adhérents tirés au sort. 25% d’entre eux composeront le futur Conseil national. C’est gravé dans le marbre des nouveaux statuts. Mais les marcheurs en colère en voulaient 50% !

La direction du parti ne semble pas redouter ce vent de fronde. «Il y aura toujours des mécontents, c’est la vie normale des organisations», relativise la sénatrice LREM Bariza Khiari. Au QG de la rue de l’Abbé-Groult, les cadres rappellent que «l’horizontalité» dans la prise de décision constitue l’ADN du mouvement. «Les statuts sont le fruit de la consultation des adhérents, ils ont été enrichis». Signe tout de même que le sujet agace. En coulisse, on cherche à décrédibiliser le poids de ces insatisfaits qui seraient avant tout aigris de ne pas avoir été investis aux législatives

Reste que ces marcheurs «frustrés» représenteraient, selon les plaignants, un collectif de 600 comités locaux sur les 3200 que compte le parti du président. Si, sur le fond, cette grogne paraît un peu vaine, le fait qu’elle ait besoin de s’exprimer devant un tribunal traduit un malaise…

http://www.leparisien.fr/politique/des-adherents-de-la-republique-en-marche-saisissent-la-justice-23-07-2017-7152657.php

 

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Avec la crise grecque, l'Allemagne a gagné plus d'1,3 milliard d'euros grâce à ses prêts à Athènes

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Avec la crise grecque, l'Allemagne a gagné plus d'1,3 milliard d'euros grâce à ses prêts à Athènes

https://francais.rt.com/economie/41138-crise-grecque-allemagne-interets-dette-gain

A la suite d'une demande des Verts allemands, opposés à la politique intransigeante d'Angela Merkel à l'égard de la Grèce, le ministère des Finances allemand a dû rendre public les gains effectués en prêtant de l'argent à Athènes.

Les Grecs n'ont pas fini de se mordre les doigts d'être entrés dans la zone euro et de payer le maquillage de leurs comptes public que leurs dirigeants ont confié à la banque Goldman Sachs au début des années 2000. Grâce à une demande expresse des Verts allemands, très critiques quant à l'intransigeance de la chancelière allemande Angela Merkel à l'égard de la Grèce, le ministère des Finances allemand a été contraint de livrer les chiffres des intérêts perçus sur les prêts accordés à Athènes. Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, les gains s'élèvent à 1,34 milliard d'euros depuis 2009, année où la Grèce, frappée de plein fouet par la crise financière de 2007, demandait l'aide de l'Union européenne, invoquant la «solidarité» entre les Etats membres.

Aide conditionnée à l'obéissance

Une solidarité sur la base de laquelle, les Européens s'étaient engagés à reverser les intérêts des prêts accordés à la Grèce afin de tenir le pays la tête hors de l'eau. Mais, depuis le bras de fer entre la Troïka européenne et le Premier ministre grec Yanis Varoufakis, et le référendum de 2015, l'Allemagne refuse de les payer. La Kreditanstalt für Wiederbau (KfW), une institution financière publique, a ainsi touché depuis 2009 quelque 393 millions d'euros d'intérêts sur un prêt consenti à Athènes de 15,2 milliards d'euros

La Bundesbank – la Banque centrale allemande – a pour sa part a touché 952 millions d'euros dans le cadre du programme de rachat européen de titres de dette souveraine de pays dont les finances étaient exsangues après le renflouement public de banques privées.

Moyen de pression contre les Grecs

Dans ce qui ressemble fort à un chantage, Berlin conditionne la rétrocession des intérêts à l'assiduité avec laquelle la Grèce se conforme aux recommandations des ministres des Finances européens de l'Eurogroupe, et du Fonds monétaire international (FMI), un autre de ses créanciers dur en affaires. Et pourtant, après le baroud d'honneur de Syriza en 2015, la Grèce se montre bonne élève. En mai 2017, le Parlement grec adopte de nouvelles mesures de rigueur, afin de satisfaire ses créanciers, l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI). Et aussi dans l'espoir d'attendrir Angela Merkel et d'obtenir un allègement de sa dette, plus de 320 milliards d’euros, soit près de 180 % de son produit intérieur brut en 2017.

Sven Christian Kindler, représentant les Verts à la commission budgétaire du Parlement allemand résume ainsi la situation : «L'approche allemande de la crise grecque peut certes sembler légale. [Mais] elle est illégitime d'un point de vue moral et en terme de solidarité

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Colonel Corvez : la polémique de Villiers «laissera des traces dans la mémoire du pays tout entier»

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Colonel Corvez : la polémique de Villiers «laissera des traces dans la mémoire du pays tout entier»

https://francais.rt.com/france/41271-colonel-corvez-polemique-villiers-laissera-traces-memoire-pays-tout-entier

 

Pour RT France, le colonel Alain Corvez, ex-conseiller du ministère de l'Intérieur, s'épanche au sujet des coupes budgétaires dans la Défense et de l'affaire de Villiers, qui restera selon lui «une tache» dans le début du quinquennat de Macron.

Pour le colonel (en retraite) Alain Corvez, la polémique liée à la démission du général Pierre de Villiers est «très dommageable pour les relations entre l'armée et le chef de l'Etat».

Selon lui, «le pays tout entier» se souviendra de «l'attitude humiliante» qu'a eue Emmanuel Macron envers le chef d'état-major des armées, à la veille du 14 juillet. Le président de la République avait vertement recadré le haut responsable militaire, après que celui-ci avait exprimé, lors d'une réunion à l'Assemblée nationale, sa désapprobation concernant les coupes dans le budget de la Défense de 2017 – il avait alors déclaré qu'il refusait de se faire «baiser» par Bercy

Si la terminologie des propos du général de Villiers était «un peu excessive», estime le colonel Alain Corvez, ceux-ci avaient été prononcés, rappelle-t-il, «à huis-clos, devant des députés faisant partie de la commission de la Défense».

Le colonel regrette également qu'Emmanuel Macron ait, à plusieurs reprises, martelé qu'il était le chef des armées. «D'un côté c'est évidemment vrai, mais cette façon de dire aux militaires "allez faire la guerre et risquez votre vie pour défendre le pays, mais c'est moi qui décide", n'est pas satisfaisante.»

Une opération Sentinelle peu pertinente pour lutter contre le terrorisme ?

Interrogé par RT sur la menace terroriste pesant sur la France, et sur les conséquences des coupes budgétaires sur la prévention de ce péril, le colonel Corvez confie qu'il considère peu pertinente l'opération Sentinelle dans le cadre de cette lutte. 

«La menace terroriste se combat par une présence policière et des services de renseignement accrus, mais aussi par une diplomatie intelligente, qui sait déterminer où se trouvent les soutiens du terrorisme», assure-t-il. Le militaire estime même que l'opération Sentinelle devrait être supprimée car coûtant beaucoup trop cher, en hommes et en budget. 

«Le matériel de l'armée devrait être renouvelé depuis des années»

Enfin, s'il voit d'un très bon œil certaines orientations diplomatiques décidées par Emmanuel Macron, telles que le rapprochement avec la Russie dans le cadre du conflit syrien, Alain Corvez déplore que le budget de l'armée ne continue à diminuer – et ce depuis Jacques Chirac. 

 L'Opérations Berkhane en Irak et Serval au Mali sont d'après lui «des opérations lourdes et coûteuses», dans le cadre desquelles l'armée emploie du matériel «fatigué», qui devrait être renouvelé depuis des années. «On est sur la corde raide et la corde pourrait casser [...] c'est ce qu'essayent d'expliquer les militaires aux politiques depuis longtemps», met en garde le colonel Corvez.

De manière générale, Emmanuel Macron a selon lui «sûrement de très bonnes idées» en matière militaire... mais, insiste le colonel, il a eu «tort» de traiter le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers de la façon qui a été la sienne. «C'est sur le plan moral que la faute a été commise [et] cela restera une tache dans le début du quinquennat d'Emmanuel Macron», conclut-il.

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lundi 24 juillet 2017

Le Sénat adopte le très controversé projet de loi antiterroriste

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Même si le Sénat introduit quelques assouplissements, cette loi reste néanmoins l'inscription prévue dans le droit commun de l'état d'urgence. La politique du management par la peur permet donc de transformer petit à petit la République de libertés en un régime policier.

Le Sénat adopte le projet de loi antiterroriste en première lecture

La mouture sénatoriale encadre et limite certaines mesures du texte, qui doit être examiné à l’Assemblée nationale en octobre.

 En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/07/19/le-senat-adopte-le-projet-de-loi-antiterroriste_5162154_3224.html#6cOM44s1eFAfIAl2.99

Le Sénat a adopté largement le projet controversé de loi antiterroriste qui doit remplacer, au 1er novembre, le régime exceptionnel de l’état d’urgence. Les sénateurs ont voté en première lecture en faveur de ce texte qui sera débattu à l’Assemblée nationale en octobre.

L’ensemble de la droite sénatoriale – Les Républicains (LR) et centriste –, majoritaire, mais aussi les sénateurs La République en marche (LRM) et ceux du Groupe du rassemblement démocratique et social (RDSE), à majorité PRG (Radicaux de gauche), soit 229 élus, ont voté pour ce texte ; 106 ont voté contre : les socialistes, les communistes et deux anciennes membres du groupe écologiste désormais disparu, Aline Archimbaud (Seine-Saint-Denis) et Esther Benbassa (Val-de-Marne).

Le Sénat a validé les modifications apportées au projet de loi par sa commission des lois en mettant en avant la défense des libertés publiques. Les sénateurs ont ainsi limité dans le temps, au 31 décembre 2021, l’application des dispositions permettant de prendre des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance et de procéder à des visites domiciliaires et à des saisies. Le projet de loi initial ne fixait pas de date limite.

De plus, ils ont prévu une évaluation annuelle de l’utilité de ces dispositions.


Mécanismes d’évaluation et d’encadrement

 Ils ont également circonscrit l’usage des périmètres de protection aux abords de sites soumis au risque d’attaques terroristes. Ils ont aussi renforcé les garanties relatives à la vie privée, professionnelle et familiale des personnes contrôlées au sein de ces périmètres.

Le projet de loi pérennise par ailleurs le système de suivi des données des dossiers de passagers aériens (PNR) et autorise la création d’un nouveau traitement automatisé de données à caractère personnel pour les voyageurs de transports maritimes.

Il instaure un nouveau cadre légal de surveillance des communications hertziennes et élargit les possibilités de contrôle dans les zones frontalières.


En séance publique, le Sénat a proposé des mécanismes d’évaluation et d’encadrement des associations de prévention et de lutte contre la radicalisation, et autorisé les agents des services de sécurité de la SNCF et de la RATP à transmettre en temps réel les images captées par leurs caméras individuelles lorsque leur sécurité est menacée.

Le texte avait été dénoncé par plusieurs organisations, dont Amnesty International France, la Ligue des droits de l’homme ou le Syndicat de la magistrature (SM), mais aussi des personnalités comme le Défenseur des droits Jacques Toubon, la juriste Mireille Delmas-Marty et le commissaire européen aux droits de l’homme Nils Muiznieks.

« Société du soupçon permanent »

Une centaine de manifestants ont d’ailleurs défilé mardi devant le Sénat, à l’appel de plusieurs associations et syndicats, dont Droits devant, le DAL, le MRAP, ou l’Union syndicale solidaire, aux cris de « Etat d’urgence, Etat policier ! Nous ne lâcherons rien de nos libertés ».

Le numéro un du Parti communiste (PCF), le sénateur de Paris Pierre Laurent, avait annoncé qu’il allait « combattre le texte dans son ensemble ». Mais une question préalable de son groupe, dont l’adoption aurait entraîné le rejet de l’ensemble du texte en discussion, a été rejetée d’emblée.

Pour le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, la menace terroriste « est là, toujours prégnante ». « Nous voulons sortir de l’état d’urgence, mais nous ne pouvons le faire sans adapter notre dispositif de lutte contre le terrorisme », a-t-il dit. « La France ne peut se démunir contre le terrorisme, a approuvé François-Noël Buffet (LR, Rhône). Il fallait donc ce texte. »

« Vous arrivez à nous proposer une situation où on maintient l’état d’exception sans être dans l’état d’exception. Tout cela n’est pas crédible », a critiqué Jacques Bigot (PS, Bas-Rhin).

« Avec ce projet de loi, la société qu’on nous propose de construire n’est même pas une start-up, mais une société du soupçon permanent, laissée entre les mains des pouvoirs administratifs, où le préfet et le ministre de l’intérieur peuvent remplacer désormais les juges », a encore reproché Esther Benbassa.

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Il semble que les français aient été plus méfiants que certaines de ces personnalités courageuses en préférant l'abstention au "vote Macron pour faire barrage au fascisme"...

P.G.

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Alain, cultivateur d’abricots en Ardèche, « voulait juste vivre de son métier »

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Alain, cultivateur d’abricots en Ardèche, « voulait juste vivre de son métier »

Agriculteur depuis vingt-trois ans, il subit l’effondrement du prix des abricots. En cause : la concurrence espagnole et les diktats de la grande distribution.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/07/22/alain-cultivateur-d-abricots-en-ardeche-voulait-juste-vivre-de-son-metier_5163914_3234.html#Rc2vk2TKLEzzYWyL.99

La récolte est terminée, mais certains arbres croulent encore sous les fruits. Ronds, doux et « gorgés de sucre », ils alourdissent les branches et fragilisent les vergers. « C’est un déchirement », lâche Alain Mounier, « 50 ans dans trois semaines » et cultivateur depuis vingt-trois ans à Charmes-sur-Rhône, en Ardèche. « Personne n’en veut même à 30 centimes le kilo », lance-t-il en secouant une branche pleine de fruits. L’homme a pourtant « passé des heures », cet hiver, à protéger les vergers du gel, notamment la nuit lorsqu’il allumait des bougies pour réchauffer l’atmosphère et éviter de perdre 80 % de sa production, comme ce fut le cas en 2016.

Il y a encore un mois, la saison s’annonçait bonne. Les fruits étaient « bien calibrés », le temps sec et ensoleillé. Même France 3 était venue immortaliser les espoirs du cultivateur. Alors que s’est-il passé ? Alain Mounier évoque deux raisons : la concurrence espagnole et la météo. « Il y a eu un télescopage entre les Pyrénées-Orientales et la vallée du Rhône. D’habitude, il y a dix jours de décalage entre les récoltes, mais cette année elles ont eu lieu en même temps », explique-t-il.

En juillet, la Confédération paysanne dénonçait des prix « historiquement bas » pour les abricots. « La production française a démarré en avance » et « c’est le prix à l’export de l’Espagne qui a fixé le prix de la saison », expliquait André Bouchut, responsable de la filière fruits et légumes du syndicat, lors d’une vente d’abricots à Paris.

Conséquence : trop de fruits se sont retrouvés en même temps sur le marché et les stocks se sont accumulés, entraînant une chute des prix. Selon le service statistique du ministère de l’agriculture, l’Agreste, les cours étaient ainsi, en juin, inférieurs de 27 % par rapport à la période 2012-2016.

 

« Je ne vois plus d’avenir »

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Festival Lollapalooza : Jack lang dénonce « l’invasion de multinationales américaines »

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Alors que le festival de musique américain organise sa première édition parisienne, l’ancien ministre de la culture estime que « la prise de pouvoir par ces groupes risque de tuer la diversité [et] de mettre en péril les festivals indépendants ».


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/musiques/article/2017/07/22/festival-lollapalooza-jack-lang-denonce-l-invasion-de-multinationales-americaines_5163920_1654986.html#dmmE1l20W0kZMOB0.99

L’ancien ministre de la culture ne mâche pas ses mots. Alors que le festival de musique américain Lollapalooza organise ce week-end sa première édition parisienne, Jack Lang a déploré, samedi 22 juillet, « l’invasion de multinationales américaines sur la vie musicale française » et interpellé les pouvoirs publics.

« Live Nation étend son empire sur l’organisation de concerts en France et en particulier à travers le festival Lollapalooza. Le groupe américain AEG, déjà scandaleusement présent dans le capital de Bercy [la salle de spectacles] rachète Rock en Seine tout en bénéficiant des subventions locales », déplore ainsi l’ancien ministre socialiste dans un communiqué.

Et celui qui a instauré en France la Fête de la musique en 1982 de poursuivre :

« La prise de pouvoir par ces groupes risque de tuer la diversité, de mettre en péril les festivals indépendants, de favoriser une inflation destructrice des prix et d’encourager la spéculation dans l’art musical sous toutes ses formes. »

« On peut s’étonner de la passivité des pouvoirs publics face à ces phénomènes de concentration et de domination. Il est urgent d’agir et de montrer concrètement que la France entend rester un pays de la pluralité et de l’indépendance artistique », ajoute M. Lang, qui réclame « des mesures anti-concentration dans tous les domaines de la vie intellectuelle et artistique ».

« Les responsables pourraient utilement s’inspirer des lois qui, en leur temps, ont assuré la régulation de l’économie du livre, du cinéma et de la musique », juge-t-il.

« Une entreprise qui souhaite s’inscrire localement »

Le Lollapalooza, poids lourd des festivals de musique itinérant, est détenu par l’un des plus gros promoteurs de spectacles au monde, Live Nation. Sa première édition française se tient samedi et dimanche à Paris sur l’hippodrome de Longchamp, où a été déployé un impressionnant dispositif de sécurité.

« On aurait été ravis d’accueillir M. Lang sur le festival afin qu’il se rende compte que c’est une initiative locale, faite par une société française qui s’appelle Live Nation France, qui compte 65 salariés et emploie pour l’organisation de Lollapalooza 1 500 personnes, toutes rémunérées, sans bénéficier d’aucune subvention publique », a réagi Matthias Leullier, directeur général adjoint de Live Nation France, filiale de Live Nation.

Et d’affirmer :

« C’est dommage de nous mettre dans le même sac que des opérations capitalistiques, alors qu’on est une entreprise qui souhaite s’inscrire localement et dans la durée. »

Rock en Seine, l’un des festivals de musique les plus connus de la capitale, qui tiendra sa 15e édition fin août, a été racheté en mars par l’homme d’affaires Matthieu Pigasse par le biais de sa holding personnelle LNEI.


M. Pigasse, qui détient par ailleurs plusieurs médias (Radio Nova, Les Inrocks, copropriétaire du Monde), a par la suite négocié un partenariat avec le groupe américain AEG, leader mondial des salles de spectacles (il détient 30 % du Palais omnisports de Paris-Bercy), selon une information publiée fin mai par Libération.

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Si ça continue, Jack lang va demander son adhésion à l'UPR...

P.G.

Mitterrand américains

 

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L’hégémonie du cinéma américain en Europe et le rôle des accords Blum-Byrnes

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L’hégémonie du cinéma américain en Europe et le rôle des accords Blum-Byrnes

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En quoi la signature de ces accords a permis l’influence culturelle américaine massive au lendemain de la seconde guerre mondiale ?
Il est important de replacer les accords Blum-Byrnes dans un contexte particulier et de comprendre les enjeux qui en découlent. La France a tenté de protéger son patrimoine cinématographique de la libéralisation souhaitée par les américains. Malheureusement, la stratégie américaine visant la propagation de son modèle culturel par le cinéma a balayé les espoirs de la France comme ceux des autres pays européens.

Contexte et enjeux de la signature des accords Blum-Byrnes


1946, au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’Europe est en ruine. Les états européens doivent répondre à deux problématiques majeures à cette époque : comment rembourser les prêts-bails (1) accordés par les américains pendant la guerre pour l’armement ? Et comment reconstruire le pays sans moyens financiers pour investir ?
Durant cette période, les pays européens, en commençant par le Royaume Uni, négocient avec les américains des accords permettant la reconstruction. Pour les américains, la signature de ces accords est stratégique puisqu’ils veulent enrayer la montée progressive du communisme en imposant le modèle culturel américain.


Le 28 mai 1946, Léon Blum, désigné négociateur et représentant des intérêts français et James Byrnes, alors secrétaire d’état des Etats-Unis, signent les accords Blum-Byrnes. Ces accords prévoient l’effacement d’une grande partie de la dette due au prêt-bail, soit 2 milliard de dollars, mais également une aide de 300 millions de dollars remboursables sur 35 ans ainsi qu’un nouveau prêt bancaire de 650 millions de dollars pour la reconstruction.

En contrepartie des accords signés avec les pays européens, les Etats Unis demandent une large libéralisation des échanges, la réduction des tarifs douaniers et la suppression de la préférence nationale en matière de commerce. Le but est de faciliter l’entrée sur le marché européen des produits de grande consommation venant des Etats-Unis, ainsi que de la bibliothèque de plus de 2 000 films tournés pendant la guerre et prêts à déferler sur l’Europe.

L’échec du protectionnisme français


La réouverture des salles obscures à la concurrence internationale après les restrictions de guerre a lieu dès 1944. Entre 1944 et 1946, 94 films français sortent sur les écrans contre 49 films américains et 33 films provenant d’autres pays. Cependant, ce résultat n’est pas représentatif de la diffusion effective puisque la programmation des salles d’exclusivités (qui détiennent par contrats les droits de diffusions des films dès leur sortie) propose à 71% des films américains, 21% des films français et à 9% d’autres films étrangers.

A l’époque, la profession du cinéma ainsi que les élites françaises condamnent fermement l’ouverture à la concurrence non contrôlée des salles de cinéma. C’est la raison pour laquelle, à la demande de la France, un contingentement cinématographique est ajouté aux accords Blum-Byrnes pour tenter de protéger le cinéma français. Il prévoit de réserver 4 semaines par trimestre à la diffusion exclusive de films français. Il impose également que la diffusion des films français occupe 50% des écrans contre 50% pour la concurrence étrangère durant les autres semaines. Ceci aura pour effet de réduire l’exposition du cinéma américain de 17% par rapport à la situation d’avant guerre, et les films français devaient être avantagés par rapport à la concurrence étrangère.

Mais cela n’a pas été suffisant puisque que les salles d’exclusivités ont continué à privilégier illégalement le cinéma américain, le considérant de meilleure qualité. De plus, à cette période, le niveau de production du cinéma français a baissé de 28% par rapport à la situation d’avant-guerre. Ainsi de 1946 à 1948, le cinéma français a sorti en moyenne 84 films par an, contre 140 films américains en respectant le contingentement. Pour améliorer la situation, de nouveaux accords sont signés en 1948, pour réduire à 121 le nombre de films américains sortant sur les écrans français par an. Ces nouveaux accords prévoient également la création du Centre national de cinématographie (CNC) et d’une taxe sur le billet d’entrée des films étrangers au profit de la production des films français.

 

L’influence culturelle américaine en Europe


Wim Wenders a écrit en 1997 : « Trouverait-on à travers le monde le rêve de l’Amérique sans le cinéma ? Aucun autre pays dans le monde ne s’est ainsi tant vendu, et n’a répandu ses images, l’image qu’il a de soi, avec une telle force, dans tous les pays. »


En 1942, Roosevelt convie à Washington les grands réalisateurs de l’époque comme John Ford et Franck Capra. Roosevelt leur demande de mettre leur talent au service de la mobilisation psychologique du pays. C’est ainsi que le Pentagone installe un bureau de liaison exclusivement pour le cinéma. Il est à la disposition des réalisateurs pour inspirer les thèmes de films patriotiques et fournit sur demande, du matériel, des conseillers et des figurants pour la réalisation. Les américains ont donc compris très tôt que le cinéma était un vecteur essentiel de la diffusion de leur modèle culturel.


Le succès des films américains en France au lendemain de la guerre est instantané. Alors que les films français proposent des images rappelant les souffrances de la guerre, le cinéma américain redonne du rêve et de l’espoir aux populations. Ce n’est pas un hasard si le happy end est devenu caractéristique des films américains.

Depuis cette période, la recette du film américain pour conquérir le public est le cocktail « action, adventure, humor, love interest and special effects ». De plus, les films sont tournés de telle manière qu’ils indiquent au spectateur comment interpréter les images. La manipulation s’appuyant sur l’identification au personnage, l’omniprésence de la narration, l’influence du héros et le comportement des personnages secondaires (Reaction Shot) permet de contrôler la perception des spectateurs. C’est l’une des raisons principales de la puissante influence culturelle du cinéma américain.


Aujourd’hui le cinéma américain domine le cinéma européen, seul le cinéma français parvient tant bien que mal à tirer son épingle du jeu, principalement en raison du contingentement prévu dans les accords Blum-Byrnes et de la création du CNC. Cependant, on peut dire que le rôle protecteur des accords Blum-Byrnes a échoué et il aurait sans doute fallu interdire la diffusion de films américains sur le sol français pour empêcher l’influence culturelle américaine.

On peut faire le parallèle avec la situation de la Corée, qui tente également de faire face aux assauts du cinéma américains. Une politique de quotas analogue à celle des accords Blum-Byrnes soutient le cinéma national coréen depuis 1985. Il prévoit au moins 146 jours par an réservés exclusivement aux films coréens. Les professionnels luttent pour préserver ces dispositions contre l’offensive américaine, et sont en cela soutenus par la France. Actuellement, la part de marché des films nationaux en Corée est supérieure à 50% ; performance dont seuls l’Inde et les Etats-Unis peuvent se vanter. Lee Chang-Dong, ministre de la culture coréen s’oppose en défenseur de son modèle culturel face aux pressions de l’industrie cinématographique américaine qu’il compare à un "dinosaure qui tue l'écosystème".

Finalement, la question n’est pas de savoir si les accords Blum-Byrnes ont protégé ou condamné le cinéma français, mais bel et bien de constater la puissance de l’influence culturelle américaine. Malgré les tentatives pour enrayer le rouleau compresseur cinématographique américain au lendemain de la guerre, force est de constater qu’il s’est malgré tout imposé de façon hégémonique dans l’ensemble des pays européens.


Michel Vuillemin

  1. Le programme Prêt-Bail (programme "Lend-Lease" en anglais) était un programme d'armement mis en place par les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, afin de fournir les pays amis en matériel de guerre. Le programme prêt-bail s’appuie sur la loi Lend-Lease, signée le 11 mars1941, qui autorise le Président américain de « vendre, céder, échanger, louer, ou doter par d'autres moyens » tout matériel de défense à tout gouvernement. De 1941 à 1945, le montant total des prets-bails accordés est de 50,1 milliards de dollars. Les principaux bénéficiaires ont été le Royaume-Uni (31,4 milliards de dollars) et l'Union soviétique (11,3 milliards de dollars). La France libre du général de Gaulle ainsi que l’armée d’Afrique (Algérie française) ont perçu 3,2 milliards de dollars.

(...)

Lire la suite (avec bibliographie sur le sujet:

 http://www.infoguerre.fr/culture-et-influence/hegemonie-du-cinema-americain-en-europe-et-le-role-des-accords-blum-byrnes-4485

 Voir aussi:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_Blum-Byrnes

Déclaration Sherman

dimanche 23 juillet 2017

Emmanuel Macron perd dix points de popularité en juillet

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La popularité du président de la République tombe à 54% de satisfaits, selon un sondage Ifop pour le "JDD". Il s'agit d'une chute record depuis Jacques Chirac.

http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/la-cote-de-popularite-d-emmanuel-macron-perd-10-points-en-juillet_2296463.html

 

Chute à la tête du peloton. La cote de popularité d'Emmanuel Macron est en forte baisse en juillet, avec 54% de satisfaits soit dix points de moins qu'en juin, selon un sondage Ifop pour le JDD. Il faut remonter à Jacques Chirac, qui avait perdu 15 points entre mai et juillet 1995, pour retrouver une baisse aussi forte après trois mois au pouvoir.

Dans le détail, 47% des sondés se disent "plutôt satisfaits" (54% en juin) et 7% sont "très satisfaits" (10% en juin). Simultanément, le total des mécontents passe de 35% à 43% de juin à juillet, se répartissant entre "très mécontents" (15% en juillet, contre 12% en juin) et "plutôt mécontents" (de 23% à 28%). Pour finir, 3% des sondés ne se prononcent pas contre 1% le mois dernier.

"Une présidence fondée sur la com'"

La chute de popularité du chef de l'Etat s'explique par divers facteurs, notamment l'excès de communication et l'autoritarisme du président comme lors de sa passe d'armes avec le général de Villiers. "Certains sondés critiquent à voix haute une présidence fondée sur la com’", analyse Jérôme Fourquet dans le JDD

Pour le Premier ministre Edouard Philippe, la chute  est également brutale avec la, perte de huit points entre juin et juillet (de 64% à 56% de satisfaits). Ils sont 52% des sondés à se dire "plutôt satisfaits" (59% un mois plus tôt) et 4% se disent "très satisfaits" (-1%). Chez les mécontents, 27% se disent "plutôt mécontents (+3%) et 10% "très mécontents" (+2%). Le taux des personnes interrogées ne se prononçant pas passe de 4% à 7%.

* L'enquête a été réalisée par l'Ifop auprès d'un échantillon de 1 947 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas du 17 au 22 juillet par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone.

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Les APL baisseront de 5 euros par mois pour tous les bénéficiaires dès le 1er octobre 2017

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"Il n'est, en revanche, pas question du tout de supprimer les APL", précise Matignon à France 2.

http://www.francetvinfo.fr/economie/budget/info-france-2-les-aides-au-logement-baisseront-de-5-euros-par-mois-pour-tous-les-beneficiaires-des-le-1er-octobre-2017-annonce-matignon_2295281.html

Les restrictions budgétaires continuent. L'aide personnalisée au logement (APL) va diminuer de 5 euros pour tous les bénéficiaires dès le 1er octobre prochain, annonce Matignon à France 2, samedi 22 juillet. Pour expliquer cette décision, le gouvernement avance que la baisse des APL avait été actée sous le quinquennat Hollande, mais que "rien n'avait été mis en œuvre".  "Il n'est, en revanche, pas question du tout de supprimer les APL", précise Matignon.

Dès vendredi, LCI évoquait une possible baisse de cette aide pour la rentrée prochaine. Les APL, qui ne sont pas la seule aide au logement, bénéficient notamment à environ 800 000 étudiants. Mais cette allocation est destinée, sous condition de ressources, à toute personnes locataire d'un logement neuf ou ancien. Elle est aussi ouverte aux propriétaires ayant contracté certains types de prêts aidés, précise la Caisse d'allocations familiales. Les APL ont représenté une dépense de quelque 20 milliards d'euros en 2016.

Colère des étudiants

Les APL sont une aide précieuse pour de nombreux étudiants qui ne sont pas obligés de travailler pour payer leur logement. Résultat, sur les réseaux sociaux, ils sont nombreux à exprimer leur colère ou leur incompréhension concernant cette décision du gouvernement.

En plus des APL, les aides au logement ALF et ALS baisseront de 5 euros dès le 1er octobre

L'ensemble des aides au logement bénéficient à 6,5 millions de ménages français.

http://www.francetvinfo.fr/economie/budget/trois-questions-sur-la-baisse-des-apl-annoncee-par-le-gouvernement_2295405.html

Au milieu de l'été, le gouvernement dévoile une nouvelle restriction budgétaire. Matignon a annoncé, samedi 22 juillet, à France 2, que les aides personnalisées au logement (APL), qui bénéficient à 2,6 millions de personnes, allaient baisser uniformément de 5 euros par mois et par foyer à partir du 1er octobre. En début de soirée, le ministère de la Cohésion des territoires a précisé à franceinfo que cette mesure concernera également les allocations de logement familiales (ALF) et les allocations de logement sociales (ALS), qui sont versées à 3,9 millions de personnes.

Pourquoi une telle décision ?

Pour le gouvernement, il s'agit de faire des économies à l'heure de boucler le budget. Les aides au logement, qui bénéficient à 6,5 millions de ménages français, coûtent 18 milliards d'euros par an au budget de l'Etat. Selon un calcul de l'AFP, une baisse de 5 euros par mois et par ménage permettra d'économiser 32,5 millions d'euros mensuel, donc un peu moins de 100 millions d'euros sur les trois derniers mois de l'année en cours.

Le ministère de la Cohésion des territoires assure que la mesure ne correspond qu'"à l'application d'une réforme d'économie budgétaire décidée sous le quinquennat précédent et pas encore appliquée". Vraiment ? L'ex-ministre du Logement Emmanuelle Cosse dément. "Il faut arrêter de dire n'importe quoi", lance-t-elle, interrogée par franceinfo.

Cette baisse est-elle une surprise ?

Pas vraiment. Jeudi, lors du débat d'orientation des finances publiques pour 2018, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, avait affiché la couleur en annonçant des coupes. Il avait évoqué des baisses dans les dépenses de logement, de formation professionnelle et dans les aides sociales. Il avait appelé à un "effort sans précédent", afin de réduire de trois points le poids des dépenses publiques (56,4% du PIB) d'ici à 2022.

France 2 relève que Gérald Darmanin avait précisément évoqué une baisse des APL le 12 juillet.

Comment réagissent les syndicats étudiants ?

Le sujet est sensible chez les jeunes, car environ 800 000 étudiants bénéficient de l'APL. Le premier syndicat étudiant, la Fage, s'est immédiatement insurgé contre l'annonce du gouvernement, y voyant une menace pour "la poursuite d'études" de certains. Le syndicat demande au gouvernement d'Edouard Philippe et au président Emmanuel Macron "de ne pas matraquer le portefeuille des étudiants en revenant sur cette mesure injuste, d'ouvrir une vraie réforme des aides sociales étudiantes et de lancer sans délai le plan de 80 000 logements annoncé dans le programme du président de la République".

Selon le syndicat Promotion et Défense des étudiants, "des coupes sur les aides au logement rendront les conditions de vie des étudiants encore plus difficiles, les conduisant à abandonner leur logement ou à être plus nombreux encore à mettre leurs études en danger avec l'exercice d'une activité rémunérée", alors que 100 000 étudiants travaillent déjà actuellement à mi-temps.

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Pourquoi le général Lecointre est-il accusé d'avoir «collaboré» avec un génocidaire rwandais ?

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Dans les colonnes de l'Humanité, Jacques Morel, spécialiste de l'Afrique, a affirmé que François Lecointre avait «défend[u] les auteurs du génocide rwandais». En 1994, l'actuel chef d'état-major était en poste au Rwanda lors de l'opération Turquoise.

«De fait, le nouveau chef d’état-major [le général François Lecointre] défendait les auteurs du génocide rwandais», a accusé Jacques Morel, spécialiste de la politique française en Afrique et auteur du livre La France au coeur du génocide des Tutsi, dans un entretien accordé le 21 juillet au journal L'Humanité.

 A peine nommé chef d'état-major des armées en remplacement du général Pierre de Villiers, François Lecointre pourrait d'ores et déjà faire face à une polémique de long terme : celle du rôle des militaires français lors du génocide rwandais.

Jacques Morel a étayé ses allégations en affirmant, entre autres, que François Lecointre avait «collaboré» avec Alfred Musema, le directeur d'une usine à thé qui avait rendu possible l'hébergement dans celle-ci de soldats de l'armée française, en juillet 1994. 

Problème : impliqué dans le génocide des Tutsis, Alfred Musema a été condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité le 27 janvier 2000 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Or, selon Jacques Morel, une lettre rédigée par François Lecointre et adressée le 18 juillet 1994 à Alfred Musema attesterait d'une relation «cordiale» entre les deux hommes. «Au lieu d’enquêter et de l’arrêter, Lecointre a collaboré avec lui», ajoute le spécialiste.

Selon Jacques Morel, «l’armée française est mouillée jusqu’au cou [au Rwanda]». Dans les colonnes de L'Humanité, il n'a d'ailleurs pas hésité à élargir ses accusations en mentionnant nommément  l’actuel sous-chef d’état-major « opérations », Grégoire de Saint-Quentin, ainsi que le général Bruno Guibert, commandant de l’opération Barkhane au Sahel. 

Au moment des massacres perpétrés par les Hutus contre les Tutsis, François Lecointre était capitaine d'infanterie de marine. Il était en charge du secteur de la commune de Gisovu dans le cadre de l'opération militaire française Turquoise, déclenchée en 1994 au Rwanda pour mettre fin aux massacres. 

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Sur ce sujet, voi aussi:Le Rwanda veut enquêter sur le rôle de vingt responsables français dans le génocide de 1994

Le Rwanda veut enquêter sur le rôle de vingt responsables français dans le génocide de 1994

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30 nov. 2016, 11:07

https://francais.rt.com/france/29896-rwanda-veut-enqueter-sur-role-vingt-responsables-francais-genocide-1994

 Le Rwanda a ouvert le 29 novembre une enquête sur le rôle, en 1994, de vingt responsables français dans le génocide rwandais a annoncé le procureur général du pays. Une décision qui pourrait à nouveau tendre les relations diplomatiques avec Paris.

«A l'heure actuelle, l'enquête porte sur 20 personnes qui, d'après les informations recueillies jusqu'à présent, sont [susceptibles] de permettre de mieux comprendre leur rôle et de décider si elles seront poursuivies ou non», selon un communiqué du procureur général rwandais, Richard Muhumuza.

«Au fur et à mesure que les enquêtes se poursuivent, d'autres agents et/ou fonctionnaires français pourraient être appelés à assister l'Organe de poursuite dans le même sens», a détaillé le communiqué de la justice rwandaise.

Interrogé par l'AFP, le ministère français de la Défense s'est contenté de renvoyer à une déclaration faite le 16 novembre par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, après la diffusion par Kigali d'une liste de 22 officiers supérieurs français accusés d'implication dans le génocide. Jean-Yves Le Drian avait estimé qu'il n'y avait «rien de nouveau», cette liste «étant à peu près identique à celle de 2008».

 Le ministre avait insisté sur le fait qu'«affirmer que l'armée française [avait] pris part au génocide [était] un mensonge indigne».

Cette liste avait été publiée le 1er novembre par une commission rwandaise en réponse à la décision de deux juges français de relancer l'enquête sur l'attentat contre le président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994.

«Des hauts gradés français et des personnalités politiques ont commis au Rwanda des crimes très graves», avait accusé la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG) dans un rapport intitulé «La manipulation du dossier de l'avion de Juvénal Habyarimana, une occultation des responsabilités françaises dans le génocide». Parmi les militaires mis en cause figurent les généraux Jacques Lanxade, ancien chef d'état-major de l'armée française, et Jean-Claude Lafourcade, qui commandait la force Turquoise déployée le 22 juin 1994 au Rwanda sous mandat de l'ONU.

Le Rwanda accuse la France depuis des années

La relation houleuse entre les deux pays a pris un nouveau tournant depuis que la justice française a rouvert une enquête en octobre afin d'entendre un ancien chef d'état-major rwandais, qui accuse l'actuel président Paul Kagame d'avoir été l'instigateur de l'attentat contre le président Juvénal Habyarimana.

 L'attentat contre l'avion présidentiel rwandais en 1994, au cours duquel fut tué le président hutu, est considéré comme l'événement déclencheur du génocide qui a duré cent jours.

La France, qui était alliée du régime hutu de Juvénal Habyarimana, est accusée par Kigali d'avoir ignoré les signes montrant qu'un génocide était imminent et d'avoir entraîné les soldats et miliciens qui ont perpétré les massacres. Au moment du génocide, la France avait été accusée d'avoir utilisé ses moyens diplomatiques pour bloquer toute action.

Quand la France a finalement envoyé sur place ses soldats, elle a été accusée de l'avoir fait pour contrecarrer la progression des forces tutsi du Front patriotique rwandais (FPR), qui ont ensuite pris le pouvoir, et pour permettre aux Hutus auteurs du génocide de s'enfuir au Zaïre (aujourd'hui République démocratique du Congo).

 Paris a maintes fois prétendu que le déploiement de ses soldats avait mis un terme aux assassinats et permis de sauver des milliers de vies humaines.

Les responsables français insistent aussi sur le fait que l'incapacité à empêcher le génocide doit être partagée par l'ensemble de la communauté internationale. Elle accuse le régime du président rwandais Paul Kagame de soulever cette question pour détourner l'attention du non-respect des droits de l'homme au Rwanda.

 

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