jeudi 1 février 2018

Sénatrice US : les déclarations de Netanyahou sur l’accord nucléaire sont totalement fausses !

Diane Feinstein, sénatrice démocrate a réagi aux déclarations du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu sur l’accord nucléaire iranien, prononcées lors d’une réunion dimanche en marge du sommet de Davos.

ACT IRAN NETANYAHOU

Netanyahu avait en effet déclaré lors d’une réunion avec l’analyste des affaires internationales, Farid Zakaria, que le Plan global d’action conjoint (PGAC, accord sur le nucléaire iranien) permettait à l’Iran de produire dans les huit à dix prochaines années suffisamment d’uranium pour construire 100 à 200 bombes nucléaires.

Feinstein a réagi aujourd’hui mardi aux propos de Netanyahu en diffusant le communiqué suivant : " Le Premier ministre Netanyahu a fait dimanche des déclarations sur l’accord nucléaire iranien qui sont trompeuses ou totalement inexactes. La vérité est que cet accord bloque tous les chemins de l’Iran pour accéder aux armes nucléaires ; d’autant plus que les évaluations des agences de renseignement, de nos partenaires régionaux et de l’AIEA montrent que l’Iran a été complètement fidèle à ses engagements. »

La sénatrice américaine a également rappelé que tous les sites iraniens, y compris les sites militaires sont soumis aux inspections de l’AIEA.

« S’il y a des raisons légales d’inspecter n’importe quel site, l’Iran doit dans les 24 heures autoriser les inspecteurs de l’AIEA à faire des inspections sur place et dans le cas contraire, les États-Unis peuvent remettre les sanctions », rappelle la sénatrice américaine.

Feinstein s’adresse aussi dans son communiqué directement au président américain en disant que ce dernier ferait mieux de se fier aux analyses des agences de renseignement plutôt que de faire attention aux « on dit » de tous ceux qui voudraient voir cet accord se défaire.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/01/30/550729/Une-snatrice-US-tourne-en-ridicule-Netanyahou

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

A Saint-Mathieu, un compteur Linky prend feu et ravive les critiques

Dimanche 28 janvier, l’incendie d’un compteur Linky à Saint-Mathieu a mis le feu aux poudres… En mars dernier, la commune de Haute-Vienne était la première en Limousin à refuser ces compteurs avant de se plier à la loi.

ACT ST MATHIEU HV LINKY

C’est par un mail scandalisé que l’on apprend la nouvelle… «Dimanche 28 janvier 2018, le compteur Linky installé de force par Enédis sur le réseau d'éclairage public de Saint Matieu (87) malgré la délibération municipale PREND FEU !» s’indigne Georges Tixeuil, adjoint au maire de Saint-Mathieu. Preuve à l’appui, l'élu joint la photo d’un compteur qui a littéralement fondu.

L’incident, survenu dans la soirée de dimanche, a été rapidement maîtrisé. Un agent d’Enedis s’est immédiatement rendu sur place pour ouvrir le local aux pompiers qui ont pu éteindre le feu.

"Qui paye ?"


Serait-ce un acte intentionnel dans cette commune farouchement opposée aux compteurs Linky ? Peu de chances : l’agent d’Enedis présent sur place n’a pas conclu à un incendie d’origine criminelle.

Pourtant, c’est l’occasion de raviver les critiques envers ce compteur un peu particulier. Concernant le déplacement du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) depuis Limoges, située à 50 kilomètres de Saint-Mathieu, Georges Tixeuil interpelle: «Combien ça coûte ? qui paie ?». L’adjoint au maire évoque aussi la sécurité : «si c'était un compteur particulier avec des occupants absents, que ce serait-il passé ?»

Saint-Mathieu, premier opposant limousin à Linky


Saint-Mathieu a fait partie des 320 communes à refuser leur installation sur son territoire via une délibération municipale, et la première commune en Limousin. Les élus redoutaient deux choses : que ces boîtiers émettent des ondes électromagnétiques néfastes pour les habitants, et que les données relevées par les compteurs soient revendues à des fins commerciales.

Ces craintes sont aujourd’hui démenties. Dans une expertise rendue fin 2016, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) avait conclu «à une faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants, dans la configuration de déploiement actuelle, engendre des effets sanitaires à court ou long terme».

Quant aux données personnelles, Jean-Luc Gautier, directeur territorial Enedis 87 était formel:  «la vie privée des gens n’intéresse pas Enedis, ce qui nous intéresse, c’est de piloter le réseau». Fin de la discussion.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/saint-mathieu-compteur-linky-prend-feu-ravive-critiques-1411807.html

La commune de Saint-Mathieu se rebelle contre les compteurs Linky

Plus de 300 municipalités s'opposent au déploiement sur leur territoire des compteurs communicants Lincky. En Haute-Vienne, le conseil municipal de la commune de Saint-Mathieu a pris une délibération pour s'opposer à l'installation de ces compteurs.

Saint-Mathieu est la première commune de la Haute-Vienne à refuser l'installation des compteurs Linky chez les habitants de la commune. Le conseil municipal l'a fait savoir par le biais d'une délibération adoptée à la majorité le 17 mars dernier.

Quelles craintes face au compteur Linky ?

Le compteur Linky suscite des inquiétudes par rapport à son mode de fonctionnement. L'une des craintes principales porte sur la santé des usagers qui pourraient être exposés à des ondes électromagnétiques trop fortes. 
Autre problème soulevé à Saint-Mathieu, l'utilisation des données reccueillies toutes les 30 minutes chez les particuliers. Ces données ne seront-elles pas revendues ensuite à des fins commerciales ?

Réaction d'Enedis

Ce mouvement de contestation de 320 municipalités françaises a été momentannément freiné par des procédures lancées en justice administrative par les Préfets et les dirigeants de l'entreprise Enedis. Les délibérations municipales prises jusqu'à présent ne seraient pas assez pointues juridiquement et risquent donc d'être annulées

Malgré cela, 3.5 millions de compteurs Linky ont d'ores et déjà été installés par Enedis (ex-ERDF) dans 2000 communes françaises.
Le compteur Linky est un compteur intelligent qui permet aux opérateurs de ne plus relever manuellement la consommation électrique de chaque foyer.
Si la contestation est prise au sérieux chez Enedis elle est aussi relativisée. Car, selon le magazine Challenges,  moins d'1% des foyers français refuseraient d'être équipés de ces compteurs nouvelle génération

D'autres communes en Limousin

Selon le site internet refus.linky.gazpar.free.fr plusieurs communes en Limousn refusent la mise en place du compteur Linky.

Comme Méasne en Creuse qui a voté une délibération à l'unanimité le 15 février 2016. Et Azat-Châtenet (délibération pas encore connue). 
En Corrèze, la commune de Favard a adopté une délibération le 29 septembre 2016. 
Pour l'instant, quatre communes limousines ont fait la démarche de refuser l'installation des nouveaux compteurs éléctriques Linky d'Enedis.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/commune-saint-mathieu-se-rebelle-contre-compteurs-linky-1222323.html

BASE 14 995X225

Loi qui est une soumission à l'UE puisque c'est l'UE qui impose ces compteurs alors que nos compteurs fonctionnaient très bien et... ne prenaient pas feu !!
A signaler qu'au Canada, ils les désinstallent !
  S.R.

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Un local à Tulle pour la “division nationaliste révolutionnaire”

La nouvelle risque bien de faire du bruit. Sébastien Dudognon, ancien secrétaire départemental du Front national de la Jeunesse en Corrèze annonce l'inauguration à Tulle d'un local dédié à la division nationaliste révolutionnaire, un groupuscule d'extrême-droite.

ACT LOCAL FN LIMOUSIN

Le 11 mars 2018 à Tulle (Corrèze), un local dédié à la division nationaliste révolutionnaire (DNR) devrait être inauguré. C'est en tout cas ce qu'annonce Sébastien Dudognon, ancien secrétaire départemental du Front national de la jeunesse. Ce local sera situé proche de la cathédrale dans le quartier du Trech.

Les responsables FN du département se désolidarisent de cette initiative. C'est ce que nous a confié José Dinucci.  "Ce local n'a rien à voir avec les locaux du Front National situés avenue Alsace-Lorraine" précise le secrétaire départemental de la fédération FN de la Corrèze et conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine. Nous avons rencontré des représentants du PC, de la CGT et de la France Insoumise qui souhaitent rassembler "le plus largement possible" les citoyens pour s'opposer à cette implantation.

Sébastien Dudognon a démissionné de ses fonctions au sein du Front National mi-janvier et se présente depuis, sur les réseaux sociaux, comme travaillant "à la division nationaliste révolutionnaire à Tulle, propriétaire du local de la résistance des Gaulois". Il s'affiche comme étant "contre l'immigration et l'islamisation de la France pour la défense de la religion catholique."

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/correze/tulle/local-tulle-division-nationaliste-revolutionnaire-1412545.html

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mercredi 31 janvier 2018

Vendredi 2 février: l'UPR Creuse au marché de Felletin!

Venez rencontrer les militants de l'UPR en Creuse ce vendredi 2 février à partir de 8h!

AFFICHE FELLETIN 2FEV18

En général, ça se termine vers 13h. Une bonne occasion de discuter, échanger, passer un bon moment, et aussi de faire des courses plus satisfaisantes qu'au supermarché du coin!

Des tracts seront disponibles, des idées de lecture, des dossiers d'analyses, des affiches...

Nous répondrons aussi à toutes vos questions.

Merci de faire suivre l'information auprès de vos amis, connaissances...

L'équipe militante UPR 23.

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_o

Posté par UPR Creuse à 07:26 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

La déclaration de Sotchi soutient l’intégrité de la Syrie

Le Congrès du dialogue national syrien a pris fin, ce mardi 30 janvier à Sotchi, par la publication d’une déclaration finale qui insiste sur le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de la Syrie ainsi que sur le maintien de l’armée régulière de ce pays.

ACT SYRIE SOTCHI

La déclaration a été publiée après que tous ses articles eurent été examinés et passés au vote.

« Il n’est pas admissible de renoncer à aucune partie du territoire syrien et le peuple de la Syrie s’engage toujours à reprendre le Golan occupé par tous les moyens légaux, dans le cadre de la charte des Nations unies et du droit international », indique la déclaration finale de la conférence de Sotchi.

Le texte réserve au peuple syrien le droit de déterminer l’avenir de son pays via les élections, la seule voie directe et démocratique.

La déclaration finale de la conférence de Sotchi évoque la nécessité de maintenir l’armée régulière et les forces armées de la Syrie pour qu’elles puissent remplir leurs tâches dans le cadre de la Constitution.

La déclaration de Sotchi dénonce toutes les formes et tous les types du terrorisme et de l’extrémisme, appelant à une lutte acharnée contre ces phénomènes.

Le texte insiste sur le respect des droits de l’Homme, de la liberté et de l’égalité, indépendamment de la religion, de la race et du sexe des gens.

A été adoptée, lors des négociations à Sotchi, la formation d’un comité chargé d’examiner la Constitution syrienne. Le comité prévu devra comprendre 150 membres.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/01/30/550738/Sotchi-Russie-Syrie-Congrs-du-dialogue-national-syrien-Constitution-Golan

En clôture du Congrès de Sotchi, les participants ont entonné ensemble l'hymne national syrien.

Prenant la parole lors de la clôture du Congrès, Staffan de Mistura, envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, a résumé : «Dans votre déclaration finale aujourd'hui, vous avez embrassé 12 principes, développés dans le processus politique de Genève, qui décrivent une vision de la Syrie que tous les Syriens devraient être prêts à partager [...] Je prends également note que ceux d'entre vous qui sont ici sont d'accord pour qu'une commission constituante soit formée, incluant une délégation du gouvernement de la République arabe syrienne ainsi qu'une délégation représentant les pans de l'opposition, pour ébaucher une réforme constitutionnelle

Sergueï Lavrov, cité par l'agence de presse russe TASS, a apporté plus de précisions sur la Commission constituante qui a vu le jour. Cette dernière comprendra notamment les groupes qui n'ont pas participé au Congrès et sera représentée lors du processus de Genève.

«Personne ne s'attendait à ce qu'il soit possible de rassembler des représentants d'absolument tous les groupes de la nation syrienne, autant ceux loyaux envers le gouvernement, que les neutres et l'opposition. Le fait que deux ou trois groupes n'aient pas pu participer [au Congrès] ne doit pas être considéré comme une tragédie», a déclaré le chef de la diplomatie russe.

A l'issue du Congrès du dialogue national syrien à Sotchi, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura a annoncé la création d'une Commission constituante syrienne. Ses représentants seront chargés d'établir un projet de nouvelle constitution pour le pays.

Selon Reuters, qui cite des participants au Congrès, l'une des mesures décidées serait la création d'un comité doté de 150 membres, chargé de traiter des changements à apporter dans la Constitution syrienne.

Lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, ce 30 janvier, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian s'est de nouveau montré sceptique quant à l'issue du Congrès de Sotchi : «La résolution de [la] crise [syrienne] passera par l'urgence d'une solution sous l'égide des Nations unies qui doit se passer à Genève. La France a cela pour objectif immédiat : ça ne se passe pas à Sotchi, ça doit se passer à Genève.»

Le ministre avait déjà fait part de ses doutes avant le début de la conférence, lors de son voyage au Japon : «Je pense que Sotchi ne [permettra] pas non plus cette avancée puisque d'abord une partie essentielle ne [sera] pas là en raison précisément du refus de négocier du régime à Vienne.»

L'ouverture du Congrès du dialogue national syrien à Sotchi en Russie a été perturbée le 30 janvier alors que des membres du Comité des négociations syriennes (CNS), opposé au président Bachar el-Assad, refusent de quitter l'aéroport de Sotchi pour se rendre sur le site des pourparlers. Les opposants au président syrien se sont indignés du logo de la conférence qui ne montre que le drapeau officiel syrien (deux étoiles), sans celui créé par l'opposition (trois étoiles).

https://francais.rt.com/international/47689-suivez-congres-dialogue-national-syrien-sotchi-direct

BASE 14 995X225

Compte tenu du rôle joué par la France dans l'affaire syrienne, la décence commendrait à Le Drihan de se faire discret et de s'abstenir de tout commentaire, mais ces gens- là ont- ils seulement la notion de ce que peut être la décence?  P.G.

Posté par UPR Creuse à 06:53 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

The Pentagon Papers : un très beau film, d’actualité

TRIBUNE LIBRE / Charles Gave

Soyons clairs : Steven Spielberg est un génie.

Personne ne sait raconter une histoire comme lui. Je viens de voir son dernier film, et même si je connaissais l’histoire, j’étais suspendu au bord de mon siège, dévoré d’inquiétudes : les bons allaient-ils gagner et les méchants allaient-ils être punis ?

TL PENTAGON PAPERS

Et il sait choisir ses acteurs : Meryl Streep dans le rôle de Katherine Graham, la propriétaire du Washington Post, et Tom Hanks dans celui de Benn Bradlee, le rédacteur en chef mythique du WP, sont prodigieux.

L’histoire est assez simple.

Comme d’habitude, les plus intelligents de la classe, sous la conduite de Robert McNamara, l’homme le plus brillant de sa génération, avaient foutu leur pays dans une situation impossible, cette fois-là en envoyant des troupes là où elles n’avaient rien à faire. Il s’agissait du Vietnam et des États-Unis bien sûr.

McNamara, l’homme qui dans l’Histoire des USA est resté le plus longtemps secrétaire d’État à la Défense, quelque peu inquiet de la tournure que prenaient les événements, demanda un rapport à une société de consultants, la « Rand Corporation », sur la probabilité d’une victoire militaire.

Le rapport arrive et la conclusion est sans appel : les chances de l’emporter sont quasiment nulles et tous les présidents américains successifs, c’est-à-dire Kennedy, qui commence la guerre, Johnson qui fait envoyer jusqu’à 550 000 hommes et enfin Nixon, sont non seulement informés mais partagent cette conviction.

Ce qui ne les empêche pas de continuer à envoyer des centaines de milliers de soldats américains au Vietnam, en proclamant que la victoire est quasiment acquise, que la lumière brille au bout du tunnel et que sais-je encore, tout cela parce qu’aucun de ces hommes ne voulait être le premier président des États-Unis à connaître une défaite militaire, ce qui aurait été mauvais pour leur réélection sans aucun doute.

Et donc, ils font tuer des milliers et des milliers de jeunes soldats plutôt que de reconnaître qu’eux ou leurs prédécesseurs ont commis une erreur… et sans qu’il y ait le moindre espoir que les choses s’améliorent, au contraire.

Heureusement, un journaliste courageux, ancien de la Rand Corporation, prend sur lui de voler le rapport et le fait passer au NY Times qui commence à le publier et se voit promptement interdit par un juge proche du pouvoir toute nouvelle divulgation.

Entre alors en scène le Washington Post qui réussit à se procurer le rapport et entreprend de le révéler au grand public.

Drame cornélien pour la propriétaire du WP, amie très proche de Kennedy, Johnson et McNamara, mais qui déteste Nixon : doit-elle trahir ses amis ou publier la vérité ?

Elle prend la décision de publier, contre tout son conseil d’administration, le journal est attaqué par le département de la Justice du président Nixon et remporte un triomphe quand la Cour Suprême, convoquée en urgence, rend un arrêt décrétant que la liberté de la presse est plus importante que de sauver la réputation des anciens ou actuels présidents du pays.

Fin du film, la salle applaudit et tout le monde rentre à la maison, satisfait que la Justice l’ait emporté et que les méchants soient punis.

Et c’est là où les choses deviennent intéressantes pourtant.

Spielberg, bon démocrate et grand copain des Clinton, a réalisé son film en moins de six mois tant il était inquiet des attaques que le nouveau président, le remarquable monsieur Trump, portait contre les journalistes, la nouvelle vache sacrée intouchable de nos démocraties.

Ce film se veut donc une démonstration que le personnel politique est mauvais dans son essence et que les journalistes, eux, sont bons et ne veulent que le bien commun.

Et donc, comme dans tout bon western, nous avons d’un côté les bons (les journalistes) et de l’autre les salopards, les hommes d’affaires et les politiciens, surtout s’ils sont républicains…

La routine en quelque sorte puisque tous les présidents républicains ont toujours été attaqués par la presse démocrate sous prétexte qu’ils étaient idiots ou corrompus, l’un n’empêchant pas l’autre d’ailleurs.

Pour le journaliste de base aux USA, et cela depuis le Watergate, les méchants sont donc toujours les républicains et les gentils, les démocrates et le chevalier blanc, c’est lui.

Être courageux après les événements est assez facile. Depuis la Libération par exemple, il est tout à fait certain que tous les hommes de gauche qui prospèrent en France se seraient courageusement opposés au nazisme s’ils avaient vécu à cette époque, tant ils sont prêts à s’élever contre la dictature, à condition que ce soit sans danger immédiat. L’héroïsme rétrospectif est celui qui fait le plus de carrières et le moins de morts, comme l’ont montré les exemples de monsieur Mitterrand et de Sartre.

Eh bien aujourd’hui, tous les journalistes américains sont prêts à lutter contre Nixon, puisqu’il est mort depuis longtemps et qu’il n’y a plus aucun danger.

Mais notre journaliste « chevalier blanc » a aujourd’hui deux gros problèmes.

Le premier est que le nouveau président, en bon chrétien qu’il est, préfère donner que recevoir et ne se laisse pas taper dessus sans répondre allègrement, ce qui, chacun en conviendra, n’est pas convenable.

La moindre des choses, quand un homme de droite se fait taper dessus par les journalistes, tous de gauche, serait de s’excuser d’être de droite et de suivre une politique de gauche, comme ont su si bien le faire Giscard, Chirac, Juppé ou Sarkozy.

Ne pas reconnaître qu’être de droite est honteux, c’est refuser le magistère moral de la gauche, ce qui est la preuve que l’on est un fasciste.

Le deuxième est que l’administration du président Obama et les époux Clinton ont commis toute une série d’irrégularités et de crimes couverts par le ministère de la Justice et le FBI qui avaient été soigneusement noyautés par leurs soins (voir mes articles précédents sur le sujet).

Et que ces crimes sont au moins aussi graves que ceux commis par Nixon, Johnson ou Kennedy. Mon journaliste va se voir obligé de dénoncer des crimes commis par des démocrates, alors que tout le monde sait que par essence, seuls les républicains sont des criminels. Voilà qui pourrait désespérer Billancourt, et le plus simple est de ne pas faire de vagues et de prétendre que tout est en ordre… Les chevaliers blancs que sont les journalistes ne voient donc aucune raison de faire la moindre enquête que ce soit sur les pratiques, pourtant fort douteuses des démocrates. Leur mot d’ordre, en ce qui concerne les turpitudes démocrates, est « circulez, il n’y a rien à voir », ou bien alors « la question ne sera pas posée ».

Et donc nous avons un remarquable manque de curiosité journalistique sur les pratiques des Clinton, des Obama, du FBI, du ministère de la Justice, de la CIA, du parti démocrate, accompagné cependant d’une insatiable curiosité sur les relations que monsieur Trump aurait eue avec monsieur Poutine.

Mais voilà que monsieur Trump demande que des enquêtes soient diligentées sur toutes ces saloperies, ce qui paraît bien normal après tout. Les Clinton, les Obama, ne sont pas au-dessus des lois. Mais curieusement, le ministère de la Justice, toujours truffé de responsables mis là par les Clinton ou Obama, ne semble pas très pressé de s’y mettre, car cela pourrait les amener – eux – en prison, et on les comprend. Les choses avancent donc, mais très, très lentement…

Heureusement, aux USA en tout cas, il existe des gens courageux que l’on appelle des « journalistes indépendants » qui n’hésitent pas à aller gratter partout pour déterrer des secrets que d’aucuns croyaient parfaitement enfouis et ici deux noms me viennent à l’esprit.

Peter Schweizer, qui serait le petit fils du fameux docteur Schweizer, et qui a écrit un livre (The Clinton Cash) fort bien documenté, en expliquant comment les Clinton, pauvres comme Job en sortant de la Maison Blanche, avaient accumulé plusieurs centaines de millions de dollars en pratiquant une corruption inimaginable dans un pays comme les USA. L’auteur n’a pas été poursuivi en justice pour diffamation par les Clinton, ce qui semble bien indiquer que la recherche était de qualité…
Sara Carter, qui elle s’est fait une spécialité de repérer les arrangements entre FBI, ministère de la Justice, fondation Clinton (la pompe à fric des Clinton), parti démocrate, milieux d’affaires étrangers un peu douteux… et qui a sorti depuis deux ans des dossiers plus accablants les uns que les autres sur une grosse partie de l’administration Obama, les équipes Clinton et les cadres du parti démocrate. Et, dit-elle à chaque interview, elle en a beaucoup d’autres dans ses tiroirs.
Et ces deux personnes, avec l’aide de certains journalistes du groupe de media « Fox », sont en train de faire le boulot que le Washington Post ou le New York Times ont fait au moment des dossiers du Pentagon et du Watergate.

Ceux qui ont du courage aujourd’hui ce sont donc les journalistes indépendants ou républicains. Les journalistes de sensibilité démocrate préfèrent leur parti à la vérité, ce qui est bien triste. Mais comme ils sont très bien payés par les grands groupes financiers qui contrôlent les media aujourd’hui, ils se consoleront rapidement.

Car la grande différence entre l’époque du film et la nôtre est tout simplement que les media, aujourd’hui, ne sont plus indépendants des pouvoirs économiques. À l’époque de madame Graham, la SEULE qui pouvait prendre la décision de publier ou non c’était elle puisqu’elle était PROPRIÉTAIRE du Washington Post. Elle prit la bonne décision. Qu’elle aurait été la décision si le WP avait été détenu par General Electric ou Lockheed ? Je crois deviner qu’un coup de téléphone aurait été donné par le président en exercice à qui de droit et que nul n’aurait jamais entendu parler de ces fameux dossiers.

Aujourd’hui, le WP est détenu par Amazon, les chaînes de télévision, par General Electric ou Walt Disney tandis qu’en France, nos journaux sont possédés par des marchands d’armes, de ciment ou de téléphonie et aucun d’entre eux ne vivrait sans des ‘’arrangements » avec le pouvoir en place.

Que le lecteur se convainque d’une chose : le capitalisme de connivence, la plaie de notre époque, ne peut survivre que si la presse n’est pas libre et pour que la presse reste obéissante, le plus facile est encore d’en acheter la propriété. On ne gagne pas beaucoup d’argent, voire on en perd, mais c’est fou comme cela rend les négociations plus faciles avec les camarades de promotion qui sont au gouvernement.

Et ne restent dans les médias que ceux qui savent obéir…

Les autres, vous les trouverez sur Internet.

http://institutdeslibertes.org/the-pentagon-papers-un-tres-beau-film-dactualite/

https://insolentiae.com/the-pentagon-papers-un-tres-beau-film-dactualite-le-billet-de-charles-gave/

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Sur Europe 1, Pascal Lamy, Pierre Lévy, Catherine Mathieu et Nicole Fontaine polémiquent sur le Brexit et l’Europe

Europe 1 a diffusé le 23 janvier un débat animé par Frédéric Taddéï, qui a opposé Pascal Lamy, ancien commissaire européen et ancien directeur de l’OMC, et Pierre Lévy, rédacteur en chef de Ruptures. Nicole Fontaine, ancienne présidente de l’europarlement, et Catherine Mathieu, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques, y ont également pris part.

ARG LEVY LAMY BREXIT

La station et Frédéric Taddeï ont ainsi permis un échange véritablement pluraliste et contradictoire sur le Brexit, et plus généralement sur l’Union européenne, ce qui n’est pas si courant dans l’actuel Paysage audiovisuel français…

Le thème proposé était : « le Brexit, qui y gagne, qui y perd ? ».

Mais c’est autant le fondement et la légitimité de la sortie du Royaume-Uni que ses conséquences qui ont été au coeur des échanges, toujours courtois, mais particulièrement polémiques.

Brexit, qui y perd, qui y gagne : découvrez le podcast en entier

https://ruptures-presse.fr/actu/lamy-levy-brexit-europe1/

BASE 14 995X225

Echange pluraliste certes, mais sur le plateau Pierre Lévy est bien seul...Mais bon, au moins il a eu droit à la parole, ce qui n'est toujours pas le cas de François Asselineau sur Europe 1 comme sur l'ensemble des chaînes françaises, service public inclus. On remarquera au passage l'arrogance et les certitudes de ceux qui savent mieux que les peuples ce qui est bon pour eux, leurs prédictions pessimistes de leur point de vue sur les conséquences du Brexit et leur conviction partagée que les Britanniques finiront par les supplier de revenir en arrière et de les accepter à nouveau dans le paradis européen, mais le méritent- ils vraiment, eux qui n'ont pas écouté leurs élites éclairées, notamment la présidente du patronat ou encore la City de Londres? Pas de doute, ils vont mordre la poussière avant de réaliser leur erreur tragique. Et en prime, l'Union va profiter de leurs errements pour se renforcer, enfin débarrassée de ce peuple encombrant, insoumis  et empêcheur de tourner en rond.   P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

A Versailles, Macron exhibe des avantages affriolants

Les 42 personnes les plus riches de la Terre possèdent autant que la moitié la moins nantie de l’humanité. Ce rappel fait partie des informations livrées, comme à l’accoutumée, à la veille de l’ouverture du « sommet économique mondial » qui se tenait à Davos du 23 au 26 janvier. Cette année cependant, tout change : lors de leur austère rencontre monacale prévue dans la modeste station helvète, les élites mondialisées, économiques et politiques, l’ont promis : ils vont mettre cette petite anomalie – ce qu’on nomme généralement « les inégalités » – au centre de leurs travaux.

TL RUPTURES CHOOSE FRANCE

140 parmi les plus nécessiteux de ces gueux de la planète en route pour la Suisse ont eu de la chance : ils ont été invités au passage par le président français sous les ors du Château de Versailles pour un dîner d’apparat. Ces damnés de la terre ont ainsi pu bénéficier, lundi 22 au soir, d’un moment pour oublier l’enfer de leur quotidien. Un dîner « Grand siècle », selon les gazettes. Tenue de soirée et langue anglaise de rigueur. On n’en voudra pas au gardien des institutions de faire ainsi une petite entorse à l’article II de la Constitution : on ne va tout de même pas exiger de la brochette des « leadeurs globaux » les plus puissants de la planète de parler le dialecte local. Parmi les heureux élus : les PDG, pardon, les CEO de Goldman Sachs, de JP Morgan, de Bank of America, de McKinsey, de Coca-Cola, de Manpower, de Cisco, de Facebook, de Google, de McDonald (dont la chronique ne précise pas s’il avait amené son propre casse-croûte maison).

Le maître de l’Elysée était aux anges, et renouait ainsi avec ses copains de son job précédent. Chacun comprend qu’il faut courtiser ces héros modernes, ceux-là même qui peuvent distribuer leurs investissements dans l’Hexagone, et gratifier ainsi notre malheureux pays de milliers d’emplois. Car, c’est une chose entendue : avec la libre circulation des capitaux – ce commandement suprême sur lequel est fondé l’Union européenne – ces hommes (et ces femmes, car ces gens-là sont des progressistes) ont un pouvoir quasi-magique : ils créent des emplois. Et les répandent, tel le père Noël, sur notre contrée. A condition, bien sûr, de rendre celle-ci plus attrayante que ses voisines. En faisant valoir ses « atouts » – au Grand siècle, on disait ses « appâts ».

Bref, la République – et son président – font le trottoir. Parmi les dessous affriolants suggestivement exhibés, le maître de cérémonie a promis un dégrèvement fiscal sur les « impatriés ». Comprendre : ceux qui acceptent de sacrifier leur vie en s’établissant dans l’Hexagone.

Moyennant ces petites douceurs, on peut raisonnablement compter sur une pluie de bienfaits octroyés par les philanthropes multinationales. Comme le disent les communicants de la Cour (sans toujours bien comprendre leur propre propos), il faut bien « vendre » le pays. Du reste, Emmanuel Macron a trouvé lui-même le slogan du jour dans la langue de Shakespeare, ou plutôt de Disney, inscrit virtuellement au fronton du Palais du Roi-soleil : « Choose France ».

Il a probablement mis un « o » en trop.

https://ruptures-presse.fr/actu/macron-versailles-davos/

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

«En tant qu'homosexuels, il est de notre devoir de prendre position contre la PMA et la GPA»

FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que les opposants à l'extension de la PMA sont souvent accusés d'homophobie, plusieurs homosexuels refusent de «servir de caution morale» pour justifier la «réification de la femme et de l'enfant». Pour eux, la question n'est pas celle de l'égalité, mais du risque d'aliénation de l'humain par la technique.

TL PMA HOMOS

Le jeudi 18 janvier se sont ouvert les États généraux sur la bioéthique où il sera officiellement discuté de l'ouverture de la PMA aux couples de femmes, c'est-à-dire une PMA sans père, et officieusement de la question de la légalisation de la GPA (qui, bien que concernant tous les couples, devrait aussi permettre aux couples homosexuels hommes de «concevoir» un enfant). C'est en tant qu'homosexuels que nous souhaitons aujourd'hui prendre position contre ce que nous estimons être de graves dérives, réalisées au nom d'un individualisme exacerbé et contre ce qui n'est rien d'autre qu'une tentative de briser l'interdit entourant la réification du corps humain. Notre démarche s'inscrit par ailleurs dans une volonté de briser le monopole des associations dites LGBT, représentantes autoproclamées des personnes homosexuelles, dans leur prétention à incarner l'ensemble des voix de celles-ci. Face à la gravité de la situation et des enjeux éthiques soulevés, nous estimons qu'il est de notre devoir de citoyens et de notre responsabilité morale de prendre publiquement position afin de faire entendre une voix alternative et raisonnable.

Homosexualité et procréation

Le désir d'enfant chez les personnes homosexuelles est éminemment légitime, mais ne peut cependant se réduire à une question d'accès à l'égalité, à des droits, et à la lutte contre les discriminations. Une telle vision simpliste implique en effet qu'il existerait une inégalité dans l'accès à la procréation pour les homosexuels, que cette inégalité serait le fruit d'une discrimination, et qu'il appartiendrait donc à l'État de corriger cette situation en ouvrant la PMA aux couples de femmes et en légalisant la GPA. Or, cet argument est fallacieux. En effet, deux hommes ou deux femmes ensemble ne peuvent intrinsèquement concevoir un enfant et cette impossibilité de procréer est une donnée objective qui n'est pas le fruit d'une quelconque action discriminante de la société ou de l'État ; elle est de nature, et propre à la condition homosexuelle. En ce sens, les personnes homosexuelles ne peuvent prétendre à une réparation de l'État afin de pallier une discrimination puisque cette dernière n'existe pas. Dire cela n'est pas de l'homophobie, mais simplement un rappel objectif des faits. Ce constat est peut-être difficile à entendre pour certains, mais nous pensons pour notre part qu'assumer pleinement son homosexualité revient aussi à accepter les limites qui en découlent.

Dans ce débat, nous remarquons que la plupart des arguments avancés par les défenseurs de ces pratiques sont du registre du subjectif et de l'émotion (désir d'enfant, souffrance de ne pas pouvoir en avoir, sentiment de discrimination, etc.). Or, nous pensons que face à l'ampleur des enjeux, l'État ne devrait pas fonder son action sur les émotions et les inclinaisons subjectives de chacun, mais devrait au contraire la fonder en raison. Or, celle-ci appelle clairement au maintien de l'interdiction de la PMA pour les couples de femmes et de la GPA, que cette dernière s'adresse aux couples hétérosexuels ou homosexuels.

PMA pour couples de femmes et GPA pour tous

Certains avancent comme argument qu'il est discriminatoire d'autoriser la PMA aux couples hétérosexuels et de la refuser aux couples de femmes. Nous réfutons cet argument. En effet, la PMA pour les couples hétérosexuels entre dans le cadre de l'Assistance médicale à la procréation (AMP). Elle est donc un traitement médical qui permet de pallier une condition médicale d'infertilité d'un couple hétérosexuel. Effectivement, l'ordre naturel des choses implique qu'un couple hétérosexuel soit normalement fertile. L'infertilité peut donc s'assimiler dans ce cas-ci à une maladie, il est alors normal qu'un traitement médical soit offert. Or, un couple de femmes est objectivement et par définition infertile. Celles-ci ne souffrent donc d'aucune condition médicale ou maladie qui justifierait qu'elles aient accès à la PMA. Nous irons même plus loin en affirmant que, la PMA étant un traitement médical, permettre son accès aux couples de femmes reviendrait à sous-entendre que les femmes homosexuelles seraient malades, ce qui constituerait bien entendu un retour en arrière considérable.

Nous nous opposons aussi à la légalisation de la PMA pour les couples de femmes, car elle ouvre une boîte de Pandore qui mènera tout naturellement à la légalisation à terme de la GPA (bien que la GPA concerne tous les couples, homosexuels comme hétérosexuels, elle est notamment promue par des associations dites LGBT comme un moyen de permettre aux couples d'hommes de «concevoir» un enfant). En effet, bien que de natures différentes, la PMA pour les couples de femmes et la GPA sont revendiquées au nom d'un prétendu nouveau droit pour les couples homosexuels, le droit à l'enfant. Or, au nom du principe d'égalité, il sera impossible d'interdire la GPA une fois la PMA pour les couples de femmes légalisée. En effet, au nom de quoi les homosexuels hommes n'auraient-ils pas, eux aussi, le droit d'avoir accès à une nouvelle technique leur permettant de «concevoir» un enfant?

L'enjeu principal ici est la réification de la femme vue comme «moyen» au service d'un couple qui louerait son utérus pour porter son enfant. Or, après des décennies de féminisme, il est difficilement concevable qu'aujourd'hui la réification du corps de la femme apparaisse par le biais du discours libéral. En ce sens, l'argument selon lequel la mise à disponibilité par certaines femmes de leur utérus serait éthique parce qu'elles le feraient de manière libre et consentie nous semble irrecevable. Ce serait en effet nier toute la dimension d'un principe moral fondamental et caractéristique de notre civilisation occidentale, résumé notamment par l'impératif pratique kantien: «Agis de telle sorte que tu traites l'humanité comme une fin, et jamais simplement comme un moyen

Cet impératif est au cœur du principe de dignité humaine que l'on est en droit d'exiger de l'autre, mais aussi de tout être humain envers lui-même. En ce sens, il existe une multitude d'exemples où la loi interdit certains comportements et pratiques, quand bien même cela ne concernerait personne d'autre que soi: ne pas porter sa ceinture de sécurité en voiture est dangereux seulement pour soi et pourtant illégal (on ne peut invoquer sa liberté individuelle pour ne pas la porter), le lancer de nains est interdit (indépendamment du consentement des intéressés), je n'ai pas le droit de consommer de la drogue (même si en le faisant je ne porterais atteinte qu'à moi-même), et si je porte atteinte à mon intégrité physique en m'automutilant, il est possible que je sois interné de force en hôpital psychiatrique. Ainsi, pourquoi la société devrait-elle accepter que certaines femmes réifient leur propre corps en louant leur utérus au prétexte qu'elles seraient consentantes?

Ensuite, le caractère éthique de la GPA serait supposément garanti par l'interdiction de rémunérer la gestatrice et par le caractère altruiste qui motiverait sa décision de louer son utérus. Argument irrecevable, encore une fois, puisque l'absence de rémunération ou l'altruisme de la démarche n'enlèvent rien au fait que le corps serait tout de même réifié, la grossesse n'étant pas une activité, mais un état.

Enfin, à la réification de la femme s'ajoute celle de l'enfant: objet d'une transaction contractuelle, ce dernier devient donc lui aussi un objet, et non plus une personne. Nous estimons, en outre, inadmissible que des individus contournent l'interdiction de la GPA en France en faisant appel à des gestatrices à l'étranger et demandent, une fois de retour en France, la reconnaissance par l'état civil de leurs droits parentaux sur l'enfant qu'ils ont obtenu. Nous voyons là une façon malhonnête et mesquine de mettre l'État français au pied du mur. Ces personnes se sont volontairement mises hors la loi, elles ne peuvent donc pas ensuite demander un accommodement à l'État français puisque la pratique de la GPA est illégale en France. En ce sens, l'existence en France d'enfants nés par GPA à l'étranger ne peut en aucun cas motiver une adaptation ou une modification de la législation française puisqu'on ne fonde pas la règle sur l'exception ni sur la légalité de tel ou tel acte à l'étranger. Nous reconnaissons cependant ici la précarité de la situation de ces enfants qui subissent les conséquences de l'irresponsabilité de leurs «parents» d'intention. Nous reconnaissons aussi l'importance de trouver des solutions dans l'intérêt supérieur de ces enfants. Nous refusons cependant que l'unique réponse à apporter soit celle d'une trahison par l'État français de l'esprit de ses propres lois en reconnaissant les droits parentaux d'individus ayant eu recours à une GPA à l'étranger.

Ainsi, le maintien de l'interdiction de la GPA en France (à l'instar de l'Allemagne, de l'Italie, de la Suisse, de l'Espagne, du Danemark, de la Suède, de la Finlande, des Pays baltes, du Québec, etc.) va dans l'intérêt de la protection d'une conception humaniste de la procréation, soucieuse de la défense des plus vulnérables, et qui respecte l'interdit de toute exploitation et réification de l'être humain. Dans cette perspective, le rôle de l'État n'est pas d'assurer l'accès à toujours plus de droits individuels, mais bien de protéger les plus faibles contre les excès de l'individualisme et de préserver une certaine conception de l'Homme.

Progrès technique et usage moral

La PMA pour les couples de femmes et la GPA, présentées faussement comme des avancées permettant aux femmes et aux hommes homosexuels de «concevoir» un enfant, ne sont que des avancées techniques. Or, des avancées techniques ne sont pas nécessairement des progrès sur le plan moral. En ce sens, elles sont axiologiquement neutres et ne nous disent rien de l'usage moral qui en sera fait. Les partisans de la PMA pour les couples de femmes et de la GPA se parent de la vertu de la lutte contre l'homophobie pour les faire accepter. Nous refusons de servir de caution morale à une vision archaïque et régressive de l'humain, fût-ce au nom de la liberté.

Pour finir, face à ceux qui affirmeraient que nos positions empêchent toute possibilité pour les homosexuels de devenir parents, là encore nous répondons que cela est faux. En effet, il n'existe, aujourd'hui en France, aucune loi qui interdise aux personnes homosexuelles de devenir parents (ce ne sont que les moyens par lesquels elles souhaitent le devenir, c'est-à-dire la PMA pour les couples de femmes et la GPA, qui sont interdits). En ce sens, le maintien de l'interdiction de la PMA pour les couples de femmes et de la GPA n'épuise pas, par ailleurs, la possibilité d'une réflexion de fond sur les alternatives éthiques dont disposent les homosexuels pour avoir des enfants.

Jean-Mathias Sargologos, Sébastien de Crèvecoeur et Jacques Duffourg-Müller.

Jean-Mathias Sargologos est diplômé en science politique et de HEC-Montréal, étudiant aux cycles supérieurs en histoire de l'art, et journaliste.

Sébastien de Crèvecoeur est normalien (Ulm), ancien professeur de philosophie, chercheur en management, et consultant en art.

Jacques Duffourg-Müller est critique musical.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/01/26/31003-20180126ARTFIG00197-en-tant-qu-homosexuels-il-est-de-notre-devoir-de-prendre-position-contre-la-pma-et-la-gpa.php

Charles Maurras, ou l’effacé de l’Histoire

 

BASE 14 995X225

En ces temps de chasse aux "fake news", prétexte aux restrictions à la liberté d'expression, et aux tentatives diverses d'intimider les dissidents et tous ceux qui ne pensent pas comme il faut, et face à l'unanimité de nos médias pour approuver la dernière censure en date, il me parait utile de faire entendre une voix discordante sur "l'affaire Maurras". Par principe, tout simplement.  P.G.


 

TL MAURRAS BREVIAIRE

TRIBUNE LIBRE / Bréviaire des Patriotes

 

Né dans les terres de Provence, à Martigues. Maurras restera imprégné toute sa vie d’un caractère méridional, grec, qui le rapprochera inlassablement de la culture classique qu’il érigea comme un rempart de la civilisation envers un monde futur ne l’enchantant guère. D’une intelligence particulière et profondément littéraire, Charles sera pourtant, à 14 ans, frappé d’un mal inattendu : la surdité, sûrement le prodrome de ce qu’il adviendrait plus tard, son incapacité à entendre le futur.

Charles, le sourd du siècle

Si la surdité est déjà un handicap, elle ne se résume pas à la mauvaise perception des sons, elle entraîne aussi une dégradation des capacités vocales. Ainsi Charles se retrouva-t-il avec une voix qui semblait sortie du plus profond des abîmes, stridente, peu agréable, et peu propre à la carrière d’orateur qu’il se promettait. Oui, Maurras, louangeur de la polémique, élève de Boileau, voyait son ironie altérée par des paroles articulées comme les prophéties d’un vieillard druidique, où se mêlent foudre et cris irritants sortis d’outre-tombe.

Goûteur des mouvements de son époque, il devint félibréen et boulangiste. La Provence et la Nation tout entière : paradoxe maurrassien de régionalisme traditionnel et de nationalisme révolutionnaire. Se plaçant sous l’égide de Barrès, il eut une véritable dimension dans l’Affaire Dreyfus, crachant un bon nombre d’articles contre le capitaine dans La Cocarde, il influença la bipolarisation du débat sur la culpabilité de Dreyfus, se rangeant dans le camp “anti-dreyfusard” face aux “dreyfusards” tels Zola, Péguy, et Clémenceau.

Cette affaire le propulsa au centre de la vie publique, intégrant l’Action Française de Maurice Pujo et d’Henri Vaugeois, revue, fondée en 1899, de tendance républicaine, Maurras n’arrêtait plus son ascension. Après avoir converti les fondateurs de la revue aux idées royalistes, il s’empare de la direction du journal et s’impose comme le maître intellectuel de toute une France conservatrice et nationale.

Maurras, l’intellectuel qui récite des poèmes de son invention en sortant du journal, est aussi un homme d’action. Et pas seulement d’action intellectuelle, il désire une action populaire, une action de chaire et de sang. Il fonde alors la Ligue d’Action Française, composée de militants nommés Camelots du Roi, qui se rendent dans la rue pour manifester contre le régime parlementaire et la “Gueuse” en général. Mais, outre l’adorateur de politique, il y a le littéraire, ardent défenseur d’un modèle classique en perdition, gardien d’un temple disparu, spectre d’un temps révolu. Le XXe siècle est là, il attend Maurras au tournant pour le déchiqueter et le gommer des siècles futurs.

Maurras, ou une conception française du nationalisme pensé

Pour nos contemporains gauchistes Maurras est devenu l’épouvantail d’un champ idéologique qu’on ne devrait pas approcher. “Corbeaux républicains ! Abstenez-vous !” pourrait clamer la bien-pensance actuelle. Car, s’intéresser à la doctrine maurrassienne, c’est d’abord se pencher sur la Terre, une conception très proche de celle développée par Barrès et honnie par nos élites actuelles.

Le “nationalisme intégral”, théorisé par Maurras, est un vieux tableau où l’on voit lavandes et paysans au travail. Si l’on utilise les thèses de René Rémond, on pourrait dire que la pensée de Maurras se rapproche d’une très vieille pensée de droite : celle des ultracistes (ultra-royalistes) prônant un régime décentralisé, qui respecte l’autonomie des régions tout en affirmant leur coordination sous l’autorité d’un roi. Néanmoins, le vocabulaire employé, le verbe, la manière d’agir sur le terrain s’inspirent d’un certain bonapartisme rouge, national et populaire.

Voilà pourquoi cette pensée a pu séduire des milieux radicalement différents, du paysan à l’ouvrier, de l’aristocratie à une certaine bourgeoisie patriote. Il faut également ajouter que ce nationalisme ne repose pas sur la notion de “races” mais sur celle d’une “culture gréco-latine” appuyée par la religion catholique. Maurras se fait ainsi laudateur d’un modèle assimilationniste romain, annihilant les différences pour mieux introduire l’individu étranger dans la société française.

Maurras ne peut que s’opposer au nationalisme germanique, racial plus que culturel, révolutionnaire plus que réactionnaire. On peut, en effet, trouver un article à ce sujet sur Internet dans les “Textes de Maurras”, où l’intellectuel nationaliste dresse un portrait virulent de ceux qui se font apologistes, en France, du nationalisme racial.

L’Antisémitisme maurrassien : Détestation d’une race ou refus de l’imperium in imperio ?

Bien que partiellement faux, je me permets d’utiliser le terme “antisémitisme”, puisqu’il fut revendiqué par Maurras lui-même, et que le penseur monarchiste se référa souvent à Drumont, célèbre écrivain et penseur de l’antisémitisme. Il faut pourtant examiner avec attention l’antisémitisme de Maurras. Car, comme je l’ai souligné, Maurras ne s’appuie pas sur la race, mais sur la culture. Défendant un antisémitisme d’Etat, il pense néanmoins que les juifs, dans le cadre de la monarchie, se fondraient dans le moule français par la seule autorité du roi.

En réalité, Maurras associe la République, “régime de l’étranger”, avec le “juif d’affirmation”, qui pense et réagit en fonction de sa judaïté. La monarchie selon Maurras permettrait donc d’éviter la domination d’une culture juive coopérant avec un régime qu’il estime vendu au cosmopolitisme. « L’antisémitisme est un mal si l’on entend par là cet antisémitisme de “peau” qui aboutit au pogrom et qui refuse de considérer dans le Juif une créature humaine pétrie de bien et de mal, dans laquelle le bien peut dominer. On ne me fera pas démordre d’une amitié naturelle pour les Juifs bien nés.» On comprend mieux, à travers cette phrase, l’idéologie maurrassienne. Maurras rejette une religion, et non des individus qui constitueraient une race.
Son amitié avec Marcel Proust (de confession juive), génie de la littérature, et son admiration pour le romancier attestent tout à fait de son refus de tomber dans le racialisme. Il sait reconnaître l’homme qui “sera un témoin nouveau de la vérité retrouvée”. Cette vision l’amène forcément à la condamnation du nazisme dont « l’entreprise raciste est certainement une folie pure et sans issue ».

L’Erreur du choix Pétain, ou comment Maurras a choisi le mauvais rôle de l’Histoire

Maurras aurait pu se vêtir des glorieux habits d’un chantre de la Résistance, et monter sur l’Olympe de la postérité. Malheureusement, Maurras a vu, dans le régime de Vichy, «une divine surprise». Qu’il fut naïf le Maurras ! Il ne soupçonnait point que moins d’un siècle plus tard, on vouerait “l’Etat français” aux gémonies. Mais Maurras était déjà fou, «fou à force d’avoir raison», selon le Général de Gaulle. Il se jeta dans le précipice infernal pour échapper aux ombres “judéo-maçonniques et aux démocrates”, qu’il croyait sous Vichy, totalement éliminés.

Il aurait dû se méfier, Vichy fut le fourrier de tous les gaucho-pacifistes, prônant l’armistice, avant même d’avoir combattu. Lui, l’anti-germaniste affirmé, pourquoi s’est-il reconnu dans un régime né de la défaite de la France ? Certainement parce que Maurras n’a pas cru à l’influence si grande que pouvait avoir l’Allemagne sur la politique de Pétain, alors que la France devenait la marionnette d’un régime effroyable. Maurras est resté fixé sur la France, seulement la France et ses conflits politiques internes. Voilà l’erreur de Maurras : de n’avoir perçu que la parure de Vichy, “Travail, Famille, Patrie”, une doctrine nationale dissimulant le joug de l’étranger.

Charles Maurras n’appartient pas, en effet, aux deux catégories de collaborateurs : pacifistes et adeptes de l’idéologie nazie. Non, l’écrivain provençal s’est trompé de camp, le vrai monarchiste n’était pas à Vichy, il était à Londres, il s’appelait, lui aussi, Charles. Le vieux Maurras ne fut pas prophète, à partir du moment où il affirmait son soutien au régime du Maréchal, il était vaincu de l’Histoire à jamais. A moins que…

Comment défendre une idée maurrassienne aujourd’hui ?

Comme le régime de Vichy ne collabora pas par idéologie mais par soumission, il faut bien distinguer, chez Maurras, l’idéologie et le soutien au régime pétainiste. La théorie est en elle-même tout à fait recevable, et si nous la séparons de l’homme qui l’a produite, elle constitue l’une des influences du gaullisme de 1958. Nous ne pouvons point calquer une erreur sur une idéologie qui n’a rien de “nazie” et de “racialiste”, nous l’avons démontré précédemment. Attribuer un ralliement de l’homme, qui accoucha du “nationalisme intégral”, à des principes soi-disant intrinsèques à cette idéologie, serait une grossière méprise.

La doctrine maurrassienne ne doit pas être considérée comme responsable d’un accident de l’homme qui l’enfanta. Et l’homme en lui-même, par cette idéologie, est totalement éloigné du nazisme. Mais j’avoue qu’il est difficile de faire comprendre aujourd’hui que l’adhésion au pétainisme en tant que principe politique n’est pas l’adhésion au nazisme. Ce régime aurait très bien pu être “de gauche humaniste” -puisque c’est à la mode-, cela n’aurait rien changé, la collaboration eût été la même. Arrêtons, donc, de condamner les idées maurrassiennes pour ce qu’elles ne sont pas ! Même si je sais qu’on est plus enclin à abhorrer les idées réactionnaires que révolutionnaires… L’Avenir de l’Intelligence (*) nous enseigne, pourtant, que ces dernières sont souvent les instruments d’un système cherchant à faire croire qu’il existe un semblant d’opposition.

http://www.lebreviairedespatriotes.fr/25/06/2012/archives/non-classe/charles-maurras-ou-lefface-de-lhistoire/

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,