jeudi 22 mars 2018

L'UPR manifeste à Limoges pour la défense des services publics ce matin

Madame, Monsieur,

Le Bureau national de l'UPR a décidé d'appeler à la manifestation unitaire du 22 mars.

En Limousin, un cortège UPR sera organisé à Limoges pour la manifestation inter- syndicale qui débute à 10h30.

AGENDA MANIF 22 MARS 18

J'invite les militants, adhérents et sympathisants de Haute- Vienne, de Creuse et de Corrèze qui le peuvent à manifester derrière la banderole de l'UPR.

Rendez- vous au local UPR 87 jeudi matin à 9h45. Si vous arrivez plus tard, merci de contacter votre délégué départemental.

Notre objectif est bien sûr de contester la réforme en cours de la SNCF, mais aussi, et nous serons les seuls, à exposer les vrais responsables du démantèlement de nos services publics, à savoir la Commission européenne et ses complices.

Merci par avance à tous ceux qui nous rejoindront!

Vive la République, vive la France!

Cordialement,

Philippe GOMBERT, délégué UPR du Limousin

 

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L’UPR participe aux manifestations le jeudi 22 mars pour la défense des services publics, et contre l’Union européenne...

...qui est responsable de leur démantèlement

TRACTS SNCF

L’UPR appelle les Français à se joindre aux manifestations prévues le jeudi 22 mars pour défendre les services publics à la française.

Les adhérents et sympathisants de l’UPR rappelleront quelle est la véritable cause de la destruction de nos services publics et de l’affaiblissement de l’État : notre appartenance à l’Union européenne et à l’euro. MM. Macron et Philippe ne sont que les exécutants zélés d’une politique gravée dans le marbre des traités européens et mise en œuvre par Bruxelles quel que soit l’avis des Français.

L’article 106 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne impose, en effet, de soumettre à la concurrence les secteurs relevant de monopoles d’État. L’euro, pour sa part, induit des politiques d’austérité sans fin dont le résultat est de réduire inlassablement les moyens de l’État, et donc des services publics qui ne fonctionnent plus normalement ou qui finissent par être privatisés.

Les adhérents et sympathisants de l’UPR rappelleront la seule vraie et unique solution à mettre en œuvre pour mettre un coup d’arrêt au saccage des services publics : le Frexit. Toute autre politique conduira inexorablement à la poursuite de leur anéantissement.

Enfin, nous mettons dès à présent en ligne notre tract spécifique à la SNCF, tiré à 60 000 exemplaires, consultable ici.

https://www.upr.fr/actualite/lupr-participe-aux-manifestations-le-jeudi-22-mars-pour-la-defense-des-services-publics-et-contre-lunion-europeenne-qui-est-responsable-de-leur-demantelement

AGENDA MANIF 22 MARS 18

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Baisse des coûts en vue pour la SNCF : la troisième lame du rasoir pour les cheminots

Après le rapport Spinetta en février et au lendemain de la présentation du projet de loi de réforme de l'entreprise, la direction a remis ce jeudi la feuille de route d'un plan stratégique qui vise à gagner en compétitivité. Les syndicats sont sur le pied de guerre.

ACT SNCF MANAGEMENT

C'est la troisième lame du rasoir pour les cheminots de la SNCF. Celle qui va aiguiser davantage leur inquiétude et leur colère face à la révolution à venir de leurs conditions de travail que cherchent à mettre en place son actionnaire, l'État, et sa direction, pour affronter l'ouverture à la concurrence du marché ferroviaire d'ici à 2023.

Après le rapport Spinetta en février qui a pointé les incohérences et les lourdeurs du système et de la politique ferroviaire, puis la présentation ce mercredi du projet de loi d'habilitation pour la réforme de l'entreprise publique, la direction de la SNCF a présenté ce jeudi à sa ministre de tutelle, Elisabeth Borne, la feuille de route d'un plan stratégique visant à créer une « nouvelle SNCF, plus forte (...) dans un secteur qui sera ouvert demain à la concurrence», selon la ministre.

Aligner les coûts sur les concurrents signifie les baisser de... 27%

Ce plan s'annonce décoiffant puisqu'il vise à « aligner les coûts de la SNCF sur les standards européens, d'améliorer la polyvalence des métiers, de réorganiser le travail, de former aux métiers de demain, de renforcer la productivité industrielle, de moderniser le dialogue social et de mieux intégrer toutes les mobilités ».

Aligner les coûts de la SNCF sur ses concurrents signifie baisser les coûts de 27%. C'est énorme. Certes le plan actuel de baisse des coûts de 2,5 milliards d'euros d'ici à 2020 par rapport à 2016 va contribuer à réduire cet écart, mais il restera encore une très grande marche à monter. L'épineuse question de la productivité sera donc abordée et la façon de travailler s'apprête donc à être bouleversée. La concertation avec les syndicats s'annonce très tendue.

Un pacte d'entreprise comme à La Poste

Un peu comme Jean-Paul Bailly l'avait fait à La Poste entre 2003 et 2007, le patron de la SNCF Guillaume Pepy compte négocier avec eux un "pacte d'entreprise", ciment de ce "projet stratégique".

Ce "pacte d'entreprise, un peu comme il en a existé à La Poste (...) est un contrat entre l'État, qui apporte des choses (...), l'entreprise qui se transforme, et les salariés", a expliqué Guillaume Pepy.

"Notre idée, c'est d'arriver à concerter un cadre commun d'entreprise. (...) C'est celui qui fédère, c'est celui qui unit les cheminots, et ce doit évidemment être un cadre qui est attractif, un cadre qui est moderne et qui permet à la SNCF d'atteindre ses ambitions."

Grève dure

Il n'empêche, ce plan et la perspective de la fin du régime spécial des retraites des cheminots risquent de susciter une réponse en règle des syndicats qui doivent décider ce jeudi de lancer ou pas un mouvement. Une grève reconductible semble acquise.

"La grève s'annonce dure, car nous sommes à tort ou à raison dans une ambiance très 'cheminots bashing' avec les incidents techniques, le discours fin février d'Édouard Philippe. Beaucoup de cadres sont remontés. Un esprit de corps qui s'est créé récemment en disant 'on nous attaque, on va réagir' ", expliquait récemment une source haut placée à la SNCF.

Christophe Castaner, délégué général de La République en marche et secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, a concédé que le gouvernement s'inquiétait d'une possible grève dure.

Un mouvement que feint de ne pas comprendre Elisabeth Borne.

"Je ne comprends pas la grève alors que la concertation est en cours sur des sujets très importants pour les cheminots. Ces derniers veulent savoir comment ça va se passer, les réponses sont à bâtir dans la concertation, dans la négociation. Les cheminots attendent des réponses", a-t-elle expliqué.

Interrogé sur l'opposition des syndicats à la réforme, Guillaume Pepy a répondu :

"Face à des points d'inquiétude, la seule réponse, c'est la discussion, et, ensuite, l'action."

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/baisse-des-couts-en-vue-pour-la-sncf-la-troisieme-lame-du-rasoir-pour-les-cheminots-772010.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180316

AGENDA MANIF 22 MARS 18

Sanctions contre les chômeurs : le gouvernement annonce ses projets

Étape de la concertation avec les partenaires sociaux, le ministère du Travail a présenté le 19 mars de nouveaux axes de son projet de réforme de l’assurance chômage : plus de contrôles et des sanctions alourdies contre les chômeurs.

ACT GATTAZ GOPE

Partenaires sociaux, organisations patronales et syndicats qui gèrent l’Unédic ont été reçus au ministère du Travail, ce 19 mars, pour prendre connaissance des arbitrages du gouvernement sur l’assurance-chômage.

Le cabinet de la ministre Muriel Pénicaud dévoilait les grandes lignes du projet de «Loi sur la liberté de choisir son avenir professionnel» qui doit être présenté mi-avril pour un vote au Parlement d’ici cet été. Il s’agissait principalement de notifier aux trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) et aux cinq syndicats (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC et FO) un renforcement des mesures de contrôle des demandeurs d’emploi qui avaient été annoncées pendant la campagne.

Selon les projets du gouvernement, refuser une «offre raisonnable d’emploi» ou l’insuffisance de recherche d’emploi seront désormais passibles de suspension d’allocations pendant un mois la première fois, deux mois la deuxième fois et quatre mois la troisième fois. Au deuxième et troisième manquement, l’allocation ne sera pas seulement suspendue mais définitivement amputée. Il s’agit donc surtout de modifications rendant plus sévères les sanctions déjà prévues par la loi de 2008, adoptée sous le deuxième gouvernement Fillon, qui avait déjà introduit la notion d’ «offre raisonnable d’emploi».

Triplement des agents pour contrôler les demandeurs d’emploi

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Parmi les mesures phares chères à Muriel Pénicaud : le triplement des agents de Pôle Emploi affectés au contrôle des demandeurs d’emploi. Ils devraient passer de 200 actuellement à 600 selon le projet de loi. Mais est-ce à cause d’un manque de moyens ou d’un manque de cas correspondants que la loi prévoyant les radiations a donné jusqu’ici peu de résultats ? Interviewé le jour même sur la chaîne Public Sénat, Hervé Chapron, ancien directeur général adjoint de Pôle Emploi, a rappelé que «Toutes les études avaient montré que 90% à 92% des demandeurs d’emploi cherchaient vraiment un travail. »; avant d’analyser : « Se focaliser sur le contrôle des chômeurs est une chose qui peut être intéressante médiatiquement mais qui […] ne rapportera pas l’équilibre des comptes

Toutefois, de nombreux points restent à préciser, comme les critères définissant les «offres raisonnables» qui doivent en partie être définis avec le demandeur d’emploi et être personnalisés. Parmi eux, la distance entre le domicile et le lieu de travail, mais aussi le salaire en deçà duquel un demandeur d’emploi peut refuser une offre. Il doit, actuellement être d’au moins 85% du salaire précédent dans une fonction comparable après six mois d’inscription à Pôle Emploi.

 

Dans une interview exclusive accordée au Parisien, il y a environ un an, le candidat Macron annonçait déjà un durcissement, en prévoyant d’abaisser ce seuil à 80%, voire 75%, sans parler d’attendre six mois : «Si des emplois décents correspondent à votre qualification et que le salaire n’est pas inférieur de plus de 20-25 % à votre ancien poste, vous ne pourrez pas refuser plus de deux offres. Sinon, vos indemnités seront suspendues. C’est ça la vraie révolution de la flexi-sécurité.»

A l’époque, Emmanuel Macron présentait ces nouvelles contraintes comme une «contrepartie» de l’extension des droits à l’allocation aux démissionnaires, mais aussi aux indépendants. En effet, ces derniers, auraient désormais droit, en cas de liquidation judiciaire, à une allocation de 800 euros par mois durant six mois, sous certaines  conditions. Mais aucune cotisation supplémentaire ne serait prélevée pour financer ce nouveau droit qui devrait donc alourdir la charge de l’assurance chômage. La logique peine toutefois à expliquer le lien entre le durcissement des contrôles pour des salariés devenus chômeurs et de nouveaux droits accordés aux indépendants et non financés au préalable.

Cela fait les bons comptes du Medef puisque cette mesure permet de précariser davantage les travailleurs en les obligeant à accepter toute forme d’emploi au rabais, sans quoi ces derniers se verraient supprimer leurs allocations.

Une stratégie qui permet dés lors de flexibiliser davantage le marché du travail, et qui permet également de faire baisser la courbe du chômage en faisant tout bonnement disparaître nombre de chômeurs des statistiques officielles.

Une baisse du taux de chômage par la radiation ou la précarisation.

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Muriel_Pénicaud

https://francais.rt.com/economie/48953-sanctions-contre-chomeurs-gouvernement-annonce-durcissement

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=2002675F696E8AA92A78D674377C1C86.tplgfr30s_1?idArticle=LEGIARTI000006903813&cidTexte=LEGITEXT000006072050&dateTexte=20180319

https://aphadolie.com/2018/03/21/sanctions-contre-les-chomeurs-le-gouvernement-macron-annonce-ses-projets/

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ON NE SAUVERA PAS LES STATUTS SANS COMBATTRE L’U.E. ET SES DIRECTIVES DE MORT !

TRIBUNE LIBRE / PRCF

ARG MOBILISATION ANTI UE

Il est illusoire de prétendre sauver le des dans le cadre de l’euro-directive ferroviaire qui substitue à la logique de service public issue de 36 et du CNR la logique capitaliste de « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (traité de Maastricht).

Cheminots, fonctionnaires, électriciens, souvenez-vous que certains ont prétendu sauver le statut de France-Télécom dans le cadre de l’euro-privatisation Jospin-Gayssot… On sait ce qui est advenu ensuite des agents de FT resté sous statut : ils ont parfois été plus harcelés encore par leur direction que les personnels officiellement précaires…Avec pour conséquences les drames que l’on connait !

Pas plus qu’il n’est sérieux de prétendre sauver le bac national, le statut national des fonctionnaires, l’Éducation nationale et les diplômes nationaux, comme le prétendent presque tous les syndicats enseignants, en ménageant la vache sacrée de la « construction européenne » et en ne levant pas un doigt pour défendre la nation indépendante, le produire en France, la langue française et tout ce que l’euro-atlantisme dominant envoie à la déchetterie sur l’autel de la « mondialisation » (des profits !).

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Cessons de ménager le chef d’orchestre patronal européen dont Macron-MEDEF et Pépy ne sont que les petits proconsuls arrogants. Pour nationaliser les luttes, les étendre à l’Europe, brisons les chaînes de l’Union européenne !

https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/%e2%80%a2on-ne-sauvera-pas-les-statuts-sans-combattre-lu-e-et-ses-directives-de-mort/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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Casse sociale et tout anglais, une même politique dénoncée par les militants CGT d’Annecy

Dans le très intéressant journal de l’UL d’Annecy en ( lire ci-après), les militants font le lien entre la politique de et la politique de casse sociale accelérée . La langue n’est elle pas le premier service public des travailleurs ? leur premier outil pour s’unir et défendre leurs droits ?


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«In Annecy Mountains»

Dans le magazine de l’agglomération, le « Grand Annecy » N°3,  de décembre 2017, il faut lire l’éditorial du président du Grand Annecy, Jean-Luc Rigaut :

“«In Annecy Mountains»: c’est désormais en ces termes que notre territoire rayonnera au-delà de ses frontières !.. »….

et les pages « Tourisme » 18 et 19,

“Désormais, ce territoire parlera d’une seule voix”

Il faut lire ces pages qui nous éclairent sur l’ambition affichée de déposséder les citoyens de leur territoire. Alors que communes, cantons – et bientôt départements – issus de la Révolution française, perdent leur essence et leurs compétences au plus près des gens, nous voici projetés dans un nouveau « territoire » « In Annecy Mountains », des bords du lac aux cimes des Aravis, du Plateau des Glières au massif des Bauges…

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Après nous avoir dépossédés, de manière terriblement violente, de la démocratie de décider au niveau des communes, voilà qu’on nous impose de parler la langue de l’Empire, dans la négation complète de l’article II de la Constitution (« la langue de la République est le français ») et de la loi Toubon du 4 août 1994 (« la langue française « élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France, langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publics »)» Alors que le français est le premier service public de France et le lien du socle social déjà bien fragilisé dans notre pays, toutes sortes de décideurs politiques et économiques, dans une configuration générale de relégation systématique du français au profit du tout-anglais, choisissent de substituer le business globish aux expressions françaises : c’est la stratégie “communication” des chasseurs de profits.  Cette entreprise soustraite au débat citoyen par la réforme territoriale vise à instituer le Grand Marché Transatlantique avec sa langue des affaires et de l’entreprise, une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (Maastricht).

Ces acteurs politiques et économiques locaux affichent très clairement leurs « ambitions internationales », un « pari audacieux ». Les décideurs haut-savoyards veulent mettre la barre très haut  pour que le « territoire » soit choisi par l’État comme « zone touristique internationale » à l’instar de celles déjà créées, à Paris, Nice, Cannes ou Deauville et où s’impose la déréglementation du travail, la caricature du « travailler plus pour gagner plus »…  Les commerces peuvent y ouvrir les dimanches et jusqu’à minuit, sur la base de compensations salariales sans garanties de contreparties minimales pour les salariés… contreparties négociées au cas par cas…

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Et pour arriver à leurs fins, les pouvoirs politiques et économiques sont prêts à vendre notre région comme une savonnette au travers d’ « une marque d’attractivité territoriale » !

Dans ce contexte imposé de pensée  et d’économie unique, d’uniformisation culturelle et de discrimination entre l’élite mondialisée et les dominés méprisés baragouinant le globish, la résistance organisée s’impose.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/casse-sociale-et-tout-anglais-une-meme-politique-denoncee-par-les-militants-cgt-dannecy/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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Affaire Skripal... ou opération Artichok ?

TRIBUNE LIBRE / Par Ph. Huysmans

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Le Royaume-Uni, en butte à ses turpitudes économiques, et suivant la déconfiture en rase campagne de son Suzerain américain dans ses projets de « regime change » au Moyen Orient, veut, plus que jamais, faire taire toute voix dissidente... Avec en ligne de mire la chaîne Russia Today, qualifiée par Theresa May d'officine de propagande de l'État russe.

 

Source : google street viewTout commence le 4 mars dernier, quand au sortir d'un restaurant italien, situé sur Castle Street, à Salisbury, un ancien agent russe — en fait un agent double — et sa fille, sont retrouvés inconscients sur un banc, à une trentaine de mètres de là. Immédiatement, les autorités envisagent un empoisonnement, suivent la piste d'un agent innervant de la famille des novichoks, et à peine quelques jours plus tard, désignent comme coupable la Russie de Vladimir Poutine avant de monter d'un cran, et d'impliquer directement la responsabilité personnelle du président russe dans cette agression.

« Il y a deux erreurs par rapport à la théorie du complot. La première c’est d’en voir partout et la deuxième c’est de n’en voir nulle part » (Frank Lepage)

À quelque chose malheur est bon, dit-on, et il se trouve que cette affaire, est un cas d'école en matière de coup monté aux fins de propagande. C'est ce que je me propose de vous démontrer, sans avoir à faire appel à des théories nébuleuses ou des références aussi rares qu'invérifiables en la matière, s'agissant de produits tellement secrets que personne ne sait exactement s'ils ont jamais existé. D'autre part, et il convient de ne pas perdre tout ceci de vue, toute cette histoire se déroule littéralement dans un mouchoir de poche, et comme nous le verrons, aucun des protagonistes ne peut être immédiatement écarté de la liste des instigateurs eux-mêmes.

Dans lequel on rappelle quelques évidences

  • Corpus delicti : Pour qu'il y ait crime, il faut d'abord qu'il y ait une ou plusieurs victimes. C'est étrange de devoir rappeler ceci, mais sans mort, pas de crime. Or en l'espèce, personne n'est mort, que je sache. C'est d'autant plus étrange quand on évoque un poison dix fois plus létal que l'agent VX — pourtant réputé comme étant l'agent le plus toxique jamais produit. Petit clin d'oeil en passant, l'agent VX a été inventé par les Anglais au plus fort de la guerre froide, en 1952, puis synthétisé et produit à Porton Down, située à moins de dix kilomètres de Salisbury. Les médias ont pris un malin plaisir, ces derniers jours, à suggérer par tous les moyens que les Skripal seraient, en fait, morts des suites de l'empoisonnement mais il n'en est rien. Aux dernières nouvelles, ils sont dans un état « critique mais stable », ce qui est légèrement... ridicule, en raison de la nature même du supposé poison.
  • Drôle de poison : Les agents innervants sont tous, depuis le sarin jusqu'au supposé « novichok » en passant par le VX, des organophosphorés : ils agissent sur la manière dont les influx nerveux sont transmis au système musculaire[1]. D'une façon générale, si un antidote n'est pas administré presque immédiatement, l'issue est fatale, même à des doses infimes. Cet antidote prendra le plus souvent la forme d'une injection d'atropine, qui est un puissant antagoniste à l'acétylcholine. Ce qui est interpellant, dans le cas de Skripal, c'est qu'on parle d'un homme retrouvé « à l'agonie », présentant tous les symptômes d'une intoxication aigüe par un agent innervant... qui se serait subitement retapé au point de pouvoir parler aux enquêteurs avant de sombrer à nouveau ? Soyon clairs : ces poisons tuent en quelques minutes, et lorsqu'ils ne tuent pas, ce qui reste, c'est plus ou moins un géranium. Si vous avez ingéré une dose suffisante pour vous plonger dans le coma (qui est l'état qui précède immédiatement la mort), vous êtes fichu, et il n'y a aucune chance de vous retrouver en état « critique mais stable ».
  • Agent... russe : il n'est pas inutile de préciser, parce que les médias s'en gardent bien, que Sergeï Skripal, s'il était bien un agent russe (il avait le grade de colonel du GRU - le renseignement militaire), a trahi son pays, et était un agent double pour le compte des services secrets de Sa Gracieuse Majesté, le MI6[2]. À ce titre, le dépeindre comme « ancien agent russe » est trompeur, c'est bien, aux dernières nouvelles, un agent britannique.

Pourquoi ça ne tient pas la route

On se trouve face à une véritable caricature, ou plus rien n'a plus de sens, sitôt que vous essayez d'admettre ou de comprendre la version telle que présentée par le gouvernement britannique. C'est donc un excellent exercice de debunking que chacun peut réaliser lui-même, il suffit d'avoir deux sous de bon sens.

  • Cui bono : la première question que doit se poser tout enquêteur amené à résoudre une affaire criminelle... À qui profite le crime ? J'ai beau me retourner le ciboulot dans tous les sens, je ne vois pas quel avantage opérationnel ou ne serait-ce que de « prestige » la Russie aurait pu tirer de l'élimination de Sergeï Skripal, et encore moins de sa fille. Il faut tout de même se rappeler que les autorités russes, lorsqu'elle se sont aperçues de la trahison de Skripal, l'ont arrêté, jugé, et condamné à 13 ans de prison. Ils l'avaient donc « sous la main », et s'ils avaient souhaité le laisser au trou, ils auraient parfaitement pu le faire. Et s'ils avaient souhaité s'en débarrasser, quoi de plus simple que de le « suicider » discrètement dans sa cellule ? L'intéressé avait été interrogé après son arrestation, et ce qui intéressait surtout le FSB, c'était la teneur des informations que Skripal avait révélées au MI6. Il est parfaitement évident que Skripal ne savait rien de plus qui aurait pu mettre en danger la vie ou la position d'autres agents russes, sans quoi jamais Dimitri Medvedev n'aurait permis qu'il fît l'objet d'un échange.
  • Signature : on ne signe un crime que lorsqu'on est sûr de son impunité, ou pour terroriser d'éventuels opposants, comme les narcotrafiquants le font régulièrement en Colombie, par exemple. Dans ce cas-ci, choisir une « arme » qui ne pourrait provenir que de l'arsenal des services secrets russes équivaudrait à laisser sur le cadavre la carte de visite de Vladimir Poutine. L'histoire nous montre que lorsque les services secrets veulent éliminer un opposant, ils choisiront au contraire des méthodes plus simples, susceptibles de ne pas éveiller l'attention des enquêteurs et des médecins : accidents domestiques, accidents de la circulation, arrêt cardiaque, bref, tout ce qui mènera à un diagnostic de mort naturelle ou accidentelle.
  • Les preuves : aucune preuve d'utilisation d'un agent innervant n'a à ce jour été communiquée par les autorités britanniques. C'est le laboratoire de Porton Down (militaire) qui a identifié le produit, ce sont les autorités britanniques qui ont mené l'enquête, et c'est le NHS qui a pris en charge les « victimes ». Comme déjà dit, tout cela se passe dans un mouchoir et les seuls à avoir eu accès aux « preuves » sont les mêmes qui accusent la Russie — voire le président russe lui-même — sans avancer le début du commencement d'un élément probant pour étayer leurs accusations. Or s'il me souvient, la charge de la preuve revient toujours à l'accusation. Dans ce cas-ci, au contraire, on en arrive à décréter que l'absence d'aveu de culpabilité de la Russie prouve « en soi » sa culpabilité, en faisant comme si on ne se rendait pas compte qu'il s'agit d'une logique circulaire. Il fallait oser.

Un complot

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Ce qui suit est mon opinion personnelle. On me fera remarquer que je n'ai aucune preuve de ce que j'avance, je répondrai qu'à ce jour, le gouvernement britannique n'a fourni aucune preuve de ce qu'il avance non plus. On est priés de les croire... Ou pas.

Pour qu'il y ait complot, il faut qu'il y ait des conspirateurs, un mobile, des moyens, et l'occasion :

  • Les conspirateurs : pas besoin qu'ils soient bien nombreux, une demi-douzaine suffit, issus du gouvernement de Theresa May, du MI6, sans parler de Skripal dont on peut imaginer qu'il a une dent contre l'État russe.
  • Un mobile : faire retirer la license d'exploitation de Russia Today par l'Ofcom, de telle manière que le gouvernement lui-même n'aura pas à se salir les mains.
  • Les moyens : presque rien, une petite mise en scène autour d'un banc public, on ajoute les enquêteurs habillés en combinaison NBC pour faire joli et il ne reste qu'à faire monter la mayonnaise.
  • L'occasion : l'affaire étant simplissime à orchestrer, elle pouvait être déclenchée n'importe quand.

(...)

Force est de constater que l'hypothèse d'un complot est parfaitement plausible, au contraire des accusations, qui ne tiennent pas la route, et constituent de fait une théorie du complot nettement plus difficile à croire encore.

Véritable objectif du gouvernement britannique

L'objectif ultime, en toile de fond, c'est de mettre au silence la chaîne de télévision Russia Today, qui vient régulièrement mettre à mal la propagande du gouvernement, que ce soit dans le dossier syrien, les supposées ingérences russes dans les élections américaines, ou d'autres sujets sensibles. Mais comme elle l'avait si bien dit devant la Chambre des Communes, Theresa May ne peut prendre pareille décision sans que celle-ci ne soit vue comme totalement anti-démocratique. Ainsi, il s'agit de faire pression sur le régulateur de radiodiffusion, l'Ofcom, afin qu'il retire lui-même la licence accordée à RT.

Déclaration concernant RT | 13 mars

Suivant le discours du premier ministre à la Chambre des Communes, hier, l'Ofcom a déclaré qu'il examinerait les implications pour les licences de radiodiffusion de RT après avoir entendu les déclarations ultérieures du premier ministre.

En tant que régulateur indépendant de radiodiffusion du Royaume-Uni, l'Ofcom a un devoir permanent de s'assurer que les attributaires de licences restent aptes et adéquats à les conserver.

Nous avons écrit ce jour à ANO TV Novosti, titulaire des licences de diffusion de RT UK, qui est financé sur le budget de la Fédération de Russie. Cette lettre expliquait que, si l'enquête des autorités britanniques devait conclure à un usage illégal de la force par l'État russe à l'encontre du Royaume-Uni, nous considérerions ceci comme pertinent dans le cadre de notre devoir d'évaluation continue des critères auxquels RT doit satisfaire (fit & proper).

La lettre à RT précisait que nous mènerions notre propre évaluation indépendante des critères selon une procédure accélérée, et que nous écririons à RT sous peu pour préciser les détails de notre évaluation.

Vous aurez remarqué que c'est pour le moins étrange, un régulateur de radiodiffusion qui réévaluerait les conditions d'octroi de la licence de RT, non plus sur les critères du « fit & proper » (apte et adéquat), mais sur base de motifs politiques, sous la pression du gouvernement, et ce, sans autre élément au dossier que les accusations portées par ce même gouvernement.

Une petite note d'optimisme pour terminer

La décision de retirer la licence de radiodiffusion de RT ne peut être vue autrement que comme une censure pure et simple d'un média qui est vu comme une épine dans le pied par les gouvernements occidentaux. Nul doute que la France, dans la foulée, essaiera de jouer l'argument de « la solidarité face à l'agression scandaleuse bla bla... » pour entamer auprès de son propre régulateur, une procédure similaire. Ceci expliquerait le brutal revirement du président Macron qui, le matin déclarait que le dossier n'était étayé par aucune preuve, et l'après-midi, publiait un communiqué commun dénonçant les « comportements russes irresponsables ».

Et inévitablement, cela fait quelque peu couler le masque de la démocratie bienveillante, du sacro-saint respect de la liberté d'expression. Et forcément, ça va se voir.

Notes

[1] Les organophosphorés (OP) sont des toxiques létaux, à action systémique prédominante, dont le mécanisme d'action principal est de bloquer la dégradation de l'acétylcholine au niveau des synapses cholinergiques par inhibition irréversible des cholinestérases, d'autres mécanismes encore mal connus aggravant cette toxicité. Source : Urgences-Online

[2] Skripal - Treize ans de prison pour « haute trahison » : Pour son pays d’origine, Skripal est un traître. La séquence filmée de son arrestation en décembre 2004, par des hommes en civil, le montre hagard et anxieux. Il y a de quoi. L’ex-officier supérieur reconnaît avoir, jusqu’en 1995, transmis des informations au MI 6 (le service de renseignement extérieur britannique) sur les taupes russes infiltrées en Occident. Verdict : une condamnation à treize ans de prison pour « haute trahison ». Mais la vie en général, et celle de l’espionnage, en particulier, est inventive…

En 2010, alors que Skripal purge sa peine, dix agents dormants russes sont démasqués aux Etats-Unis, des « illégaux » parfaitement intégrés dans l’American way of life. Parmi eux, Anna Chapman, mariée au fils d’un homme d’affaires britannique et installée à New York. Comme au temps de l’affrontement Est/Ouest, le scandale débouche sur un échange d’agents. En juillet de cette année-là, à Vienne (Autriche), sur le tarmac d’un aéroport surchauffé, les dix agents russes expulsés des Etats-Unis (dont Chapman) sont remis à leurs autorités, contre trois de leurs compatriotes (dont Skripal), soupçonnés d’avoir renseigné l’Occident. Source : Le Parisien

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mercredi 21 mars 2018

Navalny : l’invention du “principal opposant politique” russe

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Article publié juste avant l'élection russe. Analyse confirmée par les résultats officiels!  P.G.


tl navalny

Cela fait plus d’un an que l’AFP intoxique gravement toute la presse avec comme élément de langage « Alexeï Navalny est le principal opposant à Vladimir Poutine » (Sources 1,2,3,4,5,6) :

Ce serait bien que l’AFP justifie sa position qui consiste à qualifier Navalny de « principal opposant ». En effet, selon les sondages, il semble plutôt que ce dernier recueille entre 2 et 3 % des intentions de vote, loin derrière l’extrême droite et les communistes (sources : Levada plutôt proche de l’opposition, Romir représentant local de Gallup) :

Encore qualifié aujourd’hui de “juriste charismatique” par l’AFP, il faut savoir que Navalny dénonce (à juste titre) la corruption en Russie. Mais il ne cache pas ses penchants extrémistes, comme dans cette vidéo qu’il a réalisée, où il tue un Tchétchène pour vanter le port d’armes.

Lien vers la vidéo

Son fait d’armes majeur fut les manifestations de mars 2017, qualifiées de “manifestations monstres” dans la presse française, alors qu’elles n’ont réuni que quelques milliers de manifestants, majoritairement jeunes, à Moscou, ville qui regroupe 12 millions d’habitants (Source : Le Figaro)

En octobre, il n’a rassemblé qu’un millier de manifestants à Moscou, et 5 000 à Saint-Pétersbourg. RFI a parlé de « succès d’estime », alors que même les journaux d’opposition en Russie parlaient d’échec. (Sources : RFI, Courrier International)

Bref, il est bien triste de voir nos médias soutenir des personnalités aussi douteuses.

https://www.les-crises.fr/navalny-l-invention-du-principal-opposant-politique/

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L’art de la guerre : Sous l’emprise des USA et de l’Otan

TL US ISRAEL OTAN MANOEUVRES

TRIBUNE LIBRE / L’art de la guerre 

 

Dynamic Manta 2017

 

Sous l’emprise des USA et de l’Otan

 

Alors qu’en 2006, Israël avait attaqué le Liban en pensant écraser le Hezbollah et en espérant provoquer une réaction de la Syrie, il prépare une nouvelle attaque du Liban en espérant cette fois susciter une riposte iranienne. Dans les deux cas, les dés sont pipés car Israël est adossé aux États-Unis. Ce scénario est le thème des exercices Juniper Cobra 2018.

Dans la première moitié du mars, sont simultanément en cours deux grands exercices de guerre —l’un en Méditerranée devant les côtes siciliennes, l’autre en Israëltous deux dirigés et soutenus par les commandements et par les bases des USA et de l’Otan en Italie.

Au Dynamic Manta 2018 —exercice de guerre sous-marine, appuyé par les bases de Sigonella et Augusta et par le port de Cataneparticipent des forces navales des États-Unis, du Canada, d’Italie, de France, de Belgique, d’Allemagne, du Royaume-Uni, d’Espagne, de Grèce et de Turquie, avec 5 000 soldats, navires de surface, sous-marins, avions et hélicoptères. L’exercice est dirigé par le Commandement Otan de Lago Patria (JFC Naples), aux ordres de l’amiral états-unien James Foggo. Nommé par le Pentagone comme ses prédécesseurs, il commande en même temps les Forces Navales US en Europe et les Forces Navales US pour l’Afrique, dont le quartier général est à Naples Capodichino.

C’est l’amiral Foggo lui-même qui explique à quoi sert le Dynamic Manta 2018 : la « Quatrième bataille de l’Atlantique » a commencé, après celles des deux Guerres Mondiales et de la Guerre froide. Elle est menée contre « des sous-marins russes de plus en plus sophistiqués qui menacent les lignes de communication maritime entre les États-Unis et l’Europe de l’Atlantique-Nord ». L’amiral accuse la Russie de conduire « une activité militaire de plus en plus agressive », en citant comme exemple des chasseurs russes qui survolent à basse altitude des navires US. Mais il ne dit pas que ces navires de guerre croisent dans la Baltique et en mer Noire tout près du territoire russe. Même chose pour les drones-espions US Global Hawk qui, décollant de Sigonella, volent deux ou trois fois par semaine le long des côtes russes au-dessus de la mer Noire.

Tandis qu’avec sa casquette de Commandant de l’Otan il prépare en Italie les forces navales alliées contre la Russie, avec celle de Commandant des Forces navales US en Europe, l’amiral Foggo envoie depuis l’Italie la sixième flotte au Juniper Cobra 2018, exercice conjoint des USA et d’Israël dirigé principalement contre l’Iran.

Sous-marin

 

Partant de la base de Gaeta, le navire amiral de la sixième flotte, le Mount Whitney, est arrivé à Haifa, accompagné du navire d’assaut amphibie Iwo Jima. Le Mount Whitney est un quartier général flottant, relié au réseau mondial de commandement et contrôle du Pentagone y compris à travers la station Muos de Niscemi (Sicile).

Le Juniper Cobra 2018 —auquel participent 2 500 militaires US et autant d’Israéliens— a commencé le 4 mars, alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu, lors de sa rencontre avec le président Donald Trump, soutenait que l’Iran « n’a pas renoncé à ses ambitions nucléaires » (sans dire qu’Israël est l’unique puissance nucléaire au Moyen-Orient [1] ) et concluait : « L’Iran doit être stoppé, c’est là notre devoir commun ».

L’exercice simule la riposte israélienne au lancement simultané de missiles depuis le Liban, l’Iran, la Syrie et Gaza. Le scénario réel peut au contraire être celui d’un lancement de missiles faussement attribué au Hezbollah libanais alliés de l’Iran, comme prétexte pour attaquer le Liban en visant l’Iran. Au maximum 72 heures plus tard, déclarent des officiers états-uniens et israéliens, des forces états-uniennes arriveraient d’Europe (en particulier des bases italiennes) pour épauler Israël dans la guerre.

La présence au Juniper Cobra du général Curtis Scaparrotti, chef de l’EuCom, confirme ce plan, qu’il a défini dans une rencontre avec l’état-major israélien, le 11 mars. Comme Scaparrotti est aussi Commandant suprême allié en Europe (charge qui revient toujours à un général US), le plan prévoit une participation de l’Otan, notamment à travers l’Italie, en soutien à Israël dans une guerre à grande échelle au Moyen-Orient.

Manlio Dinucci 

 


 

USA - Israël - Armée

 


 

Source :

https://mc.nato.int/

http://www.voltairenet.org/article200072.html

https://ukdefencejournal.org.uk/dynamic-manta-2018/

http://www.c6f.navy.mil/news/exercise-dynamic-manta-2018-begins

Note :

[1] Les bombes atomiques saoudiennes proviennent soit du Pakistan, soit d’Israël. Elles sont entretenues par des équipes de ces deux pays. NdlR.

Manlio Dinucci : Géographe et géopolitologue.

Traduction :

Marie-Ange Patrizio

https://aphadolie.com/2018/03/19/lart-de-la-guerre-sous-lemprise-des-usa-et-de-lotan/

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Russie: démocratie impopulaire ?

TRIBUNE LIBRE / Librairie "tropiques".

TL RUSSIE DEMOCRATIE

Jadis, dans les âges préhistoriques qui précédèrent la période bénie de nouvel ordre mondial, que nous connaissons depuis 1989, on reconnaissait le "Bloc de l'Est" comme celui des "Démocraties populaires" et de ce coté-ci du "Rideau de fer" on se plaisait évidemment à moquer ces dictatures qui n'auraient eu de populaire ... que la manière dont elles s'auto-désignaient.

Aujourd'hui que le "Monde Libre", grâce à Coca-Cola, la dette publique, la commission européenne et la CIA, a su vaincre l'hydre totalitaire communiste et que la Russie n'est plus ni soviétique, ni communiste, il semble pourtant toujours de bon ton parmi l'ensemble de la presse française ( et principalement parmi celle qui, il y a peu, se revendiquait encore "de gauche" ) de considérer la Russie non pas comme une démocratie, pas même comme un État doté d'un gouvernement et d'instances politiques électives, mais comme un "régime" autocratique dirigé par un dictateur omnipotent, machiavélique, violent, néfaste et corrompu.

L'observateur attentif que je suis de l'idéologie panurgique uniformément répandue par nos médias "libres" (depuis les années 80) était donc curieux de savoir comment les résultats des élections russes et les conditions de participation (massive) à ces élections seraient interprétés et commentés par nos élites médiacratiques.

Rappelons quand même les "faits têtus" qui sont d'ailleurs très facilement accessibles et vérifiables, par tous, y compris les journalistes et "experts" français.

  • Les résultats définitifs confirment la large victoire de Vladimir Poutine, avec 76,66% des suffrages. La participation se monte à 67,7% (65,27% en 2012) alors que 73 millions de votants se sont rendus aux urnes.
  • deuxième, le candidat du Parti communiste de la Fédération de Russie Pavel Groudinine a recueilli 11,8% des voix. Suivent Vladimir Jirinovski (5,6%), Xénia Sobtchak (1,6%), Grigori Yavlinski (1%), Boris Titov (0,7%), Sergueï Babourine (0,6%) et Maxime Souraïkine (0,6).
  •  474 000 observateurs étaient présents dans les bureaux de vote. Avec 105 représentants spéciaux des commissions ainsi que 10 000 représentants des médias. Soit, en moyenne, 6 ou 7 observateurs par bureau de vote. Dans les bureaux non équipés de caméras, il y avait des observateurs. 1 513 observateurs internationaux provenant de plus de 100 pays du monde étaient également présents. 14 organisations ont envoyé 977 observateurs dont 400 de la part de l'OSCE.
  • Si des irrégularités mineures ont  été constatées et si la Commission a décidé d'annuler les résultats de ces bureaux de vote, cette Commission électorale n'a enregistré aucune plainte faisant état de fraude.

Comme nul ne conteste ces chiffres, ni du reste la régularité de ce scrutin ( hormis Navalny, et pour cause : voir plus loin), dument inspecté il est vrai par 474 000 observateurs et tandis qu'étaient retransmis en direct les images de tous les bureaux de vote, permettant à chacun de vérifier ce qu'il s'y passait ,"en temps réel" ... on pouvait raisonnablement se demander sur quoi se fonder pour continuer de contester les épithètes de "démocratique et populaire" à cette Nation et au chef de cet État pourtant encore féodal et exceptionnellement arriéré, il y a juste cent ans au moment où Lenine et les bolchévicks sortirent la Russie du Moyen-age pour en faire une fédération de Républiques communistes... et depuis lors le principal opposant à l'impérialisme de la bourgeoisie anglo-saxonne dominante (et désormais "mondialisée" et "coalisée" ) ce qu'elle demeure aujourd'hui, malgré qu'en aient les russes comme leurs dirigeants.

Or, chacun aura pu constater qu'en dépit des résultats de nos dernières élections analogues, pourtant fort récents et nettement moins probants en terme de participation comme d'adhésion des électeurs au bilan comme à l'offre politique de leur classe dirigeante, voire à la régularité élective et la transparence de certains élus locaux, nos clercs de presse et autres experts ès politique font pour le moins la fine bouche et semblent persister dans leur disqualification. Ils persistent de même dans le refus de constater que le principal opposant de Poutine reste (et de loin) le PC Russe. Enfin, en dépit d'une participation massive et approbative, ils présentent comme "opposant numéro un" Alexei Navalny, au motif ... qu'il n'a pas pu se présenter. Sous-entendu que "s'il avait pu le faire" - celui qui est plutôt perçu en Russie comme un avocat véreux et du reste plusieurs fois condamné pour des manipulations financières, mais habile en "com" et surtout fortement "soutenu" par le "soft-power" mondial ( bref un genre de Tapienenko relouqué en Macronov ) - on aurait pu voir émerger l'opposition consistante et démocratique, moderne et libérale, au régime : celle que représenterait Navalny.
Or, Navalny avait appelé, faute de mieux, au boycott d'un scrutin qui, de ce fait permet, maintenant que les résultats en sont connus, de mesurer objectivement "l'audience populaire" de ce "jeune et prometteur libéral", auto-proclamé ennemi N°1, subversif et véhément de Poutine et de son régime totalitaire corrompu. Une audience qui ne pourrait nécessairement ( à la lumière des résultats obtenus par les divers candidats ) pas même atteindre 2% du corps électoral, sur une base de participation (non contestée en dépit des annonces de nos médias) qui a finalement atteint près de 70 % ( plus élevé que celui des élections libres et démocratiques de tous nos pays "antitotalitaires") et qui aurait donc du dépasser les 80 % pour laisser une marge de votants au candidat "interdit" ... bref, un vote "soviétique".

europe_usa

Pour les laborieux zélotes qui alimentent l'essentiel de nos rédactions, tous fervents adeptes du libéralisme et de "démocratisme radical" sur le modèle accompli de l'Europe atlantiste et de l'OTAN pacificateur, ce constat plutôt amer n'a pourtant pas suffit pour qu'ils en rabattent sur leurs fines analyses et autres conclusions "bien informées". Il faut donc en conclure que leur modèle, unanimement revendiqué, de "bonne gouvernance" et de "démocratie" libérale est en définitive la... Démocratie Impopulaire.

http://www.librairie-tropiques.fr/2018/03/democratie-impopulaire.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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