lundi 19 mars 2018

Vidéo du jour: Bruno Guigue : Chroniques de l'Impérialisme

Dans cette vidéo, Bruno Guigue aborde les problèmes géopolitiques de l'heure et répond aux questions d'un public militant à la librairie "tropiques".

De la nécessité d'un monde multipolaire pour contrer les manoeuvres sinistres de l'impérialisme américain et de ses alliés, dont, malheureusement, la France...

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https://www.youtube.com/watch?time_continue=114&v=pagk39D5YGw

http://www.librairie-tropiques.fr/2018/03/bruno-guigue-chroniques-

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dimanche 18 mars 2018

L’Appel des Résistants aux jeunes générations du 8 mars 2004

C'était il y a 14 ans déjà, et c'était passé à peu près inaperçu...


 

HIST RESISTANCE CNR

Jean-Moulin

Appel des Résistants aux jeunes générations du 8 mars 2004

Appel à la commémoration du 60e anniversaire du programme du C.N.R. de 1944

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.

Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :

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Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des ” féodalités économiques ” , droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau ” Programme de Résistance ” pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande,le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés,contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

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Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :

” Créer, c’est résister. Résister, c’est créer “.

Signataires :Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, PhilippeDechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont,Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, MauriceVoutey.

[RussEurope en Exil] Le combat pour la multipolarité du monde, par Jacques Sapir

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Le livre d’Hélène Carrère d’Encausse sur le Général de Gaulle et la Russie

Les relations entre la France et la Russie ne sont pas bonnes. En témoigne, et ce n’est que l’un des indicateurs, la baisse de la part de la France dans le commerce extérieur de la Russie. Mais, ces relations pourraient être pires. De ce point de vue, l’interview donnée dans le journal Le Monde par l’ancien Président de la République[1], M. François Hollande, en témoigne. Il demande ainsi que l’on « menace la Russie » : « La Russie se réarme depuis plusieurs années, et si elle est menaçante, elle doit être menacée » a-t-il ainsi écrit. Quand on se rappelle le bilan calamiteux de son mandat, en particulier sur la politique étrangère, on ne peut être que surpris. Voici un homme qui sera passé en un article du pleutre au pitre.

Ce contexte invite donc à se repencher sur les relations entre la France et la Russe et à lire, avec attention, l’ouvrage publié en décembre 2017 par Hélène Carrère d’Encausse Le Général de Gaulle et la Russie[2].

Un livre important

Cet ouvrage est construit en trois parties, qui s’éclairent les unes les autres. L’auteur a choisi un plan chronologique pour les deux premières parties, ce qui est amplement justifié. La troisième est une réflexion sur le processus de « détente », processus auquel le général de Gaulle tenait tant, et qu’il fit tout pour enclencher. Madame Carrère d’Encausse utilise, et confronte, les sources françaises, qui sont nombreuses, car l’entourage du général De Gaulle a été assez prolixe en mémoires, avec des sources issues de publications ou des archives russes et soviétiques. Certaines de ces dernières datent de 1983, comme le recueil des textes échangés entre 1941 et 1945. D’autres sont plus récentes, comme l’article de Mikhail Lipkin, consacré au voyage que de Gaulle fit en Union soviétique en 1966 et à ses suites ou les ouvrages de Moltchanov et d’Obitchkina, l’un et l’autre parus en 2016. C’est ce qui confère à cet ouvrage son intérêt particulier car il nous donne à voir la politique du général De Gaulle non seulement du point de vue français mais aussi du point de vue soviétique. Cela permet de mesurer la méfiance dont les soviétiques font preuve tant vis-à-vis du personnage que de son entourage, décrit de 1941 à 1945 comme rempli de « néo-Vichystes » et de gens d’extrême-droite. Ce thème réapparaitra en 1958-1962, quoi que sous une autre forme. On peut cependant se demander si les rapports des ambassadeurs soviétiques, en particulier ceux de la période stalinienne (Maïski, Bogomolov) ne contiennent pas aussi des « précautions » par rapport à Staline, et ne lui disent que ce qu’il était connu pour vouloir entendre. De ce point de vue, il manque les rapports envoyés par le GRU (le renseignement militaire) et le KGB. Ces rapports ne sont pas disponibles actuellement. Mais, pour avoir eu de longues conversations avec Vitaly Shlykov, qui fut un des principaux officiers du GRU et que j’ai connu dans les années 1990, je pense que c’est dans les archives de ce dernier service que peuvent se trouver des choses particulièrement intéressantes et fines sur l’analyse de ce que représentait le « gaullisme » que ce soit dans la France Libre et après dans la société française.

L’intérêt du livre n’en est nullement amoindri. On le répète, c’est la première fois qu’un auteur se livre à cette approche croisée de la politique du général de Gaulle. Mais, ce livre ne peut être considéré, du moins tant que les archives des « services » soviétiques n’auront pas été exploitées, comme définitif.

La France Libre, entre Roosevelt, Hitler et Staline

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La première partie porte donc sur les relations du général De Gaulle avec l’Union soviétique de 1940 à 1946. Cette partie insiste sur la combinaison de préventions, existant d’un côté comme de l’autre, mais aussi sur les raisons profondes qui allaient conduire, fin 1944, sur le « Traité d’alliance et d’assistance mutuelle ». Les préventions sont donc nombreuses, pour partie idéologiques et pour partie politiques. Les dirigeants soviétiques classent alors de Gaulle à l’extrême-droite, et de Gaulle est profondément anti-communiste. Mais, les divergences idéologiques ne sont rien par rapport aux divergences politiques. Ces dernières portent sur deux points essentiels, le futur de l’Allemagne – que de Gaulle souhaite voir démembrée – et le futur de la Pologne. On le sait, l’URSS soutenait de « Comité de Lublin », ancêtre de la future Pologne soviétisée contre le gouvernement polonais réfugié à Londres. A ces divergences, fondamentales, s’ajoutent naturellement la relation tant de la France Libre que de l’URSS avec les autres alliés, qu’il s’agisse de la Grande Bretagne ou des Etats-Unis, ainsi que le statut des ressortissants et prisonniers français et soviétiques présents sur le territoire de chacune des parties. Cette addition de différences et de divergences aurait dû impliquer le non-lieu des relations. Pourtant, il n’en fut rien.

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Car, de l’existence des divergences politiques, l’une et l’autre partie tirent la conclusion qu’elles ont besoin de cet allié encombrant, difficile, mais néanmoins nécessaire. Car, pour le général de Gaulle, à juste titre obsédé par la nécessité de rétablir la France à sa place et dans son rang, craignant à raison le projet américain d’administration directe de la France libérée (l’AMGOT), l’alliance avec l’URSS – ou plus précisément comme il la voyait avec la Russie – était une nécessité absolue. A cela s’ajoutait une vision pour l’après-guerre, où de Gaulle estimait que « l’alliance de revers » était pour la France la meilleure méthode pour contenir l’Allemagne. De la même manière, pour Staline et les dirigeants soviétiques, la reconnaissance de la France Libre peut permettre de diversifier les relations avec les autres alliés occidentaux. De plus, et c’est un point que l’ouvrage, entièrement consacré aux questions diplomatiques, ignore par définition, les dirigeants soviétiques ont été frappés par l’effondrement politique qui suivi la défaite militaire de mai-juin 1940. Cet événement fut le premier à les inquiéter quant à la stabilité du Pacte Germano-Soviétique, déclenchant le processus de révision stratégique qui allait aboutir à la priorité dans la préparation d’une guerre « continentale » dès l’automne 1940[3].

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L’apothéose de cette relation, complexe, traversée de conflits et de coup de théâtres, mais marquée aussi par l’épopée du GC3, le régiment de chasse « Normandie » devenu « Normandie-Niemen », fut le voyage en URSS du général de Gaulle en décembre 1944. Ce voyage donna lieu à la signature du « Traité d’alliance et d’assistance mutuelle ». Ce dernier devait rapidement s’avérer mort-né, en raison du début de la guerre froide. Mais, les raisons qui, d’un côté comme de l’autre, avaient conduit à sa signature perduraient. Ce traité, loin d’être le signe d’une quelconque faiblesse du général de Gaulle face à Staline, allait en un sens paver le chemin qui serait suivi après 1958. Et l’on ne peut être que frappé par la prescience de long terme de la vision du général de Gaulle sur un certain nombre de points.

La France souveraine en action

La seconde partie traite des relations avec l’URSS après le retour au pouvoir du général de Gaulle. Ces relations sont tout d’abord mauvaises et cela pour deux raisons, d’une part la volonté du général de faire avancer la réconciliation franco-allemande (à un moment où l’URSS tente de faire reconnaître la RDA) et d’autre part l’extrême fermeté que le général de Gaulle montra à chaque fois qu’une crise éclata, comme à Berlin ou à Cuba. Mais, les soviétiques découvrirent aussi l’ampleur des différents qui opposaient de Gaulle aux dirigeants américains, tout comme ils étaient eux-mêmes confrontés à des divergences majeures avec les dirigeants chinois.

 

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C’est ce qui explique qu’après des débuts difficiles, le voyage de Khrouchtchev en France fut un succès diplomatique. Certes, en apparence, un succès de très courte durée. La réunion des « 4 grands » fut torpillée suite au survol, et à la destruction, de l’U2 américain au-dessus de l’URSS. Mais, de cette époque, datent deux choses importantes : d’une part le constat par les soviétiques que la France cherche avant tout à affirmer son indépendance, et qu’elle a les moyens de cette dernière depuis l’explosion d’une arme atomique, d’autre part le constat, par le général de Gaulle, que l’URSS perd de plus en plus son aspect idéologique alors qu’elle gagne en technologie et en développement.

 

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Le retrait de la France des organes intégrés de l’OTAN va alors accélérer un processus de rapprochement réciproque, processus qui – pour les soviétiques – est aussi lié au programme des sous-marins lanceurs d’engins (SNLE) dont la France entend disposer. Le premier de ces sous-marins ne fera sa première patrouille qu’en 1971, soit deux ans après le départ du général de Gaulle du pouvoir. Mais, le programme lui-même a atteint un point de non-retour à la fin de 1965. Ici encore, parce qu’elle concentre son attention, et il n’est pas question de lui en faire grief, sur les questions diplomatiques et politiques, Hélène Carrère d’Encausse n’accorde probablement pas l’attention nécessaire sur la montée en puissance décisive de la force de dissuasion française. Mais, par contre, elle analyse très justement le statut global de la dissuasion dans la pensée du général de Gaulle, et pourquoi cette dernière en rendant de fait une guerre intereuropéenne peu probable, changeait radicalement la situation. De fait l’URSS reconnaitra au début des années 1970 – et on le sait par les « Voroshilov Lectures » qui furent publiées aux Etats-Unis au début des années 1980[4] l’indépendance stratégique de la France, et en tirera la conclusion qu’une guerre même conventionnelle ne pouvait avoir lieu en Europe tant était grand le risque qu’elle ne débouche sur un conflit nucléaire.

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On n’en est certes pas là en 1966, quand le général de Gaulle fit son second, et célèbre, voyage en URSS. Mais il est clair que l’émergence de la dissuasion nucléaire a changé radicalement et la manière des soviétiques de percevoir la France, et la manière dont de Gaulle perçoit l’ordre international. Le temps est venu de la « détente », et même si des oppositions majeures continuent d’exister, les contacts économiques, scientifiques et culturels peuvent se développer. De Gaulle appliquera cela aussi à des pays comme la Pologne et la Roumanie. Ici aussi, ces efforts furent en apparence prématurés. Après le départ, en 1969, du général de Gaulle du pouvoir sa « politique russe » sembla s’effilocher. L’intervention des soviétiques de 1968 à Prague pouvait laisser croire que l’URSS continuait de tenir fermement le manche en Europe de l’Est. Pourtant, les événements des années 1980 allaient confirmer les analyses du général de Gaulle. En ce sens, ce fut bien de Gaulle et non Raymond Aron qui sut penser avec réalisme et intelligence la seconde moitié du XXème siècle.

La nécessité du monde multipolaire

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L’immense mérite du livre d’Hélène Carrère d’Encausse est donc tout d’abord de montrer que les intuitions, mais aussi les analyses solidement appuyées sur l’histoire, la géographie et la culture, du général de Gaulle ont été validées par l’histoire. Fondamentalement, son idée maitresse que le retour de la France au premier rang des puissances mondiales serait un facteur de paix, que l’acquisition par la France de la dissuasion nucléaire, en brisant le duopole de fait entre américains et soviétiques, serait un facteur de libération progressif en Europe, a été vérifiée par l’histoire. C’est un point important à rappeler aujourd’hui alors que l’on tend à ré-écrire l’histoire de la guerre froide et à magnifier le rôle de la construction des institutions européennes (de la CEE à l’UE), alors que ces institutions ne jouèrent en réalité AUCUN rôle dans les processus qui allaient avoir lieu à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Ce qui est central dans cet ouvrage, même si cela n’est pas dit directement – mais Hélène Carrère d’Encausse suppose à juste titre assez d’intelligence chez ses lecteurs pour ne pas chercher à enfoncer le clou – c’est que l’idée d’un monde multipolaire est essentielle à la paix et à la sécurité européenne. C’est en tout les cas la conclusion que l’on peut tirer de la troisième partie « En finir avec Yalta ». Car, l’idée d’un monde bipolaire, elle, fut construite lors des accords de Yalta.

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A plusieurs reprises l’auteur revient sur le couple « opposition-collusion » qui caractérise les relations américano-soviétiques, en montre les dangers pour les autres nations, et démontre en quoi la présence d’une France forte et souveraine, parce qu’elle dérange radicalement ce couple, est au contraire porteuse d’espoir pour les autres peuples. Non qu’il faille se bercer d’illusions quant aux conflits d’un monde « multipolaire » ou tout simplement au conflit pour l’émergence d’un tel monde. Mais, ces conflits sont infiniment moins graves et moins menaçants que ceux résultants d’un monde bi ou monopolaire. Alors que se précise la perspective d’un affrontement entre les Etats-Unis et la Chine, cette idée du monde multipolaire retrouve aujourd’hui toute son importance. Mais, pour que le monde soit véritablement multipolaire, il faut que la France s’émancipe de la double tutelle de l’OTAN et de l’UE et affirme avec force que l’Europe n’est pas la somme des « institutions européennes », que l’Europe n’est pas l’UE, mais doit redevenir cette Union des nations souveraines qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être.

[1] Voir http://www.lemonde.fr/international/article/2018/03/12/hollande-quel-est-cet-allie-turc-qui-frappe-nos-propres-allies-avec-le-soutien-de-groupes-djihadistes_5269351_3210.html et http://www.lejdd.fr/politique/francois-hollande-3597218

[2] Carrère d’Encausse H., Le général de Gaulle et la Russie, Paris, Fayard, 2017, 258p + annexes.

[3] Sapir J., “La défaite française de 1940 vue par les soviétiques” in Cahiers du CEHD, n°23, “Nouvelle histoire bataille (II)”, pp. 273-281.

[4] Sapir J., Le système militaire soviétique, La Découverte, Paris, 1988 et Sapir J., (En collaboration avec T. Malleret),”Soviet Military Policy: from Restructuring to Reform”, in R. Allison, (ed.), Radical Reform in Soviet Defence Policy, Macmillan, Londres, 1992.

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-le-combat-pour-la-multipolarite-du-monde-par-jacques-sapir/

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SNCF: une grève longue peut mettre l'opinion du côté des cheminots, selon un historien

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IL n'y a pas de prime charbon et autres trucs souvent colportés à tort. D'ailleurs les cheminots ne roulent pas en Rolls et si un équipage d'avion est hébergé en escale dans un trois ou quatre étoiles ce n'est pas le cas des conducteurs de train qui doivent faire leur lit lorsqu'ils doivent découcher dans une gare externe. Certes le logement est gratuit mais ils doivent emporter leurs draps etc..
L'article présente un petit historique intéressant. Le statut ne date pas de l'après-guerre mais de l'avant-guerre. Les compagnies, à l'époque privées, souhaitaient conserver un personnel qualifié pour faire tourner la "machine". Donc on les chouchoutait.
L'article n'est pas très long, mais instructif.
Selon l'auteur, une grève longue et forte peut se retourner contre le gouvernement. Les propositions actuelles avaient déjà été avancées en 1953 et au vu de l'évolution du conflit, le gouvernement avait dû battre en retraite. Mais c'était sous la 4ème République. Or aujourd'hui le gouvernement et surtout le Président n'ont cure des français. Donc, ils iront jusqu'au bout.
D'ailleurs, mais les syndicats ne le disent pas : la réforme proposée est obligatoire en vertu des traités européens (articles 121 & 106 du TFUE). C.S.

Une grève "forte et dans la durée" peut mettre la population du côté des cheminots car, au-delà du mécontentement initial des usagers, elle peut favoriser le débat et retourner l'opinion, explique l'historien Michel Pigenet, spécialiste des mouvements sociaux.

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QUESTION: Les Français jugent "injustifiée" une éventuelle grève à la SNCF, selon un récent sondage. Lors de la grande grève de 1995, les cheminots avaient reçu le soutien de la population. Qu'est-ce qui peut mettre les usagers du côté des grévistes?

REPONSE: "Les grèves de cheminots ont souvent été longues. Si la grève dure, d'un côté elle peut exacerber le mécontentement des usagers, mais d'un autre côté elle est l'occasion d'un débat et, à ce moment-là, une argumentation peut être entendue. Et quand la grève se prolonge, l'obstination des gouvernants ou des dirigeants de la compagnie peut aussi être mise en cause. Cela s'est fréquemment passé dans l'histoire. C'était le cas en 1995. Dans un premier temps, il y avait une incompréhension, outre que les cheminots n'étaient pas seuls en cause.

La durée est une arme à double tranchant pour un pouvoir. En 1953, une grève éclate en plein mois d'août. Les gens ne comprennent pas, mais comme la grève dure, l'opinion se retourne contre le gouvernement. La grève se terminera par un succès puisque le gouvernement, qui avait tenté de passer par décrets-lois, l'équivalent des ordonnances d'aujourd'hui, ne les appliquera pas.

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Les grèves de cheminots sont corporatistes, professionnelles, mais en même temps touchent un service public. Il y a là indéniablement pour les cheminots un argument fort car la défense de leur statut renvoie à la notion de service public. Les deux sont liés. Cet argument fort se couple aujourd'hui avec l'arrivée de la concurrence. Pour le moment, les syndicats n'ont pas la main pour l'expliquer, mais une action forte et dans la durée peut modifier cela."

QUESTION: En 2008, Didier Le Reste, alors leader de la CGT Cheminots, avait dit que le statut était "le ciment de la famille cheminote". Ce "ciment" existe-t-il vraiment?

REPONSE: "Indéniablement le statut unifie le monde divers, hétérogène des cheminots. Le statut des cheminots en tant que tel date de 1920 et il y a eu ensuite différentes adaptations. Avant, il y avait déjà eu toute une série d'acquis donnés par les compagnies ferroviaires pour fidéliser, stabiliser un personnel compétent, en accordant un certain nombre d'avantages, comme la retraite, les congés payés.

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Le statut va plus loin car il a aussi les caractéristiques d'une convention collective, c'est-à-dire qu'il détermine les conditions d'embauche, d'avancement à l'ancienneté. Ce sont des protections tout à fait avantageuses, qui ont inspiré les revendications d'autres salariés.

Le monde des chemins de fer est professionnellement hétérogène, avec une bonne centaine de métiers différents entre les guichetiers, les conducteurs, les contrôleurs, les agents des voies... Le seul point commun de tous ces personnels, c'est de faire fonctionner les trains et rendre ce service qui est un facteur de fierté, d'attachement à la compagnie. Le statut contribue à cette unité, par-delà toutes les différences, professionnelles, régionales. Ce qui unifie tout cela, c'est une compagnie -la SNCF depuis 1938-, un statut et le service public. Tout cela est intimement lié."

QUESTION: La mise à l'index du statut comme source de privilèges date-t-elle de ses débuts?

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REPONSE: "C'est très ancien cet argument des privilèges. En 1909, Eugène Guérard, grande figure du syndicalisme cheminot et de la CGT, disait lui-même à ses camarades: "Vous ne pouvez nier que vous êtes privilégiés au point de vue de la retraite" Et il leur conseillait, "pour maintenir les avantages acquis, d'aider toutes les corporations à obtenir des conditions de retraite analogues".

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La première fois où cet argument est explicité à la radio, c'est en juin 1947. Une grève un peu inattendue démarre à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) et se propage très vite. Le ministre des Transports Jules Moch s'adresse aux Français à la radio. Il oppose les cheminots au reste de la population et les cheminots entre eux. On présente les grévistes comme des privilégiés égoïstes. Loin d'apaiser le conflit, ça le durcit. Cela reviendra par la suite. En 1953, "regardez le statut des uns et l'absence de statut des autres", c'était un leitmotiv."

http://www.boursorama.com/actualites/sncf-une-greve-longue-peut-mettre-l-opinion-du-cote-des-cheminots-selon-un-historien-6a19d1b41c31043df2bccc19c9a15f31

Blocage de l’université Jean-Jaurès à Toulouse : "Ils voudront rentabiliser à l'extrême les filières"

Après la fusion forcée des régions, des communes, la fusion des universités?


 

A l’université Toulouse Jean-Jaurès, les étudiants et le personnel se mobilisent depuis trois mois contre la réforme d’accès à l’université et le projet de fusion de leur établissement avec trois autres. Au-delà de leur cas, les syndicats dénoncent la nouvelle loi "orientation et réussite des étudiants".

ACT FAC TOULOUSE

Trois mois. Cela fait trois mois, jour pour jour, qu’ils contestent le projet de fusion de leur université avec celle de trois autres établissements du supérieur, et contre la loi “orientation et réussite des étudiants” (ORE), accusée d’installer la sélection à l’entrée de l’université. Pour l’anniversaire de leur mobilisation, 2.000 étudiants et membre du personnel de l’université Toulouse II Jean-Jaurès ont voté ce mardi 13 mars pour le renouvellement du blocage total de leur faculté jusqu’à jeudi. Le résultat est écrasant : 1.391 pour et 680 contre. Dans un communiqué, le président de l'Université, Daniel Lacroix, indique "condamner fermement le renouvellement du blocage" qui empêche l'université "d'assurer nos missions de service public". “C’est une mobilisation qui a dure depuis trois mois et qui réagit à la trahison du président de l’université”, s’indigne auprès de Marianne Hervé Petit, membre du syndicat FSU et représentant du personnel.

OUTIL DENI DEMOCRATIE

Si Hervé Petit parle de “trahison”, c’est en raison d’une consultation, effectuée le 12 décembre dernier, sur le projet de fusion de l’université avec celle de Université-III Paul Sabatier et de deux écoles d’ingénieurs : l’Institut national de polytechnique de Toulouse (INPT) et l’Institut national des sciences appliquées (INSA). Lors de ce vote, les étudiants et le personnel de l’université s’y sont formellement opposés, tout comme la moitié du conseil d’administration de l’université. Mais Daniel Lacroix, le président de l’université, a tout de même choisi de poursuivre le projet. “C’était complètement anti-démocratique”, raconte à Marianne le secrétaire général de l’UNEF de Toulouse, Célian Malosse.

"Il a trahi sa mission, il a cassé notre confiance"

Depuis, c’est une guerre des nerfs qui se joue entre l’administration de l’université, son personnel et ses étudiants. Ces derniers demandent la démission de Daniel Lacroix, dont ils estiment la légitimité entamée : “Sa démission doit aller de pair avec l’arrêt de la fusion de l’université, martèle Louise Le Bagousse, membre du syndicat de l’Union des Etudiants et étudiantes de Toulouse (UET). Il a trahi sa mission, il a cassé notre confiance”. Un manque de confiance qui s’illustre par plusieurs craintes. D’abord, celle de perdre toute indépendance de l’université Jean-Jaurès. Avec cette fusion, notre établissement n’existerait plus. Il perdrait sa spécificité d’entité morale et juridique, explique Hervé Petit. Nous craignons de perdre toute possibilité en matière de décision budgétaire. En clair, élèves et syndicats craignent que des restrictions budgétaires frappent ce nouveau grand établissement du supérieur, qui devrait voir le jour aux alentours de septembre 2019.

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Cette fusion va nécessairement s’accompagner de suppressions de postes, juge Dominique Ramondou, membre du syndicat FNE-SUP à l’université-III Paul Sabatier. Si les enseignants vont garder chacun leur domaine de compétence, peut-on en dire autant pour les comptables des différentes universités ? Au lieu de deux personnes, il n’y en aura plus qu’une d’employée”. Même inquiétude à la FSU, qui voit elle dans cette fusion un prétexte pour réduire la part des sciences humaines de l’université à peau de chagrin : “L’université Jean-Jaurès est l’une des trois universités leader en sciences humaines en termes d’étudiants en France, rappelle Hervé Petit. Que se passera-t-il quand le nouveau conseil de l’établissement décidera que ses filières ne sont pas les plus rentables ? Ils voudront rentabiliser à l'extrême les filières, c'est le risque que nous voyons arriver ici”.

La crainte d’une "hausse sans limite" des frais d’inscriptions

Cette crainte de disparition de filières de sciences humaines est renforcée par le nouveau conseil d’administration qu’entraînerait la fusion : “Les représentants de ce qui est aujourd’hui Jean Jaurès ne seraient plus que quatre, dont un seul représentant étudiant, sur une trentaine de membres, gronde Hervé Petit. C’est un déni de démocratie étudiante !” Une perte de visibilité chez les étudiants qui fait craindre aux syndicats étudiants une “hausse sans limite” des frais d’inscriptions.

Le cas de l’université Jean-Jaurès est symptomatique de ce qu’il se passe en France aujourd’hui dans les établissements supérieurs, s’indigne Dominique Ramondou. Nous craignons une sélection accrue à l’entrée de l’université qui ne s’arrêtera pas là. Comme nous le verrons sans doute après la fusion de nos établissements, ceux orientés vers les filières 'd’excellence', c’est-à-dire celles au plus fort taux d’employabilité, seront privilégiés par rapport aux autres. C’est sur ce point que syndicats du personnels et syndicats étudiants font le lien entre le projet de fusion de l’université et la nouvelle loi “orientation et réussite des étudiants : ils dénoncent, dans le cas de l’université Jean-Jaurès, la volonté de gérer l’université “comme une entreprise, quitte à laisser des étudiants sur le carreau. “Je doute qu’après la fusion, l’université s’intéresse autant à un futur ingénieur qu’à un doctorant sur un obscur sujet littéraire. Que va-t-on répondre à cet étudiant ? ‘Tu n’as pas ta place ici parce que tu n’es pas assez employable ?’,” ajoute Dominique Ramondou.

Ce mercredi 14 mars, le président de l’université Jean-Jaurès sera à Paris pour défendre, en compagnie d’autres dirigeants d’établissements toulousains, l’attribution du label “Idex”, indicatif d’excellence, qui permettrait d’attribuer une enveloppe de 25 millions d’euros supplémentaires à la recherche universitaire. Un “Grand Oral” qui pourrait permettre de valider la fusion des universités qui bloque tant à Toulouse. “Nous espérons que le jury de l’Idex refusera d’attribuer ce label, déclare Dominique Ramondou. Cela pourrait permettre de faire pencher la balance en notre faveur”. De leur côté, les syndicats étudiants affichent leur scepticisme. “En espérant que la direction de l’université ne passe pas outre les étudiants, une nouvelle fois”. La réponse devrait tomber ce samedi, 17 mars.

Réponse de l'Université Toulouse-III Paul Sabatier

Le 15.03.2018 à 12h58

PINOCCHIO

L'Université de Toulouse-III Paul Sabatier, l'un des 3 établissements avec qui l'université Jean-Jaurès doit s'associer, a contacté Marianne pour "mettre au clair ce qui n'est pas un discours de vérité de la part des syndicats". L'université Paul Sabatier conteste un quelconque "projet de fusion" : "Dans un projet de fusion il n'y a qu'une seule instance décisionnaire, explique Mélanie Ducolombier, chargée de communication de l'université. Dans le projet qu'on propose, qui est un projet d'intégration, il y aura la création d'un établissement nouveau, qui n'existe pas encore. Il y aura des instances de proximité capables de prendre des décisions".

L'établissement dénonce également l'arrivée d'un "grand établissement" une fois le projet réalisé : "Nous voulons créer une instance académique qui n'existe pas encore. Nous attendons que le ministère nous indique quel sera l'appareil légal pour construire le format d'établissement que nous voulons, parce qu'il n'existe pas encore. Parler de grand établissement aujourd'hui, c'est mentir. C'est tronquer la vérité". Mélanie Ducolombier dément aussi tout risque de suppression de poste : "C'est une crainte du changement. Mais elle est infondée".

Quant aux craintes de disparition des filières de sciences sociales, la réponse de l'UT-III est cinglante : "Ce sont des peurs qui sont de l'ordre du cerveau reptilien, martèle Mélanie Ducolombier. Elles n'ont aucune base rationnelle. Le fait d'avoir un établissement intégré, c'est justement de permettre à des bâtiments de différents formats de coexister. Notre intérêt est de garder les universités de sciences sociales".

https://www.marianne.net/societe/blocage-de-l-universite-jean-jaures-toulouse-ils-voudront-rentabiliser-l-extreme-les?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Un "projet d'intégration" qui formera un "établissement nouveau" mais ce ne sera pas un "grand établissement", vous y comprenez quelque chose, vous? Pour moi, ça ressemble à de l'enfumage, de la communication macronnienne. On comprend qu'ils soient en colère...  P.G.

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Emmanuel Macron : «Tout porte à croire» que la Russie est derrière l'attaque contre Skripal

Lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel, Emmanuel Macron a condamné la tentative d'empoisonnement de l'ancien espion Sergueï Skripal, qu'il a qualifiée d'«ingérence russe».

ACT MACRON ACCUSATIONS

«J'aimerais redire un mot de solidarité à l'égard de la Grande-Bretagne qui a subi une attaque sur son sol, redire ici que nous condamnons cette ingérence russe et ce qui s'est passé puisque tout porte à croire que c'est la Russie qui a conduit cette tentative d'assassinat», a déclaré Emmanuel Macron dès le début de sa conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel ce 16 mars à Paris, en référence à la crise diplomatie qui a éclaté entre Londres et Paris dans le cadre de l'affaire Skripal.

Angela Merkel avait fait savoir, peu de temps avant le début de la conférence de presse, qu'elle discuterait avec Emmanuel Macron d'une «réponse appropriée» à ce qu'elle a qualifié de «situation très complexe».

Alors que le Royaume-Uni n'a toujours rendu public aucun élément concret incriminant la Russie, Paris a d'ores et déjà choisi de se rallier à la position de Londres, qui tient la Russie pour «coupable» de l'empoisonnement de l'ex-agent russe Sergueï Skripal. Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères, avait été jusqu'à incriminer directement Vladimir Poutine. Une déclaration vivement condamnée par Moscou.

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Le 15 mars, Emmanuel Macron, qui inaugurait le Salon du livre à Paris, avait déjà annoncé qu'il ne se rendrait pas au pavillon russe comme initialement prévu. Si Paris, Londres, Berlin et Washington ont publié un communiqué commun rappelant leur «unité» face à la Russie et qu'Emmanuel Macron a promis de répondre «avec fermeté», aucune mesure concrète n'a encore été annoncée par le chef de l'Etat.

https://francais.rt.com/france/48802-macron-tout-porte-croire-que-russie-derriere-attaque-skripal

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samedi 17 mars 2018

Agenda militant UPR en Limousin

AGENDA UPR LIMOUSIN

Aujourd'hui samedi 17 mars:

Réunion départementale UPR 19, à TULLE

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Demain, dimanche 18 mars:

Réunion départementale UPR 87, à LIMOGES

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Samedi 24 mars:

Tractage + réunion départementale UPR 23, à LA SOUTERRAINE

Participez, militez, agissez!

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Grande- Bretagne/Russie: communiqué UPR

UK POLICE

L’UPR demande à M. Macron d’adopter une position neutre dans le conflit qui oppose la Grande-Bretagne à la Russie, et plaide pour l’ouverture d’une enquête internationale sous l’égide de l’ONU

OUTIL COMMUNICATION UPR

L’Union populaire républicaine (UPR) demande à M. Macron d’adopter une position neutre dans le conflit qui oppose la Grande-Bretagne à la Russie au sujet de l’empoisonnement de l’ancien agent double russe, Sergeï Skripal, et de sa fille.

La France n’a, en effet, aucunement été associée à l’enquête conduite par les seules autorités britanniques et ne dispose donc d’aucune preuve de première main permettant d’attribuer de façon certaine cette tentative d’assassinat au gouvernement russe.

M. Macron n’a aucune raison de mettre en cause la Russie dans cette affaire, comme il l’a fait hier. Il n’a pas davantage de raison d’annoncer des « mesures », sans d’ailleurs que l’on sache s’il s’agit de rétorsions contre le gouvernement russe, ce qui serait totalement infondé de la part de Paris. Il est encore dans son tort lorsqu’il traite avec condescendance la Russie dont il a ignoré ostensiblement le pavillon au Salon du livre, alors qu’elle est l’invitée d’honneur de cette manifestation.

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L’UPR observe, pour sa part, que ce crime ne profite pas à la Russie : il ne peut, en effet, que susciter la confusion au sein de la population russe, à deux jours d’une élection présidentielle qui paraît jouée en faveur de M. Poutine ; et il ne peut que créer la réprobation internationale à quelques mois de la Coupe du monde de football qui doit avoir lieu, précisément, en Russie. M. Skripal ne représentait, en outre, aucune menace pour la Russie qui l’avait libéré il y a plusieurs années.

L’UPR observe également que les autorités britanniques n’ont pas cherché à organiser une enquête internationale sous l’égide de l’ONU, comprenant la Russie, alors que ce moyen aurait été le plus efficace pour faire émerger une vérité partagée au plan international.

L’UPR observe enfin que ce sont toutes les composantes du camp euro-atlantiste – États-Unis, Union européenne et OTAN en tête – qui ont soutenu immédiatement la version britannique de cette affaire alors que tous les autres pays du monde demeurent infiniment plus prudents. Au lieu de s’engouffrer tête baissée dans la version britannique des faits, la France aurait dû rejoindre au Conseil de sécurité de l’ONU la position prudente et responsable exprimée par la Chine, l’Éthiopie, et la Bolivie.

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Depuis le tournant des années 2000, les Français ont pu observer que les gouvernements des États-Unis d’Amérique comme de Grande-Bretagne n’ont pas hésité à fabriquer de toutes pièces des mensonges éhontés, assénés comme des vérités révélées à l’opinion publique mondiale par des médias de masse asservis, traitant les incrédules de « complotistes » et de « conspirationnistes ».

Les Français doivent se souvenir que MM. Bush et Blair ont déclenché une guerre extrêmement meurtrière en Irak en 2003 sur la base de pures « fake news » largement relayées par les médias.

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De même, le gouvernement américain a reconnu au début de février 2018 qu’il n’avait jamais eu la moindre preuve démontrant que le gouvernement syrien avait utilisé du gaz toxique contre sa propre population, qu’il s’agisse de la tragédie de la Ghouta survenue en août 2013 ou de la tragédie de Khan Cheikhoun survenue en avril 2017. À l’époque de ces deux tragédies, les dirigeants américains, immédiatement singés par leurs homologues français et par les médias de masse, avaient appelé à la guerre contre Bachar el-Assad.

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L’UPR appelle donc les Français à la plus grande prudence vis-à-vis des allégations portées contre la Russie par Mme May, rejointe par M. Macron hier, en l’absence de toute preuve publique irréfutable.

L’UPR plaide également pour l’ouverture d’une enquête internationale sous l’égide de l’ONU, associant l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), concernant l’empoisonnement de Sergeï Skripal et de sa fille.

Lorsque la paix mondiale est en jeu – et elle l’est actuellement du fait d’un retour aux pires moments de la guerre froide – l’attitude de la France et de son président doit consister à tout faire pour apaiser les tensions et non à jeter de l’huile sur le feu. A fortiori lorsqu’il n’y a aucune preuve des incriminations portées.

https://www.upr.fr/actualite/lupr-demande-a-m-macron-dadopter-une-position-neutre-dans-le-conflit-qui-oppose-la-grande-bretagne-a-la-russie-et-plaide-pour-louverture-dune-enquete-internationale

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Gina Haspel, première femme à la tête de la CIA

Conséquence directe de la nomination de Mike Pompeo au poste de secrétaire d’État, sa directrice adjointe à la CIA lui succède à la tête de l’agence.

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Outre qu’elle est la première femme à occuper ce poste, elle est aussi une personnalité controversée, qui fut notamment accusée d’avoir couvert des actes de torture dans le passé.

Le nouveau secrétaire d’État Mike Pompeo cède sa place à la tête de la CIA à celle qui était sa directrice adjointe depuis février, Gina Haspel. « Une agent d’espionnage exemplaire et une patriote dévouée qui apporte plus de 30 ans d’expérience dans l’agence. Elle est aussi une dirigeante expérimentée avec une aptitude fantastique à faire les choses et inspirer ceux qui l’entourent », disait d’elle son prédécesseur, le mois dernier.

Responsable du Service national clandestin de la CIA

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Âgée de 61 ans, entrée à la CIA en 1985, Gina Haspel devient ainsi la première femme à la tête de l’agence, alors même que son parcours a déjà suscité de vives polémiques dans le passé.

Responsable, à partir de 2013, du Service national clandestin de la CIA, elle fut écartée, au bout de plusieurs semaines, en raison de doutes sur son implication, après le 11 Septembre, dans la mise en place de prisons secrètes à l’étranger, notamment en Thaïlande.

Selon le Washington Post, les détenus, membres présumés d’Al-Qaida, y étaient torturés lors de leurs interrogatoires, au cours desquels la méthode de la simulation de noyade était notamment employée, ainsi que « d’autres mauvais traitements ».

Le quotidien américain affirmait également que Gina Haspel avait aussi été impliquée dans la destruction en 2005 de vidéos compromettantes sur ces techniques « d’interrogatoire poussé » appliquées sur plusieurs détenus en Thaïlande. Des vidéos que les avocats de ces détenus – en particulier les Saoudiens Abou Zoubaydah, premier membre influent présumé du réseau islamiste capturé par les Américains après le 11-Septembre, et Abd al-Rahim al-Nashiri, considéré comme le cerveau de l’attentat contre le pétrolier Limburg en 2002 et de l’attaque contre le navire américain USS Cole en 2000 – souhaitaient récupérer pour les présenter devant les tribunaux.

« Son parcours fait qu’elle n’est pas adaptée pour ce poste »

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Ces accusations, qui refont surface outre-Atlantique à l’occasion de sa nomination à la tête de la CIA, pourraient singulièrement compliquer sa tâche pour diriger l’agence de renseignements, l’une des plus grandes du monde.

D’autant que si plusieurs anciens directeurs de la CIA et d’autres responsables du renseignement américain, dont James Clapper, ancien directeur, lui ont apporté leur soutien, deux élus démocrates, les sénateurs Ron Wyden et Martin Heinrich, avaient fait part de leurs réserves sur sa nomination, l’an passé, dans une lettre au président Donald Trump : « Son parcours fait qu’elle n’est pas adaptée pour ce poste », estimaient-ils.

Il existe sur ce programme de tortures de la CIA un rapport secret de 6 700 pages réalisé en 2014 par la commission du Renseignement du Sénat et détaillant les méthodes d’interrogatoire, les participants, les lieux, et les conditions de détention des suspects, visant à obtenir des aveux en utilisant des techniques interdites comme la simulation de noyade ou la privation de sommeil. Un résumé de 528 pages a été rendu public en décembre 2014. Mais la version complète est classifiée.

america propagande

Depuis plusieurs mois, le président actuel de cette commission, un Républicain, tente d’en rassembler les copies, assurant vouloir éviter des fuites. Les démocrates craignent de leur côté qu’il cherche surtout à détruire toutes ces copies, de sorte que la vérité sur ce programme de la CIA ne sorte jamais. Du moins pas de sitôt. L’ancien président Barack Obama en conserve en effet une copie pour sa librairie présidentielle de Chicago, qui restera classifiée jusqu’en 2029.

Jean-Yves Dana
https://www.la-croix.com/Monde/Ameriques/Gina-Haspel-premiere-femme-tete-CIA-2018-03-13-1200920498?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180314&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=952990&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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Jean-Paul Denanot démissionne de son mandat de député européen

Jean-Paul Denanot, député européen de la circonscription du Massif Central, a démissionné de son mandat, laissant la place à Karine Gloanec-Maurin, élue du Centre Val de Loire. Une démission qui marque la fin de 41 ans de vie politique, dans des mandats successifs "et sans cumul" précise-t-il. 

ACT PS LIMOUSIN

La démission de Jean-Paul Denanot sera effective le 11 juin prochain. " La date n’a pas été choisie au hasard. Elle lui permettra de déposer pour la dernière fois en tant qu’élu de la République une gerbe en hommage au massacre d’Oradour-sur-Glane et des victimes de la barbarie nazie du 10 juin 1944. Un geste fondamental pour cet élu du Limousin. Un symbole de la paix et de la fraternité entre les peuples", indique-t-il dans le communiqué annonçant sa démission.

Membre titulaire, puis membre suppléant, de la commission des budgets, Jean-Paul Denanot a notamment œuvré à l’augmentation des ressources budgétaires pour l’emploi des jeunes. Dans un autre domaine, l'agriculture, il se dit "satisfait du travail accompli pour la défense d’une agriculture modernisée, agroécologique, tournée vers les territoires et l’emploi". Il a défendu le budget de la PAC en tant que rapporteur du budget agricole et dans le cadre des réflexions sur la future PAC.

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Jean-Paul Denanot, qui a aussi réalisé un travail conséquent dans le cadre de l'intergroupe parlementaire "services publics", a tout au long de ces quatre années de mandat "défendu avec vigueur et constance les valeurs de la socialdémocratie européenne et les libertés fondamentales (liberté, paix et sécurité) au fondement de la construction de l’UE"

A un an des élections européennes, Jean-Paul Denanot passe donc la main à Karine Gloanec-Maurin, celle qui était, en 2014, deuxième sur la liste socialiste. "Cette démission résulte de l'engagement qu'il avait pris auprès de l'élue de la région Centre-Val de Loire de lui laisser son fauteuil, afin qu'elle puisse à son tour défendre les couleurs de l'Europe. Ce passage de témoin à un an des prochaines échéances électorales permettra à Karine Gloanec-Maurin d'imprimer sa marque et de défendre une vision progressiste de l'UE dans un contexte marqué par la montée des populismes et des extrêmes", indique l'ex député dans un communiqué.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/institutions/politique/2018/03/14/jean-paul-denanot-demissionne-de-son-mandat-de-depute-europeen_12772295.html

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Ce qu'ils appellent la montée des populismes et des extrêmes, ne serait-ce pas plutôt le réveil des peuples qui commencent à comprendre ce qu'est réellement l'UE ?

Et cela leur fait certainement peur que les peuples découvrent la vérité et qu'ils prennent au mot ce que disait le député anglais Godfrey Blomm en 2013 "quand les gens se seront vraiment rendus compte de qui vous êtes, il ne leur
faudra pas longtemps pour prendre cette chambre d'assaut et  vous pendre. Et ils auront raison."

PARLEMENT UE DEPUTE UK


https://www.youtube.com/watch?v=jbLFo02jlH8

S.R.

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