samedi 21 avril 2018

Agenda UPR/ ACTUALISATION

AGENDA AVRMAI18

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Samedi 21 avril:

Dès 14h, réunion régionale et réunions départementales UPR Creuse, haute- Vienne & Corrèze

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Mercredi 25 avril:

UPR Creuse: distribution de tracts sur le marché de BOURGANEUF, rendez- vous à 10h devant la mairie.

Samedi 28 avril: conférence de François Asselineau à BOURGES!

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Mardi 1° mai:

Rassemblement national à Paris derrière la banderole UPR (lieu et horaire à préciser, nous attendons encore l'autorisation de la Préfecture...). Pour les covoiturages, contactez vos délégués départementaux!

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Venez, participez, aidez- nous!

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Chassée du Gabon, Veolia saisit une nouvelle fois l’arbitrage international

 

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Le Gabon, après vingt ans de privatisation de son eau et son électricité au profit de Veolia, vient de décider de se débarrasser unilatéralement de la multinationale française. S’il est difficile d’établir les torts respectifs de Veolia et du gouvernement gabonais, leurs relations ayant toujours été marquées par la connivence et le secret, une chose est sûre : le groupe français a décidé une nouvelle fois, après l’avoir fait contre l’Argentine, l’Égypte ou encore la Lituanie, de saisir un tribunal arbitral international – ces structures opaques chargées, notamment dans le cadre de traités d’investissement, de défendre les intérêts des multinationales face aux États.

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Depuis la privatisation de 1997, l’entreprise française Veolia jouissait d’un monopole absolu sur la distribution de l’eau et de l’électricité au Gabon, via sa filiale SEEG (Société d’Énergie et d’Eau du Gabon), détenue à 51%. Un arrangement mutuellement avantageux pour la multinationale française et le régime d’Omar Bongo, puis de son fils Ali, puisque ces derniers possédaient via une holding familiale une partie des actions de la SEEG, avec à la clé des dividendes confortables (800 000 euros, selon une enquête de Mediapart [1]).

Mais, coup de théâtre : le 16 février dernier, l’État gabonais rompt la concession qui le liait au groupe privé français, procédant immédiatement à la réquisition de la SEEG. La concession avait pourtant été renouvelée pour cinq ans en mars 2017, mais les négociations ont fini par échouer. Après plus de 20 ans de gestion privée au bilan plus que mitigé, rien ne dit que l’État parviendra à assurer la fourniture de l’eau et de l’électricité aux populations, vu sa gestion désastreuse avant l’appel au privé. Veolia et l’État gabonais se partagent probablement la responsabilité de la dégradation de la situation, mais le contrat signé avec Veolia étant tenu secret par les deux parties, il est difficile d’évaluer à qui incombe davantage le manque flagrant d’investissement et la vétusté des infrastructures. Le gouvernement et les proches de la famille Bongo ont accumulé les impayés, en bénéficiant jusqu’ici de la complaisance de la SEEG.

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Se disant offusqué par la décision du Gabon, le groupe français a dénoncé une « grave violation des règles de droit », et se dit « victime d’une expropriation brutale de la part de l’État gabonais ». Le 8 mars dernier, Veolia, via sa filiale la SEEG, a déposé une demande de recours auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), officine de la Banque mondiale basée à Washington. Le Cirdi est l’un des principaux tribunaux d’arbitrage international où se tranchent les litiges entre « investisseurs » et États – autrement dit entre les grandes multinationales et les gouvernements qui portent atteinte à leurs intérêts. Opaques et structurellement biaisés en faveur du secteur privé, ces mécanismes dits ISDS sont au centre de la contestation des accords de libre-échange comme le Tafta et le Ceta. Les entreprises occidentales les utilisent depuis longtemps contre les pays du Sud de la planète. En l’occurrence, Veolia a commencé par engager devant le Cirdi une procédure de « conciliation » telle que prévue dans son contrat avec le Gabon, en annonçant qu’elle enclencherait un arbitrage proprement dit si la conciliation n’aboutissait pas.

Retour à la gestion publique face aux échecs de la privatisation

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Pourtant, force est de constater que Veolia est devenu très impopulaire au sein de la population gabonaise en raison des nombreux délestages et coupures d’eau. D’après Mays Mouissi, analyste économique gabonais, le mécontentement de la population est justifié : « Des quartiers entiers de Libreville et de sa proche banlieue peuvent être privés d’eau pendant deux semaines sans que ne soit enregistrée une baisse du montant à payer sur la facture. Veolia fait payer aux usagers des poteaux électriques à plusieurs millions FCFA quand ces derniers veulent se raccorder à son réseau puis s’en attribue unilatéralement la propriété, il faut parfois attendre plus de 6 mois entre la demande d’un compteur (d’eau ou d’électricité) et la pose [2] ». L’activiste et environnementaliste gabonais Marc Ona Essangui cite notamment la gigantesque coupure d’électricité qui a plongé Libreville dans le noir juste au moment du réveillon de la saint Sylvestre, le 31 décembre dernier. Il estime que le groupe français Veolia et sa filiale soumettent les gabonais à un esclavagisme déguisé. « Nous devons nationaliser la SEEG, mettre les moyens, mettre les Gabonais à la tête de la SEEG. On est quand même en 2018 ! », s’exclame un Gabonais au moment de la nomination d’un nouveau directoire provisoire de la SEEG [3].

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En plein centre-ville de la capitale, Libreville, de nombreux habitants récoltent l’eau de pluie ou font des allées et venues jusqu’aux puits les plus proches… Le ministre de l’Eau et de l’Électricité, Guy Bertrand Mapangou affirme que « les tarifs ont augmenté de plus de 75 % pour l’électricité, et plus de 88 % pour l’eau, en dix-neuf ans » depuis que Veolia gère la distribution – oubliant de mentionner que ces augmentations ont aussi profité aux intérêts du clan Bongo. Le gouvernement du Gabon a également mis en cause l’entreprise française pour des actes de pollution. Des faits confirmés par les organisations de la société civile gabonaise comme Brainforest, qui se sont néanmoins publiquement interrogées pourquoi le gouvernement ne les avait pas dénoncés plus tôt, malgré leurs alertes répétées par le passé.

Veolia, accro à l’arbitrage international ?

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Grâce à la manne financière de la gestion privée de l’eau en France, Veolia et sa concurrente Suez ont mené une politique d’expansion agressive partout dans le monde à partir des années 1990. Très vite cependant, à partir de la « guerre de l’eau » de Cochabamba en Bolivie, en 2000, les multinationales de l’eau ont connu des échecs retentissants. De nombreuses villes du monde entier, et en France même, ont choisi de se débarrasser de leurs prestataires privés ou de ne pas renouveler leurs contrats (lire le rapport publié par l’Observatoire des multinationales avec Transnational Institute et d’autres : Eau publique, eau d’avenir. L’expérience mondiale de la remunicipalisation). Parallèlement, les conflits entre autorités publiques et multinationales de l’eau, comme aujourd’hui au Gabon, se sont multipliés.

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Dans un tel contexte, la possibilité de recourir à l’arbitrage international est une arme de choix pour un groupe comme Veolia, qui n’a pas hésité à s’en servir à de nombreuses reprises. Le 20 août 2007, par exemple le Cirdi avait déjà condamné la Province argentine de Tucuman à payer 105 millions de dollars à titre de dommages, plus intérêts et frais à Veolia, opérant alors sous le nom de Vivendi, et à sa filiale argentine Compañia de Aguas de Aconquija, suite à la perte de concession d’eau de la Province, résiliée en 1997 [4]. Rappelons-nous, en avril 2015, le Cirdi avait condamné l’Argentine à verser 405 millions de dollars (380 millions d’euros) d’indemnités à Suez environnement – qui réclamait cinq ans plus tôt 1,2 milliard de dollars – pour avoir renationalisé le service de l’eau de Buenos Aires en 2006, après des années de conflits en raison d’un manque d’investissements et d’une qualité défaillante de l’eau potable [5]. Veolia était également concerné par cette procédure en tant qu’actionnaire minoritaire de la firme renationalisée.

Autre cible emblématique : l’Égypte. L’augmentation du salaire minimum égyptien de 400 à 700 livres par mois (de 41 à 72 euros) est jugée inacceptable par la multinationale, qui porte plainte devant le Cirdi contre l’Égypte le 25 juin 2012 [6]. Selon Veolia, les nouvelles grilles de salaires contreviendraient aux engagements pris dans le cadre du partenariat public-privé signé avec la ville d’Alexandrie pour le traitement des déchets et réduiraient la marge bénéficiaire de l’entreprise…

Un arme anti-remunicipalisation

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En Lituanie, Veolia gérait le service de chauffage urbain de la capitale, Vilnius, et de neuf autre municipalités. Mais la société française pratiquait des coûts très élevés et des procureurs lituaniens l’accusent de manipuler les prix de l’énergie et lui on infligé plusieurs amendes. La municipalité de Vilnius a finalement décidé de ne pas renouveler son contrat de quinze ans avec le groupe français, qui arrivait à terme en 2017. Veolia a réagi en traînant pour la première fois un État européen devant le Cirdi et réclame à la Lituanie 100 millions d’euros en janvier 2016, avant d’exiger 120 millions d’euros d’indemnisation supplémentaires en avril 2017. Veolia affirme que les autorités lituaniennes refusent de lui compenser les pertes de ses filiales Vilniaus Energija et Litesko, subies à cause de changements législatifs et réglementaires que l’entreprise juge discriminatoires. De son côté, la mairie, qui accuse Veolia de pratiquer des tarifs prohibitifs, riposte en avril 2017, en se disant prête à réclamer à Veolia 200 millions d’euros devant le tribunal d’arbitrage de Stockholm [7].

Et il ne faut pas oublier que toutes ces procédures ISDS formellement mises en œuvre ne sont que la partie émergée de l’iceberg. D’une part, certaines procédures ne sont pas rendues publiques, et d’autre part, la simple menace de recourir à ce type d’arbitrage - comme ici avec le Gabon - suffit souvent à intimider les autorités publiques qui souhaiteraient remunicipaliser leurs services ou au moins renégocier les contrats. Récemment, au Maroc, à Rabat, la menace d’un non-renouvellement du contrat avec Redal, la filiale de Veolia en charge de la distribution de l’eau et de l’électricité, a conduit le groupe français à annoncer dans les médias s’être attaché les services d’un cabinet d’avocats d’affaires spécialisé, Gide, pour préparer une plainte, une nouvelle fois auprès du Cirdi [8].

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Les accords de libre-échange, à travers les mécanismes ISDS mais aussi d’autres dispositions comme les clauses de « non retour en arrière » une fois qu’un secteur a été libéralisé, apparaissent comme une menace directe pour les autorités publiques et les citoyens qui souhaitent remettre en cause la privatisation de services essentiels comme l’eau et l’électricité [9]. C’est sans doute pourquoi les gouvernements français et européens, sensibles aux intérêts de leurs multinationales, continuent à pousser à l’adoption de tels accords, malgré la grogne du public. Dernier exemple en date : la France vient de demander à ses partenaires européens d’« accélérer » les négociations en vue de la signature d’un traité d’investissement entre l’Union européenne et le Japon. Faut-il y voir un rapport avec le fait que Veolia est en train d’essayer de s’implanter dans l’archipel nippon ?

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En ce qui concerne le Gabon, une chose est sûre : avec les procédures opaques de la conciliation et de l’arbitrage international privé, on ne risque pas de sortir de la logique de négociations secrètes et d’arrangements au plus haut niveau entre Veolia et le gouvernement d’Ali Bongo. Au détriment des Gabonais eux-mêmes. Activiste de l’association Survie et du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (Cadtm), Régis Essono lutte pour audit citoyen de la dette publique du Gabon. Il fait part de sa préoccupation :« Les populations gabonaises risquent d’être les grands perdantes de ce combat. Déjà, elles constatent que le service est toujours aussi catastrophique malgré le départ de Veolia. Surtout, au vu des éléments dont nous disposons pour le moment, je ne vois pas comment Veolia pourrait perdre le combat juridique et ne pas obtenir un très lourd dédommagement, qui privera encore plus les populations gabonaises de ressources dont elles sont déjà très largement spoliées et privées par leurs dirigeants. »

Jérôme Duval, CADTM (avec Olivier Petitjean)

Cet article a été amendé le lundi 16 avril 2018 à 18h15 pour préciser la nature de la procédure initiée par Veolia.
— 
Photo : Manuel Dohmen CC via Wikimedia Commons

[2Mays Mouissi, analyste économique gabonais, interviewé par Ristel Tchounand.

[5Suez Environnement s’était vue attribuer en 1993, via sa filiale Aguas Argentinas, la gestion des services d’eau et d’assainissement de la ville de Buenos Aires. Lire notre enquête « Litiges entre États et multinationales : le cas emblématique du conflit entre Suez et l’Argentine » et « Suez Environnement fait condamner l’Argentine », La Tribune, 10 avril 2015.

[6Benoît Bréville et Martine Bulard, « Des tribunaux pour détrousser les États », Le Monde diplomatique, juin 2014.. Sur le site du CIRDI : Veolia Propreté v. Arab Republic of Egypt (ICSID Case No. ARB/12/15).

[7« Veolia poursuit la Lituanie et lui réclame 100 millions d’euros », Reuters, 27 janvier 2016. « Le conflit s’aggrave entre Veolia et Vilnius », Le Figaro.fr avec AFP, 13 avril 2017.

[9Lire les chapitres consacrés à ces problèmes dans les deux rapports publiés par le Transnational Institute avec l’Observatoire des multinationales et d’autres partenaires : Eau publique, eau d’avenir. L’expérience mondiale de la remunicipalisation et Reclaiming Public Services. How Cities and Citizens Are Turning Back Privatisation.

http://multinationales.org/Chassee-du-Gabon-Veolia-saisit-une-nouvelle-fois-l-arbitrage-international

Où est la contre-propagande russe ?

TRIBUNE LIBRE / Par Dmitry Orlov – Le 12 avril 2018

TL RUSSIE ORDINAIRE

Si vous avez visité la Russie au cours de cs dernières années, Moscou et Saint-Pétersbourg en particulier mais aussi beaucoup de villes provinciales en plein essor, vous aurez remarqué que la Russie de nos jours est un endroit assez normal. C’est un peu banal de dire que plus le voyage est facile, plus l’endroit où vous arrivez est similaire à celui que vous avez quitté : les trains ou les taxis qui vous emmènent vers les aéroports, les distributeurs automatiques de billets en monnaie locale, les hôtels aux brillantes babioles dans le hall et l’eau courante chaude et froide dans les salles de bains, beaucoup d’endroits pour manger, y compris McDonald et Pizza Hut si vous n’aimez pas la cuisine locale et une connexion Wi-Fi gratuite partout. Il y aussi beaucoup de messages en anglais, les arrêts de bus sont annoncés en russe et en anglais, et si vous vous perdez, Google Maps vous dira où vous êtes et comment revenir à votre hôtel. Et si vous aimez faire du shopping, il existe un grand choix de centres commerciaux et de divertissement avec toutes les marques mondiales.

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Il y a encore quelques bizarreries spécifiques à la Russie que vous pourriez observer : des gardes-frontières avec des mitrailleuses sur le tarmac tandis que votre avion se rend jusqu’au terminal (les Russes prennent très au sérieux la sécurité des frontières) ; les gens qui portent beaucoup de fourrure, les femmes très habillées (vous pouvez accuser la météo souvent très froide). Certaines installations provinciales peuvent encore sembler un peu démodées mais beaucoup de grandes villes sont maintenant plus récentes et plus brillantes que beaucoup d’autres en Europe ou aux États-Unis. Si vous parlez aux locaux, vous les trouverez très disposés à exprimer leurs opinions et à exprimer un large éventail d’opinions politiques. Personne ne regardera par-dessus son épaule et, non, on ne vous assignera pas une nounou pour vous suivre.

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Et si vous aviez visité la Russie périodiquement, ces dernières années, comme je l’ai fait pendant de nombreuses décennies, vous constateriez qu’elle a évolué à une vitesse vertigineuse. C’était une véritable épave au début et jusqu’au milieu des années quatre-vingt-dix : sale, minable, désorganisée, déprimée, criminalisée et généralement dangereuse. Le service était impoli ou inexistant et rien ne bougeait sans un pot-de-vin ou deux. Cette Russie là est maintenant presque complètement envolée. La plupart des voitures dans les rues sont de marques étrangères, bien que la plupart soient construites dans des usines russes. Un boom continu de la construction a transformé le parc immobilier. Mais les gens ont aussi changé : dans l’ensemble, il se comportent beaucoup mieux et avec politesse et beaucoup sont très professionnels et enthousiastes au sujet de leur travail. En particulier, les jeunes Russes sont très fiers de leur pays et ont bon espoir en son avenir. Ce dynamisme brut est assez frappant.

Ainsi, si vous étiez venu voir par vous-même en prenant le temps de suivre l’évolution au fil du temps et de juger des tendances générales, vous arriveriez inévitablement à la conclusion que la Russie est un pays normal. Vos expériences là-bas vous permettraient de juger qu’elle est assez riche, plutôt prospère et socialement et politiquement stable. Et pourtant, en retournant en Europe, aux États-Unis, au Canada ou dans l’un des autres pays dominés par des sociétés et des consortiums occidentaux, on vous dira que la Russie est étrange, méchante, gouvernée par un dictateur impitoyable et déterminée à augmenter son territoire et à menacer ses voisins. Pourquoi y a-t-il une telle déconnexion et quelle est cette impulsion majeure pour diaboliser la Russie ? Et pourquoi n’y a-t-il pas un effort parallèle de la Russie pour diaboliser l’Occident ?

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Si vous creusez un peu plus loin, vous constaterez que cette diabolisation repose sur un ensemble de mensonges.

  • Vous avez peut-être entendu dire que la Russie a envahi la Géorgie en 2008 − un acte d’agression flagrant. Eh bien, non, à cette occasion, ce sont les troupes géorgiennes qui ont bombardé les Casques bleus russes en Ossétie du Sud voisine et les troupes russes qui ont rétabli la paix, passant brièvement en Géorgie pour poursuivre les troupes géorgiennes en retraite et se retirant rapidement une fois la menace contre l’Ossétie neutralisée.
  • Vous avez peut-être entendu que la Russie avait envahi l’Ukraine en 2014. Eh bien, non, ce qui s’est passé en Ukraine, c’est que le gouvernement constitutionnel a été renversé par un violent coup d’État et les nationalistes nouvellement installés ont menacé les droits de la population russe dans l’Est du pays. Cette partie a été russe pendant de nombreux siècles, jusqu’à il y a moins de cent ans, quand elle a été réaffectée de la Russie à l’Ukraine par Lénine. La Russie lui a offert son aide, à la fois politique et humanitaire et très loin de l’envahir, elle en a même refusé la reconnaissance politique.
  • Vous avez peut-être entendu dire que la Russie avait envahi et annexé la Crimée. Mais la Crimée a fait partie de la Russie à partir de 1783 et n’a fini par « appartenir » à l’Ukraine que lorsque l’URSS s’est effondrée (un transfert de légalité douteuse [du temps de Khrouchtchev, NdT]). Après les événements malheureux de 2014 à Kiev, 97% des résidents de Crimée ont voté par référendum pour rejoindre la Russie. Les troupes russes, déjà stationnées en Crimée en vertu d’un accord international ont réussi à maintenir la paix lors de ce transfert.
  • Vous avez peut-être entendu dire que des troupes russes sont en Syrie pour soutenir un dictateur impitoyable, Bachar al-Assad, qui utilise des armes chimiques contre son propre peuple. Mais la raison pour laquelle les troupes russes sont allées en Syrie était de combattre EI (c’est-à-dire État islamique ou califat). Vous voyez, il y avait des centaines de milliers de combattants d’État islamique en Syrie. Quelque chose comme la moitié d’entre eux venaient de Russie ou d’anciennes républiques soviétiques et la langue russe était aussi commune chez ISIS que l’arabe. Les Russes ont sagement décidé qu’il était plus sûr et moins coûteux d’éradiquer ce fléau en Syrie plutôt que d’attendre qu’il se propage dans les pays plus au nord et plus près de la Russie. Sauver la Syrie de la destruction était un effet secondaire bienvenu, mais l’objectif principal était d’être proactif pour sauver la vie des Russes.
  • En ce qui concerne les armes chimiques, je vous encourage de nouveau à faire vos propres recherches, mais ma conclusion est qu’elles étaient autrefois à la mode pour « exterminer les brutes ». Par exemple, Winston Churchill était déterminé à les utiliser contre les bolcheviks russes. Mais maintenant une telle terminologie n’est plus favorisée et les armes chimiques ne sont utiles que lors de provocations, pour accuser ses ennemis de commettre des atrocités, pour servir de faux casus belli. Les Syriens en particulier ont volontairement abandonné toutes leurs armes chimiques et les Américains les ont enlevées et les ont détruites sous un régime d’inspections internationales. La récente fausse attaque chimique dans la Ghouta en Syrie ressemble à un non-sens complet…

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… comme le sont toutes les affirmations propagandistes précédentes mais cela n’empêche pas les gouvernements occidentaux et les sources médiatiques de les répéter à l’infini. C’est l’essence même de la propagande : choisissez de gros mensonges, répétez-les à l’infini et accusez quiconque qui veut les contredire de collusion avec l’ennemi. Quiconque ose défier le récit de la propagande est automatiquement un « troll du Kremlin » ou un « pantin de Poutine ». C’est, bien sûr, une esquive pratique. Quand toutes sortes de choses vont mal, que ce soit des guerres perdues, des élections volées, des retraites volées, l’avenir de ses enfants volé ou des systèmes d’armes qui ne fonctionnent pas, il est plus facile de trouver un seul bouc émissaire. Pour un si grand nombre de problèmes, le bouc émissaire doit être un bouc émissaire très important et la Russie a juste la bonne taille.

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Mais qu’en est-il de la contre-propagande ? Le gouvernement et les médias russes ne sont-ils pas aussi coupables de prendre des libertés avec la vérité ? Encore une fois, je vous encourage fortement à faire vos propres recherches (pour lesquelles la connaissance du russe est, malheureusement, une exigence). J’ai été un observateur fidèle des médias russes pendant de nombreuses années et j’en suis arrivé à la conclusion qu’ils sont presque entièrement réactifs. C’est-à-dire qu’ils répondent aux mensonges jetés à leurs visages, mais ils le font avec des faits et des preuves, pas avec des mensonges encore meilleurs. Vous pouvez imaginer que peut-être les Russes aiment trop la vérité, ou se soucient trop du salut de leur âme mais je suis trop cynique pour cela. Je suis plus à l’aise avec une explication rationnelle de ce comportement plutôt qu’une explication émotionnelle ou spirituelle.

Heureusement, il y en a une évidente. Alors que les États-Unis perdent progressivement le contrôle de leurs affaires, étrangères et intérieures, d’autres pays commencent à prendre leur propre chemin. C’est à la fois un développement positif et potentiellement très dangereux. L’aspect positif est qu’à mesure que l’empire américain s’efface, les dramatiques déséquilibres financiers et commerciaux qui se sont accumulés pendant des décennies, protégés par la menace de sanctions américaines et d’agression militaire contre quiconque oserait défier la primauté du dollar américain, ces déséquilibres seront autorisés à se corriger d’eux-mêmes. L’aspect négatif est que la discipline impériale qui a gelé plusieurs conflits internationaux ne sera plus en vigueur et les choses risquent de se décoller dangereusement.

ONU style

La Russie a été à l’avant-garde du mouvement visant à faire passer l’ordre mondial de l’unipolarité dominée par les États-Unis à la multipolarité, et elle souhaite que ce processus se déroule sans heurt. Ce qui permet aux pays de résoudre pacifiquement leurs différends, c’est le droit international. À son tour, le droit international ne dispose pas d’un exécutif supranational − aucun pays n’a le monopole de la violence et les pays qui transgressent ne sont pas envoyés en prison. Au contraire, tout le mécanisme repose sur le consentement de tous à respecter les accords internationaux. Et pour atteindre ce consentement, tous les participants doivent pouvoir participer à une seule réalité consensuelle : un seul ensemble de faits vérifiables. C’est pourquoi toute contre-propagande russe serait une ineptie : elle mettrait en danger cette réalité consensuelle.

Tant que vous avez un seul fou et ses quelques sbires restants, rebondissant dans leur cellule capitonnée, crachant un torrent de mensonges (et quelques tweets présidentiels délirants), le reste du monde peut le dénoncer et dire que c’est précisément avec eux qu’il ne veut pas parler. Il peut tourner donc le dos au fou et tenir ses propres discussions, accepter des procédures pour vérifier les faits, négocier des accords, etc. Mais si la planète entière est envahie par beaucoup de petits fous, chacun concoctant sa propre version déformée et délirante de la réalité, alors un tel dialogue constructif devient impossible et le monde se rapproche de la guerre. Ainsi, le moyen le plus sûr d’agir est de prêter attention aux faits, de refuser de répéter les mensonges de la propagande et d’attendre patiemment que le fou dans sa cellule capitonnée s’essouffle, car le temps n’est définitivement pas de son côté.

Les cinq stades de l'effondrementDmitry Orlov

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateur de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

http://lesakerfrancophone.fr/ou-est-la-contre-propagande-russe

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vendredi 20 avril 2018

Bruxelles veut généraliser les cartes d'identité biométriques

"le projet n'est pas de créer une carte d'identité européenne mais d'imposer un standard sécuritaire minimal." qu'ils disent !!!
Ne serait-ce pas plutôt l
a dictature qui voudrait bien se mettre en place ?

Et comment l'absence
de flicage peut- il constituer une brèche à nos frontières puisque, dans l'UE, il y a libre circulation des personnes, et que les clandestins qui arrivent sur le sol européen ne présentent pas de cartes d'identité et encore moins de cartes d'identité avec puce intégrée ?

La surveillance généralisée des Ueuropéens est en En Marche !
Une seule solution s'impose donc au peuple Français s'il veut rester libre : le frexit!    S.R.


La Commission européenne juge la mesure essentielle à la sécurité et aux contrôles des frontières. Elle veut que toutes les cartes soient équipées d'une puce d'ici à cinq ans.

ACT CI UE

On la retrouve dans le portefeuille d'une majorité d'Européens. Mais elle constitue aussi une vraie brèche à leurs frontières et pour leur sécurité intérieure, a alerté mardi la Commission européenne : la carte d'identité est le document le plus fréquemment falsifié pour entrer illégalement dans l'UE et y circuler. Et certains modèles, en particulier ceux encore en papier, sont à la fois faciles à copier et difficiles à contrôler.

Empreintes digitales

L'exécutif européen a présenté en réponse un projet ambitieux visant à moderniser les cartes d'identité sur le continent. Il s'inspire des efforts d'harmonisation déjà effectués sur les passeports avec l'ambition d'atteindre le même niveau de sécurité, via la biométrie. Les futures cartes devraient ainsi intégrer les empreintes de deux doigts et une photo digitale, et stocker sur une puce les informations liées.

Pas de carte européenne

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Le design et la production des cartes resteront du seul ressort des Etats membres : le projet n'est pas de créer une carte d'identité européenne mais d'imposer un standard sécuritaire minimal. La Commission assure que l'accès aux données sera strictement encadré et souligne qu'une telle modernisation doit aussi favoriser l'essor de l'administration électronique et fluidifier les contrôles et la circulation, dans et vers l'Europe, pour les citoyens lambda.

Deux ans pour en finir avec le papier

Le rythme de modernisation proposé au Conseil et au Parlement, qui devront étudier la proposition ces prochains mois, est rapide : Bruxelles veut en priorité que les quelque 80 millions de cartes encore en papier dans l'UE, non contrôlables électroniquement, soient remplacées dans les deux ans. On en retrouve notamment beaucoup en Grèce, en Italie et en France.

Les autres cartes auraient cinq ans pour être au standard minimum requis. « Pour une union de la sécurité efficace, aucun terroriste ou criminel ne devrait être en mesure de se cacher derrière des faux papiers d'identité. Il faut des standards minimaux de sécurisation », a insisté le commissaire européen aux Migrations, Dimitris Avramopoulos. La réforme viserait les cartes d'identité des plus de douze ans mais aussi les titres de séjour des membres de la famille ressortissants de pays tiers. Les pays ne délivrant pas de carte d'identité n'auront pas l'obligation d'en créer.

https://www.lesechos.fr/monde/europe/0301577526022-ca-se-passe-en-europe-bruxelles-veut-generaliser-les-cartes-didentite-biometriques-2170042.php

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Quand Carine Bécard de France Inter assassine François Ruffin

Les relations de François Ruffin, député de la France Insoumise, éditeur de la revue Fakir (Journal fâché avec tout le monde, ou presque), avec la presse officielle ont été souvent tumultueuses. Auteur d’un excellent Les petits soldats du journalisme, paru Aux Arènes en 2005, réalisateur du formidable film Merci patron (consacré à Bernard Arnault), il avait lancé sur Europe 1 en février 2016 un os à Jean-Michel Aphatie pour le remercier de sa servilité.

TL OJIM RUFFIN

Il avait été obligé de rectifier Libération qui l’avait enrôlé d’autorité dans les rangs de ceux qui avaient appelé à voter Macron au second tour de l’élection présidentielle de 2017. Une information que nous avions reprise par erreur du quotidien de Monsieur Drahi et que Picardie debout nous avait aimablement demandé de rectifier.

Marianne nous alerte

C’est l’hebdomadaire Marianne, sous la signature d’Hadrien Mathoux, qui nous relate l’incroyable agression dont a été victime François Ruffin « reçu » à France Inter, le dimanche 15 avril 2018. Cet entretien se situe dans le cadre de l’émission Questions Politiques à la fois sur France Inter et France Info.

Un portrait ? Non, une exécution

Quand un journaliste reçoit une personnalité, il a l’occasion de faire son portrait, rien que de classique. Nous avouons ne rien savoir de Dame Bécard de France Inter qui anime ou a animé l’émission Tous Politiques, sur la radio la plus conformiste de France. Et les positions personnelles de François Ruffin ne sont pas en cause, qu’on les aime ou les déteste. Il s’agit d’éthique journalistique.

Carine Bécard se livre à un véritable lynchage de François Ruffin, pendant deux minutes chrono (c’est long) . Pêlemêle celui ci est tout débraillé, fait des coups d’éclat bruyants, est un petit bourgeois et en plus sorti d’un lycée privé (sic). Pire, il excite les colères, amplifie les déceptions, fait du bruit, des coups, des mises en scène qui ne débouchent jamais sur rien.

Chacun peut penser ce qu’il veut de l’action de François Ruffin, de son positionnement politique, de ses actions, de son film, de son journal mais une « journaliste » (les guillemets s’imposent) qui se livre à la mise à mort médiatique de son invité pourrait (devrait ?) utilement changer de métier. Exécuteur par exemple, on dit qu’il y a des offres d’emploi.

https://www.ojim.fr/quand-carine-becard-de-france-inter-assassine-francois-ruffin/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=observatoire_du_journalisme_les_dernieres_publications&utm_term=2018-04-18

RUFFIN FI ATTAQUE

L'incroyable procès fait par une journaliste à François Ruffin sur France Inter [vidéo]

(...)

Lorsque la "Team Macron", compte Twitter d'inconditionnels fans du président de la République, relaie avec tant d'enthousiasme un contenu journalistique, il ne faut pas s'attendre à une grande objectivité. "Quand Carine Bécard fait le portrait de François Ruffin, ça déménage", promettent les militants En Marche dans leur message. Effectivement, la vidéo ne déçoit pas.Ce dimanche 15 avril, dans l'émission Questions politiques diffusée sur France Inter et Franceinfo, la journaliste politique est chargée de brosser en
deux minutes le portrait de l'invité. François Ruffin, le député de la France insoumise, a alors droit à un dézingage en règle… Evoquant avec ironie "tous les coups d'éclat" que le fondateur de Fakir a "bruyamment orchestré" depuis son arrivée à l'Assemblée nationale, Carine Bécard en retient un, "le tout premier". La scène racontée par la journaliste remonte… au 27 juillet dernier : "Chaque député devait un à un quitter son siège pour voter, voter pour celui qui devait devenir le nouveau président de l'Assemblée Nationale. Vous vous êtes levé, François Ruffin, vous étiez normalement habillé, et vous avez ostensiblement retiré votre chemise du pantalon que vous portiez." Court silence, puis question assassine : "Est-ce qu'un député représente mieux les ouvriers quand il apparaît tout débraillé ? Permettez-moi d'en douter", assène Carine Bécard.

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Après s'en être pris à la tenue de François Ruffin, la journaliste enchaîne sur ses origines sociales. "Vous n'êtes pas exactement celui que vous prétendez vouloir dégager, vous êtes le fils d'un cadre de chez Bonduelle, donc à l'origine un petit bourgeois", relate la chroniqueuse, qui semble en conclure que cela ôterait toute légitimité au député Insoumis pour défendre les classes populaires. Et d'enfoncer le clou de cette accusation en creux d'hypocrisie : "Vous avez d'ailleurs fréquenté le même lycée privé, la Providence, qu'Emmanuel Macron, qui lui aussi, comme vous, est Amiénois."

"Vous allez me trouver dure"

Carine Bécard en vient enfin au cœur de sa critique : ni plus ni moins que la stérilité supposée de l'engagement politique de François Ruffin. "Inlassablement vous dénoncez, les délocalisations en particulier, et vous apparaissez aux yeux de ces ouvriers comme leur meilleur soutien. Seulement, à part exciter les colères et amplifier les déceptions, quelles sont vraiment vos solutions ?", interroge la journaliste, sous le regard interdit de François Ruffin. "Parce que vos batailles, vous les menez sur la forme mais rarement sur le fond. Vous faites du bruit, vous faites des coups, vous faites de la mise en scène, sauf qu'après vingt ans de combat, où sont vos résultats ? Vous allez me trouver dure, mais de vous à moi, je n'en vois pas."Voilà un procès en inutilité pour le moins étonnant, qu'on a rarement l'habitude d'entendre à l'égard d'autres personnalités politiques qui ne sont pas au pouvoir. D'autant plus s'agissant d'un élu qui s'est lancé dans la vie politique il y a à peine plus d'un an, pour devenir député d'un groupe d'opposition comptant seulement 17 membres à l'Assemblée. Mais il semble qu'effectivement, Carine Bécard n'ait choisi de retenir que les épisodes les plus anecdotiques du parcours de François Ruffin à l'Assemblée, lequel a pourtant signé 27 propositions de loi, comme celles sur le burn-out ou le financement de l'hôpital psychiatrique. Il a également dressé des pistes de réforme, comme sur la fermeture des classes dans les écoles rurales, dans les colonnes de Marianne. Autant d'éléments qui ont dû échapper à la sagacité de la journaliste de France Inter.

Hadrien Mathoux

https://www.marianne.net/politique/video-l-incroyable-proces-fait-par-une-journaliste-francois-ruffin-sur-france-inter

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La Cour européenne des droits de l’Homme suspend l’expulsion d’un imam marseillais

Le 8 mars, une commission de magistrats se déclarait favorable à l’expulsion, vers l’Algérie, de l’imam marseillais El Hadi Doudi, suspecté de prêches très radicaux et haineux. Depuis lors, il attendait de se voir notifier son expulsion par le ministère de l’intérieur. L’arrêté a été pris par le ministère mardi 17 avril au matin ; mais son application a été aussitôt suspendue par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). L’imam, qui se trouve actuellement au centre de rétention administratif de Marseille, en vue de sa reconduite en Algérie, verra son dossier examiné par la CEDH « dans quelques jours », le temps que la cour statue sur le fond du dossier.

ACT IMAM MARSEILLE

« Un bouc émissaire »

Me Nabil Boudi, avocat d’El Hadi Doudi, assure à La Croix, que son client est « un bouc émissaire », il annonce avoir engagé d’autres recours contre cette expulsion, devant la justice administrative. En raison, explique-t-il par ailleurs à l’AFP, de « disproportion de la mesure », « risque de torture » de l’imam en cas de retour dans son pays d’origine, l’Algérie, et « atteinte à sa vie privée et familiale ». Puisque l’imam de 63 ans laisserait, à Marseille où il est installé depuis 1981, sa famille derrière lui.

Appels à la discrimination, à la haine et à la violence

En mars, lors de son passage devant la commission composée de magistrats administratifs et judiciaires marseillais, le religieux s’était vu reprocher ses appels à des « actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence », contre les femmes, les juifs, les chiites, les personnes commettant l’adultère.

La mosquée As-Sounna, installée sur le boulevard national à Marseille, dans laquelle l’imam Doudi prêchait a été fermée pour six mois, à la suite d’un arrêté pris par la préfecture de police de Bouches-du-Rhône le 11 décembre 2017, arrêté entériné par le Conseil d’État le 31 janvier.

https://www.la-croix.com/Religion/Islam/Cour-europeenne-droits-lHomme-suspend-lexpulsion-dun-imam-marseillais-2018-04-18-

BASE 14 995X225Reste à savoir si, dans cette affaire, les recours ont été épuisés avant la saisie de la CEDH. Tel que présenté dans cet article, ça ne semble pas être le cas... A vérifier, donc.

Pour comprendre ce qu'est la CEDH, ses avantages et ses inconvénients, voire ses dérives, une petite vidéo bien utile:

A quoi sert la Cour européenne des droits de l'homme ?

CEDH CRITIQUE

https://www.youtube.com/watch?v=knL3sxnwO9E

 P.G.

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Europe : pour Macron, "rien de plus démocratique"… qu'un référendum ? Non, que des "consultations"

TRIBUNE LIBRE / Par Hadrien Mathoux

tl macron democratie

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Aphatie et Besancenot sont dans un bateau (sur France-info)

PROP APATHIE BESANCENOT

Aphatie et Besancenot
dansent en rythme sur France Info

Jean-Michel Aphatie a fait savoir qu’il refusait catégoriquement de recevoir François Asselineau à l’antenne de France Info avant 2022 (c’est-à-dire la prochaine élection présidentielle). Par contre, le matin du 16 avril 2018, le chien de garde en chef du « service public » de l’information interviewait de façon très complaisante Olivier Besancenot pendant 25 minutes ...

Et on comprend sa tendresse à l’égard de cette figure de la « gauche de gauche » (quand on tourne deux fois à gauche, on rebrousse chemin), le porte-parole du NPA ayant notamment dit :

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- qu’il n’avait aucun doute sur la responsabilité du pouvoir syrien dans les attaques chimiques, des propos qui plaisent fort à Jean-Michel Aphatie (ceci n’est probablement pas de nature à ébranler les certitudes otanisées des compères du jour : voir L’Express et CBS) ;

 

- que « l’impérialisme russe » était aussi dangereux que celui de Washington (une seule donnée édifiante : la Russie a 4 bases militaires à l’étranger, les États-Unis en ont 725...) ;

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- qu’il aurait fallu que la « communauté internationale » – expression typiquement euro-atlantiste qu’il reprend à son compte sans ironie – fournisse des armes aux « révolutionnaires syriens » dès le début du conflit (traduction : il fallait que l’OTAN participe plus ouvertement et activement à la destruction d’un État souverain et au renversement de son président reconnu internationalement).

Par contre, sans doute attendri par la bonne humeur de Jean-Michel Aphatie et l’ambiance décontractée régnant dans le studio de France Info, le militant post-trotskiste n’a rien dit :

- des massacres récents de manifestants palestiniens par l’armée israélienne (info au passage : d’après le journal Haaretz, John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de Trump, a coordonné avec Tel-Aviv les bombardements sur la Syrie du 14 avril) ;

- de la situation abominable au Yémen, où la « communauté internationale » permet depuis 3 ans à une coalition menée par l’Arabie saoudite de commettre de nombreux crimes de guerre (en utilisant notamment des armes fournies par la France ; mais il est vrai que celles-ci n’étaient pas censées servir, c’est bien ça Mme Parly ?) ;

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- des manœuvres bellicistes de l’OTAN et de l’hystérie anti-russe dans les pays occidentaux, ce qui en comparaison fait passer la guerre froide pour une simple partie de Monopoly un peu tendue ;

- de la responsabilité – pourtant évidente et directe – de Bruxelles dans la « réforme » de la SNCF ou les autres mesures antisociales appliquées servilement, pour le compte de la Commission européenne, par le gouvernement français (Olivier Besancenot n’a mentionné qu’une fois les réglementations européennes – à propos des EHPAD – mais... de façon plutôt favorable).

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Plenel qui interviewe Macron. Aphatie qui interviewe Besancenot. Il y a une certaine cohérence ; on attend le double avec impatience. Ce sont les agents objectifs de l’ordre établi et les faux opposants – alter-européistes, alter-impérialistes et, en fait, alter-capitalistes – promus par les médias dominants qui accomplissent ensemble une « convergence des luttes », mais au service du statu quo, c’est-à-dire des puissants. Peut-être serait-il plus opportun de parler de « convergence des flûtes » (au sens de pipeau).
 

Laurent Dauré

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Vidéo à voir : la palme d’or de la crétinerie revient à CNN

TRIBUNE LIBRE par | 19 Avr 2018

TL SANNAT CNN

Comme je le dis et le répète, je ne prétends pas connaître la vérité, en revanche je sais quand on se fiche de moi, et les premières secondes de ce reportage de CNN sont hilarantes, et pas à cause d’un gaz qui ferait rire vu la gravité du sujet justement.

Il y a donc une crétine de journaliste qui, pour attester de la véracité d’une attaque chimique, a l’excellente idée d’aller renifler un sac à dos rose de petite fille et trouve, l’air docte, que ça sent quelque chose, de … de … bizarre qui sentirait par exemple à plein nez la propagande et la manipulation.

Je sais qu’en haut lieu, on nous pense tous crétins et abrutis, totalement débiles, sans-dents et intégralement cons pour ne pas dire demeurés, mais c’est une vision un tantinet caricaturale. Malgré tous les efforts faits pour abrutir les masses, nombreux sont celles et ceux qui résistent encore et toujours à l’envahisseur de la bêtise.

Renifler du gaz toxique pour dire que c’est du gaz toxique c’est très con !

Bon, inutile de vous mettre en garde mes amis, mais je préfère quand même faire un léger excès de prudence.

201802

Surtout, si vous pensez qu’un truc a été contaminé par un gaz neurotoxique odorant (souvent ça sent rien, sinon ce serait trop facile à détecter au pifomètre), alors surtout… ne le sentez pas. Si c’est vraiment du gaz neurotoxique, vous allez mourir dans d’horribles souffrances et ni vous ni moi ne le souhaitons. D’accord ?

Il n’y a que cette crétine de CNN qui croit pouvoir sentir un truc et dire que c’est un gaz neurotoxique sans être morte… parce qu’elle vient juste de prouver qu’elle a senti le liquide vaisselle, ou la lessive à la main… mais certainement pas du gaz sarin. Sinon elle serait morte devant nous. Elle a prouvé donc qu’il n’y avait pas de gaz neurotoxique.

Elle a prouvé ensuite qu’on nous prend pour des cons.

Partagez massivement mes amis. La France mérite mieux.

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/video-a-voir-la-palme-dor-de-la-cretinerie-revient-a-cnn/

Suspected chemical attack survivors speak to CNN

https://www.youtube.com/watch?time_continue=21&v=CgkI3Ub2lZw

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jeudi 19 avril 2018

Salve de missiles dans le ciel de Damas : le nouveau forfait d'un Occident en mal d'hégémonie

Pour Bruno Guigue, les frappes de Washington, Paris et Londres sur la Syrie sont une «pluie de pétards mouillés». Dénonçant un Occident «en mal d'hégémonie», l'analyste estime que cette manœuvre ne changera rien : les ennemis de Damas ont perdu.

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C’est fait. Le gang Washington-Paris-Londres vient de bombarder la Syrie. Abdiquant toute pudeur, l’habituel trio d'experts en coups tordus a expédié ses engins de mort sur un Etat-membre des Nations unies. A grand renfort de missiles, un Occident déclinant a joué les durs à distance, se gardant bien d’affronter sur le terrain un adversaire qui lui mettrait une bonne fessée. En attaquant l’appareil militaire syrien, cette coalition étriquée conduite par des pantins vaniteux a cru que sa quincaillerie de luxe lui permettrait de s’imposer. Mais c’est oublier que la donne stratégique change à toute vitesse. En matière militaire, il y a loin de la coupe aux lèvres, surtout lorsque l’objectif à atteindre est fantasmatique. Expérimentée sous la présidence de Bill Clinton, la technique des frappes chirurgicales vient de connaître un nouvel avatar, dont il n’est pas sûr qu’il soit le plus réussi.

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N’en déplaise à des dirigeants auto-satisfaits, cette opération-éclair a brillé par sa nullité et sa fourberie politique n’a eu d’égale que son inanité militaire. En réalité, le bilan est proche de zéro. Aucun résultat opérationnel, aucun impact psychologique, aucun intérêt politique. Ce fut tout juste une pluie de pétards mouillés sur Damas, un exercice d’entraînement grandeur nature pour la défense anti-aérienne syrienne, un tir au pigeon où le missile occidental, ce joujou prétentieux, a fini par jouer le rôle du pigeon. Les «beaux missiles» de Trump ont fini en morceaux, pitoyables tas de ferraille destinés au futur musée de l’impérialisme à Damas. Ce résultat est d’autant plus significatif que la Défense contre avions (DCA) syrienne a combattu seule l’agresseur étranger, sans l’aide de ses alliés, même si l’appui technique russe a sans doute joué un rôle décisif.

Même désastre sur le plan de la guerre psychologique. On ne s’imaginait quand même pas, à Washington, Londres et Paris, que le peuple syrien serait tétanisé par cette lâche agression. Elle a plutôt produit l’effet inverse, car la couardise de l’adversaire, en général, consolide le moral des troupes. Les premières images en provenance de Damas furent celles d’une population souriante, brandissant fièrement le drapeau national et le portrait du président Bachar Al-Assad. Les trois pieds nickelés de la géopolitique n’impressionnent pas les Syriens. En détruisant les trois quarts des missiles ennemis, la défense anti-aérienne syrienne a résumé à sa façon la réponse de ce peuple courageux à l’agresseur néo-colonial. La DCA de l’armée arabe syrienne est comme la métaphore d’un peuple qui résiste victorieusement, depuis 2011, à une tentative de destruction multiforme.

Bien entendu, les fauteurs de guerre occidentaux ont fait tourner les rotatives d’une propagande mensongère pour tenter de justifier leur entreprise erratique. Mais la supercherie a fait long feu. Il s’agissait, dit-on, de punir le régime syrien pour l’emploi de l’arme chimique contre les civils de la Ghouta. Mais où sont les preuves détenues par les trois agresseurs ? On nous répond qu’elles sont accablantes mais qu’il est impossible de les communiquer, car elles sont «classifiées». Un enfant de quatre ans comprendrait le stratagème. S’il y a des «preuves», au demeurant, on pourrait les trouver sur place, et c’est pourquoi l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a accepté l’invitation du gouvernement syrien. Mais le jour même de l’arrivée de ces experts, le trio occidental a bombardé Damas. Inutile de faire un dessin : quand on accuse sans preuves un coupable désigné d’avance, on n’a pas besoin d’enquête.

pinocchio

En réalité, la politique belliciste d’un Occident en mal d’hégémonie pourrit tout ce qu’elle touche. Elle brandit les droits de l’homme, mais c’est pour soutenir les terroristes. Elle chante les louanges du droit international, mais c’est pour mieux l’anéantir. Elle parle de démocratie, mais elle la viole à domicile tout en déniant aux autres nations le droit à l’autodétermination. Quand Macron annonce qu’il va «punir» le président syrien lors d’une conférence conjointe avec le prince héritier d’Arabie saoudite, il se moque du peuple français. La triplette belliciste USA/France/Grande-Bretagne est comme la grenouille qui veut être plus grosse que le bœuf. Elle s’imagine qu’elle est le centre du monde alors qu’elle en est l’appendice. Elle est seulement le club de l’oligarchie occidentale, mais elle se prend pour la «communauté internationale». Et lorsque le monde assiste médusé à une fanfaronnade où le criminel le dispute au grotesque, elle s’imagine qu’elle a remporté une victoire. Cette salve de missiles sur la Syrie ne changera rien au cours des événements. La Ghouta est libérée et les autres provinces le seront bientôt. La guerre à distance menée par les ennemis de la Syrie est perdue d’avance.

https://francais.rt.com/opinions/49974-salve-missiles-dans-ciel-damas-bruno-guigue

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