dimanche 29 juillet 2018

Le confortable train de vie de Brigitte Macron à l’Élysée

Deux voitures, six bureaux, quatre personnes à son service

Pognon de dingue ! Comme chaque année, la Cour des comptes a listé toutes les dépenses liées à la "Première dame"*. Le montant dépasse les 280.000 euros par an.

ACT FIRST LADY

Au début de son mandat, en août 2017, Emmanuel Macron avait instauré une charte de la transparence pour que la Cour des comptes puisse suivre les dépenses de son épouse. Si les Sages de la rue Cambon se sont bien penchés sur les frais de la Première dame, ils ne manquent pas de rappeler dans leur dernier rapport que « Cette forme de comptabilité reste à ce jour insuffisamment développée pour réaliser complètement cet exercice ». Comme le précise toutefois Capital.fr, la Cour des comptes a pu chiffrer certaines dépenses.

Six à sept agents du service de la correspondance présidentielle

Les Sages rappellent dans un premier temps que Brigitte Macron dispose d’un directeur de cabinet et d’un chef de cabinet, ainsi que de deux secrétaires, dont l’une est également affectée au secrétariat du conseiller porte-parole. Le courrier est par ailleurs un poste de dépense important dans la mesure où Brigitte Macron a reçu près de 13 000 courriers en 2017, ce qui a mobilisé « six à sept agents du service [de la correspondance présidentielle ». En fonction du temps consacré par tous ces collaborateurs à l’activité de Brigitte Macron, la Cour évalue leur masse salariale chargée à 278.750 euros par an. En 2014, la Cour avait indiqué que, pour l’année 2013, les dépenses liées à l’activité de Valérie Trierweiler s’élevaient à 396 900 euros pour cinq collaborateurs directs.

Six bureaux dans l’aile « Madame » de l’Hôtel d’Evreux

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Brigitte Macron bénéficie pour sa part de six bureaux dans l’aile « Madame » de l’Hôtel d’Evreux, de la protection de plusieurs membres du GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) ainsi que de deux véhicules issus de la flotte présidentielle : l’un pour ses déplacements, l’autre pour les agents du GSPR qui la protègent. En revanche, les Sages indiquent que « pour ses activités publiques et officielles, madame Brigitte Macron bénéficie des services de la coiffeuse-maquilleuse de la Présidence, mais il ne lui est attribué aucun budget de représentation. »

Source :

https://www.ladepeche.fr/article/2018/07/26/2842076-brigitte-macron-cour-comptes-revele-budget-alloue-premiere-dame.html

https://www.capital.fr/economie-politique/collaborateurs-bureaux-maquilleuse-les-depenses-de-brigitte-macron-detaillees-par-la-cour-des-comptes-1299728

http://www.valeursactuelles.com/politique/deux-voitures-six-bureaux-quatre-personnes-son-service-le-confortable-train-de-vie-de-brigitte-macron-lelysee-97620

https://aphadolie.com/2018/07/28/le-confortable-train-de-vie-de-brigitte-macron-a-lelysee/

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*Rappelons que le terme "Première Dame", repris par toute la presse euro- atlantiste en France, et parfois hélas par la presse dite "de réinformation", est un élément de langage de propagande témoignant de notre domination culturelle ("First Lady").  Il en est de même pour le terme "Pères Fondateurs" concernant l'Union européenne ("Founding Fathers"), sur le modèle américain. On peut multiplier les exemples, à commencer par l'usage de plus en plus fréquent de l'anglo- américain, y compris dans nos rues, ou encore de la volonté de Macron de réunir le Congrès tous les ans (instituant ainsi le "discours sur l'état de l'Union" pratiqué outre- atlantique)... Sans même parler des réformes territoriales comme les "com- coms", équivalentes des "comtés" ou des grandes régions, les futurs "states" des Etats- Unis d'Europe... J'arrête là, car on va encore dire que nous sommes compotistes. P.G.

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samedi 28 juillet 2018

Dalila Zein, une « cost killer » devient directrice générale de l’AFP

TRIBUNE LIBRE / par Denis Souchon, jeudi 19 juillet 2018

La privatisation de l’AFP est en marche.

TL ACRIMED AFP

Le 12 avril 2018 Fabrice Fries, un spécimen de la noblesse d’État, était « élu » à la présidence de l’AFP. Le 28 juin 2018 un communiqué de l’AFP nous apprend que Dalila Zein est nommée Directrice générale de l’AFP. Deux événements qui confient l’encadrement d’une des plus grandes agences de presse à des managers avouant, comme nous l’écrivions, « un amour inconsidéré pour le privé, la novlangue managériale, les méthodes marketing et la rigueur budgétaire », soit autant de qualités visiblement requises de nos jours pour diriger un média et prétendre donner du sens au « journalisme »…

Fort de cette décision autocratique, et doté par un tel nouveau bras droit, Fabrice Fries est dans de bonnes conditions pour rééditer à l’AFP des exploits tout aussi « remarquables » que ceux qu’il avait réalisés à la présidence de Publicis Consultant de 2008 à 2016 [1].

 

Gouvernement-oligarchie-Gabon

Car n’ayant rien à envier au parcours de Fabrice Fries, celui de l’impétrante présente en effet bien des traits constitutifs d’une carrière entièrement dédiée au service d’intérêts privés :

- En 1997, Dalila Zein est diplômée de l’école de commerce « EDHEC Business School » de Lille.

- Elle débute comme auditrice chez Price Waterhouse Coopers, l’un des quatre plus grands groupes mondiaux d’audit financier, les « big 4 ». Groupes dont une note d’Attac du 9 janvier 2018 décrit l’ « éthique » : « Le rôle des cabinets de conseil est souvent sous-estimé ou méconnu dans les pratiques d’évasion fiscale. Les révélations du Luxleaks l’avaient pourtant mis au jour : les cabinets d’audit comme les Big 4, et les cabinets d’avocats spécialisés sur ces questions, sont les chevilles ouvrières d’un système industrialisé d’évasion fiscale de multinationales. Ces cabinets étudient précisément les législations fiscales pour en trouver les failles et conseillent les entreprises pour "optimiser leurs impôts", c’est-à-dire souvent, localiser des filiales dans des paradis fiscaux et y transférer des bénéfices artificiellement, pour échapper au paiement de l’impôt dans les pays où ont vraiment eu lieu leurs activités. C’est PwC [Price Waterhouse Coopers] qui a rédigé et négocié les fameux rescrits (accords préalables aux prix de transfert) pour le compte de centaines de multinationales avec l’administration luxembourgeoise. »

- De 2000 à juin 2018, elle travaille chez Lagardère Active, où elle gravit tous les échelons (contrôleuse de gestion, Responsable du CDG - pôle presse magazine France, CFO presse magazine France, Deputy Chief Financial Officer) pour en devenir en 2014 la directrice financière (« Chief Financial Officer » en langage local).

- L’ « apothéose » de Lagardère Active, sous le contrôle de l’héritier Arnaud Lagardère, est atteinte le 4 avril 2018 quand Le Figaro titre « Lagardère Active prépare son démantèlement » [2]. Une nouvelle qui allait bientôt laisser Dalila Zein chômeuse [3]. À moins que son réseau parmi les dominants, cultivé depuis des années, ne lui facilite la recherche d’un nouvel emploi et précipite un parachutage. Chose faite à l’AFP.


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Pour comprendre en quoi l’arrivée de Dalila Zein à l’AFP est tout aussi antinomique de l’esprit de service public que celle de Guy Lagache à Radio France, il suffit de lire le résumé de sa carrière qu’elle fait sur sa page Linkedin :

Expérience managériale solide (équipe d’env. 200 personnes) dans des environnements complexes, Mise en œuvre et suivi de plans de réduction des coûts, nombreux dossiers d’acquisitions et cessions, stratégie et analyse financière, Optimisation du cash, Projets immobiliers.

Restructuring, Cost reduction, Financial strategy, Project management, Working capital optimisation, Organization, Controlling, Business transformation, Real estate, Acquisitions, Divestments.

Les salariés de l’AFP ne seront donc nullement surpris si dans les mois qui viennent, Dalila Zein et Fabrice Fries envisagent de réduire les effectifs (« réduction des coûts » et « restructuring »), supprimer certaines activités (« cessions ») en les sous-traitant (« optimisation du cash »), vendre le siège de l’AFP (« projets immobiliers »), le tout en privatisant l’AFP (« business transformation ») au nom de la-nécessaire-réforme-pour-sauver-l’AFP-dans-un- « environnement complexe ».


Denis Souchon


Post-scriptum 1 : Le 3 octobre 2014, on pouvait lire sur le site Option Finance : « Nommée responsable du contrôle de gestion du pôle presse magazine de Lagardère Active en 2007, [Dalila Zein] est promue, un an plus tard, directrice financière. "En partenariat avec le directeur de l’activité presse magazine, j’ai alors pu intervenir sur des sujets d’organisation et de stratégie, comme la réflexion sur le portefeuille d’actifs", précise-t-elle. Un travail récemment concrétisé par la cession par le groupe d’une dizaine de titres, dont Psychologies ou Première. »


Post-scriptum 2 : Il paraît souhaitable de ne pas accorder systématiquement sa confiance à des gens qui affirment, comme le fait Dalila Zein sur sa page Linkedin, que « les causes qui [leur] importent [sont] :
Arts et culture
Droits civiques et action sociale
Droits de l’homme
Enfants
Environnement
Formation
Lutte contre la pauvreté »

https://www.acrimed.org/Dalila-Zein-une-cost-killer-devient-directrice

INDEPENDANCE PRESSE PLN

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Comment les politiques de Haute-Vienne réagissent-ils à l'affaire Benalla?

Affaire d'été ou affaire d'Etat ? Alors que les travaux de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Benalla se poursuivent, les députés En Marche de Haute-Vienne veulent en circonscrire l'importance quand l'opposition fait front commun contre le gouvernement et la présidence.

ACT DEPUTES LREM GORILLE

Sophie Beaudoin Hubiere :


"Fiers de notre Président, de notre majorité - Continuons la transformation du pays"
« Je crois hélas qu'il s'agit d'un comportement d'un homme, mais pas seulement. Pour le dire trivialement, il a pété les plombs et sa proximité avec Emmanuel Macron lui est montée à la tête. Cette personne était un subalterne et ce qui peut m'interpeller, c'est que certains ont accepté un certain nombre de choses. Aujourd'hui, j'ai plus de questions que de réponses. Qu'en est-il de ses dysfonctionnements ? Qu'en est-il de la guéguerre entre la police et la gendarmerie sur la sécurité du président ? »

Djebarri :

 

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Ce week-end, j'ai assisté avec consternation au blocage politique mis en place par l'opposition. On a quoi, dans cette affaire ? Un jeune homme de 26 ans atteint du syndrome de toute-puissance de l'Elysée. Quand on voit l'affaire Cahuzac ou des histoires comme le SAC, on en est quand même loin. »
« Il (macron) n'a pas à se laisser intimider par le contexte politique. Dire qu'il assume, c'est au contraire un courage politique qui me va bien. »
Fier d'appartenir à la majorité

Magne :


« Les faits reprochés sont graves et les différentes réactions de nos concitoyens sont totalement compréhensibles. Hier, notre Président a répondu avec courage à une partie des questions que nous pouvions nous poser. J'étais hier soir jusqu'à 1h en commission des finances sur l'examen du PJL de lutte contre la fraude, qui se poursuit aujourd'hui. Le travail parlementaire doit se poursuivre. Les Français nous ont élus sur la base de notre projet de réformes et nous attendront sur notre bilan. »

https://www.lepopulaire.fr/limoges/politique/2018/07/25/comment-les-politiques-de-haute-vienne-reagissent-ils-a-l-affaire-benalla_12933925.html

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Et ils sont fiers !!!!
Ne confondraient t-il pas cette association politique avec une secte ?!!!
Suivre inconditionnellement un homme qui accumule autant d'erreurs, de malversations, etc, c'est éminemment suspect !

Mais ce qui est le plus grave, c'est les accusations que l'un des députés porte sur la police et la gendarmerie !
Leur chef a fait quelque chose de très mal, son protégé a violé à plusieurs reprises la loi et elle accuse des dysfonctionnements chez les autres et détourne le sujet en parlant de la guéguerre entre gendarmes et policiers !

Et surtout quand elle dit "continuons la transformation du pays", je pense que sa langue a fourché et qu'elle aurait dû dire continuons la destruction de notre pays, cela aurait été plus juste !!!

En ce qui concerne l'autre député, ce n'est guère mieux !
Il compare cette affaire avec l'affaire Cahuzac
Cahuzac a planqué l'argent qu'il a gagné pour payer moins d'impôts, c'est grave mais cela n'a rien à voir avec les multiples infractions de Benalla et de Macron !

Quant au troisième député, et bien elle est fidèle à elle-même !!! Insignifiante et fuyarde !
Mais dire que les Français les ont élus sur la base d'un projet de réforme, là, ou elle est idiote ou elle nous prend pour des imbéciles !

On aurait pu attendre un peu plus d'honnêteté de la part de députés qui, rappelons-le, sont au service des Français et non d'une caste peu soucieuse de la légalité et de la droiture !  S.R.

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vendredi 27 juillet 2018

La république exemplaire...

Voici  un article publié sur notre site (et sur le site national upr.fr) il y a un an: les français commençaient à entrevoir le côté obscur de Macron et de ses copains. Intéressant à rappeler de nos jours où certains semblent découvrir le côté peu éthique de notre président "jupiter"...   P.G.

ARCHIVES 2

== « EN MARCHE » ARRIÈRE ! == Sur un signal envoyé par Richard Ferrand, la majorité macroniste à l’Assemblée nationale rejette l’obligation de casier judiciaire vierge pour être éligible.

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Alors que les députés préparaient l’examen du texte sur la prétendue « confiance dans la vie publique », présenté comme la première « réforme-phare » du quinquennat Macron, le gouvernement a finalement préféré renforcer le dispositif actuel des peines d’inéligibilité et de renoncer au principe du casier judiciaire vierge.
La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a expliqué de façon emberlificotée que l’interdiction de se présenter à une élection si le casier n’est plus vierge « pourrait être interprétée » comme « une peine automatique », qui « contreviendrait au principe d’individualisation des peines garanti par la Constitution ».

Deux informations complémentaires spécialement scandaleuses sont à ajouter :

  • d’une part, c’est l’ex-ministre macroniste Richard Ferrand, limogé du gouvernement pour cause « d’affaires » et devenu président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, actuellement visé par une plainte de l’association Anticor (anti-corruption) pour abus de confiance, qui a déposé l’amendement supprimant l’obligation d’avoir un casier judiciaire vierge…
  • d’autre part, les débats ont été quasiment interdits puiqu’une partie des parlementaires, notamment la PS Delphine Batho, n’ont même pas pu défendre leurs sous-amendements annulés par l’adoption de celui de Richard Ferrand.

Source : Le Figaro du 25 juillet 2017

Commentaires

L’excuse trouvée par Mme Belloubet est triplement inacceptable.

1°) Qui saisirait le Conseil Constitutionnel ?

Pour qu’inconstitutionnalité il y ait, encore faudrait-il que le Conseil Constitutionnel soit saisi pour la prononcer. Mais qui aurait l’audace de le saisir sur un tel sujet devant l’opinion publique ?

2°) à supposer que le Conseil Constitutionnel soit saisi, rien n’indique qu’il décide qu’une telle disposition serait contraire à la Constitution.
Ou alors, il faudrait qu’il explique pourquoi imposer un casier judiciaire vierge serait contraire à la Constitution si cela concerne un candidat à une élection mais serait autorisé par la même Constitution si cela concerne– comme c’est actuellement le cas – des dizaines de profession : policiers, gendarmes, artisans-taxis, candidats à des concours de la fonction publique, experts-comptables, commissaires aux comptes, huissiers, etc.,

De qui se moque le gouvernement ?

3°) un référendum peut aisément régler la question*

Enfin, même en supposant que le Conseil Constitutionnel soit saisi, et même en supposant qu’il décide qu’une telle disposition serait contraire à la Constitution dès lors qu’elle concernerait des élus, rien n’interdit le président de la République de présenter aux Français par référendum une réforme constitutionnelle proposant de transformer justement en obligation constitutionnelle le fait d’avoir un casier judiciaire vierge.

Conclusion

  • C’est une nouvelle promesse électorale de Macron qui passe à la trappe…
    Chaque jour qui passe révèle ainsi aux Français l’étendue des mensonges électoralistes dont ils ont été abreuvés par le candidat de l’oligarchie euro-atlantiste. Et ce n’est qu’un début !
  • L’UPR maintient, quant à elle, sa promesse d’imposer un casier judiciaire vierge à tout candidat à une élection et à tout élu de la République. Si nous arrivons au pouvoir, nous ferons adopter cette disposition par référendum.

 

François ASSELINEAU

25 juillet 2017

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*En plus, le scandale "Benalla" a éclaté alors qu'une réforme constitutionnelle était sur les rails, l'occasion aurait été parfaite pour revenir sur cet abandon de promesse électorale...Bien entendu, ce n'était pas au programme.   P.G.

AFFICHE SOUVENEZ VOUSDans un pays qui a perdu sa souveraineté, c'est le règne des bandes et des féodalités qui s'installe; d'autant plus rapidement que le chef de l'Etat lui- même est inexpérimenté, immature et narcissique. François Asselneau avait mis en garde contre ce côté inquiétant du personnage...

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Appel de François Asselineau aux parlementaires d’opposition pour qu’ils engagent l’article 68 de la Constitution

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Alors que le scandale de l’affaire Benalla révèle de nombreuses actions illégales et immorales, le président Macron annonce en être « le seul responsable » mais refuse de s’expliquer devant les Français et d’être auditionné par une commission d’enquête. Il se prévaut pour cela de l’immunité présidentielle posée par l’article 67 de la Constitution et nargue les Français en lançant qu’ils n’ont « qu’à venir le chercher ».

Il tente en parallèle d’éteindre l’incendie en verrouillant à son profit les auditions parlementaires en cours.

Face à cette situation intolérable, et rappelant qu’Emmanuel Macron a couvert de son autorité de nombreuses autres actions illégales ou attentatoires à la démocratie depuis son élection, François Asselineau lance ici un appel solennel aux parlementaires d’opposition pour qu’ils engagent la procédure prévue par l’article 68 de la Constitution.

Cette procédure – dite de destitution – est la seule qui permette d’obliger le chef de l’État à se justifier de ses actes devant une Haute Cour, constituée de parlementaires.

Il convient de rappeler qu’en 1974, le président américain Richard Nixon, menacé d’une procédure « d’impeachment » du fait du scandale du Watergate, fut contraint à la démission. Pourtant, les faits qui lui étaient reprochés (la pose illégale de micros au siège du Parti démocrate) étaient, somme toute, d’une moindre gravité que l’accumulation d’actions illégales ou anti-démocratiques imputables au président Macron.

Même si les chances de destitution du président sont quasi-nulles du fait de la composition des assemblées, le lancement de cette procédure parfaitement républicaine est le seul et unique moyen pour faire cesser le climat d’impunité totale et pour rappeler à l’ordre le chef de l’État sur ses responsabilités vis-à-vis du peuple souverain. Seul le lancement de l’article 68 permettra d’enrayer le favoritisme, la corruption et les dérives délictueuses et mafieuses qui salissent l’Élysée et la République.

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À cet égard, la motion de censure du gouvernement prochainement présentée par LR est absurde puisque « l’affaire Benalla » ne relève justement pas de la responsabilité du gouvernement ! C’est la responsabilité du président de la République qui est ici directement en cause, comme l’a reconnu Macron lui-même.

Dont acte et dont mise en œuvre nécessaire de l’article 68 de la Constitution.

https://www.upr.fr/actualite/appel-de-francois-asselineau-aux-parlementaires-dopposition-pour-quils-engagent-larticle-68-de-la-constitution

Intervenant : François Asselineau président de l’UPR.
Technique, illustrations et montage : Fabien Sémat

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Emmanuel Macron et le mépris de la République

TRIBUNE LIBRE / Jacques Sapir

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La déclaration faite le 24 juillet au soir par le Président de la République, M. Emmanuel Macron, est grave[1]. Elle est grave d’un point de vue constitutionnel. Elle est grave d’un point de vue politique. Elle est grave d’un point de vue moral. Nous devons toujours nous souvenir que le Président de la République est le premier magistrat. Sa parole est un acte. Si sa parole menace la Constitution, la mine ou la dévalue, c’est très exactement comme s’il avait agi pour subvertir cette Constitution. Si sa parole menace l’ordre politique, autrement dit la « Cité » dans laquelle nous vivons[2], car cet ordre politique est ce qui organise nos libertés, c’est très exactement comme s’il avait agi contre cet ordre, comme s’il avait pris des mesures niant la souveraineté du peuple. Si sa parole n’est pas morale, alors de quel exemple pourrons-nous tirer les forces de moralité qui sont nécessaires à la vie politique ?

Un acte contraire à la Constitution

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Emmanuel Macron a donc effectué une visite surprise à la réunion des élus de la majorité LREM organisée à la Maison de l’Amérique latine, réunion organisée pour la clôture de la session parlementaire, mardi 24 juillet. Ce faisant, il a visiblement oublié que, dans la Constitution, il n’est pas chef de parti. La Président de la République doit représenter tous les français. Reprenons les différents articles, sans intention d’exhaustivité, qui précisent son rôle de chef de l’Etat et non de chef de parti[3].

Article 5 « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. »

Article 14 : « Le Président de la République accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères ; les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires étrangers sont accrédités auprès de lui. »

Article 16 : « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. »

Article 64 : « Le Président de la République est garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire ».

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La fonction décrite soit directement soit indirectement par ces différents articles n’est pas compatible avec la fonction de chef de parti. Bien entendu, la pratique politique nous dit que le Président fait campagne soutenu par un parti ou une alliance de partis. Mais, il est de tradition qu’il abandonne toute position à l’intérieur d’un parti ou d’un mouvement, et qu’il s’abstienne de participer aux réunions du groupe parlementaire qui le soutient à l’Assemblée nationale. Cela participe du principe de division des pouvoirs. Quand ses prédécesseurs recevaient les « ténors » de leur majorité respective, ils le faisaient en privé. En venant dans cette réunion des députés LREM, réunion où la presse était en partie présente, Emmanuel Macron a consciemment et délibérément foulé aux pieds ce principe.

Une subversion de l’ordre politique

Il a aggravé son cas en faisant une déclaration dans cette réunion[4].

Il a ainsi dit, se référant au trouble et au scandale causé par l’affaire Benalla : « “S’ils cherchent un responsable, le seul responsable, c’est moi et moi seul. C’est moi qui ai fait confiance, c’est moi qui ai confirmé la sanction”. Tout d’abord il s’est avancé un peu vite sur la « sanction » qui aurait été prononcée contre M. Benalla le 4 mai. Les auditions devant la commission d’enquête sénatoriale montrent que Benalla est resté actif du 4 au 18 mai, et que son salaire lui a été intégralement versé[5]. Mais, il y a nettement plus grave.

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Cette manière de revendiquer la totalité de la responsabilité pourrait être considérée comme courageuse, si elle avait été faite devant l’ensemble des français. Mais, tel n’a pas été le cas. Emmanuel Macron a prononcé ces mots devant une assemblée de fidèles qui lui était entièrement acquise et ce alors que les français attendent de lui qu’il s’explique depuis le début de l’affaire. Or, jusqu’à présent, le Président n’a trouvé ni le temps ni le courage de venir s’expliquer devant les français. Ce n’est donc pas un discours de Chef de l’Etat, c’est un discours de chef de clan, de chef mafieux, qui parade devant ses obligés.

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Surtout, cette déclaration fait un lointain écho au discours que Benito Mussolini prononça le 3 janvier 1925, devant le Parlement italien, à la suite du meurtre du député Matteotti qui s’était élevé contre les fraudes électorales, les intimidations et les pressions lors des précédentes élections d’avril 1924[6] : « Je vous déclare ici en présence de cette assemblée et devant tout le peuple italien, que j’assume à moi tout seul la responsabilité politique, morale et historique de tout ce qui est arrivé… Si le fascisme n’a été qu’une affaire d’huile de ricin et de matraques, et non pas, au contraire, la superbe passion de l’élite de la jeunesse italienne, c’est à moi qu’en revient la faute !

Si le fascisme a été une association de délinquants, si toutes les violences ont été le résultat d’une certaine atmosphère historique, politique et morale, à moi la responsabilité de tout cela, parce que cette atmosphère historique, politique et morale, je l’ai créée par une propagande qui va de l’intervention dans la guerre jusqu’à aujourd’hui. »

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L’histoire jugera. Mais, la manière de revendiquer toute la responsabilité, comme si le Président était la seule source d’autorité, est profondément choquante au regard des traditions politiques et de la pratique de la République. La phrase prononcée par Emmanuel Macron subvertit, tant dans la forme que dans le fond, de manière tant directe qu’indirecte, l’ordre politique républicain actuel en France.

Une faute morale

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En aparté à cette réunion, Emmanuel Macron aurait alors déclaré : « qu’ils viennent me chercher »[7]. Mais, de qui parlait-il ? Des parlementaires de la France Insoumise qui souhaitent qu’il témoigne devant la commission d’enquête ? En réalité, on sait que ce n’est pas possible. Il suffit de regarder tant le texte de la Constitution que la pratique qui en a été faite. D’ailleurs, en vertu de l’article 67 de la Constitution, le Président de la République est irresponsable : « Le Président de la République n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des articles 53-2 et 68.

Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite. »

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La phrase d’Emmanuel Macron prend alors l’apparence d’une rodomontade, d’un défi sans risque. Ce n’est pas une attitude de Chef de l’Etat. Au mieux, c’est une attitude d’enfant en cours de récréation. On peut y voir le manque de sérieux qu’Emmanuel Macron porte tant à sa fonction qu’aux français. Quel que soit le bout par lequel on prend cette déclaration, elle apparaît bien comme une faute morale. Elle s’apparente aux mots qui furent prêtés à Marie-Antoinette : « ..s’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ». On en connaît les suites.

Et si Emmanuel Macron devait être pris au mot, si les français se décidaient – dans un mouvement insurrectionnel ou révolutionnaire – à venir le chercher à l’Elysée, sa provocation aurait des conséquences véritablement incalculables. Après avoir subverti l’ordre constitutionnel, après avoir subverti l’ordre politique, son comportement nous conduirait aux portes de la guerre civile.

Notes

[1] https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/agression-d-un-manifestant-par-un-collaborateur-de-l-elysee/affaire-benalla-le-responsable-c-est-moi-declare-emmanuel-macron-face-a-la-majorite_2865345.html

[2] Car la Cité romaine n’est pas la ville, mais la communauté des citoyens. Cicéron, De res publica, (I-26-41). Voir Cicéron, La République, traduction d’Esther Breguet, T-1, Paris, Les Belles Lettres, 1980.

[3] http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/root/bank/pdf/conseil-constitutionnel-5074.pdf

[4] https://www.rtl.fr/actu/politique/qu-ils-viennent-me-chercher-de-qui-parle-emmanuel-macron-7794223998

[5] http://www.leparisien.fr/politique/benalla-a-finalement-touche-son-salaire-pendant-sa-suspension-25-07-2018-7833378.php

[6] http://www.gauchemip.org/spip.php?article8465

[7] https://www.rtl.fr/actu/politique/qu-ils-viennent-me-chercher-de-qui-parle-emmanuel-macron-7794223998

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-emmanuel-macron-et-le-mepris-de-la-republique-par-jacques-sapir/

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jeudi 26 juillet 2018

Des experts du secteur hydroélectrique appellent à ne pas privatiser les barrages

TRIBUNE LIBRE / 17 juillet 2018

ACT BARRAGES FRANCE LAOS

La mise en concurrence des barrages hydroélectriques français est « dangereuse » et « antinomique de l’intérêt général ». C’est la conclusion d’un récent rapport du syndicat Sud énergie rédigé à la demande de la députée socialiste Marie-Noëlle Battistel, très impliquée sur le sujet de par l’important nombre de barrages sur sa circonscription, située en Isère. Présenté à la mi-mai aux députés, ce rapport entend peser sur la possible décision estivale d’en finir définitivement avec la gestion publique des barrages, lors des discussions qui se tiendront dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Cela fait dix ans déjà que la pression monte sur le sujet, et elle s’est accrue en octobre 2015, lorsque la Commission européenne a mis en demeure la France, considérant que les retards pris dans la mise en œuvre de l’ouverture à la concurrence du secteur hydroélectrique renforçaient la position dominante d’EDF. En octobre dernier, le gouvernement d’Édouard Philippe a répondu à l’intersyndicale du secteur, vent debout contre la privatisation des barrages, que l’ouverture à la concurrence restait bien d’actualité.

Un système public totalement amorti

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Bâti pour l’essentiel au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le système hydroélectrique français est totalement amorti. Représentant un peu plus de 12 % de la production électrique du pays, les barrages offrent une source d’énergie renouvelable disponible à tout moment, qui permet d’assurer une continuité d’offre électrique face aux pointes de consommation ou face aux intermittences de production de l’éolien et du solaire. « L’hydroélectricité, c’est le poumon du système électrique, analyse Jean Fluchère, ancien délégué général EDF Rhône Alpes. Quand une tranche nucléaire connaît un arrêt automatique, en un temps très court, les capacités de démarrage instantané de l’hydroélectricité permettent de sauver le réseau et de contrer la baisse de fréquence engendrée. »

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Les barrages français remplissent de nombreuses autres fonctions : gestion des crues et des sécheresses, besoins en irrigation et arrosage du secteur agricole, lâchers d’eau pour les sports d’eau vive… Ils recouvrent également des enjeux d’accès à l’eau potable, ainsi que des enjeux industriels via la sécurisation du refroidissement des centrales nucléaires. Quel acteur privé acceptera de prendre en compte la totalité des ces missions ? Le rapport pose la question. Les auteurs soulignent par ailleurs qu’il existe un risque réel de perte des compétences — multiples et très pointues — qu’exige la gestion du système hydroélectrique, et que les agents EDF ont acquis et capitalisé ces 40 dernières années. « En recherchant le profit à court terme, les métiers de spécialistes vont disparaître », avertit le rapport, qui estime par ailleurs que le secteur privé est inadapté aux coûts très élevés qu’exige ce type d’ouvrages, ainsi qu’au temps long que suppose leur entretien : les barrages vont durer plusieurs siècles et exigent pour cela une maintenance soigneuse et continue.

Nos voisins conservent la gestion publique de leurs barrages

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Dans son rapport, le syndicat Sud énergie demande l’arrêt du processus en cours de mise en concurrence des concessions par une prise de position claire, ferme et argumentée du gouvernement français. Pour appuyer leurs demandes, les auteurs du rapport citent l’exemple de nos voisins allemands qui ont exclu leurs barrages de la concurrence. Les concessions sont octroyées par les Länder pour une durée de 40 à 80 ans. Et la commune dispose d’un droit de veto sur tout nouvel exploitant. La Suède, dont un des opérateurs lorgne les barrages français, a mis ses barrages sous le régime de l’autorisation publique. En Norvège, les exploitations hydrauliques sont obligatoirement accordées à une structure publique pour une durée illimitée. En Autriche, les concessions sont accordées pour une durée de 60 à 80 ans. En Italie, les concessions attribuées à l’Enel, l’électricien historique, sont toutes maintenues au moins jusqu’en 2029. Face à l’apparente intransigeance des institutions européennes, il semble bien y avoir de vraies marges de manœuvre*.

https://www.bastamag.net/Des-experts-du-secteur-hydroelectriaque-appellent-a-ne-pas-privatiser-les

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*Bien sûr qu'il existe toujours des marges de manoeuvres, mais c'est "reculer pour mieux sauter", et de toute façon, la tactique européenne consiste à multiplier les pressions sur des tas de dossiers: comme aucun pays ne peut TOUT refuser, les directives finissent toujours par s'appliquer, dans un domaine ou dans un autre. C'est une question de temps et de lassitude des acteurs concernés, au terme de discussions et négociations interminables. Là où une victoire sera (temporairement) remportée, d'autre "barrages" cèderont, comme on vient de le voir pour la SNCF... C'est ce que ne veulent pas comprendre les partisans de la "désobéissance aux traités", ceux qui croient aux "marges de manoeuvres". Un éternel "bras de fer" voué à l'échec au bout du compte...par épuisement!   P.G.

Voir aussi:

La privatisation de ces barrages serait une véritable spoliation des Français et de quel droit ce gouvernement se permet de voler le patrimoine des Français au profit de leurs amis ?

La privatisation serait également la mise en danger d'un grand nombre de Français. Les anciens se rappellent de Fréjus, en 1959, 423 morts !
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Et aujourd'hui, le Laos vit un épouvantable drame avec la rupture d'un barrage et une des phrases dans l'article de Libération est très très intéressante ; elle montre que quand c'est la finance qui gère, c'est la catastrophe car une seule chose compte pour elle : LE PROFIT !  S.R.

Barrage au Laos : «Une telle défaillance était dans l'ordre des choses "
http://www.liberation.fr/planete/2018/07/24/barrage-au-laos-une-telle-defaillance-etait-dans-l-ordre-des-choses_1668519

Spécialiste de ce pays pauvre d’Asie du Sud-Est, Olivier Ducourtieux analyse l'écroulement d'un ouvrage hydroélectrique en construction, qui a fait des centaines de disparus.

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Des centaines de personnes étaient portées disparues mardi soir dans le sud du Laos, vingt-quatre heures après l’effondrement d’un barrage secondaire, dans un complexe hydroélectrique en construction. Six villages ont été inondés par la crue formée sur la rivière Pian, un affluent du Mékong, laissant 6 600 personnes sans domicile et un nombre encore inconnu de victimes. Olivier Ducourtieux, maître de conférences en agriculture comparée à AgroParisTech, a travaillé quinze ans au Laos, pays pauvre d’Asie du Sud-Est, habité par moins de 7 millions d’habitants et verrouillé politiquement. Il explique comment une telle catastrophe, survenue après de fortes pluies de mousson, n’est pas surprenante.

La question n’était pas si un accident allait arriver, mais quand. Depuis une quinzaine d’années, il y a un rush vers les investissements hydroélectriques au Laos. Des dizaines de barrages ont été construits ou sont en projet. Or l’Etat n’a ni les capacités techniques et humaines ni la volonté politique de réguler sérieusement ces opérations. A la fin des années 90, un des premiers projets, celui de Nam Theun 2, porté par le français EDF, avait donné l’opportunité aux ONG et aux militants de faire des études sociales et environnementales. Refroidi par la complexité du dossier, le pouvoir laotien a ensuite donné la priorité à des partenaires asiatiques locaux qui ne parlent qu’un seul langage, celui du dollar. Ces projets construits dans des zones reculées à un rythme extravagant, déconnectés les uns des autres, passent sous le radar médiatique. Une telle défaillance était dans l’ordre des choses.

(...)

La corruption pourrait-elle être en cause dans l’accident ?

La vente de l’électricité est très rentable, et les profits sont concentrés dans quelques mains, ce qui les rend faciles à partager. Cela dit, les investisseurs qui sont en charge de la construction du barrage étant ceux qui vont l’exploiter, ils ont intérêt à ce que le travail soit bien fait, donc je ne les imagine pas faire des économies sur la qualité du ciment. En revanche, l’accident pourrait être lié à une défaillance de gouvernance de l’Etat. Car dans ces projets, le ministère de l’Energie est à la fois la puissance de contrôle et le donneur d’ordre. Dans quelques jours, le nombre de victimes et de personnes déplacées sera connu. Mais les médias étant contrôlés par le Parti révolutionnaire lao, on ne connaîtra certainement jamais les raisons de l’accident. Surtout si elles impliquent une défaillance des services publics.

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Inversion de la situation 28 ans après la chute du mur de Berlin : un journaliste polonais interdit en Grande-Bretagne

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Rafał Ziemkiewicz est un journaliste de renom en Pologne. Il a ses pages chaque semaine dans le prestigieux hebdomadaire conservateur Do Rzeczy et a travaillé pour plusieurs autres titres de presse respectés au cours de ses vingt ans de carrière. Il est invité pour s’exprimer à la télévision. Il a eu dans le passé son émission à la télévision publique, et il en a une aujourd’hui à la télévision privée TV Republika.

C’est aussi un écrivain plusieurs fois récompensé dans son pays, auteur de quelques best-sellers. La Pologne étant un pays où le pluralisme est réel dans les médias, Rafał Ziemkiewicz a beau afficher sans complexe des opinions à la droite du PiS, plus proches des milieux nationalistes chrétiens que démocrates-chrétiens, il fait clairement partie du mainstream polonais.

Appel à la censure du Guardian et d’une députée travailliste

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Le journaliste polonais Rafał Ziemkiewicz avait été invité par une organisation d’émigrés polonais en Grande-Bretagne pour animer en février des rencontres d’auteur prévues dans les villes de Cambridge, Bristol et Londres. Cela a déplu à la députée travailliste Rupa Huq, une ancienne journaliste du journal de gauche The Guardian. La députée née dans une famille musulmane originaire du Bengladesh a écrit au Home Office pour demander une interdiction de séjour pour ce journaliste polonais qu’elle juge « d’extrême droite ». Le Guardian a orchestré la campagne pour soutenir la demande de Rupa Huq également relayée par l’ONG « antiraciste » Faith Matters. Dans le passé, la même députée avait demandé que le président américain Donald Trump – qu’elle qualifie d’homophobe, d’islamophobe et de raciste – ne puisse pas non plus poser les pieds sur le sol britannique.

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Les organisateurs polonais de ces rencontres d’auteur n’ont eu d’autre choix que d’annuler. Dans la « libérale » Albion, les propriétaires des locaux avaient eu des pressions de la police de Sa Majesté. C’est ainsi qu’un des pubs réservés pour une discussion des Polonais du coin avec Ziemkiewicz a été prévenu qu’il pourrait perdre sa licence en cas de troubles, et que des troubles étaient à prévoir. D’après le journaliste polonais, même le restaurant où un simple dîner avait été prévu en sa présence aurait préféré annuler la réservation !

Du communisme polonais au libéralisme à l’anglaise, même combat

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On s’en doute, Rupa Huq avait été prévenue par des Polonais de gauche qui n’aiment pas le discours d’un Ziemkiewicz de droite. Le sectarisme de gauche existe aussi chez les Polonais, sauf qu’en Pologne-même ils n’arrivent pas à empêcher un journaliste d’exprimer ses opinions de droite (ce n’est pas faute d’essayer parfois). En Grande-Bretagne, s’est plaint Ziemkiewicz dans les colonnes de Do Rzeczy, « pour qu’un rassemblement soit interdit, pour qu’il soit censuré, il suffit d’être ‘controversé’ ». Ce qui a joué, selon Ziemkiewicz, c’est aussi cette alliance entre islam et extrême gauche que l’on observe au Royaume-Uni. Car il est vrai que Ziemkiewicz est très critique par rapport à l’immigration-islamisation observée en Europe occidentale.

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Se réjouissant de l’annulation de la venue du journaliste polonais, l’ancienne journaliste du Guardian devenue députée travailliste a déclaré que sa commune d’Ealing avait montré qu’elle « ne tolérerait pas la haine et l’extrémisme d’intervenants néo-nazis venant de Pologne », ce pour quoi Ziemkiewicz lui promet des poursuites devant la justice britannique. « Extrémistes », « fascistes », « néo-nazis » : la rhétorique utilisée aujourd’hui en Europe de l’Ouest pour faire taire les voix dissidentes ressemble fort à celle des régimes communistes d’Europe de l’Est avant la chute du mur de Berlin en 1989.

https://www.ojim.fr/rafal-ziemkiewicz-journaliste-polonais-interdit-grande-bretagne/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=observatoire_du_journalisme_les_dernieres_publications&utm_term=2018-07-25

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mercredi 25 juillet 2018

Vidéos du jour: Macron et ses copains

«Macron représente un monde en perdition» : François Asselineau réagit à l'affaire Benalla

VIDS GORILLE

https://www.youtube.com/watch?time_continue=5&v=7Y61931ciBI

Voir aussi, pour ce que ça révèle sur l'affaire, mais aussi sur la façon de réagir des politiques:

Affaire Benalla : pour Florian Philippot, «tous les chemins mènent à Macron»

https://www.youtube.com/watch?v=FrX5NUeYIbA

AFFAIRE BENALLA : COLLOMB MENT. MACRON DOIT ÊTRE AUDITIONNÉ (Mélanchon)

https://www.youtube.com/watch?v=cK8QwFxzDCs

Alexandre Benalla | Nicolas Dupont-Aignan dans 24h Pujadas

https://www.youtube.com/watch?v=PomFB_v4Q94

Copinage et Macronie : que révèle l'affaire Benalla ?

https://www.youtube.com/watch?v=9reov6VNalc

Affaire Benalla : Larrivé évoque sur RTL l'existence d'une "milice parallèle"

https://www.youtube.com/watch?v=uynQ8_pZnq4

Pour rappel et ce n'est qu'un début...:

Comment Macron nous a été imposé.

https://www.youtube.com/watch?v=o-ftuePsv2E

AFFICHE MACRON GORILLE

 

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Gare au « gorille »

Macrongate : le petit roi et son mépris du droit

TL GORILLE MACRON

Tribune libre / Régis de Castelnau

23 juillet 2018

Source: Vu du droit

La presse nous rapporte ce qu’aurait déclaré, en garde à vue, celui que beaucoup appellent désormais « le gorille à Manu ». La première chose qui frappe, c’est l’étonnant culot dont il fait preuve. La seconde, c’est qu’il est clair qu’il a été dûment chapitré et que la stratégie de la Macronie sera de semer la confusion en espérant continuer à profiter de la complaisance dont elle a bénéficié d’une partie du haut appareil judiciaire. C’est la raison pour laquelle il est utile sinon indispensable de revenir sur un certain nombre d’aspects essentiels de la partie qui se joue aujourd’hui. D’autant plus essentiels qu’ils constitueront les enjeux du débat judiciaire. Or, avec un exécutif aujourd’hui plaqué au sol et un législatif transformé en cirque, la justice est le seul des trois pouvoirs dont on puisse espérer qu’il sera capable de rester à peu près debout.

Gare au « gorille »

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Le jour du déclenchement du scandale, après avoir vu la vidéo des faits, nous avions établi la nature des infractions qui devaient être reprochées à Alexandre Benalla et le caractère inadmissible de la protection dont il avait bénéficié après ses exactions. Le feuilleton qui se déroule désormais nous apporte une révélation toutes les heures sur le statut et les avantages délirants, et manifestement indus, dont bénéficiait le « gorille ». Chacun de ces faits doit faire l’objet d’une analyse juridique qui permette d’en caractériser l’aspect pénalement répréhensible, et d’en identifier les auteurs.

Dans la mesure où les événements que nous allons étudier ont fait l’objet de décisions prises par des fonctionnaires dans le cadre de structures hiérarchiques, rappelons les principes de responsabilité qui gouvernent cette matière.

Tout d’abord, en application de l’article 28 de la loi sur le statut de la fonction publique, le fonctionnaire est tenu à un devoir d’obéissance. Assorti d’un devoir de désobéissance si l’ordre qui lui est donné est manifestement illégal. L’article 122–4 du Code pénal exonère le fonctionnaire auteur d’une infraction accomplie sur ordre à la condition qu’il n’en ait pas connu le caractère illégal. Apparemment accordés à la demande d’Emmanuel Macron, les avantages dont a bénéficié Monsieur Benalla ont fait l’objet pour chacun de décisions administratives. Tous les fonctionnaires impliqués sont donc responsables et il est indispensable qu’ils en répondent.

Viens chez moi, j’habite chez un copain

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Premier exemple, la rémunération exorbitante (environ 10 000 euros par mois) perçue par l’homme de mainselon Le Parisien. S’agissant de fonds publics, il est clair qu’il ne peut y avoir d’arbitraire dans la fixation de la rémunération des collaborateurs de l’Élysée. De ce que l’on comprend aujourd’hui, le montant était directement lié, non pas à l’utilité de la mission, mais à la faveur du prince. Celle-ci ne saurait servir de support à une décision régulière. Les chiffres qui circulent dans la presse sont effectivement complètement excessifs, et peuvent encourir les foudres de l’application de l’article 432–15 Code pénal relatif au détournement de fonds publics. Le président de la République et ses collaborateurs, et notamment son chef de cabinet, sont responsables du maniement des fonds publics dont ils sont dépositaires. Les engagements de dépenses doivent être conformes à l’intérêt public et non pas le fruit de faveurs voulues et dispensées par le chef de l’État. Emmanuel Macron sera protégé par son immunité présidentielle. Ce n’est pas le cas de son directeur de cabinet qui a dû signer le « contrat de travail » et saisir le comptable public de l’engagement des dépenses correspondant à la rémunération. Il est indispensable qu’il en réponde dans le cadre d’une procédure judiciaire. Ceci n’a rien de fantaisiste, on apprend par un télescopage du calendrier, que Maryse Joyssains, maire d’Aix-en-Provence, vient d’être condamnée pour avoir promu indûment son chauffeur et fourni à ses proches des emplois de complaisance !

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Deuxième exemple, le logement de fonction. Accordé, rappelons le, le 8 juillet dernier, alors même que les communicants de l’Élysée, empêtrés dans leurs mensonges, nous affirment que le « gorille à Manu » était puni. Dans la fonction publique, concernant les logements de fonction, en application du décret du 9 mai 2012, il existe deux régimes de « concession de logement ». D’une part, celle par « nécessité absolue de service » qui impose au fonctionnaire une disponibilité totale, et ne donne pas lieu à perception d’une contrepartie, c’est-à-dire d’un loyer. D’autre part, une concession avec paiement d’un loyer, pour les fonctionnaires qui sans être assujettis à la nécessité absolue sont tenus d’accomplir un service d’astreinte. Il est clair que Monsieur Benalla, au statut complètement flou, ne rentre dans aucune des catégories. Et que l’on ne nous parle pas de sécurité, celle-ci est assurée dans le cadre de la loi républicaine par le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), composé de fonctionnaires formés. Qui a pris la décision d’attribuer ce logement ? Quelle modalité a été choisie ? Quelle est la justification de cet avantage en nature ? Monsieur Benalla est-il assujetti au versement d’un loyer en application des stipulations du décret du 9 mai 2012 ? Si cette attribution, ce qui est fort probable, est contraire à la réglementation, l’article 432–15 du Code pénal trouvera encore à s’appliquer. Même motif, même punition pour celui qui a signé sur ordre le contrat de bail.

Aux armes, etcaetera 

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Parlons maintenant de la pseudo-sanction infligée au faux policier après ses exploits place de la Contrescarpe. Il apparaît d’ores et déjà que les soi-disant mise à pied et rétrogradation sans salaire n’ont jamais été appliquées. Qu’en est-il de la rémunération? Le bruit court qu’elle aurait quand même été versée, contrairement à ce qui a été dit. Et pourquoi donc ? À la demande de qui ? Encore le 432–15 ? Cela devient une habitude. Il serait bien de s’en expliquer devant un juge d’instruction.

Il y a également l’attribution au « gorille » d’un permis de port d’armes. Autorisation invraisemblable, mais manifestement sur ordre du château après un premier refus circonstancié de la préfecture de police. Tout simplement parce que les conditions juridiques n’étaient probablement pas réunies. Qu’à cela ne tienne, le prince cède à son homme qui rêve depuis longtemps d’être « enfouraillé ». Comme le démontre la lecture des «Macronleaks », il en avait formulé la demande pendant la campagne présidentielle. La valeur juridique de cette nouvelle autorisation mériterait d’être regardée de près. Son grand ami Vincent Crase, le salarié du parti LREM, s’est quant à lui passé de l’autorisation légale puisqu’il parade, place de la Contrescarpe, avec un flingue bien visible sur les photos et les vidéos. Sous les yeux des policiers vrais et faux mélangés que ça n’a pas l’air de gêner. Port d’arme prohibé, et de première catégorie, excusez du peu. Là aussi, il serait intéressant de savoir pourquoi et comment des civils aussi douteux que nos duettistes peuvent se promener ainsi armés jusqu’aux dents. Cela relève des investigations d’un juge d’instruction.

Et ça continue encore et encore…

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Nous avons ensuite l’hérésie d’attribuer un pass d’entrée donnant accès à tous les locaux de l’Assemblée nationale et notamment à l’hémicycle (!) à notre homme de main qui ne pouvait bien sûr y avoir droit… Il serait intéressant que François de Rugy, le président de l’Assemblée nationale, vienne s’expliquer sur ce manquement gravissime, qui serait de nature à éclairer sur le dispositif qu’Emmanuel Macron commençait à mettre en place pour privatiser à son profit les services de sécurité de l’Élysée.

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On parlera aussi de la fulgurante montée en grade d’Alexandre Benalla (il était réserviste) dans la gendarmerie. Plusieurs fonctionnaires de police ont déjà été mis en garde à vue et  mis en examen. Trois d’entre eux, aux grades conséquents, ont trouvé tout à fait normal de trahir leur secret professionnel et de mettre à la disposition d’une personne visée par la justice des éléments strictement confidentiels. Encore bravo !

La liste devrait normalement s’allonger. Alors à ce stade, à tous ceux qui, par cupidité, arrivisme ou lâcheté, ont prêté la main aux dérives voulues par le chef de l’État, on rappellera l’existence d’un autre article du Code qui les concerne tous. L’article 433-1 du Code pénal, celui qui réprime tous ceux qui ont pris des mesures pour faire échec à l’exécution de la loi. Tous les faits, toutes les manœuvres, tous les ordres qui viennent d’être décrits ci-dessus en relèvent.

Mais que fait la justice ?

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Depuis déjà un moment, la justice s’est laissée déshonorer par les agissements de la juridiction d’exception du Pôle financier flanquée du Parquet national financier (PNF). Outil politique acharné à fausser l’élection présidentielle, d’abord contre Nicolas Sarkozy puis contre François Fillon. Outil dirigé plus récemment contre le Rassemblement national. Il semble symétriquement avoir servi d’étouffoir dès lors que des choses très gênantes pouvaient être reprochées aux amis du Parti socialiste ou à la Macronie. Que sont devenus Kader Arif, Bruno Leroux, Faouzi Lamdaoui ? Où en sont les affaires Ferrand, Collomb, Las Vegas, les irrégularités financières grossières de la campagne électorale du candidat Macron ?

En allant au fond des choses, le parquet de Paris et les juges d’instruction du même tribunal ont l’occasion de commencer à reconstruire une crédibilité et une légitimité lourdement entamées auprès de l’opinion. Il serait vraiment opportun de la saisir. Pas sûr que l’histoire repasse les plats.

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Quant au président de la République, il pourrait apparaître comme l’auteur initial, et par conséquent le responsable, de tout ce que le scandale vient de mettre au jour. Sachant que ce n’est probablement pas fini. À l’abri de son immunité, il va peut-être enfin faire un peu l’expérience du fait que la politique est d’abord et avant tout un rapport de force.

Son inconséquence l’a singulièrement isolé et il pourrait faire l’expérience de l’ingratitude des hommes, et de leur capacité à rapidement chercher des passerelles pour quitter le navire.

Régis de Castelnau

Source: http://www.vududroit.com/2018/07/macrongate-petit-roi-mepris-droit/

https://arretsurinfo.ch/macrongate-le-petit-roi-et-son-mepris-du-droit/

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