samedi 14 avril 2018

Donc, c’était « l’invincible Tsahal », et maintenant?

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Dans notre publication Syrie : un aéroport militaire frappé par plusieurs missiles, on se demandait qui était derrière ces frappes, les USA ayant démenti en être les auteurs. Il semblerait que ça vienne d'Israël, mais selon l'auteur de cet article, il s'agirait plutôt d'une "opération de routine" (!). De nouvelles actions de cette envergure seraient donc sans grande conséquence, y compris venant de France, à moins que...   A peine rassurant sur l'ampleur de la catastrophe à venir. Quoiqu'il en soit, "routine" ou pas, il s'agit toujours d'opérations de guerre, avec son lot de morts, de destructions, de traumatismes...       P.G.


 

TRIBUNE LIBRE /

par Le SakerVineyard of the Saker

TL TSAHAL DEFAITE



Bon, maintenant nous savons : la panique d’hier à propos d’une attaque US sur la Syrie, c’était rien que « l’invincible Tsahal dans une de ses attaques symboliques contre quelques troupes “iraniennes” en Syrie ». Ces types sont si totalement macho et sympas qu’ils ne se sont même pas donné la peine d’informer la Russie, et si totalement loyaux qu’ils n’en ont pas informé les USA. Le score final est le suivant :

1.     5 missiles sur 8 interceptés (vous pouvez voir quelques photos des résultats de cette attaque essentiellement ratée ici).

2.     14 soldats tués, y compris 2 Iraniens.

3.     L’Invincible Tsahal prouve une fois de plus qu’à part assassiner des civils palestiniens en masse, il peut aussi tirer quelques missiles depuis l’espace aérien libanais.

4.     En dehors des égos sionistes de taille galactique, personne ne sera impressionné.

5.     Pour quelque mystérieuse raison, l’antisémitisme continuera à « augmenter de façon alarmante » dans le monde entier.

Ce dernier phénomène devrait quand même considérablement nous préoccuper, dans la mesure où il peut conduire à des scènes aussi dégoûtantes que cette lâche lapidation d’un paisible véhicule militaire israélien par un terroriste palestinien.

image: https://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2018/04/terroriste-palestinien-20180413-1024x525.jpg

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La leçon de tout ceci en ce qui nous concerne est simple : pas de panique ni même de conclusions si et quand vous verrez  rapporter l’attaque US sur la Syrie.

Premièrement, il y a une bonne chance pour que Trump se décide à y aller d’une attaque symbolique. Qui voudrait dire n’importe quoi en-dessous de 100 missiles de croisière tirés sur 1 à 4 cibles (et leurs défenses aériennes associées) et ne comprendraient probablement pas d’immeubles du gouvernement à Damas.

Deuxièmement, s’il y a une attaque réelle de grande envergure sur la Syrie, ne vous attendez pas à moins de plusieurs centaines de missiles de croisière tirés en guise de première vague d’attaque, suivis d’une seconde vague probablement plus petite, mais peut-être de même importance. Si cela arrive, vous recevrez les premières nouvelles des défenses aériennes non seulement syriennes mais également russes accueillant les missiles intrus. Il y a une forte possibilité pour qu’à ce stade, des militaires russes soient tués, et cela conduira probablement à des contre-tirs russes sur les forces US avec tout ce que cela implique.

Soit dit en passant, il n’y a aucune raison pour la marine US de risquer ses navires de surface dans ce genre d’attaque. Les USA ont converti plusieurs SSBNs (sous-marins nucléaires lanceurs d’ICBMs ou missiles balistiques à longue portée) en un SSGN (sous-marin transporteur de missiles de croisière) chacun capable de tirer 154 missiles de croisière Tomahawks. Je ne sais pas où ils sont déployés en ce moment, tout ce que je dis, c’est que les USA ont des options, y compris celle de tirer un grand nombre de missiles de croisière à partir de sous-marins, qui seraient beaucoup moins exposés que des navires aux représailles russes, surtout si la Navy fournit une couverture aérienne aux SSGNs (ce qu’elle peut absolument faire).

En résumé : ne confondez pas les clowns israéliens (ou français) avec les forces armées américaines.

Pour ce qui est de la Syrie, voyons ce qui va se passer à la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies convoqué par la Russie.

Le Saker

 Source : http://thesaker.is/so-it-was-the-invincible-tsahal/

https://reseauinternational.net/donc-cetait-linvincible-tsahal/#hI5x1GPbOBorBYAC.99

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Halte à la guerre infâme !

TRIBUNE LIBRE / Excellente synthèse de Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie. Il est l’un de nos grands spécialistes du Moyen-Orient, et nous vous renvoyons vers son excellent livre Tempête sur le Grand Moyen-Orient. (Olivier Berruyer)

TL CONSEIL SECURITE

Une guerre implacable, sauvage, meurtrière et destructrice, fait rage en Syrie depuis mars 2011. Devenue universelle grâce au renfort venu de 120 pays que l’Empire Atlantique a pu attirer dans sa galère, elle menace ces jours-ci de dégénérer en un conflit mondial au sens plein et entier du terme.

Riri,_Fifi_et_Loulou_Duck

Beaucoup parmi les plus optimistes n’en sont plus à se demander si la guerre des Trois (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne) aura lieu ou non, mais si elle s’allumera demain ou après-demain. On a beau en refuser la perspective tant elle heurte la raison, les réalités sont là. Il est évident que la nouvelle guerre froide que l’on a vu apparaître depuis une décennie entre l’Occident et ses complices d’une part, la Russie et ses alliés d’autre part, vire peu à peu à la guerre ouverte. Si le monde arabo-musulman est le théâtre privilégié et l’enjeu géopolitique de cet affrontement global entre l’Empire Atlantique déclinant et l’Eurasie renaissante ou émergente, la Syrie en est l’épicentre, pour diverses raisons, géopolitiques et stratégiques notamment.

LE MONDE APPEL GUERRE

Dans nos « démocraties » occidentales qui unilatéralement se disent grandes, les « élites » qui ont soumis les populations à un lessivage de cerveau sans précédent font semblant de croire encore à la narrative mensongère, immorale et imbécile injectée depuis sept ans dans les méninges ramollies par le « mainstream » médiatique, universitaire et politique. Il serait étonnant que ces esprits pleins de morgue et de suffisance y croient vraiment : ce serait d’ailleurs inquiétant pour leur santé mentale. Ecartant donc l’hypothèse, on retiendra plutôt qu’ils ont trouvé un fonds de commerce gratifiant dans cette gigantesque escroquerie intellectuelle et qu’ils ont réussi à l’acclimater sous nos latitudes où l’on se dit cartésien, puisqu’elle provoque si peu de réactions… Pour l’instant !

MBS MACRON

Si elles avaient une mémoire collective, les opinions se souviendraient du sort de l’Irak, de la Somalie, de la Libye…peut-être de l’ex-Yougoslavie, voire du Yémen où destructions et massacres se poursuivent sous l’égide de l’ami stratégique imprévu qu’est le jeune Mohammed Ben Salman, étreint avec effusion par notre ministre des affaires étrangères lorsqu’il débarque tel le Messie. Elles reverraient Colin Powell brandissant ses fioles venimeuses et chimiques pour justifier une invasion de l’Irak et son démantèlement. Pas de sa faute : il était, dira-t-il la bouche en cœur, mal informé par ses « services ». Mais les opinions « civilisées » (que l’on appellerait dédaigneusement « rues » si elles étaient « arabes ») sont anesthésiées par le flot de désinfo et de désintox, hébétées par les débats de société qui leur sont proposés ou imposés, toujours anecdotiques et marginaux. La guerre ou la paix ? Bof. Quant aux élus, ils sont superbement ignorés : à quoi pourraient-ils servir ?

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Frétillant comme son prédécesseur Hollande à l’idée de participer aux frappes contre la Syrie et le « régime de Bachar », Macron, qui réserve ses pensées complexes à son ami Trump, esprit bien connu pour sa subtilité, ose qualifier cette nouvelle attaque illégitime, arrogante et dépravée de « devoir moral ». Devons-nous nous habituer à voir par les nuits sans lune nos dirigeants se tortiller sur leur fauteuil, le doigt sur le bouton et le petit doigt sur la couture du pantalon, attendant le feu vert des fous du Pentagone ou de la Maison-Blanche pour lancer leurs engins meurtriers sur la Syrie qui ne les a jamais agressés ? Quelle sinistre comédie ! Comme si 400 000 morts, 13 ou 14 millions de réfugiés, exilés ou déplacés, un pays ravagé, ne suffisaient pas à combler le sens moral de ces hautes consciences. Après sept ans de mensonges éhontés, de destructions systématiques, de méfaits innommables, peut-on vraiment dire que « le respect de l’autre » est une « valeur de l’Occident » ?

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A la vue des séances consacrées à la Syrie et à l’audition des échanges qui les agrémentent, on peut dire que la prestation – navrante – du Conseil de Sécurité témoigne de la ruine globale du système international. Adieu aux vagues espoirs que l’on pouvait nourrir quant aux capacités des Nations-Unies et à son instance suprême en matière de paix et de sécurité à imposer un ordre pacifique. Les principes fondateurs du droit onusien, tels que les énonce la Charte fondatrice de San Francisco, ne sont plus ni respectés ni admis comme références par l’ensemble des Etats représentés à l’Assemblée Générale et certains des membres permanents du Conseil de Sécurité les bafouent sans même s’en cacher, ou les ignorent superbement. Les Trois Occidentaux, qui osent s’identifier sans complexe à la « communauté internationale » alors qu’ils représentent 7 à 8% de la population mondiale, constituent en effet le corps de bataille du parti de la guerre et du chaos, leurs adversaires – Russie, Chine, Iran, Syrie, etc…– représentant sans ambigüité le camp de la légalité et du droit.

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Au-delà du droit, c’est la diplomatie qui est en danger. Bien plus que le clivage Est/Ouest nouveau modèle, il faut incriminer la perte des us et coutumes, des pratiques, des normes et du langage de la diplomatie. Comment justifier le honteux spectacle des représentants occidentaux maniant la menace, l’injure, le mensonge et les propos aberrants dans l’enceinte du Conseil, transformé en parterre d’enragés et de falsificateurs ? Comment qualifier le grossier personnage élu par l’Amérique profonde et soutenu par son Etat profond dès lors qu’il bombarde ? Elephantman dans un magasin de porcelaine, il incarne mieux que tout autre avant lui le système que suggéraient, il y a quasiment un demi-siècle, Nixon et Kissinger dans la théorie du Mad Man : l’Amérique doit compter parmi ses dirigeants des cinglés dont l’imprévisibilité sera de nature à terroriser ses ennemis. M. Trump tweete parmi nous.

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La France ne vaut guère mieux. Elle fait partie de ces pays qui « prétendent dire le droit » tout en le violant à l’occasion, comme le reconnaissait implicitement son président en décembre dernier dans une interview à France 2. La voilà qui se joint au régime trumpiste criminel pour clamer qu’elle procédera à des frappes contre la Syrie, avec ou sans résolution du Conseil de Sécurité. Alors que son siège permanent est lorgné par de grands amis comme l’Allemagne, ne risque-t-elle pas de perdre à jamais son statut « privilégié » en s’affichant ainsi prête à bombarder sans mandat un Etat-membre, après avoir contribué à sa destruction et tenté de renverser son président légitime ?

Ne scie-t-elle pas la branche sur laquelle elle est majestueusement assise, cette France qui naguère tenait la Charte onusienne pour une Bible et fondait sa diplomatie sur la légalité internationale, et qui désormais en bafoue régulièrement les principes majeurs : égalité souveraine des Etats, non-ingérence, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et droit des Etats à choisir leur régime politique sans ingérence étrangère ? Cette France que l’on écoutait souvent, la « trouvant juste même lorsqu’elle se montrait injuste ».

Revenons aux fondamentaux. Malgré la phrase sacro-sainte qui, en Occident et dans notre Hexagone, sert de gilet pare-balle aux mieux intentionnés, rappelons que Bachar Al Assad, président légitime d’un pays en guerre, sans qui la Syrie ne serait plus qu’un souvenir, fait seulement son devoir. On servirait moins souvent la rengaine qu’il n’est « pas irréprochable » si l’on posait la question de l’honorabilité de ses ennemis ou détracteurs, qu’ils soient sauvages ou mal dégrossis, ou délicats et donneurs de leçons. Irréprochables, les dirigeants des « grandes démocraties » ? Irréprochables, ceux qui soutiennent l’insoutenable et en masquent l’horreur ? Irréprochables ces retraités aveugles, sourds et muets quant aux crimes inscrits à leur palmarès ?

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Nos présomptueux dirigeants qui n’ont cessé de jouer avec le feu et sont responsables de l’embrasement, ne s’émeuvent pas pour autant, sûrs de leur bon droit et de leur aptitude à gérer les évènements entre affinitaires de belles manières. Si nous l’ordonnons, pensent ces va-t-en guerre qui adorent les ordonnances, il faudra bien que la piétaille des braves gens se mette en marche, au pas cadencé, avec tambour et trompette. C’est le métier de la France d’en bas d’obéir sans broncher à celle d’en haut, pensent-ils. Eh bien non ! Il faut leur donner tort. La France est partie prenante dans la nouvelle agression qui se prépare. Si par grand malheur elle est lancée, nul n’en connaît les suites. Il y aura des représailles et nous ne serons pas épargnés. « Pourquoi nous ? » ou « nous ne savions pas » seront de piètre utilité.

Réveillons-nous car il se fait tard.

Michel Raimbaud

https://www.les-crises.fr/michel-raimbaud-la-nouvelle-guerre-froide-se-transforme-progressivement-en-une-guerre-ouverte/

Procès Tarnac : Julien Coupat et Yildune Lévy relaxés

Au terme d'un procès de plus de deux semaines, les libertaires Julien Coupat et Yildune Lévy ont été relaxés ce jeudi 12 avril par le tribunal correctionnel de Paris.

ACT TARNAC RELAXE

Accusés d'actes terroristes en 2008, ils sont finalement relaxés dix ans plus tard. Les membres du groupe de Tarnac qui avaient été arrêtés, devant les caméras de télévision, par 150 policiers le 11 novembre 2008, étaient soupçonnés d'avoir saboté des caténaires de lignes SNCF en novembre 2008 à Dhuisy (Seine-et-Marne). Une centaine de TGV avaient alors été bloqués, paralysant plus de 20.000 voyageurs.

Huit prévenus étaient en procès, cinq hommes et trois femmes âgés de 31 à 43 ans. Julien Coupat, le principal d'entre eux, était devenu à l'issue de ces arrestations un symbole politique.

"Le groupe de Tarnac était une fiction"

Les faits de "terrorisme" ont finalement été requalifiés en "faits de droit commun" par la justice, après neuf ans d'enquête et autant de polémiques. Fin mars, le procureur de la République Olivier Christen n'avait d'ailleurs requis que des peines symboliques : 6 mois ferme pour Julien Coupat, considéré comme le chef du groupe, et 2 mois ferme pour Yuldine Lévy. Les avocats de la défense avaient plaidé une relaxe générale.

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Jugés pour "associations de malfaiteurs", ces huit membres de la mouvance libertaire d'extrême-gauche ont toujours nié les faits. Le procureur Olivier Christen avait d'ailleurs fini par reconnaître le 28 mars 2018 : "le 'groupe Tarnac' n'existe pas ; c'est une construction policière". La présidente du tribunal a, de son côté, déclaré à la sortie du tribunal : "L'audience a permis de comprendre que le groupe de Tarnac était une fiction".

https://www.marianne.net/societe/proces-tarnac-julien-coupat-et-yildune-levy-relaxes?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Une "fake news" qui se termine en débandade, en toute discrétion. Leur ego va tout de même en prendre un coup: même pas une condamnation symbolique de la "justice bourgoeoise"!

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vendredi 13 avril 2018

Vidéos du jour

La réalité du conflit syrien face à Bourdin, par une experte en géopolitique ! (12/04/18)

VID BOURDIN SYRIE

https://www.youtube.com/watch?v=nbOlS0Ms978

Une fois n'est pas coutume, voilà que des thèses jadis considérées comme "complotistes" se font entendre sur un média de l'oligarchie euro- atlantiste. Certes, au milieu d'un flot d'informations qui récitent la position habituelle en boucle, mais c'est déjà ça! Signe des temps? Prise de conscience de certains que la pillule est cette fois- ci trop grosse à avaler?

Quoiqu'il en soit, cette vidéo complète notre publication : Pourquoi la France ne doit pas s’associer aux frappes en Syrie.

Docteur en sciences politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros dirige le cabinet d’intelligence stratégique Planeting. Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a notamment publié Guerre, Technologie et société (éd. Nuvis, 2014).

Bonus:

L'horrible accueil de l'armée syrienne/russe par la population, après avoir libéré Douma ! (12/04)

VID LIBERATION DOUMA

https://www.youtube.com/watch?v=2xHoUi7ggcg

La joie de la population après la libération de la ville syrienne de Douma, et ses remerciements au "régime" et à ses alliés russes...

P.G.

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« Trump le twitteur contre la Russie »

TRIBUNE LIBRE / par Bruno Adrie

TL WESTERN

Suite à la prétendue attaque chimique mise en scène au milieu des décombres de la Ghouta par les comédiens recalés de la compagnie des Casques blancs sous éclairage extrémiste modéré, Donald Trump a averti la Russie – car Donald Trump parle à la Russie – dans un tweet qui a fait le tour de la presse:

« Tiens-toi prête Russie, parce qu’ils vont arriver [les missiles], tout beaux, tout neufs et « intelligents » ! Tu ne devrais pas t’associer avec un "Gas Killing Animal" qui tue son peuple et prend plaisir à le faire ! »

Mais à qui s’adresse Trump en parlant de la sorte et qui plus est sur Twitter ? A la Russie ? Certainement pas, car s’il avait voulu ne s’adresser qu’à la Russie, il l’aurait fait par l’intermédiaire des canaux classiques de la diplomatie. Et d’ailleurs, il l’a fait puisque nous avons tous en tête les menaces proférées par Tough Nikky devant la foule bien élevée de ses auditeurs onusiens.

J‘imagine mal Vladimir Poutine suivre le compte Twitter du président tout de blond méchu afin de connaître les orientations de la politique étrangère choisie par la Maison Blanche… non, pardon, par le Council on Foreign Relations qui est certainement l’instance la plus connue de ce qu’on appelle aujourd’hui l’État profond.

Non, bien entendu, Trump, aussi lourdingue soit-il, n’a pas choisi de tweeter pour faire trembler Moscou. Il l’a fait pour faire vibrer l’Amérique, une Amérique tout de suite mise au courant du communiqué par une presse réduite à relayer les élucubrations, forcément très calculées, du pouvoir.

Car à qui peut bien s’adresser Trump à travers ce tweet sinon aux Américains, à ses électeurs, qui seuls pourront croire que leur président s’insurge avec sincérité contre le massacre considéré comme avéré – les Casques blancs faisant office de source sûre dans le conflit qui ravage le pays – de pauvres Syriens gazés par le « Gas Killing Animal » Assad.

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Ce ne peut être qu’aux Américains que s’adresse le président Trump, à des Américains incultes et imprégnés jusqu’à la moelle de culture western, du duel inlassablement répété devant les caméras hollywoodiennes entre le bon et le méchant. Ils le voient, le bon, les yeux mi-clos sous les rafales de sable qui poussent des touffes d’herbes à travers la rue soudain désertée ; ils le voient son chapeau suant enfoncé jusqu’à ses sourcils froncés – car on ne rit pas en Amérique, surtout pas dans un moment comme celui-là – ; ils les voient ses bottes cliquetantes d’éperons ; ils la voient sa main sur le revolver qui brille, barillet repu, contre sa cuisse tendue sous la toile poussiéreuse de son pantalon ; ils le voient, son poncho mexicain, relevé pour mieux dégainer ; il les voient, les habitants planqués pour éviter les balles perdues – l’épicier dans sa blouse, le télégraphiste sous sa visière, le barman avec son torchon, la prostituée dans sa robe de satin, amoureuse car sauvée la veille par le beau justicier, au saloon, sous les notes crevées du piano, d’une bande de brutes avinées aux faces rougeaudes et rigolardes.

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Elle en est pétrie l’âme américaine de cette scène où l’éternel surhomme de l’ouest s’apprête à abattre la fine gâchette recrutée par l’exploiteur, l’exécuteur des basses besognes du Robber Baron qui ne tolère pas que des concurrents – très honnêtes, très croyants et non violents – grattent la terre pour ramasser quelques pépites autour de sa mine d’or.

C’est à ces gens que s’adresse Trump, à ce public qui ne sait pas ou se fiche bien de savoir que l’Amérique a tué les Indiens, réduit des Africains en esclavage, provoqué des guerres, assassiné des opposants, utilisé des armes chimiques et lâché par deux fois l’arme nucléaire sur des cibles civiles.

C’est à ces gens que s’adresse Trump, à cette populace sans mémoire ni culture, à ces consommateurs de fake news que les canaux du vrai pouvoir diffusent jour et nuit pour l’égarement du troupeau qui ne doit pas réfléchir.

Les tweets de Trump ne s’adressent pas à la Russie mais aux bons Américains qui veulent croire que leur président est le justicier qui s’apprête à battre en duel le sadique Assad qui tue, mais ce n’est pas le plus grave, le plus grave étant qu’il tue à l’arme chimique, sans raison, par caprice, pour le plaisir.

Les tweets de Trump sont les extraits d’un conte de fée vulgaire raconté à des adultes de huit d’ans d’âge mental afin de les préparer à accepter une guerre juste réclamée par les propagandistes du Rien.

Les tweets de Trump, c’est de la politique intérieure.

Et c’est cette même politique intérieure que le courtois macronyme essaie d’importer en France.

Bruno Adrie

Photographie : Donal Trump par Gage Skidmore

« Le président courtois et les rapaces devant le cœur saignant de la Syrie », par Bruno Adrie

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Le président courtois Emmanuel Macron, porteur de com’ en milieu hospitalier et amateur de lingettes nettoyantes après la pêche aux anguilles, a eu récemment l’occasion de s’entretenir avec le président Trump au sujet d’une attaque chimique qui aurait été menée – divine surprise ! – par le « régime de Damas » contre des civils de Douma dans la Ghouta. L’énarque présidentié s’est montré partisan de la « réaction ferme » d’une communauté internationale qui exclut depuis toujours la Russie, la Chine, la Corée du Nord et les États dits « voyous » qui ont toujours eu la voyouterie d’échapper aux accords tacites d’une mondialisation balayeuse de souveraineté et accapareuse de profits.

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Le président-projet, élu contre blabla par le troupeau crédule des abonnés aux urnes, n’a certainement pas rénové la politique en se rangeant à l’avis de la plus grande puissance néocoloniale du moment, qui prétend, par la bouche automatique de son automatique ambassadrice auprès de l’ONU – j’ai nommé l’indéfroissable Nikki Haley – que « justice doit être faite aux yeux du monde » en Syrie.

Peu convaincu, personnellement, des bonnes intentions de la nation qui a fait du destin manifeste sa signature et qui, depuis sa naissance, n’a jamais cessé de massacrer les populations sans défense – des Peaux-Rouges assassinés à coups de Winchester aux Vietnamiens carbonisés à l’arme chimique pour ne prendre que ces exemples parlants – je n’aurai sans doute pas le droit d’ajouter mes yeux à ceux du monde ni de prétendre faire partie de la communauté internationale – du mensonge qui rapporte – puisque je ne trouve pas mon aliment dans ce que déversent les médias à bennes basculantes qui ne sont que les transporteurs d’épluchures débitées par les master-chefs de la doxa néolibérale à feu vif.

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Mais puisqu’il est question de justice, la seule chose qui me vient à l’esprit est que, si justice devait être faite en Syrie, ils seraient nombreux les banquiers, les rois, les présidents, les ministres, les ambassadeurs et autres tripatouilleurs géopolitiques à devoir s’agenouiller sous le couperet vengeur.

Ils seraient nombreux et nous reconnaîtrions dans l’enfilade des condamnés des têtes connues et bien connues, les têtes parlantes et peu pensantes de ceux qui, depuis sept ans, ont récité leur leçon à toutes les tribunes et crachoté leurs litanies devant toutes les caméras, appelant avec un cynisme et une absence d’âme qui forcent l’étonnement, à déchiqueter un pays afin de le livrer, bien mouliné et bien saignant, aux becs jamais assez exaucés des rapaces en costards qui ne se nourrissent que d’agonies et de pleurs et que, j’espère, la Terre, soudain béante, déglutira un jour dans un hoquet brutal de fosse septique bruyamment rassasiée.

Bruno Adrie

Photographie : Épandage d’agent orange au-dessus du Vietnam (Source: National Museum of the U.S. Air Force photo 071002-F-1234P-022)

http://www.librairie-tropiques.fr/2018/04/trump-le-twitteur-contre-la-russie-par-bruno-adrie.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Les terroristes Casques blancs démasqués par des photos

Pénélope Stafyla, militante du gouvernement Assad, a publié une série de photos montrant un studio de cinéma des Casques blancs. C’est dans ces studios qu’ils fabriquent les « preuves des crimes de guerre du régime Assad » dans la Ghouta orientale, près de la capitale syrienne Damas.

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[NdT : Comme il fallait s’y attendre, le compte Facebook de Pénélope a été aussitôt supprimé, mais les photographies ont été dupliquées sur d’autres sites Internet.]

Au milieu des rumeurs qui courent à propos d’une nouvelle « attaque chimique du régime Assad » dans la Ghouta orientale, ces photos présentent un intérêt tout particulier. Cette histoire d’attaque chimique survient au moment où les forces gouvernementales prennent largement l’avantage sur les groupes terroristes de la région. Plus de 30 personnes auraient été amochées.

L’Agence turque Anadolu a signalé cette affaire d’attaque chimique douteuse, en citant un rapport des Casques blancs :

« Au moins 30 personnes ont été traitées pour des difficultés respiratoires après une attaque au chlore à la Ghouta orientale, dans la banlieue de Damas », a rapporté mardi une agence de défense civile syrienne.

« Plusieurs enfants et femmes figuraient parmi les victimes de l’attaque, qui s’est passée lundi dans la ville de Hamuriye. », ont indiqué les Casques blancs dans un communiqué.

« L’organisme de défense civile a déclaré qu’il y avait deux de ses secouristes parmi les victimes. »

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Mark Taliano, auteur du livre Voices from Syria, allie des années de recherche et des observations sur le terrain pour présenter une analyse éclairée et bien documentée qui réfute les mensonges sur la Syrie des médias grand public

 

Source :

http://www.thetruthseeker.co.uk/?p=166885

http://www.fawkes-news.com/2018/03/dossier-accablant-les-casques-blancs.html

https://www.mondialisation.ca/les-casques-blancs-demasques-par-des-photos/5624611

https://fr.sott.net/article/32187-Les-terroristes-Casques-blancs-demasques-par-des-photos

https://www.mondialisation.ca/les-casques-blancs-finances-par-gbusa-aident-al-qaida-a-couper-leau-a-5-millions-de-syriens/5566752

https://aphadolie.com/2018/04/12/les-terroristes-casques-blancs-demasques-par-des-photos/

VIDEO: Syrie : qui sont les « Casques blancs » ?

CLASH CASQUES BLANCS SPUTNIK

https://www.youtube.com/watch?time_continue=27&v=54kBwM5RMW0

fake-news-Dreuz

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« Macronléon 1er vers une Bérézina syrienne ? »

TRIBUNE LIBRE / par

TL MACRON NAPOLEON

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

N’imaginez pas un seul instant que j’aille me livrer à une attaque en règle de notre Président (béni soit son saint nom), je suis téméraire mais pas totalement inconscient !!!

Macronléon 1er est beaucoup plus fort que moi. Tenez, par exemple moi, je ne dispose ni de Mirage, ni de Rafale, ni de missiles super puissants pour bombarder la Syrie.

Je ne me lancerai pas non plus dans de doctes analyses sur la possibilité ou l’impossibilité d’attaques chimiques perpétrées par le régime syrien, bien que de vous à moi, faire cela alors que Bachar a le soutien des Russes et qu’il a militairement gagné relèverait de la plus grande crétinerie stratégique, mais que voulez-vous, n’est pas Macronléon 1er qui veut !

Les Russes ont clairement dit qu’ils viseraient les points de lancement des missiles tirés sur la Syrie !

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Ambiance… Je dis cela, je ne dis rien ! Je dis juste à notre Macronléon 1er national qu’il est fort sympathique avec son idée de rentrer en guerre contre Poutine et la Syrie, mais déjà qu’il nous faut 2 500 gendarmes mobiles et plusieurs jours de guérilla campagnarde pour déloger moins de 100 zadistes certes, motivés, mais pas non plus surarmés, il ne faut pas trop pécher par orgueil et croire que nos petits Rafale de la base de Saint-Dizier seront suffisants pour envahir Moscou et réussir là où la grande armée de Napoléon et la non moins suréquipée armée allemande ont échoué.

Non, je vous assure, ce n’est pas de la lâcheté, mais déclarer la guerre à Poutine n’est pas l’idée la plus brillante du siècle. D’ailleurs, de vous à moi, à l’Élysée et au Palais, notre Macronléon 1er n’est pas en train de se précipiter pour envahir la Russie dans une nouvelle opération Barberousse.

Macronléon 1er aura-t-il le cran de ne pas bombarder Damas ?

Il serait souhaitable évidemment que nous ne nous précipitions pas dans la curée alors que nous ne savons même pas qui a gazé qui et avec quel gaz d’ailleurs. L’emballement médiatique, politique et militaire est assez surprenant et de vous à moi, je n’ai aucune envie d’aller mourir pour la Ghouta, ou la Douma ou je ne sais quel quartier de la périphérie de Damas !

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En plus, les avions russes sont passés juste au-dessus de notre super bateau et auraient été capables de l’envoyer par le fond en moins de 30 secondes… D’ailleurs, c’est ce qui pend au nez de nos pauvres marins.

Enfin, si nos missiles partent d’avions qui viennent de Saint-Dizier, moi, j’habiterais dans le coin de la base aérienne, j’irais déjà me réfugier chez quelques amis, histoire de ne pas prendre de missile sur le coin du nez… On aurait l’air fin si Poutine bombardait Saint-Dizier ! On ferait quoi ? On raserait Moscou avec une bombe atomique ? Idée exquise et brillante… Perspective réjouissante.

Pourtant, une troisième guerre mondiale c’est bon pour l’or !!!

Soyons tout de même positif. Une guerre mondiale c’est super bon pour les cours du métal jaune. Par exemple, à 2 millions de morts vous êtes super riches, mais à 100 millions de morts c’est carrément génial, vous croulez sous le pognon… Et les radiations, mais c’est un autre sujet.

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Évidemment, comme les tensions montent, l’or monte d’un poil ou deux. Pas plus. En effet, les « marchés » pensent qu’ils ne sont pas assez fous pour s’affronter.

Je dis aussi cela depuis des années. Faudrait être con pour faire la Troisième Guerre mondiale vu qu’il n’y a quand même aucune raison objective pour la mener…

Sauf que manifestement, « ils » se cherchent de plus en plus et vont finir par se trouver. En Russie, le ton sur les chaînes télé n’est pas réjoui. Le ton est grave. La Russie est prête à la guerre, et je pense que l’on sous-estime grandement la détermination non pas de Poutine mais de l’ensemble de la Russie, de ses élites et de son peuple à mettre fin à l’expansionnisme américain.

La pondération poutinienne n’est pas de la faiblesse mais une forme de sagesse. Nous sommes arrivés au bout.

D’ailleurs, ce qui me fait croire que tout n’est pas totalement perdu, c’est le tweet stupide de Trump qui prévient Poutine « attention mes missiles arrivent »…

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Vous imaginez Adolf Hitler disant à Staline, « Hé… Joseph, mes chars, nouveaux, beaux et intelligents arrivent… Prépare-toi !!! ». Évidemment non.

Alors que fait Trump ? Non, il n’est pas stupide. Il prévient la Russie qu’il va être obligé de frapper la Syrie pour la forme et qu’il souhaiterait bien que cela en reste là… Macronléon 1er aussi ne semble pas pressé de se lancer sur le sentier de la guerre… Et je ne serais pas étonné si nos Rafale restaient à quai, ce qui serait évidemment la chose la plus intelligente à faire (et paradoxalement la plus courageuse).

Pour aller plus loin, après son tweet totalement militaire et stratégiquement débile, Trump en a écrit un autre où il accuse le FBI et les clintoniens/obamistes de rendre les relations avec la Russie saignantes… Et c’est dans ce message nettement plus important que se cache le véritable message adressé à Poutine par Trump. D’ailleurs, vous remarquerez que ces deux derniers tweets ont été nettement moins repris et diffusés que le premier très belliciste. Nul doute qu’ils aient été transmis à Vladimir Poutine.

Trump n’a pas les mains libres et doit composer avec plusieurs factions au sein même de son propre pays, des factions aux intérêts très divergents. Implicitement, il en appelle à la sagesse de Poutine, et c’est dans ces explications que vous trouverez la raison du calme apparent des Russes. Mais ne vous y trompez pas : la Russie est totalement prête à la guerre. Nous, pas.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Images du jour en vrac

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Hongrie : triomphe d’Orban, cauchemar de Bruxelles

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Pour Bruxelles, les élections hongroises du 8 avril constituaient la chronique d’une catastrophe annoncée. Celle-ci a bien eu lieu – elle fut même pire que ce que redoutaient la Commission et les dirigeants européens. Avec 48,4% des suffrages, la bête noire de ceux-ci, le Premier ministre sortant Viktor Orban, va non seulement pouvoir rempiler pour un troisième mandat consécutif, mais progresse de 3,6 points et retrouve la majorité des deux tiers (133 sièges sur 199) qu’il s’était assurée en 2010 puis en 2014, mais qu’il avait perdue en 2015 suite à des élections partielles.

En obtenant la confiance de près d’un électeur sur deux, le FIDESZ (droite nationaliste), allié au petit parti démocrate-chrétien, triomphe d’autant plus que la participation électorale est en très nette hausse : 69,4% contre 61,7% en 2014. Or les observateurs prédisaient qu’une faible abstention favoriserait plutôt l’opposition. Les partis de celle-ci sortent affaiblis du scrutin..

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D’un côté, le Jobbik, qui s’est longtemps revendiqué d’une extrême-droite musclée (y compris via des milices), rassemble 19,6% des suffrages, soit un tassement de 0,6 point sur son score précédent. Une vraie déception pour son chef, Gabor Vona, qui avait engagé la « normalisation » de son parti et abandonné pour ce faire son discours anti-UE.

D’un autre côté, le Parti social-démocrate (MSZP) doit se contenter de 12,5% des voix. Une formation dissidente, la Coalition démocratique (DK, étiquetée centre-gauche), fondée en 2011 par l’ancien Premier ministre Ferenc Gyurcsany, obtient 5,6%. Un groupe libéral récemment lancé, Momentum, ne récolte que 2,8%. Enfin, les écologistes (LMP, « politique autrement »), qui espéraient capitaliser les mécontentements contre les méthodes du pouvoir sortant, passent de 2,5% à 7%. En 2014, les partis de « centre gauche » qui s’étaient coalisés avaient obtenu 25,5% des suffrages.

Jusqu’au dernier moment, les forces anti-Orban à l’intérieur et à l’extérieur du pays avaient espéré qu’une stratégie de désistement réciproque des candidats d’opposition en faveur du mieux placé d’entre eux permettrait de créer la surprise et d’ébranler la majorité sortante. C’était du reste ce qui s’était passé lors d’une élection municipale partielle en février, où l’alliance implicite des partis de gauche… et du Jobbik avait permis de battre le candidat proche du chef du gouvernement.

Mais la « gauche » continue à souffrir de l’immense discrédit consécutif à la période où elle fut au pouvoir, entre 2002 et 2010. Elle appliqua une très drastique (et très cynique) politique d’austérité. En 2010, Viktor Orban inversa la vapeur : la Hongrie fut alors le seul pays à ne pas mettre en œuvre les coupes budgétaires préconisées par l’Union européenne.

Il prit en revanche des mesures immédiatement qualifiées de « nationalistes » et de « populistes » : forte taxation des banques et de grandes sociétés étrangères, étatisation des fonds de pension, et certaines nationalisations. Cette politique lui a permis de mettre en avant des statistiques plutôt flatteuses : un chômage officiel réduit à 3,8% ces derniers mois, une croissance de 4% en 2017 (et 4,3% attendus en 2018) – des chiffres à faire pâlir d’envie les pays de la zone euro.

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Si ces mesures ont limité la libéralisation galopante, elles se sont accompagnées d’autres telles que la réduction de l’impôt sur le revenu avec un taux forfaitaire de 15%, ou bien une forte baisse de l’impôt sur les sociétés (désormais le plus faible d’Europe, à 9%). L’économie reste très dépendante de ses exportations (notamment vers l’Allemagne) grâce à une main d’œuvre maintenue à bas salaire. Dans ces conditions, la pauvreté touche toujours une partie de la population. De même, le service public de santé est généralement décrit comme délabré. Enfin, les adversaires de M. Orban ont largement dénoncé le « capitalisme de copains » au sein duquel le népotisme qui règne autour du premier cercle du pouvoir est patent.

La question des migrants

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Mais ce n’est pas sur ces terrains que le FIDESZ a essentiellement mené campagne. Il a mobilisé ses électeurs sur une question qu’il a mise au centre du débat politique : les migrants. C’est ce que ne supporte pas Bruxelles, qui dénonce les campagnes anti-réfugiés promues par Budapest alors même que très peu d’étrangers sont effectivement présents en Hongrie. Cependant, ce pays d’à peine 10 millions d’habitants avait été traversé par des centaines de milliers de réfugiés à l’automne 2015, lorsqu’Angela Merkel ouvrit en grand les portes à ces derniers, répondant ainsi notamment aux vœux du grand patronat européen, avant d’en mesurer les conséquences politiques.

M. Orban a rapidement compris l’intérêt de se poser en chantre de la protection des frontières de l’UE et du rejet des quotas de migrants que chaque Etat membre devrait accepter, selon une décision du Conseil européen de septembre 2015. Depuis, il n’a pas lâché ce thème, et il a fait école, en particulier au sein des pays du groupe de Visegrad (Pologne, Tchéquie, Slovaquie).

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Et il est vrai que sur ce thème, le discours du FIDESZ n’a pas fait campagne dans la nuance, agitant la menace d’invasion et de submersion du pays par une culture étrangère à celui-ci. Il a également pris pour cible le milliardaire américain (né en Hongrie) George Soros. Il est vrai que celui-ci, connu pour son soutien aux « révolutions de couleur », est engagé dans une rhétorique de « société ouverte » accordant une large place au multiculturalisme. Son financement des ONG anti-gouvernementales est bien réel en Hongrie, comme il le fut jadis en Ukraine ou en Serbie.

Tout laisse donc à penser que M. Orban poursuivra sur sa lancée lors de son troisième mandat consécutif. A Bruxelles, les griefs s’étaient déjà accumulés : outre les mesures économiques « anti-concurrentielles » précédemment évoquées, le gouvernement hongrois est accusé de mettre la main sur les médias, de museler les ONG, d’attenter à l’indépendance de la justice. Mais là où des accusations analogues ont abouti à des procédures de l’UE contre la Pologne, Viktor Orban a eu l’habileté de faire des compromis de façade.

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Surtout, il profite du fait que le FIDESZ est membre du Parti populaire européen (PPE, qui regroupe les partis de droite traditionnels de l’UE) ; or les partis frères ne sont guère partants pour exclure ce membre turbulent, a fortiori dans un contexte de « montée du populisme » un peu partout.

Le casse-tête n’en est que plus insoluble. Car si M. Orban avait été considéré par ses pairs, lors de son premier mandat (de 1998 à 2002) comme l’élève idéal issu de la lutte anti-communiste de son pays et s’alignant sur l’Europe libérale, il est désormais devenu le cancre de celle-ci : non seulement il s’était déclaré en 2010 partisan d’une Europe « illibérale », mais érige désormais son pays comme le modèle que devrait adopter une UE « fidèle à ses valeurs chrétiennes et à ses origines »… Accessoirement, il fait preuve d’une « complaisance coupable » vis-à-vis de la Russie (sauf dans le dernier épisode de sanctions).

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A l’issue du scrutin du 8 avril, il représente donc une triple menace pour l’UE. Certes, il ne propose en aucune manière de quitter celle-ci (en tout cas dans les circonstances actuelles). Mais, renforcé sur la scène intérieure, il ne va pas manquer d’amplifier sa ligne hétérodoxe ; il fait en outre la démonstration qu’une campagne anti-migrants est un excellent atout pour gagner des élections (un mois plutôt, les élections italiennes constituaient à cet égard un exemple parlant) ; sa victoire contribue enfin à la cristallisation d’une fronde anti-Bruxelles qui ne se limite plus au groupe de Visegrad.

Les élections tchèques de cet hiver ont délivré un message comparable ; l’Autriche mène désormais une politique convergente avec la Hongrie sur les questions migratoires ; les électeurs italiens viennent de se manifester dans le même sens ; en septembre 2017, la percée de l’AfD en Allemagne, sur fond de déroute de la grande coalition (finalement rafistolée en catastrophe), avait ouvert la voie.

Il y a un an, les dirigeants de l’UE avaient voulu faire croire à un « printemps européen » symbolisé par la victoire d’Emmanuel Macron. Le problème avec la méthode Coué, c’est qu’elle réserve bien souvent de très cruelles déconfitures.

https://ruptures-presse.fr/actu/hongrie-elections-orban-ue/

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jeudi 12 avril 2018

Communiqué UPR sur la Syrie

L’UPR demande de la façon la plus solennelle à Macron et au gouvernement français de ne pas intervenir militairement en Syrie, et d’arrêter l’alignement servile et tragique de la France sur la politique belliqueuse des États-Unis.

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Pour la énième fois depuis le déclenchement du conflit syrien, ni Paris, ni Washington n’ont présenté la moindre preuve qui permettrait d’attribuer à Bachar Al-Assad la responsabilité de l’attaque au gaz qui aurait été perpétrée contre la population du quartier de la Ghouta près de Damas le 7 avril dernier.

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En outre, aucune des deux capitales n’ont reçu l’autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU pour procéder à une opération militaire contre le gouvernement syrien. Dès lors, toute opération de cette nature serait une violation du droit international et pourrait avoir des conséquences d’une gravité incalculable.

À la lumière des événements et des nombreuses « fake news » produites par le camp anglo-saxon depuis une quinzaine d’années, l’UPR appelle les médias, les responsables politiques et économiques, et tous les Français, à la plus grande méfiance devant les allégations des gouvernements américain et français.

Comme l’a révélé une dépêche d’Associated Press du 2 février dernier, dont l’UPR s’était fait l’écho, les États-Unis n’ont jamais eu de preuve démontrant que le gouvernement syrien avait utilisé du gaz toxique contre sa propre population, qu’il s’agisse de la tragédie survenue en août 2013, déjà à la Ghouta, ou de la tragédie de Khan Cheikhoun survenue en avril 2017.

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L’UPR rappelle aussi que c’est sur la base de la prétendue détention d’armes de destruction massive par le régime de Saddam Hussein que George W. Bush et Anthony Blair ont déclenché une guerre extrêmement meurtrière en Irak en 2003. Plus de 1,2 millions de civils irakiens, dont des centaines de milliers de femmes et d’enfants, ont été tués depuis lors, alors qu’il s’agissait d’une pure « fake news » – reconnue comme telle, quelques mois après, par le secrétaire d’État américain Colin Powell.

L’UPR rappelle encore que l’affaire Skripal s’est largement dégonflée depuis que le chef du laboratoire militaire britannique de Porton Down, en charge d’analyser le poison qui aurait été administré à l’ex-agent russe et à sa fille, a reconnu ignorer l’origine de la substance.

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Ces révélations ont mis en lumière que c’est sans aucune preuve, et en violant les procédures de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), que Londres a attribué à la Russie la responsabilité de cette prétendue tentative d’empoisonnement de l’ex-agent double. Une tentative d’empoisonnement bien mystérieuse puisqu’aux dernières nouvelles, les deux victimes – que nul journaliste ni observateur international n’a vu depuis le début de l’affaire – se porteraient aujourd’hui comme des charmes…

C’est d’ailleurs probablement en tirant les leçons du fiasco de l’affaire Skripal que la Première ministre britannique, Mme May, a décidé de ne pas emboîter le pas des États-Unis d’Amérique – du moins pour le moment – et de demander des preuves de la responsabilité de Bachar Al-Assad dans l’attaque du 7 avril.

Au lieu de jeter de l’huile sur le feu avec une folle irresponsabilité et d’obéir au moindre claquement de doigts de Washington, Macron doit mettre les efforts de la France au service de la paix mondiale, qui est aujourd’hui gravement menacée.

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Le gouvernement français doit se tenir à l’écart de toute intervention militaire en Syrie, et soutenir la mise en place d’une enquête internationale dans le cadre de l’ONU, en y associant l’OIAC, pour faire la lumière sur les événements survenus le 7 avril dans la Ghouta.

L’UPR rappelle enfin que l’article 35 de la Constitution de la République pose que « la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement ».

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Sur un sujet aussi grave  qu’un éventuel conflit mondial avec la Russie, le sort du peuple français ne doit pas dépendre des sautes d’humeur et des messages Twitter de Docteurs Folamour vaniteux et déraisonnables. Les députés et les sénateurs doivent exercer le pouvoir que leur donne notre Constitution.

https://www.upr.fr/actualite/lupr-demande-de-la-facon-la-plus-solennelle-a-macron-et-au-gouvernement-francais-de-ne-pas-intervenir-militairement-en-syrie-et-darreter-lalignement-servile-et-tragique-de-la-france-sur

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