dimanche 14 janvier 2018

Macron : la ligne des USA, d'Israël et de l'Arabie saoudite sur l'Iran «pourrait mener à la guerre»

Alors que les Etats-Unis voient dans les manifestations en Iran l'opportunité d'un changement de régime, Emmanuel Macron cherche une voie médiane pour la diplomatie française. Et met en garde contre les propos de certains pays hostiles à Téhéran.

ACT MACRON IRAN

En matière de politique étrangère, Emmanuel Macron chercherait-il une troisième voie, quitte à brouiller un peu son message ? Après avoir appelé à contrer l'«hégémonie» iranienne dans la région en novembre 2017, conformément aux objectifs affichés par Washington, le président de la République fait usage de sa rhétorique du «en même temps» et de la «pensée complexe», quitte à changer de ton sur le dossier iranien.

«On voit bien le discours officiel qui est porté par les Etats-Unis, Israël, l'Arabie saoudite», a-t-il encore noté, prenant toutefois le soin de modérer son propos en ajoutant : «Qui sont nos alliés à de nombreux égards». «C'est quasiment un discours qui va nous conduire à la guerre en Iran», a-t-il conclu sans ambages d'après l'AFP, s'exprimant en marge de son discours de présentation de vœux à la presse le 3 janvier

«Ce qui est en train de se jouer [en Iran], sinon, c'est qu'on est en train de subrepticement reconstruire un "axe du mal"», a-t-il déploré, en référence au slogan axis of evil forgé par les néo-conservateurs et repris par George W. Bush contre, entre autres, l'Irak et l'Iran dans les années 2000.

De là à qualifier Washington, Tel Aviv et Riyad de fauteurs de guerre, il n'y avait qu'un pas, qu'Emmanuel Macron n'a néanmoins pas franchi.

Ce pas a en revanche été franchi par les dirigeants iraniens, qui ont à plusieurs reprises dénoncé l'influence étrangère, voire même la présence d'«agents étrangers» dans les manifestations contre l'austérité et le gouvernement, largement relayées dans la presse occidentale. Le 2 janvier, le guide suprême de la Révolution Ali Khamenei avait affirmé que les manifestations violentes qui secouaient le pays avaient été soutenues par les «ennemis de l'Iran» et leurs «ressources, armes, politiques et appareil sécuritaire». Le lendemain, le président iranien Hassan Rohani avait pour sa part accusé nommément les rivaux saoudiens de vouloir déstabiliser le pays.

Une politique d'ingérence assumée par Washington ?

Si Emmanuel Macron n'a pas étayé davantage son analyse, certaines déclarations permettent néanmoins d'attester la volonté d'ingérence des Etats-Unis dans les affaires intérieures de l'Iran. En juin 2017, le secrétaire d'Etat Rex Tillerson n'avait pas caché que Washington encourageait la déstabilisation du gouvernement iranien. «Notre politique à l'égard de l'Iran est de repousser cette hégémonie, de contenir la capacité [de Téhéran] à développer [...] des armes nucléaires, et d'œuvrer à soutenir [les] éléments à l'intérieur de l'Iran qui mèneraient à une transition pacifique de gouvernement», avait ainsi affirmé sans gêne particulière le chef de la diplomatie américaine.

Outre sa dénonciation unilatérale de l'accord sur le nucléaire iranien, pierre angulaire d'une normalisation des relations entre l'Iran, frappé par des sanctions et le gel d'avoirs, et les puissances occidentales, Donald Trump n'a eu de cesse de prôner le changement de régime. En septembre 2017, lors de l'Assemblée générale des Nations unies, le président américain, pourtant élu sur un programme international relativement isolationniste, s'en était pris aux «Etats voyous», un autre élément de langage caractéristique des discours belliqueux de George W. Bush dans sa «guerre au terrorisme». «Le monde entier comprend que le bon peuple d'Iran veut le changement», avait-il ainsi martelé.

Le 3 janvier 2018, Donald Trump s'est fait encore plus clair sur ses intentions. «Tellement de respect pour le peuple iranien qui essaie de se débarrasser de son gouvernement corrompu. Vous aurez le soutien plein et entier des Etats-Unis le moment venu», a-t-il ainsi prophétisé sur Twitter.

En Israël, grand rival régional de Téhéran, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a fait part le 1er janvier de son espoir que le régime iranien tombe «enfin», tout en prenant soin de démentir toute ingérence israélienne dans les troubles en cours en Iran.

Une «affaire intérieure qui attire l'attention de la communauté internationale», d'après Moscou

Les déclarations des Etats-Unis hostiles au gouvernement iranien, dans un contexte de crise, ont également fait réagir Moscou, sur une ligne assez comparable à celle d'Emmanuel Macron. «Nous avertissons les Etats-Unis de ne pas tenter d'intervenir dans les affaires intérieures de la République islamique d'Iran», a ainsi déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, dans une interview à l'agence de presse TASS, ce 4 janvier.  «Ce qui se passe est une affaire intérieure qui attire l'attention de la communauté internationale [...] je suis convaincu que notre voisin [l'Iran], dont le gouvernement est notre ami, saura surmonter les difficultés actuelles», a-t-il ajouté.

https://francais.rt.com/international/47023-manifestations-iran-macron-etats-unis-israel-fauteurs-guerre

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Allemagne: projet de loi pour faciliter l'expulsion des migrants niant «le droit d'Israël à exister»

En Allemagne, l'afflux massif de réfugiés en provenance du Moyen-Orient fait craindre au parti d'Angela Merkel, la CDU, de voir naître une «nouvelle facette» de l'antisémitisme, comme le rapporte le journal Die Welt,le 6 janvier.

ACT ALLEMAGNE JUIFS REICHSTAG

Pour y faire face, la CDU et son alliée la CSU comptent présenter devant le Bundestag un projet de loi à l'occasion du jour du souvenir de l'Holocauste, le 27 janvier prochain. Cette nouvelle réglementation a pour but de faciliter l'expulsion des immigrés qui exprimeraient des idées antisémites

«L'acceptation sans restriction de la vie juive» est un «critère pour une intégration réussie», est-il ainsi écrit dans le document qu'a pu consulter Die Welt. «Quiconque rejette la vie juive en Allemagne ou conteste le droit d'Israël à exister ne peut avoir sa place dans notre pays», est-il encore précisé. Stephan Harbarth, vice-président du groupe parlementaire CDU/CSU à l'origine du projet, a déclaré au journal qu'il était impératif de «s'opposer résolument à l'antisémitisme des migrants d'origine arabe et des pays africains».

Pour ce faire, la législation sur les expulsions pourrait se faire plus sévère. Die Welt souligne toutefois qu'un changement de la loi ne signifierait pas forcément un pic d'expulsions, puisque les migrants déchus de leur permis de séjour ne sont «pas nécessairement expulsés».

Par ailleurs, le texte «condamne fermement l'appel au boycott des entreprises et des biens israéliens», tel que défendu par le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions), qui proteste notamment contre l'occupation et la colonisation des territoires palestiniens.

Ce projet de loi intervient alors qu'une vague de manifestations anti-israéliennes s'est abattue sur Berlin en décembre dernier, en réponse à la décision controversée de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël. Plusieurs drapeaux israéliens ont notamment été incendiés lors d'un rassemblement devant l'ambassade américaine, qui a rassemblé environ 1 500 personnes. La foule aurait scandé des slogans tels que «Mort aux juifs !» ou encore «Les juifs, souvenez-vous de Khaybar [un site juif en Arabie saoudite qui aurait été attaqué et conquis par le prophète], l'armée de Mahomet revient !», selon le journal berlinois BZ.

https://francais.rt.com/international/47089-allemagne-cdu-presenter-projet-loi-pour-faciliter-expulsion-migrants-antisemites

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Pour ce qui concerne «l'acceptation sans restriction de la vie allemande», tout simplement, il faudra sans doute patienter... Une occasion manquée, de mon point de vue, de poser de bonnes questions dans l'intérêt général de la population allemande, juifs inclus. Au lieu de ça, on a des députés qui semblent agir sous la pression d'un lobby, ce qui ne peut que jeter de l'huile sur le feu... P.G.

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Expulsion ou incarcération : Israël laisse le choix à des dizaines de milliers de migrants africains

En matière de contrôle de l'immigration, Israël n'a pas les états d'âme des pays européens. Tel-Aviv a annoncé ce 3 janvier 2018 le lancement d'un programme destiné à imposer à près de 40 000 migrants en situation irrégulière de choisir entre leur expulsion ou leur incarcération.

ACT ISRAEL MIGRANTS RT

S'exprimant en amont d'une réunion de son cabinet, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est félicité de la mise en place de ce projet destiné à «faire partir les migrants entrés illégalement». Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 38 000 personnes sont concernées, en majorité des Erythréens et des Soudanais.

Les migrants qui accepteront de partir se verront remettre un billet d'avion et près de 3 000 euros, avec pour date-butoir mars 2018. Ceux qui refuseront d'être déportés seront incarcérés pour une durée indéterminée. Après la date du 1er mars, il sera encore possible pour ces personnes de quitter volontairement Israël, mais une somme inférieure leur sera remise. Le ministère de l'Intérieur a prévenu que ceux qui refuseront seraient emprisonnés.

Dans un communiqué distinct, le ministre de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, chargé de l'application du programme, a souligné qu'Israël était «déterminé à renvoyer des dizaines de milliers de migrants entrés illégalement». Selon des chiffres officiels, 4 012 migrants en situation irrégulière ont déjà quitté Israël en 2017, dont 3 332 originaires d'Afrique subsaharienne.

Des migrants en danger dans leurs pays d'origine

Pour autant, le gouvernement israélien reconnaît tacitement que les Soudanais et les Erythréens ne peuvent pas retourner chez eux dans le cadre de ce programme. Le gouvernement érythréen a en effet été accusé par l'ONU de crimes contre l'humanité, «généralisés et systématiques».

Quant au Soudan, son président Omar el-Béchir fait l'objet de mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. Excepté la prison en Israël, il n'y a qu'une seule solution : Israël a signé des accords avec des pays tiers, en l'occurrence le Rwanda et l'Ouganda, qui doivent accueillir les migrants volontaires.

Ces migrants sont pour la plupart entrés illégalement en Israël via le Sinaï égyptien à compter de 2007. Ce flux a été stoppé avec la fin de la construction par l'Etat hébreu d'une clôture électronique le long de la frontière avec l'Egypte.

Les autorités israéliennes ont ouvert des centres de rétention dans le sud, où près de 1 500 migrants sont soumis un régime de semi-liberté. Ces établissements vont fermer leurs portes et les migrants qui refuseront de partir seront envoyés en prison. Benjamin Netanyahou s'était rendu fin août 2017 dans le sud de Tel-Aviv, où résident des milliers de migrants africains, et s'était engagé à rendre ce secteur «aux citoyens israéliens».

https://francais.rt.com/international/46991-expulsion-ou-incarceration-israel-migrants-africains

(...) Tel-Aviv a annoncé le 3 janvier 2018 le lancement de ce programme dans lequel les quelque 40 000 migrants, principalement erythréens et soudanais, auront le choix entre l'expulsion et l'incarcération.

C'est pour le mener à bien que l'Autorité pour la population et l'immigration s'est lancée dans une vaste campagne de recrutement. Cette dernière a publié une annonce, repérée par le journal Hareetz le 12 janvier, soulignant la nature du travail demandé, à savoir la tenue d'audiences pour les demandeurs d'asile, interroger et fournir des preuves que certains d'entre eux sont prêts à partir «volontairement» ou encore surveiller que ces derniers retournent bien dans leur pays d'origine, ou ailleurs.

Une autre partie du travail consiste à trouver les migrants en situation irrégulière, à prendre connaissance de leur histoire et à enquêter sur leur employeur. Un travail pour lequel aucun diplôme n'est requis, mais où une expérience en combat ou en sécurité est «un plus», selon l'annonce.

En dehors d'une «paie appropriée», les personnes qui iraient au bout de leur contrat se verraient attribuer un bonus pouvant aller jusqu'à 30 000 shekels, soit plus de 7 200 euros.

https://francais.rt.com/international/47254-israel-paie-appropriee-bonus-7200-euros-personnes-pretes-expulser-migrants

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Une information qui ne fait pas la une de nos médias, alors que la question des mmigrants est évoquée régulièrement. Compte tenu de la ligne éditoriale défendue de façon quasi- unanime, on aurait pu s'attendre à une vague d'indignation...    P.G.

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« Économie, écologie, hypocrisie !! »

TRIBUNE LIBRE/ Charles Sannat

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Après Epson, au tour d’Apple. Visée par une plainte de l’association « Halte à l’obsolescence programmée », une enquête a été ouverte contre la marque à la pomme. Une petite victoire en France, qui semble en pointe sur ce combat. Mais l’UE, paralysée par les lobbies industriels, traîne des pieds, s’inquiètent les associations.

TL ECOLOGIE FINANCE

Une Europe soumise aux intérêts marchands !

« “L’ouverture de l’enquête par le procureur montre que notre cas est bien sérieux, se réjouit Laetitia Vasseur, déléguée générale et cofondatrice de l’association “Halte à l’obsolescence programmée”, qui n’hésite pas à s’en prendre aux mastodontes du numérique, Epson pour ses cartouches d’encre tout d’abord et maintenant Apple pour ses smartphones. “Nous sommes très satisfaits, ajoute-t-elle, d’autant plus que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a même ajouté un chef d’accusation, qui n’était pas présent dans la plainte initiale : “tromperie : “Nous pouvons donner les moyens à la DGCCRF d’étudier ce dossier, ce qui est un très bon signe

Le problème c’est bien une Europe paralysée par les lobbies, et c’est l’une des principales critiques que nous pouvons adresser aux institutions européennes qui sont devenues, au fil des ans et d’une lente déliquescence, des chambres d’enregistrements pour protéger les intérêts des multinationales et rien d’autre !

Produit cassé, produit jeté, produit remplacé !

« Quand un produit est cassé, le premier réflexe – et bien souvent la seule solution – est de le remplacer, alors qu’une étude de 2014 indiquait que 77 % des citoyens européens préféreraient réparer leurs biens plutôt que d’en acheter de nouveaux.

Le délit d’obsolescence programmée, entré dans le Code pénal il y a deux ans, est bien sûr préjudiciable pour les consommateurs, mais aussi pour l’environnement, car il augmente significativement la production de déchets… C’est ici qu’entre en jeu le concept d’“économie circulaire, qui consiste à faire en sorte que tous les produits soient recyclés intégralement. En mars 2018, le gouvernement publiera d’ailleurs une feuille de route, mais les obstacles sont nombreux :

“Les lobbies industriels, il n’y a qu’à voir lors de la table ronde avec la feuille de route de l’économie circulaire, ils sont très forts et présents. Après, c’est notre rôle en tant qu’association d’être présents, quand on en a les moyens, pour essayer de renverser la donne. Ce qui n’est pas une chose facile, parce qu’ils sont en effet puissants. »

La France est l’un des pays les plus en avance sur cette question

« “On peut dire clairement que la France est pionnière, estime Laetitia Vasseur. “Elle a influencé l’UE dans le cadre du rapport européen qui a été voté à une large majorité en juillet 2017, faisant référence au rapport consultatif de l’eurodéputé et écologiste français Pascal Durand. Si elle est en avance, elle peut aussi parfois donner des coups d’épée dans l’eau. Alma Dufour, chargée de campagne au sein de l’ONG “Amis de la Terre, se souvient qu’au moment de la loi sur la transition énergétique, “L’Assemblée avait imposé un affichage automatique sur la durée de vie… et le Sénat est revenu sur cette obligation, la transformant en expérimentation. Mais trois ans plus tard, il ne s’est rien passé, aucun constructeur n’affiche la durée de vie de son produit.

Au niveau européen, des outils existent déjà. Mais là encore, le poids des lobbies, doublé d’une “croyance“ à l’autorégulation du marché de la part des politiques, “une réticence à réglementer l’économie […] tous les instruments réglementaires sont toujours écartés et cette tendance se renforce de plus en plus“, poursuit la militante.

“Il y a une directive très importante qui s’appelle Cadre Éco-Conception, qui vise à imposer des critères environnementaux aux produits circulant sur le marché unique. Ce sont des instruments efficaces mis à la disposition des institutions européennes pour agir vraiment très concrètement sur l’obsolescence programmée et la conception des produits“. »

Toute politique écologique qui ne s’attaque pas à la conception des produits et à la consommation de masse n’est que pure hypocrisie !

Le réchauffement climatique, l’écologie, les petits oiseaux, les gentilles plantes et tout ça, c’est bien beau, mais leurs défenseurs, la plupart du temps, n’ont pas compris grand-chose aux enjeux ou sont les idiots utiles d’un système marchand qui se fiche d’eux dans les grandes largeurs.

Entendez-moi bien. Il NE PEUT PAS Y AVOIR D’ÉCOLOGIE si notre modèle économique est basé sur la consommation de masse et l’obsolescence programmée afin d’augmenter la consommation et donc la production et donc les PIB, et donc ce que l’on appelle “la croissance économique” !!

Ce système même, profondément peu vertueux, pousse à prélever dans la nature bien plus que ce dont l’humanité a besoin.

Ce système marchand, profondément vicieux, pousse à polluer, à massacrer la nature et à utiliser de façon absolument pas optimale nos ressources.

Ce système totalitaire marchand est également profondément nocif pour les âmes humaines, et plus nous le laissons se développer, plus nous voyons bien que ce qui est excité en nous est ce qu’il y a de moins bon. Jamais les gens n’ont été aussi consommateurs d’anxiolytiques.

Plus nous avons de confort matériel, plus nous souffrons d’inconfort psychologique.

La véritable écologie ne passe pas par une « lobotomisation » massive des gens avec une propagande environnementaliste qui commence à devenir pénible et totalement stupide. Je vois mes enfants passer des heures utiles de classe non pas à étudier le français ou les maths, mais à apprendre dans quelle poubelle ils doivent forcer leurs parents à jeter tel ou tel type d’ordure, car c’est bien de cela dont il s’agit : les enfants sont soumis, à l’école, à une propagande environnementaliste afin d’éduquer et de changer les comportements de leurs propres parents. Ce sont les procédés utilisés par les dictatures communistes.

La véritable écologie ce n’est pas non plus d’inventer de nouvelles taxes, de nous culpabiliser en nous faisant croire que nous sommes des assassins de plantes vertes (ce qui est vrai) et que quelques centimes de plus par litre de gasoil va tout arranger. C’est nous prendre pour des imbéciles.

La véritable écologie sera de tordre le cou à ce système totalitaire marchand basé sur la consommation comme vertu cardinale et accomplissement absolu.

La véritable écologie c’est évidemment d’obliger les entreprises à concevoir des produits réparables et « up-gradable », ce que l’on pourrait traduire par « évolutifs ». Un ordinateur ne devrait se composer que de modules interchangeables, réparables ET recyclables.

Un réfrigérateur devrait durer 50 ans, comme le lave-vaisselle… Celui de ma grand-mère n’a jamais rendu l’âme… (Pas plus que ses meubles de cuisine en formica.) Nous savons construire des voitures pouvant durer 800 000 km. La consommation et le CO2 c’est bien, mais la pollution induite par la fabrication d’un véhicule et de ses deux tonnes de composants, je peux vous dire que ce n’est pas neutre pour l’environnement !

Bref, si nous voulons parler de la véritable écologie, alors nous devons parler de la consommation de masse. Si nous parlons de la consommation de masse, nous devons parler de notre conception de la croissance économique ! Et vous savez pourquoi ?

Parce que dans un monde de dettes, ou les dettes de cette année sont censées être remboursées par la croissance de l’année prochaine, personne n’est capable d’assurer la stabilité de ce système sans… une croissance forte !

Et… On ne peut pas parler d’écologie avec une croissance économique forte.

On ne peut parler d’écologie qu’avec, à défaut de décroissance, au moins d’une simplicité volontaire.

Si l’on parle de moins consommer et de mieux produire, c’est les bénéfices de certains grands groupes qui s’effondreront, au profit d’ailleurs de milliers de petits réparateurs et autres artisans qui formaient le tissu économique de nos pays il y a 60 ans… Une époque où personne ne parlait d’écologie ou de recyclage et où tout le monde en faisait !!

Le problème c’est que tous ces millions de petits artisans sont le peuple, et qu’à Bruxelles, cela fait bien longtemps que le peuple est absent.

Ceux qui font les politiques sont ces quelques très grands groupes.

Le drame du monde, le drame de notre pays, est très simple : nous avons abandonné notre souveraineté à de biens mauvais maîtres.

Il nous faut la reconquérir.

C’est le combat de titans que se doit de mener notre génération.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/economie-ecologie-hypocrisie-ledito-de-charles-sannat/

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Facebook a versé des millions aux médias français: la stratégie «VIP-VRP» et ses effets

Source : European Journalism Observatory, Nicolas Becquet, 04-11-2017

TRIBUNE LIBRE

TL FACEBOOK REDACTIONS

On sait depuis 2016 que Facebook rémunère tant des personnalités que des médias pour produire des contenus sur son réseau social. Cette stratégie est désormais aussi à l’œuvre auprès des médias français (TF1, Le Figaro, Le Parisien, Le Monde, etc.) pour la production de vidéos, révèle l’enquête de Nicolas Becquet. Ces partenariats peuvent représenter jusqu’à 200 000 euros mensuels par titre. Une pratique qui pose la question de la dépendance des rédactions et ouvre la voie à un système à deux vitesses pénalisant les petits médias. Facebook assume, mais minimise l’importance de ce type de partenariat. (mise à jour du 16.11.17: lisez aussi l’interview d’Édouard Braud, responsable partenariats médias chez Facebook)

Facebook a gagné. Les médias français sont bel et bien devenus dépendants. Triplement dépendants, en fait : élargissement gratuit de l’audience, utilisation des outils de production et de diffusion et acquisition de revenus complémentaires. L’écosystème de publication du réseau social est devenu un outil vital pour le secteur médiatique.

De l’innocente et ludique chasse aux likes des débuts, à la production sur-mesure et rémunérée de formats vidéo aujourd’hui, le dealer d’audience a bien fait son travail. Dose après dose, les éditeurs ont scellé un pacte tacite avec la plateforme, un pacte aux allures de mariage de raison. Il faut dire que le trousseau de la mariée est bien garni avec ses deux milliards d’utilisateurs. Le marié désœuvré ne pouvait espérer mieux.

Asphyxiés financièrement et désertés par leur lectorat historique, les médias traditionnels ont en effet trouvé dans l’audience apportée par Facebook un ballon d’oxygène inespéré. À force de shoots aux statistiques flatteuses, les éditeurs se sont convaincus de leur succès naturel auprès d’une audience manifestement ultra réceptive à leurs contenus : l’eldorado providentiel des internautes.

Mais la descente est déjà en vue. Facebook a visiblement l’intention de faire éclater cette bulle enchantée en faisant passer à la caisse ses consommateurs les plus accros aux likes et au trafic généré sur leur site via le réseau social. Dans les rédactions, on travaille quotidiennement à la production de contenus conçus pour la plateforme de Mark Zuckerberg.

Quelles sont les implications d’une telle servitude volontaire pour le fonctionnement quotidien des rédactions, grandes ou petites ? Quelles sont les conséquences sur le travail des équipes chargées « d’alimenter » Facebook, notamment en vidéos et en lives ? Et surtout, comment le réseau social est-il parvenu à convaincre autant de médias économiquement à bout de souffle de travailler pour sa plateforme ? Zoom sur une redoutable stratégie qui met à l’épreuve l’agilité des rédactions.

La stratégie des VIP – VRP

Fin octobre, Facebook a donné un coup de semonce à ceux qui pensaient avoir trouvé une voie directe et gratuite vers une audience captive de masse. En testant la possibilité de créer un newsfeed séparé pour les publications non sponsorisées des pages professionnelles (en marge du newsfeed classique dédié aux posts des proches, aux contenus sponsorisés et aux publicités), Facebook a clairement lancé un avertissement aux marques, entreprises, institutions, ONG et médias en quête de visibilité : rien n’est gratuit.

Cette stratégie intervient alors que les éditeurs n’ont jamais autant travaillé pour le réseau social et jamais autant créé de contenus sur mesure venant alimenter les timelines des utilisateurs.

Les volumes d’audience en jeu n’expliquent pas à eux seuls cette productivité spontanée et inégalée. À partir de juin 2016, plusieurs grands médias américains ont été rémunérés pour inonder les newsfeeds de contenus originaux et servir de laboratoire technique et publicitaire à Facebook.

En effet, pour donner envie aux médias, Mark Zuckerberg a mis en place un véritable réseau de représentants VRP capables de faire la démonstration de l’incroyable efficacité des nouveaux formats mis sur le marché.

Le New York Times, CNN, le Huffington Post, Buzzfeed, Vox, Mashable ou encore Condé Nast… le fondateur de Facebook a rassemblé des représentants VIP dans sa « dream team ».

Modèles de réussite sur le marché digital, ces médias portent une solide réputation. Ils sont capables de produire à grande échelle et leurs contenus sont lus dans le monde entier.

Pour les convaincre, Facebook a dû se montrer très persuasif. Selon un document révélé par le Wall Street Journal en juin 2016, Mark Zuckerberg a ainsi fait un chèque de 50 millions de dollars répartis en 140 contrats de partenariats avec des médias et des célébrités, dont 17 de plus d’un million de dollars (près de 3 millions pour le New York Times et Buzzfeed, 2,5 millions pour CNN). Une goutte d’eau comparée aux 10 milliards de dollars de recettes trimestrielles de Facebook, soit 47% de plus qu’au même trimestre de l’année précédente.

Le deal est simple : en échange d’une certaine somme, le partenaire doit produire massivement des contenus à haute valeur ajoutée sur la plateforme : vidéos, Facebook Live, reportages à 360°, Instant Articles… Les grands médias américains ont donc été rémunérés pour inonder les newsfeeds de contenus originaux et ainsi convaincre l’ensemble des éditeurs d’en faire autant.

Des millions d’euros versés aux principaux médias français

Cette stratégie s’est avérée très efficace puisque la renommée des médias enrôlés, combinée à un puissant soutien des algorithmes, a contribué à imposer de nouveaux formats en moins d’un an et à l’échelle mondiale. Alléchés par la masse de clics, les éditeurs du monde entier se sont lancés dans l’aventure… couronnant de ce fait la stratégie de Facebook.

Un système spécifique aux États-Unis ? Pas du tout. En Europe, les grands médias français participent par exemple à cette manœuvre de séduction à grande échelle.

TF1, Le Figaro, Le Parisien ou les titres du groupe Le Monde font également partie des éditeurs qui touchent de l’argent pour produire des contenus vidéo pour Facebook. Et les sommes donnent le tournis, entre 100 000 et 200 000 euros par mois sur des périodes renouvelables de six mois, d’après les diverses sources interrogées.

Sachant que la plupart des médias cités (liste non exhaustive) ont déjà reconduit une fois leur partenariat, on parle ici de millions d’euros distribués aux médias hexagonaux par Facebook.

Il va sans dire que dans les rédactions contactées, on est peu disert sur les détails de ces accords confidentiels. Mais si les conditions varient d’un média à l’autre, le principe reste le même : en échange de l’argent versé, chaque média s’engage à produire un volume précis de vidéos et/ou de lives sur une période donnée, d’après les informations que nous avons pu récolter.

À LCI par exemple, la rédaction doit produire 14 heures de direct par mois et chaque live doit durer entre 6 et 20 minutes – Un timing précis qu’il vaut mieux respecter car les contrôles sont stricts, explique-t-on en interne.

Il faut dire que la chaîne a tout intérêt à garder de bonnes relations avec son mécène. Selon un salarié, l’argent de Facebook versé sur la période aurait financé les deux tiers de la rédaction web.

Mais les contributions financières de Facebook ne s’arrêtent pas là. Il a participé au financement d’un studio flambant neuf pour que la chaîne puisse réaliser des Facebook Live lors de la campagne présidentielle. Une dépendance financière qui s’ajoute à celle du trafic généré sur le site, via le réseau social, qui représente entre 30 et 40% des visites.

RTL a également bénéficié des euros de Facebook pour son studio dédié aux lives, au même titre qu’Europe 1 pour installer une Facebook Room et un Story Studio Instagram dans le bus qui a sillonné la France pendant la campagne électorale.

Enfin, la firme de Menlo Park apporte un soutien aux médias sous la forme de conseils techniques pour exploiter au mieux l’algorithme chargé de hiérarchiser les publications et comprendre les subtilités des statistiques d’audience, notamment avec la mise à disposition de CrowdTangle, une solution propriétaire d’analyse du trafic.

Du côté de Facebook, on assume ces contributions financières, mais on en minimise l’importance : « Voir les collaborations de Facebook uniquement à travers des partenariats rémunérés est réducteur. Notre rôle au quotidien est de travailler conjointement avec les médias au développement d’outils destinés à enrichir leur expérience sur Facebook. Cela passe par beaucoup d’échanges et des phases de tests durant lesquels il a pu nous arriver d’indemniser nos partenaires. Les médias prennent du temps pour utiliser nos nouveaux produits et partager leurs retours avec nous et il nous semble donc normal qu’ils obtiennent une compensation pour cela. Cela s’inscrit toujours dans un cadre temporaire le temps de l’expérimentation », explique Edouard Braud, le directeur des partenariats médias pour l’Europe du sud.

Un système gagnant-gagnant ?

Après des débuts laborieux, une communication maladroite et des cahiers des charges trop contraignants, Facebook a massivement investi dans ses relations avec les médias à partir de 2010. Désormais, la Media Partnership Team multiplie les initiatives comme le Facebook Journalism Project ou le Listening Tour, débuté en juin 2017, dans les rédactions.

Alors que la sphère médiatique s’alarme régulièrement de la dépendance aux « actionnaires milliardaires » ou de la proximité avec le pouvoir politique, la dépendance à Facebook ne semble pas émouvoir outre mesure. Au contraire, les partenariats sont vécus comme de belles opportunités pour expérimenter et se rapprocher de l’audience.

À L’Obs, Aurélien Viers, responsable du pôle visuel est très enthousiaste : « Ce partenariat nous permet d’aller plus loin dans nos expérimentations sans bouleverser notre organisation. Grâce aux outils fournis, nous avons pu créer des formats vidéo originaux qui connaissent de beaux succès en ligne. La pratique régulière du ‘Live social’, depuis le terrain, a instauré une nouvelle relation avec l’audience, plus spontanée et plus dynamique. On peut dire que Facebook condense tous les nouveaux défis liés à la vidéo, en termes de storytelling, de créativité et de capacité à se démarquer dans un environnement très concurrentiel ».

Mais en coulisses, dans les médias partenaires, les dents grincent, notamment du côté des régies publicitaires et des services commerciaux impliqués dans une lutte acharnée et vaine contre leur principal concurrent, l’ogre Facebook. « Devant les ‘valises de billets’ apportés par Facebook, les régies n’ont pas leur mot à dire, explique un journaliste en off. Et lorsque Facebook teste ses nouveaux formats publicitaires mid-roll sur nos propres productions, l’exaspération est à son comble ».

L’efficacité de la plateforme désespère les éditeurs englués dans des stratégies (trop) complexes de rétention de l’audience, comme l’explique ce cadre en charge du numérique: « Quand un internaute, avant de pouvoir finalement regarder une vidéo sur un site, doit cliquer sur un lien, attendre de longues secondes le chargement de la page puis fermer une ou deux fenêtres de pub pour finalement devoir patienter devant une publicité de trente secondes, le constat est sans appel, on ne peut pas rivaliser. On ne joue pas dans la même division que Facebook et son autoplayinstantanée ».

Michaël Szadkowski, rédacteur en chef du site et des réseaux sociaux du Monde, explique n’avoir fait aucune concession éditoriale et garder un contrôle total sur le contenu, une condition sine qua non du partenariat. « L’argent versé n’a pas fondamentalement changé notre façon de travailler. La production de vidéos était déjà une priorité pour nous, avec une équipe de quinze personnes dédiées. On poste plus de contenus qu’avant sur la plateforme, c’est sûr, mais je préfère que Facebook fasse vivre les médias plutôt qu’il se mette à créer et à imposer ses propres contenus. Facebook a changé de dimension, ses dirigeants ont compris qu’on ne pouvait plus demander aux médias de produire gratuitement des contenus et de la valeur, pour ensuite les monétiser auprès des annonceurs. » Un constat valable pour les seuls partenaires et pour une durée limitée.

Guillaume Lacroix, cofondateur de Brut, un média vidéo présent uniquement sur les réseaux sociaux, ne tarit pas d’éloges sur sa collaboration avec Facebook. Il s’agit d’un « partenariat de travail » qui ne comporte aucun volet financier. « Facebook nous donne beaucoup de conseils utiles pour faire décoller l’engagement sur nos vidéos. Il nous informe également sur les formats en vogue dans le monde entier. En septembre, nous avons par exemple été invités à Dublin pour participer à une conférence où étaient réunis 35 médias nés en ligne. Les échanges ont été très enrichissants. Enfin, Facebook met à notre disposition CrowdTangle, un outil très performant qui permet d’analyser l’engagement de l’audience sur les réseaux sociaux. Si on devait payer pour l’utiliser, pas sûr qu’on pourrait se le permettre. »

Comme pour Le Monde et L’Obs, Brut perçoit la collaboration avec Facebook comme un véritable avantage concurrentiel et croit à la pérennité de son modèle : « Cela ne nous fait pas peur d’être Facebook dépendant, pas plus qu’un producteur qui travaille avec une chaîne de télévision. Par ailleurs, il ne nous donne pas d’argent et pourtant Brut sera rentable en 2018, c’est qu’il existe bien un business model sur les réseaux sociaux ».

Edouard Braud l’affirme, Facebook fait tout pour donner le maximum d’autonomie aux médias : «Tous nos produits sont faits de telle sorte qu’ils ne créent pas de dépendance. Nous les concevons pour qu’ils enrichissent l’expérience des médias et les aident à créer de la valeur grâce à Facebook. Cela peut se faire à la fois au sein de notre environnement mais également en dehors. C’est pourquoi nous développons notamment des outils qui permettent de générer de la valeur dans les environnements propriétaires des médias comme sur Instant Articles avec les modules d’abonnement aux newsletters, de téléchargement d’applications… ».

Un miroir aux alouettes et un danger pour les « petits médias »

En dehors des médias partenaires, rares sont les rédactions disposant des ressources et de la flexibilité nécessaires pour faire face aux exigences de Facebook. En l’absence d’incitation financière ou de revenus récompensant les contenus produits pour le réseau social, les petits médias s’essoufflent à force de vouloir tirer profit de l’audience et des redoutables outils mis à disposition.

Résultat, un écosystème à deux vitesses s’est progressivement mis en place, doublé d’une stratégie kamikaze des médias, dont la production vidéo est un exemple éclairant. Passage en revue des raisons pour lesquelles la plupart des médias n’ont que peu d’intérêts à se lancer dans la production de vidéos sociales :

  • La production de vidéos est complexe, chronophage et coûteuse, surtout pour les titres de presse écrite dont ce n’est pas le métier. Mettre en place un workflow spécifique et former ou embaucher des journalistes capables de tourner et de monter des vidéos sociales représentent un coût considérable. Dans le domaine, la rentabilité reste souvent un concept.
  • La professionnalisation fulgurante des contenus. Les vidéos postées sur le réseau social ressemblent de plus en plus à des productions télévisuelles, ce qui tend à disqualifier les médias incapables de suivre les standards de qualité en vigueur. Aujourd’hui, la majorité des lives Facebook est réalisée avec plusieurs caméras, à l’aide d’une régie.
  • La versatilité des formats recommandés. Pendant 6 mois, Facebook nous incite à produire des vidéos de moins d’une minute consultable sans le son. Le mois suivant, il faut produire des séquences d’une minute trente minimum, sans quoi l’algorithme pourrait bouder nos contenus. Trente petites secondes de plus qui imposent de repenser les formats et réorganiser sa chaîne de production.
  • Le paradoxe de l’engagement. Par expérience, les contenus vidéos postés sur Facebook sont ceux qui apportent le moins de trafic sur les sites. Ils suscitent un fort engagement, mais sont consultés exclusivement dans le newsfeed, et peu sur les sites. Pourtant, les médias redoublent d’efforts pour produire des vidéos natives et non rentables. Enfin, comme sur YouTube, l’actualité est loin de faire partie des contenus les plus consultés sur Facebook.
  • La supercherie des données d’audience. Comprendre et analyser les chiffres d’engagement fournis par le réseau social demande de la patience et des compétences solides. Des chiffres dont la fiabilité est sujette à caution. En 2016, Facebook a admis avoir surévalué les statistiques de consultation des vidéos de 60 à 80%, et ce, pendant deux ans ! Une « erreur technique » a été invoquée. Une excuse grossière qui pourrait faire sourire si elle n’avait pas un impact énorme sur les investissements publicitaires et sur les moyens mis à disposition par les médias pour produire des vidéos. Quand on culmine à plusieurs centaines de milliers voire des millions de vues par vidéo, les marges d’erreur n’ont pas de grandes conséquences, mais lorsqu’une stratégie vidéo est évaluée sur la base de quelques milliers de clics, alors dans ce cas, les implications peuvent être sérieuses.
  • Le chantage au reach et la tentation du boost. La présence de tous les acteurs sur la plateforme engendre une course à l’attention inédite qui aboutit à une saturation des timelines et à une baisse de la visibilité des contenus, intelligemment orchestrée par Facebook. Une chute importante de la portée des publications peut contribuer à déstabiliser les fragiles business modèles des médias. Et la tentation de payer pour maintenir sa popularité, généreusement offerte par la plateforme, n’est plus une exception dans les rédactions. Les contenus sponsorisés se multiplient et les médias se transforment en client de la régie publicitaire de Facebook.

Facebook a gagné. Les nombreux paradoxes évoqués ci-dessus en sont les meilleures preuves. La servitude volontaire dont font preuve les médias peut être analysée au prisme de leur situation financière, mais difficile de dire quelles en seront les conséquences à long terme. Des sacrifices nécessaires sur l’autel de la transition numérique ? Peut-être, mais attention, la dépendance n’est pas seulement financière, elle est également technique pour l’accès aux outils de production et de diffusion de l’information, elle pèse aussi sur les contenus et contribue à l’uniformisation des formats à l’échelle mondiale et surtout, elle influence et rythme le quotidien et l’organisation des rédactions.

Le paysage médiatique français s’alarme régulièrement du manque d’indépendance des médias face aux actionnaires-industriels-milliardaires. Pourtant, ces mêmes médias permettent l’instauration progressive d’une menace tout aussi toxique pour l’avenir des médias et de la démocratie, celle du soft power, de l’argent et de l’écosystème des GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple).

Quelques lectures complémentaires ayant inspiré cet article:

Cet article est publié sous licence Creative Commons (CC BY-ND 4.0). Il peut être republié à condition que l’emplacement original (fr.ejo.ch) et l’auteur soient cités, mais le contenu ne peut pas être modifié.

Source : European Journalism Observatory, Nicolas Becquet, 04-11-2017

https://www.les-crises.fr/facebook-a-verse-des-millions-aux-medias-francais-la-strategie-vip-vrp-et-ses-effets-par-nicolas-becquet/#!prettyPhoto

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Bon à savoir, mais l'utilisation intensive du "globish" en dit long sur l'imprégnation culturelle subie dans certains milieux, même quand ils se veulent critiques...  P.G.

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samedi 13 janvier 2018

Le conditionnement collectif – Aldous Huxley

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. II suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.

HIST HUXLEY

L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie ! Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. II est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclu du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires du bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau. Il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif. Il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

Aldous Huxley – 1939

Source :

http://www.morpheus.fr/meilleur-des-mondes/

 

Interview :

Interview d’Aldous Huxley par Mike Wallace, le 18 Mai 1958

https://aphadolie.com/2018/01/13/le-conditionnement-collectif-aldous-huxley/

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Remarque de J.M (UPR23):

Juste une petite précision, pour aujourd'hui : le texte attribué à Huxley sur Frexit-Limousin est en fait une sorte de "paraphrase amplificatrice" des thèmes chers à Huxley (ou, si l'on préfère, une prosopopée) écrite il y a une dizaine d'années par le philosophe contemporain (prof. à Bayonne et Mont-de-Marsan) Serge CARFANTAN.
 
 
http://www.lejdv.fr/huxley-meilleur-mondes/
 
Comme il est écrit ailleurs, à propos d'un autre texte du même auteur souvent attribué à  Huxley :
 
                      Après enquête il semble que le texte ait été écrit par Serge Carfantan, vers 2007 ... Il s'agirait d'une prosopopée, dans notre cas : une figure de style qui consiste à faire parler un mort. L'auteur nous       indique bien :
 

« Le livre de Huxley est paru en 1932. Son caractère visionnaire est stupéfiant. Presque inquiétant. Tous les ingrédients du roman sont aujourd'hui effectivement réunis pour que le scénario soit ... en passe d'être réalisé. Si nous devions formuler dans un discours une prosopopée du cynisme politique incarnée par le personnage cynique d'Huxley, cela donnerait quoi ? »

Certains anachronismes m'avaient mis la puce à l'oreille   (et en particulier les divertissements à la TV en 1939: la commercialisation des téléviseurs commence aux USA en 1941). J'en ai fait part à un ami (ancien philosophe et octogénaire comme moi) qui avait lu Carfantan et m'a apporté les informations que je vous transmets.

Tout cela  ne change rien à  la justesse du contenu de ce texte. J.M.

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Vidéos du jour

VID FA JOUR

François Asselineau invité du Grand soir de Sud Radio - 11 janvier 2018

https://www.youtube.com/watch?v=M7gKjRKdwzM

Entretien de François Asselineau en direct sur YouTube le 10 janvier à 21h.

https://www.youtube.com/watch?v=6a7yfIWP12M
Diffusé en direct le 10 janv. 2018

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Libérons-nous de nos liens avec Israël

Par PHILIP GIRALDI | Janvier 2, 2018 | The Unz review

L’année 2017 s’est terminée sans nouvelle catastrophe, et on peut maintenant se demander ce que la nouvelle année va nous apporter. La Corée du Nord, désormais équipée de l’arme nucléaire, est le point éclair d’une nouvelle guerre potentielle, mais, à moins que son leader Kim Jong-un n’ait vraiment envie de se suicider sur le plan personnel et national, il est peu probable que Pyongyang déclenche une escalade pour en provoquer une.

TL US MOYEN ORIENT

La Maison-Blanche de Trump est beaucoup plus dangereuse, car elle semble confondre la violence et la fermeté. Chaque fois que le secrétaire d’État Rex Tillerson parle de négociation, il est contredit par Nikki Haley ou par le président qui dit que la diplomatie n’est plus de mise, mais le fait est que la destruction de la péninsule coréenne et les centaines de milliers, voire millions de morts qu’une telle guerre engendrerait inévitablement, pourrait faire hésiter même les généraux et les psychopathes qui semblent mener la danse. Cela signifie qu’à un moment donné, les diplomates, peut-être dans le cadre d’un arrangement négocié par la Russie ou la Chine, seront bien obligés de prendre le relais. Espérons-le, en tout cas !

Et les Etats-Unis se sont également tirés une balle dans le pied en ce qui concerne la Russie, un adversaire avec lequel Donald Trump voulait autrefois améliorer les relations. Mais tout cela, c’était avant que ne soit lancé, pour des motifs politiques, un Russiagate qui a refait de Moscou l’ennemi numéro Un qu’il était pendant la guerre froide. Le grand négociateur Trump n’a pas compris qu’on ne peut pas améliorer les relations avec quelqu’un dont on menace les  intérêts vitaux. Les États-Unis et leurs alliés persistent à conduire des exercices militaires à la frontière russe sous le faux prétexte que le président Vladimir Poutine dirige une puissance expansionniste. La récente décision de vendre des armes offensives à l’Ukraine est un geste qui ne sert aucun intérêt américain, tout en menaçant les intérêts vitaux de Moscou puisque l’Ukraine est à sa porte. C’est une mauvaise décision qui garantit que les relations avec la Russie resteront glaciales dans les temps qui viennent.

Notez bien que les plus gros problèmes que l’Amérique a avec le reste du monde sont tous plus ou moins auto-infligés. À mon avis, à part la Russie et la Corée du Nord, les principaux problèmes de politique étrangère des États-Unis tournent autour du Moyen-Orient et découlent tous de l’instabilité délibérée générée par Israël qui a formé une alliance contre nature avec son ancien ennemi, l’Arabie saoudite. L’axe Tel-Aviv (pardon, Jérusalem) Riyad fait actuellement tout ce qu’il peut pour déclencher une nouvelle guerre au Moyen-Orient car ils veulent que l’armée américaine détruise l’Iran qui est une grande puissance régionale.

Quand on réfléchit, on voit bien que les États-Unis n’ont pas vraiment intérêt à s’investir dans les plans d’Israël ou de l’Arabie saoudite, leur seul intérêt est de ne pas laisser la région devenir un terreau fertile pour les groupes terroristes transnationaux et de protéger la circulation des produits énergétiques pour empêcher une flambée des prix qui nuirait à l’économie américaine qui dépend de cette énergie. C’est à peu près tout, et cela ne nécessite, ni ne justifie, le déclenchement d’une troisième guerre mondiale.

Le problème que nous avons avec Israël, c’est qu’Israël et son puissant lobby étasunien armé d’un milliard de dollars ont leurs harpons si profondément enfoncés dans le système politique américain et dans les médias nationaux que l’État hébreu est pratiquement intouchable. Plus récemment, nous avons appris que Facebook avait supprimé des comptes qui critiquent le gouvernement israélien à sa demande. Pendant ce temps, ce même gouvernement travaille dur à faire disparaître toute trace de la Palestine ou des Palestiniens. Il a obtenu récemment que la National Basketball Association supprime la référence à un site Web de Palestine que le ministre israélien des sports a qualifiée d’ « État imaginaire ». Le commissaire de la NBA, Adam Silver, a apparemment donné son accord. Même les récentes révélations qui ont fait le buzz, selon lesquelles c’était plutôt Israël que la Russie qui avait corrompu l’équipe de Trump, n’ont donné lieu qu’à quelques articles sur Israël avant d’être englouties dans le puits de l’oubli.

Israël a toujours réussi à faire danser au son de sa musique les locataires successifs de la Maison-Blanche sans en subir vraiment de conséquences. Avec Donald Trump, on pourrait même dire qu’il a réussi à tellement bien conditionner le président que ce dernier devance même les désirs de Benjamin Netanyahou. Le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem est un magnifique cadeau qui plaît tellement à Israël qu’il va donner le nom du président à une gare ferroviaire, mais ce transfert ne cause que des problèmes aux États-Unis, aux citoyens américains et aux entreprises américaines à l’étranger.

Bien sûr, on pourrait soutenir que Trump n’a pas décidé de ça tout seul. Il est entouré de juifs orthodoxes ainsi que de sionistes chrétiens comme Mike Pence et Nikki Haley, qui semblent tous donner la priorité à Israël, ce qui n’est pas exactement la meilleure manière de « redonner sa grandeur à l’Amérique ». Les conseillers juifs ont également des liens financiers et commerciaux avec Israël, ce qui semblerait aussi indiquer que Robert Mueller devrait se tourner vers le Moyen-Orient s’il veut réellement détecter une ingérence étrangère dans la politique américaine.

Pour ne citer qu’un seul exemple récent de la façon dont la pression constante pour satisfaire Israël et minimiser ses transgressions s’opère dans la pratique, l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, David Friedman vient apparemment de jouer à qui pissera le plus loin avec le Département d’État concernant les terres palestiniennes qu’Israël a illégalement volées et « occupées ». Friedman, un fervent partisan des colons fanatiques qui ont été le fer de lance de l’occupation, préférerait au mot « occupé » un adjectif comme « amélioré » ou « retourné aux propriétaires d’origine ».

Et Friedman n’est rien qu’un sioniste excentrique si on le compare à Michael Makovsky qui dirige l’Institut Juif pour les Affaires de Sécurité Nationale (JINSA). Makovsky est obnubilé par les prétendues ambitions iraniennes et il veut les contrer en redessinant la plupart des frontières du Moyen-Orient. Il clame : « Maintenir la Syrie, l’Irak, le Liban et le Yémen sous leurs formes actuelles est contre-nature et sert les intérêts de l’Iran ». Makovsky voudrait recomposer toute la région à partir de critères tribaux, ethniques et religieux, en commençant par séparer la région kurde de l’Irak et diviser la Syrie en trois États distincts. Il ne dit pas que sa proposition n’a rien d’original puisqu’elle reprend le Plan Yinon israélien des années 1980 et la proposition néocon américaine « Clean Break (coupure nette) » qui a été rédigée par des génies comme Richard Perle, Doug Feith et David Wurmser et soumise à Netanyahou en 1996. Makovsky ne dit pas non plus que s’il y a un pays du Moyen-Orient qui a des frontières artificielles et de fortes divisions sectaires dans la région sur laquelle il règne, c’est Israël, mais, bien sûr, l’utilisation du mot « frontière » serait quelque peu inexacte car Israël est un état expansionniste qui n’ a pas de frontières déclarées.

Et les médias sont complices d’Israël. La tentative récente de lier le Hezbollah au trafic de drogue vers les États-Unis, en impliquant l’Iran par contrecoup, semble être complètement mensongère. Je pourrais détailler pendant des heures les raisons pour laquelle l’Amérique, si elle était attachée aux valeurs morales, ne devrait pas soutenir un régime d’apartheid qui regorge de voyous racistes qui sont dirigés par un gouvernement complètement cynique qui envoie ses « soldats » dans les territoires palestiniens pour tirer sur des hommes qui ont perdu leurs jambes et des enfants, mais cela ne ferait qu’exciter les agents de la propagande israélienne* qui descendent comme des hordes de vautours sur tous ceux qui osent écrire ou dire quelque chose de négatif sur la « seule démocratie du Moyen-Orient » et « le meilleur allié de l’Amérique »

Quand tout le reste a échoué, ceux qui font passer Israël avant tout** ont recours aux injures. Dimanche, il y avait dans le Washington Post une pleine page condamnant la chanteuse pop néo-zélandaise Lorde, dont le crime était qu’elle avait décidé d’annuler un spectacle en Israël pour des raisons politiques. La page, financée par « le rabbin de l’Amérique », Shmuley Boteach, qualifiait absurdement Lorde de bigote qui « hait les Juifs » et insinuait grossièrement qu’elle n’était pas étrangère aux meurtres de civils en Syrie, du fait qu’elle était prête à se produire en Russie. En effet, quiconque s’oppose à la politique d’Israël ou aux efforts acharnés que déploient des individus ou des groupes juifs pour la promouvoir est automatiquement qualifié d’« antisémite ». Idem pour les Américains qui s’opposent à ce que l’argent des contribuables serve à construire et à subventionner les musées de l’holocauste qui semblent pousser comme des champignons partout en Amérique. Ceux qui protestent sont qualifiés de « négationnistes de l’holocauste ».

Je demande sérieusement aux américains juifs et aux Chrétiens sionistes, qui adorent Israël et refusent de voir ses tortures, meurtres, trafic d’organes et vols, de me dire quand exactement Israël a fait quelque chose de bon pour les États-Unis et pour le peuple américain. Qu’est-ce qu’Israël nous donne il en échange de son ingérence constante dans le système politique et économique des États-Unis, en échange des milliards de dollars qu’il reçoit du Trésor américain, ajoutés aux milliards de dollars qu’il reçoit au titre des « contributions charitables », et aux milliards de dollars qu’il reçoit sous forme de coproductions et de concessions commerciales?

Que reçoit-on en dédommagement  de la mauvaise réputation que Washington se fait en protégeant Israël dans des enceintes internationales comme les Nations Unies, notamment depuis  l’arrivée de Nikki Haley ? Quand Israël a-t-il présenté des excuses ou fait amende honorable pour n’avoir pas cessé d’espionner les États-Unis et de voler des technologies américaines? Et qu’en est-il de l’attentat perpétré il y a cinquante ans contre l’USS Liberty, qui a tué 34 Américains? Les membres d’équipage encore en vie attendent toujours une enquête officielle pour savoir ce qu’Israël a fait ce jour de juin-là.

Et enfin, qu’est- ce que les États-Unis gagneraient exactement à se lancer dans une guerre contre l’Iran, où ils risqueraient fort vraisemblablement de perdre un porte-avions ou deux pendant que les voyageurs américains deviendraient des cibles de choix pour une nouvelle vague d’attentats terroristes? Le plus triste, c’est qu’il est peut-être déjà trop tard. Selon les médias israéliens les Trump et Netanyahou auraient signé un accord secret pour s’attaquer activement à l’Iran et à ses supposés programmes militaires. Une guerre dans laquelle les Américains se battront et mourront, mais pas les Israéliens, est certainement planifiée en coulisses.

Ce que je veux dire, c’est que, contrairement à ce qui se passe avec la Russie et la Corée du Nord, où les États-Unis se retrouvent dans une situation où de réels intérêts sont en jeu, il n’y a absolument aucun intérêt national qui justifie que Washington fasse quoi que ce soit pour Israël. Les États-Unis devraient débrancher la soi-disant « relation spéciale » avec Netanyahou et son nid de vipères. Prenons la résolution, en cette nouvelle année, de travailler dur pour y parvenir. Boycottons les entreprises et les chaînes de magasins de sport dont les propriétaires soutiennent activement les colonies israéliennes, pour faire passer le message que ce ne sera pas sans conséquences. Parlons d’Israël, mais sans s’autocensurer comme le font les médias, et sans passer par le canal des nombreux gardiens qui dirigent les soi-disant organisations pacifistes, ni par les vers de terre achetés et payés du Congrès. Ni depuis la Maison-Blanche, qui n’est rien d’autre aujourd’hui que l’écho des intérêts israéliens. Disons les choses telles qu’elles sont. Si les Américains connaissaient les crimes d’Israël, on a du mal à croire  qu’ils voudraient y être associés de quelque manière que ce soit. Coupons nos liens avec Israël et faisons-le tout de suite.

Par PHILIP GIRALDI

Philip M. Giraldi, Ph. D., est directeur exécutif du Council for the National Interest, une fondation éducative qui cherche à promouvoir une politique étrangère américaine plus conforme aux intérêts étasuniens au Moyen-Orient.

Son site Web est www.councilforthenationalinterest.org

Article original: http://www.unz.com/pgiraldi/lets-end-the-israeli-tie-that-binds/

Traduction : Dominique Muselet

*Hasbara en Hébreu

**Israel firsters

Source: https://arretsurinfo.ch/liberons-nous-de-nos-liens-avec-israel/

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Chronique de la décadence /Premier club pour enfants drag queens

Desmond, new-yorkais, n’a que dix ans mais il est déjà l’un des drag queens les plus célèbres. Icône LGBT, il a annoncé la création d’un club réservé aux… enfants travestis.

ACT DRAGKID

Sous le surnom « Desmond is Amazing », (Desmond est merveilleux), cet enfant travesti new-yorkais de 10 ans est officiellement le créateur de « House of Amazing » (« maison du merveilleux »), un club réservé aux « drag kids », les enfants adeptes de la culture travestie, ses tenues et ses références.

« La « drag house » sera réservée aux jeunes de moins de 20 ans, leurs membres pourront communiquer librement sans l’interférence et le jugement des adultes », peut-on lire sur le site de Desmond.

Face aux critiques, l’enfant perverti réplique « Vous ne m’arrêterez jamais, je suis l’avenir ».

Desmond s’est mis à s’habiller en femme ou à se déguiser en princesse dès l’âge de deux ans.

En 2014, il est apparu dans le clip de Jinkx Monsoon, The Bacon Shake, aux côtés de son héros RuPaul, chanteur, parolier et drag queen emblématique.

Mais sa médiatisation a débuté à l’occasion de son apparition en tutu aux couleurs de l’arc-en-ciel lors de la Gay pride de New York en juin 2015.

Son compte Instagram compte aujourd’hui quasiment 16.000 abonnés. Ses fans, les « amazies », peuvent aussi suivre ses frasques sur sa page Facebook.

Le lobby LGBT exulte…

Source :

http://www.medias-presse.info/chronique-de-la-decadence-premier-club-pour-enfants-drag-queens/85778/

https://francais.rt.com/international/47012-10-ans-cree-haus-amazing-premier-club-drag-queens-enfants-ados

http://www.independent.co.uk/life-style/drag-club-children-boy-founds-set-up-ten-year-old-desmond-napoles-haus-of-amazing-brooklyn-new-york-a8139956.html

https://aphadolie.com/2018/01/08/chronique-de-la-decadence-premier-club-pour-enfants-drag-queens/

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Entre ”Le Monde” et Facebook, un beau conte de fake

TRIBUNE LIBRE/ Le Canard Enchaîné

Source : Le Canard Enchainé, 03-01-2018

TL FB LE MONDE

SOUVENT critiqué pour « être trop timide face aux contenus malveillants, Facebook a durci le ton », assurait « Le Monde » (19/12) dans un article au titre évocateur : « Face aux fausses informations, le discret ménage de Facebook ». L’enthousiasme du quotidien se comprend : c’est lui-même qui, dans le cadre d’un partenariat avec Facebook, a été mandaté par le réseau social (revendiquant 33 millions d’abonnés en France) pour épousseter ses pages.

Mais un lien d’une autre nature rend encore plus prégnante l’empathie entre le journal et la plateforme américaine. Julien Codorniou, le vice-président de Facebook chargé des partenariats, qui vit à Londres, est membre du… conseil de surveillance du « Monde » ! Grand ami de Xavier Niel — le coproprio du quotidien —, Codorniou figure aussi depuis peu à son côté au conseil de surveillance de Mediawan, le fonds d’investissement cofondé fin 2015 par un certain Niel Xavier. Le monde des géants est petit.

L’idylle entre la presse et les caïds du Web ne date pas d’hier. Pour quelques millions — une paille, comparé à ses milliards de revenus — versés à un « fonds d’innovation », Google s’est ainsi assuré la bienveillance de nombreux médias.

La romance entre Facebook et « Le Monde », elle, a réellement démarré en février 2017. Plusieurs confrères du quotidien sont alors sollicités par le mastodonte du Net pour l’aider à traquer les infos bidon sur ses écrans. Ce n’est pas qu’elles le dérangent tant que ça : en fait, elles assurent même son fonds de commerce en générant un gros trafic sur le réseau. Mais, depuis la présidentielle américaine, les fake news — ces bobards balancés par des plaisantins ou des escrocs — font tache sur le blason du fondateur, Mark Zuckerberg.

Ça décode sec

Au départ, « Le Monde » (6/2) a tout de même été pris d’un doute. « Le modèle proposé par le réseau social ne revient-il pas à faire à sa place le travail de chasse aux fake news ? L’accepter, n’est-ce pas permettre à un Facebook sous pression de montrer patte blanche et faciliter sa communication ? » s’interrogeait le journal. Qui a soulagé illico sa conscience : « Finalement, le pragmatisme l’a emporté… » Le « pragmatisme » financier, surtout !

Car Facebook paie désormais les journaux traqueurs de contenus sales. « Au début, c’était totalement gratuit. Ils sont ensuite revenus vers nous en disant qu’ils allaient rémunérer notre travail », lâche, du bout des lèvres, un chef de « L’Express » à un site spécialisé, NextINpact (26/4). Les autres médias, eux, restent muets sur le sujet.

Prix de ces services ? Huit mois plus tard, la direction du « Monde », interrogée, est toujours aux abonnés absents. Mais c’est bien toute une équipe Web du journal (celle des « décodeurs ») qui a été mise au turbin pour le compte du réseau social. Leur Décodex, « outil de vérification de l’information », a déjà repéré 2 865 infos bidon sur Facebook. Et il y en a pour tous les goûts…

Morbides, par exemple : « Des migrants ont-ils été retrouvés congelés dans un restaurant chinois à Paris ? », « A-t-on retrouvé de la viande humaine dans les produits Mc-Donald’s ? » Ou plus « scientifiques » : « Une femme a-t-elle développé un QI de 220 après avoir bu du sperme tous les jours pendant un an ? », « Un verre de vin rouge peut-il remplacer une heure de sport intensif ? »

Vrai ? Faux ? Au choix !

Le versant complotiste n’est pas oublié : « L’Etat veut-il promouvoir la pédophilie à l’école ?», « Les vaccins envoyés en Afrique contiennent-ils des agents anti-fertilité ? » On ne s’en lasse pas ! Au total, 1 198 pages Facebook relayant les pires fadaises ont été épinglées, et 147 fermées. Ce coup de balai est-il décisif ? Pas vraiment. « Le Monde » lui-même doit reconnaître que les fermetures sont plus souvent liées à des contenus haineux ou racistes qu’à la chasse aux bobards. Mieux, Facebook vient déjà de changer de « stratégie » (sic) contre les fake news. « Des études laissent penser qu’un vocabulaire (de mise en garde) trop fort ou certains visuels (comme une icône rouge) peuvent avoir des effets contreproductifs », a expliqué sans rire la firme, juste avant Noël. Facebook préfère désormais renvoyer dos à dos vérificateurs et faussaires en publiant les deux versions. C’est bien meilleur pour le trafic !

Christophe Nobili, Le Canard enchaîné, 8/1/2018

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