mercredi 29 novembre 2017

En Normandie, 18 communes fusionnent pour n'en former qu'une

Petit Caux, en Seine-Maritime, fait partie des 230 communes nouvelles créées le 1er janvier 2016. Avec 18 communes regroupées, elle représente la fusion la plus importante de France.

ACT MAIRES UE

A l'autre bout du fil, l'incompréhension domine. "J'habite Biville-sur-Mer, pas Petit Caux", lance Maria, 72 ans. Elle n'a pas entendu parler de sa commune nouvelle, créée dans ce coin de Seine-Maritime le 1er janvier 2016. "Mais je vais me renseigner", promet-elle. Un peu plus loin sur la côte, Ghislaine, 64 ans, est mieux informée. "Je suis au courant, répond d'emblée cette habitante de Saint-Martin-en-Campagne, avant de s'interroger : Si j'ai bien compris, notre maire, ce n'est plus notre maire ?"

Oui, elle a bien compris. Depuis le 1er janvier, les maires des 18 communes qui ont fusionné pour former Petit Caux, 9 000 habitants et un nom tout nouveau, ne sont plus que des "maires délégués". Le maire de Ghislaine et Maria s'appelle désormais Patrick Martin. Il était déjà le président de la communauté de communes qui a précédé la commune nouvelle. Une entité trop petite, selon la loi NOTRe, cette "com com" allait être avalée par une voisine. "Il y avait un risque de retour en arrière. La commune nouvelle est la meilleure solution pour conserver nos compétences", pointe l'édile.

"Je n'en pense pas grand-chose"

Dans une période où l'Etat donne de moins en moins d'argent aux communes, la fusion est, en outre, encouragée par une incitation financière. In fine, la manœuvre doit permettre à ces petites communes d'unir leurs forces, de mutualiser les équipements et les moyens et d'augmenter leur poids politique dans la région. "Il vaut mieux une seule collectivité soudée que 18 petites communes dispersées", explique Patrick Martin, qui espère en outre réaliser des économies d'échelle.

Les habitants attendent de voir. "Pour l’instant, je n’en pense pas grand-chose, ça vient de se mettre en place", confie Patrick, 54 ans, du village d'Assigny. Il aimerait bien que cette fusion se traduise par la fin des inégalités entre les 18 villages du territoire. "Sur le bord de mer, c'est parfait. Mais de l'autre côté de la D925, il faut pleurer pour avoir quelque chose : une connexion internet avec du 512 kbits à notre époque, ce n'est pas terrible."

"On essuie un peu les plâtres"

Beaucoup s'inquiètent d'une éventuelle hausse d'impôts. "A Brunville, on ne paye pas beaucoup d'impôts. Ce qui me fait peur, c'est d'être regroupé et de payer plus", explique Mélina, 37 ans. "L'essentiel, c'est que cela ne change rien au niveau des impôts", abonde Ghislaine. Le maire promet que la hausse sera limitée. "On a prévu un lissage sur douze ans, avec une hausse maximum de 10 euros par an et par foyer", indique-t-il.

Comme le montre le site internet –qui souhaite la bienvenue dans la communauté de communes de Petit Caux aujourd'hui disparue– tout n'est pas encore calé. Validée définitivement le 7 novembre, la fusion s'est faite "à marche forcée". "On essuie un peu les plâtres, on ne connaît pas encore toutes les conséquences de cette décision", reconnaît Patrick Martin, qui se donne jusqu'aux prochaines municipales, en 2020, pour que cette commune soit "effective dans les faits et dans les têtes". Pendant cette période transitoire, il a été décidé de conserver les anciennes mairies, les conseils municipaux –qui forment, rassemblés, le conseil de Petit Caux– ainsi que le personnel. Les anciennes communes conservent leurs compétences d'état civil, d'urbanisme et d'élections.

Plusieurs rues ont le même nom

En attendant, le maire de Petit Caux a dû gérer tout une série de problèmes pratiques. Quelle adresse indiquer sur les enveloppes ? Comment résoudre l'imbroglio de ces rues qui partagent un même nom, un même code postal et désormais une même commune ? Après avoir consulté La Poste, il a opté pour la solution "la plus indolore possible". Les nouvelles adresses conservent le nom des anciennes communes, auxquels s'ajoute la mention "Petit Caux". Quelques rues seront rebaptisées. "Pour les rues de l'église ou de la mairie, il va falloir faire preuve d'un peu d'imagination pour les doter d'un nouveau nom", reconnaît Patrick Martin.

Les panneaux d'entrée de ville ne seront pas modifiés, mais complétés avec une mention "commune de Petit Caux". Le problème le plus épineux reste le choix du nom des habitants. "On a lancé une consultation et reçu une petite centaine de réponses. Mais je n'ai rien vu de très séduisant", confie le maire, qui veut prendre le temps de trouver un nom "moderne et symbolique". Ghislaine n'est pas plus inspirée : "Là, vous me posez une colle", répond-elle.

https://www.francetvinfo.fr/politique/mon-maire-ce-n-est-plus-mon-maire-en-normandie-18-communes-fusionnent-pour-n-en-former-qu-une_1265171.html


 

OUTIL FL EUROREGIONSPour comprendre le sens des "réformes territoriales" imposées par Bruxelles, voir et revoir la conférence de François Asselineau sur les "euro- régions". Voir aussi son discours devant l'assemblée des maires de France.

Disponibles sur le site national de l'UPR.

S.R. (UPR 87)

Yémen : Blocus américano-saoudien pour affamer la population

Par Patrick J. Buchanan | 23 novembre 2017 | Buchanan.org

Notre but est « d’affamer la population – hommes femmes et enfants, vieux et jeunes, blessés et bien portants – jusqu’à sa complète soumission. » Ces mots ont été prononcés par Winston Churchill, Premier Lord de l’Amirauté.

ACT YEMEN AS US

Il parlait de l’Allemagne au début de la Grande Guerre de 1914 – 1918. Les Américains avaient dénoncé ce blocus alimentaire qui allait coûter la vie à des millions de civils allemands.

Pourtant, lorsque nous sommes entrés en guerre en 1917, un amiral américain prédisait au Premier Ministre britannique Lloyd George : « Vous verrez qu’il ne nous faudra que deux mois pour devenir d’aussi grands criminels que vous. »

Mais après l’Armistice du 11 novembre 1918, il a fallu attendre la capitulation de l’Allemagne pour que le blocus soit levé, à la demande des Alliés, dans le cadre du Traité de Versailles.

En mars 1919 encore, soit quatre mois après que les Allemands eurent déposé les armes, Churchill se levait en plein Parlement pour déclarer d’un air réjoui :  " Nous appliquons le blocus à la lettre et l’Allemagne est au bord de la famine. "

Les conditions de ce blocus étaient si sévères pour l’Allemagne que le Général britannique Sir Herbert Plumer vint protester auprès de Lloyd George à Paris en invoquant la démoralisation qui s’emparait de ses troupes sur le Rhin à la vue de ces « hordes d’enfants squelettiques au ventre ballonné essayant de chaparder quelques restes près des cantonnements britanniques. »

Le blocus alimentaire était un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Mais les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale ont fait oublier cette étape significative dans la marche de l’Occident vers la barbarie.

Un crime comparable est commis aujourd’hui contre les peuples les plus pauvres du monde arabe – et ce, avec la complicité des Etats-Unis [et de l’UE, ndlr].

En 2015, après le renversement à Sanaa du régime pro-saoudien par les Houthis et leur prise de contrôle d’une grande partie du pays, l’Arabie Saoudite a attaqué et envahi le Yémen. Elle inflige à présent à ce pays un blocus aérien, terrestre et maritime, en réaction au missile houthi tiré ce mois sur Ryad – qui a été intercepté et détruit.

Les Saoudiens disent qu’il s’agit d’un missile iranien, tiré avec le soutien du Hezbollah, et dénoncent un « acte de guerre » contre le royaume. Les Houthis admettent être à l’origine du tir de missile, mais l’implication de l’Iran et du Hezbollah est récusée par les trois.

Quelles que soient les circonstances de l’attaque, ce que les Saoudiens, soutenus par les Etats-Unis, sont en train de commettre en infligeant ce blocus à une population démunie, est inhumain et indéfendable.

Les importations sont interrompues au Yémen [après trois semaines le blocus vient d’être levé, ndlr], alors que ce pays importe presque 90 pour cent de sa nourriture, de son pétrole et de ses médicaments. Du fait d’une pénurie de fuel, indispensable pour purifier l’eau, Sanaa et le port de Hodaida, qui sont les villes les plus importantes sous contrôle Houthi, n’ont plus eu accès à l’eau potable.

Des milliers de personnes sont mortes du choléra. Des centaines de milliers d’autres courent le même risque. Les enfants sont menacés d’une épidémie de diphtérie. Le pays étant à court de médicaments et de traitements, les personnes diabétiques et cancéreuses risquent de mourir.

Si les aéroports et les ports contrôlés par les Houthis ne reçoivent pas l’autorisation de ré-ouvrir, et que les produits humanitaires et de première nécessité ne peuvent être acheminés, la population yéménite devra faire face  à de graves pénuries et à la famine.

Qu’ont fait ces gens pour mériter un tel traitement ? Et que nous ont-ils fait pour que nous laissions les Saoudiens leur infliger ce traitement ?

Les Houthis ne sont, ni Al-Qaïda, ni Daesh. Ces groupes terroristes sunnites sont d’ailleurs détestés par les Houthis.

Est-ce la nouvelle manière de faire la guerre que l’Amérique a trouvée ? A l’approche de Noël et du Nouvel An, sommes-nous prêts, nous, peuple américain, à laisser se produire sans réagir cette catastrophe humanitaire ? Et à laisser se dresser un mur de haine entre nous et des générations de Yéménites meurtris, aux yeux desquels le nom de notre pays restera terni à jamais ?

L’argument des Saoudiens est que le spectre de la famine va convaincre le peuple yéménite de se retourner contre les rebelles et contraindre les Houthis à se soumettre. Mais si cette stratégie échoue ? Si les Houthis, qui tiennent le nord du pays depuis plus de deux ans, ne se rendent pas ? Que se produira-t-il alors ?

Nous contenterons-nous de rester de passifs observateurs, alors que des milliers et des dizaines de milliers de civils – vieux, malades, faibles, enfants et nouveaux-nés – meurent à cause d’un blocus imposé avec le soutien des puissants Etats-Unis d’Amérique ?

Sans le ciblage et le ravitaillement américain, les avions saoudiens ne seraient pas en mesure d’attaquer efficacement les Houthis et Riyad ne gagnerait pas cette guerre. Mais à quel moment le Congrès a-t-il autorisé cette guerre contre une nation qui ne nous a jamais attaqués ?

C’est le Président Obama qui, le premier, a donné son accord au soutien de l’effort de guerre saoudien. Le Président Trump a poursuivi sur cette lancée ; la guerre au Yémen est devenue sa guerre et… sa catastrophe humanitaire.

Le Yémen vit sans conteste la crise humanitaire la plus sévère de la planète, et la responsabilité de l’Amérique dans cette crise est essentielle et indéniable.

Si les Etats-Unis annonçaient au prince héritier Mohammed bin Salman que nous cessons de soutenir sa guerre, les Saoudiens devraient se rendre à l’évidence qu’ils ont perdu cette guerre.

En fait, compte tenu de l’échec de Riyad dans la guerre civile en Syrie, de son échec à mettre fin à la rébellion du Qatar, de l’impasse de sa guerre au Yémen doublée des désastres en matières des droits humains infligés à ce pays, il se pourrait que Trump voie sous un autre jour cette monarchie sunnite qui constitue la colonne vertébrale de la politique des Etats-Unis dans le Golfe persique. 

Par Patrick J. Buchman | COPYRIGHT 2017 CREATORS.COM

Patrick J. Buchman est l’auteur de  Churchill, Hitler, and “The Unnecessary War”: How Britain Lost Its Empire and the West Lost the World. Pour plus d’informations sur ses travaux voir sa page web: www.creators.com.

Publié le 23 Novembres sous le titre : The US-Saudi Starvation Blockade

Traduit par Sylvie Jolivet pour Arrêt sur info

Source : http://arretsurinfo.ch/yemen-blocus-americano-saoudien-pour-affamer-la-population/


 

BASE 14 995X225Honneur à ces citoyens américains capables de dénoncer les crimes de leur propre pays. Au fait, où sont passées les organisations de "défense des droits de l'Homme"?

 Heureusement, quelques asociations humanitaires tentent de se faire entendre. Mais ça ne semble pas beaucoup intéresser les médias. On se demande bien pourquoi...  P.G.

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Les enseignants refusent un spectacle de Noël « vulgaire » offert aux écoliers de Guéret

Intitulée La Petite fille hamster qui rêvait d'être une girafe, cette pièce de théâtre jeune public écrite, mise en scène et programmée par Filip Forgeau à La Fabrique, à Guéret, a été jugée inadaptée pour des élèves d'école élémentaire. Un accroc dans la dernière saison pilotée par la Compagnie du Désordre, avant un changement de direction de la scène conventionnée de Guéret.   

ACT SEXE ENFANTS

Comme beaucoup de communes en France, la ville de Guéret offre un spectacle de Noël à ses écoliers. Il s’agit traditionnellement d’un spectacle jeune public programmé par La Fabrique, la scène conventionnée dont la ville est elle-même le principal financeur. 

Cette année, les élèves des classes élémentaires de toutes les écoles de Guéret n’assisteront pas au spectacle proposé par La Fabrique  et intitulé La petite fille hamster qui rêvait d'être une girafe. En concertation, les professeurs des différentes écoles de la ville ont décidé de  décliner le « cadeau » fait à leurs élèves. Raison invoquée : « Le texte comprend trop de gros mots ».

Cinquante ans après Zazie dans le métro...

Le texte de "Zazie dans le métro" de Raymond Queneau est étudié en classe (du moins au collège) depuis quelques décennies.

Où se situe la frontière entre un champ lexical très coloré et la vulgarité ? 

En découvrant le texte de La Petite fille hamster qui  rêvait d'être une girafe, les instits de Guéret ont on décidé que cette pièce était en tout cas inadaptée .

Morceaux choisis :  « Dans ma tête, il y a une petite girafe qui aurait préféré être un garçon. Un petit girafon. Avec un zizi et des couilles… Et le petit girafon se les gèlerait sur la banquise en se demandant ce qu’il fout là (…) Elles vont me recouvrir, les neiges du Kilimandjaro ? C’est trop con, c’est trop con ».

Un enseignant guérétois ne veut pas discuter du fond, il s'est arrêté au vocabulaire employé  : « Il y a plus de gros mots dans ce texte que de trous dans un emmental. Alors c'est sûr, les enfants connaissent des gros mots, en disent mais notre devoir c'est quand même de les protéger de la vulgarité ».

L'auteur de la pièce c'est Filip Forgeau, qui est l'artiste associé  et donc le programmateur de La Fabrique depuis une douzaine d'années. Nous avons essayé de le contacter, ainsi qu'Hervé Herpe, qui co-dirige avec lui la scène conventionnée de Guéret, en vain. 

Une crispation qui intervient alors que la Compagnie du Désordre vient d'attaquer sa dernière saison 

Filip Forgeau est également le metteur en scène de cette création qu'il destine aux enfants à partir de six ans. Une seconde mouture du texte, édulcorée, a été proposée aux enseignants, qui l'ont refusée également.

Christian Dussot, adjoint à la culture de Guéret, ne prend pas position : «  Je respecte la liberté pédagogique comme la liberté artistique ». En lieu et place, les élèves des écoles élémentaires de Guéret iront au cinéma Le Sénéchal voir un film... norvégien (non, ce n'est pas une punition).

Ils auront de toute façon le loisir de découvrir  ce spectacle de Filip Forgeau en dehors du cadre scolaire : La Petite fille hamster est au programme de la Fabrique vendredi 1er décembre à 20 heures  (dans le cadre des vendredis sorties).

Cette crispation autour d'une proposition de Filip Forgeau ne risque pas de se reproduire l'année prochaine. La convention qui confie depuis 2006 la direction artistique de La Fabrique à sa compagnie ( La Compagnie du désordre, installée dans le Finistère) n'a pas été renouvelée pour la période 2018-2021. La ville de Guéret a d'aillleurs lancé un recrutement pour la direction de sa scène conventionnée.

Julien Rapegno 

http://www.lamontagne.fr/gueret/education/creuse/2017/11/25/les-enseignants-refusent-un-spectacle-de-noel-vulgaire-offert-aux-ecoliers-de-gueret_12644490.html


 

BASE 14 995X225Il n'y pas qu'un problème de vulgarité, apparemment: il est aussi question de sexualité, voire de "théorie du genre" à destination des tous petits. Certains lobbies, sous couvert de "liberté artistique", n'hésitent plus à mettre en oeuvre une propagande éhontée envers un public captif et pas encore en mesure d'exercer le moindre discernement, au risque de les perturber gravement.

Question bête: que font les parents d'élèves?

La convention n'est pas renouvelée, voilà au moins une bonne nouvelle.

S.R. / P.G.

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Les éoliennes : pourquoi si hautes ? comment ça marche ? combien sont-elles ?

Vitesse du vent, puissance installée, stockage de l’énergie produite… les questions techniques liées aux éoliennes sont nombreuses. Reporterre se plonge dans la mécanique et le vent pour tout vous expliquer.

ARG EOLIEN 2

Comment fonctionne une éolienne ?

Au commencement était le Soleil. Sous l’effet de sa chaleur, des molécules d’air se déplacent, avec des vitesses variables, des zones de pressions élevées vers des zones de pressions plus faibles. Ainsi naît le vent. Sur son passage, on dispose une turbine de trois pales, profilées comme des ailes d’avion. L’air est accéléré d’un côté et freiné de l’autre, ce qui leur confère une force de portance. Les pales se mettent à tourner, et la puissance du vent est transformée en puissance mécanique. La turbine est reliée à une génératrice électrique qui transforme l’énergie de cette rotation en électricité. Voilà pour le principe.

Mais, par définition, le vent est variable, il n’est pas continu On va donc ajouter un autre composant fondamental, un convertisseur électronique de puissance, qui va piloter l’éolienne. D’une part, il adapte la vitesse de rotation des pales à la vitesse du vent : plus il souffle fort, plus l’éolienne tourne vite ; d’autre part, il régule, au moins partiellement, la production en fonction des besoins du réseau. Bien sûr, en dessous d’une certaine vitesse du vent, l’éolienne est à l’arrêt, il faut donc un minimum de vent pour faire fonctionner la machine. Dès qu’il dépasse environ 10 km/h, la turbine commence à produire. La vitesse de rotation de la turbine accélère proportionnellement à la vitesse du vent, jusqu’au seuil des 50 km/h environ. Là, l’éolienne atteint son optimum économique, elle produit ce que l’on appelle sa puissance nominale : la puissance maximale que peut fournir cette éolienne.

Au-delà de cette vitesse, on diminue volontairement la prise au vent (portance) des pales, la production est « écrêtée » pour rester stable au niveau de la puissance nominale. Enfin, quand le vent s’approche des 100 km/h, on arrête tout simplement la machine, pour ne pas lui faire subir une force trop grande. Même si elles nous marquent plus, ces journées de grand vent sont en fait très rares rapportées à l’ensemble d’une année et il n’est pas rentable de concevoir des machines (plus coûteuses, par exemple avec des matériaux plus résistants) capables de fonctionner si peu souvent. Voilà pourquoi les éoliennes ne tournent pas les jours de tempête.

Schéma théorique de la courbe de puissance d’une éolienne selon la vitesse du vent.

On comprend ainsi qu’une éolienne ne tourne pas toujours à pleine puissance. Mais pourquoi entend-on parfois des opposants dire que les éoliennes ne tournent qu’un tiers du temps ? C’est là une confusion autour de l’idée de facteur de charge. Quand on dit que le facteur de charge d’une éolienne est d’environ 30 %, cela signifie qu’elle fonctionne à pleine puissance pendant une durée équivalente à 30 % du nombre d’heures total dans une année. Mais pas qu’elles ne tournent que 30 % du temps. En fait, une éolienne tourne, même au ralenti pendant 80 à 90 % du temps. Le plus souvent, elles ne sont arrêtées qu’en cas de surproduction, panne ou maintenance.

Pourquoi les éoliennes sont-elles si hautes ?

Pour mesurer une éolienne, on dispose de deux mesures principales :

  • la hauteur du mât, au niveau de la nacelle centrale ;
  • le diamètre du rotor, c’est à dire deux fois la longueur d’une des pales.

On parle souvent de la hauteur en bout de pale, ce qui renforce l’effet d’immensité. Aussi, quand on désigne une éolienne de 150 m de haut, il s’agit de la hauteur « en bout de pale », soit la hauteur du mât (100 m) plus la longueur d’une pale (50 m). À titre de comparaison, les hauts immeubles récents de 15 étages mesurent 50 mètres de hauteur.

L’effet est encore plus renforcé par l’absence dans les campagnes d’autres éléments d’une telle hauteur, ce qui marque une « rupture d’échelle » entre les éoliennes qui paraissent immenses à côté de certains clochers d’église par exemple, surtout avec une longue focale.

L’église de Trézien, à Plouarzel (Finistère).

Aujourd’hui, on assiste à une course à l’agrandissement et à l’élévation des éoliennes : les plus récents modèles expérimentés à l’étranger atteignent désormais les 160 m de hauteur de mât, soit 230 m en bout de pale.

Même si en France, on dépasse encore rarement les 120 m (de mât), pourquoi aller plus haut ? Est-ce vraiment pour se rapprocher de l’avenir ? La réponse est donnée par Bernard Multon, enseignant-chercheur à l’ENS de Rennes, spécialisé dans les technologies de l’énergie : « La vitesse du vent varie considérablement selon la hauteur. Si vous la mesurez au ras du sol, même en pleine tempête, le vent sera quasi nul, à cause de tous les obstacles et frottements de l’air. À l’inverse, dès que vous montez en altitude, vous avez des vents plus intenses. » Dans des endroits où l’humain ne sent qu’une petite brise, un appareil de mesure de la vitesse du vent placé à 100 mètres de hauteur constatera l’existence d’un « gisement » éolien. En rehaussant une même machine de 10 ou 20 m de haut, on augmente considérablement le temps équivalent où l’éolienne fonctionne à pleine puissance et donc sa productivité annuelle. Et si, en plus de cela, on augmente un peu la longueur des pales, cela accroit encore plus significativement l’effet bénéfique.

Cette augmentation de hauteur se joue depuis une dizaine d’années. Pour Cédric Philibert, de la division des Énergies renouvelables à l’Agence internationale de l’énergie (AIE), « cela a d’une part permis de mettre des éoliennes dans des endroits moins venteux, jusqu’ici non exploitables » mais surtout, « on s’est rendu compte qu’on pouvait les mettre aussi dans des endroits plus venteux et ainsi augmenter de 25 à 35 % le facteur de charge ».

Combien d’éoliennes aujourd’hui et pour quelle énergie produite ?

C’est là l’un des enjeux majeurs des énergies renouvelables variables. Comme elles ne produisent pas en permanence à pleine puissance, l’énergie réellement produite est inférieure à la puissance maximale des engins. Il faut bien distinguer deux éléments. On caractérise les éoliennes par leur puissance nominale. De 1 MW il y a dix ans, le standard est aujourd’hui autour de 3 MW et les modèles les plus récents montent à 4 MW pour les éoliennes terrestres. En mer, les machines coûtent plus cher mais produisent actuellement 5 MW, de nouveaux modèles étant expérimentés à 8 MW. La somme de ces puissances nominales constitue la puissance installée.

Actuellement, en France, l’éolien représente un parc d’environ 9 % du total de la puissance installée de l’ensemble des énergies, avec 12,8 GW raccordés au réseau électrique, selon les données parues (page 6) dans le Panorama de l’électricité renouvelable au 30 septembre 2017. Ces 12,8 GW sont en deçà des objectifs fixés par la loi de transition énergétique et le décret de programmation pluriannuelle de l’énergie qui vise 15 GW à la fin de l’année 2018, puis de 21,8 à 26 GW pour 2023.

La production d’électricité, elle, va se mesurer en kilowattheures (kWh) ou térawattheures (TWh, milliards de kWh), en quantité d’énergie produite. Selon les données du bilan électrique 2016 de RTE, la production éolienne s’est élevée à 20,7 TWh, soit environ 3,9 % de la production totale ou encore 4,4% de la consommation intérieure.

Ce que cela représente physiquement ? Les projets sont regroupés par parcs allant de 5 à 70 éoliennes. Au 31 mai 2017, on comptait 1.223 parcs réalisés ou en projet, soit environ 6.500 mâts.

Peut-on stocker l’énergie produite par les éoliennes ?

Des batteries en mesure de stocker les grandes quantités d’électricité produites par de nombreuses éoliennes auraient un coût considérable, même si la technologie évolue très rapidement. En réalité, on stocke déjà une part importante d’électricité de manière indirecte. Il s’agit de la technologie Step, pour « stations de transfert d’énergie par pompage ». On associe l’énergie hydraulique à une autre source, qui est actuellement le nucléaire, mais peut également être l’éolien, comme l’explique Bernard Multon : « Lorsque le premier est en surproduction par rapport à la demande, les groupes hydrauliques fonctionnent en mode moteur-pompe, qui fait remonter l’eau du bassin inférieur du barrage en amont pour le remplir. Lorsqu’en revanche l’éolien ne produit plus assez, on fait fonctionner l’installation hydroélectrique en mode générateur-turbine, qui décharge alors l’énergie précédemment stockée pour compenser le manque de production. » Ce système pourrait s’avérer d’autant plus utile s’il s’accompagnait de la fermeture de centrales nucléaires situées au bord de la Garonne ou en vallée du Rhône, qui utilisent de grands volumes d’eau pour refroidir leurs réacteurs.

Plus complexe, on assiste à l’apparition d’une autre forme de stockage, appelée « power to gas ». Si l’électricité est à utiliser immédiatement, le gaz, lui, peut se stocker plus aisément. Suivant la méthode de l’électrolyse, on fait passer l’électricité dans de l’eau pour séparer oxygène et hydrogène. Si l’on combine ce dernier à du CO2 , on peut créer du méthane (ou gaz naturel) : on appelle cette transformation la « méthanation », à ne pas confondre avec la méthanisation, qui provient de la décomposition de matières organiques. Des recherches sur le sujet sont en cours, avec un démonstrateur de l’opérateur GRTGaz qui devrait entrer en service dès 2018. Mais cette solution pose de nombreux problèmes avec des enjeux géopolitiques, car elle intègre les multinationales du gaz dans l’économie des renouvelables. Dans un récent rapport, l’Observatoire des multinationales et Attac s’alarmaient justement du lobbying de l’industrie gazière dans l’Union européenne pour développer les infrastructures, sans véritable souci écologique.

Combien d’éoliennes en 2050 ?

Associations et experts élaborent des scénarios, le plus connu étant celui de Négawatt, qui vise le 100 % renouvelable en 2050 et établit les besoins année après année pour y parvenir progressivement, en y adjoignant économies d’énergies et investissements massifs dans l’efficacité énergétique.

Selon le dernier scénario Négawatt, avec 247 TWh d’énergie produite en 2050 et environ 18.000 mâts sur terre et en mer, l’éolien représenterait la première source d’énergie renouvelable électrique là où aujourd’hui, avec une production annuelle de 20 TWh, elle vient bien après la biomasse et l’hydraulique. Pourquoi parier à ce point sur le vent ?

« La France bénéficie de gisements éoliens importants, avec trois régimes de vent, océanique, continental et méditerranéen, explique Stéphane Chatelin, directeur de Négawatt, mais aussi parce que nous avons de vastes zones peu densément peuplées, qui permettent l’installation de machines. » Mais il ajoute : « Il faudra faire en sorte de ne pas concentrer tous les parcs dans quelques départements ».

L’importance de l’éolien est également renforcée par la manière dont nous consommons l’énergie selon les latitudes, comme le rappelle Cédric Philibert : « Le productible éolien est important car il arrive au moment où la demande est forte, en hiver. » C’est un héritage du passé : la France s’est massivement dotée en chauffage électrique dans les années 1980 pour écouler la surproduction des centrales nucléaires. C’est aussi dans les périodes froides de l‘année qu’on trouve le plus de vent. À l’inverse, en été, où la production éolienne est plus faible, l’énergie solaire peut prendre le relais, pour alimenter les climatisations et le frigorifique. L’Inde et le Maghreb, eux, misent beaucoup plus sur l’énergie solaire.

L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) présente quant à elle un scénario moins ambitieux d’un mix électrique allant de 50 à 100 % de renouvelables. Mais là encore, plus la part des renouvelables augmente, plus l’éolien prend une place importante dans le mix, avec notamment l’ambition du développement de l’éolien en mer à partir de 2025. Là où, dans les pays nordiques, la technologie de l’éolien « posé » (pour des eaux de moins de 40 mètres de profondeur) est déjà bien développée, la France tente de tirer son épingle du jeu en expérimentant l’éolien « flottant », une première éolienne de ce type venant d’être inaugurée au large du Croisic (Loire-Atlantique), pour une phase d’expérimentation tandis que se concluent les premiers appels d’offres dans le domaine.

Une éolienne « flottante » au large du Portugal.

Ainsi, quelle que soit la maille de l’échelon technique, impossible d’échapper à l’existence de ce marché des énergies, ses logiques, ses acteurs. Pour exploiter ce « potentiel », ces « gisements éoliens », il n’y a pas cinquante possibilités : il faut créer un véritable secteur industriel. Cela tombe bien, c’est justement l’objectif de la filière.

  • A suivre... demain

Source : Grégoire Souchay pour Reporterre

Dessin : © Berth/Reporterre

Photos :
. éolienne : http://tpe.eole.free.fr/fonctionnement.html
. puissance éolienne : http://www.leseoliennes.be
. facteur de charge : http://coopeoliennes.free.fr/dotclear/index.php ?
. église : Wikimedia (Louis-Julien de la Bouëre/CC BY-SA 3.0)
. centrale Step : EDF
. éolienne flottante : Wikimedia (Untrakdrover/CC BY-SA 3.0)

https://reporterre.net/Les-eoliennes-pourquoi-si-hautes-comment-ca-marche-combien-sont-elles

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mardi 28 novembre 2017

28 novembre 1947 : disparition du général Leclerc

l y a 70 ans disparaissait au-dessus du Sahara le général Leclerc (maréchal à titre posthume).

HIST LECLERC



C'était l'officier le plus représentatif de la France libre en lutte contre l'Allemagne nazie. De l'oasis de Koufra, en Libye, à Paris, Strasbourg et Berchtesgaden (Bavière), il avait relevé l'honneur terni des armes françaises...

Leclerc de Hauteclocque (1902 - 1947)

Un héros français

 

Leclerc en uniforme de général d'arméeLeclerc est l'officier le plus représentatif de la France Libre en lutte contre l'Allemagne nazie. Il entre dans l'Histoire de France le 2 mars 1941

Ce jour-là, dans l'oasis de Koufra, en Libye, tandis que l'Allemagne triomphe sur tous les fronts, le colonel Leclerc fait avec ses hommes le serment de ne plus déposer les armes avant que le drapeau français ne flotte sur Strasbourg.

D'un tempérament fonceur, débordant d'initiative et d'audace, au grand dam de ses supérieurs, il va tenir sa promesse et conduire ses hommes jusqu'à Paris, Strasbourg et même Berchtesgaden, le nid d'aigle du Führer.

Quoique souvent en désaccord avec de Gaulle, il ne se départira jamais de sa fidélité au chef de la France Libre.

Le « serment de Koufra »

L'auteur du « serment de Koufra » s'appelait avant la guerre Philippe de Hauteclocque, comte de son état.

Né le 22 novembre 1902 dans le château familial de Belloy-Saint-Léonard, issu d'une vieille famille de la noblesse picarde, officier monarchiste et catholique, il est capitaine quand débute la Seconde Guerre mondiale. Il est blessé pendant la campagne de France et fait prisonnier mais arrive à s'évader.

Le 22 juillet 1940, il quitte sa femme et leurs six enfants pour rejoindre Londres et participer aux côtés du général de Gaulle à la libération de la France. Il prend alors le pseudonyme de Leclerc, fréquent dans sa région. De Gaulle l'envoie en Afrique avec le grade de commandant avec mission de rallier le Cameroun et l'Afrique équatoriale à la France libre.

Une ascension fulgurante

Pour se hisser au-dessus du lieutenant-colonel en poste au Cameroun, Leclerc s'attribue comme par enchantement le grade de colonel. Le général de Gaulle acceptera peu après de le confirmer dans ce grade en le dispensant de passer par le grade de lieutenant-colonel.

Nommé commissaire général de la France libre au Tchad, Leclerc enlève aux Italiens l'oasis de Koufra, le 2 mars 1941. C'est le début d'une longue marche glorieuse jusqu'à Strasbourg, via Paris.

Marche triomphale

Le colonel débarque en Normandie en juillet 1944 à la tête de la 2e division blindée, partie intégrante de la 3e armée américaine du général Patton. Il lui revient l'honneur de libérer Paris.

Le général et ses troupes auront encore l'honneur de libérer Strasbourg le 25 novembre 1944 puis de s'emparer du nid d'aigle de Hitler à Berchtesgaden, dans les Alpes bavaroises.

Leclerc représente la France lors de la reddition du Japon, le 2 septembre 1945, à bord du cuirassé USS Missouri.

Après la libération de la France, le général de Gaulle envoie Leclerc en Indochine pour restaurer la souveraineté française sur l'ancienne colonie. Mais Leclerc comprend l'inanité de ce projet et s'éloigne dès lors de De Gaulle.

Mort dans un accident d'avion au-dessus du Sahara le 28 novembre 1947, le général est inhumé dans la crypte des Invalides puis hissé à la dignité de Maréchal de France à titre posthume cinq ans plus tard, le 11 janvier 1952, en même temps que Jean de Lattre de Tassigny (il aurait alors eu 49 ans).

https://www.herodote.net/Leclerc_de_Hauteclocque_1902_1947_-synthese-246.php

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La SCAM se réforme à la demande de Bruxelles

Il existe de nombreuses associations de défenses des artistes et créateurs en tous genres, parmi les plus connues : la SGDL (société des gens de lettres) pour les auteurs littéraires ; la SACD (société des auteurs et compositeurs dramatiques) pour les auteurs de théâtres, de cinéma ou de radio ; la SACEM (société des auteurs compositeurs de musique) pour les musiciens ; la SCAM (société civile des auteurs multimédias) pour les journalistes et les auteurs diffusés par les médias. C’est précisément sur cette dernière que je veux attirer votre attention.

 

ACT ECRIVAINS AUTEURS

 

L’Assemblée Générale annuelle de la SCAM doit se dérouler le 22 novembre et à cette occasion un projet de réforme des statuts et du règlement général adopté par le Conseil d’Administration en septembre dernier sera soumis au vote de ses adhérents. Ce qui est particulièrement intéressant est énoncé dans le préambule du projet que voici :

 

Cette année est l’année d’une importante réforme des statuts et du règlement général de la Scam, pour répondre aux exigences de laDirective européenne de 2014 sur la gestion collective, transposée findécembre 2016 en droit français. À l’heure des tentatives de remise encause des droits de propriété littéraire et artistique sous l’effet du numérique et de la mondialisation, non sans de multiples tergiversations,l’Europe s’est finalement donné pour ambition de disposer au sein du marché unique d’une gestion collective des droits d’auteur et des droits voisins garantissant « un niveau élevé de gouvernance, de gestion financière, de transparence et de communication d’informations ».

 

Il faut d’abord noter ce qui a été mis en caractères gras et que pourtant le lecteur ne peut ignorer, comme pour minimiser ce que dit la fin de la phrase : « … pour répondre aux exigences de la Directive européenne de 2014 sur la gestion collective, transposée fin décembre 2016 en droit français... » Car c’est bien de cela qu’il s’agit, répondre aux exigences de la Directive européenne,mais cela semble aller de soi et ne mérite pas d’être souligné pour les auteurs du projet alors que précisément c’est là le point le plus important puisque se profile dans cette directive européenne la perte de la spécificité de la législation sur les droits d’auteur à la française.

Pour mémoire le droit français depuis Beaumarchais garantit l’inaliénabilité absolue des droits d’auteur tandis que la législation anglo-saxonne autorise leur achat à l’instar de n’importe quelle marchandise. La suite du préambule prévoit : « … une gestion collective des droits d’auteur et des droits voisins garantissant ‘ un niveau élevé de gouvernance, de gestion financière, de transparence et de communication d’informations’ ». Voilà un bel exemple de langue de bois, une phraséologie rassurante pour ne rien dire d’essentiel mais poser des jalons pour l’avenir car si le nouveau texte soumis au vote des adhérents n’établit pas de changement notoire quand à l’évaluation, la perception et la durabilité de la perception pour les auteurs et leurs ayant-droits, l’accent est mis sur une exigence de transparence de la « directive européenne », et les articles sont chamboulés dans leur numérotation et reformulés pour être en conformité avec cette « directive ».

Donc, en clair, cela signifie que le Conseil d’Administration de la SCAM se soumet à une autorité extérieure et demande aux adhérents de la Société d’approuver cette soumission. Il y a peu de temps encore une telle exigence venue seulement du ministère de la culture aurait provoqué une levée de boucliers chez les auteurs. Aujourd’hui la « directive » n’est même pas française et personne ne bouge le petit doigt. Alors le nouveau patron des auteurs pourra ensuite, insidieusement, transformer la juridiction du droit d’auteur sans craindre le moindre tollé de la part des intéressés pris en otage par un Conseil d’Administration inféodé à une juridiction supra nationale. Je suis curieux de savoir si la SACD, la SGDL et la SACEM ont été sollicité par la Directive européenne pour basculer dans une vassalisation identique.

 

Voilà donc le premier épisode d’un feuilleton à suivre avec beaucoup d’attention de même que ce que notre ministre de la culture nous sortira de son chapeau dans les semaines à venir car il ne faut pas s’y tromper dans notre système libéral occidental la culture est aussi – sinon d’abord – le fer de lance d’une propagande impérialiste. Le dernier livre de Régis Debray Civilisations en fait la parfaite démonstration à propos de la culture nord-américaine. Dans cet ordre d’idée la réalisation d’un fédéralisme européen implique nécessairement une uniformatisation des cultures et des pensées, en réalité leur anéantissement actuellement en cours. A ce propos des journaux pourtant connus pour leur adhésion au projet européen et leur soutien au gouvernement actuel – Le Monde et l’Obs – parlent de « révolution copernicienne » et attirent l’attention sur les conséquences centralisatrices de la réforme prévue telle qu’elle a filtré au grand dam de Matignon et du ministère de la culture.

 

 

 

Richard Tchélébidès

source: upr 23

 

 

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François Asselineau invité de Natacha Polony sur Polony TV

François Asselineau, président de l’UPR et candidat à l’élection présidentielle de 2017, était l’invité de Natacha Polony sur la chaîne PolonyTV.

VID FA NATACHA NOV17

Retrouvez l’entretien sur le site internet de PolonyTV.

Et sur le site national de l'UPR:

https://www.upr.fr/actualite/francois-asselineau-invite-de-natacha-polony-polony-tv

Birmanie : voyage délicat pour le pape François en pleine crise des Rohingyas

En Birmanie, majoritairement bouddhiste, le pape François doit rencontrer Aung San Suu Kyi, accusée de ne rien faire face à la persécution des musulmans rohingyas.

ACT PAPE ROHINGYAS

François est le premier pape à se rendre en Birmanie. Son avion a atterri peu avant 8 heures (heure française) ce lundi à Rangoun, pour un déplacement qui s’annonce délicat, en pleine crise des Rohingyas.

La Birmanie est un pays majoritairement bouddhiste, et qui ces derniers mois fait l’objet d’accusation de persécution de cette minorité musulmane. Environ 620 000 Rohingyas ont fui depuis fin août leurs villages de l’Etat Rakhine (ouest de la Birmanie) pour échapper à une campagne de répression de l’armée, qualifiée d' « épuration ethnique » par les Nations unies.

Le Pape doit rencontrer plusieurs officiels birmans et devrait évoquer avec eux le sort de cette minorité. Il doit ainsi s’entretenir avec le chef de l’armée, Min Aung Hlaing, qui est accusé d’être le principal responsable de la campagne de répression. La semaine dernière, la Birmanie et le Bangladesh ont annoncé un accord sur un retour des réfugiés rohingyas, mais le chef de l’armée s’est déjà dit opposé à leur retour en masse.

Une immense messe à Rangun

Le pape François doit également rencontrer Aung San Suu Kyi, la principale dirigeante birmane et prix Nobel de la paix. Son manque d’empathie affiché pour les Rohingyas a été fortement critiqué sur la scène internationale.

Le souverain pontife doit donner mercredi une immense messe dans un stade de Rangoun. Le pays compte près de 700 000 catholiques, soit un peu plus de 1 % des 51 millions d’habitants.

Pour son 21e voyage, le pape se rendra également au Bangladesh, autre pays asiatique marqué par de fortes tensions religieuses et sous les projecteurs avec l’exode forcé des Rohingyas.

http://www.leparisien.fr/international/birmanie-voyage-delicat-pour-le-pape-francois-en-pleine-crise-des-rohingyas-27-11-2017-7417683.php


 

BASE 14 995X225Comme d'habitude, la "scène internationale" dont il est question s'entend comme la coalition autour des Etats- Unis et leurs alliés géopolitiques. Les lecteurs de ce site ont pu lire différents articles mettant en doute la version "occidentale" de la question Rohingya, ainsi que la présence au sein de cette minorité d'activistes jihadistes manipulés par les services de renseignement occidentaux et saoudiens afin de déstabiliser la Birmanie (Myanmar) et contrer ainsi les intérêts chinois dans la région.

Il est inquiétant de voir le Pape prendre parti pour un camp au détriment de sa mission de paix universelle, surtout dans un contexte de tensions internationales: pendant ce temps, au Yemen, un peuple subit un génocide dans le silence général, notamment de la "scène internationale"...Et une coalition militaire se met en place pour déstabiliser le Liban et l'Iran...

P.G.

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L'UE autorise le glyphosate pour cinq ans : de Philippot à Bové, la classe politique scandalisée

Les 28 Etats-membres, réunis en comité d’appel après l’échec des tentatives précédentes pour s'accorder, ont décidé le 27 novembre de ré-autoriser le pesticide de Monsanto pour cinq ans. L'Allemagne a fait basculer le vote en se prononçant pour.

ACT UE GLYPHOSATE

La Commission européenne a annoncé que les Etats membres de l'UE, réunis au sein d'un comité d'appel, avaient voté le 27 novembre en faveur d'une nouvelle autorisation pour cinq ans du glyphosate, l'herbicide controversé.

Dix-huit pays ont voté en faveur de la proposition de l'exécutif européen, représentant à peine plus des 65% de la population de l'UE nécessaires. Neuf s'y sont opposés, dont la Belgique et la France, et un pays s'est abstenu. La majorité qualifiée requise a pu être obtenue, contrairement à un premier vote début novembre, grâce au vote «pour» de l'Allemagne.

La classe politique française scandalisée, de gauche à droite

José Bové, député européen, a réagi sur Twitter, en dénonçant : «Le scandale du glyphosate se poursuit. On en reprend tous pour cinq ans, paysans, consommateurs. Le principe de précaution est foulé aux pieds. Bayer et Monsanto ont réussit à tordre le bras à Mme Merkel. C'est la victoire du business sur la science

Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement et ancienne députée européenne, a aussi exprimé son dégoût. Elle évoque une «scandaleuse décision sur le glyphosate». Elle écrit : «La santé est le parent très pauvre de la Commission et la responsabilité politique, morale et juridique des décideurs est immense

Autre réaction, celle de Florian Philippot, président de la formation Les Patriotes, qui désapprouve tout autant l'autorisation délivrée au pesticide décrié, et réclame la sortie de l'Union européenne. «On en prend 5 ans de plus à cause de l’UE et de nos gouvernements soumis ! Une seule solution : l’indépendance par le Frexit !»

Le député Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, s'ajoute au concert de protestations : «En renouvelant pour cinq ans la licence d’exploitation du glyphosate, l'Union européenne joue un jeu irresponsable avec la santé des Européens

Il en profite pour épingler le ministre de l'Environnement Nicolas Hulot qu'il estime se montrer «petits bras dans les actes face aux lobbys».

Charles-Henri Gallois, responsable national des questions économiques pour l'Union populaire républicaine, fait aussi un plaidoyer pro-Frexit, et dénonce : «Nos politiques n’ont plus de prise sur la réalité et leur seule plus-value est de décider s’ils vont couper dans le budget de la santé, de la Défense ou de l’éducation. Reprenons notre liberté et notre indépendance.»

Danielle Simonnet, coordinatrice du Parti de gauche, conseillère de Paris, estime que «Monsanto a gagné». «"L'Europe qui protège" est irresponsable et criminelle», fulmine-t-elle sur Twitter.

Malgré l'avis de la FNSEA, la France compte toujours sortir du glyphosate dans 3 ans

Alors que la classe politique dans sa quasi-totalité, exprime son mécontentement suite au vote de la Commission, deux voix tranchent avec cette unité. La Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FNSEA), le plus grand syndicat du secteur, se réjouit du résultat du vote. «Nous actons ce compromis de cinq ans qui n'a été possible que grâce au pragmatisme d'un grand nombre d'Etats membres européens et nous déplorons que la France ne s'y soit pas ralliée et ait choisi de faire bande à part», a-t-elle écrit dans un communiqué. Tandis que le ministre français de l'Agriculture Stéphane Travert s'est dit «heureux» que les Etats membres de l'Union européenne soient parvenus à un accord sur le glyphosate, il a toutefois appelé à trouver des solutions de remplacement pour cet herbicide controversé.

Malgré le vote, le président promet toutefois qu'il fera interdire le glyphosate en France dans les délais les plus courts. «J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans», a en effet tweeté Emmanuel Macron.

Comment le vote a basculé en faveur de l'autorisation

Ce résultat, qui sonne comme un coup de théâtre, est en grande partie dû au revirement de l'Allemagne qui s'était abstenue lors du précédent vote. Le pays aurait simplement demandé des modifications au texte afin d'inclure des restrictions sur l'usage privé du glyphosate et le respect de la biodiversité, selon une source proche du dossier citée par l'AFP. Ce changement de position de l'Allemagne a contribué à faire pencher la balance en faveur d'une nouvelle autorisation.

La Commission va maintenant adopter une décision avant que l'autorisation actuelle n'expire le 15 décembre.

https://francais.rt.com/international/45994-glyphosate-autorise-pour-cinq-ans

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L’abomination consumériste et linguistique du « Black Friday »

En 1929, le monde entier avait connu l’abomination du « Black Thursday » (le jeudi noir) à Wall Street, où les actions avaient dévissé de 22 %. Depuis quelques années, après déjà avoir connu l’introduction plutôt ratée, en provenance d’Amérique, des fêtes d’« Halloween », vieille tradition ancestrale indo-européenne, par les grandes surfaces commerciales, afin de faire consommer les Européens avant Noël, ces derniers assistent médusés à la nouvelle tentative d’introduction d’une fête exclusivement commerciale , le « Black Friday » (vendredi noir), toujours en provenance d’Amérique, pour des raisons exclusivement commerciales n’ayant absolument rien à voir avec nos racines culturelles et nos traditions.

ARG BLACK FRIDAY

Le « Black Friday » a été importé des États-Unis en 2010 par Amazon et Apple, un événement promotionnel qui a lieu aux États-Unis, au lendemain du « Thanksgiving », fête traditionnelle exclusivement américaine pour remercier les Indiens d’Amérique qui ont sauvé les premiers immigrants anglais du Mayflower menacés de famine, avant que les descendants de ces derniers et les nouveaux arrivants, contrairement aux colons de la Nouvelle France, les exterminent en guise de remerciements.

Les commerçants de l’électronique, afin de pousser les consommateurs à anticiper les achats de Noël, se sont engouffrés dans la brèche d’Amazon et d’Apple. Les rabais proposés en France par les enseignes commerciales sont limités (de l’ordre de 20 à 30 %) car, contrairement à la version américaine, la vente à perte est réservée aux seules périodes de soldes officiels.

Les Européens ont une seule fête véritable avant Noël qui s’appelle la Toussaint, pour honorer nos morts, se recueillir dans le silence du souvenir, acheter quelques cierges et des chrysanthèmes, ce qui n’a rien à voir avec tous ces gadgets et déguisements, masques en plastique d’Halloween, tous ces produits gaspillés sur l’autel de la consommation où le supermarché devient notre nouvelle église du dimanche et où la seule religion célébrée est celle de la consommation futile, stupide, crétine, exubérante, bruyante, hédoniste.

Le phénomène « Black Friday » se développe actuellement dans toute l’Europe, le seul peuple qui résiste étant les Espagnols. En France, Emery Jacquillat, le directeur du site Camif.fr, a sauvé l’honneur. Il a fermé son site le vendredi 24 novembre 2017 en guise de protestation et a seulement affiché les raisons pour lesquelles il s’opposait à la crétinerie ambiante.

Camif.fr proteste contre la surconsommation stupide que n’ont jamais vraiment combattue les soixante-huitards et leurs rejetons gauchistes « écolos » uniquement préoccupés par le très discutable réchauffement climatique et l’hostilité stupide au nucléaire. Il nous rappelle qu’un ménage français engloutit, chaque année, trente-quatre tonnes de matières premières, une piscine olympique pour l’eau, quatre terrains de football de terres et émet, à lui seul, quinze tonnes de dioxyde de carbone (CO2).

Que les Ricains se gardent leur « Black Truc Chouète » ! Parlons français, consommons français, restons des Français européens* et fêtons en français les seules fêtes bien de chez nous ! Assez de cette colonisation rampante par la langue et par la surconsommation matérialiste stupide qui fait des Européens des « Euro-Ricains » dévirilisés et décérébrés incapables de se défendre ! Boycottons « Halloween » et « Black Friday » ! Protestons par la grève des achats !

http://www.bvoltaire.com/labomination-consumeriste-linguistique-black-friday-resistance-boycottage-organise-camif-fr/?mc_cid=3ffa9470a1&mc_eid=efeb16d774


 

BASE 14 995X225*« Dieu se rit des prières qu'on lui fait pour détourner les malheurs publics,
 quand on ne s'oppose pas à ce qui se fait pour les attirer.
 Que dis-je? Quand on l'approuve et qu'on y souscrit. »

OEuvres complètes de Bossuet vol XIV,
Jacques B. Bossuet, éd. L. Vivès (Paris), 1862-1875, p. 145.

P.G.

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