samedi 19 mai 2018

Santé et argent magique. Le Hold up de la médecine par la bureaucratie au service de la finance. Le rôle des ARS

TL ARS SANTE PUBLIQUE

Dès l'année 2002, les professeurs Even et Debré alertent: 

"À tous, ils rappellent que la médecine doit être sobre, humaine, fondée sur le cœur, le savoir, l’expérience et la raison et centrée sur chaque malade particulier et non pas une démarche technologique d’ingénieurs centrée sur les maladies en général. Hier la première du monde, notre médecine ne sera bientôt qu’un champ de ruines : dépenses galopantes ; urgences débordées ; pléthore extravagante d’hôpitaux souvent délabrés et sous-équipés ; pénurie sévère et désengagement des infirmières et des médecins ; prolifération d’un cancer administratif et informatique envahissant ; manque de lits pour les convalescents, les vieux et les handicapés ; sous-utilisation de la médecine de ville, mais prévention et dépistage des grands fléaux et des cancers quasi-inexistants ; surmortalité masculine précoce insupportable ; formation médicale continue en panne et pervertie par l’industrie ; aide au tiers-monde inexistante, etc. " 

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A la suite de l’altercation entre le président et des soignants du CHU de Rouen en avril 2018, il nous a semblé nécessaire de rappeler une nouvelle fois quelques pistes pour remettre l’argent de la santé là où il devrait être et libérer le carcan qui étouffe médecins et soignants. Rendre la liberté de soigner, meilleur moyen de lutter contre les déserts médicaux.

 Car si le président cherche l’argent, peu lui ont finalement répondu, comme si le problème ne pouvait pas être résolu. Comme après un attentat, maintenant on pleure nos morts aux urgences, mais on refuse de traiter le mal a sa racine. On s’apitoie sur les médecins (espèce en voie de disparition) et les autres soignants en burnout ou suicidés, les patients victimes étant le plus souvent invisibles. Une prise de conscience est nécessaire, et il faut dénoncer les causes pour y remédier.  

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Les élus de droite ou de gauche, toujours embourbés dans les fausses solutions (maisons de santé qui resteront vides etc.. ) qui s’empareraient de ces pistes auraient un boulevard pour gagner la sympathie des français. En effet les citoyens commencent à réaliser que le péril se rapproche d’eux et de leurs familles qui demain, en cas d’urgence, attendront plusieurs heures sur une chaise ou un brancard, quitte parfois à mourir avant d’avoir seulement vu un médecin. A moins que le plafond de l’hôpital ne leur tombe sur la tête (comme à Marseille,9 avril 2018).

Et pendant ce temps-là à l’assemblée et au sénat, on discute du sexe des anges ou presque. De la possibilité d’inscrire dans la Constitution le droit à l’avortement (et bientôt à l’euthanasie probablement). Mme Veil a pourtant inscrit ce droit il y a plus de trente ans et Mr Leonetti a poursuivi avec sa loi sur la sédation définitive… Pulsions de mort d’une société déliquescente soumise à la haute finance ? Nos élus devraient pourtant constater que bien que le principe de précaution soit inscrit dans la Constitution, cela ne les a pas empêché de voter l’obligation vaccinale pour des nourrissons sans qu’aucun « essai clinique » n’ait démontré l’innocuité d’une inoculation groupée, ni l’âge adéquat pour soumettre un bébé à 73 valences en même temps ( groupés dans 11 vaccins). Pourtant au-delà du doute nécessaire[1], le rapport italien sur la vaccination des militaires devrait faire réfléchir .. [voir notre publication Vaccins : un rapport parlementaire italien explosif /http://www.frexit-limousin.fr/archives/2018/03/25/36250458.html]

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La médecine va mal, et chacun sait aujourd’hui que nous n’exagérons pas, que tous les appels au secours des médecins et soignants dès les années 2012 et surtout 2015 étaient plus que justifiés[2]. Les 50 000 manifestants soignants, réunis le 15 mars 2015 dans Paris, avant le premier vote de l’abominable loi Touraine, n’ont pas réussi à réveiller le peuple. Délicatement bercé et berné par les promesses de tiers payant, savamment relayées par les médias aux ordres, il a dormi jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à ce que quelques-uns ne s’effondrent définitivement aux urgences ou devant leur téléphone au SAMU.

 Qu’est-ce qui a changé entre l’époque où le système de santé français était au premier rang mondial (vers 1998) et le naufrage actuel ?

 Le hold-up de la médecine par la bureaucratie 

Avant 1996 et la création des ARH[3], agences régionales d’hospitalisation, le maire était de droit le président du conseil d’administration de l’hôpital local et le préfet de département (et la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) placé sous son autorité), exerçait la tutelle des établissements de santé assurant le service public hospitalier et la tutelle des établissements médico-sociaux.

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Il gérait aussi la permanence des soins et pour partie la question des urgences via un comité départemental, le CODAMU.[4] [5] Officiellement les orientations nationales de santé publique fixées par l’état devaient se décliner sous la responsabilité du préfet, mais il voyait cela de loin sans s’immiscer dans les « choix » médicaux. Les élus locaux avaient encore un poids (relatif car les réformes développées depuis le début des années 80 avaient déjà commencé le travail de sabotage avec les lois de 1984 sur le statut des médecins devenus "praticiens hospitaliers, la loi de 1991 créant la double hierarchie, séparant médecins et paramédicaux. Nous y reviendrons à une autre occasion). 

Le coup de massue fut la création des ARH en 1996, qui donne de nouvelles armes aux technocrates pour définiitivement priver les médecins de liberté de soigner.

L’état centralisateur a voulu créer une « autorité dédiée afin de rendre plus lisibles les actions dans le domaine de l’hospitalisation et de « concentrer suffisamment de pouvoirs administratifs  ». Il l'exprime clairement !

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Elimination des représentants élus dans la gestion des hôpitaux de leur commune ! Trop proche de la plèbe et incapable de fermer leur hôpital de proximité efficace, utile même si pas toujours rentable ! Les ARH sont placées sous la tutelle du ministère de la santé et sous le contrôle économique de l’Etat constituées sous la forme de groupement d’intérêt public (GIP) associant des personnes publiques compétentes dans le domaine de l’hospitalisation : l’Etat (préfets, DRASS et DDASS), organismes d’assurance maladie (caisses régionales et les unions régionales des caisses crées dans la même ordonnance que celle instituant les ARH).

Les ARH sont chargées des missions de planification et d’allocations des ressources hospitalières. Les ARH, et c’est là l’innovation, reçoivent une véritable délégation de pouvoir à l’imitation des recteurs et des préfets, pour mettre en œuvre la politique régionale d’offre de soins hospitaliers, d’analyser et coordonner l’activité des établissements de santé publics et privés, de contrôler leur fonctionnement et de déterminer leurs ressources (article L6115-1 CPS.). Fini les pouvoirs des chefs de service, des compétences MEDICALES.

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Puis l’ordonnance du 4 septembre 2003 a encore renforcé les pouvoirs des directeurs des ARH, leur transférant un certain nombre d’attributions alors détenues par les préfets.

C’en est fini de la liberté de gestion médicale des hôpitaux publics et privés qui marchait si bien : la multiplication des administratifs se développe de plus en plus à partir de 1995 avec la mise en place des SROSS, schémas régionaux d’organisation sanitaire et sociale.

Elle avait largement commencé entre les années 1975 et 95 : l'hôpital Hérold dans lequel je fus chef de clinique en 1973 comportait près de 400 lits gérés par une quarantaine d'administratifs. La fusion en 1988 des hôpitaux Herold + Bretonneau à Paris s'accompagne d'une réduction de lits se limitant à 360 lits environ à l'ouverture (donc beaucoup moins que les deux établissements réunis, et ils seront gérés par près de 400 personnels administraifs non médicaux. Avec la création des ARH, le pouvoir décisionnaire de ces administratifs va croitre et embellir.

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A partir de cette époque du premier SROSS et la création des ARH, commence la chasse aux petites maternités (moins de 300 accouchements par an) malgré la défense courageuse de leurs médecins, personnels et citoyens. Les manifestations se multiplient d’un bout à l’autre de la France, de la Corrèze aux Ardennes en passant par la Normandie, etc... sans unir leurs efforts malheureusement. Les comités de défense des petites maternités ont dû mal à porter leur parole au-delà des locaux et bien sûr le plan national tente de réduire leurs doléances à des conditions locales ..

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Des drames commencent à arriver avec des accouchements dans des voitures ou en hélicoptère lorsque la neige allonge les trajets. En même temps que les maternités et peut-être de façon moins visible, les lits de psychiatrie, de chirurgie disparaissent dans tout le pays, y compris dans la grosse Ile de France. Bref, le maillage territorial de la santé est progressivement détricoté. Les français ferment les yeux, sauf lorsque leur maternité est menacée et que cette catastrophe devient visible. Alors on manifeste localement mais on a du mal à unir les luttes..

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Les directeurs des ARH, nommés par décret en conseil des ministres, exercent leurs attributions au nom de l’Etat[6], sont chargés de définir par activité et équipement les territoires de santé, de se prononcer sur le retrait d'autorisation ou sur la modification de son contenu, de créer les établissements publics de santé, (…) conclure les contrats de concession pour l'exécution du service public hospitalier, passer les conventions relatives à la santé mentale, prendre la décision d'admission à participer au service public hospitalier. Ces directeurs tout puissants, médecins ou non ne peuvent évidemment pas connaitre tous les besoins des diverses villes, des spécialités multiples et sont trop souvent sous influence de lobbies politiques, financiers, associatifs ou autres.

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La multiplication des partenariats public privé va fondamentalement modifier l’exercice hospitalier public et le concept même de service public, à partir du moment où les enjeux financiers deviennent prioritaires devant les préoccupations médicales. Et ce sont les directions administratives qui de fait en décident !

L’introduction en Bourse des puissants laboratoires pharmaceutiques qui vont fournir les médicaments innovants, de certaines structures privées d’hospitalisation[7], la création de sociétés type start-up par des hospitaliers du public vont également troubler les contours du tableau hospitalier depuis le début du nouveau siècle. Tout ceci sous le « contrôle de l’ARH ».

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Les décisions d’activité médicale échappent alors aux chefs de service, aux médecins et aux soignants, d’autant que les directeurs d’ARH ont un pouvoir quasi absolu malgré les commissions qui l’entourent. Dès 2002 les pr Even et Debré alertent les élus, les médecins et les citoyens sur la suradministration déjà qui ruine l’hôpital.[8]

2002 : « Aux malades, ce livre raconte les risques et les maladies d’aujourd’hui et la vie des médecins et des infirmières qui les soignent. (..) Aux médecins, il tente de faire comprendre la confusion incroyable d’un système qui les paralyse et pourquoi il ne fonctionne pas comme il devrait. C’est ici une invitation à la mobilisation et l’action. Aux élus, il dénonce la politique centralisée, menée depuis 25 ans, purement administrative et comptable, à courte vue, sans lucidité ni courage, en mêlant gaspillages insensés et restrictions injustifiées. » À tous, il rappelle que la médecine doit être sobre, humaine, fondée sur le cœur, le savoir, l’expérience et la raison et centrée sur chaque malade particulier et non pas une démarche technologique d’ingénieurs centrée sur les maladies en général. (...).  »

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Quelle clairvoyance dans ce texte écrit y a 16 ans déjà. Et depuis cette période, le train a continué à dérailler, à foncer dans le mur. Tout ce qui était écrit dans ce livre s’est poursuivi, aggravé jusqu’au Titanic actuel. Comme disait un internaute, le patron du Titanic a tenté de changer de cap devant l’iceberg, trop tard certes. Mais en santé, actuellement on continue les mêmes recettes (pourquoi changer ce qui ne marche pas) avec l’arrogance d’un petit milieu dans sa bulle qui ne sait ni écouter, ni voir ..

Les ordonnances Juppé ont cassé l’hospitalisation publique et privée, la privant de sa liberté de soigner, de s’organiser, de gérer localement et non de très loin déjà, des bureaux feutrés où le café et le thé agrémentent les réunions entre gens bien élevés qu’il ne faut pas contrarier, si on tient à son poste[9].   Néanmoins la médecine libérale, hors hospitalisation, disposait encore d’une certaine marche de manœuvre, malgré la pression de plus en plus forte des caisses de sécurité sociale chargées de les mener par la baguette sur l’obéissance aux recommandations de prescription. C’était encore trop.

 Naissance des ARS et mort programmée de la médecine de ville.

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Les ARH vont devenir les ARS via la loi Bachelot de 2009 [10] , dont la main mise va s’étaler largement sur tous les secteurs de la médecine française sans exception. Ce nouveau régime juridique est « marqué en tout point par la transversalité entre l’hospitalier, le médico-social et l’ambulatoire, par la démocratie sanitaire et par la lisibilité de la politique de santé en région ».

Comme le reste de la politique, on est de plus en plus plongé dans Orwell et le nouveau langage qui modifie le sens des mots. Citons les plus célèbres  : « La guerre, c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force. »

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La démocratie sanitaire est une vaste plaisanterie à l’heure où les médecins généralistes et spécialistes hospitaliers public ou libéraux sont privés de toute liberté de soigner. Quant aux soignés, ils sont menu fretin, jamais reçus au ministère, malgré des manifestations importantes ou des grèves de la faim répétitives. Le fossé se creuse entre autorités de l’état replié sur lui-même , y compris à l’échelle des ARS et les citoyens.

Les ARS [11] ne sont en aucun cas indépendantes, comme on le prétend parfois. Elles sont le bras armé du ministère, comme les autres préfectures : délégation de pouvoirs, autonomie renforcée, pouvoirs renforcés, aucun lien hiérarchique avec le préfet de région.

Les pouvoirs du nouveau Directeur Général d’ARS sont considérables. Leur apparition marque la disparition complète des pouvoirs des préfets sur les questions de santé. La loi HPST dans son article 129 présente l’organisation de l’ARS[12] dont la mise en place constitue une véritable fusion entre organismes différents comprenant des personnels de statuts différents.[13]

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«  Les ressources de l'agence sont constituées par une subvention de l'Etat, des contributions des régimes d'assurance maladie ; des contributions de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, des ressources propres, dons et legs ; sur une base volontaire, des versements de collectivités territoriales ou d'autres établissements publics, des crédits du fonds pour la modernisation des établissements de santé publics et privés dans des conditions définies par décret ». Bref pour l'essentiel nos impôts.

Le personnel des agences (une par région) comprend, des fonctionnaires, des personnels mentionnés au 1° de l'article, des agents contractuels de droit public, des agents de droit privé régis par les conventions collectives applicables au personnel des organismes de sécurité sociale.

Le directeur de l'agence a autorité sur l'ensemble des personnels de l'agence. La grande révolution achevée par cette loi complète celle engagée avec les ARH et constitue un « véritable hold-up de tout le secteur médical par la technocratie ».

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Le rôle des médecins et cadres de santé en tant que tels est nul, même si leur nombre n’y est pas négligeable. En peu de temps, ils sont conditionnés à remplir des tableaux excel, à faire du « reporting » à longueur de journée, dont beaucoup diront qu’ils ne savent pas à quoi ils servent[14]. La culture du chiffre est devenue le dieu de la gestion managériale dirigée, circonstance aggravante, par des non médecins pour lesquels ce qui convient au patient est une entité théorique, apprise dans les écoles à des années-lumière de la réalité du terrain. 
 

 Tentons de ne pas rire (jaune) en lisant les objectifs des ARS :

"L’augmentation de l’espérance de vie en bonne santé (cet indicateur est intégré dans le contrat entre l’Etat et l’ARS, indicateur choisi sans médecins de terrain évidemment)

La réduction des inégalités territoriales"

(en supprimant toutes les structures de proximité, Orwell encore).

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L’amélioration de l’efficience du système de santé.

 Traduisons-les ! EFFICIENCE = sous, fric, finance, Bourse, business, notre nouveau dieu à tous !

L’objectif avoué étant de diriger les hôpitaux et tous services de santé comme des entreprises. Les tableaux d’activité de nos services ressembleront rapidement comme deux gouttes d’eau, à ceux d’une entreprise de vente de logiciels ou de machines à laver.

Le Dieu Argent, via bénéfices-pertes, a envahi nos murs autrefois sensibles à la misère humaine. Ce n’est pas encore la start-up, mais cela va arriver quelques années après la loi Bachelot, l’hôpital géré par les robots, le médecin augmenté, et l’intelligence artificielle étant le rêve éveillé de nos dirigeants actuels.

 Missions des ARS

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« Les missions confiées aux ARS sont extrêmement larges. Elles sont véritablement responsables de l’organisation des soins sur la région et tout particulièrement, c’est là leur grand défi, de la cohérence des prises en charge ».

Cohérence de la logique financière basée sur le principe fusion- acquisitions dignes de Renault ou Citroen et décidée loin des professionnels de terrain. Médecine oubliée au passage, directeurs d’hôpitaux sous les ordres du directeur d’ARS, y compris l’apparemment puissant directeur général de l’APHP à Paris sous les ordres directs du directeur général de l’ARS.

A quoi servent ces couches successives de direction, par exemple, à l’aphp directeur du site hospitalier, du GH groupement hospitalier, du siège et de l’ARS.. enfin du ministre, en vous épargnant les directeurs adjoints, secrétaires généraux à chaque niveau et la déclinaison en directions diverses ; par exemples personnel médical, paramédical, informatique, PMSI, travaux, finances, etc. Avec aussi leurs adjoints etc … d’où le mammouth hospitalier technocratique. 

(...)

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Revenir à une organisation du système de santé centré sur le soin décidée localement par les soignants et approbation des soignés et citoyens via leurs élus locaux, ne laissant à l’administration que son rôle propre de gestion des ressources permettrait de larges économies, et de plus de réintégrer les personnels dans les structures médicales et d’en embaucher d’autres, singulièrement dans les EHPAD, ces établissements pour personnes agées dépendants tellement dans la misère. Ce retour d’argent au médical permettrait aussi de rémunérer les libéraux selon les critères européens (moyenne de la consultation du généraliste en Europe : 50 €)) et ainsi de lutter contre les déserts médicaux en rendant les conditions de vie des médecins plus correctes.

Surtout rendre la main aux professionnels de santé dans les décisions et organisations médicales permettrait de retrouver le sens de nos missions et de donner goût aux plus jeunes pour s’installer.

(...)

Oser aborder la dérive gestionnaire des ARS serait un bon début comme source d’argent magique. Il y en a d’autres, dont nous avions donné une liste non exhaustive dans « soigner ou obéir »[18] et dans d’autres tribunes comme celle sur la suppression de la liste en sus publiée sur agoravox.


[1] Le grand Claude Bernard est bien oublié, depuis que l’hôpital qui portait son nom à Paris a disparu, de fait …

[3] ordonnance n°96-346 du 24 avril 1996 sous le règne de Juppé et malgré la longue grève de fin 95. Chirac cède sur le statut des cheminots mis en cause aujourd’hui mais discrètement autorise la promulgation des ordonnances qui cassent la sécurité sociale et ce n’est qu’un début. Les manifestants croient à leur victoire, en fait on les détrousse déjà.

[5] La DRASS, (ancien article R1421-5 du CSP.) service extérieur du ministère de la santé, sous l’autorité du Préfet de région. Elles avaient pour mission d’assurer la déclinaison des orientations du gouvernement, tant concernant le secteur sanitaire, médico-social et social (planification, allocation des ressources).

[6] compétences prévues à l’ancien article L6115-1 (à l’exclusion des compétences propres de la commission exécutive COMEX, sorte de conseil d’administration de l’Agence)

[7] La générale de santé, etc..

[8] Avertissement aux malades, aux médecins et aux élus

ombres et lumières sur la médecine De Philippe Even, Bernard Debré Cherche Midi 2002

[9] que les jeunes médecins ne s’étonnent pas de la discordance des retours des ARS au ministère avec leur pratique quotidienne. Il ne faut pas déplaire si on tient à son coin de tranquillité. Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire, un vieux principe…

[10] La loi HPST, l’ordonnance de coordination du 23 février 2010 et le décret instaurent et précisent le régime juridique des ARS.

[11] Sous autorité du ministère de la santé de la sécurité sociale et des personnes agées et handicapés

[12] l’agence régionale de santé est substituée à l’agence régionale de l’hospitalisation, au groupement régional de santé publique, à l’union régionale des caisses d’assurance maladie, à la mission régionale de santé ainsi que, pour la partie des compétences transférées, à la caisse régionale d’assurance maladie

[13] Responsable de conflits multiples entre les anciens services..

[14] Dès les années 2010 et 2011 les syndicats révèlent de grandes souffrances des personnels transférés qui ne savent plus à quoi ils servent, rapidement mis sous l’autorité d’un jeune loup sortant de l’ENA et obéissant aux ordres du tout puissant directeur général ne rendant de fait de compte à personne sauf au ministre dont il est l’éxecutant.

[15] Dominique Legendre, décembre 2010, cahiers hospitaliers

[16] -« gére » 130 000 professionnels de santé

- Le lien avec 4 CHU et près de 470 établissements sanitaires publics et privés et 2 200 établissements et services médico-sociaux

[17] Source ARS PACA

[18] Editions Fauves 2016 G et N Delepine

 

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https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sante-et-argent-magique-le-hold-up-204197

 

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Finance,mondialisation, UE !!
On revient quand en France ?  S.R.

Encore convient- il de poser le bon diagnostic et comprendre l'origine de ces "réformes" et leur logique...  P.G.

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vendredi 18 mai 2018

« L’ultimatum de la France à l’Allemagne sur l’euro. Historique »

TRIBUNE LIBRE / par | 17 Mai 2018 |

TL CS FRANCE ALLEMAGNE EURO

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

L’ultimatum de la France à l’Allemagne, Charles, vous racontez n’importe quoi, ni TF1, ni France 2 et encore moins BFM n’en ont parlé… Vous délirez ! Hélas, non. D’ailleurs, cela ne doit pas vous faire trembler de peur. Ce ne sera pas la fin du monde.

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Mais revenons à ce titre qui, encore une fois, n’est pas de moi, mais des très européistes journalistes du site Euractiv. L’ultimatum de la France à l’Allemagne sur l’euro. Sacrée information tout de même, passée (presque) sous silence parce que personne ne sait vraiment comment traiter une telle information.

N’imaginez pas que notre grande presse ne le sache pas, ou ne veuille que vous manipuler. Les choses sont parfois un tout petit peu plus complexes. En l’espèce, on ne vous annoncera pas comme cela la fin de l’euro. Il y aura une forme de travail préparatoire, il faudra que le système se mette d’accord sur la manière de gérer cette fin si elle se passe en bon ordre et pas sous forme d’un effondrement brutal lié à une crise. Dans le cadre d’une annonce, le système médiatique se verra attribuer un rôle qu’il remplira avec efficacité et « responsabilité ».

Ne sachant pas pour le moment quoi faire ou quoi dire, ni quel est son rôle, il est mutique. C’est une réaction parfaitement normale. N’attendez pas autre chose.

Pour autant, ce qui doit advenir adviendra.
Ce qui est inéluctable se produira.

Les choses, au bout du compte, sont toujours assez simples. L’euro ne fait pas exception à ces évidences.

Cet article est un article forcément plus long que d’habitude, mais il contient quelques perles dont vous devez absolument prendre connaissance, car cela va venir renforcer vos convictions et vos raisonnements sur ce qu’il convient de faire… ou ne pas ou ne plus faire.

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Mal construit, et mal utilisé, il pose désormais nettement plus de problèmes qu’il ne peut apporter de réponses, et comme disait le Général de Gaulle…

« Quand on est couillonné, on dit je suis couillonné et je fous le camp !! »

Et c’est peut-être ce que s’apprêteraient à comprendre et à faire nos mamamouchis nationaux et pour une fois, je dois bien l’avouer que si tel était le cas, j’applaudirais presque des deux mains… Je dis presque, car j’ai (presque) du mal à croire que l’on y arrive enfin…

Laissons la parole à Euractiv, notre « Pravda » européenne pour que vous puissiez juger par vous-mêmes !

« Budget propre ou fin de la zone euro : l’ultimatum de la France à l’Allemagne » (par Aline Robert du site Euractiv donc)

« La zone euro ne survivra pas à l’absence de réforme, assure le ministre de l’Économie français, faisant monter la pression sur l’Allemagne à quelques semaines d’un Conseil européen crucial.

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Une longue journée de travail attendait les ministres de l’Économie français et allemand, à Berlin, mercredi 16 mai. L’objet, la feuille de route pour la zone euro de demain qui doit être présentée fin juin lors du Conseil européen, est devenu une pomme de discorde entre la France et l’Allemagne. La France tente de jeter tout son poids politique dans la balance, et ce dans un langage de plus en plus cru.

« La zone euro ne résistera pas aux divergences économiques entre ses États-membres. Les différences fiscales sont devenues trop importantes pour une union monétaire », affirmait ainsi le 14 mai Bruno Le Maire, lors d’une rencontre avec des journalistes à Bercy…

Ouaaah… Je n’aurais pas mieux dit. Enfin si, mais là, l’important c’est de participer comme on dit, et de la bouche de notre ministre de l’Économie, ce n’est tout de même pas rien. Ne soyons donc pas trop exigeants !!

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« Pour la France, l’urgence de la réforme est dictée par la succession d’alertes électorales qui transfigure l’Europe politique en raison de la montée des forces centripètes. Le Brexit, les élections en Italie et la montée des extrêmes un peu partout devrait, selon l’équipe Macron, entraîner une réaction rapide pour donner des gages aux citoyens. Et ce, avant les élections européennes de 2019, pour se prémunir d’une prochaine crise à laquelle l’euro pourrait ne pas résister »…

Ouaaah… Vous savez l’euro qui est « irréversible » mais qui pourrait quand même ne pas résister…

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« C’est maintenant, ou jamais » résume le ministre français, en faisant référence à l’étroite fenêtre de tir qu’il reste : 5 semaines de discussion avant le Conseil européen des 28 et 29 juin. Il sera ensuite trop tard avant l’échéance électorale des européennes, en mai 2019.

Or, les discussions achoppent. « Réveillez-vous ! La France a changé », avait déjà prévenu Emmanuel Macron, le 10 mai à Aix-la-Chapelle, tout en insistant sur le fait qu’ « en Allemagne, il ne peut y avoir un fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et commerciaux, car ils sont faits aux dépens des autres ».

Ouaaah… En disant cela, Macron n’a pas voulu dire que le bon élève qui travaille bien obtient ses bonnes notes au détriment des autres. Il a dit qu’en économie, et dans une zone monétaire unique et sans mécanisme d’ajustement monétaire, les bons seront encore meilleurs naturellement et les mauvais de plus en plus mauvais… naturellement.

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« Une analyse largement partagée par son ministre de l’Économie, qui reconnaît que les efforts de compétitivité représentent le premier lieu de convergence économique, mais qu’ils ne suffiront pas tant l’Allemagne a pris une longueur d’avance. »

Ouaaah… Relisez cet aveu fondamental et essentiel. Les efforts de compétitivité ne suffiront pas. C’est fini, c’est terminé, et c’est ce que je vous explique depuis des années sur les crétineries du type les « chocs de compétitivité », puisque la compétitivité est une chose relative.

Il faut donc soit beaucoup plus d’Europe, soit plus d’Europe du tout !!

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« Un sujet sur lequel il n’y a guère de débat de fond : les économistes s’accordent sur le fait que dans une zone monétaire intégrée, les excédents de l’un pèsent sur la capacité des autres à les rattraper, notamment parce que les financements vont en priorité aux profils moins risqués. Un cercle vicieux qui fait que l’Allemagne ne peut qu’améliorer ses performances économiques, en investissant plus et en exportant toujours plus, alors que les autres qui ne peuvent user de l’outil monétaire pour améliorer leur compétitivité ne font que rester à la traîne »…

Eh oui, l’euro c’est, depuis le départ, l’outil de domination des Allemands en Europe. Nous leur avons livré sur un plateau notre soumission économique.

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« Je ne ménagerai aucun effort pour parvenir à un accord fin juin pour une feuille de route pour la zone euro », insiste donc Bruno Le Maire, recruté au poste de ministre de l’Économie il y a un an par Emmanuel Macron pour sa germanophonie et germanophilie.

« Est-ce que l’Europe a la volonté politique d’affirmer sa souveraineté, politique, économique, financière ? Notre réponse est un oui massif », affirme-t-il, tout en interrogeant en creux la motivation allemande.

Le ministre insiste aussi sur la nécessaire réforme de la fiscalité internationale, alors que l’Allemagne hésite face à la proposition de la Commission européenne de taxer le chiffre d’affaires de GAFA actuellement en discussion.

« L’Europe est-elle capable de définir elle-même les règles qu’elle croit justes ou efficaces, ou doit-elle attendre pour le faire » interroge le ministre allemand qui refuse « la vassalisation de l’Europe » aux intérêts américains. Un sujet là encore sensible outre-Rhin, dont les exportations sont très dépendantes des États-Unis »…

L’Allemagne a-t-elle intérêt à plus d’Europe ? Non, elle va avoir intérêt à tuer l’euro

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Cela va créer de nouvelles fragilités pour un temps chez les plus faibles et permettre à l’Allemagne de gagner encore 10 ans de domination économique de l’Europe, le temps que nous nous remettions de cette terrible tragédie qu’aura été cette aventure monétaire qui ne pouvait pas marcher, comme l’ensemble de toutes les autres unions monétaires de l’histoire de l’humanité qui ont toutes, sans exception, toujours et systématiquement échoué.

Je me souviens. Nous étions en 1997. Et mon projet de fin d’études portait justement sur la mise en place de l’euro et l’histoire des unions monétaires précédentes. Ma conclusion était qu’aucune n’avait jamais fonctionné… et que l’espérance moyenne d’une monnaie est de 18 ans. Une union monétaire moins de 10 ans…

L’enfer est toujours ou presque pavé de bonnes intentions.

L’euro est condamné. L’euro va échouer. J’ai tout un dossier consacré à ce sujet (« Comment survivre à l’€urocalypse » soit le dossier seul ici, soit le dossier avec en plus l’abonnement complet à la lettre STRATÉGIES et tous les dossiers déjà édités ici) pour ceux qui veulent aller plus loin afin de se prémunir et se protéger concrètement. (...)

https://insolentiae.com/lultimatum-de-la-france-a-lallemagne-sur-leuro-historique-ledito-de-charles-sannat/

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Coup de théâtre en Italie : le cauchemar de Bruxelles prend forme

Berlusconi ayant ouvert la voie à une alliance entre le M5S et la Ligue, le rédacteur en chef du mensuel Ruptures Pierre Levy estime que c'est là le cauchemar de Bruxelles – un gouvernement «anti-système» – qui se précise en Italie.

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Les événements viennent de s’accélérer spectaculairement en Italie. Pendant les deux mois qui ont suivi les élections générales du 4 mars, la situation politique semblait dans une impasse. Malgré les nombreuses tractations – visibles et dans l’ombre – aucune majorité ne semblait pouvoir être formée. Ultime solution, un retour aux urnes paraissait inévitable.

Le coup de tonnerre a finalement eu lieu le 9 mai – ironie de l’Histoire, lors de la «journée de l’Europe». Il a pris la forme d’une déclaration surprise de Silvio Berlusconi. L’ancien Premier ministre (81 ans) ne pouvait concourir en raison de condamnations antérieures, mais, avant le scrutin, se voyait comme «faiseur de roi». Les électeurs en ont décidé autrement en plaçant sa formation, Forza Italia (13%), en deuxième position au sein de l’alliance des trois partis de droite, loin derrière ses alliés de la Ligue (ex du Nord) qui obtenait 18%. Le leader de celle-ci, Matteo Salvini, revendiquait donc de prendre la tête du gouvernement.

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L’autre grand gagnant du scrutin, le Mouvement cinq étoiles (M5S), ne l’entendait pas de cette oreille. Ce parti «inclassable» et «populiste», fondé par le comique Beppe Grillo et dirigé par le jeune Luigi di Maio, était en effet arrivé en tête du scrutin, avec près de 32% des voix. Ce dernier estimait dès lors que c’était à lui d’entrer au palais Chigi (le Matignon italien).

Quant à la troisième grande force du paysage politique, le Parti démocrate (PD, souvent étiqueté «centre-gauche»), elle sortait laminée des urnes, avec 19% des suffrages. Le PD payait ainsi ses années de pouvoir, notamment sous la coupe de Matteo Renzi (2014-2016) qui avait mis en œuvre à marche forcée les réformes attendues par Bruxelles (loi travail notamment). Au sein de ce parti, les partisans d’un soutien à un gouvernement formé par le M5S, au nom de l’«esprit de responsabilité» et de l’intérêt supérieur de l’UE, se sont affrontés à ceux d’un retour dans l’opposition. Ces derniers l’ont finalement emporté.

Sur le papier, la seule configuration majoritaire possible était donc un tandem associant le M5S et la Ligue. Mais cette dernière était entravée par le veto de son allié Forza Italia. Se fâcher avec Berlusconi aurait été plus que périlleux pour la Ligue, qui se serait trouvée quelque peu isolée.

Volte-face du Cavaliere

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C’est donc dans ce contexte qu’est intervenu la volte-face du Cavaliere : celui-ci ne s’opposait plus à une coalition entre le M5S et la Ligue. Certes, réaffirmait l’ancien patron de la droite, il n’accorderait jamais sa confiance au M5S. Mais, précisait-il, «si une autre formation politique de la coalition de droite veut assumer la responsabilité de former un gouvernement avec les Cinq étoiles, nous prendrons acte de ce choix avec respect».

Le blocage ainsi levé, les équipes de di Maio et Salvini se sont immédiatement mises au travail. Les deux hommes – qui refusaient pourtant de travailler ensemble il y a encore quelques semaines (même si cette hypothèse n’avait pas été exclue durant la campagne) – ont accepté de faire un «pas de côté» en renonçant chacun à diriger le futur gouvernement. Le nom d’une personnalité qui conviendrait aux deux partis, sans forcément appartenir à l’un d’entre eux, devrait être connu sous peu, même si aucun rebondissement n’est jamais à exclure.

Sur le plan programmatique, les deux forces ont, en quelques jours, dégagé des axes communs, fût-ce au prix d’un étrange bric-à-brac. Cela va du revenu minimum (dit «de citoyenneté») à une remise en cause de la réforme très impopulaire des retraites imposée par Bruxelles, en passant par la baisse des impôts ou… la fin de la vaccination obligatoire. Le durcissement des lois migratoires – une question qui avait été centrale lors de la campagne électorale – fait également consensus entre les deux formations.

Beaucoup des mesures envisagées sont de nature à faire exploser l’orthodoxie budgétaire indissociable de la monnaie unique.

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Un dernier aspect donne plus que des sueurs froides à Bruxelles : les deux forces se sont prononcées en faveur de la levée des sanctions contre la Russie (ces sanctions de l’UE doivent être renouvelées tous les six mois… à l’unanimité des Etats membres).

Le président de la République, qui détient constitutionnellement le pouvoir de nommer le chef du gouvernement, a averti qu’il était le garant des équilibres financiers et des «engagements internationaux» du pays, au premier rang desquels l’appartenance à l’Union européenne et la discipline que cela implique. Le très pro-européen Sergio Mattarella a donc fait savoir qu’il veillerait au grain.

GRILLO VA FANC

Si les marchés financiers ont commencé à s’agiter, il serait certainement prématuré de prédire que le futur gouvernement italien va faire un bras d’honneur à Bruxelles. D’autant que le chef du M5S, en particulier dans la dernière ligne droite de la campagne, avait tenu à se déclarer pro-UE, vantant même à cet égard les choix d’Emmanuel Macron. Il faut également rappeler que son mentor, Beppe Grillo, avait tenté, il y a deux ans, un rapprochement tactique au sein du Parlement européen avec le groupe de l’euro-fanatique et fédéraliste Guy Verhostadt.

La Ligue, pour sa part, s’est placée résolument dans le camp dit «eurosceptique». Mais sa proximité avec le Front national français, lui-même en plein recentrage «euroconstructif», donne une idée de la capacité de la machine européenne à «assagir», domestiquer, voire retourner ses opposants d’apparence radicale.

Pour autant, la perspective – encore à confirmer – d’un gouvernement dit «anti-système» constitue en elle-même une première en Europe. Au-delà des possibles retournements des dirigeants politiques, elle reflète un fait de portée considérable : l’accélération du rejet de l’intégration européenne par les peuples aux quatre coins du continent, comme en témoignent toutes les récentes élections (Pays-Bas, Allemagne, Autriche, République tchèque, Hongrie, et probablement Suède en septembre), sans évidement oublier le Brexit.

Les dirigeants européens n’en sont peut-être qu’au début de leurs pires cauchemars. En attendant, ce 9 mai, ce n’était plus la fête de l’Europe mais plutôt, selon le vocabulaire insoumis, la Fête… à l’Europe.

https://francais.rt.com/opinions/50732-coup-theatre-italie-cauchemar-bruxelles

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Quand Gaza fait irruption au Festival de Cannes

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, un formidable documentaire animé, Samouni Road, de Stefano Savona, revient sur la mort de 29 membres d’une famille gazaouie en 2009.

ACT SOUMANI FILM

Samouni Road ***
de Stefano Savona
Film franco-italien, 2 h 10
Quinzaine des réalisateurs

Le Festival de Cannes présente souvent des films en prise avec les tourments du monde. Mais il aura rarement été rattrapé de façon si tragique par l’actualité du moment. Pour la première fois présent sur la Croisette cette année, le pavillon de la délégation palestinienne, drapeau en berne, était en deuil.

Réunis en cercle, les festivaliers présents, parmi lesquels on comptait les membres du jury. Un certain regard, la comédienne française Virginie Ledoyen, l’acteur portoricain Benicio del Toro, et la réalisatrice palestinienne Annemarie Jacir, ont observé une minute de silence en mémoire des 60 Gazaouis tués lors d’une manifestation lundi 14 mai.

Quelques minutes plus tôt, lors d’une discussion organisée dans le cadre du marché du film autour de Samouni Road, documentaire sur la bande de Gaza présenté à la Quinzaine des réalisateurs, l’un des membres de la délégation disait son espoir qu’un tel film ait le pouvoir de guérir les blessures de la guerre.

Son réalisateur, l’Italien Stefano Savona, est moins optimiste, mais aspire tout de même à un travail de mémoire salutaire. Il passe dans son film par la restitution de la façon la plus fidèle possible de la terrible histoire de la famille Samouni, paisibles paysans vivant dans le nord de la bande de Gaza, non loin de la frontière israélienne. Certains travaillent à Tel-Aviv, parlent hébreu et gardent leur distance avec les partis politiques rivaux.

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En janvier 2009, pourtant, lors de l’opération israélienne à Gaza baptisée « Plomb durci » visant à mettre fin aux tirs de roquettes du Hamas, 29 membres de cette famille sont tués par des soldats de l’État hébreu. Stefano Savona, qui venait de filmer la guerre au jour le jour, les rencontre à la fin de l’intervention militaire.

Frappé par la qualité des témoignages des femmes et enfants rescapés, allant au-delà de la colère ou de l’affliction, il décide de revenir un an plus tard à l’occasion du mariage d’un jeune couple. Les Samouni font preuve d’une telle résilience que le cinéaste décide de raconter leur quotidien avant, pendant et après la perte de leurs proches mais aussi de leurs maisons.

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Pour pallier l’absence d’images, il se tourne vers le cinéma d’animation, après avoir découvert le travail de son compatriote Simone Massi, réalisateur de courts-métrages au style unique sur la de sa famille dans le centre de l’Italie. Grattant avec divers outils pointus du papier enduit de pastel noir, cet animateur fait surgir la lumière de l’obscurité, les souvenirs de l’oubli.

La première partie mêle avec une fluidité confondante dessins du passé (ré) animé et témoignages recueillis sur le vif lors des tâches ménagères quotidiennes ou des discussions à l’ombre des oliviers et amandiers encore debout après le passage des tanks.

La nuit d’angoisse à l’issue fatale est quant à elle restituée par une demi-heure d’animation dont le tremblement du trait accentue l’émotion et la tension du drame qui se noue. Cette séquence éprouvante donne également à voir des vues aériennes du village comme celles que peuvent en filmer les drones militaires. Cherchant à donner à comprendre plus qu’à juger, Stefano Savona a recoupé les témoignages avec les rapports de la Croix-Rouge et ceux de l’armée israélienne qui a diligenté une enquête sur ces exactions.

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Le réalisateur n’escamote pas non plus la réalité d’une société patriarcale avec son lot de mariages arrangés et d’épouses reléguées dans des positions subalternes. Il montre aussi les ferments de la vengeance semés dans l’esprit des jeunes garçons. Mais tout autant, dans le regard brillant d’Alma, petite fille de 10 ans sauvée des décombres trois jours après le bombardement de sa maison, la volonté de se reconstruire malgré le traumatisme.

Stéphane Dreyfus, à Cannes
https://www.la-croix.com/Culture/Cinema/Quand-Gaza-fait-irruption-Festival-Cannes-2018-05-16-

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Recours massif aux contractuels dans la fonction publique : le projet radical des "experts" du gouvernement

Chargé par l'exécutif de rendre un rapport sur la réforme de l'Etat, le Comité action publique 2022 s'apprête à rendre au gouvernement un projet qui devrait provoquer la fureur des syndicats de fonctionnaires : au programme, généralisation du recours aux contractuels, et une grande "rationalisation" des prestations sociales...

ACT REFORME ETAT

Déjà considérablement dégradées, les relations entre le gouvernement et les syndicats de la fonction publique pourraient encore s'effilocher dans les prochaines semaines. En octobre dernier, le gouvernement a chargé un groupe de 34 personnalités d'imaginer la future réforme de l'Etat, des collectivités locales et de la sécurité sociale. Nom du collectif : le Comité action publique 2022 (Cap22). L'exécutif a fixé trois objectifs à ces "experts" : "passer d'une culture de contrôle à une culture de confiance" dans les services publics, "offrir un environnement de travail modernisé" aux fonctionnaires, et, bien sûr, "accompagner la baisse des dépenses publiques". Le tout avec la remise d'un rapport fin mai ou début juin - les premières pistes étant présentées dès ce mercredi 16 mai lors d'une réunion à Matignon.

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Libération a obtenu des premières informations sur le contenu dudit rapport. Et elles ne vont pas rassurer les fonctionnaires anxieux de savoir à quelle sauce ils vont être mangés : la mesure phare prônée par les "experts" consiste à généraliser le recours à des contractuels dans la fonction publique, c'est-à-dire à cesser tout bonnement d'embaucher des personnes bénéficiant du statut de fonctionnaire. Concrètement, cela signifie, comme l'imagine Libé, "des profs avec un CDD de cinq ans, des policiers embauchés pour seulement dix ans, des agents territoriaux en contrats de deux ou trois ans renouvelables"... Le quotidien de gauche qualifie cette piste d'"authentique casus belli" pour les syndicats de fonctionnaires, inquiets d'une remise en cause du statut de la fonction publique.

Ballon d'essai ?

Fin 2016, 16,5% des agents de la fonction publique étaient des contractuels, soit 940.200 personnes, principalement employées dans le secteur de l'école et de la santé. Lorsque le gouvernement a présenté ses premières pistes de réforme, en février dernier, il était alors question d'étendre le recours aux contractuels, une orientation que Gérald Darmanin et Olivier Dussopt, chargés de la réforme, ont confirmé cette semaine. Mais il ne s'agissait pas de "généraliser" cette pratique... Une mesure tellement radicale que Libé estime probable qu'elle sera écartée par le gouvernement "pour mieux promouvoir une simple 'extension' du recours au contrat". Ce procédé - lancer des pistes extrêmes pour faire accepter des réformes finalement perçues comme plus douces - est récurrent pour le gouvernement, qui l'a par exemple mis en œuvre s'agissant de la réforme de la SNCF ou de la révision constitutionnelle.

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D'autres projets, également de nature à hérisser le poil des syndicats, sont présents dans le futur rapport du Cap22. Ainsi, de nouveaux transferts de compétences de l'Etat vers les collectivités locales sont évoqués. Tout comme "une grande révision des prestations sociales", qui d'après Les Echos consisterait en une "simplification et rationalisation" du système. Ce qui, généralement, ne rime pas vraiment avec "revalorisation". Les syndicats de fonctionnaires, déjà très remontés contre le gel du point d'indice et la hausse de la CSG (qui a pour eux un impact plus négatif que pour les salariés du privé), appellent déjà à manifester le 22 mai. D'ici là, le rapport sera peut-être sorti...

Par Hadrien Mathoux

https://www.marianne.net/politique/recours-massif-aux-contractuels-dans-la-fonction-publique-le-projet-radical-des-experts-du?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

 

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Plutôt de l'humour noir cette semaine, pour la compilation du site "Les Crises", malheureusement.  P.G.

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https://www.les-crises.fr/miscellanees-du-17-05/

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Jean Bernadotte (1763 - 1844) « Sergent Belle-Jambe », roi de Suède

HIST BERNADOTTE

 

Le maréchal Jean-Baptiste Bernadotte en prince héritier de Suède (1811, François Gérard, collections royales de Stockholm)Peu de destins auront été plus singuliers que celui de Jean-Baptiste Bernadotte.

Comment ce modeste Béarnais au teint basané, né dans la France de Louis XV, et qui selon la légende s’était fait tatouer « Mort aux rois ! » sur la poitrine, aurait-il pu imaginer qu’il deviendrait roi de Suède ?

De son couronnement, le 11 mai 1818 à Stockholm, est issue une dynastie qui règne depuis lors avec sérénité sur ce grand pays du Nord.

La réalité a dépassé la fiction...

Soldat de la République

C’est à Pau, patrie d’Henri IV, que Jean-Baptiste Bernadotte voit le jour le 26 janvier 1763. Fils d’un tailleur d’habits, il s’engage à 17 ans comme simple soldat au régiment d’infanterie Royal-La Marine.

Sérieux et travailleur, il grimpe lentement, grade après grade, les échelons militaires. À la veille de la Révolution, Bernadotte est promu sergent major. Apprécié pour son physique avantageux et sa prestance, le Béarnais est alors surnommé dans son régiment « Sergent Belle-Jambe ».

Bernadotte lieutenant du-36e régiment de ligne en 1792 (Louis-Felix Amiel, 1834)Les guerres de la Révolution vont lui permettre une rapide promotion. En 1793, il accède au grade de capitaine puis de chef de bataillon. L’année suivante, il participe à la bataille de Fleurus. Son rôle décisif dans la victoire lui vaut d’être aussitôt promu général de brigade. Quelques mois plus tard, il est nommé général de division.

Durant trois ans, Bernadotte va combattre en Belgique et aux Pays-Bas au sein de l'armée de Sambre­et-Meuse, commandée par Jourdan et Kléber. En 1797, il est envoyé avec sa division en Italie pour assister Bonaparte. Entre les deux hommes, le contact est froid car Bernadotte admet difficilement d’être sous les ordres d’un général plus jeune que lui. Le Béarnais mène avec succès l’avant-garde française contre l'archiduc Charles et c’est lui qui est chargé de rapporter au Directoire les drapeaux pris à l’ennemi.

Parent par alliance de Joseph Bonaparte

Nommé ambassadeur à Vienne, Bernadotte n’est pas de l'expédition d'Égypte. De retour en France au printemps 1798, il se rapproche de Joseph Bonaparte, alors député au Conseil des Cinq-Cents. Celui-ci est marié à la fille d’une des plus riches familles de Marseille, Julie Clary. Le Béarnais en profite pour épouser la sœur de cette dernière, Désirée, qui n’est autre que l’ancienne fiancée de… Napoléon !

Le mariage est célébré le 17 août 1798 à Sceaux, en présence de Joseph et Lucien Bonaparte. Un an plus tard, Désirée accouche d’un enfant, Oscar, et propose à Napoléon d’en être le parrain. Le futur Premier Consul accepte de bon cœur. Le destin de Bernadotte sera désormais étroitement lié à celui des Bonaparte.

Le 3 juillet 1799, le Béarnais est nommé ministre de la Guerre du Directoire. Il est alors un farouche républicain et Sieyès, qui complote pour renverser le régime, s’arrange pour le faire démissionner au bout de deux mois.

Lors du coup d’État du 18 Brumaire, Bernadotte refuse à la fois de se rallier à Bonaparte et de défendre le régime.

Maréchal d’Empire

En mai 1804, Bernadotte accepte néanmoins de se rallier à l'Empire. En récompense, il est fait Maréchal d'Empire et deviendra deux ans plus tard prince de Ponte-Corvo. Bernadotte participe aux guerres de l’Empire. Il ne s’illustre guère durant les batailles, se voyant régulièrement reprocher son attentisme par Napoléon.

Mais le 7 novembre 1806, lors de la bataille de Lübeck, sur la Baltique, Bernadotte se comporte avec une rare urbanité à l'égard des officiers suédois qui ont été faits prisonniers. À leur retour, ceux-ci chanteront ses louanges à Stockholm...

La bataille de Lübeck (6 et 7 novembre1806)

Prince-héritier de Suède

Alors qu'il est en semi-disgrâce, Bernadotte va soudainement voir son destin basculer à l’été 1810. Le 28 mai 1810, le prince-héritier Charles-Auguste de Suède, décède d’une chute de cheval.

Son père adoptif, le roi Charles XIII, malade et sans enfant, cherche donc un nouveau prince héritier. La Suède souhaite se rapprocher de la France, afin de contrer la Russie, et se met en quête d’un futur roi ayant les faveurs de Napoléon. Craignant que l’Empereur n’impose un membre de sa famille, le gouvernement suédois propose le titre à Bernadotte, en souvenir de sa bienveillance à l’égard des prisonniers.

Napoléon hésite. Il se méfie de Bernadotte et redoute que cette promotion ne donne des idées de trône à ses autres maréchaux. Il finit toutefois pas accepter, espérant disposer ainsi d’un solide allié en Europe du Nord.

Le 21 août 1810, les états généraux d'Örebro désignent à l'unanimité Bernadotte prince royal et successeur du roi Charles XIII. Deux mois plus tard, le Béarnais débarque en Suède. Il se convertit au luthéranisme et prend le prénom de Charles Jean. À la cour de Stockholm, il fait très vite oublier son passé révolutionnaire.

Son épouse Désirée Clary est quant à elle peu disposée à s’installer dans ce royaume nordique, si loin de sa famille et dont elle ne connait rien. Prétextant des problèmes de santé, elle fait traîner les choses et ne rejoint son mari que six mois plus tard, avec leur fils unique, Oscar. Mais la Marseillaise qui se fait très mal au climat scandinave et à l’austérité de la religion luthérienne, supporte encore moins l’éloignement de sa sœur, devenue de son côté reine d’Espagne. Elle choisit de revenir rapidement en France, laissant son fils à Stockholm.

Adversaire de la France

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En juin 1812, Napoléon envahit la Russie. Alors que l’empereur espère une attaque de la Suède contre la Finlande, Bernadotte lui fait faux bond en déclarant sa neutralité. Napoléon lui en gardera une éternelle rancune.

Bernadotte n'en a cure. Il signe un traité d'alliance avec la Russie et rejoint la coalition formée contre la France, en échange de l’annexion de la Norvège, alors unie au Danemark dont le souverain est jugé trop favorable à Napoléon !

Il combat ses anciens frères d'armes en Allemagne mais répugne toutefois à envahir la France. 

Roi de Suède et de Norvège

Le 5 février 1818, Charles XIII meurt. Bernadotte lui succède sur le trône de Suède et de Norvège sous le nom de Charles XIV.

Souverain d’une monarchie encore à mi-chemin entre absolutisme et parlementarisme, Bernadotte va régner en monarque tantôt libéral, tantôt conservateur. Bénéficiant du contexte pacifique de l’après traité de Vienne, il rétablit les fiances du royaume et fait de la Suède, pays jusqu’alors belliqueux, un État neutre, sur le modèle de la Suisse. Depuis son accession au trône, le royaume n’a plus participé à un conflit.

Bien qu’il n’ait jamais réussi à parler la langue de ses sujets, il resta très populaire. Son jubilé, en 1843, fut l’occasion d’une immense ferveur. Bernadotte meurt à 81 ans, le 8 mars 1844. Son fils Oscar lui succède sous le nom d’Oskar Ier. L’actuel roi de Suède, Charles XVI, est son arrière-arrière-arrière-petit-fils !

https://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=2410&ID_dossier=345

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jeudi 17 mai 2018

319 collectivités sommées de limiter à 1,2 % l’évolution de leurs dépenses de fonctionnement

Six présidents de conseils départementaux de Nouvelle-Aquitaine s’élèvent contre « la méthode » et « un contrat qui n’en est pas un ».

ACT ELUS COLLECTIVITES

Réunis à Bordeaux le 2 mai autour du président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset (PS), les présidents de six départements de la nouvelle région (cinq de gauche et un de droite, la Charente) ne ménagent pas leurs critiques au sujet du "pacte de confiance" imaginé par le Gouvernement pour contenir l'évolution des dépenses de fonctionnement des 319 principales collectivités françaises, dont 29 en Nouvelle-Aquitaine : « En l'état, le projet du Gouvernement n'est tout simplement pas acceptable » estiment les présidents des départements de la Charente, de la Dordogne, de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et de la Haute-Vienne.

MONTAGE REFORMES TERRITORIALES

« Ce sont les collectivités locales qui servent de variable d'ajustement pour permettre au Gouvernement de respecter l'objectif européen de déficit public » poursuivent-ils dans un communiqué commun daté du 3 mai. Pour eux, « ce contrat n'en est pas un car il ne constitue pas un accord entre deux parties, mais un cadrage financier imposé par Bercy, au mépris de quarante ans de décentralisation ininterrompue. »

Le "pacte de confiance" présenté par le Gouvernement en septembre dernier prévoit une limitation de l'évolution des dépenses de fonctionnement des collectivités concernées (régions, départements, villes de plus de 50.000 habitants, agglomérations) à +1,2 % par an, « alors, précise le communiqué, que l'État prévoit de son côté une hausse de ses dépenses de fonctionnement de 2,5 % ».

La-démocratie-et-la-liberté-dexpression-en-France-au-quotidien

Les six présidents signataires s'accordent sur « le principe d'une contribution des collectivités territoriales à l'effort de la Nation », mais rappellent que lesdites collectivités ont « déjà réalisé 90 % des 11 milliards d'euros d'économies exigées sur la période 2012-2017 par l'État qui ne réalisait pour sa part que 24 % des économies auxquelles il s'était engagé. »

Le président du conseil départemental de la Haute-Vienne, Jean-Claude Leblois (PS), ne décolère pas : « Que l'État nous donne déjà ce qu'il nous doit sur les allocations individuelles de solidarité (RSA, PCH, APA). Car nous, dans les départements, on n'a pas le choix et on doit même intégrer dans nos budgets des charges de fonctionnement supplémentaires imputables à des décisions de l'État. Quand il supprime les emplois aidés, il crée des allocataires du RSA, donc des dépenses supplémentaires pour les collectivités. Idem pour les mineurs non accompagnés dont nous avons la charge financière et qui sont de plus en plus nombreux. Là-dessus, comme sur les frais de fonctionnement des services de secours et d'incendie, on ne peut pas mégoter, non ? » s'indigne l'élu.

En conséquence, le président du conseil départemental de la Haute-Vienne l'affirme, il ne signera pas le "pacte de confiance" ainsi que sont appelées à le faire, avant le 30 juin, les 319 collectivités concernées, dont 29 en Nouvelle-Aquitaine : « Seul Alain Juppé, pour la ville et l'Agglo de Bordeaux, a annoncé qu'il signera ce pacte et la ville de Pau, dirigée par François Bayrou, dit y réfléchir », fait remarquer Jean-Claude Leblois, qui n'ignore pas que ce sont deux solides alliés du président de la République. Les conséquences si l'évolution des dépenses de fonctionnement dépasse 1,2 % en 2018 ? Une baisse annoncée des dotations de l'État et, par ricochet, des subventions aux associations, des aides aux communes et une limitation des frais de personnel : « Ce sont les seuls leviers que l'on peut encore actionner » fait remarquer Jean-Claude Leblois, entre fatalisme et agacement.

Marcel Oudot

https://www.lepopulaire.fr/limoges/politique/2018/05/11/319-collectivites-sommees-de-limiter-a-1-2-levolution-de-leurs-depenses-de-fonctionnement_12843639.html

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Quand tous ces élus qui protestent contre les mesures imposées par l'UE auront compris qu'un seul parti a la réponse à leurs problèmes,, la France pourra se permettre de reprendre son avenir en main !

Car, ils protestent, ils râlent, mais ne veulent pas couper les chaînes qui les emprisonnent !  S.R

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Vidéos du jour (en vrac)

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En vrac, quelques vidéos qui m'ont semblé intéressantes (ce qui ne veut pas dire que je suis d'accord avec tout ce qui est dit!). En particulier la série "Gazage en Syrie" de notre ami "Trouble Fait", 3 numéros sont déjà sortis, vous les trouverez sur sa chaîne youtube.   P.G.

VID TF GAZAGE

TF GAZAG EN SYRIE SERIE

[Gazage en Syrie 1/5] – Des preuves "irréfutables".

https://www.youtube.com/watch?v=6qSa7iIHoA4

PIERRE YVES 2017 ENTRETIEN

Pierre Yves Rougeyron sur Radio Courtoisie le 7 mai 2018

https://www.youtube.com/watch?v=c7bhhfsyN34

 

 

LUCIEN CERISE RADIO COURTOISIE

Lucien Cerise sur Radio Courtoisie : Formatage social et manipulation des radicalisés (avril 2018)

https://www.youtube.com/watch?v=K9DRH7fuBZI

 

La Commission européenne annonce des coupes dans la PAC pour le budget 2021-2027

L’affaire n’a pas fini de faire jaser. Face au manque à gagner induit par le Brexit et afin de financer ses nouvelles priorités que sont la défense et la politique migratoire, la Commission européenne a fait part de son intention de diminuer de 5 % les crédits alloués à la Politique agricole commune (PAC) au sein du budget pluriannuel 2021-2027. « Une telle baisse, drastique, massive et aveugle, est simplement inenvisageable », a aussitôt réagi le ministère de l’Agriculture dans un communiqué.

ACT PAC LIMOUSIN

« 120 à 140 %  des revenus »

En Limousin, les éleveurs bovins – qui représentent près de la moitié des exploitants agricoles du territoire – gagnent en moyenne 21.000 € par an selon une étude de la DRAAF (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt) de Nouvelle-Aquitaine. Cela représente un revenu d’environ 1.750 € par mois, sur lequel il reste à payer les charges sociales. En outre, ce montant masque de grosses disparités selon Philippe Lascaud, porte-parole de la Confédération paysanne. « Près d’un tiers des agriculteurs touchent moins de 350 € par mois », souligne-t-il. De son côté, Bertrand Venteau, de la Coordination rurale, relève que les subventions de la PAC représentent « 120 à 140 % des revenus des éleveurs bovins » (*).

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Dans ce contexte, « une diminution de la PAC provoquerait beaucoup de casse parmi nos exploitants. D’autant qu’avec l’inflation, la baisse est plus proche des 10 % que des 5 % annoncés », se désole Emmanuel Rabaud, président de la FDSEA Haute-Vienne.

Pour le Limousin Jean-Paul Denanot, député européen, la solution pour maintenir le niveau de la PAC serait d’augmenter le budget de l’Union européenne. « Le Parlement européen plaide pour un budget équivalent à 1,3 % du PIB de l’UE contre 1 % actuellement », rappelle-t-il. Et de conclure : « dans tous les cas le débat ne fait que commencer ».

EN CHIFFRES

327 millions d’euros ont été versés en 2016 aux quelque 13.700 exploitations agricoles du Limousin au titre de la PAC.
 

365 milliards d’euros seront alloués à la PAC au sein du budget pluriannuel 2021-2027, contre 408 pour la période 2014-2020. La France, elle, recevra une enveloppe de 50 milliards d’euros au lieu de 54.

Jonathan Grimmer

https://www.lepopulaire.fr/limoges/economie/agroalimentaire/2018/05/16/la-commission-europeenne-annonce-des-coupes-dans-la-pac-pour-le-budget-2021-2027_12848952.html

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Cet article est un monument !!  Un monument de mensonges, de contre-vérités... !
Pour financer l'Otan et la politique migratoire, il faut que nos agriculteurs se serrent la ceinture quitte à mourir ?
Ou alors, comme le suggère Denanot (député Ueuropéen cela va de soi) il faudrait augmenter le budget de l'UE
,, c'est-à-dire que les agriculteurs (et nous aussi d'ailleurs) devraient payer plus pour avoir moins !!!
Sauf .... sauf, si on sort de l'UE ! Là, nos agriculteurs auront plus et nous on paiera moins !

Quant au ministre, il réagit pour la galerie, puisque depuis que lui et ses copains sont au gouvernement, ils ne font qu'une seule chose : appliquer les directives de l'UE !!!       S.R.

PROJET BOSSUET

Posté par UPR Creuse à 05:42 - - Permalien [#]
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