lundi 4 septembre 2017

Une «farce illégale et insensée» : la Russie condamne la fouille de ses bâtiments diplomatiques

Alors que le FBI a pénétré dans différents bâtiments diplomatiques russes aux Etats-Unis pour procéder à des fouilles, la diplomatie russe a dénoncé une violation du droit international et un acte «insensé».

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La Russie a fermement condamné la fouille conduite par le FBI dans plusieurs de ses bâtiments diplomatiques aux Etats-Unis. La diplomatie russe a notamment publié plusieurs vidéos de ce qu'elle a qualifié de «simulacre de justice».

«Je suis en train de regarder les vidéos des fouilles conduites par le FBI dans nos missions, et je pense qu'il s'agit d'une terrible farce, à la fois stupide, illégale et insensée», a écrit Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, sur son compte Facebook. Selon elle, il ne s'agirait que d'une mise en scène destinée à «démontrer la puissance des services spéciaux américains».

Sur sa page Facebook, le ministère russe des Affaires étrangères a quant à lui publié une vidéo intitulée «preuves en image des action illégales des autorités américaines».

Qualifiant les fouilles réalisées à New York, San Francisco et Washington d'«invasions», le ministère a souligné qu'elles constituaient une violation du droit international et du droit américain lui-même, les bâtiments diplomatiques étant «inviolables», d'après l'article 22 de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

Les vidéos montrent des agents du FBI en train de procéder à des recherches, allant jusqu'à se rendre dans les combles et vérifier le système de ventilation.

Des fouilles annoncées en guise de représailles

La fouille du consulat à San Francisco et de deux bureaux situés à Washington et New York a débuté vers 14h (heure locale) le 2 septembre, après que le Département d'Etat américain a donné l'ordre d'évacuer les lieux au personnel diplomatique russe.

Le numéro deux de l'ambassade américaine à Moscou avait été convoqué par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en réaction à l'annonce de ces fouilles, déjà qualifiées d'«illégales» par Moscou le 31 août.

Washington avait en effet annoncé que la Russie avait jusqu'au 2 septembre pour fermer son consulat général à San Francisco, ainsi que ses missions commerciales à Washington et à New York. Cette mesure avait été décidée en représailles à la réduction drastique du personnel des représentations diplomatiques américaines en Russie, qui elle-même s'inscrit dans une série de vexations diplomatiques entre les Etats-Unis et la Russie.

https://francais.rt.com/international/42755-farce-illegale-insensee-russie-condamne-fouille-batiments-diplomatiques

Voir aussi:

La Russie accuse les Etats-Unis de menacer la sécurité de ses ressortissants

La porte-parole de la diplomatie russe a jugé que Washington menaçait la sécurité de ses concitoyens, en décidant de perquisitionner le 2 septembre le bâtiment du consulat général de Russie à San Francisco, que les diplomates sont sommés d'évacuer.

«La demande des autorités américaines [d'évacuer certains bâtiments diplomatiques russes aux Etats-Unis] crée une menace directe pour la sécurité de citoyens russes», a déclaré dans un communiqué, le 1er septembre, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. Celle-ci réagissait à la décision des autorités américaines d'envoyer des services spéciaux perquisitionner la mission diplomatique de San Francisco et les logements de diplomates.

(...)

 

Qualifiant d'«invasion» cette opération dans les bureaux et les logements du personnel diplomatique russe, la diplomate a par ailleurs dénoncé le fait que les Etats-Unis n'avaient donné que deux jours à la Russie pour évacuer un consultat des plus importants dans le pays.

(...)

Une ribambelle de vexations et de représailles

Le 31 août, les Etats-Unis ont donné jusqu'au 2 septembre à la Russie pour évacuer son consulat général à San Francisco et deux autres bâtiments diplomatiques à Washington et à New York. La mesure a été annoncée comme une réponse à l'expulsion de 755 membres de la représentation diplomatique américaine en Russie qui était effective au 1er septembre. Une mesure décidée au lendemain du vote par le Congrès américain de nouvelles sanctions contre la Russie, à la fin du mois de juillet dernier.

En décembre 2016, Barack Obama avait déjà expulsé 35 diplomates russes et leurs familles, soit 98 personnes au total, en réponse à la supposée ingérence de Moscou dans les élections présidentielles américaines dénoncée par le renseignement américain. L'administration Obama avait par ailleurs décidé la fermeture de deux complexes résidentiels diplomatiques russes dans le nord-est des Etats-Unis.

A la suite de l'annonce américaine de fermer le consulat russe de San Francisco, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov a fait savoir à son homologue américain Rex Tillerson que Moscou répondrait de façon «dure».

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L'Amérique Latine invisible

Temer est toujours président du Brésil sans avoir obtenu une seule voix dans les urnes. Le Macri* des « Panama’s Papers » détient Milagro Sala comme prisonnière politique. Santos est impliqué dans le scandale Odebrecht car il aurait touché 1 million de dollars pour le financement de sa campagne électorale de 2014 en Colombie. Pendant la gestion de Pena Neto, 36 journalistes ont été assassinés au Mexique pour avoir exercé leur travail d’information. L’an dernier, Luczynski gouverna le Pérou au moyen de 112 décrets, évitant ainsi de passer par le pouvoir législatif.

ARG AMERIQUE DU SUD

Et pourtant rien de tout cela ne paraît avoir d’importance. Le Venezuela est le seul pays qui attire l’attention. Tout le linge sale qui entache les démocraties du Brésil, de l’Argentine, de la Colombie, du Mexique et du Pérou sont blanchis par ce qu’on appelle la « Communauté Internationale ». Le bloc conservateur est dispensé de toute justification face à l’absence d’élections, la persécution politique, les scandales de corruption, l’absence de liberté de presse ou la violation de la séparation des pouvoirs. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent car rien ne sera diffusé publiquement. Tout est étouffé par les grands médias pendant qu'un certain nombre d’autres organismes internationaux s’auto-proclament gardiens d’autrui. Et ce, sans avoir à se soumettre à aucune sorte de pression financière internationale, bien au contraire.

Dans ces pays, la démocratie montre trop de failles pour se permettre de donner des leçons à l’étranger. Leur conception d’une démocratie de basse intensité leur permet de banaliser toutes ces failles sans avoir à entrer dans de longues justifications. Et dans la plupart des cas, avec l’aval et la propagande que leur fournissent certains indicateurs énigmatiques sortis d’on ne sait où. Celui calculé par la « prestigieuse » Unité de renseignement du journal « The Economist » en est un bel exemple : il pond son « indice de démocratie » en se basant sur des réponses obtenues à partir « d’évaluations d’experts », sans que le rapport n’apporte les moindres détails ni précisions à leur sujet. La démocratie se retrouve ainsi réduite à une boite noire d’où sort gagnant celui qui a le plus de pouvoir médiatique.

Mais il y a plus : ce bloc conservateur ne peut pas se vanter non plus de faire étalage de démocratie dans le domaine économique. Une véritable démocratie ne peut exister dans des pays qui privent tant de personnes de la jouissance de leurs droits sociaux les plus élémentaires, les excluant ainsi d’une vie digne. La Colombie compte plus de 8 millions de pauvres ; le Pérou plus de 6,5 millions ; le Mexique, plus de 55 millions ; l’ère Macri a vu apparaître plus de 1,5 millions de nouveaux pauvres, et la gestion Temer, environ 3,5 millions.

Le plus curieux est que les ajustements imposés à la population ne les aident pas à proposer des modèles économiques efficaces. Toutes ces économies sont dans l’impasse et ne donnent aucun signe de reprise.

Cette Amérique Latine rendue invisible ne doit pas nous servir d’excuse pour éviter de répondre aux défis qui s’élèvent du sein des processus de changement. Cependant, à notre époque où se joue un grand bras de fer géopolitique, nous ne devons laisser l’invisible devenir synonyme d’inexistant. La réalité de cette Amérique Latine en faillite doit être visibilisée et problématisée.

Alfredo Serrano Mancilla

Source : http://www.celag.org/la-america-latina-invisible/

Traduction : Frédérique Buhl

https://www.levilainpetitcanard.be/articles/ailleurs/amerique-latine-invisible_830060522


 

*Mauricio Macri, né le 8 février 1959 à Tandil, est un homme d'affaires et homme d'État argentin, président de la Nation (président de la république) depuis le 10 décembre 2015.

Il est le fondateur du parti Compromiso para el Cambio (es), qui fait partie de la coalition Proposition républicaine (PRO), classée au centre droit de l'échiquier politique. Il est élu chef de gouvernement (maire) de Buenos Aires le 24 juin 2007, avec 61 % des voix, après avoir échoué face à Aníbal Ibarra en 2003. Il est élu président de la Nation argentine le 22 novembre 2015, avec 51,34 % des voix ; il succède le 10 décembre 2015 à Cristina Fernández de Kirchner, qui ne pouvait se représenter.

Homme d'affaires et président du club de football de la capitale Boca Juniors, Macri a été élu député en 2005, faisant campagne sur l'insécurité, en proposant d'accroître le nombre de policiers et d'augmenter leurs salaires. Il avait été victime, en 1991, d'un enlèvement orchestré par une bande d'anciens policiers. Fils d'une des familles les plus riches de l'Argentine, son père a été l'objet de plusieurs scandales de corruption.

(...) Il devient le premier président argentin à revendiquer son appartenance à la droite libérale et sa sympathie pour les marchés financiers. Il s'ancre également sur des positions conservatrices sur les sujets de « société », assimilant l’homosexualité à une « maladie » et l’avortement à une atteinte à la vie.

(...)

L'une de ses premières mesures est de revenir sur la loi de déconcentration des médias introduite par le gouvernement précédent, qui fixait un équilibre entre les médias privés, les médias communautaires et le service public, mais affectait les intérêts des groupes les plus puissants. Selon l'opposition péroniste, la nouvelle administration se lance dans une « chasse aux sorcières » sur motivations politiques ; des journalistes auraient été limogés sous la pression exercée par le gouvernement, des programmes de la télévision et de la radio publiques ont été supprimés et des dizaines de milliers d’employés auraient été renvoyés en raison de leur appartenance ou de leurs sympathies politiques présumées.

De manière générale, sa politique est jugée favorable au patronat, aux investisseurs étrangers et aux agriculteurs, mais éprouvante pour les classes moyennes et populaires. Certaines taxes sur les exportations sont levées et un décret d’amnistie pour les exilés fiscaux est promulgué. Pour réduire les dépenses publiques, les subventions accordées aux ménages sont supprimées, entrainant une augmentation de 400 à 700 % des prix de l’électricité, de l'eau et du gaz, et 200 000 emplois sont supprimés. En contraste avec ces mesures austéritaires, les salaires des parlementaires, du président et de ses ministres sont augmentés de 30 à 50 %. Après une première année de pouvoir le niveau de la dette de l'Argentine augmente fortement, soulevant l'inquiétude de certains milieux économiques qui lui étaient favorables. Les objectifs poursuivis par ces mesures seraient de permettre à l’Argentine de retrouver son statut sur les marchés internationaux et de gagner la confiance des investisseurs.

Il souhaite par ailleurs abaisser l'âge de responsabilité pénale de 16 à 14 ans.

Quatre mois après sa prise de fonction, début avril 2016, dans le cadre de l'affaire Panama Papers, il est cité par le quotidien argentin La Nación comme ayant fait partie, entre 1998 et janvier 2009, du directoire de la société écran Fleg Trading Ltd basée aux Bahamas. Il a répondu en fournissant à la justice des documents qui tendent à prouver que ce scandale concerne une société familiale dont il était le directeur jusqu'en 2008 mais pas un des actionnaires, n'ayant donc pas perçu de dividendes et ce de façon identique pour une autre société basée aux Bahamas. Sa popularité n'en est pas moins entamée. Au moins 30 sociétés offshore sont associées à la famille Macri. Son cousin Angelo Calcaterra pourrait être impliqué dans le scandale de corruption Odebrecht.

En 2017, un accord entre l'entreprise de son père et l’État argentin, conclu après son arrivée au pouvoir, provoque une controverse. Dénoncé comme « ruineux » pour l’État par la procureure chargée du dossier, il reviendrait quasiment à une annulation de la dette de l'entreprise. En mars 2017, une enquête est ouverte en raison de soupçons de trafic d'influence après l’attribution, au détriment de la compagnie nationale Aerolíneas Argentinas, de lignes à la compagnie aérienne colombienne Avianca juste après le rachat de celle-ci par le groupe Macri.

(...)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mauricio_Macri

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Charlottesville, les racines du mal

Après la tragédie survenue samedi à Charlottesville (Virginie), il convient d’analyser le contexte dans lequel un tel drame a pu survenir et dépasser les clichés faciles dans lesquels les médias se complaisent (...).

ARG CIVIL WAR

Pourquoi cette manifestation à Charlottesville ?

En avril dernier, le conseil municipal de cette paisible ville de 50 000 habitants a décidé de se débarrasser de la statue équestre du célèbre général Robert E. Lee, général sudiste commandant la légendaire « Armée de Virginie du Nord » de 1862 à 1865 pendant la Guerre de Sécession, statue qui trône paisiblement dans un parc du centre-ville depuis 1924. Depuis la fin de la guerre, Lee a toujours été salué par les deux camps comme un homme raisonnable, un brillant général (...), un anti-esclavagiste ayant affranchi ses esclaves avant de rejoindre l’armée du Sud, et après-guerre un partisan de la reconstruction pacifique du pays. En 1975, le président Ford décidera même de lui rendre symboliquement ses droits civiques pleins et entiers dans un ultime geste de réconciliation nationale. Son aura et son exemplarité lui ont valu l’érection de plusieurs de dizaines de statues partout dans le Sud dont celle de Charlottesville inscrite depuis 1997 au patrimoine national. Jusqu’en 2014 personne ne remettait en cause le consensus autour de sa personne ni la présence dans l’espace public de monument à son souvenir, ni à celui d’autres généraux confédérés comme le créole louisianais d’origine française Pierre Gustave Toutant Beauregard, premier général de brigade de l’armée sudiste.

L’histoire d’une polémique

La première polémique autour de Lee est née en 2014 sur le campus de l’université Washington & Lee (baptisée ainsi en l’honneur de Georges Washington et du général Lee) à Lexington en Virginie et dont Lee a été le directeur de 1865 à sa mort en 1870. C’est d’ailleurs là qu’il repose dans une petite chapelle. Sa dépouille était depuis longtemps veillée par des drapeaux des régiments de son armée sans que cela ne pose de problème à personne. Mais en juillet 2014 donc, un groupe d’étudiants noirs a lancé une pétition pour exiger le retrait de ces drapeaux les jugeant soudainement offensants. Le 6 août la direction de l’université donna raison aux étudiants et fit retirer les drapeaux malgré l’émoi suscité par une telle décision en plein cent cinquantenaire de la guerre de Sécession.

L’épisode de Washington & Lee aurait pu rester un cas isolé et sans lendemain mais la tuerie commise par Dylann Roof le 17 juin 2015 à Charleston allait accélérer la polémique autour de l’ensemble des symboles, pas seulement des statues, de l’ancienne confédération sudiste. En effet, avant d’assassiner froidement neuf personnes de la communauté noire dans une église méthodiste de Charleston, le suprématiste blanc alors âgé de 21 ans s’était exhibé sur les réseaux sociaux avec un drapeau sudiste. Ce crime atroce a provoqué une réaction en chaîne inimaginable ; le drapeau sudiste a été banni des comptoirs d’Amazon, de Walmart et d’eBay, la Warner a décidé d’arrêter la commercialisation des voitures miniatures « General Lee » de la série burlesque « Shériff fais-moi peur », et la majorité des fabricants de drapeaux ont décidé de cesser la fabrication du drapeau sudiste. Dans le même temps, l’assemblée générale de l’état de Caroline du Sud votait en faveur du retrait du drapeau confédéré du monument aux morts dédié aux soldats de Caroline morts pendant la guerre et situé devant le Capitole de l’Etat. Le 10 juillet 2015 au cours d’une cérémonie solennelle et sobre le drapeau fut donc amené alors que les partisans comme les opposants à cette décision se retrouvaient face à face mais sans débordement. Les opposants présents étaient majoritairement des descendants de soldats sudistes, regroupés au sein de l’association Sons of Confederate Veterans, sans lien avec les groupuscules néo-nazis ou le Ku Klux Klan.

Le précédent de La Nouvelle-Orléans

La crise née du drame de Charleston s’est répandue dans tout le Sud et plusieurs municipalités ou comtés ont dû se prononcer sur le maintien du drapeau sudiste dans l’espace public et/ou la mise au musée de statues de généraux confédérés. La polémique autour de ces questions a pris une ampleur de plus en plus importante en particulier à La Nouvelle-Orléans lorsque la municipalité de Mitch Andrieu a décidé en décembre 2015 de retirer la statue du général Lee, celle du président de la confédération Jefferson Davis et celle de l’enfant du pays, le général Beauregard, rappelons-le créole et d’origine française. Certains extrémistes ont même demandé le retrait de la fleur de lys du logo de l’équipe de football américain professionnelle de la ville : les Saints, sous prétexte qu’elle symbolisait aussi l’esclavage en évoquant un lien entre le symbole de la monarchie française et le code noir ! La décision n’a pas été effective immédiatement puisque des recours devant la justice de l’état de Louisiane ont retardé l’enlèvement des statues jusqu’au début de cette année. Les opposants au retrait se sont également ensuite mobilisés pour s’opposer pacifiquement en organisant des veillées nocturnes autour des trois statues, persuadés que la municipalité organiserait leur déboulonnage de nuit. Au cours de plusieurs de ces veillées, ces gens ordinaires et sans appartenance politique, pour certains venus d’autres états du Sud, ont été attaqués à plusieurs reprises par des groupes « d’anti-fa » dont les méthodes et la violence n’ont rien à envier à celles de leurs pendants d’extrême-droite. Finalement au printemps, les trois statues ont été retirées par des hommes cagoulés (probablement issus des pompiers de la ville) et contrairement aux engagements et affirmations de Mitch Andrieu, elles sont pour l’heure, non pas dans un musée pour instruire les générations futures, mais dans un dépôt de la ville à ciel ouvert.

Charlottesville, une provocation de trop ?

C’est donc dans ce contexte très tendu et polémique que Charlottesville a également voulu suivre l’exemple de La Nouvelle-Orléans et a voté l’enlèvement de la statue du général Lee. Les tensions et les crispations nées autour de ces votes ne pouvaient pas laisser indéfiniment les groupuscules néo-nazis et suprématistes blancs dans l’indifférence. Ils ont donc surfé sur un mécontentement et une incompréhension légitimes de la part d’une partie de la population face à ce qui est perçu comme une atteinte aux sacrifices de leurs ancêtres mais surtout à leur identité jusqu’ici assumée et acceptée par l’ensemble du pays. Enfin, il faut également poser la question occultée par les municipalités : celle du coût financier exorbitant de telles opérations. Pour exemple, Mitch Andrieu n’avait-il pas mieux à faire des millions de dollars qu’il a investi dans le retrait des statues en les utilisant pour réparer les dégâts encore visibles de Katrina dans les quartiers les plus défavorisés de sa ville et peuplés en majorité par des Noirs ?

Est-ce bien sérieux de croire que la tuerie de Charleston a été provoquée par le seul drapeau sudiste en occultant les vrais problèmes sociaux, éducatifs et sanitaires qui gangrènent la classe moyenne américaine depuis l’effondrement de son niveau de vie ?

http://www.vududroit.com/2017/08/charlottesville-racines-mal/

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dimanche 3 septembre 2017

Les adhérents de Haute-Vienne se sont réunis le 2 septembre 2017:

Réunion de l’UPR Haute-Vienne à Limoges: le samedi 02 Sep à 14 h 00 min, dans le local UPR.

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Cachez vos poules, c'est Yom Kippour ! La mise en garde de la préfecture du 92 agace le Crif

Le Crif a dénoncé des propos injurieux, après que les services vétérinaires ont invité les fermes pédagogiques à prendre des précautions contre le vol de moutons et de poules durant les fêtes de l'Aïd el-Kébir musulman et du Yom Kippour juif.

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Le 25 août dernier, les autorités juives de France se sont élevées contre une lettre envoyée par la préfecture des Hauts-de-Seine aux fermes pédagogiques du département les invitant à confiner leurs poules et moutons à l'approche des fêtes religieuses juives et musulmanes, respectivement du Yom Kippour et de l'Aïd el-Kébir, afin d'éviter le vol d'animaux.

Le courrier, envoyé début août par les services vétérinaires aux neuf sites concernés et révélé peu après par Le Parisien, recommande de mettre en place une surveillance accrue de leurs animaux, traditionnellement sacrifiés lors de ces fêtes religieuses.

Immédiatement, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Francis Kalifat a réagi auprès de la Direction départementale de la protection des populations et du cabinet du Préfet. il a notamment dénoncé «un courrier scandaleux, des propos injurieux, et un amalgame calomnieux», qui constituent selon lui un encouragement à un comportement discriminatoire en raison de la religion. Il a également rappelé qu'aucune statistique ne venait confirmer la recrudescence de vols de poules durant la période de Yom Kippour.

De son côté, le président du Consistoire central israélite, Joël Mergui, a dénoncé, dans une tribune publiée dans Le Monde daté du 25 août, la «stigmatisation» des pratiques juives.

«J'ai été effaré de découvrir dans la presse du 22 août que j'étais devenu soudainement et collectivement, avec tous mes coreligionnaires, un voleur de poules potentiel !», s'est-il insurgé, fustigeant un «amalgame malsain» entre la fête juive «la plus sacrée» et «d'imaginaires écumeurs de basse-cour».

Les services vétérinaires se défendent de toute stigmatisation religieuse

En 2013, un communiqué de la préfecture republié le 24 août dernier faisait état du vol de 200 moutons pour être abattus clandestinement puis revendus «dans la période précédant les fêtes de l'Aïd». les bêtes avaient été retrouvées dans un bidonville rom à Châtenay-Malabry, dans le sud des Hauts-de-Seine. Six habitants du campement soupçonnés de les avoir dérobés avaient été interpellés.

Le courrier des services vétérinaires devait donc être compris «dans le cadre d'une politique générale de lutte contre la délinquance» et n'était «évidement pas destiné à stigmatiser les différents rites religieux», s'est défendue la préfecture, précisant qu'un tel courrier était envoyé chaque année depuis 2013 aux fermes pédagogiques.

Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, s'était ému auprès du préfet «de ce courrier qui, s'appuyant sur un (soi-disant) principe de précaution, portait atteinte à l'intégrité des fidèles juifs et musulmans, en tendant à généraliser un épiphénomène». 

Les traditions religieuses musulmanes et juives veulent que les musulmans sacrifient un mouton pour l'Aïd el-Kébir, et les juifs pratiquants un poulet pour Yom Kippour. Ces rites auront lieu cette année respectivement début et fin septembre. 

https://francais.rt.com/france/42533-autorites-juives-sinsurgent-contre-mise-en-garde-sur-vol-de-poules-yom-kippour

Voir aussi:

Terra Nova veut remplacer Pâques et la Pentecôte par des jours fériés juif et musulman

22 févr. 2017,

Mettant en avant l'égalité entre les confessions, Terra Nova, think tank proche du Parti socialiste préconise de remplacer deux jours fériés judéo-chrétiens*, une proposition qui n'a pas plu à certains élus de droite qui crient au communautarisme.

«Pour que toutes les confessions soient traitées à égalité, il convient d'intégrer désormais au moins deux nouvelles dates importantes, le Kippour et l'Aïd el-Kébir, dans le compte des jours fériés, en supprimant les deux lundis [de Pâques et de Pentecote] qui ne correspondent à aucune solennité particulière», peut-on lire dans un rapport du 22 février intitulé L'émancipation de l'islam de France, écrit par Alain Christnacht et Marc-Olivier Padis, deux membres de la fondation Terra Nova.

La proposition de groupe de réflexion proche du Parti socialiste a fait réagir vivement plusieurs figures de la droite sur les réseaux sociaux.

«Terra Nova n'aime pas la France et ne la comprend pas. Nos jours fériés sont nationaux, et non dictés par le communautarisme !», a tempêté le vice-président du Front national (FN), Florian Philippot.

Le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, Bruno Retailleau, a pour sa part tweeté : «Terra Nova, toujours au rendez vous du communautarisme.»

Le secrétaire national LR Michael Miguères a, lui, accusé Terra Nova de vouloir «déchristianiser la France».

(...)

https://francais.rt.com/international/34382-terra-nova-remplacer-paques-pentecote-jours-feries-juif-musulman


*L'utilisation du terme "judéo- chrétiens" dans cet article est pour le moins surprenante:

PAQUES

https://www.vive-paques.com/paques/origine-paques.htm

P.G.

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Elections allemandes : qui sont les principaux rivaux de Merkel et quelles sont leurs chances ?

Si Angela Merkel fait figure de grande favorite, on ignore encore le parti avec lequel elle s'alliera. Tandis que le SPD, les libéraux et les Verts se battent pour prétendre au poste, la gauche radicale et l'AfD espèrent incarner l'opposition.

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Les Allemands éliront indirectement le 24 septembre prochain, quelques mois après les Français et les Américains, leur nouveau dirigeant. Les élections fédérales, qui se tiennent tous les quatre ans outre-Rhin, revêtent cette année un caractère particulier. En pleines négociations sur le Brexit, et alors que l'Allemagne se verrait bien, face aux Etats-Unis de Donald Trump, faire évoluer son leadership européen vers un rôle mondial de premier plan, l'élection à venir s'annonce d'ores et déjà cruciale.

Depuis le début de son troisième mandat en 2013, Angela Merkel est systématiquement donnée gagnante par les différents sondages et malgré des difficultés liées à la crise migratoire, sa popularité semble tenace. Son parti a d'ailleurs remporté toutes les élections régionales organisées cette année, parvenant même à ravir au Parti social-démocrate (SPD) son bastion de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Si les commentateurs y voient les meilleurs augures pour la chancelière, candidate à un quatrième mandat, les élections du 24 septembre recèlent un enjeu crucial : elles détermineront la couleur de l'alliance qui dirigera l'Allemagne dans les quatre années à venir.

En effet, même avec une victoire large, il est improbable que l'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel obtienne la majorité absolue : depuis 1949, le parti majoritaire a toujours dû gouverner en formant une coalition avec un autre parti. De cette configuration à deux ou trois partis dépend généralement l'inflexion donnée à la politique de l'exécutif : de quoi motiver les principaux opposants à Angela Merkel à faire campagne. D'autant que la CDU, si son avance devait se révéler plus faible que prévue sur ses rivaux, pourrait bien être délogée du pouvoir par une alliance dont elle serait exclue.

Martin Schulz : le social-démocrate qui rêve de créer la surprise

En 2013, le SPD a accepté de former une coalition de centre gauche / centre droit avec la CDU, renonçant à gouverner avec les Verts et le parti de gauche radicale, Die Linke, alors qu'une telle alliance de gauche aurait été arithmétiquement majoritaire. Ce choix, marquant un virage centriste assumé, semble ne pas avoir profité au SPD au cours de la mandature qui s'achève.

En effet, même s'il affichait ses désaccords avec la CDU,le SPD n'a jamais rompu son alliance avec le parti d'Angela Merkel, entretenant un flou quant à son positionnement et à sa détermination, déroutant une partie de l'électorat de gauche. Confronté aux difficultés d'un parti qui gouverne sans pouvoir profiter du bilan économique que la CDU met à son propre crédit, le SPD a pourtant quelques victoires à son actif, comme l'introduction d'un salaire minimum en 2014 ou l'autorisation du mariage homosexuel au printemps dernier.

Ce sont ces quelques mesures arrachées à une coalition dirigée d'une main de fer par Angela Merkel qui laissent espérer à Martin Schulz, la tête de liste du SPD, un regain de popularité auprès de l'électorat de gauche. Le SPD entend prouver qu'il n'a pas joué le rôle de l'idiot utile pendant quatre ans. Pour cela, il a décidé d'afficher un programme marqué à gauche, s'inspirant de la ligne suivie non sans succès par Jeremy Corbyn au Royaume-Uni. Droit de vote à 16 ans, maintien de la retraite à 67 ans, financement de l'assurance maladie à égalité entre salarié et employeur, limitation de la flexibilité au travail... Martin Schulz assure vouloir mettre fin à la parenthèse libérale ouverte par son parti depuis l'époque de Gerhard Schröder, au début des années 2000.

Martin Schulz ne parvient cependant pas à se poser en favori. Il peine même à se forger une image de challenger crédible. Distancé de 17 points par Angela Merkel dans les derniers sondages, l'ex-président du Parlement européen lutte contre une image d'opportuniste que les médias, qui l'ont surnommé «le gentil populiste», ne manquent jamais de rappeler : issu de la droite du SPD, favorable au traité de libre-échange translatlantique TAFTA et ayant régulièrement défendu des mesures proposées par la droite européenne à Strasbourg, sa campagne ancrée à gauche ne convainc pas. Trop libéral pour la base des électeurs de gauche, trop interventionniste pour les électeurs libéraux et trop progressiste pour les conservateurs, celui qui a avoué rêver devenir le Macron allemand semble payer les ambiguïtés de son parti.

Les libéraux du FDP, en quête d'une résurrection politique

Relativement méconnu hors d'Allemagne, le Parti libéral-démocrate (FDP) a pourtant gouverné l'Allemagne pendant plus de quarante ans, tantôt allié à la CDU, tantôt au SPD, se posant comme le pivot central de la vie politique du pays, faiseur de coalition et donc de chancelier. Brutalement évincé de la politique nationale en 2013, après une très lourde défaite (il n'avait pas obtenu les 5% nécessaires pour être représenté au Parlement), le FDP espère revenir en force et récupérer son rôle déterminant.

Son candidat au poste de chancelier, Christian Lindner, a en tout cas décidé de jouer le trouble-fête dans une élection qu'il ne veut pas croire jouée d'avance. En effet, s'il reste fidèle aux grandes lignes de son parti que sont le libéralisme économique, le fédéralisme européen et le progressisme sociétal, Christian Lindner a jeté un pavé dans la mare début août dernier, en se disant favorable à la levée des sanctions européennes contre la Russie. «La sécurité et la prospérité de l'Europe dépendent notamment de nos relations avec Moscou», avait-il déclaré, déclenchant un concert de condamnations de la classe politique allemande, à l'exception du parti de gauche radicale Die Linke. Faut-il y voir une véritable divergence avec le programme de la CDU, sachant qu'on reproche souvent à celui du FDP d'en être une copie, ou une simple manœuvre de communication d'un parti qui continue de dénoncer «l'annexion illégale de la Crimée» ?

Quoi qu'il en soit, le FDP a le vent en poupe. Crédité de plus de 10% d'intentions de vote dans les derniers sondages, le Parti libéral profite de l'espace libre laissé après le virage à gauche du SPD. Tirant également parti d'un renouvellement important de ses figures médiatiques après la débâcle de 2013 et capitalisant sur la lassitude de l'alternance CDU-SPD, le FDP espère décrocher une place dans une coalition aux côtés de la CDU. Après des performances électorales plus que satisfaisantes aux élections régionales du printemps 2017, le parti libéral gouverne deux régions aux côtés du parti d'Angela Merkel et veut y voir un signe prometteur pour le 24 septembre prochain.

Les Verts et Die Linke : les deux outsiders qui entendent peser

Die Linke et le parti écologiste se ressemblent sur de nombreux points : dénonçant les politiques d'austérité conduites par la CDU et le SPD depuis plusieurs années, opposés au TAFTA et favorables à une réorientation de la politique sociale européenne, ils défendent des mesures sociétales très proches, notamment en matière d'immigration ou de droits des minorités. Pour le poste de chancelier, les deux partis ont d'ailleurs choisi de présenter chacun un tandem composé d'un homme et d'une femme (dont l'un des deux devra se désister en cas de victoire) plutôt qu'une tête de liste unique.

Les similitudes ne dissimulent cependant pas de profondes divergences. Issu pour partie de l'ancien parti unique de l'Allemagne de l'Est, Die Linke réalise ses meilleurs scores dans les régions orientales du pays et conserve des accents anticapitalistes qui rendent compliquée toute alliance avec le SPD, de l'aveu même de Martin Schulz. A l'inverse, les Verts, populaires auprès des classes moyennes des grandes villes, se verraient bien intégrer une coalition avec la CDU d'Angela Merkel, aux côtés de laquelle ils dirigent déjà la région du Bade-Wurtemberg.

Ces derniers mois, les sujets clivants se sont multipliés et semblent rendre plus délicate encore une éventuelle alliance entre ces deux partis pourtant naturellement portés à compléter une majorité de gauche avec le SPD, au sein d'une coalition «rouge-rouge-verte» comme il en existe à l'échelle régionale. Les critiques de la figure de proue de Die Linke, Sahra Wagenknecht, à l'égard de l'OTAN, ainsi que les fortes nuances apportées par son parti au sujet de l'accueil inconditionnel des migrants en Allemagne, ont suscité de vives critiques chez les écologistes. Au coude à coude dans les sondages, autour de 9%, les deux partis luttent chacun pour se rendre incontournable en vue d'une alliance post-électorale.

L'heure de vérité pour l'AfD

L'Alternative pour l'Allemagne (AfD) aborde ces élections avec moins de facilité qu'elle ne l'avait espéré. Les heures fastes, lorsque les instituts de sondage la créditaient de 15% d'intentions de vote, sont derrière elle et la défaite des mouvements eurosceptiques français, néerlandais et autrichien lors des dernières élections ont entamé une dynamique électorale qui semblait pourtant bien assise. Représentée par un tandem composé d'un homme et d'une femme peu connus du grand public, le parti compte toutefois faire son entrée au Bundestag (la chambre basse du Parlement) pour la première fois.

Pour y parvenir, l'AfD a entamé un virage à droite très marqué au début de l'année 2017, poussant vers la sortie la charismatique dirigeante du mouvement, Frauke Petry, qui militait pour un recentrage des thèmes de campagne. Accusant son ancienne figure de proue d'être trop consensuelle, notamment sur les questions «ethniques», l'aile droite du parti est ainsi parvenue à s'imposer, au prix de luttes internes largement relayées par la presse et dont l'image de l'AfD semble avoir souffert.

Néanmoins, les militants de la jeune formation politique créée en 2013 veulent y croire et voient des signes prometteurs dans les succès obtenus par leur parti lors des élections régionales de ces dernières années. Dans certains cas, l'AfD est parfois même parvenue à devancer la CDU.

Si son programme affiche clairement la couleur quant à l'arrêt de l'immigration, la sortie de l'Union européenne ou encore la lutte contre «la baisse de la natalité des populations de souche», les axes économiques y sont moins clairement développés. A l'image de son électorat disparate, où se côtoient classes moyennes supérieures comme foyers défavorisés, le programme économique de l'AfD allie baisse des impôts et hausse des investissements mais préfère, selon la ligne fixée par la nouvelle direction, donner la priorité aux thèmes culturels et sociétaux sur les questions économiques.

Alors que les sondages donnent le parti à 8%, le vote du 24 septembre prochain fera figure de verdict pour l'AfD.

https://francais.rt.com/international/42753-elections-allemandes-qui-sont-principaux-opposants-merkel-quelles-leurs-chances

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Agression d'un cadre du PS : le député LREM M'jid El Guerrab mis en examen

Le député de la majorité présidentielle M'Jid El Guerrab avait été placé en garde à vue après l'agression de Boris Faure. Il a été mis en examen, soupçonné d'avoir violemment frappé à coups de casque le cadre socialiste.

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Le député La République en marche (LREM) M'jid El Guerrab a été présenté le 2 septembre à un juge d'instruction, qui l'a mis en examen pour «violences volontaires avec arme» ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, selon son avocat Yassine Yakouti. «[M'jid] El Guerrab regrette naturellement la tournure prise par les événements», a déclaré son avocat, tout en affirmant que le député contestait être à l'origine de son altercation avec Boris Faure, cadre du Parti socialiste (PS), survenue le 30 août.

M'jid El Guerrab était entendu par la police depuis le 1er septembre : il s'est finalement vu notifier la levée de sa garde à vue pour être déféré au parquet.

L'avocat de M'Jid El Guerrab avait annoncé le 1er septembre à France Info que son client avait été placé en garde à vue après l'agression de Boris Faure, secrétaire de la fédération des Français de l'étranger du PS, rue Broca à Paris, le 30 août. Le député est l'objet d'une enquête pour «violences aggravées».

Le député de la majorité présidentielle est soupçonné d'avoir porté, le 30 août dernier, deux coups de casque à la tempe de son ancien camarade du PS, avec lequel il entretenait un contentieux depuis sa défection du parti pour soutenir Emmanuel Macron. Décrite par des témoins comme très violente, l'attaque aurait été stoppée par l'intervention rapide de vigiles. Boris Faure a depuis été opéré et se trouve en soins intensifs.

https://francais.rt.com/france/42745-agression-d-cadre-ps-par-depute-lrem-information-judiciaire-casque

Quand l'élu LREM qui a envoyé en «soins intensifs» un cadre PS condamnait... l'agression d'une élue

Il y a un mois, le député LREM M'jid El Guerrab, qui a violemment frappé à coups de casque de moto un cadre du PS, condamnait l'agression sur un marché de la macroniste Laurianne Rossi. (...)

«Le débat politique ne permet pas tout ! Je condamne cette agression contre une élue de terrain, mon amie Laurianne Rossi», écrivait M'jid El Guerrab sur son compte Facebook le 30 juillet 2017.

Le député LREM, dont les récents échanges de coups avec le premier secrétaire de la fédération des Français de l'étranger du PS, Boris Faure, ont été largement médiatisés, condamnait alors l'agression de la députée LREM Laurianne Rossi, frappée alors qu'elle distribuait des tracts sur un marché à Bagneux.

Le 30 août, en plein Paris, une vive discussion opposant Boris Faure et M'jid El Guerrab avait dégénéré, ce dernier assénant des coups de casque de moto au responsable socialiste, selon un témoin, cité par l'hebdomadaire Marianne. Boris Faure avait été placé en soins intensifs suite à cette altercation, selon sa famille.

L'agression a été condamnée à la fois par le PS et par LREM.

(...)

https://francais.rt.com/france/42696-quand-elu-lrem-soins-intensifs-cadre-ps-condamnait-agression-depute-macroniste

Voir aussi:

«Je vais me la faire» : une députée LREM n'a pas apprécié le recadrage de sa collègue marcheuse

Deux députées de la République en marche s'écharpent par médias interposés : Claire O'Petit n'a pas apprécié de se faire recadrer par «une gamine», sa cadette Aurore Bergé, qui lui avait demandé d'être moins acerbe vis-à-vis de Richard Ferrand.

Elles sont députées dans le même camp de La République en marche (LREM), mais cela ne les empêche pas d'avoir quelques désaccords : «Une gamine de 25 ans [...] Je vais me la faire», a prévenu Claire O'Petit, 67 ans, députée élue de l'Eure, dans une déclaration au quinzomadaire Society, daté du 31 août. La «gamine» en question n'est autre qu'Aurore Bergé, députée des Yvelines, âgée de... 30 ans et non pas 25.

Un recadrage pourtant timide

Cet accrochage médiatique entre les deux «marcheuses» fait suite à une prise de parole de la cadette, qui reprochait le 17 août à son aînée d'avoir qualifié Richard Ferrand, président du groupe LREM à l'assemblée, d'«extrêmement défaillant» : «Ce qui a en grande partie tué le précédent quinquennat, c'est ceux qui ont été appelés les "frondeurs"», avait déploré Aurore Bergé.

Il n'en fallait pas plus pour faire sortir de ses gonds l'ancienne chroniqueuse de l'émission Les Grandes gueules (RMC-BFM TV).

Claire O'Petit a répliqué en rappelant sa proximité avec l'épouse du président français : «Brigitte Macron est fan des Grandes Gueules, elle écoute l'émission en faisant son courrier». Et d'ajouter à l'égard de ses détracteurs : «Moi, si je suis en marche, c’est pour le boss, pas pour Monsieur Ferrand». C'est dit !

https://francais.rt.com/france/42710-je-vais-me-la-faire-deputee-lrem-claire-opetit

Zemmour charge la macroniste Aurore Bergé : on aurait pu mettre une chèvre à votre place (VIDEO)

Après la large victoire du parti d’Emmanuel Macron aux législatives, le chroniqueur s’en est pris à l’ancienne juppéiste Aurore Bergé, estimant qu’elle n’avait aucun mérite à avoir été élue à l’Assemblée nationale sous la bannière présidentielle.

«Vous, vous n’existez pas. On aurait mis une chèvre à la place d’Aurore Bergé [elle aurait été élue]», a lancé Eric Zemmour à la députée La République en marche, le 21 juin sur la chaîne Paris Première.

Réagissant à la sortie du polémiste français, Aurore Bergé, fraîchement élue dans les Yvelines, a rétorqué : «Je trouve sidérant ce genre d’arguments et la condescendance inouïe qui est la vôtre.»

«On disait la même chose des députés gaullistes en 1968, vous voyez, ce n’est pas condescendant», a alors poursuivi le chroniqueur, affirmant qu’à l’époque, «une chèvre avec une étiquette gaulliste» aurait été élue.

A l’issue du second tour des élections législatives, La République en marche a obtenu 308 sièges à l’Assemblée nationale, et son allié, le Modem, 42. Le parti présidentiel bénéficie donc d’une large majorité de députés au Palais Bourbon.

Ancienne partisane d’Alain Juppé récemment convertie au macronisme, Aurore Bergé a remporté le scrutin dans la 10e circonscription des Yvelines, où elle était opposée au président du Parti chrétien-démocrate, Jean-Frédéric Poisson.

https://twitter.com/_/status/877754971394945024

https://francais.rt.com/france/40119-zemmour-charge-macroniste-aurore-berge-chevre-a-votre-place

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Venezuela: Un vote contre la violence

L’ancien ambassadeur suisse à Caracas Walter Suter défend la Constituante convoquée par Nicolas Maduro et conteste les accusations de dictature évoquées dans de nombreux médias occidentaux.

ARG VENEZUELA

Membre  du  parti  socialiste suisse, Walter Suter a représenté les intérêts de la Confédération dans de nombreux pays. Il a également  siégé  jusqu’en  2015  à  la direction du PS européen, représentant le PSS, et a présidé la section internationale du PS. En février 2003, le  Conseil  fédéral  l’envoie  comme ambassadeur à Caracas, où le peuple vient de faire échouer un coup d’Etat contre le gouvernement Chávez. «Je suis arrivé à un moment particulièrement captivant au Venezuela, se souvient le diplomate. En 1999, le pays s’était doté d’une nouvelle Constitution visant la démocratie directe, participative.  En  tant  que  Suisse, c’était très intéressant. L’approfondissement de la démocratie allait de pair avec  l’établissement  de  la  justice sociale. Je connaissais l’Amérique latine depuis 30 ans et j’ai pensé: enfin il se passe quelque chose ici! D’objets, les  masses  devenaient  sujets  de l’Etat.» En tant qu’ambassadeur, Walter Suter informe sur les mécanismes des  élections  et  des  votations  en Suisse. Par son entremise, le Conseil national électoral (CNE) visite plusieurs fois la Suisse.

Une haine viscérale

En  2003,  «les  couches  supérieures n’avaient que du mépris pour les personnes simples et leurs besoins. Toute revendication en vue de restituer ne serait-ce qu’un petit peu de leur pouvoir et de leurs possessions était pour elles absolument inacceptable. Cette haine viscérale s’est intensifiée avec les années et tourne aujourd’hui à la pure violence», affirme Walter Suter. Et de rappeler que dès le début, les représentants des couches supérieures ont combattu par tous les moyens les programmes sociaux du gouvernement Chávez. «La droite n’a jamais accepté qu’un gouvernement de gauche s’établisse. Malgré son sabotage constant, 1,5 million d’analphabètes ont appris à lire et à écrire, l’accès gratuit à l’éducation et à la santé a été mis en place et des centaines de milliers de nouveaux logements ont été créés, ce qui est impressionnant». Il souligne aussi l’attitude  hostile  de  Washington. «Cela ne convenait pas aux USA que toute une série de gouvernements de gauche aient été établis sur un territoire qu’ils considèrent comme leur zone d’intérêt. En particulier dans un pays comme le Venezuela, qui détient les plus grosses réserves mondiales de pétrole. Il s’agissait de reprendre le contrôle, via des forces locales qui ont été soutenues massivement financièrement et médiatiquement, ou par la subversion et l’intervention directe.

Walter Suter admet que de nombreux problèmes  existent  aujourd’hui,  en raison  de  sabotages  internes  et externes, mais aussi de la corruption et de la mauvaise gestion du pays par le gouvernement. Cela a conduit à la victoire de la coalition d’opposition MUD lors des élections de 2015, qui détient depuis la majorité au parlement.  Ces  problèmes  ne  peuvent selon lui se résoudre que par la voie pacifique.  À  plusieurs  reprises,  le gouvernement a tenté de mettre sur pied un dialogue constructif avec l’opposition, avec le soutien notamment du Vatican ou de l’ancien président espagnol José Luis Rodríguez Zapatero. Mais les partis de droite ont toujours fini par se retirer. Dans une telle situation, le choix de recourir récemment à une Assemblée constituante est pour lui justifié: «Elle donne au peuple la possibilité de faire un état des lieux, de redéfinir fondamentalement le vivre ensemble et dans quelle direction l’État doit se développer.» Cet  instrument  est  prévu  par  la Constitution de 1999, qui a été adoptée par 70% des votants. L’assemblée peut être convoquée par le président du pays avec le Conseil des ministres, par deux tiers des députés du Parlement ou par un cinquième des personnes ayant le droit de vote. Une fois élue, elle se situe au-dessus des autres pouvoirs.

Malhonnêteté des médias

L’ancien ambassadeur comprend mal que plusieurs gouvernements, dont la Suisse, aient sommé le Venezuela de renoncer  à  la  mise  en  place  d’une Assemblée constituante: «Cet instrument existe dans la Constitution et les partis de droite ont même envisagé d’y  recourir  en  2014.  Le  CEELA (conseil d’experts électoraux d’Amérique latine), un organisme indépendant de spécialistes qui, en général,ont dirigé une autorité électorale dans leur pays d’origine, a déclaré que cette élection était absolument légale. Il a accompagné environ 120 scrutins. Sa crédibilité  est  énorme  et  elle  est acceptée par différents États latino-américains. De plus, les cinq experts du Honduras, de Colombie, du Salvador et d’Equateur qui ont accompagné les différentes phases de l’élection du 30 juillet sont tous actifs dans leur pays dans des partis conservateurs ou libéraux, en aucun cas de gauche», souligne Walter Suter, qui s’insurge contre  l’absence  de  mention  de  ce rapport officiel dans la plupart des médias occidentaux. «La malhonnêteté intellectuelle des médias au sujet des  processus  au  Venezuela  est incroyable. Il y a une campagne mondiale de diffamation, de déstabilisation et de destruction», estime-t-il. Le  30  juillet,  537  membres  ont finalement été élus, auxquels s’ajoutent 8 représentants des peuples indigènes. Les 537 députés sont composés d’un élu par commune – respectivement de deux pour les capitales des provinces et de 7 pour Caracas et de 173 représentants sectoriels. «Le but est que l’assemblée ne soit pas composée  uniquement  de  politiciens, mais qu’elle inclue largement la population.  C’est  pourquoi,  en  plus  des représentants des communes, ont été élus aussi des représentants des travailleurs, des paysans, des handicapés, des entrepreneurs, des retraités, des étudiants et des LGBT», explique Walter Suter. En plus de voter pour le représentant de sa commune, chacun pouvait choisir un représentant du secteur auquel il se sentait appartenir. Les  partis  de  droite  n’ont  déposé aucune candidature et ont boycotté le scrutin.  «L’élection  a  été  fortement perturbée le 30 juillet», souligne Walter Suter, qui était sur place en tant qu’accompagnateur.  «De  nombreux locaux électoraux ont été bloqués et des personnes qui souhaitaient voter ont été agressées. Pourtant, 41.5% des personnes, soit 8 millions de votants ayant le droit de vote, ont participé, un chiffre que ni les chavistes ni l’opposition n’avaient pu atteindre dans le passé. C’était un vote pour la paix et contre la violence.»

En finir avec l’impunité

Si la situation dans la rue s’est améliorée depuis le 30 juillet, elle reste compliquée. «Beaucoup dépend maintenant du travail de l’assemblée constituante»,  souligne  Walter  Suter.  La question des excès de violence des derniers mois est urgente selon lui: «Il faut en finir avec l’impunité et toute personne qui a appelé à la violence devra rendre des comptes.» La responsabilité de la violence dans les rues repose clairement, selon l’ancien ambassadeur, sur les manifestations dites pacifiques, dans lesquelles des éléments violents se sont embrigadés. «Bien entendu, ce ne sont pas les auteurs intellectuels qui ont exercé cette violence, mais ils ont recruté des gens pauvres, du lumpenprolétariat, parfois même des enfants, et les ont armés avec des masques à gaz, des armes, de la drogue et de l’argent. Ce n’étaient pas des manifestants mais des « employés » dont la tâche était d’exercer de la violence et d’en provoquer.» Walter Suter rappelle que plus de 20 personnes ont été brûlées vives et que certaines ont succombé de leurs graves  blessures.  «Bien  entendu, Amnesty International n’a rien écrit à ce sujet.» En plus du traitement de ces faits, dont s’occupera une commission pour la vérité, la justice et la réparation, de nombreux  points  sont  à  l’ordre  du jour de la nouvelle assemblée: «les élus devront s’attaquer à la problématique économique, à la situation toujours aussi compliquée de l’approvisionnement, au système d’importation et de distribution.  Et  bien  entendu,  aux questions de la diversification de l’économie et de la production nationale. D’autres défis seront de donner une base constitutionnelle aux réalisations sociales et de continuer à développer l’État de droit, en particulier en ce qui concerne la lutte contre la corruption et l’incitation à la haine. Enfin, l’assemblée  constituante  planchera  sur  la construction de la démocratie participative  et  tentera  d’inscrire  dans  la Constitution les nouvelles formes de participation  apparues  au  cours  des dernières années, comme les conseils ouvriers.» Selon  Walter  Suter,  l’assemblée constituante a deux ans pour faire ses preuves  et  soumettre  une  nouvelle Constitution à référendum. Même si cet organe se situe au-dessus des autres pouvoirs et a repris certaines compétences parlementaires, les institutions démocratiques continuent à fonctionner.  En  octobre  2017  par  exemple auront lieu les élections des gouverneurs  et  une  partie  de  l’opposition comme Acción Democrática de Henri Ramos Allup et 17 autres partis ont déjà décidé d’y participer. Le présidentMaduro s’est réjoui de cette décision.

Martin Schwander

Publié dans Gauchehebdo n° 35 du 1er septembre 2017 *

* Gauchebdo est un hebdomadaire politique suisse romand édité à Genève. Il est le successeur de la Voix Ouvrière, fondée en 1944 par Léon Nicole.

Source: http://b-tornare.overblog.com/2017/08/venezuela-un-vote-contre-la-violence.html


 

Au delà des conceptions partsanes des uns et des autres, la question qui se pose au Vénézuéla comme ailleurs est de savoir si un peuple peut choisir de manière souveraine son modèle social. Si la critique de ce modèle est légitime, à l'intérieur du pays comme à l'extérieur, ce qui est en cause ici est une critique orientée, non par des considérations politiques ou philosophiques, mais par des stratégies sous- jacentes d'intérêts au profit d'une puissance impériale et/ou d'une oligarchie d'intérêts privés. P.G.

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Le Monde à l’épreuve de la méthode de son « Décodex » 5° partie

5/ Le cas Trump :

Pour finaliser cette dernière partie autant qu’il est possible de le faire à cette heure, revenons sur le comportement du Monde au gré de la réaction de Donald Trump à la suite de l’attaque au gaz de Khan Cheikhoun. Peu soucieux du respect du droit international, le nouveau président américain a signé son premier acte unilatéral de guerre illégale. Pourtant, pour le journal Le Monde, pour les pouvoirs politiques et pour la presse occidentale, le ton serait plutôt de dire “hourra le shérif est de retour”.

AARG POLICE PENSEE

A cet effet, Le Monde a repris un article de l’AFP intitulé « Après l’attaque chimique de Khan Cheikhoun, Donald Trump cible le régime syrien ». Souvenons-nous qu’il y a encore peu, aux yeux de la presse internationale et du Monde, Donald Trump n’était qu’un illettré, un déficient mental, bref une “brute épaisse”. Et force est de constater que depuis qu’il s’avère être vraiment une brute épaisse, sa cote de popularité dans les journaux est à la hausse. L’homme serait même sur le chemin de la respectabilité.

Un traitement de l’information qui en rappelle un autre : Souvenons-nous de l’élection américaine de novembre 2016. Le Monde, avant l’élection américaine, avait colporté une parfaite théorie du complot selon les critères de son Décodex. La fameuse déclaration fabriquée par l’équipe d’Hillary Clinton, qui accusait Donald Trump d’être la « marionnette » du président russe Vladimir Poutine. Le président russe « préfère avoir une marionnette comme président des Etats-Unis » , avait lancé à plusieurs reprises Hillary Clinton. Trois mois après l’investiture de Donald Trump, l’affirmation d’Hillary Clinton disparaissait des radars médiatiques en même temps que le président américain changeait de cap diplomatique et agissait cette fois dans la droite ligne de ses prédécesseurs. Toujours est-il que sur cette affaire, le Décodex, toujours très sélectif dans ses critiques, n’agite toujours pas à ce jour de carton rouge en direction des médias qui ont relayé cette assertion invérifiable venue du camp Clinton.

Récapitulons:

Si l’on en croit ses concepteurs, le Décodex est un outil informatique qui permet à un public large et varié de décrypter l’information sans trop d’efforts. Ainsi nous dit-on, les utilisateurs du Décodex peuvent faire le tri entre les informations pertinentes et les fausses nouvelles communément appelées “fake news”. Cependant, la maison-mère du Décodex, qui n’est rien moins que le journal Le Monde, est contredite dans ses principes élémentaires comme nous venons de le voir.

1/Le Monde minimise autant que possible l’influence de l’extrême droite en Ukraine, et la presse britannique (classée fiable) et certaines ONG sont là pour nous le rappeler.

2/Les sources primaires du Monde sont très souvent les purs produits de l’industrie de guerre américaine.

3/Le Monde n’a pas le moindre scrupule pour utiliser un porte-parole paranoïaque tel que Pierre-André Taguieff, ex éditorialiste du site Dreuz, qui est un site conspirationniste selon les termes même du Décodex.

4/Sous le prétexte du droit d’ingérence humanitaire, Le Monde cautionne une intervention militaire américaine en Syrie, alors même qu’à ce jour aucune preuve acceptée par la Communauté internationale n’a été présentée à l’ONU qui désigne les responsables des actes que cette administration est censée punir. Une attitude adoptée aussi par M. Jean-Marc Ayrault, qui rappelle en tous points celles d’avril puis août 2013 étroitement liées à une enquête soi-disant accablante du journal Le Monde, et extrêmement discutables elles aussi.

5/La frappe unilatérale ordonnée par Donald Trump fut donc parfaitement illicite, et renvoie à une Administration américaine qui n’est jamais avare de mensonges quand il s’agit de ses intérêts*, défendus avec complaisance dans des médias versatiles qui avaient soutenu Hillary Clinton, notamment contre le prétendu complotisme pro-russe de Donald Trump.

Conclusion

« Pourquoi sans le moindre détour ne pas avoir écrit un billet à charge contre le Décodex ? » , nous diront à juste titre, ceux qui pensent qu’il y a beaucoup à dire sur cette initiative du Monde, qui indéniablement a pour objectif la mise à l’index des idées divergentes de celles des forces dirigeantes des pays OTAN. A cette interrogation légitime, nous répondrons simplement que le travail a été fait par d’autres. De ce fait, il nous a semblé utile d’examiner Le Monde lui-même à travers le prisme de son Décodex. Et le moins que l’on puisse dire est que ce journal se trouve discrédité par les méthodes d’investigation de son propre outil. Au final, cet outil nous permet surtout de pointer les influences, le dogmatisme et les contradictions d’un journal qui se targue de cultiver un certain recul. Quoique le journaliste Samuel Laurent puisse en dire, Le Monde est un journal militant et partial, en ce sens qu’il soutient la politique impérialiste de l’OTAN. Son positionnement, parfaitement aligné sur celui du quai d’Orsay, a pour principale conséquence la justification des conflits récents. Le Monde ferme les yeux sur les régimes autoritaires alliés à l’Occident, et diabolise les activistes anti-guerre et anti-impérialistes. De ce fait les journalistes du Décodex rallient le cortège de ceux qui s’efforcent, avec plus ou moins de réussite, de fournir à l’occident des alibis pour toutes les guerres dans lesquelles l’OTAN est directement ou indirectement impliquée.

* « Les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts. » Henry Kissinger, Secrétaire d’État du gouvernement républicain de Richard Nixon, puis de Gerald Ford.

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samedi 2 septembre 2017

Presse subventionnée: Macron donne un gros coup de pouce financier au Point

Macron vient de donner un très beau coup de pouce financier au Point, en accordant à cet hebdomadaire une interview exclusive à laquelle il est impossible d’échapper. Le Point perçoit par ailleurs près de 4 millions de subventions du gouvernement.

 

ARG LE POINT MACRON

Il faut donc payer 4,5€ pour lire l’interview du président de la République. L’intéressé a refusé l’interview du 14 Juillet, dont le prix est inclus dans la redevance télévisuelle, et il préfère réserver ses propos en exclusivité à un hebdomadaire par ailleurs lourdement subventionné.

Deux petits constats malicieux.

Le Point coûte aussi cher que la baisse de l’APL

Cet été, la polémique a fait rage sur une baisse de 5 euros de l’APL. C’est à peu près le prix d’un numéro du Point. On sait donc désormais à quoi correspond le prix de la parole présidentielle.

Dans son interview, Macron souligne que les jeunes sont les grandes victimes de la société française. M’enfin, j’imagine que ceux qui vont voir leur APL sucrée de 5 euros manqueront d’appoint pour acheter le journal où le Président se fait leur porte-parole imaginaire.

En tout cas, imaginer que tous les Français ont dans la poche 4,5€ pour acheter un hebdomadaire où leur Président s’exprime témoigne d’une singulière méconnaissance de la réalité française. Le vecteur de cet interview est fondamentalement élitiste.

Aider Le Point après avoir recruté Bruno Roger-Petit: la subordination de la presse continue

On s’étonnera quand même du cadeau financier qu’Emmanuel Macron vient d’offrir à un hebdomadaire subventionné. Le bon sens eut été, au minimum, de choisir trois titres pour une interview groupée, mieux représentatifs de l’opinion.

Les propriétaires du Point ne se plaindront pas, au demeurant, de ce cadeau qui leur est fait. Selon les derniers chiffres, la diffusion de l’hebdomadaire a baissé de 25% depuis 2012, et cette tendance semble irrépressible.

Le Président vient d’offrir un coup de pouce et d’enrayer, pour une semaine au moins, le déclin du titre. Après le recrutement de Bruno Roger-Petit à l’Élysée, Macron ne ménage donc ni son temps ni sa peine pour sauver l’emploi dans la presse papier.

http://eric-verhaeghe.entreprise.news/2017/08/31/presse-subventionnee-macron-donne-un-gros-coup-de-pouce-financier-au-point/

 

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