dimanche 15 avril 2018

Communiqué UPR

FL COM SYRIE 14AVR18

Emmanuel Macron vient de décider solitairement d’associer la France à des frappes militaires américaines et britanniques unilatérales en Syrie, alors que l’Allemagne, l’Italie et le Canada s’y sont notamment refusés.

Cette décision d’une exceptionnelle gravité a été décidée par Macron :

  • seul et en toute opacité, probablement après quelques conciliabules téléphoniques avec le président des États-Unis et la Première ministre britannique,
  • sur la base d’une accusation dénuée de toute preuve,
  • sur la base d’une accusation possiblement inventée de toute pièce par Washington, comme le furent les prétendues « armes de destruction massive » de Saddam Hussein en 2003,
  • sans aucun mandat de l’ONU,
  • en violation indiscutable du droit international,
  • et sans avoir obtenu l’aval préalable des parlementaires français, en vertu de l’article 35 alinéa 1 de la Constitution qui pose que « la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement ».

Certes, le président de la République a invoqué l’article 35 alinéa 2 pour annoncer que « le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d’intervention de nos forces armées à l’étranger ». Mais :

  • cette disposition ne figurait pas dans le texte d’origine de la Constitution de 1958 approuvée par référendum par 82% des Français ; elle n’y a été ajoutée qu’en 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, par la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 dite « de modernisation des institutions de la Ve République », adoptée sans l’aval des Français, à leur insu, et par la procédure du Congrès.
  • sauf à vider complètement de sens l’alinéa 1, cette disposition de l’alinéa 2 ne saurait concerner que des interventions militaires à l’impact très limité, à vocation purement humanitaire (notamment pour venir au secours de citoyens français), et ne risquant pas de nous entraîner de facto dans une guerre frontale contre un pays souverain comme la Syrie, a fortiori dans une guerre avec la Russie.

La lecture biaisée que fait Emmanuel Macron de l’article 35 de la Constitution est donc totalement inacceptable en l’espèce. Car l’alinéa 2 de l’article 35 prévoyant seulement « un débat qui n’est suivi d’aucun vote », son application dans le cas syrien reviendrait à accepter que Macron, seul, s’arroge le droit d’entraîner potentiellement le peuple français dans une escalade dévastatrice avec la Russie, qui peut déraper à tout moment dans une guerre mondiale aux conséquences incalculables et peut-être cataclysmiques, et cela sans que les parlementaires, représentants de la souveraineté nationale, puissent même donner leur autorisation !

La décision solitaire de Macron est ainsi non seulement contraire à la prudence et à la sagesse dont doit faire preuve un chef d’État lorsque la paix mondiale est en jeu, mais elle est illégale au regard de la Charte de l’ONU et du droit international, et elle bafoue l’esprit même des institutions et de la démocratie.

Le président de la République vient ainsi de faire preuve d’un « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat », selon les termes précis que requiert l’article 68 de la Constitution pour engager la procédure de destitution du chef de l’État.

François Asselineau demande donc aux parlementaires français de se constituer immédiatement en Haute Cour et d’engager la procédure de destitution du président de la République prévue par l’article 68 de la Constitution.

 

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François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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Réaction de François Asselineau sur Russia Today, suite à l’intervention française en Syrie

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Réaction de François Asselineau sur Russia Today, suite à l’intervention française en Syrie

Entretien du 14/04/2018 avec François Asselineau, président de l’UPR. Invité à réagir à l’attaque de la coalition des Etats-Unis, du Royaume-Uni, et de la France, il dénonce l’illégalité de l’intervention, aussi bien au regard du droit international qu’au droit français, et l’irresponsabilité de leurs dirigeants.

https://www.upr.fr/actualite/reaction-de-francois-asselineau-sur-russia-today-suite-a-lintervention-francaise-en-syrie

"Nous sommes dirigés par des espèces de Docteur Folamour à la fois vaniteux et irresponsables"

https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=t5IHpQDF8_U

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Les médias sans vergogne

TRIBUNE LIBRE /

TL FAKE NEWS

13 avril 2018
Source: Vilain petit canard

Tout est bon pour tenter d’enrayer l’inéluctable défaite des terroristes de Jaïch al Islam et de leurs parrains occidentaux, les bonnes fées qui les soutiennent financièrement et leur tiennent lieu de force aérienne en Syrie.

Pourtant, la guerre est perdue, même un enfant le comprendrait. Mais comprendre n’est pas accepter. Les USA ne peuvent se résigner à l’idée qu’ils ne pourront plus, désormais, se placer en véritables démiurges, façonnant le destin du monde, et détruisant à loisir les États souverains au gré de leurs intérêts. Et les caniches — tenus tout autant par leur alliance mortifère à l’OTAN qu’à son versant économique, l’Union Européenne — aboient avec leur maître, tirant même sur la laisse pour lui montrer combien ils sont combatifs et fidèles compagnons.

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Dans un sursaut désespéré, l’alliance de bric et de broc tente le tout pour le tout, jouant une partie de poker menteur dont les cartes ont déjà été rebattues cent fois déjà, dans l’espoir de faire reculer la Russie, qui campe fermement sur ses positions, sûre de son bon droit. L’affaire Skripal, c’était juste l’échauffement, histoire de voir jusqu’à quel point les médias pouvaient raconter n’importe quoi sans que personne n’y trouve rien à redire; et de ce point de vue, il est vrai qu’en examinant attentivement l’alignement des médias, on n’aurait pas vu une oreille dépasser.

La première chaîne de radio francophone de Belgique en flagrant délit de mensonge

Par la voix du journaliste Daniel Fontaine, dans l’émission soir première, et plus précisément lors du journal de 18h, qui lisait son texte :

Elle (la Russie, ndlr) accuse les casques blancs, l’organisation de sauveteurs Syriens, dans les zones rebelles, d’avoir mis en scène cette attaque chimique, pour les caméras. Pourtant, l’Organisation Mondiale de la Santé, affirme que 70 personnes sont bien mortes, samedi, dans des caves, à Douma. La majorité des victimes présentaient des symptômes d’exposition à des agents chimiques (…)

Écoutant tout d’abord d’une oreille distraite les gazouillements du journaliste se livrant à son activité favorite — la propagande — je n’en crûs pas mes oreilles, tout d’abord. Avait-il bien parlé de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ? L’affaire Skripal nous a montré, s’il le fallait encore, que les journalistes sont passés maîtres dans l’art de la suggestion, ainsi, je pense que bon nombre d’auditeurs/téléspectateurs restent, encore aujourd’hui, persuadés que Sergueï Skripal et sa fille sont morts, empoisonnés par un agent innervant.

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Dès qu’il a été disponible sur la plateforme, j’ai été réécouter l’extrait en question, accessoirement accompagné des images tournées par les caméras du studio. Et aux alentours de 18h03, il prononce exactement les mots figurant dans la citation ci-dessus, en prenant un soin tout particulier à articuler Organisation Mondiale de la Santé, comme pour l’enfoncer mieux dans la masse gélatineuse du cerveau de ses auditeurs.

Or Douma, au moment des faits (supposés) était aux mains des rebelles de Jaïch al Islam, qui sont parmi les plus fanatiques des rebelles takfiristes ayant combattu le régime Syrien : quelle ONG prendrait le risque d’y avoir une antenne ? Certainement pas les Nations Unies, pas même MSF, pas même la Croix-Rouge.

Je suis donc parti en quête de la dépêche ou du communiqué sur lequel ces affirmations se basaient. Je n’ai pas eu à chercher longtemps, il s’agissait d’un communiqué de l’OMS, daté du même jour, le 11 avril, qui disait ceci :

L’Organisation mondiale de la Santé est profondément alarmée par les rapports soupçonnant l’utilisation de produits chimiques toxiques dans la ville de Douma, dans la Ghouta orientale.

Selon les rapports des partenaires du groupe de responsabilité sectorielle Santé, on estime qu’au cours du bombardement de Douma samedi, 500 patients se sont présentés dans les établissements de santé avec des signes et symptômes correspondant à une exposition à des produits chimiques toxiques, en particulier des signes d’irritation sévère des muqueuses, d’insuffisance respiratoire et de troubles du système nerveux central chez ceux qui ont été exposés.

L’OMS précise donc d’emblée que cette information lui est parvenue via « les rapports des partenaires du groupe de responsabilité sectorielle Santé ». En creusant un peu, sur les sites de presse, on comprend que ces « partenaires » sont, nommément :

  • La Syrian American Medical Society
  • Les casques blancs

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Faut-il préciser que les casques blancs sont à l’objectivité ce que Boris Johnson est à l’honnêteté intellectuelle ? On ne compte plus les manipulations avérées de ces soi-disant sauveteurs, qui ne sont qu’une émanation des services secrets britanniques destinées à donner une apparence de respectabilité à la rébellion. Sauveteurs devant les caméras, terroristes quand les projecteurs sont éteints. [Note d’Entelekehia : et la Syrian American Medical Society est un organisme régulièrement dénoncé comme une émanation d’al-Qaïda, encore récemment dans un article du journaliste Max Blumenthal]

N’est-il pas dès lors pour le moins étrange que la RTBF confonde les casques blancs avec rien moins que l’OMS ? N’allez pas croire une seconde que ce soit une erreur, il s’agissait bien de donner à cette information toutes les apparences de la légitimité, quitte à violer allègrement les règles les plus élémentaires de la déontologie journalistique.

D’ailleurs, l’immense majorité des médias a relayé la même version dans un parfait unisson, ce qui indique, comme dans l’affaire Skripal d’ailleurs, qu’on n’a pas affaire à des dérapages, mais à une manipulation délibérée et parfaitement orchestrée.

Par Philippe Huysmans
Source: Vilain petit canard

https://arretsurinfo.ch/les-medias-sans-vergogne/

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En France également, de nombreux médias se sont clairement positionnés pour une intervention militaire en Syrie, sur la base des mêmes allégations mensongères...  

Voir par exemple nos publications:

Les médias américains exigent une agression à grande échelle contre la Syrie

Quels effets aurait une intervention occidentale en Syrie ?

D'autres par contre, mais c'était plus rare, ont au moins donné la parole à une autre version, comme par exemple:

Pourquoi la France ne doit pas s’associer aux frappes en Syrie

Vidéos du jour

La réalité du conflit syrien face à Bourdin, par une experte en géopolitique ! (12/04/18)

P.G.

AFFICHE FL PROPAGANDE SYRIE

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[RussEurope-en-Exil] Syrie : frappes à dingues ?

Article rédigé juste avant les frappes du trio US/UK/France

TL SAPIR PREUVES

TRIBUNE LIBRE / J. Sapir

L’attitude ce certains pays occidentaux, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne au sujet de la Syrie soulève de nombreux problèmes. Ces pays, sur la base d’accusations d’emploi de gaz qui sont loin d’être prouvées, veulent faire des frappes sur des objectifs tant militaires que civils pour « punir » le régime syrien. Quand on connaît la cruauté et la brutalité du régime syrien, l’accusation est plausible*. Mais, il convient de rappeler que d’autres accusations précédentes le visant ont été démenties[1], et que les groupes s’opposant au régime, qui ne sont pas moins cruels ni moins brutaux que le régime et cela sans même parler de DAECH, ont développé et usé eux aussi d’armes chimiques. Ils portent la responsabilité de certaines des attaques chimiques qui ont été perpétrées durant cette guerre.

Cette attitude des trois pays occidentaux soulève, de plus, la question du respect du droit international. S’ils effectuaient des bombardements, dans la situation actuelle, cette action serait clairement illégale.

Les « preuves » et le précédant de 2003

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Les accusations concernant une attaque chimique dans le secteur de la ville de Douma se sont multipliées depuis ces derniers jours. Mais, des éléments irréfutables n’ont pas été présentés au public. La Russie prétend que cette attaque n’a pas existé, et qu’elle relève d’un montage de l’un des groupes combattant à Douma[2]. Il convient de rappeler que des soldats russes ont pu se rendre dans la ville de Douma, qui a été reprise par les forces de Bachar-el-Assad. Devant cette situation, Emmanuel Macron, lors de son interview de jeudi 12 avril, a affirmé détenir des preuves. Néanmoins, depuis le scandale des affirmations américaines et britanniques à l’ONU au sujet des armes de destruction massive soi-disant détenues par l’Irak, ce genre d’affirmation n’est plus recevable. L’ancien secrétaire d’Etat américain, M. Colin Powell a reconnu, depuis, le mensonge, et indiqué qu’il avait été manipulé par une frange des services secrets[3]. De même, il a été prouvé que Tony Blair, le Premier ministre britannique avait lui aussi menti[4].

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Ce précédent a durablement invalidé la parole publique des responsables politiques. Emmanuel Macron dispose peut-être de preuves irréfutables. Mais, il ne peut être cru sur parole. Ces preuves, il doit les montrer à l’opinion, et les soumettre à critique et discussion. Faute de faire cela, il ne pourra emporter aucune conviction. Nous en sommes donc là.

Or, c’est sur la base de cette accusation, dont on mesure la fragilité, que ces trois pays veulent attaquer un pays souverain. Il y a là un problème politique évident. C’est ce qui explique que d’autres pays européens, et en particulier l’Allemagne et l’Italie aient refusé de s’associer à cette attaque. Face à cette menace, la Russie a menacé d’abattre les missiles et de frapper les bases d’où ils auraient été tirés si des soldats russes étaient blessés lors de ces frappes. Non seulement nous sommes en présence d’un acte irréfléchi de la part de ces trois pays occidentaux, mais aussi d’un acte très dangereux.

Quelle rationalité ?

De nombreux commentateurs se sont étonnés que le régime de Bachar-el-Assad utilise ce type d’armes alors qu’il est en train de gagner la guerre, mi-civile, mi intervention étrangère. C’est un argument à prendre en compte. Aucune raison militaire ne militait pour l’emploi de gaz à Douma. Mais, il convient aussi de dire que l’on ne sait pas à quel point le régime syrien contrôle ses forces armées. De plus, le rôle politique de ces gaz peut être de terroriser une fraction de la population. La motivation qui sous-tendrait un possible usage de ces gaz par les forces de Bachar-el-Assad n’apparaît donc pas clairement[5]. Quels que soient les motifs possibles, le régime syrien savait que s’il commettait cet acte une riposte des Etats-Unis, comme en 2017, était probable. Par contre, s’il s’agit d’une provocation menée par les groupes combattant Assad, la motivation apparaît plus clairement. Aux abois, ces groupes n’ont guère d’autre choix que de chercher à tout prix à internationaliser le conflit. Il convient donc de garder cela en tête avant que de se précipiter dans une logique d’intervention et de bombardements.

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Car la guerre, et l’on se souvient de la formule de Clausewitz, aussi cruelle qu’elle soit, doit toujours servir une politique. La guerre est toujours la poursuite de la politique par d’autres moyens. Or, quelle est la politique des Etats-Unis et de leurs alliés ? La perspective d’un renversement pas la force de Bachar-el-Assad n’a plus aujourd’hui la moindre crédibilité. On voit bien ici que des frappes n’auraient pas d’autres justification que la vengeance et le fait de vouloir faire mal au régime. La stupidité de cette attitude est évidente.

Des voix protestataires

Il convient alors de revenir sur ce que seraient les « buts de guerre » des Etats-Unis et de leurs alliés. L’économiste Jeffrey D. Sachs, qui n’est pas un de mes amis et dont j’ai dénoncé la politique quand il conseillait Boris Eltsine et Yegor Gaïdar en Russie, décrit très bien les contradictions de la politique des Etats-Unis dans une vidéo[6]. Ce que dit Jeffrey Sachs est intéressant à plus d’un titre, et ne serait-ce que parce qu’il était bien placé auprès de l’appareil d’Etat américain[7]. Il commence à expliquer que les Etats-Unis ont fait une erreur stratégique il y a 7 ans de cela, et que la CIA (avec l’aide de l’Arabie Saoudite) cherchait à renverser Assad. Puis, pour décrire les réseaux qui poussaient (et qui poussent toujours) à la guerre il emploie la formule de « Permanent State ». C’est, en un sens, ce que l’on pourrait appeler la « bureaucratie », mais dans un sens plus pervers ; cette formule désigne en fait aussi ce que le Président Eisenhower appelait en son temps le « complexe-militaro-industriel »[8], mais un « complexe » où l’idéologie jouerait certainement un rôle plus important. Enfin il conclut en appelant Donald Trump à se fier à son instinct qui lui conseillait de se dégager au plus vite du bourbier Syrien.

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Les propos de Jeffrey Sachs sont à mettre en parallèle avec ceux de nombreux hommes politiques en Europe, de Jeremy Corbyn et Jean-Luc Mélenchon à gauche à Matteo Salvini ou Jacques Myard et Gérard Longuet à droite. De fait, l’intervention militaire que veulent nos hystériques va-t-en-guerre, que ce soit BHL, Hollande ou Macron et ses soutiens n’aurait pas d’autres résultats que de faire monter la tension jusqu’à des extrêmes et de nous mettre hors-jeu quant à l’avenir du Moyen-Orient.

La politique française : hors-jeu ou inclusion ?

Car, et il n’en faut pas douter, Bachar-el-Assad a gagné. Certains en seront soulagés, d’autres le regretteront, mais cette victoire est désormais incontestable. Il a gagné militairement cette guerre, mais il n’a pas encore gagné la paix. Et l’on peut douter qu’il soit en mesure de la faire, du moins tant qu’il restera dans la situation actuelle.

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Si la France a un objectif, ce devrait être justement celui-là : se réinsérer dans le jeu politique du Moyen-Orient pour pouvoir peser sur la paix qui vient, et garantir que le jihadisme soit réellement vaincu mais aussi qu’une situation acceptable soit faite aux minorités, tant cultuelles que politiques. On comprend bien que cela constituera – s’il est possible de le mettre en place – la meilleure garantie pour que le jihadisme ne puisse revenir. Contribuer à une paix réelle, à une paix qui passe par des compromis, mais aussi par la reconnaissance des droits des kurdes, envers qui nous avons une vieille dette, telle devrait être l’objectif de la France, car cette objectif est le seul qui associe tant les principes démocratiques que les conditions de notre sécurité. Cet objectif, de plus, est le seul qui soit compatible avec le droit international. Or ce droit, tout imparfait et limité qu’il soit, reste le meilleure garantie de stabilité au niveau mondial.

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Nous avons donc le choix entre une politique qui renforcera notre exclusion de la zone du Moyen-Orient, car nous n’avons pas les moyens de présence des Etats-Unis, et qui fragilisera notre sécurité, et une politique d’inclusion. Mais, cette dernière ne peut se mener que dans un dialogue avec la Russie et l’Iran. On peut d’ailleurs constater que l’attitude, bien plus prudente, de l’Allemagne, tend en réalité vers cela. Il convient donc de rouvrir un véritable dialogue politique tant avec la Russie qu’avec l’Iran, et pour cela commencer à se détacher du cadre de l’OTAN qui nous enferme et qui nous contraint. Il convient aussi d’apporter dans ce dialogue nos moyens et notre capacité économique pour la reconstruction de la Syrie et, au-delà, de l’Irak. Car, reconstruire un pays est une chose que nous savons faire et ce certainement mieux que les Etats-Unis.

Mais, choisir cette stratégie d’inclusion implique de fermer la porte aux options militaires irréfléchies et irresponsables. Il ne semble pas que notre Président, Emmanuel Macron l’ait compris.

Notes

[1] Voir l’analyse des déclarations du Secrétaire à la défense des Etats-Unis James Mattis, http://www.newsweek.com/now-mattis-admits-there-was-no-evidence-assad-using-poison-gas-his-people-801542

[2] Voir https://francais.rt.com/international/49727-moscou-detient-preuves-irrefutables-que-attaque-chimique-ghouta-mise-en-scene et https://fr.sputniknews.com/international/201804131035935022-moscou-attaque-presumee-douma/

[3] Voir http://www.nti.org/gsn/article/powell-blames-himself-iraqi-wmd-speech-un/ Voir aussi https://www.huffingtonpost.com/jonathan-schwarz/colin-powell-wmd-iraq-war_b_2624620.html

[4] Voir https://www.independent.co.uk/news/uk/politics/chilcot-report-inquiry-tony-blair-iraq-war-weapons-of-mass-destruction-evidence-verdict-a7122361.html

[5] Voir l’interview de Peter Ford, l’ancien ambassadeur de Grande-Bretagne en Syrie, https://www.youtube.com/watch?v=3j_Z1f84Ps8

[6] https://www.youtube.com/watch?v=-vwKk4pADCw&app=desktop

[7] Sur les liens de Sachs avec l’appareil d’Etat démocrate, voir le chapitre 1 de Sapir J., Les économistes contre la démocratie, Paris, Albin Michel, 2002.

[8] https://www.history.com/this-day-in-history/eisenhower-warns-of-military-industrial-complex

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-syrie-frappes-a-dingues-par-jacques-sapir/

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*Commentaire relevé sur le site:

« Quand on connaît la cruauté et la brutalité du régime syrien » : bla-bla conformiste. Le pouvoir syrien résiste, et il incarne une nation qui résiste à l’impérialisme.
De toute façon, « Bachar al-Assad a gagné » ; quant à gagner la paix, les Russes notent que c’est au moment où se dessinait un avenir de paix que les agresseurs ont frappé la Syrie.
https://www.rt.com/news/424096-syria-strike-peaceful-future/

Après les diplomates : Haley, Pierce, Delattre, les dirigeants : Trump, May, Macron. Elle s’allonge, la liste des criminels contre la paix.

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«Nous sommes exceptionnels, la Russie non» : Pompeo justifie la pratique US de changement de régime

Le futur chef de la diplomatie américaine a fait une éclatante démonstration du sentiment d'exceptionnalisme qui règne à Washington lors de son audition au Congrès. Sans oublier de s'en prendre à la Russie, pour rassurer les sénateurs.*

ACT POMPEO FAUCON

Choisi par Donald Trump comme prochain secrétaire d'Etat américain à la place de Rex Tillerson, Mike Pompeo passait une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat le 12 avril afin d'être confirmé dans ses fonctions. Pour s'attirer les bonnes grâces des sénateurs, celui que Donald Trump avait nommé à la tête de la CIA à son arrivée au pouvoir s'est lancé dans un exercice visant à les rassurer quant à sa vision géopolitique.

Dans cette optique, rien de mieux que de prendre pour cible la Russie. Mike Pompeo y a mis un soin tout particulier. Décrivant Moscou comme «un danger» pour les Etats-Unis, il a promis de «confronter les Russes dans tous les domaines», qu'ils soient cybernétiques, économiques ou autres. Sans évidemment oublier de mentionner le chef d'Etat russe : «Nous devons nous assurer que Vladimir Poutine ne réussisse pas.»

Pour achever de persuader son auditoire qu'il n'a pas l'intention de rompre avec la politique que suit Washington depuis des décennies, Mike Pompeo s'est employé à expliquer ce qui différenciait les Etats-Unis du reste du monde. Ainsi lorsque Tim Kaine, l'ancien colistier d'Hillary Clinton, lui a posé une question piège, cherchant à savoir si une politique de changement de régime était acceptable de la part d'autres pays que les Etats-Unis, le futur diplomate ne s'est pas démonté.

«[Les Etats-Unis] sont un pays unique, exceptionnel. La Russie est unique mais pas exceptionnelle», a-t-il fait valoir, appuyant sur l'argument phare de Washington pour justifier sa politique internationale. Poursuivant sur sa lancé, Mike Pompeo a expliqué qu'il n'existait pas d'équivalence morale entre ce que pouvait faire les Etats-Unis et la Russie parce que les actions de Washington sont par nature différentes. «Je pense que nous devrions être fier de la façon dont nous nous engageons dans le monde», a-t-il martelé, avant de conclure qu'il voulait que son pays continue «de rester de bon côté de la ligne».

https://francais.rt.com/international/49722-nous-sommes-exceptionnel-pas-russie-pompeo-justifie-politique-us-changement-regime

*Voir aussi:

Choisi par Trump pour diriger sa diplomatie, Mike Pompeo lisse son profil de « faucon » au Sénat

La confirmation au poste de secrétaire d’Etat de l’ancien représentant républicain du Kansas, âgé de 54 ans, qui dirigeait la CIA depuis un an, n’est pas acquise.

Mike Pompeo est en quête d’une majorité au Sénat pour accéder au poste de secrétaire d’Etat des Etats-Unis vacant depuis le limogeage de Rex Tillerson. Son audition par la commission des affaires étrangères, jeudi 12 avril, a cependant montré que ses marges de manœuvres sont étroites.

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Un an plus tôt, lors de la procédure de confirmation au poste de directeur de la CIA qu’il a occupé jusqu’à sa nomination par Donald Trump en mars, l’ancien représentant républicain du Kansas, âgé de 54 ans, avait pu compter sur le soutien de 15 voix démocrates. Tout donne à penser que sa marge sera beaucoup plus réduite cette fois-ci alors qu’un sénateur républicain, Rand Paul (Kentucky) a d’ores et déjà fait savoir qu’il s’opposerait à sa nomination, et qu’un second, John McCain (Arizona), ne pourrait pas prendre part au vote du fait de son état de santé.

Précédé par une réputation de « faucon » nourrie par de nombreuses prises de position contre l’Iran ou la Corée du Nord, Mike Pompeo a répété que « la guerre est toujours et doit toujours être en dernier ressort », en s’appuyant sur son expérience sous les drapeaux, au début de sa carrière.

Proximité incontestée avec le président

Il a tenté de mettre en évidence deux atouts qui ont cruellement manqué à son prédécesseur. Tout d’abord, une proximité incontestée avec le président des Etats-Unis. « Chaque ancien secrétaire d’Etat avec qui j’ai parlé a souligné l’importance de maintenir une relation étroite avec le président. J’ai travaillé à établir ce genre de relation avec le président Trump au cours des quinze derniers mois grâce à des centaines d’heures de briefings », a-t-il expliqué.

Dans une critique implicite envers Rex Tillerson, il a mis en avant une capacité à gérer une structure administrative dont il a fait la preuve, selon lui, à la CIA, alors que le département d’Etat a été affaibli par un exode sans précédent de hauts fonctionnaires démobilisés par son prédécesseur. « Il est primordial de renforcer le meilleur corps diplomatique au monde », a-t-il assuré.

Les sénateurs républicains qui ont plaidé pour sa nomination ont mis ces atouts en avant, tout comme son parcours de major de sa promotion de la prestigieuse académie militaire de West Point, devenu par la suite un homme d’affaires prospère, puis un élu pendant six ans à la Chambre des représentants.

Evasif sur l’Iran et la Corée du Nord

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D’autres, à commencer par le président républicain de la commission, Bob Corker (Tennessee), qui ne cache pas ses critiques vis-à-vis du président, se sont cependant interrogés sur la nature du lien noué avec Donald Trump. Bob Corker lui ainsi a demandé s’il serait capable de « donner des conseils au président qui lui permettent de voir une situation donnée de manière globale » quitte à le contredire, rappelant que le président n’a pas hésité à écarter les conseillers défendant des vues opposées aux siennes. Le vice-président démocrate de la commission Robert Menendez (New Jersey) a souligné l’importance de ce rôle face à une présidence « guidée par les coups de tête et pas par une stratégie ».

Autant l’ancien directeur s’est exprimé de manière claire sur le recours, vanté pendant la campagne par Donald Trump, à la torture, qu’il a jugée « interdite par la loi » ou bien sur la nécessité de la fermeté face à la Russie, autant il s’est montré plus évasif sur les deux sujets qu’il aura à traiter en priorité : le maintien des Etats-Unis dans l’accord sur le nucléaire iranien et le sommet annoncé entre M. Trump et le responsable de la Corée du Nord, Kim Jong-un.

Mansuétude d’élus démocrates

Pressé de questions, Mike Pompeo, qui avait milité activement contre l’accord iranien, a assuré que sa priorité consisterait à combler les lacunes supposées du compromis, et qu’un retrait des Etats-Unis à l’échéance fixée par le président, le 12 mai, ne refermerait pas, selon lui, la voie de la diplomatie.

« S’il s’avère qu’il n’y a aucune chance de l’améliorer, je recommanderai au président de faire de notre mieux avec nos alliés pour trouver un meilleur résultat et un meilleur accord. C’est ça l’objectif », a-t-il assuré, alors que les partenaires européens des Etats-Unis signataires du texte ont exclu toute réécriture, tout comme l’Iran, et prônent au contraire des dispositifs annexes pour répondre aux inquiétudes américaines sur l’influence iranienne au Moyen-Orient, ou sur ses activités balistiques.

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Conscient de la défiance que ses prises de position passées sur l’islam ou sur le mariage homosexuel ont alimentée chez les démocrates, Mike Pompeo a pris soin de rencontrer les deux anciens secrétaires d’Etat de Barack Obama, Hillary Clinton et John Kerry, pour solliciter leurs conseils. Il mise désormais sur la mansuétude d’élus démocrates engagés dans une campagne de réélection délicate dans des Etats républicains, en Virginie-Occidentale ou dans le Dakota du Nord, pour obtenir les voix nécessaires pour pouvoir prendre la tête de la diplomatie américaine.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/04/12/choisi-par-trump-pour-diriger-sa-diplomatie-mike-pompeo-lisse-son-profil-de-faucon-au-senat_5284772_3222.html#lyZZzScJW88dcG4T.99

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samedi 14 avril 2018

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni frappent la Syrie

Dans la nuit du 13 au 14 avril, Washington, Paris et Londres ont mis leurs menaces à exécution et ont mené des frappes contre les autorités syriennes, en représailles à l'attaque chimique présumée dans la Ghouta, que ces pays attribuent à Damas.

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«J'ai ordonné aux forces armées des Etats-Unis de lancer des frappes de précision sur des cibles associées aux capacités du dictateur syrien Bachar al-Assad en matière d'armes chimiques», a déclaré le président américain Donald Trump. «Une opération combinée est désormais en cours avec la France et le Royaume-Uni, nous les remercions tous les deux», a-t-il ajouté. L'état-major français a confié la mission de bombardement à plusieurs chasseurs Rafale, selon une vidéo diffusée par l'Elysée et la ministre des Armées Florence Parly.

Le président français Emmanuel Macron a souligné que les frappes françaises étaient «circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l’emploi d’armes chimiques».

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L'OTAN a déclaré «soutenir» ces frappes.

Les dirigeants de ces trois pays occidentaux justifient leurs frappes par des allégations d'usage d'armes chimiques visant Damas. Ils s'appuient, pour accuser les autorités syriennes, sur l'organisation controversée des Casques blancs, qui avait dénoncé un recours au chlore, ce qui a été immédiatement démenti par les médias publics syriens. Le tout aussi controversé Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) avait pour sa part fait état de dizaines de cas de suffocation, dont certains mortels, sans toutefois se prononcer sur l'emploi ou non d'armes chimiques. Moscou, néanmoins, affirme détenir les «preuves irréfutables» de la mise en scène de cette supposée attaque chimique dans la Ghouta.

Il y a un an, le président américain avait, déjà, fait bombarder en avril 2017 une base de l'armée syrienne en représailles à un incident chimique attribué par les Occidentaux à Damas, à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie.

Trois cibles visées

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De fortes explosions ont été entendues avant l'aube à Damas ce 14 avril, centre du pouvoir du président syrien Bachar el-Assad, survolée par des avions, a constaté une correspondante de l'AFP. Selon le général Joe Dunford, chef d'état-major américain, les forces occidentales ont visé trois cibles liées au programme d'armement chimique syrien, l'une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie. La télévision publique syrienne a de son côté rapporté des informations selon lesquelles un centre de recherches dans le quartier de Barzé, dans le nord-est de Damas, avait été visé.

La télévision publique rapporte en outre que la défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française».

Damas dénonce une «violation flagrante» du droit international

Le gouvernement syrien a dénoncé une «violation flagrante» du droit international : «L'agression tripartite contre la Syrie est une violation flagrante du droit international [...] et elle sera vouée à l'échec», a rapporté l'agence officielle Sana.

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Ces frappes occidentales contre la Syrie interviennent «au moment où elle avait une chance d'avoir un avenir pacifique», a de son côté déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. «Un coup a été porté contre la capitale d'un Etat souverain qui a tenté pendant de nombreuses années de survivre au milieu d'une agression terroriste», a-t-elle écrit sur Facebook.

Moscou a en outre fait savoir qu'aucune des frappes n'avait eu lieu près des bases russes en Syrie.

https://francais.rt.com/international/49756-etats-unis-france-royaume-uni-frappent-syrie

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Honte à Macron et à ses complices oligarchiques et médiatiques pour engager la France dans une opération de guerre au service d'intérêts géopolitiques étrangers, ajoutant le crime au déshonneur!    P.G.

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Quelques citations contre la Guerre…

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Dans ce sombre climat, je vous propose quelques citations contre la guerre – au format “réseaux sociaux” pour une meilleure diffusion.

N’hésitez pas à les enrichir en commentaire avec les vôtres.

« L’intelligence défend la paix. L’intelligence a horreur de la guerre. » [Paul Vaillant-Couturier]

« L’humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l’humanité. » [John Fitzgerald Kennedy]

« On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre. » [Jean Jaurès]

« La guerre apprend à tout perdre, et à devenir ce qu’on n’était pas. » [Albert Camus]

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.» [Albert Einstein]

« Ceux qui aiment la paix doivent apprendre à s’organiser aussi efficacement que ceux qui aiment la guerre. » [Martin Luther King]

Rappel :

« Les Membres de l’Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger. [Ils] s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. » [Charte des Nations-Unies, art. 2]

https://www.les-crises.fr/quelques-citations-contre-la-guerre/

Les médias américains exigent une agression à grande échelle contre la Syrie

TRIBUNE LIBRE / par James Cogan

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Une bonne partie des médias américains et internationaux exigent que l’Administration Trump fasse suivre sa rhétorique d’actes et lance une offensive militaire massive contre le gouvernement syrien de Bachar al-Assad soutenu par la Russie. L’irresponsabilité de cette agitation éditoriale est soulignée par le fait que ces appels à « l’action » sont indifférents à la possibilité qu’une attaque contre la Syrie puisse provoquer une guerre avec la Russie dotée d’armes nucléaires.

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Un échantillon de titres montre l’état d’esprit qui anime la presse de l’establishment américain. « Quelques missiles de croisière de Trump n’arrêteront pas les crimes de guerre de la Syrie » (Washington Post) ; « Pour une deuxième frappe sur la Syrie, Trump devra utiliser les grands moyens » (Foreign Policy) ; « En Syrie, Trump confronté aux limites de la fanfaronade » (New York Times).

Le prétexte pour que l’Administration Trump ordonne une escalade majeure des opérations militaires américaines en Syrie est l’allégation non vérifiée et douteuse que l’armée syrienne a utilisé des armes chimiques lors d’une attaque le week-end dernier contre la ville rebelle de Douma. Des images filmées par des forces antigouvernementales — que certains médias se sont vus obligés de republier avec l’avertissement qu’ils ne pouvaient en vérifier l’authenticité — prétendent montrer des enfants souffrant des effets d’une arme à base de chlore.

Le gouvernement d’Assad et la Russie, qui compte des milliers de militaires sur le terrain soutenant les forces syriennes, nient avec véhémence ces accusations. Ils ont souligné les problèmes évidents : de quelque point de vue que ce soit, l’utilisation d’armes chimiques serait à la fois militairement inutile et stratégiquement préjudiciable à leurs intérêts. Les forces islamistes soutenues par les États-Unis avaient été complètement déroutées et ont depuis livré Douma.

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Le seul bénéficiaire de l’attaque chimique présumée, comme cela a été démontré tout au long de la semaine, sont les fractions des classes dirigeantes américaine, européenne et internationale qui veulent empêcher la défaite totale des « rebelles » et utiliser le soutien de Moscou au gouvernement Assad comme moyen d’intensifier les préparatifs de guerre contre la Russie même.

En avril 2017, l’Administration Trump avait répondu à des allégations, réfutées par la suite et selon lesquelles le gouvernement syrien aurait utilisé des armes chimiques, en tirant 59 missiles de croisière sur une base aérienne où l’on savait que du personnel russe opérait. Trump s’est ensuite vanté d’avoir informé le président chinois, Xi Jinping, d’une attaque qui aurait pu déclencher une guerre nucléaire alors qu’ils mangeaient ensemble un gâteau au chocolat dans son manoir de Floride.

Un an plus tard, Trump publie des « tweets » belliqueux et des déclarations répondant aux dernières allégations non moins frauduleuses de gaz toxique, promettant que le gouvernement syrien paierait un « grand prix » et accusant l’Iran et la Russie de complicité dans l’attaque chimique présumée. Aux Nations Unies, l’ambassadrice américaine Nikki Haley a promis que les États-Unis « répondront », indépendamment de tout veto à l’ONU par la Russie et la Chine contre une action militaire.

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Le New York Times et le Washington Post, et à travers eux l’appareil de renseignement militaire et le Parti démocrate pour lesquels ils écrivent, ont envoyé un message clair à Trump qu’une attaque limitée comme celle de 2017 serait dénoncée comme une chose pire qu’inutile. Ils ne demandent rien moins que le renversement du régime d’Assad et, si nécessaire, l’utilisation de la force militaire contre les forces russes et iraniennes en Syrie.

Le 11 avril, le Washington Post déclarait : « La réalité à laquelle M. Trump n’a pas encore fait face est que, tant que le dictateur qu’il a appelé « l’animal Assad » reste en place, les guerres syriennes vont continuer ».

L’éditorial du Times disait: « Pour réitérer : pour avoir une chance de succès, toute action de représailles internationale doit faire partie d’une stratégie diplomatique cohérente pour stabiliser la Syrie et mettre en place un règlement politique… Le conflit a permis à la Russie, à l’Iran, à la Turquie et à l’État islamique, aujourd’hui dégradé par une coalition dirigée par les Américains, de reprendre pied en Syrie ».

Le magazine Foreign Policy, après avoir entériné une attaque massive soulevait, indifférent, cette question : « Qu’une telle opération à grande échelle amène les États-Unis à une confrontation avec le principal mécène d’Assad, la Russie, est moins clair. La réponse dépend en partie de la sévérité de l’action militaire américaine… »

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Les moyens militaires pour mener une « opération à grande échelle » sont déjà en place au Moyen-Orient, en raison des 25 années d’intrigues et de guerres impérialistes menées par les États-Unis à travers la région. Une vaste gamme d’avions américains est déployée en Irak et dans les États du Golfe. Des navires de guerre et des sous-marins américains, français et britanniques armés de missiles de croisière sont déployés en Méditerranée orientale.

Le gouvernement Macron en France et le gouvernement May en Grande-Bretagne ont indiqué qu’ils étaient prêts à s’engager dans une « coalition des volontaires » réorganisée et à participer à ce qui pourrait dégénérer en une guerre avec la Russie et l’Iran. La monarchie saoudienne, armée jusqu’aux dents par l’impérialisme américain a indiqué qu’elle participerait à une action militaire en Syrie et, implicitement, à un conflit régional plus large. Israël, le principal État client des États-Unis dans la région, soupçonné d’avoir lancé lundi une attaque de missiles sur une base aérienne syrienne, serait aussi inévitablement impliqué.

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Un porte-parole du Département américain de la Défense, Éric Pahon, a déclaré à Foreign Policy : « Nous sommes en train de tout remettre à plat, mais, finalement, c’est la décision du Président. Il a beaucoup d’options qu’il peut prendre, et toutes ne sont pas militaires ».

Le message véhiculé dans les médias américains, cependant, est que si Trump choisit une option non militaire, son administration déjà assiégée fera face à une attaque encore plus féroce de la part de ses adversaires. Seule la guerre les satisfera.

À court terme, un objectif clé est d’assurer la domination américaine sur le Moyen-Orient. À plus long terme, il y a le calcul acharné et irresponsable de paralyser et finalement de faire tomber le gouvernement russe du président Vladimir Poutine.

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Face à la déconfiture des assertions que Moscou aurait tenté d’empoisonner l’agent double Sergueï Skripal avec un agent neurotoxique, les éléments de la classe dirigeante cherchant la confrontation avec la Russie ont utilisé les forces par procuration de l’impérialisme en Syrie pour lancer une nouvelle provocation.

Un autre facteur dans les provocations visant à attiser les tensions avec la Russie est le désespoir avec lequel la classe dirigeante tente de détourner et de réprimer le mouvement croissant des travailleurs pour des salaires, des emplois sûrs et des conditions sociales décentes.

Comme le soulignait mardi la perspective du « World Socialist Web Site » : « Au milieu d’une vague d’agitation syndicale aux États-Unis et en Europe et de crises politiques internes aiguës, les élites dirigeantes voient non seulement dans la guerre un moyen d’inverser une série de revers géopolitiques au Moyen-Orient, mais aussi celui de réprimer l’opposition politique ».

Dans les conditions d’un conflit militaire majeur, les grèves et les manifestations pour les droits sociaux et démocratiques des travailleurs seront inévitablement dénoncées comme « apportant de l’aide à l’ennemi »

source:https://www.wsws.org/fr/articles/2018/04/12/atsy-a12.html

https://reseauinternational.net/les-medias-americains-exigent-une-agression-a-grande-echelle-contre-la-syrie/

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Ces Français qui veulent faire assassiner Bachar El Assad

Olivier Lepick, présenté comme docteur en Histoire et Politiques Internationales de l’Institut des Hautes Études Internationales de Genève (Université de Genève), chercheur associé à la FDS (Fondation pour la Recherche Stratégique) (Paris), spécialiste des armes chimiques et biologiques, répondait à quelques questions, lundi 9 avril 2018, à France Info.

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Parmi les questions qui lui sont posées, en voici une : « Les événements à Douma sont-ils du même [type que] l’attaque du 4 avril 2017 dans le village de Khan Cheikhoun au sud de la région d’Idleb ? »

[France-info, Syrie, “Les tableaux cliniques des victimes sont accablants, il est incontestable qu’il s’agit d’une attaque chimique”, 9 avril 2018. Note FP : La correction entre crochets est de mon fait.] https://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/attaque-chimique-en-syrie/syrie-les-tableaux-cliniques-des-victimes-sont-accablants-il-est-incontestable-qu-il-s-agit-d-une-attaquechimique_2697212.html

  1. L. : « Les tableaux cliniques des victimes sont accablants. C’est probablement un mélange de chlore et d’un organophosphoré, probablement également du sarin. Il n’y a aucun doute sur la nature chimique de cette attaque. Il est incontestable qu’il s’agit d’une attaque chimique. C’est quelque chose qui ressemble exactement à ce qu’on a vécu à de nombreuses reprises sur le théâtre syrien, il y a un an, en août 2013 également dans la banlieue de Damas. C’est une nouvelle violation des conventions internationales et un nouvel acte de barbarie de la part d’un régime qui mène une guerre d’annihilation et d’extermination contre sa population. »
  2. Lepick accuse « le régime syrien » d’avoir lancé une attaque chimique. Mais où sont les preuves de son accusation ? Suite à l’attaque de Khan Cheikhoun, des enquêtes ont été demandées à l’ONU et le gouvernement syrien les a appelées de tous ses vœux. Résultat de ces enquêtes ? RAS (Rien à signaler).

Autre question : « Cela fait longtemps que l’arme chimique est utilisée, malgré les avertissements des occidentaux. Qu’en pensez-vous ? »

O.L. : « La véritable ligne rouge de ce conflit est l’utilisation répétée d’armes chimiques. Ce n’est pas du tout cette ligne rouge qu’on a mis face à Bachar al-Assad en lui disant qu’il essuierait des conséquences importantes s’il utilisait l’arme chimique. Puisqu’on le voit bien, à part quelques tirs de missiles sur une base abandonnée, il ne s’est rien passé. » [Idem.] « Il ne s’est rien passé » : c’est-à-dire ?

Encore une question : « Emmanuel Macron et Donald Trump ont promis une réponse forte et commune. Est-ce une bonne chose ? »

O.L. : « Il semble que l’Élysée et Washington soient décidés à agir de manière importante. Si l’Occident ne décide pas de frappes contre les hiérarques du régime, contre Bachar El Assad, lui même physiquement, des frappes sur des infrastructures syriennes ne serviront à rien. Il faut mettre une limite très forte. Je pense que viser les hiérarques du régime et Bachar al-Assad c’est la seule solution pour tenter de stopper cette escalade dans la barbarie. J’espère que cette attaque ne restera pas sans réponse. »

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Ce merdeux, se souvient-il de ce qui s’est passé en Libye ? Le pays se trouve dorénavant plongé dans le chaos. Le peuple libyen se souviendra, lui, longtemps de la protection de la France, de la Grande-Bretagne et des États-Unis et de leurs bombes lâchées, de jour comme de nuit, de nuit comme de jour, sur ses maisons, sur ses enfants… Il se souviendra longtemps du lynchage et de l’assassinat du Guide révolutionnaire Muammar Gaddhafi. Il se souviendra longtemps du désespoir produit par les bombes protectrices, de la torture et de l’esclavage réapparus après l’époque révolutionnaire (1969-2011), de la Mer Méditerranée transformée en une immense tombe.

Olivier Lepick, peut-il lancer un appel au meurtre dans les médias, sans que personne ne bronche ? Il lance un appel à la destruction physique d’un Président élu, des membres d’un gouvernement légitime ! Et par deux fois. Donc, nulle ambiguïté. De quel pays, Olivier Lepick, est-il le porte-parole ? L’appel au meurtre, ne tombe-t-il pas sous le coup de la loi française ?

L’article 23 du Code pénal ne pourrait-il pas le concerner ?

« Seront punis comme complices d’une action qualifiée crime ou délit ceux qui, soit par des discours, cris ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics, soit par des écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans des lieux ou réunions publics, soit par des placards ou des affiches exposés au regard du public, soit par tout moyen de communication au public par voie électronique, auront directement provoqué l’auteur ou les auteurs à commettre ladite action, si la provocation a été suivie d’effet

Cette disposition sera également applicable lorsque la provocation n’aura été suivie que d’une tentative de crime prévue à l’article 2 du code pénal. » [Répertoire législatif III, Paragraphe 1er : Provocation aux crimes et délits, Article 23 Modifié par Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 art. 2 II

(JORF (Journal Officiel de la République Française) 22 juin 2004).]

http://www.lexinter.net/lois/provocation_aux_crimes_et_delits.htm

Ces appels aux meurtres contre Bachar El Assad renvoient à ce qui était visé à travers l’assassinat de Muammar Gaddhafi : la Libye révolutionnaire. Pour plus d’informations :

https://unefrancearefaire.com/2018/01/17/la-libye-revolutionnaire-dans-le-monde-1969-2011/ https://unefrancearefaire.com/2016/08/23/la-guerre-coloniale-et-la-contre-revolution-en-libyemars-2011-octobre-2013/

Françoise Petitdemange

https://reseauinternational.net/ces-francais-qui-veulent-faire-assassiner-bachar-el-assad/#jOpIczBT98qmuSfA.99

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Projet de Résolution Russe sur la Goutha: un vote à l’ONU qui en dit long

TRIBUNE LIBRE / par Dominique DELAWARDE

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Le vote du conseil de sécurité de l’ONU du 10 avril sur l’un des deux projets de résolution russe prévoyant l’envoi de spécialistes de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) dans la ville syrienne de Douma, en vue d’enquêter sur les allégations d’attaque chimique portées par les occidentaux sur la base de témoignages émanant des très controversés «casques blancs», nous apporte quelques enseignements.

Le vote du camp occidental qui s’oppose, par principe, à toute initiative russe au conseil de sécurité, s’est trouvé réduit à 4 pays sur les 15 du conseil de sécurité : (USA, UK, France et Pologne). C’est peu pour soutenir la «manœuvre occidentale» fondée sur un nouveau montage «hautement probable» d’une vraie fausse attaque au gaz qui émanerait «des colonnes infernales de Bachar El Assad».

Chacun peut comprendre bien sûr que les USA, le Royaume Uni et la France, trois pays sous très forte influence de leur lobby pro-israélien nationaux et de leur petite élite néoconservatrice pro-Israël dont la collusion transnationale n’est plus à démontrer, votent pour éviter la découverte de leurs machinations et votent aussi pour tenter de sauver leurs alliés «terroristes modérés» et de ralentir les succès de l’armée syrienne dans la libération de son pays.

RFL

Soyons clair : il s’agit, pour nos trois «larrons», d’affaiblir par des frappes militaires faussement justifiées le régime en place et de favoriser un démembrement de la Syrie et un affaiblissement de l’Iran au profit d’Israël.

6 pays membres du conseil de sécurité se sont abstenus…… de soutenir le clan occidental dans son vote d’opposition aux Russes.  Ces abstentions ne sont pas anodines si l’on veut bien considérer les pressions considérables exercées sur ces pays peu puissants par le trio que certains qualifient volontiers d’infernal: USA, UK, France. Ces pays qui se sont abstenus, avec un certain courage, sont les suivants: Côte d’Ivoire, Guinée équatoriale, Koweït, Pays Bas, Suède et Pérou. Ils ont, malgré les pressions, exprimé leur doute sur le bien fondé des positions de la «coalition occidentale» sur la Syrie en ne les soutenant pas.

5 pays ont voté pour la proposition russe: Chine et Russie, bien sûr, mais aussi Bolivie, Éthiopie et Kazakhstan. Rien d’étonnant non plus puisqu’il s’agit des soutiens traditionnels des positions russes au conseil de sécurité.

Certes, la proposition russe n’a pas été retenue, mais le décryptage des votes n’a pas été sans intérêt. A la décharge de nos «partenaires» britanniques, le journal The Times nous apprend  que lors d’une conversation téléphonique entre la Maison-Blanche et le 10 Downing Street, la dirigeante britannique Theresa May aurait déclaré à Donald Trump que son pays avait besoin de plus de preuves d’une attaque chimique présumée dans la ville syrienne de Douma avant de se joindre à une éventuelle frappe sur la Syrie. Tiens donc! Le gouvernement britannique deviendrait prudent après l’affaire Skripal traitée à la va vite et sans la moindre preuve ?

Ce qui est également réconfortant, c’est de lire les très nombreux commentaires des internautes sur cette affaire d’attaque au gaz dans les médias mainstream.

Exemple ? http://www.lefigaro.fr/international/2018/04/10/01003-20180410ARTFIG00303-armes-chimiques-en-syrie-nouveau-vote-ce-soir-a-l-onu.php

Cela montre, s’il en était besoin, qu’une forte majorité des citoyens de ce pays qui ont un cerveau et qui savent encore s’en servir ne sont pas dupes et ne croient ni les proclamations gouvernementales ni les médias dans cette affaire syrienne.

Wait and See…..

Dominique DELAWARDE

https://reseauinternational.net/projet-de-resolution-russe-sur-la-goutha-un-vote-a-lonu-qui-en-dit-long/#Y1SibZcb46HYAVPf.99

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