Un premier sondage IFOP avait donné 1% d’intentions de vote à François Asselineau pour l’élection présidentielle de 2017

Quels enseignements peut-on en tirer ?

Tout d’abord, c’est la première fois que François Asselineau figure dans un sondage présidentiel, à quelque huit mois de l’échéance, parmi un certain nombre d’hypothèses testées. C’est en soi un point très positif. Un point d’autant plus positif qu’il est la seule personnalité nouvelle testée dans cette hypothèse de la page 28 du document Ifop. Tous les autres candidats sont connus, et même archi-connus.

C’est la preuve que, même si tous les grands médias font mine de nous ignorer, leurs journalistes politiques nous suivent avec attention, de même que les instituts de sondage.

Nous en sommes encore au stade où la plupart d’entre eux tentent de se persuader que François Asselineau ne parviendra pas à recueillir les 500 parrainages nécessaires. Du reste, les rédactions en chef des grands médias font plus que jamais silence sur notre existence, probablement de peur de faciliter l’obtention de ces fameux parrainages. Preuve en est d’ailleurs qu’aucun des médias associés à ce sondage n’a fait état de l’hypothèse testée sur François Asselineau.

Quoi qu’il en soit, l’Ifop a donc brisé un tabou en évaluant l’impact qu’aurait la présence du président fondateur de l’UPR à ce moment décisif de la politique nationale.

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Notons ensuite que cette estimation de 1% de suffrages correspond en gros aux résultats de l’UPR aux dernières élections régionales du 6 décembre 2015. Cela laisse à penser qu’à cet « instant T », le sondage reflétait à peu de choses près la réalité.

Ce score de 1% est identique à celui attribué à Nathalie Arthaud, ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2012, et qui bénéficie de ce fait d’une notoriété nationale sans commune mesure avec celle de François Asselineau.

Ce score de 1% donné par ce tout premier sondage reste bien entendu un score modeste. Mais il est néanmoins remarquable si l’on tient compte de la totale occultation médiatique qui nous est opposée. Il suffit d’y réfléchir une seconde : comment une écrasante majorité des électeurs pourraient-ils déclarer vouloir voter pour un candidat qu’ils ne connaissent pas, dont ils n’ont jamais vu le visage, ni entendu parler sur aucun des grands médias français ?

On rappellera par exemple ici que, pour les seules émissions « matinales » (tranche 07h00-09h00 extrêmement écoutée) sur les 10 plus grandes chaînes de télévision et de radio françaises, Nicolas Dupont-Aignan est passé dans 49 matinales au cours de l’année 2015, tandis que François Asselineau est passé… 0 fois !
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Pourtant, au même moment DLF est passé de 3,82% des suffrages nationaux aux européennes du 25 mai 2014 à 3,81% aux régionales du 6 décembre 2015, tandis que l’UPR est passée de 0,41% des mêmes suffrages aux européennes à 0,89% aux régionales. Notons que cette évolution laisse sceptique quant à la faculté de Nicolas Dupont-Aignan de rassembler 5% à la prochaine présidentielle, comme l’indique ce sondage, bien qu’il bénéficie d’une excellente couverture médiatique et qu’il a une très bonne notoriété nationale du fait de sa candidature de 2012.

Or l’UPR a récolté 23,1% du nombre de voix de DLF aux élections régionales, en ayant eu droit à 0% du nombre de passages de M. Dupont-Aignan aux matinales sur l’année 2015. Au prorata des voix obtenues, François Asselineau aurait pourtant dû être invité 49 x 23,1% = 11 ou 12 fois, soit 1 fois par mois pendant toute l’année 2015 sur une matinale d’un des très grands médias français !

On imagine donc ce que deviendra le score électoral de François Asselineau si, au lieu d’être quasi-exclusivement cantonné à Internet et à des radios de la bande FM, il bénéficie d’un traitement démocratique tout simplement normal, juste et équitable. C’est l’un des enjeux majeurs de notre participation à l’élection présidentielle.

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Précisons par ailleurs que ce sondage a été réalisé avant le 23 juin 2016. C’est-à-dire avant le référendum britannique sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Depuis lors, le panorama a sensiblement évolué. La victoire du Brexit, suivie de l’hystérie anti-démocratique des européistes, puis du constat que les prophéties apocalyptiques prédites par les européistes ne se réalisaient pas du tout, tout cela a ruiné de nombreux arguments habituels des pro-UE.

Un mois et demi après le référendum, des millions de Français ont maintenant sous les yeux la preuve que sortir de l’Union européenne n’a aucun rapport avec le fait d’être d’extrême-droite, ne revient absolument pas à se couper du monde, et est parfaitement possible à réaliser, de façon démocratique et sereine. Exactement ce qu’a toujours dit l’UPR !

En d’autres termes, il est vraisemblable que, si le sondage de l’Ifop qui date de la mi-juin était réalisé aujourd’hui, il nous donnerait un résultat supérieur.

C’est en tout cas ce que l’on peut légitimement inférer de la poussée, consécutive au Brexit, qu’a connue l’UPR, en termes d’adhésions, comme de notoriété – nationale mais aussi internationale. Depuis le 24 juin à 0h00 jusqu’à ce 5 août à 22h00 – c’est à dire en 6 semaines – l’UPR a enregistré 464 nouvelles adhésions, soit un rythme moyen supérieur à 11 nouveaux adhérents par jour !

Ainsi, alors que les retombées positives du Brexit sur la dynamique de notre mouvement n’ont pas été prises en compte dans ce sondage vieux de 2 mois, et que la campagne pour l’élection présidentielle de 2017 n’a pas encore commencé, tout donne à penser que nous allons nous inscrire d’une façon inattendue dans le décor politique de 2017.

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Ce qu’enseigne par ailleurs ce sondage, c’est que, même s’ils ne croient plus en l’alternative, les Français croient – malheureusement encore bien trop – en l’alternance.

François Hollande fait bien pâle figure dans ce sondage, même si le score de 15% que lui attribue l’Ifop paraît encore surestimé par rapport au rejet massif et quasi-unanime du chef de l’Etat que tout un chacun peut entendre quotidiennement autour de soi. Obtenir 15% des voix pour un président sortant, ce serait quand même du jamais vu, et ce serait comparable au score annoncé pour Jean-Luc Mélenchon (14%).

En revanche, l’Ifop accorde 36% d’intentions de vote à Alain Juppé, donné meneur du premier tour des présidentielles. Et cela, alors même que le projet politique de l’ancien Premier ministre condamné par la justice ne diffère à peu près en rien de celui de François Hollande… si ce n’est que pour aller plus loin encore dans presque toutes les mesures prises par le président actuel que les Français rejettent avec fureur !

Par ailleurs, dans l’hypothèse d’une confrontation, au second tour, entre Marine Le Pen et Alain Juppé, la première passerait de 28% d’intentions de vote au premier tour, à 33% au second tour (+ 5 points), tandis qu’Alain Juppé passerait de 36 à 67% (+31 points).

Ce résultat confirme – pour la énième fois – que, malgré leur rejet massif du PS et de LR, les Français ne sont et ne seront jamais prêts à voter majoritairement pour le FN.

Comme le démontre l’UPR depuis sa création – sans jamais avoir été contredite par les faits – le FN est bel et bien la roue du secours du système. Sans le FN, il y aurait belle lurette que l’oligarchie euro-atlantiste aurait dû céder le pouvoir, qu’elle exerce insidieusement en portant tour à tour aux responsabilités le PS/EELV puis l’UMP/LR/UDI, grâce à la promotion médiatique vicieuse de l’épouvantail FN depuis un tiers de siècle.

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Conclusion
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Les enseignements majeurs de ce sondage de l’Ifop de juin 2016, sont donc :

a)- que la candidature de François Asselineau à l’élection présidentielle est, pour la première fois, envisagée sérieusement par un grand institut de sondage. C’est d’ailleurs la seule personnalité nouvelle de ce panel de la page 28.

b)- que le score de 1% qui lui est attribué est certes modeste, mais est néanmoins remarquable compte tenu du silence absolu que les grands médias du pays lui opposent.

c)- que le blocage de la situation politique restera complet si l’on en reste aux candidats actuellement ultra-médiatisés.

Pour parler clair, si les Français continuent à croire ce que leur assurent les grands médias, à savoir qu’ils n’auraient pas d’autre choix qu’entre François Hollande (ou Manuel Valls), Alain Juppé (ou Nicolas Sarkozy), Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, eh bien l’affaire est entendue : ce sera Juppé ou Sarkozy le prochain président. Et le gagnant pourra adresser une fois encore un grand merci au candidat du FN.

Pour qui a du flair politique, ce sondage montre que, si François Asselineau parvient bien à obtenir les 500 parrainages – et donc la notoriété nationale qui lui est actuellement férocement refusée par les grands médias du système – il a des chances solides de constituer l’une des surprises de l’élection présidentielle de 2017.

Équipe de rédaction de l’UPR
(Antoine Silvestre)
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Source : cf. page 28 du document
http://www.ifop.com/media/poll/3432-1-study_file.pdf