lundi 11 juin 2018

Brèves d'antipresse

BREVES ANTIPRESSE

FRANCE | Tir à vue sur Dassault

Il y a milliardaire et milliardaire, souligne Philippe Migault dans un bel hommage à l’industriel Serge Dassault qui vient de décéder. Il était de bon ton dans l’intelligentsia française de se moquer du fils de Marcel et de minimiser les réussites de sa prestigieuse entreprise. Le contraste avec la sympathie du même milieu pour un autre milliardaire juif, George Soros, est saisissant. Pourquoi cette iniquité?

«Il avait été interné à la sinistre prison de Montluc, puis au camp de Drancy par les nazis, tandis que son père était déporté à Buchenwald. Mais curieusement on n’a pas entendu une seule des grandes voix de gauche, si promptes à évoquer les heures sombres, rappeler à la décence ceux qui ont continué à mettre Serge Dassault au pilori alors qu’il était décédé. Il y a apparemment des juifs et des milliardaires qui méritent d’être défendus et d’autres qu’on peut livrer à la vindicte, même post-mortem.»

Serait-ce parce que Dassault incarnait «une certaine France», celle qu’on est pressé de voir disparaître?

«Par ses positions volontiers gaulliennes, par le groupe qui portait son nom, il incarnait cette persistance des vieux Etats-nation. Il incarnait cette France, cette excellence française, qui ne veut pas mourir. Cette France qui, tout en vendant ses avions d’affaire comme des petits pains aux Etats-Unis, ne plie pas le genou devant Washington et soutient ses intérêts face à Boeing et à Lockheed-Martin. Cette France qui non seulement continue à poursuivre un idéal de grandeur, mais ne bat pas sa coulpe, s’estime en mesure de poursuivre seule des objectifs élevés et ne doute pas d’elle. Cette France qui, tournant le dos à l’Europe lorsqu’elle estime que ses intérêts le justifient, démontre non seulement qu’elle est capable de rester, seule, au plus haut niveau, mais aussi qu’elle fait mieux, seule, que les Européens ensemble.»

Source: Stratpol.

http://log.antipresse.net/post/france-tir-a-vue-sur-dassault?mc_cid=99a44bf359&mc_eid=3a5e263339

MOLDAVIE | Un scénario de bande dessinée!

Pour les aspirants de West Point, il fallait faire simple. Comment leur expliquer les raisons qu’ils auraient de se battre dans une terre lointaine, dont ils ignorent probablement jusqu’à l’existence?

Par des comics, voyons! Avec des crayons et de la couleur, on résume la situation. En blanc, la Moldavie qui se réunifie avec la Roumanie après des années de «négociations». En rose orangé, le territoire de la Roumanie où sont massés les gentils tanks américains. En vert, les méchants tanks russes attendent sur sol ukrainien (!), pour intervenir et empêcher cette réunification. Bref, la fake news comme instruction stratégique!

Pour simplifier, la Transnistrie, pays russophone indépendant, coincé entre la Moldavie et l’Ukraine, a passé à la trappe. En 1992, elle avait fait sécession de la Moldavie pour éviter d’être englobée dans une grande Roumanie. Autre détail qui a son importance, la partie sud de la Bessarabie qui borde la mer Noire et qui appartient à l’Ukraine (en jaune sur la carte), est devenue terre roumaine. Il n’est pas précisé si c’est avec l’accord de l’Ukraine.

Il y a un peu de vrai dans ce scénario qui pourrait être le prélude à de grandes manoeuvres. Le 25 mars dernier, les unionistes manifestaient en nombre à Chisinau, capitale de la Moldavie, pour fêter le centenaire du rattachement à la Roumanie de la Bessarabie, qui jusqu’en 1918 était une marche de l’Empire russe. Mais le rêve d’appartenir à une grande Roumanie n’est pas celui d’une majorité de Moldaves. Depuis 2016, leur nouveau président, Igor Dodon, s’est engagé à chercher une voie indépendante et neutre entre l’Union européenne et l’Union eurasiatique.

Il n’est pas exclu qu’il trouve un jour des tanks amis sur son chemin.

Source: Sputnik Moldavie.

http://log.antipresse.net/post/moldavie-un-scenario-de-bande-dessinee?mc_cid=99a44bf359&mc_eid=3a5e263339

DELIRE | Google véganise ses emojis

Dans un tweet du 6 juin, la cheffe du design des emojis chez Google annonce une révolution culturelle dans la prochaine édition d’Android:

«On parle beaucoup d’inclusion et de diversité au sein de Google, alors si vous voulez encore une preuve qui montre que c’est une priorité pour Google, je vous inviter à tourner votre attention vers l’émoji salade — nous avons retiré l’œuf dans Android P beta 2, pour que cela soit une salade vegan plus inclusive.»

Belle évolution: au début de l’internet, on traquait les emojis à croix gammée. En 2018, c’est la chasse à l’œuf! Au nom de la «salade plus inclusive»!

Mais cela ne témoignerait-il pas d’une volonté d’exclusion des non-vegans et des carnivores? La twittosphère est en ébullition autour de ce débat fondamental.

http://log.antipresse.net/post/delire-google-veganise-ses-emojis?mc_cid=99a44bf359&mc_eid=3a5e263339

USA | La fraternité par les bombes

La porte-parole du Département d’Etat, Heather Nauert, a une conception décidément très ouverte de la fraternité des peuples. Le 5 juin, commentant l’état actuel des relations américano-allemandes, elle a déclaré:

«Nous avons des relations très étroites avec le gouvernement allemand. Si l’on regarde dans les histoires, c’est le 71e anniversaire du discours annonçant le Plan Marshall. Demain, c’est l’anniversaire de D-Day (le débarquement de Normandie). Nous avons de toute évidence une longue histoire avec le gouvernement de l’Allemagne, et nous avons de forts liens avec le gouvernement d’Allemagne.»

CQFD: qui aime bien, châtie bien!

http://log.antipresse.net/link/usa-la-fraternite-par-les-bombes?mc_cid=99a44bf359&mc_eid=3a5e263339

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Vidéos du jour

VIDS NATACHA SIGE PENSEUR SAUVAGE

Réponse à Tatiana Ventôse (le Frexit, et après ?)

Notre ami "Penseur sauvage" répond à une "youtubeuse" qui affirmait que l'UPR n'avait pas de programme, en dehors de la triple sortie.

https://www.youtube.com/watch?v=7OXavqICbtM&feature=share&app=desktop

 

Vincent Lapierre à l'UPR – ouille !

Il a raison au moins sur un point: l'intervention des "représentants du BN" est très peu professionnelle et donne une image désatreuse de l'UPR. Ce qu'il ne dit pas, c'est que le groupe "Egalité & Réconciliation" a insulté ouvertement François Asselineau par la voix de son président Alain Soral. Difficile dans ces conditions de se présenter comme un média bienveillant, même s'il est vrai que Vincent Lapierre n'est pas Soral, et que son travail est connu pour être plutôt honnête, quoiqu'on pense de l'orientation idéologique d'E&R.  Avant de se poser en victime de la "liberté d'expression", il devrait comprendre que les réactions intempestives de son patron peuvent provoquer des gênes, voire de l'hostilité!

Mais il est vrai qu'il y a la manière, comme on dit. De même pour ces militants qui s'enflamment sur les réseaux sociaux, donnant une image sectaire de notre parti: on doit pouvoir expliquer ses positions avec courtoisie et respect, franchise et fermeté, en respectant ses interlocuteurs. A plus forte raison quand on est responsable. A leur décharge, rappelons que nos militants ne sont pas des professionnels de la politique et que les gens ne se bousculent pas pour prendre des responsabilités. Facile ensuite de critiquer. Bref, il faudra faire mieux la prochaine fois, en terme de communication. Nous en parlerons sans doute lors de notre prochain conseil national, qui se tient le 16 juin, ça tombe bien.   P.G.

https://www.youtube.com/watch?v=5pvEWXMXmek

REPORTAGE VINCENT LAPIERRE 3

L'UPR - Les Reportages de Vincent Lapierre

https://www.youtube.com/watch?v=p9sjlhtJr2Q

 

 

Plus sérieusement, une vidéo dans laquelle Natacha Polony met les pieds dans le plat sur la question du rapport des Allemands à l'euro.

POLONY SANS FILTRE

N. Polony - L’Allemagne prépare la sortie de l'Euro ?

https://www.youtube.com/watch?v=FQDnlPnyjng

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

dimanche 10 juin 2018

Bons ou mauvais médias : des députés veulent "labelliser" la presse !

Dans les deux propositions de loi contre la manipulation de l'information, discutées ce jeudi 7 juin au Parlement, plusieurs amendements proposent une "labellisation" ou "certification" des médias par l'Etat. Entre excès de zèle et amateurisme, certains députés semblent bien décidés à apposer un sigle sur les sites Internet français...

ACT FRANCE EN MARCHE LOI

"Information 100% certifiée par l'Etat français". L'éventualité de ce label vous interroge, où vous met carrément mal-à-l'aise ? L'énoncé est évidemment provocateur, mais il semble que les parlementaires LREM et MoDem souhaitent souscrire à une formule de ce type. Car la loi contre les fausses informations, examinée à partir de ce jeudi au Parlement, est truffée d'amendements prônant la "labellisation" ou la "certification" des sources d'informations. Comme lorsqu'un label est présent pour indiquer la provenance d'un fromage, les députés souhaiteraient pouvoir doter les sites Internet et autres organes de presse d'un sigle permettant leur identification. Faire la part des choses, en somme, entre les sites d'informations fiables, qui diffusent de vraies infos, et les autres. Selon certains députés, ce label devrait être distribué par rien de moins… que l'Etat lui-même.

BON POINT

Ces amendements sont multiples : au moins cinq d'entre eux tentent d'inscrire l'existence d'un label dans la loi. Un groupe issu de la majorité La République en marche réclame ainsi la création d'une "obligation de signalétique" qui doit permettre d'identifier quels sont "les sites de confiance" et ceux "de moindre crédibilité". Ces bons et mauvais points devraient être distribués selon des "modalités" et des "critères" qui "seront définis par décrets", c'est-à-dire directement... par la puissance publique ! Pour compléter ce contrôle, les députés proposent même une "procédure de labellisation certifiée" qui serait "confiée au Conseil supérieur de l'audiovisuel" (CSA). Actuellement, le rôle de cet organisme est de garantir l'exercice de la liberté de communication à la télévision et à la radio. [ce qu'il ne fait pas! NdR]

logo_csa

Si cet amendement était adopté, il reviendrait donc à l'Etat de déterminer quel site d'actualité - et donc qu'elle information - est suffisamment fiable pour obtenir son label. Il n'en a pas fallu davantage pour que, sur Twitter, plusieurs journalistes s'indignent, en appelant à la douloureuse figure de Big Brother, ou d'un nouveau ministère de la Vérité. "C'est un problème, vous ne pouvez pas confier un impératif de certification au CSA, déplore Patrick Eveno, président de l'Observatoire de la déontologie de l'information. Dans un état libre de droit, il ne lui revient pas de trancher ce qui est fiable de ce qu'il ne l'est pas en matière d'informations sur Internet".

Becassine

Pour contrer cette critique, d'autres députés se défendent de vouloir labeliser l'information… tout en proposant de délivrer "une signalétique visible et appropriée des contenus publiés par des services de presse en ligne". "Ce n'est pas un label. Il s'agit simplement d'un signe qui pourrait permettre aux lecteurs de s'y retrouver dans les sites qu'ils visitent et qui serait valorisant pour les journalistes", se défend auprès de Marianne la députée MoDem Sophie Mette, assurant aussitôt "avoir eu une très bonne intention" en proposant ce texte.

... un label indirectement remis par l'Etat

Avant même l'ouverture des discussions au Parlement, son amendement d'origine a été directement escamoté. En cause, la présence d'un élément particulièrement saisissant, qui avait déjà suscité l'ire, indique-t-on au MoDem, de "plusieurs personnes, plusieurs journalistes". Dans cette première version, les députés centristes proposaient que cette fameuse "signalétique" soit délivrée par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP). Aujourd'hui, cette dernière a un rôle essentiellement fiscal : elle reconnaît quelles publications bénéficient des avantages postaux et fiscaux attribuées à la presse. C'est elle, aussi, qui attribue leur carte de presse aux journalistes français. Bien qu'elle constitue une autorité administrative indépendante, son président et certains de ses membres sont nommés par un arrêté du ministre chargé de la Communication.

Là encore, en proposant que le choix d'un sigle revienne à la CPPAP, les députés MoDem suggéraient donc, en somme, que l'Etat français identifie quelles sources d'informations étaient crédibles, et quelles autres ne l'étaient pas. "Ça a été mal perçu mais il s'agissait bien d'une maladresse, indique-t-on. Nous l'avons rectifiée en indiquant simplement qu'il fallait une signalisation. Nous voyons bien le problème que proposerait une attribution d'un sigle par l'Etat". Et au MoDem d'ajouter, très mal-à-l'aise : "On vous assure que nous n'avons jamais eu l'intention de labelliser l'information". De quelle manière serait alors défini le fameux sigle de bonne conduite médiatique, si aucun organisme public ne s'en mêle ? "Nous n'y avons pas encore vraiment réfléchi, concède Sophie Mette, un peu confuse. Peut-être que l'amendement ne sera pas adopté, alors il est encore trop tôt pour y penser !"

Un label pour "exercer un vrai contrôle déontologique"

LA VERITE EST AILLEURS

Après quelques hésitations, la députée finit par lâcher une idée, celle d'une commission extérieure à l'Etat, constituée de professionnels des secteurs des médias : "Rien n'est encore écrit, précise-t-elle. Tout est encore possible et ouvert, en tout cas en ce qui concerne cette proposition !" Une idée qui rejoint notamment celle de Reporters sans frontière, qui réclamait, début avril, la création d'un label européen pour faire le tri entre les vraies et les fausses informations : "Ce serait une bonne idée pour permettre une certification des méthodes production de l'information", se réjouit Paul Copin, juriste de l'association. RSF imagine pour sa part un système de labellisation qui rejoindrait celui des autres industries, passant par exemple par l'Association française de normalisation (AFNOR) : "Cela nous d'avoir permettrait une garantie de fiabilité", poursuit-il.

Mais pour Patrick Eveno, aucune des solutions proposées aujourd'hui en matière de certification ne fait l'affaire : "On est en train de construire une vraie usine à gaz, regrette-t-il. Les propositions de Reporters Sans Frontières ou celle des députés ne sont pas les bonnes, pour la simple raison qu'elles demandent d'exercer un contrôle a priori, sur un contenu qui n'a pas encore été produit. C'est absurde !"

12711-la_france_en_marche__le_glacier_a_3

Alors que son adoption devait intervenir le jeudi 7 juin, la loi sur les "fake news" a finalement été repoussée à plus tard et devrait probablement être votée en juillet. Après huit heures de discussion dans un hémicycle assez clairsemé, la séance a été levée à 1 heure du matin. Il reste encore une centaine d'amendements à étudier dans les deux textes qui constituent ce nouvel arsenal législatif (une loi ordinaire, et une autre organique, portant sur la période présidentielle). Ce dernier vise à contrecarrer la diffusion d'une "fausse information", terme dont la définition a cristallisé les critiques cette semaine.

La rapporteuse de la loi, Naïma Moutchou (La République en marche) a ainsi fait voter une nouvelle définition ce jeudi : "Toute allégation ou imputation d'un fait, inexacte ou trompeuse, constitue une fausse information". Preuve du manque de consensus dans la majorité, la ministre de la Culture, François Nyssen, qui juge cette définition trop générale, a expliqué espérer que la navette avec le Sénat permettrait une définition "plus satisfaisante".

https://www.marianne.net/medias/bons-ou-mauvais-medias-des-deputes-veulent-labelliser-la-presse?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

Posté par UPR Creuse à 09:21 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

La loi sur l’interdiction des téléphones portables à l’école et au collège adoptée

L’Assemblée nationale a adopté une loi qui interdit l’usage du téléphone portable à l’école et au collège. Pour l’opposition, ce texte ne sert à rien. Leur principal grief : l’interdiction existait déjà.

ACT PORTABLES ECOLE

C’est une loi qui ne change qu’une phrase dans le code de l’éducation, mais pourrait affecter en profondeur le quotidien des écoliers et des collégiens dès la rentrée 2019.

L’Assemblée nationale a adopté, jeudi 7 juin, une proposition de loi qui interdit par défaut l’usage des portables dans les écoles et les collèges. Le nouvel article 511-5 stipule que le smartphone devient appareil non-grata " à l’exception des lieux où, dans les conditions qu’il précise, le règlement intérieur l’autorise expressément" .

Cette réforme vise à traduire en texte une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Peu après son adoption, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a salué « une loi du XXIe siècle » qui envoie « un signal à la société française sur cet enjeu de société », en prévoyant une « interdiction effective » des portables.

De l’exception à la règle

smartphone-ecole-1

Cette nouvelle interdiction a pour but de lutter contre « les mauvais usages » des portables, tels que cyber-harcèlement, consultation de sites pornographiques, addiction aux écrans.

Mais les opposants ont dénoncé un texte qui ne servirait à rien. Ce serait une « tartufferie », a assuré le député Les Républicains Patrick Hetzel, ancien directeur de l’enseignement supérieur auprès de Valérie Pécresse, tandis que les communistes ont jugé le texte « absurde ».

Leur principal grief : l’interdiction existait déjà. En effet, l’ancienne mouture de l’article 511-5 permettait aux directeurs d’établissement de bannir les portables de l’enceinte de l’école.

Les défenseurs de la réforme assurent qu’il existe pourtant une différence notable : l’interdiction, qui était auparavant l’exception à la règle, devient la norme. « Certains essayent de nous dire que cette loi est inutile », a répliqué Jean-Michel Blanquer, mais « allez sur une plage où il est interdit de se baigner sauf quand c’est autorisé, ou une plage où il est autorisé de se baigner sauf quand c’est interdit. Vous verrez que vous ne vous baignerez pas avec la même fréquence. », a-t-il affirmé.

11785_724463_k2_k1_1724930

Mais cette réforme n’aborde pas le problème de la sanction. En effet, les directeurs de collège ont pris l’habitude de confisquer les téléphones portables. Pourtant, cette sanction « est illégale car elle ne fait pas partie des mesures prévues dans le code de l’Éducation. », assure au Parisien, Valérie Piau, avocate et spécialiste en droit de l’éducation. Une telle sanction peut, en effet, être considérée comme une atteinte au droit de propriété.

Source :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037032809&dateTexte=&categorieLien=id

http://www.france24.com/fr/20180607-loi-interdiction-portables-ecole-college-adoptee-assemblee-nationale-education-macron

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/06/07/l-assemblee-vote-l-interdiction-du-telephone-portable-dans-les-ecoles-et-les-colleges_5311263_823448.html

https://aphadolie.com/2018/06/09/la-loi-sur-linterdiction-des-telephones-portables-a-lecole-et-au-college-adoptee-video/

BASE 14 995X225

Toute loi qui diminue les prérogatives des chefs d'établissement me semble plutôt une bonne idée, dans la mesure où "l'autonomie des établissements" a été le vecteur essentiel des multiples dérégulations au sein de l'Education nationale, en mettant les écoles sous l'influence grandissante des féodalités locales de toutes sortes ( y compris économiques). On comprend que l'opposition libérale et/ou libertaire s'en offusque. Malheureusement, on est loin d'une reprise en main de la politique éducative par la Nation. Le ministre Blanquer a parfois de bons réflexes, mais il ne pourra pas aller bien loin face aux lobbies européens qui pilotent les réformes successives alors qu'il agit au sein d'un gouvernement euro- atlantiste. De plus, son invitation au sommet actuel de Bilderberg, au côtés de Cazeneuve, ne laisse rien présager de bon.    P.G.

bs21ert1

reshaping

 

 

 

 

 

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_o

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Vidéos: La fabrique du consentement

Source : Arte, Jimmy Leipold, 29-05-2018

VID PROPAGANDA

Comment influencer les foules ? À travers la figure d’Edward Bernays (1891-1995), l’un des inventeurs du marketing et l’auteur de “Propaganda”, un passionnant décryptage des méthodes de la “fabrique du consentement”.

Si les techniques de persuasion des masses apparaissent en Europe à la fin du XIXe siècle pour lutter contre les révoltes ouvrières, elles sont développées aux États-Unis pour convaincre les Américains de s’engager dans la Première Guerre mondiale. Peu connu du grand public, neveu de Sigmund Freud, l’auteur du livre de référence Propaganda et l’un des inventeurs du marketing, Edward Bernays (1891-1995) en fut l’un des principaux théoriciens. Inspirées des codes de la publicité et du divertissement, ces méthodes de “fabrique du consentement” des foules s’adressent aux désirs inconscients de celles-ci.

FABRIQUE DU CONSENTEMENT 1

Les industriels s’en emparent pour lutter contre les grèves avec l’objectif de faire adhérer la classe ouvrière au capitalisme et transformer ainsi le citoyen en consommateur. En 2001, le magazine Life classait Edward Bernays parmi les cent personnalités américaines les plus influentes du XXe siècle. Ce documentaire riche en archives retrace, à la lumière d’une analyse critique – dont celle du célèbre linguiste Noam Chomsky –, le parcours de celui qui, entre autres, fit fumer les femmes, inspira le régime nazi, accompagna le New Deal et fut l’artisan du renversement du gouvernement du Guatemala en 1954.

https://www.les-crises.fr/video-propaganda-la-fabrique-du-consentement-par-arte/

https://www.youtube.com/watch?v=FPbxJV4QKso

FABRIQUE DU CONSENTEMENT 2

BASE 14 995X225

Voir aussi:

Noam Chomsky La Fabrication du Consentement partie 1)

https://www.youtube.com/watch?v=waUIPMXuHV0

FABRIQUE DU CONSENTEMENT 4

Lucien Cerise : ingénierie sociale ; guerres programmées/guerres du futur

https://www.youtube.com/watch?v=2WfWURLQCxI

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

samedi 9 juin 2018

Qui sont ces «cols blancs» qui ont ordonné aux soldats de ne pas intervenir au Bataclan ?

Le soir des attentats du 13 novembre 2015, quelqu'un a donné l’ordre à huit militaires de l'opération Sentinelle de ne pas rentrer dans la salle de spectacle du Bataclan, mais qui ?

ACT BATACLAN NON INTERVENTION

Leur intervention, fusil d'assaut Famas au bras, aurait pourtant pu sauver la vie de nombreuses victimes, selon l'avocate Samia Maktouf, du cabinet parisien Sannier. Au nom d’un collectif de 17 familles de victimes, elle a porté plainte contre X ce 8 juin auprès du procureur de la République François Molins. (...)

«L'idée de cette plainte est de permettre aux familles de victimes de comprendre pourquoi les soldats Sentinelle ont eu pour instruction de ne pas pénétrer au Bataclan et, par conséquent, de ne pas intervenir afin de neutraliser les assaillants», argumente-t-elle. «Il n’appartient qu’au procureur de la République de Paris de décider de l’ouverture d’une instruction pour désigner les responsables : ces cols blancs qui ont décidé et donné des instructions claires pour qu’il n’y ait pas d’intervention des militaires de Sentinelle», assène-t-elle encore.

10 000 soldats de l'opération Sentinelle sont déployés en permanence sur le territoire national pour sécuriser les sites sensibles depuis janvier 2015. Le soir des attentats de Paris, quatre d'entre eux étaient positionnés à l'avant du Bataclan et quatre autres à l'arrière. Assurant la sécurisation des lieux à l'extérieur, ils ne sont pas intervenus dans la salle, alors qu'un commissaire divisionnaire de la brigade anti-criminalité s'est confronté seul aux terroristes. Avec son arme de poing, il réussira à en abattre un.

«En termes pratiques il aurait fallu huit secondes pour que les soldats puisent pénétrer dans l’enceinte de cette salle de spectacle», explique le conseil. «On aurait pu sauver des victimes, on aurait pu empêcher des hémorragies», poursuit-elle. Il s'avère en effet que les soldats avaient, en plus de leur arsenal, du matériel de premier secours. Des garrots, par exemple, dont manquaient les secours. De nombreuses victimes, blessées par balles, sont mortes sur place à cause d'hémorragies. Très peu de temps après les attentats, des voix se sont faites entendre sur le délai d'intervention des forces de l'ordre au Bataclan.

Au cours d'une Commission parlementaire dirigée par le député Les Républicains (LR) Georges Fenech, les acteurs présents le jour du drame ont été interrogés sur cette question. «Alors que 90 personnes ont trouvé la mort au Bataclan, la justification du gouverneur militaire de Paris de donner l'ordre aux soldats de pas intervenir et de ne pas y pénétrer est à la fois alarmante, choquante et incompréhensible pour les familles», déplore Samia Maktouf. Le général Bruno Le Ray avait déclaré lors de son audition : «Il est impensable de mettre des soldats en danger, dans l'espoir hypothétique de sauver d'autres personnes.» L'avocate s'indigne de cette supposition, pointant le fait qu’après l’irruption du commissaire dans la salle avec son arme de poing, les tirs ont immédiatement cessé.

SAMAIA MAKTOUF BATACLAN RT

Dans ce long rapport, le général précise qu'aucune demande d’entrer dans le Bataclan ne lui avait été adressée. «Je n’ai donné aucune autorisation en ce sens [..] je vous répète qu’il était exclu que je fasse intervenir mes soldats sans savoir ce qui se passait à l’intérieur du bâtiment», s'est-il défendu. Les différents supérieurs des huit soldats ou forces policières ont également insisté sur le fait qu'ils ne pouvaient intervenir qu'en cas de légitime défense ou lorsque les agresseurs sont à vue. Les explications des divers intervenants, qui n'ont pas permis d’identifier le principal donneur d'ordre, avaient à l'époque «sidéré» Georges Fenech. 

«Les politiques auraient dû aller plus loin, se saisir de ce rapport pour s’inquiéter. Cela n'a pas été le cas. Une atmosphère politique considérable a entouré ce dysfonctionnement», remarque l'avocate. Elle se défend enfin de viser directement les militaires qui, selon elle, «ont fait un travail exceptionnel» et n'ont fait qu'obéir aux ordres. «Les responsables doivent répondre de ce qu’ils ont fait. Il n’y a rien de pire que de ne pas comprendre les circonstances exactes du décès de ses proches. Les familles attendent des réponses pour que plus jamais ce genre de dysfonctionnement ne puisse arriver», conclut-elle.

https://francais.rt.com/france/51440-qui-sont-cols-blancs-qui-ordonne-soldats-intervenir-bataclan

Qui sont «ces cols blancs» ayant ordonné aux soldats de ne pas attaquer au Bataclan ?

https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=IbSsYAvqENE

BASE 14 995X225

On espère bien sûr qu'il y aura des suites à cette affaire, mais c'est peu probable compte tenu des ambiguïtés de la diplomatie française en matière de terrorisme à cette époque. Un dossier explosif avec des ramifications multiples, ce qui explique sans doute l'absence de réactions des politiques: comme le dit pudiquement Georges Fenech, cité dans l'article: "nous n'étions pas prêts à cette époque"... [Europe 1, journal de 7h30 du 9 juin 2018].     P.G.

Posté par UPR Creuse à 07:37 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

«Les apprentis sorciers de la lutte contre les fake news»

TRIBUNE LIBRE / FIGAROVOX/TRIBUNE -

TL FAKE NEWS LOI FIGARO

Pour Philippe Lemoine, l'actuel projet de loi sur les fake news propose une définition aux contours flous, et très subjectifs, des fausses informations. Il juge qu'une telle loi conduira immanquablement à des dérives liberticides.


Philippe Lemoine fait une thèse en logique et philosophie des sciences à l'université Cornell. Il est également présent sur Twitter et a un blog.


La commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale vient de terminer l'examen de la proposition de loi relative à la lutte contre la manipulation de l'information, et le moins que l'on puisse dire est que le texte qu'elle a adopté est pour le moins inquiétant. Les partisans de cette proposition de loi veulent lutter contre le phénomène des “fake news”, mais il est à craindre qu'ils ne parviennent qu'à limiter la liberté d'expression encore un peu plus, dans un pays où elle est déjà régulièrement maltraitée.

10931350_588909187922346_9137874935226152520_n

Le concept même de “fake news”, ainsi que l'hystérie autour de ce phénomène, paraît quelque peu douteux. Ce n'est pas, évidemment, que l'on puisse nier que des rumeurs sans fondement et autres fausses informations circulent sur Internet et les réseaux sociaux, mais les médias ont tendance à n'affubler ce label infamant qu'aux fausses informations ou supposées telles qui vont à l'encontre de l'idéologie dominante. Ainsi, quand par exemple Les Inrocks nous expliquent que les immigrés sont plus diplômés que la population française, ce qui est démontrablement faux, on n'entend pas beaucoup les cognoscenti crier à la “fake news”.

Ayant dit cela, on ne peut évidemment qu'être d'accord avec l'idée qu'il faut dans la mesure du possible chercher à réduire la diffusion des informations fausses ou inexactes, du moment que ça s'applique à toutes et pas seulement à celles qui ont l'heur de déplaire aux grands prêtres de l'idéologie dominante. Mais encore faut-il s'assurer que le remède qu'on propose pour y parvenir ne soit pas pire que le mal et on peut hélas craindre que ce soit le problème avec le texte qui vient de sortir de la commission et qui doit être examiné dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale à partir du 7 juin.

anastasie

Le texte propose notamment de créer une nouvelle procédure qui, en période électorale, permet au juge des référés de faire cesser immédiatement la diffusion de fausses informations “de nature à altérer la sincérité du scrutin” à la demande “du ministère public, de tout candidat, de tout parti ou groupement politique ou de toute personne ayant intérêt à agir”. Une fausse information y est par ailleurs définie comme “toute allégation ou imputation d'un fait dépourvue d'éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable”. Une fois saisi, le juge aura quarante-huit heures pour se prononcer.

Le problème est que cette définition est tellement vague qu'on ne sait pas bien ce qui peut tomber sous le coup de cette loi. Après tout, si les gens étaient d'accord sur ce qui constitue des éléments vérifiables de nature à rendre une allégation vraisemblable, ça se saurait. Il est fort probable que, selon le juge qui aura à décider, la décision sera différente. Une loi aussi vague est en effet une invitation à l'arbitraire et, s'il y a une chose dont on peut être certain, c'est que si une loi permet les abus alors il y en aura. De la même façon, la question de savoir si la diffusion d'une information est “de nature à altérer la sincérité du scrutin” n'admet souvent pas une réponse claire, mais il faudra pourtant bien que le juge se prononce.

Pire, il n'aura que quarante-huit heures pour se prononcer, autant dire rien du tout. Quand on sait le nombre de dossiers qui arrivent chaque jour sur le bureau des juges, et la difficulté qu'il y a à déterminer si une information tombe sous le coup de cette loi dans un grand nombre de cas, on peut légitimement craindre que la censure ne s'abatte sur beaucoup d'informations qui, vraies ou fausses, devraient faire l'objet d'un débat et pas d'une ordonnance de justice. C'est d'autant plus vrai que, à en juger par la façon dont la justice française utilise l'arsenal législatif déjà existant, on peut douter que, dans la plupart des cas, le juge des référés se prononcera dans le sens de la liberté d'expression en cas de doute…

LOIS LIBERTE PRESSE

On me répondra que ce n'est pas pour ça que l'on a élaboré cette proposition de loi. Mais quand bien même ce serait vrai, ça n'aurait guère d'importance. Alfred Nobel n'a peut-être pas inventé la dynamite pour tuer des gens, mais ça n'a pas empêché les gens de l'utiliser dans ce but. Plus proche de notre sujet, il est clair quand on lit les débats à l'Assemblée nationale et au Sénat que les parlementaires qui ont voté unanimement pour l'adoption de la loi Pleven, qui a créé le délit d'incitation à la haine raciale, n'avaient pas la moindre idée du monstre dont ils étaient en train d'accoucher. L'enfer est pavé de bonnes intentions, mais il n'y fait pas froid pour autant.

logo_csa

Cette proposition de loi accroît également les pouvoirs du CSA, qui pourra désormais refuser une convention à un service de radio ou de télévision si celui-ci “comporte un risque grave d'atteinte à la dignité de la personne humaine, à la liberté et à la propriété d'autrui, au caractère pluraliste de l'expression des courants de pensée et d'opinion, à la protection de l'enfance et de l'adolescence, à la sauvegarde de l'ordre public, aux besoins de la défense nationale et aux intérêts fondamentaux de la Nation, dont le fonctionnement régulier de ses institutions”.

1984

Encore une fois, cet article de la proposition de loi est à la fois remarquablement vague et large d'application (donc se prête à beaucoup d'abus), mais pour couronner le tout il pousse même l'absurdité jusqu'à nous expliquer qu'il pourrait être utile d'interdire un service de radio ou de télévision afin de protéger le “caractère pluraliste de l'expression des courants de pensée et d'opinion”.Même Orwell n'aurait pas osé imaginer une chose pareille dans 1984! On se demande vraiment ce qui peut passer par la tête des parlementaires quand ils votent une telle disposition.

Les quelques garde-fous que contient le texte ne sont guère rassurants. D'abord, la plupart des dispositions (mais pas toutes) ne s'appliquent qu'en période électorale, ce qui en limite la portée. C'est évidemment une bonne chose, mais d'un autre côté, les périodes électorales sont précisément le moment où il est le plus crucial que le débat démocratique puisse s'exercer aussi librement que possible*. Ce n'est évidemment pas dans ce sens que va cette proposition de loi.

De même, le texte prévoit que le juge des référés ne peut être saisi pour faire cesser la diffusion d'une fausse information que dans les cas où celle-ci est diffusée “de mauvaise foi, de manière artificielle ou automatisée et massive par le biais d'un service de communication au public en ligne”. Mais il n'est pas évident que cette restriction améliore beaucoup les choses, puisque encore une fois elle est remarquablement vague. Est-ce que si un journal achète de la publicité en ligne et que le juge des référés estime que l'un de ses articles tombe sous le coup de la définition des fausses informations qu'on trouve dans cette loi, il pourra en exiger le retrait immédiat au motif qu'il a été diffusé par des moyens artificiels? Nous n'en savons rien et il est donc probable que ça dépendra du juge.

59a4158009fac244358b456c

Bien que ce soit une proposition de loi, tout le monde sait que ce projet vient en réalité du Président de la République, qui l'avait annoncé lui-même dans ses vœux à la presse en janvier. Celui-ci n'a manifestement toujours pas digéré les rumeurs qu'ont fait courir à son sujet quelques médias russes, dont l'audience est pourtant largement confidentielle en France, pendant la campagne présidentielle. On peut comprendre que ce soit désagréable, mais ce n'est pas une raison pour mettre ainsi en danger la liberté d'expression, qu'on maltraite déjà beaucoup trop en France.

Philippe Lemoine

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2018/06/05/31001-20180605ARTFIG00212-les-apprentis-sorciers-de-la-lutte-contre-les-fake-news.php?redirect_premium

https://www.les-crises.fr/les-apprentis-sorciers-de-la-lutte-contre-les-fake-news-par-philippe-lemoine/

BASE 14 995X225

*Cette nouvelle loi complètera utilement (pour le pouvoir) le dispositif déjà en place. Nois sommes bien placés pour savoir ce que signifie un débat démocratique pour le CSA par exemple, comme en témoigne le temps de parole qui fut accordé à François Asselineau (v. une illustration parmi d'autres ci- dessous).   P.G.

C6EnEBgWQAADk9D

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Les syndicats de la SNCF s’installent dans une grève chronique qui pourrait déborder sur l’été

Beaucoup s’attendaient à une scission de l’intersyndicale et à l’amorce d’une sortie du conflit.

ACT MAINTIEN GREVE SNCF

Et c’est tout le contraire qui s’est produit. Jeudi 7 juin, alors que le mouvement des cheminots contre la réforme de la SNCF en était à son vingt-septième jour de grève, les quatre organisations syndicales représentatives de l’entreprise publique (CGT, UNSA, SUD, CFDT) ont réaffirmé leur volonté unitaire de lutter contre le nouveau pacte ferroviaire qui vient d’être voté au Sénat, mardi 5 juin.

Le calendrier de la grève est donc fermement maintenu et la pression remise sur le gouvernement. Même la proposition de l’UNSA de mettre entre parenthèses le conflit pendant la période du baccalauréat (18 au 23 juin) afin de faciliter les déplacements des candidats n’a pas été retenue par l’intersyndicale.

5ac4dfff09fac28c068b4567

« Guillaume Pepy [le président de la SNCF] s’est chargé d’annoncer que le plan de transport sera suffisant et adapté pour permettre aux élèves d’aller passer le bac, a ironisé Thierry Nier, secrétaire général adjoint de la CGT-Cheminots, le premier syndicat de la SNCF. L’entreprise prend ses responsabilités, et nous, on garde le même calendrier. » A l’UNSA, les responsables disent regretter cette décision, mais ne quittent pas le mouvement pour autant.

Inquiétude profonde

49924697-homme-d-affaires-travaillant-sur-un-ordinateur-portable-pop-art-style-retro-mauvaises-nouvelles-pani

Il paraît désormais clair que la grève en pointillé ira, au moins, au terme de l’agenda présenté, il y a maintenant presque trois mois, par l’intersyndicale, et qui prévoit encore huit journées de grève jusqu’au 28 juin. « Le mouvement pourrait même être reconduit sous une autre forme en juillet et août, croit savoir un bon connaisseur du dossier. Les syndicats réfléchissent à de nouvelles formes de lutte pour cet été : des débrayages seulement le week-end ou une fois par semaine. » La crainte gouvernementale que les cheminots s’installent dans une grève chronique – et de plus en plus difficile à arrêter – semble devenue une réalité.

Quand au mouvement lui-même, il plie mais ne rompt pas. Jeudi 7 juin, le taux de grévistes s’élevait à 14,3 %, un chiffre très légèrement inférieur à celui du 29 mai (14,4 %), précédent jour de grève en semaine. Si Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la SNCF, se félicite que, « pour la première fois depuis le début du conflit, le service a été normal un jour de grève sur les trois principales liaisons TGV, Paris-Lyon, Paris-Marseille et Paris-Lille », les signes d’une inquiétude profonde du corps social cheminot demeurent.

000_s13zw

Le taux de conducteurs grévistes était ainsi très élevé le 7 juin (44 %), après dix semaines de conflit. Quant au niveau de perturbation du trafic des TER (un train sur deux en moyenne, vendredi 8 juin), il montre que la future possibilité de transfert à la concurrence des lignes régionales ne passe pas.

Cette pugnacité antiréforme de la base cheminote conforte les syndicats les plus hostiles à la nouvelle loi ferroviaire (CGT, SUD) et rallie à une ligne dure ceux qui seraient par nature enclins à la négociation (UNSA, CFDT). « Le conseil national du 31 mai dernier nous a donné un mandat clair : rester dans le mouvement unitaire », explique Florent Montheillet, secrétaire fédéral de l’UNSA Ferroviaire. « L’UNSA est pétrifiée, décode un négociateur du patronat. Leur grande trouille est de sortir les premiers du conflit pour ensuite se faire flinguer aux élections professionnelles, en novembre. »

« Journée de la colère cheminote »

2914-front-syndical-de-classe-1,bWF4LTY1NXgw

Côté CFDT, le congrès confédéral, qui s’achève à Rennes, vendredi 8 juin, a vu un Didier Aubert, patron de la Fédération des cheminots CFDT, brandissant son écharpe orange « Fier d’être cheminot », grand vainqueur à l’applaudimètre. « Il y a eu des spéculations sur des désaccords entre la CFDT Cheminots et Laurent Berger, qui nous aurait poussés à la conciliation avec le gouvernement, explique son secrétaire général adjoint Rémi Aufrère-Privel. La vérité, c’est qu’il n’y a pas d’ambiguïté et de différences de vues : nous appelons à la plus grande mobilisation pour les préavis de grève qui viennent. »

La semaine prochaine sera marquée par trois moments-clés. Le premier aura lieu lundi 11 juin : c’est la commission mixte paritaire (CMP). Sept sénateurs et sept députés devront se mettre d’accord sur le texte final. La CMP, c’est l’ultime fenêtre pour faire changer la loi. L’UNSA et la CFDT ont d’ailleurs transmis des propositions d’amendements.

CES 1

Deuxième étape d’importance : le lendemain, mardi 12 juin, les syndicats appellent à un regain de mobilisation pour une nouvelle séquence appelée « Journée de la colère cheminote ». Enfin, les jours d’après (les 13, 14, 15 juin), pourraient se tenir une ou plusieurs tables rondes tripartites syndicats-patronat-Etat, afin de lancer les négociations sur la future – et fondamentale – convention collective du transport ferroviaire.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/06/08/les-syndicats-de-la-sncf-s-installent-dans-une-greve-chronique-qui-pourrait-deborder-sur-l-ete_5311604_3234.html

BASE 14 995X225

Les médias de l'oligarchie euro- atlantiste ont beau multiplier les reportages sur "l'exaspération des Français" et "l'angoisse des jeunes à la veille du baccalauréat", et faire défiler les "experts" pour convaincre la population des bienfaits de la réforme, rien n'y fait. Non pas que les bureaucraties syndicales ne soient tentées, surtout certains dirigeants traditionnellement "réformistes", d'en finir sans trop perdre la face, mais il semblerait que cette fois- ci, une partie de la base ne lâche rien...Et il n'est sans doute pas faux que les élections professionnelles de la rentrée pèsent lourd dans la prise de décisions. Pour une fois que ces dernières peuvent servir l'intérêt des syndiqués, autant en profiter. C'est sans doute ce que pensent certains cheminots et on les comprend. Rappelons que la majorité des syndicats sont membres de la CES (Confédération européenne des syndicats)...   P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Loi contre les fake news : le grand leurre qui cache une volonté générale de censure

TRIBUNE LIBRE / OJIM

TL OJIM LOI FAKE NEWS

Le terme fake news est devenu à la mode après l’élection de Trump et le Brexit. Les perdants – les partisans de Hillary Clinton, ceux du Remain et derrière eux la grande masse des médias dominants qui les soutenaient – se sont interrogés devant des défaites considérées (par eux-mêmes) comme « immorales ». S’ils avaient perdu, c’est que le peuple avait été trompé. Si le peuple avait été trompé, c’est à la suite d’une myriade de fausses nouvelles. Sans ces fausses nouvelles, Hillary Clinton serait à la Maison Blanche, la Grande Bretagne dans l’Union Européenne et les médias du système couleraient des jours heureux. Une stratégie auto consolatrice pour le passé mais surtout porteuse de menaces pour l’avenir, menaces pour la liberté d’expression des autres bien sûr.

fb47f44_5963-1bai0ca

Si le passé ne passe pas ou passe mal que faire pour que de telles horreurs ne se reproduisent pas se demandent les médias dominants ? Leur réponse : interdire les fausses nouvelles, les traquer, les éradiquer pour que le peuple ne soit plus trompé et puisse enfin voter comme il doit voter, selon les indications du Monde et de Libération en France et du New York Times et CNN aux Etats-Unis. Ou selon les indications du bon docteur Ollinger qui vend la mèche : « Les marchés apprendront aux italiens comment voter ».

Fausses nouvelles et vieux bobards

Les fausses nouvelles ont toujours existé. Il y a peu on les appelait les bobards, les bons vieux bobards. Pendant la guerre de 14/18 les allemands expliquaient que les tirailleurs sénégalais dévoraient les petits enfants et les français répliquaient que les allemands leur coupaient la main. Pendant la campagne électorale du référendum anglais comme pendant celle de la présidence des Etats-Unis les deux camps ont commis des approximations, poussé trop loin leurs prévisions apocalyptiques ou au contraire souriantes en cas de victoire ou de défaite de l’un ou l’autre camp. Des péripéties électorales banales.

L’analyse de François Bernard Huyghe

noticias-falsas-e1501066441317-810x499

Revenons à nos fake news. François-Bernard Huyghe, chercheur à l’IRIS et spécialiste des médias les analyse précisément dans son dernier livre intitulé Fake news, la grande peur. (VA Presse, 2018). Citons son entretien dans le Figaro du 25 mai 2018. (...)

Mais qu’est ce qu’une Fake News demande le journaliste Paul Sugy? Réponse du sociologue des médias : « Ce n’est justement pas très clair et on y mêle beaucoup de choses. Les contre-vérités ou les mensonges inventés de toutes pièces mais aussi l’obscurantisme ou les théories du complot… Mais le but est sans doute de confondre toutes ces opinions dans une sorte de fantasme, de mensonge odieux. »

Une loi a déjà été votée en Allemagne pour lutter contre les fausses nouvelles, dénoncée unanimement par les éditeurs de presse, les syndicats de journalistes. Ces derniers ont parlé tour à tour « d’infrastructure de censure », « d’atteinte à la liberté d’expression », de « privatisation de la justice », de « loi anticonstitutionnelle » et portant atteinte aux « droits et libertés fondamentales », aux « Droits de l’Homme et du Citoyen » et à la « séparation des pouvoirs ». Fermez le ban.

Françoise Nyssen précise sa pensée

Devant les Assises du journalisme de Tours la ministre Françoise Nyssen a présenté la future loi comme « nécessaire pour protéger notre démocratie contre les influences extérieures ». (...)

Censure préalable des GAFAM

google-censure-2

Cette loi vise en réalité à faire pression sur les fameux GAFAM, Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, ceux dont ni la France ni l’Union Européenne n’arrivent à faire payer leurs impôts en Europe sinon de manière lilliputienne. Elle vise à encourager l’auto-censure des réseaux sociaux. Mark Zuckerberg dans sa très courte audition au Parlement Européen (voir notre analyse) s’est bien gardé de répondre (entre autres) aux questions de Nicolas Bay :

  • La censure arbitraire appliquée par Facebook est-elle compatible avec les valeurs fondamentales de notre démocratie ?
  • La chasse aux fausses nouvelles est elle en train de devenir un prétexte pour chasser et réduire au silence les libertés d’opinion et d’expression ?

fb censure

La censure est déjà en marche, Facebook a supprimé – à l’instigation du sous-préfet Potier de la Dilcrah la page des Identitaires et celle de Defend Europe, l’opération symbolique de "sauvegarde des frontières européennes".

Nous avons ici la conjonction d’une censure privée et d’une censure d’État, comme l’a analysé le politologue Dominique Reynié dans Le Figaro du 11 mai 2018. Il conclut « la question posée par la fermeture du compte de Génération identitaire est, à proprement parler, cruciale : il sʼagit de savoir si nous sommes engagés dans un processus de privatisation de nos libertés publiques et en dehors de tout contrôle de type juridictionnel ou parlementaire ». Une question bien posée.

Les médias russes en ligne de mire

Une partie de la loi semble dirigée explicitement contre deux médias russes : Russia Today et Sputnik. Ils pourraient perdre leur droit d’émettre en période électorale s’ils diffusent des fausses nouvelles. Faudra-t-il aussi interdire l’AFP, Le Monde et quelques autres qui ont annoncé une fausse nouvelle au sujet d’Arkadi Babtchenko le 30 mai 2018 ? Comme nous l’analysions ici. Sa mort vite démentie par sa résurrection ? Et que dire des autres médias publics étrangers, la BBC une institution publique anglaise et CNN institution privée mais bien dans le moule américain ? Seront-ils aussi concernés ? Ne parlons pas d’Al Jazeera du Qatar… ni de France24 qui est la voix de la France à l’étranger.

1117211-000_1466ve

Petit à petit le filet se referme sur les libertés des Français et des Européens. Les gouvernements incitent les GAFAM à créer leurs propres instruments de censure préalable. Les réseaux sociaux aussi bien que les fournisseurs d’accès ou les plates-formes internet seront tenus de proposer un mécanisme de remontée des « fausses informations » ce que font déjà les polices médiatiques du style du Decodex du Monde qui a été financé par Google pour une somme inconnue et dans des conditions tout aussi inconnues. Il n’est pas indifférent que Libération fasse partie d’un système de dénonciation où les médias américains progressistes jouent un rôle de premier plan.

Inquiétude des éditeurs

Le Syndicat de la presse en ligne (SPIIL) a souligné dans un communiqué du mois d’avril dernier ses inquiétudes quant à la nouvelle loi. Le Spiil souligne les risques de détournement de procédure « pour empêcher la diffusion de certaines informations et ainsi nuire à la liberté d’expression ». « La procédure de référé prévue à l’article 163-2-1, même sous le contrôle du juge, interviendrait en dehors des dispositions de la loi de 1981 qui garantit le juste équilibre entre liberté d’expression et protection des personnes et des institutions »

Une loi de circonstance

Border monitoring photo

In fine le projet de loi est une loi de circonstance. François Bernard Huyghe voit trois raisons à cette loi, toutes trois liées au Président Emmanuel Macron : un intérêt personnel face aux attaques dont il aurait été victime, un intérêt idéologique en tant que Président des élites qu’il faut conforter dans leur domination, enfin un intérêt électoral dans la perspective des élections européennes de 2019. Dans le cadre d’une campagne qui s’annonce risquée, disqualifier ses adversaires qui seront assimilés au camp du mensonge.

Chacun aura compris que l’Observatoire du journalisme s’oppose fermement au projet de loi tel qu’il est présenté

https://www.ojim.fr/loi-contre-les-fake-news-le-grand-leurre-qui-cache-une-volonte-generale-de-censure-lavis-de-lojim

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

vendredi 8 juin 2018

Carrefour : des milliers d'emplois supprimés et un ex-PDG qui s'enrichit

Libération s'est penché sur la rémunération de l'ex-PDG de Carrefour, qui multiplie les fermetures de magasins.

ACT PATRON CAROUF

Après son départ en juillet 2017, il a touché près de 16 millions d'euros et une retraite à vie d'environ 500 000 euros par an.

Carrefour vit des heures difficiles : fermetures de magasins et suppression de près de 2 000 postes. Malgré tout, si de nombreux salariés peuvent s'inquiéter de leur avenir, notamment financier, ce n'est pas le cas de l'ancien PDG, parti en juillet 2017, Georges Plassat. C'est lui qui a été le stratège au sein de Carrefour en 2014 pour le rachat de plus de 800 magasins DIA... dont plus de 200 sont aujourd'hui menacés.

Le bon moment pour l'outil Checknews de Libération d'enquêter sur les émoluments reçus par l'ancien patron de l'enseigne, le montant de sa retraite et les futures rémunérations qu'il percevra. Au total, on apprend ainsi que lors de son départ en 2017, Georges Plassat a ainsi touché – entre les actions, les avantages en nature ou le salaire fixe – près de 16 millions d'euros, contre environ 10 millions en 2016. En 2016, Georges Plassat était d'ailleurs le dirigeant du CAC 40 le mieux payé... Difficile de comprendre dès lors les difficultés financières du groupe et les choix opérés.

En effet, Libération ajoute que Georges Plassat touche une retraite à vie de 517 810 euros par an. Un cachet revu à la hausse par le conseil d'administration en avril 2018, «eu égard aux performances du groupe en 2017», selon le quotidien.

22459382_1424483427648401_4712100065019149744_o

Mais ce n'est pas tout... Georges Plassat devrait toucher courant juin 2018, près d'un an après son départ, une nouvelle rétribution de plus de 800 000 euros de part variable au titre de 2017, sauf si l'assemblée générale des actionnaires en décide autrement le 15 juin prochain. Ce qui semble peu probable. Carrefour a semble-t-il bien appliqué la phrase d'Emmanuel Macron le 15 octobre 2017 : «Si l'on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui dégringole».

Toutefois, la cordée formée par les 2 000 salariés Carrefour, ex-Dia, semble bel et bien se rompre sous l'effet de la politique menée par l'ex-premier de cordée Georges Plassat.

https://francais.rt.com/france/51363-carrefour-des-milliers-d-emplois-supprimes-et-un-ex-pdg-qui-s-engraisse

EUROPE CORDE 1"Le bon moment pour l'outil Checknews de Libération d'enquêter sur les émoluments reçus par l'ancien patron de l'enseigne, le montant de sa retraite et les futures rémunérations qu'il percevra": si cet outil leur sert à faire leur travail, on est content pour eux, mais ce journal euro- atlantiste est bien mal placé pour s'indigner...

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_oP.G.

Posté par UPR Creuse à 07:14 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,