jeudi 27 juillet 2017

Moscou envisage des représailles aux nouvelles sanctions votées aux USA

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Le vice-ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Riabkov a prévenu Washington que Moscou finirait par réagir à ses actions hostiles

Après l'adoption par la chambre basse du Congrès américain de nouvelles sanctions contre la Russie, Moscou a laissé entendre qu'il réagirait si ces mesures sapant la normalisation des relations entre les deux pays étaient validées par le Sénat.

Moscou perd patience vis-à-vis de Washington après l'adoption de nouvelles sanctions contre la Russie par la chambre basse du Congrès des Etats-Unis le 25 juillet. «Les auteurs et soutiens de ce projet de loi font un pas très sérieux en direction de la destruction des perspectives de normalisation des relations avec la Russie», a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov le 26 juillet, cité par l'agence publique TASS.

Dans des propos rapportés par l'agence de presse Interfax, Sergueï Riabkov est allé plus loin, rappelant que la Russie avait prévenu les Etats-Unis à de nombreuses reprises qu'elle finirait par réagir contre ce qu'elle considère comme des actions hostiles, et assurant qu'elle était de plus en plus fatiguée de devoir faire preuve de retenue.

Le président du comité des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération (la chambre haute du parlement russe), Constantin Kosatchev, durcit également le ton. Sur sa page Facebook le 26 juillet, le diplomate a estimé que la Russie devrait préparer une réponse «qui fait mal» en réaction aux nouvelles sanctions.

«Si l'on en juge par le vote unanime de la chambre des représentants sur les sanctions contre la Russie, l'Iran et la Corée du Nord, il ne va pas y avoir de progrès [dans les relations américano-russes]», a expliqué Konstantin Kosatchev, jugeant au contraire qu'une dégradation de la coopération bilatérale était «inévitable».

Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a par ailleurs annoncé qu'«une étude approfondie des implications de cette loi» allait être lancée afin de trouver la meilleure réponse possible. Il a ajouté que cette dernière serait certainement décidée par le président russe Vladimir Poutine. Pour l'instant, le Kremlin préfère se montrer prudent et attendre la fin du vote de la loi instaurant le durcissement des sanctions — celle-ci doit encore être votée par le Sénat américain.

Impossible pour Trump de lever les sanctions existantes ?

Le 25 juillet, la Chambre des représentants des Etats-Unis s'est prononcée à la quasi-unanimité en faveur une proposition de loi sur de nouvelles sanctions contre Moscou, Téhéran et Pyongyang. Le vote a été écrasant (419 voix contre trois), et le texte prévoit en outre un mécanisme inédit : les parlementaires s'arrogent le droit de s'interposer si jamais le président américain décidait de suspendre des sanctions existantes contre la Russie.

Le texte doit encore passer le Sénat, puis être validé par Donald Trump, qui a le pouvoir d'y mettre son veto. Mais il suffirait au Congrès de revoter à une majorité des deux tiers pour surmonter celui-ci, et il est d'usage que les présidents s'épargnent cette humiliation en apportant un soutien, même tardif, à la législation.

https://francais.rt.com/international/41372-sanctions-us-contre-russie-moscou-fatiguee-devoir-preuve-retenue-washington

 

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Russie et Chine répondent conjointement aux exercices militaires américains

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Russie et Chine répondent conjointement aux exercices militaires américains

Washington refuse d'admettre cette nouvelle réalité que constitue le monde multipolaire et l'époque où la Chine et la Russie acceptaient l’autorité des Etats-Unis est révolue, selon le commentateur politique John Wight.

 

La Royal Navy a suivi trois navires de guerre chinois qui traversaient les eaux territoriales du Royaume-Uni afin de rejoindre la mer Baltique pour prendre part à des manœuvres militaires avec la Russie.  

Lors de son entrée en mer du Nord, la marine chinoise s'est vue «escortée» par des navires néerlandais et britanniques.

RT: C’est la première fois depuis 2012 que la Russie et la Chine mènent des exercices conjoints. Est-ce un reflet des tensions que connaît le monde ?

J.W. : Sans aucun doute. Le développement des capacités militaires chinoises ces dernières années en est la preuve. Le gouvernement chinois a beaucoup investi dans le renforcement de ses armées, et notamment de la marine. Le fait que la Chine soit capable de déployer des forces navales à des milliers de kilomètres de ses eaux territoriales est un puissant message, qui témoigne, entre autres, du renforcement de l’alliance entre la Russie et la Chine. Cela est d’autant plus logique que les deux pays sont confrontés à la menace impérialiste des Etats-Unis et de leurs alliés. Désormais, à chaque fois qu’un camp conduit des exercices militaires, l’autre réagit en déployant ses propres navires afin de montrer qu’il est capable de répondre à toute menace. Ce sont des situations à haut risque, surtout lorsque des incidents se déroulent dans le ciel. Il y a peu, nous avons vu, alors qu'il se rendait à Kaliningrad, l’avion du ministre russe de la Défense être suivi par un avion de l’OTAN qui s'en est rapproché dangereusement avant d'être chassé par l’escorte aérienne du ministre.

RT : Le fait que les navires chinois soient si loin de chez eux et manœuvrent en Europe est-il surprenant ?

J. W. : Oui, bien sûr, même si cela ne surprendra pas ceux qui suivent attentivement le cours des événements. Pour le moment, la Chine dispose de l'arme nucléaire, de cinq sous-marins nucléaires, de trois porte-avions (un qui vient d'être mis en service, un deuxième sur le point de l'être et un troisième en construction). Plusieurs experts pronostiquent qu’en 2020, la marine chinoise sera aussi importante que la marine américaine, dans toutes les catégories sauf la construction de porte-avions. En d'autres termes, la Chine est on ne peut plus sérieuse concernant sa montée en puissance militaire. Elle est en conflit avec les Etats-Unis et leurs alliés en mer de Chine méridionale, et leur envoie un message sans équivoque : elle est capable de veiller à ses intérêts nationaux, et ce en coopération avec son allié russe. La Russie et la Chine réagissent à la menace de l’impérialisme américain, les responsables de Washington refusant de reconnaître la réalité d’un monde multipolaire

 

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Nommé représentant pour la liberté des médias à l'OSCE, Harlem Désir touchera 122 000€ par an

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Nommé représentant pour la liberté des médias à l'OSCE, Harlem Désir touchera 122 000€ par an

L'ancien président de SOS Racisme et Premier secrétaire du PS a été nommé représentant pour la liberté des médias à l'OSCE à la mi-juillet. Un poste qui lui offre un traitement comparable à celui d'un sous-secrétaire général de l'ONU.

Son parti est en déroute, mais lui aura réussi une reconversion pour le moins fructueuse. Harlem Désir, ancien Premier secrétaire général du Parti socialiste (PS) de 2012 à 2014, a été nommé récemment au poste de représentant pour la liberté des médias au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). L'Opinion révèle que l'ancien secrétaire d'Etat de François Hollande touchera 122 195 euros nets par an pour exercer cette fonction.

 En effet, l'OSCE applique les grilles de salaire de l'ONU. Ainsi, le poste occupé par Harlem Désir est comparable à celui d'un sous-secrétaire général des Nations Unies. En outre, dans la quasi-totalité des Etats membres de l’organisation, les employés de l’ONU sont exemptés de tout impôt sur le revenu. Interrogé par L'Opinion, un responsable de l'OSCE précise, pour justifier ces avantages fiscaux et ce salaire, que «l’emploi de représentant pour la liberté des médias est un plein-temps».

Comment Harlem Désir a-t-il été sélectionné pour occuper ce poste ? «Ces derniers mois, le Président de l’OSCE [Sebastian Kurz, ministre autrichien des Affaires européennes et internationales] a mené un processus de sélection en procédant à des auditions informelles de tous les candidats proposés», explique le représentant de l'institution interrogé par L'Opinion. Le profil de Harlem Désir, titulaire d'une licence de philosophie et ancien animateur radio avant de devenir président de SOS Racisme, a semble-t-il convaincu l'OSCE. L'identité des autres candidats n'a cependant pas été rendue publique.

https://francais.rt.com/international/41354-nomme-representant-pour-liberte-medias-osce-harlem-desir-touchera-euros

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Nous voilà rassurés: la liberté des médias est en de bonnes mains, avec ce grand défenseur des causes les plus nobles (l'Europe, le socialisme, l'anti- racisme...), et si exemplaire comme en témoigne l'article ci- dessous, de quoi faire taire les grincheux et autres complotistes qui vont encore voir une « magouille » dans cette nomination, et qui vont critiquer un tel salaire pour un homme si talentueux.

P.G.

La condamnation de Désir, une épine dans le pied du PS

http://www.lefigaro.fr/politique/2012/09/12/01002-20120912ARTFIG00447-la-condamnation-de-desir-une-epine-dans-le-pied-du-ps.php

 Publié le 12/09/2012

Condamné en 1998 pour emploi fictif, le futur patron du Parti socialiste fait face aux critiques de l'opposition. Celle-ci rappelle la promesse de Hollande de ne pas s'entourer de personnes ayant eu des démêlés avec la justice.

Le Parti socialiste s'est-il tiré une balle dans le pied en plaçant Harlem Désir à sa tête? Alors que François Hollande avait assuré pendant sa campagne qu'il ne s'entourerait pas de personnes condamnées par la justice, le choix fait par l'actuelle patronne du PS, Martine Aubry, et par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, peut paraître surprenant. Le parcours de l'eurodéputé comporte en effet un volet judiciaire, dont l'opposition a déjà fait son angle d'attaque.

Soupçonné d'avoir bénéficié d'un emploi fictif de 1986 à 1987, alors qu'il dirigeait SOS Racisme, il a été condamné dix ans plus tard, en décembre 1998, à dix-huit mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende (4.573 euros). Il était accusé d'avoir perçu illégalement au cours de cette période 202.560 francs (30.880 euros) de salaires, de l'Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants (Arfem), basée à Lille.

Acculé par les critiques de la droite, Harlem Désir s'est expliqué mardi sur ses démêlés avec la justice. «On ne découvre rien me concernant. Ces condamnations concernent des faits, il y a 25 ans, quand j'étais jeune militant. La justice a tranché et je n'ai pas de commentaire à faire», a-t-il déclaré, tout en reconnaissant «une erreur». «Mais jamais ma probité n'a été mise en cause. Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel», a ajouté l'actuel numéro deux du PS, concédant toutefois que cet épisode judiciaire l'avait amené à s'interroger sur sa candidature.

Le PS, «parti de la morale»

Une mise au point qui n'a pas calmé l'opposition. «Comment le PS, parti démocratique, peut-il porter à sa tête un homme condamné pour de tels faits? François Hollande avait pris l'engagement de ne pas s'entourer de personnes jugées et condamnées. Qu'il demande à sa famille politique de revenir à la raison», a réagi mercredi le député UMP de la Haute-Loire Laurent Wauquiez. Son collègue des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, connu pour ses nombreux dérapages, s'est quant à lui fendu d'un tweet acerbe: «18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour “recel d'abus de confiance”, c'est le CV du nouveau patron du PS, le parti de la morale.»

Encore à l'UMP, l'élu du Nord Gérald Darmanin* a estimé qu'«après le congrès de Reims, où de graves soupçons de fraudes sont venus ternir sa légitimité de première secrétaire, Martine Aubry vient, dans la pure tradition des républiques socialistes, de désigner Harlem Désir, condamné par la justice en 1998, comme son successeur».

(...)

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*On attend avec curiosité les commentaires de notre ministre des comptes publics, maintenant qu'il est passé « de l'autre côté de la force »...

 P.G.

 

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Libération de Mossoul : Amnesty dénonce de “graves violations du droit international humanitaire” et des “crimes de guerre”

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Libération de Mossoul : Amnesty dénonce de “graves violations du droit international humanitaire” et des “crimes de guerre”

http://www.les-crises.fr/liberation-de-mossoul-amnesty-denonce-de-graves-violations-du-droit-international-humanitaire-et-des-crimes-de-guerre/

 

Le Premier ministre irakien Haider Al-Abadi a confirmé lundi la victoire de la coalition face aux jihadistes du groupe Etat islamique avec la reprise de la ville irakienne de Mossoul. Au lendemain de cette visite, un rapport d’Amnesty International publié mardi 11 juillet dénonce la manière forte employée par les forces irakiennes et la coalition internationale, emmenée par les Etats-Unis“C’est inacceptable. Cela pourrait constituer des crimes de guerre”, a affirmé à franceinfo Nina Walsh, chargée de campagne pour Amnesty International. “Il y a des graves violations du droit international humanitaire”, assure-t-elle.

“Pas adapté” à la réalité de Mossoul-Ouest

Selon l’organisation de défense des droits de l’Homme, “les forces irakiennes et celles de la coalition ont utilisé des armes explosives et imprécises qui ont tué des milliers de civils”. Pour Nina Walsh, la coalition et le gouvernement irakien ont utilisé “des roquettes non guidées, improvisées, des armes qui ont un grand champ d’action”. Selon elle, la tactique n’a pas été adaptée “à la réalité de Mossoul-Ouest”. Par ailleurs, Amnesty déplore qu’aient été utilisées des munitions artisanales confectionnées à partir de bonbonnes de gaz, capable de provoquer d’importants dégâts dans des zones denséments peuplées.

L’ONG note que les jihadistes de l’Etat islamique se sont rendus coupables des mêmes types de violations, notamment en utilisant des civils comme boucliers humains afin de ralentir l’offensive des troupes gouvernementales.

Source : franceinfo, 11-07-2017

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Pour Moscovici, la Grèce entrevoit la «lumière au bout de l’obscurité»

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Pour Moscovici, la Grèce entrevoit la «lumière au bout de l’obscurité»

http://www.euractiv.fr/section/economie/news/pour-moscovici-la-grece-entrevoit-la-lumiere-au-bout-de-lobscurite/

 

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a estimé lundi que la Grèce entrevoyait enfin la « lumière » après des années difficiles, estimant que les réformes imposées à Athènes avaient « sans doute été trop dures, mais nécessaires ».

« La Grèce a été au cœur d’une tempête économique et financière incroyable » mais « aujourd’hui, les choses vont nettement, nettement mieux », a déclaré M. Moscovici sur France Inter.

« Il y a un espoir pour la Grèce. La croissance est repartie, l’emploi repart, l’attractivité repart » et « l’investissement est revenu », a ajouté l’ancien ministre, disant se réjouir « qu’il y ait enfin une lumière au bout de l’obscurité ».

« Il fallait créer les conditions de la confiance, c’est ça qui a été fait. Est-ce que ça a été trop dur ? Sans doute. Est-ce que c’était nécessaire par ailleurs ? Aussi », a-t-il estimé.

Athènes a engrangé la semaine dernière deux bonnes nouvelles en vue d’un prochain retour sur les marchés, avec l’annonce de la participation du FMI à son plan d’aide et le relèvement de la perspective de sa dette à long terme par l’agence de notation SP Global Ratings.

La Grèce devrait par ailleurs bénéficier d’une croissance de 2,1% cette année, après huit ans de chute quasi-constante. Son taux de chômage reste toutefois le plus élevé d’Europe, à 21,7% en avril, même s’il a baissé de 1,9 point sur un an.

La Grèce a effectué « 140 réformes extrêmement courageuses », a souligné Pierre Moscovici, qui se rendra lundi soir à Athènes. « Il y a maintenant des perspectives pour trouver enfin une solution au problème de la dette », a-t-il ajouté.

Athènes, qui bénéficie depuis juillet 2015 d’un plan d’aide de 86 milliards d’euros, fait face à une dette colossale de 315 milliards d’euros, équivalant à près de 180 % de son PIB.

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Avec un tel succès, les Français attendent avec impatience la réalisation des “réformes” douloureuses, certes, mais nécessaires pour, à leur tour, sortir des ténèbres...

P.G.

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mercredi 26 juillet 2017

UE-Turquie : dialogue à « haut niveau » et sous haute tension à Bruxelles

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UE-Turquie : dialogue à « haut niveau » et sous haute tension à Bruxelles

Les deux parties ne se sont entendues que sur un point : il ne faut pas rompre le dialogue. Il se poursuivra avec des débats ainsi qu’un sommet à Adana.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/07/25/ue-turquie-dialogue-a-haut-niveau-et-sous-haute-tension-a-bruxelles_5164914_3218.html#8CvwCgm3Towv0yiC.99

Le dialogue à « haut niveau », qui réunissait deux ministres turcs et deux commissaires européens, à Bruxelles, mercredi 26 juillet, n’aura pas entraîné de rupture entre Ankara et l’Union européenne (UE) mais, à l’évidence, il n’aura rien résolu. Les ministres turcs des affaires étrangères et des affaires européennes, Mevlut Cavusoglu et Omer Celik, ont défendu l’idée qu’il fallait ouvrir de nouveaux chapitres de négociation en vue d’une adhésion de leur pays à l’UE ; la haute représentante Federica Mogherini et le commissaire à l’élargissement, Johannes Hahn,ont insisté sur le nécessaire respect de l’Etat de droit, de la démocratie, de la liberté d’expression et de réunion.

Les deux parties ne se sont vraiment entendues que sur un point : il ne faut pas rompre le dialogue. Il se poursuivra donc dans les mois qui viennent, avec des débats sur l’énergie ou les relations économiques, ainsi qu’un sommet Turquie-UE, à Adana.

« Personne ne peut dire qu’il n’y a pas de démocratie en Turquie »

 En commençant la conférence de presse qui a suivi des échanges « francs, ouverts, constructifs », selon sa définition, Mme Mogherini a longuement insisté sur « les défis et intérêts communs », ainsi que les domaines de la nécessaire coopération entre Turcs et Européens : la sécurité, la lutte contre le terrorisme, les relations économiques et commerciales, la Syrie, les tensions dans le Golfe, l’Irak, sans oublier la migration et l’accord conclu pour éviter un nouvel afflux de migrants en Grèce. « Nous avons certes quelques points de désaccord, mais aussi beaucoup de sujets d’entente », a insisté la haute représentante.

En réponse, M. Cavusoglu s’est dit « heureux » de poursuivre la coopération avec Bruxelles. Il a toutefois appelé l’UE à respecter la totalité de ses engagements dans le cadre du « deal » migratoire et n’a fait qu’une brève allusion au sort des milliers d’opposants emprisonnés depuis le coup d’Etat de 2016, concédant que tous les élus hostiles à la politique du président Recep Tayyip Erdogan, ou tous les journalistes n’étaient peut-être pas, par définition, des terroristes. En tout cas, « personne ne peut dire qu’il n’y a pas de démocratie en Turquie », a affirmé le ministre des affaires étrangères

Omer Celik, qui mène les négociations d’adhésion pour son pays, a quant à lui défendu avec force l’idée qu’il faudrait ouvrir de nouveaux chapitres à la discussion – un seul, sur 35 a été refermé et le processus est, en réalité, totalement bloqué. M. Celik n’a pas évoqué les menaces du président Erdogan de stopper le processus ou d’approuver un rétablissement de la peine de mort, ce qui entraînerait son abandon immédiat par les Européens.

« Arrêter la négociation représenterait une perte pour la Turquie, comme pour l’UE » a commenté le ministre, ajoutant que, selon lui, il ne pouvait exister de « préconditions » à la poursuite des discussions.

Pas possible de reprendre les négociations d’adhésion

« La Turquie reste un pays candidat à l’accession et un partenaire stratégique », a tenu à souligner Mme Mogherini. Son collègue Johannes Hahn a apporté une nuance et suscité visiblement de la tension en rappelant qu’il n’était, en fait, pas possible de reprendre les négociations d’adhésion à la suite, entre autres, de la répression qui a suivi le putsch avorté et le référendum sur l’extension des pouvoirs présidentiels.

« Le Parlement européen ne peut pas entraver une décision du Parlement turc »*, a répliqué M. Celik, dans une allusion à la demande de l’assemblée de Strasbourg qui, en novembre 2016, exigeait le gel des négociations d’adhésion. Manfred Weber, le chef du groupe PPE (conservateurs) vient de redire, dans la presse allemande, qu’il fallait suspendre totalement ces discussions.

Le dernier point d’accrochage a concerné le sort des dirigeants d’Amnesty International arrêtés en même temps que d’autres défenseurs des droits de l’homme. Si les responsables turcs ont justifié cette détention en invoquant de raisons de sécurité, Mme Mogherini a tenu à indiquer qu’elle « appréciait » le travail de cette organisation « partout dans le monde ».


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*Il faudrait peut- être lui envoyer un exemplaire des traités européens...

P.G.

 

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Les syndicats à l’offensive sur la réforme du code du travail?

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Les syndicats à l’offensive sur la réforme du code du travail

Les centrales Force ouvrière et CFDT préviennent qu’elles s’opposeront si elles ne sont pas entendues. La CGT, elle, appelle les salariés à manifester le 12 septembre.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/07/25/les-syndicats-a-l-offensive-sur-la-reforme-du-code-du-travail_5164901_823448.html#zvgVzwLT3TPLgLJS.99

Les organisations syndicales durcissent le ton sur la réforme du code du travail. « Ça commence à monter », a déclaré, mardi 25 juillet, le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, à l’issue d’une dernière rencontre dans la matinée avec le premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du travail, Muriel Pénicaud.

Si le chef du gouvernement, « ne veut pas de coalition des mécontentements, il faut qu’il nous écoute et qu’il nous entende (…) J’ai été cash. Maintenant, c’est à lui de prendre ses responsabilités. »

« On est au pied du mur »

La CFDT abonde. « Nous lui avons clairement dit que nous sentions aujourd’hui que nous étions à la croisée des chemins », a déclaré Laurent Berger, le secrétaire général de la confédération.

« Si la CFDT avait le sentiment que le choix était fait d’une simplification pure et simple, sans renforcement du dialogue social, nous nous opposerions à cette réforme. »

La concertation a permis d’organiser 48 rencontres avec les partenaires sociaux, soit six par organisation. Le gouvernement s’apprête maintenant à rédiger les ordonnances qui lui permettront de mettre en œuvre les nouvelles mesures dès septembre, après le feu vert du Parlement, attendu pour la fin juillet, ou le début du mois d’août.

« On est au pied du mur. Je crois qu’il faut maintenant faire ces réformes. Elles sont attendues des forces économiques françaises avec grande impatience, mais surtout des investisseurs étrangers », a déclaré, mardi, le président du Medef, Pierre Gattaz, à l’issue de sa rencontre avec Edouard Philippe.

« La République en marche arrière »

Au menu de la réforme, une nouvelle articulation entre accords de branche et accords d’entreprise, la simplification du dialogue social, et une modification du régime juridique de la rupture du contrat de travail.

Ce dernier point inquiète particulièrement les syndicats. Il comprend une série de mesures controversées comme la mise en place d’un barème encadrant les indemnités prud’homales ou la redéfinition des modalités entourant les licenciements économiques.


« Si notamment sur le troisième bloc, ce qui circule est confirmé, c’est la République en marche, mais en marche arrière », a jugé M. Mailly, qui n’accepterait pas, par exemple, que l’on baisse trop le plancher des indemnités prud’homales, pour l’instant fixé à six mois de salaire à partir de deux années d’ancienneté.

La CGT, jusque-là isolée dans sa mobilisation, pourrait retrouver son allié du temps des manifestations contre la loi El Khomri. Cette coalition qui avait réuni, en plus de la CGT et de FO, les syndicats étudiants ainsi que des mouvements comme Nuit debout, avait forcé le gouvernement à supprimer les mesures les plus contestées de la première version de son texte, en mars 2016, dont le barème obligatoire encadrant les indemnités prud’homales.

La CGT a déjà appelé à une manifestation le 12 septembre. « Ça donne le ton par rapport aux craintes que nous avons, a souligné, lundi, son secrétaire général, Philippe Martinez. Ils ont décidé de casser le code du travail, qu’il y ait moins de droits pour les salariés. Il faut que les salariés réagissent. »


« Stratégie de contournement »

 

Pour l’exécutif, c’est surtout le volet sur le dialogue social qui ferait tiquer les organisations syndicales. « Les positions sont bien plus tranchées » sur ce dossier, admet-on à Matignon.

Les centrales ont effectivement dénoncé, dans les derniers jours, le projet de fusion des instances représentatives du personnel ainsi que la possibilité pour les petites entreprises sans délégué syndical de négocier directement avec les salariés.

« On s’inquiète qu’il y ait une stratégie de contournement des organisations syndicales », avait récemment déclaré la secrétaire générale adjointe de la CFDT, Véronique Descacq.

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Qu'ils se rassurent, à mon avis, le “dialogue social” est trop précieux pour un gouvernement, quel qu'il soit, pour faire passer des politiques de fond que les syndicats “partenaires sociaux” ne mettent jamais en cause: la désinstrialisation de la France, par exemple, en application des traités européens. Mais il est vrai que leur baisse de “représentativité” ne joue pas en leur faveur face à un Medef très écouté par les pouvoirs publics, qui semblent tentés de se passer d'une partie de leurs services...Plus les syndicats seront affaiblis du fait de leurs incohérences idéologiques, plus la tentation sera grande d'obtenir des “accords” sans eux.

Quant au dossier de fond, sur le droit du travail, il sera mis en oeuvre d'autant plus facilement que ceux qui s'y opposent éviteront d'évoquer les causes de cette politique: notre appartenance à l'Union européenne et la mise en oeuvre des “recommandations” de la Commission européenne (art. 121 du TFUE).

 P.G.

Voir à ce sujet l'article suivant, une autre approche syndicale...:

front syndical de classe

 Qu'est-ce-que la CGT va foutre à l'Elysée avec Laurent Berger et la CES ?

 http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2017/07/qu-est-ce-que-la-cgt-va-foutre-a-l-elysee-avec-laurent-berger-et-la-ces.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_sharebar

 

Luca Visentini, le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats a été reçu à l’Elysée le 21 juillet en compagnie des cinq secrétaires généraux de ses affiliées françaises : CFDT, CGT, FO, CFTC et Unsa. 

Au moment même où le pouvoir macronien s'apprête à mettre en pièce le code du travail au service du MEDEF et de l'Union européenne, que signifie cette mascarade de rencontre à l'Elysée sur initiative de la Confédération européenne des syndicats (CES) ?

Ça peut-être quoi la convergence avec Macron sur le "socle européen des droits sociaux" quand partout dans l'Union européenne, les politiques d'austérité, la remise en cause de la dépense publique et des services publics, la mise en concurrence des travailleurs et des peuples sont les règles de référence pour l'oligarchie ?

Et quand Macron lui-même se fait le champion toutes catégories de la dérégulation, de la déréglementation au seul profit du MEDEF?

Et les organisations syndicales, la CGT doivent-elles donner le sentiment qu'elles approuvent par leur passivité à l'égard de l'UE, l'absence de lien établi entre les contre-réformes et les injonctions européennes, qu'elles approuvent la fuite en avant dans l'intégration européenne préconisée par Macron ?

Encore plus d'Europe pour toujours plus de remise en cause des acquis sociaux?

Comme en Grèce ?

Et c'est en donnant le sentiment de s'intégrer dans cette Europe que l'on va mettre fin au dumping social et

 à l'ouverture à la concurrence pour démolir les services publics (Ecole, transport ferroviaire, Electricité, gaz ...) ?

Ce dont le mouvement social a besoin c'est de clarté sur les politiques menées par l'Union européenne et de se mobiliser puissamment sans aucune espèce d'illusion sur ces rencontres elyséennes.

Ce n'est pas de rencontres à L'Elysée que dépend le sort des revendications et le blocage des contre-réformes mais de la puissance de l'intervention des travailleurs !

mardi 25 juillet 2017

24 juillet 1967 – 24 juillet 2017 = Il y a 50 ans, Charles de Gaulle lançait « VIVE LE QUÉBEC LIBRE ! » ...

QUEBEC LIBRE

 

24 juillet 1967 – 24 juillet 2017 = Il y a 50 ans, Charles de Gaulle lançait « VIVE LE QUÉBEC LIBRE ! » depuis le balcon de Montréal et provoquait un électrochoc planétaire.

Le discours:

 

https://www.upr.fr/actualite/24-juillet-1967-24-juillet-2017-y-a-50-ans-charles-de-gaulle-lancait-vive-quebec-libre-balcon-de-montreal-provoquait-electrochoc-planetaire

Ce discours historique montre ce qu’est un véritable chef d’État : quelqu’un qui a le courage de dire Non quand il le faut, de défendre la liberté des peuples et des nations, et de faire triompher les intérêts géopolitiques de la France, fût-ce en provoquant un scandale mondial.

De fait,ce discours provoqua un électrochoc planétaire et un scandale inouï dans les pays anglo-saxons. Le gouvernement d’Ottawa fit savoir que ces propos étaient inacceptables et Charles de Gaulle rentra immédiatement à Paris, sans aller voir le gouvernement fédéral canadien anglophone.
 
Par ces quelques mots, l’Homme du 18 juin et président de la République française réparait symboliquement l’abandon des Français du Canada par Louis XV et tous les régimes français ultérieurs. Il donnait également corps aux revendications indépendantistes québécoises et au sursaut du monde francophone en Amérique, ce qui eut notamment pour conséquence de transformer le Canada en un pays officiellement bilingue.
Cinquante ans après jour pour jour, les dirigeants euro-atlantistes français sont revenus à l’esprit d’abandon et à la politique de Louis XV dont le souci principal était de plaire aux cours d’Europe et notamment à Frédéric de Prusse plutôt que de défendre les intérêts de la France.

 

 

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LE BOULEVERSANT VOYAGE DE CHARLES DE GAULLE AU QUÉBEC EN 1967

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LE BOULEVERSANT VOYAGE DE CHARLES DE GAULLE AU QUÉBEC EN 1967 : « Aller au fond des choses est la seule politique qui vaille »  

En ce 50e anniversaire du si célèbre « Vive le Québec libre ! », je ne saurais trop insister pour que tous les lecteurs prennent le temps de visionner le compte-rendu de 18 minutes, qui fut fait à l’époque, du bouleversant voyage de de Gaulle au Québec en juillet 1967 et qui est disponible gratuitement en ligne sur le site de l’INA.

La fin de ce document d’archives, en particulier, est essentielle.

Lors du banquet d’adieu que lui offrit le gouverneur du Québec – et alors que de Gaulle allait repartir pour Paris quelques instants après, sans poursuivre son voyage à Ottawa – l’Homme du 18 juin livra une sorte de testament politique (à partir de 15’28’’ sur ce document de l’INA) :

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« Au cours de ce voyage, je crois avoir pu aller, en ce qui vous concerne, au fond des choses. Et quand il s’agit du destin, et notamment du destin d’un peuple, en particulier du destin du peuple canadien-français, ou français-canadien comme vous voudrez, aller au fond des choses, y aller sans arrière-pensées, c’est en réalité non seulement la meilleure politique mais c’est la seule politique qui vaille en fin de compte. »

Cette quintessence de l’esprit de résistance – et aussi de l’âme de la France – est plus que jamais d’actualité 50 ans après.

Ce dont meurt notre pays, c’est que les dirigeants politiques qui se succèdent ont peur. Ils ont peur de Washington, peur des grands médias, peur du pouvoir des banques et de l’industrie, peur du pouvoir de l’argent. Ils ont peur de regarder la vérité en face et d’oser nommer l’asservissement de la France à laquelle ils se sont misérablement résolus. Ils ont peur « d’aller au fond des choses ».

L’UPR, quant à elle, n’a pas peur.

Fidèle à l’enseignement du fondateur de la France Libre, l’UPR propose aux Français « d’aller au fond des choses et d’y aller sans arrière-pensées » car « c’est en réalité non seulement la meilleure politique mais c’est la seule politique qui vaille en fin de compte. »

FA
24 juillet 2017

 

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Pour être indépendant, Daniel Cohn-Bendit suggère au Québec de rejoindre l'Union européenne

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Pour être indépendant, Daniel Cohn-Bendit suggère au Québec de rejoindre l'Union européenne

https://francais.rt.com/france/41134-pour-etre-independant-daniel-cohn-bendit-suggere-quebec-rejoindre-union-europeenne

Interrogé à propos des défis que devrait affronter seul le Québec en cas d'indépendance, l'ex-eurodéputé Daniel Cohn-Bendit conseille à la province de se battre pour intégrer l'UE. Selon lui, le bloc européen permet de «mieux affirmer» son autonomie.

Dans un entretien à l'édition canadienne du journal Metro, l'ex-eurodéputé Daniel Cohn-Bendit a mis en garde la province de Québec contre ses velléités d'indépendance.

«Le Québec, seul, ne peut pas survivre dans le monde d'aujourd'hui», prévient l'écologiste. «"Small", c'est pas toujours "beautiful". C'est même très dur et le Québec n'aura pas les reins», estime le franco-allemand en référence au défis de la mondialisation auquel serait confronté la province.

«Je ne crois pas que l'indépendance soit une bonne solution», poursuit-il d'ailleurs dans les colonnes du quotidien gratuit. Mais conscient du soutien populaire dont bénéficie l'idée, l'ex-eurodéputé propose une feuille de route à laquelle lui seul – comme il le reconnaît volontiers – a pu penser : «Si le Québec veut être indépendant, alors qu'il se batte pour devenir un Etat membre de l'UE. Il faut aller jusqu'au bout de l'idée.»

«L'Europe, c'est plus fort que le Canada. C'est une perspective beaucoup plus sécurisante», veut-il croire.

 Vantant comme à son habitude les mérites de l'Union européenne (UE), il assure que le bloc est capable de sécuriser les Etats membres et de permettre aux Etats et aux sociétés «de mieux affirmer leur autonomie».

 

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