mardi 11 juillet 2017

Pour la troisième fois, la loi de moralisation de la vie publique change de nom

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Pour la troisième fois, la loi de moralisation de la vie publique change de nom

http://www.bfmtv.com/politique/pour-la-troisieme-fois-la-loi-de-moralisation-de-la-vie-publique-change-de-nom-1213893.html

Après un amendement du Sénat, la loi "pour la régulation de la vie publique" redevient la loi "pour la confiance dans l'action publique".

"Moralisation", "confiance", "régulation": la loi censée rompre avec les pratiques d'une "vieille politique" qu'Emmanuel Macron exècre n'en finit plus de changer de nom.

D'abord baptisée "loi pour la moralisation de la vie publique", le texte avait une première fois changé d'état civil, pour éviter une confusion entre les domaines du droit et de l'éthique. Il avait alors été renommé, "loi pour la confiance dans l'action publique". 

Après avoir été brièvement désignée sous l'appellation plus pragmatique "loi pour la régulation de la vie publique", c'est finalement "pour la confiance dans l'action publique" qui sera l'intitulé du projet, amendé par le Sénat. L'amendement "privilégie un intitulé traduisant la volonté du gouvernement de restaurer la confiance que doivent avoir les citoyens dans l'action tant des élus que du gouvernement", explique la chambre haute.

Une versatilité qui traduit l'embarras de l'exécutif et des parlementaires à propos d'un texte qui pourrait facilement se retourner contre eux dès la première affaire. En témoigne la démission de François Bayrou, instigateur du texte dont les fonctions de garde des Sceaux et l'enquête lancée à propos d'emplois possiblement fictifs au Modem étaient devenus politiquement incompatibles

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Sélection de la semaine - 9 juillet 2017 (2)

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Royaume-Uni

La Commission européenne inquiète sur un risque d'absence d'accord sur le Brexit
Londres estimant qu'il vaut mieux ne pas avoir d'accord qu'un mauvais accord, Barnier monte au créneau pour convaincre Londres de l'utilité d'avoir un accord malgré tout ! Comme prévu, c'est bien le Royaume-Uni et non l'UE qui a les cartes de la négociation en main.
Brexit : Londres dénonce un vieil accord de pêche
Londres dénonce un accord sur la pêche de 1964 pour pouvoir tout simplement avoir à nouveau l'exclusivité de la pêche dans ses eaux. Le film du Brexit dénonçait ces pêcheurs locaux dont l'activité était devenue menacée, ou s'était terminée, à cause du manque de poisson... alors que des pêcheurs industriels étrangers venaient par contre massivement piller les ressources halieutiques locales.

Israël

Israël confisque et détruit des panneaux solaires offerts à un village palestinien dans un cadre humanitaire
Cette confiscation, inhumaine et contraire au droit international, n'a que je sache pas été relayée par les médias français, ni n'a ému la sphère politique française.

Iran

Total signe un accord gazier en Iran malgré les pressions étatsuniennes
Le PDG de Total rappelle que "le développement économique, c'est la façon aussi d'apporter la paix". Le ministre iranien du pétrole a dit que son pays n'oubliera pas que Total aura été un précurseur.

Syrie

Macron confirme le soutien de la France à l'opposition syrienne et élude la question Assad
Il y a peu, il avait avoué qu'il n'y avait pas de solution en Syrie sans Bachar el Assad: la diplomatie française est illisible.

Union européenne

Après le TAFTA et le CETA, voici le JEFTA
Ce nouvel accord de libre-échange vise à réduire drastiquement les droits de douane dans les domaines alimentaire et automobile. Les négociations se sont tenues comme d'accoutumée dans le plus grand secret.
Le CETA appliqué de manière provisoire à partir du 21 septembre
Le CETA sera appliqué de manière provisoire mais néanmoins à 98% le 21 septembre, avant même l'ensemble des ratifications des Etats-membres de l'UE. La possibilité pour les multinationales d'assigner un Etat en justice devant une juridiction privée ne seront pas en vigueur à cette date. Mais sera en vigueur une réduction de 99% des droits de douane avec le Canada, et un ajustement à la baisse des réglementations (notamment une dé-protection de nombreuses AOP).

REVUE PRESSE GENERIQUE

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lundi 10 juillet 2017

"Contempler l'incendie depuis la rive d'en-face"

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Solère viré de LR 
Lr : «j'ai reçu ma convocation d'exclusion», annonce thierry solère - Le Parisien
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Pécresse renonce à être candidate à LR et décide de créer son propre mouvement 
http://www.europe1.fr/politique/valerie-pecresse-pas-candidate-a-la-presidence-des-republicains-jai-decide-de-creer-un-mouvement-3384095
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Marine Le Pen se paye Florian Philippot, qui était "en vacances pendant la campagne des législatives" - Le Lab Europe 1
http://lelab.europe1.fr/marine-le-pen-se-paye-florian-philippot-qui-etait-en-vacances-pendant-la-campagne-des-legislatives-3384362
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CONCLUSION 
9e des 36 stratagèmes chinois :
"Contempler l'incendie depuis la rive d'en-face"

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Pierre-Yves Rougeyron - De Gaulle au XXIe siècle

PROJET REFLEXION

Pierre-Yves Rougeyron - De Gaulle au XXIe siècle

https://www.youtube.com/watch?v=Xc1s02PDteI

Les thèmes abordés:

Le gaullisme politique n'a plus de sens, Malraux l'avait déjà dit. Il faut sortir l'oeuvre du général de la statue qui le réduit à l'homme du 18 juin. Une statue qui est bien pratique pour certains....

 Ses origines idéologiques, Son père, monarchiste et Dreyfusard, sa mère, catholique, qui déplorait que ses fils soient républicains...

 Ses influences, Barrès, Mauras...

 L'Unité de la France : « Toute maison divisée contre elle- même périra »: c'est pourquoi il cherchait à concilier les deux France, et les deux régimes. Ce qu'on lui reprochera à droite comme à gauche.

 La France, comme personne. « du fond des âges ». La théorie d'un grand peuple rassemblé derrière des « hommes de caractère ». Des hommes animés par une volonté de pénétrer le fond des choses, des hommes d'autorité reconnue naturellement, la conduite des autres par un esprit d'abnégation, rien à voir avec nos élites actuelles.

L'identité du Peuple. On oublie toujours la fin de sa phrase. D'autres peuvent s'y reconnaître à condition de vouloir s'intégrer. L'Etre politique et le fond culturel.

 La démocratie parlementaire aime le peuple mais ne veut pas voir sa sale gueule.

Le référendum. La théorie des 2 bourgeoisies, la bourgeoisie d'argent et la bourgeoisie intellectuelle et un « populo » qui a des réflexes sains, et sur qui on doit s'appuyer.

 Le langage, l'autre partie de l'Action. De Gaulle n'aimait pas les journalistes. L'ordre par les mots. Une langue qui ne doit pas être abâtardie, car c'est par elle qu'on s'adresse au Peuple.

 Vive le Québec libre! Une réparation de la trahison de Louis XV: l'abandon du Canada. Une reconnaissance de la résistance des canadiens français. Une conception de la continuité historique de la France. Un rapport à l'histoire.

 Le Peuple et l'Etat. Le rapport à l'entreprise: elle doit rester à sa place. Chaque chose doit rester dans sa sphère pour ne pas être dénaturée. On est très loin de la pensée actuelle. C'est une prérogative de la souveraineté de définir la place des uns et des autres.

Comment avons- nous pu, en 40 ans nous interroger sur notre réalité historique? A quoi sert le « roman national »? A éviter les conflits inutiles, à ne pas refaire les mêmes erreurs.

 Il faut une identité double, à la fois culturelle et charnelle. Etre français, ce n'est pas seulement des papiers, ce n'est pas non plus une forme morte, sclérosée. Un rapport au monde dans la reconquête de la souveraineté.

 La réforme du régime. Le régime des partis et des médias. L'élection au suffrage universel, donner aux Français une option « reset », pour contrer l'incompétence des régimes « partitocratiques ».

 L'Algérie. Pour De Gaulle, le boulet qui nous empêchait d'avoir une politique de puissance. Un règlement brutal de la question?

 Un Etat n'a pas d'amis. Le discours sur les valeurs communes fait rigoler...

Ce qu'on peut lui reprocher? : la réconciliation franco- allemenande, son projet européen, même si c'était dans une optique de puissance. C'était d'ailleurs un européen repenti, il avait compris que ça ne marcherait pas.

 Les grands discours (Mexico, Phnom Penh...), son discours sur le dollar, qu'on ne lui pardonnera jamais. La guerre froide.

 Quand on voit combien nous sommes aimés dans le monde, encore, grâce à lui pour une large part, en sommes- nous encore dignes?

 Que lui a-t-il manqué? Une génération.

 Les 3 sortes de Mai 68, le Quartier Latin, la plus grande grève ouvrière depuis la libération, le Larzac.

Le retour d'une jeunesse française un jour? Par les coups, peut- être.

 Le dernier roi français catholique? Il fut détesté par les monarchistes et les catholiques, et pourtant...

 La dernière chose qu'il nous a légué, l'espérance.

 Pour exister, il faut vouloir exister!

 A méditer...

Réforme du code du travail : les Français affichent un grand scepticisme

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Réforme du code du travail : les Français affichent un grand scepticisme

http://www.latribune.fr/economie/france/reforme-du-code-du-travail-les-francais-affichent-un-grand-scepticisme-742950.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20170707

 Un sondage exclusif BVA / "La Tribune" montre le grand scepticisme des Français face au bien-fondé de la réforme du Code du travail. Ils sont 69% à penser que cela n'aura pas d'effet sur l'emploi et 56% sont opposés au plafonnement des indemnités prud'homales. En revanche, la généralisation du référendum d'entreprise est bien accueillie.

 (...)

 Une réforme du Code du travail très clivante

Ainsi, à première vue, d'une manière générale et lorsque l'on ne rentre pas dans le détail, près des deux-tiers (63%) des Français se disent favorables à une réforme du Code du travail, alors que seul un gros tiers (36%) y est opposé. Mais le sujet s'avère politiquement et sociologiquement très clivant. Les personnes âgées (79%), les sympathisants En Marche ! (90% !), les sympathisants de la droite (82%) se montrent particulièrement enthousiastes. Ce qui est aussi le cas des catégories socioprofessionnelles « supérieures » (70%). Mais, à l'inverse, une majorité d'employés et d'ouvriers (52%) est en désaccord, tout comme les sympathisants de gauche (63%), notamment ceux qui se sentent proches de la France Insoumise (74%). Pour leur part, les proches du Front National se montrant divisés avec 52% de « pour » et 47% qui y sont opposés.

A noter que parmi les personnes favorables à une réforme du Code du travail, 53% estiment cependant que c'est un sujet important... mais pas prioritaire.

Si l'on entre dans le détail, les lignes de fracture et le scepticisme sont encore plus flagrants.

Un "Oui" très franc au référendum d'entreprise....

Deux mesures recueillent une large approbation. D'une part, le développement de la consultation directe des salariés d'une entreprise pour valider un accord (78%). Un résultat qui a l'air de signifier que les Français seraient plutôt favorables au droit pour l'employeur de recourir directement au referendum en "contournant" les syndicats, quand ils existent dans l'entreprise. Faut-il voir dans ce degré d'approbation des Français une méfiance face au « fait syndical » ? D'autre part, la fusion du comité d'entreprise, des délégués du personnel et du CHSCT fait également consensus (69%). Ces deux mesures sont d'ailleurs également souhaitées par une majorité d'employés et d'ouvriers ainsi que par les sympathisants de gauche (55%).

... mais un "Non" massif au plafonnement des indemnités prud'homales

En revanche, décidément une mesure ne « passe pas », c'était déjà le cas lors de la première version de la loi El Khomri en 2016 : le plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif. 56% des sondés sont opposés à un tel plafonnement prévu de nouveau par le projet de loi. Il en va de même de l'idée d'étendre le CDI de projet, ce contrat de travail qui peut être automatiquement rompu dès que le salarié embauché a rempli sa mission. 53% des sondés sont contre le développement de ce type de contrat.

Sur ces deux mesures, on retrouve une opposition frontale des sympathisants de gauche (73% contre le CDI de projet et 85% contre le plafonnement des dommages et intérêts) mais aussi dans une moindre mesure des sympathisants FN (56% et 63%). Les ouvriers et employés y sont également opposés (67% et 72%). Seuls les cadres et les personnes de plus de 65 ans se distinguent par leur approbation majoritaire.

Les Français ne croient pas à un effet bénéfique sur le chômage

Par ailleurs, une forte majorité de 69% de Français se montrent sceptiques sur les effets positifs qu'une réforme du code du travail pourrait avoir sur l'emploi. Certes, les deux tiers (66%) estiment que cela peut permettre d'améliorer la compétitivité des entreprises mais seuls 42% considèrent que la réforme permettrait de diminuer le chômage. Encore une fois, seules les personnes âgées de plus de 65 ans (56%) et les cadres (60%) sont convaincus à l'inverse que l'effet serait bénéfique sur le taux de chômage. En revanche, ce n'est pas du tout le cas chez les ouvriers (71%), les sympathisants de gauche (84%) et les proches du FN (62%).

85% des Français estiment également que la réforme du Code du travail permettra de mieux répondre aux attentes des employeurs, alors que 36% seulement pensent que cela sera favorable aux salariés...

Enfin, la forme utilisée par le gouvernement pour faire adopter la réforme, c'est-à-dire le recours aux ordonnances, n'est approuvée que par 40% des sondés.

Bien entendu, on verra à la rentrée comment l'appréciation des Français va évoluer, une fois connu le contenu exact des ordonnances, très certainement le 20 septembre.

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Sélection de la semaine - 9 juillet 2017 (1)

RWANDA SLDATS

Génocide au Rwanda: une enquête révèle qu'en 1994, les autorités françaises, sous mandat de l'Elysée, ont réarmé les responsables des massacres, violant l'embargo sur les armes décrété par l'ONU, et alors même que la France avait contribué au désarmement des génocidaires.
FRANCE
L'Etat va vendre certains de ses actifs dans les entreprises publiques pour financer l'innovation
La privatisation rampante du secteur public continue donc, conformément à l'article 106 du TFUE (mise en concurrence des services publics).
Feu vert à la ferme des 1000 vaches
L'autorisation se fait par non-réponse de la préfecture. C'est la victoire d'une vision archiproductiviste de l'agriculture, conforme à l'article 39 du TFUE. C'est d'ailleurs une réponse aux augmentations d'importations de lait de la part de l'Allemagne et du Danemark.
Victoire nationaliste en Corse et renoncement à la maîtrise de son destin
Les indépendantistes corses ont réussi à placer 3 députés sur 4 circonscriptions, et dénoncent une France qui "rejette sa culture et son histoire, et renonce peu à peu à la maîtrise de son destin". Le constat est vrai, mais ils oublient de mentionner qu'une Corse indépendante dans le cadre de l'UE devrait tout autant, voire plus, renoncer à la maîtrise de son destin.
Hulot veut augmenter la taxe carbone de 40%
La tonne de carbone passerait donc de 100 à 140€ d'ici 2030.
Xavier Moreau : la révolution colorée française
Xavier Moreau, blogueur français en Russie, et précédemment invité par l'UPR à une université d'automne, analyse l'élection de Macron comme une révolution colorée. L'analyse porte sur la manière par laquelle Macron a été élu, mais élude le fait que Fillon aurait dû appliquer lui aussi les GOPE s'il avait été élu.
La France, un grand parc d'attraction pour le président Macron
Versailles, boxe, tennis, sous-marin, bicyclette, TGV, bateau... le président de la République est très occupé.
France 2 doute de la légalité du financement de la campagne Macron
Mieux vaut tard que jamais... mais ces doutes auraient été les bienvenus pour informer les Français AVANT le vote de la présidentielle.
Eric Woerth élu président de la commission des finances de l'Assemblée nationale
La France a cette particularité d'avoir des revenants politiques perpétuels, réélues malgré tous les doutes qui peuvent être levés sur leur moralité. Sous les projecteurs de la justice à propos de l'affaire Bettencourt, Eric Woerth retrouve donc un poste prestigieux... en lien avec les finances !

dimanche 9 juillet 2017

Entretien d’actualité n°46

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Entretien d’actualité n°46 – Macron devant le Congrès, Philippe devant l’Assemblée nationale – L’affaire des vaccinations – Corée du Nord, Chine, Slovénie, Croatie…  

Le président de l’UPR, François Asselineau, analyse l’actualité récente (entretien enregistré le 5 juillet 2017).

00:12 : Que pensez-vous de l’allocution d’Emmanuel Macron devant le Congrès réuni à Versailles ?
14:30 : Quel est votre avis sur le discours de politique générale d’Édouard Philippe devant l’Assemblée nationale le lendemain ?

20:00 : l’affaire des 11 vaccinations obligatoires pour les nourrissons

27:15 : les décisions concernant le retour à l’équilibre budgétaire (les enseignements de Keynes encore une fois oubliés)

37: 15 : autres annonces (éducation, écologie….)

39:33 : N’avez-vous pas l’impression que la situation se dégrade en Extrême-Orient ?

46:33 : explosion dans une usine textile au Bangladesh

49:36 : ce que nous révèle le contentieux territorial Slovénie/Croatie

55:00 : nouvelle demande des députés européens pour cesser d’utiliser le parlement de Strasbourg

57:37 : Un mot pour conclure ?

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Cet entretien d’actualité sera – sauf événement extraordinaire – le dernier de cette saison.
L’équipe de l’UPR sera de retour à la rentrée prochaine et vous souhaite de bonnes vacances d’été !

https://www.upr.fr/actualite/entretien-dactualite-n46-macron-philippe-devant-congres-situation-extreme-orient-lanalyse-de-f-asselineau

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= COMMUNIQUÉ DE PRESSE = Tarifs réglementés du gaz

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= COMMUNIQUÉ DE PRESSE = Tarifs réglementés du gaz jugés contraires au droit européen, nouvelle preuve qu’il faut sortir de l’UE pour défendre nos services publics.  

On a appris, vendredi 7 juillet 2017, que le rapporteur public du Conseil d’État a estimé que les tarifs réglementés, appliqués par Engie (ex-GDF Suez) à plus de 5,4 millions de foyers, sont contraires au droit européen.

Cette nouvelle n’est pas surprenante pour l’Union Populaire Républicaine. Seul parmi les 11 candidats à l’élection présidentielle, François Asselineau a usé de son temps de parole pendant la campagne présidentielle pour expliquer aux Français, précisément et à de nombreuses reprises, que l’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) nous impose la libéralisation de tous nos services publics, et cela quels que soient le président de la République ou la majorité parlementaire élus, dès lors que la France reste dans l’Union européenne.

Cette mise en concurrence imposée par les traités européens met automatiquement à mal nos services publics, qui ont normalement pour mission d’apporter le meilleur service, au prix le plus bas, sur l’ensemble du territoire. Héritiers de plus de sept siècles d’histoire, nos services publics sont l’un des instruments essentiels pour mettre en œuvre réellement le principe d’égalité entre les citoyens, principe consubstantiel à la République française.

L’UPR rappelle que cette politique de démolition délibérée de nos services publics au profit d’intérêts privés sans scrupules, contraire à ce que souhaite une grande majorité des Français, va se poursuivre inexorablement tant que la France restera dans l’Union européenne.

Pour la raison irréfutable :

  • que cette politique de démolition des services publics est inscrite dans les traités européens,
  • que ceux-ci ne peuvent être modifiés qu’à l’unanimité des 28 États-membres,
  • que cette politique correspond parfaitement aux intérêts nationaux et à la vision sociétale de nombreux autres États-membres de l’UE, en désaccord total avec la France et les Français,
  • et qu’il ne se trouvera donc jamais une unanimité pour revenir sur la politique ultra-libérale gravée dans le marbre de ces traités  – ce que les décennies passées ont d’ailleurs amplement prouvé.

La remise en cause des tarifs réglementés du gaz – et les conséquences sociales négatives que cela aura pour des millions de Français modestes – est une nouvelle preuve de la justesse des analyses et des propositions de l’UPR.

La sortie de l’UE par l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE) – le « Frexit » – que propose avec constance l’UPR depuis plus de 10 ans, permettra, entre autres, de sauver nos services publics.

Les Français doivent comprendre qu’il leur faut choisir : on ne peut pas prétendre défendre le service public et rester dans l’Union européenne.

Bureau national de l’UPR
8 juillet 2017

Une déclaration explosive de Donald Trump passée inaperçue

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La déclaration est jusqu’à présent passée presque inaperçue. Si elle est suivie d’effet, elle constitue pourtant une véritable bombe atomique.

Présent à Hambourg pour le sommet du G20 les 7 et 8 juillet, le président américain a promis au Royaume-Uni qu’un accord commercial entre Washington et Londres pourrait être signé « très très rapidement ».

Certes, Donald Trump s’est jusqu’à présent illustré par ses revirements et propos contradictoires. Il faut donc faire preuve de grande prudence.

Mais si une telle perspective devait se concrétiser, elle est de nature à faire exploser les négociations qui s’engagent sur le Brexit entre le gouvernement britannique et l’Union européenne.

Un an après le référendum du 23 juin 2016 qui a vu les citoyens du Royaume-Uni décider de quitter l’Union européenne – un tremblement de terre qui a déstabilisé les dirigeants européens – les pourparlers entre Londres et Bruxelles ont formellement démarré le 19 juin dernier, et doivent entrer dans le vif du sujet le 17 juillet. Elles sont censées durer deux ans au plus.

Le négociateur européen en chef, Michel Barnier, s’appuie sur un mandat des Vingt-sept pour imposer trois conditions au Royaume-Uni avant de discuter d’un « accord commercial ambitieux » entre les deux parties tel que le souhaite le premier ministre Theresa May. En l’occurrence : le statut des expatriés, les sommes censées être dues par la Grande-Bretagne à l’UE (entre 50 et 100 milliards…), et la frontière entre les deux Irlande.

Unanimité des Vingt-sept

En outre, le principe le plus sacré martelé par Bruxelles est : tant que le Royaume-Uni n’a pas quitté formellement l’UE, c’est la Commission et elle seule qui chapeaute le commerce extérieur. Autrement dit, l’Angleterre n’a nullement le droit de négocier pour son compte des accords commerciaux avec des pays tiers. Et tous les dirigeants européens de se « féliciter » de l’unanimité des Vingt-sept sur ce point.

C’est en quelque sorte un chantage proclamé face au Royaume-Uni : si vous n’acceptez pas nos conditions, vous devrez subir droits de douane, quotas et règles régis par l’OMC, tant vis-à-vis des Etats de l’UE que des pays tiers.

Dès lors, si Washington acceptait de négocier directement avec Londres – et de desserrer ainsi l’étau commercial imposé à la Grande-Bretagne – les Vingt-sept seraient devant le dilemme suivant : ou avaler leur chapeau en acceptant que soit violé l’interdit communautaire ; ou rompre les négociations, laissant ainsi le Royaume-Uni partir sans accord – un véritable cauchemar pour Bruxelles. Mme May a pour sa part rappelé à plusieurs reprises qu’elle préférait « pas d’accord » à un mauvais accord.

Il faut préciser que ce n’est pas seulement la conclusion d’un accord commercial Londres-Washington qui est prohibée, mais simplement le lancement des négociations dans cette perspective…

Les prochains jours diront si l’hôte de la Maison Blanche ajoute un nouveau grief, et de taille, à la liste déjà longue de ceux que ses « partenaires » européens nourrissent contre lui. Si tel était le cas, il aurait objectivement contribué à empêcher le traitement punitif que Bruxelles entend infliger aux Anglais qui ont commis le crime de vouloir quitter le club. Et renforcé ainsi les envies éventuelles d’autres peuples…

https://ruptures-presse.fr/actu/trump-may-hambourg-accord-commercial/

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Les impôts augmenteront en 2018

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CSG, impôts locaux, taxe carbone vont bondir, tandis que les baisses prévues par le candidat Macron sont repoussées. Revue de détail.

http://www.lepoint.fr/economie/les-impots-augmenteront-en-2018--05-07-2017-2140718_28.php#section-commentaires

Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. Les Français vont encore en faire les frais l'an prochain. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre a annoncé le report de quasiment toutes les baisses d'impôts annoncées par le candidat Macron. Il ne reste plus que la hausse de 1,7 point de la CSG compensée en partie par la suppression des 3,15 points de cotisations chômage et maladie payées par les salariés. Ces deux mesures interviendront, elles, dès le 1er janvier. En cause : le dérapage des déficits publics révélé par la Cour des comptes.

La suppression complète de la taxe d'habitation pour 80 % des ménages est repoussée à 2022, la réforme de l'ISF qui devait sortir de l'assiette imposable tous les actifs non immobiliers, l'instauration de la flat tax de 30 % (prélèvements sociaux inclus) sur les revenus du capital n'interviendront qu'en 2019. Tout comme la transformation du CICE en baisse des charges. Un report assorti d'aucune certitude que, cette fois, ces mesures ne seront pas l'an prochain encore repoussées. Le retour du déficit public sous la barre des 3 % du PIB est d'autant moins acquis que se profilent de nouvelles charges du fait de la hausse des taux d'intérêt (augmentation de la charge de la dette) et que ces réformes devaient contribuer à redonner du dynamisme à la croissance, redonner de l'attractivité à notre pays.

Exit les mesures sur le capital qui devaient inciter les expatriés à rentrer

Exit en 2018 la baisse des charges et la baisse de l'impôt sur les sociétés qui devaient relancer l'investissement aujourd'hui en berne. Exit toutes les mesures sur le capital qui devaient inciter les expatriés à rentrer, à investir sur leur épargne sur des placements qui financent l'économie. Pire : en 2017 ces revenus seront encore plus taxés qu'aujourd'hui du fait de la hausse de la CSG. Exit la relance du pouvoir d'achat au travers de la disparition progressive de la taxe d'habitation. Au total, les ménages paieront en 2018 plus de CSG sur les revenus salariaux, leurs pensions et sur les revenus de leur épargne, plus d'impôts locaux, plus de taxe carbone. Édouard Philippe a, en effet, annoncé l'accélération de la montée en puissance de cet impôt qui frappe la consommation de carburants. Il avait été prévu que cette « contribution climat », qui a représenté pour chaque Français en moyenne un coût supplémentaire de 86 euros en 2016, atteigne 200 euros bien avant 2020. S'y ajoute la hausse du prix du paquet de cigarettes, qui devrait passer en moyenne progressivement de 7 à 10 euros.

Autre contre-message : la baisse des dépenses publiques se transforme en une stabilisation*, ce qui, certes, exige des économies compte tenu de l'inflation et de l'évolution naturelle des dépenses, mais on est loin d'un programme drastique de retour à l'équilibre par la maîtrise des dépenses.

Dans un pays où le ras-le-bol fiscal est fort, les Français accepteront-ils d'attendre un an de plus ? Emmanuel Macron en fait le pari.

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Commentaires

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*Je ne reviendrai pas ici sur le débat autour de la dépense publique et du dogme des 3% imposé par l'UE pour essayer de maintenir un semblant de cohérence économique, notamment de la zone euro.

 Je me contenterai de rappeler que Le Point a largement contribué à l'élection de M. Macron, comme d'ailleurs la quasi- totalité de la presse française. Mais on comprend la déception de certains sur la fiscalité du capital. Qu'ils se rassurent...Il ne s'agit que d'un report, Bruxelles oblige*. L'article mélange habilement le report de la suppression de la taxe d'habitation et celui de la baisse des « charges » des entreprises, ou de l'ISF, mais on peut raisonnablement parier que les délais ne seront pas les mêmes pour les uns et les autres des contribuables. Certains d'ailleurs commencent à s'apercevoir du traitement différencié des différentes catégories sociales, à commencer par les fonctionnaires (gel du point d'indice, délai de carence...). Tous ne subiront pas de la même manière les conséquences du « dérapage des déficits publics ».

 P.G.

MONTAGE LE POINT UE

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