mardi 8 août 2017

Après les sanctions, la Russie cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis du dollar

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Après les sanctions, la Russie cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis du dollar

https://francais.rt.com/economie/41776-reponse-sanctions-russie-dependance-dollar

Réduire la dépendance de son économie à l'égard de la monnaie américaine est, dans le contexte actuel, un «besoin impérieux» pour Moscou, d’après le ministère russe des Affaires étrangères qui se dit aussi «déçu» de la politique de Trump.

«Bien évidemment, nous allons accélérer notre travail de  substitution des importations [par des produits nationaux], de réduction de notre dépendance vis-à-vis des systèmes de paiement américains, et du dollar comme une monnaie de paiement, etc. Cela devient maintenant un besoin impérieux», a déclaré Sergueï Riabkov, ministre adjoint des affaires étrangères de la Fédération de Russie dans une interview au magazine Mejdounarodnaïa Jizn. «Les Etats-Unis se servent de leur rôle dominant dans le système monétaire et financier pour mettre la pression sur les entreprises étrangères, y compris russes», a ajouté le ministre-adjoint. D'après lui, si la Russie ne crée pas de systèmes économiques viables où cette dépendance sera moins importante, elle «restera à la remorque, et c’est justement ce qu’ils veulent».

Le diplomate s’est également déclaré «déçu» par la politique étrangère de l’administration Trump qu’il a qualifié de «la suite, à plusieurs égards, des pires aspects de l’héritage d’Obama».

En 2014, après le premier lots de sanctions imposées à Moscou par Washington, les systèmes internationaux de paiement Visa et MasterCard ont interrompu les services de cartes de plusieurs banques russes, sans aucun avertissement. Même si, pour certaines banques, le service a été restauré par la suite, le gouvernement russe a décidé de créer un système de paiement national et a introduit en 2015 la carte «Mir». Equivalent russe de Visa et MasterCard, cette carte est maintenant acceptée sur tout le territoire russe.

Donald Trump a signé le 2 août de nouvelles sanctions antirusses (mais aussi anti-iraniennes et anti-nord-coréennes) après son vote par une écrasante majorité des parlementaires américains, tout en déclarant que cette loi était «significativement imparfaite». Les nouvelles restrictions visent surtout le secteur énergétique russe et permet aux Etats-Unis de sanctionner les sociétés qui investissent largement dans ce secteur ou coopèrent avec Moscou dans le domaine de l’énergie.

L’Union européenne a exprimé sa préoccupation concernant la nouvelle loi qui pourrait, selon son dirigeant, saper la sécurité énergétique de Bruxelles. Le 2 août, le chef de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s’est déclaré prêt à réagir pour protéger son économie et prendre des contre-mesures «en quelques jours». Les entreprises américaines du secteur de l'énergie ont également critiqué ce renforcement des sanctions déjà existantes qu'elles considèrent comme nuisible pour les affaires.

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Voir aussi:

Moscou et Pékin se préparent à s’émanciper du dollar: le détail des trois mesures phares

https://fr.sputniknews.com/blogs/201708071032560263-moscou-pekin-dollar/

La Russie et la Chine ont préparé une «surprise» pour Washington: trois mesures qui achèveront l’économie des Etats-Unis dévoilées.

Le refus du dollar sera la réponse du Kremlin à la guerre des sanctions contre la Russie, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Riabkov. Et ce ne sont pas des paroles en l'air.

Les Etats-Unis accroissent la pression sur la Chine en prenant des mesures restrictives sur les importations des produits en acier tout en menant une guerre de sanctions contre la Russie.

En réponse, Moscou et Pékin prévoient de renoncer au système de paiement en dollar dans leurs relations bilatérales. Les autres pays membres du groupe BRICS sont prêts à faire la même chose prochainement.

Ce n'est pas un hasard si la déclaration de Sergeï Riabkov intervient à la veille du sommet des BRICS qui s'est déroulé du 1er au 3 août dernier. Dans les couloirs du sommet, on a beaucoup parlé de la mise en place d'un nouveau système monétaire.

Première étape: la Russie et la Chine sont déjà prêtes à effectuer 50% des règlements en monnaies nationales, ce qui représente la somme impressionnante de 100 milliards de dollars d'ici 2020.

Deuxième étape: la création d'une nouvelle banque qui constituera une alternative à la Banque mondiale, totalement soumise à Washington.

Troisième étape: la mise en place d'un nouveau système de règlements à l'instar du réseau SWIFT. La Russie est déjà passée à son propre système. Maintenant c'est au tour des BRICS de faire la même chose.

Les déclarations sur le refus du dollar ne sont donc pas des paroles en l'air. Bientôt, nous assisterons à la fin du règne du dollar sur la scène économique mondiale.

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Soyons prudents face à un tel optimisme: la montée des tensions internationales a également un volant militaire tel que nul ne sait où ces boulversements prévisibles peuvent nous entraîner...

P.G.

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lundi 7 août 2017

“Les banques européennes auraient besoin de 882 milliards d’euros”

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Banque centrale européenne

 

“Les banques européennes auraient besoin de 882 milliards d’euros”

https://fr.express.live/2016/08/02/stress-tests-banques-europeennes-sous-capitalisation/

 

L’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié vendredi soir les résultats des stress-tests des banques européennes, qui indiquent leur vulnérabilité aux chocs économiques. Ils montrent que le système bancaire européen s’est beaucoup assaini depuis la crise de 2008. Comme on s’y attendait, la Banca Monte Paschi di Siena (BMPS) a échoué à ces tests, mais elle est la seule. Même la Deutsche Bank, dont les difficultés sont pourtant aussi connues, les a passés avec succès.

Mais selon Diane Pierret, professeure de finance à l’Université de Lausanne, interviewée par Le Temps, les créances douteuses qui grèvent le bilan des banques, et la recapitalisation insuffisante d’un certain nombre d’entre elles, posent toujours des risques. Elle conteste même la méthode de l’EBA, et souligne qu’elle n’a pas précisé quelle était l’ampleur de la sous-capitalisation des banques européennes.

La professeure explique que  l’EBA a pris en compte des données de décembre 2015 pour calculer la capitalisation boursière des banques. Or, depuis cette date, beaucoup d’événements importants, dont le Brexit, sont susceptibles d’avoir beaucoup modifié ces chiffres. On sait que la valorisation des banques a chuté de 40 % entre novembre 2015 et la fin du mois de juin 2016, par exemple. Si l’effondrement de la valorisation des banques avait été intégrée au calcul, les stress-tests auraient mis en évidence une sous-capitalisation de près de 882 milliards d’euros en juin 2016.

Pierret affirme de plus que les résultats n’auraient pas été si glorieux si les stress-tests avaient été calqués sur ceux que les banques américaines doivent subir. En effet, 29 banques européennes y auraient échoué, dont la Deutsche Bank, et les banques françaises BNP Paribas et Société Générale. En outre, l’exercice aurait révélé un besoin de recapitalisation de 123 milliards d’euros.

Pierret conclut que les déposants n’ont en théorie rien à craindre, parce qu’en cas de faillite, ce sont les actionnaires qui seraient plus susceptibles d’être appelés pour renflouer les banques. De plus, les avoirs des déposants sont garantis par l’Etat à hauteur de 100 000 euros. Mais elle n’exclut pas un nouvel appel aux contribuables pour recapitaliser les banques les plus fragiles.

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Pour en savoir plus, voir le dossier de Charles- Henri Gallois sur notre site national.

https://www.upr.fr/economie/va-eclater-plus-grosse-bulle-financiere-de-lhistoire-dossier-de-charles-henri-gallois

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70 ans après, le Japon paie encore le prix de Hiroshima et Nagasaki

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70 ans après, le Japon paie encore le prix de Hiroshima et Nagasaki

BOMBE ATOMIQUE L’Institut des maladies de la bombe atomique de Nagasaki étudie ces effets depuis 1962...

http://www.20minutes.fr/monde/1661295-20150805-70-ans-apres-japon-paie-encore-prix-hiroshima-nagasaki

Le 6 août 1945, à 8h15, un B-29 américain largue une bombe atomique au-dessus de la ville d’Hiroshima. Plus de 80 % des habitants dans un rayon d’un kilomètre autour du point d’explosion de « Little Boy » sont tués sur le coup. Quelque 70.000 personnes meurent instantanément, un bilan qui atteindra 140.000 victimes dans les mois suivants. Trois jours plus tard, le 9 août, les Etats-Unis lancent une nouvelle attaque sur la ville de Nagasaki, à 400km d’Hiroshima, où une deuxième bombe tue 70.000 personnes.

Au-delà de l’horreur des chiffres, les conséquences humaines sont extrêmement lourdes. Une vie de souffrances physiques et psychologiques attend les 450.000 survivants, les « hibakusha » (« exposés à la bombe »), chez qui la force et la chaleur de l’explosion, ainsi que les radiations, provoquent d’innombrables symptômes : perte des cheveux, cicatrices chéloïdiennes, leucémie et cancers, notamment.

Les risques de cancers continuent d’augmenter chez les hibakusha

« Soixante-dix ans après la bombe, les risques de cancers continuent d’augmenter chez les hibakusha », explique Noboru Takamura, professeur à l’Institut des maladies de la bombe atomique, fondé en 1962 au sein de l’université de Nagasaki. « Les risques de leucémie ont disparu après environ dix ans, mais on observe ces dernières années des maladies de la moelle osseuse nommées MDS », pour syndromes myélodysplasiques. Le risque de cancers multiples a aussi fortement augmenté au cours des trente dernières années, notamment chez ceux qui se trouvaient à moins d’1,5 km du centre de l’explosion.

Créé à l’origine pour étudier les conséquences à long terme sur la santé des hibakusha de Nagasaki, l’Institut a également dépêché des équipes à Tchernobyl quelques années après la catastrophe nucléaire de 1986, quand l’Union soviétique a autorisé l’accès aux chercheurs étrangers. Les scientifiques ont notamment étudié les conséquences de l’exposition aux radiations, externe par les nuages radioactifs et l’environnement, mais aussi interne, par la consommation d’eau et de nourriture contaminées.

« La relation entre radiations et cancer est difficile à établir »

L’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi en mars 2011 a réveillé de douloureux souvenirs au Japon. Les chercheurs de l’Institut se sont rendus sur place pour fournir une assistance médicale et une information sur les risques aux habitants des environs. « Les résidents de Fukushima n’avaient aucune connaissance sur les radiations à l’époque », note Noboru Takamura, qui souligne l’importance de la communication sur les risques.

Alors que le suivi des survivants de la bombe atomique a permis de réaliser une étude sur une longue durée, l’une des plus longues au monde, le chercheur juge que dans le cas de Fukushima, « la relation entre radiations et cancer est difficile à établir » : « Il n’y a pas de preuve de changement sur les humains pour un niveau d’exposition en dessous de 100 millisieverts », indique-t-il.

Les doutes sur les risques persistent chez les habitants de Fukushima

L’Institut des maladies de la bombe atomique a établi une antenne à Kawauchi, à une trentaine de kilomètres de la centrale accidentée. Le gouvernement a autorisé le retour des habitants dans le village, car « les radiations étaient plus faibles qu’aux alentours à cause de la direction des vents au moment de l’explosion », précise Noboru Takamura.

Il note cependant que les doutes sur les risques persistent chez les villageois, dont plus de la moitié se disent inquiets des risques des radiations pour la santé des enfants. Mi-juillet, l’organisation écologiste Greenpeace a appelé le gouvernement japonais à reporter la levée d’ordres d’évacuation qui rendrait possible le retour des habitants autour de Fukushima, estimant, d’après des mesures effectuées sur le terrain, que la zone évacuée n’est toujours pas habitable du point de vue sanitaire.

Le Japon commémore le bombardement atomique d’Hiroshima

MÉMOIRE La première bombe A de l’Histoire larguée sur une ville avait fait plus de 140 000 morts...

http://www.20minutes.fr/monde/2113935-20170806-japon-commemore-bombardement-atomique-hiroshima

Le Japon a commémoré ce dimanche le premier bombardement atomique de l’Histoire, qui a frappé Hiroshima il y a 72 ans. Le 6 août 1945, à 8h15 heure locale, un bombardier B-29 américain baptisé « Enola Gay » larguait sur cette cité la bombe atomique « Little Boy ». Trois jours plus tard, une autre bombe atomique, « Fat Man », frappait Nagasaki, conduisant à la reddition japonaise le 15 août et à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

D’une puissance équivalant à près de 16 kilotonnes de TNT, la bombe de Hiroshima a causé une déflagration faisant monter la température au sol à 4.000 degrés. « Little Boy » a provoqué le jour même et dans les semaines suivantes le décès de 140.000 personnes. A Nagasaki, 74.000 personnes ont été tuées. Bon nombre de Japonais considèrent ces attaques visant des civils comme des crimes de guerre. Mais bon nombre d’Américains estiment qu’elles ont permis d’anticiper la fin de la guerre, et ainsi de sauver des vies. (!)

Un monde sans armes nucléaires ?

Au moment de cet anniversaire, les traditionnelles contradictions japonaises au sujet des armes nucléaires refont leur apparition. Il y a un mois, le Japon avait rejoint les rangs des puissances nucléaires comme les Etats-Unis, la France ou la Grande-Bretagne pour bouder un traité interdisant les armes atomiques adopté par l’ONU.

Mais le Premier ministre Shinzo Abe, qui s’exprimait au Parc du Mémorial de la Paix de Hiroshima, a déclaré que le Japon espérait militer pour un monde sans armes nucléaires d’une manière qui conviendrait à tous les pays du monde. « Pour parvenir réellement à un monde sans armes nucléaires, nous avons besoin de la participation à la fois des Etats nucléaires et des Etats non nucléaires », a-t-il dit lors de la cérémonie annuelle de commémoration.

Les neuf pays nucléaires boudent les négociations

« Notre pays veut montrer la voie à la communauté internationale en encourageant les deux parties » afin de progresser vers la dénucléarisation, a-t-il dit, sans faire explicitement référence au traité de l’ONU. Le Japon critique ce texte interdisant les armes atomiques, jugeant qu’il aggrave le fossé entre les pays dépourvus de l’arme nucléaire et ceux qui en sont dotés. Aucun des neuf pays détenteurs de l’arme nucléaire --Etats-Unis, Russie, Royaume-Uni, Chine, France, Inde, Pakistan, Corée du Nord et Israël-- n’a pris part aux négociations.

 

 

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Va-t-on déclarer la guerre au monde entier ?

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Va-t-on déclarer la guerre au monde entier ?

Par Patrick J. Buchanan — 04 août 2017

Samedi, Kim Jong-un a testé un missile balistique intercontinental (ICBM) de portée suffisante pour frapper le continent américain. Il travaille maintenant à améliorer sa précision et à mettre au point une ogive nucléaire assez petite pour être ajustée à ce missile qui puisse rentrer sans dommages dans l’atmosphère.

Sauf si on pense que Kim est un fou suicidaire, son but semble clair. Il veut ce que veut toute puissance nucléaire : la capacité de frapper la patrie de son ennemi assez puissamment pour dissuader cet ennemi de l’attaquer.

Kim veut que son régime soit reconnu et respecté, et que les États-Unis, dont les bombes ont réduit en cendres le Nord de la Corée de 1950 à 1953, quittent la Corée.

Où cela nous mène-t-il? Selon Cliff Kupchan, du groupe Eurasia : « Les États-Unis ont à choisir entre deux options : soit accepter la Corée du Nord dans le club nucléaire, soit mener des frappes militaires qui entraîneraient d’énormes pertes civiles ».

Il faut regarder les choses en face. Des sanctions américaines contre la Corée du Nord, comme celles votées par le Congrès la semaine dernière, ne vont pas empêcher Kim d’acquérir des ICBM. Il est trop près de son but.

Et toute frappe préventive sur le Nord pourrait déclencher une contre-attaque sur Séoul avec des tirs massifs d’artillerie sur la zone coréenne démilitarisée (DMZ), qui ferait des dizaines de milliers de victimes sud-coréennes, en plus des soldats américains et de leurs familles.

Nous pourrions bien nous retrouver dans une guerre totale avec la Corée du Nord, une guerre sans fin et sans merci, une guerre dont les Américains ne veulent pas.

Samedi, le président Trump a exprimé, dans un tweet, sa contrariété devant l’échec de la Chine à retirer nos marrons du feu : « Ils ne font RIEN pour nous concernant la Corée du Nord, ils ne font que parler. Cela ne peut plus durer. La Chine pourrait facilement résoudre ce problème. »

Dimanche, les bombardiers des États-Unis B-1B ont survolé la Corée et le général des forces aériennes  du Pacifique, le général Terrence J. O’Shaughnessy, a annoncé que ses unités étaient prêtes à frapper la Corée du Nord avec une force « rapide, mortelle et écrasante ».

Mais ce même dimanche, Xi Jinping a assisté à un gigantesque défilé de chars, d’avions, de troupes et de missiles, et des officiels chinois se sont moqués de Trump en le qualifiant de « président novice » et d’« enfant gâté » et en disant que ses déclarations contre la Corée du Nord ne sont que du bluff. Ont-ils raison ? Nous allons bientôt le savoir.

Selon le Premier ministre japonais Shinzo Abe, Trump a affirmé lundi qu’il prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les alliés des Américains. Et Nikki Haley l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU s’est énervée : « Il n’est plus temps de discuter ».

Allons-nous vers une confrontation militaire et une guerre avec la Corée du Nord? Les marchés, qui enregistrent encore des hausses record ce lundi, ne semblent pas le croire.

Mais la Corée du Nord n’est pas le seul adversaire potentiel avec qui nos relations se dégradent rapidement.

Après que le Congrès a voté majoritairement pour de nouvelles sanctions contre la Russie la semaine dernière et que Trump a accepté de signer le projet de loi qui lui interdit de lever les sanctions sans l’approbation du Capitole (le Congrès), la Russie a abandonné tout espoir d’un rapprochement avec l’Amérique de Trump. Dimanche, Poutine a ordonné que le nombre des fonctionnaires de l’ambassade et des consulats des États-Unis soit réduit de 755 postes.

La seconde Guerre froide, qui a commencé quand nous avons rapproché l’OTAN des frontières de la Russie et contribué à renverser un régime pro-russe à Kiev, se refroidit de plus en plus. On peut s’attendre à ce que Moscou se montre aussi hostile que le Congrès quand nous lui demanderons son aide en Syrie et en Corée du Nord.

Le projet de loi de sanctions de la semaine dernière a également frappé l’Iran après que ce dernier a testé une fusée pour mettre un satellite en orbite, alors que l’accord nucléaire n’interdit que le test des missiles balistiques qui peuvent porter des ogives nucléaires. Dans un acte de défi, les Iraniens  ont affirmé que leurs tests de missiles se poursuivront.

Ces derniers jours ont également vu des navires de guerre américains et des patrouilleurs iraniens se rapprocher dangereusement les uns des autres, et les navires américains tirer des fusées lumineuses et des coups de semonce. Nos avions et nos navires se sont également de plus en plus souvent rapprochés de navires et d’avions russes et chinois dans les mers de la mer Baltique et de la Chine du Sud.

Tout en reculant devant une guerre avec la Corée du Nord, Washington semble saliver à l’idée d’en déclarer une à l’Iran. En effet, la menace de Trump d’accuser l’Iran de violer l’accord sur les armes nucléaires suggère qu’une confrontation est imminente.

Puisque le Congrès est si déterminé à affronter le démon iranien, on se demande pourquoi il n’annule pas la vente à l’Iran des 140 avions que les mollahs ont commandés à Boeing ?

Pourquoi vendons-nous des avions de ligne américains au « plus grand sponsor du terrorisme du monde »? Laissons donc l’argent du sang à Airbus !

Apparemment, les guerres américaines en Afghanistan, en Syrie, en Irak, au Yémen et en Somalie ne suffisent à rassasier notre Parti de la Guerre. Maintenant, il veut que nous prenions le commandement des sunnites du Moyen-Orient pour détruire les chiites qui dominent en Iran, en Irak, en Syrie et au Sud Liban, et qui sont majoritaires à Bahreïn et dans les régions pétrolières d’Arabie Saoudite.

L’armée américaine a du pain sur la planche. Le président Trump aura peut-être finalement besoin de soldats transgenres*.

Une des raisons pour lesquelles Trump a vaincu ses rivaux républicains en 2016, c’est qu’il semblait partager le désir américain de se recentrer sur le pays.

Mais aujourd’hui, nos relations avec la Chine et la Russie sont pires qu’elles l’ont été depuis des décennies, et on parle ouvertement de guerre avec l’Iran et la Corée du Nord.

Est-ce que l’Amérique a voté pour cette politique, ou est-ce ce que l’Amérique a voté contre elle ?

Patrick J. Buchanan | Juillet 31, 2017

(*) http://www.20minutes.fr/monde/2109923-20170726-trump-interdit-soldats-transgenres-armee-provoque-tolle

Article original en anglais: Shall We Fight Them All?

Source: http://arretsurinfo.ch/va-t-on-declarer-la-guerre-au-monde-entier/

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Patrick Joseph « Pat » Buchanan (né le 2 novembre 1938 à Washington DC, États-Unis) est un journaliste et homme politique américain, commentateur politique sur la chaîne MSNBC, cofondateur du magazine The American Conservative et cofondateur de la fondation paléo-conservatrice The American Cause.

Conseiller politique des présidents Richard Nixon, Gerald Ford et Ronald Reagan, il fut deux fois candidat à l'investiture républicaine de la présidence des États-Unis et a reçu en 2000 la nomination du Reform Party of the United States of America pour l'élection présidentielle des États-Unis d'Amérique 2000 en tandem avec Ezola Broussard Foster pour la vice-présidence. Il a également écrit plusieurs ouvrages sur ses opinions politiques conservatrices ainsi que des chroniques dans des revues comme Human Events, National Review, The Nation et Rolling Stone.

Il a été l'un des rédacteurs des discours du président Richard Nixon. En 2003, il s'est opposé à la guerre d'Irak, et est resté défavorable à la politique étrangère de George W. Bush durant tout son mandat.

Buchanan est un des représentants de la droite américaine. Catholique traditionaliste, il a incarné le courant paléo-conservateur du Parti républicain tout en conservant d'importantes relations avec le Constitution Party.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pat_Buchanan

 

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Sanctions américaines : Trump pris au piège

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Sanctions américaines : Trump pris au piège

https://francais.rt.com/opinions/41676-sanctions-americaines-trump-pris-piege

Les sanctions américaines qui touchent le secteur énergétique européen sont un véritable enjeu pour les Européens. Il s'agit pour ces derniers de s'unir et de parler d’une seule voix, estime Jean-Eric Branaa, spécialiste des Etats-Unis.

RT France : Rex Tillerson a déclaré que Donald Trump avait signé les sanctions «à contrecœur». Pourquoi signer des sanctions dont il ne veut pas ?

Jean-Eric Branaa (J.-E. B.) : Parce qu’il y était obligé. Ces sanctions ont été votées par l’ensemble du Congrès, avec une majorité écrasante à la Chambre (où il ne manquait que cinq voix) et au Sénat (où il n’en manquait que deux). Le président des Etats-Unis n’avait donc que deux solutions pour refuser : soit mettre son veto, soit, si le Congrès était parti en vacances, faire ce qu’on appelle un pocket veto, et la loi serait tombée d’elle-même. Mais le Sénat reste en session quinze jours de plus : les dix jours données au président pour signer ne suffisent donc pas pour user du pocket veto. La majorité à avoir voté cette loi est énorme. S'il avait mis son veto, le texte serait revenu au Congrès et les Républicains avaient promis qu'ils passeraient outre. Il suffit en effet de 60% des sénateurs pour s'opposer au veto présidentiel. Comme ils ont été près de 95% en faveur de cette loi, cela aurait été une défaite cinglante pour Donald Trump. Il savait être pris au piège et incapable de faire autre chose que de signer la loi.

Trump n'est plus le seul maître à bord

Trump a donc signé à contrecœur. Il voulait réchauffer les relations entre les Etats-Unis et la Russie, il l’a suffisamment dit durant sa campagne. Cela va être plus compliqué désormais : cette loi instaure de nouvelles sanctions, mais elle prévoit aussi un autre dispositif empêchant le président de revenir sur ces sanctions. Il sera obligé de demander au Congrès son autorisation s'il souhaite y mettre fin. Trump n’a donc plus la marge de manœuvre dont il disposait dans sa politique étrangère vis-à-vis de Vladimir Poutine. Et c’est bien ce qui a marqué ce dernier, qui a réagi en introduisant des sanctions contre les Etats-Unis.

RT France : Selon vous, la porte de la coopération avec la Russie s'est-elle totalement refermée ?

J.-E. B. : Non, elle n’est pas vraiment fermée. Donald Trump suit sa propre logique, qui est de tendre la main à la Russie. Il considère qu'elle est une des clés pour résoudre certains conflits, comme celui en Syrie, où une coopération est nécessaire. Cela va néanmoins être très difficile car le Congrès n’est pas du tout dans le même état d’esprit. Trump n’est plus le seul maître à bord. S’il devait y avoir un deuxième mandat Trump, il y aurait sans doute une embellie. Mais pour les trois ans à venir, tout cela va être très compliqué parce que le Congrès, lui, entend bien fermer les portes.

En revanche, je pense qu’une relation plus personnelle avec Vladimir Poutine va se développer. Le président russe a bien compris dans quelle situation se trouvait Donald Trump et l’état d’esprit de ce dernier à son égard. En conséquence, il y aurait une carte à jouer pour Poutine, sans toutefois donner trop de signes de son côté. En effet, il ne peut faire d'ouvertures s’il n’y en a pas du côté américain. C'est évident.

RT France : Les sanctions américaines, touchant le secteur énergétique européen, risquent de compliquer les relations des Etats-Unis avec l'Union européenne. Pensez-vous que cette dernière puisse adopter des contre-sanctions ?

J.-E. B. : C’est une vraie question. Les Européens ont du mal à parler d’une seule voix. La volonté de pays comme la France ou l’Allemagne prédomine mais, si l'on prend des pays comme la Pologne ou la Hongrie, on voit qu'il y a actuellement de vraies divisions en Europe. Donald Trump n’y est pas pour rien : il a essayé d’accentuer ces divisions entre Européens, étant conscient que des Européens unis pourraient décider de mesures de rétorsions face à la politique américaine. Une telle réponse semble, dans un premier temps, compliquée, mais je ne pense pas qu'elle soit impossible. C’est un véritable enjeu pour les Européens que d'arriver à être unis, à parler d’une seule voix.

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Encore un qui ne sait pas que le processus auto- bloquant (« stratagème des chaînes ») est au coeur de la logique de la construction européenne.

2 stratagème des chaînes

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Attaque contre une base militaire vénézuélienne : un député dénonce un acte «terroriste»

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Attaque contre une base militaire vénézuélienne : un député dénonce un acte «terroriste»

https://francais.rt.com/international/41740-attaque-contre-base-militaire-venezuelienne-depute-denonce-acte-terroriste

 

Une base militaire a été attaquée par des hommes en uniforme au Venezuela. Qualifiés de «terroristes» par un député chaviste, plusieurs d'entre eux auraient été arrêtés. Dans une vidéo, ils revendiquent un «soulèvement» pour «restaurer la démocratie»

Des hommes qualifiés de «terroristes» par un parlementaire vénézuélien ont attaqué ce 6 août une base militaire à Valencia, dans le nord du Venezuela. Selon des témoins cités par l'agence Reuters, plusieurs coups de feu auraient été tirés dans cette ville située à deux heures de la capitale, Caracas. Parallèlement, dans une vidéo diffusée sur internet, plusieurs hommes en uniforme sont apparus armés et ont annoncé entreprendre un «soulèvement» dans le but de «restaurer la démocratie».

«A l'aube, des assaillants terroristes sont entrés dans le Fort Paramacay à Valencia», a déclaré le député chaviste Diosdado Cabello sur son compte Twitter. Cet ancien président de l'Assemblée nationale vénézuélienne précise en outre que plusieurs des «terroristes» ont été arrêtés. 

Cet incident survient lors du deuxième jour de mandature de la nouvelle Assemblée constituante élue le 31 juillet dernier et dont la légitimité est contestée par l'opposition ainsi que par de nombreux pays, parmi lesquels les Etats-Unis. Ces derniers ont d'ailleurs imposé des sanctions juridiques et financières sans précédent contre Nicolas Maduro, qu'ils ont qualifié de dictateur. L'Union européenne, quant à elle, a fait savoir qu'elle ne reconnaîtrait pas l'Assemblée constituante élue et a exigé la suspension de son «installation effective». Le 5 août, quatre des cinq pays membres du Mercosur (le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay), ont décidé de suspendre le Venezuela de la communauté économique, pour cause de «rupture de l'ordre démocratique». 

Voir notre article:

http://www.frexit-limousin.fr/archives/p20-20.html

Voir aussi:

Venezuela: soulèvement dans une base militaire

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/08/06/97001-20170806FILWWW00058-venezuela-soulevement-dans-une-base-militaire.php

(...)

Dans la vidéo postée sur internet, on voit une douzaine d'hommes vêtus d'uniforme militaire. L'un deux, qui dit s'appeler Juan Carlos Caguaripano et être un ancien capitaine de la Garde nationale, dit "exiger la formation immédiate d'un gouvernement de transition".

"Ce n'est pas un coup d'Etat", ajoute-t-il, "il s'agit d'une action civique et militaire pour rétablir l'ordre constitutionnel. Et au delà de cela, c'est pour sauver le pays de la destruction totale".

La tension politique et sociale au Venezuela, vive depuis quatre mois avec des manifestations quasi quotidiennes contre le pouvoir du président Nicolas maduro, s'est encore aggravée après l'entrée en fonctions de l'Assemblée constituante élue le 30 juillet et dont la première décision a été le limogeage de la procureur générale, Luisa Ortega.

Sur la propagande anti- Maduro/Chavez, voir:Venezuela: propagande de guerre

http://www.frexit-limousin.fr/archives/2017/08/06/35555299.html

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dimanche 6 août 2017

GM&S : le tribunal de commerce de Poitiers statuera sur l'offre de reprise de GMD le 4 septembre

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GM&S : le tribunal de commerce de Poitiers statuera sur l'offre de reprise de GMD le 4 septembre

https://francais.rt.com/economie/41555-gms-tribunal-commerce-poitiers-statuera-4-septembre

 

Le tribunal de commerce de Poitiers qui examinait l'unique offre de reprise de l'équipementier automobile creusois GM&S, en liquidation depuis le 30 juin, statuera sur l'offre de reprise de l'emboutisseur GMD le 4 septembre.

Dans son jugement rendu public vers 18h, le 31 juilllet, le tribunal «décide de rouvrir les débats dans son audience [...] du 4 septembre 2017 à 10h aux fins de statuer sur l'offre de reprise partielle de la société GM&S Industry France par la société GMD après avoir recueilli notamment l'avis des institutions représentatives du personnel». Parallèlement, le tribunal de commerce prolonge l'activité de l'usine de La Souterraine (Creuse) jusqu'au 18 septembre à minuit.

A l'issue de l'audience, l'avocat de salariés, Me Jean-Louis Borie, a expliqué devant la presse que «le tribunal n'a fait que constater qu'il disposait maintenant d'une offre de reprise ferme, valide jusqu'au 20 septembre».

«On s'oriente vers une reprise par GMD», numéro un français de l'emboutissage dont l'offre prévoit le maintien de seulement 120 salariés sur 277, a ajouté l'avocat.

«Les trois prochaines semaines, pour nous, ça va être les vacances», a pour sa part déclaré Jean-Marc Ducourtioux, élu CGT. Et d'ajouter que les ouvriers vont pouvoir partir en vacances sans avoir à recevoir une lettre de licenciement.

Mais les syndicats martèlent que l'usine ne peut pas tourner avec seulement 120 salariés. Et bien conscients de l'enjeu social pour le début de quinquennat d'Emmanuel Macron, ils sont déterminés à négocier jusqu'au bout pour en sauver davantage. «Il est hors de question de se laisser dépouiller», a prévenu le secrétaire du CE Yann Augras (CGT), en insistant sur «l'indemnisation des blessés», les ouvriers qui ne seraient pas repris par GMD.

A Bercy, on estime que l'offre ferme de GMD est une bonne nouvelle pour la pérennité du site et le rétablissement d’une activité compétitive à la Souterraine. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire appelle ainsi les salariés à considérer favorablement cette offre. Il assure que le gouvernement et les collectivités locales se mobiliseront pleinement pour mettre en place un dispositif exemplaire d’accompagnement des salariés non repris.

Casse-tête social, industriel et territorial

Pour maintenir la pression, les salariés du deuxième employeur privé de la Creuse avaient une nouvelle fois pris la route lundi 31 juillet depuis La Souterraine pour venir manifester à Poitiers.

Le PDG de GMD, Alain Martineau, avait demandé la semaine dernière au tribunal un court délai pour s'assurer de l'adhésion des salariés à son projet. Après une rencontre avec ces derniers à l'usine de La Souterraine le 27 juillet, Alain Martineau a finalement levé cette dernière condition.

Les autres exigences du repreneur, après des semaines d'âpres négociations sous la supervision de Bercy, avaient aussi trouvé réponse: des garanties de commandes de PSA et Renault (les principaux clients de GM&S) à hauteur de 22 millions d'euros annuels sur cinq ans, 15 millions d'investissements partagés entre l'Etat et les deux constructeurs automobiles, et, enfin, une solution pour le foncier-immobilier, Alain Martineau proposant de racheter les locaux de l'usine pour un million d'euros.

GMD (Groupe Mécanique Découpage), spécialisé dans l'emboutissage, la plasturgie, la fonderie et l'étanchéité, compte 3.750 collaborateurs répartis sur 29 sites en France, en Europe de l'Est, eu Maghreb et en Asie. Son chiffre d'affaires 2016 s'établissait à 750 millions d'euros, selon son PDG.

GM&S et ses 277 emplois génère environ 800 emplois indirects en Creuse, selon les élus locaux de ce département parmi les plus désindustrialisés de France.

L'entreprise était à l'origine en 1963 un atelier familial de fabrication de jouets en métal, dont des trottinettes. L'usine de sous-traitance mécanique a compté jusqu'à 600 salariés en 1990. 

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Pour mettre fin à la désindustrialisation de la France et de la Creuse, il faut sortir de l'Union européenne et de l'euro!

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L'euro est trop fort de 6,8% pour la France et trop faible de 18% pour l'Allemagne selon le FMI

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L'euro est trop fort de 6,8% pour la France et trop faible de 18% pour l'Allemagne selon le FMI

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/07/28/20002-20170728ARTFIG00249-l-euro-est-trop-fort-de-68-pour-la-france-et-trop-faible-de-18-pour-l-allemagne-selon-le-fmi.php

L'étude annuelle du Fonds monétaire international sur les déséquilibres des paiements internationaux publiée ce vendredi souligne à nouveau à quel point l'euro est une cote mal taillée pour le couple franco-allemand.

Une même monnaie, mais des économies nationales fort différentes. Alors que la France a accusé un déficit extérieur de ses paiements courants de 19 milliards d'euros en 2016, l'Allemagne a enregistré la même année un excédent de 261 milliards d'euros. Pas besoin d'être grand clerc pour comprendre que la monnaie unique n'est adaptée ni à l'une ni à l'autre, comme si on voulait faire passer le même costume à «Passe- Partout» , le nain le plus célèbre de France, et au basketteur Tony Parker.

Le Fonds monétaire international, qui a des experts chevronnés et impartiaux, a ainsi calculé que l'euro est en réalité sous-évalué d'environ 18% pour l'Allemagne et qu'il est au contraire surévalué de 6,8% pour la France. Ces chiffres figurent dans l'étude annuelle du FMI intitulée «External Sector Report». Derrière ce titre sibyllin qui n'est guère plus parlant une fois traduit en français, l'organisation financière internationale répertorie les déséquilibres extérieurs des 28 pays les plus importants économiquement de la planète, lesquels représentent au total 85% du PIB (produit intérieur brut) mondial.

Le FMI ne vise certes pas à mettre en exergue les disparités franco-allemandes - ce n'est pas le genre de la maison que de répandre du sel sur les plaies - mais ces informations y figurent et elles sont analysées de façon détaillées. Pour estimer qu'une monnaie d'un pays est «surévaluée» ou au contraire «sous-évaluée» par rapport à ses propres performances économiques et à ses besoins, le FMI se réfère principalement aux excédents ou aux déficits extérieurs de chaque économie nationales, ce qui englobe les échanges commerciaux de marchandises et de services. Mais ce n'est pas le seul critère. Le niveau des coûts salariaux notamment, ainsi que la démographie sont également pris en compte.

L'Allemagne enregistre des excédents extérieurs excessifs

Ainsi est-il légitime que l'Allemagne, dont la population est vieillissante et en diminution absolue, enregistre de façon récurrente des excédents extérieurs substantiels car elle a besoin d'accumuler des réserves pour assurer les retraites de sa population. Mais sans doute pas à ce point. Les experts du FMI considèrent que l'économie allemande devrait afficher un excédent externe annuel compris entre 2,5% et 5,5% de son PIB alors que ce surplus a atteint 8,3% du PIB l'an dernier.

L'ensemble des données prises en compte par l'étude portent en effet sur l'année 2016 et lorsqu'il est fait état de «surévaluation» ou de sous-évaluation» d'une devise, cela s'entend vis-à-vis de l'ensemble des autres monnaies et pas seulement du dollar américain. Le FMI utilise à cet égard la notion de «taux de change effectif réel», c'est-à-dire en l'occurrence le taux de l'euro vis des monnaies des pays avec lesquels la France et l'Allemagne commercent. L'adjectif «réel» signifiant qu'il a été tenu compte de l'inflation.

Alors que l'euro s'est assez nettement raffermi ces trois derniers mois et qu'il atteint aujourd'hui son plus haut niveau depuis deux ans et demi, le phénomène de surévaluation pour la France tend donc à s'aggraver. Et vice versa pour l'Allemagne.

Si les travaux du FMI sur les principales monnaies nationales peuvent paraître quelque peu techniques dans leur approche , ils n'en sont pas moins pain béni pour le monde politique. Donald Trump s'en est servi l'hiver dernier pour stigmatiser les excédents commerciaux allemands. Quant à Marine Le Pen, elle y a fait maintes fois référence lors de la dernière campagne présidentielle en France, alorsqu'elle militait pour une sortie de la France de l'euro*.

Pour sa part le FMI, dont la mission principale est, faut-il le rappeler, la stabilité financière internationale, se garde bien de tirer des conclusions aussi radicales. Prenant acte des disparités franco-allemandes, il se contente de préconiser des remèdes plus classiques. Pour l'Allemagne il estime que «des mesures additionnelles de relance seront nécessaires pour rééquilibrer l'économie». Quant à la France, les experts internationaux rappellent une énième fois leur ordonnance (au sens médical du terme): «modération salariale (spécialement pour le salaire minimum), réformes additionnelles du marché du travail, et mesures pour accroître la productivité». C'est sans doute à ce prix que les deux premières économies de la zone euro pourront à nouveau converger. Une condition sine qua non pour garder la même monnaie.

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*Rappelons que pour le Figaro, comme pour la quasi- totalité de la presse française, l'UPR n'existe pas, et que la fiction selon laquelle Marine Le Pen souhaite “une sortie de la France de l'euro” demeure la version officielle, même après les péripéties récentes au sein du FN. L'alternative demeure: soit on se plie aux recommandations du FMI (et de la Commission européenne), soit on bascule dans le fascisme...

P.G.

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Venezuela: propagande de guerre

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Propagande de guerre au Venezuela [Et ça recommence…]

Prologue

Et ça recommence donc…

Après la Libye, l’Ukraine, la Syrie, la Russie (pour ne citer que les derniers), voilà de nouveau les médias mainstream partis en mode “propagande de guerre” afin d’éradiquer tout esprit critique sur la situation au Venezuela.

Nous allons parler à partir d’aujourd’hui un peu plus en profondeur de la situation dans ce pays qui bascule de plus en plus dans une dangereuse forme de “guérilla civile”.

Comme à notre habitude, nous essaierons de vous fournir des informations de qualité bien peu mises en avant dans les médias, qui ont, pour beaucoup, de nouveau abandonné quelques principes élémentaires du journalisme. Car un journal se doit d’informer correctement, et ensuite présenter éventuellement des opinions, et non pas se transformer en outil de propagande pour fabriquer (malhonnêtement) l’opinion de ses lecteurs.

Bien entendu, le fait de contrebalancer une forte propagande “anti-Maduro” pourrait laisser penser qu’ici, nous “soutiendrions” Maduro.

Il n’en est évidemment rien, et nous ne souhaitons absolument pas remplacer dans la tête des lecteurs une telle propagande par une propagande “pro-Maduro”. Nous condamnons toute atteinte aux Droits de l’Homme et tout crime, de tout bord.

Car notre ambition n’est pas de militer (et encore moins pour un pays étranger…), mais d’informer – non pas “objectivement” (ce serait très prétentieux), mais au moins “honnêtement”.

Nous n’avons simplement pas 10 journalistes qui pourraient creuser la question, afin de réaliser un site d’information complet, qui pourrait présenter un vaste champ d’opinions. Nous vous encourageons donc à lire à la fois les médias mainstream et les analyses que nous présenterons ici, et à vous de faire votre propre opinion.

Un des axes de la propagande de guerre étant d’embrigader les gens dans des visions manichéennes enfantines (“le gentil”, “le méchant”), la perception d’autres faits en miroir leur permettra de bien prendre la mesure de la complexité des choses, et donc de pouvoir brider leurs émotions par une dose accrue de raison.

Il convient dans ces domaines de bien garder à l’esprit ces importantes citations :

« L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes. […] Ne soyez jamais absolument certains de quoi que soit. » [Bertrand Russell.]
« Ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou. » [Friedrich Nietzsche.]
« Le danger, ce n’est pas ce qu’on ignore, c’est ce que l’on tient pour certain et qui ne l’est pas. » [Mark Twain.]
« La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. »  [Aldous Huxley.]

La propagande de guerre

Rappelons les principes de la propagande de guerre que l’historienne Anne Morelli a énoncés à partir des écrits durant la guerre de 1914 du député travailliste Arthur Ponsonby :

  1. Nous ne voulons pas la guerre.

  2. Le camp adverse est le seul responsable de la guerre.

  3. Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou « l’affreux de service »).

  4. C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers.

  5. L’ennemi provoque sciemment des atrocités, et si nous commettons des bavures c’est involontairement.

  6. L’ennemi utilise des armes non autorisées.

  7. Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes.

  8. Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause.

  9. Notre cause a un caractère sacré.

  10. Ceux (et celles) qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres.

On voit très facilement que la plupart s’appliquent parfaitement à la guerre de communication livrée actuellement dans nos médias contre le gouvernement vénézuelien (quoi qu’on pense de lui).

Les indices

Pour les non-habitués, on se rend compte qu’on est passé dans un épisode de propagande de guerre quand on perçoit que les médias se transforment en tracts politiques au service du Ministère des Affaires Étrangères, et ne cherchent plus à informer (ce qui imposerait justement de présenter la complexité des choses en titillant votre esprit critique) mais à (dé)former les opinions.

On sent ceci quand ce qui se passe dans un pays lointain semble devenir brutalement une préoccupation majeure des médias et d’éditocrates et autres twittos – qui, comme en l’espèce, ne connaissent généralement pas un seul vénézuelien, n’ont jamais mis les pieds dans ce pays, ni probablement jamais lu le moindre livre en en parlant, mais qui ont des idées très arrêtées sur ce pays, et ce qui devrait y arriver sur le plan politique.

Bref, “la certitude de l’ignare” incarnée est au pouvoir –  et, parfois, elle semble même prête à vous casser la figure si vous n’êtes pas d’accord avec elle…

C’est assez simple à repérer dans les Unes de presse (...) et dans les Dessins de presse :

maduro propagande montage

(...)

J’avoue que, pour ma part, je me fie à mes fantastiques boussoles qui indiquent le Sud avec une précision inégalée :

boussole-92

ou encore:

boussole-1

Lire la suite de l'article d'Olivier Berruyer ici:

https://www.les-crises.fr/et-ca-recommence-propagande-de-guerre-au-venezuela/

Lire aussi:

https://www.legrandsoir.info/interview-avec-philip-agee-ancien-agent-de-la-cia-la-nature-de-l-intervention-de-la-cia-au-venezuela.html

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Névrose libérale

PROJET REFLEXION

 

Avoir raison avec Ayn Rand

Par Xavier de La Porte

 Avoir 20 ans et lire AYN RAND, 5° épisode d'une série sur France Culture consacrée à cette égérie du mouvement libertarien, défenseur du capitalisme le plus libéral, anti- raciste et “anti- religieuse”, inspiratrice de la « sillicon valley »...

Sur France Culture un matin de juillet, je tombe sur une interview de deux étudiants. L'un, Christophe, coordinateur national du mouvement « students for liberty », en français européen dans le texte, sorti de Science Po, comme il se doit, et l'autre, Mathilde, qui étudie la philosophie à « Normal'sup », et la « communication » à la Sorbonne (cherhez l'erreur). Son assoc' à elle, « women for liberty », est une sorte de filliale de la première.

 Un scoop, ces mouvements viennent des Etats- Unis. En France, c'est un réseau d'associations de type « loi 1901 ». qui travaillent à diffuser les idées libérales (c'est vrai que ça manquait), pardon, libérale- libertariennes!

L'idée centrale, pour lui, Christophe, c'est que l'Etat, par essence coercitif, doit s'occuper le moins possible des individus et de la vie économique. Jusque là, c'est normal pour un libéral. « Pour moi, le libéralisme, c'est pas économique, c'est une vision du droit et des institutions ». Chacun voit midi à sa porte. Il est venu au libéralisme par la lecture d'Ayn Rand. Avant, ça lui faisait peur...

« Je suis arrivé au libéralisme par des principes philosophiques et moraux ». Et de faire référence à un personnage de « La source vive », un des romans les plus connus de Rand, un jeune homme qui vit pour lui- même et « du coup » est plus respectueux des autres. (!) Il « déploit sa créativité, sa rationalité, et ne cherche pas à l'imposer aux autres (...) il ne dépend pas non plus des autres et cherche à développer (...) des « contrats » avec les autres. (...) Les individus, avec d'autres individus, forment des communautés par contrat ». Personnage archétypal du libéralisme pour ce jeune produit de Science Po qui reconnaît qu'il avait « plus ou moins cette conception- là ». A la naissance, probablement. Et de surenchérir: « je me suis toujours intéressé à la politique, que ce soit la droite (le côté « ordre moral » de la droite), ou le côté libertaire, dit altruiste de la gauche.

Mais en fait, les deux (droite- gauche) sont selon lui « dirigistes »: ils considèrent tous, quelles que soient leurs intentions, que tout le monde doit suivre le même chemin, éducatif par exemple, un système centralisé, alors que « pour faire de la sécurité sociale, on peut avoir des mutuelles, des coopératives ouvrières... ». Mathilde, elle, était déjà libérale avant de militer, mais elle était encore sceptique à l'égard de « ces pensées- là », c'est en lisant Ayn Rand que ça a été une confirmation:

« la pensée politique ou philosophique m'intéressait moins que la vie politique ou morale », dit- elle. C'est ce qui lui a donné envie d'être ce “type de personne”. Un individu libre et responsable.

Pourtant, elle ne se dit pas “objectiviste” comme Ayn Rand. “En France, vous avez des figures féministes à gauche, vous n'avez pas de féminisme de droite”. Pour Ayn Rand, selon elle, la femme est un individu rationnel avant d'être une femme. “Si elle veut rester au foyer, elle y reste, si elle veut travailler et qu'elle a de l'ambition, elle travaille...”

 

On en vient au côté relationnel chez Ayn Rand, “la plupart des relations commencent par une sorte de viol”, ça, Mathilde, ça la dérange. Notamment que des femmes acceptent d'être des objets pour les hommes. Mais finalement, comme elles le font volontairement, “c'est l'acte le plus libre qu'elles puissent faire”. Comme dit le journaliste, “c'est compliqué comme pensée”...

L'avilissement, à partir du moment où il est “volontairement consenti”(sic), relève d'une liberté affirmée”.

Notre Mathilde reconnaît que quand elle lit des passages sur ce sujet, elle est passablement dérangée mais pas pour les raisons que vous croyez: “c'est parce que [cette réaction] est spontanée, alors que c'est rationnel”. On change un peu de sujet, dommage. Le journaliste souligne qu'il y a d'autres sujets “compliqués” chez Rand, “difficiles à admettre”. Pour Christophe, ça ne le dérange pas du tout, il ne se sent pas “randien”, ni “objectiviste”.

 Ce qui l'intéresse, c'est le consentement, la question de la coercition. Les personnages choisissent leur vie, “ça ne me regarde pas”. C'est la souveraineté de l'individu sur lui- même, dont il veut tirer un “fil conducteur institutionnel”. On peut abandonner l'obtention d'un diplôme par choix de non- conformisme et valider ses compétences par d'autres moyens. Un tel personnage, qui “vit par lui- même, qui prend son risque et qu'il assume va quand même trouver des gens par contrat avec qui il pourra évoluer”. Vous avez en face le 1° de la classe qui fait tout “bien comme il faut” et qui sera diplômé, qui n'a pas la créativité du premier personnage. Celui- là va “s'avilir” à faire ce que le client demande, et il perdra finalement toute notion de responsabilité et “d'estime de lui- même”, alors que soit- disant il est altruiste et qu'il joue le jeu du collectif... Il ne vit pas pour lui et donc il est incapable de considérer l'autre avec respect.

Question, “le monde est- il encore rétif à Rand?”. Pour Mathilde, “on est encore très minoritaires, le monde est encore assez hostile à ce genre de pensée”. Pour Christophe, en France, c'est culturel, c'est lié à notre modèle politique et institutionnel. De toute façon, il s'en moque, c'est un choix individuel. Mathilde a bien compris que l'hostilité à la pensée de Ayn Rand “vient de la morale”, mais en réalité celle- ci, selon elle, “retourne la morale:

L'égoïsme, c'est le plus grand altruisme possible”.

 Si vous êtes un individu égoïste, rationnel et responsable, vous allez pouvoir respecter l'autre, pouvoir vous donner à l'autre de manière contractuelle ou de manière amoureuse ou peu importe, de manière saine en fait: (...) vous ne créez aucune interdépendance quelle qu'elle soit. Ce qui va relever de la charité ou de la bienveillance va être un acte totalement gratuit.

 Le journaliste souligne qu'Ayn Rand elle- même pouvait être “prisonnière de ses affects”, mais nos jeunes pensent comme elle que “l'homme peut parvenir à ces idéaux”. Le fait qu'elle ait eu recours à la sécurité sociale américaine à la fin de sa vie, en prenant le nom de son mari pour bénéficier des aides démontre “qu'elle n'était pas contre la charité, pourvu que ce soit volontaire”.

Plus loin, Mathilde nous explique comment Ayn Rand a influencé sa vie professionnelle et même amoureuse. Pas de dépendance affective. Est-ce encore de l'amour? Réponse, “c'est complexe”.

A la question “c'est quoi votre monde idéal?”, Christophe répond “j'en ai pas”. “Je ne suis pas un constructiviste”.

On finit sur Macron, qui pour Christophe n'est pas libéral, même s'il “ a l'air un peu moins dirigiste”.

Ce n'est pas parce qu'on veut faire de l'Etat une start- up qu'on n'est pas socialiste”

 Mathilde, elle a voté “rationnellement”, évidemment, elle a listé les mesures les plus libérales parmi les candidats et a fait un “choix par défaut”.

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Pour ceux qui s'intéressent à cette pensée “complexe”, le lien est ici:

"Avoir raison avec Ayn Rand" est un défi, tant cette écrivaine et théoricienne de l’égoïsme rationnel, bouleverse nos schémas politiques. En partenariat avec Philosophie Magazine.

https://www.franceculture.fr/emissions/avoir-raison-avec-ayn-rand

Pour rendre justice au mouvement libertarien dans son ensemble, il faut à mon avis comparer l'oeuvre d'Ayn Rand à d'autres auteurs de la même école, et reconnaître qu'elle- même avait conscience de la difficulté d'application de sa théorie. L'émission du 27 juillet (dans la même série) me parait de ce point de vue plus intéressante, pour ceux qui veulent creuser le sujet.

P.G.

 

 

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