samedi 9 septembre 2017

Myanmar/Birmanie: Le gaz, le pétrole et les tentatives de Soros pour faire imploser un Etat-nation

Par Christof Lehmann (NDT: cet article écrit en 2013 est toujours essentiel aujourd'hui pour comprendre ce qui se passe en Birmanie)

ARG BIRMANIE

Des affrontements violents entre les Rohingyas musulmans et les bouddhistes, remontant à 2012, se sont intensifié au Myanmar dans l'État de Rakhine qui est frontalier avec le Bangladesh. En 2011, la Birmanie a mis fin à 49 ans de règne militaire. Cela implique à la longue des réformes politiques, sociales, juridiques et économiques. Ces réformes ont été troublées par des conflits supposés ethniques pendant des décennies; en fait il s'agissait des restes de la stratégie britannique de division et de conquête, aggravée par la Deuxième guerre mondiale et les influences post-coloniales. La Birmanie est le pays le plus riche de la grande région du Mékong en termes de ressources naturelles. Pourtant, il figure aussi parmi les classements les plus bas sur l'indice de développement social.

La fin du règne des militaires a ouvert les portes aux sociétés occidentales, aux ONG, aux groupes de réflexion, aux organisations de défense des droits de l'homme et à une plus grande influence des agences des Nations Unies. Beaucoup de ces ONG et agences des Nations Unies sont associés et parrainés par l'autoproclamé philanthrope et le multi-milliardaire George Soros. Ensemble, elles ont établi un réseau plus ou moins associé, composé de nouveaux acteurs locaux et de joueurs internationaux bien établis qui sont célèbres pour exploiter les nations ciblées en utilisant la violence ethnique. Leur philanthropie et leur plaidoyer pour la liberté, la démocratie et les droits de l'homme ont partout laissé des trainées de violence ethnique, de mort et de dévastation, de la Bosnie et du Kosovo au Népal. L'emplacement géo-stratégiquement significatif du Myanmar (Birmanie), un gazoduc planifié et sa richesse en ressources ont-ils transformé le Myanmar en la prochaine cible de la mondialisation et de l'encerclement stratégique de la Chine?

L'indépendance et les dénominateurs communs du néo-colonialisme

La Birmanie (Myanmar) est devenue indépendante du régime colonial britannique en 1948. Deux guerres de portée mondiale avaient épuisé les nations et les économies européennes. Le maintien des administrations coloniales était devenu trop coûteux, lourd et irréalisable. La stratégie de division et de conquête du colonialisme a laissé le Myanmar nouvellement indépendant faire face à des conflits internes qui continuent de détériorer la cohérence nationale, la stabilité, la paix ainsi que le développement économique, social et politique. Les 49 ans de règne militaire au Myanmar étaient en fait un produit du néo-colonialisme occidental et une défense des nations contre une subversion prolongée.

Après la fin de la guerre froide, le transfert pacifique de Hong-Kong à la Chine, la transformation progressive et l'expansion de l'économie chinoise sur les marchés des anciennes colonies occidentales en Afrique et en Asie, les conflits internes du Myanmar ont acquis de nouvelles perspectives: les ambitions américaines via l'OTAN pour une complète dominance mondiale, l'importance des ressources naturelles du Myanmar, un méga projet de gazoducs et la perspective du Myanmar en tant que nation ciblée comme devant devenir une partie de l'encerclement stratégique américano/OTAN de la Chine.

Tous les dénominateurs communs de subversion sont soutenus par l'Ouest. La participation des nations étrangères, l'instrumentation des éléments locaux et l'objectif de contrôler les ressources, l'économie et la géopolitique ainsi que les sites stratégiquement significatifs. Le produit est un conflit interne basé sur la diversité et la fabrication d'une crise qui apporte une légitimité apparente aux appels à des interventions politiques, économiques ou militaires. Les médias occidentaux s'occupent d'obtenir le consentement populaire pour les interventions en suscitant un légendaire plaidoyer pour la stabilité, les droits de l'homme et la démocratie. La stabilité et les droits de l'homme sont l'outil moderne de propagande pour la légitimité apparente de la fabrication pour une subversion, une invasion, une présence et un contrôle militaires à long terme. La stratégie a été mise en œuvre avec succès en Bosnie et au Kosovo. En 2010 et 2011, elle a été appliquée avec succès en Côte d'Ivoire et en Libye. Elle est actuellement utilisée contre la Syrie et fermentée au Népal. Elle a été fermentée au Myanmar pendant des décennies et les récents affrontements violents entre les musulmans Rohingya et les bouddhistes signalent qu'une autre tentative est faite pour discréditer le pays.

La violence ethnique ou religieuse entre les Rohigyas et les Bouddhistes est, comme on le verra plus loin, un outil des impérialistes occidentaux afin de déstabiliser la réconciliation nationale birmane et de faire échouer une solution birmane et asiatique pour les problèmes de Myanmar au sein du cadre régional de l'ASEAN. La politique d'entrave à une solution négociée par l'ASEAN, le Myanmar, la Thaïlande et la Chine a commencé à être mise en œuvre par les États-Unis pendant l'administration de G.W. Bush. Comme nous le verrons plus loin, l'administration Bush a participé à une tentative de subversion dans l'État de Rakhine en collusion avec les services de renseignement du Bangladesh et du Pakistan. Bien que la nation entière soit ciblée par la subversion, la fonction spécifique des affrontements est cependant de prendre le contrôle de l'État de Rakhine et de ses abondantes ressources pétrolières et gazières.

(...)

Le Myanmar possède une histoire de plus d'un millier d'années en tant qu'empire et nation. En fait, on peut soutenir que le Myanmar, même si plusieurs groupes ethniques y sont représentés, a développé une véritable identité nationale et une prise de conscience nationale bien avant que les premiers États nations européens ne soient créés. Une conscience nationale basée sur l'appartenance ethnique s'est ensuite développée pendant les années de domination coloniale britannique. Elle a été fermentée et aggravée par la Grande-Bretagne qui s'en servait comme un instrument colonialiste standard pour le contrôle social et politique.

Les premiers à développer une prise de conscience nationale basée sur la soi-disant appartenance ethnique ont été les Birmans et les Karens au début des années 1900. Le développement a conduit les groupes ethniques à exiger une représentation dans les diverses institutions coloniales qui avaient été mises en place par les Britanniques. On peut noter la géniale stratégie britannique qui a fait que le peuple birman ait exigé lui-même l'institutionnalisation des premiers instruments de contrôle colonialistes.

La sensibilisation nationale selon les lignes ethniques a été renforcée au cours des années 1930 par le développement de l'ultra-nationalisme en Allemagne, en Italie et au Japon et durant l'occupation japonaise et thaïlandaise du Myanmar. Les développements au cours du colonialisme et de la deuxième guerre mondiale ont entraîné une opposition entre le nationalisme partiellement antichinois et anti-occidental encouragé par les Japonais et qui avait la faveur des Birmans, Shans et Rakhines et un nationalisme fondé sur l'ethnicité et encouragé par les alliés et que préféraient les Karens et les Kachins.

Dans l'État Karen, la majorité des membres de l'élite dirigeante sont soit des chrétiens, soit ont des liens étroits avec les communautés chrétiennes et la Grande-Bretagne. Beaucoup de Birmans considéraient les Karens comme des collaborateurs des colonialistes et pendant l'occupation japonaise et thaïlandaise du Myanmar, beaucoup d'entres-eux ont été persécutés. Cette situation a été exacerbée en raison du fait que les Britanniques, en quittant le Myanmar, ont négocié un règlement avec les anciens alliés des Japonais non communistes. Cela a conduit à des affrontements armés entre les Karens et les milices birmanes. La guerre civile a commencé comme une conséquence du colonialisme et de l'occupation du Myanmar par le Japon. La réalité tragique du Myanmar post-colonial et de l'après-guerre est que la violence toujours en cours dans l'État de Karen et dans d'autres régions n'a rien à voir avec le nationalisme ethnique ou basé sur l'ethnie.

Le conflit et ses innombrables morts et mutilés, les décennies de souffrance des Karens dans les camps de réfugiés en Thaïlande, l'impact dévastateur du conflit sur le développement social et politique et pour la cohérence nationale et la sécurité du Myanmar sont une conséquence directe de la colonisation et de l'occupation étrangère qui ont favorisé l'utilisation cynique de la stratégie de division et de conquête. Une note positive cependant, il se pourrait bien que la reconnaissance de ce fait soit la clé de la réconciliation nationale.

Il ne fait aucun doute que des atrocités, des violations des droits de l'homme et des crimes graves ont été commis par tous les protagonistes de ces conflits qui durent depuis des décennies. Les critiques occidentales unilatérales du gouvernement militaire et du nouveau gouvernement civil au Myanmar ne contribuent pas à la résolution des conflits et à la réconciliation nationale. Il semble de plus en plus clair que cette critique ne vise pas à contribuer à la réconciliation. Au contraire, comme cela deviendra évident ci-dessous, d'autres conflits sont fermentés avec l'aide d'intérêts étrangers, d'acteurs nationaux, d'agences des Nations Unies, y compris l'équipe cadre de l'ONU pour l'action préventive financée par Soros et des ONG financées par l'Occident qui sont connues pour justifier les sanctions et les interventions occidentales sur la base des conflits mêmes qu'ils entretiennent et aggravent.

Les pipelines de gaz et de pétrole du Myanmar

Le Myanmar est actuellement impliqué dans deux projets internationaux de pipelines qui, dans une certaine mesure, sont en concurrence entre eux. Le projet pipelinier Myanmar-Bangladesh-Inde (MBI) qui transportera le gaz du Myanmar au Bangladesh et en Inde, et les pipelines Dual Oil & Gas China-Myanmar (deux pipelines, l'un transportant du pétrole, l'autre du gaz, de la Birmanie vers la Chine).

Les pipelines Dual Oil & Gas China-Myanmar

Les pipelines Dual Oil & Gas China-Myanmar

En raison du manque de convergence dans les besoins énergétiques et sécuritaires de l'Inde et du Bangladesh, le projet MBI a d'abord été confronté à une résistance considérable du Bangladesh. Le Bangladesh a estimé que les livraisons de gaz à l'Inde menaçaient les besoins énergétiques et sécuritaires du Bangladesh. Le Bangladesh a ensuite accepté le projet en 2010, après avoir engrangé des estimations nouvelles et plus précises des réserves de gaz disponibles et après la négociation d'un nouveau contrat.

Un autre facteur de motivation pour le Bangladesh dans sa décision d'accepter enfin le projet MBI en 2010 est le fait que le projet de pipeline Chine-Myanmar a réduit le montant disponible des réserves de gaz pour l'exportation vers le Bangladesh et l'Inde. Alors que le premier projet, le MBI a des implications à prédominance régionale, le second projet, le gazoduc du projet Dual Oil & Gas China-Myanmar, n'est pas bien perçu par les cartels occidentaux de l'énergie et aussi par l'administration américaine car ce projet cause de graves préoccupations vis-à-vis de la stratégie des États-Unis et de l'OTAN d'encerclement stratégique de la Chine.

En 2012, des affrontements violents ont éclaté dans l'État de Rakhine; supposément entre les Rohingya majoritairement musulmans exigeant de n'être plus considérés comme des étrangers et des réfugiés, et pour que le Myanmar leur accorde la citoyenneté birmane, et les Bouddhistes qui, prétendument, s'opposeraient aux aspirations légitimes des Rohingya. Parmi les victimes de la violence figurent des Rohingya, des bouddhistes ainsi que des policiers et des membres des forces de sécurité birmanes.

Comme nous l'avons déjà mentionné ci-dessus, aucun des conflits prétendus ethniques qui ont déstabilisé le Myanmar pendant des décennies n'ont été ou sont des conflits ethniques. Une analyse du conflit supposé religieux et ethnique entre les Rohingya et les Bouddhistes montrera que les causes de la violence et des conflits n'ont rien à voir avec la religion ou l'appartenance ethnique et que ce conflit partage un dénominateur commun avec tous les autres conflits internes au Myanmar; les influences étrangères qui utilisent des facteurs internes pour déstabiliser le pays.

Pour acquérir une compréhension approfondie de la soi-disant violence entre Rohingyas et Bouddhistes, il faut examiner brièvement l'histoire récente du Bangladesh, sa transformation d'État laïc en État islamique, l'interaction entre les développements internes et la guerre américaine de la CIA contre l'URSS, la montée de l'extrémisme islamique en Afghanistan et au Bangladesh, et la position des Rohingyas dans ce contexte.

L'élaboration d'un modèle applicable pour la résolution des conflits, qui doit nécessairement tenir compte des préoccupations culturelles, humanitaires et de sécurité du Myanmar, n'est pas possible sans une analyse préalable de ce contexte.

Injustice sociale au Bangladesh, la fabrique américaine de terroristes, l'utilisation des Rohingyas pour la subversion en Birmanie et le stratégique encerclement de la Chine

Après une longue guerre avec le Pakistan, les forces essentiellement laïques et nationalistes du Bangladesh ont gagné leur indépendance en 1971. En 1972, le Bangladesh a reçu sa première constitution. Elle reposait sur des principes démocratiques, le nationalisme, les droits de l'homme et la laïcité. De puissantes forces au sein de l'armée du Bangladesh ont toutefois entrepris un projet de transformer l'État laïc en un état islamique despotique. Le projet a été contesté par la majorité des nationalistes, des laïcistes, ainsi que par les nombreuses communautés religieuses du pays.

Au cours du XXème siècle, le Bangladesh a connu des conflits internes fondés sur des problèmes sociaux. Les conflits se sont transformés en conflits ethniques, raciaux et religieux. Le pays avait déjà connu des violences considérables fondées sur des questions ethniques, religieuses et sociales.

La violence raciale, ethnique et religieuse a entraîné l'encouragement de la migration ainsi que le déplacement forcé d'importants segments de la population. Les élites islamiques anti-laïcisme de cette période se sont répandues dans l'armée de la libération après la libération ainsi que dans la politique intérieure de l'état nouvellement créé du Bangladesh. Comme d'habitude dans de telles situations, ni les peuples pacifiques, les hindous, les séculiers ou les autres segments de la population n'ont eu une quelconque influence sur ce développement. En fait, la laïcité et la tolérance pour la diversité religieuse ont été pratiquées dans la région pendant des siècles.

Les dictateurs et les politiciens nationalistes ont commencé à abuser de l'islam comme instrument de contrôle social et politique et à consolider les structures de pouvoir. L'abus de l'islam pour la consolidation du pouvoir politique et une insurrection maoïste de dix ans dans l'ouest du Bangladesh ont créés une base pour le développement de mouvements musulmans radicaux dans les districts ruraux.

Les mouvements islamistes radicalisés ont commencé à recevoir un financement substantiel de la part de l'Arabie saoudite et des milliardaires pétroliers qui ont financé la propagation de la branche radicale et extrémiste wahabite de l'islam. De plus, l'aile internationale basée au Qatar des Fraternités musulmanes est devenue bientôt active au Bangladesh, finançant, recrutant, armant et formant des jeunes pour le Jihad.

Le Bangladesh s'est transformé en terreau des mouvements musulmans militants et en un grand exportateur d'idéalistes et de mercenaires jihadis. Au cours de la guerre contre la République démocratique d'Afghanistan soutenue par l'URSS, des milliers de jeunes bangladais ont été recrutés pour la guerre sainte contre "les infidèles". Beaucoup d'entre eux ont été recrutés dans le réseau Al-Qaïda de la CIA, dirigé par Osama ben Laden. Les facilitateurs du recrutement étaient la CIA, l'ISI pakistanaise ainsi que le Service de renseignement militaire du Bangladesh, la DGFI.

Le potentiel de recrutement de jeunes "Combattants de la Liberté" au Bangladesh était énorme. Étant l'un des pays les moins bien classés sur l'indice de développement social, un énorme taux de chômage et un manque d'accès à une éducation adéquate pour les socio-économiquement défavorisés, le Bangladesh devait devenir l'un des principaux exportateurs d'opérateurs et de mercenaires d'Al-Qaïda. Beaucoup d'entre eux étaient alors, et sont toujours, involontairement recrutés dans des guerres de combat au nom de l'impérialisme américain et de l'OTAN.

La participation de la DGFI en Afghanistan a commencé à accumuler de vastes sommes de revenus lucratifs provenant de la drogue et du commerce des armes. En 1978, s'attendant à ce que le gouvernement militaire du Myanmar voisin soit affaibli par des conflits internes, conscient du fait que l'État voisin de Rakhine était riche en ressources naturelles en gaz naturel et en pétrole et conscient du fait que la population Rohingya, auparavant très peu importante dans l'État Rakhine, avait augmenté en nombre en raison d'un afflux important de Rohingyas qui avait été déplacé pendant les conflits internes au Bangladesh en 1943, la DGFI a entrepris la mission de radicaliser les Rohingyas dans l'État Rakhine. L'objectif était la création d'un État Rohingya avec un gouvernement indirect contrôlé par le Bangladesh qui donnerait au Bangladesh l'accès aux riches réserves de pétrole et de gaz du Myanmar dans la région.

L'abus criminel de la population Rohingya déplacée du Bangladesh vers l'État de Rakhine avait l'approbation directe des États-Unis.

Le plan a été conçu par le chef militaire du Bangladesh, le général Ziaur Rahman, avec l'aide de la CIA. L'exécution de la subversion a été déléguée au général de brigade Nurul Islam Shishu. Les liens diplomatiques entre le Myanmar et le Bangladesh se sont gelés lorsque le Myanmar a expulsé l'attaché militaire du Bangladesh et les militaires birmanes ont forcé un grand nombre de militants rohingyas à retourner au Bangladesh. Des atrocités ont été commises par les deux camps. Cependant, le gouvernement de Myanmar a été montré du doigt comme étant le méchant par les gouvernements occidentaux et est devenu le point central d'une couverture médiatique occidentale qui, au mieux, peut être décrite comme de la propagande bien conçue pour couvrir le fait que les États-Unis et le Bangladesh avaient utilisé une population de réfugiés pour fabriquer une subversion. La situation s'est aggravée avec des affrontements frontaliers.

Si le Bangladesh était un lit pour le terrorisme alors, après la soi-disant guerre contre le terrorisme et la guerre contre l'Afghanistan, ce pays est devenu l'une des principales bases d'opérations d'Al-Qaïda. Les agents d'Al-Qaïda et les mercenaires du Bangladesh étaient impliqués, parmi d'autres, dans des missions dans la province d'Aceh en Indonésie ainsi qu'en Afghanistan, en Bosnie, au Myanmar, en Tchétchénie, en Egypte, en Inde, au Cachemire et au Tadjikistan.

La coordination est principalement organisée par le réseau Harkat-ul-Jihad-al-Islam (HuJI). Outre ces opérations, les combattants d'Al-Qaïda recrutés via le Bangladesh ont participé à la subversion réussie de 2011 en Lybie organisée par l'OTAN et participent actuellement à la subversion en cours dans la République arabe syrienne. Aussi bien la CIA et la DIA des États-Unis, l'ISI du Pakistan et la DGFI jouent un rôle important dans la coordination des opérations d'Al-Qaïda via le Bangladesh, bien que la détérioration des liens entre le Pakistan et les États-Unis ait réduit le rôle de l'ISI et contribué à l'afflux de membres d'Al -Qaïda au Bangladesh.

La fermentation d'une nouvelle subversion dans l'État Rakhine au Myanmar est organisée dans les camps rohingyas, par l'intermédiaire de la très militante Organisation de Solidarité Rohingya (RSO) supervisée par les services de renseignement du Bangladesh. Les camps ont connu un afflux important d'organisations et de combattants islamistes associés à Al-Qaïda. La violence dans l'État Rakhine ne peut être comprise indépendamment de ses causes. Les dimensions susmentionnées sont également une condition préalable à la compréhension complète du rôle d'Aung San Suu Kyi, des médias internationaux et birmans, des ONG et des agences des Nations Unies dans la tentative de subversion.

Myanmar: Les réformes politiques dans une nation ciblée

Le problème principal pour l'ancien gouvernement civil militaire et actuel au Myanmar pourrait être réduit à ce qui suit. Le manque de réforme et de développement politique, social, juridique et économique renforce la subversion. Ces réformes très nécessaires augmentent la probabilité d'une subversion réussie. Le manque de processus politiques pluralistes ou plus représentatifs a entraîné l'imprégnation des systèmes politiques, administratifs, juridiques, économiques et autres par les cartels militaires et leurs associés. Les réformes seront confrontées à l'inertie de ceux qui sont bénéficiaires de ces structures. L'influence politique de l'armée se situe entre une subversion réussie et la souveraineté nationale, l'intégrité, la sécurité et la véritable réforme. La mise en œuvre de réformes politiques dans de telles circonstances n'est pas seulement extrêmement difficile, mais aussi intrinsèquement dangereuse pour la sécurité nationale.

Le cas d'Aung San Suu Kyi est un excellent exemple pour savoir comment la tentative de subversion d'une nation entraîne une opposition politique dans le camp de la subversion et comment la subversion influe sur une opposition politique. Aucun autre cas de l'histoire récente n'est en fait plus exemplaire pour cette interaction. La perspective de mettre en œuvre des réformes politiques pacifiques au Myanmar en a considérablement souffert depuis des décennies. En Occident, Aung San Suu Kyi était la militante la plus proéminente de la démocratie et des droits de l'homme. Les gouvernements occidentaux et les médias l'avaient transformée en une icône de la liberté. Une héroïne en résidence surveillée, la Nobel de la paix et une "balise d'espoir" pour la liberté et la démocratie au Myanmar.

Aung San Suu Kyi

Aung San Suu Kyi

En fait, Suu Kyi avait été développée en une icône sous la bannière de laquelle il était possible de positionner le gouvernement du Myanmar comme des méchants tout en menant une guerre non déclarée contre ce pays. Du point de vue des relations publiques, c'était un désastre pour le gouvernement militaire de garder Suu Kyi en résidence surveillée. Du point de vue de la sécurité nationale, elle aurait été un grave danger pour la cohérence, la stabilité et la sécurité nationale du pays si elle avait été libérée avant qu'une transition pacifique vers un gouvernement civil puisse être mise en œuvre en toute sécurité. À moins que Suu Kyi et son parti ne soient disposés et capables de s'adapter aux réformes en réorientant leur politique vers la souveraineté nationale et l'intégration régionale du Myanmar, Suu Kyi et le parti resteront une menace pour la souveraineté nationale ainsi que pour la sécurité nationale et régionale.

Qu'on l'appuie ou non, Aung San Suu Kyi a été et jouera un rôle important dans la politique du Myanmar. Sa position, sa fonction et son influence ne peuvent être comprises et utilisées que pour le bénéfice de Myanmar lorsqu'il est pris en compte qu'elle représente à la fois un consortium de courtiers en puissance qui essaie de déstabiliser le Myanmar et qu'elle en est une victime volontaire, mais plus ou moins une victime des circonstances. La circonstance d'être une politicienne prolifique dans un pays qui a eu un gouvernement répressif parce qu'il était attaqué. La circonstance d'avoir été ciblée comme atout d'autant qu'elle avait besoin de ceux dont l'intérêt est de déstabiliser le Myanmar.

Les prochaines années à venir montreront si Suu Kyi est capable et désireuse d'abandonner certains des plus subversifs des alliés qui l'ont soutenue au cours des dernières décennies. Ses décisions seront cruciales pour la manière dont des réformes rapides et complètes pourront être mises en œuvre en toute sécurité. Malheureusement, il semble que le réseau subversif, allant du Département des États-Unis à la Fondation des Nations Unies pour la démocratie, d'Human Rights Watch à une cohorte d'autres ONG financées par Soros, aient un tel contrôle sur Suu Kyi et son parti, qu'il leur sera pratiquement impossible de travailler pour le meilleur intérêt du Myanmar, de son intégrité et de sa sécurité nationales, même si elle le voulait.

L'intervention de Soros

Le sponsor principal de Suu Kyi au cours des dernières décennies est George Soros. En 2012, George Soros a ouvert son premier bureau au Myanmar. Soros a déclaré qu'il avait eu des entretiens avec la "dirigeante pro-démocratie Suu Kyi" et qu'ils s'étaient mis d'accord pour ouvrir ce bureau. La signification de cet "accord" devient évidente lorsqu'on regarde la gamme des organisations, des initiatives et des agences en Birmanie qui sont financées par Soros.

George Soros

George Soros

Les organisations financées par Soros au Myanmar incluent, la Fondation Open Society, Mizzima News, Birmanie International, Human Rights Watch, Initiatives pour promouvoir l'éducation des jeunes journalistes, les bourses d'études pour les étudiants, les bourses dans les instituts qui sont notoires pour leur participation à la subversion et, à ne pas oublier, les agences de l'ONU.

Parmi les autres organisations qui soutenaient Suu Kyi, il y avait Amnesty International, dont la directrice d'Amnesty International USA, Suzanne Nozzel, était la conseillère des États-Unis et d'Hilary Clinton pour les ONG, les relations gouvernementales, Clinton Global Initiative et la Burma Campaign UK, dont Le rapport de 2006 montre clairement qu'elle est financé par les forces très globalistes qui visent à déstabiliser la Birmanie.

La manière dont tout ce réseau globaliste anti-Myanmar, principalement financé par Soros, agit et comment il s'interface avec la radicalisation des Rohingya par le Bangladesh, un pays qui a supervisé et parrainé des agents et des mercenaires d'Al-Qaïda, devient évidente lorsqu'on regarde de plus près les antécédents de l'Équipe de coordination inter organisations des Nations Unies pour une action préventive (FT) financée par Soros.

L'équipe cadre financée par Soros est une agence des Nations Unies qui supervise la coopération des agences de l'ONU aux niveaux international, régional et national. Elle supervise et coordonne également l'interaction et la coopération entre les agences des Nations Unies et les ONG telles que Human Rights Watch, la Fondation Open Society, Amnesty International, la Campagne de Birmanie et bien d'autres. FT a contribué à la fermentation et à l'explosion de la violence ethnique en Bosnie-Herzégovine. Aujourd'hui, FT participe activement à la fermentation de la violence ethnique et religieuse au Népal, au Myanmar et dans de nombreux autres pays ciblés.

L'exemple du Népal

Pour comprendre comment l'équipe-cadre de l'ONU pour l'action préventive est complice de la fermentation et de l'explosion de la violence ethnique et religieuse dans les pays ciblés, le Népal est un excellent exemple et il convient de l'étudier avec beaucoup de détails.

En 2006, une lutte populaire armée prolongée pour les réformes politiques au Népal a fini avec la victoire du Parti communiste unifié népalais - maoïste contre la monarchie népalaise. Une forme de gouvernement pluraliste et représentative a été installée, les élections ont eu lieu, où ce parti a remporté plus de 40% des sièges parlementaires. D'autres partis communistes étaient représentés dans un gouvernement de coalition. Les anciennes structures gouvernementales centralistes devraient être réformées, le pouvoir délégué aux régions et aux communautés. Une commission a été formée et l'équipe cadre de l'ONU s'est impliquée. Le nombre d'agences des Nations Unies et d'ONG qui ont participé au Népal a augmenté de façon exponentielle.

Le Népal a une histoire de centaines d'années de coexistence tolérante et pacifique entre les différentes communautés ethniques et religieuses. Plus de 100 religions et 300 castes sont représentées dans le pays. Avec l'aide de l'équipe-cadre de l'ONU pour les actions préventives et des ONG qui ont exercé des pressions pour une "répartition équitable de la propriété foncière" fondée sur l'appartenance ethnique et religieuse, comme le NEFIN, ces différentes communautés ont commencé à se soupçonner entres elles et à être envieuse les unes envers les autres. En fait, le dirigeant de FT au Népal, Ian Martin, est la même personne qui était responsable de la même stratégie de subversion en Bosnie-Herzégovine, où elle a entraîné de graves violences ethniques et une guerre civile.

Un plan initialement planifié de six districts pour le Népal a été refusé. Onze régions ont été suggérées. Le problème est que, peu importe comment on divise le Népal le long des lignes ethniques et religieuses, il y aura toujours des éléments d'un groupe qui seront une minorité dans le territoire de l'autre. La violence ethnique a éclaté au Népal, mis en œuvre avec l'aide des extrémistes islamiques associés à la CIA et en collusion avec l'Agence des Nations Unies pour les Narcotiques. C'est précisément le même modèle, et précisément le même réseau financé par Soros d'agences des Nations Unies et d'ONG associées, ainsi que le réseau d'extrémistes islamiques associé à Al-Qaïda qui est derrière l'éruption de la violence dans l'État Rakhine et la subversion prévue du Myanmar.

Les violences de 2012 dans l'État Rakhine et l'implication des employés de l'ONU

La violence dans l'État Rakhine, supposément entre les Rohingyas musulmans et les Bouddhistes, a été planifiée et exécutée en collusion avec Harkat-ul-Jihad-al-Islam (HuJI) et l'Organisation de Solidarité Rohingya associée à Al-Qaïda. La base des opérations pour ces organisations et pour la violence sont les camps rohingyas au Bangladesh. Les organisations ainsi que les camps sont sous la supervision du service de renseignement du Bangladesh, la DGFI. La violence a été incitée pour tenter de déstabiliser les projets régionaux de gazoducs qui contredisent la politique énergétique du Bangladesh et l'encerclement stratégique de la Chine par les américains et l'OTAN.

En juillet 2012 les autorités de l'Etat Rakhine ont arrêté deux employés de l'ONU. Bien que la raison de leur arrestation soit maintenue aussi discrète que possible par les Nations Unies et le gouvernement du Myanmar pour éviter un scandale diplomatique, il est bien établi que le HCR et les employés du WFP travaillaient comme agents de renseignement pour une nation étrangère et que ces deux employés étaient directement impliqués dans la fabrication et l'aggravation des soi-disant affrontements ethniques.

Le 27 août 2012, les deux employés ont été condamnés par un tribunal de Maungdaw, au Myanmar. Les Nations Unies insistent sur le fait qu'ils sont traités conformément à toutes les conventions et immunités internationales applicables auxquelles ils peuvent avoir droit. Cependant, l'immunité n'est pas applicable lorsque le personnel de l'ONU a abusé des privilèges accordés aux Nations Unies pour l'espionnage et la subversion de la souveraineté territoriale d'une nation. L'arrestation et la condamnation subséquente des fonctionnaires de l'ONU indiquent que le gouvernement du Myanmar a confiance en lui et signale qu'il n'acceptera pas une subversion de la souveraineté nationale en fabriquant des violences ethniques ou religieuses comme en Bosnie-Herzégovine ou au Népal. C'est aussi une indication saine du fonctionnement du Myanmar dans les structures antiterroristes et contre-insurrectionnelles. Après tout, le pays a eu à faire face pendant des décennies avec le terrorisme soutenu par l'étranger et la subversion pour les développer.

Même de nombreux intellectuels progressistes occidentaux, pourtant conscients de la complexité des opérations de terrorisme internationales et parrainées par l'État, comme l'arabiste et l'islamologue Kevin Barret, font des déclarations générales sur "les affrontements entre musulmans et bouddhistes", "les Rohingyas" ou encore sur " le régime brutal ". Dans un article récent intitulé "Les Etats-Unis récompensent le Myanmar pour avoir massacré des musulmans", publiés par le média iranien Press TV le 26 août 2012, Kevin Barret a écrit: "Les Rohingya devraient simplement avoir droit à la citoyenneté dont ils ont droit selon la loi internationale. Cela résoudra le problème pour les Rohingyas et le Myanmar. Les Musulmans et les Bouddhistes doivent s'unir contre le nationalisme du régime et le fanatisme". Les déclarations, les demandes et les appels subséquents à l'action publique contre le gouvernement du Myanmar, comme ceux du professeur Barret, sont symptomatiques d'un public américain et occidental mal informé et représentatifs des nombreuses approches simplistes occidentales pour la résolution des conflits. En outre, ces énoncés et exigences renforcent le problème plutôt que d'offrir des solutions constructives et réalisables.

Les considérations essentielles pour un modèle de résolution des conflits

Cela fait des siècles qu'il y a une population de Rohingyas musulmans dans l'état Rakhine du Myanmar. La grande majorité de ces Rohingyas sont bien intégrés dans la société du Myanmar et jouissent des droits qui vont avec la citoyenneté du Myanmar, y compris la liberté religieuse. Cette population souffre autant que tous les autres citoyens de Myanmar des conséquences politiques, sociales et économiques de décennies de conflits et de sanctions.

Les autres Rohingyas, ceux qui ont fui au Myanmar pendant la violence sociale, ethnique et religieuse au Bangladesh au cours des années 1940 ont été partiellement intégrés dans la société civile du Myanmar. La majorité, cependant, vit dans des camps de réfugiés formels et informels dans l'État Rakhine. Ils jouissent d'une protection en vertu du droit international ainsi que de la loi birmane en tant que réfugiés. Le Myanmar n'a aucune obligation en vertu du droit international de donner sa citoyenneté à cette population. Il ne fait aucun doute que la condition de nombreuses populations de réfugiés dans le monde est tragique, mais le problème des déplacements causés par la violence ne sera jamais résolu par des mesures radicales telles que l'octroi automatique de la citoyenneté dans les pays hôtes.

Compte tenu du fait que Bangladesh a précédemment tenté d'établir un État Rohingya sur le territoire du Myanmar et d'installer un gouvernement par procuration afin de contrôler les ressources pétrolières et gazières de Myanmar, les considérations sur le statut de la population réfugiée Rohingya au Myanmar sont particulièrement complexes et difficile.

Il n'est certainement pas utile au réfugié Rohingya moyen du Myanmar de lui imposer des difficultés supplémentaires en déclenchant une insurrection Al-Qaïda supervisée par la CIA et la DGFI qui oblige le gouvernement de Myanmar à mettre en place des contrôles plus stricts de la population réfugiée. L'abus éthique et criminel des droits de l'homme par les gouvernements occidentaux, les agences des Nations Unies et les ONG pour couvrir les insurrections et la subversion et pour justifier les sanctions et les interventions ne résout pas les problèmes des Rohingyas et impose le danger de les victimiser en tant que pions dans une guerre secrète les utilisant.

Une résolution du problème des Rohingyas au Myanmar ne pourra être trouvée sans clarifier le rôle du Bangladesh, des Nations Unies, des services de renseignement des Occidentaux et du terrorisme parrainé par l'État au Bangladesh. Toute suggestion constructive pour résoudre les problèmes des Rohingyas doit tenir compte des causes sous-jacentes de leur situation. Le fait de ne pas tenir compte de ces causes sous-jacentes serait un échec pour les Rohingyas et le peuple du Myanmar.

Le professeur Christof Lehmann est le fondateur et rédacteur en chef de nsnbc. Il est psychologue et ancien consultant politique indépendant sur les conflits, la résolution des conflits et un large éventail d'autres questions politiques. En mars 2013, il a créé nsnbc en tant que journal quotidien, indépendant et international en ligne. Il peut être contacté chez nsnbc international à nsnbc.wordpress@gmail.com

Article original en anglais:

https://nsnbc.me/2012/09/08/myanmar-gas-and-the-soros-funded-explosion-of-a-nation-state/

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vendredi 8 septembre 2017

Israël frappe des infrastructures militaires dans l'ouest de la Syrie

L’armée syrienne a signalé que des raids aériens israéliens menés avant l'aube contre une infrastructure militaire avaient fait deux morts dans l'ouest de la Syrie

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«Des avions de guerre israéliens ont tiré à 2h42 des missiles depuis l'espace aérien libanais, ciblant une de nos positions militaires à proximité de Mesyaf, et ont provoqué des dégâts matériels et la mort de deux membres du site», a affirmé l'armée syrienne dans un communiqué publié par l'agence Sana.

Le commandement de l'armée arabe syrienne a dénoncé les «dangereuses répercussions de cette action agressive sur la sécurité et la stabilité de la région», tout en réaffirmant sa «détermination à détruire le terrorisme et à le déraciner de tout le territoire de la Syrie». 

Mesyaf est une localité située à environ 60 km à l'est de la ville côtière de Tartous, où se trouve une base navale russe.

L'armée syrienne dispose pour sa part d'un site militaire au nord de Mesyaf qui comprend un camp d'entraînement et une branche du Centre de recherches et d'études scientifiques de Syrie (SSRC).

Depuis le début du conflit en Syrie, Israël a mené plusieurs raids aériens sur ce pays dévasté par la guerre depuis 2011. 

De plus, l'Etat juif finance et fournit un appui logistique à plusieurs groupes rebelles syriens, dans la région frontalière du plateau du Golan, occupé depuis 1967 par Israël.

https://francais.rt.com/international/42890-aviation-israelienne-frappe-infrastructure-militaire-syrie


 

Voir aussi cet article de juin 2017:

Israël financerait discrètement des groupes de rebelles syriens dans le Golan

Selon le Wall Street Journal, l'armée israélienne fournirait de manière confidentielle de l'aide humanitaire et financière à plusieurs groupes de rebelles syriens installés dans le Golan, notamment afin de permettre aux combattants de s'armer.

Une enquête du Wall Street Journal révèle qu'Israël fournit de l'aide à plusieurs groupes de rebelles syriens, dans la région frontalière du plateau du Golan, occupé depuis 1967 par Israël. Citant des membres de ces groupes de combattants ainsi que des responsables israéliens informés des contours de cette aide très discrète, le journal affirme qu'Israël finance la lutte de ces derniers contre Bachar el-Assad.

Selon les journalistes, Israël a ainsi mis sur pied une unité dédiée à cette mission en 2016. Son objectif serait de coordonner le transfert d'argent et de matériel humanitaire permettant à ces groupes rebelles de rémunérer leurs soldats, d'acheter des armes et des munitions, ainsi que de se soigner. Certains groupes percevraient ainsi 5 000 dollars mensuels pour régler ces dépenses de fonctionnement nécessaires à la poursuite de leurs activités.

Décrit comme un «engagement secret», le déploiement de cette stratégie s'inscrit dans la ligne de la politique étrangère israélienne dans la région, marquée par une défiance vis à vis de l'Iran, allié du gouvernement syrien, et un conflit ouvert contre le Hezbollah, qui combat lui aussi l'Etat islamique aux côtés des troupes de Bachar el-Assad et de ses alliés.

«Israël nous apporte une aide héroïque», s'enthousiasme un représentant du groupe Fursan al-Joulan (également connu sous le nom de Moatasem al-Golani, (les Chevaliers du Golan) et qui compte près de 400 combattants), selon des propos rapportés par le Wall Street Journal«Nous n'aurions jamais survécu sans Israël», estime-t-il. Selon Liwaa Ousoud al-Rahman, combattant au sein d'une autre organisation, «la plupart des gens veulent coopérer avec Israël» parmi les groupes rebelles.

De fait, la coopération entre Israël et ces combattants opposés au gouvernement syrien aurait débuté en 2013, selon Abou Souhayb, pseudonyme d'un des représentants de ces groupes rebelles. D'abord limitée à l'aide humanitaire, l'action d'Israël se serait ensuite étendue à un soutien financier, avant de susciter l'intérêt d'autres formations, qui se sont à leur tour, tournées vers l'Etat voisin.

En réponse à ces révélations, l'armée israélienne a réagi. Sans démentir ni confirmer, un porte parole de Tsahal a déclaré au Times of Israel qu'Israël était «engagé dans une opération de sécurisation de ses frontières», avec pour but la neutralisation d'éventuelles cellules terroristes dans cette zone. «Par ailleurs, nous fournissons de l'aide humanitaire aux Syriens qui vivent dans la région», a-t-il ajouté.

 

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Syrie – La libération de Deir Ezzor

L’armée syrienne vient de briser le siège de l’État islamique sur la ville de Deir Ezzor et la garnison militaire qui s’y trouvait enfermée. Le siège dure depuis la mi-2014.

ARG SYRIE

Au cours d’une campagne de six mois, l’armée syrienne a progressé de plusieurs centaines de kilomètres, depuis la périphérie d’Alep et de Palmyre en direction de Deir Ezzor. La campagne a été conduite sur trois colonnes, depuis le nord, le centre et le sud, à travers le semi-désert. Une colonne a atteint les zones tenues par les troupes assiégées et les pointes des deux autres ne sont plus qu’à quelques kilomètres.

La télévision syrienne a montré la joie des premières rencontres avec la brigade137, à 15 km du centre-ville de Deir Ezzor.

En janvier dernier, la ville et ses 100 000 habitants étaient sur le point de tomber entre les mains de l’EI. Une attaque aérienne américaine massive sur la position militaire syrienne la plus importante à Deir Ezzor en septembre 2016 avait permis l’offensive de l’EI. Mais, à la surprise générale, la garnison, avec ses 4 à 5 000 soldats, a tenu bon. Des fournitures ont été larguées par parachute grâce à un pont aérien russe et syrien, et la grande opération de libération de la ville a été planifiée et préparée.

Elle a été couronnée de succès. Les forces gouvernementales syriennes ont été soutenues par des forces spéciales russes, des contingents iraniens, des forces du Hezbollah et diverses milices. L’armée de l’air russe a fait des raids massifs de prévention en avant des troupes en progression. La marine russe a tiré des missiles de croisière sur des bases cruciales de l’EI dans la région.

Mabrouk! (*)

Il faudra encore des semaines pour éliminer complètement l’EI des parties de la ville qu’il détient et des zones environnantes.

La question qui se pose maintenant est celle de savoir comment cette campagne va évoluer. L’armée syrienne traversera-t-elle l’Euphrate à Deir Ezzor pour reprendre les précieux champs pétrolifères à l’est? Ou va-t-elle rester au sud du fleuve et laisser ces champs de pétrole aux Kurdes, les forces américaines par procuration dans le nord?

Moon of Alabama | 05, sept. 2017

(*) Félicitations !

Article original en anglais: Syria – The Liberation Of Deir Ezzor

Source: http://arretsurinfo.ch/syrie-la-liberation-de-deir-ezzor/


 

Voir ausi:

A Deir Ezzor, Bachar écrase Daech

Que n’a-t-on entendu sur cette armée syrienne qui, au moment où j’écris ces lignes, brise l’étau de Daech autour de Deir Ezzor ! Vilipendée par les médias occidentaux, accusée des pires atrocités, qualifiée de milice à la solde d’un clan, elle donne une claque mémorable à tous ces vautours qui l’ont accusée de servir un pouvoir “criminel” alors qu’elle combattait une vermine que les dirigeants occidentaux, ces lâches, ont nourrie au grain pendant tant d’années.

Deir Ezzor ! Depuis trois ans, la Garde républicaine y résiste héroïquement aux assauts des mercenaires sponsorisés par tous les traîtres que compte le monde arabe. Cernée de toutes parts, elle assurait la protection des 200 000 civils restés dans la capitale provinciale malgré la violence des combats. Aujourd’hui, c’est fini ! La jonction est faite entre cette unité d’élite et les troupes du Tigre, le général Souhail Al-Hassan, ce héros de la Syrie moderne qui ne sera pas dans nos manuels d’histoire mais qui figure déjà parmi les libérateurs du pays de Cham.

Au terme d’une brillante offensive menée dans trois directions à partir du nord-ouest, de l’ouest et du sud-ouest, les positions de Daech dans le vaste désert syrien ont été anéanties par le feu roulant des forces syriennes et alliées. La vallée de l’Euphrate en ligne de mire, ces unités mobiles ont taillé en pièces la piétaille wahhabite, elles l’ont laminée en quelques semaines. Spectaculaire, cette bataille du désert fut un succès décisif, aussi important que la libération d’Alep des griffes des milices extrémistes soutenues par l’Occident au début de l’année 2017.

Cette victoire restituera à l’Etat syrien le contrôle de ses frontières orientales, tarissant les sources d’approvisionnement du conglomérat terroriste et opérant la jonction avec les forces armées irakiennes afin de prendre en tenailles les dernières poches terroristes. Plus largement, cette victoire militaire contribuera à rétablir la souveraineté syrienne sur l’ensemble du territoire national. C’est essentiel, car cette souveraineté restaurée est le préalable indispensable, avec l’élimination des bandes terroristes, à une réconciliation nationale voulue par le gouvernement syrien afin de mettre fin au bain de sang.

Avec la libération imminente de Deir Ezzor, la farce tragique de l’Etat islamique va connaître son dernier acte en Syrie. Pendant des années, cette organisation criminelle a bénéficié de la duplicité occidentale, elle a traficoté avec la Turquie d’Erdogan et copieusement sous-traité les intérêts saoudo-qataris. Elle a prospéré sur le double-jeu américain, la lâcheté européenne et le cynisme des richissimes potentats du Golfe. Désormais, c’est fini ! L’hydre takfiriste va rendre l’âme sous les coups d’un Etat souverain qui a subi tous les assauts, enduré toutes les trahisons, mais qui lui administre en ce moment même la raclée du siècle.

Quelle gifle pour les guignols de la politique et les charlatans de l’expertise ! Pendant qu’ils lui crachaient dessus, la Syrie de Bachar Al-Assad a fait le boulot, elle a tordu le cou à Daech ! Ces menteurs professionnels disaient que “Bachar ne combat pas Daech”, répétant cette absurdité comme un mantra. Ils disaient même que Bachar avait “créé Daech” de toutes pièces. Maintenant ils ont l’air fin, ces politiciens opportunistes, ces experts à la noix ! Qu’ils aillent à Deir Ezzor, ils y verront une armée nationale, une armée de conscrits qui libère son pays de l’occupation étrangère. Visiblement, ils ne savent pas ce que c’est, ou plutôt ils ne veulent pas le savoir. Pauvre Occident ! Héroïque Syrie.

Bruno Guigue | 5 septembre 2017

Source : BRUNO GUIGUE·

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La Russie répond à l’ultimatum de Netanyahou en Syrie

La semaine dernière, le président israélien Benjamin Nethanyahou a personnellement averti le président russe Vladimir Poutine qu’Israël n’allait pas tolérer une présence militaire iranienne menaçant les intérêts israéliens en Syrie.

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Netanyahou a aussi déclaré qu’Israël était prêt à agir en Syrie afin de contrer cette présumée menace.

Poutine n’a pas immédiatement répondu quant à cet enjeu concernant l’Iran. Cela a créé un climat d’incertitude quant à la position que tient la Russie dans ce conflit, que l’on considère jusqu’à maintenant comme un allié stratégique de l’Iran. La Russie voulait probablement éviter de s’impliquer dans les disputes entre Israël et la République Islamique.

Toutefois, selon le Washington Examiner une plateforme conservatrice d’information, la Russie a répondu en avertissant Israël de ne pas autoriser d’attaques sur les forces iraniennes présentes en sol syrien. Le Ministre russe des affaires étrangères, Serguei Lavrov, aurait dit aux reporters :

« Si quelqu’un au Moyen-Orient, ou dans n’importe quelle autre partie du monde, planifie de violer la loi internationale en violant la souveraineté ou l’intégralité territoriale d’un autre pays, incluant n’importe quel pays du Moyen-Orient ou de l’Afrique, ceci sera condamné. »

Il ajouta aussi, à propos de la collaboration entre l’Iran et la Syrie :

« Ma position est que si cette collaboration, de quelque manière que ce soit, ne viole pas les règles fondamentales de la loi internationale, elle ne devrait pas être remise en cause. »

Cette ligne de conduite russe fût confirmée par le Times of Israel dans un article affirmant que même la diplomatie américaine a accepté que des milices iraniennes prennent position en Syrie, et ce à moins de dix kilomètres du Plateau du Golan, région techniquement sous le contrôle d’Israël. Selon cet accord, des observateurs russes surveilleront désormais les zones démilitarisées entre les deux pays. Cet accord a irrité le gouvernement israélien. En effet, une présence militaire russe dans cette région pourrait limiter leur capacité à frapper des forces pro-Iran ou pro-Syrie en territoire Syrien.

De nombreux articles font aussi état du positionnement de défenses anti-missiles russes (modèle S-400) près d’une usine d’armement iranienne en Syrie. Selon certains, cette usine pourrait fournir un arsenal pouvant être utilisé contre Israël par le Hezbollah.

En réponse aux peurs grandissantes de voir les Iraniens s’installer définitivement, un haut-placé de l’appareil gouvernemental Israélien a décrété que si l’Iran continuait son expansion en Syrie, Israël bombarderait les palais du président Bachar Al-Assad.

Cela pourrait bien être l’objectif ultime de l’appareil militaire américain. Si les États-Unis peuvent provoquer une confrontation directe entre Israël et l’Iran, une possible intervention à la fois contre la Syrie et l’Iran serait bien plus facile à défendre, en particulier si la protection d’un allié des américains est en jeu.

Un récent sondage montre que la majorité des américains soutiendrait une attaque nucléaire contre l’Iran – tuant ainsi 2 millions de civils – si l’Iran engageait d’abord le combat contre les forces américaines. Dans la même idéologie, la majorité des américains pourrait aussi considérer qu’une telle option est justifiée si elle vise à défendre un pays allié de la Maison-Blanche.

Cet hypothétique scénario pourrait ainsi expliquer la décision de la Maison Blanche de laisser s’installer des forces iraniennes si près de la frontière israélienne, étant donné que l’administration Trump est normalement opposée à n’importe quelle forme de conciliation avec l’Iran.

Et pourtant, la présence militaire russe et le déploiement de son système de défense pourrait ultimement compliquer ce scénario, tant pour Israël que pour les États-Unis.

Ceux-ci devront peut-être admettre, tôt ou tard, qu’ils ont réellement perdu la guerre en Syrie.

Darius Shahtahmasebi | septembre 3, 2017

Article original: Traduit par Gabriel Larose pour Arrêt sur Info

Source : http://arretsurinfo.ch/la-russie-repond-a-lultimatum-de-netanyahou-en-syrie/

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Macron veut s’attaquer aux régimes spéciaux

Le démantèlement des acquis du Conseil national de la Résistance se poursuit, sous l'impulsion des GOPE (grandes orientations de politique économique) dictées par la Commission européenne. Les Français ont choisi Macron, l'Union européenne et le démantèlement de leur système social, directement ou indirectement. Cette fois- ci, il est peu probable que les manifestations d'une opposition "de gauche" mais européiste suffisent à enrayer le processus, comme en 1995 ou 2007.


En voulant transformer le régime de retraite des agents de la SNCF, le président de la République s’attaque, de fait, aux régimes spéciaux.

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Ce qui est bien avec Emmanuel Macron, c’est qu’il dit souvent ce qu’il pense. Parfois, ça peut faire mal. Il en est ainsi des propos qu’il a tenu dans le TGV inaugural de la nouvelle ligne à grande vitesse Le Mans - Rennes le samedi 1er juillet. 

Briser le tabou du statut

Devant le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, et une dizaine de salariés de l’entreprise, le président de la République avait évoqué l’avenir du groupe public, abordant notamment la question du statut des agents.

Un statut qui permet, notamment, un départ à la retraite à l’âge de 52 ans pour les agents de conduite (les « roulants ») et à 57 ans pour tous les autres agents (commerciaux, administratifs…). Le montant de la retraite est calculé sur la base du dernier salaire.

Le quotidien Le Monde a cité, dans son édition datée du jeudi 6 septembre, les propos qu’a tenu le chef de l’État, propos publiés en juillet dans un magazine interne de la SNCF (Les Infos Le Mag). Ils ont tout de l’annonce d’un fort coup de vent… 

Une loi-cadre en 2018 ou 2019

À une question d’un salarié de l’entreprise sur le sujet, Emmanuel Macron a répondu : « Soyons clairs, si nous ne réglons pas ce problème, ce sont vos enfants qui paieront. C’est injuste. »

Et d’expliquer qu’il comptait mettre en place une réforme : « Je souhaite que l’on puisse avoir au premier semestre 2018 une loi-cadre qui donne le top départ de cette réforme, par exemple au 1er juillet 2018 ou début 2019. »

Le président a également précisé que « ceux qui étaient à cinq ans de la retraite ne sont pas touchés, les autres ont des droits acquis dans un régime et à partir de ce jour ­là basculent vers un régime unique où un euro cotisé donne lieu aux mêmes droits »

Les régimes spéciaux dans la ligne de mire

Ces déclarations, découvertes tardivement, vont faire causer dans les prochains jours. Et pas seulement dans les gares ou dans les cabines de TER. Car en toile de fond, comme il l’avait annoncé pendant sa campagne, le président de la République veut un régime identique pour tous, mettre fin aux inégalités entre fonction publique et secteur privé*.

De fait, il remet en cause les régimes spéciaux, cette spécificité française. Il n’est pas le premier à en avoir la volonté. Aura-t-il plus de réussite que ces prédécesseurs  qui ont tous échoué à le faire (Chirac en 1995, Sarkozy en 2007) ? 

Une vingtaine de régimes

Rappelons qu'il existe actuellement quatre régimes de Sécurité sociale : le régime général, le régime agricole, le régime des travailleurs non salariés et non agricoles, les régimes spéciaux. Ces derniers sont attachés à une administration, une entreprise, une profession. Ils sont antérieurs à la création du régime général de la Sécurité sociale (1945).

On en compte actuellement une grosse vingtaine (contre une centaine à la Libération) répartis dans trois grandes familles :

- La fonction publique (fonctionnaires civils et militaires).

- Les entreprises et établissements publics (SNCF, RATP, Invalides de la marine, etc.).

- Régimes, de plus faible importance en nombre de bénéficiaires, qui peuvent être structurés soit sur une base professionnelle (clercs et employés de notaire, mines, cultes, etc.), soit sur une base d’entreprise (régime des personnels de l’Opéra de Paris, régime de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, régime du Port autonome de Bordeaux, etc.).

http://www.ouest-france.fr/economie/transports/sncf/macron-veut-s-attaquer-aux-regimes-speciaux-5230018


" mettre fin aux inégalités entre fonction publique et secteur privé": comprenez, aligner tout le monde sur le moins- disant social, sous couvert d'égalité, bien sûr.

Les médias de l'oligarchie ont commencé le travail de préparation idéologique; les déclarations de journalistes et autres chroniqueurs se multiplient pour fustiger les "privilèges" de certains travailleurs, la nécessité de "réformer" pour réparer des "injustices" insupportables, cette "spécificité française" au sein d'une Europe capable, elle, d'audace et d'innovation. P.G.

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Une journaliste bulgare licenciée après avoir révélé des livraisons d'armes aux terroristes en Syrie

Dilyana Gaytandzhiev, journaliste pour le site d'information bulgare Trud, a été licenciée après avoir été interrogée par les services de renseignement bulgares concernant son enquête sur des livraisons d'armes occidentales aux terroristes en Syrie.

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L'enquête de Dilyana Gaytandzhiev, journaliste bulgare, sur des livraisons d'armes à des terroristes du Front Fateh al-Cham (ex-Front Al-Nosra, ancienne branche armée d'Al-Qaïda en Syrie) lui aura coûté son poste.

Après avoir découvert lors d'un reportage sur la libération d'Alep, en décembre 2016, des caisses contenant des armes en provenance de Bulgarie dans des caches du groupe terroriste, la journaliste a décidé de remonter la filière et a découvert un vaste système permettant d'alimenter des opposants à Bachar el-Assad en armes et munitions, par le biais de vols diplomatiques au départ de pays d'Europe de l'Est et d'Azerbaïdjan.

Au cours d'une attaque informatique, des hackers bulgares ont réussi à dérober des documents officiels permettant d'attester l'implication de la société azerbaïdjanaise Silk Way dans ce trafic.

La journaliste, qui a pu consulter ces documents, a découvert que l'entreprise offrait des vols diplomatiques, permettant à divers acteurs tels que des fabricants d'armes israéliens et américains, mais aussi des Etats tels que l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, les Etats-Unis ou encore des pays des Balkans, de profiter d'une totale opacité.

D'après Dilyana Gaytandzhiev, 350 vols de Silk Way ont permis de faire transiter en trois années plusieurs milliers de tonnes d'armes lourdes à destination de pays géographiquement proches de la Syrie tels que l'Arabie saoudite ou la Turquie avant leur destination finale : les groupes terroristes syriens.

Ont notamment été envoyés plusieurs dizaines de milliers de lance-roquettes, de mortiers, de grenades, de lance-missiles anti-char ainsi que des roquettes de 122 mm. L'acheminement de plusieurs tonnes de phosphore blanc a aussi été répertoriée.

Dilyana Gaytandzhiev a confié à RT le 1er septembre que lors de son audition par les services de renseignement bulgares, elle avait seulement été interrogée sur l'origine de ses sources lui ayant permis d'accéder à ces documents et non sur le fond de l'affaire. A la suite de cet interrogatoire, le site Trud, sur lequel avait été publiée cette enquête, lui a notifié qu'elle était licenciée.

https://francais.rt.com/international/42796-journaliste-bulgare-licenciee-apres-avoir

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La bombe fiscale qui attend les commerçants et entreprises à la rentrée

La révision des valeurs locatives des locaux professionnels entre en vigueur cette année. De fortes augmentations des taxes foncières sont à prévoir.

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Voilà une réforme que personne n’a vu venir. Et pourtant, nombre d’entreprises et de commerces risquent de sauter au plafond à la découverte de leur prochain avis de taxe foncière. Certains centres commerciaux pourraient ainsi voir leurs impôts locaux flamber de 20% dès cette année. D’autres bureaux, plus chanceux, subiront une augmentation de 3%. Et encore, c’est sans compter les éventuelles revalorisations des taux d’imposition des communes. Comment diable est-ce possible ?

Ces envolées résultent de la révision des "valeurs locatives" des locaux professionnels, qui servent au calcul de la taxe foncière. En effet, ces valeurs cadastrales n’avaient jamais été révisées depuis les années 70 et elles ne correspondaient plus du tout aux valeurs réelles du marché. Dans chaque commune, les valeurs des bâtiments étaient estimées selon des références de locaux types de l’époque. Beaucoup se retrouvaient, par conséquence, totalement sous-évaluées, tandis que d’autres s’avéraient surévaluées.

"Les valeurs locatives de certains secteurs, comme l’hôtellerie ou le cinéma, qui se sont largement modernisés en 40 ans, apparaissent particulièrement sous-estimées", ajoute Sandrine Julien, directrice associée du cabinet de fiscalistes EIF. Des décorrélations flagrantes, qui ont poussé Bercy à tout remettre à plat... au risque de susciter de grosses déconvenues au passage.

Pour amortir le choc, l’administration fiscale a heureusement prévu un lissage des hausses sur 10 ans. Mais plusieurs effets pervers demeurent. Premier problème, et non des moindres : personne ne saura exactement à quelle sauce il sera réellement mangé dans les 10 années à venir. "Les propriétaires ne disposeront d’aucune information sur les avis d’imposition permettant d’apprécier précisément les revalorisations à venir de leur valeur locative. C’est l’opacité la plus totale", observe Christophe Thevenot, directeur associé du cabinet de fiscalistes EIF.

Plus vicieux encore : tous les immeubles ou extensions de bâtiments, construits après le 1er janvier 2017, ne bénéficieront pas des effets de lissage… et subiront donc de plein fouet les effets des nouvelles bases locatives. “En clair, une entreprise située dans un immeuble datant de 2017 risque, dès cette année, d’être surtaxée de 250% par rapport au même immeuble voisin construit l’an passé”, ajoute Christophe Thevenot. Bref, la bombe est lâchée… Et on comprend pourquoi Emmanuel Macron semble vouloir enterrer cette réforme sur les logements des particuliers.

http://www.capital.fr/immobilier/la-bombe-fiscale-qui-attend-les-commercants-et-entreprises-a-la-rentree-1237454?amp


 

Voir aussi:

Taxe foncière, CSG… ces hausses d’impôts qui risquent de remplacer la taxe d’habitation

La bonne nouvelle : Emmanuel Macron propose de supprimer totalement la taxe d’habitation. La mauvaise : ce manque à gagner pour les communes sera difficilement finançable sans… autres hausses d’impôts.

(...) Emmanuel Macron a entrouvert la porte à une suppression totale de la taxe d’habitation d’ici trois ans, mesure qui irait plus loin que sa promesse campagne : exonérer 80% des Français. D’ici le printemps prochain, des groupes de travail seront chargés d’étudier les possibilités de cette suppression et les compensations à venir pour les communes.

La tâche s’annonce particulièrement ardue. Car si elle est menée jusqu’au bout, une telle réforme nécessitera de combler un manque à gagner de près de 18 milliards d’euros pour les communes. Un trou qui, quoi qu’en dise le gouvernement, risque d’être difficile à reboucher sans avoir recours à des augmentations d’impôts. En clair, les contribuables pourraient (re)perdre une partie ce qu’ils auront gagné avec l’exonération de la taxe d’habitation.

Pour bien comprendre, reprenons les différents scénarios possibles. Dans son allocution au Sénat, le chef de l’Etat a d’abord évoqué l’idée d’attribuer une part des recettes de la CSG et CRDS aux communes. Et voilà le premier hic : “cette mesure ne pourra certainement pas se faire sans relèvement du taux de la CSG, car sinon cela reviendrait à amputer le financement de la Sécurité sociale”, tranche François Ecalle, président de Fipeco. Selon cet expert en fiscalité, une hausse d’un point de la CSG rapporterait alors 13 milliards d’euros. Pas mal. Une hausse de 1,4 point permettrait donc de combler le trou de 18 milliards laissé aux communes.

Deuxième option possible, pour éviter que la CSG ne s’envole, l’Etat pourrait chercher d’autres recettes fiscales à attribuer aux communes. Plusieurs pistes là encore. On pourrait ainsi imaginer que le gouvernement leur accorde une part supplémentaire sur taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, qui rapporte aujourd’hui 30 milliards dont 7 à 8 milliards pour les communes. Autre possibilité, plus exotique, mais qui n’est pas à exclure : “affecter une part de l’impôt sur le revenu aux communes sur la base de la résidence principale des contribuables, une réforme à laquelle réfléchit Bercy depuis plusieurs années déjà”, renchérit François Ecalle.

On le voit, avec la suppression de la taxe d’habitation les probabilités sont fortes de voir d’autres impôts augmenter. D’autant que pour accroître leurs ressources, bon nombre de communes en mal de financement seront sans doute aussi tentées d’activer, un jour ou l’autre, leur dernier gros levier fiscal : la taxe foncière ! Cet impôt rapporte actuellement 30 milliards d’euros dont 17 milliards pour les communes et 13 milliards pour les départements. Même constat pour la taxe sur les ordures ménagères qui rapporte actuellement entre 4 à 5 millions d’euros aux communes, et qui a toutes les chances d’augmenter dans les années à venir.

http://www.capital.fr/immobilier/taxe-fonciere-csg-ces-hausses-d-impots-qui-risquent-de-remplacer-la-taxe-d-habitation-1237294

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Sommet des BRICS : les cinq pays vont créer un fonds d’obligations en devises nationales

Les dirigeants des cinq pays des BRICS se sont mis d’accord pour renforcer leur coopération économique, à l'occasion d'un sommet à Xiamen, en Chine. La coordination de la lutte antiterroriste et la crise nord-coréenne ont également été évoquées.

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«Nous nous sommes mis d'accord pour favoriser le développement des marchés des obligations en devises nationales des pays des BRICS, ainsi que pour créer un fonds d’obligations en devises nationales des BRICS», lit-on dans une déclaration commune du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud (le groupe des pays dit des «BRICS»). Les représentants de ces nations se sont réunis à Xiamen, dans la province chinoise de Fujian, pour un sommet de deux jours.

Selon le communiqué officiel, ce nouveau fonds est censé renforcer la stabilité financière des membres du groupe. Brasilia, Moscou, New Delhi, Pékin et Pretoria se sont également mis d’accord pour utiliser leurs devises nationales pour les investissements entre BRICS.

Un autre projet évoqué lors de cette réunion était la création d’une crypto-monnaie liée à ce groupe, d'après le chef du fonds russe d'investissements directs Kyrill Dmitriev. «Cela peut être un instrument très demandé et devenir une bonne alternative au dollar et aux autres moyens de paiement», a-t-il déclaré aux journalistes.

Nombre d’autres sujets sont soulevés par les représentants des BRICS dans leur communiqué final, telle que la crise nord-coréenne, qui ne cesse de s’intensifier. Les cinq pays ont notamment «fermement condamné» l’essai nucléaire conduit par Pyongyang, tout en soulignant la nécessité d’«un dialogue direct entre toutes les parties concernées» qui serait, selon eux, le seul moyen de résoudre la crise.

En outre, les BRICS ont appelé la communauté internationale à créer «une véritable coalition antiterroriste internationale», afin de lutter contre l’extrémisme «en conformité avec le droit international».

https://francais.rt.com/economie/42813-sommet-brics-cinq-pays-fonds-obligations

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jeudi 7 septembre 2017

Après Irma, «c’est un cauchemar»

L'ouragan continue sa route vers la République dominicaine et la Floride. À Saint-Martin et Saint-Barthélemy, l'heure est aux premiers bilans. Et les premiers témoignages, souvent glaçants, parviennent jusqu'à la métropole.

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Le bilan du cyclone Irma s’élève déjà à 9 morts et plus d’une vingtaine de blessés. Et il n’est pas définitif. Après être passé à proximité de la Guadeloupe et avoir frappé de plein fouet les îles de Barbuda, Saint-Martin – que l’on estime détruite à 95% – et Saint-Barthélemy, Irma, classée catégorie 5, le maximum sur l’échelle d’intensité des ouragans, avance jeudi vers la République dominicaine. Alors que les communications ont été coupées plusieurs heures mercredi, les premiers témoignages commencent à parvenir jusqu’en métropole.

«On aurait dit qu’une bombe avait explosé»

Kevin, graphiste, vit sur l’île de Saint-Barthélemy depuis sept ans. Il a vécu le passage du cyclone depuis «une petite case en bois» qu’il avait protégée par des panneaux anticycloniques. Interrogé par RMC, il a témoigné depuis les hauteurs de Gustavia, un des rares endroits où le réseau téléphonique fonctionnait. «La situation est chaotique. On n’a plus d’électricité, on n’a plus d’eau. L’ouragan Irma a complètement rasé l’île, il ne reste plus grand-chose. C’est vraiment catastrophique ce qui se passe là, en ce moment sur l’île», a expliqué Kevin. Irma est passée près de lui en trois phases : deux heures de vent, un peu plus d’une heure dans l’œil du cyclone et à nouveau une heure et demie de vent. «Pendant le passage de l’œil on entendait les gens crier, des gens qui changeaient de case, qui allaient chez les voisins», témoigne-t-il. «J’ai vraiment cru à plusieurs reprises que ma maison allait s’arracher […] je l’ai vécu sous ma table, confiné, avec un matelas pour retenir les projectiles».

«Le plus angoissant c’est l’incertitude, c’est que rien n’est sous contrôle. C’est mère Nature qui parle, on est des moins que rien, on est insignifiants», s’est-il remémoré en évoquant «la pression dans les oreilles, les sinus, c’est physique, c’est psychologique, c’est une torture, un très mauvais moment à passer», résume le témoin auprès de la radio. Qu’en retient-il moins de vingt-quatre heures après le passage de l’ouragan ? «Le désastre, la destruction, on aurait dit qu’une bombe avait explosé et avait brûlé toute la végétation. J’étais terrorisé, je ne reconnaissais plus l’endroit où je vivais».

Alex Jacqua, directeur commercial, a quant à lui raconté en direct à France Ô-La1ère.fr avoir eu «l’impression d’être dans une guerre». «La maison vibre, ça bouge, c’est Hiroshima […]. Le vent fait des gros boums. On entend plein de bruits de partout, les fenêtres vibrent, et on en a encore pour quatre à cinq heures», témoignait-il, estimant que cette expérience était «deux fois pire» que le passage de l’ouragan Luis en 1995, à Saint-Barthélemy.

«C’est un cauchemar»

L’AFP relaie de son côté deux témoignages de journalistes qui se trouvaient sur l’île de Saint-Martin pendant le passage de l’ouragan. Steve Prudent, qui travaille pour la chaîne Outre-mer 1ère était «calfeutré dans un hôtel supposé être un endroit sûr». Mais «plusieurs chambres ont littéralement implosé» et les murs en béton «vibraient comme du carton». «Tout ce qui n’avait pas un minimum de solidité n’existe plus», a expliqué le journaliste qui s’est retrouvé «face à un phénomène d’une ampleur inégalée». «C’est un cauchemar», a confirmé une autre journaliste de Guadeloupe 1ère.

(...)

 

Liberation

Liberation

LIBERATION   Il y a 1 heure


 

"Une catastrophe énorme"

"C'est une catastrophe énorme. 95 % de l'île de Saint-Martin est détruite. Je suis sous le choc. C'est affolant", a déclaré de son côté le président du conseil territorial Daniel Gibbs, joint sur son portable par Radio Caraïbes International. "J'ai besoin que la nation envoie des renforts suffisants pour évacuer tout ce qui peut être évacué, parce que si on a un autre cyclone qui nous tombe dessus samedi, ce sera juste pas possible, c'est-à-dire que ce n'est pas le nombre de morts qu'on va compter, c'est les vivants", a lancé Daniel Gibbs. La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, s'est envolée mercredi soir pour la Guadeloupe avec des "renforts humains et matériels" pour les Iles du Nord, frappées de plein fouet par ce cyclone de catégorie 5, le maximum sur l'échelle d'intensité des ouragans. Face à des "dégâts matériels considérables" sur les deux îles, le président de la République a annoncé un "plan national de reconstruction (...) le plus rapidement possible".

http://www.midilibre.fr/2017/09/07/ouragan-irma-au-moins-six-morts-95-de-l-ile-de-saint-martin-detruite,1556831.php

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Quotas de migrants : la Slovaquie et la Hongrie déboutées par la justice européenne

La cour de justice européenne a rejeté les recours déposés par la Slovaquie et la Hongrie concernant la politique européenne de relocalisation des migrants par quotas dans les différents pays de l'Union.

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La plus haute instance de justice européenne a décrété que l'Union Européenne était en droit d'imposer à ses membres d'accueillir un quota de migrants arrivés sur le continent, comme décidé en septembre 2015 par les dirigeants européens, au plus fort de la crise migratoire.

Cette décision fait suite à des recours déposés par la Slovaquie et la Hongrie afin de contester l'obligation de recevoir des milliers de migrants sur leur territoire.

«La cour rejette les actions menées par la Slovaquie et la Hongrie contre le mécanisme de relocalisation de demandeurs d'asiles», a fait savoir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) dans un communiqué.

«La mécanisme contribue à permettre à la Grèce et à l'Italie de faire face à la crise migratoire de 2015 et est proportionné», a ajouté l'institution judiciaire.

En réaction à cette décision, le ministre des Affaires étrangères hongrois a déclaré que son pays continuerait à «chercher tous les moyens légaux pour s'assurer d'avoir le dernier mot concernant ceux qui sont autorisés à entrer dans le pays».


La Hongrie et la Slovaquie font partie du groupe de pays qui avaient voté contre les quotas d'accueil obligatoires (portant sur 120 000 personnes), comme la République tchèque et la Roumanie, mais qui avaient été mis en minorité par les autres pays européens.

Aux termes du plan, la Hongrie avait ainsi l'obligation de recevoir dans un premier temps quelque 1 300 personnes (plus de 2 300 à terme) et la Slovaquie environ 800 (plus de 1 400 à terme). Mais au 31 août 2017, la Hongrie du controversé Premier ministre Viktor Orban n'en avait accueilli aucune, et la Slovaquie 16.

Après plusieurs rappels à l'ordre infructueux, la Commission européenne a déclenché en juin des procédures d'infraction contre Budapest, ainsi que Varsovie et Prague.

https://francais.rt.com/international/42854-justice-europeenne-deboute-slovaquie-hongrie-migrants#.WbB6Eeci0-o.facebook


 

Voilà qui devrait servir d'exemple à ceux qui prétendent mener une politique d'immigration sans sortir de l'Union européenne... P.G.

Posté par ddupr à 11:36 - - Permalien [#]
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