vendredi 25 août 2017

Quand la précarité coûte moins cher au contribuable?

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26.000 euros en 3 mois: la facture maquillage de Macron

La maquilleuse d'Emmanuel Macron a adressé deux factures de 10.000 et 16.000 euros à l'Élysée.

On ignorait que la poudre de perlimpinpin coûtait si cher: la facture maquillage d'Emmanuel Macron pour ses trois premiers mois de mandat, révélée par nos confrères du Point, s'élève à 26.000 euros.

Pour s'occuper du teint de Jupiter, l'Élysée ne salarie personne, contrairement à François Hollande, mais fait appel à des prestataires extérieurs. La maquilleuse d'Emmanuel Macron, Natacha M. (déjà présente pendant la campagne présidentielle), a donc présenté deux factures de 10.000 et 16.000 euros au secrétariat général de la présidence. Contacté, l'Élysée n'a pas donné suite à nos sollicitations.

L'addition est salée, mais toujours moins au contribuable que les coquetteries du prédécesseur d'Emmanuel Macron, dont la maquilleuse percevait 6.000 euros par mois (net) et le coiffeur 10.000 euros par mois.

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/26000-euros-en-3-mois-la-facture-maquillage-de-macron/ar-AAqDjUD?li=BBwlBpb&ocid=spartandhp


 

Questionnaire Frexit-Limousin:

Macron est- il...?

*plus socialiste que Hollande

*plus libéral que Hollande

*plus économe que Hollande

*plus beau que Hollande

 

 

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jeudi 24 août 2017

Travail détaché: Macron cherche un "vrai compromis" avec l'Europe de l'est

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Le chef de l'État assure ce mercredi être sur la voie d'un compromis avec les pays de l'Est pour obtenir une révision de la directive controversée sur les travailleurs détachés.

Depuis Salzburg, en Autriche, où il entamait sa tournée en Europe de l'Est, Emmanuel Macron a intensifié ses critiques contre la directive européenne sur les travailleurs détachés, dont la France veut obtenir une importante révision. En l'état, c'est une "trahison de l'esprit européen" qui favorise le moins-disant social et fait monter les populismes, a-t-il accusé ce mercredi.

Un texte qui "nourrit le populisme"

La directive de 1996 permet à un salarié européen d'être détaché dans un autre pays de l'Union aux conditions minimales du pays d'accueil, en continuant à payer ses cotisations sociales dans le pays d'origine. Ce qui donne aux salariés d'Europe de l'Est un avantage compétitif sur leurs collègues de l'ouest. "Le marché unique européen et la libre circulation des travailleurs n'ont pas pour but de favoriser les pays qui font la promotion du moindre droit social", a martelé le président français. "C'est ce qui dans nos pays nourrit le populisme et érode la confiance dans le projet européen".

Fort du soutien de l'Allemagne, le chef de l'État français, qui se rend jeudi et vendredi en Roumanie et en Bulgarie, doit convaincre suffisamment de pays, notamment à l'est, pour obtenir la majorité sur la réforme au cours d'une réunion européenne en octobre. Il voyait ce mercredi à Salzburg les Premiers ministres tchèque et slovaque, Bohuslav Sobotka et Robert Fico, dont les pays ne souhaitaient pas cette révision.

Vers une "harmonisation sociale"

"Nous avons acté notre volonté de trouver un vrai compromis en octobre", a assuré Emmnauel Macron à l'issue de cette réunion. Une telle issue serait "une bonne nouvelle pour l'UE", a reconnu Robert Fico, tout en exprimant son souhait d'y voir associés la Pologne et la Hongrie, tenants d'une ligne dure dans le dossier. Mais une majorité qualifiée suffirait à arracher un accord.

Il ne suffira pourtant pas d'obtenir que les rémunérations des travailleurs détachés soient les mêmes que celles des salariés des pays d'accueil, que la durée du détachement soit limitée et que les contrôles soient renforcés, comme le prévoit le projet de révision de la directive. "Son usage consiste à optimiser les dysfonctionnements sociaux au sein de l'UE", a reconnu le président français. Le différentiel de coût entre salariés européens persistera en effet tant que leurs cotisations sociales ne convergeront pas. Il a donc appelé à atteindre "une harmonisation sociale" en Europe.

Un compromis sur le transport routier?

Pour obtenir un accord, Paris s'est dit prêt cette semaine à accepter que le secteur du transport routier, qui est régi par d'autres textes européens, fasse l'objet d'une négociation à part, repoussée à l'année prochaine. Une façon de s'attirer les bonnes grâces de la Bulgarie et de la Roumanie, mais aussi de l'Espagne et du Portugal, dont les entreprises de transport sillonnent l'Europe.

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/travail-d%C3%A9tach%C3%A9-macron-cherche-un-vrai-compromis-avec-leurope-de-lest/ar-AAqBUQm?li=BBwlBpb&ocid=spartandhp

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Macron nous refait le coup de l'Europe "sociale", ce qui n'arrivera jamais, bien sûr. Ici, l'enjeu est peut- être moins de résoudre l'épineuse question des travailleurs détachés que de contraindre la Pologne et ses alliés au profit d'un pilotage de l'UE par le "couple" franco- allemand, seul moyen pour certains de pérenniser la construction européenne post- brexit. Affaire à suivre. P.G.

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La supercherie du droit-de-l’hommisme

ARG DROITS DE L HOMME

 

J'aime bien les articles qui vont "au fond des choses" et qui mettent les "pieds dans le plat": ça nous oblige à nous interroger sur nos propres engagements et sur leur fondement philosophique. C'est pourquoi je vous propose cet article remarquable et sans concessions.                             

Hormis les réactionnaires qui pensent que les hiérarchies sociales sont fondées en nature et qu’il y a des hommes faits pour commander et d’autres pour obéir, tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut défendre les droits de l'homme[1]. Mais il faut admettre que les uns et les autres ne parlent pas de la même chose. Si l'on entend par cette expression la possibilité pour chacun de jouir du bien commun, alors l'accès à l'emploi, au logement, aux soins et à l'éducation fait partie des droits de l'homme - ou des droits humains, ne jouons pas sur les mots - au même titre que la liberté d'expression ou le choix de son orientation sexuelle[2]. Prendre au sérieux les droits de l'homme, c'est y inclure les droits collectifs, c'est-à-dire la possibilité de vivre dans des conditions matérielles décentes.

Les militants des droits de l'homme, pourtant, ne s'intéressent qu'aux droits individuels et délaissent ostensiblement les droits collectifs. Que des individus soient emprisonnés ou empêchés de s'exprimer par des gouvernements autoritaires leur est insupportable, mais que des masses d'affamés subissent la loi d'airain du capital mondialisé leur est indifférent. Leur compassion pour l'humanité souffrante est étrangement sélective. Ils ne se mobilisent que pour des minorités ou des individus isolés, ils agissent au cas par cas en sélectionnant les individus ou les groupes qu’ils jugent dignes de leur attention, et on ne les voit jamais prendre fait et cause pour une classe socialement opprimée.[3]

Le vocabulaire de la plupart des ONG - majoritairement anglo-saxonnes - en témoigne clairement. Elles entendent combattre la discrimination et non l'exploitation, l'exclusion et non la pauvreté, la privation de liberté infligée à quelques-uns et non la misère imposée au grand nombre. Leur philosophie est celle de l'individualisme libéral, qui ne connaît que des individus porteurs de droits et se soucie peu de savoir s'il y a parmi eux des riches et des pauvres. Ne parlons pas de la lutte des classes, ce gros mot qu'elles ne veulent même pas entendre prononcer. La seule lutte qui compte à leurs yeux, c'est celle qui vise à aligner des individus abstraits sur un standard restreint aux libertés formelles - et individuelles - en oubliant allègrement que ces libertés n’existent que sous certaines conditions.

Pour tout dire, le droit-de-l'hommisme ordinaire occulte le fait que ces libertés individuelles ne sont effectives que si les droits collectifs sont garantis par des structures sociales qui les favorisent. En d'autres termes, les droits individuels ne sont réels que si les individus sont correctement nourris, logés, éduqués et soignés, et ces conditions ne sont réunies à leur tour que si un rapport de forces entre classes sociales les inscrit dans la durée. Bref, les droits-de-l'hommistes oublient tout bonnement que les individus ne sont rien sans la société et que les droits individuels dont on réclame l'application ne sont que du vent si la société est divisée en dominants et dominés.

Cette indifférence aux conditions d'exercice des droits dont ils font pourtant leur fonds de commerce n'est pas étonnante. Petits-bourgeois des pays riches, les défenseurs des droits de l'homme défendent les droits dont ils jouissent, dont ils pourraient jouir ou dont ils voudraient que jouissent ceux qui leur ressemblent. Pourquoi dépenseraient-ils leur énergie à lutter contre la faim dans le monde quand leur assiette est pleine ? Pourquoi se battraient-ils pour l'appropriation collective des richesses puisqu'ils n'ont aucun problème de fin de mois ? En luttant pour les droits de l'homme, ils aspergent d'eau bénite leurs états d'âme de nantis que leurs conditions d'existence n'amènent jamais à interroger les ressorts de l'oppression et de l'injustice qu'ils ont constamment à la bouche, mais sans savoir de quoi ils parlent.

Que les pauvres soient pauvres importe peu à leurs yeux, car les pauvres revendiquent en général autre chose que la reconnaissance de droits individuels rendus impossibles par l'absence de droits collectifs. Lorsque l'extrême richesse côtoie l'extrême pauvreté, revendiquer la liberté d'expression avec un minimum de sérieux impliquerait d'exiger l'expropriation des capitalistes qui contrôlent la presse afin de créer les conditions d'une information plus objective. Mais on n'a jamais entendu un droit-de-l'hommiste formuler ce genre de revendication. Le contrôle des médias ne s'expose à sa foudre vengeresse que s'il est exercé par de méchants dictateurs qui défient le nouvel ordre mondial. Pour les autres, il n'y a pas de problème.

Sélective, cette indignation pseudo-humaniste choisit ses victimes. Les autres peuvent crever. Lors de la chute du communisme, en 1991, les organisations droits-de-l'hommistes ont crié victoire. L'idéologie des droits de l'homme ayant été inventée pour lutter contre l'URSS, cette victoire finale sembla consacrer leur vision du monde. Mais aucune de ces organisations n'a souligné que les prisons soviétiques étaient vides depuis longtemps et que le totalitarisme dont la philosophie politique des années 70 faisait un mal absolu était une coquille vide. On ne s'émut pas davantage, chez les humanistes, en constatant que sous la présidence Eltsine (1991-2000) l'espérance de vie régressa de dix ans sous l'effet des réformes structurelles dictées à la Russie par le FMI. C'est normal. Les petits vieux qui meurent en masse dans le paradis capitaliste n'intéressent pas les défenseurs des droits de l'homme.

L'humanité souffrante dont se soucient des ONG pétries d'humanisme se résume à un agrégat indistinct d'individus abstraits, atomisés, dont le sort n'est intéressant que s'il témoigne d'une violation de leurs droits individuels, de préférence dans un pays exotique dont le procès est instruit par la doxa occidentale. Mais on n'a jamais vu “Amnesty International” - dont le seul intitulé relève de la publicité mensongère - s'insurger contre le fait que 800 millions de personnes souffrent de malnutrition, ou que des centaines de milliers d'ouvrières sont surexploitées par les multinationales occidentales dans les  “maquiladoras” de la frontière mexicaine. On répondra sans doute que ce n'est pas l'objet social de cette organisation, et je répondrai à mon tour que c'est précisément le problème sur lequel il convient d'insister.

Cette triple sélectivité dans le choix des droits en question, des individus concernés, et enfin des pays sur lesquels on braque le projecteur, explique donc beaucoup de choses. Elle explique que l'on fasse le tri parmi les victimes en évitant soigneusement d'incriminer les structures - celles de l'exploitation capitaliste mondialisée – qui sont responsables de 90% des malheurs qui frappent l'humanité. Elle explique aussi la fascination des ONG droits-de-l'hommistes pour la défense des LGBT. La lutte contre les discriminations qu'ils subissent est légitime, mais il faut être lucide sur l'effet de cantonnement qu'elle génère. Car cette cause, aux yeux du droit-de-l'hommisme petit-bourgeois, présente l'avantage de transcender la division sociale, d'évacuer la question des rapports de classe, bref de conférer à la lutte pour les droits humains une universalité abstraite qui sert les intérêts dominants.

La sélectivité du droit-de-l'hommisme permet aussi de comprendre pourquoi la condamnation des violations incriminées épouse toujours un axe nord-sud. Aucune ONG vénézuélienne ne mène campagne contre la mainmise d'une poignée de milliardaires sur la quasi-totalité des médias en France ou aux USA. En revanche, les ONG occidentales dénoncent sans relâche les violations de la liberté de la presse au Vénézuéla, alors que la presse, loin d'y être opprimée par le pouvoir, appartient à une poignée de capitalistes qui combattent le gouvernement. Machine de guerre contre les Etats récalcitrants, le droit-de-l'hommisme bénéficie donc de financements colossaux, à l'image de ces “Casques blancs” qui jouent au djihadiste côté cour et au brancardier côté jardin grâce aux 15 millions de dollars versés par des fondations britanniques. Moyennant une trousse à maquillage, ils arrivent même à fabriquer des victimes pour émouvoir le populo scotché devant les petites lucarnes.

Ces exemples montrent également que la fonction expresse de l'idéologie droit-de-l'hommiste - servie par ces appareils idéologiques de masse que sont les ONG - est de saper la souveraineté des Etats qu'elle a pris pour cibles. De la fondation de George Soros aux officines qui participent aux conflits armés sous couvert d'action humanitaire en passant par les révolutions de couleur organisées de l'étranger, la galaxie droit-de-l'hommiste intervient partout, distribuant subventions, éléments de langage et certificats de moralité à qui-mieux-mieux dans le seul but de semer le désordre dans des pays dont la liste est fournie par la CIA et dont le seul tort est de faire obstacle à l'hégémonisme occidental. La Russie en sait quelque chose, et on comprend qu'elle ait neutralisé cette poignée d'exhibitionnistes à moitié débiles (Femen) dont l'activisme desservait les intérêts du peuple russe.

Savamment orchestrée au nom des droits de l'homme, toute cette agitation a pour but de vider de sa substance le droit des peuples à s'organiser comme ils l'entendent. Dirigée contre le droit des nations à disposer d'elles-mêmes, cette ingérence fait peser une menace d'implosion sur les sociétés dont l'essor ou la résistance déplaît à Washington, Londres ou Paris. Pratiquée à grande échelle, l'intervention militaire chez les autres n'a pas toujours donné les résultats escomptés. Elle est désormais remplacée par cette épée de Damoclès planant sur la tête de tous ceux qui osent défier l'Empire et contester le monopole du dollar. Faute de pouvoir vitrifier ses opposants étrangers à l’arme lourde, un Occident arrogant brandit alors l'étendard de l'internationalisme humanitaire. Relayé par un gauchisme qui dissout ses illusions perdues dans le pathos et oublie Trotsky avec BHL, il agite frénétiquement le miroir aux alouettes des droits de l'homme, éblouissant beaucoup de bonnes âmes qui ne voient pas que cette idéologie est le faux-nez de l'impérialisme.

L'Occident a beau croire qu'il a découvert la pierre philosophale, la conception des droits de l'homme, pourtant, n'est pas univoque. Pour les Chinois, le premier des droits est celui de ne pas mourir de faim. Cette priorité n'est pas celle de la gauche occidentale, sinon elle mobiliserait davantage d'énergie à lutter contre la faim dans le monde qu'à promouvoir les droits des minorités. Mais cette divergence n'est pas une raison suffisante pour dire que les idées chinoises ne valent rien. “A plusieurs, nous sommes moins sujets à l'erreur que lorsque nous sommes seuls à décider”, disait Aristote. On veut bien admettre qu'un milliard 379 millions de Chinois puissent se tromper, mais on peine à croire que ce soit le cas tout le temps, d'autant que leur pays qui était un champ de ruines en 1949  est aujourd'hui la première puissance économique du monde. A défaut de quelques coups bien mérités sur le museau, un peu d'humilité éloignerait homo occidentalis de son penchant indécrottable à donner des leçons à la terre entière.[4]

https://www.levilainpetitcanard.be/articles/edito/la-supercherie-du-droit-de-lhommisme_820623686

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[1] On peut aussi considérer, sans être "réactionnaire" qu'il y a des hommes, ou des femmes, que leur histoire et leur talents placent en position d'autorité, et que la société aurait tort de s'en passer.

[2] L'expression "choix de l'orientation sexuelle" me semble relever de la propagande justement dénoncée: comme si on avait le choix!

[3] Ceci est vrai, à mon avis pour ceux qui ne sont QUE militants des droits de l'homme, sans autre considération; ce n'est pas le cas de militants politiques qui défendent les droits de l'homme en cohérence avec leur engagement.

[4] Pour ma part, contre ce "droit de l'hommisme" dévoyé, instrument d'une domination impériale, je choisis de revenir aux principes originaux définis par nos ancêtres: la déclaration des droits de l'Homme ET DU CITOYEN!

P.G

 

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Pourquoi le couple Merkel-Macron sème la discorde en Europe centrale

ARG MACRON MERKEL

 

 

© Stephane Mahe/REUTERS La vision d'un couple franco-allemand «moteur de l'UE» a-t-elle encore de l'avenir?

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L'article qui suit est un plaidoyer pro- américain qui témoigne de l'inquiétude de certains milieux face aux derniers bouleversements géopolitiques consécutifs de l'élection de Donald trump à la Maison Blanche, au fiasco des affaires ukrainienne, syrienne voire coréenne, et au jeu trouble, de leur point de vue, d'une Allemagne qui se sent "pousser des ailes" alors que l'UE se trouve fragilisée par le Brexit et une succession de crises internes. Cela méritait quelques commentaires...

P.G.

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Patrick Edery est Président directeur général de Partenaire Europe, un cabinet de conseil originaire d'Europe centrale.

FIGAROVOX/TRIBUNE - Patrick Edery, PDG de Partenaire Europe, déplore que le maintien discutable de la domination du couple franco-allemand dans l'UE se fasse au mépris des puissances d'Europe centrale, et notamment de la Pologne.

Emmanuel Macron, en cette fin du mois d'août, a décidé de rencontrer les chefs d'État des gouvernements autrichien, bulgare, roumain, slovaque et tchèque. Bien sûr l'on remarque tout de suite la grande absente de cette tournée: la Pologne. Certains s'empresseront d'affirmer que Jupiter assouvit sa juste colère contre l'impudente Varsovie en la bannissant de l'Olympe européen. La réalité est peut-être moins glamour. En effet, les Pays d'Europe Centrale et Orientale (PECO), étaient en train de s'unifier autour de la Pologne afin de gagner un peu d'autonomie face à la toute-puissante Allemagne. Berlin au regard de son passé et ses échéances électorales (élections législatives en septembre) ne pouvait intervenir directement. Aussi notre président s'en vient essayer de semer la zizanie en opposant les dirigeants sociaux-libéraux autrichien, bulgare, tchèque, slovaque et roumain aux conservateurs polonais, hongrois et croate. Et en leur demandant de choisir leur camp.

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1° constat: si l'affirmation est vraie, l'UE n'empêche nullement les manoeuvres géopolitiques classiques sur la scène internationale où chaque Etat défend ses intérêts stratégiques en se cherchant des alliés, n'en déplaise aux européistes qui prétendent le contraire.

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Les travailleurs détachés, la partie émergée de l'Iceberg

L'objectif, louable, de la tournée présidentielle serait la révision de la directive européenne sur le travail détaché. Cette dernière organise une concurrence déloyale des pays «Low Cost» de l'U.E. sur le territoire français. Les 4 principales nationalités de travailleurs détachés en France sont les Polonais (46 000), les Portugais (44 000), les Espagnols (34 000) et les Roumains (30 000).

Les pays choisis pour cette tournée ont des profils très hétérogènes. Ils ont, par contre, un point commun: leurs dirigeants sont des sociaux-libéraux, à l'exception du premier ministre bulgare de centre-droit, mais qui rencontrera M. Macron en compagnie de son Président de la République, lui, désigné par les sociaux-démocrates.

Selon la presse, l'Élysée a choisi ces pays car se sont «les plus attachés à leur ancrage européen» et qu'Emmanuel Macron va rencontrer les pays de l'Est qui «ont été plutôt ignorés» depuis plusieurs années par la France.

Résumons. Le Président se rend dans les PECO au sujet des travailleurs détachés. Il n'y rencontre pas le pays qui représente 1/3 de la population et du PIB de la zone et qui est le premier pourvoyeur de travailleurs détachés en France: la Pologne. Il a des RDV uniquement avec ceux qui sont les plus «coopératifs» et proche de ses opinions: les sociaux-libéraux. Il souhaite tellement démontrer aux PECO qu'ils ont de l'importance pour lui qu'il leur parlera de ses problèmes.

Or M. Macron n'arrive pas en terrain conquis. Il a appuyé Mme Merkel dans sa «demande» à la Commission d'engager une procédure visant à contraindre la Tchéquie et ses voisins polonais et hongrois à accepter la répartition des demandeurs d'asile au sein de l'U.E. Tous les pays de la zone ont noté que cette procédure n'a englobé ni l'Autriche ni la Slovaquie, ces deux pays ayant feint d'accueillir des réfugiés (respectivement une cinquantaine et une vingtaine) pour échapper, avec succès, aux sanctions. Ils interprètent cette procédure comme une punition contre ceux qui ont osé s'opposer publiquement à la politique migratoire allemande, imposée unilatéralement par Mme Merkel. Alors que cette dernière, dans le même temps, leur imposait une politique énergétique germano-russe, contraire aux intérêts européens.

Nord Stream 2: un gazoduc symbole d'injustice et de domination

Ce nouveau projet consiste à dupliquer le gazoduc existant Nord Stream qui relie directement la Russie à l'Allemagne via la Baltique et dont la principale caractéristique est qu'il évite tous les pays de l'Est. Les capacités Nord Stream 1 et 2 supplanteront les deux gazoducs passant actuellement par l'Europe centrale. Pour les pays de cette zone, mais aussi les pays scandinaves, ce projet mine la sécurité énergétique européenne. D'un point de vue légal, il pose problème car la législation énergétique définie par Bruxelles interdit à une entreprise d'assurer à la fois l'extraction, le transport et la vente de gaz. Malgré cela, Berlin maintient son projet qui lui permettra de couvrir ses besoins annuels en gaz via une seule source d'approvisionnement: la société russe Gazprom.

La Russie s'assure ainsi de l'approvisionnement direct de son principal client en Europe, elle évite de s'acquitter des droits de passage aux pays de l'Est, et pourra utiliser la menace de couper les robinets pour faire pression sur les PECO, comme elle l'a fait avec l'Ukraine.

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2° constat: le mythe de l'intérêt général européen vole en éclat, comme tout le monde le savait sauf les propagandistes de la construction européenne: que ce soit sur la question migratoire ou sur les dossiers économiques, à commencer par la question de l'approvisionnement énergétique. Quant à la qualification de "Nord Stream" d'instrument de domination, c'est un peu "gonflé" de la part de ceux qui considèrent la domination US comme normale...

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Aussi lorsque la Commission poursuit la Pologne sur la question migratoire et ferme les yeux sur la politique énergétique de l'Allemagne qui met en péril les intérêts vitaux des pays de l'Est, comment ces derniers ne pourraient-ils y voir, au mieux, une injustice, au pire, l'hégémonie allemande en action?

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3° constat: le mythe des institutions démocratiques de l'Union s'effondre à son tour: le principe "fédéral" implique que les régions riches soient plus fortes que les régions pauvres, en dépit des beaux principes affichés.. L'arnaque est d'autant plus grande que les régions pauvres sont loin d'obtenir les transferts de fond qu'elles souhaiteraient; du coup, elles deviennent des dépotoirs à usines "low cost" et leurs travailleurs une main d'oeuvre corvéable à merci. Et surtout, leur poids est faible au sein des institutions.

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L'Initiative des Trois Mers (I3M) ou l'instrument d'endiguement du leadership allemand

Pour échapper à cette domination, douze pays de l'UE (l'Autriche, la Bulgarie, la Croatie, la République tchèque, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie), ont signé un accord en 2016 pour améliorer leur coopération économique et créer une nouvelle alliance énergétique.

L'I3M est clairement une déclaration d'indépendance à Berlin et Moscou mais aussi une réponse au projet d'Europe à deux vitesses du couple franco-allemand. Cette alliance part d'un constat simple: en Europe centrale l'écrasante majorité des routes, pipelines et lignes ferroviaires se trouvent dans un axe est-ouest, principalement en raison de la longue domination germano-russe. Aussi l'objectif de l'I3M est de développer des infrastructures et connexions le long d'un axe nord-sud complètement indépendant de l'Allemagne et de la Russie. Concrètement l'I3M c'est trois projets principaux: une autoroute reliant la Lituanie à la Grèce et deux gazoducs: un premier de la Bulgarie à l'Autriche, et un autre de la Croatie à la Pologne. Ce dernier gazoduc devrait être alimenté par méthanier par les USA qui proposent des prix inférieurs à ceux des Russes. De plus, le Sénat américain s'est rangé du côté des pays de l'I3M en approuvant diverses mesures permettant de sanctionner les sociétés qui investissent ou participent au gazoduc russo-allemand.

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4° constat: le démantèlement progressif de l'UE se profile sous nos yeux, avec la création d'une zone stratégique et économiquement plus cohérente à l'Est, mais sur le même modèle: il lui faudra donc, elle aussi, une puissance régionale dominante!

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La Pologne, une puissance qui compte de nouveau en Europe centrale

La Pologne apparaît donc en Europe centrale comme celle qui ose dire «non» à l'Allemagne. Elle est porteuse d'un projet qui pourrait assurer à la fois un minimum d'indépendance énergétique par rapport à la Russie et une autonomie politique vis-à-vis de Berlin. Varsovie est aussi en train de devenir la colonne vertébrale de la défense en Europe Centrale et s'affiche comme le principal opposant à Moscou au sein de l'UE.

La crainte, pour les pays d'Europe centrale, est que la Russie, après la Tchétchénie, la Géorgie, l'Ukraine, ne déclenche un nouveau conflit de basse intensité dans les pays Baltes qui comptent de fortes minorités russophones (9% en Lituanie, 26 % en Estonie et 29% en Lettonie). Et ce ne sont pas les déclarations à répétition de M. Poutine, faisant de la protection des minorités russophones, où qu'elles soient dans le monde, un impératif pour Moscou, qui vont rassurer.

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Là on ou trouve normal que la Pologne défende ses intérêts géostratégiques, il n'en va pas de même pour la Russie, qui reste l'"axe du mal", quoiqu'il arrive, et pas seulement en Europe de l'Est.

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Profitant du Brexit et des tropismes prorusse et pro allemands supposés de Paris, Varsovie a réussi à apparaître à ses voisins comme le seul pilier de sécurité régionale de confiance au sein de l'UE. Ce pays est un des rares membres de l'Otan qui a consacré 2% de son PIB à l'armée. Outre le fait que la Pologne modernise à marche forcée son armée et représente plus de 40% des forces des pays de l'Otan en Europe de l'Est, elle accueille sur son sol 4000 soldats américains et leurs systèmes antimissiles les plus perfectionnés. Ce leadership a même été consacré par le président américain Trump, le 6 juillet 2017 à Varsovie, devant les 12 chefs d'État de l'I3M (tous membres de l'UE).

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Pour ce qui concerne le tropisme prorusse de la France, il faudra rester prudent mais il est vrai que les intérêts économiques priment souvent en Europe sur d'autres intérêts, et Macron sert d'abord les intérêts de l'oligarchie. Pour ce qui est du tropisme proallemand, on en avait l'habitude. 

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Quand on confond la raison d'État avec celle du Chef de l'État

Le couple Merkel-Macron semble, pour l'instant, sur la même longueur d'onde et plus proche que ne l'ont jamais été aucuns de leurs prédécesseurs. Ensemble ils jouent de plus en plus la Chine contre les USA, comme sur la question du climat. Ils en arrivent même à se rallier aux positions chinoises appelant la Corée du Nord et les USA à la désescalade, mettant ainsi dans le même panier Washington et Pyongyang. Ils sont sans concession avec la Pologne sur la question des migrants syriens et sont d'une extrême délicatesse avec l'Arabie Saoudite qui les refuse. Pourquoi un tel renversement de nos préférences?

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Une clé de compréhension se trouve probablement dans les cercles dirigeants à Washington où, depuis l'élection de Donald Trump, deux camps s'affrontent sur le plan intérieur comme sur le plan international, entre ceux qui veulent en découdre avec Poutine (cette partie de l'oligarchie a encore de puissants relais en France et en Allemagne, notamment dans la presse française) et ceux qui veulent barrer la route commerciale et stratégique des Chinois.

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La position de Berlin, qui nous a habitués à plus de pragmatisme et de consensus, peut paraître étonnante. L'Allemagne retrouverait-elle ses ambitions impériales? Ou plus prosaïquement la Chancelière Merkel, les élections approchant, essaye de laisser le moins d'espace à son adversaire socialiste M. Schultz et aux écologistes en s'opposant à M. Trump sur le climat et aux pays de l'Est sur les réfugiés?

Notre Président ne trouverait-il pas aussi son avantage à traiter ainsi les États-Unis et la Pologne? En termes de politique intérieure, ayant fait une OPA sur les courants libéraux du PS et des LR, son seul réel adversaire sera le courant conservateur des LR (incarné un temps par M. Fillon et peut-être demain par M. Wauquiez). Aussi décrédibiliser les conservateurs polonais et américains est une manière de ringardiser leurs homologues français.

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C'est dans ce contexte qu'on comprend mieux les déclarations de Fillon et Wauquiez et leurs déboires ultérieurs: (Europe à géométie variable et rapprochement avec les russes...).

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Le couple Merkel-Macron au-dessus de notre raison d'État

Nul ne peut nier le rôle du couple franco-allemand dans l'établissement en Europe d'une paix longue de trois quarts de siècle*. Pour autant, n'érige-t-on pas ce qui était au départ une nécessité en un dogme? Avec le Brexit et les mécontentements des pays de l'Est mais aussi latins envers Berlin, Paris avait toutes les cartes en main pour redevenir la puissance continentale dominante. Opportunité qui ne s'était plus présentée depuis deux siècles. Et en trois mois que faisons-nous? Nous menons une contestation stérile contre notre plus ancien allié: les USA. Nous demandons la tête de notre plus vieille amie: la Pologne. Nous arrivons même à nous mettre à dos les Italiens à qui nous faisons de mauvaises manières avec le tunnel du Mont Blanc, les migrants et la Libye. Si l'intérêt de l'Allemagne dans ce jeu d'influence est identifiable, quel est celui de la France?

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/pourquoi-le-couple-merkel-macron-s%C3%A8me-la-discorde-en-europe-centrale/ar-AAqzSLC?li=BBwlBpb&ocid=spartandhp

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*Nul ne peut nier le rôle du couple franco-allemand dans l'établissement en Europe d'une paix longue de trois quarts de siècle: il faut savoir ressortir le dogme de la propagande, et en raffermir la portée, car il est au coeur même de la "construction européenne": l'assujetissemenr de la France aux intérêts américains par l'intermédiaire de l'Allemagne. C'est ce que réclame une partie du clergé bruxellois qui craint le retour d'une Allemagne impériale et la destruction à terme de l'édifice européen au profit de cette dernière. En gros, si les Allemands ne jouent pas le jeu, c'est à la france de prendre le relais.

C'est en tous cas mon interprétation, mais le débat est ouvert.

P.G.

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mercredi 23 août 2017

Politique - Hausse de la CSG : Le Maire demande aux retraités de consentir un «effort» pour les jeunes

 

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Interrogé sur la hausse de la CSG qui pénalisera les retraités, le ministre de l'Economie reconnaît «leur demander un effort» pour «les plus jeunes générations et pour récompenser le travail».

«Notre priorité absolue, que les plus fragiles ne soient jamais oubliés.» Ce lundi, dans une interview à Sud Ouest, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire veut rassurer les Français avant d'attaquer les réformes de la rentrée. Mais pas sûr qu'il ait réussi à lever l'angoisse de tous. Après le léger rabot de l'aide au logement pour les étudiants, le gouvernement compte faire des économies à l'extrémité inverse, avec les retraites.

Interrogé en effet sur la hausse de la CSG qui pénalisera les retraités, le patron de Bercy reconnaît «leur demander un effort». Et d'appeler les seniors à compatir : «Je leur dis qu'ils le font pour les plus jeunes générations et pour récompenser le travail. Ce n'est pas un effort pour alimenter les caisses de l'État», promet-il dans le quotidien régional.

Le ministre assure par ailleurs que «les plus modestes ne seront pas touchés : un retraité seul qui perçoit moins de 1 200 euros par mois ne sera pas concerné. Ni les couples qui perçoivent moins de 1 800 euros mensuels». Et d'affirmer qu'«une grande partie de ceux qui assumeront cette hausse bénéficiera d'une baisse de leur taxe d'habitation». Puis le gouvernement va «augmenter le minimum vieillesse», annonce Bruno Le Maire, sans plus de précision.

« Priorité à l'emploi »

«Le cap fixé (...) est celui de la baisse des impôts pour tous (...) Nous baisserons les impôts pour les entreprises comme pour les ménages (...) Les salariés verront que leur fiche de paie augmente dès l'année prochaine», poursuit Bruno Le Maire. «Notre priorité absolue est de redonner de l'emploi à chacun, en veillant à ce que les plus fragiles ne soient jamais oubliés.» Interrogé sur les critiques de certains économistes estimant que le programme économique du président Emmanuel Macron bénéficiera surtout aux plus riches, le ministre les juge «profondément injustes» : «La vraie justice, c'est de rompre avec un modèle qui n'a donné aucun résultat !»

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Professions réglementées : Bercy envisage de déréguler de nouveaux secteurs

PROFESSIONS REGLEM

 

 

Selon les informations du journal Le Monde, le gouvernement envisage d'ouvrir de nouveaux secteurs à la concurrence dans sa prochaine "loi sur la transformation de l'économie" prévue pour le printemps prochain.

Lever les blocages de l'économie : cette idée, Emmanuel Macron l'a déjà portée, sans réellement l'imposer, lorsqu'il était ministre de l'Économie. Il pourrait désormais l'appuyer en tant que président.

Deux ans après une première loi "pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques" - où il avait libéralisé le marché des autocars et réformé les conditions d'exercice de certaines professions réglementées du droit, comme les notaires ou les huissiers de justice -, le chef de l'État et son gouvernement semblent vouloir s'attaquer une nouvelle fois aux professions réglementées. C'est en tout cas ce qu'assure Le Monde dans son édition du weekend.

Ce texte sera "l'une des grandes lois de 2018", a d'ores et déjà promis le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire. À la mi-juillet, il avait donné une première description de ce "projet de loi cadre" qui aurait pour objectif principal de "simplifier" la vie des très petites, petites et moyennes entreprises. Sans plus de précisions. Le quotidien croit savoir que le texte sera finalement plus large et "devrait cibler toutes les sociétés, quelle que soit leur taille".

"Ce texte pourrait permettre d'ouvrir de nouveaux secteurs à la concurrence", explique un responsable au Monde. "Rien n'est encore arbitré, mais cela fait partie des discussions. À ce stade, nous préférons avoir le champ de vision le plus large possible, quitte à refermer ensuite certaines pistes". "Le champ est ouvert", confirme-t-on dans l'entourage du ministre. "Mais aucune décision n'a été prise pour le moment". Des consultations sont prévues pour l'automne auprès des parlementaires, des entreprises et des syndicats. "On sait que c'est explosif", a admis au Monde une source à Bercy.

En France, de nombreuses professions sont dites "réglementées", c'est-à-dire soumises à une autorisation délivrée par une autorité compétente. De l'avocat, au médecin en passant par le coiffeur ou le charcutier, il existe plusieurs centaines de métiers dont l'exercice est soumis à l'obtention de diplômes spécifiques, d'agrément ou d'inscriptions à des ordres.

http://actu.orange.fr/politique/professions-reglementees-bercy-envisage-de-dereguler-de-nouveaux-secteurs-magic-CNT000000M5wUa.html

 

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Vidéos du jour

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Comment l’ouverture des frontières de l’Union européenne a profité aux djihadistes ?

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Pour une armée commune de l’UE

ARG ARMEE UE

 

Au moment où le débat sur la défense européenne reprend vigueur sous l’impulsion notamment de la France et de l’Allemagne, la création d’une armée commune sous l’autorité d’un Haut conseil de sécurité apparaît plus que jamais pertinente, souligne le journaliste et ancien député européen Olivier Dupuis.

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Olivier Dupuis est un journaliste belge indépendant né en 1958. Diplômé en Sciences politiques, militant des droits de l’homme et de la cause tibétaine, il a été député européen pour le Parti radical italien et transnational de 1996 à 2004. Il s’est retiré de la politique en 2005.

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L'article de ce journaliste belge italien transnational (???) est intéressant à plus d'un titre. Il nous révèle ce que les européistes peuvent avoir en tête pour détruire nos patries,  et les scénarios qu'ils étudient, mais aussi leur idéologie qui transparaît au fil de leur argumentation. Ici, on notera entre autres l'alignement de l'auteur sur la pensée géopolitique américaine et la conception racialiste du "choc des civilisations".

On se consolera en pensant qu'à force de confondre leurs rêves avec la réalité, ils ne sont pas au bout de leur peine...P.G.

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On parle, on reparle beaucoup d’armée européenne.

  • Mais de quoi parle-t-on précisément ?

A l’évidence, sous un même vocable, se cachent des projets fort divers.

Parle-t-on d’une armée européenne unique ou commune ?

  • D’une armée intergouvernementale ou d’une armée placée sous l’autorité des institutions européennes ?
  • D’une armée constituée de contingents nationaux ou d’une armée composée de soldats européens ?
Comme nous allons le voir, sur base de la réponse à ces trois questions, les scénarios qui émergent sont très différents, tant dans une configuration à 27 (improbable) que dans une configuration réunissant un nombre plus restreint d’États-membres de l’Union européenne au travers d’une Coopération Structurée Permanente telle que prévue aux articles 42 et 46 du Traité de Lisbonne [1].

A – Une armée européenne unique et intergouvernementale

Il s’agirait d’une alliance plus ou moins organique entre les ou des armées nationales des pays membres de l’Union. Un remake en quelque sorte de la Communauté Européenne de Défense (CED) où l’autorité restait aux mains des seuls États.

Dans un tel scénario revisité, ce sont les armées nationales dans leur intégralité qui passeraient sous l’autorité intergouvernementale européenne tout en demeurant, en première instance (pouvoir décisionnel, organisation, budget) et en ultime instance (droit de véto au niveau intergouvernemental européen) soumises à l’autorité de leur État respectif.

La dynamique d’intégration y serait extrêmement faible, voire inexistante. En outre, on imagine sans peine que de nombreux États, en particulier les plus « petits », se garderaient bien de lâcher la proie pour l’ombre, l’Otan, avec ce que cette organisation comporte en termes de garantie de sécurité (article 5, dissuasion du fort au fort garantie par la présence des États-Unis, puissance de l’armée conventionnelle américaine, …) pour une armée unique européenne s’apparentant pour l’essentiel aux alliances du temps jadis.

B – Une armée européenne unique et communautaire

Dans ce scénario, les armées nationales seraient intégrées dans une grande armée européenne placée sous l’autorité des institutions européennes communautaires :

  • Commission, Conseil, Parlement européen et, pour toute autorisation d’engagement, Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement siégeant en qualité de Haut Conseil européen de sécurité. Le « produit fini » serait sans conteste une armée résolument plus européenne.

Ce scénario comporte cependant des aspects particulièrement problématiques.

Il suppose l’articulation d’armées nationales aux traditions, modes d’organisation et d’engagement fort différents sans bénéficier de la puissance ou du concours intégrateur, comme dans l’Otan, des États-Unis.

  • Il implique également la gestion d’une très forte tension entre,
    • d’une part, une architecture européenne de décision commune
    • et, d’autre part, des outils – les arméesqui continueraient à dépendre, en ultime instance, de leur État-membre respectif.
  • En outre, il oblige à affronter immédiatement la question délicate de
    • l’articulation politique et militaire entre la force de dissuasion française et l’armée commune
    • ainsi que la question de la sécurité et de la défense des territoires d’outre-mer qui ne font pas partie de l’Union européenne.

Certaines décisions récentes de l’Union comme celle prévoyant la création d’un « État-major » européen, d’un fonds pour la recherche en matière militaire, … relèvent de ce scénario dans la mesure où elles s’inscrivent dans le cadre communautaire. Mais le rythme de mise en œuvre de ce type d’initiatives renvoie l’avènement de l’armée européenne aux calendes grecques.

C -Une armée européenne commune et intergouvernementale

A la différence des deux scénarios précédents, cette armée « européenne » serait composée de segments des armées nationales et non des armées dans leur ensemble.

La proposition de création de « Battle groups«  européens, récemment relancée, s’inscrit dans ce scénario.

Ses deux principales limites sont celle d’être exposée au changement de majorité gouvernementale dans l’un ou l’autre pays-membre, et celle de prêter le flanc aux risques de chantage en cas d’intervention.

Comme le montrent de nombreuses expériences d’intervention armée de l’histoire récente (Bosnie, Rwanda, Irak, Afghanistan, …), il est extrêmement aisé (prise d’otage, opération-suicide, …) de faire pression sur un pays participant à une initiative internationale, ici européenne, pour qu’il retire son contingent.

En outre, un tel type d’armée exacerberait – au lieu de les estomper – les rivalités nationales en ce qui concerne la question du commandement et, surtout, concernant les choix des types d’armements aujourd’hui largement aux mains d’industries nationales.

C’est dans cette catégorie également que s’inscrivent les différentes expériences d’intégration en matière de sécurité et de défense qui ont vu le jour ces vingt ou trente dernières années :

  • Eurocorps, Brigade franco-allemande, … Le déploiement opérationnel de ces corps a été pratiquement inexistant en raison, précisément, de la persistance des appartenances nationales des diverses composantes de ceux-ci.
  • Enfin, quoiqu’avec une connotation plus impériale qu’européenne, c’est aussi dans cette catégorie qu’il faut ranger la politique allemande d’intégration au sein de la Bundeswehr de brigades hollandaise, roumaine et tchèque voire, demain, de brigades finlandaise et suédoise.

D – Une armée européenne commune et communautaire

Contrairement à l’Armée européenne unique et communautaire, l’Armée européenne commune et communautaire que nous appelons de nos vœux se juxtaposerait aux armées nationales.

Placée sous l’autorité exclusive des institutions européennes : Commission, Conseil, Parlement et Haut conseil européen de sécurité composé des chefs d’État et de gouvernement des États-membres participants, elle serait composée d’officiers et de soldats européens. Il s’agirait donc d’une armée créée ex novo.

Étrangement, c’est l’hypothèse la moins discutée et, quand elle l’est, c’est celle qui est éliminée avec le plus de désinvolture, raison pour laquelle nous la développerons plus longuement ici.

Quelles sont les certitudes invoquées pour dénigrer cette option ?

Pour ses contempteurs, l’absence de légitimité des institutions politiques européennes appelées à prendre des décisions de vie et de mort serait, à elle seule, rédhibitoire. Ce qui ne laisse pas d’étonner dans une configuration institutionnelle où toute décision d’engagement proposée par le président de la Commission devrait être ratifiée par la majorité d’un Haut conseil européen de sécurité composé des chefs d’État et de gouvernement, qui plus est, adoptant ses décisions à la majorité qualifiée. Évoquée aussi, l’énorme difficulté de créer une nouvelle armée à partir de rien.

Argument qui fait passer par pertes et profits tant le savoir-faire des militaires des différentes armées nationales que deux expériences récentes :

  • la création de l’armée croate en 1991
  • et, plus récemment, la création pratiquement ex-nihilo de l’armée ukrainienne.

Enfin, l’impossibilité intrinsèque de pouvoir compter sur un patriotisme européen, autrement dit une volonté d’engagement de la part de soldats et d’officiers qui combattraient en tant qu’Européens et non plus en tant que citoyens de tel ou tel pays-membre. Cet argument ne manque pas de surprendre quand on sait que quelques unes parmi les unités les plus prestigieuses (et les plus utilisées sur les théâtres d’opération extérieurs) de certains États membres sont composées en majorité de citoyens de pays-tiers.

Surprenant si l’on se remémore tous ces soldats venus d’ailleurs qui constituèrent l’essentiel des troupes qui ont libéré l’Europe occidentale en 1944 et, plus remisés encore dans les oubliettes de l’histoire, ces dizaines de milliers de Nord-Africains et Africains qui sont morts en Europe durant la Première et la Seconde guerre mondiale.
Étonnant aussi quand on sait que l’histoire de la construction européenne a montré que la neutralité nationale des fonctionnaires de la Commission européenne était, pour l’essentiel, une réussite, tout comme celle, par exemple, des juges de la Cour de justice de Luxembourg.
Enfin, argument définitif, l’absence de moyens financiers dans une Europe en crise.

Mais, à moins de partir du postulat selon lequel seuls sont à prendre en considération les facteurs qui menacent notre cohésion « interne », économique et sociale, et de considérer en outre que ceux-ci sont sans relation avec des facteurs externes, il est impératif de s’interroger sur la capacité réelle de chacun des États-membres et de l’Union dans son ensemble à répondre aujourd’hui aux menaces extérieures.

Sans que celles-ci soient toutes de type militaire, loin s’en faut, il reste que l’irruption à nos frontières d’une Russie revancharde remettant en cause à la force de ses baïonnettes, les frontières d’États européens (Géorgie, Moldavie, Ukraine) ainsi que la faiblesse voire la déliquescence d’États dans le voisinage proche de l’Europe (Irak, Syrie, Libye, Mali, …) et la montée des phénomènes terroristes qui les précèdent, les accompagnent ou en découlent, couplées à une accentuation du tropisme isolationniste des États-Unis, posent avec une acuité radicalement nouvelle la question de la sécurité et de la défense de l’Union.

C’est déjà en réponse à cette situation nouvelle que les pays-membres de l’Otan se sont donné lors du Sommet de Cardiff en 2014, l’objectif de consacrer d’ici à 2024, 2% de leur PIB à la défense.

E – La défense de l’Europe et le réarmement allemand

Comme les autres pays membres de l’Otan, Berlin s’est engagé à consacrer 2% de son PIB à la défense.

Sans être juridique, cet engagement pris devant et avec les autres membres de l’Otan a une signification politique forte. Concrètement, cela signifie que les dépenses militaires allemandes pourraient s’élever en 2024 à quelques 62 milliards d’euros .

La France qui y consacre déjà selon le SIPRI [2], 2,2 % de son PIB devrait voir au même moment, à situation inchangée, ses dépenses militaires s’élever à quelques 50 milliards d’euros dont 3,5 milliards consacrés à la force de dissuasion nucléaire et 2,5 milliards à la modernisation de cette dernière, soit environ 44 milliards d’euros pour ses forces conventionnelles.

Dans le même cas de figure, les dépenses militaires de l’Italie et de l’Espagne devraient s’élever en 2024 à respectivement 34 et 22 milliards d’euros.

Ces chiffres qui en disent beaucoup plus que de longs discours, ne sont pas les seuls qui concourent à annoncer l’histoire à venir

La politique d’intégration au sein de la Bundeswehr de parties substantielles des armées nationales d’autres États-membres, impériale par défaut et mercantile par choix, a en effet de fortes implications en termes de choix des armements pour ces armées « intégrées » et est source de retombées importantes sur l’industrie allemande de la défense que d’aucuns considèrent[3] déjà comme dominante en Europe.

F – “La seule armée européenne, c’est l’armée française”

Si la France est sans conteste, parmi les Vingt-sept, le pays qui possède aujourd’hui l’armée la plus performante, dotée du plus haut niveau d’autonomie, cela n’en fait pas pour autant une armée au niveau requis pour faire face, de façon autonome, aux menaces auxquelles l’Europe est confrontée.

La brouillonne intervention franco-britannique

  • en Libye où le soutien de l’Otan fut décisif,
  • ainsi que le triste fiasco de l’intervention avortée en Syrie

suite au volte-face du président américain et au « retrait » de la France, le démontrent à souhait.

Ou, plus prosaïquement, une force aéronavale à temps partiel, un déficit en termes de renseignement satellitaire, … sont là pour rappeler qu’il ne suffit pas d’être meilleur que tous les autres pour être à la hauteur.

Mais, à moins de postuler que certains États-membres décideraient et les autres paieraient, cela ne fait pas non plus, loin s’en faut, de l’armée française une armée européenne.

Pas plus que l’euro ne pouvait être le deutschmark – et il ne l’est pas, comme le montre notamment le fonctionnement du Conseil des gouverneurs de la BCE où l’Allemagne est plus souvent qu’à son tour dans l’opposition -, une armée européenne ne peut être une armée nationale ou l’émanation de l’une de celles-ci

Last but not least, la France se trouve confrontée à des choix stratégiques dans un horizon temporel rapproché qui annoncent des arbitrages budgétaires cornéliens : modernisation de la dissuasion nucléaire, construction d’un second porte-avion, investissements dans la cyberguerre, conception et construction du successeur du Rafale, … pour ne citer que quelques-uns des secteurs où d’importants investissements seront ou seraient nécessaires.

G – Une armée impayable

Sous réserve des apports de l’indispensable livre blanc sur la défense européenne [4] que propose le général Perruche et donc de la mise en mouvement des multiples compétences en matière de sécurité et de défense que recèlent les Vingt-sept, on peut, sur base des principales menaces évoquées plus haut, imaginer ce qui pourrait constituer le premier noyau de cette armée commune :

  • trois divisions d’intervention rapide basées dans les pays baltes, en Slovaquie et en Roumanie (45 000 soldats) ;
  • trois groupes aéronavals basés aux pays baltes, en Grèce et au Portugal ;
  • un service de renseignement militaire avec de fortes capacités satellitaires ;
  • un service consacré à la cyber-guerre ;

doté d’un budget équivalent à 0,3 % de PIB, une trentaine de milliards d’euros, de l’ordre par ailleurs de ce que rapporterait la Taxe sur les Transactions Financières.

H – Des avantages indéniables

Le premier mérite, indiscutable, de cette armée serait celui de contribuer, de par sa seule existence, à la cohésion d’une construction européenne qui en a bien besoin.

Grâce au processus institutionnel dans lequel elle serait insérée, elle serait l’occasion et le moyen de créer un lieu de construction de la confiance entre les États-membres dans un domaine où les suspicions, méfiances et rivalités séculaires ainsi que les intérêts nationaux consolidés sont légion.

Sans remettre en cause l’appartenance à l’Otan, elle renforcerait ipso facto notre défense à l’égard de notre grand voisin de l’Est et, par la même occasion, rassurerait les pays de l’Union qui partagent des frontières avec lui.

Elle « nous aiderait à mettre au point une politique étrangère et de sécurité commune« , comme l’a affirmé [6] Jean-Claude Juncker, et, par conséquent, à retrouver une voix au chapitre dans des dossiers « chauds » où nous jouons aujourd’hui – dans la meilleure des hypothèses – un rôle d’appoint (Syrie, Iraq, pays du Golfe, …).

Elle contribuerait à l’émergence d’un marché européen des armements globalement autosuffisant et, par là même, d’une industrie européenne de défense plus intégrée, source d’économies notables, comme l’a souligné[7] le Parlement européen en 2015.

Et ce faisant, elle permettrait, comme le préconisait le général de Gaulle, d’accompagner éventuellement une politique étrangère de vente d’armements et non plus, comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui, de fonder des politiques étrangères sur de possibles ventes d’armements.

Elle rendrait possible la sauvegarde de savoir-faire militaires et technologiques, en particulier dans des domaines particulièrement dispendieux (satellitaire, aéronaval, informatique, aéronautique, …).

Elle apporterait une réponse, partielle certes, à l’épineuse question du budget européen, en augmentant celui-ci de 30%.

Elle constituerait un début de réponse au sentiment d’impuissance instillé chez les citoyens européens par des décennies d’incapacité à répondre politiquement, en temps et en heure, aux crises, guerres et génocides perpétrés à quelques heures d’avion de l’Europe – la Yougoslavie, le Rwanda, la Tchétchénie et, aujourd’hui, l’Ukraine, la Syrie et l’Irak

Enfin, contrairement à moult initiatives compréhensibles par les seuls experts, une armée européenne commune et communautaire représenterait, comme l’euro qui continue, en dépit de tous ses défauts de conception, à être plébiscité par les citoyens européens, une réalisation tangible dont ils pourraient mesurer concrètement l’utilité et qu’ils pourraient s’approprier.

LIENS[]

  1. http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:12012E/TXT&from=en
  2. https://www.sipri.org/events/2017/2017-stockholm-forum-peace-and-development
  3.  http://www.lopinion.fr/edition/international/otan-querelles-gros-entre-allies-127614
  4. http://www.livreblancdefenseetsecurite.gouv.fr/
  5. https://eurodefense.fr/2017/06/18/comment-europeaniser-la-defense-quelle-defense-pour-quelle-europe/
  6. http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/03/10/m-juncker-relance-l-idee-d-une-armee-europeenne_4590561_3214.html
  7. http://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/etudes/join/2013/494466/IPOL-JOIN_ET%282013%29494466_EN.pdf

source/http://www.voxeurop.eu/fr/2017/d-fense-5121264?xtor=RSS-9

https://sansapriori.net/2017/08/16/2084-pour-une-armee-commune-de-lue/

 

 

mardi 22 août 2017

La Syrie ou l'erreur stratégique de trop

ARG SYRIE

 

 

Alors que l'armée syrienne, appuyée par les forces aériennes russes, gagne de plus en plus de terrain et se prépare à une bataille décisive contre Daesh, la Syrie sort du champ médiatique français, pour n'être plus représentée que par quelques soubresauts idéologiques incantatoires.

Comme vient de le déclarer le ministre de la défense russe, S. Choïgu, depuis le début de l'intervention russe dans le conflit syrien à la demande de Bachar al-Assad en septembre 2015, Daesh a enfin reculé, ce qui n'était pas le cas lors du monopole de la coalition américaine. Ainsi, l'armée régulière contrôlait en 2015 19 000 km2, elle en contrôle aujourd'hui 74 200.
La dernière nouvelle est celle de la libération de el-Soukhna par l'armée syrienne, ce qui ouvre la voie pour une offensive décisive permettant de libérer la ville de Deir ez-Zor et de porter un coup terrible aux forces terroristes :
« Le 13 août 2017, suite à des actions conjointes de l'aviation russe, des troupes gouvernementales et des milices populaires dans la province est de Homs, la ville d'el Soukhna a été complètement libérée»
Pour sa part, la presse française, elle, présente les faits différemment. Pour l'instant, rien n'a été publié sur cette avancée importante conjointe de la Syrie et de la Russie, alors que la coalition américaine est toujours engluée à Raqqa, provoquant une catastrophe humanitaire sans aucune rapport avec ce qui s'est passé lors de la libération d'Alep. 
En revanche, Libération parle du meurtre de 7 Casques blancs en des termes laissant comprendre quel camp occupe très objectivement ce journal:
«Des inconnus ont fait irruption à l’aube dans le centre de la Défense civile à Sarmine et ouvert le feu tuant sept volontaires», a précisé cette organisation qui opère dans des régions échappant au contrôle du régime de Bachar al-Assad. (...) Candidats au prix Nobel de la paix en 2016, les Casques blancs sont sortis de l’anonymat grâce à des vidéos poignantes relayées sur les réseaux sociaux, les montrant, casques sur la tête, se ruer sur les lieux bombardés pour extraire des survivants, surtout des enfants, ensevelis dans les décombres des immeubles détruits par les bombardements du régime ou de son allié russe.
Rappelons que les Casques blancs se trouvent uniquement du côté des groupes terroristes, appelés "rebels" avec beaucoup de complaisance par les médias occidentaux, qu'ils sont à l'origine de nombreux fakes largement repris par ces mêmes médias (voir ici par exemple concernant la photo d'Omran), qu'ils sont accusés par les populations de n'agir que devant des caméras et qu'ils furent créés par un ancien du MI6 ... 
Vu le parti-pris des médias occidentaux, suivant en cela docilement leurs gouvernements trop mouillés pour pouvoir agir autrement maintenant, les journalistes n'insistent pas sur les exactions des "gentils terroristes", ne parlent pas de l'avancée de l'armée régulière syrienne en terme positif (cette armée est quand même en première ligne dans le combat contre les terroristes), mais ils rappellent régulièrement la nécessité de condamner Assad pour crime contre l'humanité. Voici le titre de Ouest France aujourd'hui:
Syrie. Bachar al Assad devrait être jugé pour crimes de guerre
Pourtant, plus de 600 000 personnes déplacées sont rentrées en Syrie avec l'avancée de l'armée syrienne (selon les chiffres du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés), la CPI n'avance pas malgré les exhortations des pays occidentaux qui ont déjà déterminé les criminels, l'ONU est en panne, bref la Syrie est la plus grande erreur stratégique de l'Occident. C'est pourquoi les Etats Unis font marche arrière, ne financent plus les groupes "d'opposition" et laissent leurs satellites, comme la France, s'engluer dans leur "en même temps", ces discours-types de pays qui ne décident plus de rien et doivent seulement trouver la bonne voie à suivre au bon moment.
Pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la démocratie ou les droits de l'homme, les Etats Unis jouent avec le terrorisme dans le monde et utilisent la politique internationale à des fins de politique interne. Ce fut un échec en Syrie grâce à l'intervention russe, mais ça a marché en Irak - grâce à la faiblesse européenne. Et cela va peut être se reproduire au Vénézuela, dont les réserves de pétrole aiguisent l'appétit de leur grand voisin. Qui pourra aider ce petit pays? Certainement pas la communauté internationale, qui a été enterrée avec l'intervention US en Irak et ne s'en est jamais remise. 
http://russiepolitics.blogspot.fr/2017/08/la-syrie-ou-lerreur-strategique-de-trop.html

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Revers de la médaille du «plein emploi» : l'Allemagne compte 7,6 millions de travailleurs précaires

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Si l'Allemagne peut s'enorgueillir d'avoir la première économie d'Europe avec un taux de chômage à 5,6% en baisse constante (contre 9,3% en France), la libéralisation de son marché du travail a cependant engendré nombre d'emplois précaires.

Alors que l'Allemagne se rapproche toujours plus du «plein emploi» avec un taux de chômage historiquement bas et qui ne cesse de décliner, le nombre de travailleurs exerçant une activité dite atypique (ne bénéficiant pas de CDI et/ou de plein temps) représente aujourd'hui un travailleur sur cinq, soit 7,6 millions de personnes, selon les chiffres rapportés par Le Monde

Le nombre de personnes exerçant en Allemagne un emploi atypique était de 6,8 millions en 2005, année de fin de vote des lois de libéralisation du travail appelées «réformes Hartz». Ces chiffres incluent un grand nombre de travailleurs à la situation variée (auto-entrepreneurs, indépendants, CDD, temps partiels de moins de 20 heures etc.) ayant pour point commun de ne pas entrer dans le champ d'action des syndicats et de ne pas bénéficier des avantages liés aux conventions collectives, tels que les augmentations de salaires.

Des contrats précaires

2,1 millions de personnes sont par exemple employées selon des contrats à activité réduite appelés «mini-jobs», contrats précaires que les salariés peuvent cumuler et qui sont plafonnés à 450 euros net par mois d'après les chiffres de l’institut national de statistiques Destatis publiés le 16 août et cités par Le Monde.

Le cas des auto-entrepreneurs est lui aussi préoccupant, 600 000 d'entre-eux déclarent des revenus inférieurs à 9 500 euros par an, bien qu'ils doivent s’acquitter d'une assurance-maladie à taux fixe plus coûteuse que celle des salariés. Moins de la moitié d’entre eux cotise pour la retraite. 

En outre, selon des études citées par Le Monde, le retour à l'emploi «classique» serait de plus en plus en plus difficile au fur et à mesure que les travailleurs précaires vieillissent.

Néanmoins, 3,5 millions d'emplois «classiques» auraient tout de même été créés depuis 2005. 

L'introduction d'un salaire minimum décidé en 2015 en Allemagne pourrait réduire une partie des effets indésirables des emplois précaires selon ses dirigeants. La chancelière Angela Merkel a par ailleurs fixé l’objectif politique de parvenir au plein emploi (considéré généralement à moins de 5% de chômage, contre 5,6% en Allemagne aujourd'hui) d'ici 2025.

https://francais.rt.com/economie/42204-revers-medaille-plein-emploi-allemagne-millions-emplois-precaires

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Les politiques de "pein emploi" menées en Europe tendent à être des politiques de "plein emploi au rabais", seconde phase d'une vaste opération de propagande: après une période de chômage massif, obtenir le consentement des populations à accepter n'importe quel emploi à n'importe quel prix...P.G.

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