vendredi 15 décembre 2017

En 2018, les députés devraient bénéficier d’un remboursement de 1 200 euros de leur loyer à Paris

Le 29 novembre, le bureau de l’Assemblée avait confirmé le remboursement d’un pied-à-terre à Paris pour les députés, à partir du 1er janvier 2018. Transparence est désormais faite sur le plancher maximal du remboursement, selon L’Opinion.

 

ACT LREM PARLEMENT CALIMERO

Le bureau de l’Assemblée nationale avait adopté une réforme des frais de mandats le 29 novembre dans le cadre de la moralisation de la vie publique. Une décision qui a plutôt fait figure de réforme a minima, incluant en outre quelques points polémiques. Comme le fait que le bureau accordera désormais aux députés le droit de bénéficier d’un remboursement plafonné de leur loyer à Paris, à partir du 1er janvier 2018, en plus de leur bureau meublé et équipé de l’Assemblée – ce dernier servant bien souvent de couche aux élus de province.

 

L’Opinion atteste avoir pris possession d’une lettre, datée du 11 novembre, provenant du premier questeur de l’Assemblée nationale (La République en marche, LREM) Florian Bachelier. Il y informe les députés qu’ils auront, à partir du 1er janvier 2018, « La possibilité de louer un logement dont le loyer sera pris en charge par le budget de l’Assemblée Nationale à une hauteur aujourd’hui estimée à 1 200 euros par mois »Pour les loyers d’un montant supérieur, le surplus pourra leur être remboursé au titre de l’indemnité représentative de frais de mandat, la fameuse IRFM.

Cette modification fait suite aux nombreuses revendications des députés qui se plaignaient de leurs conditions de vie lors de leurs séjours à Paris. « Ce sont vos nombreuses demandes qui ont permis d’imaginer cette solution. », communique Florian Bachelier à ses collègues.

 


 

« Améliorer les conditions de vie et donc de travail des députés, en en finissant avec le nomadisme inconfortable. »

 


 

Selon lui, cette mesure a l’avantage d’« améliorer les conditions de vie et donc de travail des députés, en en finissant avec le nomadisme inconfortable que vous nous avez décrit. », mais aussi de réduire la note pour l’Assemblée nationale. En effet, L’Opinion confirme que le « budget hôtellerie » mensuel d’un député est aujourd’hui de 3 200 euros – les députés de province (hors Paris et petite couronne), peuvent bénéficier de nuits d’hôtel lorsque la résidence de l’Assemblée est complète, dans la limite de 200 euros.

Autre bonne nouvelle, les frais de taxi ou VTC, jusqu’ici pris en charge par l’Assemblée uniquement pour les déplacements dans Paris et les trois départements de la petite couronne, le seront désormais sur tout le territoire, « national et à l’étranger », précise le questeur.

Source :

https://francais.rt.com/international/46488-deputes-pourront-louer-appartement-paris-1200-euros-mois

https://www.lopinion.fr/edition/politique/deputes-pourront-desormais-louer-pied-a-terre-parisien-aux-frais-l-139788

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Les geignards députés En marche pas assez payés !

"Surtout qu’ils partent !!! " L’édito de Charles SANNAT

Certains élus de la majorité se plaindraient, d’après L’Opinion, de leur salaire moins intéressant que celui qu’ils touchaient dans le privé.

TK CALIMERO PARLEMENT UE

Ainsi, payée 5 000 euros, une députée LREM se plaint de manger « pas mal de pâtes »…

Pauvre choupette, c’est dur la vie, la preuve, elle dit même « je vais moins souvent au restaurant, je mange pas mal de pâtes, j’ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager. Pour certains, la question de tenir jusqu’au bout va se poser »

Pour éviter les procès en machisme, on se fiche que « madame » la dépitée ressorte des vieux tailleurs de son dressing, ou que ce soit un monsieur le dépité qui ressortirait de vieilles cravates, bien que la cravate ne soit plus trop à la mode ces derniers temps chez la REM (république en marche) vu qu’il faut faire « jeune » et que la cravate fait « vieux con ».

Voici quelques paroles de geignards :

– « On a tous lâché des situations professionnelles très confortables, et on ne s’y retrouve pas aujourd’hui » :

– « Il ne va pas falloir que ça dure trop longtemps, car je suis quatre fois moins payé ici que dans mon ancien job », aurait regretté cet ancien salarié d’un grand groupe industriel de produits cosmétiques ;

– « L’aventure est passionnante, mais un jour sur trois, je me demande ce que je fais ici ».

Ils font couiner les Français et finissent geignards !

Je les trouve pathétiques nos dépités, surtout, qu’ils partent!. Tous savaient ce qui les attendait, tous connaissaient la paye, et les situations qu’ils quittaient.

De surcroît, passer et voter des lois qui font couiner des braves gens pour qui les pâtes et les patates au beurre c’est le dimanche, vu qu’il n’y a toujours plus de beurre dans notre pays, c’est tout de même assez fort de café.

Il existe dans ce pays des milliers de gens, valables, talentueux, honnêtes et travailleurs, qui pour 5 000 euros nets par mois verraient le poste de député comme un honneur et qui mangent des pâtes depuis des années sans que cela n’émeuve leur estomac.

Nos dépités de la REM aimeraient donc bien augmenter leur REMunération… aux frais des sans-dents que nous sommes parce que vous comprenez, c’est dur.

Et vous savez quoi ? C’est vrai que se loger dans le 7e avec une paye de 5 000 euros nets par mois, même si cela semble beaucoup, c’est bien peu pour le quartier de l’Assemblée et la rive-gauche. C’est vrai.

Mais vous savez quoi ?

Il est très important que ceux qui fassent les lois soient dans la vraie vie.

Avec un salaire de 5 000 euros par mois, les députés de la nation sont trop éloignés des réalités quotidiennes de leurs concitoyens. Il convient donc d’aligner le salaire de nos sinistres représentants sur disons, allez soyons sympas, le salaire d’un prof certifié en milieu de carrière, soit entre 2 000 et 2 500 euros par mois.

Je suis sûr que nous ne manquerions pas de candidats, certainement moins motivés par l’argent, et surtout moins coupés des réalités quotidiennes. Ils voteraient sans doute des lois un peu plus inspirées.


Les députés ne représentent pas leurs intérêts ni ne défendent leur paye, mais les intérêts de leur peuple et des gens qui leur font confiance.

S’ils ne sont pas contents, qu’ils partent sous les applaudissements goguenards du peuple de France.

Dehors les snobinards, les péteux, les vaniteux, les « zimportants », les prétentieux, ceux qui ne savent pas rester simples. Dehors. Ces minables ruinent notre pays depuis 50 ans.

Enfin, rebaptisons la REM la REMunération !!!

(...)

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/les-geignards-deputes-en-marche-pas-assez-payes-surtout-quils-partent-ledito-de-charles-sannat/

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jeudi 14 décembre 2017

Levothyrox : le laboratoire Merck ne prévoit pas de commercialiser l'ancienne formule après 2018

Le laboratoire Merck ne prévoit pas de fournir l'ancienne formule du Levothyrox au-delà de 2018, annonce-t-il dans un communiqué publié jeudi 14 décembre. "Nous n'allons pas éternellement réimporter" en France, prévient Thierry Hulot, le patron des activités biopharmaceutiques du groupe allemand en France.

act levothyrox

La ministre de la Santé avait demandé au laboratoire Merck de poursuivre la commercialisation de l'ancienne version du Levothyrox pour l'année 2018 après que la formule de ce traitement contre l'hypothyroïdie a été modifiée en mars dernier. Mais cet été, des patients ont commencé à signaler des effets secondaires.

Des effets indésirables pour 100 000 patients

Pour le groupe pharmaceutique, cette formule, appelée Euthyrox en France, ne pourra pas continuer à être distribuée dans l'Hexagone une fois que les autres pays européens seront passés à la nouvelle version du médicament, ce qui devrait se faire "courant 2018", a précisé Thierry Hulot.

Selon le responsable du laboratoire Merck, les effets indésirables imputés au Levothyrox concernent 100 000 patients français sur trois millions. L'entreprise estime que ce laps de temps doit permettre de laisser le temps à d'autres laboratoires de proposer d'autres traitements, basés sur le même principe actif.

https://www.francetvinfo.fr/sante/levothyrox/levothyrox-le-laboratoire-merck-ne-prevoit-pas-de-fournir-

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Question bête: pourquoi l'ancienne version n'est plus fabriquée en France?...

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« Le Limousin est-il en train de mourir ? » Rappel: réunion publique aujourd'hui à Limoges!

« Le Limousin est-il en train de mourir ? », l'un des thèmes du débat-citoyen organisé jeudi 14 décembre

ACT REUNION LIMOGES

A l'initiative des avocats limousins, un débat-citoyen est organisé jeudi 14 décembre à 18 heures à l'espace CITE de Limoges. Au programme l'avenir de la Cour d'appel et du Limousin. 

« Pourquoi fermer la Cour d’appel de Limoges ? », « Le Limousin est-il en train de mourir ? » seront les thèmes abordés, jeudi 14 décembre, lors d'un grand débat-citoyen organisé à l'initiative des avocats des barreaux de Brive, Guéret, Limoges et Tulle.  « Les élus seront les bienvenus avec leurs idées et propositions. Viendront aussi ceux qui se sentent concernés par notre avenir et celui de nos enfants en Limousin », souligne le communiqué de presse annonçant le rendez-vous. Pas de cartons d'invitation donc..., il faut dire, en effet, que ce débat se prépare depuis plusieurs semaines maintenant.

L'idée du grand débat citoyen est née lors de la première « réunion de crise » qui a rassemblé les avocats  des barreaux de Brive, Guéret, Limoges et Tulle (le 20 novembre) pour défendre leur cour d'appel menacée. Ce jour-là, Richard Doudet soulignait « c'est à notre tour, avocats d'être touchés, mais c'est le territoire entier qui est concerné. Nous serons les avocats de ce territoire. La défense, c'est notre métier, c'est ce que nous savons faire. Il faut que notre cour d'appel devienne notre Chemin des Dames. Nous sommes le dernier rampart. Il faut stopper l'hémorragie vers Bordeaux.  »  

Depuis ce jour et « n’ayant obtenu aucune garantie ni aucune réponse à nos inquiétudes relatives au projet de fermeture de la Cour d’appel de Limoges », les barreaux de Brive, Guéret, Limoges et Tulle entendent interpeller publiquement la population du Limousin et les élus « sur les conséquences graves de ce projet ».

« Conscients que cette volonté du ministère s’inscrit dans un vaste mouvement de réforme de l’Etat au préjudice des territoires et plus particulièrement des 700.000 habitants du ressort de la Cour d’appel de Limoges, les avocats veulent réveiller les Limousins et provoquer des initiatives salvatrices afin qu’un sursaut collectif marque un arrêt brutal à ce qui s’apparente à une grave hémorragie de notre dynamisme local. »

La population, les élus, tous les acteurs économiques sont donc appelés à venir débatte jeudi 14 décembre à 18 heures à l’espace CITE, 7, rue de la Providence à Limoges (entrée libre).Les préconisations de Robert Savy et Jean-Claude Peyronnet (à gauche) pour la région Limousin présentées le 28 novembre

Robert Savy, ancien président du conseil régional du Limousin et Jean-Claude Peyronnet, ancien président du conseil général de la Haute-Vienne n'ont pas attendu ce rendez-vous pour faire des propositions pour sortir le Limousin du déclin. Leurs propositions de fusionner les trois départements de l'ex-Limousin et de faire de Limoges une métropole seront à n'en pas douter débattues...

Parmi les hommes et femmes politiques attendus jeudi 14 décembre, il y aura évidemment Robert Savy et Jean-Claude Peyronnet mais aussi Emile Roger Lombertie (maire de Limoges), Gérard Vandenbroucke (président de Limoges Métropole), Valérie Simonet (présidente du conseil départemental de la Creuse) est ce jour-là retenue à Cahors.

http://www.lepopulaire.fr/limoges/institutions/politique/2017/12/08/le-limousin-est-il-en-train-de-mourir-l-un-des-themes-du-debat-citoyen-organise-jeudi-14-decembre_12661659.html

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« Dieu se rit des prières qu'on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s'oppose pas à ce qui se fait pour les attirer.
 Que dis-je? Quand on l'approuve et qu'on y souscrit. »
OEuvres complètes de Bossuet vol XIV,
Jacques B. Bossuet, éd. L. Vivès (Paris), 1862-1875, p. 145.

OUTIL FL EUROREGIONS

J'invite tous les militants disponibles à se rendre à cette réunion, car il est important d'expliquer à nos concitoyens qu'on ne peut pas d'un côté approuver les réformes territoriales imposées par l'UE, voire les anticiper (propositions de fusion de départements...) et "en même temps", se lamenter des conséquences de ces funestes politiques! La disparition programmée du Limousin au profit de la "Nouvelle Aquitaine" n'est pas une lubie de quelques gouvernants égarés, mais le fruit d'une idéologie politique visant à faire disparaître les états- nations d'Europe au profit d'un système fédéral d'euro- régions pilotées directement par bruxelles (et Washington...).

P.G.

La «clause Molière» de Wauquiez retoquée par la justice, l'opposition locale jubile

Le tribunal de Lyon a annulé la «clause Molière» voulue par Laurent Wauquiez – une disposition qui aurait imposé l'usage du français sur les chantiers publics de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Des politiques ont réagi à cette décision de justice.

ACT WAUQUIEZ UE

Comme plusieurs autres régions, Auvergne-Rhône-Alpes avait voté le 9 février, sous la présidence de Laurent Wauquiez, la «clause Molière» imposant l'usage de la langue française sur les chantiers dont elle est maître d’œuvre

Saisi par l'opposition régionale, le préfet de région d'alors, Michel Delpuech, avait contesté la légalité de la délibération devant le tribunal administratif de Lyon. Ce dernier a annulé le 13 décembre la délibération du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, mettant en doute le motif de la sécurité des travailleurs avancé par la région. «Il résulte que [la clause Molière] a été adoptée non pour assurer la protection de la santé et de la sécurité des salariés, mais pour exclure les travailleurs détachés des marchés publics régionaux et favoriser les entreprises régionales», selon le jugement du tribunal.

Les premiers satisfaits sont évidemment les opposants à Laurent Wauquiez dans la région. Ainsi le conseiller régional du groupe socialiste et démocrate Johann Cesa évoque une victoire contre le nouveau président du Parti Les Républicains (LR).

Elle aussi conseillère régionale, mais du Parti de Gauche, Corinne Morel-Darleux note un «cumul [de] revers» pour Laurent Wauquiez.

Rare convergence entre la gauche et la majorité présidentielle, le député Olivier Véran de La République en marche (LREM) qualifie la clause Molière de «scandaleuse». Il se satisfait aussi du délibéré.

Hors de la région, le socialiste (exclu du Parti) Gérard Filoche, lui, mentionne la «grotesque "clause Molière" annulée en justice».

Si Laurent Wauquiez n'a pas encore réagi à cette annonce, la décision de justice en région Auvergne-Rhône-Alpes pourrait faire jurisprudence. Certaines régions comme l'Ile-de-France ont également mis en place la clause Molière.

https://francais.rt.com/france/46491-clause-moliere-de-wauquiez-retoquee-par-justice

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"exclure les travailleurs détachés des marchés publics régionaux et favoriser les entreprises régionales": tout le monde avait bien compris les motifs réels de la "clause Molière", une manière hypocrite de tenter de contourner les traités européens, faute de vouloir en sortir. Le tribunal en a tiré les conclusions logiques et renvoyé Wauquiez à ses chimères alter- européistes. Pour le plus grand bonheur de son "opposition" unanime (du PS au parti de Gauche, en passant par LREM), soulagée de voir préservé le dogme libéral de la "libre circulation des travailleurs, des capitaux et des marchandises".  P.G

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C'est quoi la laïcité ? le Limousin ose la différence!

[une suggestion de S.R. (UPR 87)]

 

https://www.youtube.com/watch?time_continue=15&v=x-2hkGd7eB0

ARG LIMOUSIN LAICITE

Laboratoire limousin de la laïcité


Ajoutée le 28 févr. 2017

 

Court-métrage réalisé par Citels, association d'animation et de développement social et la Caisse d'allocations familiales 87, en partenariat avec le Laboratoire limousin de la laïcité, la Fondation SNCF et BeaubFM !

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Pour se remettre de tant de "new sensations":

C'est quoi la laïcité ? Avec Natacha Polony & Rokhaya Diallo

https://www.youtube.com/watch?v=IMTXEpiZTDQ

Ajoutée le 2 oct. 2016

Quelques interventions brillantes de Natacha Polony
(de mémoire):

"La laïcité ne commence pas avec la loi de 1905, ça remonte aux guerres de religions!"...
"Avec la "globalisation", on essaie de nous expliquer que la tolérance anglo- saxonne serait meilleure que notre laïcité"
"La question est de savoir si on enferme les individus dans leurs déterminismes!..."
"Le plus grand respect envers les nouveaux arrivants est de ne pas les considérer come différents des autres"...
"Il y a un islam qui pose problème, c'est celui qui veut imposer le théologico- politique dans l'espace public...C'est à l'Etat de nous protéger de cette volonté d'ingérence exrêmement malsaine et qui détruit la société..."[démarche jugée coloniale par Rokhaya Diallo!]
"La laïcité, ce n'est pas de reconnaître le droit des minorités,la République française ne reconnaît que des individus et elle fait en sorte que ces individus soient émancipés pour vivre pleinement leur citoyenneté"...

Visiblement, le "laboratoire limousin" penche plutôt pour la vision très libérale et anglo- saxonne de la laïcité exprimée par Rokhaya Diallo, ce qui en fait est tout le contraire de la laïcité française et républicaine! (ce qu'explique très bien Natacha Polony).

L'offensive idéologique généralisée que la France subit s'étend au coeur de ses fondations, afin d'imposer un modèle multiculturaliste et communautariste, au service bien sûr de l'oligarchie euro- atlantiste.

P.G.

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L’UPR SOUTIENT LA MOBILISATION DES SALARIÉS DE FRANCE TÉLÉVISIONS

Communiqué de presse de l’UPR du 12 décembre 2017.
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L’UPR SOUTIENT LA MOBILISATION DES SALARIÉS DE FRANCE TÉLÉVISIONS ET LES ENCOURAGE À LANCER SUR LEURS ANTENNES UN GRAND DÉBAT NATIONAL SUR LE FREXIT.
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L’Union populaire républicaine (UPR) apporte son soutien à la mobilisation des salariés de France Télévisions le mercredi 13 décembre 2017 pour dénoncer le démantèlement progressif et subreptice de l’audiovisuel public par M. Macron et son gouvernement.
 
Sous le sempiternel prétexte de « réformes indispensables » et de « modernisation », l’exécutif a programmé des réductions de postes et de moyens financiers substantiels, au sein de France Télévisions, qui affaibliront encore la qualité du service rendu au public.
 
En particulier, les fonds alloués à certains magazines d’investigation, qui font honneur à la profession de journaliste, sont menacés ; les éditions locales de plusieurs médias risquent de disparaitre ou d’être regroupées, ce qui en appauvrira le contenu ; le nombre de correspondants régionaux de chaines nationales est susceptible d’être diminué, de même que le recours aux pigistes dont l’utilisation permet de multiplier les contenus sur des sujets variés.
 
L’UPR rappelle que le programme présidentiel de François Asselineau comportait un volet important concernant la protection de l’indépendance des journalistes et le développement de l’audiovisuel public. François Asselineau prévoyait notamment de donner pleinement à la télévision et aux radios publiques un rôle d’éducation, d’élévation culturelle et de formation du sens critique de la population française.
 
Il prévoyait aussi la mise en place d’une autorité indépendante, composée de magistrats, dont le rôle aurait été de veiller à ce que toutes les tendances politiques soient réellement représentées à la télévision et à la radio.
 
L’UPR rappelle par ailleurs que, depuis le vendredi 21 avril 2017, aucun de ses dirigeants n’a plus été invité sur aucun média audiovisuel national, privé ou public, alors que François Asselineau a obtenu près de 1% des suffrages exprimés à l’élection présidentielle, ce qui devrait justifier 3 à 4 invitations par an à des interviews politiques sur chaque chaine de télévision et sur chaque station de radio. Des candidats ayant obtenu un moins bon score que lui à l’élection présidentielle ont d’ailleurs, eux, bénéficié d’invitations dans plusieurs médias audiovisuels nationaux depuis le scrutin.
 
L’UPR rappelle également que l’origine des restrictions budgétaires imposées à France Télévisions – comme à de nombreux autres services publics – réside d’abord dans l’appartenance de la France à l’Union européenne et à l’euro. Notre appartenance à une monnaie surévaluée par rapport à la compétitivité de l’économie française, dans un environnement économique ultra-libéral qui nous met en choc frontal avec des pays à bas salaires et à faibles normes sociales et fiscales, contraint en effet la France à une rigueur budgétaire sans fin.
 
Il est urgent que les Français prennent conscience de la destruction en cours de l’État, et qu’ils se rassemblent pour y mettre un terme en empruntant le seul chemin viable, serein et raisonnable : le Frexit. Cette sortie de l’Union européenne et de l’euro que François Asselineau fut le seul candidat à proposer aux Français lors de l’élection présidentielle, malgré l’hostilité ouverte et la partialité éhontée des grands médias du pays.
 
L’UPR invite tout particulièrement les salariés de l’audiovisuel public à faire preuve de courage en imposant dans leurs médias, enfin, un vrai débat national, sérieux et approfondi, sur la sortie de la France de l’Union européenne et de l’euro, et en donnant à l’UPR la couverture médiatique à laquelle elle a droit, conformément à la loi.
 
Car il existe une relation de cause à effet entre la censure de facto qui sévit en France sur la question du Frexit et le démantèlement des services publics. C’est en se montrant déterminés à faire respecter la déontologie de la Charte de Munich de 1971 et le principe de la liberté d’opinion – tout spécialement sur l’appartenance à l’UE et à l’euro – que les journalistes assureront le mieux la survie de l’audiovisuel public.
https://www.upr.fr/actualite/communique-de-presse-12-decembre-2017-lupr-soutient-mobilisation-salaries-defrance-televisions-encourage-a-lancer-leurs-antennes-grand-debat-national-frexi

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NON À LA PRIVATISATION DES RADARS MOBILES EMBARQUÉS !

 

PV : fini les gendarmes, en route pour la privatisation des voitures radars

 

ACT RADARS

 

Les gendarmes ne piloteront bientôt plus les automobiles avec des radars embarqués. Cette activité va tomber dans l'escarcelle du privé. La sécurité sur les routes est devenue un marché qui attire les entreprises.

Toujours plus de surveillance, donc toujours plus de PV et d'amendes à régler, c'est bien ce qui est aussi prévu avec la privatisation prochaine de la conduite des voitures radars. Pour l'instant, seuls les gendarmes ou les policiers sont habilités à faire fonctionner ces véhicules banalisés, capables de flasher les excès de vitesse dans le flot de la circulation. Ces « mobiles mobiles », comme on les surnomme, seraient sous-utilisés, de l'avis du ministère de l'Intérieur qui veut confier leur gestion à des sociétés privées, ce qui permettrait par ailleurs d'affecter 400 fonctionnaires à d'autres tâches. A compter de la rentrée de septembre, officiellement, un simple chauffeur pourrait donc se retrouver derrière le volant de ces appareils de contrôle automatiques. D'abord en Normandie, puis progressivement dans les autres régions du pays.(...)

https://www.marianne.net/societe/pv-fini-les-gendarmes-en-route-pour-la-privatisation-des-voitures-radars

La privatisation des radars routiers va être expérimentée en Normandie

"C'est une expérimentation que nous allons d'abord réaliser » en « Normandie, puis que nous allons étendre », a déclaré le ministre de l'Intérieur sur Public Sénat. Le gouvernement va d'abord expérimenter l'externalisation des contrôles de vitesse routiers en Normandie avant de l'étendre. M. Collomb, qui souhaite ainsi recentrer policiers et gendarmes sur leurs missions de sécurité, n'a pas précisé quand il comptait lancer cette expérimentation ni le territoire concerné (département ou région).

Pas de politique du chiffre

« Il n'y aura pas une poussée » pour qu'« on mette le plus d'amendes possible », a promis le ministre, en réponse aux craintes que les sociétés concernées ne multiplient les P.-V. pour doper leurs chiffres d'affaires. La société ne sera « pas rémunérée au nombre de P.-V. » mais il y aura « un forfait fixé d'avance », a-t-il expliqué. Les Français « devraient se réjouir parce que ça veut dire autant de policiers qui seront demain devant chez eux pour les protéger », selon lui.

26,3 % de flash en plus en 2016 qu'en 2015

Dans un entretien publié samedi par plusieurs quotidiens régionaux, M. Collomb avait précisé que la verbalisation des automobilistes en excès de vitesse resterait, elle, « de la compétence des policiers ». Alors que la mortalité routière a augmenté en 2016 pour la troisième année consécutive après douze ans de baisse, « il faut absolument empêcher qu'il y ait des morts sur les routes, en particulier des jeunes », a souligné le ministre, en rappelant que les excès de vitesse restent l'une des trois causes principales de la mortalité routière, avec l'alcool et les stupéfiants. Fin juillet, la Sécurité routière avait annoncé que les radars automatiques avaient flashé 25,6 millions de fois en 2016, soit 26,3 % de plus qu'en 2015.

http://www.lepoint.fr/automobile/securite/la-privatisation-des-radars-routiers-va-etre-experimentee-en-normandie-04-09-2017-2154395_657.php

 

 

 

Pétition au ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb

NON À LA PRIVATISATION 
DES RADARS MOBILES EMBARQUÉS !

Monsieur le Ministre,

Attendu que le déploiement de voitures-radars banalisées conduites par des chauffeurs privés, sillonnant les routes 8 heures par jour pour flasher les véhicules dans les deux sens de la circulation est imminent ;

Attendu que depuis l'installation du 1er radar fin 2003, la répression routière a pris des proportions tellement excessives que 38.000 PV sont dressés chaque jour pour excès de vitesse, 12,5 millions de points de permis sont retirés chaque année, et que sur les 218.000 personnes qui ont vu leur permis invalidé faute de points l'année dernière, 72.000 ont perdu leur emploi instantanément ;

Attendu que le déploiement de cet arsenal répressif à la capacité de verbalisation exceptionnelle (9 PV par minute !) ne va faire qu'amplifier jusqu'à l'insoutenable, la répression injuste, incohérente et démesurée que subissent chaque jour des millions de Français qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer ;

Attendu que les conditions de ce marché proposé par le précédent gouvernement à des sociétés privées sont tellement contestables que l'appel d'offre a été classé "confidentiel" ;

Je vous demande de mettre un terme immédiat à ce projet de déploiement de voitures-radars conduites par des chauffeurs privés, et de réorienter la politique de sécurité routière pour qu'elle ne se fasse plus contre les conducteurs, mais avec eux.

 Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération.

JE SIGNE LA PÉTITION >>>

* obligatoire

Déjà 369 065 signataires, objectif 500 000 !

https://mobilisezvous.liguedesconducteurs.org/non-privatisation-radars-mobiles-embarques-p/

 


 

Voir aussi:

La privatisation de la police est une dérive grave que tous les Républicains doivent condamner indépendamment de leur opinion sur les contrôles de vitesse.

C’est une diversion et un impôt déguisé que d’en rajouter sans cesse sur les contrôles-radars quand, dans le même temps, pour satisfaire aux critères de Maastricht, les gouvernements successifs ne cessent de désosser l’ex-ministère de l’Équipement en lui retirant les moyens pour entretenir et éclairer convenablement la voirie.

De fait, faut-il rappeler que la mission de – sous prétexte d’une politique tout répressif dans une course effrénée au PV – a été retirée des prérogatives du ministère des pour être confiée à l’Intérieur. Permettant ainsi au gouvernement de réduire les effectifs consacrés à cette mission  – et notamment le travail fait sur l’infrastructure et tout particulièrement les routes nationales – et de justifier ensuite de la privatisation des contrôles. Le résultat en a été un coup d’arrêt net à la baisse du nombre de morts sur les routes. Mais il y a bel et bien un bénéfice à cette politique inefficace : celui pour les sociétés privées gérant et exploitant les parcs gigantesques de . Qui sont bien les premières bénéficiaires de la pluies d’ qu’elles font tomber sur les automobilistes. Autant de profits privés qui ne seront pas réinvestis dans la sécurité routière alors que le gouvernement Macron vient d’annoncer de nouveaux gels des crédits d’investissements dans les infrastructures de transport.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/petition-contre-privatisation-radars-stop-a-privatisation-de-police-nationale/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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Robespierre [un livre de Jean Massin aux Editions Agone]

Cinquième édition, préfacée par Jean Luc Chappey, membre de l’Institut d’ de la française et enseignant à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

PUB ROBESPIERRE

A commander en ligne sur :
https://agone.org/elements/robespierre/

“Le 5 novembre 1792, se présente de nouveau à la tribune. C’est toute l’action de la Commune de Paris qu’il défend :
“Citoyens, vouliez-vous une Révolution sans révolution ? Les insurgés doivent être regardés comme fondés de procuration pour la société toute entière. Si vous désavouez les moyens que nous avons employés pour vaincre, laissez-nous les fruits de la victoire ; reprenez votre Constitution et toutes vos lois anciennes, mais rendez-nous nos concitoyens qui sont morts pour la cause commune ! La sensibilité qui gémit presque exclusivement pour les ennemis de la liberté m’est suspecte. Cessez d’agiter sous mes yeux la robe sanglante du tyran, ou je croirai que vous voulez remettre Rome dans les fers.”
Les applaudissements de la tribune et de la majeure partie de la Convention saluent Robespierre. En vain certains s’efforcent de se faire entendre, de limiter l’effet produit. Une foule immense l’acclame et lui fait cortège. C’est la réponse de la canaille aux honnêtes gens de la Gironde.”

Cette réédition est préfacée par Jean-Luc Chappey, membre de l’Institut d’histoire de la et enseignant à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Écrivain et musicologue, (1917-1986) publie la première édition de cette biographie en 1956. À la croisée des recherches universitaires et du souci de construire un récit accessible au plus grand nombre, ce s’impose très vite comme une référence, qui donne l’exacte mesure de la place occupée par Robespierre dans le processus révolutionnaire : celle, comme dit Massin, de “sentinelle de la Révolution”.

Vient de paraître le 24 novembre
556 pages – 11 x 18 – 14 €
ISBN : 978-2-7489-0347-8

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/robespierre-livre-de-jean-massin-aux-editions-agone/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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Diatribe corsée contre l’autophobie nationale…

TRIBUNE LIBRE

Diatribe corsée contre l’autophobie nationale… Par Floréal (PRCF).

Encore une région d’un pays d’Europe, pas parmi les plus pauvres du reste (alors que des régions ouvrières de notre pays s’écroulent pour du bon, des Ardennes au bassin minier du Nord, la Corse talonne Paris pour son taux d’expansion* !), qui semble vouloir rompre les amarres avec l’État historiquement constitué dont elle faisait jusqu’alors partie intégrante.

TL CORSE PRCF

Encore une région où nombre de citoyens de base, plutôt que de s’en prendre au capital fauteur de casse sociale et de décadence sociétale, ou d’affronter la dictature supranationale de Berlin/Bruxelles, met en accusation « Paris ». Comme d’autres, ailleurs, accusent « Madrid », « Londres », les « rats wallons » ou « Rome la Voleuse ». Que les Sans-dents du Mezzogiorno, de Manchester, du Borinage et de l’ex-Lorraine sidérurgique règlent donc leurs problèmes tout seuls ! Et que l’État-nation français, ce « colonisateur » qui, chaque année insuffle, selon les calculs, entre deux et 3,6 milliards d’euros dans l’économie corse, et qui dépêche chaque été sur place des pompiers bretons, bourguignons ou provençaux pour éteindre les incendies locaux, se fasse petit. Et qu’il se contente de reconstruire périodiquement, en baissant le nez de préférence, les gendarmeries et les bâtiments publics dévastés par d’ainsi-dits « patriotes »…

Cependant, amis corses, – et tout particulièrement vous, les 50% de citoyens désabusés qui vous êtes abstenus de cautionner la parade électorale indépendantiste ! – ne croyez pas que la pointe de ce billet soit tournée contre vous. Floréal en a d’abord contre la fausse gauche, la pseudo-extrême gauche et le faux communisme qui, depuis quarante années de dérives euro-béates, ont fini d’écœurer la jeunesse et la classe ouvrière, en Corse et sur le continent. Car ce billet est d’abord tourné contre vous, Français continentaux qui n’êtes plus capables de faire une heure de grève pour sauver votre retraite, d’aller une fois par an à une manif pour préserver votre CDI, qui ne savez plus chanter, consommer et danser qu’en anglais bas de gamme, et qui ne dédaignez pas d’en rajouter une louche quand la classe dominante et l’immense cohorte de ses courtisans médiatiques vous serinent que la France est le pire pays du monde, que ses services publics, sa langue, sa protection sociale, sa  laïcité républicaine, ses communes proches de l’habitant, sa langue porteuse d’une étincelante littérature humaniste, sont horriblement « ringards » : car c’est tellement mieux, comme chacun sait, en Allemagne, tellement plus brillant dans les sacro-saints « pays anglo-saxons », tellement top et must « en Europe du nord », bref n’importe où, mais pas dans ce pays tristement héritier des affreux « Jacobins », des fumeux Communards, des horribles Soixante-huitards. Sans parler des « hordes cégétistes » que stigmatisent inlassablement My TF1, BFM News et tant d’autres médias si « ludiques ».

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Car comment voulez-vous que certains citoyens qui proviennent d’autres cultures, ou qui vivent en périphérie de l’Hexagone, puissent aimer la France alors que nombre de Français « standards », suivant le veule exemple de la plupart de leurs politiciens, de leurs intellectuels et de leurs grands P.-d.-g., n’ont que mépris profond pour leur propre pays, pour son histoire, pour sa langue, voire pour ces conquêtes sociales dont chacun profite sans s’inquiéter une seconde du sang qu’elles ont coûté ?

Peuple français, aime-toi et de nouveau, on t’aimera. Et pour s’aimer vraiment, sans avoir rien de commun avec les racistes (qui s’aiment moins eux-mêmes qu’ils ne détestent autrui…), bref, pour avoir raison de s’aimer soi-même, rien de tel que de retrouver le chemin des luttes. Comme les Cubains le disent de Cuba, Quien la defiende la quiere mas (« qui la défend l’aime le plus »). Car ceux qui s’aiment, ce sont ceux qui sèment.

 

Parce qu’ils luttent !

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*Comme nous l’apprend l’économiste Jean-Christophe Chanut, graphiques à l’appui, « en France métropolitaine, c’est… en Corse que la croissance est la plus rapide depuis 2008 ! ». Pas mal pour une « colonie »…

 


 

Voir aussi:

Nouvelle poussée séparatiste en CORSE : l’euro-balkanisation de la France est lancée – Déclaration du secrétariat national du PRCF

Le premier tour des élections territoriales a été marqué par une abstention massive, d’un électeurs sur deux. La participation, à 52,17%, est en recul par rapport aux élections de 2015 (59,88%). Cela veut dire qu’un sur deux n’est pas allé voter à cette élection. Les abstentionnistes étaient ainsi 27% plus nombreux que pour l’élection régionale de 2010 ! C’est le premier fait important, la légitimité au sortir d’une élection se comptant d’abord au nombre de voix obtenues.

Cela ramène donc le score des séparatistes à une proportion plus conforme à son influence réelle. Comme Macron, ces vainqueurs ont une base de masse étroite et leur victoire est due en grande partie à l’incapacité des forces progressistes à présenter une alternative au vote . et non patriote car lorsque l’objectif à moyen terme est celui de Jean Guy Talamoni, “l’indépendance” de la Corse c’est-à-dire de permettre la main-mise des mafias sur l’île sans se poser la question de la macro-dépendance de la Corse à l’ allemande, on peut supposer que c’est davantage l’amour de l’argent et du pouvoir qui anime les cagoulés d’hier que celui de la Corse.

Reste que la thématique sécessionniste instille son poison dans le corps social. Et pas seulement en Corse. Cette démolition par en bas rejoint la démolition par en haut de notre nation républicaine. Démolition organisée, souhaitée et accélérée par Macron et par sa caste oligarchique et dont l’ UE est l’arme fatale.

Toute concession faite à un courant réactionnaire le renforce

Exploitant l’incapacité durable et irresponsable des forces progressistes insulaires et continentales à porter une alternative populaire et patriotique pour la France en général et pour la Corse en particulier, la démagogie séparatiste a encore fait un bond en avant en Corse lors des élections à l’ « Assemblée territoriale unique » (abolition des départements). On remarque au passage, selon une loi politique bien connue, que toute concession faite à un courant réactionnaire le renforce : comme dit la sagesse des nations, « l’appétit vient en mangeant », comme le montre le triste exemple de l’ flamand, ce racisme anti-francophone, en Belgique. Pour autant, pour spectaculaire qu’elle soit en pourcentage des votes exprimés, cette progression est bien plus faible en pourcentage du total des électeurs. Les deux listes nationalistes séparatistes ne réunissent que 26,6% des inscrits, c’est à dire à peine plus qu’au second tour des élections de 2010 (24.1%).

Notons d’abord que la démagogie nationaliste est sans limite et que, dans les conditions de sécurité très moyennes qui sont celles de la Corse actuelle, où les séparatistes ont pour le moins des attitudes… intimidantes, aucune force politique ne leur tient vraiment tête sur place, y compris, faut-il le dire, le PRETENDU Front « national ». Il est tout de même désolant que tout ce qui va mal en Corse soit imputé à « l’Etat », en clair, à la République française, que nul n’y fasse observer que ce sont les services publics continentaux, des pompiers bretons, bourguignons, lorrains, etc. qui viennent de passer l’été à arroser les incendies insulaires sans que jamais cet effort (tout naturel dans le cadre d’une république indivisible, mais on ne peut pas éternellement recevoir sans au moins, reconnaître…) soit reconnu, et qu’en fait de « colonisation », la Corse soit désormais la seconde région de France en matière d’expansion économique, fort loin devant les prétendus « colonisateurs » picards, ardennais, ch’ti, qui plongent dans la pauvreté de masse…

Au-delà de la centralisation NAPOLEONNIENNE excessive (et non pas « jacobine » : Robespierre a dirigé la France durant moins de deux années, et il défendait l’idée d’une large autonomie communale !), le bonapartisme territorial a survécu à la chute de l’ « Aigle » dans les quatre républiques bourgeoises postérieures) qu’a subie la Corse, comme toutes les ci-devant provinces de France, on ne peut appréhender le développement du pseudo- « indépendantisme » corse en dehors du contexte européen. Comme en Espagne, en Belgique, en Grande-Bretagne, la « construction européenne » destitue et délégitime systématiquement les Etats-nations d’Europe (ou les Etats plurinationaux historiquement constitués comme l’URSS, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie : il n’y a eu, bizarrement, que l’Allemagne fédérale à se « réunifier » ces trente dernières années…). Car ce qui se met en place, n’en déplaise aux benêts politiques comme Benoît Hamon, c’est bel et bien un EMPIRE germano- et américano-centré qui pratique comme jamais, le « diviser pour régner » et qui préfère avoir en face de lui, non pas des Etats-nations capables de résister (et susceptibles de reculer devant de puissants mouvement sociaux…), mais de pseudo micro-Etats « indépendants » de la France, de l’Espagne, de la Belgique, etc.. De micro-Etats ENCORE PLUS DEPENDANTS de fait, de Bruxelles, Berlin et Washington (que pèserait Talamoni face à Merkel ?). Même si, dans un premier temps, Bruxelles-Berlin regardent avec suspicion les mouvements « indépendantistes »… tant que le « centre » européen n’est pas sûr de bien les contrôler*.

Macron UE MEDEF : le démantèlement de la République en marche

En tout cas, on devine comment Macron va très probablement exploiter l’évolution de la situation politique insulaire pour précipiter le démantèlement GENERAL de la République indivisible et de l’ « ordre public social » qui lui correspondait. Qui peut douter que ce grand adepte du « pacte girondin » (une région, une loi… et un code du travail bas de gamme, fin des services publics, de la Sécu, des statuts, des conventions collectives, de l’Education nationale, du primat unificateur de la langue française, etc.) n’accélère aussi l’adoption par ses députés godillots de la Charte européenne des langues minoritaires et régionales appuyée par Berlin, qui vise à destituer le français, en apparence au profit des langues régionales, en réalité, au profit du tout-anglais. Car non seulement l’oligarchie au pouvoir ne va pas contrer le corse et l’immense appel au breton, alsacien, flamand, basque, nord-catalan qu’il implique, mais elle sera certainement tentée de l’exploiter à fond pour faire de la Corse « autonome » le laboratoire du démantèlement du territoire national français et de l’article II de la Constitution (« la langue de la République est le français »).

Or, gravissime serait le départ de la Corse de la République, non seulement pour les Corses – qui perdraient quantité d’apports, très sous-estimés par eux, de la solidarité nationale et de la « continuité territoriale » – mais pour la France dans son ensemble. D’autant que, comme chacun sait, si les Français continentaux deviennent des étrangers, pardon, des « résidents » en Corse, que les fonctionnaires ne parlant pas corse deviendraient inemployables sur l’île. Et que deviendront les Corses fort nombreux qui vivent sur le « continent » (Marseille, Nice, etc.) s’ils choisissent la future nationalité corse ? Des étrangers en France continentale ? Ou des étrangers « résidant » en Corse s’ils choisissent de rester français ? Jolis « progrès » en vue pour la « fraternité », l’ « accueil » et le « respect » dont se prévalent les séparatistes insulaires tout en tolérant sans honte que les murs de Corse soient pollués de slogans « amicaux » tels que « IFF ! » (I Francesi fora, dehors les Français !) ou « AF » (I Arabi fora, comme on l’a entendu à maintes reprises ces derniers temps à Ajaccio)… Quand, à l’appel du PCF clandestin, les FTPF de Corse libéraient par eux-mêmes l’île de la domination mussolinienne, le message porté au monde par les Corses avait tout de même une tout autre allure, comme à l’époque où Rousseau écrivait pour eux la première Constitution républicaine d’Europe…  Pire encore serait le fait que le pouvoir ANTINATIONAL et ANTIREPUBLICAIN de Macron-MEDEF pût se servir du pseudo-indépendantisme corse pour précipiter la fin de la république indivisible née de la Révolution.

(...)

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