samedi 17 septembre 2016

La zone euro condamnée à la stagnation sans fin ?

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Le service d’analyse économique de la banque d'investissement américaine Merrill Lynch faisait remarquer récemment que « le relais de la politique économique est en train de passer de la politique monétaire à la politique budgétaire » partout dans le monde. Partout…. sauf en zone euro.

 

Il est exact que, partout dans le monde, les plus grandes institutions internationales appellent les États à mettre en place des plans de soutien à l'économie : le FMI [1], les banques commerciales et le G20 dans ses derniers communiqués [2], et même la BCE en ont fait mention [3].

 

Ces discours, nouveaux et convergents, sont suivis de décisions concrètes dans les plus grands pays du monde :

 

*au Canada : le Premier ministre, Justin Trudeau, élu l'an dernier sur un programme de relance, a annoncé un plan de six ans,

 

*en Chine : le gouvernement central soutient fortement l’activité économique, ce qui a permis de limiter le ralentissement conjoncturel,

*en Corée du Sud : le gouvernement a injecté 9 milliards d'euros dans l'économie réelle,

 

*au Japon : le Premier ministre Shinzo Abe vient d'abandonner ses objectifs d'excédents primaires en 2020 et a annoncé quelques 66 milliards d'euros de dépenses publiques nouvelles sur deux ans,

 

*aux États-Unis : dans une note hebdomadaire, le groupe bancaire américain Bank of America – Merrill Lynch estime que, quel que soit le candidat élu président des États-Unis en novembre prochain, il faut s'attendre à une dépense publique en expansion [4],

 

*et maintenant au Royaume-Uni : Mme Theresa May, Premier ministre britannique, vient tout juste

d'annoncer un vaste projet de soutien à la réindustrialisation et à l'activité du pays [5].

 

 

Alors qu'actuellement les gouvernements de grands États du monde entier – en Amérique, en Asie et en Europe hors zone euro – mettent en place des plans de relance économique pour soutenir l'activité de leurs pays respectifs, nous ne voyons rien de tel au sein de la zone euro.

 

Pourquoi ?

Question corrélée : pourquoi la zone euro est-elle structurellement condamnée à demeurer la zone à plus faible croissance du monde ?

 

1°) Pourquoi une politique nationale de soutien à l'économie est vouée à l'échec dans le cadre de l'UE ?

 

Alors qu'il était président de la République, Nicolas Sarkozy avait lancé un plan de relance d'envergure, espérant stimuler l'activité économique nationale [6]. Mais cet accroissement de la dépense publique, en faveur de l'économie réelle, n'aura qu'aggravé les déficits publics : en témoigne ce graphique [7], où les années 2009 et 2010 ont vu le déficit public français exploser.

 

Pourquoi cela n'a-t-il pas fonctionné ?

 

C'était prévisible. De façon schématique, lorsque l'on accroît la dépense publique en temps de récession ou de très faible croissance, on va réaliser de nouveaux achats de biens ou de services, lesquels sont proposés par des agents économiques privés. Ces entreprises vont ainsi voir leurs carnets de commande augmenter. Et donc, augmenter leur production. Et pour cela, elles vont :

 

embaucher.

  • commander des composants/services à d'autres entreprises (qui vont donc embaucher, elles aussi).

 

Ces emplois créés, artificiellement par la commande publique dans un premier temps, vont permettre à d'anciens chômeurs ou travailleurs précaires de consommer. Cette consommation va à son tour prendre le relais de la commande publique dans la stimulation de l'économie (en remplissant les carnets de commande des entreprises : lesquelles vont à nouveau embaucher, etc.).

 

En bref, un système vertueux se met en place. Voilà du moins pour la théorie.

Mais dans la réalité, il faut distinguer une économie fermée d'une économie ouverte.

 

=> dans une économie fermée, cela fonctionne, puisqu'il n'existe aucune perte dans le circuit économique : relancer l'économie revient en somme à amorcer une pompe.

=> dans une économie totalement ouverte, une relance budgétaire revient à amorcer une pompe avec un tuyau éventré : on ne créera jamais l'appel d'air nécessaire.

 

Et effectivement, l 'Union européenne, avec sa défense inconditionnelle de la libre concurrence, ses règles en termes d'accès aux marchés publics, etc., fait que lorsqu'un État membre augmente sa dépense publique, celle-ci va bénéficier de façon importante à des acteurs économiques étrangers (sociétés intervenant sur un marché public par exemple). L'argent injecté dans le circuit économique va se diluer inéluctablement, ses effets devenant quasi-nuls voire contre-productifs.

On en vient à accroître le déficit public par cet effort budgétaire de l’État, sans pour autant stimuler l'économie nationale de façon suffisante pour voir significativement augmenter les rentrées fiscales.

 

C'est ce mécanisme qui a voué à l'échec le plan de relance de Nicolas Sarkozy, ou auparavant, celui de François Mitterrand.

 

Les européistes rétorqueront à cela que, puisque la France réalise environ 60 à 64% de son commerce extérieur avec les autres États membres de l’UE, il est possible de relancer notre économie si l'on adopte un plan de soutien à « l'économie européenne » [sic], qui soit commun aux 27 États.

 

Mais alors pourquoi n'y a-t-il pas de plan de relance au niveau européen ?

 

La réponse est simple :

pour la même raison que nous ne verrons jamais « d’États-Unis d’Europe ».

 

Entrons dans le détail.

Parmi les États-membres de l'Union européenne, il en existe certains qui ont besoin d'une politique budgétaire expansionniste. Ils le savent, et savent aussi (voir supra) que ce type de politique économique ne peut se mener aujourd'hui qu'au niveau de la zone euro. Et encore, à la condition de contourner l’interdiction juridique et doctrinale du moindre protectionnisme, posée par l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE).

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Mais les États qui ont cet intérêt-là sont confrontés à deux autres types d’États, qui s’opposent à une telle politique

:

=> d'une part les États qui ne connaissent pas de crise économique d’une virulence comparable à celle qui sévit en Europe du sud. Tel est par exemple le cas des États d'Europe orientale, qui bénéficient des fonds structurels européens (étant bénéficiaires nets du budget européen, quand d'autres comme la France ou l'Allemagne sont contributeurs nets), ainsi que de délocalisations internes à la zone euro vers leurs territoires (secteurs automobile, textile.. mais aussi tertiaire).

 

Ces États de l’est européen bénéficient des délocalisations industrielles venues de l’ouest européen, ne subissent eux-mêmes que peu de désindustrialisation, et ne connaissent globalement pas de crise économique majeure. De plus, ils ont aujourd'hui un fort soutien populaire pour une orientation économique très libérale, par rejet de la période soviétique.

 

Pour toutes ces raisons, ils ne voient pas leur intérêt dans un soutien concerté à l'économie de la zone euro.

 

=> d'autre part, les États d’Europe du nord, à commencer par l'Allemagne et les Pays-Bas. Outre l'aspect purement culturel, qui semble corrélé à l’imprégnation pluriséculaire du protestantisme, et qui les poussent à se méfier de ce qui est perçu comme des solutions de facilité, ces États ont déjà mené de très sévères politiques d’austérité et de restructuration de leurs économies. Tel a par exemple été le cas de la Finlande [8] depuis 1991, ou de l’Allemagne avec les réformes dites « Hartz I » à « Hartz IV ».

 

Ces États, qui se perçoivent comme « fourmis », entendent maintenant retirer les fruits des efforts consentis et sont vent debout à l’idée de les dilapider par solidarité avec des États qu'ils perçoivent comme « cigales ».

 

Du reste, l'Allemagne profite particulièrement de l'existence de l'euro – qui n’est pas une « zone monétaire optimale » (ZMO) au sens de Robert Mundell - pour « exporter son chômage » chez ses « partenaires » [9].

La santé économique allemande, d'ailleurs toute relative, ne s’épanouissant ainsi qu'aux dépens des autres pays de la zone euro, les dirigeants de Berlin ne voient donc pas leur intérêt dans un quelconque plan de relance de niveau européen [10], qui aurait d'ailleurs des implications redoutables, tant au niveau de son budget qu’au niveau de l’afflux d’euros venus des pays du sud.

 

Restent donc les États dits du « sud de l'Europe » : la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Italie et la France principalement. Ces États ont, eux, intérêt à une vigoureuse politique de relance. Mais ils savent, pour les raisons expliquées ci-dessus, qu’une politique de relance nationale serait vouée à l'échec dans le cadre très contraint de la totale liberté des échanges au sein de l’UE imposée par les traités européens.

Ces traités européens imposant en outre des critères budgétaires très stricts, les gouvernements des États en question ne disposent de toute façon d'aucune marge de manoeuvre en termes budgétaires ; s'ils laissaient filer leurs déficits, ils seraient passibles d'une sanction financière pouvant aller jusqu'à 0,2% du PIB, comme il en a été question récemment avec l'Espagne et le Portugal [11].

En résumé, que résulte-t-il de la confrontation de toutes ces cultures différentes et de tous ces intérêts nationaux radicalement divergents ? Il en résulte le statu quo.

 

Ces divergences d'intérêt bloquent absolument la zone euro dans une immobilité mortifère, là où, pour surmonter une période de très faible croissance, il faudrait au contraire disposer de marges de manoeuvre et agir.

Conclusion : Jusqu'à quand ?

 

Alors que les États du monde entier font face à la crise économique en lançant des politiques de relance, chacun selon leurs intérêts, l'ensemble des États de la zone euro choisissent au contraire de poursuivre imperturbablement le cap des politiques de récession : ils continuent à baisser la dépense publique et à opérer des « dévaluations internes », en « flexibilisant » le droit du travail ( c'est-à-dire en le démantelant ), en diminuant les cotisations patronales ou les salaires, etc.

 

Puisqu'ils sont incapables de s'entendre du fait que leurs intérêts sont antagonistes, ils ne font rien d'autre et ils attendent. C'est une énième illustration du « stratagème des chaînes » dans lequel les pays européens se sont ligotés.

Ils attendent quoi au juste ? Il attendent, semble-t-il, que la reprise économique revienne miraculeusement. Autant aller brûler un cierge pour Sainte Rita, la patronne des causes désespérées.

Dans cette attente, la Banque centrale européenne (BCE) continue son « assouplissement quantitatif » (QE) et ses diverses interventions sur les marchés boursiers, sous peine de voir la zone monétaire s'écrouler de façon précipitée.

 

Pour tout observateur lucide, la seule question qui vaille est de savoir combien de temps encore ce « Lit de Procuste » qu’est l'euro va encore tenir, en nous condamnant à une situation politique, économique et sociale intenable.

 

Équipe de rédaction UPR

 

Sources :

[1] http://www.franceinfo.fr/…/quand-le-fmi-appelle-la-depense-…

 

[2] http://www.tresor.economie.gouv.fr/13179_les-communiques-du

 

[3] https://blog.degroofpetercam.com/…/une-nouvelle-politique-b…

 

[4] http://www.ml.com/publish/pdf/cio-weekly.pdf

 

[5] http://www.latribune.fr/…/theresa-may-lance-un-plan-de-rela…

 

[6] http://www.lepoint.fr/…/point-par-point-les-me…/916/0/297255

 

[7] http://dominiquegambier.fr/…/2564257-deficit-public-de-la-f…

 

[8] http://www.lefigaro.fr/…/97002-20150918FILWWW00057-vendredi…

 

[9] http://www.atlantico.fr/…/excedents-records-tres-v…/page/0/1

 

[10] http://www.lepoint.fr/…/g20-l-ocde-reclame-plus-de-reformes…

 

[11] http://www.lemonde.fr/…/la-commission-europeenne-declare-of…

 

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vendredi 16 septembre 2016

Le Gouvernement français est impuissant à obtenir la réforme de la directive européenne sur les travailleurs détachés

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Face à l'opposition de 11 états de l'est-européen, le Gouvernement français est totalement impuissant à obtenir la réforme de la directive européenne sur les travailleurs détachés « qui fait des ravages majeurs dans le monde ouvrier » selon Manuel Valls lui-même.

 

Lors de sa campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2012, François Hollande n’avait pas seulement déclaré « mon adversaire, c’est la finance » (dans son discours du Bourget du 22 janvier 2012). Il avait aussi promis « une nouvelle politique commerciale en Europe, qui fera obstacle à la concurrence déloyale, qui fixera des règles strictes en matière sociale, en matière environnementale, de réciprocité. Une contribution écologique sera installée aux frontières de l'Europe pour venir compléter ce dispositif » [1].

 

En bref, il avait ainsi promis aux électeurs une « nouvelle politique en Europe », en faveur d’une « Europe sociale », donc cette fameuse « autre Europe » qui joue les Arlésiennes depuis un tiers de siècle.

 

Quatre ans après ces belles paroles, qu’a-t-il obtenu ?

La réponse est simple : RIEN.

 

Confrontés à des taux d’impopularité record, les gouvernements français, belge et allemand s’inquiètent de plus en plus du coût de la main d’oeuvre à l’Est.

 

En France, le Premier ministre Manuel Valls a notamment « menacé » de ne plus appliquer cette directive. Ce qui prouve au passage qu'il lui aura fallu 4 ans pour découvrir que cette directive porte un très grave préjudice à l’économie française en général, et au niveau de vie des Français en particulier.

 

Quel en est l'enjeu ?

 

Un travailleur «détaché» est un salarié envoyé par son employeur dans un autre État membre en vue d’y fournir un service à titre temporaire. Et ledit travailleur «détaché» est alors rémunéré dans des conditions qui dérogent au droit commun du pays dans lequel il travaille. Les cotisations sociales ( patronales et salariales) demeurent au régime dupays d'origine de l'employeur auteur de la prestation de service internationale.

 

En revanche, si le salarié détaché travaille en France, son salaire proprement dit reste assujetti au respect de la double protection du SMIC français et /ou, si il est plus favorable, du minima conventionnel en vigueur.

Mais en tout état de cause, le préjudice est et reste patent pour notre pays qui se voit privé de cotisations qui sont intégralement versées au pays d'origine de l'entreprise qui vient prester.

 

Et, surtout, le coût total du travail est ainsi drastiquement abaissé au détriment des entreprises françaises qui sont, elles, assujetties au régime élevé qu'impose notre protection sociale supérieure.

 

La concurrence au nom de laquelle ces "prestations de service internationale" ou « PSI » (c'est le nom officiel pour les travailleurs détachés) ont été autorisées est donc bel et bien une concurrence déloyale, même si elle ne porte pas sur le salaire stricto sensu versé au salarié détaché.

 

Cependant, encouragées par l'impuissance des parquets, puis des tribunaux, la complexité des procédures et leur durée, nombre de ces entreprises violent allègrement leur obligation de respecter le "noyau dur" de rémunération et payent en réalité des salaires inférieurs aux minimas français applicables. Et les restrictions budgétaires et les effectifs chroniquement faméliques de l'Inspection du Travail ne peuvent que les encourager à frauder.

 

On notera toutefois que le régime de sanction a été récemment réformé et que, désormais, des amendes administratives dissuasives et relativement rapides viennent renforcer l'arsenal répressif des services de contrôle.

 

Quoi qu'il en soit, l'actuelle directive, datant de 1996 [2] et complétée par une directive d'application de 2014, est dénoncée par la plupart des partis sociaux-démocrates ou d'autres tendances « de gauche » de l'Union Européenne comme étant un puissant moyen de « dumping fiscal et social » au profit des entreprises, et au détriment des individus et de certains États.

 

Placée sous la pression insistante d’États membres d'Europe occidentale comme la France, la Commission Européenne a donc élaboré un projet législatif visant à modifier cette directive sur les travailleurs détachés qui fait grief à l’Ouest [3]. Elle l'a présentée aux États-membres le 8 mars 2016.

 

Seulement voilà : deux mois après, le 11 mai, on a appris que 11 des 28 États-membres de l’Union européenne (dont 10 d’Europe de l’Est) ont décidé de faire front commun contre ce projet de la Commission européenne visant à modifier cette directive sur les travailleurs détachés. Onze parlements nationaux ont donc « adressé un carton jaune » [sic !] en mettant l'initiative en échec avec des motifs très variables [4] .

Commentaires

 

Ces rebondissements confirment, encore et toujours, les analyses de l'UPR :

 

1) Il ne faut pas croire naïvement les promesses de campagne des candidats européistes.

 

Tant que nous serons dans l’Union Européenne, le pouvoir de décision du chef de l’État est à peu près réduit à néant sur toutes les grandes décisions. L'essentiel est déterminé de façon juridique en dehors de nos frontières par des technocrates non-français et non-élus. La démocratie nationale n'est plus qu'un simulacre, un espace théâtral qui sert à canaliser la colère des Français et qui ne débouche sur rien, tant que l’on reste dans le théâtre européen en question.

 

2) L'Union Européenne fait cohabiter des États ayant des intérêts nationaux fondamentalement divergents.

 

Quels que soient les embrassades et les sourires bonasses affichés par les ministres et chefs d’État devant la presse internationale, et quels que soient les mécanismes institutionnels de l'UE, par ailleurs terriblement lourds et inefficaces, il est tout bonnement impossible de contenter tous les pays membres.

 

3) L'Union Européenne crée des inégalités croissantes entre ses propres États membres, dont les tissus économiques, les traditions politiques et syndicales, les conceptions juridiques sont extraordinairement différentes.

 

Comme l’a reconnu la Commission européenne elle-même, « ces vingt dernières années, le marché unique s’est élargi et les écarts salariaux se sont creusés, ce qui a malheureusement incité les entreprises à recourir au détachement pour tirer profit de ces écarts » [5] .

 

Par exemple, une heure de travail coûte en moyenne 40 euros à l’employeur au Danemark et 39 euros en Belgique, alors qu’elle ne coûte que 3,8 euros en Bulgarie, 4,6 euros en Roumanie ou 8,4 euros en Pologne, selon les données Eurostat pour 2014.

 

Cet « écart » en termes législatif, économique ou culturel, mène la construction européenne à sa perte et ne profite en bout de course qu’à une minorité.

 

Lorsqu' on lit ces chiffres, comment peut-on contester que l’Union Européenne ne fonctionne pas et ne peut pas fonctionner ?

 

« Désobéir » est une « mélenchonnerie »

 

M. Valls aura beau affirmer que la directive sur les travailleurs détachés est « un dispositif européen qui fait des ravages majeurs, terribles, dans le monde des salariés, le monde ouvrier » [6] et demander des aménagements, le problème persistera toujours.

Quant à « désobéir » à la directive existante, c'est une « mélenchonnerie » à laquelle le Premier ministre ne croit pas lui-même. Il sait en effet très bien que si le gouvernement français s’aventurait à piétiner le droit européen, la Commission européenne et d’autres États-membres défèreraient aussitôt la France devant la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) et que celle-ci condamnerait notre pays, sous astreinte financière journalière, à respecter ses engagements juridiques.

 

Car il n'y a que deux solutions – et deux seulement - avec l’Union européenne : soit on y reste et on en applique le droit, soit on fait comme les Britanniques et on en sort.

 

Mais prétendre rester dans l'UE sans en appliquer le droit, c'est un mensonge éhonté, du même acabit que prétendre accoucher d'une "autre Europe".

 

Et puisque le gouvernement français a décidé que la France doit rester dans l’Union européenne et qu'il a même annoncé publiquement qu'il ne demanderait jamais leur avis aux Français sur cette question [7], le blocage, une nouvelle fois, est complet.

 

Conclusion

 

Alors que le mandat de François Hollande touche – heureusement ! - à sa fin, les Français doivent bien comprendre que tous les candidats à la présidentielle qui leur proposeront « une autre Europe » en 2017 ne leur offriront en réalité que de couler avec le Titanic de l’Union Européenne.

 

Équipe de rédaction de l’UPR

 

Sources :

 

 

[1] http://www.lafranceagricole.fr/…/presidentielle-francois-ho…

 

[2] http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do

 

[3] http://europa.eu/rapid/press-release_IP-16-466_fr.htm

 

[4] https://www.euractiv.fr/…/lest-sinsurge-contre-le-projet-d…/

 

[5] http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-16-467_fr.htm

 

[6] http://www.lemonde.fr/…/que-contient-la-directive-europeenn…

 

[7] https://www.upr.fr/…/segolene-royal-la-dictature-sans-vergo…

 

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jeudi 15 septembre 2016

Reparlons un peu de l'Arabie saoudite...

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Voici une analyse de François Asselineau qui nous explique ce qu'est ce pays et son régime, ses liens avec le terrorisme, avec les Etats- Unis et leurs vassaux, dont la France, hélas! Une dictature féroce, un islam « littéral » rigoureux pour le peuple et très « libéral » pour les élites (argent, alcool, libertinage...), source « idéologique » de Daesh et Al Qaeda...

 

Washington vend encore pour 1,15 milliard de dollars d'armements à l'Arabie saoudite, principal financier, fournisseur d'armes et inspirateur idéologique d'Al qaeda et de Daesh

 

Pendant la torpeur de l'été, on vient d'apprendre, ce 9 août 2016 au soir, que les États-Unis ont décidé de vendre de nouveau à l'Arabie saoudite des chars, des véhicules blindés, des mitrailleuses lourdes et des munitions, le tout pour la bagatelle de 1,15 milliard de dollars propre à satisfaire les marchands de canons états-uniens.

Cette vente vient d'être annoncée aujourd'hui par le département américain de la Défense, après approbation du département d’État. Il reste à obtenir le feu vert du Congrès, ce qui constituera une simple formalité tant le sujet, et les lobbys qui sont derrière, ont neutralisé la démocratie américaine.

 

Commentaires

Cette nouvelle vente massive d'armes américaines à l'Arabie saoudite intéresse d'autant plus les Français que François Hollande et son gouvernement se montrent les domestiques les plus serviles de Washington d'un côté, et les alliés les plus empressés de Riyadh de l'autre côté.

Cela m'incite à rappeler quelques vérités sur l'Arabie saoudite.

 

  1. L'Arabie saoudite, le vassal américain qui prêche un islam ulra-rigoriste

 

 

Comme on le sait, l'Arabie saoudite est l'un des principaux "alliés" de Washington au Moyen-Orient, ou plus exactement un "vassal" puisque quelque 40 000 soldats américains stationnent en permanence dans le royaume wahhabite et que le régime s'effondrerait en quelques jours si les États-Unis lui retiraient leur soutien.

 

Cet État, soutenu à bout de bras par Washington, est aux mains de l'un des régimes les plus obscurantistes de la planète. Il applique la charia et une vision ultra-littérale du Coran pour assurer sa domination sur la société de l'Arabie.

Il est cependant à préciser que l'ensemble de la famille royale - qui compte des centaines de princes – est généralement la dernière à appliquer la lecture ultra-littérale et tendancieuse du Coran qu'elle impose au peuple.

 

L'hypocrisie règne en maître dans les allées du pouvoir saoudien et tous les expatriés connaissent des anecdotes de corruption, de soirées libertines ou de réceptions princières où l'alcool coule à flot dans des bouteilles portant de fausses étiquettes...

Je conseille à l'internaute intéressé par cette hypocrisie générale - pourtant sévèrement condamnée par le Coran (cf. la sourate 63 : Al-Munafiqun = "Les hypocrites" ) - de lire à ce sujet un livre déjà ancien (1995) mais rédigé de première main par un ancien ambassadeur de France en poste à Riyadh écrivant sous pseudo (et que je connaissais personnellement) : "L'Arabie saoudite : La dictature protégée".

 

  1. L'Arabie saoudite a décapité plus de personnes que Daesh en 2015

 

 

Entre janvier 1985 et juin 2015, environ 2208 personnes ont été victimes de la peine de mort en Arabie saoudite.

En 2015, le nombre de condamnations à mort exécutées a atteint un niveau sans précédent dans le royaume : 153 personnes ont été décapitées.

Du 1er janvier au 1er mai 2016, le nombre d’exécutions a déjà atteint 89 personnes.

L'Arabie saoudite est un pays où sont punis de mort (liste non exhaustive ) :

- l’homicide,

- le viol,

- le vol à main armée,

- le trafic de drogue,

- le détournement d'avion,

- la sorcellerie,

- l’adultère (100 coups de fouet "seulement" sont prévus si l'adultère est commis entre personnes non mariées, la peine de mort par lapidation est prévue pour les personnes mariées)

- la fornication,

- la sodomie,

- l’homosexualité,

- le sabotage,

- le terrorisme,

- la sédition politique,

- l’idolâtrie,

- et l’apostasie (le renoncement à l'islam est puni de mort par décapitation, sauf si le condamné se repent sous trois jours).

[ Source : https://en.wikipedia.org/…/Capital_punishment_in_Saudi_Arab… ]

Les exécutions sont publiques et les personnes exécutées sont très généralement décapitées d'un coup de sabre, ou lapidées pour l'adultère, rarement par d'autres méthodes comme la crucifixion ou l'arme à feu. (Plusieurs vidéos enregistrées clandestinement de certaines de ces exécutions publiques circulent sur Internet, il faut avoir le coeur bien accroché pour les regarder.)

 

L’assistance d'un avocat avant le procès et la représentation légale en salle est régulièrement déniée aux prévenus.

 

Il est à noter qu'en 2015, les tortionnaires de Daesh ont décapité moins de personnes que l'Arabie saoudite, selon les affirmations de M. Hillel Neuer, Directeur Exécutif de "UN Watch", une organisation non-gouvernementale de surveillance basée à Genève.

  1. L'Arabie saoudite a largement financé et fourni en armes Al Qaeda et Daesh, et il n'est pas sûr que cela ait cessé

 

 

Je renvoie ici à un long entretien de Roland Lombardi, docteur en histoire et chercheur associé à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman d’Aix-Marseille Université, également membre actif de l’association Euromed-IHEDN.

 

Il fait le point - en novembre 2015 - sur ce que le grand public peut savoir des liens plus que troubles entre l'Arabie saoudite, le Qatar, Al Qaeda et Daesh.

4°) L'Arabie saoudite est engluée dans une sale guerre au Yémen, qui a déjà fait plus de 3200 morts civils

 

 

Il convient aussi de rappeler que l'Arabie saoudite, à la tête d'une coalition arabe sunnite, mène au Yémen une guerre contre les rebelles houthis (chiites).

Selon l'ONU, cette guerre, scandaleusement passée sous silence par les grands médias occidentaux, a déjà fait près de 6 300 morts, dont près de la moitié sont des civils (3 218), depuis l'intervention en mars 2015.

 

Il ne fait aucun doute que le matériel militaire vendu ce jour par Washington servira à tuer des centaines, voire des milliers de civils yéménites innocents.

Conclusion : « L’Arabie saoudite est un Daesh qui a réussi »

 

 

En conclusion, je laisserai la parole à l’écrivain algérien Kamel Daoud, par ailleurs lauréat du "Prix Goncourt du premier roman" et chroniqueur au Quotidien d’Oran.

Après les attentats effroyables de Paris du 13 novembre dernier, Kamel Daoud avait publié, le 21 novembre, en anglais et en français, une très intéressante "tribune" dans le quotidien américain "The New York Times".

 

Dans cette tribune, Kamel Daoud affirmait que « L’Arabie saoudite est un Daesh qui a réussi ».

Il vaut le coup de la lire ou de la relire en ce jour où Washington annonce la vente à Riyadh d'armements supplémentaires pour 1,15 milliard de dollars.

Alors que la France a été de nouveau frappée par des attentats épouvantables, sur la promenade des Anglais à Nice et dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, il est fondamental de bien comprendre que ce sont les autorités américaines - et aussi le gouvernement français dans une moindre mesure - qui arment continuellement « le Daesh qui a réussi ».

Comble du déshonneur, le 4 mars 2016 à l’Élysée, François Hollande a remis personnellement la Légion d’honneur au prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef ben Abdelaziz Al Saoud.

 

C'est ainsi le même François Hollande, qui affirme avoir des "haut-le coeur" devant un discours de Donald Trump, et qui a osé remettre notre plus haute distinction nationale au prince héritier et vice-Premier ministre de cette Arabie saoudite criminelle, qui empoisonne mentalement et financièrement l'ensemble du monde musulman et qui est à l'origine même du fondamentalisme islamique.

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En photo :

- à gauche : un bourreau armé d'un sabre s'apprête à décapiter publiquement un condamné en Arabie saoudite.

- à droite : le président George W. Bush, sabre de décapiteur à la main, rit aux éclats avec Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, à l'époque prince et aujourd'hui roi d'Arabie saoudite.

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mercredi 14 septembre 2016

Les dernières interventions d'Alex à la radio

ALEX g����n����rique 2016 bis

 

Viviane Reding, Commissaire européen, était l'invitée de France Inter le 13 septembre, Alex (militant de l'UPR) a réussi à se glisser parmi les auditeurs autorisés à poser des questions:

 https://youtu.be/D0fseKvUgSk [2]

> https://www.youtube.com/watch?v=D0fseKvUgSk [1]

ALEX g��n��rique 2016 bis

 

Le 8 septembre, il s'exprimait sur RTL- Réunion sur Macron et Clinton (attention, il faut écouter jusqu'au bout, car il rectifie une erreur d'inattention):

https://www.youtube.com/watch?v=iw9hTIHiYzE

Sur l'éducation, le 26 août dernier, toujours sur RTL- Réunion, qui, de toute évidence, est un peu moins verrouillée que les médias de métropole:

 https://www.youtube.com/watch?v=ijh_MQISad8

 

Bravo Alex!

 

 

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mardi 13 septembre 2016

Réunion des 3 délégations départementales du Limousin le 17 septembre à Treignac (Corrèze)

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La prochaine réunion mensuelle des Délégations UPR Creuse,Corrèze & Haute- Vienne  aura lieu le

samedi 17 septembre 2016, de 10h à Midi

à Treignac (Corrèze), salle polyvalente.

Ouverte aux adhérents et sympathisants

Ordre du Jour

-Historique & état des lieux des 3 délégations
-Structuration de la nouvelle délégation régionale pour le Limousin
-Parrainages: bilan d'étape pour l'ensemble du Limousin et propositions d'une réunion "parrainages" dans la région
à l'initiative du national: 1° octobre ou 5 novembre.
-Présidentielle, législatives 2017: dipositif régional de combat
-Visibilité numérique de l'UPR en Limousin: site UPR Limousin, Blog UPR en Creuse...
-Outils numériques conjoints ("drive" créé par l'UPR19, coordination mail entre les responsables départementaux...)
-Actions militantes conjointes (Campagne d'affichage coordonnée? Interventions groupées? Conférence? etc)
-Besoins militants pour la région (recensement pour "négociation" avec le nouveau responsable national du militantisme)
-Relations avec les régions voisines et les départements limitrophes
-Divers

Bien cordialement,

Philippe Gombert, délégué régional Limousin

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lundi 12 septembre 2016

Revue de presse (semaine du 5 au 11 septembre 2016)

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ARRÊT DE LA PRODUCTION D'ALSTOM À BELFORT

Les délocalisations d'emploi étaient à prévoir suite au rachat d'Alstom par General Electric, lequel a été rendu possible par l'article 63 du TFUE (libre circulation des capitaux).

http://www.lefigaro.fr/societes/2016/09/07/20005-20160907ARTFIG00201-alstom-annonce-l-arret-de-la-production-a-belfort.php


LA LOI TRAVAIL NE FAVORISERA PAS LES EMBAUCHES

C'est ce que disent 85% des DRH interrogés, donc en contradiction flagrante avec le message du gouvernement.

http://www.20minutes.fr/economie/1921243-20160908-85-drh-loi-travail-favorisera-embauches


PARIS TRAVAILLE À UNE MONNAIE LOCALE

Une monnaie locale permet de promouvoir le commerce local. Par contre, projeté à l'échelle de Paris, cela traduit quand même une sacrée désillusion, admise implicitement par les politiques, sur l'intérêt de l'euro.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/09/03/20002-20160903ARTFIG00015-paris-en-route-pour-se-doter-d-une-monnaie-locale.php


AUDITION D'UN DIRECTEUR DU RENSEIGNEMENT MILITAIRE

On y apprend diverses infos, comme le manque criant d'effectifs dans ce service. Mais aussi: les informations de l'OTAN annonçaient une invasion russe à venir sur l'Ukraine, en totale contradiction avec les services français.

http://www.les-crises.fr/audition-du-general-christophe-gomart-directeur-du-renseignement-militaire/


LE BLOG "LES-CRISES.FR" VICTIME DE CALOMNIE À SON TOUR

Après s'en être pris à l'UPR, Rudy Reichstadt calomnie Olivier Berruyer. Tout est fait pour museler les voix qui divergent de la doxa officielle.


http://www.les-crises.fr/rudy-reichstadt-ou-la-denonciation-calomnieuse-de-complotisme-pour-combattre-la-liberte-dexpression/


HOLLANDE A-T-IL VIOLÉ LE SECRET DÉFENSE?

Eric Ciotti attaque le président sur des informations secret défense qu'il aurait donné au journal le Monde, sur le plan d'intervention prévu en Syrie.

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/francois-hollande-a-t-il-viole-le-secret-defense-07-09-2016-2066466_1897.php



LE PARQUET DEMANDE LE RENVOI DES 14 MISES EN EXAMEN DE SARKOZY

Justice à deux vitesses: Sarkozy pourra ensuite éviter les poursuites jusqu'en 2022 s'il est réélu à la présidence. Beau tableau pour LR, avec Juppé condamné pour corruption.

https://francais.rt.com/france/25908-parquet-paris-demande-renvoi-nicolas


FILLON VEUT PASSER LE STATUT DE LA FONCTION PUBLIQUE À LA PAILLE DE FER

Il veut gommer tous les avantages injustifiés de la fonction publique, et l'équilibre des régimes sociaux. Gommer le statut de fonctionnaire, c'est conforme à l'article 106 du TFUE amenant à terme à la privatisation des services publics.

http://www.latribune.fr/economie/france/fillon-veut-passer-le-statut-de-la-fonction-publique-a-la-paille-de-fer-596381.html


LE MAÎTRE HOLLANDE DÉPASSERAIT-IL L'ÉLÈVE CAHUZAC?

Economie matin décrypte le patrimoine de Hollande, avec des déclarations assez troublantes comme celle d'un patrimoine immobilier négatif.

http://www.economiematin.fr/news-francois-hollande-fiscalite-cahuzac-fraude


Union européenne

BARROSO NÉGOCIERA POUR LA CITY DANS LE CADRE DU BREXIT

L'ancien président de la Commission européenne, sans scrupule aucun, négociera donc contre la Commission européenne pour obtenir les meilleures conditions pour les banquiers de la City, parmi lesquels son nouvel employeur Goldman Sachs.

https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau/photos/a.393974702611.173278.367713397611/10154556345377612/?type=3&theater


JUNCKER À PROPOS DU TAFTA: LES NÉGOCIATIONS CONTINUERONT

Une vraie cacophonie à ce sujet. Encore une fois, c'est une année électorale et l'on donne sans doute à l'opinion publique, pour la rassurer, l'impression que le sujet est mis en suspens.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/tafta-l-ue-continuera-de-negocier-avec-les-etats-unis-previent-juncker-1033320.html


FINALEMENT, FAUT-IL CROIRE À LA MORT DU TAFTA OU NON?

Pour y voir plus clair, l'UPR résume les différents éléments et tire un ensemble de conclusions.

https://www.upr.fr/actualite/europe/faut-croire-a-pretendue-mort-ttip-tafta


LA CJUE PREND LE RISQUE DE CASSER INTERNET POUR PROTÉGER LES AUTEURS

La CJUE (Cour de Justice de l'Union européenne)  a jugé que des liens hypertextes ne doivent plus être ajoutés s'ils mènent à une oeuvre diffusée sans autorisation de l'auteur. La difficulté pour vérifier cela risque de porter préjudice à la liberté
d'expression sur le net.

http://www.numerama.com/politique/193308-la-cjue-prend-le-risque-de-casser-internet-un-simple-lien-hypertexte-peut-etre-illegal.html


L'UE VEUT CRÉER SA PROPRE ARMÉE

La haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité dit que cela permettra des actions indépendantes de l'OTAN. Pourtant, l'article 42 du TUE stipule que la politique de l'UE respecte les obligations découlant du traité de l'Atlantique Nord.

http://www.lefigaro.fr/societes/2016/09/07/20005-20160907ARTFIG00201-alstom-annonce-l-arret-de-la-production-a-belfort.php


BRÉSIL

EMEUTES AU BRÉSIL SUITE À LA DESTITUTION DE DILMA ROUSSEFF

Notamment à Sao Paolo, où les manifestants ont le sentiment que la démocratie a été usurpée.

https://francais.rt.com/international/25740-bresil--manifestations-pro-rousseff


ROYAUME-UNI

LONDRES NÉGOCIE DÉJÀ SANS AVOIR ENCORE APPLIQUÉ L'ARTICLE 50

Theresa May commence à négocier avec de nombreux pays des possibilités de libre-échange, alors même qu'elle n'a pas encore appliqué l'article 50 pour sortir de l'UE... situation qui irrite Bruxelles car tant que l'article 50 n'est pas appliqué, le Royaume-Uni n'est pas censé négocier commercialement pour lui-même.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/09/05/97002-20160905FILWWW00238-londres-prepare-deja-ses-accords-commerciaux-post-brexit-a-la-barbe-de-bruxelles.php


JUNCKER VEUT BLOQUER LES NÉGOCIATIONS

Juncker est assigné en justice pour avoir donné l'ordre de ne pas négocier avec le Royaume-Uni sur les conditions de la sortie avant que l'article 50 ne soit appliqué.

https://www.thesun.co.uk/news/1745948/eu-president-jean-claude-juncker-facing-court-for-illegally-blocking-brexit-talks/


L'ECOSSE SE PRÉPARE À ORGANISER UN NOUVEAU RÉFÉRENDUM SUR SON INDÉPENDANCE

Soutenue en sous-main par l'Union européenne, Nicola Sturgeon a annoncé que le gouvernement écossais allait organiser ce nouveau référendum - en violation donc des propos de Theresa May qui l'a d'ores-et-déjà refusé catégoriquement.

http://www.lesechos.fr/monde/europe/0211262718808-lecosse-se-prepare-a-organiser-un-referendum-sur-son-independance-2025294.php


PHILIPPINES

REPRÉSAILLES SUITE À L'INSULTE DE DUTERTE ENVERS OBAMA

Après que Duterte ait insulté Obama, ce dernier a annulé sa visite aux Philippines, puis des fonds internationaux ont retiré du marché philippin 58 millions de dollars en une journée.

https://fr.sputniknews.com/international/201609081027659783-philippines-duterte-obama-pertes/


ETATS-UNIS

LE MAUVAIS TOUR JOUÉ PAR LA CHINE À OBAMA

La prestance américaine en a pris un coup lors du G20 à Hangzhou: pas de tapis rouge, renvoi des journalistes sur le tarmac, moqueries...

http://m.20minutes.fr/monde/1918463-20160905-video-g20-tapis-rouge-absent-engueulade-tarmac-tweet-moqueur-arrivee-mouvementee-obama-chine#xtor=RSS-149


GOLDMAN SACHS INTERDIT À SES DIRIGEANTS DE FINANCER LA CAMPAGNE DE DONALD TRUMP

Officiellement pour éviter les conflits d'intérêt - sauf que cela ne s'applique pas à Hillary Clinton. Bref, les masques tombent et l'on voit qui l'oligarchie financière soutient.

https://francais.rt.com/economie/26051-goldman-sachs-interdit-ses-dirigeants-trump


INDE

LA PLUS GRANDE GRÈVE DE L'HISTOIRE EN INDE

Des dizaines de millions d'Indiens étaient dans la rue pour protester contre la politique économique, notamment le non-relèvement du salaire minimum et des privatisations massives.

http://www.directmatin.fr/monde/2016-09-03/linde-vecu-la-plus-grande-greve-de-lhistoire-humaine-737701


ALBANIE

L'ALBANIE AVANCE SUR LA CANDIDATURE À L'UE

Les négociations ont fortement avancé suite à une réunion début septembre entre représentants de l'Albanie et de l'UE.

http://www.express.co.uk/news/world/708860/Albania-on-course-to-join-EU-after-crunch-talks


DIVERS

L'UPR FRANCHIT LA BARRE DES 12000 ADHÉRENTS!

Avec un rythme d'adhésions en pleine accélération en ce début de précampagne présidentielle, l'UPR fondée par François Asselineau atteint 12000 adhérents! Soit 3 fois plus qu'EELV, plus que le Front de Gauche, et plus que l'UDI et le Modem qui sont absents sur le terrain.

www.upr.fr [1]

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samedi 10 septembre 2016

Pourquoi Macron a-t-il fait une conférence à la French American Foundation ?

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Cette photo est une saisie d'écran de l'annonce d'un "French American Breakfast" organisé ce 7 septembre 2016 pour les "Young Leaders" de la "French American Foundation France" (FAF) avec comme conférencier le "Young Leader" Emmanuel Macron, l'homme qui s'est mis en marche avec des milliers de "marcheurs" qui n'existent pas.

 

Cette petite perle est disponible sur le site même de la FAF : http://french-american.org/

Elle est l'occasion de faire deux observations essentielles :

 

  1. Une sur-représentation de la FAF dans les cercles gouvernementaux

 

Emmanuel Macron n'est pas le seul (ex)membre du gouvernement à faire partie de la French American Foundation.

On peut rappeler ici qu'en font aussi partie :

*François Hollande, Président de la République

  • *Pierre Moscovici : ex- ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur et actuel commissaire européen

  • *Marisol Touraine : ministre des affaires sociales et de la santéArnaud Montebourg : ex- ministre du redressement productif

    *Najat Vallaud- Belkacem : ministre de l'Éducation nationale

  • *Fleur Pellerin : ex-ministre Déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Économie Numérique

  • *Matthias Fekl : secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger

  •  

 

  1. Une relation de dominant à dominé

 

Selon l'histoire officielle véhiculée par Wikipedia, ce seraient «plusieurs personnalités politiques, universitaires et économiques» qui auraient «décidé», en 1975, «de créer un environnement d’échanges et de débats afin d’approfondir la relation entre la France et les États-Unis, et ce notamment pour pallier un contexte marqué par une certaine animosité dans les relations franco-américaines (avec le choc pétrolier, la trop grande importance du dollar et des désaccords géopolitiques)» .

 

La naissance de la French-American Foundation fut ainsi été officialisée en 1976 à Washington par les présidents Valéry Giscard d’Estaing et Gerald Ford, lors des célébrations du bicentenaire de la Déclaration d’indépendance américaine.

[Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/French-American_Foundation]

 

En réalité, il s'agit d'une structure que les services d'influence américains ont développé pour y sélectionner des "Young Leaders" - c'est-à-dire des jeunes Rastignac prêts à tout pour monter dans l'échelle sociale leur propre pays (tout comme Jules César sélectionnait de jeunes Gaulois pour en faire des agents d'influence de Rome).

Cette structure promeut ensuite ces "Young Leaders", notamment avec l'appui des médias, pour en faire de futurs dirigeants nationaux tout dévoués à Washington.

 

Le nombre d'anciens "Youngs Leaders" présents au sein du gouvernement français et la soumission totale de l'actuel Président de la République française (lui-même de la FAF) à la géopolitique et à la diplomatie américaine, sont des témoins éclatants de la réussite de cette stratégie d'infiltration américaine.

 

La preuve que le conte de fées wikipédien esquive ce qu'est la FAF en profondeur se trouve aussi dans le fait que Washington a développé ce genre de structure d'infiltration dans d'autres pays.

 

Il existe ainsi une "National-Italian-American-Foundation" (NIAF) dont est membre Federica Morgherini, actuelle commissaire européenne italienne et Haute Représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité

( https://fr.wikipedia.org/wiki/Federica_Mogherini )

 

Une autre preuve que cette "French-American-Foundation" n'est pas du tout une structure symétrique se trouve dans son intitulé même. Puisque cette association a deux antennes, une en France et l'autre aux États-Unis, l'antenne française aurait pu et dû s'appeler "Fondation franco-américaine". Ou du moins, les deux dénominations (en français et en anglais) auraient dû coexister des deux côtés de l'Atlantique.

 

Il n'en est rien. L'antenne française s'appelle "French-American-Foundation-France", ses réunions matinales s'appellent des "Breakfast", sa sélection de futurs dirigeants s'appelle "Young Leaders", etc.

Il s'agit bien d'une relation de dominant à dominé, de colonisateur imposant sa langue, ses objectifs et sa vision du monde à une poignée de jeunes ambitieux, sélectionnés parmi le peuple colonisé; pour être le relais de leurs nouveau maître.

 

Conclusion : les Français vont-ils se laisser imposer le plan de Washington : Juppé 2017, Macron 2022?

 

En s'exhibant sans vergogne comme le "Young Leader" (promotion 2012) invité à prendre la parole au "Breakfast" de la "French-American-Foundation-France", quelques jours après sa démission ultra-médiatisée du gouvernement, Macron apparaît clairement pour ce qu'il est, ou plus exactement pour ce que d'autres ont décidé qu'il serait.

.

Macron est le futur fantoche que Washington a décidé de promouvoir en 2022 à l’Élysée, après avoir promu médiatiquement Alain Juppé - "Young Leader" (promotion 2012) - qu'ils ont décidé de faire élire en 2017 (avec Nicolas Sarkozy comme plan-B si Juppé virait dans le fossé).

 

La question est de savoir si les Français vont se laisser avoir, une fois de plus, au lavage de cerveau médiatique quotidien en faveur de Juppé et de Macron, et vont se laisser influencer par les sondages-gags donnant des scores de popularité extraordinaires à ces deux "Young Leaders".

 

Ou bien est-ce que les Français vont se redresser et se dire que ça suffit, qu'ils ont enfin compris, et qu'en 2017, ils ne se laisseront plus manipuler.

 

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vendredi 9 septembre 2016

Yves Jégo et Arnaud Montebourg interdisent François Asselineau de leur “Grand Oral de l’Élysée”

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C’est un nouveau déni de démocratie et une nouvelle censure que viennent de subir François Asselineau, l’UPR, ses 11 960 adhérentes et adhérents, ses 20 000 sympathisantes et sympathisants supplémentaires inscrits sur notre base de données et ses 190 000 électeurs des élections régionales du 6 décembre 2015. Yves Jégo et le “Young Leader” de la FAF Arnaud Montebourg, qui sont les co-organisateurs avec la société Romain Mouton Conseil (un proche d’Yves Jégo) des “Assises du Produire en France” à Reims ces 8 et 9 septembre, ont décidé de consacrer la matinée du vendredi 9 septembre à un « Grand Oral de l’Élysée » pour permettre aux candidats à l’élection présidentielle de présenter, leurs propositions en faveur du patriotisme économique autour du thème de l’année, et cela devant notamment 500 chefs d’entreprises.

Or nous avons appris, fin août, que ce prétendu « Grand Oral » - relayé par la grande presse nationale - ne comporterait que 10 candidats présumés, présentés dans cet ordre : Alain Juppé, Arnaud Montebourg, Bruno Le Maire, Cécile Duflot, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Christophe Lagarde, Bastien Faudot et Jacques Cheminade.

François Asselineau n’ayant reçu aucune invitation, les équipes de l’UPR sont immédiatement intervenues, par courriels et par téléphone, pour obtenir qu’il soit invité à s’exprimer dans les mêmes conditions que ces 10 candidats présumés. Malgré nos demandes insistantes et nos relances, c’est une fin de non-recevoir qui nous a été systématiquement opposée, sur la base d’arguments sur mesure et de mauvaise foi. Pour rendre notre demande plus solennelle, François Asselineau a écrit le 1er septembre une lettre très circonstanciée à MM. Jégo et Montebourg, pour leur demander instamment d’avoir droit à s’exprimer devant la presse et les 500 responsables d’entreprises sur ce sujet qui est au centre des préoccupations de l’UPR. Nos lecteurs trouveront ci-après cette lettre, qui a été transmise à la fois par la Poste et par courriel et dont nous nous sommes assurés, par des appels téléphoniques aux secrétariats respectifs de MM. Jégo, Montebourg et Mouton, que ces trois personnes en avaient eu connaissance dès e 1er septembre, il y a huit jours. Pour que l’information de tous nos lecteurs soit complète, nous précisons que nous n’avons obtenu aucune réponse à ce courrier, et cela malgré nos demandes téléphoniques répétées. Cela signifie que non seulement MM. Jégo et Montebourg ont sciemment décidé d’empêcher François Asselineau de venir s’exprimer à la tribune et de faire ainsi connaître ses analyses et se propositions, mais qu’ils n’ont même pas eu la courtoisie ni le courage de répondre. Comme il est à craindre que cette censure féroce qui nous est opposée ne préfigure celle des prochains mois, nous estimons nécessaire que le maximum d’internautes interviennent immédiatement pour faire part de leur indignation à MM. Jégo, Montebourg et Mouton. Nous appelons donc tous nos adhérents, tous nos sympathisants, tous nos lecteurs, et plus généralement tout citoyen soucieux de faire respecter l’égalité de traitement entre les futurs candidats à l’élection présidentielle, à écrire un message de protestation - en restant toujours poli dans la forme, mais précis dans le fond - aux adresses Internet publiques suivantes :

Pour M. Yves Jégo : yjego@assemblee-nationale.fr spjego@ville-montereau77.fr

Pour M. Arnaud Montebourg : contact@arnaudmontebourg.fr

Pour la société organisatrice de la manifestation :

adresse de RM Conseil : assises@rmconseil.eu

Pour M. Romain Mouton responsable événementiel : rm@rmconseil.eu Par ailleurs, la teneur de cette censure et la lettre ci-dessous peuvent opportunément être diffusées le plus largement possible sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.).

Nous conseillons aussi d’intervenir massivement : - sur la page Facebook d’Yves Jégo : https://www.facebook.com/YvesJegoUDI/ - sur la page Facebook d’Arnaud Montebourg : https://www.facebook.com/arnaudmontebourg.fr/?fref=ts

 

Appel validé par l’ensemble du BUREAU NATIONAL DE L’UPR

============================================================== Lettre adressée le 1er septembre à MM. Yves JEGO et ARNAUD MONTEBOURG parrains des “Assises du Produire en France” des 8 et 9 septembre 2016 -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le Président

Paris, le jeudi 1er septembre 2016

Lettre recommandée avec accusé de réception

À l’attention de MM. Arnaud Montebourg et Yves Jégo, initiateurs et parrains des Assises du Produire en France (avec accusé de réception)

 

Messieurs les parrains des Assises du Produire en France,

 

Vous avez été conjointement à l’initiative de la création, en 2015, des « Assises du Produire en France », évènement destiné à la défense des produits, emplois et savoir-faire français, et vous êtes les parrains de la deuxième édition qui se tiendra les 8 et 9 septembre prochains à Reims.

Présenté par l’organisation des Assises comme son « temps fort », un « Grand Oral de l’Élysée » doit permettre aux candidats à l’élection présidentielle de présenter, le vendredi 9 septembre au matin, leurs propositions en faveur du patriotisme économique autour du thème de l’année, et cela devant notamment 500 chefs d’entreprises.

Ce « Grand Oral » des candidats a déjà fait l’objet d’une médiatisation importante et entamée de longue date par l’organisation des Assises. Dans son édition du 25 mars dernier, le Figaro faisait déjà état, dans un article lui étant consacré et « interrogeant l'entourage d'Yves Jégo », de la volonté d’inviter « l’ensemble des candidats sérieux », de « Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, à venir s'exprimer. » La participation de 10 candidats (« Les premiers candidats à avoir confirmé ») a depuis lors été annoncée sur le site internet de cette manifestation et présentée dans cet ordre : Alain Juppé, Arnaud Montebourg, Bruno Le Maire, Cécile Duflot, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Christophe Lagarde, Bastien Faudot et Jacques Cheminade.

Je m’étonne à double titre : tout d’abord de n’avoir à aucun moment été invité par les Assises à participer à ce « Grand Oral », alors que la question du patriotisme économique est au cœur des préoccupations de l’Union Populaire Républicaine depuis sa création il y a 9 ans, et que je suis moi-même candidat à l’élection présidentielle de 2017. Ensuite et plus gravement, alors que mes équipes sont, depuis, entrées en contact avec l’organisation des Assises afin de corriger ce qui n’était, je le présume, qu’un oubli malencontreux, d’apprendre que ma présence n’était ni envisagée ni même souhaitée.

Plusieurs arguments ont été avancés pour justifier les barrières à l’entrée à ce « Grand Oral », permettant, probablement, de distinguer les « candidats sérieux » des autres : la présence d’un candidat au dernier scrutin présidentiel, la nécessité d’avoir des élus au Parlement ou la représentativité électorale.

Je crois à ce propos nécessaire de vous rappeler quelques éléments purement factuels :

- Lors de l’élection présidentielle de 2012, ni l’UDI de Jean-Christophe Lagarde ni le MRC de Bastien Faudot n’étaient présents au premier tour du scrutin.

- Au cours des dernières élections nationales (régionales du 6 décembre 2015), l’UPR a présenté 1971 candidates et candidats et obtenu 190 000 suffrages (0,9% des voix), soit bien davantage que Jacques Cheminade n’en avait obtenu à l'élection présidentielle de 2012 (89 000 voix) ou que le MRC de Bastien Faudot, qui n'a pas même été en mesure de présenter de liste à ces élections régionales.

- Le parti de Jacques Cheminade n’a aucune représentation parlementaire, Nicolas Dupont-Aignan est le seul représentant de sa formation, et le Front National de Marine Le Pen n’en compte que deux à l’Assemblée nationale.

- Malgré le silence des grands médias, l’UPR est devenu le parti politique français en plus forte croissance et compte près de 12 000 adhérents. Soit bien plus que les partis de nombre des participants pourtant invités à ce « Grand Oral ».

- Enfin, le site Internet de l’UPR se classe régulièrement au 1er ou 2e rang des sites les plus consultés de tous les partis politiques français (Classement « Alexa ranking ») et tous les sondages en ligne disponibles actuellement sur lnternet me créditent de scores très significatifs à la prochaine élection présidentielle.

Ces simples faits suffisent à démontrer le caractère aléatoire des « barrières » avancées par l’organisation des Assises pour empêcher l’UPR de prendre la parole lors de cette manifestation.

Mais je crois devoir surtout mettre en lumière un problème de fond : en refusant la présence de l’UPR, les Assises du Produire en France privent le public de la possibilité de nourrir sa réflexion en ayant accès aux thèses du seul parti fondé pour permettre aux Français de se rassembler, au-delà du clivage droite-gauche, afin de faire sortir la France de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Que l'on y soit favorable ou hostile, nos analyses très fouillées et nos propositions ne peuvent en tout cas pas être considérées comme fantaisistes ou dénuées d’arguments. La participation de l’UPR est donc non seulement légitime mais également nécessaire en raison de l’originalité de la parole qu’elle porte sur les questions abordées dans le cadre des Assises du Produire en France et le thème du patriotisme économique.

Du reste, je tiens à souligner que la légitimité issue de mon parcours personnel me permettra d’apporter un éclairage utile sur les questions économiques abordées lors de ces Assises. Inspecteur général des Finances, j'ai travaillé pendant plusieurs années à la direction de Bercy en charge du commerce extérieur et travaillé au poste d'expansion économique de l'ambassade de France au Japon. J'ai été conseiller pour les affaires internationales au cabinet du ministre de l'industrie et du commerce extérieur, Gérard Longuet, puis conseiller pour l'Asie, l'Océanie, l'Amérique latine et les questions économiques au cabinet du ministre des affaires étrangères Hervé de Charette. J'ai enfin été nommé Délégué général à l'Intelligence économique par le ministre de l’économie Nicolas Sarkozy en 2004.

Pour toutes ces raisons, d'expertise et d'expérience professionnelle sur le sujet abordé tout autant que de représentativité politique, et conformément à ce que nous avons déjà demandé depuis plusieurs jours par téléphone aux organisateurs, le Bureau National de notre formation vous demande officiellement que je puisse prendre la parole, dans les mêmes conditions que les autres candidats présumés à l'élection présidentielle. Nous notons d'ailleurs que plusieurs de vos invités n’obtiendront pas les 500 parrainages requis puisqu’à notre différence, nous savons qu’ils ne les cherchent pas. Force est donc de constater que, selon les propres critères de « sérieux » des Assises, notre demande est légitime.

Compte-tenu de votre engagement à ouvrir un débat démocratique sur l’avenir de l’économie française, je n’ose croire que vous cautionnerez la décision de priver de parole un mouvement en pleine expansion comme l’UPR, à l’heure d’une échéance cruciale pour notre pays.

Dans l’attente d’une réponse très rapide compte-tenu de la proximité de l’échéance, je vous prie, Messieurs, de bien vouloir trouver ici l’expression de ma considération distinguée.

 

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jeudi 8 septembre 2016

Réunion publique de rentrée à Saintes en Charente-Maritime le samedi 10 septembre 2016 à 20h00

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Cette conférence-débat est gratuite et ouverte à tous.

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Cette première grande réunion publique de rentrée s'inscrit dans le cadre de la pré-campagne des échéances électorales décisives de 2017.
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LIEU
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Salle Saintonge, rue Fernand Chapsal - 17100 SAINTES
[ http://www.ville-saintes.fr/…/les-…/673-salle-saintonge.html ]

 

 

DÉROULEMENT DE LA SOIRÉE
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- 19h30 : Ouverture des portes et début de l'accueil du public.

 

- 20h00 : Début de la soirée
François Asselineau prononcera une conférence (avec support vidéo) sur le thème :
"COMMENT SORTIR LA FRANCE DU DÉSASTRE ?"
(durée approximative : 60 à 70 minutes)

 

- Vers 21h10 : Grand débat sur la situation de la France et du monde, sur l'état de déliquescence de la scène politique française, et sur les élections présidentielle et législatives de 2017.
Réponses à toutes les questions du public.

 

(durée approximative : 1 heure 30 à 2 heures)

 

- Vers 23h00 : Verre de l'amitié avec les participants.
L'occasion de rencontrer personnellement François Asselineau.

 

- Vers 23h45 : Fin de la réunion dans la salle Saintonge.

 

- De minuit à 02h00 : Les personnes désireuses d'achever la soirée de façon conviviale, en notre compagnie et celle de nos responsables régionaux et de nos militants de Charente Maritime, pourront venir souper ou prendre un verre dans une brasserie ouverte tard le soir.

 

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MODALITÉS D’ACCÈS
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La soirée est ouverte à toutes et à tous : adhérents, sympathisants, ou simples curieux.

 

La participation à la conférence, au débat et au verre de l'amitié est totalement gratuite.

 

Les personnes souhaitant achever la soirée en compagnie des militants UPR de Charente Maritime et de François Asselineau devront en revanche payer leur consommation dans la brasserie "Les saveurs du monde", complexe Saintes-Végas qui nous accueillera à partir de minuit. 
Menu à 20€
Salade campagnarde Ou salade de gésiers
Escalope de à la crème et champignons Riz Ou Pavé de saumon grillé sauce béarnaise riz
Dessert unique surprise
Vin rouge ou rosé en carafe - café

 

Les personnes désireuses d'adhérer à l'UPR ou de prendre contact avec nos responsables et militants régionaux et locaux auront tout le loisir de le faire au cours de cette soirée.

 

Toute l'équipe de l'UPR vous souhaite une bonne soirée.

 

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Je remercie beaucoup par avance l'équipe de militants de Charente Maritime pour l'organisation de cette soirée dans la plus belle salle municipale de la ville de Saintes.

 

François Asselineau
27 août 2016

 

 

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mercredi 7 septembre 2016

SAPIR sur TV Libertés: les omissions révélatrices

SAPIR 1

Une interview réalisée par le média « alternatif » TV Libertés le 5 septembre 2016, dont voici le lien

 

https://www.youtube.com/watch?v=lqOhMuwLhP8

 

 

Qui est Jacques Sapir? (source: wikipedia)

 

Jacques Sapir est un théoricien de l'économie qui s'est fait un nom sur des positions hétérodoxes très marquées sur plusieurs sujets et un engagement politique à la gauche de la gauche. Ses thèses sont également étudiées par la mouvance souverainiste, famille politique dont il s'est, avec le temps, rapproché.

Il a pris position pour la « démondialisation ». Après s'être interrogé sur l'avenir de la zone euro et l'éventuelle nécessité pour la France de sortir de l'euro, il plaide désormais pour une dissolution de la monnaie unique. » [1]

 

 

A ceci près que pour Sapir, il n'est pas question d'abandonner définitivement toute gestion commune de la monnaie, dans un éventuel nouveau cadre européen [2]

Qu'est- ce que “TV Libertés” ?

 

TV Libertés est un média créé par Martial Bild:

« Martial Bild, né le 12 novembre 1961 dans le 17e arrondissement de Paris, est un homme politique et journaliste français. Cadre du Front national de 1980 à 2008, il cofonde le Parti de la France en 2009 et TV Libertés en 2014. »

Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Martial_Bild

 

 

 

Cette émission est à mon avis révélatrice de ce que nous subissons sur le plan idéologique à chaque fois qu'on aborde la question européenne:

Même quand il s'agit d'un média hors « mainstream », même lorsque l'invité se présente comme un véritable euro-sceptique, deux caractéristiques sont récurentes et inévitables:

 

Le rôle des Etats- Unis dans la construction européenne est soit occulté, soit minimisé, et la question de l'indépendance de la France est soigneusement évitée au profit du concept ambigu de souverainisme.

 

Définition par wikipedia:

« Il s'agit d'un mouvement récent lié à la construction de l'Union européenne. Les souverainistes militent parfois pour une Europe confédérale, « l'Europe des nations », où l'autonomie politique des nations est préservée et respectée. Ils s'opposent en cela aux partisans du fédéralisme européen. »[3]

 

Un fois qu'on a compris ces ambiguités de sens, on comprend du même coup pourquoi au cours de cette émission, pas une fois le nom de François Asselineau n'est mentionné.

 

 

Les Français ne doivent en effet pas comprendre que l'euro et la construction européenne sont

une machine de guerre américaine pour vassaliser l'ensemble du continent européen au profit de

Washington. Que, vu des États-Unis, l'Allemagne n'est que la vassale n°1, chargée de piloter la Tour de Babel européenne. Vassale mais soumise comme les autres, et non pas égale.

 

Qu'en conséquence, la solution du problème européen n'est pas qu'une question technique entre partenaires “souverains”.

 

 

CONCLUSION

 

François Asselineau est le seul responsable politique français, et le seul candidat à la présidence de la République, qui donne aux Français la clé de compréhension :

 

1)- la France est en train d'être colonisée et détruite par la machination de la "construction européenne".

 

2)- cette machination, spécialement ingénieuse, a été conçue et est pilotée par les États-Unis (et les oligarchies qui sont derrière) depuis plus de 60 ans.

 

3)- il n'y a pas de salut pour la France sans dénonciation au plus vite de cette "guerre invisible" qui nous est menée par les États-Unis, et que Mitterrand avait révélée sans faux-semblant au journaliste George- Marc Benhamou, quelques semaines avant de mourir. [4]

 

4)- cette dénonciation impose la sortie unilatérale de l'UE et de l'euro par l'article 50 du TUE, ainsi que la sortie de l'OTAN.

 

5)- toute la classe politique française est encombrée par des mouvements de pseudo-opposition qui ne sont que des leurres pour entraver ce processus de libération nationale.

 

Qu'ils soient financés par des relais des services d'influence américains (c'est le cas du Front National, par la secte Moon et Causa International entre 1985 et 1992 au moins ; c'est le cas des mouvements "trotskystes" ou "maoïstes" qui l'ont été depuis les années 50), ou que leurs dirigeants aient été présélectionnés par la French American Foundation (François Hollande, Nicolas Dupont-Aignan, Arnaud Montebourg, etc.), tous ces "opposants" ont pour particularités essentielles :

 

- de ne jamais expliquer aux Français le vrai rôle des États-Unis dans la "construction européenne"

  • de ne jamais proposer aux Français d'en sortir pour de bon.

 

C'est aussi le cas des “personnalités”, critiques, journalistes, économistes (atterés ou pas..., euro-sceptiques, euro- critiques ou “souverainistes”...) ou même philosophes, qui passent en boucle dans les médias (“mainstream” ou “alternatifs” sur internet).

 

 

Nous sommes ici au coeur de ce que doit être la campagne présidentielle. Comme le disait Charles de Gaulle que François Asselineau citait en préambule de la présentation de son programme,

 

 

« le vrai sujet de l'élection présidentielle, c'est l'indépendance de la France. ».

 

 

Nous comprenons ici pourquoi il est le seul candidat dont même le nom ne doit jamais être prononcé dans les grands médias télévisés et radiophoniques du pays comme dans dans les pseudo “médias alternatifs” sur internet.

 

Mais, comme disait aussi de Gaulle, « en France, seul le peuple est patriote, les bourgeois ne le sont pas. ». C'est ce qui explique pourquoi l'UPR est boycottée par les pseudo-élites mais qu'elle rencontre un succès grandissant dans le peuple.

 

. L'UPR connaît désormais une ascension de plus en plus spectaculaire, qui étonne et inquiète tout le microcosme politique, journalistique et syndical. [5]

 

Nous sommes persécutés médiatiquement pour le moment, mais l'avenir nous appartient.

 

 

 

 

 

 

NOTESPowered by TCPDF (www.tcpdf.org)

NOTES

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Sapir

 

 

[2]

« Une fois ces politiques mises en place, il deviendrait possible, si un accord politique se dessinait entre certains pays de l’ex-zone Euro, d’aboutir à une « co-fluctuation » des taux de change, avec des révisions périodiques (tous les ans) pour tenir compte de la détérioration ou de l’amélioration du taux de change réel (soit le taux nominal corrigé de l’inflation et de la productivité). En fait, il serait possible d’aboutir à un système monétaire « européen » (ou sur une partie de l’Europe) qui respecterait les spécificités nationales en matière de modèle social et de modèle productif, qui garantirait la flexibilité nécessaire pour que chaque pays puisse s’ajuster en cas de crise et qui dans le même temps serait relativement stable par rapport à l’extérieur. Nous aurions l’équivalent du Système Monétaire Européen mais sans les inconvénients qu’il avait à l’époque”.

Source:

https://www.les-crises.fr/sortir-de-leuro-par-jacques-sapir/



[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Souverainisme



[4]

Le testament politique du Président François Mitterrand qui, dans le livre de Georges-Marc Benamou confiait aux Français :

« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. » [

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Dernier_Mitterrand



[5] L’UPR est le seul mouvement politique en France qui publie en temps réel le nombre de ses adhérents

11949 (7 septembre 2016)

https://www.upr.fr/

 



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