lundi 25 décembre 2017

Faut-il vraiment interdire Russia Today en France?

Publié le 22 DÉCEMBRE 2017 dans Jusqu’ici, tout va bien…

Faut-il révoquer l’autorisation de diffusion accordée au média russe Russia Today? C’est ce que demande un collectif de « spécialistes de la Russie » dans une tribune publiée par Le Monde. On s’amusera de cette initiative qui en dit long sur le deux poids deux mesures qui domine une certaine intelligentsia française.

TL PRESSE RT

Russia Today a mauvaise presse en France, délivrée par le président de la République lui-même. On se souvient de sa sortie en conférence de presse où il expliquait le rôle néfaste de ce média russe.

Il est donc de bon ton de noircir le tableau en expliquant urbi et orbi que Russia Today est une officine de propagande au service du gouvernement russe, voire de Vladimir Poutine lui-même. Ses détracteurs ne sont pas loin d’accuser Poutine de dicter lui-même chaque matin les titres et les articles que ce média publie.

Russia Today et la propagande

J’ai moi-même accordé plusieurs interviews à Russia Today, ainsi qu’à Sputnik, héritière de l’agence soviétique Novosti. Je n’ai jamais ignoré qu’il s’agissait de médias financés par le pouvoir russe, comme je le sais de Radio France, de France 2, de nos chaînes parlementaires ou de l’AFP. Si j’ajoute à cette énumération le liste des titres qui reçoivent des subventions publiques pour (tenter d’)assurer l’équilibre de leurs comptes, je dois englober la majorité de la presse française.

Y a-t-il une différence entre une interview à Russia Today et une interview accordée à un média français peu ou prou détenu par le gouvernement?

Je ne voudrais pas ici faire d’angélisme. Mais ni Russia Today ni Sputnik n’ont jamais orienté le cours de mes réponses. En revanche, durant la campagne des présidentielles, je peux dresser la liste impressionnante de médias français subventionnés qui m’ont explicitement demandé de donner des réponses favorables à Emmanuel Macron ou qui m’ont déprogrammé lorsque je refusais de le faire.

J’ai encore le souvenir étonnant d’une journaliste de l’AFP m’interviewant sur les entrepreneurs et Macron. Trois ou quatre fois, elle m’a posé cette question fascinante: « Bon, mais vous êtes pour Macron, tout de même! » Sans beaucoup chercher, je dois pouvoir récolter une bonne dizaine de témoignages identiques venant de gens qui ont été blacklistés pendant la campagne électorale par des médias français pour défaut de macronisme primaire.

Lors d’une interview que j’ai donnée à Russia Today, j’ai interpellé en off la journaliste qui l’interrogeait sur ses rapports avec le pouvoir. Sa réponse m’a parue assez convaincante: « quand j’ai atterri à Roissy, j’ai vu le titre de Libé demandant de voter Macron. Un journaliste russe ferait une telle propagande, tous les médias français crieraient au scandale et à la dictature ».

Cela ne signifie pas que Russia Today soit plus honorable, plus libre, plus objectif que Libération ou Le Monde. Cela signifie simplement qu’il n’existe pas de différence de nature entre Russia Today et la presse française aux ordres.

La France aime la presse aux ordres

Au demeurant, en dehors de Russia Today et de Sputnik, la presse française s’accommode très bien d’homologues étrangères tout aussi inféodées qu’elle à des pouvoirs envahissants. On citera l’exemple d’Aljezeera, lancée par l’émir du Qatar en personne et qui diffuse sans complexe une vision très orientée de l’actualité.

Pourquoi trouve-t-on en France des spécialistes de la Russie qui écrivent au CSA pour demander l’interdiction d’émettre de Russia Today, alors qu’on ne trouve pas de spécialistes du Qatar qui demandent la même chose pour Aljezeera? C’est le tropisme de l’intelligentsia française qui traverse les époques.

Doit-on en conclure que l’intelligentsia française d’aujourd’hui est plus clémente vis-à-vis des régimes autoritaires qui sévissent dans le monde musulman, que vis-à-vis du régime russe? En tout cas, la culture de l’excuse a ses têtes: elle s’épanouit mieux sous certains climats et craint manifestement le froid sibérien.

Promouvoir la démocratie ou lutter contre l’influence russe?

Pour le reste, on a bien compris la logique de stigmatisation qui affecte un média comme Russia Today. Il s’agit, pour la énième fois, de prendre prétexte des libertés pour mener un combat géopolitique vieux comme le monde.

Le travail est ici fait proprement. Il n’est pas mené à coup de communiqués de presse envoyés par une ambassade ou un parti politique. Dans la guerre idéologique, il vaut mieux avancer sous le masque « d’experts », de « spécialistes » qui, au nom de l’impartialité scientifique, appellent de leurs voeux les plus nobles un flash totalitaire en bonne et due forme.

Dans le cas d’une suspension de Russia Today, il ne s’agirait en effet de rien d’autre que d’une décision arbitraire: on interdit les médias russes, mais on autorise les autres. Pour quel motif? les libertés bien sûr dont une partie de l’intelligentsia française semble très bien s’accommoder d’une application à géométrie variable.

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Malgré la mobilisation de la rue, les députés approuvent la réforme des retraites

Le Parlement argentin a adopté le très controversé projet de loi sur les retraites. La réforme, qui prévoit de réduire l’augmentation des pensions et de repousser l’âge de départ à la retraite, est destinée à faire 5 milliards d’euros d’économie.

ACT ARGENTINE

La réforme prévoit de réduire l’augmentation des pensions, en l’indexant sur l’indice officiel mesurant la hausse des prix, et de repousser l’âge de départ à la retraite de 65 à 70 ans pour les hommes et de 60 à 63 ans pour les femmes.

La forte mobilisation dans la rue n’y aura rien fait. Les députés de Cambiemos, la coalition au pouvoir, ont obtenu 128 voix en faveur du projet de loi, 116 ont voté contre et deux se sont abstenus.

La chaîne de télévision argentine Todo Noticias fait état de 162 blessés au cours des affrontements à Buenos Aires entre la police et les manifestants (...)

Selon le quotidien argentin La Nacion, il y a 88 policiers parmi les blessés.

La plupart des contestataires, rassemblés à l’appel de syndicats et de partis politiques d’opposition, ont manifesté pacifiquement, quand plusieurs centaines de casseurs ont attaqué les forces de l’ordre en leur jetant des pierres, des bouteilles et des fumigènes.

La police antiémeute a tiré des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène, après avoir éprouvé des difficultés à éloigner les manifestants les plus déterminés.

Au pouvoir depuis fin 2015 et net vainqueur des législatives partielles d’octobre, le président de centre-droit, Mauricio Macri, tenait à cette réforme pour assainir la situation budgétaire de la troisième économie d’Amérique latine. Il envisage deux autres réformes polémiques : une réforme du Code du travail et une autre fiscale.

Source :

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article158683

https://fr.sputniknews.com/international/201712191034391041-reforme-retraite-argentine-protestations/

http://www.france24.com/fr/20171219-argentine-reforme-retraites-manifestations-affrontements

https://aphadolie.com/2017/12/24/argentine-plus-de-160-blesses

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dimanche 24 décembre 2017

Législative partielle dans le Val-d’Oise : Lionel Mabille (Upr) retente sa chance

Un article proposé par H.J. (UPR 23)

Déjà candidat aux élections législatives de juin dernier, le prof de maths au lycée Camille-Pissarro défendra le programme de l'Upr et le Frexit cher à François Asselineau.

ACT ELECTION 95

Pas de changement (non plus) du côté de l’Union populaire républicaine (Upr). Déjà candidat en juin dernier dans la 1re circonscription du Val-d’Oise, avant que le scrutin ne soit invalidé par le Conseil constitutionnel, Lionel Mabille, 50 ans, professeur agrégé de mathématiques au lycée Camille-Pissarro de Pontoise, va retenter sa chance à l’élection législative partielle.

Le Frexit en chiffre

Lionel Mabille se présente avec plusieurs théories, sur l’Europe et sur l’économie principalement. Il indique qu’il défendra le programme de l’Upr, et notamment le Frexit, que François Asselineau, le candidat de son parti à l’élection présidentielle de 2017 (qui a recueilli 0,92 % des voix, Ndlr) « propose au peuple français depuis plus de 10 ans et dont il s’est imposé comme l’unique représentant. »

Si ce père de deux enfants a voté « oui » au référendum sur le traité de Maastricht le 20 septembre 1992, Lionel Mabille confie qu’il « s’est mis à douter progressivement du bien-fondé de la « construction européenne » au cours des années 2000. » Il a notamment réalisé une étude mathématique sur le sujet. Selon lui, cette dernière démontre « que la nouvelle pondération des voix dans le processus de décision entre États, proposée par la Convention européenne sous l’égide de Valéry Giscard-d’Estaing, pour remplacer les mécanismes issus du traité de Nice, conduit à accroître significativement le poids politique de l’Allemagne. » En 2003, les journaux Le Monde et Libération avaient d’ailleurs fait écho à cette étude, « de même que certains titres étrangers comme Gazeta Wyborcza et El Mundo », précise le candidat. Si elle est vraisemblablement restée sans suite, le Quai d’Orsay l’a cependant convoqué pour une entrevue non officielle sur le sujet après la publication de son étude.

C’est en découvrant les conférences de François Asselineau sur Internet que Lionel Mabille a définitivement basculé dans l’opposition au principe même de la prétendue « construction européenne ». En juin 2014, il a ainsi adhéré à l’Upr, dans la foulée des élections européennes de mai 2014. En décembre 2015, il était candidat sur la liste Upr conduite par François Asselineau lors des élections régionales d’Île-de-France.

François Asselineau en renfort

En juin 2017, il était déjà candidat titulaire (Upr) dans la 1re circonscription du Val-d’Oise. Il a recueilli 0,97 % des suffrages exprimés au premier tour. « évidemment, mon élection paraît improbable. Même avec la forte abstention attendue, cela me paraît difficile d’y croire. Mais je donnerai tout pour convaincre les électeurs de me faire confiance en espérant faire un meilleur score », admet Lionel Mabille.

Le candidat a organisé une réunion publique le jeudi 14 décembre, à 20h, au Dôme de Pontoise, en présence de François Asselineau et de Vincent Brousseau, « un économiste qui a travaillé 15 ans à la Banque centrale européenne (Bce) », précise le candidat.

https://actu.fr/ile-de-france/pontoise_95500/legislative-partielle-dans-val-doise-lionel-mabille-upr-retente-chance_14622068.html

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Autriche: trois ministères régaliens pour l'extrême droite, pas de référendum sur l'UE

Le nouveau gouvernement autrichien formé par la droite et l'extrême droite, entrée en force avec trois ministères régaliens, a confirmé son "engagement européen" et exclu tout référendum sur une éventuelle sortie de l'UE, tout en revendiquant davantage de marge de manoeuvre pour les Etats membres.

ACT AUTRICHE ELECTIONS

La nouvelle majorité a "un engagement européen clair, avec l'objectif de renforcer la subsidiarité" au sein de l'Union européenne, a déclaré samedi le futur chancelier conservateur Sebastian Kurz (ÖVP), qui prendra ses fonctions lundi.

"Nous souhaitons une coopération européenne plus poussée dans les domaines où cela se justifie, comme la défense des frontières, mais davantage de compétences laissées aux Etats à chaque fois que c'est possible", a-t-il expliqué, lors de la présentation à Vienne du pacte de gouvernement scellé vendredi soir.

M. Kurz, 31 ans, qui deviendra le plus jeune dirigeant au monde, s'exprimait aux côtés du chef du parti d'extrême droite FPÖ, Heinz-Christian Strache, futur vice-chancelier.

Ce parti, qui signe son retour dans l'exécutif après une expérience mitigée dans les années 2000, décroche également les ministères régaliens de la Défense, des Affaires étrangères et de l'Intérieur. Ces deux derniers porte-feuilles lui avaient jusqu'à présent toujours échappé.

Cette alliance vient couronner une année faste pour l'extrême droite en Europe, avec une forte progression aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, sans toutefois parvenir à s'y hisser au pouvoir.

- 'Evènement historique' -

"J'applaudis notre ami (Heinz-Christian Strache, ndlr)", a déclaré Geert Wilders, le patron du Parti néerlandais pour la Liberté, en marge d'une réunion des chefs de partis d'extrême droite européens à Prague. La Française Marine Le Pen a salué un "évènement véritablement historique".

M. Strache a toutefois admis qu'à la demande de M. Kurz, "la question d'une sortie de l'UE a été exclue" des points qui pourront être soumis à des consultations populaires, que le FPÖ souhaite promouvoir. " Nous aurions souhaité un champ plus large", a-t-il avoué.

Pour le politologue Anton Pelinka, même si le FPÖ, arrivé troisième aux législatives anticipées du 15 octobre, obtient davantage de prérogatives qu'il n'en a jamais eues jusqu'à présent, "l'ÖVP s'est imposée sur les points les plus importants, à commencer par la politique européenne".

M. Kurz conservera ainsi la haute main sur les dossiers européens alors que l'Autriche présidera l'UE au second semestre 2018.

Comme attendu, le programme de gouvernement comporte une série d'allégements fiscaux et de mesures destinées à combattre l'immigration illégale et à restreindre le bénéfice des aides sociales autrichiennes pour les étrangers.

"Nous voulons alléger la pression fiscale, nous voulons renforcer notre économie, ce qui améliorera notre système social", a promis M. Kurz. Mais "en premier lieu, nous voulons améliorer la sécurité dans notre pays, y compris en combattant l'immigration illégale".

Les questions de l'immigration et de l'islam ont dominé la campagne qui a mené à la victoire de M. Kurz aux législatives, deux ans après la grande vague de réfugiés en Europe en 2015.

Le jeune leader conservateur, qui se flatte d'être un des principaux artisans de la fermeture aux migrants de la route des Balkans en 2016, en tant que ministre des Affaires étrangères, s'est nettement rapproché des positions du FPÖ dans ce dossier, ouvrant la voie à la nouvelle coalition.

- Lieu de défaite des Ottomans -

La présentation du programme de gouvernement s'est déroulée sur le mont du Kahlenberg à Vienne, un site à haute portée symbolique car c'est de là que prit fin le siège de Vienne et que débuta la reconquête de l'Europe centrale par les forces chrétiennes contre les Ottomans en 1683.

Interrogé à ce sujet, M. Kurz a indiqué n'avoir "pas personnellement choisi le lieu", et estimé qu'il ne fallait "pas chercher à lui accorder une signification trop importante".

"Sans vouloir y accorder une importance disproportionnée", le choix de ce lieu "a une certaine signification, au moins pour le FPÖ", a toutefois souligné le politologue Thomas Hofer.

M. Strache avait durant sa campagne multiplié les allusions au risque d'"invasion de masse" et de "guerre civile" si l'immigration n'était pas jugulée. Il avait également estimé que "l'islam n'a pas sa place en Autriche".

Artisan d'une alliance du FPÖ avec le parti Russie unie de Vladimir Poutine, M. Strache est par ailleurs favorable à un rapprochement entre l'Autriche et le groupe de Visegrad, qui comprend des pays ouvertement eurosceptiques comme la Pologne et la Hongrie.

En 2000, l'entrée du FPÖ au gouvernement avait provoqué des sanctions européennes. Mais ce scénario est jugé très improbable aujourd'hui, dans un contexte général de montée des partis populistes et antimigrants, et alors que M. Strache, 48 ans, a veillé à lisser l'image de sa formation.

http://www.lavoixdunord.fr/282068/article/2017-12-16/autriche-trois-ministeres-regaliens-pour-l-extreme-droite-pas-de-referendum-sur#

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Les électeurs autrichiens vont pouvoir découvrir que les politiques migratoires ne dépendent pas des états membres mais de la Commission, avec sanctions à la clé en cas de désobéissance via la CJUE. Les politiciens de la nouvelle coalition le savent parfaitement, comme Marine Le pen d'ailleurs, mais l'important était de gagner les élections...  P.G.

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L’UE fait tomber les frontières pour la circulation des données

L’UE a fait un pas de plus vers la conclusion d’un projet clé du marché unique numérique après que des diplomates européens se sont accordés pour supprimer les règles obligeant le stockage des données dans un seul pays.

ACT UE DATA

Le règlement sur la libre circulation des données, qui couvre toutes les données non personnelles, vise à créer un marché unique du stockage et du traitement de données.

Le projet de loi a avancé au sein du Conseil de l’UE à une vitesse folle, signe d’un haut niveau de consensus dans l’organe représentant les 28 États membres. Pourtant, la Commission n’avait soumis sa proposition qu’en septembre dernier.

La loi navigue désormais dans les eaux du Parlement européen, où la commission en charge du marché interne doit commencer des discussions formelles sur le dossier. Anna Corazza-Bildt, eurodéputée suédoise de centre-droit, pilotera le règlement en début d’année prochaine. Quant aux négociations entre les trois institutions – le trilogue – elles devraient débuter au printemps.

L’accord est un tour de force de l’Estonie, l’un des gouvernements européens les plus à la pointe des technologies. Le pays a placé le projet stagnant de la Commission pour un marché unique du numérique au cœur des six mois de sa présidence de l’UE, qui se termine dans quelques jours.

« Quelle symbolique que d’atteindre un accord sur ce dossier lors de la dernière réunion de la présidence estonienne. Toute l’équipe est ravie », a tweeté la porte-parole de la présidence estonienne, Annikky Lamp.

« D’ici à l’été 2018, nous devons nous accorder sur la libre circulation des données », avait déclaré le Premier ministre estonien, Jüri Ratas, au sommet européen de septembre.

Durant les mois qui ont suivi, les dirigeants se sont accordés sur la date butoir de décembre 2018 pour finaliser 18 lois en lien avec le marché unique du numérique.

L’exécutif européen estime que la suppression des restrictions liées à la localisation des données pourrait rajouter 8 milliards d’euros chaque année au poids économique de l’UE. Par ailleurs, la proposition est réclamée depuis longtemps par le secteur du numérique.

Les partisans d’une suppression des règles de localisation des données affirment que cela permettra de réduire les coûts des services de données pour les entreprises et élargira leurs choix de fournisseurs.

À l’origine, la proposition menaçait de créer un fossé entre les États membres les plus à la pointe et les retardataires. Seize États membres réclamaient des règles européennes sur la libre circulation des données.

Lors d’une réunion des ministres européens des Télécommunications début décembre, la France, l’Allemagne et l’Espagne ont fait pression pour élargir le champ des exceptions aux « données du secteur public ».

Une demande qui a déclenché la colère des groupes de l’industrie comme BusinessEurope et l’Association de l’industrie informatique et des communications, qui ont prévenu que cela rendrait la loi « complètement inutile ».

Les ministres n’ont finalement retenu qu’une exemption pour « la sécurité nationale ». Les gouvernements devront « immédiatement notifier » la Commission de toute obligation de localisation des données.

Les autorités nationales auront aussi accès aux données stockées ou traitées dans un autre pays.

« Une mobilité des données sans frontière réduit les coûts des entreprises, surtout des startups et des PME, et est essentielle pour les services numériques de la prochaine génération. Cette proposition était la priorité de la présidence estonienne », a déclaré le ministre estonien de l’Entrepreneuriat et des technologies d’information, Urve Palo.

L’accord « envoie un signal fort contre le protectionnisme des données dans l’UE », a commenté Cecilia Bonefeld-Dahl, directrice générale de DigitalEurope.

L’association professionnelle demande aux eurodéputés de « continuer de soutenir le principe de libre circulation des données sans en limiter la portée ou ajouter des exemptions ».

« Les choses vont dans la bonne direction, mais ce n’est encore rien comparé au marché unique numérique que nous avons en tête », a affirmé le ministre polonais du Numérique, Krzysztof Szubert.

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/ministers-sign-off-on-fast-track-eu-data-flow-deal/

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Automobile: contrôle technique, carburant, PV... ce qui va changer en 2018

De multiples mesures annoncées par le gouvernement promettent des changements dans la sphère des automobilistes dès 2018.

ACT AUTO DEC17

Prime à la casse, bonus-malus, prix du carburant, contrôle technique… Le point sur ces nouveautés.

Contrôle technique plus strict

Qu’on se le dise, le contrôle technique en mai 2018 sera plus restrictif et plus cher !

Obligatoire tous les deux ans dès la quatrième année de mise en circulation du véhicule, ce contrôle permet de passer l’automobile au peigne fin afin de détecter d’éventuelles défaillances.

Dans le cadre d’une harmonisation européenne du contrôle technique, ce sont 400 points de contrôle qui entrent en vigueur au lieu des 124 réalisés jusqu’alors.

Le durcissement des vérifications risque de sanctionner plus de véhicules. En effet, 126 défauts critiques pouvant mettre en danger la vie d’autrui laisseront seulement 24 heures aux propriétaires pour faire réparer leur véhicule dans un garage. Au-delà, le propriétaire risque une amende de 135 euros s’il roule avec.

Fatalement, le nombre d’heures nécessaires pour réaliser toutes ces vérifications risque de faire gonfler la note.

Hausse des prix du carburant

Dès 2018, Il faut s’attendre de manière générale à une hausse globale du prix du carburant et plus particulièrement du gasoil, selon le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

En cause, la nouvelle fiscalité appliquée au diesel qui s’aligne sur celle de l’essence, impliquant une hausse de 10 % des taxes sur le diesel.

Hausse du prix des PV

Si vous ne payez pas votre stationnement en 2018, l’amende risque d’être plus salée !

En effet, chaque mairie pourra décider du montant des PV de stationnement avec le dispositif de « forfait post-stationnement » ou FPS. Jusqu’en 2017, le montant d’un PV de stationnement s’élevait généralement à 17 euros.

La grille des tarifs des contraventions risque de fortement évoluer selon les villes. Certaines mairies sont déjà passées à l’offensive en annonçant une augmentation doublée voire triplée dès le 1er janvier 2018.

Révision du Bonus-Malus

Si vous achetez une voiture neuve en 2018, le barème de points du système de bonus-malus évolue afin de répondre aux recommandations du Plan Climat, soutenu par le ministre Nicolas Hulot.

Le bonus permet au consommateur de bénéficier d’une baisse de prix à l’achat d’un véhicule neuf moins polluant. Une prime non négligeable pouvant aller jusqu’à 6 000 euros pour l’achat d’un véhicule neuf électrique. A contrario, le malus implique un surcoût pour les véhicules neufs dépassant le seuil d’émissions de CO2 autorisé.

À compter de 2018, le malus est appliqué aux véhicules immatriculés neufs rejetant au minimum 120 g/km de CO2, au lieu de 127 g/km en 2017. La taxe imposée débute à 50 euros et peut aller jusqu’à 10 500 euros pour un véhicule avec plus de 185 g/km d’émissions carbones.

Reconduction de la Prime à la casse

Dès 2018, la prime à la casse est étendue à tous les Français.

Chaque propriétaire désireux d’acheter un véhicule à faible émission de CO2 peut bénéficier d’une prime en échange de son véhicule essence d’avant 1997 ou diesel d’avant 2001. Une nouveauté pour la prime à la casse qui s’étend à l’achat des véhicules d’occasion pouvant bénéficier de la vignette Crit’air de 0 à 2 et rejetant moins de 130 g de CO2/km.

Le montant de cette prime de 500 à 1 000 euros pour un véhicule répondant aux critères passe à 2 000 euros pour les personnes non imposables. Cette prime passe à 2 500 euros pour l’achat d’un véhicule électrique.

Selon le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, cette prime à la conversion des véhicules doit être généralisée pour favoriser la transition vers des véhicules moins polluants.

https://www.ouest-france.fr/economie/automobile/automobile-ce-qui-va-changer-en-2018-5326871

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samedi 23 décembre 2017

Les tarifs réglementés du gaz augmenteront de 6,9% au 1er janvier 2018

Cette hausse sera de 2,4% pour les consommateurs utilisant le gaz pour se chauffer, de 0,7% pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, et de 1,4% pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude.

ACT GAZ DEC17

Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, augmenteront en moyenne de 6,9% en janvier. Cela est notamment dû à la hausse d'une taxe, explique la Commission de régulation de l'énergie, vendredi 22 décembre.

Dans le détail, cette hausse sera de 2,4% pour les consommateurs utilisant le gaz pour se chauffer, de 0,7% pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson et de 1,4% pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude.

Augmentation de la taxe intérieure sur la consommation de gaz

A cela, s'ajoutera l'augmentation de la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN) qui passe de 5,88 euros par mégawattheure (mWh) consommé à 8,45 euros/MWh, du fait de la hausse au 1er janvier de la contribution climat énergie (sorte de taxe carbone), une de ses composantes.

Les tarifs réglementés hors taxes du gaz sont révisés mensuellement, selon une formule qui prend en compte notamment les prix du gaz sur le marché de gros et le cours du baril de pétrole.

https://www.francetvinfo.fr/economie/les-tarifs-reglementes-du-gaz-augmenteront-de-6-9-au-1er-janvier-

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Bonnes fêtes malgré tout!       P.G.

 

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Rythme de travail, comportements hostiles… Les conditions de travail des salariés français continuent de se dégrader

Objectifs à remplir dans un temps très court, usagers énervés, charges lourdes à porter… les risques psychosociaux (RPS) menacent toujours autant les salariés français. La Dares a dévoilé ce mercredi une étude très détaillée sur l’évolution des conditions de travail, à partir de données collectées en 2016 auprès de 21.000 travailleurs.

ACT TRAVAIL

L’étude constate que les entreprises sont toujours aussi exigeantes en termes de rendement. Plus d’un salarié sur trois (35,2 %) déclare ainsi subir plusieurs contraintes de rythme à son poste (cadence d’une machine, production à atteindre en une heure, demande de clients exigeant une réponse immédiate, etc.). Les ouvriers – qualifiés ou non – sont les plus exposés à ces contraintes (environ un ouvrier sur deux).

« Je n’ai plus la moindre envie de m’impliquer dans mon travail »

Du côté des cadres et des employés administratifs, c’est l’émiettement du travail qui gagne du terrain. En 1984, 55 % des cadres déclaraient « devoir fréquemment abandonner une tâche pour une autre plus urgente ». En 2016, ils sont désormais 75 % à devoir jongler entre plusieurs demandes, tout comme les employés administratifs.

C’est le cas de Ferdinand (un pseudonyme), qui a répondu à l’appel à témoignages de 20 Minutes. « Je n’ai plus la moindre envie de m’impliquer dans mon travail, écrit-il, puisque du jour au lendemain, et parfois même plusieurs fois par jour, on me demande de travailler sur des projets différents, sans aucune possibilité de suivi. »

A cela s’ajoute parfois l’intensité des tâches : toutes catégories confondues, 43 % des salariés déclarent « ne pas pouvoir quitter leur travail des yeux » (seulement 16 % en 1984).

Solidarité entre salariés

Les comportements hostiles (insultes, remarques blessantes, affectation à une tâche dégradante, travailleur « placardisé ») restent également très présents : 30 % des salariés déclarent en avoir été victimes au moins une fois dans l’année. La Dares note par ailleurs que ces comportements hostiles sont liés « à l’insécurité socio-économique » dans l’entreprise : les salariés en position de précarité (intérim, crainte d’un licenciement) sont plus souvent victimes de ces agissements que les personnes dont l’emploi n’est pas menacé.

Pour autant, tout n’est pas noir dans cette étude sur les risques psychosociaux. Par exemple, les salariés ne sont que 24 % à estimer que leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur : c’est cinq points de moins qu’en 2013. En outre, les travailleurs sont nombreux (80 %) à déclarer pouvoir être aidés par un collègue « en cas de travail délicat ». Enfin, les situations de tensions au travail, que ce soit entre collègues ou avec un supérieur, sont en léger recul, avec un salarié sur quatre ayant vécu cette situation.

http://www.20minutes.fr/economie/2191347-20171220-rythme-travail-comportements-hostiles-conditions-travail-salaries-francais-continuent-degrader

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“Nous n’arrêterons jamais l’immigration”, affirme un commissaire européen

Union européenne. Par la voix du commissaire européen à la Migration, Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”.

ACT COMMISSION MIGRANTS

“L’Union européenne a accordé sa protection à plus de 700 000 personnes l’an dernier”, affirme Dimitris Avramopoulos, commissaire européen à la Migration, pour s’en féliciter. Dans une tribune parue lundi sur le site Politico, au titre sans équivoque, “Les migrants d’Europe sont là pour rester”, l’ancien homme politique grec appelle à “trouver un foyer” pour tous les réfugiés en Europe, ce qui répondrait non seulement à “un impératif moral” mais également à “un impératif économique et social pour notre continent vieillissant”.

Critiquant des discours “nationalistes, populistes et xénophobes” qui se répandraient selon lui, notamment en Europe de l'Est, le commissaire européen juge que nos sociétés [ne resteront pas] homogènes et épargnées par l’immigration” quand bien même “on érigerait des clôturesCette tribune vient après une série d’articles du média américain qui reprochait à l’exécutif européen d’être “trop blanc” et incitait Bruxelles à remplacer une partie de son personnel par des “personnes de couleur”. Citant ces articles, M. Avramopoulos regrette que le thème de la diversité ne soit pas assez abordé dans le débat public.

Pour la Commission, le refus de l'immigration est “anti-européen”

Le commissaire à la Migration avait qualifié d’“anti-européenne” la proposition du président de l’UE Donald Tusk de supprimer le très controversé système de quotas d’immigrés par pays. “Nous ne pouvons pas, nous ne serons jamais capables d’arrêter les migrations”, assène-t-il dans sa tribune.

https://www.valeursactuelles.com/societe/nous-narreterons-jamais-limmigration-affirme-un-commissaire-europeen-91719

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Le Monde et Facebook : même combat pour la censure sur la toile

Nous avions plusieurs fois évoqué la nouvelle politique de Facebook devant les « fausses nouvelles », version moderne des bons vieux bobards. Le quotidien du soir Le Monde a lancé en son temps le Decodex financé par Google qui permet de dénoncer les médias suspectés. En toute indépendance comme cela va de soi, le quotidien se classant lui-même comme irréprochable.

TL OJIM LE MONDE FACEBOOK

Le journal est aussi partenaire de Facebook en lui fournissant les informations dites fausses et les médias d’origine. Mais en-dehors du débat vrai/faux, le journal signale aussi au réseau social les médias choquant la conscience commune, traduisez ceux qui ne partagent pas son point de vue et ses intérêts. Cette pratique policière donne ses premiers fruits puisque Facebook supprime à tour de bras les comptes suspects.

C’est un article en ligne daté 19 décembre 2017 du journal qui vend la mèche ou plutôt présente un trophée : grâce à la vigilance de la nouvelle police de la pensée, le journal annonce « un discret ménage de Facebook ». Près de 150 comptes supprimés, la plus grande partie étant des « pièges à clic », véritables entreprises commerciales. Mais une part substantielle est classée par le quotidien des milliardaires Niel et Pigasse comme « d’extrême droite ». En dehors de sites au nom parodique comme « Porte tes couilles et vote Marine » (sic), relevons parmi les comptes supprimés Je suis Français, On aime la France, Je parle français, France Gaulliste, Patriotes en colère en sus des comptes d’Alain Soral et d’Égalité et Réconciliation. Et d’une douzaine d’autres.

En parallèle un seul compte classé à gauche aurait été supprimé. Comme Facebook n’a pas pour habitude de communiquer sur les raisons des suppressions de compte on ne peut que proposer une hypothèse : ces comptes auraient porté des « messages de haine ». C’est bien entendu Le Monde accompagné de ses amis qui détermine ce qui relève de la haine ou de l’amour universel. Relevons que le simple fait de porter dans son titre français ou bien France ou encore patriotes pourrait faire de vous un suspect bientôt banni.

Cette grande alliance des médias traditionnels et des nouveaux réseaux sociaux amène à réfléchir. Les médias traditionnels aux mains de financiers aux poches profondes jouent le rôle de chiens de garde ou d’indicateurs. Ils dénoncent aux nouvelles autorités de la toile les brebis galeuses à écarter. Ceux qui veulent quitter le troupeau sont prévenus : comme le dessinateur Marsault, ils seront mis au ban. À qui le tour ? Demandez au Decodex, ils font les listes.

https://www.ojim.fr/monde-facebook-meme-combat-censure-toile/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=30dd607153-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-30dd607153-71509009

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