jeudi 27 juillet 2017

Libération de Mossoul : Amnesty dénonce de “graves violations du droit international humanitaire” et des “crimes de guerre”

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Libération de Mossoul : Amnesty dénonce de “graves violations du droit international humanitaire” et des “crimes de guerre”

http://www.les-crises.fr/liberation-de-mossoul-amnesty-denonce-de-graves-violations-du-droit-international-humanitaire-et-des-crimes-de-guerre/

 

Le Premier ministre irakien Haider Al-Abadi a confirmé lundi la victoire de la coalition face aux jihadistes du groupe Etat islamique avec la reprise de la ville irakienne de Mossoul. Au lendemain de cette visite, un rapport d’Amnesty International publié mardi 11 juillet dénonce la manière forte employée par les forces irakiennes et la coalition internationale, emmenée par les Etats-Unis“C’est inacceptable. Cela pourrait constituer des crimes de guerre”, a affirmé à franceinfo Nina Walsh, chargée de campagne pour Amnesty International. “Il y a des graves violations du droit international humanitaire”, assure-t-elle.

“Pas adapté” à la réalité de Mossoul-Ouest

Selon l’organisation de défense des droits de l’Homme, “les forces irakiennes et celles de la coalition ont utilisé des armes explosives et imprécises qui ont tué des milliers de civils”. Pour Nina Walsh, la coalition et le gouvernement irakien ont utilisé “des roquettes non guidées, improvisées, des armes qui ont un grand champ d’action”. Selon elle, la tactique n’a pas été adaptée “à la réalité de Mossoul-Ouest”. Par ailleurs, Amnesty déplore qu’aient été utilisées des munitions artisanales confectionnées à partir de bonbonnes de gaz, capable de provoquer d’importants dégâts dans des zones denséments peuplées.

L’ONG note que les jihadistes de l’Etat islamique se sont rendus coupables des mêmes types de violations, notamment en utilisant des civils comme boucliers humains afin de ralentir l’offensive des troupes gouvernementales.

Source : franceinfo, 11-07-2017

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Pour Moscovici, la Grèce entrevoit la «lumière au bout de l’obscurité»

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Pour Moscovici, la Grèce entrevoit la «lumière au bout de l’obscurité»

http://www.euractiv.fr/section/economie/news/pour-moscovici-la-grece-entrevoit-la-lumiere-au-bout-de-lobscurite/

 

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a estimé lundi que la Grèce entrevoyait enfin la « lumière » après des années difficiles, estimant que les réformes imposées à Athènes avaient « sans doute été trop dures, mais nécessaires ».

« La Grèce a été au cœur d’une tempête économique et financière incroyable » mais « aujourd’hui, les choses vont nettement, nettement mieux », a déclaré M. Moscovici sur France Inter.

« Il y a un espoir pour la Grèce. La croissance est repartie, l’emploi repart, l’attractivité repart » et « l’investissement est revenu », a ajouté l’ancien ministre, disant se réjouir « qu’il y ait enfin une lumière au bout de l’obscurité ».

« Il fallait créer les conditions de la confiance, c’est ça qui a été fait. Est-ce que ça a été trop dur ? Sans doute. Est-ce que c’était nécessaire par ailleurs ? Aussi », a-t-il estimé.

Athènes a engrangé la semaine dernière deux bonnes nouvelles en vue d’un prochain retour sur les marchés, avec l’annonce de la participation du FMI à son plan d’aide et le relèvement de la perspective de sa dette à long terme par l’agence de notation SP Global Ratings.

La Grèce devrait par ailleurs bénéficier d’une croissance de 2,1% cette année, après huit ans de chute quasi-constante. Son taux de chômage reste toutefois le plus élevé d’Europe, à 21,7% en avril, même s’il a baissé de 1,9 point sur un an.

La Grèce a effectué « 140 réformes extrêmement courageuses », a souligné Pierre Moscovici, qui se rendra lundi soir à Athènes. « Il y a maintenant des perspectives pour trouver enfin une solution au problème de la dette », a-t-il ajouté.

Athènes, qui bénéficie depuis juillet 2015 d’un plan d’aide de 86 milliards d’euros, fait face à une dette colossale de 315 milliards d’euros, équivalant à près de 180 % de son PIB.

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Avec un tel succès, les Français attendent avec impatience la réalisation des “réformes” douloureuses, certes, mais nécessaires pour, à leur tour, sortir des ténèbres...

P.G.

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mercredi 26 juillet 2017

UE-Turquie : dialogue à « haut niveau » et sous haute tension à Bruxelles

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UE-Turquie : dialogue à « haut niveau » et sous haute tension à Bruxelles

Les deux parties ne se sont entendues que sur un point : il ne faut pas rompre le dialogue. Il se poursuivra avec des débats ainsi qu’un sommet à Adana.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/07/25/ue-turquie-dialogue-a-haut-niveau-et-sous-haute-tension-a-bruxelles_5164914_3218.html#8CvwCgm3Towv0yiC.99

Le dialogue à « haut niveau », qui réunissait deux ministres turcs et deux commissaires européens, à Bruxelles, mercredi 26 juillet, n’aura pas entraîné de rupture entre Ankara et l’Union européenne (UE) mais, à l’évidence, il n’aura rien résolu. Les ministres turcs des affaires étrangères et des affaires européennes, Mevlut Cavusoglu et Omer Celik, ont défendu l’idée qu’il fallait ouvrir de nouveaux chapitres de négociation en vue d’une adhésion de leur pays à l’UE ; la haute représentante Federica Mogherini et le commissaire à l’élargissement, Johannes Hahn,ont insisté sur le nécessaire respect de l’Etat de droit, de la démocratie, de la liberté d’expression et de réunion.

Les deux parties ne se sont vraiment entendues que sur un point : il ne faut pas rompre le dialogue. Il se poursuivra donc dans les mois qui viennent, avec des débats sur l’énergie ou les relations économiques, ainsi qu’un sommet Turquie-UE, à Adana.

« Personne ne peut dire qu’il n’y a pas de démocratie en Turquie »

 En commençant la conférence de presse qui a suivi des échanges « francs, ouverts, constructifs », selon sa définition, Mme Mogherini a longuement insisté sur « les défis et intérêts communs », ainsi que les domaines de la nécessaire coopération entre Turcs et Européens : la sécurité, la lutte contre le terrorisme, les relations économiques et commerciales, la Syrie, les tensions dans le Golfe, l’Irak, sans oublier la migration et l’accord conclu pour éviter un nouvel afflux de migrants en Grèce. « Nous avons certes quelques points de désaccord, mais aussi beaucoup de sujets d’entente », a insisté la haute représentante.

En réponse, M. Cavusoglu s’est dit « heureux » de poursuivre la coopération avec Bruxelles. Il a toutefois appelé l’UE à respecter la totalité de ses engagements dans le cadre du « deal » migratoire et n’a fait qu’une brève allusion au sort des milliers d’opposants emprisonnés depuis le coup d’Etat de 2016, concédant que tous les élus hostiles à la politique du président Recep Tayyip Erdogan, ou tous les journalistes n’étaient peut-être pas, par définition, des terroristes. En tout cas, « personne ne peut dire qu’il n’y a pas de démocratie en Turquie », a affirmé le ministre des affaires étrangères

Omer Celik, qui mène les négociations d’adhésion pour son pays, a quant à lui défendu avec force l’idée qu’il faudrait ouvrir de nouveaux chapitres à la discussion – un seul, sur 35 a été refermé et le processus est, en réalité, totalement bloqué. M. Celik n’a pas évoqué les menaces du président Erdogan de stopper le processus ou d’approuver un rétablissement de la peine de mort, ce qui entraînerait son abandon immédiat par les Européens.

« Arrêter la négociation représenterait une perte pour la Turquie, comme pour l’UE » a commenté le ministre, ajoutant que, selon lui, il ne pouvait exister de « préconditions » à la poursuite des discussions.

Pas possible de reprendre les négociations d’adhésion

« La Turquie reste un pays candidat à l’accession et un partenaire stratégique », a tenu à souligner Mme Mogherini. Son collègue Johannes Hahn a apporté une nuance et suscité visiblement de la tension en rappelant qu’il n’était, en fait, pas possible de reprendre les négociations d’adhésion à la suite, entre autres, de la répression qui a suivi le putsch avorté et le référendum sur l’extension des pouvoirs présidentiels.

« Le Parlement européen ne peut pas entraver une décision du Parlement turc »*, a répliqué M. Celik, dans une allusion à la demande de l’assemblée de Strasbourg qui, en novembre 2016, exigeait le gel des négociations d’adhésion. Manfred Weber, le chef du groupe PPE (conservateurs) vient de redire, dans la presse allemande, qu’il fallait suspendre totalement ces discussions.

Le dernier point d’accrochage a concerné le sort des dirigeants d’Amnesty International arrêtés en même temps que d’autres défenseurs des droits de l’homme. Si les responsables turcs ont justifié cette détention en invoquant de raisons de sécurité, Mme Mogherini a tenu à indiquer qu’elle « appréciait » le travail de cette organisation « partout dans le monde ».


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*Il faudrait peut- être lui envoyer un exemplaire des traités européens...

P.G.

 

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Les syndicats à l’offensive sur la réforme du code du travail?

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Les syndicats à l’offensive sur la réforme du code du travail

Les centrales Force ouvrière et CFDT préviennent qu’elles s’opposeront si elles ne sont pas entendues. La CGT, elle, appelle les salariés à manifester le 12 septembre.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/07/25/les-syndicats-a-l-offensive-sur-la-reforme-du-code-du-travail_5164901_823448.html#zvgVzwLT3TPLgLJS.99

Les organisations syndicales durcissent le ton sur la réforme du code du travail. « Ça commence à monter », a déclaré, mardi 25 juillet, le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, à l’issue d’une dernière rencontre dans la matinée avec le premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du travail, Muriel Pénicaud.

Si le chef du gouvernement, « ne veut pas de coalition des mécontentements, il faut qu’il nous écoute et qu’il nous entende (…) J’ai été cash. Maintenant, c’est à lui de prendre ses responsabilités. »

« On est au pied du mur »

La CFDT abonde. « Nous lui avons clairement dit que nous sentions aujourd’hui que nous étions à la croisée des chemins », a déclaré Laurent Berger, le secrétaire général de la confédération.

« Si la CFDT avait le sentiment que le choix était fait d’une simplification pure et simple, sans renforcement du dialogue social, nous nous opposerions à cette réforme. »

La concertation a permis d’organiser 48 rencontres avec les partenaires sociaux, soit six par organisation. Le gouvernement s’apprête maintenant à rédiger les ordonnances qui lui permettront de mettre en œuvre les nouvelles mesures dès septembre, après le feu vert du Parlement, attendu pour la fin juillet, ou le début du mois d’août.

« On est au pied du mur. Je crois qu’il faut maintenant faire ces réformes. Elles sont attendues des forces économiques françaises avec grande impatience, mais surtout des investisseurs étrangers », a déclaré, mardi, le président du Medef, Pierre Gattaz, à l’issue de sa rencontre avec Edouard Philippe.

« La République en marche arrière »

Au menu de la réforme, une nouvelle articulation entre accords de branche et accords d’entreprise, la simplification du dialogue social, et une modification du régime juridique de la rupture du contrat de travail.

Ce dernier point inquiète particulièrement les syndicats. Il comprend une série de mesures controversées comme la mise en place d’un barème encadrant les indemnités prud’homales ou la redéfinition des modalités entourant les licenciements économiques.


« Si notamment sur le troisième bloc, ce qui circule est confirmé, c’est la République en marche, mais en marche arrière », a jugé M. Mailly, qui n’accepterait pas, par exemple, que l’on baisse trop le plancher des indemnités prud’homales, pour l’instant fixé à six mois de salaire à partir de deux années d’ancienneté.

La CGT, jusque-là isolée dans sa mobilisation, pourrait retrouver son allié du temps des manifestations contre la loi El Khomri. Cette coalition qui avait réuni, en plus de la CGT et de FO, les syndicats étudiants ainsi que des mouvements comme Nuit debout, avait forcé le gouvernement à supprimer les mesures les plus contestées de la première version de son texte, en mars 2016, dont le barème obligatoire encadrant les indemnités prud’homales.

La CGT a déjà appelé à une manifestation le 12 septembre. « Ça donne le ton par rapport aux craintes que nous avons, a souligné, lundi, son secrétaire général, Philippe Martinez. Ils ont décidé de casser le code du travail, qu’il y ait moins de droits pour les salariés. Il faut que les salariés réagissent. »


« Stratégie de contournement »

 

Pour l’exécutif, c’est surtout le volet sur le dialogue social qui ferait tiquer les organisations syndicales. « Les positions sont bien plus tranchées » sur ce dossier, admet-on à Matignon.

Les centrales ont effectivement dénoncé, dans les derniers jours, le projet de fusion des instances représentatives du personnel ainsi que la possibilité pour les petites entreprises sans délégué syndical de négocier directement avec les salariés.

« On s’inquiète qu’il y ait une stratégie de contournement des organisations syndicales », avait récemment déclaré la secrétaire générale adjointe de la CFDT, Véronique Descacq.

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Qu'ils se rassurent, à mon avis, le “dialogue social” est trop précieux pour un gouvernement, quel qu'il soit, pour faire passer des politiques de fond que les syndicats “partenaires sociaux” ne mettent jamais en cause: la désinstrialisation de la France, par exemple, en application des traités européens. Mais il est vrai que leur baisse de “représentativité” ne joue pas en leur faveur face à un Medef très écouté par les pouvoirs publics, qui semblent tentés de se passer d'une partie de leurs services...Plus les syndicats seront affaiblis du fait de leurs incohérences idéologiques, plus la tentation sera grande d'obtenir des “accords” sans eux.

Quant au dossier de fond, sur le droit du travail, il sera mis en oeuvre d'autant plus facilement que ceux qui s'y opposent éviteront d'évoquer les causes de cette politique: notre appartenance à l'Union européenne et la mise en oeuvre des “recommandations” de la Commission européenne (art. 121 du TFUE).

 P.G.

Voir à ce sujet l'article suivant, une autre approche syndicale...:

front syndical de classe

 Qu'est-ce-que la CGT va foutre à l'Elysée avec Laurent Berger et la CES ?

 http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2017/07/qu-est-ce-que-la-cgt-va-foutre-a-l-elysee-avec-laurent-berger-et-la-ces.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_sharebar

 

Luca Visentini, le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats a été reçu à l’Elysée le 21 juillet en compagnie des cinq secrétaires généraux de ses affiliées françaises : CFDT, CGT, FO, CFTC et Unsa. 

Au moment même où le pouvoir macronien s'apprête à mettre en pièce le code du travail au service du MEDEF et de l'Union européenne, que signifie cette mascarade de rencontre à l'Elysée sur initiative de la Confédération européenne des syndicats (CES) ?

Ça peut-être quoi la convergence avec Macron sur le "socle européen des droits sociaux" quand partout dans l'Union européenne, les politiques d'austérité, la remise en cause de la dépense publique et des services publics, la mise en concurrence des travailleurs et des peuples sont les règles de référence pour l'oligarchie ?

Et quand Macron lui-même se fait le champion toutes catégories de la dérégulation, de la déréglementation au seul profit du MEDEF?

Et les organisations syndicales, la CGT doivent-elles donner le sentiment qu'elles approuvent par leur passivité à l'égard de l'UE, l'absence de lien établi entre les contre-réformes et les injonctions européennes, qu'elles approuvent la fuite en avant dans l'intégration européenne préconisée par Macron ?

Encore plus d'Europe pour toujours plus de remise en cause des acquis sociaux?

Comme en Grèce ?

Et c'est en donnant le sentiment de s'intégrer dans cette Europe que l'on va mettre fin au dumping social et

 à l'ouverture à la concurrence pour démolir les services publics (Ecole, transport ferroviaire, Electricité, gaz ...) ?

Ce dont le mouvement social a besoin c'est de clarté sur les politiques menées par l'Union européenne et de se mobiliser puissamment sans aucune espèce d'illusion sur ces rencontres elyséennes.

Ce n'est pas de rencontres à L'Elysée que dépend le sort des revendications et le blocage des contre-réformes mais de la puissance de l'intervention des travailleurs !

Sur un signal envoyé par Richard Ferrand, la majorité macroniste rejette l’obligation de casier judiciaire

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== « EN MARCHE » ARRIÈRE ! == Sur un signal envoyé par Richard Ferrand, la majorité macroniste à l’Assemblée nationale rejette l’obligation de casier judiciaire vierge pour être éligible.

 

Alors que les députés préparaient l’examen du texte sur la prétendue « confiance dans la vie publique », présenté comme la première « réforme-phare » du quinquennat Macron, le gouvernement a finalement préféré renforcer le dispositif actuel des peines d’inéligibilité et de renoncer au principe du casier judiciaire vierge.
La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a expliqué de façon emberlificotée que l’interdiction de se présenter à une élection si le casier n’est plus vierge « pourrait être interprétée » comme « une peine automatique », qui « contreviendrait au principe d’individualisation des peines garanti par la Constitution ».

Deux informations complémentaires spécialement scandaleuses sont à ajouter :

 

  • d’une part, c’est l’ex-ministre macroniste Richard Ferrand, limogé du gouvernement pour cause « d’affaires » et devenu président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, actuellement visé par une plainte de l’association Anticor (anti-corruption) pour abus de confiance, qui a déposé l’amendement supprimant l’obligation d’avoir un casier judiciaire vierge…

 

  • d’autre part, les débats ont été quasiment interdits puiqu’une partie des parlementaires, notamment la PS Delphine Batho, n’ont même pas pu défendre leurs sous-amendements annulés par l’adoption de celui de Richard Ferrand.

Source : Le Figaro du 25 juillet 2017

Commentaires

L’excuse trouvée par Mme Belloubet est triplement inacceptable.

1°) Qui saisirait le Conseil Constitutionnel ?

Pour qu’inconstitutionnalité il y ait, encore faudrait-il que le Conseil Constitutionnel soit saisi pour la prononcer. Mais qui aurait l’audace de le saisir sur un tel sujet devant l’opinion publique ?

 

2°) à supposer que le Conseil Constitutionnel soit saisi, rien n’indique qu’il décide qu’une telle disposition serait contraire à la Constitution.
Ou alors, il faudrait qu’il explique pourquoi imposer un casier judiciaire vierge serait contraire à la Constitution si cela concerne un candidat à une élection mais serait autorisé par la même Constitution si cela concerne– comme c’est actuellement le cas – des dizaines de profession : policiers, gendarmes, artisans-taxis, candidats à des concours de la fonction publique, experts-comptables, commissaires aux comptes, huissiers, etc.,

De qui se moque le gouvernement ?

 

3°) un référendum peut aisément régler la question

Enfin, même en supposant que le Conseil Constitutionnel soit saisi, et même en supposant qu’il décide qu’une telle disposition serait contraire à la Constitution dès lors qu’elle concernerait des élus, rien n’interdit le président de la République de présenter aux Français par référendum une réforme constitutionnelle proposant de transformer justement en obligation constitutionnelle le fait d’avoir un casier judiciaire vierge.

 

Conclusion

  • C’est une nouvelle promesse électorale de Macron qui passe à la trappe…
    Chaque jour qui passe révèle ainsi aux Français l’étendue des mensonges électoralistes dont ils ont été abreuvés par le candidat de l’oligarchie euro-atlantiste. Et ce n’est qu’un début !

 

  • L’UPR maintient, quant à elle, sa promesse d’imposer un casier judiciaire vierge à tout candidat à une élection et à tout élu de la République. Si nous arrivons au pouvoir, nous ferons adopter cette disposition par référendum.

 

François ASSELINEAU

25 juillet 2017

 

 

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mardi 25 juillet 2017

24 juillet 1967 – 24 juillet 2017 = Il y a 50 ans, Charles de Gaulle lançait « VIVE LE QUÉBEC LIBRE ! » ...

QUEBEC LIBRE

 

24 juillet 1967 – 24 juillet 2017 = Il y a 50 ans, Charles de Gaulle lançait « VIVE LE QUÉBEC LIBRE ! » depuis le balcon de Montréal et provoquait un électrochoc planétaire.

Le discours:

 

https://www.upr.fr/actualite/24-juillet-1967-24-juillet-2017-y-a-50-ans-charles-de-gaulle-lancait-vive-quebec-libre-balcon-de-montreal-provoquait-electrochoc-planetaire

Ce discours historique montre ce qu’est un véritable chef d’État : quelqu’un qui a le courage de dire Non quand il le faut, de défendre la liberté des peuples et des nations, et de faire triompher les intérêts géopolitiques de la France, fût-ce en provoquant un scandale mondial.

De fait,ce discours provoqua un électrochoc planétaire et un scandale inouï dans les pays anglo-saxons. Le gouvernement d’Ottawa fit savoir que ces propos étaient inacceptables et Charles de Gaulle rentra immédiatement à Paris, sans aller voir le gouvernement fédéral canadien anglophone.
 
Par ces quelques mots, l’Homme du 18 juin et président de la République française réparait symboliquement l’abandon des Français du Canada par Louis XV et tous les régimes français ultérieurs. Il donnait également corps aux revendications indépendantistes québécoises et au sursaut du monde francophone en Amérique, ce qui eut notamment pour conséquence de transformer le Canada en un pays officiellement bilingue.
Cinquante ans après jour pour jour, les dirigeants euro-atlantistes français sont revenus à l’esprit d’abandon et à la politique de Louis XV dont le souci principal était de plaire aux cours d’Europe et notamment à Frédéric de Prusse plutôt que de défendre les intérêts de la France.

 

 

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LE BOULEVERSANT VOYAGE DE CHARLES DE GAULLE AU QUÉBEC EN 1967

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LE BOULEVERSANT VOYAGE DE CHARLES DE GAULLE AU QUÉBEC EN 1967 : « Aller au fond des choses est la seule politique qui vaille »  

En ce 50e anniversaire du si célèbre « Vive le Québec libre ! », je ne saurais trop insister pour que tous les lecteurs prennent le temps de visionner le compte-rendu de 18 minutes, qui fut fait à l’époque, du bouleversant voyage de de Gaulle au Québec en juillet 1967 et qui est disponible gratuitement en ligne sur le site de l’INA.

La fin de ce document d’archives, en particulier, est essentielle.

Lors du banquet d’adieu que lui offrit le gouverneur du Québec – et alors que de Gaulle allait repartir pour Paris quelques instants après, sans poursuivre son voyage à Ottawa – l’Homme du 18 juin livra une sorte de testament politique (à partir de 15’28’’ sur ce document de l’INA) :

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« Au cours de ce voyage, je crois avoir pu aller, en ce qui vous concerne, au fond des choses. Et quand il s’agit du destin, et notamment du destin d’un peuple, en particulier du destin du peuple canadien-français, ou français-canadien comme vous voudrez, aller au fond des choses, y aller sans arrière-pensées, c’est en réalité non seulement la meilleure politique mais c’est la seule politique qui vaille en fin de compte. »

Cette quintessence de l’esprit de résistance – et aussi de l’âme de la France – est plus que jamais d’actualité 50 ans après.

Ce dont meurt notre pays, c’est que les dirigeants politiques qui se succèdent ont peur. Ils ont peur de Washington, peur des grands médias, peur du pouvoir des banques et de l’industrie, peur du pouvoir de l’argent. Ils ont peur de regarder la vérité en face et d’oser nommer l’asservissement de la France à laquelle ils se sont misérablement résolus. Ils ont peur « d’aller au fond des choses ».

L’UPR, quant à elle, n’a pas peur.

Fidèle à l’enseignement du fondateur de la France Libre, l’UPR propose aux Français « d’aller au fond des choses et d’y aller sans arrière-pensées » car « c’est en réalité non seulement la meilleure politique mais c’est la seule politique qui vaille en fin de compte. »

FA
24 juillet 2017

 

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Pour être indépendant, Daniel Cohn-Bendit suggère au Québec de rejoindre l'Union européenne

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Pour être indépendant, Daniel Cohn-Bendit suggère au Québec de rejoindre l'Union européenne

https://francais.rt.com/france/41134-pour-etre-independant-daniel-cohn-bendit-suggere-quebec-rejoindre-union-europeenne

Interrogé à propos des défis que devrait affronter seul le Québec en cas d'indépendance, l'ex-eurodéputé Daniel Cohn-Bendit conseille à la province de se battre pour intégrer l'UE. Selon lui, le bloc européen permet de «mieux affirmer» son autonomie.

Dans un entretien à l'édition canadienne du journal Metro, l'ex-eurodéputé Daniel Cohn-Bendit a mis en garde la province de Québec contre ses velléités d'indépendance.

«Le Québec, seul, ne peut pas survivre dans le monde d'aujourd'hui», prévient l'écologiste. «"Small", c'est pas toujours "beautiful". C'est même très dur et le Québec n'aura pas les reins», estime le franco-allemand en référence au défis de la mondialisation auquel serait confronté la province.

«Je ne crois pas que l'indépendance soit une bonne solution», poursuit-il d'ailleurs dans les colonnes du quotidien gratuit. Mais conscient du soutien populaire dont bénéficie l'idée, l'ex-eurodéputé propose une feuille de route à laquelle lui seul – comme il le reconnaît volontiers – a pu penser : «Si le Québec veut être indépendant, alors qu'il se batte pour devenir un Etat membre de l'UE. Il faut aller jusqu'au bout de l'idée.»

«L'Europe, c'est plus fort que le Canada. C'est une perspective beaucoup plus sécurisante», veut-il croire.

 Vantant comme à son habitude les mérites de l'Union européenne (UE), il assure que le bloc est capable de sécuriser les Etats membres et de permettre aux Etats et aux sociétés «de mieux affirmer leur autonomie».

 

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Libye : après Sarkozy et Hollande, Macron propose ses bons offices

KHADAFFI

Libye : après Sarkozy et Hollande, Macron propose ses bons offices

https://francais.rt.com/france/41320-libye-apres-sarkozy-hollande-macron-bons-offices


En 2011, la France intervenait en Libye. Depuis, le pays a sombré dans le chaos, alimentant la crise migratoire et le terrorisme. Six ans après le changement de régime décidé par l'Occident, Emmanuel Macron se penche à son tour sur le pays dévasté.

Le service de presse de l'Elysée l'a annoncé ce 24 juillet 2017, Emmanuel Macron va s'essayer à la résolution du chaos libyen et offrir ses bons offices. Les deux camps qui s'affrontent en Lybie seront ainsi reçus à la Celle-Saint-Cloud, près de Paris, le 25 juillet, sous l'égide du président de la République, qui veut ainsi, selon l'Elysée, démontrer son engagement personnel et donner un signal fort.

Emmanuel Macron devrait ainsi s'entretenir tour à tour avec Khalifa Haftar et Fayez al-Sarraj. Ce dernier, chef du gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, reste toutefois très fragile, menacé par l'autre homme fort de la Libye, le maréchal Haftar. Celui-ci contrôle en effet l'Est du pays, et l'Armée nationale libyenne (ANL) qu'il commande enchaîne les victoires. «L’enjeu est de bâtir un Etat capable de répondre aux besoins fondamentaux des Libyens et doté d’une armée régulière unifiée sous l’autorité du pouvoir civil», annonce le communiqué et d'admettre : «C’est une nécessité pour le contrôle du territoire libyen et de ses frontières pour lutter contre les groupes terroristes et les trafics d’armes et de migrants».

Crise migratoire et terrorisme, enfants du chaos libyen

Il faut dire que, six ans après l'intervention conjointe de la France et du Royaume-Uni, avec délégation de l'exécution militaire par les Etats-Unis, et au son des accents guerriers de Bernard-Henri Lévy appelant à renverser Kadhafi, l'Etat libyen n'existe plus. Techniquement, le pays est devenu ce que les spécialistes en relations internationales appellent un «Etat failli», c'est-à-dire incapable d'assurer la sécurité de ses habitants et de ses frontières. «Un panorama incroyablement éclaté sur le plan politique et militaire», résume avec pudeur un diplomate français, cité par l'AFP. Et de fait, l'intervention occidentale aurait plutôt éclaté la Libye «façon puzzle».

Le très décrié Mouammar Khadafi l'avait pourtant prédit lors d'une interview donnée à France 24 le 6 mars 2011. «Je pense que les terroristes d'al-Qaïda [...] se sont repliés en Libye. Ce sont des cellules dormantes qui se sont réveillées et ont pris les armes», prévenait-il alors, ne se trompant que sur la terminologie exacte des terroristes, aujourd'hui connus sous le nom de Daesh. Et le chantre du panafricanisme et de la Jamahiriya de mettre en garde également les Occidentaux contre la disparition du «bouchon libyen» qui les protégeait de l'immigration en provenance des régions du Sahel et de la Corne de l'Afrique. «Des milliers de gens iront envahir l'Europe depuis la Libye et il n'y aura personne pour les arrêter», prophétisait-il alors, ne se trompant là que sur les ordres de grandeur.

Après les frappes, la France au chevet de la Libye

Pour autant, ce n'est pas la première fois que la France essaie de recoller les morceaux dudit puzzle. En octobre 2016, François Hollande et son ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault lançaient une initiative diplomatique qui s'était soldée par un échec. «Nous avons besoin d'une Libye stable [...] la Libye est un terrain de passage pour des dizaines de milliers de migrants», avait alors martelé le chef de la diplomatie française. Mais Paris n'avait pas jugé utile d'inviter de représentant libyens. Autre erreur : la Ligue arabe, acteur incontournable de la région n'avait pas été conviée non plus. La diplomatie française avait alors tout misé sur le GNA de Fayez al-Sarraj.

En septembre 2016, un rapport cinglant du Parlement britannique mettait directement en cause dans le déclenchement du chaos libyen non seulement l'ex-Premier ministre britannique David Cameron mais aussi Nicolas Sarkozy. Après l'étude de mails échangés entre Hillary Clinton, secrétaire d'Etat américaine, et les services secrets français, les parlementaires en sont venus à la conclusion que la France, plutôt que de sauver les Libyens du «dément» Kadhafi, selon l'épithète de Bernard-Henri Lévy cherchait plutôt à mettre la main sur l'or libyen, 143 tonnes, précise le rapport. 

De l'or que, en 2009, Kadhafi, alors président de l'Union africaine, s'apprêtait à utiliser pour créer une nouvelle monnaie, basée sur l'or, afin de se passer du dollar pour leurs exportations de pétrole. Une menace pour l'hégémonie monétaire mondiale du billet vert ainsi que pour le franc CFA pilier économique de la Françafrique.

La France en Libye : une série de couacs

Et pourtant, l'intervention de la France en Libye semble n'être qu'une série de revers et de déconvenues. En juillet 2016, alors que la France tente de reprendre la main face à une situation devenue incontrôlable, trois soldats français trouvent la mort en Libye dans un crash d'hélicoptère, dévoilant ainsi la présence des forces françaises au sol. Le GNA, pourtant appuyé par Paris, réclame alors des explications, dénonçant l'ingérence occidentale.

Aussi Emmanuel Macron hérite-t-il d'une situation des plus complexes, et d'une position française largement entamée par la série de couacs de ses prédécesseurs. D'autant que Nicolas Sarkozy et François Hollande ont tenté de s'attribuer la responsabilité du chaos. Tandis que le premier disait vouloir réparer les erreurs du passé, le dernier mettait en cause les options de son successeur. «J'ai quitté l'Elysée en mai 2012. Qu'est-ce qui s'est passé après ? On a laissé tomber la Libye», avait-il ainsi lancé en 2015 à l'endroit de François Hollande.

Comme le résume Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, la décision d'intervenir en Libye était une grave erreur. «Oui, c'est un fiasco et un chaos», admettait-il en 2016

https://francais.rt.com/france/41320-libye-apres-sarkozy-hollande-macron-bons-offices

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Des adhérents de la République en marche saisissent la justice

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Des adhérents de la République en marche saisissent la justice

Plusieurs dizaines d’adhérents contestent devant le tribunal la validité des statuts du parti présidentiel.

L’adoption des statuts de la République en marche, soumis au vote électronique des adhérents ne devait être qu’une formalité. Mais la révolte gronde parmi quelques-uns des 3000 animateurs des comités locaux. Une trentaine de militants, très remontés, ont déposé un recours en référé devant le tribunal de grande Instance de Créteil (Val-de-Marne) pour obtenir l’annulation du scrutin qui démarre ce dimanche et doit se poursuivre jusqu’au 31 juillet. L’audience de référé est fixée à 13h30 ce mardi.

Les requérants, qui dénoncent un manque de démocratie interne, estiment que les nouveaux statuts ont été soumis au vote sans tenir compte du délai légal prévu par les textes du parti. C’est sur ce vice de forme qu’ils entendent obtenir le report du vote en décembre par le juge des référés. «Notre démarche n’est pas une démarche agressive», déclare un des requérants, soucieux de ne pas froisser non plus le président Macron. «Nous avons alerté les instances du parti à maintes reprises sans jamais obtenir de réponses, hélas ! On se doit d’être exemplaire.»

Tout a commencé le 8 juillet dernier, lors de la convention nationale du mouvement, destinée à rassembler les troupes et organiser le fonctionnement interne du futur parti. De nombreux participants, députés, élus locaux et animateurs des comités En Marche s’étonnent alors de n’avoir pu consulter un exemplaire intégral des futurs statuts. À 11h30, ils se retrouvent au Dock’s Café, situé tout près de La Villette (Paris) qui accueille ce premier congrès.

«Plus de 80 comités locaux étaient représentés, de toutes les régions de France» raconte l’un des participants «et nous faisions tous le même constat : les extraits ou synthèses des statuts que l’on daignait nous communiquer n’avaient plus rien à voir avec l’esprit d’En Marche ! Et les premiers témoignages de députés sur le fonctionnement du groupe à l’Assemblée ne nous rassuraient pas vraiment... ». Le parti d’Emmanuel Macron se voulait différent, entièrement tourné vers la base, le voilà rattrapé par les mêmes critiques qui ont toujours miné «les vieux partis» : pas assez de démocratie participative ou de prise en compte des propositions du terrain. Exemple : pour la première fois, une formation politique ouvre ses instances dirigeantes à des adhérents tirés au sort. 25% d’entre eux composeront le futur Conseil national. C’est gravé dans le marbre des nouveaux statuts. Mais les marcheurs en colère en voulaient 50% !

La direction du parti ne semble pas redouter ce vent de fronde. «Il y aura toujours des mécontents, c’est la vie normale des organisations», relativise la sénatrice LREM Bariza Khiari. Au QG de la rue de l’Abbé-Groult, les cadres rappellent que «l’horizontalité» dans la prise de décision constitue l’ADN du mouvement. «Les statuts sont le fruit de la consultation des adhérents, ils ont été enrichis». Signe tout de même que le sujet agace. En coulisse, on cherche à décrédibiliser le poids de ces insatisfaits qui seraient avant tout aigris de ne pas avoir été investis aux législatives

Reste que ces marcheurs «frustrés» représenteraient, selon les plaignants, un collectif de 600 comités locaux sur les 3200 que compte le parti du président. Si, sur le fond, cette grogne paraît un peu vaine, le fait qu’elle ait besoin de s’exprimer devant un tribunal traduit un malaise…

http://www.leparisien.fr/politique/des-adherents-de-la-republique-en-marche-saisissent-la-justice-23-07-2017-7152657.php

 

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