vendredi 5 janvier 2018

Actes séditieux en Corse: communiqué UPR

2 janvier 2018 : Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, présente ses vœux avec, derrière lui, les seuls drapeaux corse et de l’UE. Il a fait retirer le drapeau français. Non seulement cette attitude constitue une violation grave de la Constitution de la République, mais elle illustre une nouvelle fois l’objectif implicite de la politique des « euro-régions » : le démantèlement progressif des États-nations.

COM UPR JANVIER 18

L’Union populaire républicaine dénonce de façon solennelle les actes séditieux et inconstitutionnels commis le 2 janvier 2018 lors de la session inaugurale de l’Assemblée territoriale de Corse :

  • le président de l’Assemblée territoriale de Corse, Jean-Guy Talamoni, et le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, ont prétendu « prêter serment » sur le préambule de la prétendue « Constitution corse » de Pascal Paoli de 1755, lequel œuvrait à l’époque en connivence avec la puissance britannique  ;

 

  • tous les groupes d’élus ont également entonné « l’hymne corse », « Dio vi salvi Regina ». Cela inclut l’ensemble des élus de la République en marche (LREM) et ceux rattachés aux Républicains (LR) qui collaborent à ce défi lancé à la République française.

L’UPR rappelle que les nationalistes corses ne sont pas à leur coup d’essai. Enhardis par la scandaleuse passivité venue du sommet de l’État, ils ne cessent de violer la Constitution de la République française, et notamment son article 2 qui pose que « La langue de la République est le français. L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. L’hymne national est ‘‘La Marseillaise’’ ».

L’Union populaire républicaine demande bien entendu au gouvernement français d’appliquer la loi constitutionnelle, comme il en a le devoir face au peuple français. Il doit donc entamer des poursuites contre les auteurs de ces actes séditieux, à commencer par ceux des élus du groupe de « la République en marche » (LREM), le parti même du chef de l’État.

L’UPR souligne qu’Emmanuel Macron porte d’ailleurs une lourde responsabilité dans cette déliquescence de l’autorité de la République puisqu’il est le premier à violer l’article 2 de la Constitution, en fêtant notamment sa victoire lors de l’élection présidentielle avec l’hymne européen ou en voulant promouvoir le drapeau européen que la France n’a pas reconnu lors de la ratification du traité de Lisbonne.

À ce titre, l’Union populaire républicaine rappelle que la montée des revendications autonomistes et indépendantistes à travers l’Union européenne découle directement de la politique dite des « euro-régions » promue par les traités européens, et par l’action persévérante et sournoise de la Commission européenne en la matière.

Lors de l’élection présidentielle, François Asselineau avait d’ailleurs été le seul des onze candidats à expliquer aux Français cette relation de cause à effet et à souligner les dangers croissants de notre appartenance à l’UE pour l’existence même de la France.

Le Frexit, proposé par l’UPR depuis plus de 10 ans, est la seule réponse appropriée pour garantir notre unité nationale face à une Union européenne qui cherche à pulvériser les États-nations.

https://www.upr.fr/actualite/communique-lupr-demande-gouvernement-dentamer-poursuites-contre-auteurs-actes-inconstitutionnels-commis-a-lassemblee-territoriale-de-corse

"Fake news" : Macron annonce une loi pour renforcer le contrôle sur Internet en "période électorale"

Lors de ses vœux à la presse, Emmanuel Macron a également confirmé un projet de loi sur l'audiovisuel public avant la fin de l'année.

ACT MACRON CENSURE

Emmanuel Macron a annoncé mercredi qu'un "texte de loi" allait être déposé "prochainement" pour lutter contre les "fake news" sur Internet en "période électorale", dans une allusion voilée aux médias russes RT et Sputnik. "Nous allons faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles", a déclaré le chef de l'Etat lors de ses vœux à la presse, en indiquant que "le contenu de ce texte sera détaillé dans les semaines qui viennent". 

Plus de transparence.

Le chef de l'État en a toutefois dévoilé les contours en fustigeant "cette propagande articulée avec des milliers de compte sur les réseaux sociaux" qui "en un instant répandent partout dans le monde, dans toutes les langues, des bobards inventés pour salir un responsable politique, une personnalité, une figure publique, un journaliste". Ainsi, "les plateformes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l'identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus", a-t-il précisé.

"En cas de propagation d'une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant le cas échéant de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l'accès au site internet", a-t-il poursuivi.

Pouvoirs du CSA étendus.

Emmanuel Macron a également annoncé que les pouvoirs du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) "seront accrus pour lutter contre toute tentative de déstabilisation par des services de télévision contrôlés ou influencés par des États étrangers". "Cela permettra (…) de refuser de conclure des conventions avec de tels services", ou de "suspendre ou annuler" ces conventions "en prenant en compte tous les contenus édités par ces services, y compris sur internet", a ajouté le président.

Le chef de l'État a par ailleurs appelé "à responsabiliser les plateformes et les diffuseurs sur internet", tout en demandant à la profession journalistique d'entamer "une réflexion" déontologique. En ce sens, "la démarche de Reporters sans frontières d'inventer une sorte de certification des organes de presse respectant la déontologie du métier me paraît intéressante et souhaitable", a-t-il déclaré.

Une loi sur l'audiovisuel public.

Emmanuel Macron a également confirmé qu'un projet de loi sur l'audiovisuel public verrait le jour "avant la fin de l'année". "A la fin du premier trimestre 2018, des propositions partagées, chiffrées et structurées, construisant un scénario de transformation à mettre en oeuvre seront rendues par la mission sur laquelle s'appuie la ministre de la Culture (Françoise Nyssen). (Elles) seront la matière d'un débat que nous voulons large avec l'ensemble des professionnels", a déclaré le président de la République.

http://www.europe1.fr/politique/fake-news-macron-annonce-une-loi-pour-renforcer-le-controle-sur-internet-en-periode-electorale-3536273

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Vous l'avez compris, il s'agit d'évincer tout média s'éloignant de la propagande euro- atlantiste, qui elle, n'est pas considérée comme "inffluencée par des Etats étrangers" bien sûr.  P.G.

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La publicité dite éphémère arrive sur les trottoirs de plusieurs villes françaises

C’était l’une des dernières surfaces de l’espace public interdite à la publicité. Depuis lundi 25 décembre, les villes de Bordeaux, Lyon et Nantes peuvent tester les marquages publicitaires biodégradables éphémères sur les trottoirs.

ACT PUB RUE

Une expérimentation qui va durer un an et demi, d’après un décret publié dimanche 24 décembre au Journal officiel. Cependant, à la suite de cette annonce, la mairie de Bordeaux a déploré dans un communiqué que «les élus et administrations de la Ville de Bordeaux n’ont, à aucun moment, été consultés ou informés en amont de cette décision». Elle informe aussi avoir «régulièrement opposé un refus à des demandes de ce type émanant d’annonceurs ou de commerçants considérant que cela constituait une pollution visuelle inutile», s’appuyant en cela «sur son règlement local de publicité».

 

Peinture à l’eau et au pochoir

Le texte encadre précisément les possibilités d’une telle pratique. Elle doit se faire par projection ou application, à travers un pochoir, avec de l’eau ou des peintures biodégradables «à base aqueuse ou à base de craie comportant un traitement antidérapant». Il est également précisé que ces marquages ne doivent pas diminuer les caractéristiques d’adhérence du sol et qu’ils ne pourront pas rester plus de dix jours. Enfin, ces tags publicitaires ne pourront excéder 2,50 m2 et devront être éloignés les uns des autres d’au moins 80 mètres.

Une évaluation aura lieu tous les six mois pendant la période d’expérimentation au sein des trois agglomérations. Elle sera suivie d’un rapport final qui devra préciser combien de commerçants, artisans, annonceurs y auront eu recours.

Ce rapport devra également indiquer «la mesure d’un éventuel lien entre accidents de la route et présence des marquages sur les trottoirs» et une éventuelle causalité avec des chutes de passants sur les trottoirs concernés. L’opinion des riverains sera également prise en considération, tout comme «les différentes techniques employées au regard notamment de l’effacement ou de la disparition effectifs des marquages au bout de dix jours».

Une dérogation au Code de la route et de l’environnement

Ce type de publicité éphémère avait déjà été aperçu dans plusieurs villes françaises. À Besançon par exemple, L’Est Républicain rapporte que La Banque Populaire avait tagué les trottoirs du centre-ville en 2016, ce qui avait créé le mécontentement de la mairie, au titre qu’«il est interdit de faire des messages publicitaires sur le domaine public sans autorisation À Paris également, la municipalité avait décidé en 2015 que les sociétés pratiquant des marquages au sol devraient s’affranchir du coût d’enlèvement de ces publicités. Une facture de 166 euros l’heure selon Le Parisien.

Globalement, si plusieurs entreprises se sont essayées au tag provisoire sur les trottoirs, c’était en totale illégalité. Le décret reconnaît d’ailleurs que cet essai «déroge à plusieurs règles du Code de la route et du code de l’environnement», puisqu’ils «interdisent d’apposer des marquages publicitaires sur les trottoirs».

Le ministre chargé de l’Économie, le ministre chargé de l’Environnement et le ministre chargé de la sécurité routière se réservent donc le droit de suspendre, par un arrêté conjoint, à tout moment l’expérimentation «en fonction des circonstances».

 

Publicité au sol - 1

 


 

Source :

http://www.journal-officiel.gouv.fr/

http://www.lefigaro.fr/medias/2017/12/26/20004-20171226ARTFIG00173-la-publicite-autorisee-sur-les-trottoirs.php

http://www.huffingtonpost.fr/2017/12/24/bordeaux-lyon-et-nantes-vont-tester-les-publicites-ephemeres-sur-les-trottoirs_a_23316238/

http://www.lefigaro.fr/medias/2017/12/24/20004-20171224ARTFIG00089-la-publicite-ephemere-arrive-sur-les-trottoirs-de-plusieurs-villes-francaises.php

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=0C44CE9DEDE19A05D009EA3B476CB8C8.tplgfr36s_1?cidTexte=JORFTEXT000036251603&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000036251560

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Iran : le Premier ministre israélien encourage les manifestants

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souhaité lundi le succès des Iraniens qui manifestent depuis jeudi dernier contre le gouvernement et la vie chère tout en ajoutant qu'Israël n'est aucunement impliqué dans les affaires intérieures de la République islamique.

ACT NETANYAHOU IRAN

Dix personnes ont été tuées dans des manifestations dans la nuit de dimanche à lundi en Iran, selon la télévision publique, au quatrième jour du mouvement de contestation sociale et politique qui secoue le pays.

"Je souhaite bonne chance au peuple iranien dans sa noble quête de liberté", a déclaré le Premier ministre israélien dans une vidéo publiée sur sa page Facebook.

I wish the Iranian people success in their noble quest for freedom. pic.twitter.com/7MRC3UWzTz

— PM of Israel (@IsraeliPM) 1 janvier 2018

"De courageux Iraniens inondent les rues. En quête de liberté. En quête de justice. Ils sont à la recherche des libertés qui leur ont été refusées pendant des décennies. Le cruel régime iranien gaspille des dizaines de milliards de dollars pour répandre la haine", a-t-il ajouté.

"De nombreux gouvernements européens regardent en silence"

Israël a souvent fait part de ses craintes pour sa sécurité à propos du programme nucléaire de l'Iran et de son soutien au Hezbollah libanais ou au Hamas palestinien.

Les autorités iraniennes ont plusieurs fois mis en cause des agents de l'étranger dans des incidents impliquant des manifestants.

Benjamin Netanyahu a balayé lundi toute ingérence israélienne dans les manifestations. "C'est non seulement faux, c'est risible", a-t-il dit.

Il a appelé en outre les pays européens à dénoncer la répression à l'oeuvre selon lui pour endiguer les manifestations.

"Tristement, de nombreux gouvernements européens regardent en silence, tandis que de jeunes Iraniens héroïques sont roués de coups dans les rues. Ce n'est pas normal. Et je ne resterai pas silencieux."

Le ministre israélien des Transports et des Renseignements avait déjà souhaité bonne chance aux Iraniens, lundi.

(avec Reuters)

https://www.latribune.fr/economie/international/iran-le-premier-ministre-israelien-encourage-les-manifestants-763280.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180102

 


 

Sur le même sujet, voir aussi (suggestion de H.J./UPR23):

ANNONCE BASSAM TAHHAN

Qui est derrière les manifestations en Iran? (Bassam Tahan)

Dans cette vidéo d'une durée de 16 mn et intitulée "Qui est derrière les manifestations en Iran?", le politologue franco-syrien Bassam Tahhan donne son analyse des évènements récents en Iran, et met en garde l'auditoire contre des interprétations simplistes, connaissant l'historique de plusieurs boulversements passés qui ont été appelés "printemps arabes", en réalité pilotés de l'extérieur.

https://www.youtube.com/watch?v=7Tns8b9fBzQ

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Ami, entends-tu le bruit sourd du pays qu’on enchaîne ?

TRIBUNE LIBRE/ Charles Gave

Source : Institut des Libertés, Charles Gave, 18-10-2017

TL MACRON GALETTE

Plusieurs événements ont attiré mon attention lors des derniers mois, et tous confirment mes pires craintes : une attaque fort bien menée contre notre système démocratique est en cours.

Commençons par l’élection présidentielle.

Les hommes de Davos (HdD) et autres oints du Seigneur (ODS) qui gouvernent la France depuis trop longtemps déjà ont eu une peur bleue lorsqu’ils se sont réveillés les matins suivants les votes pour le Brexit et pour monsieur Trump. Les peuples se révoltaient contre leurs maîtres, les incultes se rendaient compte que le Roi était nu et votaient en conséquence, ce qui était insupportable.

Une contre-attaque fut donc organisée pour que la même chose ne se produise pas chez nous.

Dans le droit français traditionnel, il existe plusieurs principes généraux dont le premier est que « on ne choisit pas son juge ». Ce qui veut dire que les parties à un procès, parquet y compris, en matière pénale n’ont pas la possibilité de choisir tel ou tel juge, ou telle ou telle juridiction. Il y a des règles générales de compétence territoriale, ou de spécialités techniques qui vont amener des juridictions à intervenir mais ce sera par détermination de la loi. C’est la raison pour laquelle ce que l’on appelait « les juridictions d’exception » sont aujourd’hui proscrites.

Le deuxième principe est celui que les juridictions du fond ne peuvent pas s’auto saisir. Elles ne peuvent l’être qu’ à l’initiative d’une partie. Or le parquet est lui aussi une partie au procès en matière pénale, doté de prérogatives spéciales puisqu’il est « l’avocat de la République ».

En application de ces principes, si à la suite d’une enquête préliminaire qui n’est pas contradictoire, il considère qu’il faut ouvrir une procédure d’instruction, il saisit le doyen des juges d’instruction, qui désignera le juge du siège qui diligentera « l’information judiciaire ». Celle-ci devra se dérouler de façon contradictoire dans le respect rigoureux du code de procédure pénale et respecter le principe de la loyauté. Ces règles élémentaires ont été foulées aux pieds à l’occasion de la campagne présidentielle. Le Parquet National Financier (PNF) est une institution d’exception créée après l’affaire Cahuzac. Sa composition soigneusement organisée par l’Élysée Christiane Taubira en son temps, en ont fait une officine totalement dévouée au pouvoir en place.

Gros avantage, cette nouvelle entité, qui n’a répétons-le aucun pouvoir juridictionnel a la capacité de s’autosaisir, c’est-à-dire qu’elle peut lancer une enquête préliminaire à sa guise et au moment de son choix sur une personnalité qui deviendrait gênante pour le pouvoir en place (par exemple). On sait le rôle des médias, immédiatement destinataires des pièces de la procédure pourtant secrète, qui rendent ces enquêtes préliminaires politiquement meurtrières. Mais comme si cela ne suffisait pas, on a créé au tribunal de grande instance de Paris un pôle financier chargé de l’instruction. Dont les magistrats entretiennent avec ceux du parquet des relations étroites (...)

Rétrospectivement, l’idée de monsieur Hollande apparait très clairement : il était persuadé que son opposant aux élections présidentielles suivantes serait monsieur Sarkozy et qu’il était donc nécessaire de préparer des dossiers contre lui, que l’on ferait fuir au Canard Enchainé quelques semaines avant l’élection, ce qui permettait à un juge du PNF (ancien du syndicat de la magistrature ou pas) de s’autosaisir, permettant de ce fait la réélection du président sortant.

Monsieur Hollande ayant été par trop lamentable, il a fallu que nos hommes de Davos réorganisent hâtivement le plan de campagne compte tenu du désastre Brexitien et de l’élection de monsieur Trump.

L’ennemi à battre n’était plus monsieur Sarkozy, mais le Peuple.

Commençons par le but à atteindre. Il fallait qu’au deuxième tour nous ayons face à face un candidat représentant les hommes de Davos contre madame Le Pen, pour assurer le maintien au pouvoir de notre caste.

Il fallait donc attendre les résultats des primaires de la droite.

Si par hasard ce candidat était monsieur Juppé ou monsieur Sarkozy, il n’y avait aucune inquiétude à avoir, l’un et l’autre étant des membres solides et patentés de l’internationale de Davos.

Monsieur Fillon était plus embêtant avec son attachement à Philippe Seguin [!!, NdR], ses racines régionales et sa femme anglaise (Galloise). A l’évidence, l’homme n’avait pas beaucoup de caractère, mais à l’évidence encore il ne pouvait pas être considéré comme « sûr ». A tout hasard donc, un homme jeune et propre sur lui fut lancé dans la bagarre pour permettre de procéder le cas échéant à un gambit, un peu comme aux échecs.

Au grand dépit des hommes de Davos et des media, Fillon sortit vainqueur de la primaire de la droite et la machine se mit en route.

Notre « propre sur lui » bénéficia immédiatement du soutien de tous les patrons du capitalisme de connivence français qui fort opportunément détenaient une grande partie des media et fut rejoint par quelques vieux chevaux de retour de la démocratie chrétienne …et Fillon fut inculpé en temps utile par le PNF, ce qui garantissait la présence au deuxième tour du jeune homme propre sur lui.

Le but était atteint : l’homme de Davos fût élu, mais ce dont le peuple commença à se rendre compte c’est que nous avions eu en fait un coup d’état organisé par les hommes de Davos appuyés par une partie de la magistrature et avec la complicité de la quasi-totalité de la presse pour fausser une élection. Et du coup les électeurs se sont à peine donné la peine d’aller voter au deuxième tour et encore moins aux législatives.

Et donc le nouveau président est certes légal, mais pas du tout légitime. Il n’y a pas eu « une rencontre entre un homme et un peuple » mais tout au plus une rencontre entre un homme et 20 % de l’électorat qui pensent comme lui, le candidat ayant été choisi parce qu’il faisait partie de ces 20 %.

Et ce qui me gêne aujourd’hui est bien sûr que notre président ait été élu grâce à un putsch organisée fort intelligemment par les hommes de Davos et les oints du seigneur, et que nous, les électeurs « normaux » avons été une fois de plus roulés dans la farine par ces mêmes hommes de Davos.

Mais si j’ai raison, ces hommes sans foi ni loi ne vont pas s’arrêter en si bon chemin.

Leur but étant de créer un état européen technocratique et qui n’aurait pas besoin de se soumettre aux élections –le vieux rêve de Jean Monnet- il va leur falloir accélérer autant que faire se peut le mouvement vers un tel système, car les peuples se réveillent parfois de leurs assoupissements et de tels réveils peuvent être douloureux pour ceux au pouvoir. Surtout quand le Président n’a aucune légitimité…

Il leur va falloir donc agir très, très rapidement, pour essayer de rendre la situation irréversible le plus vite possible.

L’étape suivante va sans doute aucun se produire au niveau européen et monsieur Juncker, comme d’habitude a été suffisamment stupide pour nous annoncer quel était le plan de bataille.

La monnaie européenne est un échec flagrant, qui a fait la fortune de l’Allemagne et ruiné tous les pays de l’Europe du Sud, chacun en conviendra, mais ce n’est un échec flagrant nous disent ceux qui l’ont créé que parce que le mouvement vers l’Europe a été trop lent.

La solution ce n’est donc pas moins d’Europe et plus de démocratie mais plus d’Europe et moins de démocratie.

Plus d’Europe veut dire mettre sur pied de toute urgence un Etat Européen muni d’un vrai Président Européen, qui aura prééminence sur les pouvoirs exécutifs locaux flanqué d’un ministre des finances européen qui aura droit de regard sur les finances de chaque état européen, mais aussi créer une armée européenne, des députés européens qui ne soient rattachés à aucune nation et que sais-je encore.

Et bien entendu, ce projet sera lancé dès que les élections allemandes seront passées et il s’agira et en premier lieu de transférer à des organismes européens non élus la souveraineté militaire française contre une promesse par l’Allemagne de financer nos déficits budgétaires et notre système social. L’Allemagne paiera pour les erreurs de nos hauts fonctionnaires, avec le sang des soldats français telle est l’offre française…Monsieur Macron est en train de réinventer le STO de sinistre mémoire.

Pour cela, il fallait d’abord se débarrasser du chef de l’armée, le général Pierre de Villiers tant cet homme était sourcilleux sur tout ce qui concernait la souveraineté militaire de la France, ce qui fut fait fort proprement et fort rapidement.

(...)

Résumons-nous.

La France a déjà perdu sa souveraineté

  • sur ses frontières avec les accords de Schengen.
  • sure sa Justice
  • sur sa Loi Constitutionnelle
  • sur qui peut ou ne pas vivre en France avec le Traité de Lisbonne qui avait été refusé par la population française quand il avait été présenté sous le nom de constitution européenne.
  • sur sa monnaie avec le traité de Maastricht et l’euro.

Dans les mois qui viennent, tout le travail de monsieur Macron va être que la France finisse de perdre sa souveraineté budgétaire, déjà bien entamée hélas, mais surtout sa souveraineté militaire.

A ce moment-là, la France n’aura plus qu’une seule chose à vendre à l’Allemagne (lire l’Europe) pour boucler ses fins de mois : le siège de la France au conseil de sécurité aux Nations Unies, ce qui ne saurait tarder. Resteront peut-être l’Alsace et la Lorraine dont monsieur Macron, en fin négociateur qu’il est pourrait tirer sans aucun doute un bon prix, mais là j’anticipe un peu.

Que le gouvernement français actuel veuille lancer une telle initiative, je n’en doute pas une seconde.

Que cela réussisse à mon avis a à peu près autant de chances qu’une enclume a de voler, et pour deux séries de raison, les unes intérieures, les autres extérieures.

Commençons par les raisons intérieures.

Les hommes de Davos et autres ODS ont réussi à gouverner la France sans interruption depuis 1974 en faisant croire au peuple qu’il y avait une droite et une gauche, alors qu’en fait ces deux partis avaient été complètement noyautés par les HdD et les ODS qui avaient violemment expulsé tous ceux qui n’acceptaient pas leurs projets à long terme.

La dernière élection les a fait sortir du bois et chacun sait qui gouverne vraiment aujourd’hui notre pays et l’a gouverné depuis quarante ans. Et donc où ils réussissent, ou ils sont foutus telle est la réalité puisqu’ils sont maintenant en pleine lumière. Ils ne peuvent plus se cacher

Et comme ils le savent, je crains le pire pour nos Libertés. Les journalistes qui s’y opposeront seront virés, les sites des opposants seront hackés, les contrôles fiscaux vont pleuvoir sur ceux qui manifesteraient leur désaccord, la propagande sur les radios et dans les media sera insupportable.(...)

Venons-en aux raisons extérieures.

Le but de nos ODS est d’inféoder la France à l’Allemagne en offrant à cette dernière la force militaire française comme appât. L’idée est : vous payez nos (hauts) fonctionnaires et on vous apporte l’armée française et le feu nucléaire sur un plateau.

Cette tentative va amener à une levée de boucliers partout en Europe où voir resurgir l’empire de Charlemagne va susciter un enthousiasme très moyen (que le lecteur imagine la réaction des Grecs, des Tchèques, des Italiens, des Polonais, des Hollandais, des Anglais, des Espagnols…) Voilà qui ferait monter la détestation d’une Europe gérée par un condominium franco-allemand à des niveaux inouïs immédiatement.

Aucune chance que les Allemands n’acceptent.

Qui plus est, les USA risquent de faire les gros yeux et de faire comprendre au gouvernement allemand, voir au gouvernement français que la recréation était terminée.

Mais si l’Allemagne ne paye pas –ce qui semble le plus probable- alors la tentative des HdD et ODS français de créer un Etat (Européen) franco-allemand implosera et les ODS français se retrouveront bien isolés face au désastre économique qui surviendra.

L’année qui vient va être intéressante.

(...)

Source : Institut des Libertés, Charles Gave, 18-10-2017

https://www.les-crises.fr/ami-entends-tu-le-bruit-sourd-du-pays-quon-enchaine-par-charles-gave/

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===============================Commentaires relevés:

Charles Gave aurait pu rendre à César ce qui appartient à César.

L’analyse comme quoi la force de frappe et le droit de véto français seraient transférés à l’UE contre quelques grâces budgétaires est une analyse faite depuis longtemps par l’UPR.

Exemple d’article récent écrit par Vincent Brousseau sur ce sujet :

https://www.upr.fr/actualite/france/se-cache-derriere-projet-euro-nukes-dossier-etabli-vincent-brousseau

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En effet Charles Gave parle d’or malgré son anticommunisme originel . Depuis que je l’écoute il me semble qu’il est plus marxiste que shumpeterien ,son idéologie d’économiste capitalistique . En critiquant Davos , temple moderne de la réflexion du capitalisme international, Charles GAVE essaye de “sauver” son capitalisme idéologique en déclin avancé.
La crise du capitalisme français ,amorcée sous Giscard-Mitterrand-Chirac et amplifiée sous Sarkozy-Hollande , va s’accentuer sous Macron par sa pratique anglo-saxonne de régression sociale catastrophique . Charles Gave , en vieux briscard de l’économie capitaliste , voit juste sur l’Europe, l’Euro , l’armée , les élites dites bourgeoises . Faisant parti de ce milieu il les connaît très bien et à BFM business ,quand il est invité, on l’écoute avec de “gros yeux” culpabilisants . Doze et compagnie , grand défenseur du système qui ne marche pas , n’ont sûrement pas eu les bons profs d’économie capitaliste comme Charles Gave . En tant que communiste je me régale de l’écouter , et s’il avait raison ????

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Gave est un partisan du capitalisme liberal. Et a ce titre, il combat le capitalisme illiberal (ou capitalisme de connivence) symbolise par Davos : des hommes d’affaires qui n’ont aucune qualite autre que leur carnet d’adresse politique, et qui s’en servent pour assurer leur fortune au detriment de la societe.

Vous n’entendrez jamais Gave dire du mal d’un entrepreneur qui a fait fortune par son talent, son travail et sa prise de risque.

D’ailleurs, le mal que les Francais denoncent en l’appelant “ultraliberalisme” est en realite le capitalisme antiliberal (nepotisme, grands corps d’Etat, pantouflage, parachutes dores, monopoles prives du genre autoroutes, rentes de situations, rentes relationelles et plus generalement : “nationalisation des pertes et privatisation des profits”…)

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Fillon avait une espèce d’attachement à la terre et de fond chrétien qui étaient encore trop subversifs, et malgré tout le mal que je pense du personnage, il avait quelque chose de très français.

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Certes mais on voit apparaître ce fond chrétien chez beaucoup de candidats de droite au moment des élections. C’est un véritable bonheur de les voir déclamer, la main sur le coeur, l’amour de la patrie, de l’église et de la famille. Bien entendu, pendant les années qui suivent, ils sapent consciencieusement toutes ces belles valeurs qu’ils juraient défendre pendant leur campagne. Un des meilleurs en la matière fut Sarkozy, mais Fillon est pas mal non plus. Avoir vu toutes ces turpitudes financières et le savoir cupide modèrent sérieusement ce “vieux fond chrétien” dont vous parlez !
Ce serait pitié de voir ce spectacle seulement pendant les campagnes électorales. Pour notre plus grande joie, on peut assister à quelques répétitions : par exemple, le Figaro; se faisant le chantre du conservatisme chrétien, loue le dimanche comme le jour du seigneur mais quelques jours plus tard; prendra position pour le travail le dimanche (libération du marché du travail oblige).
Il en est ainsi du charlegavisme. Il accompagne les hdD dans leur guerre contre l’Humanité mais par devant raconte de belles histoires pour nous endormir.

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Fillon, d’après ce que j’ai compris, n’était pas trop du genre à promouvoir LGBT, PMA et Cie, et il était plutôt “pro-Poutine”. C’est tout ça qui l’a perdu et rien d’autre, parce que le système ne pouvait prendre le risque de voir un président français tirer des pavés dans sa vitrine.

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jeudi 4 janvier 2018

Russie : interdit de concourir à la présidentielle, l’opposant Navalny appelle à son boycott

Décidément, la Russie est un pays tellement corrompu qu'un citoyen ayant été condamné pour des crimes graves est inéligible ! C'est aussi un pays tellement corrompu qu'il oblige la presse française à ne pas dire que ce "principal opposant" est tout sauf le principal opposant à Vladimir Poutine mais bien plutôt un opposant parmi d'autres, et certainement pas une menace. Alors pourquoi nous parle-t- on de ce M. Navalny ? Hormis pour dire que la Russie est corrompue et que les truands n'ont pas le droit de devenir élus comme sur la terre de liberté transatlantique ?
Vous voulez un indice ? Peut-être parce que Navalny est un World Fellow de l'université de Yale...

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Évidemment, on comprend mieux pourquoi l'UE, le Conseil de l'Europe, les médias alignés, les cireurs de pompes et j'en passe hurlent au scandale.

Mathias Masclet (délégué régional UPR Auvergne)


Le principal opposant à Vladimir Poutine est déclaré inéligible jusqu’en 2028 en raison d’une condamnation de justice. La présidentielle russe est prévue le 18 mars 2018.

 

ACT RUSSIE OPPOSANT

Il y a quelques semaines, Ella Pamfilova, présidente de la Commission électorale centrale russe (CEC), prévenait que seul un « miracle » pourrait permettre à Alexeï Navalny de participer à l’élection présidentielle du 18 mars 2018.

Les commentateurs n’auront guère eu le temps de gloser sur le caractère mystérieux de la formule – de quel genre de miracle pouvait donc parler Mme Pamfilova, dont l’institution est théoriquement chargée de l’application stricte de la loi ? Le miracle ne s’est pas produit. Lundi 25 décembre, cette même CEC a livré son verdict : à l’unanimité moins une abstention, elle a interdit à l’opposant de concourir lors du scrutin, en raison de ses condamnations passées en justice.

L’étude du dossier Navalny a été conduite avec une célérité exceptionnelle. Dimanche, l’avocat mobilisait des milliers de partisans dans plusieurs villes de Russie, et déposait, dans la foulée, son dossier de candidature. Dès le lendemain, il était convoqué par la CEC.

Cette démonstration de force, menée alors que des milliers de volontaires s’emploient depuis plusieurs mois à récolter les 300 000 signatures nécessaires à la candidature de l’opposant, n’aura pas suffi. M. Navalny, dont les enquêtes dévastatrices sur la corruption des élites ont assis la notoriété, n’est pas autorisé à défier Vladimir Poutine, président sortant qui brigue un quatrième mandat.

Vrai-faux suspense

La CEC avait à plusieurs reprises averti que l’opposant était inéligible jusqu’en 2028 en raison notamment d’une condamnation à cinq ans de prison avec sursis, en février, pour détournement de fonds dans une affaire remontant à 2009. M. Navalny a aussi été interpellé et détenu à trois reprises cette année pour avoir organisé des rassemblements non autorisés.

Mais cette décision était attendue, car elle met fin à des mois de vrai-faux suspense au cours desquels l’opposant a fait semblant de croire en ses chances de pouvoir participer au scrutin de 2018. Durant toute cette période, ses bureaux de campagne ont continué de tourner à plein régime et l’ancien blogueur, qui s’est fait connaître du grand public lors des manifestations de 2011 contre les fraudes présumées aux législatives, a sillonné la Russie de réunion publique en réunion publique.

Privé d’accès aux médias fédéraux, M. Navalny possède un art consommé de transformer chaque enceinte dans laquelle il apparaît – et jusqu’aux prétoires – en tribune. Lundi, il a utilisé cette session publique de la CEC pour s’en prendre une nouvelle fois au cynisme du pouvoir. « Ce que je vous demande, ce n’est même pas de l’héroïsme, a-t-il dit aux membres de la commission. Vous n’avez pas un pistolet braqué sur la tête. (…) Je vous demande simplement de faire votre travail de fonctionnaires et d’appliquer la loi, ce pour quoi vous êtes payés par vos concitoyens. » « Il est évident que ces affaires judiciaires ont été fabriquées », a-t-il encore plaidé, rappelant avoir fait condamner la Russie par la Cour européenne des droits de l’homme.

L’Union européenne émet un « sérieux doute » sur le pluralisme politique en Russie

Le rejet de la candidature de l’opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, « jette un sérieux doute sur le pluralisme politique » en Russie, a affirmé une porte-parole des services extérieurs de l’Union européenne mardi 26 décembre.

Cette porte-parole, Maja Kocijancic, a rappelé que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait jugé que le droit à un procès équitable avait été refusé en 2013 à M. Navalny, finalement condamné en février dernier pour détournement de fonds.

« Nous attendons des autorités russes qu’elles s’assurent qu’il y ait des opportunités équitables, y compris lors des élections présidentielles qui se tiendront le 18 mars », a encore déclaré la porte-parole, qui appelle la Russie à inviter l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) à observer les élections. « L’Union européenne fondera son jugement du processus électoral sur ses résultats, comme nous l’avons fait par le passé », a-t-elle conclu.

« La non-participation d’une personne qui souhaitait se présenter, en raison de la loi, ne peut en aucun cas affecter la légitimité de l’élection », a martelé aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réponse aux critiques.

Appel au boycottage

Dès la fin de la session, M. Navalny a diffusé une vidéo enregistrée à l’avance pour appeler à une « grève des électeurs » : « Nous avons un plan clair et simple. (…) Nous annonçons un boycottage de l’élection. Le processus auquel on nous demande de participer n’est pas une vraie élection. Il n’y aura que Poutine et les candidats qu’il a personnellement sélectionnés », y dit-il, ajoutant qu’il allait faire appel de la décision de la CEC.

Quand bien même l’électorat d’Alexeï Navalny apparaissait limité, la victoire de Vladimir Poutine au scrutin du 18 mars paraît désormais encore plus certaine en l’absence de son opposant le plus déterminé. Le président sortant affrontera, comme à chaque élection, les candidats du Parti communiste et du Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR, ultranationaliste), ainsi que la jeune Ksenia Sobtchak, qui se présente comme une alternative à un Navalny empêché.

« Poutine peut bien jouer les machos à la télévision, mais si tu as peur d’affronter ton seul vrai opposant, ton machisme ne vaut pas un sou », a commenté Ilia Iachine, l’un des associés de M. Navalny, qui annonçait dans la soirée sur Twitter une visite de la police au domicile de ses parents.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/12/26/alexei-navalny-interdit-de-concourir-a-la-presidentielle-russe_5234401_3214.html#e2QbdBfkrzqMsUqA.99

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Vidéos du jour

Entretien avec Jean-Claude Michéa - Comédie du livre 2017

https://www.youtube.com/watch?time_continue=72&v=z_WvYnRjQWU

VID MICHEA ROUGEYRON

Animé par Régis Penalva, directeur littéraire de la Comédie du Livre. « Il est aujourd’hui plus facile d’imaginer la fin du monde que celle du capitalisme. » Avec “Notre ennemi, le capital” (Climats), le philosophe Jean-Claude Michéa poursuit son travail de clarification et de démolition entrepris avec des livres aussi importants que “Orwell, anarchiste Tory”, “L’Empire du moindre mal” ou “La Double Pensée”. Mais est-il encore possible de « rassembler la grande majorité des classes populaires autour d’un programme de déconstruction graduelle du système capitaliste » ?

https://www.les-crises.fr/video-entretien-avec-jean-claude-michea-comedie-du-livre-2017/

Source : Comédie du livre, Youtube, 06-10-2017


 

L'état idéologique des élites françaises - Pierre-Yves Rougeyron

https://www.youtube.com/watch?v=XRoaUlro8WA
Ajoutée le 21 déc. 2017
Conférence de Pierre-Yves Rougeyron tenue à Nancy le Samedi 25 Novembre 2017 pour Le Club du Mercredi.
Son intervention résume "l'état idéologique des élites françaises". Pierre-Yves Rougeyron y aborde l'état de la France, de la politique française et de ses élites. Parmi celles-ci Macron, ses collaborateurs, mais aussi les influenceurs internationaux tels que les GAFA.

Chine : le Big Data pour noter les citoyens… et sanctionner les déviants

Pour bien commencer l’année, une brève vision de l’avenir “Big Brother”

ACT CHINE SURVEILLANCE

Source : La Tribune, Jean-Christophe Catalon, 24/10/2016

Pour savoir quels citoyens sont dignes de confiance, le gouvernement veut utiliser le Big Data pour fixer une note globale à chaque individu. Ceux considérés comme de “mauvais” citoyens seront sanctionnés.

Le Parti communiste chinois (PCC) a trouvé un usage très particulier au Big Data. Le gouvernement prévoit de collecter massivement les données de ses citoyens afin de leur donner une note évaluant à quel degré ils sont dignes de confiance.

Conséquence, les mieux notés auront un accès facilité aux services, quand les mauvais élèves seront sanctionnés. La liste des punitions est détaillée dans un document du gouvernement chinois datant du mois dernier, évoqué par le Washington Post. Interdiction de voyager en première classe, voire de partir à l’étranger, impossibilité d’envoyer ses enfants dans les meilleures écoles ou d’accéder à une promotion, les sanctions prévues peuvent être sévères.

Du commentaire sur la politique du PCC au feu rouge grillé

Prévu pour 2020, ce dispositif dénommé “Système de crédit social” doit collecter les données des 700 millions d’internautes chinois. Du respect du code de la route aux discours tenus sur les réseaux, tout élément pouvant décrire le comportement d’un citoyen est comptabilisé. Il suffit donc d’un feu rouge grillé pour voir sa note s’abaisser.

Les entreprises, elles aussi, sont concernées. En ne respectant pas certaines règles morales et/ou légales, elles peuvent se voir interdire l’émission d’obligations par exemple. Pékin présente ce dispositif comme un nouveau moyen de lutte contre les fraudes, monnaie courante dans le pays. Au-delà de cet enjeu, le gouvernement s’offre un moyen de pression inquiétant sur sa population et pourrait basculer vers un État totalitaire.

De quoi attirer les hackers

Reste que le Système de crédit social pourrait avoir quelques difficultés à voir le jour. Si un système de score est déjà mis en place dans certains pays pour l’emprunt bancaire, notamment en Allemagne et aux États-Unis, l’étendre à l’ensemble des activités d’un individu est un tout autre défi.

Des projets pilotes sont déjà en cours, impliquant huit entreprises privées dont Sesame Credit, propriété du géant de l’e-commerce chinois Alibaba. Le site de rencontre Baihe encourage d’ailleurs ses utilisateurs à fournir leur score Sesame pour avoir un profil plus attractif.

Mais outre les problèmes moraux et juridiques qu’il pose, un tel système pourrait vite devenir la cible des pirates informatiques. Interrogé par le Washington Post, William Glass, analyste chez FireEye (entreprise de cybersécurité), en est persuadé :

“Il y a un marché énorme pour ce genre de dispositif, et aussitôt que le système sera installé, cela incitera grandement les cybercriminels et certains acteurs soutenus par l’État à pénétrer à l’intérieur, soit pour voler des informations, soit les altérer.”

Source : La Tribune, Jean-Christophe Catalon, 24/10/2016


 

Le contrôle des masses sous couvert de lutte contre la corruption

Le gouvernement justifie ce plan par la lutte contre la fraude et la corruption, qui gangrène le pays. Ces dernières années, les scandales de corruption impliquant de hauts responsables se sont multipliés. En 2015, le caractère de l’année était donc 廉, qui signifie « incorruptible ».

Ce système de notation existe dans d’autres pays, notamment pour l’obtention d’un prêt ou d’une assurance. En France l’accès aux données de santé aux assurances a suscité une levée de boucliers. Mais c’est la première fois qu’il est déployé à si grande échelle dans toute les strates de la société et de la vie professionnelle et personnelle des citoyens.

Source : Journal du geek, Elodie, 26-10-2016


Lors du Chaos Communication Congress (CCC), l’une des plus importantes conférences de hackers qui se tient cette année à Leipzig, la chercheuse Katika Kühnreich a présenté les résultats de ses recherches sur le sujet.

(...)

Une évaluation permanente

L’initiative rappelle le «credit score» américain, cette note attribuée aux résidents des États-Unis pour évaluer leur capacité à être un bon ou un mauvais payeur. Le système élaboré en Chine va plus loin, par le volume de données combinées et par l’intégration d’informations liées à l’entourage des personnes notées pour déterminer leur score. Il rendrait envisageable de perdre des points en raison d’une amitié avec une personne pourvue d’une note faible.

Katika Kühnreich se garde bien de blâmer la Chine sur le sujet. Elle estime qu’un tel projet de surveillance pourrait être étendu à d’autres pays. «Il y a une forte tendance actuelle à vouloir résoudre les problèmes de société avec des solutions technologiques, ou du moins, de tenter de le faire, explique-t-elle. Cela se produit actuellement en Chine, mais nous sommes loin d’en être exemptés en Occident»

La question de la surveillance est un sujet central en Chine. Le pays met actuellement en place le système de caméras de surveillance le plus sophistiqué au monde. Quelque 170 millions de caméras dotées d’intelligence artificielle ont déjà été installées, et près de 600 millions pourraient l’être d’ici à 2020. En pleine croissance, le marché de la reconnaissance faciale a dépassé le milliard de yuans (128 millions d’euros) en 2016 et devrait être multiplié par cinq d’ici à 2021, selon une étude du cabinet Analysys. Mi-décembre, l’association Human Rights Watch a accusé les autorités chinoises d’enregistrer les données biométriques de toute la population du Xinjiang, où vit une importante minorité musulmane, les Ouïghours. La mise en place d’un programme de santé avait alors été évoquée.

Source : Le Figaro, Elsa Trujillo, 27/12/2017

https://www.les-crises.fr/chine-le-big-data-pour-noter-les-citoyens-et-sanctionner-les-deviants/

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===============================Commentaire relevé:

Allez, aujourd’hui il est temps de faire remonter mon évaluation sociale, je vais acheter des couches, le livre de Macron, la saison complète de C’est a vous et visionner le replay du dernier épisode de Joséphine ange gardien.

Bonjour chez vous

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Iran – Le rapide soutien des États-Unis aux émeutiers laisse deviner un plan plus vaste

Manifestations en Iran: quelques précisions sur le contexte et l’évolution de la situation:

ACT IRAN MANIFS CLINTON

Une révolution ou une révolte de couleur en Iran n’a que peu de chances d’aboutir. Mais même en cas d’échec, elle peut servir de prétexte à des sanctions supplémentaires et à d’autres mesures anti-iraniennes. Les incidents actuels font donc partie d’un plan beaucoup plus vaste.

Les démocraties « occidentales » ont l’habitude d’avoir des partis politiques de gauche ou de droite avec des combinaisons fixes de politiques économiques et culturelles. La « gauche » est perçue comme prônant une économie sociale qui profite à l’ensemble de la population, et comme culturellement libérale ou progressiste. La droite est considérée comme culturellement conservatrice avec une préférence pour une économie de marché libre qui favorise les segments les plus riches d’une nation. [une division qui est en train de voler en éclat dans bon nombre de pays européens notamment depuis le traité de Lisbonne, NdR]

Les camps politiques en Iran sont différents.

En voilà la version simplifiée: Les conservateurs iraniens qu’on appelle aussi « principalistes », sont culturellement conservateurs, mais ils favorisent les programmes économiques qui profitent aux pauvres. Leur base est constituée des populations rurales ainsi que les segments les plus pauvres des habitants des villes. Le dernier président iranien qui en était proche a été Mahmoud Ahmedinejad. L’une de ses principales décisions a été de verser des allocations directement aux familles les plus pauvres en supprimant les subventions générales sur le carburant et l’alimentation. L’actuel président iranien Hassan Rohani est membre du camp « réformiste ». Sa base est constituée par les marchands et les pans les plus riches de la société. Il est culturellement (relativement) progressiste mais ses politiques économiques sont néolibérales. Le budget qui sera mis en œuvre l’année prochaine réduit les allocations destinées aux pauvres introduites par Ahmedinejad. Cela va augmenter le prix du carburant et des produits alimentaires de première nécessité d’au moins 30-40%.

Les manifestations des 28 et 29 décembre étaient dues à ces problèmes et à d’autres problèmes économiques. Il y a des manifestations de ce type régulièrement en Iran depuis des décennies. Mais les manifestations actuelles ont été rapidement détournées par de petits groupes qui ont scandé des slogans contre le système iranien et contre le fort engagement iranien en Syrie et en Palestine. Ce ne sont pas les positions majoritaires des 80 millions d’habitants de l’Iran:

Selon le sondage, 67,9 % des personnes interrogées affirment que l’Iran devrait accroître son soutien aux groupes anti-Etats islamique, contre 59,8 % il y a un an. Et une majorité de 64,9% soutient le déploiement du personnel militaire iranien en Syrie pour aider le régime de Bachar al-Assad, en légère hausse par rapport à 62,7% il y a un an.

Les petits groupes qui ont détourné les manifestations contre la politique économique de Rouhani ont été fortement soutenus par les agents habituels des opérations d’influence américaine. Avaaz, la coopération RAND, Human Rights Watch et d’autres, ont immédiatement pris le train en marche. (Toujours semblable à lui-même, Ken Roth de HRW a utilisé une photo d’un rassemblement pro-gouvernemental pour montrer les protestations anti-gouvernementales beaucoup plus petites). Les petits groupes qui ont détourné la manifestation et/ou ont monté les manifestations en épingle semblent bien coordonnés. Mais ils sont loin de constituer un véritable mouvement, ni même une majorité.

Dans la matinée de décembre, 30 grandes manifestations de soutien à la république iranienne ont eu lieu dans plusieurs villes. A Téhéran, plusieurs milliers de personnes y ont participé.

(...)

Les «  accros à l’Iran » et autres « experts » n’étaient pas au courant que des manifestations pro-gouvernementales annuelles ont lieu en Iran tous les 9 de Dey (calendrier iranien) depuis 2009, et sont organisées bien à l’avance. Elles commémorent l’échec de la tentative de la révolution de couleur de la CIA en 2009. Cette tentative avait fait suite à la réélection du président Ahmedinejad. La CIA s’était servie du segment plus riche de la société iranienne dans le nord de Téhéran pour faire le travail. Il n’est pas encore clair quelles couches sociales, s’il y en a, sont utilisées cette fois-ci.

En juin 2009, le Brookings Institute a publié un manuel sur la façon de renverser le gouvernement iranien ou de prendre le contrôle du pays. « Maloney, un autre « accro à l’Iran » était l’un des auteurs. QUEL CHEMIN VERS LA PERSE? Options pour une nouvelle stratégie américaine en Iran (pdf) avait quatre parties:

  • Partie I – Dissuader Téhéran: les options diplomatiques.
  • Partie II – Désarmer Téhéran: les options militaires
  • Partie III – Changer le régime: renverser Téhéran
  • Partie IV – Contenir Téhéran: l’endiguement

La Partie III comprend:

  • Chapitre 6: La révolution de velours: soutenir un soulèvement populaire
  • Chapitre 7: Générer une insurrection: soutenir la minorité iranienne et les groupes d’opposition
  • Chapitre 8: Le coup d’État: soutenir une action militaire contre le régime

La « révolution de couleur » de velours a échoué en 2009 car le « mouvement vert » n’a pas réussi à convaincre le peuple iranien qu’il était autre chose qu’une tentative soutenue par l’étranger pour renverser leur république.

Ce que nous voyons actuellement en Iran est une combinaison des chapitres 6 et 7 du plan Brookings. Derrière un mouvement relativement populaire contre les politiques économiques néolibérales du gouvernement Rohani, un mouvement militant, comme on l’ a vu hier soir, met en œuvre une stratégie d’escalade qui pourrait mener à une guerre civile. Nous avons déjà assisté à une combinaison similaire en Libye et au début de l’attaque contre la Syrie.

En juin dernier, le Wall Street Journal rapportait que la CIA avait mis en place une cellule opérationnelle spéciale pour de telles attaques contre l’Iran:

La Central Intelligence Agency a mis en place une organisation exclusivement axée sur la collecte et l’analyse de renseignements sur l’Iran, reflétant la décision de l’administration Trump de faire de ce pays une cible prioritaire des espions américains, selon les responsables américains.

Le Centre de mission de l’Iran réunira des analystes, des membres du personnel d’opérations et des spécialistes de la CIA pour mettre à profit l’éventail des capacités de l’agence, y compris des opérations secrètes.

Le chef du nouveau bureau est l’un des officiers les plus impitoyables de la CIA:

Pour diriger le nouveau groupe, M. Pompeo a choisi un agent de renseignements chevronné, Michael D’Andrea, qui a récemment supervisé le programme de frappes létales par drone de l’agence et qui a remporté, selon bon nombre de ses pairs, des succès contre Al-Qaïda dans la longue campagne américaine contre le groupe terroriste. […]

  1. D’Andrea, un ancien directeur du Centre antiterroriste de la CIA qui s’est converti à l’islam, est considéré par ses pairs comme un manager exigeant mais dur à la tâche et efficace. Certains responsables américains ont avoué être préoccupés par sa position agressive envers l’Iran.

D’Andrea, est le gars de la CIA qui aurait pu éviter le 11 septembre mais a raté son coup. Il a été intimement impliqué dans le programme de torture de la CIA et dans la campagne meurtrière de drones au Pakistan et en Afghanistan. Il est soupçonné d’être le cerveau qui préside à la coopération américaine avec les extrémistes wahhabites en Libye, en Irak et en Syrie.

Hier matin, un groupe terroriste sunnite a fait exploser un pipeline dans le sud-ouest de l’Iran, près de la frontière irakienne:

Selon Ansar al Furqan, « un important oléoduc a explosé dans la région d’Omidiyeh d’Ahvaz, en Iran. » Le groupe a ajouté qu’il avait créé une nouvelle unité, la Brigade des martyrs d’Ahwaz. Historiquement, il y a une importante population arabe dans la région d’Ahvaz. Cependant, on ne sait pas trop si cette supposée brigade se compose d’Arabes iraniens ou de Baloutches, bien qu’il semble que la plupart de ses membres soient des Baloutches. Les djihadistes disent que « l’opération a été menée pour infliger des pertes économiques au régime criminel iranien. »

Selon le Centre militaire américain de lutte contre le terrorisme, Ansar al-Fruqan est issu du groupe terroriste démantelé de Jundallah, qui avait tué des centaines de responsables et de civils iraniens. Jundallah était une insurrection baloutche qui combattait pour un « Baloutchistan libre » dans la région du sud-ouest du Pakistan et du sud-est de l’Iran. Son chef a été tué en 2010 et depuis, le groupe s’est scindé en Ansar al-Furqan et d’autres groupes. Certaines d’entre eux sont sous influence étrangère. Mark Perry a écrit en 2012:

Une série de mémos de la CIA raconte que des agents du Mossad israélien se sont fait passer pour des espions américains pour recruter des membres de l’organisation terroriste Jundallah pour leur servir de mercenaires dans leur guerre secrète contre l’Iran.

Les agents du Mossad ont engagé des terroristes du Jundallah pour tuer des experts nucléaires en Iran. Il ne devrait donc pas être surprenant qu’un groupe issu du Jundallah attaque maintenant l’infrastructure économique iranienne au moment même où le Mossad et la CIA coordonnent une nouvelle campagne pour renverser le gouvernement iranien. Cela indique clairement un plan plus vaste et bien organisé.

Hier soir, des groupes de 20 à 50 jeunes hommes sont apparus dans une vingtaine de villes et villages d’Iran et ont commencé à vandaliser (vidéo) les rues. Ils ont démoli les panneaux routiers et les panneaux d’affichage, brisé les fenêtres et mis le feu aux poubelles. De courtes vidéos de dizaines d’incidents sont apparues sur différents comptes Twitter. Leur impact était souvent présenté de manière très exagérée.

Dans la vidéo « des manifestants qui brûlent les bureaux du gouvernement dans la province d’Ahvaz » on voit seulement une poubelle en feu devant un bâtiment. Le seul bruit dans la vidéo «  où la police tire à balles réelle sur les manifestants » est le bruit du verre brisé des carreaux d’un bureau préfabriqué. La vidéo qui accompagne l’annonce que « 3 personnes ont été tuées dans une fusillade policière du Lorestan » montre un petit groupe très agité. Deux personnes sont emmenées, mais on ne sait pas qui elles sont, ni ce qui leur est arrivé. On n’entend pas de tirs et on ne voit pas de policiers. Dans d’autres vidéos, la police réagit aux émeutiers qui jettent des pierres et commettent des actes de vandalisme.

Les groupes, leur présence dans une vingtaine de villes et leur action, tout cela est clairement coordonné.

Ceux qui soutiennent les émeutes dans les médias postent toutes les vidéos qu’ils trouvent pour toucher un public plus large. Le gouvernement iranien a demandé à l’application de messagerie Telegram, largement utilisée en Iran, de stopper une chaîne qui exhortait les manifestants à lancer des cocktails Molotov sur les bâtiments officiels. Le chef du service Telegram a convenu que ces appels étaient contraires à ses conditions de service et a supprimé la chaîne. De nouveaux canaux avec des messages similaires sont immédiatement apparus. Le gouvernement iranien va être obligé de bloquer complètement Telegram ou d’infiltrer ces canaux pour empêcher la coordination des émeutes.

Les politiciens américains qui avaient appelé à « bombarder, bombarder, bombarder » l’Iran (John McCain) ou qui avaient menacé de faire la guerre à ce pays (Hillary Clinton) ont publié des déclarations de soutien au « peuple iranien » – c’est-à-dire aux émeutiers. Ce sont les mêmes personnes qui écrasent le peuple iranien sous toutes sortes de sanctions les unes après les autres – des hypocrites. Donald Trump et son Département d’État ont publié des déclarations de soutien aux « manifestants pacifiques » qui vandalisent le pays, et ont exigé que « le régime respecte leurs droits humains fondamentaux ». Leurs manifestations de compassion pour le peuple iranien ne trompent personne.

Une note de service qui a fuité récemment disait au secrétaire d’État américain Tillerson:

que les États-Unis devaient utiliser les droits de l’homme comme arme contre des adversaires comme l’Iran, la Chine et la Corée du Nord, tout en laissant la main libre à des régimes répressifs alliés comme les Philippines, l’Égypte et l’Arabie saoudite.

Les déclarations officielles des États-Unis arrivent trop tôt et nuisent à tout réel mouvement d’insurrection en Iran. Elles prouvent que les manifestations sont soutenues par les États-Unis, qui perdent ainsi toutes leurs chances d’élargir la base de leurs supporters en Iran.

Pourquoi les États-Unis font-ils cela?

Le plan n’est peut-être pas de renverser tout de suite le gouvernement iranien, mais de pousser le gouvernement iranien à réprimer violemment les manifestations.

Suzanne Maloney @MoneySuzanne – 5:51 – 31 déc 2017

Et voici l’idée: quoique le gouvernement américain fasse ou dise à propos de ces protestations, le fait est (comme @POTUS l’a dit sur Twitter) que le monde entier regarde ce qui se passe en Iran. La façon dont Téhéran réagit aux protestations actuelles modèlera ses relations avec le monde, comme en 2009.

Cette réaction peut ensuite être utilisée pour imposer des sanctions plus larges et plus strictes à l’Iran, en particulier de la part de l’Europe. Il s’agirait alors d’une nouvelle étape du plan plus vaste consistant à étouffer le pays sous les sanctions, et d’un pas supplémentaire dans l’escalade contre lui.

Par Moon of Alabama

Original: http://www.moonofalabama.org/2017/12/iran-early-us-support-for-rioters-hints-at-a-larger-plan.html#more

Traduction : Dominique Muselet

Source: http://arretsurinfo.ch/iran-le-rapide-soutien-des-etats-unis-aux-emeutiers-laisse-deviner-un-plan-plus-vaste/

mercredi 3 janvier 2018

2017: l'État de droit comme réalité

Les années se suivent, et en règle générale se ressemblent. Les ruptures de continuité sont rares. Mais non complètement inexistantes. L'année 2017 en a connu une importante: elle concerne l'État de droit.

TL DROIT

L'État de droit a toujours été quelque chose de très fragile, pour ne pas dire d'aléatoire. C'est, certes, une barrière contre l'arbitraire, mais une barrière que l'arbitraire, justement, n'a pas trop de peine à franchir lorsqu'il l'estime nécessaire (par exemple, quand les intérêts supérieurs des dirigeants sont en jeu). Simplement cela ne se dit pas. Les juristes s'activent pour sauver les apparences, et en règle générale y parviennent: Les apparences sont sauves. Sauf que, depuis un certain temps, les dirigeants ne se donnent même plus la peine de sauver les apparences.

On l'a vu en 2015 déjà, lorsque Mme Merkel, s'affranchissant des textes européens relatifs à l'immigration, a décidé d'ouvrir toutes grandes ses frontières à deux millions de migrants, répétant ainsi le geste de son lointain prédécesseur Bethmann-Hollweg, qui, en 1914, avait justifié l'invasion de la Belgique en comparant les traités internationaux garantissant la neutralité belge à un chiffon de papier. Mme Merkel n'a pas exactement dit que les Accords de Dublin étaient un chiffon de papier, elle a simplement dit qu'elle ne voulait plus les appliquer. Nuance.

Encore une fois, les dirigeants ont toujours fait tout ce qu'ils voulaient. Toujours, ou presque. Parfois, il est vrai, ils renoncent à faire certaines choses. Ou en font d'autres qu'ils ne voudraient pas faire. Cela arrive. Si les dirigeants faisaient toujours tout ce qu'ils voulaient, cela leur porterait à la longue préjudice. Les gens finiraient par se dire qu'on n'est plus en démocratie. Ou encore, comme Emmanuel Todd dans son dernier livre, que la démocratie libérale est un «concept creux, vidé de ses valeurs fondatrices, que furent la souveraineté du peuple, l'égalité des hommes et leur droit au bonheur» [1]. Certains le disent déjà. Mais ils pourraient être beaucoup plus nombreux à le dire. Le régime a beau faire la sourde oreille à ce genre de critiques: à la longue, ne contribuent-elles pas à le fragiliser? Les dirigeants se retiennent donc d'aller trop loin dans cette direction. Ils ne font pas toujours tout ce qu'ils veulent, juste presque toujours. Ce qui nous ramène au droit.

Fondamentalement parlant, le droit est un instrument de pouvoir: un instrument de pouvoir entre les mains du pouvoir, lui permettant de faire oublier qu'il est le pouvoir. Telle est son utilité. Or ce qui est apparu en 2017, c'est que le pouvoir se sentait désormais assez fort pour, justement, se passer de cet instrument de pouvoir. Le pouvoir continue, certes, à fabriquer du droit, à en fabriquer, même, en grande quantité. Mais le droit qu'il fabrique n'a plus grand-chose à voir avec le droit.

On l'a vu par exemple cet automne avec l'espèce de frénésie qui l'a conduit à inventer de nouveaux délits en lien avec le «harcèlement», les «comportements inappropriés», les «violences faites aux femmes», etc. Avec le renversement de la charge de la preuve, l'extension indéfinie des délais de prescription, d'autres atteintes encore aux principes généraux du droit, on sort ici clairement du cadre de l'État de droit. On a encore affaire, si l'on veut, à du droit, mais le droit ne masque ici plus rien. Il ne fait plus rien oublier. L'arbitraire, autrement dit, se donne ici directement à voir.

2017, on le sait, a aussi été l'année où le gouvernement français a normalisé l'état d'urgence en en transférant les principales dispositions dans le droit ordinaire. Il faut bien voir la portée d'une telle mesure. Les dirigeants se sont toujours considérés comme au-dessus des lois. Ils se sont aussi toujours comportés en conséquence. Mais cette fois c'est la loi elle-même qui le dit. C'est la loi elle-même qui dit que les dirigeants sont au-dessus des lois. D'une certaine manière, l'état d'urgence le disait déjà. Mais pour un temps limité seulement. L'état d'urgence trouvait son modèle dans l'institution du dictateur à l'époque romaine. Nommé pour six mois, il avait tous les pouvoirs. Mais pour six mois seulement. Après, on revenait à la normale. Or, dans le cas qui nous occupe, la voie du retour à la normale est barrée. La dictature n'est plus ici l'exception qui confirme la règle, elle se pérennise elle-même pour devenir elle-même la règle.(...)

Quand, par conséquent, les dirigeants français actuels reprochent à leurs homologues polonais de porter atteinte à l'indépendance de la justice, au motif que l'actuelle majorité parlementaire en Pologne aurait édicté une loi soumettant la nomination des juges polonais à l'approbation du pouvoir exécutif, on pense irrésistiblement à la parabole de la paille et de la poutre: car eux-mêmes, à y regarder de près, vont beaucoup plus loin encore dans ce domaine. En Pologne, les juges sont peut-être nommés par le pouvoir exécutif, mais au moins continue-t-on à leur demander leur avis pour savoir si quelqu'un doit ou non être embastillé. Alors qu'en France, dans les affaires de terrorisme tout au moins, non: c'est le pouvoir exécutif qui dit si quelqu'un doit ou non être embastillé. Lui et lui seul. Il n'y a pas, en France, de contrôle judiciaire dans les affaires de terrorisme. Or, comme on le sait, il est très facile aujourd'hui de se voir étiqueter de «terroriste». Le terme est élastique à souhait.

En cette fin d'année 2017, la Commission européenne a engagé une procédure visant à priver la Pologne de son droit de vote dans les conseils européens pour atteinte à «l'État de droit». Des sanctions à son encontre sont également envisagées. Mme Merkel et M. Macron font chorus en demandant à la Pologne de rentrer dans le droit chemin. Ils invoquent les «valeurs européennes». C'est l'hôpital qui se moque de la charité.

NOTE
  1. Emmanuel Todd, Où en sommes-nous? Une esquisse de l'histoire humaine, Seuil, 2017, p. 12.

Source: Antipresse/ENFUMAGES par Eric Werner

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