Le Limousin, sa ruralité, ses services publics, son économie; nos voisins d'Auvergne. L'agriculture, les problèmes écologiques.

 

jeudi 19 octobre 2017

Emmanuel Macron accepte de faire de la Creuse un laboratoire de l'hyperruralité

Quinze jours après les gaz lacrymogènes d'Egletons ou le "bordel" d'Egletons, selon la terminologie présidentielle, Emmanuel Macron a offert les ors de la République aux élus de la Creuse. Il leur a  accordé une quarantaine de minutes à l'Elysée mardi matin et a validé le principe d'un "plan de revitalisation" expérimental  pour le département

creuse3-3316153Le dossier GM & S a été abordé mardi, à l’Elysée, mais il n’était pas au centre de la rencontre entre Emmanuel Macron et une délégation d’une vingtaine d’élus de la Creuse, conduite par le député LREM Jean-Baptiste Moreau.

Après un rendez-vous manqué, il y a quinze jours, à Égletons (Corrèze),  où les élus creusois et les salariés de GM & S avaient été repoussés rudement par les forces de l’ordre, cet entretien avec le chef de l’État a été unaniment jugé « constructif ».
Même Michel Vergnier (PS), maire de Guéret et président de l’ Association des maires de la Creuse, qui avait proposé une riposte après Égletons, en convient : « Nous avons eu un vrai échange avec le Président ». Les élus creusois sont allés à l’Elysée avec un projet de plan de revitalisation pour leur département.

Valérie Simonet (LR), présidente de Conseil départemental, se réjouit de la réponse apportée : « Le président de la République nous dit Bingo ! Écrivez-moi une feuille de route avec les axes forts sur lesquels le gouvernement pourra vous accompagner ».

Jean-Baptiste Moreau confirme : « Le président a tracé une voie avec des mesures concrètes pour permettre de recréer de l’emploi sur le territoire et au-delà pour faire de la Creuse un exemple de développement des zones hyer rurales ». 
Sous l’autorité du préfet et d’un délégué interministériel, les Creusois doivent rendre une copie « innovante » avant le 31 décembre. « Et si ça marche, ces mesures pourront être étendues à d’autres territoires hyperruraux », insiste le député LREM de la Creuse. 

Julien Rapegno

http://www.lamontagne.fr/gueret/ruralite/politique/2017/10/17/emmanuel-macron-accepte-de-faire-de-la-creuse-un-laboratoire-de-l-hyperruralite_12594041.html


Merci not' bon maître! Les représentants des gueux sont les ravis de la crèche (un peu en avance), et nous les gueux, on est bien rassurés par tous ces commentaires réconfortants. On va- t- y l'avoir not' ligne tgv La Souterraine- Ussel? Pour transporter les fainéants là où y a du boulot.

Participez au grand jeu de la "copie novatrice" pour une Creuse 2.0! Adressez- nous vos idées! On les fera suivre à Jean- Baptiste et à ses copains.

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P.G.

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lundi 2 octobre 2017

Ouverture du forum creusois "Mangeons local" le lundi 2 octobre 2017

Le forum durera deux semaines, du 2 au 18 octobre 2017. Il sera inauguré par une conférence grand public qui aura lieu le 2 octobre à 19h30 à la salle polyvalente de Chambon-sur-Voueize, sur le sujet "(Re)paysement, bien manger pour mieux vivre", par Yassir Yebba.

artoff1700"La Creuse prête pour la purée et les frites locales à la cantine"
Cet article de La Montagne explique, à partir de l'exemple de la consommation de pommes de terre locales par les cantines, en quoi il est pertinent d'aller plus loin dans la structuration de filières alimentaires locales:

"Le forum Mangeons local permettra de visiter des exploitations agricoles comme celle de Pascal Glausinger à Nouhant, mercredi, et d’échanger sur les circuits courts. Cet agriculteur mise sur la patate pour développer son activité dans la restauration collective, tout comme le Pays de Combraille en Marche qui souhaite accompagner les producteurs dans la création d’une véritable filière."


Lire la suite ici:
http://www.lamontagne.fr/chambon-sur-voueize/economie/agriculture/2017/10/02/la-creuse-prete-pour-la-puree-et-les-frites-locales-a-la-cantine_12573616.html

C'est ainsi que ce forum va avoir lieu, avec l'aide de nombreux partenaires institutionnels, sur plusieurs sites:


Près de Guéret : http://www.gueret-tourisme.fr/Agenda/A-la-Une/Forum-mangeons-local

Près d'Aubusson: http://www.aubusson-felletin-tourisme.com/Bloc-Home/En-ce-moment/%28fiche%29/manger-local-et-cinema-171002670-0722156

Dans le Sud: http://creuse-grand-sud.fr/blog/2017/09/26/1er-forum-de-lalimentation-locale-mangeons-local-le-forum-creusois-qui-donne-la-patate/

A Bourganeuf le 12 octobre: http://www.info-limousin.com/Bourganeuf/0_377_1_2.html

Gageons que cela intéressera non seulement les collectivités scolaires ou hôtelières, mais aussi les consommateurs, et toutes les entités ou associations qui promeuvent le développement local, les économies de transport des marchandises, et la qualité alimentaire qui est apportée par l'utilisation des circuits courts.

Posté par UPR en Creuse à 14:38 - - Permalien [#]
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dimanche 24 septembre 2017

Deux sœurs rouvrent "Chez la Marcelle", le café de leur mémé dans un bourg de la Creuse

Saint-Amand, c'est un petit bourg perché au-dessus d'Aubusson (Creuse). Marcelle Nadaud y a tenu un café durant 60 ans. Elle l'a fermé en 2015 et a disparu peu de temps après. L'établissement était dans la même famille  depuis 120 ans et l'histoire continue : Laurette et Magalie Le Roux,  les deux énergiques petites-filles de Marcelle Nadaud vont rouvrir "Chez la Marcelle".  En modernisant un peu le concept mais en préservant l'âme du lieu...

laure-et-magali-leroux-reprise-cafe-chez-la-marcelle_3315370C’était bien, c’était chouette chez Marcelle et ce sera bien aussi chez Laurette… et Magalie. Un air d’été tout léger flotte dans la rue du Petit café de Saint-Amand. Comment dire ? Ce n’est pas un vieux tube de l’été car il n’y avait pas de jukebox chez la Marcelle, c’est un air à la fois guilleret et nostalgique. Le petit café de village est en chantier et dans un entre-deux temporel. Il y a encore des éléments du passé tel ce beau comptoir en bois, tout juste dépouillé de sa fameuse grille façon guichet des P et T.

Pour les enfants, Marcelle Nadaud était "Mémé-Bonbons"

« Le café est dans la famille depuis cent vingt ans, il avait une cabine téléphonique et il délivrait même des télégrammes », énonce fièrement Magalie. Derrière son guichet, Marcelle Nadaud, buraliste, délivrait solennellement les timbres fiscaux et bien sûr le tabac. « Son guichet, on l’appelait le cagibi », sourit Laurette. Pour les enfants de la commune, Marcelle Nadaud était aussi « Mémé-Bonbons ». On trouvait aussi du gaz et bien sûr La Montagne, chez Marcelle.

Les deux frangines, quinze mois d’écart, ont grandi dans une maison située de l’autre côté de la rue : « On était souvent fourrées dans le café et on venait aider pour servir aux banquets. En outre, notre grand-père était maire, alors, c’est nous qui remettions la gerbe au vainqueur de la course cycliste », sourit Laurette.

Marcelle Nadaud a fermé boutique en 2015 et a disparu en 2016. Elle était de cette génération, de cette trempe de commerçants ruraux qui ne connaissaient pas les vacances ni les jours de repos. Chez la Marcelle, c’était ouvert sept jours sur sept, de 7 heures jusqu’à point d’heure. Au vingt et unième siècle on y servait des verres de rouge à cinquante centimes et des anisettes à un euro. Marcelle a tenu comme ça soixante ans.

Ses deux petites filles n’ont pas la prétention de battre le record. Elles vont moderniser le bistrot familial et tenter d’en vivre en jeunes femmes de leur temps : « Quand notre grand-mère est partie, on était toutes les deux en train de prendre un virage professionnel, l’idée de prendre la suite s’est imposée comme une évidence ».

"Quand on change quelque chose, on se dit : est-ce que ça plairait à Mémé ?"

Laurette et Magalie, 36 et 35 ans, ont des parcours assez proches. L’une a été éducatrice, l’autre auxiliaire de puériculture et animatrice socioculturelle. Elles ont toutes les deux une expérience dans la restauration.

C’est le parcours de deux jeunes Creusoises qui ont fait en sorte de pouvoir « vivre au pays ». Ce qui leur assure un solide réseau amical dans toute la région aubussonnaise. Un papa carreleur, un amoureux pas manchot, ça aide aussi pour les travaux.

Si le bâtiment va, tout ira bien pour que les premiers petits plats de Magalie soient servis en octobre.

Ce sera comment Chez La Marcelle ? Pour faire simple, les sœurs Le Roux vont fusionner l’esprit du bistrot de campagne traditionnel avec celui des nouveaux lieux de sociabilité métissés qui émergent en milieu rural. Il y aura un menu bon marché le midi en semaine « avec un maximum de produits locaux », une soirée « brunch » le vendredi soir, les frangines veulent également innover avec un concept de « snack à toute heure ».

Influencées par les principes de l’éducation populaire

La salle de banquets, rafraîchie elle aussi, c’est un peu le joker du projet de reprise : « On pourra faire des soirées cinéma et à thèmes », imaginent les deux nouvelles commerçantes très influencées par les principes de l’éducation populaire.
Chez la Marcelle, il y aura du WiFi mais aussi des livres en libre-service, un coin enfant. « À chaque fois qu’on change quelque chose, on se dit : est-ce que ça plairait à Mémé ? ».

Durant l’hiver, lorsque les deux associées trinquaient à leurs projets futurs : « On était début janvier et un papillon blanc a voleté dans le bistrot. Et chose, incroyable, j’ai revu ce même papillon quelques jours plus tard… à Paris », assure Laurette. Le bienveillant papillon blanc n’a pas été capturé mais il figurera sur l’enseigne en façade. Ce sera l’emblème de Chez la Marcelle. Avec deux elles. 

Financement participatif pour la terrasse
Ce café s’inscrit dans un grand corps de bâtiment traditionnel creusois, comprenant des granges. Mais aussi un préau et une terrasse. Magalie et Laurette n’avaient pas prévu d’aménagements extérieurs dans leur plan de financement. Or, une terrasse, avec accès sécurisé, et un préau « pour les fumeurs », compléterait avantageusement l’attrait de l’établissement. Un appel au financement participatif portant sur la somme de 3.000 euros a été lancé début juillet sur la plateforme Ulule. Les donateurs ont jusqu’à la fin du mois pour filer ce coup de pouce.

http://www.lamontagne.fr/saint-amand/commerce-artisanat/ruralite/2017/07/12/deux-surs-rouvrent-chez-la-marcelle-le-cafe-de-leur-meme-dans-un-bourg-de-la-creuse_12481439.html


 

Remettre un peu de vie dans nos villages de Creuse, à contre- sens de la désertification rurale imposée par des politiques libérales productivistes initiées par l'UE, on ne va pas bouder notre plaisir! P.G.

 

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dimanche 3 septembre 2017

Les adhérents de Haute-Vienne se sont réunis le 2 septembre 2017:

Réunion de l’UPR Haute-Vienne à Limoges: le samedi 02 Sep à 14 h 00 min, dans le local UPR.

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mardi 1 août 2017

Le corps du directeur des services de Creuse Grand sud retrouvé près de chez lui

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Le corps du directeur des services de Creuse Grand sud retrouvé près de chez lui

http://www.lamontagne.fr/aubusson/institutions/politique/2017/07/29/le-corps-du-directeur-des-services-de-creuse-grand-sud-retrouve-pres-de-chez-lui_12501205.htm

La famille de Jean-Sébastien Combe Maës a confirmé que le corps du directeur des services de Creuse Grand sud (CGS) avait été retrouvé, vendredi soir, à Saint-Sulpice-les-Champs. Il se serait donné la mort. Disparu depuis lundi, l'homme nous avait fait parvenir un courrier, jeudi,  annonçant son geste et accusant son employeur de l'avoir poussé jusqu'à cette extrémité.

Jean-Sébastien Combe Maës s'était retrouvé au cœur de l'affaire de faux en écriture dans la gestion calamiteuse de l'intercommunalité CGS et clamait avoir été contraint de le faire sous la pression de son employeur.

"Lorsque vous lirez ces quelques lignes, j'aurais choisi de m'ôter jusqu'au dernier souffle. Cette fois sera la bonne". C'est par ces mots que Jean-Sébastien Combe Maës entamait le courrier que la rédaction de Guéret a reçu jeudi matin 27 juillet.

Vendredi soir, son corps sans vie a été découvert à quelques kilomètres de son domicile, à Saint-Sulpice-les-Champs, il se serait suicidé. L'information nous a été confirmée par sa famille qui, depuis des jours, remuait ciel et terre pour le retrouver tout en pointant du doigt ceux qui auraient, selon elle, poussé Jean-Sébastien Combe Maës à cette terrible extrêmité : son employeur, Creuse Grand sud. Accusation qu'il formulait aussi dans la lettre qu'il nous a fait parvenir.

Disparu en début de semaine

Le directeur des services de la communauté de communes Creuse Grand sud _ en arrêt maladie depuis un an_ avait disparu en début semaine et les forces de l'ordre, sous la direction du parquet de Guéret, avait déployé de vastes moyens de recherche (hélicoptère, patrouilles cyclistes...). Nous avions diffusé dans nos colonnes et sur nos sites, un avis de recherche le concernant.

Cette mort vient relancer de manière dramatique le scandale entourant la gestion de Creuse Grand sud qui se débat depuis un an dans un déficit abyssal (v. notre article du 30 septembre 2016: Scandale à Aubusson: le désastre financier de la Com-com !)

Dans ce dossier, qui a été pris en main par la justice, figure des soupçons de malversations dont un faux en écriture sur des lignes de trésorerie. Le directeur de services était au coeur de cette affaire mais clamait avoir toujours agi à la demande et sous la pression de son employeur. L'ex-président de CGS, Michel Moine, affirmant aux enquêteurs que son directeur avait agi seul en lui cachant les choses. Deux versions qui ont été confrontées par les gendarmes de Guéret, il y a quelques semaines, pour l'enquête ouverte par le parquet de Guéret.

Accident du travail ?

Mais ce n'est pas sur le fond de l'affaire que Jean-Sébastien Combe Maës revient dans sa lettre d'adieu, c'est bien sur l'une de ses conséquences : sa tentative de suicide du 20 juin 2016 qui avait entraîné son hospitalistion durant de longs mois.

Depuis, Jean-Sébastien Combe Maës voulait obtenir la reconnaissance de ce geste comme accident du travail : "Cette reconnaissance était pour moi une étape nécessaire : la souffrance qui a été la mienne depuis 2014 dans les conditions de travail atroces que le président Moine (1) a fait régner".

Et l'homme avait obtenu, en mai dernier, devant une commission de réforme du Centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Creuse, au terme de deux expertises, "l'imputabilité au service de cette tentative de suicide" et que ce geste "trouve sa cause déterminante dans les conditions de travail de l'agent".

"J'ai connu le harcèlement actif. Je connais aujourd'hui le harcèlement passif"

Mais pour que l'accident du travail soit définitivement reconnu, il fallait que la collectivité employeure y consente. Or, soutenu par le syndicat des CGT Territoriaux de la Creuse, Jean-Sébastien Come Maës n'arrivait pas à décrocher cette reconnaissance du nouveau président de CGS, Jean-Luc Léger. Et c'est bien ce "silence" qu'il affirme être "la cause unique de ma disparition : j'ai connu le harcèlement actif. Je connais aujourd'hui le harcèlement passif".

Ce silence, la famille de Jean-Sébastien Combe Maës, l'a aussi dénoncé dans un message envoyé, en milieu de semaine, tant aux médias qu'aux élus de Creuse Grand sud.

Réponse du président Léger

Accusations auxquelles Jean-Luc Léger s'est senti obligé de répondre dans un courriel, jeudi, dont nous avons été l'un des destinataires : "Je comprends leur souffrance et partage la crainte de découvrir le pire, mais, mon honneur est mis en cause. Les accusations et menaces sont très graves (...) En premier lieu, jamais je n'ai sali Jean-Sébastien et à chaque fois que j'ai évoqué l'affaire judiciaire en cours, j'ai pris grand soin notamment en Conseil communautaire, de rappeler le nécessaire respect de la présomption d'innocence pour chaque protagoniste. Pour ce qui concerne la non-reconnaissance en accident du travail de la tentative de suicide de J-Sébastien de juin 2016, aucune décision définitive n'est prise. La Communauté de Communes a l'intention de demander une expertise complémentaire. En effet, nous avons reçu deux avis médicaux contradictoires. N'étant pas psychiatre, je suis bien obligé de saisir l'avis d'un spécialiste".

Cependant, vendredi après-midi, le président de Creuse Grand sud devait se raviser et, dans un message à la famille _ qu'elle nous a communiqués_ il explique : "la lecture du livre (2) de Jean-Sébastien me trouble profondément, en particulier ce qui touche aux raisons de son geste terrible. Aussi, même si je sais qu'on peut ne pas retrouver vivant Jean-Sébastien et que vous considérerz qu'il est bien tard, je prends la décision de reconnaître la TS (tentative de suicide, N.D.L.R.) comme accident du travail.

Il était probablement déjà trop tard. Jean-Sébastien Combe Maës était sûrement déjà mort à ce moment-là.

Eric Donzé

(1) Contacté par nos soins, Michel Moine n'était pas joignable et n'a pu répondre à nos questions avant la mise en ligne de cet article.
(2) Jean-Sébastien Combe Maës avait raconté son histoire au sein de Creuse Grand sud dans une sorte de roman à clés, où les noms des lieux et des personnes avaient été changés. Donnant sa version sur l'affaire. Ce "roman", il nous l'avait confié il y a quelques mois à condition de ne pas le diffuser. Avant son geste fatal, il a décidé de le mettre en ligne, il est consultable sur cette adresse

jean sebastien livre

 

 

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vendredi 2 juin 2017

L'UPR Creuse répond aux questions de la Confédération paysanne

MOUTONS

En période électorale, les candidats reçoivent nombre de questionnaires de syndicats ou d'associations. Aujourd'hui, nous publions la réponse que nous avons adressée à la Confédération paysanne de Creuse.

L'UPR a mis depuis sa création la préservation de notre vie rurale au cœur de ses préoccupations. Notre président
François Asselineau est venu le 25 novembre 2016 faire à Boussac une conférence sur le sujet des communes rurales; et avait établi un programme législatif très détaillé en faveur de l'agriculture et de l'alimentation (lien https://www.upr.fr/programme-elections-presidentielles-france ) ;

INVITATION maires Creuse_sans logo

"Êtes-vous prêts à engager un débat parlementaire sur la question du revenu des paysans dès l'ouverture de la prochaine session à l'Assemblée Nationale ?"

Notre constat sur l'Agriculture:

-les traités européens placent nos agriculteurs dans une concurrence insupportable avec des pays à très bas coût de salaire, et les contraignent à une course folle à la productivité au détriment de la santé, de l'environnement, de l'identité des terroirs et de la qualité des aliments (aticle 39 du Traité de fonctionnement de l'Union européenne).;

-l'union européenne est en train de finaliser des traités transatlantiques (CETA et TAFTA) qui aggraveront la situation;
-au train où vont les choses, nos agriculteurs seront amenés à s'entredéchirer pour l'obtention de diverses aides, pour qu'il ne reste qu'une poignée de "vainqueurs" soumis aux semenciers, à l'industrie agro-chimique, à la grande distribution et aux banques; car si la France est en fait le payeur réel de la PAC (puisqu'elle verse à l'Union européenne 60% de cotisations de plus que ce que nos territoires reçoivent en retour, venant de Bruxelles, sous forme d'aides diverses dont agricoles), elle n'a le choix ni de la forme de ces aides, ni de leur destination, ni des domaines agricoles auxquels elle voudrait donner une priorité, et toujours entre des bornes fixées par la commission europeenne.
-notre pays n'a plus les manettes et se voit imposer par l'union européenne des normes venant de l'extérieur:
- implantation de cultures OGM alors que la population est réticente
- normes alimentaires du "codex alimentarius"
- atteintes graves à la liberté fondamentale de produire ses semences. Notre parti est très sensible à ce dernier sujet, qui touche à la prétention qu'ont certaines multinationales à s'approprier des brevets sur le vivant, sous le prétexte du droit d'auteur qui est en réalité détourné: nous avons d'ailleurs des adhérents creusois très impliqués dans diverses associations de promotion de la semence libre (il y a en Creuse l'association semetesgraines-grainothèque de Guéret pour les particuliers , et également 1001 semences limousines pour les céréaliers bio , et les réseaux de permaculteurs ).

Notre préoccupation très grande vis-à-vis des difficultés du monde agricole peut aussi se retrouver dans cet article publié le 22 mai 2015 écrit par notre responsable national C. Blanc , agriculteur :
https://www.upr.fr/actualite/les-francais-vont-ils-laisser-detruire-lagriculture-francaise-par-christophe-blanc

et également dans le fait que monsieur Asselineau défend le monde agricole et rural chaque année, par des interventions lors des salons de l'agriculture:
https://www.upr.fr/tag/agriculture

Nos propositions 127 à 140 décrites plus bas en annexe constituaient le programme législatif du candidat à la présidentielle F. Asselineau; leur financement ainsi que leur possibilité d'être mises en œuvre étaient, certes, reliées au recouvrement de notre liberté d'action grâce à une sortie de l'union européenne, qui n'aura pas lieu puisqu'au contraire, c'est le candidat de l'ultra-libéralisme, monsieur Macron, qui a été élu.

Néanmoins, en tant que mouvement d'opposition, nous comptons faire tout ce qui est possible pour freiner cette dérive vers une
marchandisation de tout l'espace au détriment des producteurs initiaux et du bien commun de la population. C'est pourquoi je m'engage à faire appliquer le plus possible des articles décrits en annexe, tout au moins pour ceux d'entre eux qui sont compatibles avec les traités européens, et pour les autres, profiter de ma présence dans l'hémicycle pour démontrer les incohérences de certaines situations.

Donc je réponds oui à 100% à votre première question:
Je souhaiterais que ce débat prenne en compte le revenu des paysans mais aussi la situation humaine et sociale des plus précaires d'entre eux, qui sont parfois dans des situations de détresse qui poussent des agriculteurs de plus en plus nombreux au suicide.

 

Vos questions:

Quelles sont vos propositions concrètes pour :
améliorer le revenu des paysans
inciter et faciliter l'installation de nouveaux actifs agricoles
gérer le foncier (accessibilité, lutte contre l'artificialisation des terres,....)
réduire les impacts environnementaux de l'agriculture et développer les externalités positives

Vous voudrez bien également nous préciser quelles orientations vous souhaitez pour la prochaine politique agricole commune et ses déclinaisons aux différentes échelles (nationale, régionale,...)

Réponses:

Je répondrai en premier lieu à votre question sur les orientations de la prochaine politique agricole. Les agriculteurs doivent vivre de leur production, pour cela je considère qu'il doivent avoir des prix rémunérateurs et stables. Il faut donc les découpler des cours mondiaux, faibles et variables car sujets à spéculation. Pour cela il faut une politique de protection du marché intérieur par des taxes à l'importation, avec des mesures de maîtrise de la production (quotas). Outre un revenu pour les agriculteurs cette politique favorise aussi une souveraineté alimentaire, et limite les transports aberrants des filières industrielles actuelles.
Concernant les aides directes, je suis contre le principe du découplage entre les primes et la production, je proposerai donc de lier une partie de celle ci à la main d'œuvre travaillant sur les exploitations. Une prime à l'actif agricole non conditionnée soutiendrait le nombre d'actifs, en rendant la main d'œuvre concurrentielle vis à vis de la mécanisation, et permettrait d'assurer un soutien financier inconditionnel à chaque agriculteur.
Les circuits courts, avec une valorisation locale doivent aussi être favorisés, tant pour des raisons de qualité alimentaire, que d'impact positif sur l'environnement et le tissu rural.
Je souhaite que la politique agricole garde une orientation environnementale forte, en revoyant le système pour obtenir une meilleure lisibilité pour les agriculteurs, une simplification des déclarations et des modalités de contrôle-sanction, pour obtenir une meilleur adhésion des agriculteurs.
Ces propositions sont utopiques dans le cadre de l'Union Européenne et à contre courant de la vision libérale de la commission de Bruxelles. Cependant, je chercherai a les défendre et à orienter la PAC dans cette direction, de même je souhaite que le gouvernement exploite les quelques latitudes laissées par la commission de Bruxelles pour plafonner les aides par exploitation, et pour supprimer les effectifs plancher qui excluent de nombreux agriculteurs de l'accès aux aides.
Les autres questions trouvent une réponse dans mes souhaits pour la Politique agricole, cependant voici quelques éléments supplémentaires :

 


AMÉLIORER LE REVENU DES PAYSANS

 

-Je propose une réglementation sur les marges des filières, pour que le prix d'achat à la production ne soit plus la variable d'ajustement aux crises du marché.

 

- Si les actifs agricoles doivent vivre correctement il en est de même pour les retraités, les retraites agricoles doivent être revalorisées.


INCITER ET FACILITER L'INSTALLATION DE NOUVEAUX ACTIFS AGRICOLES

-une partie de la réponse est liée à la question précédente (meilleur revenu = métier plus attractif);

-une partie de la réponse est liée à la question suivante (le foncier libéré doit être disponible pour l'installation pas pour l'agrandissement ou autres activités non productives);

-il faut simplifier le parcours à l'installation, l'ouvrir au maximum de candidats (projets « conventionnels », formation...), réduire les rigidités administratives, assurer des délais d'instruction et de paiement raisonnables.

-mettre en place un fond solidaire, qui se porterait caution pour permettre à des petits projets d'avoir accès aux prêts bancaires pour des petites sommes sans apport personnel.

 



GÉRER LE FONCIER (ACCESSIBILITÉ, LUTTE CONTRE L'ARTIFICIALISATION DES TERRES, ...)

 



-instaurer une politique publique ambitieuse de stockage de foncier : achat de foncier pour le rendre disponible pour des jeunes installés sous forme de location, vente ou location-vente;

 

-limiter la spéculation sur les terres et l'achat de terres par des groupes financiers (grande distribution qui a maintenant l'intention de devenir producteur pour gérer la filière de l'amont à l'aval).

RÉDUIRE LES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX DE L'AGRICULTURE ET DEVELOPPER LES EXTERNALITÉS POSITIVES

-interdiction des OGM (ce qui nécessite l'interdiction de l'importation de produits comportant des OGM);

 


- faire respecter les règles actuelles, notamment au niveau des effectifs d'animaux autorisés pour les installations classées qui sont parfois dépassés par nombre d'élevages industriels.

 


-favoriser les circuits courts

 


-interdiction de brevetage du vivant

 

Espérant que ces explications vous auront satisfaits, nous vous prions d'agréer l'expression de nos salutations les meilleures.

 

Philippe Gombert, délégué UPR de la Creuse et du Limousin, candidat aux élections législatives.

 

(ci-dessous notre annexe).
_____________________________

ANNEXE LA PARTIE RELATIVE À L'AGRICULTURE DU PROGRAMME DE François ASSELINEAU

https://www.upr.fr/programme-elections-presidentielles-france

DETAILS:

Une nouvelle jeunesse pour l'agriculture familiale
127
Assurer l'élévation et la sécurité du niveau de vie des agriculteurs

Mettre en place une taxe à l'importation pour protéger notre agriculture nationale familiale

128
Remplacer la PAC par la PNA (politique nationale agricole)

La sortie de l'UE ne modifiera en rien le niveau des subventions versées à nos agriculteurs, puisque ces subventions, bien que qualifiées d'européennes, sont en réalité financées par les contribuables français.

Réorienter la politique agricole vers la qualité des aliments et la préservation de l'environnement.

Définir un nouveau modèle pour l'agriculture française.

Améliorer le bien-être animal.

129
Garantir un revenu digne et stable aux agriculteurs en favorisant un prix juste à la vente des productions

Réguler les spéculations sur les produits alimentaires à destination de l'homme et des animaux en réglementant les marges de la filière.

Assurer, pour les agriculteurs, un prix minimum de viabilité en dessous duquel la grande distribution ne pourra pas descendre.

Créer un fonds de garantie suffisant en cas de sinistre agricole afin de dédommager les exploitants victimes.

Stabiliser le marché et l'orienter vers les productions locales.

Rapprocher les producteurs des consommateurs en favorisant les circuits courts

Création d'Agridistrib (outil Internet connectant les producteurs et les plates-formes de distribution locale). L'objectif sera de créer un marché local de façon à économiser sur les coûts de transport et à offrir aux consommateurs une fraîcheur accrue des produits.

130
Garantir l'autosuffisance alimentaire nationale et participer à la sécurité alimentaire mondiale

Mise en place d'un nouveau POS (plan d'occupation des sols) et garantie des aides alimentaires aux ONG tels «Les Restos du Cœur».

131
Accroître la biodiversité et la qualité de l'agriculture avec les nouvelles techniques, plus respectueuses de l'environnement et protectrices des sols et des terroirs

Favoriser l'émergence de techniques nouvelles en système agrosylvopastoral telles que la permaculture, l'agroforesterie, etc.

Garantir une évaluation scientifique indépendante et fiable de ces techniques.

132
Protéger les terres arables de la prédation foncière

Lutter contre l'étalement urbain en rendant à l'État le plein contrôle du POS.

133
Interdiction des OGM, y compris dans la nourriture animale

134
Libérer le commerce de semences anciennes et interdire le brevetage des nouvelles semences

Entreprendre des négociations avec l'Organisation mondiale de la santé sur les règles de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) liées au Codex Alimentarius, afin de refuser une partie de ces normes dans la production nationale et pour certains produits importés.

Modification des normes des fruits et légumes.

135
Effectuer une campagne de sensibilisation afin que les consommateurs changent leurs habitudes et acceptent d'acheter des produits mal calibrés, mais préservant leur santé et l'environnement

136
Favoriser le recyclage des produits alimentaires non conformes

137
Favoriser le développement de la recherche en la dotant de moyens nécessaires

138
Aider les jeunes agriculteurs (y compris des urbains) à s'installer

139
Assurer la gestion sociale en créant, au sein de Pôle emploi, une structure consacrée à cette filière, notamment en matière d'emplois saisonniers

140
Améliorer l'indépendance des formations agricoles vis-à-vis des lobbys industriels du secteur et coordonner les ministères de l'Éducation et de l'Agriculture

Valoriser les filières professionnelles agricoles (machinisme agricole, etc.)

Assurer aux ménages un budget alimentaire ne dépassant pas 15 % de leur budget global

 

 

SLOGAN AGRICOLE

 

vendredi 10 mars 2017

Guéret: mobilisation des parents d'élèves à 10h (lycée Jourdan)

art 106 montage

A l'occasion de la présentation de la carte scolaire, les parents d'élèves se mobilisent pour demander aux syndicats de ne pas signer et de demander les postes qui reviennent à la Creuse.

L'UPR soutient tous les citoyens qui se mobilisent pour maintenir la qualité des services publics. Par contre, nous observons la situation ubuesque qui consiste à devoir manifester pour demander aux syndicats de ... faire le travail ! Il faut dire que l'appartenance de la plupart des syndicats à la Confédération européenne des syndicats (CES) ne les incite pas forcément à contrer la logique des traités européens, à commencer par celle de l'article 106 du TFUE (Traité de Fonctionnement de l'Union européenne) qui met à mal nos services publics "à la française".

Et le fait que nombre de manifestations de ce type soit soutenues par des partis politiques "de gauche" partisans de la construction européenne n'améliore pas les chances d'obtenir satisfaction. 

Toutefois, la candidature de François Asselineau devrait, à notre avis, aider beaucoup de gens à se poser des questions sur les causes réelles de ces situations désespérantes.

MOB 10 MARS

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vendredi 20 janvier 2017

Entre 2007 et 2016, 2.593 projets en Limousin ont été financés par l'UE. Mais dans quelles proportions ?

EUROPE LIMOUSIN

Entre 2007 et 2016, les fonds européens en Limousin ne représentent que 23% des financements, les 77% ce sont l'Etat, la Région, les Départements, les Communes et les Communautés de Communes...

 

206 463 598,43 € sur un total de 886 209 117,18 €. Soit 23 %.

Alors, pourquoi voyons- nous partout des panneaux avec le drapeau européen avec des slogans de type:

L'UE a fait..." ; "L'UE contribue pour vous à..." ; "L'UE enrichit la vie des..." ?

C'est qu'il s'agit d'une simple entreprise de propagande, destinée à faire croire aux Français que l'Europe est le premier contributeur des projets.

C'est d'autant plus hallucinant que ces prétendus fonds européens sont de l'argent...des contribuables français! En effet, notre pays verse chaque année 21 milliards à l'UE qui nous en restitue...14! Et bien sûr, nous sommes sensés dire merci...

Source:

http://www.europeenlimousin.fr/

 

 

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mercredi 12 octobre 2016

François Asselineau invité de TV-AGRI lors du Sommet de l’élevage de Clermont-Ferrand le 7 octobre 2016

FA AGRI 2

 

Cette vidéo est l’enregistrement de l’émission « POLITIQUES À LA FERME » animée par Jacques Hébrard sur TV-AGRI le 7 octobre 2016.

Au cours de cet entretien d’un quart d’heure, le journaliste de TV-AGRI, en compagnie d’un contradicteur, a interrogé le président de l’UPR sur les perspectives de l’élection présidentielle de 2017. Il l’a plus spécialement questionné sur son programme en matière d’agriculture, et sur les effets à attendre de la sortie de l’Union européenne.

https://www.upr.fr/actualite/france/francois-asselineau-invite-de-tv-agri-lors-sommet-de-lelevage-de-clermont-ferrand-7-octobre-2016

En Creuse, l'UPR est à l'écoute des agriculteurs: n'hésitez pas à contacter le délégué régional du Limousin pour toute question ou tout témoignage sur vos conditions de vie:

philippe.gombert@upr.fr

PHILIPPE GOMBERT DR LIMOUSIN 3

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vendredi 30 septembre 2016

Scandale à Aubusson: le désastre financier de la Com-com !

conseil-communautaire-creuse-grand-sud_2864433

 

Mercredi 28 septembre, les élus ont pris la mesure du gouffre financier de la Com-com et ont dénoncé le « système Moine » (La Montagne, 29 septembre 2016)*

 

Selon l'aveu même du journaliste (Eric Donzé) :

 

« jamais, de mémoire de journaliste, un tel réquisitoire n'a été dressé en Creuse contre une personnalité politique. »

 

Extrait de l'article:

 

« Durant 4 heures, mercredi soir à Aubusson, le conseil communautaire de Creuse Grand Sud (CGS) a tout déballé en l'absence du principal intéressé: le président démissionnaire Michel Moine. L'intérim, c'est Thierry Letellier, premier vice- président, qui l'assurait. Et qui a mené la charge.

 

Dans la salle bondée, les « petits maires » qui découvraient l'ampleur du désastre ainsi qu'une centaine de personnes, dont beaucoup descendues du « Plateau ».

 

Et si tout ce qui a été révélé est vrai, c'est plus que de la mauvaise gestion puisqu'il a été question de comptes insincères, de faux et usage de faux, de cavalerie financière résumés ainsi par Thierry Letellier: « les magouilles du système Moine ».

 

L' ampleur de la crise

 

C'est un « trou », pas un déficit. 4 millions d'Euros, mais peut- être ... 7!

40 à 70% du budget annuel de CGS, comment est- ce possible?

Des emprunts obtenus pour investir, mais détournés vers le déficit de fonctionnement, des entreprises qui n'ont pas été payées, des remboursements d'actifs transférés à d'autres comptes...

Et surtout, des lignes de trésorerie empruntées aux banques à court terme pour apurer les emprunts du même style quand ils arrivaient à échéance. Là, ce sont 2 M€ qui attendent CGS à l'échéance du 7 juin 2017...Alors que, dès aujourd'hui, elle n'a plus un sou vaillant pour assurer les dépenses courantes. »

 

Pour plus de détails, lire la suite:

 

http://www.lamontagne.fr/limousin/actualite/2016/09/29/grand-deballage-a-creuse-grand-sud-sur-fond-de-gouffre-financier-et-de-denonciation-du-systeme-moine_12092645.html

 

 

Conséquences possibles dans l'immédiat:

 

CGS risque la mise sous tutelle si elle ne redresse pas ses comptes avant, au moins, l'échéance du 7 juin 2017.

Toutes les options sont ouvertes: vente de patrimoine (comme le foyer Apajh de Gentioux), réduction du fonctionnement (notamment en rabotant le fond de compensation aux communes), renégociation des emprunts et même, on peut l'imaginer alors que cela n'a été que timidement évoqué, JOUER SUR LA FISCALITE !

 

Comme le reconnaît le journaliste lui- même, « la crise révélée mercredi soir est l'enfant de la fusion entre les com- com d'Aubusson/Felletin et du Plateau de Gentioux en 2014. La loi obligeait la seconde à se marier avec une autre. Mariage forcé qui aboutit, dès septembre 2014 à une crise ouverte: les contribuables du Plateau découvrant que la fiscalité issue de cette fusion faisait exploser leurs taxes locales ».

 

Commentaires:

 

Au- delà du scandale et d'une indignation légitime, les militants UPR que nous sommes n'ont pas été surpris outre mesure. En effet, la question des réformes territoriales et de leurs conséquences est au coeur de nos préoccupations. Com- coms, nouvelles régions, redéfinitions de compétences...

 

Pour comprendre l'origine de ces réformes territoriales, et la nécessité de les abroger au plus vite, nous conseillons le visionnage de la conférence de François Asselineau:

 

https://www.upr.fr/conferences/reforme-territoriale-euro-regions

 

Pour ceux qui n'ont pas le temps, il est nécessaire de comprendre que l'objectif réel poursuivi par les idéologues “européistes” qui nous gouvernent est de démanteler progressivement les organisations traditionnelles des états membres de l'Union européenne (géographie, administration, compétences...), dans le but ultime de créer un nouveau maillage cohérent à l'échelle de l'Union, conçue comme un futur Etat fédéral. Quitte à forcer les populations récalcitrantes.

 

Quant aux conséquences logiques de ces réformes (malversations, toute- puissance de potentats locaux, magouilles et copinages politiciens, négociations de « marchands de tapis »...), c'est comme se qui se passe au niveau des Etats: tout le monde finit par se détester.

 

La mise en concurrence des uns et des autres, dogme incontournable des traités européens, et les inégalités et inimitiés qui en découlent, génèrent des mentalités de “gagnants” et de perdants”, avec souvent la tentation d'être plus malin que le voisin, quitte à tricher...

 

Dans ce climat de « franche camaraderie », pas étonnant que si peu de « petits maires », qui jouent le rôle de victimes dans cette affaire, aient le courage de donner une simple signature de parrainage à un candidat comme François Asselineau pour la présidentielle de 2017 (le seul à expliquer la réalité de la situation et la seule porte de sortie possible) : pas question de s'exposer ou de se fâcher davantage avec la com- com ou son conseil municipal. Quitte à cautionner les réformes en cours et...à en subir les conséquences, ou plus exactement, à rejeter les conséquences sur les contribuables en s'exonérant de ses responsabilités...

 

Philippe Gombert, délégué départemental UPR.

 

*information fournie par Eric Basillais, militant UPR en Creuse.

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