mercredi 18 avril 2018

« Macron a-t-il bombardé une usine de... Paic Citron ? »

TRIBUNE LIBRE / par | 17 Avr 2018

TL MR PROPRE

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Mes amis, nous sommes soumis, vous êtes soumis à une propagande intense et il est très compliqué d’y voir clair dans cette affaire syrienne.

Il y a néanmoins quelques certitudes qui permettent d’être sûrs que l’on nous mène en bateau dans les grandes largeurs, et que rien de ce que l’on nous raconte ne tient sérieusement la route.

J’ai la preuve.

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« Nous avons la preuve que la semaine dernière, des armes chimiques ont été utilisées, au moins du chlore, et qu’elles ont été utilisées par le régime de Bachar al-Assad ».

C’est ce qu’avait dit Jupiter, devenu martien, à savoir dieu de la guerre le temps d’un week-end, c’est-à-dire notre illustre président (béni soit son saint nom) sachant descendre les escaliers de manière majestueuse avec la reine mère à ses côtés….

Bref, notre « chef des armées », qui fait ce qu’il veut conformément à la Constitution, vu que vous l’avez élu, même avec 24 % des voix, cela lui donne le droit y compris moral de bombarder en notre nom à tous qui il a envie, à tout moment de la journée.

Je précise, à ce stade du raisonnement, que ledit garçon dispose également d’un bouton rouge ultra puissant capable d’éradiquer la vie sur cette planète.

Donc notre Jupiter a les preuves.

Et Jupiter est un grand démocrate.

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Il a donc fait publier, sur le site du ministère de la Défense, une « synthèse » permettant d’informer les abrutis de sans-dents que nous sommes des preuves en sa possession et qui ont justifié une attaque sans résolution de l’ONU, donc sans aucun cadre légal, d’un autre pays souverain quand bien même on ne l’aime pas…

Voici les preuves… Accablantes !

Je vous rappelle que vous devez faire très attention en utilisant Internet et vous méfier des réseaux sociaux et autres site complotistes sur lesquels on peut trouver tout et n’importe quoi, ce qui n’est pas faux.

Méfiez-vous des « fake news », ce qui est l’un des grands chevaux de bataille de notre sainteté du Palais de Chaillot ou de l’Élysée sans oublier celui de Versailles.

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Voilà donc ce que nous explique le ministère de la Défense !

« Les services français ont procédé à l’analyse des témoignages, photos et vidéos apparus spontanément sur les sites spécialisés, dans la presse et les réseaux sociaux dans les heures et jours qui ont suivi l’attaque. Des témoignages obtenus par les services ont également pu être analysés. L’examen des vidéos et images montrant des victimes et mises en ligne ont permis de conclure avec un haut degré de confiance que la grande majorité est de facture récente et ne relève pas d’une fabrication. La nature spontanée de la mise en circulation des images sur l’ensemble des réseaux sociaux confirme qu’il ne s’agit pas d’un montage vidéo ou d’images recyclées. Enfin, une partie des entités ayant publié ces informations est reconnue comme habituellement fiable. »

Hahahahahahaha !

Sinon, cela m’inspire aussi une autre réaction plus sérieuse cette fois : hihihihihihihhihi !

Ou encore un ineffable houhouhouhouhouhouhou.

Quel humour…

Donc, la source principale d’information c’est l’analyse de vidéos apparues spontanément sur Facebook….

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Alors là, effectivement, cela vaut le coup que nous payons des satellites, des agents secrets, des espions, des bateaux qui écoutent avec de grandes oreilles sans parler de nos avions aussi espions à grands frais pour sortir de telles crétineries en une du site du ministère de la Défense.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais je sais quand on me prend pour un con !

Alors je ne prétends en aucun cas savoir ce qu’il s’est passé. Nous le saurons, plus tard. En revanche, je suis toujours agacé d’être pris ostensiblement pour un imbécile, ce qui est évidemment le cas ici.

Savoir que notre Président, aussi jupitérien soit-il, peut décider de la paix ou de la guerre sur l’analyse d’une vidéo postée sur le profil Facebook d’une association syrienne « habituellement fiable » me hérisse le poil.

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Même Libération titre « Ils ont bombardé une usine de liquide vaisselle »…

Vu l’absence de réaction russe, le peu de trous dans le sable visible, l’absence de victimes humaines (ce dont on ne peut que se réjouir), cette série de frappes et cette aventure syrienne semblent tourner à la bouffonnade internationale.

Notre Macron national vient donc vraisemblablement de bombarder une usine de Paic Citron…

À propos de Jupiter !

Au fait à propos de Jupiter, vous savez comment s’appelle le tombeau sous l’Élysée ? Je dis tombeau parce qu’un abri antiatomique n’est rien de plus qu’un tombeau en cas de coup direct.

C’est le PC Jupiter… Que Monsieur Propre évite donc de se prendre pour Mars.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/macron-a-t-il-bombarde-une-usine-de-paic-citron-ledito-de-charles-sannat/

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vendredi 13 avril 2018

Images du jour en vrac

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mardi 10 avril 2018

Brèves d'antipresse + entretien avec Slobodan Despot.

NP HUMOUR ANTIPRESSE

GB | Pinocchio ministre

La nouvelle a mis en ébullition les réseaux sociaux cette semaine, cependant que les médias de grand chemin la commentaient le sphincter serré: le laboratoire officiel chargé d’analyser la substance qui a empoisonné les Skripal s’est dit incapable de démontrer son origine russe.

L’aveu était d’une inconcevable impolitesse à l’égard de M. Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères, qui venait d’affirmer que les chimistes avaient été «catégoriques» et n’avaient «aucun doute» sur la provenance russe de l’agent neurotoxique.

L’amateurisme et l’improvisation dont fait montre le montage «Skripal» témoignent d’une surprenante fébrilité au Services des Affaires sordides et des Coups tordus de Sa Majesté. La perfide Albion nous avait habitués à mieux…

http://log.antipresse.net/post/gb-pinocchio-ministre?mc_cid=b1487ef156&mc_eid=3a5e263339

CULTURE | L’Antiquité intéresse les jeunes… mais pas les écoles

Passionnant dossier dans The Conversation sur l’engouement pour l’Antiquité qui se fait jour dans les jeunes générations. Aidé, il faut bien le dire, par quelques héros de fiction comme Harry Potter ou… Astérix. Dont le dernier album, Astérix et la Transitalique, a crevé le plafond des best-sellers de BD avec 10 millions d’exemplaires. Outre le dépaysement, les jeunes y trouvent aussi des valeurs que le monde actuel ne semble plus leur fournir:

«Les héros épiques, Ulysse, Jason ou Hercule étaient des modèles pour les jeunes grecs qui écoutaient et lisaient leurs aventures avec admiration. Pour les jeunes d’aujourd’hui, identification et fascination se mêlent, car ils découvrent, à travers la mythologie, un monde a priori différent du leur, un univers où les normes ne sont pas celles de leur quotidien. La possibilité que les dieux interviennent directement dans le monde lorsqu’on a besoin d’eux satisfait un désir de protection. De même, les héros peuvent paraître rassurants : ils représentent un monde où dominent des valeurs de bravoure et de courage.»

Au même moment, les systèmes scolaires abolissent à tour de bras les cours de langues et d’histoire anciennes. Au rebut, ces vieilleries poussiéreuses, et faisons table rase…

http://log.antipresse.net/post/culture-lantiquite-interesse-les-jeunes-mais-pas-les-ecoles?mc_cid=b1487ef156&mc_eid=3a5e263339

MEDIAS | Un dossier à ne pas manquer

Le magazine suisse Immorama publie un dossier original et étayé sur les coulisses des médias d’aujourd’hui, leurs grandes manœuvres de concentration, leurs difficultés et leur désemparement face aux nouveaux modes d’information et de communication. Le magazine fait bon accueil aux médias alternatifs comme l’Antipresse. En plus, il est entièrement accessible en ligne.

Avec, notamment, des interviews de Guy Mettan, Jacques Pilet et Slobodan Despot (celle-ci reproduite in extenso sur notre blog Medium).

http://log.antipresse.net/post/medias-un-dossier-a-ne-pas-manquer?mc_cid=b1487ef156&mc_eid=3a5e263339

Entretien avec Slobodan Despot, éditeur, écrivain et fondateur du site «Antipresse.net» (Immorama n° 42, Printemps 2018)

Le concept de «média alternatif» semble avoir été créé pour vous. Que pensez-vous de l’essor de ce nouveau modèle de communication et de débat?

  • Il y a deux raisons à ce développement d’un nouveau type de média. La première est tout simplement technique et opérationnelle: il n’était pas imaginable, ou en tout cas pas facile, avant Internet, de diffuser un journal, une revue ou même un bulletin de paroisse qui touche un assez grand nombre de destinataires. Cela impliquait une mise de fond, l’intervention de professionnels du graphisme, de l’imprimerie. De nos jours, n’importe qui peut créer un site — on serait étonné de découvrir que certains médias du Web couronnés de succès sont l’œuvre d’une ou deux personnes — et on peut estimer que dans le cas d’espèce, l’organe crée la fonction! Second motif de cet élan: l’évidence de l’insatisfaction croissante du public à l’égard de ce que j’appelle les médias de grand chemin, les médias institutionnels si l’on préfère. Sans même parler du biais politique de certains, il est étonnant que tous les journaux, stations, agences — y compris du service public — ne soient ouvertement plus intéressés que par leur rentabilité, leurs parts de marché publicitaire, et plus du tout par leur contenu ou leur lectorat. Ils ont perdu le contact avec leurs lecteurs et finissent, comme de juste, par devenir les valets de ceux qui les financent.

Votre principale motivation, pour vous lancer dans l’aventure d’«Antipresse», était-elle d’ordre politique?

  • Plus précisément, nous souhaitions lutter contre un nivellement par le bas de toutes les opinions, de tous les points de vue. Chacun sait aujourd’hui qu’on a toujours l’impression de lire le même journal, ou d’écouter les mêmes commentaires, non seulement sous des titres différents, mais dans des langues et des pays différents!La réalité est évidemment plus vaste, plus nuancée, plus complexe que ce que veulent bien nous en dire même les grands journaux supposés les plus sérieux; il y a des domaines explorés par tous les médias, puis abandonnés, tandis que d’autres sont carrément ignorés. J’ai beaucoup étudié la période soviétique, notamment sous l’angle de la presse du régime. Depuis des années, nos journaux occidentaux paraissent avoir adopté une attitude similaire à leurs homologues sous Brejnev: le système est conscient que son fonctionnement ne peut mener à l’avenir promis, ni même perdurer très longtemps; les médias entretiennent une sorte de réalité virtuelle, amusent et tranquillisent le bon peuple. Les voix exposant les failles menaçantes, ne serait-ce que du système financier, semblent résonner dans le désert.

Qualifieriez-vous «Antipresse» de site de réinformation?

  • La plupart des altermédias revendiquent cette vocation. Ils entendent démontrer la fausseté des «fake news» dont les médias classiques sont les plus grands diffuseurs, consciemment ou non (tout en faisant mine de les combattre), ou mettre en exergue des faits dont personne ne parle. Nous nous plaçons plutôt dans l’école du regard, non dans l’information directe, à l’exception de quelques enquêtes. Il s’agit de déployer une autre manière de voir les choses, manière différente de celle de la presse ordinaire. Nous essayons d’apporter nos propres conclusions et manions volontiers l’ironie.

Justement, à la lecture d’«Antipresse», on se prend à se demander où vous classer politiquement et quels lecteurs sont susceptibles de vous suivre sans être heurtés dans leurs convictions…

  • En effet! Lorsque j’ai créé «Antipresse» en 2015, j’étais encore collaborateur extérieur du conseiller d’État valaisan Oskar Freysinger. Bien que je n’aie jamais fait partie de l’UDC, on m’y a immédiatement associé et nous avons compté beaucoup d’abonnés fidèles à ce parti… qui ont parfois été déçus et nous ont quittés assez fâchés! Il y a eu ensuite notre passage, voilà quelques mois, à la version payante. Autant dire qu’aujourd’hui, celles et ceux qui sont abonnés à «Antipresse» sont des gens intéressants, qui ont une culture, une ouverture d’esprit et pas de préjugés. La réalité n’a pas d’étiquette, tel est notre principe! Nous disposons d’un fichier d’abonnés qui comprend des adresses américaines (plusieurs centaines), japonaises et naturellement de nombreux pays francophones. Nous préférons l’influence à l’affluence et n’accordons pas grand intérêt au nombre de connexions; l’objectif n’est pas de prêcher des convaincus et d’entretenir un circuit fermé de ronchonneurs. Nous visons les gens qui réfléchissent.

Les réalistes ouverts d’esprit, cultivés et intelligents ne sont sans doute pas légion par les temps qui courent…

  • Pour être réaliste, pour comprendre la réalité et y réfléchir, il faut en effet une culture générale et notre époque ne facilite pas cette approche «universelle». La plupart des gens, notamment ceux nourris d’Internet, n’acquièrent qu’une culture partielle. Le Web tend à vous pousser vers des chapelles, des communautés, des réseaux où l’on se conforte dans ses passions, dans ses opinions. Le terrain du réel reste en friche et si quelqu’un a le malheur de s’en occuper, il est immédiatement classé: extrémiste, complotiste, etc. Pire: prenez le cas d’Eric Zemmour, par exemple. Il a exprimé certains faits réels, mais peu agréables à entendre; vite considéré comme infréquentable, il s’est retrouvé entouré de soutiens… venus à lui pour de mauvaises raisons. Le cercle vicieux était refermé. Aujourd’hui, un pays ou une collectivité dirigée par des gens réalistes et honnêtes, c’est difficile à trouver!

Souffrez-vous d’un déficit de notoriété?

  • On ne nous cite pas dans les revues de presse. Mais le bouche-à-oreille fonctionne bien. Lors de notre lancement, nous avons eu droit à quelques articles, mais notre développement régulier tient aux réseaux sociaux, aux citations (quand la source est mentionnée!) et aux recommandations de lecteurs à leurs amis. Plus tard, nous envisageons de lancer une version sur papier, pour exercer notre modeste influence sur le monde réel! «Antipresse», en tout cas, ne recourra pas aux systèmes de publicité Google ou à des sponsorings de contenu. Nos abonnés détermineront eux-mêmes les moyens et la forme de notre développement, en parfaite transparence. En un peu plus de deux ans, nous avons réuni par pollinisation quelques milliers de lecteurs solidaires de notre expérience: réfuter la loi de la quantité et affirmer celle de la qualité. Les médias de grand chemin sont enfermés dans l’entre-soi, dans une sorte de tour d’ivoire. Nous savons tous que les tours d’ivoire se construisent, puis s’écroulent. •

https://medium.com/antipresse/antipresse-linfluence-plut%C3%B4t-que-l-affluence-772c560d646f

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lundi 9 avril 2018

Vidéo: L’Affaire Skripal annoncée dans un sitcom britannique satirique de 1987

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Inspiration, prophétie auto-réalisatrice ou pure coïncidence (la dernière est peu plausible !).   S.R.

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L’Affaire Skripal annoncée dans un sitcom britannique satirique de 1987

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L’Affaire Skripal annoncée dans un sitcom britannique satirique de 1987

‘Yes, Prime Minister’ est une série télévisée britannique de satire politique réalisée par Peter Whitmore. Elle a été diffusée par la BBC (radio et télévision) entre 1986 et 1988, divisée en deux saisons de huit épisodes. Cet extrait est issu du 2e épisode de la Saison 2 (VOSTFR / Sous-titres français). Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, y a fait référence dans une interview récente.

Dans cet épisode, le Premier ministre britannique est confronté à une crise interne en raison de la publication imminente d’un livre révélant ses malversations. Il essaie d’interdire sa publication mais des fuites dans la presse révèlent ses tentatives de censure et ne font qu’empirer les choses. Il envisage différentes options pour reconquérir la presse et le public… 

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr 


En savoir plus sur https://reseauinternational.net/laffaire-skripal-annoncee-dans-un-sitcom-britannique-satirique-de-1987/#Mk1VVaMWF72Xoe4t.99

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samedi 7 avril 2018

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https://www.les-crises.fr/miscellanees-du-06-04/

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mercredi 28 mars 2018

Brèves d'antipresse

NP HUMOUR ANTIPRESSE

EDUCATION | La Suède, première pédodictature?

Vous reprendrez bien un peu de pleurniche? A moins que vous préfériez un bon petit chantage? Comment? Vous voudriez apprendre les bonnes manières à votre angelot? Comment osez-vous? Ignoriez-vous qu’il était déjà parfait? On le savait depuis longtemps, mais cela devient aussi visible que le nez (de Pinocchio) au milieu de la figure: l’éducation avant-gardo-laxiste des Suédois a fabriqué des générations de petits monstres choyés, narcissiques et dysfonctionnels.

La journaliste Judith Woods a livré un paysage ahurissant d’une Suède transformée en royaume des enfants-tyrans. Mais elle n’est pas seule à sonner l’alarme. Le psychiatre suédois David Eberhardt décrie lui aussi cette anti-utopie fabriquée... par des adultes:

Selon lui, de «choyés» les petits Suédois sont devenus «rois»: «Ils ont tendance à tout décider dans les familles: quand se coucher, quoi manger, où partir en vacances, même le programme télé (…). Ils crient s'il y a des adultes qui parlent à table, ils vous interrompent sans arrêt. D’une certaine façon, les enfants en Suède sont mal élevés.» Mal élevés, et surtout, de futurs adultes dépressifs et insupportables.

http://log.antipresse.net/post/education-la-suede-premiere-pedodictature?mc_cid=c696fbd0dc&mc_eid=3a5e263339


MACABRE | Le robot «phase terminale»

Dan Chen, ingénieur américain formé au MIT, s’est spécialisé dans l’imitation robotique des interactions humaines. Avec un humour peut-être inconscient, il a baptisé sa gamme de machines «Friends».

La plus pathétique d’entre elles? Le substitut de présence humaine au chevet des mourants. Il s’agit d’un boîtier blanc assorti d’un bras mécanique. Le bras caresse la main du mourant en lui susurrant des consolations.

[« Morceaux choisis: “Je suis là pour t’aider et te guider à travers tes derniers moments sur Terre", “Je suis désolé que ta famille et tes amis ne puissent pas être ici avec toi, mais ne t’inquiète pas, je serai le meilleur des réconforts", “Tu n’es pas seul, tu m’as à tes côtés" ou encore “J’espère que ta vie après la mort sera agréable". Enfin, c’est cette même voix qui annonce l’heure du décès du patient, une fois celle-ci détectée par le robot.»]

(http://www.atlantico.fr/pepitesvideo/decouvrez-robot-fin-vie-celui-aupres-duquel-passerez-peut-etre-vos-derniers-instants-3329518.html)

On peut trouver l’invention monstrueuse. Mais on peut aussi se dire qu’elle ne fait que traduire l’esprit du temps. Avec un coup d’avance sur la robotisation générale.

http://log.antipresse.net/post/macabre-le-robot-phase-terminale?mc_cid=c696fbd0dc&mc_eid=3a5e263339


ESPACE | Un trou noir qui recrache!

Pour la première fois, les téléscopes de la NASA ont observé des jets de matière sortant d’un trou noir géant poétiquement appelé Markarian 335. La projection de la couronne au loin fut suivie d’une décharge colossale de rayons X.

«Le chef de recherche du projet NuSTAR, Fiona Harrison, a noté que la nature de la source d’énergie était “énigmatique"...»

Cette surprenante découverte met à mal une théorie essentielle sur l’irréversibilité de l’attraction au sein des trous noirs qui risquerait d’entraîner la réécriture de nombre de manuels d’astronomie.

http://log.antipresse.net/post/espace-un-trou-noir-qui-recrache?mc_cid=c696fbd0dc&mc_eid=3a5e263339


FRANCE | Plus personne pour commémorer...


L’élimination de Charles Maurras de la liste des commémorations en 2018 par la ministre de la culture Françoise Nyssen n’en finit pas de faire des vagues. 10 membres du haut comité aux commémorations ont démissionné, parmi lesquels l’historien et ex-ministre Jean-Noël Jeanneney et l’éminent spécialiste de la Collaboration Pascal Ory. Il ne reste plus, en bonne méthodologie soviétique, qu’à liquider purement et simplement le comité des commémorations. Parce qu’après Maurras, la liste des «gênants» ne pourrait que s’allonger… Bref: plutôt que de commémorer des incommémorables, ne commémorons personne!

http://log.antipresse.net/post/france-plus-personne-pour-commemorer?mc_cid=c696fbd0dc&mc_eid=3a5e263339


PROPAGANDE | La désinformation «stratégique»

Avec la collaboration de Bruxelles, les Américains viennent de créer un Comité Stratégique de l’Est (East StratCom Task Force). Cette instance dont les travaux sont supervisés par un russophobe de premier rang, le professeur Marc Galeotti, doit prêter main forte et accorder tout soutien aux peuples des pays et missions de la Communauté Européenne en Azerbaïdjan, Arménie, Bélarus, Géorgie, Moldavie, Ukraine et même en Russie.

Le bouillant Galeotti n’y va pas de main morte. Lors d’une conférence en Estonie, il a affirmé que l’Occident a affaire à un ennemi mortel (la Russie) qu’il faut terrasser coûte que coûte. Et puisque la fin justifie les moyens, Galeotti s’est dit prêt à user de la désinformation.

Il a ainsi inventé une prétendue «doctrine Gerasimov» qui, de son propre aveu, n’a pas plus d’existence que le fameux Jean-Baptiste Botul de Bernard-Henri Lévy. Tout cela dans le but, bien entendu, de contrer les mensonges de la propagande russe. Quitte à embrouiller le public occidental dans un réseau de demi-vérités et de mensonges dont il ne pourra plus se dépêtrer.

http://log.antipresse.net/post/propagande-la-desinformation-strategique?mc_cid=c696fbd0dc&mc_eid=3a5e263339

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dimanche 25 mars 2018

Brèves d'antipresse

NP HUMOUR ANTIPRESSE

VENEZUELA | Une grave menace pour les USA

Les États-Unis se sentent gravement menacés, devinez par qui? Par la Russie, bien sûr, mais aussi par le Venezuela. Comme le permet la loi US dans des cas d’une gravité exceptionnelle, le Président Trump vient de prendre un décret prolongeant les sanctions qui frappaient déjà le régime fripon de Maduro.

Que l’on sache, le Venezuela ne dispose pas de la bombe ou, contrairement à Cuba, n’est pas assez proche des rivages de la Floride pour envisager un débarquement surprise. Poutine aurait prêté ses trolls à Maduro pour saper la démocratie américaine? Non, la menace est tellement évidente que Trump n’a pas jugé nécessaire de préciser dans son décret en quoi la sécurité de son pays était gravement compromise.

En effet, comment ne pas voir l’outrecuidance d’une dictature qui ose défier l’Oncle Sam en organisant des élections présidentielles anticipées? Pire encore: Maduro a annoncé qu’il était parvenu à un accord avec tous les candidats à la présidence pour repousser le scrutin d’un mois. Et suprême affront: Henri Falcon, le rival de Maduro, qui le précède même dans les sondages, n’a pas le profil souhaité par Washington et est lui-même menacé de sanctions US.

La voilà, la vraie menace: le Venezuela ne risquerait-il pas de donner des leçons de démocratie à Big Brother?

http://log.antipresse.net/post/venezuela-une-grave-menace-pour-les-usa?mc_cid=3206600476&mc_eid=3a5e263339

FRANCE | Le président n’a pas goûté le borchtch

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Après avoir fraternisé avec Hashim Thaçi, le chef de l’organisation terroriste UÇK et président de l’Etat mort-né du Kosovo non reconnu par les Nations-Unies, après avoir soutenu Theresa May dans ses accusations aussi dramatiques que peu étayées au sujet de l’empoisonnement russe, M. le président Macron® a honoré de sa présence, le 15 mars, la soirée d’ouverture du Salon du livre de Paris (qui a été rebaptisé, on ne sait pourquoi, Livre Paris). Pour la première fois, le stand Gallimard sentait la cuisine: Maxime Mardoukhaev y avait préparé un borschtch géant (et succulent) pour 600 convives. Les Parisiens faisaient la queue, mais le Président n’y a pas goûté, craignant sans doute de se faire photographier mangeant la soupe de Poutine.

Le Président a également boudé le stand de l’invité d’honneur, la Russie (hélas!), où il aurait risqué de croiser le grand écrivain Zakhar Prilepine ou encore la veuve d’Alexandre Soljénitsyne (sans doute aussi des suppôts de Poutine). La grande dame a quand même été un peu surprise:

«selon elle, tourner le dos au dialogue avec les gens de la culture “est extrêmement étonnant et ne sied pas à un leader politique français"».

Où irait-on si les chefs d’Etat français faisaient passer la culture et les bonnes manières avant les basses manœuvres politiques?

http://log.antipresse.net/post/france-le-president-na-pas-goute-le-borchtch?mc_cid=3206600476&mc_eid=3a5e263339

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samedi 17 mars 2018

Vidéo et images du jour

Scandale Numéro 23 : Comment devenir RICHE sans forcer !

VID TF RICHES

 

https://www.youtube.com/watch?time_continue=8&v=E6KdCdjFixA

https://www.les-crises.fr/miscellanees-du-1503/

Ajoutée le 10 mars 2018

 

D'abord, il faut commencer par se constituer un réseau. Si vous avez fait vos études dans un lycée public de banlieue, c'est mal parti.

Ensuite, il faut mettre un pied en politique, s'installer dans une grande ville (si possible Paris) et se faire nommer à un poste en or qui servira de tremplin....

Comme d'habitude, TF fait oeuvre de pédagogie avec humour pour nous montrer le fonctionnement de l'oligarchie.

P.G.

 

Images du jour



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mardi 13 mars 2018

La réforme de la SNCF jugée salutaire à l’unanimité des éditorialistes

TRIBUNE LIBRE / Samuel Gontier Samuel Gontier

HUM MEDIAS PROPAGANDE

Chez David Pujadas comme chez Bruce Toussaint ou Yves Calvi, les meilleurs experts, les plus grands éditorialistes se relaient pour saluer la réforme ferroviaire du gouvernement. Au nom d’un remarquable principe, l’égalité : il serait trop injuste que les cheminots ne puissent jouir de la précarité des salariés du privé.

« Le gouvernement a annoncé qu’il aurait recours aux ordonnances pour réformer la SNCF », avertit Bruce Toussaint lundi, en ouverture de C dans l’air. « L’idée d’aller vite et de réformer rapidement, c’est la marque de fabrique de Macron et c’est globalement attendu dans le pays. » Si c’est attendu, tout va bien se passer. « Bernard Vivier, aller vite, c’est la seule raison de ce choix ? » « Oui, il est des mesures qu’il faut prendre très vite quand le temps politique vous est favorable, et on y est. » Pas une minute à perdre pour sauver la SNCF.

 

C’est un expert qui parle, directeur de l’Institut supérieur du travail, aussi prestigieux (à la télé) que l’Institut français de recherches sur les administrations publiques d’Agnès Verdier-Molinié mais beaucoup plus ancien (il fut créé dans le contexte de la Guerre froide, notamment par d’anciens pétainistes, pour lutter contre l’influence de la CGT et nous préserver du stalinisme, grâce lui en soit rendue).

« L’ordonnance, poursuit Bernard Vivier, c’est aller vite pour être efficace. » Et qui donc peut s’opposer à l’efficacité ? « Or, les organisations syndicales, par nature, sont lentes. » Et archaïques, non ? « Et ça, évidemment, ça agace Emmanuel Macron qui est un puissant réformateur. » C’est mignon, Puissant Réformateur, ça pourrait lui faire un nouveau surnom. « Quand on a l’exigence du changement, dont il est habité, il faut tenir compte de la dialectique difficile entre cette exigence de changement et le besoin de conservation porté par les organisations syndicales. » Archaïques, c’est bien ce que je disais. « C’est pas péjoratif. » Pas du tout, juste dépassé.

 

« On sent bien que c'est un sujet sensible, s’inquiète Bruce Toussaint. Les cheminots ont déjà dit qu’ils allaient se révolter contre cette réforme. » Sans super-pouvoirs, ils vont se faire laminer par le Puissant Réformateur. « Il faut aller vite, insiste Brice Teinturier, et on peut aller vite à condition que l’opinion soit d’accord. » Or, l’opinion est d’accord : « Sur le statut des retraites des cheminots, développe le sondologue, les Français ont considérablement évolué, ils trouvent que c’est inéquitable, les régimes spéciaux. » Des privilèges, en gros. « Faire de la réforme des régimes spéciaux la tête de gondole des ordonnances, chez les salariés du privé, c'est quelque chose qui est très puissant, très fort. » Brice Teinturier sait de quoi il parle, il est lui-même salarié du privé.

« C'est un sujet sensible, s’inquiète à nouveau Bruce Toussaint, parce que les cheminots peuvent bloquer la France. » Ne parlons pas de malheur. « Ça peut se produire, là, dès le 12 mars, il peut ne plus y avoir de trains, c’est ça le danger. » Ça fait peur. « C'est pour ça qu’il faut aller très vite », admet Soizig Quémener, de Marianne, qui à elle seule doit représenter sur le plateau de C dans l’air pas moins de trois « minorités » : les femmes, les jeunes et les éditorialistes de « gauche ».

 

« Il faut aller vite et éviter qu'il y ait un enlisement du conflit, répète Brice Teinturier. Quand Emmanuel Macron dit au Salon de l’agriculture : “Y a des agriculteurs qui n’auront pas de retraite et des cheminots qui ont des régimes spéciaux et ce n’est pas normal”, là, il cible juste. » En effet, il est scandaleux que certains aient plus que rien quand d’autres se contentent de rien. « C’est quelque chose qui peut générer du soutien. » Moi, je soutiens. Personne en France ne devrait avoir une retraite supérieure à celle d’un agriculteur qui n’en a pas. Ce serait trop inéquitable.

« Ne confondons pas 1995 et 2018, conseille Bernard Vivier. En 1995, l’image de la SNCF et du service public n’est pas ce qu’elle est aujourd’hui. » C’est logique. Depuis vingt-trois ans, d’éminents experts et de dévoués présentateurs nous expliquent que le service public est d’abord et avant tout un coût, une charge, un gâchis, un handicap, un chancre, un parasite. J’ai fini par y croire. Comme Yves Thréard. « Il faut lutter contre les corporatismes. Il y a un souci chez les Français que tout le monde soit à peu près sur un pied d’égalité… » On peut donc être éditorialiste au Figaro et se montrer égalitariste… Quoique : « … Egalité, le mot est grand et c’est difficile, mais disons davantage d’équité» Ça paraît plus raisonnable.

 

« On dit qu’il y a la France des villes et la France des campagnes, poursuit Yves Thréard, mais il y a aussi la France des régimes spéciaux, c’est-à-dire les agents des services publics, et la France des gens qui vivent dans l’économie privée. Et les gens qui vivent dans l’économie privée, c’est beaucoup de la précarité, des CDD en pagailles, des salaires sans beaucoup de primes… » Yves Thréard sait de quoi il parle, il est lui-même salarié du privé.

« … Alors que quand vous êtes dans la fonction publique ou les services publics, vous avez les retraites, un comité d’entreprise qui n’a rien à voir avec celui des entreprises privés, beaucoup d’avantages… » C’est révoltant ! Moi qui suis bien plus de gauche qu’Yves Thréard et donc bien plus attaché à l’égalité, je réclame que cessent ces injustices, j’exige une stricte égalité entre public et privé. Les agents du public doivent bénéficier de la même précarité, des mêmes CDD, de la même absence de primes, de la même retraite (d’agriculteur) à 67 ans que les salariés du privé.

« Et ça, il sait, Macron, comme d’autres d’ailleurs, que les Français ne veulent plus de cette distinction. » Ah non, plus jamais. Vive l’égalité ! « Donc il joue là-dessus. » Loué soit le Puissant Réformateur. Et puis, de toute façon, on ne peut rien y faire, l’ouverture à la concurrence est imminente, « il faut mettre au carré cette société pour qu’elle soit concurrentielle face à celles qui vont arriver d’ici deux ou trois ans ».

 

Bruce Toussaint résume : « On a bien compris que les Français ne soutiendraient pas automatiquement et rapidement ce mouvement annoncé des cheminots. » Les Français invités sur le plateau, c’est certain. « Le gouvernement a reculé sur la privatisation, qui était suggérée dans le rapport. Ça, c’est abandonné. » C’est très dommage. Pour assurer l’égalité entre le public et le privé, rien ne vaut la privatisation du public.

« Non, ce n’est pas abandonné, me rassure Bernard Vivier. L’enjeu pour la SNCF, c’est de redevenir une entreprise performante ouverte à l’Europe, capable d’aller conquérir des marchés à l’extérieur. » Faire rouler le métro de Doha, c’est tout de même plus excitant que d’entretenir le Périgueux-Agen. Bernard Vivier prend l’exemple du « florissant Naval Group qui conquiert des marchés » sans préciser qu’il s’agit d’un constructeur de sous-marins et de navires militaires. Pour remporter des marchés, la SNCF devrait songer à miser sur des trains blindés, trains amphibies, trains lanceurs d’engins à propulsion nucléaire.

Bruce Toussaint évoque encore « cette petite poussée de fièvre syndicale », preuve que les syndicalistes sont des malades. « Ils ont un outil fabuleux de blocage, de paralysie du pays, alerte Yves Thréard. Les cheminots sont 130 000 mais ils peuvent bloquer le pays et ça a des conséquences sur l’économie. » Le plus simple, pour avoir la paix, serait de leur retirer leur fabuleux outil de blocage en le confiant au privé.

 

Pour avoir d’autres avis, je zappe sur LCI. Je suis servi : David Pujadas a invité Bruno Poncet, de Sud-Rail, un de ces syndicalistes qui militent pour la perpétuation des inégalités entre Français du public et Français du privé. Heureusement, et comme toujours en cas de présence d’un militant extrémiste, le dispositif de 24h Pujadas le place en situation d’accusé face au tribunal constitué du présentateur et d’invités comme lui pétris de bon sens et de pragmatisme. Il y a là François Ecalle, « spécialiste des finances publiques, auteur il y a une dizaine d’années d’un rapport sur la SNCF qui reprenait ce qui est dit aujourd’hui dans le rapport Spinetta ». Un visionnaire — qui loue la capacité d’écoute du gouvernement.

 

Il y a aussi Emmanuelle Ducros, de L’Opinion, qui justifie le recours aux ordonnances « si on en a ras-le-bol que tout le monde parle pour ne rien dire ». Enfin, il y a un habitué qui ne déçoit jamais, François de Closets, selon qui la « méthode Macron » (concertation et ordonnances) « ça me paraît beaucoup plus démocratique » que les négociations paritaires car « vous n’êtes pas élu démocratiquement ! », accuse-t-il le syndicaliste. « Les syndicats menacent de nous prendre en otage dans des conditions scandaleuses, uniquement pour défendre leur statut et pas pour défendre le service public. » Une prise d’otage, passe encore, on est habitué, mais dans des conditions scandaleuses, c’est… « C’est scandaleux de même envisager de prendre les Français en otage. » Le seul fait d’y penser devrait valoir la prison.

 

Acculé, le cheminot défend à François de Closets d’employer le terme « otage » sous prétexte qu’il l’a lui-même été le 13 novembre 2015 au Bataclan. Et alors ? Ce n’est pas parce qu’on a été pris en otage par des extrémistes islamistes qu’on doit légitimer les prises d’otage des extrémistes syndicalistes.

David Pujadas calme le jeu. « Depuis quelques années, on a le sentiment que la SNCF est presque appelée à la rescousse dès qu’il y a un conflit social. » C’est vrai, au moindre conflit dans les Ehpad ou chez Carrefour, les cheminots se mettent en grève et le pays se retrouve bloqué, paralysé, otagisé. « Parce qu’il y a une force syndicale de blocage et que, de fait, ces syndicats sont une force de blocage. » Au service de la perpétuation des inégalités.

 

Face à tous ces arguments de bon sens, le représentant de Sud-Rail en est réduit à répondre par l’ironie : « Je suis content, je suis entouré du fan-club de monsieur Macron, ça me fait plaisir. » C’est vrai, c’est gênant, cette unanimité. Pour un peu plus de diversité, je reviens sur France 5.

« Ce caractère très complémentaire du Président et du Premier ministre, c’est bien huilé, c’est bien rôdé, admire Bernard Vivier. Et puis il y a à l’Elysée, à Matignon, dans les cabinets ministériels, de grands techniciens, qu’ils soient ministres ou membres de cabinets, qui connaissent bien le sujet. » Brice Teinturier analyse : « On découvre un Emmanuel Macron plus bonapartiste, plus vertical. Attention, ça peut devenir insupportable pour des Français. » Horizontaux. « Il y a beaucoup de réformes tous azimuts, et ce qui était très épuré en octobre-novembre, notamment sur la réforme du marché du travail, aujourd’hui ça peut donner un peu le tournis. » Alors que l’épure du code du travail, c’était du grand art.

 

Bruce Toussaint enchaîne. « J’aimerais qu’on parle de celui qui est considéré comme la star du gouvernement, Nicolas Hulot. » Super, on va enfin parler des enjeux environnementaux de la réforme du système ferroviaire. « Il a annoncé qu’il n’irait pas au Salon de l’agriculture, il était déjà en retrait lors de l’évacuation de la ZAD de Bure. » Ah bon, il ne s’est pas joint aux zadistes pour lancer des boules de pétanques hérissées de lames de rasoir sur les forces de l’ordre ? Bref, « le ministre de la Transition énergétique est contraint de faire profil bas à cause d’une polémique sur des accusations de viol ». « A-t-il commis une erreur en renonçant à sa visite au Salon de l’agriculture ? » « A mon avis, c’est une erreur, juge Yves Thréard. Il n’est plus militant, il est ministre d’État. Il faut qu’il se débarrasse de sa casquette de militant. » Qu’il arrête d’appeler au boycott de Monsanto et de s’enchaîner aux convois de matières nucléaires tous les quatre matins.

 

« Voici maintenant vos questions SMS et Internet », annonce Bruce Toussaint. « Pourquoi les syndicats de cheminots estiment-ils normal de conserver leurs privilèges ? », demande l’une, pendant que l’autre interroge au contraire : « Les cheminots, des privilégiés ? Qui supporterait des horaires décousus pendant trente ans, l’embauche et la débauche à n’importe quelle heure ? »

Entre les deux avis, Brice Teinturier s’empresse de trancher. « Sur les difficultés de vie, le travail en horaires décalés, vous avez de plus en plus de Français qui connaissent cela, le travail le dimanche, des fonctions très précaires, rappelle le sondologue. Donc cet argument-là, il est de moins en moins recevable pour l’ensemble de la population. » L’ensemble de la population précaire réclame que l’ensemble de la population soit précaire, sinon ce ne serait pas égalitaire. « Un tiers des Français travaille le dimanche », précise Yves Thréard. Notamment grâce à Emmanuel Macron.

Nouvelle question : « Les cheminots en activité conservent leur statut. Pourquoi manifester ? » « Y a des élections à la SNCF à la fin de l’année, répond Yves Thréard, et il va y avoir une course à l’échalote entre les syndicats. » C’est toujours pareil. Je n’ai jamais vu de prise d’otage des Français qui ne soit motivée par de prochaines élections réveillant de puériles rivalités syndicales. « Vous allez avoir une lutte entre la CGT et le deuxième syndicat de la SNCF, Sud, qui est encore plus radical que la CGT. » Plus radical que les collectivistes de la CGT ? Mais c’est la Corée du Nord ! « La lutte pour le statut va être le prétexte à une course de drapeaux entre les syndicats. » Je comprends mieux. En fait, les syndicats se fichent du statut des cheminots. Et de la défense du service public.

 

Nouvelle question SMS : « Quels Français s’opposeront à une réforme de la SNCF alors que la dette est abyssale et qu’au final ce sont eux qui paient ? » « C’est le pari de communication que fait le gouvernement », note Soazig Quemeneur. Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas lui qui envoie les questions, comme le prouve la suivante : « N’est-il pas d’une urgence extrême de réformer enfin la SNCF ? » « C’est quasiment les mots du Premier ministre », note Bruce Toussaint. « 45 millliards de dette, ça fait beaucoup. » Là, ce sont les mots de Bernard Vivier. « Rapporté à chaque Français, ça fait 700 euros. » Quoi ? J’ai une dette de 700 euros à cause de la SNCF ? « C’est beaucoup. Il faut crever l’abcès. » Je propose de virer tous les cheminots sous statut pour les remplacer par des travailleurs détachés philippins employés par des sous-traitants roumains, comme dans le bâtiment. Vive l’égalité !

Sur LCI, David Pujadas reçoit à présent le meilleur expert qui puisse exister, ancien PDG de la SNCF mais surtout « patron préféré des Français » en 2015, un patron « aimé et respecté », disait Audrey Pulvar à l’époque, provoquant mon émoi. A ma grande joie, un bandeau proclame « SNCF : Louis Gallois salue la réforme. »

 

Pour recueillir d’autres avis, je rejoins Yves Calvi. « A la CGT, on parle déjà d’un mois de grève. » Horreur ! Un mois de prise d’otage ! Pour ne rien arranger, l’animateur de Canal+ a invité un militant plus radical qu’un cégétiste, Fabien Villedieu, « délégué syndical Sud-Rail, troisième syndicat à la SNCF ».

 

Heureusement, et comme toujours en cas de présence d’un militant extrémiste, le dispositif de 20h l’événement, comme celui de 24h Pujadas, le place en situation d’accusé face au tribunal constitué du présentateur et d’invités comme lui pétris de bon sens et de pragmatisme. Il y a Carl Meeus, rédacteur en chef au Figaro Magazine, et Irène Inchauspé, de L’Opinion, pour qui « il est légitime de changer le statut des cheminots comme il sera légitime de le changer dans la fonction publique en général ». Pour qu’enfin la promesse d’égalité soit totalement réalisée.

« Fabien Villedieu, l’interpelle Yves Calvi, la SNCF a 80 ans, le premier train a roulé en France il y a cent quatre-vingts ans… et on se dit : Y a pas des choses qui peuvent évoluer ou changer ? » On n’est quand même plus en 1838 ! « Mais je suis sûr… enfin, vous êtes vous-mêmes un jeune visage des militants syndicaux… » « Merci, j’ai 40 ans. » « Nan mais ça veut dire que c’est en train de bouger, votre simple présence le prouve. On peut y toucher, non, à la SNCF !?! » Un jeune homme de notre temps ne va quand même pas défendre les somptueux privilèges acquis sous Louis-Philippe…

 

« Tous les systèmes ferroviaires du monde sont endettés », déclare un peu plus tard le syndicaliste, citant moult pays, jusqu’à la Chine et ses « 640 milliards » d’ardoise. « On va pas citer non plus les chiffres de la Corée du Nord ! » Il faut pourtant le craindre avec ce militant à l’extrême-gauche de la CGT. « Faut que je répartisse un peu la parole. » C’est vrai, le temps imparti à l’accusé est largement dépassé. Place aux avocats de la défense (du gouvernement).

« Comme il y a eu des ordonnances pour la réforme du droit du travail, plaide Irène Inchauspé, je trouve assez normal que si le privé, qui en prend tout le temps plein la tronche, le privé, il faut qu’il soit mobile, qu’il soit agile, il est délocalisé, on licencie… » Irène Inchauspé sait de quoi elle parle, elle est elle-même salariée du privé. « … Et on ne touche jamais au secteur public. Donc s’il fait des ordonnances pour le secteur public, c’est un peu d’équité sociale. » Bravo ! Vive l’égalité ! Il n’y a pas de raison que le service public et ses agents n’en prennent pas plein la tronche, ne soient pas mobiles, agiles, délocalisés, licenciés. « De toute façon, y aura les cheminots dans la rue. » Pour défendre leurs privilèges hérités du 19e siècle, on peut leur faire confiance pour bloquer la France.

 

Yves Calvi entrevoit déjà leur échec. « Le gouvernement vit sur l’idée que l’opinion va se radicaliser vis-à-vis d’une grève qui serait dure et compliquée  » Forcément, à force d’écouter les éditorialistes crypto-communistes, les Français vont devenir les ayatollahs d’un égalitarisme forcené et prendre d’assaut les piquets de grève des cheminots. « Le 14 mars, note Carl Meeus, les Français ne seront plus en vacances. Il ne va pas y avoir de prise d’otages de Français sur des lieux de vacances et qui ne pourraient pas en revenir. » Ouf, je suis rassuré. Les salariés du privé, mobiles, agiles, précaires, délocalisés, licenciés, pourront sans encombre rentrer des stations de ski.

Sur France 2, pendant ce temps, la rédaction du 20 heures a choisi pour préparer le terrain à Edouard Philippe, invité d’Anne-Sophie Lapix, de donner la parole à un expert reconnu (à la télé) :

 

Le lendemain, David Pujadas revient sur le risque de prise d’otage. « SNCF : peut-on bloquer la France ? » Et il pose la question qui fâche : « Pour éviter de bloquer la France pendant un mois, le gouvernement doit-il réformer le droit de grève ? » L’idéal serait de supprimer cet archaïsme incompatible avec l’image d’une start-up nation (a-t-on déjà vu les salariés d’une start-up bloquer la France ?.

 

Pour élargir encore mes sources d’informations sur cette réforme de la SNCF, je zappe sur une chaîne qu’on ne peut accuser d’être un fan-club d’Emmanuel Macron, Arte, et une émission réputée pour la qualité de ses invités, 28 minutes. Tiens, mais qui voilà ?

 

 http://www.telerama.fr/television/la-reforme-de-la-sncf-jugee-salutaire-a-lunanimite-des-editorialistes,n5504569.php

 

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lundi 12 mars 2018

Brèves d'antipresse

TL ANTIPRESSE 3

BIG BROTHER | Avec Google, les drones sauront mieux qui tuer

L’intégration du pouvoir informatique avec le pouvoir politique et militaire se poursuit placidement, à l’écart des préoccupations du grand public. Gizmodo et The Intercept nous apprennent ainsi que Google a discrètement passé contrat avec le Département de la défense U. S. pour développer des logiciels d’intelligence artificielle censés faciliter le ciblage par drones.

«L’équipe... travaille au développement d’une technologie d’apprentissage en profondeur destinée à aider les analystes des drones à interpréter les immenses données d’images aspirées par la flotte militaire de 1100 drones afin de mieux cibler les attaques contre l’Etat islamique.»

Bien entendu, et contre toute évidence, les responsables de chez Google ont annoncé que «cette technologie... est uniquement destinée à des usages non-offensifs».

Pour mémoire, la rébellion d’un Edward Snowden a germé justement à cause de sa participation à des recherches de ce genre.

http://log.antipresse.net/post/big-brother-avec-google-les-drones-sauront-mieux-qui-tuer?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

FAKE NEWS | Quand LE MONDE rebat les cartes de la Ghouta

«Intox persistante de la part du journal Le Monde dans son infographie sur les rebelles de la Ghouta», écrit Bahar Kimyongür cartes à l’appui. «Ahrar Al-Cham a été «désislamisé». J’ai signalé «l’erreur». Elle a été corrigée. Et puis, surprise, Faylaq a été à son tour relooké alors que le groupe est allié à Al Qaeda…

«Ce type de couverture médiatique fait clairement le jeu des djihadistes», enchérit Olivier Berruyer.

Le Monde n’en est pas à son coup d’essai. Avant de camoufler les djihadistes en Syrie, il avait camouflé les islamistes en Bosnie, puis les nazis en Croatie et en Ukraine. Heureusement que le grand public possède les capacités de mémoire d’un batracien…

http://log.antipresse.net/post/fake-news-quand-le-monde-rebat-les-cartes-de-la-ghouta?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

CANADA | Le premier ministre n’aime que les barbus?

Ce n’est pas envers n’importe quel courant de l’islam que vont les sympathies du jeune Justin Trudeau, mais, selon Tom Quiggin, vers le plus rétrograde. Son résumé publié par le Gatestone Institute énumère un catalogue alarmant.

«Depuis neuf ans, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, soutient ouvertement la cause islamiste, refusant tout dialogue avec les musulmans réformistes. Concernant le retour des combattants de l'Etat Islamique au Canada, Trudeau a affirmé qu'ils représenteraient une « voix puissante en faveur de la déradicalisation », traitant d' « islamophobes » ceux qui s'opposent à leur retour. Le gouvernement du Canada a aussi fait le choix de ne pas envoyer le nom de ces terroristes islamistes au comité de l'ONU qui tient la listedes djihadistes internationaux.»

http://log.antipresse.net/post/canada-le-premier-ministre-naime-que-les-barbus?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

SUISSE | Le démantèlement d’un géant énergétique

Dernier épisode en date d’une course à l’échec annoncée: le géant Alpiq, qui produisait à l’origine quelque 30% de l’énergie suisse, est contraint de vendre ses activités les plus rentables, après avoir tenté en vain de se défaire de ses barrages alpins.

Ce «coup de poker» illustre la situation tragique où se trouve l’hydroélectricité suisse, une source d’énergie propre, renouvelable, intégrée, mais plombée par les prix artificiellement bas du marché européen. L’Allemagne, notamment, produit à la fois de l’éolien «propre», mais massivement subventionné, et du thermique au charbon très sale dans des centrales rachetées en Europe de l’Est.

http://log.antipresse.net/post/suisse-le-demantelement-dun-geant-energetique?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

AMAZON | Faux livres et blanchisserie d’argent

Le géant mondial du commerce de détail se prête à tout. Il peut même servir de plateforme (involontaire sans doute) à des filières très simples de blanchiment d’argent. Il suffit de publier des livres bidon, avec autant de contenu que les couvertures décoratives des magazins Ikea, et de les racheter soi-même sur la plateforme de vente en ligne. Le procédé, qui vient d’être repéré, est expliqué sur Livres Hebdo.

http://log.antipresse.net/post/amazon-faux-livres-et-blanchisserie-dargent?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

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