Nous présentons ici des arguments politiques, géopolitiques historiques ou philosophiques; et également des débats entre personnalités politiques, pour leur intérêt, même si leurs opinions sont différentes des nôtres. L'objectif est d'apporter des éléments de réflexion, d'approfondir certains thèmes et de susciter un débat de qualité.

dimanche 25 février 2018

Un député En Marche multimillionnaire trouve qu’on parle trop de pouvoir d’achat

TRIBUNE LIBRE / Le Bon Sens

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« On n’entend que ça, le “pouvoir d’achat” ! Comme si la vie se résumait au pouvoir d’acheter ! ». Voici ce qu’a déclaré le député En Marche Bruno Bonnell au micro de RMC le vendredi 9 février dernier. Il répondait à un chroniqueur qui lui signalait que si l’on avait vu récemment des ruées sur le Nutella ou les couches Pampers en promotion, c’était parce que les gens ne gagnaient pas assez d’argent.

Le député macronniste Bruno Bonnell va plus loin et précise ensuite : « En France, les gens sont soignés, ils peuvent aller à l’école, vous n’avez pas de trous sur la route… Si vous vous contentez de regarder uniquement l’argent qu’il y a dans la poche des gens et que vous vous définissez par rapport à ce pouvoir d’achat, par ce pouvoir d’acheter, vous oubliez quelque chose d’autre qui est la qualité de la vie. »

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Evidemment, il « oublie » de préciser que tous ces éléments ne tombent pas du ciel mais sont liés au service public (de la santé, de l’éducation, de la voirie) payés par les impôts et les cotisations de tout le monde. Cette « qualité de vie » est donc bien à prendre en compte comme un élément positif… mais c’est précisément ce à quoi veut s’en prendre le gouvernement d’Emmanuel Macron lorsqu’il dit vouloir détruire 120 000 postes de fonctionnaires.

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Mais Bruno Bonnell a surtout beau jeu de dire qu’on parle trop de pouvoir d’achat car il est… multimillionnaire ! En effet, selon sa fiche sur le site de la haute autorité pour la transparence de la vie publique , il est propriétaire de parts dans plusieurs entreprises pour un montant total de plus de 2 millions d’euros. En outre, il a reçu en 2016 (l’année précédant son élection) un total de plus de 107 000 euros de rémunération nette pour ses activités dans diverses entreprises, soit près de 9 000 euros par mois. Autant dire que ce monsieur est bien loin de la réalité de ceux qui se bousculent pour acheter des couches en promotion.

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Précisons que des révélations récentes de la presse indiquaient qu’il aurait domicilié deux de ses entreprises dans le paradis fiscal du Delaware, aux États-Unis. Sans doute en raison de la « qualité de vie » qu’on y trouve ? Ou bien alors pour éviter d’avoir à financer la « qualité de vie » du grand nombre en payant sa part d’impôts ? Ajoutons enfin, pour parfaire le portrait de cet homme, que depuis qu’il est élu, il est l’un des députés les plus absents de l’Assemblée nationale, si l’on en croit sa fiche sur le site « nos députés ».

Bref, après le député En Marche qui pense que les SDF sont dans la rue par choix, voici maintenant celui qui trouve qu’on parle trop de pouvoir d’achat alors qu’il est lui-même plein aux as. À ce rythme, on pourra bientôt organiser le concours du député macronniste le plus déconnecté des réalités populaires. Monsieur Bonnell a de bonnes chances de remporter la première place !

https://le-bon-sens.com/2018/02/13/depute-marche-multimillionnaire-trouve-quon-parle-de-pouvoir-dachat/

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La température de l’Arctique 25 degrés au-dessus de la normale

Pour ceux qui penseraient que le record de froid à venir serait contradictoire avec un réchauffement global… 🙂

ARG ARTICQUE

Source : Énergie et environnement, Philippe Gauthier, 22/02/2018

L’extrémité nord du Groenland a connu des températures exceptionnellement chaudes les 19 et 20 février dernier. L’écart de température avec la normale a atteint jusqu’à 25 °C et la température a dépassé le point de congélation pendant près de 24 heures d’affilée, une anomalie extrême en hiver sous ces latitudes où le soleil s’est couché en octobre et ne reviendra pas avant mars.

La situation au Pôle Nord au début de la semaine.

La station météorologique où ces températures ont été enregistrées, celle du Cap Morris Jesup, n’est située qu’à 650 km du Pôle Nord. La température devrait y être d’environ -30 °C en cette saison, mais toutes les zones arctiques situées au-dessus du 80e parallèle connaissent en moyenne un temps 6 °C au-dessus de la normale depuis le début de l’année, avec des pointes à +14 °C. Il s’agit d’un record pour cette région du monde.

Ces anomalies, qui étaient rarissimes dans le passé, se font de plus en plus fréquentes depuis quelques années. On a connu deux épisodes comparables de temps doux en 2011 et en 2017. Mais le record du 20 février risque de ne pas tenir longtemps : le Groenland attend une autre vague de chaleur ce week-end, cette fois-ci de 25 à 35 °C au-dessus de la normale.

En Alaska aussi

L’Alaska connaît également un temps exceptionnellement doux, puisque la température a atteint -1 °C à Utqiaġvik mardi, soit 22 °C au-dessus de la normale. Le couvert de glace sur l’océan arctique est de loin le plus faible jamais enregistré dans ce secteur à cette période de l’année. Ceci a des conséquences sur les riverains, puisque l’absence de glace permet aux tempêtes hivernales de battre la côte, provoquant une forte érosion des berges.

ours polaire

Selon la NOAA, la quantité de glace était la plus faible jamais enregistrée partout en Arctique en janvier. Ceci correspond aux projections établies par les climatologistes ces dernières années, mais cela signifie aussi qu’on ne pourra plus miser sur des couverts de glace assurés à l’avenir. Les anomalies des derniers jours sont encore rares, mais semblent devoir devenir de plus en plus fréquentes à l’avenir.

Source : Énergie et environnement, Philippe Gauthier, 22/02/2018

https://www.les-crises.fr/la-temperature-de-larctique-25-degres-au-dessus-de-la-normale/

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vendredi 23 février 2018

Transhumanisme : Une peau électronique pour remplacer tous nos écrans

ACT PEAU ELECTRONIQUE

 

Une peau électronique pour remplacer tous nos écrans

 

Peau électronique – Ecrans - 1

 

 

Une équipe de chercheurs de l’université de Stanford, dirigée par la chimiste Zhenan Bao, a mis au point un patch électronique extra fin, baptisé « e-skin ». Ce patch est composé de semi-conducteurs organiques pouvant s’adapter aux mouvements d’un membre, tout en conservant pleinement leurs propriétés conductrices. De son côté, le professeur Jianliang Xiao, à la tête du département « Science des matériaux » de l’Université de Boulder (Colorado), a mis au point au début de l’année 2018 une peau cybernétique autocicatrisante. Et ce mois-ci, c’est le professeur Takao Someya, de l’université de Tokyo, qui a fait la démonstration d’un écran hautement élastique à coller sur la peau, qui intègre un capteur biomédical cutané et un module de communication sans fil. Ces innovations ouvrent la voie à la conception d’appareils électroniques collés à même la peau, voire intégrés à l’intérieur de l’épiderme, qui pourraient remplacer, à terme, tous nos écrans. Zhenan Bao, qui travaille depuis 2011 à la mise au point de peaux électroniques, a accepté de répondre par mail à nos questions, depuis son bureau de l’université de Stanford.

Comment êtes-vous parvenue à mettre au point le patch électronique e-skin ?

De 1995 à 2004, j’avais déjà mené des recherches dans ce domaine chez Lucent Technologies. À Stanford, il y a quelques années, mon équipe avait mis au point un certain nombre d’innovations en ce qui concerne les matériaux électroniques organiques. Notre travail avait permis de construire les premiers circuits électroniques flexibles, dotés de dispositifs d’affichages. Récemment, nous avons réussi à développer des matériaux électroniques organiques inspirés de la peau, qui ont abouti à des performances inégalées dans les dispositifs médicaux, le stockage de l’énergie mais aussi les applications environnementales. Voilà comment est née la e-skin.

Zhenan Bao

Zhenan Bao, la créatrice de la « peau électronique », dans son laboratoire de Stanford / ©Stanford

 

 

À quoi ressemble cette peau électronique ?

C’est une feuille électronique extrêmement fine, de quelques micromètres seulement, qui imite toutes les caractéristiques de la peau tout en ayant des fonctions de détection et de transmission des signaux. C’est un moyen pour nous connecter naturellement avec le monde qui nous entoure, sans avoir recours à un objet extérieur. Nous utilisons la peau humaine comme source principale d’inspiration pour la conception de futurs matériaux électroniques. Nous pensons que dans un futur proche,  l’électronique fusionnera complètement avec notre corps. Cela signifie que nous avons besoin de progresser dans la conception de nouveaux matériaux électroniques à la fois doux, extensibles, sensibles et biodégradables, qui seront en mesure de cicatriser et de se régénérer, comme le fait notre peau. La e-skin n’est qu’une première étape dans ce processus.

 


 

« La e-skin pourra être utilisée comme une peau robotisée faisant office de prothèse, pour réparer et même augmenter un individu »

 


 

Quelles sont les applications de cette peau artificielle ?

Les applications médicales sont prometteuses. Ce qu’on appelle « l’électronique collée au corps » pourra devenir à terme le meilleur outil de surveillance médicale car le plus proche des patients. La e-skin pourra être utilisée comme une peau robotisée faisant office de prothèse, pour réparer et même augmenter un individu. Elle peut également avoir des applications en robotique, pour rendre les robots plus humains, mais également dans le domaine de la réalité augmentée.

 

Peau électronique – Ecrans - 2

 

Avec cette e-skin, sera-t-il possible de s’auto-diagnostiquer pour détecter les signes avant-coureurs d’un cancer ou de toute autre maladie ?

C’est ce que nous espérons réussir à faire dans un avenir proche. Mais ce n’est pas encore technologiquement possible. Nos recherches tendent vers cela, et nous y arriverons un jour.

 

 

Je crois que vous travaillez également sur l’intégration de la e-skin dans les vêtements ?

Effectivement. Certains capteurs peuvent être placés dans des vêtements, au plus près du corps, pour mesurer la fréquence cardiaque, la température et le taux de sudation, sans avoir à être nécessairement collés sur la peau. La e-skin est un wearable naturel.

Peut-on imaginer qu’à terme, la e-skin remplace le smartphone, qu’elle entraîne la disparition de tous nos appareils ?

Les composants e-skin peuvent déjà être utilisés en combinaison avec des smartphones, en tant qu’éléments de détection, tandis que le smartphone, lui, recueille des informations. Ces deux appareils fonctionnement très bien ensemble et sont entièrement compatibles. Ce qui est certain, c’est que la e-skin va changer la façon dont nous concevons nos smartphones, ainsi que leur apparence.

 


 

« La e-skin est un facteur d’augmentation sensorielle pour élargir les capacités de communication des individus »

 


Dans une perspective transhumaniste, la peau électronique pourrait-elle être un facteur d’augmentation pour l’être humain ?

Sans doute, mais nous espérons surtout pouvoir aider l’être humain à être plus humain, plus connecté avec sa famille et ses amis, plus connecté avec notre monde physique : la e-skin est un facteur d’augmentation sensorielle pour élargir les capacités de communication des individus. Le champ des possibilités est très large. Et je pense que demain, les gens pourront bénéficier grâce à la e-skin d’applications que nous n’avons même pas encore imaginées.

 

 

Peau électronique – Tokyo

Capture d’écran de la vidéo de présentation de l’écran à coller sur la peau mis au point par l’université de Tokyo / ©2018 Takao Someya Research Group

 

 

Vous pensez vraiment que les gens seront prêts à se balader toute la journée avec une telle peau artificielle récoltant toutes leurs données en permanence ? Le risque d’espionnage est évident, non ?

C’est un risque, en effet. La sécurité et la confidentialité sont des facteurs importants à prendre en compte. La mise au point de contre-mesures appropriées, pour éviter toute forme de piratage, sera bien évidemment nécessaire. À vrai dire, elle conditionnera même le développement puis l’industrialisation d’une telle technologie.

Pourra-t-on un jour parvenir à mettre au point une peau électronique ayant exactement les mêmes caractéristiques et la même apparence que la peau humaine ?

Je crois qu’il sera possible de créer une peau électronique avec des fonctions de détection identiques à celles de la peau humaine, avec le même niveau de sensibilité et de complexité. Nous progressons en tout cas dans ce sens, même s’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Je suis convaincue qu’à l’avenir, l’électronique sera directement intégrée dans le corps humain. Encore une fois, c’est simplement une question de temps. Nous devons améliorer les technologies actuelles : intégrer l’électronique au corps humain changera complétement l’expérience que nous avons de nos appareils. Leur usage deviendra naturel. Ils feront alors partie de nous.

 


 

Ecran tactile - Bras

 

 

Source :

https://usbeketrica.com/article/une-peau-electronique-pour-remplacer-tous-nos-ecrans

https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/technologie-cette-peau-electronique-transforme-ecran-62456/

https://aphadolie.com/2018/02/21/transhumanisme-une-peau-electronique-pour-remplacer-tous-nos-ecrans/

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jeudi 22 février 2018

Réveillons-nous, ils sont devenus fous !

TRIBUNE LIBRE / Source : IVERIS, Michel Rimbaud, 19-02-2018

TL SYRIE PROJET

Depuis maintenant sept ans, la Syrie est en guerre. Ce pays aimable, tolérant, hautement civilisé que même ses détracteurs ne pouvaient s’empêcher de trouver beau et attachant est d’ores et déjà confronté à un formidable défi, celui de l’après-guerre. Les assaillants barbares venus de cent pays, atlantistes comme islamistes, se sont acharnés à vouloir en détruire les richesses, les infrastructures, les capacités, les monuments, les beautés naturelles afin de le rayer de la carte. Ils ont aussi et surtout tenté de broyer le peuple syrien, d’effacer sa mémoire et son identité afin de l’anéantir.

Le Lion de Palmyre, datant du 1er siècle avant Jésus-Christ, a été détruit par Daech à la pelle mécanique en 2015. Désormais restaurée, cette pièce maîtresse du musée de Palmyre est exposée dans les jardins du musée de Damas. (Photo IVERIS)

Avec la complicité d’une soi-disant « communauté internationale » en trompe-l’œil, ils s’emploient maintenant à le priver, autant qu’il sera possible, de toute perspective d’avenir, en lui volant ses droits imprescriptibles : disposer de lui-même, décider, sans ingérence étrangère, de son destin et de son régime politique. Sans pudeur et sans vergogne, les mêmes assaillants ne cachent pas leurs velléités de replacer l’avenir, notamment constitutionnel, de la Syrie sous « tutelle onusienne », c’est-à-dire sous mandat, autant dire sous le joug colonial.

Afin d’effacer l’empreinte géographique d’une Syrie mère de la civilisation (y compris la nôtre), peut-il y avoir un moyen plus efficace que de disperser un peuple et surtout de briser un Etat qui a commis le crime de lèse-majesté ? En effet, au final, l’entreprise est destinée à faire de ce qui fut jadis une grande Syrie un archipel de mini-entités, et de son peuple une mosaïque tribalisée ayant vocation à être vaporisée en une vaste diaspora : dans une première approche, ce crime inqualifiable mérite la double qualification de « politicide » – la dissolution d’un Etat qui dérange – et d’ethnocide – l’anéantissement d’un peuple qui résiste.

C’est ce qui est inscrit dans le « grand dessein » néoconservateur. Ce dernier, notons-le au passage, reviendrait à infliger à la Syrie le destin réservé depuis 70 ans à la Palestine, pan de terre volé sous l’égide du colonialisme triomphant. Le sort des Syriens pourrait alors ressembler à celui des Palestiniens, irrémédiablement spoliés au nom d’une « mission divine ». Le sinistre destin des peuples amérindiens, éliminés de l’histoire, est là pour rappeler de quoi sont capables les colons venus d’ailleurs.

Les dégâts sont immenses, se chiffrant en centaines de milliards de dollars, auquel il conviendrait d’ajouter – mais c’est leur problème – les millions, billions ou trillions dépensés par les « puissances » assaillantes pour conduire leurs batailles « pour la démocratisation ».

Il ne sert à rien d’invoquer les valeurs de la morale, naturelle ou religieuse, le droit international et la légalité onusienne, voire la simple décence, face à des agresseurs sans foi ni loi. On ne peut attendre d’Etats qui s’érigent en gendarmes de la planète tout en se comportant comme des régimes voyous une quelconque logique. Il est paradoxal, après tout ce temps, ces horreurs, ces massacres, ces actes de sauvagerie, cette barbarie, que l’on trouve encore dans le grand Occident « démocratique » tant de défenseurs de l’indéfendable, tant d’admirateurs des djihadistes présentés comme démocrates ou « modérés ». Les intellectuels sont piégés par leur aveuglement initial, les médias sont plombés par l’omerta, les politiques sont otages de leur doxa néoconservatrice, dans l’Hexagone comme dans tout le monde judéo-chrétien.

Pourquoi un tel acharnement, une telle obstination dans le mensonge ? C’est que la Syrie est depuis longtemps dans le collimateur de l’Amérique, de la Grande-Bretagne et d’Israël. La Syrie historique est le centre de gravité du Proche-Orient, le lieu de naissance des trois religions révélées, le cœur battant de l’arabisme, symbole de l’islam moderne et tolérant, siège des premiers califes : un héritage très lourd à assumer, mais qui a assuré à ce « phare de l’Orient » un prestige indéniable auprès des Arabes et une aura de sympathie chez les Musulmans.

Tolérante, multiconfessionnelle, moderne, républicaine, forte de son identité et de sa conscience historique, elle représente ce que les extrémistes de tout bord exècrent par-dessus tout.

Depuis son indépendance et la création d’Israël, la Syrie n’a cessé d’apporter un soutien indéfectible à la cause palestinienne et est toujours apparue comme un Etat rebelle à l’ordre israélo-atlantique. Face au délabrement du monde arabe, la Syrie s’est inscrite dans l’axe de la résistance et elle résiste. Son armée nationale a tenu le coup seule contre tous durant quatre ans, puis, aidée de ses alliés, a entamé la reconquête, s’affirmant au passage comme le principal artisan de l’éradication de Da’esh, malgré les mensonges et prétentions des usurpateurs fanfarons. L’Etat syrien contrôle désormais les quatre cinquièmes du territoire national, ayant mis en échec, par sa résilience, les plans des agresseurs.

Pour ceux-ci, la Syrie de 2018, après tant de batailles et tant d’essais non transformés, constitue une réalité impensable et intolérable. Il faut donc la faire disparaître de la carte, ne serait-ce qu’en l’ignorant. Il convient pour cela de délégitimer l’Etat, présenté systématiquement comme un « régime », ses institutions, sa constitution, son gouvernement, diaboliser son Président, ignorer les volontés de son peuple, les succès de son armée en les attribuant à ses alliés, voire à ses ennemis.

Il faut dénier au Président et à son entourage tout pouvoir, tout rôle à venir, tout droit de véto, et faire en sorte qu’il ne puisse y avoir de solution politique « syrienne » issue d’un dialogue national, sous l’égide de ses alliés et de ses amis. Il faut au contraire que son sort soit décidé par ses ennemis, par la « communauté internationale » aux aguets, par trois Etats représentant 470 millions de personnes soit 6 à 7% de l’humanité, lesquels pestent de ne plus pouvoir imposer leur loi au Conseil de Sécurité.

Décidément, le monde est tombé sur la tête puisqu’il n’y a plus de légalité internationale, plus de respect du droit onusien, censé être la bible des diplomates. Les faux gendarmes du monde qui en sont les fauteurs de désordre, les cambrioleurs qui crient au vol, les violeurs de la légalité qui crient au viol, les agresseurs qui s’indignent des agressions de l’armée syrienne, les pratiquants d’ingérences illégales qui s’indignent de l’intervention légale des alliés et partenaires de l’Etat, tout ce beau monde s’agite et manœuvre au grand jour.

Exit les comparses et les forces écran, voilà que les commanditaires et les parrains véritables ont jeté le masque et s’emploient à réaliser ouvertement ce qu’ils ont échoué à faire par procuration durant sept ans. Israël au Sud, l’Amérique et ses affidés européens au nord–est en appui des forces kurdes portées aux nues, la Turquie au nord-ouest contre les projets des Kurdes et tous contre Bachar al-Assad. Le prétexte de la lutte contre Da’esh et le terrorisme apparaît maintenant pour ce qu’il était, une fumisterie que défendent les ennemis de la Syrie légale et à laquelle ne croient plus que les imbéciles.

Jean-Yves Le Drian exige (sic) « le retrait de tous ceux qui n’ont rien à faire en Syrie ». Il ose. Devinez qui sont pour lui ceux qui n’ont rien à faire en Syrie ? Oui, vous avez gagné : l’Iran, le nouveau diable à la mode, le Hezbollah terreur d’Israël, la Russie, les forces « chiites » d’Irak.

Vous savez donc quels sont les pays qui ont à y faire : les trois obsédés du bombardement humanitaire, ceux qui possèdent des armes de destruction massive, violent systématiquement le droit international, soutiennent le terrorisme quand ils ne l’ont pas créé, ceux qui souhaitent piller tranquillement les ressources pétrolières et gazières de la Syrie et de la région : en d’autres mots, l’Amérique et ses fidèles. Pour faire bon poids bonne mesure, ajoutons Israël, ami des « révolutions arabes » qui détruisent les Etats du même nom, la Saoudie, grande démocratie devant l’éternel et spécialiste en constitutions, en droits de l’homme et de la femme, et en tolérance religieuse, la Turquie membre éminent de l’OTAN, ennemie des turcs des montagnes, mais amie des séparatistes kurdes de Syrie ou d’Irak et soutien des djihadistes, le Qatar à condition qu’il continue à acheter tout et n’importe quoi dans notre pays en difficulté.

Pour le reste, la Syrie a tenu bon pendant de longues années, son armée est capable de soutenir les assauts d’Israël et d’abattre les avions qui l’attaquent. Elle est solidement ancrée dans un axe de la résistance résolu et bien coordonné, soutenue par des alliés fiables, à commencer par la Russie. La Syrie n’est pas un figurant, elle est au centre d’une guerre globale. Combien d’Etats auraient résisté comme elle l’a fait ?

Messieurs les « amis de la Syrie », ennemis de son « régime » et de son Président, vous avez maintenu la fiction d’un soulèvement populaire contre un « tyran massacreur ». En quoi cela vous regarde-t-il ? Vous avez d’ailleurs tout faux et le savez bien puisqu’en réalité le pays qui vous obsède est avant tout victime d’une guerre d’agression qui met en danger son existence.

L’Etat syrien a sûrement le droit de piloter les négociations qui décideront de son avenir et de récuser toute ingérence des agresseurs. Il a le droit de refuser vos ingérences, vos plans de partition et vos projets tordus. Les guerres de Syrie sont depuis belle lurette les composantes d’une guerre universelle en passe de devenir « mondiale ». Si cette agression regarde la « communauté internationale », c’est selon les critères du droit international, codifiés par la Charte des Nations-Unies, qu’elle doit être considérée… Là, on comprendra très bien que cette approche, la seule envisageable, vous pose un léger problème. Ce problème n’est pas celui du pays agressé. Il est celui de l’agresseur que vous êtes et qui traite la Syrie comme un « pays ouvert » à toutes les aventures et à toutes les entreprises hostiles.

Messieurs les agresseurs, n’oubliez jamais que votre présence en Syrie est illégitime et illégale, y compris s’agissant de vos barbouzes, de vos conseillers spéciaux ou de vos forces-au-sol. Et s’il y a une présence légitime par excellence, ce n’est pas la vôtre, c’est celle de l’Etat syrien, celle des alliés et partenaires du gouvernement de Bachar al-Assad, dont vous exigiez le départ. S’il y a un retrait qu’impose le respect du droit international, c’est celui des pays qui n’ont rien à faire en Syrie, vos pays.

Michel Raimbaud
Ancien ambassadeur
Professeur et conférencier

Source : IVERIS, Michel Rimbaud, 19-02-2018

https://www.les-crises.fr/reveillons-nous-ils-sont-devenus-fous-par-michel-rimbaud/

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KOSOVO | Le calamiteux «bébé» de la diplomatie suisse

*A l’occasion des dix ans de la république autoproclamée du Kosovo, les médias occidentaux et suisses en particulier y sont allés de leur pommade… sachant que la ministre suisse des Affaires Etrangères de l’époque fut en pointe du combat pour la reconnaissance de cette «république» arrachée à la Serbie par l’OTAN. Quelques voix, tout de même, détonnent dans le concert de louanges.

TL SUISSE KOSOVO

ERRARE HUMANUM EST, PERSEVERARE DIABOLICUM

Madame Calmy-Rey peut s’enorgueillir à bon droit de quelques succès durant sa charge de cheffe du département fédéral des affaires étrangères, de 2003 à 2011. Ses engagements pour les femmes, dans les dossiers iranien ou coréen furent au nombre de ses actions courageuses. Sur le Kosovo, à la faveur du dixième anniversaire, elle persiste et signe son soutien à l’indépendance, en dépit de nombreux rapports sur le piteux état du pays, y compris pour les [mauvais traitements infligés par des proxénètes ​ aux femmes](https://www.osar.ch/assets/herkunftslaender/europa/kosovo/151007-kos-gewaltgegenfrauen-themenpapier-f.pdf), dont MCR se veut une défenseure ​ zélée​. Les connaisseurs du droit international avaient pointé l’illégalité de l’indépendance autoproclamée et souligné le précédent que cela ne manquerait pas de constituer. Madame Calmy-Rey afficha son dédain du droit et son déni de la réalité.

Dans l’affaire de la Crimée, la Russie ne manque pas de se référer au précédent Kosovar. Avec son livre KOSOVO, une guerre juste pour un État mafieux, Pierre Péan est loin d’être le seul à dénoncer l’enfant chéri de l’ancienne cheffe du DFAE.

A ce jour, ni l’ONU ni l’UE n’ont reconnu l’indépendance du Kosovo. Le premier pays a l’avoir reconnu fut significativement l’Autriche, ennemie historique de la Serbie. L’islamisme se porte bien au Kosovo, un détail sans doute. Les États-Unis y ont installé le camp Bondsteel (nom d’un général de la guerre du Vietnam), qui, avec près de 4000 km2, est leur seconde base militaire en Europe, gérée par quelques militaires et nombre de personnels de sociétés privées de sécurité. ​ La Suisse, sous l’impulsion de MCR, fut au nombre des sages-femmes ​qui mirent au monde un bébé conçu par les bombes de l’OTAN. La Confédération avait d’ailleurs rejoint deux ans avant la Guerre du Kosovo, en 1996, le «Partenariat pour la Paix», antichambre de l’OTAN. Aux côtés de l’OTAN, la Suisse participe aux manœuvres aériennes au-dessus de la Baltique, censées impressionner la Russie. Est-ce encore de la neutralité?

Madame Calmy-Rey, en dépit de tout cela, baigne avec délectation dans son autosatisfaction.

http://log.antipresse.net/post/kosovo-le-calamiteux-bebe-de-la-diplomatie-suisse?mc_cid=c4d7b7c51c&mc_eid=3a5e263339

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mercredi 21 février 2018

« Le plus gros hedge fund du monde parie 22 milliards contre l’Europe !! »

TRIBUNE LIBRE / par | 19 Fév 2018 |

TL SANNAT BRIDGEWATER

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Voilà une information comme je les affectionne. Certaines mauvaises langues, qui jugent bien vite, diront, évidemment, c’est inquiétant, apocalyptique et donc c’est bon pour vendre sa “soupe”… pessimiste.

Laissons-les dire.

Évidemment, ce type d’information, au premier abord, peut sembler inquiétant. Pourtant, ce n’est pas là ni l’important ni l’essentiel.

Trouver cela inquiétant est une émotion. Considérer cela comme faisant peur, c’est laisser les émotions et l’irrationalité prendre le pas sur l’intelligence et la réflexion.

Cette information totalement vraie et vérifiable est simplement révélatrice du fonctionnement de nos économies, de notre système mondialisé.

Cette information pointe du doigt, froidement, nos faiblesses, nos abandons, nos résignations et nos lâchetés de souveraineté.

Une entité au pouvoir financier considérable peut donc effectivement en toute impunité “jouer” et miser 22 milliards de dollars contre les intérêts souverains de pays européens qui sont composés de gens formant ce que l’on appelle des peuples !

Le plus gros hedge fund du monde mise 22 milliards contre l’Europe

Voilà ce que nous rapporte cet article du quotidien économique Les Échos.

L’analyse des positions «vendeuses» du fonds Bridgewater montre qu’il parie contre nombre d’entreprises allemandes, françaises et italiennes.
Bridgewater mise gros contre l’Europe. En quelques mois, le plus grand fonds spéculatif au monde, gérant environ 160 milliards de dollars d’actifs, a sensiblement augmenté ses positions à la baisse dans des entreprises du Vieux Continent. Selon les chiffres analysés par Reuters et Bloomberg, le total de ces positions s’élèverait à 22 milliards de dollars.

Tout a commencé en Italie cet automne lorsque le fonds a pris des positions « short » sur les banques du pays. Les bilans de la plupart d’entre elles sont criblés de créances douteuses, qui minent leur performance et font peser d’importants risques en matière de régulation. La Banque centrale européenne presse les établissements de les nettoyer, mettant sous pression leur cours de Bourse. Bridgewater s’est notamment attaqué à Intesa Sanpaolo.

Le hedge fund a ensuite pris des positions vendeuses sur d’autres sociétés italiennes : Enel et Eni… pour un total de 18 sociétés représentant 3 milliards de dollars. Ces dernières semaines, il a étendu ses paris à la baisse à toute l’Europe. Le fonds est « short » sur les allemands Siemens et Deutsche Bank, l’européen Airbus, la française BNP Paribas, la banque néerlandaise ING, Sanofi, Nokia ou encore sur le pétrolier Total… Il a pris des positions courtes sur près de la moitié des sociétés du DAX allemand, pour un total de 7,3 milliards de dollars outre-Rhin. Dans l’Hexagone, le total s’élève à 4,5 milliards.”

L’abandon du politique et des… opportunités économiques !

Ce que nous montre cette information, c’est que nos pays ont été abandonnés en rase campagne par l’élite au pouvoir, censée veiller aux intérêts des populations qu’elle représente.
Elle représente encore officiellement et incarne “en semblant”  – comme dirait mon petit dernier quand il joue – le pouvoir, mais un pouvoir qu’elle n’exerce pas pour laisser volontairement le champ libre aux forces spéculatives et de marché.
Le combat à mener doit être donc politique par la reconquête de notre souveraineté, c’est-à-dire du choix de décider nous-mêmes, citoyens, de notre destin et de la façon dont nous souhaitons utiliser nos ressources. L’action politique n’a de sens que lorsqu’elle est orientée vers le service du bien commun.

Pour le reste, et en l’absence pour le moment d’alternative politique crédible et cohérente, il ne vous reste plus qu’à considérer vos propres opportunités économiques à titre personnel.

Et cet article vous en dit beaucoup sur ce que vous pouvez faire et les opportunités que vous pouvez éventuellement saisir.

Je ne vous inciterai jamais à la spéculation, mais si le plus gros hedge fund de la planète joue à la baisse massivement sur le secteur bancaire européen, vous pouvez vous aussi parier à la baisse sur ces mêmes banques à travers des trackers parfois éligibles dans vos PEA.

Autre élément de réflexion à vous soumettre : si Bridgewater joue massivement à la baisse le secteur bancaire européen, cette entreprise crée les conditions éventuelles d’une nouvelle crise bancaire de grande ampleur nécessitant à terme une intervention massive de la BCE… ou aboutissant à l’explosion de la monnaie unique l’euro.

Vous le voyez, en réalité, nous tournons en rond, comme des poissons rouges dans un bocal, nous sommes toujours prisonniers du même bocal. Ce bocal, c’est celui de l’Union européenne.

Notre soumission à l’Europe entraîne notre soumission à des entreprises comme Bridgewater.

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/le-plus-gros-hedge-fund-du-monde-parie-22-milliards-contre-leurope-ledito-de-charles-sannat/

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Corrèze : le conseil départemental dit non à la limitation à 80 km/h

Le conseil départemental de la Corrèze va demander au premier ministre le droit de maintenir la limitation de vitesse à 90 km/h sur les routes secondaires. Une décision prise à l'unanimité par l'assemblée réunie ce 15 février 2018.

ACT CORREZE 90

À compter du 1er juillet 2018, la vitesse sera limitée à 80 km/h sur les routes secondaires en France. Une décision qui ne fait pas que des heureux et qui ne convainc pas tout le monde. Après la ville d'Aubusson en Creuse, c'est au tour du département de la Corrèze de contester cette mesure. Réunis ce 15 février 2018, les conseillers départementaux ont en effet décidé à l'unanimité de proposer d'expérimenter le maintien de la limitation à 90 km/h.  

Dans une vidéo postée sur la chaîne YouTube du département, la collectivité explique qu'elle dépense chaque année 4 millions d'euros à la surveillance, la sécurité, l'aménagement et la maintenance des équipements routiers, soit 20% du budget route. 

Selon le département, entre 2012 et 2017, le nombre d'accidents corporels survenus sur les routes secondaires est passé de 79 à 66, le nombre de blessés de 109 à 80 et le nombre de tués de 13 à 9.  Le conseil départemental estime que le passage de 90 à 80 km/h aura peu d'effet sur l'accidentalité

Le département de la Corrèze estime que "seulement" 17 % des accidents corporels sont dus aux excès de vitesse, contrairement à ce qu'affirme la sécurité routière qui l'évalue à 31 %.  

Ce que demande le CD19 ? Une expérimentation dérogatoire pour maintenir la vitesse maximale autorisée à 90 km/h sur 975 km de routes départementales. Une proposition qui sera déposée auprès du Premier ministre.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/correze/correze-conseil-departemental-dit-non-limitation-80kmh-1424709.html

Voir aussi la vidéo de FR3:

La Corrèze veut garder les 90 km/h !

https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=FB1vVkS7fb0

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Quatre questions sur l'épidémie de rougeole qui a fait une victime en France

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La terrible épidémie de rougeole en France a un premier bilan qui s'élève à 1 mort. Le hasard fait bien les choses puisque heureusement, la France impose maintenant les 11 vaccins obligatoires à la population, jusque là majoritairement défiante. A comparer malgré tout aux chiffres de la grippe: 1500 à 2000 morts par an avec un pic à 18300 en 2014-15. En juin dernier, un article alertait sur des recrudescences de rougeole en Italie et en Roumanie, deux pays qui ont récemment légiféré sur l'obligation vaccinale. Aucune alerte conséquente à la rougeole ne semble par contre avoir été levée dans des pays sans obligation vaccinale tels que l'Allemagne ou la Suède. Ce battage médiatique autour de la rougeole n'a-t-il pas comme un parfum de Tamiflu ?  D.P.


 

Quatre questions sur l'épidémie de rougeole qui a fait une victime en France

ARG VACCINS GRIPPE

Une femme est morte de la rougeole au CHU de Poitiers, le 10 février. Les autorités de santé rappellent qu'il n'existe pas de traitement et que seule la vaccination permet d'éviter la contamination.

Une femme de 32 ans est morte de la rougeole samedi 10 février au CHU de Poitiers (Vienne), a annoncé l'Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine, mardi 13 février. La patiente, qui n'était pas vaccinée contre la maladie, selon l'agence, avait été hospitalisée le 1er février. Il s'agit de la première victime française d'une épidémie qui a débuté en novembre, en plein débat sur la vaccination obligatoire souhaitée par le ministère de la Santé.

Quelle est l'ampleur de l'épidémie de rougeole ?

387 cas depuis novembre 2017. L'épidémie de rougeole sévit en Nouvelle-Aquitaine depuis novembre 2017. Elle "persiste" dans la région, selon l'ARS, qui recense 269 cas confirmés, dont 66 qui ont nécessité une hospitalisation. Quatre de ces patients ont dû être admis en réanimation. Ces chiffres ont plus que doublé depuis le 24 janvier, quand l'ARS comptait 115 cas, dont 32 hospitalisations. L'épidémie touche essentiellement la Gironde et la Vienne, où se trouvent les grosses agglomérations de Bordeaux et Poitiers. Sur l'ensemble du territoire français, la Direction générale de la santé a recensé 387 cas, dont 83 hospitalisations, depuis le 1er novembre.

Onze morts depuis 2008. Cette épidémie n'est pas nouvelle en France. Depuis 2008, après plusieurs années de recul, la rougeole a causé la mort de 11 personnes. Du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2016, plus de 24 000 cas de rougeole ont été déclarés en France, selon les chiffres les plus récents de l'Institut de veille sanitaire (InVS). "Près de 1 500 cas ont présenté une pneumopathie grave, 34 une complication neurologique (31 encéphalites, 1 myélite, 2 Guillain-Barré)", précise l'InVS.

Comment l'expliquer ?

Une couverture vaccinale insuffisante. Pour les autorités de santé, il ne fait aucun doute que la trop faible couverture vaccinale est en cause. L'annonce de la mort d'une patiente "renforce la nécessité, pour l'ensemble de la population, de vérifier rapidement sa vaccination, seul moyen de stopper l'épidémie", souligne l'ARS. Selon l'agence, "la couverture vaccinale en Nouvelle-Aquitaine est actuellement insuffisante pour faire face à cette épidémie". Elle varie de 70,8% à 81% selon les départements, alors que l'Organisation mondiale de la santé recommande une couverture de 95%. "Sur tous les cas de rougeole connus en Europe, du 1er décembre 2016 au 30 novembre 2017, 87% n'étaient pas vaccinés", estime le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (en anglais).

Une maladie très contagieuse. Un malade peut contaminer jusqu'à 20 personnes. Le CHU de Poitiers estime que cinq des personnes hospitalisées ces dernières semaines "ont pu contracter la maladie au contact d'un autre patient au CHU de Poitiers lors de l'apparition des premiers cas". L'établissement a donc "décidé d'imposer le port d'un masque pour toute personne se présentant aux services d'urgences adultes et pédiatriques", une mesure étendue aux services "dont les patients présentent une fragilité particulière".

D'autres pays sont-ils concernés ?

Près de 90 000 décès dans le monde en 2016. La rougeole est plus fréquente dans les pays en développement et touche plus de 20 millions de personnes chaque année, selon l'OMS. L'Organisation a recensé 89 780 décès à cause de la rougeole en 2016 dans le monde, "dont une majorité d'enfants de moins de 5 ans". C'est la première fois que ce chiffre est inférieur à 100 000 par an. En 2015, la rougeole avait tué "134 200 enfants de moins de 5 ans dans le monde, soit de 350 à 400 enfants par jour", rappelle Le Monde

Cinquante morts dans l'Union européenne depuis 2016Grèce, Italie, Roumanie, Royaume-Uni, Suède… Nos voisins européens sont aussi touchés : la rougeole a tué 50 personnes dans l'UE depuis 2016, dont 38 en Roumanie, selon le dernier rapport du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (PDF en anglais). L'an dernier, devant l'ampleur de l'épidémie, qui a causé la mort de quatre personnes, dont trois enfants, le gouvernement italien a rendu dix vaccins obligatoires pour l'entrée à l'école.

Pourquoi la rougeole peut-elle être mortelle ?

Un virus qui attaque le système respiratoire. La rougeole ne provoque pas qu'une éruption cutanée et de la fièvre. Elle est due à un paramyxovirus du genre morbillivirus, qui provoque des lésions de l'appareil respiratoire et du système nerveux. "La rougeole n'est pas une maladie bénigne", insiste l'ARS. La plupart des décès sont liés aux complications de la maladie, plus fréquentes avant l'âge de 5 ans ou chez l'adulte de plus de 30 ans. Parmi les complications les plus graves, l'OMS cite "des cécités, des encéphalites (qui peuvent s'accompagner d’œdèmes cérébraux), des diarrhées sévères (susceptibles d’entraîner une déshydratation), des infections auriculaires et des infections respiratoires graves comme la pneumonie". Contractée pendant la grossesse, la rougeole peut également donner lieu à de graves complications et entraîner une fausse couche. 

Aucun traitement n'existe. Comme le rappellent les autorités de santé, aucun traitement antiviral spécifique contre la rougeole n'existe, seuls certains symptômes peuvent être traités. "Une prise en charge clinique appropriée permet d'éviter les complications graves de la rougeole", explique l'OMS. Le malade doit être correctement nourri et recevoir un traitement contre la déshydratation. Des antibiotiques peuvent servir à traiter les infections oculaires et auriculaires, ainsi que la pneumonie.

https://mobile.francetvinfo.fr/sante/maladie/quatre-questions-sur-l-epidemie-de-rougeole-qui-a-fait-une-victime-en-france_2608656.html#xtref=https://www.google.fr/

 

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mardi 20 février 2018

« Un cas de tartufferie insoumise: quand Quatennens veut une autre Europe, avec ou sans Hamon »

TRIBUNE LIBRE / par Bruno Adrie

TL QUATENNENS MELUCH

Dans un tweet daté du 14 février, le petit coq Quatennens répond à Benoît Hamon qui l’a invité à le rejoindre sur le rafiot PS, à condition qu’il abandonne l’idée de sortir de l’Europe. Très touché par l’invitation mais décidé à ne pas jouer les seconds couteaux sur une embarcation prise dans les algues flottantes de la Mer des Sarcasmes, le député coupé en brosse – à reluire – l’a invité à son tour à monter à bord de l’arche insubmersible des Insoumis et à se placer, de facto, sous les ordres du capitaine Mélenchon le navigateur en eaux troubles,  en affirmant au “cher Benoît Hamon” que leur projet n’est pas de sortir de l’Europe mais de la refonder en l’extirpant “de la camisole des traités actuels”.
Photo : tweet daté du 14 février 2018 sur le compte d’Adrien Quatennens.
Adrien Quatennens semble à son aise au milieu des brumes stagnantes du mensonge! Il fallait oser joindre ses convictions de gosier au chant des sirènes d’une Europe sociale qui n’aura pas lieu. Car tout de même, comment peut-il omettre le fait que l’Europe est, à l’origine, un projet américain financé par les seuls Américains, que la monnaie unique européenne est un vieux rêve de Wall Street et que l’Europe est une grosse éponge imprégnée de tous les sucs du lobbying? Le tout, bien entendu hermétiquement emballé dans le cercueil de plomb d’une OTAN qui vient de réaffirmer sa volonté de régner nos destinées militaires c’est-à-dire sur nos destinées tout court. Mais Adrien Quatennens a peut-être un plan pour prendre le pouvoir au sein de cette organisation bienfaitrice, à l’image de son alter ego ibérique, catogan et barbichu, Pablo Iglesias…
En bon coq au plumage moiré ondoyant dans le faux jour d’une insoumission brevetée et confisquée aux insoumis authentiques, le caquetant Quatennens fait comme si rien n’avait jamais été écrit sur la question, comme si les traités pouvaient disparaître alors qu’ils ne disparaîtront pas (puisqu’il n’obtiendra jamais l’unanimité au sein de l’Union), comme si les banquiers et les hommes d’affaires allaient renoncer à leurs leviers du Transatlantic Business Dialogue ou de l’European Round Table, comme s’il allait pouvoir tordre le bras du libérateur américain, venu – faut-il le rappeler – un peu tard, en 1944, pour affronter les 32 divisions bancales qu’un Reich à bout de souffle avait éparpillées sur la façade atlantique (de la France à la Hollande), pendant que les Russes aplatissaient – à un rythme un peu trop soutenu – les 185 divisions que le Furax à visière originaire de Braunau-am-Inn leur avait destinées.
Sans vouloir le surcharger dans la tâche qui lui incombe de parler beaucoup et en vain sous les sunlights d’une assemblée prise dans les griffes d’une dictature de cinq ans renouvelables par gogos à mains coincées dans les urnes, je lui conseillerai de lire les travaux d’un Raoul-Marc Jennar par exemple, un monsieur qui en saura toujours plus que lui sur l’Europe et qui, contrairement à lui, ne cherchera jamais à nous faire prendre les vessies pour des lanternes.
Etant alors plus informé sur l’Europe, peut-être prendra-t-il conscience du caractère indécent d’une correspondance, même succincte, avec le timonier d’un PS tournoyant, privé de gouvernail et aspiré par les glouglous d’une politique de caniveau dans laquelle le surfeur d’argent Macron lui-même, pourtant spécialiste en aerials, cut-back et autres figurent retournantes et hawaïennes, est en train de s’enfoncer dangereusement.
En espérant que ces sportifs virevoltants plongeront un jour la tête la première dans les trous de coraux qui sans eux ne serviraient à rien et qu’ils rendront l’âme, leurs sales âmes asphyxiées, sous les vagues bleutées transpercées de rayons
Ah, le monde du silence…
 
Bruno Adrie
 http://www.librairie-tropiques.fr/2018/02/l-europe-des-cabris.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Francophonie (suite): une controverse

franco 2

Suite à la tribune publiée par MM MABANCKOU ET MBEMBE DANS LE MONDE, je vous propose la réponse circonstanciée de GEORGES GASTAUD, défenseur du français et de toutes les langues contre le tout-anglais impérialiste.      P.G


 

TL FRANCOPHONIE

Extrait:

(...)

"Nous le redisons : nous sommes opposés à toute définition de la langue française qui aurait pour fondement une idéologie nationalitaire. Une langue qui a vocation d’imaginer le monde est celle qui refuse que soient instaurées des frontières infranchissables en son sein. S’il est une caractéristique du français dans le monde contemporain, c’est justement son caractère transnational et transversal, son potentiel en tant que langue planétaire. Ce potentiel ne saurait se réaliser aux dépens des créateurs et des relayeurs qui œuvrent dans l’ombre, loin de la France, sans la permission de la France, sans attendre une quelconque rétribution de celle-ci, parce qu’ils savent depuis fort longtemps que la langue française est plus grande que la France.

 Nous ne voulons pas d’un outil, la Francophonie, qui servirait de cache-misère pour une politique de la brutalité, pour une politique qui sépare au lieu de mettre ensemble, de tisser des relations.

 Nous ne voulons pas d’un outil, la Francophonie, qui tournerait le dos au monde au lieu de l’embrasser; qui favoriserait l’enclavement des identités au lieu de faire en sorte qu’elles puissent être parcourues dans tous les sens; qui abandonnerait les arts et la culture aux forces du marché et de l’entreprise."

 Nous militons pour une langue-monde, une langue planétaire, une langue de l’en-commun, véhicule de circulation au croisement des forces de vie et d’ouverture; une langue dont l’humanité dans son ensemble pourrait se servir dans le but de partager des paroles neuves et engagées, qui interrogent notre destin dans ce qu’il a à la fois de commun et de particulier.

 Nous militons pour une langue française qui serait véritablement un bien commun; qui ferait résolument partie du patrimoine planétaire. Et, au sein de cette langue planétaire, nul ne viendrait d’ailleurs. Nul ne serait considéré comme étranger. Nul n’aurait besoin de visa. Tous et toutes jouiraient d’un droit égal de séjour. Seul compterait alors le langage que chacun inventerait (ou réinventerait) dans cette langue et grâce à elle.

 Nous sommes conscients, et nous ne sommes plus les seuls, que l’avènement d’une telle langue passera inévitablement par la reconsidération de la Francophonie institutionnelle et politique, dans une autopsie salutaire qui favoriserait enfin l’émergence d’une véritable francophonie des peuples."


TRIBUNE LIBRE /

Sur la conception néo impérialiste de la Francophonie portée par MM Mabanckou et Mbembe – par Georges Gastaud*

Je ne trouve pas ce texte positif, au contraire. Non seulement parce qu’il ignore totalement la question majeure, celle du tout-anglais mondial, européen et hexagonal (surtout, n’affrontons pas le MEDEF et les milieux bobos !), non seulement parce qu’il déforme totalement ce qu’est aujourd’hui l’Organisation Internationale de la Francophonie (où la France officielle s’est mise en retrait au profit du Canada ANGLOPHONE et FEDERAL qui a placé à la tête de l’OIF Mme Jean, l’actuelle présidente, avec pour souci principal de neutraliser le souverainisme québécois), non seulement parce que le français est en même temps langue internationale et socle de notre nation (libre à d’autres pays d’en faire aussi leur socle national s’ils le souhaitent !), mais parce que sous couvert de taquiner Macron sur la Françafrique, ce texte lui ouvre une voie royale pour son projet de « déringardisation » du français. Lequel passe, bien évidemment, par la mise à mort de la loi Toubon, et pour commencer, par son contournement et sa « ringardisation » systématique y compris par ceux qui sont chargés de la faire appliquer.

 Quant à M. Mabanckou, que j’ai eu l’occasion naguère d’interpeller très brièvement sur France-Inter, il sous-estime incroyablement l’anglicisation de la France (mais aussi, de la Wallonie, du Québec, de la Suisse romande, pour ne pas parler de l’Afrique que je connais moins). Comment peut-il se mettre au centre d’une question qu’il a si peu étudiée ? Sait-il par ex. que tout récemment, PSA et Renault ont basculé, illégalement, toute leur documentation interne à l’anglais ? Que nombre d’Universités enseignent intégralement certains cursus en anglais au mépris de la législation ? A-t-il jamais regardé comment se nomment les émissions les plus suivies de TF1, la chaîne française disposant de la plus large audience ?

 J’ajoute que la mise en cause faussement rebelle de l’Etat-nation français par le texte de MM. Mabanckou et Mbembe est d’une rare hypocrisie : le premier de ces messieurs ne vient-il pas d’être nommé au très prestigieux Collège de France, une institution créée par François 1er pour enseigner en français (et par là-même, au tout-venant) les savoirs de pointe du moment, au moment même où ce roi emblématique de la Renaissance scellait l’alliance de la France et de sa langue par l’Ordonnance de Villers-Cotterêts… Une ordonnance que Macron et l’UE souhaitent manifestement détricoter (pardon, « moderniser », à l’image de tout ce qui a construit la nation, avant de construire la République, puis la « République sociale » du CNR) quand ils laissent entendre, comme les ministres de la culture de F. Hollande, que la protection légale de la langue française contre la substitution systématique de termes anglais à des mots français connus de tous n’est qu’une « ligne Maginot linguistique » (ce qui est forcément le cas, non pas parce que cette loi est mauvaise, mais parce que les autorités françaises ont traitreusement décidé de ne pas l’appliquer ; qui disait que laisser transgresser une loi, c’est autoriser ce que l’on feint d’interdire ?

 Aujourd’hui, le problème n°1 de la Francophonie mondiale, c’est que son navire-amiral historique (faudra-t-il aussi changer le nom du français ?!), la France, est en train de se saborder linguistiquement et de faire la promotion de l’anglais jusqu’en Afrique : ne se dit-il pas qu’un ex-mathématicien devenu « marcheur » conseille les mathématiciens africains de publier en anglais et s’oppose à la publication d’articles en français dans des revues scientifiques françaises ? Bref, on feint de dénoncer le néocolonialisme à l’ancienne (encore bien vivant et tueur, certes) pour mieux promouvoir le néocolonialisme « françaméricain » et « françallemand » de l’avenir… et la néo-colonisation linguistique de la France elle-même !

 Quant au projet proclamé de Macron de faire du français la deuxième langue mondiale, outre qu’il est actuellement hors de portée, outre sa dimension impérialiste évidente (qu’on arrive déjà à sauver le français, fort menacé, dans l’espace français et francophone actuel, ce sera déjà pas mal !), c’est en réalité un projet de vassalisation par rapport à l’anglais, y compris en France. Ce que fait miroiter Macron aux gogos, c’est une langue française cessant d’être la langue vivante, pratique, du et des peuples qui la parlent, mais devenant du même coup (lot de consolation ou coup de grâce ?) un signe de « distinction » pour l’élite mondialisée quand elle sentira le moment venu de prendre ses distances avec le Globish devenu la langue mondiale réelle, pratique. Car alors il faudra bien quelque chose aux « élites » pour continuer à se démarquer du et des peuples, à l’image des aristocrates russes qui se flattaient de parler russe à leurs moujiks… avec l’accent français. Ce projet de langue impériale bis me répugne profondément, ce n’est pas une manière de faire survivre le français, mais une manière de le mettre au service posthume de ceux qui l’auront tué en tant que langue du et des peuples. Et finalement, la demande de Mabanckou, et sans doute de Leila Slimani, qui consiste à faire du français la langue-monde seconde en le dénationalisant en France même est un projet profondément IMPERIALISTE et hyper-néocolonial. On ne voit pas d’ailleurs en quoi les élites africaines mondialisées vaudraient mieux que les élites hexagonales en matière de patriotisme et/ou d’internationalisme. Pauvre Aimé Césaire, décidément !

Autrement digne et noble était l’attitude de Kateb Yacine, un anticolonialiste combattant qui n’écrivait pas une supplique au chef de la Françafrique mais déclarait fièrement voir dans le français un « butin de guerre ». Ou dans l’attitude de l’Irlandais J. Joyce déclarant ironiquement : « les Anglais nous ont donné leur langue et nous en avons fait de la littérature ».

 Entre le nationalisme, qui veut faire du français la langue de la domination néocoloniale, et le mondialisme, qui veut dénationaliser la langue de Molière (au lieu de penser l’existence PLURIELLE du ou des français), il faut penser l’internationalisme linguistique qui passe par le plurilinguisme qu’exprime la phrase hautement dialectique de l’écrivain italien Umberto Eco : « la langue de l’Europe, c’est la traduction ».

*Georges Gastaud, philosophe, syndicaliste enseignant est également l’un des responsables nationaux de l’association de défense de la et de la diversité linguistique, le COURRIEL (et également responsable du PRCF, un parti qui milite pour un FREXIT "progressiste", NdR)

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/conception-neo-imperialiste-de-francophonie-portee-mm-mabanckou-mbembe-georges-gastaud/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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La tribune originale est disponible ici:

Le français, notre bien commun ? Par Alain Mabanckou et Achille (...)

2018-02-14 http://www.kaceto.net/spip.php?article4429

 

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