L'agriculture, les problèmes écologiques.

Le Limousin, sa ruralité, ses services publics, son économie; nos voisins d'Auvergne. Les autres régions.

 

mardi 17 avril 2018

Le Limousin a contribué au rapport parlementaire sur l'intelligence artificielle

Intelligence artificielle et éducation ? Alors que le rapport sur l’IA a été rendu en mars, la chargée de mission de l’Association limousine des professionnels des technologies de l'information et de la communication (ALIPTIC) Marie-Pauline Carpentier a été entendue par la commission du député Cédric Villani. Sa préconisation ? Former élèves comme enseignants.

ACT IA LIMOUSIN

Quel impact aura l’intelligence artificielle dans nos vies?? Alors que la mission du député En Marche Cédric Villani a rendu son rapport fin mars, la question est posée.

Tous les secteurs sont concernés : « La Politique, la recherche, le travail et l’emploi, l’écologie, l’éthique… », énumère Marie-Pauline Carpentier, chargée de mission au sein de l’ALIPTIC.

« Une prise de conscience plus large »

Fin 2017, la jeune femme a été auditionnée par les membres de la mission, plus précisément sur le domaine de l’éducation. « J’étais là pour faire valoir les initiatives qui sont prises en Limousin, sur l’éducation et le numérique, explique-t-elle. Beaucoup de personnes sont personnellement engagées. Il y a une approche volontariste, mais il faut une prise de conscience plus large. »

En Limousin, les initiatives en la matière ne manquent pas. Mise en place du projet « Robotique et Intelligence Artificielle » au lycée Maryse-Bastié de Limoges, initiation à la robotique grâce aux robots Thymios au sein de l’école Odette-Couty de Limoges et accompagnement de quatre isolées de la communauté de communes de Bourganeuf, en Creuse. [??]

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Les codings-goûter, organisés par l’ALIPTIC, permettent également « d’acculturer » et d’habituer les plus jeunes, « dès trois ans », à la robotique et à la programmation. Pour finir, l’enseignement supérieur et l’ENSA de Limoges bénéficient également d’une initiation « à la programmation et au développement de la création visuelle ou graphique sous un angle novateur ». [???]

« Le rapport, reprend-elle, préconise de sensibiliser les apprenants et les équipes pédagogiques sur les changements. Ça concerne aussi bien l’orientation scolaire que la transformation des métiers dans le ministère. Il faut faire comprendre à tous qu’il faut évoluer. »

Et l’emploi??

Plus largement, le combat sur la question de l’IA est également éducatif, au sens le plus strict du terme. « Avec l’intelligence artificielle, beaucoup de gens se posent la question de l’impact sur l’emploi, explique Marie-Pauline Carpentier, dont la collègue Annabelle Picot s’occupe également du sujet au sein de l’ALIPTIC. Lors de ma présentation, j’ai choisi de prendre le contre-pied au discours dominant, qui dit qu’il faut créer des formations surqualifiantes sur le sujet. Je pense au contraire que ça ne doit pas être élitiste, mais concerner des formations technologiques, des BTS. Ainsi, les personnes comprendront mieux ce qu’il en est et pourront se l’approprier. »

Sébastien Dubois

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Macron met 1,5 milliard (une paille) pour le développement de l'intelligence artificielle, mais supprime des enseignants dans les zones rurales !!
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J'aurais tendance à dire que ceux qui parlent le plus de l'intelligence artificielle sont ceux dont la naturelle leur fait cruellement défaut !

Et quand on lit la phrase incompréhensible de Mme Carpentier "
Les codings-goûter, organisés par l'ALIPTIC, permettent également « d'acculturer » et d'habituer les plus jeunes, « dès trois ans », à la robotique et à la programmation." on ne peut être que très inquiet pour le futur niveau intellectuel de nos enfants !

Et ce, surtout quand on sait que ceux qui travaillent sur ce sujet (Steve Jobs en tête) interdisent (ou interdisaient pour Jobs) la technologie à leurs enfants en donnant pour motif qu'ils en connaissent les dangers !!!

S.R.


Pourquoi Steve Jobs et Cie ont gardé leurs enfants éloignés des iPads

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Les dirigeants de la Silicon Valley transforment le monde en un environnement totalement technologique, mais se montrent comme parents particulièrement réticents à l'égard de ces applications innovantes, écrit Nick Bilton, journaliste spécialiste de la technologie auprès du journal américain The New York Times. Bilton a en effet constaté que l'élite de la Silicon Valley contrôle de manière stricte l'utilisation de la technologie par leurs enfants.

« Le défunt Steve Jobs a admis à l'époque que ses enfants n'avaient jamais utilisé un iPad, un des grands succès d’Apple », explique Nick Bilton. Jobs faisait également remarquer aussi que l'utilisation de la technologie était particulièrement limitée dans sa maison.

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Plus tard, il est apparu que Jobs n'était pas une exception. Dans la famille de Evan Williams, un des fondateurs de Twitter, les enfants n'ont pas non plus de tablettes et en outre, la lecture de livres imprimés est encouragée. Chris Anderson, ancien rédacteur en chef du magazine de technologie Wired, a même admis qu'il ne tolérait pas d'écran d'ordinateur dans la chambre de ses enfants.

« Nous avons constaté en premier les dangers de cette technologie et je ne veux pas que mes enfants puissent être confrontés à ces problèmes », a affirmé Anderson pour justifier ces restrictions.

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Bilton dit avoir constaté que la plupart des pionniers de la technologie limitent l'utilisation de gadgets comme les tablettes ou les smartphones par leurs enfants à 30 minutes par jour pendant la semaine, alors que d'autres ne tolèrent l'usage de la technologie que pendant le week-end.

A partir de l'âge de dix ans, les enfants de ces pionniers peuvent, selon le journaliste, utiliser pour la plupart un ordinateur, mais uniquement pour leurs travaux scolaires.

Hannah Rosin, journaliste auprès de The Atlantic, a constaté un phénomène similaire chez les concepteurs d'applications pour enfants. « Là aussi, il a semblé que le divertissement numérique est tabou pendant la semaine », dit-elle.

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Les restrictions par rapport à la technologie se reflètent aussi souvent selon les observateurs dans le choix des écoles que les entrepreneurs de Silicon Valley réservent à leurs enfants.

Beaucoup de cadres d'entreprises de Google, Yahoo, Apple et eBay semblent en effet avoir inscrit leurs enfants à la Waldorf School dont la philosophie ne laisse aucune place à la technologie qui selon la direction, représente une menace pour la créativité, le comportement social et la concentration des élèves.

https://fr.express.live/2014/09/17/pourquoi-steve-jobs-et-cie-ont-garde-leurs-enfants-eloignes-des-ipads-exp-207897/

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samedi 14 avril 2018

Procès Tarnac : Julien Coupat et Yildune Lévy relaxés

Au terme d'un procès de plus de deux semaines, les libertaires Julien Coupat et Yildune Lévy ont été relaxés ce jeudi 12 avril par le tribunal correctionnel de Paris.

ACT TARNAC RELAXE

Accusés d'actes terroristes en 2008, ils sont finalement relaxés dix ans plus tard. Les membres du groupe de Tarnac qui avaient été arrêtés, devant les caméras de télévision, par 150 policiers le 11 novembre 2008, étaient soupçonnés d'avoir saboté des caténaires de lignes SNCF en novembre 2008 à Dhuisy (Seine-et-Marne). Une centaine de TGV avaient alors été bloqués, paralysant plus de 20.000 voyageurs.

Huit prévenus étaient en procès, cinq hommes et trois femmes âgés de 31 à 43 ans. Julien Coupat, le principal d'entre eux, était devenu à l'issue de ces arrestations un symbole politique.

"Le groupe de Tarnac était une fiction"

Les faits de "terrorisme" ont finalement été requalifiés en "faits de droit commun" par la justice, après neuf ans d'enquête et autant de polémiques. Fin mars, le procureur de la République Olivier Christen n'avait d'ailleurs requis que des peines symboliques : 6 mois ferme pour Julien Coupat, considéré comme le chef du groupe, et 2 mois ferme pour Yuldine Lévy. Les avocats de la défense avaient plaidé une relaxe générale.

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Jugés pour "associations de malfaiteurs", ces huit membres de la mouvance libertaire d'extrême-gauche ont toujours nié les faits. Le procureur Olivier Christen avait d'ailleurs fini par reconnaître le 28 mars 2018 : "le 'groupe Tarnac' n'existe pas ; c'est une construction policière". La présidente du tribunal a, de son côté, déclaré à la sortie du tribunal : "L'audience a permis de comprendre que le groupe de Tarnac était une fiction".

https://www.marianne.net/societe/proces-tarnac-julien-coupat-et-yildune-levy-relaxes?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Une "fake news" qui se termine en débandade, en toute discrétion. Leur ego va tout de même en prendre un coup: même pas une condamnation symbolique de la "justice bourgoeoise"!

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samedi 31 mars 2018

L'emploi en berne dans le bassin de Brive : que se passe-t-il dans les entreprises ?

Un groupe mondial, une multinationale donc !!!!

Photonis est implanté à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, depuis 1937, et, à l'époque, sous un autre nom, le groupe était déjà spécialisé dans le domaine militaire. Il emploie aujourd'hui 500 personnes sur son site corrézien. Le groupe, qui a son siège à Mérignac, en Gironde, possède une usine aux Pays-Bas. Il coopère avec les plus grands laboratoires français et étrangers et dispose également de plusieurs sites aux États-Unis et en Asie du Sud-Est. Ses clients se trouvent un peu partout dans le monde, et 85 % de sa production est exportée. Au total, il compte environ un millier de salariés. « Nous préférons limiter le nombre de domaines dans lesquels nous sommes présents, assure son directeur général France, Grégory Flipo. Mais être champion du monde dans ces domaines. »


 

ACT PHOTONIS CORREZE

Le bassin de Brive vit un étrange paradoxe. Si les indicateurs économiques semblent vouloir reprendre des couleurs, plusieurs mauvaises nouvelles en termes d’emploi viennent de tomber, notamment chez des locomotives voire des fleurons de l’activité corrézienne comme Photonis. Explications

Malgré des indicateurs économiques qui se veulent plutôt positifs sur les six derniers mois et sur les six prochains, les mauvaises nouvelles en termes d’emplois se multiplient. Fermeture de site, plan de départs volontaires, restructurations, activité atone… Certains mastodontes de l’économie de la basse Corrèze semblent accuser le coup.

Le 9 janvier dernier, le groupe Euralis annonce une restructuration pour faire face aux difficultés que connaît son pôle alimentaire. Et cela passera par la fermeture de deux sites en France : Dunkerque et Brive. 55 emplois sont en jeu sur la zone du Teinchurier. La fermeture du site, spécialisé dans la transformation de canards et les plats cuisinés, est envisagée début 2019.


À quelques centaines de mètres de là, la forteresse Photonis n’est pas non plus à l’abri des réorganisations. La suppression de 70 emplois dont 20 en intérim a été annoncée en fin de semaine dernière. Le motif : « un recentrage des activités de l’entreprise sur sa production à forte valeur ajoutée. » Ce spécialiste de la vision nocturne est l’un des plus gros employeurs du territoire, avec près de 500 collaborateurs.

Photonis 2017

Toujours à l’ouest de la cité gaillarde, les salariés de Deshors ont aussi exprimé leurs inquiétudes en termes d’activité. La production de moules pour pneumatiques, délocalisée l’été dernier sur un site flambant neuf sur la zone de Laroche, aurait seulement quelques semaines de visibilité devant elle.

À l’est, cette fois, chez Anovo, spécialiste du SAV, les échos ne sont pas bons non plus. Employant plus de 300 personnes avant son rachat en 2011 par Butler Capital, l’entreprise recense aujourd’hui 184 salariés. Une vingtaine a quitté l’entreprise en 2017 sans faire de bruit. « Il n’y a pas d’annonce officielle, pas de procédure lancée, mais l’année 2018 s’annonce très difficile », murmure un salarié.

Secteur d’activités, compétences, productions, histoires… À première vue tout oppose ces sites brivistes en proie à des difficultés. Ils ont tout de même un point commun : ils sont tous des outils industriels aux mains de grands groupes nationaux et internationaux.

grève anovo

« Globalement, les enquêtes que nous menons donnent des signes positifs en effet. Ces entreprises ne font pas face à des enjeux conjoncturels mais structurels »

Michel Pédamond (Directeur de la CCI)


Crise aviaire pour Euralis, évolutions technologiques et recentrage stratégique pour Photonis, « patchwork de difficultés » suite au jeu des rachats chez Deshors… « Nous sommes face à des stratégies de groupe. Brive, pas Brive, ce n’est pas leur problème », déplore Philippe Nauche, vice-président à la Région en charge de l’économie qui, paradoxalement, voit passer nombre de dossiers de PME « à fort ancrage territorial » qui ont des projets de développement.

De simples outils industriels posés sur une carte. Voilà ce que sont ces entités qui sont pourtant devenues au fil des années des entreprises emblématiques du territoire. Le fleuron Photonis fête cette année 80 ans de présence dans la cité gaillarde. Et c’est, semble-t-il, « quand tout va un peu mieux que les entreprises font le ménage », avancent de fins observateurs de la vie économique locale. Ces outils industriels vivent « au gré des stratégies de groupe mais aussi de la pression des actionnaires. »

Et les créations d’emplois ne vont pas au même rythme, même si l’agglo de Brive actionne les leviers dont elle dispose en termes de foncier. « Ces derniers temps, les créations sont très souvent des transferts », observe-t-on également. En espérant que la balance créations-suppressions d’emplois « dans le négatif en 2008-2009, revenue à l’équilibre en 2015, pour présenter un solde positif en 2017-2018 », selon Frédéric Soulier, ne prenne pas le chemin inverse.

De fortes inquiétudes exprimées par les syndicats

« L’humain, dans tout ça, il n’existe plus. » Stéphane Gauget ne cache pas son inquiétude face à un tissu industriel corrézien dont « les effectifs ne cessent de baisser depuis 2008 »

« On comptait près de 250 entreprises dans le secteur et plus de 5.000 emplois il y a dix ans. Aujourd’hui, il n’en reste que 180 et nous sommes passés sous la barre des 4.800 emplois. »

Stéphane Gauget (Secrétaire général de la CGT métallurgie de la Corrèze)

La reprise, le secrétaire général de la CGT métallurgie de la Corrèze, ne la sent pas du tout. « Des usines qui se montent, il n’y en a plus », lance-t-il. Avançant aussi l’impact « des ordonnances Macron qui favorisent la destruction d’emplois. À Photonis, avec cet appel au volontariat, on est en plein dedans. »

Du côté de la CFDT, Yvan Dangla n’est pas surpris par la fermeture du site d’Euralis. « On s’y attendait. Ça fait trois ans qu’ils avaient une épée de Damoclès sur la tête. » Le délégué syndical se montre de plus en plus inquiet. « On nous parle de reprise, mais il y a toujours un décalage avant qu’elle arrive jusqu’ici. » 

Aides publiques et entreprises, une équation complexe

Face aux mauvaises nouvelles sur le front de l’emploi, les collectivités se veulent attentives mais ne tiennent pas toujours toutes les ficelles.

« Ce ne sont pas les politiques qui font l’emploi, lance Frédéric Soulier. Je peux aider, faciliter, mettre en lien, monter à Paris… » Le président de l’agglo de Brive veut rester positif malgré les mauvaises nouvelles. « Notre tissu économique a ses fragilités. Mais, chez Euralis, par exemple, je crois au potentiel humain. Il y a des profils recherchés par des entreprises agroalimentaires du territoire. »

L’agglomération de Brive ne cesse d’investir dans du foncier d’entreprise. « Le jour où la zone de Laroche sera pleine, cela représentera entre 800 à 1.000 emplois. » Pas question toutefois d’attendre cette échéance pour ne pas penser à celle qui pourrait voir le jour le long de l’autoroute A20 sur Ussac et Donzenac. « En Corrèze, nous avons la chance d’avoir un tissu d’entrepreneurs attachés au territoire, des gens qui investissent… »

inauguration de l’Atelier Photonis

Depuis la Région, Philippe Nauche croit aussi beaucoup au potentiel des PME et ETI. « Quand on met de l’argent public dans un capital qui n’est pas anonyme, on sait que tout sera fait pour que cette somme soit le mieux utilisé possible. » Qu’en est-il pour les autres ? Les entreprises doivent-elles rendre des comptes après avoir reçu des aides dans le domaine économique ?

« Dans tous les cas, il est prévu de leur demander des comptes, répond le vice-président à la Région. Il est même arrivé que certaines soient amenées à rembourser les aides versées quand la santé économique de l’entreprise le permet. Mais, il faut être honnête, c’est souvent un vœu pieux. »

Selon l’élu socialiste, « en 2017, Photonis a reçu 62.000 euros de la Région pour aider au développement des compétences. C’est une unité emblématique, très liée aux développements technologiques. » Selon des sources syndicales, l’entreprise a également touché 7.238.000 € de l’État au titre du CIR et CICE depuis 2012.  

Quant à Euralis, l’entreprise n’a pas reçu d’aide publique de la Nouvelle-Aquitaine. « La Région est toutefois très impliquée dans ce dossier. Des discussions sont en cours pour une reprise de ce site qui doit se reconvertir. » 

Emilie Auffret

https://www.lepopulaire.fr/brive-la-gaillarde/economie/emploi/2018/03/29/l-emploi-en-berne-dans-le-bassin-de-brive-que-se-passe-t-il-dans-les-entreprises_12793012.html

Voir aussi:

Brive : Photonis dans la tourmente

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Le leader mondial de la vision nocturne souhaite annualiser le temps de travail dans l’entreprise et demande à 50 de ses salariés d’opter pour une rupture conventionnelle de contrat.

Lors d’un comité d’entreprise extraordinaire jeudi 22 mars, la direction de Photonis Brive a annoncé aux représentants syndicaux qu’elle souhaitait remettre en cause l’accord sur les 35 heures pour annualiser le temps de travail. Depuis deux ans, le leader mondial de la vision nocturne connaît en effet d’importantes fluctuations d’activité.

Ruptures conventionnelles de contrat

Photonis va par ailleurs proposer des ruptures conventionnelles de contrat à une cinquantaine de salariés volontaires. Les modalités de départ devraient être fixées le 5 avril lors d’une nouvelle réunion extraordinaire du comité d’entreprise à 10h00.

Cet après-midi, la direction est injoignable. En tout,  496 salariés travaillent sur le site en contrat à durée indéterminée.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/correze/brive/brive-photonis-tourmente-1446125.html

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mercredi 28 mars 2018

Plan Macron pour la Creuse, un exemple unique en France

Le Plan particulier de la Creuse (PPC) a pris un coup d’accélérateur vendredi. Le comité de pilotage a réussi à mettre tous les élus qui comptent autour de sa table. Il n’y a plus qu’à faire… Et vite.

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« Un élu a dit d’aujourd’hui que c’était une journée historique », a confié le préfet Philippe Chopin au sortir, vendredi 23 mars du séminaire qui a réuni tout ce que la Creuse compte de grands élus et de chefs de services pour aboutir à la création du comité de pilotage du fameux Plan particulier pour la Creuse (PPC).

Historique ? L’élu, dont le préfet n’a pas donné le nom, s’est-il laissé emporter par l’enthousiasme ? Peut-être pas, car en créant ce "gouvernement" du Plan particulier pour la Creuse (PPC), les Creusois visent de vastes ambitions : pas moins que d’enrayer le déclin démographique de la Creuse et lui donner un « dynamique économique positive et durable ».

Et s’il fallait en rajouter, le président Macron – qui a décidé de ce programme spécifique et unique en France – veut que la Creuse invente, en se réinventant, une ruralité d’avenir dont les solutions seront conjuguées ailleurs.

Bref, si ça marche, ce vendredi 23 mars 2018 sera bien à marquer d'une pierre blanche. Durant cette journée, claquemurés dans la salle Erignac de la préfecture à Guéret, élus et fonctionnaires ont partagé un diagnostic : forces et faiblesses de la Creuse, espoirs et menaces… dont celle de finir à moins de 100.000 habitants comme la Lozère. Ils se sont fixé des priorités, des groupes de travail (lire ci-dessous) pour les atteindre et une gouvernance pour les réaliser.

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Et au bout de la journée, tout le monde s’est félicité d’avoir surmonté le premier écueil : réunir autant de Creusois de couleurs différentes, sans que cela ne parte à la foire d’empoigne. « Pas de chicanerie politicienne », a souligné le député Moreau trop heureux de voir le macronisme décliner aussi facilement son “ni droite ni gauche” en Creuse.

La valse des étiquettes

Jean-Jacques Lozach, le sénateur PS, s’est réjoui que des « accords » aient été trouvés sur tout : l’objectif, le calendrier et la méthode. Éric Correia, l’ancien hamonien, s’est félicité de la fin des « divisions ». Valérie Simonet, la présidente républicaine du Département, a pointé « cet instant zéro où l’on a identifié les freins de la Creuse » pour mieux relever que plus personne n’a le pied sur ledit frein.

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À ses côtés, Pierre Désarménien, pour les intercommunalités, a assuré que « tous les élus sont associés » quand Gilles Bauchoux, le président de la CCI, a garanti que les consulaires seraient tous de la partie pour que le « projet réussisse ».

Aucun n’a voulu faire de politique politicienne. Alors faisons-le à leur place. Relevons que le projet initial de coprésidence a été abandonné. Valérie Simonet n’aurait pas été contre qu’un élu, ou une élue, copréside, avec le préfet, le comité de pilotage. Jean-Jacques Lozach, lui, n’était vraiment pas pour. Il a obtenu gain de cause.

Notons aussi que sur les élus référents des groupes de travail, dix sont de gauche, cinq sont membres ou proches de la majorité départementale de droite et deux seulement sont macroniens. Dans ce dernier cas, il est vrai que s’il y a un général en Creuse, il y a peu de soldats. Relevons enfin que si le sud, l’est, le nord et le pays de Guéret sont bien représentés parmi ces référents, ce n’est pas le cas du bassin sostranien.

Le complexe des guichets

Mais comme tout le monde a décidé de faire valser ses étiquettes, territoriales ou partisanes, tout cela n’a que peu d’importance.

L’urgence, désormais, c’est d’agir. Et vite. Pour avoir du concret à montrer dès cette année aux Creusois. Et au président Macron qui doit venir en Creuse.
Et pour agir, il faut des moyens. Une nouvelle fois, ce sont les fonds non-consommés du Massif Central et de l’Europe qui ont été évoqués.

Des dizaines de millions qui dorment. Sauf que s’ils ne sont pas utilisés, c’est qu’il y a une raison : la complexité des dossiers pour les obtenir. Est-ce que les petites communes, com-com, PME ou associations de la Creuse ont les moyens de remplir ces formulaires ? Non, et tout de monde le savait autour de la table. Il reste donc à inventer une ingénierie financière pour y arriver. Sinon, les vastes ambitions… 

Eric Donzé

Le comité de pilotage et ses priorités...

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Le comité de pilotage

Présidence (administrative) : le préfet Philippe Chopin. Membres du bureau : les sénateurs J.-Jacques Lozach et Éric Jeansannetas ; le député J.-Baptiste Moreau ; la présidente du Département, Valérie Simonet ; la vice-présidente de la Région, Geneviève Barat ; les présidents (ou représentants) des sept intercommunalités ; le président de l’Association des maires de la Creuse, Michel Vergnier et les trois présidents des chambres consulaires (CCI, CMA et Agriculture).

Les 17 groupes de travail

Agriculture et agroalimentaire durables. Élus référents : Geneviève Barat et Pierre Désarménien. Culture et Loisirs. Élu référent : Thierry Bourguignon. Services publics. Élu référent : Michel Vergnier. Nouvelles technologies liées à la santé. Élu référent : Éric Correia. Nouvelles technologies liées aux drones. Élu référent : Gilles Bauchoux. Éducation, enseignement, formation et insertion. Élu référent : Éric Jeansannetas. Transition énergétique. Élue référente : Pauline Cazier. Exploitation de la forêt et transformation du bois. Élu référent : Sylvain Gaudy. Habitat, logement, urbanisme. Élu référent : Jean-Luc Léger. Logistique. Élu référent : Jean-Baptiste Moreau. Maçon de la creuse de demain. Élu référent : Bernard Bouillot Numérique et téléphonie. Élue référente : Valérie Simonet. Santé. Élu référent : Vincent Turpinat. Sports de nature. Élu référent : Jean-Luc Barbaire. Tapisserie d’Aubusson. Élu référent : Jean-Jacques Lozach. Tourisme. Élus référents : Nicolas Simonet, Marie-Françoise Ventenat et Sylvie Martin Transport et mobilité. Pas d’élu référent indiqué pour l’instant.

Les trois axes stratégiques

Accompagner les évidences. Pour donner une image forte, dynamique et positive de la Creuse : Faire de Guéret une capitale des sports et loisirs de nature ; développer les savoir-faire autour de la tapisserie d’Aubusson ; promouvoir une agriculture et une industrie agroalimentaire durables ; faire de la Creuse une destination phare du tourisme vert et culturel et cultiver le berceau creusois des constructeurs d’hier et de demain.

Créer et développer les activités de niches. Notamment dans les secteurs suivants : domotique et santé ; usages et technologies liés aux drones ; biotechnologies ; transformation et valorisation du bois et services publics.

Accentuer les conditions du bien vivre en Creuse. Notamment dans les domaines suivants : Numérique et téléphonie ; Transport et mobilité ; Santé ; Éducation, enseignement, formation et insertion ; culture et loisirs ; habitat et urbanisme et, enfin, transition énergétique.

Mode d'emploi

Comité. Le comité de pilotage doit se réunir tous les deux mois avec ses groupes de travail qui auront organisé, entre-temps, leur travail avec le directeur de projet Philippe Ramon.

États généraux. Des états généraux, qu’on imagine ouverts au public, seront organisés deux fois par an pour informer les Creusois  de l’avancée du Plan particulier pour la Creuse. Les premiers doivent être organisés avant la période estivale à venir.

https://www.lamontagne.fr/gueret/politique/creuse/2018/03/25/plan-macron-pour-la-creuse-un-exemple-unique-en-france_12787076.html

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17 groupes de travail et comme dit le journal "Y'a plus qu'à" !!!
Sauf que les 17 groupes sont pilotés par... des élus !
Elus qui ont laissé les gouvernements successifs ruiner la Creuse !
Comment des élus qui ont déjà des charges importantes (comme par ex. Valérie Simonet, présidente du Conseil départemental et maire ou Jean-Baptiste Moreau, député, membre de la commission des affaires économiques et surtout... président du groupe d'amitié France-Arabie saoudite (oups !!!!!) pourront trouver quelques minutes pour travailler sur l'avenir de la Creuse ?

Mais surtout comment les 3 axes retenus pourront redynamiser la Creuse ?
Comme par exemple : Faire de Guéret une capitale des sports et loisirs de nature ; promouvoir une agriculture et une industrie agroalimentaire durable (ça veut dire quoi ?) ; faire de la Creuse une destination phare du tourisme vert et culturel et cultiver le berceau creusois des constructeurs d'hier et de demain ; créer et développer les activités usages et technologies liés aux drones ; etc.

Un énième comité théodule pour faire plaisir à un député ?  S.R.

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vendredi 23 mars 2018

A peine née, la communauté de communes Creuse sud ouest est déjà endettée pour 30 ans

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Les communautés de communes, déni de démocratie, c'est la mutualisation des catastrophes !

L'UE oblige la France à créer des monstres faits de bric et de broc (ici un monstre de 47 communes !!) et il suffit qu'une ou deux communes aient un problème pour que des dizaines de communes sombrent !

Et quelle communauté de vie peut-il y avoir entre Saint-Hilaire-la-Plaine située très près de Guéret avec Royère-de-Vassivière ou Bourganeuf ? Que représente une zone qui couvre à peine un peu moins de 1/6 du territoire de la Creuse ?

Vite Asselineau pour défaire toutes ces inepties destructrices de la France !   S.R.


ACT CREUSE COM COM SUD OUEST

Coupes claires dans le fonctionnement et les services, arrêt des aides aux entreprises, création d'une taxe sur le foncier bâti, effort demandé aux communes membres: le plan de "redressement" envisagé  par la Com-com Creuse sud ouest (Bourganeuf-Ahun) est sévère. La dernière née des intercommunalités creusoises  doit composer avec le lourd endettement que lui a légué la Com-com Bourganeuf -Royère et trouver 660.000 euros pour équilibrer son budget 2018.

 

Le sud-ouest creusois est-il sur la mauvaise pente budgétaire, celle du… grand sud ? Pour la remonter, la dernière-née des intercommunalités creusoises doit en tout cas actionner des leviers similaires à ceux déployés par son « aînée » aubussonnaise qui se débat depuis plus d'un an avec un passif  record : Creuse sud ouest a choisi de s'en sortir également par une  hausse de la fiscalité et un effort demandé aux communes membres.

Vendredi, à Sardent,  où se déroulait le débat d'oritentations budgétaires, le président Sylvain Gaudy a choisi un indicateur pour résumer la situation : « Nous allons mettre trente ans à nous désendetter, quand la moyenne nationale est de douze à quatorze ans ».

L’ex Com-com Bourganeuf-Royère a lancé quelques grands travaux (hall polyvalent de Bourganeuf et son parking notamment), juste avant la fusion.  Pour équilibrer son budget 2018, Creuse sud ouest doit « trouver » 660.000 euros. La gravité de la situation a visiblement incité les conseillers communautaires à ne pas engager le débat sur la pertinence de chaque ligne d’économie : il y a eu toutefois quelques objections, notamment sur le volet tourisme.

Le conseil communautaire a finalement approuvé très largement le principe d’une « réduction de dépenses » d’environ 350.000 euros. « Et il nous faut augmenter nos recettes pour un montant à peu près équivalent », a annoncé le président Gaudy. La purge est passée.

Jean-Pierre Jouhaud, maire de Bourganeuf ou Nicolas Derieux, maire de Saint-Martin-Château ont regretté que ce débat budgétaire se soit déroulé « sans qu’on ait défini un projet de territoire ». Or, il reste visiblement encore quelques comptes antérieurs à la fusion à solder,  comme l’ardoise laissée par le Sivom Bourganeuf-Royère (ordures ménagères et voirie).

Des économies drastiques envisagées : plus d'aides aux entreprises, fermeture d'un centre de loisirs.... 

Bourganeuf, tour Zizim

Tourisme. Révision à la baisse de la subvention demandée par l’office de tourisme intercommunal (associatif) : pas de compensation de la perte d’emplois aidés, non alignement par le haut des avantages sociaux des salariés (pas de 13e mois). Report des travaux de la Tour Zizim. Plus de cartes de pêche gratuites pour les moins de dix-huit ans. Réduction du nombre de passages pour entretenir les chemins de randonnée, qui seraient en partie confiés aux communes, tandis qu’un appel aux associations sera lancé pour le balisage. Fermeture de la baignade de Masmangeas (Sardent) Économie.? Plus d’aides directes aux entreprises (à l’exception d’une subvention à l’entreprise Cosylva-Bourganeuf, liée à l’obtention des fonds FEDER). Recherche d’une solution pour l’espace test agricole du lycée d’Ahun, qui n’attire pas de candidats à l’installation. Bâtiments, terrains intercommunaux, frais généraux. Réduction de l’entretien et de l’appel à des prestations extérieures pour les espaces verts. Demande de participation aux associations pour l’usage du hall polyvalent de Bourganeuf et de l’espace Chabrol (Sardent). Toute la communication sera réalisée en interne, photocopies en noir et blanc, dématérialisation des documents à destination des conseillers communautaires. Services à la population. Fin des activités périscolaires (décision des communes). Les services petite enfance ne seront pas touchés, en revanche : fermeture de l’antenne du centre de loisirs de Sardent (et centralisation à Ahun). 80.000 euros d’économie proposés sur la saison culturelle. 

Le débat d’orientations budgétaires, après 4 h 30 du volet « coupes », s’est donc prolongé par l’exposé de Damien Christiany, le consultant choisi par la Com-com pour l’accompagner dans la définition de son projet de territoire et de sa stratégie financière. Premier levier proposé : la fiscalité.
La Com-com  Creuse sud ouest veut s’engager sur une baisse de la CFE, la contribution financière des entreprises, (-3,5 %), qui bénéficierait aux artisans et commerçants qui constituent l’essentiel du tissu économique. Dans le même temps, la suppression des aides aux entreprises devrait contribuer pour près d’un tiers (200.000 euros) au comblement du « trou ». Les ménages participeront à l’effort : création d’un taux de 1,5 % de taxe sur le foncier bâti. Actuellement, la Com-com ne prélève aucune taxe foncière. Deuxième levier, très technique : la baisse des attributions de compensation aux communes (péréquation de la taxe professionnelle perçue par l’intercommunalité). Les conseillers communautaires sont tombés d’accord sur une baisse de 5 %. Bourganeuf a tiqué, car le « manque à gagner » s’annonce tès lourd pour la plus grosse commune du territoire. 

Julien Rapegno

https://www.lamontagne.fr/sardent/institutions/ruralite/2018/03/20/a-peine-nee-la-communaute-de-communes-creuse-sud-ouest-est-deja-endettee-pour-30-ans_12779155.html

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samedi 17 mars 2018

Jean-Paul Denanot démissionne de son mandat de député européen

Jean-Paul Denanot, député européen de la circonscription du Massif Central, a démissionné de son mandat, laissant la place à Karine Gloanec-Maurin, élue du Centre Val de Loire. Une démission qui marque la fin de 41 ans de vie politique, dans des mandats successifs "et sans cumul" précise-t-il. 

ACT PS LIMOUSIN

La démission de Jean-Paul Denanot sera effective le 11 juin prochain. " La date n’a pas été choisie au hasard. Elle lui permettra de déposer pour la dernière fois en tant qu’élu de la République une gerbe en hommage au massacre d’Oradour-sur-Glane et des victimes de la barbarie nazie du 10 juin 1944. Un geste fondamental pour cet élu du Limousin. Un symbole de la paix et de la fraternité entre les peuples", indique-t-il dans le communiqué annonçant sa démission.

Membre titulaire, puis membre suppléant, de la commission des budgets, Jean-Paul Denanot a notamment œuvré à l’augmentation des ressources budgétaires pour l’emploi des jeunes. Dans un autre domaine, l'agriculture, il se dit "satisfait du travail accompli pour la défense d’une agriculture modernisée, agroécologique, tournée vers les territoires et l’emploi". Il a défendu le budget de la PAC en tant que rapporteur du budget agricole et dans le cadre des réflexions sur la future PAC.

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Jean-Paul Denanot, qui a aussi réalisé un travail conséquent dans le cadre de l'intergroupe parlementaire "services publics", a tout au long de ces quatre années de mandat "défendu avec vigueur et constance les valeurs de la socialdémocratie européenne et les libertés fondamentales (liberté, paix et sécurité) au fondement de la construction de l’UE"

A un an des élections européennes, Jean-Paul Denanot passe donc la main à Karine Gloanec-Maurin, celle qui était, en 2014, deuxième sur la liste socialiste. "Cette démission résulte de l'engagement qu'il avait pris auprès de l'élue de la région Centre-Val de Loire de lui laisser son fauteuil, afin qu'elle puisse à son tour défendre les couleurs de l'Europe. Ce passage de témoin à un an des prochaines échéances électorales permettra à Karine Gloanec-Maurin d'imprimer sa marque et de défendre une vision progressiste de l'UE dans un contexte marqué par la montée des populismes et des extrêmes", indique l'ex député dans un communiqué.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/institutions/politique/2018/03/14/jean-paul-denanot-demissionne-de-son-mandat-de-depute-europeen_12772295.html

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Ce qu'ils appellent la montée des populismes et des extrêmes, ne serait-ce pas plutôt le réveil des peuples qui commencent à comprendre ce qu'est réellement l'UE ?

Et cela leur fait certainement peur que les peuples découvrent la vérité et qu'ils prennent au mot ce que disait le député anglais Godfrey Blomm en 2013 "quand les gens se seront vraiment rendus compte de qui vous êtes, il ne leur
faudra pas longtemps pour prendre cette chambre d'assaut et  vous pendre. Et ils auront raison."

PARLEMENT UE DEPUTE UK


https://www.youtube.com/watch?v=jbLFo02jlH8

S.R.

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Retraités et salariés main dans la main ce jeudi matin dans les rues de Limoges

Environ 1400 personnes ont manifesté ce jeudi dans les rues de Limoges selon la police. Dans le cortège, de nombreux retraités, des salariés du public et du privé et quelques étudiants. Avec un mot d'ordre : l’heure est à la convergence des luttes face aux réformes du gouvernement.

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Il ne fallait pas oublier son parapluie ce jeudi matin à Limoges. Malgré la pluie, environ 1400 personnes selon le décompte de la police, se sont rassemblées devant la préfecture de la Haute-Vienne avant de défiler dans les rues de la ville. Dans le cortège se trouvaient de nombreux retraités, et pas forcément des habitués des manifestations, à l'image de Michelle :"D'habitude, je ne viens pas aux manifestations. Là, c'est parce que je suis vraiment motivée. Il y a un ras le bol. C'était important de venir aujourd'hui. Comme la plupart des gens ici, je suis venu parce qu’on a moins de retraite qu'avant. L'Etat nous a pris des sous et on est pas content. Pour moi, la hausse de la CSG, c'est environ 50 euros par mois en moins. Par contre, les mutuelles ont augmenté. Tout augmente sauf nos payes donc ça va pas !"

Les salariés des Ephads, de nouveau appelés à la grève ce jeudi pour demander plus de moyens, étaient aussi bien représentés dans la manifestation. Et le mouvement n'est pas prêt de s'essouffler selon Monique, qui travaille à l'Ephad de Couzeix :"Nous sommes dans la rue car nous sommes en souffrance. Que ce soit le personnel ou les résidents. Nous voulons mobiliser toute la population, qu'ils soient sensibles à ce qui se passe au sein des Ephads. Nous avons besoin de moyens financiers et humains. Pour que nos aînés puissent avoir ce qu'ils méritent. Pour qu'ils puissent vivre paisiblement et être respectés. Vieillir, c'est notre avenir à tous. Et c'est important de se retrouver tous ensemble aujourd'hui, jeunes et retraités. Il faudrait que le gouvernement prenne conscience de ce mouvement, qui ne va pas s'arrêter de grossir.

L'heure est à la convergence des luttes pour les manifestants - Radio FranceL'heure est à la convergence des luttes pour les manifestants © Radio France - Jérôme Ostermann

La convergence des luttes comme maître mot

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Des salariés soutenus par quelques étudiants encartés à l'Unef. Si ils n'ont pas réussi à mobiliser parmi les jeunes malgré leur tour des lycées de Limoges, ils tenaient à être là, aux côté des salariés et des retraités, notamment Amélie Bastien, la présidente de l'Unef en Haute-Vienne :"A l'appel de la Coordination Nationale Etudiante, nous sommes venus dans un esprit de convergence. Nous aussi on sera retraité et salarié un jour, et on pense que la convergence des luttes est importante. C'est même un maître mot. Aujourd'hui, le gouvernement attaque sur tous les fronts et c'est important qu'on se défende ensemble et pas chacun de son côté à gratter ce qu'il peut pour sa poire. En ce qui nous concerne, l'urgence, c'est de se battre pour l'accès à l'université pour tous, pour des universités de proximité, la fin de la sélection, empêcher la fin de la compensation et des rattrapages. Tout ce qui découle du plan Etudiant". 

Un mouvement social dont le prochain épisode est prévu jeudi prochain, à l'occasion de la journée de mobilisation dans la fonction publique.

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/retraites-et-salaries-main-dans-la-main-ce-jeudi-matin-dans-les-rues-de-limoges-1521109113

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Rappel habituel: les politiques mises en oeuvre en France comme dans toute l'Union européenne sont la stricte mise en oeuvre des Grandes orientations de politique économique, les directives de la Commission européenne dans le cadre de l'article 121 du Traité de fonctionnement de l'UE (TFUE). La solution la plus efficace pour une autre politique économique et sociale?  Le FREXIT!  P.G.

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mercredi 14 mars 2018

Philippe Ramon dirige le projet pour la Creuse voulu par le président de la République

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Un fonctionnaire, pas Creusois, dont les deux priorités sont la santé et le numérique et qui compte sur... les fonds européens !!!
Et dire que si nous n'étions pas dans l'UE, l'Etat pourrait tripler ou quadrupler la mise pour remettre à flot la Creuse !

Et pendant ce temps, le gouvernement veut fermer les classes en milieu rural !!

On ne leur a pas dit à ces fonctionnaires que pour redynamiser un territoire, il faut commencer par supprimer les communautés de communes, et la loi NOTRe, puis rouvrir les écoles et ramener les services publics !  S.R.


Le 17 octobre, le président de la République a promis aux élus Creusois un plan spécifique pour redynamiser le département. Ce vendredi, celui qui doit diriger le projet, Philippe Ramon a précisé ce que sera son rôle.

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D’une promesse de faire à une promesse de ne pas être.

Entre le 17 octobre et ce vendredi, les élus creusois ont eu l’engagement du Président de la République de bénéficier d’un plan spécifique de redynamisation de la Creuse. Ce vendredi, celui qui va diriger ce plan, Philippe Ramon, a déjà mis les points sur les « i » lors de sa présentation à la presse : « Je ne suis pas le Père Noël ».

Ce Père Noël que n’était déjà pas Emmanuel Macron lorsqu’il affronta les GM & S à Bellac en juin 2017. Et qui rappelle que ce plan vient de là, des GM & S, de la manifestation de soutien qui emmena les élus creusois sous les lacrymogènes d’Égletons, le 4 octobre. Treize jours plus tard ils étaient reçus – comme une manière d’excuse – à l’Élysée et se voyaient tenir cette promesse par le Président de la République.

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L’arrivée de Philippe Ramon en est la concrétisation en chair et en os. Son rôle ? Directeur de projet du Plan particulier pour la Creuse. Une fonction qui existe ailleurs et pour d’autres projets. Des plans particuliers, il en existe aussi ailleurs, dans la Nièvre notamment. En revanche, ce qui est unique, c’est l’installation dans le territoire concerné du directeur de projet du plan particulier devant le redynamiser. « Il faut que les Creusois se rendent compte que jamais un plan pour la Creuse n’a été porté par un président de la République, souligne le préfet Philippe Chopin. C’est dire si la fenêtre de tir est importante ». C’est donc bien auprès de l’Élysée, et de Matignon, que Philippe Ramon va rendre des comptes tout en parcourant tous les ministères et administrations centrales.

Mais que va-t-il faire ? Quel est son rôle ? Quel est ce plan de l’État pour la Creuse ? « Ce n’est pas le plan de l’État, corrige-t-il d’emblée, c’est celui des élus de la Creuse ». À la racine, il y a cet appel à idées de la fin de l’année… venues du Département, des parlementaires, des Com-com et de partout, Philippe Ramon les a toutes recensées. Une soixantaine l’intéresse en premier jet.

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Mais cela ne fait pas encore un plan. Ce dernier sera co-construit, tant dans ses objectifs – qui reste à définir – que dans ses projets. Le premier jalon étant fixé au 23 mars lors d’un séminaire entre le directeur de projet et des élus de la Creuse. Les grandes questions y seront posées : un plan mais pour quoi faire ? Quel(s) objectif(s) ? Avec quelles priorités, quels axes structurants ? Et… avec quels moyens. C’est là que le Père Noël qu’il n’est pas jette sa houppelande : il n’a pas d’enveloppe spécifique, mais une réelle compétence – voir sa bio ci-contre – pour aller puiser dans celles qui existent. Notamment, mais pas que, les fonds européens et les crédits non-consommés Massif Central et autres.

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Coupe-file pour la Creuse

Il a aussi un joker, une sorte de “coupe-file” (mais il n’aime pas le terme) qui lui permet de passer en premier dans tous les ministères. « Disons que si un dossier arrive avec le mot “Creuse”, il bénéficiera d’une attention bienveillante, d’un coup de pouce », illustre-t-il. Voilà qui devrait faire des jaloux.

Donc, s’il n’a pas de sous à distribuer, il a les moyens de faire ou plutôt de faire-faire. Mais pas n’importe quoi. Pas une liste de courses ou un inventaire à la Prévert que lui enverraient les élus en mal de préaux d’écoles ou de trottoir à refaire.

« Mon rôle, décrit Philippe Ramon, c’est de définir une ambition commune avec les élus, de veiller à ce qu’elle corresponde aux priorités du gouvernement, de mesurer sa pertinence, d’aider à la faire réaliser et d’évaluer ses effets ».

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Et l’homme est prêt à tout entendre. Ainsi, quand il voit la proposition de faire de toute la Creuse une zone franche fiscale (exonération pour toutes les entreprises), il sait que cela nécessite un texte de loi. Pourtant, il ne jette pas l’idée à la corbeille.
Quelles autres idées, d’ailleurs, ont retenu son attention : « Je vois déjà deux priorités qui semblent émerger : la santé et le numérique ».

Une troisième priorité, plus transversale, est convoquée par le directeur de projet : « Que les élus soient unis autour ce Plan, de cette ambition ». Peut-être pas le plus facile.

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Parcours. Originaire des Bouches-du-Rhône, ce que trahit un léger accent, Philippe Ramon est âgé de 51, il est marié et père de trois enfants. Le haut-fonctionnaire a installé son service dans les bureaux de la préfecture.
La Creuse ? Philippe Ramon n’a aucun lien avec la Creuse qu’il n’a fréquentée qu’une seule fois : lors d’un exercice au camp de La Courtine lorsqu’il était dans l’Armée de l’air. Carrière. Il a débuté sa carrière dans l’Armée de l’air, comme commissaire (administrateur), avant de passer le concours de la préfectorale. Il a ensuite parcouru les postes de sous-préfet (Arcachon), directeur de cabinet, SGAR adjoint… avant de rejoindre l’administration centrale à Paris. On le retrouve au cabinet de Bruno Le Maire lorsqu’il était ministre de l’Agriculture (2009-2012) en charge de l’aménagement du territoire. Puis deux années au ministère des Finances où il s’est composé un bon bagage sur les arcanes des fonds européens avant de rejoindre, en 2014, les collectivités territoriales dans le Sud comme directeur général des services de l’Agglo de Béziers puis DRH des Bouches-du-Rhône.

https://www.lepopulaire.fr/gueret/economie/ruralite/2018/03/09/philippe-ramon-dirige-le-projet-pour-la-creuse-voulu-par-le-president-de-la-republique_12767010.html

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Pourquoi le poids de la dette menace-t-il l'avenir de Haute Corrèze communauté ?

La plus étendue des communautés de communes corréziennes doit faire face à un gros problème de dette, une situation qui pourrait conduire à une hausse de la fiscalité pour les ménages, et qu'on vous explique en 4 points.

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Quelle est la situation financière de Haute Corrèze communauté ?

Née seulement le 1er janvier 2017 de la fusion de 6 communautés de communes, Haute Corrèze Communauté (HCC, 71 communes, un peu plus de 34.000 habitants) dispose d’un budget total de 29,5 millions d’€ (fonctionnement et investissement) selon les élements du débat d'orientation budgétaire 2018.
À côté du budget principal, figurent des budgets annexes sur de nombreuses compétences : enfance/jeunesse ; assainissement (collectif et individuel) ; eau ; déchets ; zones d’activités.

Côté recettes, la fiscalité des ménages et entreprises des 71 communes assure 13,16 millions d’€. S’y ajoutent de l’argent en provenance d’un fonds national de péréquation, diverses dotations et quelques recettes propres.

Quel est le niveau de la dette ?

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Tous budgets confondus, elle atteint 12,37 millions d’€. Pour 2017, la capacité de désendettement (nombre d’années pour rembourser la totalité du capital de la dette en y consacrant tout l’autofinancement) de HCC est de 12,55 ans.
Le ratio acceptable est estimé entre 10 et 12 ans. Mais dès 2018, il le devient beaucoup moins et passe à 15,5 ans. La situation devient dangereuse.

Et celui des réserves financières ?

C’est là le véritable problème d’HCC : son épargne nette, autrement dit ses réserves disponibles, était dans le rouge dès 2016 (avant la fusion) et le sera à nouveau en 2018 (après un retour au positif en 2017).
Si rien n’est fait, cette absence d’autofinancement interdit tout recours à l’emprunt et ne laisse quasiment aucune marge pour des investissements… jusqu’en 2028 !

Quelles sont les solutions ?

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Autant le dire tout de suite, elles n’ont rien d’agréable. Les élus ont différentes options devant eux, et peuvent même les mixer. La liste ne prétend pas être exhaustive.
La 1re, c’est d’agir sur les dépenses, en réduisant les charges du personnel (130 équivalents temps pleins à HCC) ; le risque, c’est de ne plus être capable d’assurer les services promis à la population et de louper cette proximité jugée indispensable.
La 2e, ce serait de trouver de nouvelles recettes, par exemple en cédant une partie des 96 bâtiments que gère HCC ; oui, mais cela risque de prendre du temps (pour définir ce que l’on vend et trouver des acheteurs) alors que des mesures doivent être prises dès 2018.

La 3e option, ce serait de raboter les sommes qu’HCC retourne chaque année à ses 71 communes, un total d’environ 10 millions d’€ ; le geste serait sans doute mal vu alors que chaque maire a bien du mal à boucler son budget. Et la principale victime serait sans doute Ussel.
La 4e, c’est la hausse de la fiscalité sur les ménages. Elle ne pourra pas se faire sur la taxe d’habitation, celle-ci étant supprimée totalement à partir de 2020, et normalement compensée par l’État. Il reste la taxe sur le foncier bâti pour assurer au minimum 600.000 € de recettes supplémentaires par an ; l’hypothèse haute serait d’un million d’€.
Enfin, il y en a une 5e : que Haute Corrèze Communauté fasse le tri dans ses compétences. Pour faciliter les choses au moment de sa création, elle a fait le choix de reprendre toutes les compétences qu’avaient les 6 ex-communautés de communes. Elle est de toute façon condamnée à faire un tri.

Eric Porte

https://www.lepopulaire.fr/ussel/institutions/politique/2018/02/24/pourquoi-le-poids-de-la-dette-menace-t-il-l-avenir-de-haute-correze-communaute_12750274.html

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Heureusement que l'on avait dit et redit que les communautés de communes était faites pour mutualiser la gestion et qu'ainsi on ferait des économies !!
Bon, on nous a également dit la même chose pour la fusion des régions !  S.R.

OUTIL FL EUROREGIONS

dimanche 11 mars 2018

Retraites agricoles : le «coup de force» du gouvernement pour torpiller une proposition de loi au Sénat

«Un coup de force» du gouvernement, un «oukase inadmissible». Sur tous les bancs, les sénateurs se sont étranglés mercredi en découvrant le tour de passe-passe imaginé par l’exécutif pour torpiller une proposition de loi communiste, pourtant très consensuelle, visant à revaloriser les retraites agricoles.

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Le texte, qui devait être examiné mercredi soir, faisait pourtant l’unanimité, depuis les communistes qui le portaient jusqu'à la droite, majoritaire au Sénat. Déjà voté en 2016 à l’Assemblée – sous la précédente législature –, il avait été voté par tous les groupes en commission. Le passage dans l’hémicycle apparaissait donc comme une formalité. Il s’agissait de porter le montant de retraite de 75% à 85% du Smic net pour une carrière complète de chef d’exploitation (soit un gain de 116 euros par mois).

Sauf que mercredi, le gouvernement a déposé un amendement repoussant l’application de la mesure à 2020. «L’amélioration des petites pensions agricoles ne peut être envisagée indépendamment des autres évolutions qui affectent notre système de retraites», est-il justifié, ce qui renvoie la discussion à la future réforme des retraites : «Les débats devront tenir compte de la situation de tous les assurés quelle que soit la nature de leur activité professionnelle. C’est pourquoi cette question ne peut être tranchée dans le calendrier qui figure dans cette proposition de loi Mais le gouvernement ne s’arrête pas là : dans la foulée, celui-ci sort de sa botte l’article 44.3 de la Constitution qui déclenche une procédure dite du «vote bloqué». Le 44.3 c’est un peu, pour le Sénat, l’équivalent du 49.3 à l’Assemblée. Un «super-pouvoir» donné au gouvernement qui oblige les parlementaires à se prononcer par un seul vote sur le texte en ne retenant que les amendements du gouvernement. C’est comme si l’amendement qui revient à enterrer la proposition de loi était fondu dans le texte, impossible de le dissocier. En clair, soit le Sénat vote pour le texte et le rend du même coup inapplicable, soit il vote contre… Face, je gagne. Pile, tu perds. Voilà le texte reparti pour une nouvelle navette parlementaire et donc renvoyé aux calendes grecques.

Formules assassines

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La méthode a évidemment soulevé un tollé. Sur le fond, les sénateurs ont rappelé que la pension moyenne des retraités agricoles «demeure inférieure au seuil de pauvreté et au minimum vieillesse» et ironisé sur le «courage» du gouvernement qui rejette la revalorisation trois jours après la fin du Salon de l’agriculture. Sur la forme, les formules assassines ont fusé : «coup de force inédit et d’une rare violence» pour Eliane Assassi (PCF), «artillerie lourde, méthode brutale» (René-Paul Savary), «pillonnage du Parlement» (pour le groupe socialiste), «déni de démocratie», etc.

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La ministre de la Santé et celui des Relations avec le Parlement ont été vivement hués : Agnès Buzyn a invoqué le problème de calendrier «au regard du débat qui va s’engager sur la réforme de nos régimes de retraites» et Christophe Castaner a souligné l’impact financier de la mesure: «le gouvernement vous propose une application réaliste, au 1er janvier 2020. Ce n’est pas un soir de mars qu’on peut trouver 400 millions d’euros», a-t-il tenté, défendant au passage la procédure du vote bloqué : «La Constitution française, quand elle s’applique, n’est pas une dictature.»

Mais alors que le Premier ministre reçoit, ces jours-ci, les huiles parlementaires de tous bords pour faire l’article de la future révision constitutionnelle censée renforcer le pouvoir du Parlement, le message qui vient de leur être adressé, ne manque pas de sel. Et le pataquès de mercredi risque de braquer un peu plus la droite sénatoriale, qui freine déjà des quatre fers sur une réforme de la Constitution. C’est ce que n’a pas manqué de relever le président de la commission des Lois, Philippe Bas (Les Républicains) : «C’est mal augurer de l’avenir de nos discussions sur le travail législatif que de procéder par l’utilisation de moyens qui exercent sur le Parlement un rapport de forces inadmissible», a-t-il averti plus tôt dans la journée, passant un savon au secrétaire d’Etat Olivier Dussopt, qui se trouvait alors au banc du gouvernement. Pour Philippe Bas, si le vote bloqué est constitutionnel, le gouvernement l’utilise habituellement pour faire aboutir une discussion sur l’un de ses propres projets de loi et non pour saborder «un texte d’initiative parlementaire». «Il y a le droit et l’abus de droit lors que l’on sort de la Constitution», a-t-il dénoncé.

(...)

http://www.liberation.fr/politiques/2018/03/08/retraites-agricoles-le-coup-de-force-du-gouvernement-pour-torpiller-une-proposition-de-loi-au-senat_1634685

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L'agenda du gouvernement n'a rien à voir avec l'agenda parlementaire, c'est à Bruxelles qu'il est élaboré...Certains parlementaires ont du mal à le comprendre!     P.G.

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