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dimanche 21 janvier 2018

La Normandie bientôt dotée de sa propre monnaie

FIGARO DEMAIN - La première devise pour toute une région de France va voir le jour ce trimestre sur la terre des Vikings, nom qui pourrait être donné à cette future monnaie locale. Un moyen de favoriser les circuits courts et le commerce de proximité. Explications.

ACT NORMANDIE MONNAIE

Les Normands vont pouvoir payer leurs achats en «Normand», «Viking», «Drakkar» ou «Rollon» - du nom du premier duc de Normandie à avoir créé une devise à son effigie. Car la première monnaie de Normandie est sur les rails. Elle devrait être en circulation avant fin mars, une fois que les citoyens se seront notamment prononcés sur son nom.

Il existe une quarantaine de monnaies locales en France mais la création d'une devise complémentaire à l'échelle de toute une région est une première. Le futur moyen de paiement circulera en effet sur les cinq départements: le Calvados, l'Eure, la Manche, l'Orne et la Seine-Maritime.

Pour cela, «la région a alloué 400.000 euros au projet», assure Lynda Lahalle, conseillère régionale chargée du projet. «Une banque partenaire dotée d'un fonds de 100.000 euros garantira la valeur d'une monnaie normande pour un euro», souligne Gérard Heit, président de l'association Monnaie Normande qui assurera sa mise en circulation. La monnaie sera électronique et dotée d'une application, précise Gérard Heit.

L'objectif de cette devise locale? «C'est un moyen de valoriser la culture normande et de renforcer les liens entre les différents acteurs du territoire», répond Hervé Morin, président de la Région Normandie. «Cela a du sens dans le cadre de la réunification des deux Normandie», renchérit Lynda Lahalle.

Outre cette fierté régionale, comme les autres monnaies locales, elle vise à favoriser les circuits courts et le commerce de proximité. La nouvelle monnaie normande n'aura pas vocation à remplacer l'euro mais à circuler sur le territoire pour stimuler les échanges locaux. «Les monnaies locales complémentaires permettent d'intensifier les relations économiques dans l'espace local, elles concernent en premier lieu les échanges de biens alimentaires», indique Jérôme Blanc, économiste spécialisé dans les monnaies locales. Selon l'Ademe, les monnaies locales constituent des leviers pour orienter les comportements vers une consommation durable.

Seulement 2 % de la masse monétaire circule au sein de l'économie réelle. On estime qu'un euro est échangé 2,4 fois en moyenne avant de retourner en banque, contre 6 fois pour une monnaie locale. De fait, une monnaie complémentaire ne rapporte rien, elle est uniquement un moyen d'échanges. Inutile donc de détenir des milliards de Drakkars ou de Vikings sur son compte, leur valeur n'évoluera pas!

L'eusko au Pays basque, le WIR en Suisse, le Brixton Pound en Angleterre... des exemples de réussites

Ils pourront être en revanche très utiles pour payer des produits alimentaires made in Normandie! Mais tout dépendra des commerces qui l'accepteront. Des entreprises peuvent imaginer de payer leurs salariés ou leurs fournisseurs en monnaie locale. Des services publics pourront même être payés en monnaie locale, comme les billets d'entrée dans les piscines, confirme Lynda Lahalle.

L'exemple de «l'eusko», monnaie locale la plus développée en France, est souvent cité comme un modèle de réussite. Crée en 2013 au Pays basque, plus de 750.000 euskos sont aujourd'hui en circulation. Depuis 9 mois, des cartes de paiement digitales ont même été lancées. La devise est utilisée par 750 commerces, entreprises et associations ainsi que 3.000 particuliers sur 300.000 habitants. À chaque transaction, 3% d'eusko sont reversés à des associations et au total 15.000 euros de dons ont été distribués. Au point que la ville de Bayonne souhaite payer ses factures ou subventionner des associations en euskos. L'État s'y oppose. Pour l'heure, le tribunal administratif a prononcé un non-lieu sur ce sujet.

Ailleurs, d'autres monnaies complémentaires ont également connu un succès retentissant. Ainsi la «WIR» en Suisse est aujourd'hui utilisée par plus de 60.000 entreprises et permet aux habitants de s'autogérer financièrement, indépendamment des aléas économiques du pays. Elle est née en Suisse en 1934, en pleine crise économique: une quinzaine de petites entreprises se sont rassemblées pour pouvoir s'échanger leurs produits, alors même que, faute d'argent, le commerce était au point mort.

Autre réussite, le Brixton Pound qui circule dans le quartier de Brixton à Londres. Crime de lèse-majesté, les billets sont à l'effigie de David Bowie, l'enfant du quartier! Des centaines de commerces l'utilisent et elle a contribué à dynamiser le commerce local.

Mais toutes les monnaies locales n'affichent pas la même réussite. Par exemple, la monnaie «SoNantes» n'a pas rencontré le succès espéré. Depuis son lancement en avril 2015, la SoNantes a fait l'objet de 7500 transactions pour 280.000 euros échangés (une SoNantes pour un euro) avec 1500 adhérents particuliers et 180 professionnels contre 10.000 comptes de particuliers et 3000 d'entreprises escomptés. Pour réussir, le Drakkar ou le Viking devra donc avant tout conquérir le cœur des Normands!

http://www.lefigaro.fr/conso/2018/01/15/20010-20180115ARTFIG00010-la-normandie-bientot-dotee-de-sa-propre-monnaie.php

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Les monnaies locales sont un moyen pédagogique et économique qui a l'avantage de faire comprendre le rôle d'une monnaie et de contourner partiellement les traités européens. Mais il y a, hélas, un revers; ça ne résoud pas la question de la souveraineté et donc du pilotage politique de l'instrument monétaire. Et certains, comme on le voit ici, semblent vouloir s'appuyer sur le phénomène rendu nécessaire par le marasme provoqué par l'euro, pour renforcer une identité régionale au détriment de l'Etat- Nation. A surveiller donc de très près...   P.G.

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samedi 20 janvier 2018

Grèce : Alexis Tsipras restreint le droit de grève

Des salariés grecs trop souvent en grève et pas assez productifs, c'est ce que reproche l'Europe à la Grèce. Pour faire taire ces critiques, le Parlement grec vient de voter une loi qui diminue les possibilités de faire grève. Pour lancer une grève en entreprise, les règles étaient déjà plus sévères qu'en France. Il fallait aux syndicats le soutien de 30% de ses adhérents, aujourd'hui il faut qu'ils parviennent à convaincre 50% de leurs membres.

ACT GRECE MELUCH

Un obstacle à la productivité

Avec la crise, les salariés du secteur privé ne se mettent que très rarement en grève, de peur d'être licenciés. Alors dans cette usine de meubles, tout le monde soutient la mesure. Depuis 2010, il y a eu près d'une cinquantaine de grèves générales en Grèce. Pour ce chef d'entreprise, c'est un obstacle à la productivité. "Certaines années, les jours de grève étaient plus nombreux que les jours travaillés", se plaint Christos Gotsopoulos. Mais cette loi divise les Grecs. Le jour du vote, une dizaine de milliers de manifestants se sont réunis devant le Parlement.

https://www.francetvinfo.fr/monde/grece/grece-alexis-tsipras-restreint-le-droit-de-greve_2566715.html

Grèce: grève contre la réforme du droit de grève

La Grèce était touchée vendredi par un mouvement de grève dans de nombreux services publics pour protester contre un projet de loi sur la restriction du droit à la grève exigé par les créditeurs du pays. En raison de ce mouvement social, les transports à Athènes étaient fortement perturbés, les hôpitaux fonctionnaient en service minimum et les bateaux dans les ports étaient bloqués à quai.

Les grévistes protestent contre une réforme qui devait être votée, avec d'autres, vendredi au Parlement, et qui prévoit qu'une grève, pour pouvoir se tenir, devra désormais être votée par 50% des membres enregistrés de syndicats, contre 20% actuellement. La Grèce a connu une cinquantaine de grèves générales depuis le début de la crise économique en 2010.

Le pays espère recevoir 4,5 milliards d'euros de l'actuel accord d'aide une fois qu'il aura satisfait aux exigences de réformes posées par les créanciers UE et FMI. Ce dernier accord expire en août prochain, et la Grèce compte à partir de là pouvoir se refinancer seule sur les marchés, pour la première fois en neuf ans.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/01/12/97002-20180112FILWWW00063-grece-greve-contre-la-reforme-du-droit-de-greve.php

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La presse n'est pas très bavarde sur ce sujet, comme on le voit. On peut comprendre la gêne de certains journalistes. Pas facile de vanter les mérites de l'Union européenne avec un tel exemple de régression sociale accompagnée d'une restriction spectaculaire des droits sociaux et des libertés publiques et constitutionnelles... 

Par ailleurs, je fais mienne la réflexion d'une de nos adhérentes: "Je suis curieuse de voir la réaction des Insoumis et de Mélenchon face aux agissements de leur copain Tsipras en Grèce...Etre de gauche et trahir le peuple... ça me rappelle quelque chose..."

P.G.

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A Nice, un citoyen peut devenir une caméra de surveillance

Grâce à une application venue d'Israël, 2 000 personnes pourront filmer pendant deux mois les incivilités dont ils sont témoins, dans une ville déjà surarmée de caméras de surveillance.

ACT ESTROSI SURVEILLANCE

De la vidéosurveillance, en veux-tu en voilà. La ville de Nice, déjà surveillée par 1 950 caméras, soit 27 au km2, va désormais être arpentée par des citoyens eux-mêmes équipés. Une application, Reporty, leur permet, depuis ce lundi, de filmer lorsqu’ils sont témoins d’une incivilité et de transmettre leur œuvre en direct au centre de vidéosurveillance de la police municipale.

«Vous êtes témoin d’une incivilité (nuisance sonore, tag, dépôt sauvage…) ou d’une situation critique (vol, agression, incendie, inondation…) par une simple pression sur le téléphone, l’application renvoie au Centre de supervision urbain la vidéo en direct de l’incident en haute qualité», explique un communiqué du maire de Nice. En appelant, la personne est géolocalisée, précise son cabinet, contacté par Libération. Ainsi, les caméras de vidéosurveillance peuvent cibler la zone concernée (pour le dire autrement : les caméras de la ville filment l’endroit où un citoyen filme) et une patrouille peut être dépêchée sur place.

«Pour l’instant, nous avons un panel de 2 000 citoyens. Il est composé de 1 000 agents de la ville de Nice et de la métropole, de membres de la réserve civile et citoyenne, de comités de quartiers et du groupe "voisins vigilants" [des habitants qui, par secteur, assurent une surveillance passive, ndlr]», explique-t-on à la mairie. Au bout de deux mois, si l’utilisation de l’application est jugée positive, elle sera généralisée à l’ensemble des habitants. Tout juste faudra-t-il remplir un formulaire de demande.

«Face aux défis que nous avons à relever, chacun d’entre nous doit devenir un citoyen engagé, acteur de sa propre sécurité et donc de la sécurité collective. Et lorsque les nouvelles technologies peuvent y contribuer, en rendant aujourd’hui possible ce qui, hier, relevait de la science-fiction, pourquoi s’en priver !» s’enthousiasme Christian Estrosi. L’opposition socialiste, de son côté, est plus sceptique. Elle dénonce «une démarche contestable sur le fond et inadmissible sur la forme […] qui ressemble à l’organisation d’un processus de délation généralisé». «On voit que le maire de la ville [de Nice, Christian Estrosi] ne se gêne pas d’expliquer à quel point c’est utile pour instaurer la délation dans toute la ville», a également jugé Benjamin Sonntag, cofondateur de l’association La Quadrature du Net, interrogé sur France Info. 

Le modèle israélien

Comme souvent en matière de sécurité, le maire de Nice, qui visiblement ne s’embarrasse pas de ces questionnements éthiques, est allé chercher cette application en Israël. Elle a été développée par la start-up de l’ancien Premier ministre Ehud Barak. «Le contact a été pris lors d’une visite de Christian Estrosi en Israël», explique-t-on à la mairie. Le voyage, organisé en décembre, avait fait grincer des dents, celui qui était alors président de la région Paca, ayant annoncé, avant son départ, un don de 50 000 euros au Fonds national juif, au frais de la collectivité.

En février 2016, déjà, il avait fait un déplacement en Israël et rencontré le PDG de la société de sécurité Eagle Security and Defense, par ailleurs ex-directeur du Conseil de sécurité national israélien, selon l’Express. Quelques mois plus tard, en septembre, il annonçait qu’un «bureau de sécurité israélien» étudiait des aménagements visant à renforcer la sécurité de la ville, et notamment de la promenade des Anglais. L’idée d’une association des citoyens dans le domaine de la sécurité avait, semble-t-il déjà germé. «Nous sommes confrontés à une guerre qui nous est faite à l’israélienne, et ne pas mener nous-mêmes cette guerre à l’israélienne, c’est-à-dire nous appuyer à la fois sur toutes les administrations, toutes les collectivités, et aussi les populations – car en Israël les populations, par des campagnes d’information et de communication, sont associées –, c’est une erreur», assurait le maire de Nice.

http://www.liberation.fr/france/2018/01/15/a-nice-un-citoyen-peut-devenir-une-camera-de-surveillance_1622571

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Au moins, en Israël, l'ennemi est identifié: toute personne "non- juive" est potentiellement suspecte pour certains.  Reste à définir l'ennemi en France... Quant au lien incivilités- terrorisme, il faudra qu'on m'explique...Et dire qu'il y a des gens qui vont se croire en sécurité avec de tels dispositifs...Lire et relire Orwell!  P.G.

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vendredi 19 janvier 2018

Pour Moscou, la loi ukrainienne sur la souveraineté a tout d'une préparation à la guerre

La Russie a accusé les autorités ukrainiennes de se préparer à «une nouvelle guerre», après le vote en Ukraine d'une loi qualifiant d'«occupation temporaire russe» le conflit armé en cours depuis quatre ans dans l'est du pays.

ACT UKRAINE GUERRE

Avec l'adoption de la «loi sur la souveraineté», autrement appelée «loi visant à réintégrer le Donbass», le président ukrainien Petro Porochenko «se dote de pouvoirs illimités proches de ceux d'un dictateur pour réprimer toute contestation», d'après le ministère russe des Affaires étrangères, qui a publié un communiqué le 18 janvier.

«On ne peut pas appeler ça autrement que des préparatifs pour une nouvelle guerre», s'inquiète le ministère, en mettant en garde contre une «escalade dangereuse» de la situation en Ukraine et des «conséquences imprévisibles pour la paix et la sécurité dans le monde».

«Kiev enterre ainsi les accords de Minsk et tous les mécanismes dont on dispose pour chercher des solutions mutuellement acceptables en vue de régler la crise ukrainienne», regrette la diplomatie russe.

La loi, approuvée le 18 janvier par 280 députés ukrainiens, dénonce une «agression de l'armée russe» et qualifie de «territoires temporairement occupés» les Républiques populaires autoproclamées de Donetsk (DNR) et de Lougansk (LNR), dans l'est de l'Ukraine – quand bien même les autorités russes ont toujours démenti les accusations ukrainiennes de présence militaire russe dans ces régions.

En outre, cette loi permet à Kiev d'accuser toutes les personnes travaillant actuellement dans les administrations des Républiques autoproclamées rebelles d'infractions pénales. Le texte précise aussi que le gouvernement ukrainien ne reconnaît aucun document délivré par les autorités des Républiques autoproclamées, à l'exception des certificats de naissance et de décès.

Enfin, il prévoit que l'armée ukrainienne prend désormais la direction des opérations dans la zone du conflit, qui était jusqu'alors confiée aux services de sécurité.

Le conflit, qui a éclaté dans l'est de l'Ukraine après la destitution du président Viktor Ianoukovitch à l'issue d'un coup d'Etat en 2014, a fait à ce jour plus de 10 000 morts.

Les accords de paix signés à Minsk en février 2015 avec la médiation de la Russie, de la France et de l'Allemagne, ont permis une baisse de l'intensité des combats, mais sans avancée tangible vers un règlement politique du conflit.

https://francais.rt.com/international/47392-pour-moscou-loi-sur-souverainete-ukrainienne-preparation-guerre

Pour Moscou, Washington a franchi une ligne rouge en annonçant être prêt à livrer des armes à Kiev

Les Etats-Unis ont annoncé le 22 décembre qu'ils allaient fournir à l'Ukraine des «capacités défensives renforcées». Pour les autorités russes, la livraison d'armes létales à Kiev pourrait conduire à «un nouveau bain de sang».

«Aujourd'hui, les Etats-Unis entraînent [les autorités ukrainiennes] vers un nouveau bain de sang», a déclaré dans un communiqué du 23 décembre le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Ryabkov, en référence à une déclaration américaine de la veille. «Les armes américaines peuvent provoquer de nouvelles victimes chez notre voisin», a-t-il précisé.  

Selon le diplomate russe, les Etats-Unis ne peuvent plus prétendre jouer le rôle de médiateur dans le conflit ukrainien, dans la mesure où ils «attiseraient la guerre». Il a ajouté que Moscou considérait  vain de faire appel au bon sens des dirigeants américains, puisque nombre d'entre eux seraient actuellement «aveuglés par la russophobie et avides d'applaudir les bataillons nationalistes ukrainiens».

De même, pour Alexeï Pouchkov, ancien président du comité des Affaires étrangères de la Douma devenu sénateur, les Etats-Unis pourraient être entraînés dans une confrontation directe avec les rebelles ukrainiens. Selon lui, en effet, la livraison d'armements américains nécessitera une formation au sol des troupes du gouvernement ukrainien. Or, les conseillers américains qui participeraient à de telles formations pourraient être pris pour cible.

«[Washington] a déjà suffisamment de problèmes pour se permettre d'être impliqué dans les aventures du régime [ukrainien]», a déploré le sénateur, avant d'ajouter : «Et nous savons tous combien Kiev peut être aventureux.»

Une annonce américaine qui inquiète Moscou

La 22 décembre, Washington avait annoncé son souhait de livrer des armes «défensives» à l'Ukraine, afin que Kiev puisse assurer la «souveraineté» de son territoire.

«Les Etats-Unis ont décidé de fournir à l'Ukraine des capacités défensives renforcées [...] pour aider l'Ukraine à bâtir sa défense sur le long terme, défendre sa souveraineté, son intégrité territoriale et se prémunir de toute agression à venir», avait écrit dans un communiqué la porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert. Les armements en question inclueront des missiles anti-chars Javelin, selon Associated Press.

Plus tôt dans la semaine, des officiels américains avaient également confirmé que le secrétariat d'Etat avait approuvé une licence commerciale autorisant l'exportation d'équipements militaires pour snipers à destination de Kiev, pour un montant de 41,5 millions de dollars. Une décision que Moscou critique également. 

La précédente administration américaine, celle du président Barack Obama, s'était refusée à fournir à Kiev des armes létales, craignant vraisemblablement une extension du conflit, malgré les demandes répétées des autorités ukrainiennes depuis le coup d'Etat de février 2014.

https://francais.rt.com/international/46773-pour-moscou-washington-a-franchi-ligne-rouge-livrer-armes-ukraine

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jeudi 18 janvier 2018

Communiqué commun UPR & DLF

France 3 Bourgogne Franche-Comté a organisé le vendredi 12 janvier un débat rassemblant 6 des 10 candidats qui se présentent à l’élection législative partielle de la 1ère circonscription du Territoire de Belfort, dont le 1er tour est prévu le dimanche 28 janvier

COM UPR DLF

Ont été invités à ce débat les candidats suivants, avec les nuances politiques suivantes attribuées par le ministère de l’Intérieur : Ian Boucard (nuance LR), Christophe Grudler (nuance MDM), Arthur Courty (nuance SOC), Anaïs Beltran (nuance FI), Jean-Raphaël Sandri (nuance FN) et Sophie Montel (nuance EXD).

Les candidats soutenus par l’UPR (Jonathan Vallart, nuance DIV), DLF (Julie Kohlenberg, nuance DLF), Lutte ouvrière (Yves Fontanive, nuance EXG) et EELV (Vincent Jeudy, nuance ECO) n’ont pas été invités au débat. Ils n’ont eu droit qu’à des extraits de quelques secondes de leurs interviews séparées, diffusés durant l’émission.

Cette différence de traitement entre les candidats, à la fois en temps de parole (plusieurs minutes contre quelques secondes) et en qualité (débat sur le plateau contre enregistrement) est inacceptable. Une rédaction du service public prend parti de facto dans le débat politique, indiquant implicitement aux électeurs que certains candidats compteraient plus que les autres.

Déjà, durant la campagne présidentielle, la volonté de séparer les prétendus « grands » des prétendus « petits » candidats avait engendré sur TF1 un débat avec cinq candidats sur les onze qualifiés, constituant ainsi un véritable scandale démocratique, que l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) condamne d’ailleurs avec la plus grande virulence lorsqu’elle se produit sous d’autres cieux.

C’est la raison pour laquelle l’Union populaire républicaine et Debout la France ont décidé de saisir conjointement le Conseil supérieur de l’audiovisuel. Les autres formations politiques exclues du débat de France 3, Lutte ouvrière et EELV, n’ont pas été sensibles à cette approche commune.

François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan, respectivement présidents de l’UPR et de DLF et candidats à l’élection présidentielle de 2017 ont donc adressé un courrier conjoint à M. Olivier Schrameck, président du CSA afin que ce dernier impose à France 3 Bourgogne Franche-Comté des mesures compensatoires en faveur des candidats que la chaine a délibérément et arbitrairement discriminés (voir le courrier de François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan à la suite du présent communiqué).

L’UPR, DLF, Lutte ouvrière et EELV ont certes des programmes politiques très différents, l’UPR étant notamment le seul parti politique à proposer de faire sortir la France unilatéralement de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

Il est important, cependant, que des formations politiques différentes mais victimes de discriminations arbitraires de la part des médias audiovisuels sachent, ensemble, faire respecter leur droit à la parole, afin de sauvegarder la démocratie et l’expression pluraliste des opinions politiques à la télévision et dans les stations de radio, en France.

Contact médias :

presse@upr.fr

Lire la saisine commune de l’Union populaire républicaine et de Debout la France au CSA

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Election législative partielle dans le Territoire de Belfort : LE débat ! (L'UPR censurée!)

L'élection de Ian Boucard, Les Républicains, a été invalidée par le Conseil Constitutionnel. (Voir les motifs en fin d'article)
Les électeurs de la 1ère circonscription du Territoire de Belfort votent à nouveau pour leur député les dimanche 28 janvier et 4 février. Ils ont le choix entre 10 candidats en lice.(Voir la liste en fin d'article)

ACT UPR CENSURE JONATHAN



Nous organisons un débat entre 6 candidats :

  • Ian Boucard, Les Républicains
  • Christophe Grudler, MoDem, investi par La République En Marche
  • Jean-Raphaël Sandri, Front National
  • Sophie Montel, Les Patriotes
  • Anaïs Beltran, La France Insoumise, soutenue par le MRC et le PCF
  • Arthur Courty, Parti Socialiste

Suivez en direct l'enregistrement de l'émission

Vendredi 12 janvier à 15h30

Entre juin 2017 et janvier 2018, pas de changement pour les 4 premiers arrivés le 11 juin 2017. On retrouve Christophe Grudler, MoDem et LREM, qui a viré en tête avec presque 32 % des voix ; Ian Boucard, Les Républicains, qui avait totalisé 23, 7 % des suffrages ; Jean-Raphaël Sandri, FN, et ses 17,5 % ; Anaïs Beltran, de la France Insoumise, et 12 % des bulletins.

Rien n'a changé pour Messieurs Grudler et Boucard. En revanche, Jean-Raphaël Sandri est affaibli par la candidature de l'ex-FN et aujourd'hui "Patriotes" Sophie Montel. Quant à Anaïs Beltrand, elle part sous l'étiquette LFI, comme en juin, mais avec en plus le soutien du MRC et du PC... A savoir : le candidat MRC, Bastien Faudot avait recueilli 9 % des voix et Sabine Verdant, du PCF, 1,5 % des suffrages.
Autre modification : Bastien Faudot, MRC, avait le soutien du PS. Cette fois-ci, le PS présente Arthur Courty qui, en juin, avait retiré sa candidature pour soutenir Bastien Faudot.

Pourquoi cette élection partielle attire l'attention :

-  9 mois après l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée, c'est un test électoral grandeur nature, plus fiable qu'un sondage !

- Christophe Grudler, MoDem et LREM, se présente à Belfort depuis plus de 20 ans. En juin, il n'incarnait pas vraiment le renouveau promis par le Président de République. Ce centriste arrivera-t-il à convertir en bulletins de vote la bonne cote de popularité du Président et de son Premier Ministre ?

- Ian Boucard payera-t-il sa "tricherie électorale " ? Sa faute est lourde même s'il a apporté la preuve qu'elle a été organisée par son parti et pas par lui, ce qui l'aurait rendu inéligible...

- Anaïs Beltran, une femme, jeune, parviendra-t-elle à capitaliser sur son nom les voix, en plus des siennes, du MRC et du PCF ? Cette "stratégie d'union de la gauche" sera-t-elle payante ? 12 + 9 + 1,5 % : avec plus de 22 % des voix, si l'addition est respectée, la présence au second tour est assurée... A gauche toujours, une question se pose :  que pèse encore électoralement le PS qui présente Arthur Courty ?

-  la bagarre entre FN et "Les Patriotes" sera intéressante à suivre. Qui arrivera en tête ? Le logo "FN" ou Sophie Montel qui a représenté le Front National durant 30 ans en Franche-Comté et qui bénéficie d'une certaine notoriété ? A la présidentielle, Marine Le Pen était arrivée largement en tête dans cette circonscription avec 28,4 % des voix, loin devant Emmanuel Macron, 20 %.

Le Débat avec France Bleu et l'Est Républicain

Plein de bonnes raisons pour observer cette élection partielle avec énormément d'attention... et de suivre notre débat.
Ce débat d'une heure sera co-animé par Catherine Eme-Ziri de France 3 Franche-comté et Emilie Pou de France Bleu Belfort. De plus, Philippe Piot, journaliste de l'Est Républicain à Belfort, interviendra pour apporter son éclairage.
Deux rendez-vous pour regarder ce débat : vendredi dès 15H30 avec la retransmission en direct sur notre site internet, Facebook et YouTube. puis dimanche à 10 h 50, sur France 3 Franche-comté.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/election-legislative-partielle-territoire-belfort-debat-1397263.amp?__twitter_impression=true

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Parfait exemple, totalement HONTEUX, de déséquilibre dans un scrutin provoqué par les médias en différenciant les candidats.

Ici, pour l'élection législative partielle dans le Territoire de Belfort, c'est France 3 et plus particulièrement France 3 Bourgogne / France 3 Franche-Comté, en partenariat avec France Bleu Belfort Montbéliard et L'Est Républicain qui organisent un débat avec 6 candidats sur les 10 qui se présentent.

6 candidats vont donc bénéficier d'une fenêtre médiatique et d'une égalité de traitement entres eux, pendant que les 4 autres sont relégués au rang de candidat de 2nde zone, écartés du débat et éliminés d'office, avec pour seul droit un petit passage d'une interview préalablement enregistrée...!

C'est d'autant plus scandaleux que cela se passe sur une chaîne du service public...
Oui, ils respectent les règles (injustes) du Conseil supérieur de l'audiovisuel - CSA ! Et tout le monde ou presque trouve ça normal...

P.G.

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La Pologne pourrait tenir un référendum pour quitter l'UE, selon Donald Tusk

La Pologne pourrait prendre certaines mesures pour quitter l'Union européenne si celle-ci ne finançait plus le pays, a estimé Donald Tusk, Président du Conseil européen, relayé par The Telegraph.

ACT POLOGNE UE

Selon lui, le parti Droit et justice (PiS, au pouvoir) n'apprécie au sein de l'UE que l'avantage de toucher des ressources de sa part, sans faire grand cas des avantages comme un marché commun, un régime juridique et une sécurité garantie.

«Je peux facilement imaginer la situation si un jour la Pologne se retrouve parmi les contributeurs [de l'UE, ndlr]. Le gouvernement polonais décidera alors qu'il est temps de demander aux Polonais s'ils veulent toujours voir leur pays dans l'UE et ensuite tout faire pour qu'ils arrivent à la conclusion qu'il est nécessaire de dire au revoir à l'adhésion», a-t-il expliqué.

Mais tant que Varsovie est financée par l'UE, «le jeu en vaut la chandelle» pour les autorités du pays, selon lui.

«Bruxelles garde encore l'espoir — je ne dirais pas confiance, qui, elle, a malheureusement disparu — que la Pologne restera néanmoins dans l'UE», a indiqué Donald Tusk.

La Commission européenne critique depuis deux ans déjà la réforme judiciaire en Pologne. Elle estime que ces lois violent les principes de la primauté du droit et placent la justice sous contrôle du pouvoir politique.

En vertu de l'article 7 du traité de l'UE, la réforme du système judiciaire menace la Pologne de suspension des droits de vote au sein du Conseil de l'Union, si les pays membres de l'UE approuvent cette décision. L'examen de la décision pourrait se tenir en février.

Le commissaire au Budget et aux Ressources humaines à Bruxelles, l'Allemand Günther Oettinger, a déclaré que la Commission européenne pourrait conditionner à l'avenir l'accès aux fonds européens au respect des valeurs et des décisions de l'UE, une déclaration qui vise clairement la Pologne.

https://fr.sputniknews.com/international/201801111034706165-pologne-ue-tusk/

 

Impôts : après la taxe d'habitation, voici la taxe inondation

Malgré la promesse de ne plus créer d'impôt, une nouvelle taxe locale a vu le jour.

ACT TAXE INONDATION

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, l'a juré via son compte Twitter : « Je le dis avec la plus grande clarté : il n'y aura PAS de nouvel impôt ! » Mais il omet de vous parler de la nouvelle taxe inondation ! Certes, celle-ci est née d'une loi votée en 2014 sous Hollande, mais elle est entrée en vigueur le 1er janvier et porte le doux nom de Gemapi pour « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations ».

L'Etat, qui prenait en charge les aménagements liés aux crues, a transféré ces dépenses aux 1 266 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Selon nos informations, près de 200 d'entre eux ont déjà voté la mise en place de la taxe inondation. Et la grande majorité des autres devraient le faire d'ici au 15 février,

Jusqu'où peut monter la facture ? L'Etat a institué un plafond de 40 euros par personne et par an. Mais chaque intercommunalité vote son tarif. Sur le papier, les élus doivent budgéter des travaux liés à la prévention des inondations. A Forbach (Moselle), chaque habitant devra payer 4,90 euros. A La Grande-Motte (Hérault), ce sera 5,90 euros . Et dans le bassin dunkerquois, « entre 14 euros et 17 euros », selon l'agglomération à laquelle vous appartenez.

«Ce nouvel impôt n'est ni social, ni juste, ni efficace !»

« Ce n'est pas du tout un impôt social, déplore Virginie Pradel de la Fondation Concorde, un think tank libéral. Une famille nombreuse qui vit avec un smic paiera plus cher qu'un célibataire qui gagne bien sa vie. » Cela va faire hurler les contribuables. Surtout que la taxe inondation arrive alors que le gouvernement claironne que les réformes fiscales vont booster le pouvoir d'achat des Français dès 2018. En fait, la taxe Gemapi sera ajoutée à votre taxe d'habitation ou votre taxe foncière.

Dans les intercommunalités, on ne parle plus que de cela, car c'est un fardeau politique à gérer. Contacté, Bercy se défausse sur le ministère de l'Intérieur, en charge de la sécurité. Ce dernier n'a pas donné suite à nos sollicitations. « Ce nouvel impôt n'est ni social, ni juste, ni efficace ! » tempête André Flajolet (LR), vice-président de l'Association des maires de France (AMF) et représentant des intercommunalités auprès de Matignon.

« Des intercommunalités ont demandé aux maires de baisser leurs taxes d'habitation et foncière pour neutraliser Gemapi, confie Viriginie Pradel. Mais la grande majorité n'aura d'autre choix que de la faire porter par les administrés. » Des élus ont aussi flairé l'occasion de faire entrer de l'argent dans les caisses. « Alors qu'il faut justifier de travaux précis liés au risque d'inondations pour voter la taxe, certaines intercommunalités ne s'embarrassent pas, s'inquiète André Flajolet. Elles l'ont mise en place pour financer je ne sais quel projet. »

« Les gens vont être très énervés »

Claude Duchesne, vice-présidente d'une intercommunalité de l'Hérault.

Vice-présidente (DVG) de l'intercommunalité du Pays de l'Or (Hérault), qui compte plus de 67 000 habitants, Claude Duchesne estime que les citoyens vont mal accepter cette nouvelle contribution.

A combien s'élève chez vous la taxe Gemapi ?
Claude Duchesne. 
Nous l'avons votée fin septembre après avoir évalué les travaux de prévention des inondations à 400 000 euros par an jusqu'en 2025. Cela revient à collecter 5,90 euros par habitant et par an. Les entreprises aussi sont concernées. Elle s'ajoutera à la taxe foncière ou à la taxe d'habitation.

Comment ferez-vous quand la taxe d'habitation sera supprimée en 2020 pour 80 % des Français ?
Ca va être compliqué ! Si la plupart de nos habitants ne paient plus la taxe d'habitation, il faudra trouver d'autres personnes ou d'autres moyens pour payer la facture car il faudra malgré tout collecter la Gemapi.

A quoi va servir cet argent ?
Nous avons des risques d'inondation, notamment après les orages cévenols. Il est impératif d'entretenir les rivières, d'enlever les obstacles, de rehausser les digues... Tout cela coûte cher et c'est une responsabilité immense. Car nous sommes désormais en première ligne s'il y a des accidents ou si quelqu'un meurt. Or, on nous coupe de plus en plus de subventions.

En voulez-vous à l'Etat pour ce transfert de responsabilité ?
Oui ! Localement, nous allons nous en prendre plein les dents par nos électeurs. Les gens vont être énervés. Ils vont avoir bien du mal à comprendre qu'on leur supprime la taxe d'habitation d'un côté pour leur imposer un nouvel impôt local de l'autre. D'autant que nous n'avons aucune garantie que le coût de la taxe par habitant reste à 5,90 euros. Le montant de la taxe peut être revu chaque année, en particulier si l'Etat nous impose d'autres responsabilités, comme la protection des populations contre la submersion marine.

http://www.leparisien.fr/economie/impots-apres-la-taxe-d-habitation-voici-la-taxe-inondation-15-01-2018-7501179.php#xtor=EREC-109-[NLalaune]---${_id_connect_hash}@1

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mercredi 17 janvier 2018

Elections européennes : le gouvernement se prépare à… diminuer le temps d’antenne de l’opposition !

Le gouvernement se prépare à modifier les règles du temps de propagande dans l'audiovisuel public pour les élections européennes. Surprise, LREM sortirait grand gagnant de la réforme, avec une augmentation de 155% du temps d'antenne ! A l'inverse, Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis perdraient de nombreuses minutes...

ACT EM ELECTIONS

Ça ne changera pas la face des élections européennes, mais c’est un bien mauvais tour que la République en Marche (LREM) s’apprête à jouer à l’opposition. De façon très discrète, le gouvernement se prépare à… augmenter son temps d’antenne pour ce scrutin, et à diminuer, par ricochet, celui de l’opposition parlementaire. Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis seront tout particulièrement touchés par cette réforme, qui sera discutée en commission des lois à l'Assemblée nationale le 17 janvier prochain.

La manœuvre concerne les spots de campagne diffusés sur l’ensemble des chaînes de l’audiovisuel public. Profitant de la réforme consensuelle du mode de scrutin aux élections européennes – les députés européens seront désormais élus sur l’ensemble du territoire français -, le gouvernement a inséré dans son projet de loi un article sur ces clips de propagande. Actuellement, ces spots sont diffusés pendant une durée totale de deux heures sur chaque média, répartis de façon parfaitement égale entre tous les partis représentés au Parlement. S’il existe six listes soutenues par des groupes parlementaires, elles se partageront chacune 20 minutes d’antenne. Quant aux partis qui ne disposent pas d’un groupe parlementaire, comme le FN ou Debout la France, ils se partagent égalitairement une heure, mais aucun ne peut parler plus de cinq minutes.

De 20 à... 51 minutes pour LREM

Plutôt que de chercher à atténuer ce déséquilibre, le gouvernement d’Edouard Philippe a choisi… de l’accentuer. Comme l’a remarqué la Lettre A, ce projet de loi prévoit en effet que ces deux heures réservées aux partis parlementaires seront désormais réparties… au prorata, selon le poids des groupes parlementaires. Ce qui avantagera mécaniquement les coalitions qui disposent des plus gros groupes parlementaires, la République en Marche-MoDem et Les Républicains. Selon nos calculs, LREM, allié au MoDem, passerait ainsi de 20 minutes à… 51 minutes de temps de propagande dans l’audiovisuel public. Soit une augmentation de temps de propagande de 155%, grâce à leurs 382 parlementaires. La bonne affaire ! Les Républicains passeraient eux de 20 à 32 minutes d’antenne.

Jean-Luc Mélenchon devrait en revanche hurler : avec cette réforme, le temps d’antenne des Insoumis via ces spots passerait de 20 minutes… à 2 minutes. Maigre consolation, la future loi prévoit d’octroyer 2 minutes supplémentaires… pour toutes les listes.

L'heure des petits partis supprimée

Quant à la seconde tranche d’une heure réservée aux partis qui ne comptent pas de groupe au Parlement, comme le FN, elle disparaît. A la place, le gouvernement veut mettre en place une heure de « correctif » démocratique. L’idée ? Atténuer les déséquilibres qui découleront… de sa propre réforme. Cette heure sera ainsi répartie entre toutes les listes candidates - dont LREM et LR - « afin que les durées respectives d’émission attribuées aux listes » ne soient pas « hors de proportion avec (leur) participation à la vie démocratique de la Nation ».

Concrètement, le CSA fixera la durée des clips des uns et des autres en veillant à ce que les partis qui comptent de nombreux électeurs mais peu de parlementaires, comme la France Insoumise, le Front national, voire Debout la France, ne soient pas trop désavantagés par cette réforme. Sauf qu’il n’y a pas besoin d’être docteur en mathématiques pour s’apercevoir qu’étant donné le nombre de listes – 25 en 2014 – ces partis ne pourront guère prétendre à plus de 5 ou 6 minutes. Et se trouveront donc les grands perdants de la nouvelle loi…

Réprimande du Conseil d'Etat

Sollicité en amont du texte, le Conseil d’Etat a d’ailleurs réprimandé le gouvernement. Courtoisement mais fermement, les sages du Palais-Royal ont fait savoir que ce critère du poids des groupes parlementaires nationaux n’était pas particulièrement pertinent pour déterminer le temps de parole à une élection européenne : « La différence entre les modes de scrutin, pour l’élection des députés et sénateurs d’une part, et pour l’élection des représentants au Parlement européen d’autre part, les spécificités du débat démocratique dans le cadre de la campagne pour le renouvellement du Parlement européen et, enfin, l’évolution potentiellement très rapide des courants d’idées et d’opinions, peuvent conduire à ce que l’attribution de la deuxième fraction de durée d’émission ne soit pas en adéquation avec la participation des partis et groupements politiques représentés au Parlement national, aux débats de la campagne électorale ».

Le Conseil d’Etat a donc conseillé au gouvernement de réduire ce temps d’antenne réservé aux partis représentés au Parlement à une heure et demie. Proposition royalement ignorée par Edouard Philippe et Gérard Collomb, qui portera le texte devant le Parlement. Le temps où En Marche saisissait le Conseil constitutionnel pour obtenir plus de temps pour ses clips aux élections législatives, au nom du pluralisme et de la représentation des partis sans groupe au Parlement (!), semble définitivement envolé…

Les clips ne font pas l'élection

Le gouvernement n’a en revanche pas osé toucher aux règles du temps de parole dans les émissions de télévision. Celui-ci reste défini par le CSA, selon un calcul compliqué mêlant résultats aux dernières élections, score dans les sondages et dynamisme du parti sur le terrain.

Les partis perdants de la réforme se rassureront encore en constatant que ce genre de clips ne font pas forcément l’élection. En 2014, le Front national est arrivé premier aux élections européennes, avec deux millions de voix de plus que le PS… malgré des clips de propagande dans l’audiovisuel public quatre fois moins longs.

https://www.marianne.net/politique/elections-europeennes-le-gouvernement-se-prepare-diminuer-le-temps-d-antenne-de-l

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Vous pariez combien qu'ils vont encore s'arranger pour que l'UPR n'obtienne aucune visibilité médiatique? Raison de plus pour se mobiliser sur le terrain le plus vite possible...  P.G.

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mardi 16 janvier 2018

Des milliers d’Américains espionnés pendant 13 ans via les caméras de leurs ordinateurs

Un pirate informatique vivant aux Etats-Unis a espionné pendant 13 ans quelques milliers d’Américains via les caméras et les micros de leurs ordinateurs. Il avait notamment accès à différents fichiers, volait des données personnelles et téléchargeait des millions d’images à caractère pornographique et pédophile.

ACT SURVEILLANCE TECHNO

Phillip Durachinsky âgé de 28 ans est accusé d'avoir utilisé un logiciel malveillant connu sous le nom de «Fruitfly» pour filmer subrepticement les gens en prenant secrètement le contrôle de leur caméra et de leur microphone, a annoncé le ministère américain de la Justice.

Selon l'acte d'accusation, de 2003 à début 2017, le hacker a recueilli des données provenant de milliers d'ordinateurs appartenant à des particuliers, des entreprises, des écoles, à un service de police et au ministère américain de l'Énergie.

Il a recueilli une grande variété d'informations, y compris des dossiers bancaires, des photographies. Le virus lui a également permis d'intercepter les données provenant du clavier ainsi que d'activer à distance les caméras et les microphones pour faire des enregistrements audio et vidéo.

Grâce au malware, Phillip Durachinsky a aussi téléchargé sur l'ordinateur de l'une de ses victimes des millions d'images pornographiques, y compris de la pornographie avec des enfants.

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201801111034692904-hacker-usa-espionne-americains-ordinateurs/

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Quand on voit ce que peut faire un simple particulier malveillant, je vous laisse imaginer la suite...Raison de plus pour s'interroger sur les systèmes d'exploitation et les logiciels, technologies, plateformes... qu'on utilise (ou pas), plus souvent par habitude ou lobbying commercial que par réelle volonté...  P.G.

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