mardi 10 juillet 2018

XIe-XXIe siècles Mille ans d'Histoire belge

La Belgique, État improbable, n'en finit pas de s'interroger sur son identité, son passé, son présent et son avenir.

HIST FRANCE BELGIQUE

Curieux État il est vrai, guère plus étendu que la Bretagne (30 000 km2) mais trois fois plus peuplé (10 millions d'habitants), né en 1830 de la scission des Pays-Bas.

À défaut d'une d'une langue commune, les Belges partagent un art de vivre original, tissé d'humour et d'épicurisme. Au carrefour de toutes les cultures ouest-européennes, ils ont en commun la bande dessinée et le football, la bière et le cyclisme, les Brueghel, Paul Rubens et René Magritte, Hans Memling et Charles Quint... ce qui n'est pas rien !

La Belgique à travers les âges

Les Belges sont cités pour la première fois dans le compte-rendu de Jules César sur La Guerre des Gaules. Depuis cette date, il y a 2000 ans, ils ont connu bien des avatars sans jamais perdre leur spécificité : germaniques par un bout, romans par l'autre. En 1830 naît la Belgique sur un air d'opéra...

Désordres féodaux

Au Moyen Âge, la Belgique, qui n'est encore qu'un concept géographique et non national, est divisée entre d'innombrables seigneuries plutôt prospères et dynamiques, plus ou moins indépendantes : comté de Flandre, duchés de Brabant et de Hainaut, évêché de Liège...

- Conformément au traité de Verdun (843), les comtés de Flandre, de Boulogne et d'Artois, à l'ouest, font allégeance aux rois capétiens, mais avec réticence car ils tiennent à commercer librement avec les Anglais, ennemis traditionnels des Capétiens. Le comte de Flandre figure au premier rang des ennemis de Philippe Auguste à la bataille de Bouvines (1214).

Avec la bataille de Courtrai, le roi Philippe IV le Bel tente de remettre les Flamands dans le droit chemin mais il doit y renoncer... Il faudra attendre Louis XIV et le traité d'Aix-la-Chapelle de 1668 pour que la Flandre méridionale, autour de Lille, Boulogne et Arras, entre dans le giron français !

- À l'est de l'Escaut, on quitte le domaine capétien pour entrer dans le duché de Basse-Lorraine. Il fait partie du Saint Empire romain germanique et s'étend jusqu'au Rhin.

En 1339, profitant de la guerre entre France et Angleterre, la Flandre, le Hainaut et le Brabant-Limbourg se lient par un pacte pour consolider leur indépendance. Ainsi s'efface la frontière de l'Escaut.

Charles Quint réunit les Dix-Sept Provinces

En 1369, Marguerite de Male, comtesse de Flandre, épouse le duc de Bourgogne Philippe le Hardi. Leur petit-fils Philippe le Bon acquiert le comté de Namur, le duché de Brabant-Limbourg, puis les comtés de Hainaut, Zélande, Hollande et Frise, et jusqu'à l'évêché de Liège, jusque-là indépendant.

Ainsi les Pays-Bas et la Belgique se trouvent-ils pour la première fois unis sous la férule d'un même souverain, le duc de Bourgogne. Après la mort tragique de Charles le Téméraire, cet héritage fabuleux passe à Maximilien 1er de Habsbourg, époux de Marie de Bourgogne, fille unique du dernier duc de Bourgogne.

Le petit-fils de Maximilien, l'empereur Charles Quint n'aura de cesse de consolider ses possessions occidentales. Né près de Gand et de culture française, Charles Quint est attaché à ses « Dix-Sept Provinces » des Pays-Bas plus qu'à aucune autre de ses immenses possessions. À ce titre, il peut être considéré comme le premier souverain belge !

Plus prospères qu'aucune autre région d'Europe grâce à l'industrie du drap, au commerce, à la pêche, à l'agriculture... les Dix-Sept Provinces connaissent une très grande effervescence intellectuelle et culturelle.

Ainsi accueillent-elles avec ferveur l'imprimerie et la Réforme protestante. Il s'ensuit des persécutions et des déchirements qui ternissent la fin du règne de Charles Quint et le règne de son fils et successeur, le roi d'Espagne Philippe II.

À la fin du XVIe siècle, la religion protestante (version calviniste) s'impose dans les provinces du Nord tandis que le Sud (la Belgique et le Nord de la France actuelles) reste bon gré mal gré fidèle au catholicisme et à l'Espagne. C'est la scission. Le Nord calviniste devient indépendant sous le nom de Provinces-Unies.

Au sud, les Jésuites assurent le triomphe de la Contre-Réforme catholique. Malgré les conditions douloureuses de leur naissance et leur implication dans les guerres européennes, les Pays-Bas espagnols (l'actuelle Belgique) s'épanouissent sous la gestion quelque peu débonnaire des Habsbourg d'Espagne puis d'Autriche. On conserve le souvenir de leur plus prestigieux enfant, le peintre baroque Pierre Paul Rubens.

Champ de bataille européen

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Par les traités d'Utrecht (1713) et de Rastatt (1714), les Pays-Bas espagnols tombent dans l'escarcelle des Habsbourg d'Autriche. En 1792, les révolutionnaires français, en guerre contre Vienne, n'ont qu'une hâte, c'est d'occuper les Pays-Bas autrichiens, menaçants car très proches de Paris.

Pour la maîtrise d'Anvers, Bruxelles, Liège et la Belgique, Anglais et Français vont se faire la guerre jusqu'à la défaite totale des seconds, en 1815, à Waterloo (en Belgique !).

Les Anglais obtiennent la création d'un État-tampon au nord de la France, le royaume des Pays-Bas. Mais cette construction artificielle, dans laquelle les Bruxellois et wallons se sentent humiliés, ne dure guère. Elle aboutit à la nouvelle scission de 1830 et à la naissance de la Belgique moderne.

Le nouvel État, dirigé par un roi et une bourgeoisie très francophile, magnifié par d'illustres écrivains de langue français (y compris ceux d'origine flamande : Émile Verhaeren, Maurice Maeterlinck, Charles de Coster... Jacques Brel), va laisser croire au monde entier qu'il est lui-même à dominante francophone (c'est en français qu'il va administrer et éduquer sa colonie du Congo).

Tensions communautaires

En 1914 comme en 1940, le malheureux pays retrouve sa vocation de champ de bataille de l'Europe. En lot de consolation, après la Seconde Guerre mondiale, sa capitale Bruxelles a l'honneur d'accueillir le siège de l'OTAN et mieux encore [sic] les principales institutions européennes.

Considérée à tort par beaucoup comme une relique médiévale, la monarchie demeure depuis les origines le principal facteur d'unité de la Belgique, sinon le seul ! Léopold 1er (roi des Belges de 1831 à 1865) oriente sans réticence la Belgique vers un régime parlementaire.

Son fils et successeur Léopold II (1835-1909) favorise l'industrialisation du royaume et finance de ses deniers l'expansion ultramarine et la conquête du Congo, au demeurant très critiquée.

Albert 1er (1909-1934) suscite l'admiration par son engagement personnel pendant la Grande Guerre sur le front de l'Yser. Son successeur Léopold III (1934-1951) a une attitude beaucoup plus équivoque après l'invasion allemande de 1940. Il demeure en Belgique, en résidence surveillée au château de Laeken, contre l'avis de son gouvernement, réfugié à Londres.

La question royale divise le pays à la Libération : appelés à se prononcer par référendum en mars 1950 sur le retour du roi sur le trône, les Flamands répondent Oui à 70% et les Wallons Non à 57% ! Léopold III met tout le monde d'accord en abdiquant au profit de son fils. Baudouin 1er monte sur le trône le 16 juillet 1951, à 20 ans. Son frère lui a succédé à sa mort, le 31 juillet 1993, sous le nom d'Albert II.

Albert II ayant décidé de démissionner pour raisons de santé le 21 juillet 2013, à 79 ans, son fils né en 1960 lui a succédé sous le nom de Philippe 1er, avec la lourde responsabilité de maintenir l'unité menacée par les tensions communautaires... 

https://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=222&ID_dossier=322

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Dysfonctionnements et tensions au sein du SDIS 87

Les sapeurs-pompiers de la Haute-Vienne sont à cran depuis de nombreux mois. Volontaires et professionnels tirent la sonnette d’alarme.

ACT POMPIERS 87

Le feu qui couvait depuis de nombreux mois chez les sapeurs pompiers de Haute-Vienne est en train de se propager dans les rangs. Après les pompiers professionnels, qui dénonçaient en début de semaine, via leur syndicat FO SIS 87, « des problèmes de management à l’origine de mal-être », c’est au tour des pompiers volontaires, et de leur syndicat FSU, de critiquer ouvertement les choix de la direction.

« On tire trop  sur la corde »

« Cela fait maintenant un an que nous dénonçons cette nouvelle forme de management et la mise en place d’une nouvelle gestion d’alerte des volontaires. Celle-ci met en danger les secours en zone rurale, avec des délais d’intervention qui s’allongent », explique Bernard Buisson, secrétaire de la section en Haute-Vienne.

SDIS 87

En plus du système d’alerte, le syndicaliste déplore une mauvaise gestion des effectifs. « Tout est fait pour décourager le volontariat. On envoie en zone rurale des professionnels pour combler les manques de recrues. Et pour pallier le manque de professionnels sur Limoges, on y envoie des volontaires en les appâtant avec des primes. C’est incompréhensible », déplore Bernard Buisson, volontaire depuis trente ans au centre de secours de Saint-Yrieix-la-Perche.

Selon le syndicaliste, les centres de Châlus et de Nexon seraient en sous-effectif. « Les volontaires ont besoin de concilier leur activité de pompiers avec leur travail et leur vie de famille. Avec ce mode de gestion, on tire trop sur la corde », ajoute-t-il.

Et le « tir à la corde » ne date pas d’hier. Entre décembre 2015 et janvier 2016, un audit sur les risques psychosociaux au sein du SDIS 87 avait été réalisé. Il concernait à l’époque les professionnels.

Un audit alarmant

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Et les conclusions étaient déjà des plus alarmantes. Il était fait état de « conditions de travail ayant renforcé la démotivation et la remise en question des compétences de chacun ». « Certains croulent sous le travail, sans soutien hiérarchique, d’autres recherchent le travail dans d’autres services ». Le document, que nous nous sommes procuré, faisait également le constat « d’absence de contre-pouvoir au sein du SDIS 87, générant des problèmes de management à tous les échelons ».

Sur le plan humain, cette description explosive s’était traduite par des problèmes de santé, des burn-out et des tentatives de suicide chez plusieurs agents. À la suite de l’audit, la direction du SDIS 87 avait été renouvelée. Deux ans plus tard, les sapeurs-pompiers ne semblent toujours pas sortis de la crise.

Pierre Vignaud

https://www.lepopulaire.fr/limoges/social/2018/07/06/dysfonctionnements-et-tensions-au-sein-du-sdis-87_12915673.html

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Non, ce n'est pas incompréhensible !
C'est simplement un élément de plus dans la destruction de la France et de ses services publics.
On vide, on désorganise et à terme on supprime pour confier les tâches au privé qui en fera payer le prix fort aux Français.
Sauf si nous réagissons à temps ; mais pour cela il faut comprendre le mécanisme et... seul l'UPR l'explique !   S.R.

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Syrie – Les médias grand public mentent à propos du rapport de l’OIAC sur « l’attaque chimique » à Douma

TRIBUNE LIBRE / Moon of Alabama

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Publié le 7 juillet 2018 sous le titre Syria – Mainstream Media Lie About Watchdog Report On The ‘Chemical Attack’ In Douma

Traduction : Dominique Muselet

Certains médias traditionnels mentent purement et simplement en communiquant les conclusions du  rapport de l’OIAC sur « l’attaque chimique » présumée à Douma.

Le Washington Post écrit :

Un organisme d’inspection international a conclu que du chlore avait été effectivement utilisé dans la ville de Douma la veille du jour où les forces rebelles se sont rendues.

Dans un premier rapport publié vendredi, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a déclaré que ses inspecteurs avaient découvert des traces de « divers produits chimiques organiques chlorés » sur deux sites qu’elle a inspectés.

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L’OIAC n’a pas du tout conclu que « du chlore avait été effectivement utilisé ». Il a trouvé quelques composés chimiques dont les principaux éléments sont le chlore, le carbone et l’hydrogène dans diverses configurations. Il existe des centaines, voire des milliers, de « produits chimiques organiques chlorés ». Un tuyau en plastique fabriqué à partir de polychlorure de vinyle (PVC = (C2H3Cl)n) est composé des mêmes éléments. On pourrait l’appeler un « produit chimique organique chloré ». La combustion d’un produit en PVC libère divers composés dont beaucoup seront eux-mêmes des « produits chimiques organiques chlorés ». Mais trouver des résidus d’un tuyau en plastique ou de matériaux d’isolation brûlés dans une maison ne signifie pas que du gaz de chlore a été utilisé à cet endroit. Plusieurs des composés trouvés par l’OIAC résultent de l’utilisation du chlore pour désinfecter l’eau. On peut en trouver dans l’eau chlorée et à peu près partout où on utilise de l’eau chlorée.

La BBC a commis une « erreur » similaire. Elle a titré « La guerre de Syrie : L’attaque de Douma était du gaz de chlore – organisme d’inspection ».

Il a fallu que beaucoup de lecteurs protestent dans les médias sociaux et beaucoup de temps (plusieurs heures) pour que la BBC consente à corriger son « erreur ». Elle titre maintenant: « Guerre de Syrie: ‘Chlore possible’ sur le site de l’attaque de Douma – organisme d’inspection. C’est mieux, mais c’est tout de même encore un mensonge. Ni le rapport de l’OIAC, ni sa note technique (pdf) n’utilisent nulle part l’expression « chlore possible ». de plus la BBC n’a pas mis de note explicative pour indiquer que le titre original avait été modifié.

Le Daily Beast titre : Organisme d’inspection : Du chlore a été utilisé dans l’attaque chimique de la Syrie

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a déterminé que du chlore avait été utilisé dans l’attaque chimique dans la ville syrienne de Douma, mais n’a trouvé aucune preuve que des agents neurotoxiques étaient impliqués.

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C’est un mensonge pur et simple. Le rapport de l’OIAC ne dit pas que du chlore a été utilisé. Il ne mentionne le chlore que deux fois et seulement à propos d’attaques précédentes.

The Independent, AlJazeerah, l’Australien ABC News et d’autres diffusent le même mensonge à leurs lecteurs.

Si tant d’organes de presse ont fait cette « erreur » c’est peut-être parce que l’agence de presse britannique Reuters a été la première à répandre cette fausse information :

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Reuters a depuis lors changé le titre et le texte de cet article et écrit « produits chimiques chlorés » à la place de « chlore », mais n’a joint aucune note pour expliquer ce changement. De plus, il ne précise pas qu’on trouve des « produits chimiques chlorés » à peu près partout.

On peut douter que ces « erreurs » aient été commises par simple négligence. Les auteurs veulent plus probablement  créer la fausse impression que la Syrie est responsable d’une « attaque chimique » qui ne s’est pas produite. S’ils disaient la vérité, il leur faudrait aussi expliquer que les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé une large attaque de missiles de croisière contre la Syrie sans aucune raison valable.

Moon of Alabama

Article original: Syria – Mainstream Media Lie About Watchdog Report On The ‘Chemical Attack’ In Douma

Traduction : Dominique Muselet

Source: https://arretsurinfo.ch/syrie-les-medias-grand-public-mentent-a-propos-du-rapport-de-loiac-sur-lattaque-chimique-a-douma/

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