vendredi 6 juillet 2018

« La dette, la dette, la dette ! »

Cet argument antisocial que l’on vous rabâche est bidon

TL DETTE MACRON LE MAIRE

Voici pourquoi les partisans du remboursement de la dette par l’austérité budgétaire sont des charlatans.

"Parce que la dette" . Tel est l’argument absolu des partisans des politiques anti-services publics et anti-protection sociale.

Première lame des ciseaux : ils s’en servent pour refuser toute mesure de justice sociale. Par exemple, si vous expliquez qu’un tiers du personnel hospitalier est en risque de burn-out (source: ANFH) et qu’il est donc urgent de recruter davantage, ils vous répondront que c’est impossible « parce que la dette »

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Seconde lame : ils s’en servent pour présenter leurs réformes antisociales comme des mesures inévitables de saine gestion. Par exemple, si vous rappelez que les aides sociales sont indispensables pour limiter la pauvreté, puisque sans elles la pauvreté toucherait 24% des Français au lieu de 14% (Eurostat), ils vous répondront qu’il faut quand même les baisser « parce que la dette ». Ainsi essaient-ils d’enfermer le débat politique dans une camisole de fer : si vous êtes d’accord avec eux vous êtes un gestionnaire vertueux; si vous n’êtes pas d’accord vous êtes un panier percé irresponsable.

Cette argumentation est pourtant fallacieuse, pour plusieurs raisons.

D’abord, leur façon de compter la dette des Etats est absurde. « Dette de la France à 98% du PIB ! » « Bientôt 100% ! » De bonne foi, le public non-spécialiste va s’imaginer que si l’on dépasse 100% c’est forcément une catastrophe. Il va donc se résigner d’autant plus facilement à des saignées dans nos dépenses sociales. Or, le PIB est la richesse totale produite par le pays sur 1 an; et l’Etat français, actuellement, rembourse ses prêteurs au bout d’un peu plus de 7 ans. En toute rigueur, si l’on compare notre dette publique au PIB du pays sur 7 ans, cela donne alors 14%, et non pas 98%. La baudruche de « l’apocalypse de la dette » se dégonfle immédiatement.

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Ensuite, il faut rappeler que la garantie ultime de la dette d’un Etat, ce n’est pas la richesse produite par le pays tout entier sur 1 an. La garantie ultime, c’est l’existence ou pas d’un patrimoine public total supérieur à la dette, car cela signifie que l’Etat détient davantage qu’il ne doit. C’est d’ailleurs la raison fondamentale pour laquelle la France, pays doté d’un très vaste patrimoine public (infrastructures, immobilier, entreprises publiques…), est considérée par les prêteurs comme un emprunteur sûr, alors que des Etats pauvres qui n’ont quasiment pas de patrimoine public sont considérés comme des emprunteurs risqués. L’incurie des partisans des politiques antisociales « parce que la dette » éclate alors au grand jour : alors que c’est notamment l’existence d’un puissant patrimoine public qui fait de la France un emprunteur solide, les mêmes ne cessent d’affaiblir cette garantie en multipliant les privatisations ! C’est la vieille histoire du pompier pyromane.

Enfin et surtout, l’idée qu’on puisse rembourser la dette publique grâce à d’énormes saignées dans nos dépenses publiques est en soi une idiotie. A titre d’exemple, si la France arrivait, au prix d’une austérité sans précédent, à dégager un excédent budgétaire d’environ 1% du PIB et le consacrait à rembourser sa dette publique, cela prendrait environ…100 ans ! Qui peut croire sérieusement à pareil scénario ? Cela suffit à prouver que les partisans du remboursement par l’austérité budgétaire sont des charlatans.

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Il y a une alternative. La dette publique de la France, et plus largement celle des pays de la zone euro, peuvent parfaitement être résorbées sans politiques antisociales d’austérité. Il suffit pour cela que la Banque centrale européenne (BCE) rachète les dettes aux prêteurs grâce à la création monétaire (la « planche à billets »); et qu’une fois rachetées, elle les efface. C’est légal, car la BCE a déjà le droit de racheter des dettes publiques à des créanciers : elle l’a d’ailleurs déjà fait ces dernières années. Dans un scénario maximaliste, à raison d’une création monétaire de 960 milliards d’euros par an, l’intégralité de la dette publique de la zone euro pourrait ainsi disparaître en une dizaine d’années, sans subir ni la vente à la découpe du patrimoine public, ni des saignées dans nos dépenses sociales. Pour mémoire, la BCE a déjà créé rien qu’en 2017, 720 milliards d’euros pour soutenir les banques privées : cet ordre de grandeur n’est donc pas choquant. Et de toute façon, l’on peut aussi imaginer un scénario intermédiaire, qui résorberait une grande partie de la dette publique de la zone euro mais pas sa totalité.

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Le grand argument habituel contre cette alternative est bien connu : « la planche à billets provoquera de l’hyperinflation ! ». En réalité, c’est faux. Tant qu’elle garde des proportions maîtrisées, la création monétaire ne provoque pas d’hyperinflation : en l’occurrence, même le scénario maximaliste que j’évoque accroîtrait la masse monétaire de seulement 4%, et à un rythme assez lent. De surcroît, dans l’économie telle qu’elle est et pas telle qu’on la fantasme, ce qui provoque l’hyperinflation, c’est l’écroulement de la confiance des ménages et des investisseurs dans l’économie du pays, qui se traduit par la fin de la confiance dans la valeur de la monnaie elle-même. Par exemple, dans le cas sans cesse invoqué des brouettes de billets de banque de l’Allemagne de Weimar pour aller acheter du pain, c’est l’écroulement de la confiance collective dans l’économie allemande qui a provoqué l’hyperinflation; et non pas une politique préexistante de création monétaire.

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Jadis Molière décrivait les médecins de son époque comme des charlatans cachant leur ignorance derrière des formules obscures en latin, et qui n’étaient bons qu’à multiplier les saignées sur les malades au risque de les tuer. Mutatis mutandis, les partisans des privatisations, des politiques anti-services publics et des politiques anti-protection sociale sont les médecins de Molière d’aujourd’hui : eux aussi justifient des mesures mortifères avec du charabia pseudo-expert; et eux aussi sont de dangereux charlatans.

Thomas Guénolé, Coresponsable de l’école de la France insoumise, politologue et essayiste

Vidéo:

Notre modèle social est en cours de destruction et tout est fait pour vous empêcher de réagir

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=klGq4TKUlLo

GUENOLE ANTISOCIAL

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Reste à Thomas Guénolé à lire les traités européens: il constatera que l'indépendance de la banque centrale est incompatible avec ses propositions, et qu'aucune politique de création monétaire ne peut être mise en oeuvre sans souveraineté...Il n'y a que dans ses rêves qu'un hypothétique "gouvernement de la zone euro" prendrait de telles mesures totalement contraires à l'esprit même des traités depuis l'origine!   P.G.

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Nuit de colère à la cour d'appel de Limoges pour les avocats du Limousin

Une nuit de colère pour les robes noires du Limousin. Lundi soir, les avocats de Brive, Tulle, Guéret et Limoges, s’étaient donné rendez-vous à la cour d’appel de Limoges, avec leur matelas, pour protester contre un décret, dont la publication serait prévue en juillet. Celui-ci viserait à créer un pôle social à la cour d’appel de Poitiers.

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Ce nouveau pôle absorberait les contentieux des trois départements du Limousin, liés aux accidents du travail, à la protection sociale et l’invalidité. Pour plusieurs raisons, cette mesure non-officielle scandalise la profession, au point de donner aux avocats l’envie de découcher.

Poitiers, le cauchemar des justiciables en Limousin 

Dans le cadre des négociations liées au maintien des cours d’appel de plein exercice, ce projet est considéré comme un démantèlement qui ne porte pas son nom pour la cour de Limoges. « On voit une nette différence entre les paroles et les actes de la part de notre ministre. Faire un pôle social à Poitiers aurait pour conséquences une perte de 30 % d’activité pour la chambre de Limoges », explique Frédéric Olivé, bâtonnier désigné de Limoges. « On nous tient un double discours. Cette réforme est un passage en force et cela n’est pas acceptable », souligne Christine Marche, bâtonnière de Tulle.

Cette réforme pourrait également avoir d’importantes conséquences pour les justiciables les plus fragiles, qui se verraient dans l’obligation de se rendre dans la Vienne pour défendre leur dossier devant le juge. « En Creuse, nous avons déjà beaucoup de dossiers caducs, car les personnes ne peuvent pas se rendre à Guéret. Dans ce cas de figure, le risque est de voir les gens ne plus faire valoir leurs droits », s’inquiète Corinne Jouhanneau-Boureille, bâtonnière de Guéret. Une cinquantaine d’avocats ont participé à cette nouvelle mobilisation.

Les avocats du Limousin manifestent contre la disparition du pôle social.

Pierre Vignaud

https://www.lepopulaire.fr/limoges/justice/2018/07/02/nuit-de-colere-a-la-cour-d-appel-de-limoges-pour-les-avocats-du-limousin_12909950.html

Voir aussi:


Les avocats des quatre barreaux du Limousin (Brive, Guéret, Limoges et Tulle) se mobilisent une nouvelle fois contre la réforme de la carte judiciaire. Afin de défendre le maintien de la Cour d'appel de Limoges, ils ont décidé, ce 2 juillet 2018, d'occuper les lieux, place d'Aine. 

Dans le rapport remis au ministère de la justice le 15 janvier 2018, il n'y avait pas d'ambiguïté : "Toutes les Cours d'appel sont maintenues avec à leur tête un premier président et un procureur général. Il y aura donc une conservation du maillage des juridictions d'appel. Aucune cour d'appel ne sera fermée."

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Les avocats vont-ils redescendre sur terre ?
Pourront-ils faire abstraction de leur dogme politique pour analyser intelligemment les discours politiques ,
les objectifs des soi-disant réformes et les conséquences de ces réformes qui ne sont que des destructions ?

ET quand le ministre les rassure en disant qu'il n'y aurait pas de fermeture de la cour d'appel, pourquoi n'ont-ils pas compris que cette phrase avait un double sens ?

Oui, on ne ferme pas la cour d'appel, on la vide progressivement et, très rapidement, on la fermera car elle n'aura plus aucune activité !
C'est la perversion politique !
Il est temps qu'ils se réveillent !
S'ils avaient écouté François Aselineau, ils sauraient tout cela !
  S.R.

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
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L’hégémonie du cinéma américain en Europe et le rôle des accords Blum-Byrnes

Publication Frexit-Limousin 24 juillet 2017

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En quoi la signature de ces accords a permis l’influence culturelle américaine massive au lendemain de la seconde guerre mondiale ?
Il est important de replacer les accords Blum-Byrnes dans un contexte particulier et de comprendre les enjeux qui en découlent. La France a tenté de protéger son patrimoine cinématographique de la libéralisation souhaitée par les américains. Malheureusement, la stratégie américaine visant la propagation de son modèle culturel par le cinéma a balayé les espoirs de la France comme ceux des autres pays européens.

Contexte et enjeux de la signature des accords Blum-Byrnes

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1946, au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’Europe est en ruine. Les états européens doivent répondre à deux problématiques majeures à cette époque : comment rembourser les prêts-bails (1) accordés par les américains pendant la guerre pour l’armement ? Et comment reconstruire le pays sans moyens financiers pour investir ?
Durant cette période, les pays européens, en commençant par le Royaume Uni, négocient avec les américains des accords permettant la reconstruction. Pour les américains, la signature de ces accords est stratégique puisqu’ils veulent enrayer la montée progressive du communisme en imposant le modèle culturel américain.


Le 28 mai 1946, Léon Blum, désigné négociateur et représentant des intérêts français et James Byrnes, alors secrétaire d’état des Etats-Unis, signent les accords Blum-Byrnes. Ces accords prévoient l’effacement d’une grande partie de la dette due au prêt-bail, soit 2 milliards de dollars, mais également une aide de 300 millions de dollars remboursables sur 35 ans ainsi qu’un nouveau prêt bancaire de 650 millions de dollars pour la reconstruction.

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En contrepartie des accords signés avec les pays européens, les Etats Unis demandent une large libéralisation des échanges, la réduction des tarifs douaniers et la suppression de la préférence nationale en matière de commerce. Le but est de faciliter l’entrée sur le marché européen des produits de grande consommation venant des Etats-Unis, ainsi que de la bibliothèque de plus de 2 000 films tournés pendant la guerre et prêts à déferler sur l’Europe.

L’échec du protectionnisme français


La réouverture des salles obscures à la concurrence internationale après les restrictions de guerre a lieu dès 1944:

Entre 1944 et 1946, 94 films français sortent sur les écrans contre 49 films américains et 33 films provenant d’autres pays. Cependant, ce résultat n’est pas représentatif de la diffusion effective puisque la programmation des salles d’exclusivités (qui détiennent par contrats les droits de diffusions des films dès leur sortie) propose à 71% des films américains, 21% des films français et à 9% d’autres films étrangers.

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A l’époque, la profession du cinéma ainsi que les élites françaises condamnent fermement l’ouverture à la concurrence non contrôlée des salles de cinéma. C’est la raison pour laquelle, à la demande de la France, un contingentement cinématographique est ajouté aux accords Blum-Byrnes pour tenter de protéger le cinéma français. Il prévoit de réserver 4 semaines par trimestre à la diffusion exclusive de films français. Il impose également que la diffusion des films français occupe 50% des écrans contre 50% pour la concurrence étrangère durant les autres semaines. Ceci aura pour effet de réduire l’exposition du cinéma américain de 17% par rapport à la situation d’avant guerre, et les films français devaient être avantagés par rapport à la concurrence étrangère.

Mais cela n’a pas été suffisant puisque que les salles d’exclusivités ont continué à privilégier illégalement le cinéma américain, le considérant de meilleure qualité. De plus, à cette période, le niveau de production du cinéma français a baissé de 28% par rapport à la situation d’avant-guerre. Ainsi de 1946 à 1948, le cinéma français a sorti en moyenne 84 films par an, contre 140 films américains en respectant le contingentement. Pour améliorer la situation, de nouveaux accords sont signés en 1948, pour réduire à 121 le nombre de films américains sortant sur les écrans français par an. Ces nouveaux accords prévoient également la création du Centre national de cinématographie (CNC) et d’une taxe sur le billet d’entrée des films étrangers au profit de la production des films français.

 

L’influence culturelle américaine en Europe

 

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Wim Wenders a écrit en 1997 : « Trouverait-on à travers le monde le rêve de l’Amérique sans le cinéma ? Aucun autre pays dans le monde ne s’est ainsi tant vendu, et n’a répandu ses images, l’image qu’il a de soi, avec une telle force, dans tous les pays. »


En 1942, Roosevelt convie à Washington les grands réalisateurs de l’époque comme John Ford et Franck Capra. Roosevelt leur demande de mettre leur talent au service de la mobilisation psychologique du pays. C’est ainsi que le Pentagone installe un bureau de liaison exclusivement pour le cinéma. Il est à la disposition des réalisateurs pour inspirer les thèmes de films patriotiques et fournit sur demande, du matériel, des conseillers et des figurants pour la réalisation. Les américains ont donc compris très tôt que le cinéma était un vecteur essentiel de la diffusion de leur modèle culturel.

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Le succès des films américains en France au lendemain de la guerre est instantané. Alors que les films français proposent des images rappelant les souffrances de la guerre, le cinéma américain redonne du rêve et de l’espoir aux populations. Ce n’est pas un hasard si le happy end est devenu caractéristique des films américains.

Depuis cette période, la recette du film américain pour conquérir le public est le cocktail « action, adventure, humor, love interest and special effects ». De plus, les films sont tournés de telle manière qu’ils indiquent au spectateur comment interpréter les images. La manipulation s’appuyant sur l’identification au personnage, l’omniprésence de la narration, l’influence du héros et le comportement des personnages secondaires (Reaction Shot) permet de contrôler la perception des spectateurs. C’est l’une des raisons principales de la puissante influence culturelle du cinéma américain.


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Aujourd’hui le cinéma américain domine le cinéma européen, seul le cinéma français parvient tant bien que mal à tirer son épingle du jeu, principalement en raison du contingentement prévu dans les accords Blum-Byrnes et de la création du CNC. Cependant, on peut dire que le rôle protecteur des accords Blum-Byrnes a échoué et il aurait sans doute fallu interdire la diffusion de films américains sur le sol français pour empêcher l’influence culturelle américaine.

On peut faire le parallèle avec la situation de la Corée, qui tente également de faire face aux assauts du cinéma américains. Une politique de quotas analogue à celle des accords Blum-Byrnes soutient le cinéma national coréen depuis 1985. Il prévoit au moins 146 jours par an réservés exclusivement aux films coréens. Les professionnels luttent pour préserver ces dispositions contre l’offensive américaine, et sont en cela soutenus par la France. Actuellement, la part de marché des films nationaux en Corée est supérieure à 50% ; performance dont seuls l’Inde et les Etats-Unis peuvent se vanter. Lee Chang-Dong, ministre de la culture coréen s’oppose en défenseur de son modèle culturel face aux pressions de l’industrie cinématographique américaine qu’il compare à un "dinosaure qui tue l'écosystème".

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Finalement, la question n’est pas de savoir si les accords Blum-Byrnes ont protégé ou condamné le cinéma français, mais bel et bien de constater la puissance de l’influence culturelle américaine. Malgré les tentatives pour enrayer le rouleau compresseur cinématographique américain au lendemain de la guerre, force est de constater qu’il s’est malgré tout imposé de façon hégémonique dans l’ensemble des pays européens.


Michel Vuillemin

  1. Le programme Prêt-Bail (programme "Lend-Lease" en anglais) était un programme d'armement mis en place par les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, afin de fournir les pays amis en matériel de guerre. Le programme prêt-bail s’appuie sur la loi Lend-Lease, signée le 11 mars1941, qui autorise le Président américain de « vendre, céder, échanger, louer, ou doter par d'autres moyens » tout matériel de défense à tout gouvernement. De 1941 à 1945, le montant total des prets-bails accordés est de 50,1 milliards de dollars. Les principaux bénéficiaires ont été le Royaume-Uni (31,4 milliards de dollars) et l'Union soviétique (11,3 milliards de dollars). La France libre du général de Gaulle ainsi que l’armée d’Afrique (Algérie française) ont perçu 3,2 milliards de dollars.

(...)

Lire la suite (avec bibliographie sur le sujet:

 http://www.infoguerre.fr/culture-et-influence/hegemonie-du-cinema-americain-en-europe-et-le-role-des-accords-blum-byrnes-4485

 Voir aussi:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_Blum-Byrnes

Déclaration Sherman