dimanche 1 juillet 2018

Vidéo du jour: Asselineau dans "Le média", débat sur l'UE!

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C'est enfin sorti, l'enregistrement avait eu lieu juste avant le Conseil national UPR du 16 juin. Sur le plateau, des partisans de l'UE et des opposants, enfin...plus ou moins... Un débat à ne pas manquer!  P.G.

VID DEBAT UE FA LE MEDIA

DANS LA GUEULE DU LOUP #5 : L'UNION EUROPÉENNE, VERS LE CHAOS ?

https://www.youtube.com/watch?v=s3fGgx_dyCk

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Les dix salariés du magasin Espace Émeraude à Cressat (Creuse) ont perdu leur emploi...

Vendredi 23 juin au soir, les salariés d’Espace Émeraude à Cresat (Creuse) ont baissé définitivement le rideau. Qu’ils aient débuté leur carrière professionnelle ici ou aient été embauchés plus récemment, ils se posent tous la même question : que faire demain ?

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«Pour la première fois, on a délégué quelqu’un qui va fermer la porte à notre place. » Pour la première et pour la dernière fois aussi. Vendredi, 18h30, le rideau de fer d’Espace Émeraude à Cressat (Creuse) s’est baissé. Définitivement.

« On ferme mais on ne se rend pas compte qu’on ne rouvrira plus », lâche Marie.
Dans le magasin, des clients de la première heure et des anciens employés sont venus soutenir ceux qui, ce soir-là, se retrouvent sans emploi. Et qui, pour certains, ferment la porte sur trente années de vie. Comme Franck, responsable d’activité, qui a débuté sa carrière dans ce magasin de matériel agricole, il y a trente ans.

« Ça été mon premier vrai boulot ici. J’avais 19 ans quand je suis rentré au service express. Après, j’ai été magasinier, puis aux pièces détachées et là, je suis responsable du magasin. » Il a un peu de mal à réaliser, comme ses neuf collègues, que ce vendredi soir, c’est fini.

« Entre mourir d’une crise cardiaque ou d’une longue maladie, autant que ce soit bref »

« Quand on l’a appris à la mi-mai, on ne s’y attendait pas. Sur le coup, on n’y croit pas vraiment. Même encore aujourd’hui. On va réaliser tout à l’heure quand on va fermer mais surtout dans les semaines qui viennent. » « C’est surtout en septembre qu’on va vraiment se rendre compte, pense Chantal qui a passé trente ans ici. Là, c’est l’été, c’est un peu comme si on était en vacances mais à la rentrée, c’est là que ça va être le plus dur. ». « Oui, ça a été rapide mais en même temps, je préfère autant, poursuit Franck. C’est pas facile de venir travailler quand on sait que c’est bientôt fini. Et entre mourir d’une crise cardiaque ou d’une longue maladie, autant que ce soit bref. »


« Franchement, quand on apprend la nouvelle, c’est un monde qui s’écroule sous nos pieds, confie Manu, 25 ans de boîte. Je suis en colère, je ressens de l’injustice et de la déception. On a évolué au sein de ce groupe pendant 25 ans, on leur a rapporté de l’argent et là, on est complètement lâchés. Tout ça parce qu’on ne correspond pas à leur axe de développement! Qu’est-ce que je vais faire après ? Je n’en sais rien. Je n’ai jamais été demandeur d’emploi. Comment ça se passe ? Je vais aller à Pôle emploi, voir si je peux faire des formations… »

« On est tous creusois, on a nos vies ici »

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Alors oui, bien sûr, « on a eu des propositions de reclassement dans le groupe, rapporte Franck. Mais qui ne correspondent pas franchement à nos profils et qui sont dans le Maine-et-Loire. Nous, on est tous creusois, on a nos vies ici et on n’a pas vingt ans. » « J’ai mes enfants au collège et au lycée, enchaîne Manu. Et ma femme vient juste d’être reclassée, elle, après la fermeture de l’IME du Monteil-au-Vicomte où elle bossait! ». Marie, elle, est plus jeune. Mais elle vient d’avoir un bébé et d’acheter une maison. « Si je n’avais pas d’attaches, si j’étais seule, sans doute que je partirais mais là… Notre petit apprenti qui a 18 ans, il va sûrement partir, lui, mais ça sera bien le seul à accepter un reclassement. Je vais essayer de trouver dans ma branche, j’étais comptable ici. On se dit qu’on va bien trouver quelque chose mais bon… En même temps, je m’inquiète plus pour mes collègues qui sont plus âgés. »

« Comment on  va rebondir après ? Est-ce qu’on aura la force ? »

« Oui, on s’inquiète tous pour les autres en fait, reconnaît Franck. On pense à nos clients et à la Creuse qui perd un commerce de plus. Et on pense à chacun d’entre nous. On a toujours été une équipe soudée, il y avait une bonne ambiance entre nous, on va rester solidaires. Mais on se demande aussi comment on va rebondir après. Est-ce qu’on aura la force ? On s’est tous dit qu’on allait garder le contact, pour se donner un coup de main s’il y a besoin. »


Le contact, certains aimeraient bien même le garder avec leurs clients. « Il y en a qui nous disent : “Faut monter quelque chose les gars, faut pas laisser tomber. Nous, on a besoin de vous”. » Alors Franck, Manu et quelques autres y pensent : « Pourquoi pas monter une Scop ? On a des projets mais est-ce que c’est réalisable ? Nous, on est convaincus que notre activité en Creuse, il y en a besoin mais après ? Il faut voir. »

Vendredi soir, le rideau s’est baissé. Définitivement. À l’intérieur, des clients, des anciens employés et ceux qui viennent de perdre leur boulot « Ça y est, lâche Franck. Le rideau est tombé. Maintenant, on va aller boire un coup tous ensemble. On fait en deux étapes. Pour faire passer la pilule. »

Séverine Perrierhttps://www.lepopulaire.fr/cressat/economie/commerce-artisanat/2018/06/25/vendredi-soir-les-dix-salaries-du-magasin-espace-emeraude-a-cressat-creuse-ont-perdu-leur-emploi_12899791.html

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UE, le début de la fin ?

TRIBUNE LIBRE / /J. SAPIR

TL SAPIR EUROPE DEMANTELEE

Le sommet de l’Union européenne qui s’est tenu jeudi 28 juin a confirmé ce que l’on pouvait en escompter. Si les pays de l’UE se sont efforcés de sauver les apparences, la vacuité du communiqué final et les difficultés extrêmes rencontrées pour aboutir à ce communiqué sont les preuves de la profonde crise que traverse l’Union européenne. Un pays sort à l’évidence victorieux de ce sommet, et c’est l’Italie au gouvernement issu de l’alliance entre le M5S et la Lega.

Cette victoire se mesure à plusieurs points. Le Premier ministre Italien, M. Giuseppe Conte avait annoncé ne pas vouloir signer un texte qui ne soulagerait pas, vite et concrètement, l’Italie de sa mission de première ligne en Méditerranée, face à la Libye. Le texte qui est finalement issu de ce sommet laisse planer un flou sur l’organisation adoptée par les pays de l’UE, mais garantit en fait à l’Italie qu’elle pourra continuer sa politique actuelle[1]. Derrière le paravent des mesures « volontaires », cet accord signe aussi la fin de l’accord de Dublin et donne raison aux pays d’Europe centrale qui étaient arrivés à ce sommet vent debout contre l’idée de « quota » imposés par Bruxelles. Cet accord entérine aussi les décisions de groupes de pays au détriment de décisions prises par les 27. Il signe donc, en réalité, le début du démantèlement de la mécanique européenne. C’est en cela que ce sommet mérite d’être retenu.

La crise dite des « migrants » révèle la crise politique de l’UE

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La crise que connaît l’UE vient de loin. Mais, elle a connu un incontestable coup d’accélérateur avec la question des migrants clandestins.

Le nouveau gouvernement italien, et son Ministre de l’intérieur, s’appuie sur une logique incontestable. Les pays de l’UE, par l’accord de Dublin, avaient décidé que les « pays d’accueil » enregistraient les clandestins, en faisaient le tri, et que les migrants éligibles seraient répartis sur l’ensemble du territoire de l’Union. Dans les faits, et compte tenu du refus des pays (y compris la France) de remplir leurs obligations, on avait abouti à une accumulation de ces clandestins sur le territoire de l’Italie, accumulation qui a créé une situation aujourd’hui intenable. En acceptant désormais que l’ensemble de ce processus se fasse sur la base du « volontariat » des pays concernés, en se refusant même à nommer les dits « pays concernés », l’accord de la nuit du 28 au 29 juin enregistre la décomposition d’une partie du cadre européen, qui est désormais réduit à un accord volontaire entres pays membres. Il ne semble pas que l’on ait encore mesuré toutes les conséquences de cela, mais ces conséquences pourraient aller fort loin.

Le gouvernement italien a de plus été conforté dans son refus aux ONG qui affrétaient les navires comme l’Aquarius ou le Lifeline de pouvoir débarquer les migrants, arguant, et ceci a été confirmé, que ces navires se faisaient les complices objectifs des passeurs mafieux qui exploitent ces gens, ce que le Président français, Emmanuel Macron, a bien été forcé de reconnaître[2].

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Le gouvernement italien et son ministre de l’intérieur ont donc fait éclater l’hypocrisie massive du discours des « bien-pensants », cette hypocrisie si présente dans de nombreux pays de l’UE. Ils ont aussi provoqué une crise, tant dans l’UE qu’en Allemagne, où la position de Mme Angela Merkel apparaît durablement fragilisée. L’ambiguïté de ses rapports avec son propre Ministre de l’intérieur, membre de la CSU, un parti qui est l’allié historique de la CDU mais qui n’a pas, et de loin, la même culture politique, le montre.

Aujourd’hui, avec le communiqué final du sommet des 28-29 juin[3], c’est l’ensemble de l’architecture de l’accord de Dublin qui est à l’évidence frappée de caducité. Les pays cherchent désormais des solutions soit dans des accords négociés avec d’autres pays, soit de manière individuelle. Quoi qu’en dise Emmanuel Macron, ceci ne pourra être que renforcé par le caractère « volontaire » des mesures annoncées par le communiqué. Emmanuel Macron s’est présenté comme le chantre d’une UE intégrée et fédérale. Il doit aujourd’hui accepter le principe d’accords bilatéraux entre pays. Même si ceci n’est pas (encore) relevé dans la presse, c’est une défaite massive, une défaite publique pour lui et pour tous ceux qui sont sur sa position. Cette situation montre parfaitement l’état de désagrégation de l’UE aujourd’hui.

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Le vainqueur du sommet?

Que reste-t-il de la déclaration franco-allemande de Merseberg ?

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Car, et il faut le savoir, cette crise politique de l’UE dépasse de loin la question des « migrants ». C’est le cœur même du processus de constitution de l’UE qui est atteint. L’échec des tentatives françaises de parvenir à des avancées significatives sur la gestion de la zone Euro le démontre. La France et l’Allemagne avaient abouti à un accord avec la « déclaration de Merseberg »[4]. Mais, il s’agissait d’un accord à minima. Cette déclaration était très en retrait par rapport aux demandes de la France. Cette « déclaration » en effet prévoyait que le mécanisme européen de stabilité (MES) soit renforcé, changeant même de nom et devenant un véritable Fonds monétaire européen (FME). Tant que l’état du patient ne serait pas considéré comme « sérieux », il serait confié aux soins « attentionnés » de la Commission, mais si la situation se détériorait, il irait alors en soins intensifs, c’est-à-dire le FME. En quoi cela consisterait-il? Le document dit explicitement: “Rappelez-vous que toute décision de fournir le soutien de la stabilité du Fonds à un État membre doit inclure l’analyse DSA (Debt Sustainability Analysis)“. Il y a là un message dépourvu de toute ambiguïté. Si la dette publique d’un pays en difficulté est déclarée “insoutenable” par le Fonds, il n’y aura pas d’accès à l’aide tant qu’une restructuration de la dette ne sera pas effectuée, conformément aux principes du FMI. Autrement dit, le traitement d’un pays en difficulté se ferait dans les règles internationales c’est-à-dire comme si l’Union Economique et Monétaire (la zone Euro) n’existait pas. On retrouve ici la logique qui substitue le « volontariat » à un accord réellement contraignant et engageant l’ensemble des pays partenaires.

Dès lors, on voit que cette déclaration de Merseberg, loin de constituer un pas dans la résolution progressive de la crise politique de l’UE, ne fait que l’amplifier.

Emmanuel Macron, le grand perdant?

Une explosion programmée ?

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Cette déclaration est cependant restée un projet mort-né. Douze pays de l’UE se sont déclarés opposés tant à cette déclaration qu’aux ambitions du Président français qui entendait faire évoluer vers un statut plus « fédéral » tant l’UE que la zone Euro[5]. Après l’envoi d’une lettre très ferme du ministre des Finances néerlandais Wopke Hoekstra au président de l’Eurozone Mario Centeno pour afficher publiquement sa désapprobation, ce sont onze autres pays qui ont décidé de signer cette lettre[6].

D’ailleurs, la réunion de l’Eurogroupe du 21 juin devait décider de la mise en place d’une taxe sur les transactions financières pour subventionner une partie des propositions contenues dans la déclaration de Merseberg. De fait, l’idée d’un « budget fédéral » est morte. Or, toute la construction française, à laquelle l’Allemagne avait été associée non sans réticences ni arrières pensées pour cette dernière, reposait sur cette idée. Par ailleurs, Mme Angela Merkel n’est clairement plus en état de défendre en Allemagne même un tel projet, si tant est qu’elle l’ait réellement voulu…

Vers un nouvel épisode de la crise de l’Euro ?

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Les tensions vont rapidement réapparaître au sein de la Zone Euro. Car, il y a une réalité qui s’imposera, encore et toujours, par-delà les discours. La mise en place de l’Euro a entrainé une accentuation des divergences au sein des pays membres de l’UEM[7]. Ces divergences se sont aggravées considérablement depuis une dizaine d’années[8]. Les travaux du FMI[9], mais aussi une récente étude de l’OFCE[10], en témoignent. Cette divergence, sauf mécanismes budgétaires de redistribution du surplus commercial de l’Allemagne, conduira l’Euro à exploser. Tel est d’ailleurs la conclusion des auteurs de l’étude de l’OFCE, une conclusion récemment partagée par Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie[11].

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Face à de telles perspectives de crise, les dirigeants politiques sont sommés d’anticiper ou alors ils sont condamnés à périr. Emmanuel Macron pourrait prendre acte de la crise que ravage l’Union Européenne et de celle qui va emporter l’Euro et proposer une dissolution ordonnée de ce dernier. Sur ce point, il aurait certainement le soutien tant de l’Italie que de certains pays de l’Europe du Nord. Cette dissolution ordonnée est la solution de loin la meilleure. Une sortie de l’Italie de l’Euro, alors que la France se cramponnerait à l’Allemagne et à l’Euro, aurait des conséquences épouvantables sur l’économie française, et l’on peut estimer entre 500 000 et 800 000 chômeurs de plus dans les deux ans qui suivraient. Les déficits exploseraient, et le gouvernement serait contraint de baisser dramatiquement les dépenses publiques, entraînant un chômage supplémentaire (qualifié de « chômage de deuxième tour » dans les analyses économiques) qui pourrait s’élever à 200 000 – 400 000 chômeurs de plus. A la fin des fins, la France serait obligée de quitter l’Euro mais non sans avoir été au préalable dévastée par une crise économique d’une ampleur inédite.

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On peut cependant craindre qu’Emmanuel Macron soit trop imprégné d’idéologie européiste comme de théologie économique, se gargarisant tous les jours d’un discours vide de sens, pour être capable de prendre les décisions qui s’imposent. Ces décisions seront quant à elles sans doute prises par le gouvernement italien qui, lui, a une véritable stratégie d’alliance à l’échelle européenne, et une compréhension de la nature irrémédiable de la crise de l’UE.

Par ses décisions, il a déjà porté la discorde au cœur de ses adversaires, provoquant une coagulation d’un « front conservateur » au sein des pays de l’UE, la reconnaissance de mesures non-contraignantes (sur la question des migrants), la reconnaissance du bilatéralisme au sein de l’UE et une crise politique en Allemagne même.

[1] http://www.lefigaro.fr/international/2018/06/29/01003-20180629ARTFIG00012-union-europeenne-un-accord-trouve-sur-les-migrations.php

[2] Voir la déclaration faite à Rome le 26 juin par Emmanuel Macron où il indique que le navire de l’ONG Lifeline : “a coupé le signal et elle est intervenue en contravention de toutes les règles et des garde-côtes libyens” rejoignant ainsi certaines des critiques du gouvernement italien sur le rôle des ONG en Méditerranée. Il a ajouté : “On ne peut pas accepter durablement cette situation car au nom de l’humanitaire cela veut dire qu’il n’y plus aucun contrôle. A la fin on fait le jeu des passeurs en réduisant le coût du passage pour les passeurs. C’est d’un cynisme terrible“. Voir AFP via https://actu.orange.fr/france/lifeline-la-france-accueillera-une-partie-des-migrants-mais-macron-critique-l-ong-CNT0000014pSvn.html

[3] http://www.consilium.europa.eu/media/35943/28-euco-final-conclusions-fr.pdf

[4] https://www.france-allemagne.fr/Europe-Declaration-commune-de-la-France-et-de-l-Allemagne-19-juin-2018.html

[5] https://francais.rt.com/economie/51866-12-pays-europeens-s-opposent-a-un-futur-budget-de-la-zone-euro

[6] Soit la Belgique, le Luxembourg, l’Autriche, le Danemark, la Suède, l’Irlande, Malte, la Finlande, l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie.

[7] Voir Sapir J., « La Crise de l’Euro : erreurs et impasses de l’Européisme » in Perspectives Républicaines, n°2, Juin 2006, pp. 69-84 et Sapir J., « Krizis evrozony i perspektivy evro », [La crise de la zone Euro et les perspectives de l’Euro] in Problemy Prognozirovanija, n° 3 (126), 2011, pp. 3-18.

[8] iAGS, 2014, « The independent Annual Growth Survey 2015: A Diverging Europe on the Edge », téléchargeable à l’adresse http://www.iags-project.org/documents/iags_report2015.pdf

[9] Voir http://www.imf.org/en/Publications/Policy-Papers/Issues/2017/07/27/2017-external-sector-report et http://www.imf.org/en/Publications/Policy-Papers/Issues/2016/12/31/2016-External-Sector-Report-PP5057

[10] Villemot S., Ducoudré B., Timbeau X., « TAUX DE CHANGE D’ÉQUILIBRE ET AMPLEUR DES DÉSAJUSTEMENTS INTERNES À LA ZONE EURO », Revue de l’OFCE, 156 (2018), pp. 1-32.

[11] https://www.project-syndicate.org/commentary/next-euro-crisis-italy-by-joseph-e–stiglitz-2018-06

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-ue-le-debut-de-la-fin-par-jacques-sapir/

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LE CÉLÈBRE UNIVERSITAIRE AMÉRICAIN NOAM CHOMSKY EXPLIQUE QUE L’ACCUSATION « D’ANTIAMÉRICANISME » EST DE NATURE TOTALITAIRE.

ARCHIVES 1

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Professeur émérite de linguistique au Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Harvard et auteur de nombreux ouvrages, Noam Chomsky est un penseur américain célèbre. C'est aussi un analyste et militant politique et un sympathisant anarcho-syndicaliste.

Dans un entretien publié par RT le 11 juillet 2017 ( https://francais.rt.com/…/40823-noam-chomsky-si-vous-critiq… ), il explique pourquoi le système américain prend de plus en plus des airs de totalitarisme depuis la transition vers le néolibéralisme adopté dans les années 1980.

Il relève en particulier que « l’antiaméricanisme est un concept très intéressant. Un concept de ‘‘traîtrise patriotique’’ qui n’existe que dans les États totalitaires. En dehors des États-Unis, je ne connais aucun pays non totalitaire et non autoritaire où ce concept existe. »

Et il précise : « Par exemple, si quiconque en Italie critique le gouvernement de Silvio Berlusconi – il n’est pas accusé d’être anti-italien. Sous l’ancienne Union soviétique vous pouviez être condamné pour antisoviétisme ; sous l'ancienne dictature militaire brésilienne vous pouviez être qualifié d’anti-brésilien. Mais, à part les Etats-Unis, je ne connais aucun pays non totalitaire et non autoritaire où ce concept existe. C'est tout à fait frappant. Si vous critiquez la politique du gouvernement, vous êtes antiaméricain. »
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COMMENTAIRES
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À l'appui de l'analyse de Noam Chomsky, j'ajoute que la majeure partie des grands médias français correspondent parfaitement à cette description et l’appliquent même quotidiennement dans notre pays.

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En effet, si un Français critique son gouvernement, il n’est pas qualifié d’anti-français. Mais si un Français critique sans complaisance le gouvernement et les dirigeants américains, il est alors rapidement qualifié « d’antiaméricain » par les grands médias français.

J’en sais quelque chose, comme le prouvent les quelques exemples suivants, pris parmi d’innombrables autres, dont j'ai été affublé à partir du moment où l'UPR a commencé à se présenter à des élections nationales :

=> Léa Salamé à l’émission ‘‘On n’est pas couché’’ sur France 2 le 20 septembre 2014 me reprochant de faire de « l'anti-américanisme primaire » ( https://www.upr.fr/…/lextrait-video-de-lechange-de-francois… )

[ Je signale à ce propos que la petite vidéo de 3 minutes ayant repris ce passage, en septembre 2016, cumule à ce jour 2 343 070 vues, 43030 partages, 28557 j'aime et 5100 commentaires... https://www.facebook.com/1622026158127891/videos/1637597533237420/ ]

=> France TV Info le 1er décembre 2015 : « Antiaméricanisme, théorie du complot et Space Mountain : qui est François Asselineau ? » ( http://www.francetvinfo.fr/…/antiamericanisme-theorie-du-co… )

=> Le Nouvel Obs du 10 mars 2017 : « L'europhobie de François Asselineau se conjugue avec un antiaméricanisme forcené. » ( http://tempsreel.nouvelobs.com/…/frexit-cia-wikipedia-10-ch… )

=> Le Lab Europe 1 du 13 mars 2017 : « Le candidat à l'élection présidentielle François Asselineau est un anti-américain convaincu. » (http://lelab.europe1.fr/en-direct-au-jt-de-tf1-francois-ass…)

=> Le Monde du 24 mars 2017 : « le leader de l'UPR, souvent taxé de complotiste et d'antiaméricanisme. » ( http://www.lemonde.fr/…/au-meeting-d-asselineau-on-chante-l…

=> Libération du 24 mars 2017 : « [François Asselineau est ] souverainiste et anti-américain » ( http://www.liberation.fr/…/sortie-de-l-ue-et-de-l-otan-nati… )

=> Gala de mars 2017 : « François Asselineau se déclare souverainiste et antiaméricain » ( http://www.gala.fr/stars_et_gotha/francois_asselineau )

=> Yahoo Actualités du 13 avril 2017 : « François Asselineau, farouchement anti-américain et en faveur de la sortie de la France de l'Union européenne » ( https://fr.news.yahoo.com/patrick-cohen-ironise-face-fran%C… )

Etc.

François ASSELINEAU
12 juillet 2017

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