Des personnalités des univers politique, industriel, médiatique ou de la finance ont participé à la 66e réunion Bilderberg. Fondé dans un contexte de guerre froide, le groupe caractérisé par son opacité suscite régulièrement la controverse.

ACT BILDERBERG

131 noms figuraient sur la liste des participants prévus à l'occasion de la 66e réunion du groupe Bilderberg qui s'est tenue à Turin, en Italie, du 7 au 10 juin 2018. Parmi ceux-ci on retrouve le ministre français de l'Education Jean-Michel Blanquer, le Premier ministre belge Charles Michel, ou encore le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg. L'ancien conseiller américain à la sécurité nationale Henry Kissinger était lui aussi présent, au côté de José Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne passé chez Goldman Sachs et du PDG de Total Patrick Pouyanné.

Au cours de ces quatre jours, 12 sujets ont été abordés. Dans l'ordre de présentation mis en avant sur le site du Bilderberg, les thématiques étaient les suivantes : le populisme en Europe, l'enjeu de l'inégalité, l'avenir du travail, l'intelligence artificielle, les Etats-Unis avant les élections de mi-mandat, le libre-échange, le leadership mondial des Etats-Unis, la Russie, l'informatique quantique, Arabie saoudite et Iran, le monde «post-vérité», les événements d'actualité.

Comme ce fût le cas l'année précédente, la réunion a été présidée par le français Henri de Castries, patron d'Axa et du think tank Institut Montaigne.

Parmi les enjeux majeurs, le développement d'un monde multipolaire ?

Simultanément à cette réunion à huis clos, dont les discussions sont donc nappées de secret, deux sommets internationaux d'importance majeure dans les relations internationales, celui de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et celui du G7, avaient lieu.

Le premier, qui s'est déroulé du 9 au 10 juin 2018 à Qingdao, en Chine, a confirmé le rapprochement entre Pékin et Moscou, qui ont affiché leur unité, signe peut-être de l'émergence progressive d'un monde multipolaire. L'événement chevauchait le sommet du G7 qui s'est tenu du 8 au 9 juin à la Malbaie, au Canada. Réunissant les plus grandes puissances économiques occidentales du monde, cette rencontre s'est terminée sur une note amère, après que les Etats-Unis ont retiré leur soutien au communiqué final du sommet.

Ces deux événements ont-ils été suivis de près lors de la réunion Bilderberg ? La liste des points abordés à Turin, comme «le libre-échange», «le leadership mondial des Etats-Unis», «la Russie» ou encore de façon plus générale «les événements d'actualité», le laissent penser.

Bilderberg, enfant de la guerre froide ?

BILDERBERG SATIRE 2

Fondé par le banquier David Rockefeller, le prince Bernhard de Hollande, l'homme politique britannique Denis Healey et le diplomate polonais Joseph Retinger, le groupe qui se réunit tous les ans depuis 1954 a longtemps cultivé l'art du secret, faisant son possible pour ne pas médiatiser ses conférences, ne dévoilant ni le nom des participants, ni les thèmes abordés. Mais, devant des protestations de plus en plus nombreuses face à cette opacité ces dernières années, le groupe s'est finalement résolu à faire filtrer quelques informations sur la teneur de ses discussions.

Si le cas de la Russie a été abordé par les participants de la réunion de 2018, il est à noter que le sujet est régulièrement au menu des discussions du groupe Bilderberg. L'an passé, il avait déjà été abordé sous l'angle : «La Russie dans l'ordre international».

https://francais.rt.com/international/51527-populisme-europe-libre-echange-russie-reunion-groupe-bilderberg-2018-turin-italie

BASE 14 995X225

A croire qu'ils prennent plaisir à alimenter toutes les "théories du complot"! A quoi peut bien servir ce genre de réunion, symbole de connivence, d'opacité et d'arrogance oligarchique?   P.G.

BILDERBERG SATIRE 1