mercredi 6 juin 2018

A Paris, des manifestants s'opposent à la venue du «criminel de guerre» Benjamin Netanyahou

Après Berlin, le Premier ministre israélien est en visite à Paris, où il s'entretient avec Emmanuel Macron afin de plaider notamment pour un durcissement vis-à-vis de l'Iran. Solidaires des Palestiniens, des protestataires se sont rassemblés.

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«Non à la venue du criminel de guerre Netanyahou en France !» : tel est le mot d'ordre de plusieurs collectifs pro-palestiniens qui ont appelé à manifester à Paris ce 5 juin 2018, jour de la rencontre entre le Premier ministre israélien et le président de la République, Emmanuel Macron. «Netanyahou, criminel de guerre ! A la cour pénale internationale !», scandaient des opposants, d'après un reporter de RT France présent sur les lieux. 

En raison d'une interdiction de manifester devant le Grand Palais, c'est finalement aux Invalides que se sont rassemblés les protestataires. Ceux-ci se sont vus interdire le franchissement de la Seine.

Un reporter de FranceInfo a estimé à 200 le nombre de manifestants.

Des élus de La France insoumise (LFI), parti dont une frange notable se montre critique à l'égard de la politique de l'Etat hébreu, ont annoncé leur venue. Outre Danielle Simonnet, conseillère de Paris, le député LFI Eric Coquerel a dénoncé sur Twitter la venue de Benjamin Netanyahou à Paris.

Macron ne reconnaîtra pas la Palestine

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Lors d'une conférence de presse au côté de Benjamin Netanyahou, Emmanuel Macron a répondu à un journaliste qu'il ne reconnaîtrait pas officiellement la Palestine, estimant que les décisions unilatérales causaient de la «violence». Il a pris comme exemple le retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien, estimant que celui-ci était «mieux que ce qu'on avait avant», sans pour autant être parfait.

Comme attendu, le Premier ministre israélien a pour sa part insisté sur la nécessité selon lui, de durcir le ton vis-à-vis de l'Iran. Il a estimé que l'accord sur le nucléaire avait permis à Téhéran, en levant les sanctions, de lui «donner l'argent pour construire cet empire». Evoquant les actions de Téhéran en Syrie comme une «agression iranienne», il a assuré que si Paris ne sévissait pas vis-à-vis de Téhéran, des réfugiés afflueraient vers l'Europe.

Les manifestants solidaires des Palestiniens

Alors qu'Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahou doivent participer à l'inauguration d'une exposition sur Israël, les opposants à la venue du Premier ministre israélien réclament notamment l'«annulation de la saison France-Israël», un événement culturel censé renforcer les liens entre les deux pays. Ils apportent par ailleurs leur soutien à la «Marche du retour», un mouvement de revendication qui a débuté le 30 mars et qui vise à revendiquer, conformément au droit international, le droit au retour des réfugiés palestiniens chassés ou ayant fui leur terre à la création de l'Etat hébreu.

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Benjamin Netanyahou a été la cible de critiques ces derniers mois, alors que l'armée israélienne a causé la mort de plus de 120 manifestants palestiniens depuis le début d'un mouvement de protestation. Des milliers d'autres ont en outre été blessés par des tirs de soldats israéliens.

Lors de sa rencontre avec Emmanuel Macron, Benjamin Netanyahou devrait notamment plaider pour un durcissement des pays européens à l'égard de l'Iran, grand rival régional de Tel-Aviv, alors que ceux-ci tentent de préserver l'accord sur le nucléaire conclu en 2015, malgré le récent retrait des Etats-Unis. Le 4 juin, le Premier ministre israélien avait mis la pression sur l'Allemagne lors d'une rencontre avec Angela Merkel, l’exhortant à sévir davantage contre Téhéran. Il avait ainsi mis en garde la chancelière allemande contre une arrivée massive de réfugiés, si Berlin ne réintroduisait pas des sanctions contre l'Iran.

https://francais.rt.com/international/51329-paris-manifestation-contre-rencontre-macron-criminel-guerre-netanyahou

AFFICHE FL JUSTICE PALESTINE

Paris, le 30 mai 2018

Monsieur le Président de la République,

Nos organisations s’étonnent du maintien de l’invitation à Paris du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou pour l’inauguration de la saison culturelle croisée France-Israël le 5 juin 2018.

Cette visite ainsi que le maintien de la saison croisée nous semblent inappropriés dans le contexte actuel.

La répression militaire arbitraire et les violations du droit par les autorités israéliennes dans la Bande de Gaza, depuis le début de la « grande Marche du Retour », ont été condamnées par l’ensemble de la communauté internationale, y compris par la France. L’Elysée a « condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants » et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a, lui, « rappelé le devoir de protection des civils, en particulier des mineurs, et le droit des Palestiniens à manifester pacifiquement. Rien ne peut justifier des tirs systématiques à balles réelles contre des manifestants pacifiques et désarmés. » Le 18 mai 2018, à l’occasion de la session extraordinaire du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, la France exprimait également son soutien à la création d’une commission d’enquête indépendante sur les violations des droits de l’Homme en Palestine, ce que nous saluons.

Dans le prolongement de ces déclarations, nous attendons que la France affirme plus fermement et concrètement son désaccord avec la politique répressive violente menée par l’Etat israélien.

En toute cohérence avec la position de la France sur la question palestinienne et son engagement en faveur des droits de l’Homme, nous vous demandons d’annuler la visite de B. Netanyahou à Paris prévue le 5 juin 2018 pour l’inauguration de la saison culturelle croisée France-Israël.

Si elle était maintenue le 5 juin prochain – date marquant les 51 ans du déclenchement de la guerre des Six-Jours et l’occupation de tout le territoire palestinien – elle serait perçue comme une provocation et une légitimation des violations du droit commises par les autorités israéliennes en Palestine et particulièrement à Gaza ces dernières semaines.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre profonde considération.

Mme Claude Léostic, Présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

https://plateforme-palestine.org/La-visite-de-Benyamin-Netanyahou-a-Paris-le-5-juin-2018

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​Le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler visé par une plainte d'Anticor

L'association anticorruption a déposé plainte le 1er juin auprès du Parquet national financier contre le secrétaire général de l'Elysée pour "prise illégale d'intérêt", "trafic d'influence" et "corruption passive". En cause, des révélations de Mediapart sur les liens familiaux et professionnels de ce dernier avec l'armateur italo-suisse MSC.

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Au centre du dossier, les liens familiaux et professionnels qu'entretient Alexis Kohler avec l'armateur italo-suisse MSC, avec lequel l’Etat a mené une série de négociations ces dernières années... alors que Kohler était bien placé au ministère de l'Economie. Du côté de la majorité, la riposte est unanime : on serre les rangs autour du secrétaire général de l'Elysée.

La plainte d'Anticor s'appuie sur une enquête de Mediapart publiée début mai. Alexis Kohler n'aurait jamais révélé ses accointances avec la famille italienne à la tête de la Mediterranean Shipping Company (MSC), les Aponte. La mère du conseiller de l'ombre d'Emmanuel Macron est en effet la cousine germaine de Rafaela Aponte, qui a fondé la MSC avec son mari en 1970. En juillet dernier, dans une interview à L'Express, Alexis Kohler avait reconnu être lié aux Aponte, évoquant seulement le fait qu'un "lointain cousin était actionnaire de MSC".

MSC, principal client des chantiers navals français de Saint-Nazaire

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En plus de ses liens familiaux, il se trouve qu'Alexis Kohler a rejoint MSC en septembre 2016 quand il a quitté pour un temps sa place de haut-fonctionnaire, devenant quelques mois directeur financier du groupe italien. Or, pour l'Etat français, MSC n'est pas une entreprise comme les autres : au fil des années, l'armateur qui s'est spécialisé dans les croisières s'est établi comme principal client de STX France, c'est-à-dire des chantiers navals de Saint-Nazaire. Ces mêmes chantiers historiques que les gouvernements successifs s'ingénient ces dernières années à préserver sous pavillon tricolore. Le doute s'insinue alors : Alexis Kohler aurait-il influé sur ce dossier ?

Selon Anticor, c'est possible. La plainte de l'association vise deux périodes : d'abord, au début des années 2010. A l'époque, le futur bras-droit du président travaillait pour l'Agence des participations de l'Etat (APE). Dans le cadre de ses fonctions, il s'est trouvé au coeur des conseils d'administration de plusieurs groupes… dont celui des chantiers de Saint-Nazaire. "Alexis Kohler ne pouvait ignorer qu'il existait un conflit d'intérêt à représenter l'Etat français" chez STX France, "alors même que sa famille était propriétaire de l'un de ses principaux clients", juge l'association. Anticor pointe ensuite plusieurs années où le haut-fonctionnaire occupait des postes de choix à Bercy : entre mai 2012 et mars 2014, lorsqu'Alexis Kohler était le directeur de cabinet du ministre de l'Economie et des finances Pierre Moscovici, puis entre août 2014 et août 2016, celui d'Emmanuel Macron. Le problème étant qu'à cette période, les chantiers étaient au centre de nombreuses tractations entre l'Etat, STX France et ses clients.

Il n'y a "pas d'affaire Kohler" pour Christophe Castaner

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Devenu secrétaire général de l'Elysée, Kohler assure aujourd'hui qu'il n'a jamais dissimulé ses liens avec les Aponte quand il travaillait à l'APE et à Bercy. "Alexis Kohler a toujours affirmé informer sa hiérarchie de ses liens personnels" avec l'entreprise, affirme l'Elysée au Monde.

Du côté d'En Marche, ce matin, la consigne est claire : on serre les rangs autour d'Alexis Kohler : "On est dans un pays où il y a des commissions qui se réunissent pour savoir si ou ou non quelqu'un a le droit de faire quelque chose, a indiqué au micro de RMC Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires. J'ai envie de dire 'Circulez, il n'y a rien à voir'".

Il n'y a pas "d'affaire Kohler", a renchéri Christophe Castaner, délégué général de La République en Marche sur Public Sénat. "Je ne qualifie pas d'affaire le fait qu'une structure, Anticor, qui est habituée à cela, multiplie les initiatives et les perde souvent".

Il revient maintenant au Parquet d'examiner la plainte. Dans les prochains jours, ce dernier devra décider s'il la classe sans suite ou s'il ouvre une enquête préliminaire.

https://www.marianne.net/politique/le-secretaire-general-de-l-elysee-alexis-kohler-vise-par-une-plainte-d-anticor?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

Plainte contre Alexis Kohler : une tentative de déstabilisation contre Emmanuel Macron ?

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Invité à réagir à l'ouverture d'une enquête contre le bras droit d'Emmanuel Macron pour «soupçons de conflit d'intérêt», l’avocat Régis de Castelnau estime que les chances d'aboutir à une condamnation sont minimes.

Régis de Castelnau, avocat et animateur du blog Vu du droit s’est exprimé ce 4 juin sur RT France au sujet de la plainte de l’association anti-corruption Anticor contre le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler, pour «prise illégale d’intérêts» et «trafic d’influence». Après avoir rappelé en préambule de son intervention la gravité des accusations portées contre le bras droit d'Emmanuel Macron, Régis de Castelnau a estimé que cette affaire était «tirée par les cheveux».

L’avocat a expliqué que, pour démontrer la culpabilité d’Alexis Kohler, le Parquet financier, en charge de l’enquête, devait initialement prouver que la nomination du secrétaire de l’Elysée au sein de l’administration de STX était directement liée à ses liens familiaux. Le secrétaire général de l'Elysée occupait en effet plusieurs postes à hautes responsabilités au ministère de l'Economie lorsque d’importants contrats ont été signés entre STX France, propriété de l’Etat français et MSC, entreprise fondée et détenue par le cousin germain de la mère d'Alexis Kohler. 

Pour Régis de Castelnau, la recherche d’une preuve sur la présence d’un éventuel conflit d’intérêt dans ce cas précis reste particulièrement difficile.

Par ailleurs, il a jugé peu probable que cette affaire aboutisse à une condamnation. «Le Parquet national financier, en torpillant la candidature de François Fillon, a facilité sinon favorisé l’arrivée au pouvoir de monsieur Macron», a remarqué Régis de Castelnau, estimant peu probable qu'il se montre aujourd'hui «méchant» envers le chef de l'Etat.

Interrogé sur l’association Anticor, il a exprimé sa réserve de voir des associations s’immiscer dans des affaires médiatiques : «Cela enclenche des processus, des polémiques, des médiatisations qui font peser un climat délétère.»

Enfin, s’il a jugé que les affaires dans lesquelles étaient impliqués Muriel Pénicaud et Richard Ferrand devaient logiquement amener la justice à enquêter, cette nouvelle affaire constitue selon lui, une tentative de déstabilisation contre Emmanuel Macron.

https://francais.rt.com/entretiens/51300-alexis-kohler-regis-castelnau-affaire

Plainte contre Alexis Kohler : l'analyse de Régis de Castelnau

https://www.youtube.com/watch?time_continue=434&v=aH1HnEg6czU

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L'article ne précise pas que pour Régis de Castelnau, l'implication de Pénicaud et Ferrand était davantage justifiée. A ce stade, difficile de savoir si l'affaire est avérée ou s'il s'agit d'une déstabilisation orchestrée (par qui?). En tous cas, l'emballement médiatique , compte tenu de ce que l'on connait de la déontologie de la plupart des journalistes en France, n'est pas de nature à nous inciter à "hurler avec les loups", même s'il s'agit d'un proche de Macron...Laissons faire la justice et on verra bien. Par contre, le passage de hauts fonctionnaires au privé et leur retour ("pantouflages") n'est pas abordé, c'est pourtant la source de bien des problèmes de conflits d'intérêts potentiels et de confusion des genres...

Plus intéressant est l'entretien du 04/06/2018 avec Dominique Mazuet, créateur de la librairie et du site Tropiques sur les sanctions américaines pour les entreprises européennes, avec un petit rappel sur la vision des gaullistes et des communistes sur la souveraineté de la France, ou encore sur la logique de la fin des accords de Bretton Woods: selon lui, "le comportement de Trump est cohérent" et la vassalisation de la France et de l'Union européenne n'est pas une découverte...    P.G.

Dominique Mazuet Tropiques

Guerre commerciale UE-Etats-Unis : «la suite logique de ce qui est annoncé depuis Roosevelt»

https://www.youtube.com/watch?v=2YykKiyT0Lw

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Brèves d'antipresse

BREVES ANTIPRESSE

MIGRANTS | Punir les passeurs… ou les décorer?

Le directeur de l’Antipresse, Slobodan Despot, a pris part au débat sur le sort des «trois de Briançon» le 31 mai à l’émission Infrarouge. Il a souligné notamment la responsabilité des pays occidentaux dans le chaos au Moyen-Orient, cause première des vagues migratoires. Mais il a également mis en évidence la complaisance de la société du spectacle à l’égard de sa propre «humanité» et montrait comment ce narcissisme servait à masquer les véritables enjeux du phénomène.

En tant qu’éditeur, Slobodan Despot a publié en 2007, aux éditions Xenia, Une fois que tu es né, tu ne peux plus te cacher, la superbe enquête de la journaliste italienne Maria Pace Ottieri sur l’identité et les motivations réelles des migrants risquant leur vie en Méditerranée. A l’époque, ce document à la fois précis et bouleversant avait été accueilli par l’indifférence générale. En somme, les bonnes âmes occidentales s’intéressent-elles vraiment aux migrants en tant qu’êtres humains? Ou ceux-ci ne sont-ils que les comparses de leur étalage de bonté?

http://log.antipresse.net/post/migrants-punir-les-passeurs-ou-les-decorer?mc_cid=3dda123d81&mc_eid=3a5e263339

RADIO-FRANCE | Service public ou caste médiatique?

«Le service public de radiodiffusion et de télévision français a-t-il pour vocation d’informer les citoyens ou d’être le porte-parole de l’opposition vénézuélienne ?» se demande Maurice Leblanc dans un long courrier adressé au médiateur de Radio-France. Partant du cas vénézuélien, où la radio publique relaie systématiquement les points de vue de l’opposition de droite au pouvoir chaviste, le réquisitoire s’étend sur la question des directeurs des chaînes publiques, passant de poste en poste en circuit fermé.

«Vous avez dit service public ou «caste médiatique» indifférenciée?»

Pour finir par une froide mise en garde:

«Au lieu de bassiner vos auditeurs et téléspectateurs avec les «fake news» (réelles ou supposées) des autres, commencez par faire la chasse à celles qui sortent de vos studios. Entre autres, celle prétendant qu’il existe une «dictature» au Venezuela. Sinon, vous ne faites que renforcer le croissant sentiment de défiance à l’égard des journalistes, que vous dénoncez à longueur de temps. Le citoyen n’y trouve pas son compte. Et ne vous faites aucune illusion. Ceux à qui vous «servez la soupe» ne vous en seront nullement reconnaissants.»

http://log.antipresse.net/link/radio-france-service-public-ou-caste-mediatique?mc_cid=3dda123d81&mc_eid=3a5e263339

BHL | Mr. Fake News frappe encore

L’insurpassable BHL s’est vu jouer un bien mauvais tour par ses amis de l’Euromaïdan. A peine s’était-il précipité surTwitter pour dénoncer l’assassinat d’un journaliste antipoutine — et par qui d’autre que Poutine lui-même? —, que le pot aux roses était dévoilé. Le pseudo-assasinat d’Arkadi Babtchenko était en fait un montage maladroit des barbouzes ukrainiennes, justifié par des contorsions dignes de Mr. Bean. Peut-être, au fond, ne l’ont-ils fait que pour compromettre le grand philosophe parisien, par ailleurs connu pour sa retenue et la fiabilité de ses sources?

Il y a peu, BHL se serait sans doute rallié à la cause des Russes. Leurs services passaient pour extrêmement fiables dans l’assassinat, jusqu’à l’étrange affaire Skripal, sans doute conçue par les Anglais pour ruiner la réputation du KGB. Mais à qui se fier désormais?

Ne reste plus au Tartarin de la géopolitique qu’à tuer de ses propres mains les victimes qu’il veut mettre sur le compte d’autrui. Il pourrait commencer, par exemple, par trucider son compte Twitter…

http://log.antipresse.net/post/bhl-mr-fake-news-frappe-encore?mc_cid=3dda123d81&mc_eid=3a5e263339

MH-17 | La Malaisie reste sceptique

Alors que l’Australie et les Pays-Bas, comme l’ensemble du monde occidental, n’ont pas hésité à dénoncer la Russie dans l’affaire de l’avion malaisien abattu, le troisième pays gravement endeuillé, la Malaisie, demeure réservée quant aux responsabilités de la tragédie.

Anthony Loke, le ministre malais des transport, a déclaré le 31 mai qu’«il n’y a pas de preuves décisives permettant d’incriminer la Russie dans le matériel présenté par l’Equipe d’investigation commune.»

«“Quant à savoir qui est responsable? On ne peut pas simplement montrer du doigt la Russie", a déclaré M. Loke au sujet des conclusions. “Bien entendu, nous devons tenir compte des relations diplomatiques, a-t-il dit, ajoutant que “toute action future sera fondée sur des preuves décisives".»

Au-delà du bon usage diplomatique, le gouvernement malais a également montré plus de respect pour ses morts que les pays occidentaux qui ont instrumentalisé les leurs dans leur étrange hystérie antirusse.

http://log.antipresse.net/post/mh-17-la-malaisie-reste-sceptique?mc_cid=3dda123d81&mc_eid=3a5e263339

 

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Washington suspend son aide financière aux Casques blancs

TRIBUNE LIBRE / Afrique- Asie.fr

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Le 4 mai, le Département d’État a annoncé la suspension de son aide financière aux Casques blancs ou « Défense civile syrienne », alors qu’il avait reçu leurs représentants, à peine deux mois auparavant. Cette aide représentait un tiers du budget de la soi-disant organisation humanitaire « neutre ».

Quel media national ou international, quelle agence de presse internationale, l’AFP entre autres, n’a pas publié d’articles élogieux sur les Casques blancs et repris les « informations de terrain » de ces secouristes syriens qui sauvaient les populations dans les zones tenues par les armées terroristes ? Aucun. Il n’y eut que des sites d’information politique comme Afrique-Asie, www.lesakerfrancophone.fr, https://francais.rt.com, https://www.rt.com/news/ www.moonofalabama.org ou des organisations comme https://reseauinternational.net   ou www.stopwar.org.uk pour démasquer leurs « fake news » et dénoncer l’imposture. Nous sommes tous des « conspirationtionnistes  pro-russes », comme nous ont qualifiés les medias ou les hommes politiques. Sur le site wikipedia dont on sait qu’il est consulté par des millions de personnes, on peut lire encore aujourd’hui : « À partir de 2015, de nombreuses théories du complot sont diffusées par des medias pro-russes comme RT et Sputnik ainsi que par de sites et des blogs conspirationnistes d’extrême-droite ou d’extrême-gauche qui accusent les Casques blancs de liens avec al-Qaïda ou l’État islamique ». En France, l’association de journalistes Reporter Sans Frontières, créée par Robert Mesnard, aujourd’hui maire d’extrême-droite de Béziers, a été particulièrement active, également, dans son soutien à l’ONG.

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Quels sont les medias nationaux ou internationaux qui ont mis en doute les « fake news » diffusées par les Casques blancs, les vidéos et les photos truquées, les « preuves » d’attaques chimiques ? Aucun, sinon ceux cités plus haut. La campagne anti-syrienne, orchestrée par « The Syrian Campaign, », vitrine des Casques Blancs et relayée par les medias à partir de ces mensonges fut d’une force de frappe inégalée qui a justifié non seulement la condamnation de la Syrie et la Russie par la communauté internationale, de nouvelles sanctions américaines contre Moscou, une intensification du soutien américain aux terroristes, mais, également, des frappes contre des cibles syriennes.

Les vidéos et les photos étaient truquées, les chiffres manipulés. L’opinion publique internationale n’a jamais pu et ne peut toujours pas découvrir dans cette presse les preuves irréfutables des liens des Casques blancs avec, entre autres,  le groupe al-Nosra, les « amis » de la France selon Laurent Fabius, « qui font du bon boulot sur le terrain ». Y compris les images qui montrent des Casques blancs présents à une décapitation par ces terroristes. Ni sur leur participation à l’enlèvement et à l’enterrement des corps de soldats syriens ou des martyrs civils exécutés, ni les armes à feu portées par ces « volontaires neutres », ni les mises en scènes diffusées sur le Net, celles d’enfants, notamment, comme récemment à Douma. Pourtant, ces informations étaient accessibles par les journalistes ayant seulement un minimum de conscience professionnelle.

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Les Casques blancs étaient tellement héroïques qu’ils furent nominés pour le prix Nobel de la Paix, et, ne l’ayant pas obtenu, furent récompensés, en septembre 2016,  par le Right Livelihood Award, « prix Nobel alternatif ».  Le film « les Casques blancs »  sur ces « volontaires civils non armés et neutres » a reçu l’Oscar 2017, à Hollywood,  dans la série « Documentaires ». En février dernier, Abdulrahman Almawwas, le vice-président des Casques Blancs, faisait une visite quasi « officielle »  en France. Il était reçu à l’Assemblée nationale et rencontrait un conseiller spécial d’Emanuel Macron. Il demandait à la France d’intervenir, la « ligne rouge » macronienne étant désormais franchie par les Syriens et leurs alliés. Son président Raed Saleh était, également, reçu à Washington.

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La « Défense civile syrienne » ou « Casques blancs » s’est présentée officiellement, à sa  création en 2013,  comme une « organisation humanitaire de protection civile ». Elle a été fondée par un ancien militaire britannique, James Le Mesurier qui reçut, en juin 2016, le grade d’officier de l’Ordre de l’Empire britannique. Ce mercenaire de la Couronne a servi en Bosnie, au Kosovo, en Irak et au Liban. Son organisation « mère », Mayday est active en Somalie et ailleurs. Lié aux monarchies du Golfe, il est impliqué dans le renseignement, la vente illégale d’armes et un certain nombre de compagnies privées de sécurité.

Les Casques blancs, nés à Istanbul,  ont été formés en Turquie par, entre autres, l’ARK, Analysis Research and Knowledge, une société privée  basée à Dubai. Le Mesurier avait pour mission, en réalité, de créer une « troisième force », censée être « modérée » et devenir l’interlocuteur des puissances occidentales dans leur stratégie de « changement de régime » en Syrie.

Qui finance les Casques blancs ? Leur formation et leur équipement étaient, jusqu’ici et sans surprise, financés par les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et le Japon. La contribution américaine, la plus importante,  s’effectuait via l’Agence américaine pour le développement international (USAID) liée à la CIA, à hauteur de 23 millions de dollars (2016) selon le Département d’État

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Début mai, le Département d’État a, donc, gelé l’aide américaine aux Casques blancs, et annoncé que la poursuite du soutien financier à l’ONG représentant environ un tiers de son budget, était « en cours d’examen ». Une décision qui résulte des nombreux témoignages et dénonciations de fausses informations par les « conspirationnistes » qui commencent à convaincre. Sans doute, la dernière « opération médiatique » des Casques blancs concernant une présumée attaque chimique sur Douma, le 7 avril, a-t-elle été la « fake news » de trop. C’est cette information qui a justifié les frappes du 13 et 14 avril par la France et les États-Unis sur des objectifs militaires syriens. « Mais pourquoi ? » a demandé la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. « Les derniers films ne leur ont pas plu (aux alliés occidentaux) ? Ou peut-être existe-t-il d’autres raisons ? A vrai dire, il serait intéressant de savoir combien exactement les Casques blancs touchaient de la part du gouvernement américain et des gouvernements d’autres pays, notamment les trois qui ont récemment porté une frappe contre la Syrie. Je crois que cela revêt une importance de principe pour comprendre comment fonctionne ce mécanisme bien rodé des mensonges ». À ce jour, la Grande-Bretagne a réaffirmé son soutien aux Casques blancs, la France ne s’est pas exprimée. Cependant, il semble bien qu’avec les victoires récentes de l’Armée syrienne sur les forces terroristes et les découvertes faites dans les sites nettoyés, le vent commence à tourner pour les Casques blancs. Mais de tout cela, les medias nationaux et internationaux ne parleront pas. … « Cochon qui s’en dédit ! ».

Christine Abdelkrim-Delanne

http://www.afrique-asie.fr/washington-suspend-son-aide-financiere-aux-casques-blancs/

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Interdiction du glyphosate en 2021 : pourquoi votre député a voté contre

Dans la nuit du 28 au 29 mai, les 85 députés présents à l'Assemblée nationale ont décidé de ne pas inscrire dans la loi la date de sortie du glyphosate. Votre député était-il présent ? Qu'a-t-il voté et pourquoi ? Eléments de réponse.

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Emmanuel Macron l'avait promis. Le glyphosate, substance chimique classée "cancérogène probable" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et composant principal du Roundup, devait être interdit en France "dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans". 

Mais l'amendement à la loi agriculture et alimentation projetant d'en inscrire l'interdiction officielle en 2021 dans la loi, a été rejeté par 63 députés sur les 85 présents dans l'Hémicycle au moment du vote, à 2 heures du matin. 577 députés peuvent siéger, en temps normal, à l'Assemblée Nationale.

Qu'a voté votre député ?

La Montagne s'est penché sur le vote des députés d'Auvergne et du Limousin à partir de l'analyse fournie par l'Assemblée Nationale. Voici ce qu'il en est :

VOTE DEPUTES

Sur les 13 députés auvergnats et limousins, seuls 4 étaient présents. Ceux-ci ont voté contre l'amendement, refusant que l'interdiction du pesticide soit inscrite dans la loi. Les arguments invoqués sont assez similaires malgré des couleurs politiques différentes. 

Les députés En Marche ont "confiance" en Emmanuel Macron

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"On se tiendra à cet engagement de l'arrêt du glyphosate dans trois ans. C'est un engagement fort du président de la République. J'ai complètement confiance en lui et donc je ne juge pas utile de l'instaurer dans la loi", indique Jean-Baptiste Moreau, député En Marche de la Creuse et rapporteur du projet de loi EGalim (Agriculture et Alimentation), dont découle l'amendement. 

La députée LRM du Puy-de-Dôme Valérie Thomas s'est également prononcée contre l'amendement : "Sortir du glyphosate dans les trois ans est impossible car pour certains cultivateurs il n’y a pas pour l’instant d’autres alternatives. Ce serait leur mettre le couteau sous la gorge!"

"Ces lois à date butoir sont trop souvent inapplicables."

Valérie Thomas (Députée En Marche du Puy-de-Dôme)

Pour la députée, une collaboration de toutes les parties concernées est préférable à la "menace" de l’arme législative : "S’il y a mauvaise volonté, nous pouvons très bien refaire la loi…"

Les députés LR n'ont pas souhaité "alourdir la loi"

jean yves bony député cantal lrem

Jean-Yves Bony et Vincent Descoeur, députés du Cantal, ont tous deux voté contre l'amendement. Jean-Yves Bony explique : 

"Je suis agriculteur et pour l'interdiction du glyphosate. Mais le président a donné sa parole pour la sortie d'ici trois ans et il est soutenu par Nicolas Hulot. A partir de là, on n'a pas jugé nécessaire d'alourdir la loi avec un décret supplémentaire."

Jean-Yves Bony (Député LR du Cantal)

"L'incription dans la loi était un débat interne à la majorité. Ce qui importe c’est que nous ayons obtenu la confirmation par le Ministre que cette interdiction interviendrait dans les trois ans et que la recherche de solution alternative allait être amplifiée", ajoute Vincent Descoeur

La plupart des députés étaient absents

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Michel Fanget (MoDem, Puy-de-Dôme) et Jean-Paul Dufrègne (PCF, Allier) considèrent qu'ils n'avaient pas la compétence écologique nécessaire. Ils appartiennent à des commissions différentes de celle en charge du dossier : "Affaires étrangères" pour l'élu puydômois et "Finances" pour celui de l'Allier, alors que l'amendement a été préparé par la commission des Affaires économiques. 

Même chose pour Frédérique Meunier, députée LR de la Corrèze. "Ce sont mes collègues du groupe LR en charge de l'agriculture qui étaient de permanence au moment du vote", indique-t-elle. 

Réputée assidue à l'Assemblée Nationale, Christine Pirès-Beaune n'a pas pu assister à cette séance nocturne pour "raisons familiales". L'élue socialiste regrette que la décision de supprimer le glyphosate d'ici trois ans n'ait pas été prise au niveau européen : "L'interdiction au seul niveau français ne fera qu'accentuer la concurrence déloyale dont souffrent déjà nos agriculteurs." 

"J’avais une réunion du conseil municipal de Saint-Amant-Roche-Savine lundi soir. Je tenais à être présent. C’était en effet la première réunion avec le nouveau maire de la commune", fait quant à lui valoir André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme.

Laurence Vichnievsky (MoDem) s'agace que certains assimilent son absence à une désertion: " J'aurais voté cet amendement s'il avait été examiné dans le courant de l'après-midi, comme il était prévu. Mais il a été examiné à 2h du matin. Je ne suis pas Superwoman". 

 

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"Je n'étais pas sur Paris ce jour là, mais j'aurais voté comme le rapporteur, Jean-Baptiste Moreau", indique Christophe Jerretie, élu LRM de Corrèze. Et de conclure: "Emmanuel Macron n'a jamais dit qu'il allait inscrire cette promesse dans la loi."

Un amendement médiatique, mais pas central
Jean-Paul Dufrègne, député communiste de l'Allier souligne néanmoins que l'amendement sur le glyphosate avait beau être médiatique, il n'était pas au fondement de la loi EGAlim : "Le coeur de cette loi était bien celui des prix rémunérateurs pour les agriculteurs qui dégagent aujourd'hui des revenus indécents et qui mettent à mal la profession".

Cécile Lemoine et Jean-Paul Gondeau

https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/ruralite/politique/2018/05/31/interdiction-du-glyphosate-en-2021-pourquoi-votre-depute-a-vote-contre_12866871.html

 

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Le glyphosate est un herbicide classé potentiellement cancérigène par l'Organisation Mondiale de la Santé. Le président Emmanuel Macron s'était engagé à interdire d'ici trois ans le glyphosate.
Pourtant une majorité des députés présents et le gouvernement ont rejeté cette interdiction, cédant à la pression du lobby agro-chimique !

Qu'ont fait nos députés ?
Et bien, ils étaient dans leur lit !!!! Mais, les paye t-on pour ça ?
Enfin pas tous, mais celui qui était présent aurait mieux fait d'y être !!!
Résultat du vote pour le Limousin :
Djebarri : absent
Magne : absent
Beaudoin-Hubière : absent
Jerretie : absent
Meunier : absent

Moreau : a voté Contre l'interdiction !!!!

Le 19 avril 2018, Moreau fait adopter à l'Assemblée un amendement au projet de loi sur l'agriculture et l'alimentation établissant que « les dénominations associées aux produits d'origine animale ne peuvent pas être utilisées pour commercialiser des produits alimentaires contenant une part significative de matières d'origine végétale »
Moreau est préoccupé par des détails ridicules mais l'empoisonnement des populations et surtout de nos enfants, les générations futures, ne le préoccupent pas !!
Il est député de la France, donc au service des Français, ou il roule pour Monsanto ?   S.R.

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
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